Washington nie son implication dans l’accord kurde et «Daech» – Perquisition chez LafargeHolcim


Washington nie son implication dans l’accord kurde et «Daech»
Le Pentagone a nié toute implication dans un accord secret entre les combattants kurdes et a “Daech” pour quitter la ville de Raqqa, tout en notant le respect de l’accord. Le porte-parole du pentagone pour le Moyen-Orient, Eric Bahon, a déclaré que l’accord était “une solution locale à un problème local“, ajoutant que “l’accord permettait aux civils, aux familles des combattants de Daech et aux sympathisants de sortir de la ville de Raqqa, et donne une chance aux membre locaux de l’organisation à se réintégrer à nouveau dans la société”.
(Agence Anatolie)

واشنطن تنفي ضلوعها في اتفاق الأكراد و«داعش»٠
نفت وزارة الدفاع الأميركية ضلوعها في اتفاق سري بين المقاتلين الأكراد و «داعش» من أجل مغادرة الأخير مدينة الرقة، مشيرة في الوقت ذاته إلى احترامها للاتفاق. واعتبر المتحدث باسم البنتاغون لـشـؤون الـشـرق الأوسـط إريك باهون، أن الاتفاق «حل محلي لمشكلة محلية»، موضحاً أن «الاتفاق يسمح للمدنين، وعائلات مسلحي داعش، بالخروج من الرقة، ويعطي لـعـنـاصـر التنظيم المـحـلـيـن فرصة
الاندماج بالمجتمع من جديد»٠
(الأناضول)

 

Embarquement-Deir-Ez-Zor

 

Les locaux parisiens de la société LafargeHolicim ont été perquisitionnés ce mardi dans le cadre de l’enquête sur sa cimenterie de Djalabiya, en Syrie.

 

LafargeHolcim---Daech

مداهمة مقر لافارج في باريس

داهم المحققون الفرنسيون، أمس الثلاثاء، في باريس مقر مجموعة لافارج، التي يشتبه بآنها مولت بطريقة غير مباشرة جماعات إرهابية في سوريا، بينها «داعش» وفق ما ذكر مصدر قريب من التحقيق والمجموعة الفرنسية السويسرية للإسمنت وقالت ناطقة باسم لافارج «نحن نتعاون بشكل تام مع المحققين، لكن ليس بوسعنا الإدلاء بمزيد من التعليقات حول هذا التحقيق الذي لا يزال جاريا»٠

 

Syrie: Perquisition en cours chez LafargeHolcim à Paris

 

PARIS (Reuters) – LafargeHolcim a déclaré mardi qu‘une perquisition était en cours à son siège parisien dans le cadre de l‘enquête sur les conditions de fonctionnement de sa cimenterie de Jalabiya, en Syrie, confirmant une information de France Inter. 

LafargeHolcim a déclaré mardi qu’une perquisition était en cours à son siège parisien dans le cadre de l’enquête sur les conditions de fonctionnement de sa cimenterie de Djalabiya, en Syrie, confirmant une information de France Inter. /Photo d’archives/REUTERS/Arnd Wiegmann
 

“LafargeHolcim confirme qu‘une perquisition est en cours à son siège corporate français”, a dit une porte-parole du cimentier franco-suisse. “LafargeHolcim coopère pleinement avec les autorités, mais ne peut faire d‘autre commentaire car il s‘agit d‘une enquête en cours.”

Le parquet de Paris a ouvert en juin dernier une information judiciaire contre Lafarge, soupçonné d‘avoir contribué à financer l‘organisation Etat islamique pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie syrienne en 2013 et 2014.

Le groupe, alors dirigé par le PDG Bruno Lafont, a fusionné l‘année suivante avec le suisse Holcim.

Une enquête interne a confirmé que des paiements avaient été effectués à des groupes armés en Syrie et a jugé que des mesures visant à maintenir la cimenterie en activité étaient “inacceptables”.

LafargeHolcim a engagé des mesures correctives, mais a estimé que le directeur général Eric Olsen, dont le départ a été annoncé au printemps dernier, “n’était ni responsable, ni pouvant être considéré comme informé des actes répréhensibles identifiés dans le cadre de cette enquête”.

Le parquet de Paris n‘a pas fait de commentaire à ce stade.

Par ailleurs, GBL, qui détient une participation de 9,4% dans le cimentier, a également annoncé mardi que ses locaux avaient été perquisitionnés en Belgique dans le cadre de cette affaire.

La holding du milliardaire belge Albert Frère a dit qu‘elle coopérait pleinement à l‘enquête.

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1DE1DG-OFRTP
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La « Syrie utile » à l’Est … la prochaine explosion entre la Russie, l’Amérique et l’Iran


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« La Syrie utile » à l’Est … la prochaine explosion entre la Russie, l’Amérique et l’Iran
24 octobre 2017

Les États-Unis s’orientent vers la consolidation de sa présence dans l’est de la Syrie, notamment après le contrôle des « forces démocratiques syriennes – FDS» sur la plupart de la province de Raqqa et une partie de la campagne de Deir Ez-Zor, riche en gaz et en pétrole, ce qui a soulèvé le rancune de la Russie, qui soutient les forces du régime et tente de contrôler la ville de Deir Ez-Zor et sa campagne, les derniers bastions de l’organisation “Daech” en Syrie. L’Est de la Syrie est devenue le théâtre le plus important de la compétition russo-américaine. Les déclarations américaines indiquent que Washington a l’intention de rester longtemps dans la partie Est, surtout dans la province de Raqqa, devenue une zone d’influence américaine et occidentale. Le contrôle des « forces démocratiques syriennes » principale force de frappe terrestre de l’Amérique à l’est de la Syrie, sur le champ pétrolier d’Al-Omar, le plus grand en Syrie, dans le cadre d’un large pas vers la consolidation du contrôle américain sur l’est de la Syrie, dont certains observateurs considèrent comme une représentation réelle du terme « la Syrie utile » lancé par le régime il y a quelques années, mais l’Est était en dehors du périmètre prédéfini par le régime.
Le terme de « 
la Syrie utile » a été lancé par le régime à travers ses appareils médiatiques depuis plus de deux ans, il comprend Damas, le centre de la Syrie, la côte (à l’ouest) et le nord, et exclut l’est du pays, qui comprend la majeure partie de la richesse économique. Il se compose de trois grandes provinces en termes de superficie : Raqqa, Hasaka et Deir Ez-Zour, qui forment plus de la moitié de la surface de la Syrie et comprend ses fortunes économiques, hormis la situation géographique ecceptionnelle, que Washington reconnait l’importance dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, où il a placé tout son poids militaire et médiatique pour le dominer, ce qui a soulevé l’hystérie de la Russie, car Moscou estime que son adversaire traditionnel (Washington) va « jouer » de telle manière que cela pourrait leur enlever des gains importants en Syrie. Les forces du régime, soutenues par les Russes, ont essayé de couper la route devant l’avancé des « FDS » en direction du champ pétrolier d’Al-Omar, mais un mouvement imprévu de ce dernier lui a permis de le devancer, pour déclarer en premier le contrôle du champ, un mouvement qui reste encore entourée de mystère, et vraisemblablement venu suite à des ententes Américaines avec l’organisation « Daech » conclues dernièrement dans la ville de Raqqa, qui ont permis à l’organisation de sauver des centaines de ses hommes armés baricadés dans la ville de Raqqa.
Le porte-parole de la Coalition, le Colonel Ryan Dillon, a déclaré à l’Associated Press que la coalition dirigée par les Etats-Unis était en contact avec la Russie pour éviter tout affrontement entre les combattants pro-coalition et le régime syrien près du champs d’Al-Omar. Il a ajouté : « La coalition a l’intention de continuer à apaiser le conflit avec les Russes, afin de s’assurer que les forces alliées et le soutien aérien de l’alliance puissent travailler en toute sécurité dans la zone du champs pétrolier Al-Omar et dans les environs ». Dillon a déclaré que les « FDS sont confrontées aux combattants de « Daech » dans un complexe résidentiel adjacent au champ », notant que « les forces démocratiques syriennes continuent la sécurisation des zones clés et lancent des attaques en profondeur dans les zones encore sous le contrôle de l’organisation, tout au long des frontalières de l’Irak, et dans le district de Deir Ez-Zor ».

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Il est attendu, que les conditions dans l’Est de la Syrie, deviennent plus compliquées surtout dans la province de Deir Ez-Zor après l’élimination de « Daech » ce qui n’est qu’une question de temps, d’autant plus que le régime continue d’insister sur son retour aux zones contrôlées par les « FDS », ce qui signifie la possibilité d’un affrontement armé entre les deux forces dans une incarnation réelle de rivalité entre Moscou et Washington, qui commence à faire surface après que la Russie s’est rendue compte que les États-Unis consacraient une présence militaire à Raqqa. L’Est de la Syrie est devenu divisé entre les deux, alors que les « Unités kurdes », principale composante des « FDS », contrôlent la majeure partie de la province de Hasaka, la zone agricole la plus fertile et la plus riche en pétrole, qui comprend plusieurs grands puits, notamment le puit Al-Rmelan et contrôlent également la majeure partie de la province de Raqqa caractérisée par une situation géographique importante, et de ses deux grands barrages, qui sont sous le contrôle de ces forces, qui ont commencé à consacrer leur existence à travers la formation des « conseils locaux » qui lui sont associés. Raqqa est également caractérisée par son importance agricole et de ses dizaines de puits de pétrole et de gaz, contrôlés par les forces du régime dans la campagne méridionale de Raqqa. Un contexte d’une concurrence acharnée est présente à l’est de la Syrie. La concurrence pour la province de Deir Ez-Zor s’est intensifiée, et interagit quotidiennement, alors que les « FDS » se déplacent plus vite que prévu au nord du fleuve de l’Euphrate, et contrôlent les nouveaux sites de l’organisation « Daech », au point de contrôler presque toute la campagne de Deir Ez-Zor au nord de la rivière, Où la richesse pétrolière est concentrée. En même temps, les forces du régime, qui se déplacent au sud de la rivière, contrôlent presque toute la ville de Deir Ez-Zor et toute la région située au sud de la rivière, il est donc susceptible de se déplacer dans les jours qui viennent vers la ville d’Abou-Kamal, sur la frontière irako-syrienne.

Les forces du régime ont perdu, cependant, le plus important puit de pétrole et les usines d’assemblages et de production, car les « FDS » ont pris le contrôle des puits de Koniko et de Jufrah, et sont susceptibles de se diriger vers le champ important de Tanak après le contrôle du champ Al-Omar.

Un haut fonctionnaire du gouvernement Al-Assad a suggéré, lundi, que les forces du régime peuvent tenter de revenir à Raqqa, ce qui laisse apparaître l’appréhension du régime et sa préoccupation concernant les développements successifs, notamment en termes de la déclaration de plusieurs Etats Occidentaux, de leur intention de reconstruire la ville. Le ministre de la communication du régime, Mohammad Ramiz Turgeman, a déclaré lors d’une interview avec les médias russes, que son gouvernement considère qu’aucune terre n’est libéré en Syrie « que lorsque l’armée arabe syrienne s’y pénètre, et que le drapeau national soit hissé sur ses bâtiments » selon ses termes. Il a ajouté : « Ce qui est arrivé à Raqqa, et la sortie de l’organisation terroriste de Daech, est une chose positive, mais il est nécessaire que les forces syrienne entrent dans la ville, peu importe quel groupe s’y trouvait, qu’il soit nommé l’organisation (Daech), ou toute autre organisation terroriste, ou autres groupes »

Suite à la critique du ministère russe de la Défense, concernant la rapidité avec laquelle les pays occidentaux ont spécifié des fonds pour la reconstruction de la ville de Raqqa, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien, Ibrahim al-Jaafari, à Moscou, le mécontentement de son pays du parcours de la bataille de Raqqa et ce qui s’en est suivi. Il a déclaré que Moscou attendait des « éclaircissements » de Washington sur les « comportements étranges » observés par les Russes lors de la récente bataille de Raqqa. Il a souligné que « Moscou et Washington continuent, cependant, leur contact sur la question de Syrie, le règlement du conflit au niveau militaire avec les ministères des affaires étrangères des deux pays ». Il a expliqué « que, durant la dernière période, il a été observé des comportements étranges de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, notamment, aux moments où l’armée syrienne attaquait Daech, des attaques de l’organisation terroriste sont venues, à plusieurs reprises, des zones contrôlées par les groupes soutenus par les US américains », et en référence à « l’exode massif des militants Daech de Raqqa », Lavrov a dit qu’il « a demandé plus d’une fois quels sont les objectifs que les Etats-Unis veulent atteindre en Syrie, et la réponse était toujours la même, la guerre contre Daech, c’est pourquoi Moscou cherche à obtenir des réponses explicites et claires au sujet de la nouvelle politique de Washington en Syrie et la mise en place de conseils locaux sur le territoire d’un Etat souverain ». La Grande-Bretagne a annoncé, avant-hier, qu’elle a alloué 13 millions d’euros d’aide, pour ouvrir la voie à la renaissance de vie dans la ville de Raqqa, suite à l’annonce de la France, qu’après la fin des hostilités avec « Daech » dans Raqqa, elle fournira un soutien financier similaire, d’une valeur de 15 millions d’euros. La vitesse de la réponse occidentale à la reconstruction de Raqqa affiche l’intention de Washington et de ses alliés européens de convertir Raqqa en une base permanente dans le Mashreq arabe, à travers laquelle ils pourraient frapper les ambitions russes et iraniennes à dominer le Levant, qui est au seuil d’une nouvelle étape, confirmant que la solution finale a besoin davantage du temps pour être traitée.

Le régime se retrouverait dans l’obligation de céder, dans une tentative pour contenir les ambitions kurdes, de créer une entité avec un pigment kurde dans les zones contrôlées par les unités kurdes, surtout que son allié russe, pousse vers l’établissement d’une solution politique dans le pays fondée sur la mise en place d’un système décentralisé. Et Moscou essaie de tenir une conférence nommée « les Peuples de Syrie » dans la base militaire russe de Hmeimine, située sur la côte syrienne, lors de laquelle les Kurdes auraient une part, car la Russie cherche à pénétrer les relations entre les Kurdes syriens et les Américains, en agitant le papier de l’entité kurde, dans une solution politique durable. Mais il semblerait que les efforts russes puissent réussir, compte tenu du lien étroit entre les Kurdes et les Américains à ce stade sensible du conflit sur la Syrie, car les Kurdes craignent l’abandon de Washington s’ils essayent de satisfaire les Russes au dépend de leur relation avec les Américains, en particulier en Syrie de l’est. Il semblerait que l’Est syrien pourrait être le théâtre de rivalité entre les iraniens et l’Arabi Saoudite, surtout après une visite surprise d’un ministre de l’Arabie, la semaine dernière à Ain Issa, située au nord de Raqqa, car la visite était un message direct de Riyad à Téhéran que le rêve iranien pour former un « croissant chiite » ne sera pas atteint. Téhéran cherche à contrôler le désert syrien à l’est de la Syrie afin de faciliter sa tâche d’établir la route terrestre reliant la Syrie et le Liban passant par l’Irak, c’est ce qui l’a poussé à mobiliser plusieurs milices dans sa conquête militaire en Orient, que les enfants de ce pays paient le prix des conflits régionaux et internationaux, qui n’est encore qu’à son début.

Al-Raqqa et Deir Ez-Zour sont devenues désertes et vides de leurs habitants, de dizaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le désert et les camps, tandis que des dizaines meurent sous le double bombardement de l’aviation internationale de la coalition occidentale et des russes.

 https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/10/23/سورية-المفيدة-شرقا-الانفجار-الآتي-بين-روسيا-وآمديكا-وإيران

Carte SyrieCommunautes

سورية المفيدة” شرقاً…الانفجار الآتي بين روسيا وأميركا وإيران

أكتوبر 24/ 2017ا محمد أمين

تتجه الولايات المتحدة نحو ترسيخ وجودها في شرقي سورية الغني بالثروات، بعد سيطرة “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، التي تدعمها، على أغلب مساحة محافظة الرقة، وجزء من ريف دير الزور الغني بالنفط والغاز، وهو ما يثير حفيظة روسيا، الداعمة لقوات النظام التي تحاول السيطرة على مدينة دير الزور وريفها، آخر معاقل تنظيم “داعش” المهمة في سورية. وبات شرق سورية أهم مسارح التنافس الروسي الأميركي، إذ تدل التصريحات الأميركية على أن واشنطن تنوي البقاء طويلاً في هذا الشرق، خصوصاً في محافظة الرقة التي باتت منطقة نفوذ أميركي وغربي. وجاءت سيطرة “قوات سورية الديمقراطية”، يد أميركا البرية الضاربة في شرقي سورية، على حقل العمر، أكبر حقول النفط في سورية، في إطار خطوة واسعة باتجاه ترسيخ السيطرة الأميركية على شرقي سورية، الذي يعتبره مراقبون تمثيلاً حقيقياً لمصطلح “سورية المفيدة” الذي أطلقه النظام منذ سنوات، وكان هذا الشرق خارجه٠

وكان النظام قد أطلق عبر ماكيناته الإعلامية منذ أكثر من عامين هذا المصطلح، مشيراً إلى أنه يضم دمشق، ووسط سورية، وساحلها، وشمالها، واستثنى شرق البلاد الذي يضم معظم الثروات الاقتصادية في البلاد. ويتكون شرق سورية من ثلاث محافظات كبرى من حيث المساحة، هي الرقة، والحسكة، ودير الزور، وهي أكثر من نصف مساحة سورية، وتضم ثروات البلاد الاقتصادية، عدا عن الموقع الجغرافي المميّز الذي أدركت واشنطن أهميته في إطار الصراع على الشرق الأوسط، فوضعت ثقلها العسكري والإعلامي من أجل الهيمنة عليه، وهو ما أثار هيستيريا روسية، إذ ترى موسكو أن خصمها التقليدي (واشنطن) يسيّر “اللعبة” بطريقة من الممكن أن تحرمها مكاسب مهمة في سورية. وحاولت قوات النظام، المدعومة من الروس، قطع الطريق أمام “قسد” إلى حقل العمر النفطي، لكن حركة مباغتة من الأخيرة جعلتها في المقدمة، لتعلن السيطرة على الحقل، في خطوة لا يزال يكتنفها الغموض، وربما تأتي تنفيذاً لتفاهمات أميركية مع تنظيم “داعش” أبرمت في مدينة الرقة أخيراً، أتاحت للتنظيم إنقاذ المئات من مسلحيه الذين كانوا يدافعون عن مدينة الرقة٠

 وأعلن المتحدث باسم التحالف، الكولونيل ريان ديلون، لوكالة “أسوشييتد برس”، أن التحالف، الذي تقوده أميركا، يتواصل مع روسيا حالياً لتجنب أي صدام بشأن المنطقة التي تفصل بين مقاتلين موالين للتحالف وقوات النظام السوري، وتقع حول حقل العمر. وقال إن “التحالف يعتزم الاستمرار في تخفيف حدة الصراع مع الروس، لضمان أن تتمكن القوات الحليفة والدعم الجوي الخاص بالتحالف من العمل بشكل آمن في حقل العمر النفطي وحوله”. وأضاف ديلون إن “مقاتلي قوات سورية الديمقراطية يواجهون فلول مقاتلي تنظيم داعش في مجمع سكني متاخم للحقل”، مشيراً إلى أن “قوات سورية الديمقراطية ستستمر في تأمين مناطق رئيسية، وشن هجوم في عمق مناطق خاضعة لسيطرة التنظيم على طول الحدود مع العراق، وفي منطقة دير الزور”٠

ومن المتوقع أن تتأزم الأوضاع أكثر في شرق سورية بعد القضاء على “داعش” في محافظة دير الزور، والذي بات مسألة وقت لا أكثر، خصوصاً أن النظام لا يزال يصر على العودة إلى المناطق التي تسيطر عليها “قوات سورية الديمقراطية”، ما يعني احتمال اندلاع صدام مسلح بين القوتين في تجسيد حقيقي للخصومة بين موسكو وواشنطن، والتي بدأت تطفو إلى السطح أخيراً بعد إدراك روسيا أن الولايات المتحدة تكرس وجوداً عسكرياً في الرقة. وبات الشرق السوري موزعاً بين القوتين، إذ تسيطر الوحدات الكردية، عماد “قوات سورية الديمقراطية”، على أغلب محافظة الحسكة، أبرز سلال سورية الغذائية، والغنية بالبترول، إذ تضم عدة آبار كبيرة، أبرزها حقل الرميلان، كما تسيطر على غالبية محافظة الرقة التي تتميز بموقع جغرافي مهم، فضلاً عن وجود أكبر سدين في سورية على أراضيها، وباتا تحت سيطرة هذه القوات التي بدأت تكرس وجودها من خلال تشكيل “مجالس محلية” مرتبطة بها. كما تتميز الرقة بأهميتها الزراعية، ووجود عشرات آبار النفط والغاز، التي سيطرت عليها قوات النظام في ريف الرقة الجنوبي في سياق التنافس المحموم على الشرق السوري. ويشتد التنافس على محافظة دير الزور، ويتفاعل بشكل يومي، إذ تتحرك “قوات سورية الديمقراطية” شمال نهر الفرات بشكل أسرع مما هو متوقع، وتسيطر على مواقع جديدة من تنظيم “داعش”، بحيث تقترب من السيطرة على كامل ريف دير الزور شمال النهر، والذي تتركز فيه الثروة النفطية. في هذا الوقت، تتحرك قوات النظام جنوب النهر، وتقترب من السيطرة على كامل مدينة دير الزور، وكامل المنطقة الواقعة جنوب النهر، ومن المرجح أن تتجه خلال أيام إلى مدينة البوكمال على الحدود السورية العراقية. لكن قوات النظام فقدت أهم آبار النفط ومحطات التجميع والتوليد، إذ سيطرت “قوات سورية الديمقراطية” على العمر، وكونيكو وحقل الجفرة، ومن المرجح أن تتجه نحو حقل التنك المهم بعد سيطرتها على حقل العمر٠

وألمح مسؤول بارز في حكومة النظام، أمس الإثنين، إلى أن قوات الأخير ربما تلجأ لمحاولة العودة إلى الرقة، ما يظهر توجس النظام، وقلقه من التطورات المتلاحقة، خصوصاً لجهة إعلان عدة دول غربية نيتها إعادة إعمار المدينة. وقال وزير إعلام النظام، محمد رامز ترجمان، في تصريحات لوسائل إعلام روسية، إن حكومته لا تعتبر أي أرض في سورية محررة “إلا بدخول قوات الجيش العربي السوري إليها، ورفع العلم الوطني فوق مبانيها”، وفق تعبيره. وأضاف “ما حدث في الرقة، وخروج تنظيم داعش الإرهابي منها، أمر إيجابي، لكن من الضروري أن تدخل القوات السورية المدينة، وذلك بغض النظر عمن كان فيها، تحت ما يسمى تنظيم (داعش)، أم أية منظمة، أو كتلة أخرى”٠

وبعد انتقادات وزارة الدفاع الروسية، أول من أمس، لسرعة تخصيص دول غربية أموالاً لإعادة إعمار مدينة الرقة، عبّر وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، خلال مؤتمر صحافي مشترك مع نظيره العراقي، إبراهيم الجعفري، في موسكو أمس الإثنين، عن استياء بلاده من مجريات معركة الرقة وما بعدها. وقال إن موسكو تنتظر “توضيحات” من واشنطن، حول “تصرفات غريبة” لاحظتها روسيا في معركة الرقة الأخيرة. وأشار إلى أن “موسكو وواشنطن تتواصلان في ما يخص سورية حول تسوية النزاع على مستوى العسكريين، وبين خارجيتي البلدين”. وأوضح “أنه، في الفترة الأخيرة، لوحظت تصرفات غريبة من التحالف الدولي بقيادة الولايات المتحدة، حيث تكرر هجوم الجيش السوري ضد داعش مع هجوم التنظيم الإرهابي من المناطق التي تسيطر عليها مجموعات مدعومة من الولايات المتحدة الأميركية”، مشيراً إلى “الخروج الجماعي لمسلحي داعش من الرقة”. وأعلن لافروف أنه “تساءل أكثر من مرة عن الأهداف التي تريد الولايات المتحدة تحقيقها في سورية، والجواب كان دائماً نفسه، وهو أن الهدف هو الحرب على داعش والانتصار عليه، لذا فإن موسكو تتطلع للحصول من واشنطن على ردود صريحة وواضحة حول السياسة الجديدة لواشنطن في سورية وإنشاء المجالس المحلية على أراضي دولة ذات سيادة”وكانت بريطانيا قد أعلنت، أول من أمس، أنها خصصت 13 مليون يورو كمساعدات تُمهد لتدفق الحياة مجدداً في مدينة الرقة، وذلك بعد أن أعلنت فرنسا، عقب انتهاء المعارك مع “داعش” في المدينة، تقديم دعم مماثل، قيمته 15 مليون يورو. وتظهر سرعة الاستجابة الغربية لإعادة إعمار الرقة نيّة واشنطن وحلفائها الأوروبيين تحويل الرقة إلى قاعدة دائمة في المشرق العربي، تستطيع من خلالها ضرب الطموحات الروسية والإيرانية في الهيمنة على هذا المشرق، الذي بات على أعتاب مرحلة جديدة، تؤكد أن أوراق الحل النهائي في سورية تحتاج إلى مزيد من الوقت كي تجهز٠

وربما يجد النظام نفسه مضطراً للتنازل، في محاولة لاحتواء الطموحات الكردية في إنشاء كيان ذي صبغة كردية في المناطق التي تسيطر عليها الوحدات الكردية، خصوصاً أن حليفه الروسي يدفع باتجاه ترسيخ حل سياسي يقوم على إنشاء نظام لا مركزي في البلاد. وتحاول موسكو عقد مؤتمر “شعوب سورية” في قاعدة حميميم العسكرية على الساحل السوري، من المنتظر أن يكون للأكراد نصيب فيه، إذ تسعى روسيا إلى اختراق العلاقة التي تربط أكراد سورية بالأميركيين، من خلال التلويح لهم بورقة الكيان الكردي في أي حل سياسي مستدام. لكن يبدو أنه من الصعوبة بمكان أن تنجح المساعي الروسية، في ظل الارتباط المتين بين الأكراد والأميركيين في هذه المرحلة الحساسة من الصراع على سورية، إذ يخشى الأكراد تخلي واشنطن عنهم في حال محاولتهم إرضاء الروس على حساب علاقتهم مع الأميركيين، خصوصاً في شرق سورية. كما يبدو الشرق السوري مرشحاً ليكون مسرح تنافس إيراني سعودي، خصوصاً بعد الزيارة المفاجئة لوزير سعودي، الأسبوع الماضي، إلى منطقة عين عيسى شمال الرقة، إذ كانت الزيارة رسالة مباشرة من الرياض لطهران مفادها أن الحلم الإيراني بتشكيل “الهلال الشيعي” لن يتحقق. وتسعى طهران للسيطرة على البادية السورية وشرق سورية من أجل تسهيل مهامها بإنشاء طريق بري يربطها بسورية ولبنان عبر العراق، ولهذا حشدت عدة مليشيات تتبع لها في الصراع على هذا الشرق الذي يدفع أبناؤه ثمن صراعات إقليمية ودولية لا تزال في البدايات. وباتت الرقة ودير الزور خاليتين من سكانهما، إذ تشرد عشرات الآلاف في البراري والمخيمات، فيما يقتل يومياً العشرات بقصف مزدوج من طيران التحالف الدولي، والطيران الروسي٠

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La coalition récupère des dirigeants de (Daech) à Deir Ez-Zor – إنزالات للتحالف تنتشل “دواعش” في دير الزور


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إنزالات للتحالف تنتشل “دواعش” في دير الزور

25 /8/ 2017
التصنيف سورية الآن, الأخبار جيرون

أفاد ناشطون في محافظة دير الزور أن التحالف الدولي نفذ، أمس الخميس، عمليةَ إنزال جوي في بادية منطقة البوليل (25 كم شرق دير الزور)، انتشلت عوائل من تنظيم (داعش)، وذلك بعد أقل من 48 ساعة، على عملية إنزال مماثلة، في بلدة بقرص الواقعة شرقي المدينة أيضًا.
أفاد موقع (فرات بوست) أن “عملية الإنزال التي نفذتها طائرات مروحية تهدف إلى نقل ستة عائلات لمقاتلين من (داعش)، بينهم عائلة ما يسمى (أمير الحسبة) في المنطقة، أبو خزيمة المغربي (مغربي الجنسية)”.
نقل ناشطون عن مصادر محلية أن عملية الإنزال الأولى في بلدة بقرص انتشلت عائلتين، من الجنسيتين الشيشانية والمصرية، وذلك بعد اشتباكات متقطعة مع مقاتلي تابعين للتنظيم”.
عن أهداف عمليات الإنزال التي تمت خلال اليومين الماضيين، قال الصحفي كنان سلطان لـ (جيرون): “لا يوجد معلومات دقيقة عن الهدف من عمليات الإنزال التي ينفذها التحالف الدولي، لكن من خلال البحث في أسماء ومواقع الشخصيات التي تم اختطافها؛ يمكن حصر هدفين رئيسيين، الأول هو سحب عملاء تم زرعهم من قبل وكالات الاستخبارات التابعة لدول التحالف، وعلى رأسهم الولايات المتحدة الأميركية، فالجميع بات يعرف حجم التغلغل الحاصل والاختراق في صفوف التنظيم وغيره؛ لذا تأتي هذه العمليات لتكون إشارة إلى أن مهمات هؤلاء قد انتهت، تزامنًا مع التحضيرات لمعركة دير الزور القائمة، والتي باتت وشيكة بانتظار حسم معركة الرقة”.
وأضاف “أن الهدف الثاني هو اختطاف شخصيات مهمة من التنظيم؛ إذ يسعى التحالف دائبًا لإلقاء القبض على هذه الشخصيات للحصول على معلومات أمنية، وللكشف عن مخططات التنظيم في ضرب مواقع في بلدان العالم عمومًا، والبلدان الأوروبية على وجه الخصوص”.
شدد سلطان على أن “معرفة الأهداف الحقيقة لعمليات الإنزال الجوي للتحالف لا يمكن كشفها بشكل دقيق، كونها معلومات استخبارية عالية الدقة، لكنها -بكل تأكيد- تنحصر ضمن هذين الهدفين”.
يذكر أن التحالف الدولي نفذ عدة عمليات إنزال جوي، منذ العام الماضي، في مناطق تنظيم (داعش)، وكانت في معظمها تستهدف شخصيات كبيرة في التنظيم، أو سحب عملاء لصالح دول التحالف الدولي. (ف. م)

http://www.geroun.net/archives/92717

Opérations de récupération des membres de « Daech », effectuées par la coalition internationale ont lieu à Deir Ez-Zor  

25 août 2017

Des militants syriens de la province de Deir Ez-Zor ont déclaré que la coalition internationale a mené, jeudi dernier, une opération de débarquement dans le désert d’Al-Boulil (25 km à l’est de Deir Ez-Zor) et a récupéré des familles de l’organisation (Daech), 48 heures après une précédente opération d’atterrissage similaire, effectuée, également dans la zone à l’est du village de Boqross.

Selon le site (Furat Post/ L’Euphrate poste) « l’opération de débarquement effectué par des hélicoptères de combat visait le transfert de six familles de combattants de (Daech), y compris la famille de la soi-disant (Emir de la Hisbat) Abu Khuzaymah AL-Maghribi (de nationalité marocaine). »

Des militants locaux ont déclaré que le premier atterrissage qui a eu lieu dans le village de Boqross a récupéré deux familles de nationalités Tchétchène et Égyptienne, après des affrontements sporadiques avec des membres de l’organisation.

le journaliste Kenan Sultan précise sur les objectifs des débarquements au cours des deux derniers jours, que : « Il n’y a pas d’informations claires sur le but des débarquements effectués par la coalition internationale, mais en enquêtant sur les noms et les postes qu’occupaient les personnages qui ont été enlevés, nous pouvons limiter le but à deux objectifs principaux , le premier est de retirer des agents implantés par les services de renseignements de la coalition dont les Etats-Unis d’Amérique, car il est maintenant connu l’importante pénétration des espions dans les rangs de l’organisation, de sorte que ces opérations viennent pour signaler que ces missions ont pris fin, coïncidant ainsi avec les préparatifs de la bataille de Deir Ez-Zor, en attendant l’aboutissement de la bataille de Raqqa en cours.

Il a ajouté: « Le deuxième but pourrait être l’enlèvement des personnalités importantes de l’organisation, que la coalition cherche à les arrêter pour obtenir des informations de sécurité et les plans de frappes que l’organisation envisage exécuter sur des sites dans le monde en général et dans les pays européens en particulier. »

Le journaliste a souligné que « connaître les objectifs réels des opérations d’atterrissage aérien de la coalition ne pourraient pas être détectés avec précision, car il s’agit de renseignements de haute sécurité, mais nous pouvons certainement les limiter à ces deux objectifs».

A souligner que la coalition internationale a effectué plusieurs opérations de débarquements aériens depuis l’année dernière, dans les zones sous le contrôle de l’organisation (Daech), ciblant principalement les personnalités hautement placés dans l’organisation ou pour retirer des agents travaillant pour le compte de la coalition internationale.

 

التحالف يسحب قيادات من تنظيم الدولة بعملية إنزال جوي بدير الزور

 2017-08-27

نفذت قوات التحالف الدولي أمس السبت، عملية إنزال جوي في مناطق سيطرة تنظيم الدولة في ريف دير الزور الغربي، بهدف سحب قيادات من التنظيم مع عائلاتهم٠

وأفادت صفحة “دير الزور 24” بأن عملية الإنزال الجوي استهدفت منطقة “حصاصي أبو حميد” جنوب منجم الملح بريف دير الزور الغربي، وتم تنفيذها بطائرة هليكوبتر واحدة حطت على الطريق الدولي “المدحول” بالجهة المقابلة لقرية الطريف٠

ورافق عملية الإنزال قصف مدفعي من جزرة البوحميد، نفذته قوات أمريكية استهدف القصف محيط منطقة الإنزال ومنطقة الخشة جنوب بلدة المسرب بالريف الغربي٠

وأسفرت العملية عن إخلاء قوات التحالف لقياديين من تنظيم الدولة مع عائلاتهم، وهما من جنسيات أوروبية كانا يسكنان بلدة الشميطية بريف دير الزور الغربي. وشهدت دير الزور في الأشهر الأخيرة عدة عمليات إنزال جوي، نفذتها طائرات التحالف الدولي، قامت من خلالها بسحب شخصيات وقيادات بارزة من التنظيم٠

يذكر أنه في السادس من الشهر الماضي نفذت عدد من الطائرات المروحية الأمريكية، عملية إنزال جوية لقوات التحالف، في منطقة منجم الملح الممتدة بين بادية ( التبني والطريف) بأقصى الريف الغربي لدير الزور، وجرى الإنزال الجوي شرقي بلدة التبني وبالتحديد فوق (قرية البويطية) غرب منجم الملح، وقرية الطريف، حيث يوجد عدة طرق برية تؤدي إلى المنجم وإلى طريق عام ديرالزور الرقة٠

La coalition retire des dirigeants de l’organisation de l’Etat Islamique (Daech) par une opération aérienne à Deir EzZor

27 aout 2017

Les forces de la coalition internationales ont effectué un embarquement aérienne samedi dans les zones du contrôle de l’organisation de l’État dans la campagne occidentale de Deir EzZor, afin de retirer des dirigeants de l’organisation avec leurs familles.

Selon la page du site « Deir Zor 24 », l’opération d’atterrissage aérienne ciblant la zone « Hassassi Abu Hamid » au sud de la mine de sel dans la campagne occidentale de Deir Ez-Zor, a été réalisée par hélicoptère et a atterri sur la route internationale de « Madhoul » à l’opposé du village « AtTarif ».

L’atterrissage était accompagné de tirs d’artillerie de Jizrat AlBouhamid, menée par les forces américaines ciblant les alentours de la zone d’atterrissage et la zone sud de la ville AlKhéché au sud du village de Masrab dans la campagne occidentale.

L’opération a entraîné l’évacuation de deux chefs de lorganisation de lEtat islamique avec leurs familles, des ressortissants européens, qui vivaient dans le village de Chmeita  dans la banlieue ouest de Deir Ez-Zor ouest. Au cours des derniers mois, Deir Ez-Zor était le théâtre de plusieurs embarquements aériens menés par les avions de la coalition internationale, pendant lesquels des personnalités et des dirigeants de lorganisation ont été retirés de la zone.

Rappelons que le 6 du mois dernier un certain nombre d’hélicoptères américains ont effectué des atterrissages aériens pour le compte de la coalition internationale, dans la zone de la mine de sel étendu entre le désert (AlTabny et AtTarif) dans la campagne occidentale de Deir EzZor, en particulier au-dessus de (village AlBoaitiya) à l’ouest de la mine de sel et le village de Tarif, où il y a plusieurs chemins menant à la mine et à la route générale de Deir EzZor et de Raqqa.

 

 

إنزال للتحالف في ديرالزور: إجلاء عملاء أم أسر “دواعش”؟

الأحد 27/08/2017

قوة الإنزال قامت بنقل عناصر من تنظيم الدولة الإسلامية من جنسيات أوربية (انترنت)
قام التحالف الدولي الذي تقوده واشنطن بعملية إنزال في ريف ديرالزور، تم خلالها نقل عناصر من تنظيم “الدولة الإسلامية” من جنسيات أجنبية. وتضاربت الروايات حول الهدف من العملية، إذ اعتبرها البعض أنها عملية أسر، في حين أكد آخرون أنها عملية لإجلاء عملاء زرعهم التحالف في صفوف “داعش”٠

وقال “المرصد السوري” إن “مروحية تابعة للتحالف الدولي، نفذت عند عصر السبت الـ26 من آب/أغسطس الجاري، عملية إنزال في منطقة التبني الواقعة في الريف الغربي لديرالزور، حيث أكدت عدد من المصادر الموثوقة للمرصد السوري أن قوة الإنزال قامت بنقل عناصر من تنظيم الدولة الإسلامية من جنسيات أوربية، وجرت عملية الإنزال بالتزامن مع قصف مدفعي من قبل قوات سوريا الديموقراطية وقوات عملية غضب الفرات على منطقة التبني”٠

ونقل “المرصد” عن مصادره أن هؤلاء قد يكونوا “عملاء كان (التحالف) زرعهم سابقاً في صفوف التنظيم، أو أنه يقوم بنقل عناصر وقياديين تواصلوا معه وأبدوا رغبتهم بالخروج من مناطق سيطرة التنظيم وترك صفوف الأخير”٠

وهذه هي عملية الإنزال الثالثة في غضون أيام، إذ جرت عملية مماثلة في منطقة البوليل في الريف الشرقي لديرالزور، الخميس الماضي. وقال “المرصد” إن طائرة يعتقد أنها تابعة للتحالف الدولي “شوهدت تحلق وتهبط لعلو منخفض جداً، في بادية بلدة البوليل، على بعد نحو 25 كلم من البلدة، وخلال تجوال مواطنين في المنطقة، شوهدت آثار شعر محلوق يعتقد أنه يعود لخمسة أشخاص، حيث أكدت المصادر أن كافة الترجيحات تشير إلى أن هذه الطائرات هبطت لنقل عناصر من تنظيم الدولة الإسلامية، أو أشخاص ذوي أهمية لدى القوات التي نفذت عملية الإنزال”٠

وفي بلدة بقرص في ريف ديرالزور الشرقي، أفاد “المرصد” عن عملية إنزال جرت في البلدة، ليل 22 آب/أغسطس الحالي، وقال إن “نحو 20 عنصراً يرجح أنهم تابعون لقوات التحالف الدولي، يرافقهم عنصر يتحدث اللغة العربية، قاموا بعملية إنزال من مروحيتين عسكريتين، ونزلوا في منزل عند ضفاف الفرات بأطراف بلدة بقرص، كان يتخذه تنظيم الدولة الإسلامية كمستودع للأسلحة والذخيرة”٠

وأضاف “المرصد”: “قام عناصر الإنزال بالنزول إلى هذا المنزل، ومن ثم اقتادوا خبير متفجرات كان بداخل المنزل وهو من جنسية أوروبية، بالإضافة لثلاث عناصر من جنسية عربية، يرجح أنهم مصريون، ورجل مدني من بلدة بقرص، وجرى خلال عملية الإنزال، تبادل لإطلاق النار”٠

http://www.almodon.com/arabworld/2017/8/27/إنزال-التحالف-في-ديرالزور-إجلاء-عملاء-أم-أسر-دواعش

La coalition effectue un débarquement à Deir Ez-Ezor:

s’agit-il d’une évacuation d’agents  ou de capture des membres de « Daech » ?

Dimanche 27/08/2017

La coalition internationale dirigée par Washington a effectué une opération de débarquement dans les campagnes de Deir Ez-Ezor, au cours de laquelle des membres de l’«État islamique» de nationalités européennes ont été transférés. Il y avait des témoignages contradictoires autour de la cible de l’opération, comme certains pensaient qu’il s’agirait d’une opération de capture des membres de Daech, tandis que d’autres ont souligné une opération d’évacuation des agents de la coalition plantés dans les rangs de « Daech ».

« L’Observatoire syrien des droits de l’homme » a dit qu’un « hélicoptère de la coalition internationale, a mené l’après-midi du samedi 26 Août, une opération d’atterrissage dans la zone de Tabny, située dans la campagne occidentale de Deir Ez-Ezor, où un certain nombre de sources fiables de l’Observatoire syrien ont confirmé que les forces de débarquements ont transféré des membres de l’organisation de l’État islamique, de nationalités européennes. L’opération a été accompagnée par des tirs d’artillerie des « forces démocratiques syriennes » et de la « colère de l’Euphrate » sur la zone.

« L’observatoire » a précisé que ça pourraient être « des agents, que la coalition a implantés dans les rangs de l’organisation, ou des dirigeants de l’organisation qui ont coopéré avec la coalition et ont exprimé leurs désirs de sortir des zones sous le contrôle et de l’organisation ou de quitter les rangs de celle-ci. »

A signaler, que c’est le troisième atterrissage en quelques jours. Une opération similaire a eu lieu jeudi dernier, dans la région de Boulil, dans la campagne orientale de Deir Ez-Zor. « L’Observatoire » a dit qu’un avion reconnu comme appartenant à la coalition internationale « a été vu survoler à basse  altitude et atterir, à 25 Km du village de Boulil dans la Badiat, et qu’au passages des passants dans les lieux, des traces de cheveux rasés, appartenant à cinq personnes, ont été observés sur place, d’où la confirmation des témoins-sources, que les avions ont atterri pour transporter des membres de l’organisation de l’État islamique ou des personnes importantes pour les forces de la coalition.

Dans le village de Boqross, situé dans la campagne est de Deir Ez-Ezor, « l’observatoire » a rapporté qu’une opération de débarquement a eu lieu également, dans ce village, la nuit du 22 Août, pendant laquelle « environ 20 membres affiliés probablement aux forces de la coalition internationale, accompagnées d’une personne arabophone, ont procédé à l’atterrissage de deux hélicoptères militaires, prés d’une maison située au bord de l’Euphrate, et qui était un dépôt d’armes et de munitions de l’organisation de l’Etat islamique ».

« L’Observatoire » a ajouté que : « Les éléments de l’atterrissage sont descendus dans cette maison, puis ont pris un expert des explosifs qui était à l’intérieur, et de nationalité européenne, en plus de trois éléments de nationalité arabe, probablement de nationalité Égyptienne, et aussi un civil habitant du village de Boqross, durant laquelle il y avait des tires de feu ».

Occupation Russe: Moscou condamne l’agression américaine et menace


 

 

Avion syrien abattu: Moscou condamne l’agression américaine et menace

Un avion syrien a été abattu le 18 juin 2017 par un appareil américain F/A-18E Super Hornet de la coalition internationale anti-jihadistes dirigée par Washington dans la province de Raqqa.U.S. Navy/Mass Communication Specialist 2nd Class Ryan U. Kledz

Le ton monte entre Moscou et Washington après qu’un appareil militaire syrien a été abattu par un avion de chasse américain, dimanche 18 juin. La Russie menace désormais de cibler les avions de la coalition internationale à l’ouest de l’Euphrate.

La Russie parle « d’acte d’agression » et annonce suspendre sa coopération avec Washington dans la prévention des incidents aériens. Moscou va même plus loin en affirmant que tout avion de la coalition internationale volant à l’ouest de l’Euphrate sera considéré comme une cible.

Moscou n’aurait pas été prévenue de l’attaque contre un appareil militaire syrien. Ce dernier a été abattu dimanche par un chasseur américain, une première dans le conflit syrien.

La coalition internationale, menée par les Etats-Unis, est engagée dans la lutte contre l’organisation Etat islamique notamment autour de son fief de Raqqa. Elle appuie des forces kurdes et arabes sur le terrain.

De son côté, le régime syrien, aidé par la Russie, est en lutte contre différentes factions rebelles, mais aussi contre les jihadistes de l’Etat islamique. En dehors de l’avion abattu, des combats ont également été signalés entre des troupes du régime et les forces arabo-kurdes, au sud de Raqqa.

Washington déploie un système d’artillerie sophistiqué dans le sud syrien


Hypocrite - Russie - ٍRussia - وقف كالديك وقد تدلت الأوسمة على دفتي صدره

Par AFP — 15 juin 2017

La Russie a accusé jeudi Washington d’avoir déployé des missiles pour viser l’armée du régime de Damas à Al-Tanaf, dans le sud de la Syrie, les Etats-Unis confirmant le déploiement de ces batteries mais sans en dévoiler l’objectif.

Dans un communiqué, l’armée russe a assuré que les Etats-Unis avaient acheminé de Jordanie vers la garnison d’Al-Tanaf «deux batteries de lance-roquettes multiples Himars», un système d’artillerie sophistiqué américain.

«L’installation de toutes sortes d’armes étrangères sur le territoire syrien, qui plus est de lance-roquettes multiples, doit faire l’objet d’un accord avec le gouvernement souverain du pays», a ajouté le ministère russe de la Défense.

Un responsable américain de la Défense a plus tard confirmé à l’AFP le déploiement du système Himars près d’Al-Tanaf, où Washington dispose d’une base, sans préciser le nombre des batteries déployées ni leur mission exacte.

Les Etats-Unis s’inquiètent de la présence à quelques dizaines de kilomètres d’Al-Tanaf de forces soutenant le régime et ont déjà annoncé qu’ils renforçaient leurs positions face à la «menace» qu’elles représentent.

Des avions américains ont bombardé à plusieurs reprises des éléments de ces forces, bénéficiant selon Washington de l’appui de l’Iran, qui s’étaient approchés de la base d’Al-Tanaf où les forces américaines entraînent les rebelles syriens à combattre les jihadistes.

Mais, d’après l’armée russe, «le rayon d’action des lance-roquettes multiples Himars ne permet pas de soutenir les unités des +Forces syriennes démocratiques+ sous contrôle des Etats-Unis qui luttent contre les terroristes de l’Etat islamique (EI) à Raqa», ville située bien plus au nord.

La coalition internationale menée par les Etats-Unis «a attaqué à plusieurs reprises les forces syriennes gouvernementales qui luttent contre l’EI près de la frontière avec la Jordanie», accuse encore le ministère russe de la Défense.

«Il n’est donc pas difficile d’imaginer que de telles attaques contre les unités de l’armée syrienne peuvent se poursuivre, mais cette fois avec l’aide des Himars», poursuit l’armée russe, avant de demander : «Quels sont les véritables objectifs des Etats-Unis en Syrie et contre qui comptent se battre les militaires américains ?»

Selon l’armée américaine, le système Himars, monté sur un camion, tire des roquettes guidées par GPS d’une portée de 70 kilomètres. Une autre version de ce système permet de tirer un petit missile lui aussi guidé par GPS, qui a une portée de 300 kilomètres. La version déployée à Al-Tanaf n’est pas connue.

Le système Himars permet notamment de continuer à effectuer des frappes de précision, même lorsque les conditions météorologiques empêchent avions et drones de le faire.

Al-Tanaf est située sur l’axe Damas-Bagdad, à la frontière avec l’Irak et non loin de la frontière jordanienne.

La coalition internationale a établi une zone dite «de désescalade» de 55 kilomètres autour de la base d’Al-Tanaf, décrétant que les forces russes et syriennes n’avaient pas le droit d’y pénétrer.

La région a été le théâtre de plusieurs accrochages ces derniers jours entre les forces du régime et celles soutenues par la coalition internationale. Ces tensions interviennent dans un contexte de rivalités grandissantes pour savoir qui va mener le combat contre l’EI dans l’est de la Syrie.

Le président syrien Bachar al-Assad essaie d’éviter ce ne soient les Etats-Unis.

Fidèle alliée de Bachar al-Assad, la Russie intervient pour sa part militairement en Syrie depuis septembre 2015 et s’est opposée avec fermeté aux toutes premières frappes aériennes américaines ordonnées par Donald Trump début avril contre une base aérienne du régime syrien.

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/06/15/washington-deploie-un-systeme-d-artillerie-sophistique-dans-le-sud-syrien_1577204

 

معارك البادية… سباق السيطرة على الحدود السورية الأردنية العراقية


ريان محمد
19 مايو 2017

دخلت معركة الحدود العراقية ــ السورية ــ الأردنية المشتركة، فعلياً، مرحلة الجد، مع محاولات أطراف عديدة السيطرة على ما هو أهم في هذه الجبهة، أي طريق دمشق ــ بغداد، أو ما يحلو لكثيرين تسميتها طريق دمشق ـ بغداد ـ طهران، لأنها تتيح ربط الأراضي الإيرانية بالعراقية والسورية فعلياً، في حال تمكن معسكر النظام السوري والمليشيات العراقية السيطرة عليها من جهتي الأراضي العراقية والسورية. ويتسابق كل من النظام السوري والمعارضة المسلحة وقوات التحالف الدولي ومليشيات الحشد الشعبي على الوصول إلى النقاط المركزية في هذا الطريق، خصوصاً لجهة معبر التنف الحدودي. وقد سجلت، يوم أمس، أولى غارات التحالف الدولي ضد موقع للنظام السوري بالقرب من جبال المنقورة على طريق دمشق ــ بغداد في ريف حمص الشرقي المتاخم لمنطقة القلمون في ريف دمشق الشمالي الشرقي، ما يؤشر إلى أن المعركة الفعلية انطلقت رسمياً، وتشمل مناطق واسعة في البادية السورية الصحراوية لنواحي أرياف حمص ودير الزور والبوكمال من الجهة السورية، والمناطق العراقية الحدودية جنوبي سنجار، والنقطة الأردنية التي يلتقي عندها المثلث الحدودي٠
وكثر الحديث، أخيراً، عن معركة البادية السورية، التي يتوضح يوماً بعد آخر أنها ستمثل صراعاً دولياً وإقليمياً لرسم مناطق نفوذ جديدة، ذات أبعاد جيوعسكرية واقتصادية، على حساب تنظيم “الدولة الإسلامية” (داعش)، الذي كان يسيطر على مساحات واسعة منها. ولم تدرج البادية السورية ضمن “مناطق تخفيف التصعيد”، التي ضمنتها روسيا وإيران وتركيا، الأمر الذي يجعل المنطقة مفتوحة على العديد من السيناريوهات٠
ولا تخفي الأطراف المشاركة في الصراع اهتمامها الكبير بمعركة البادية، وعلى مختلف المستويات. وقال وزير خارجية النظام السوري، وليد المعلم، في مؤتمر صحافي في دمشق قبل أيام، إن “للبادية أولوية في معارك الميدان”، وإن الهدف الأساسي الآن هو “التوجه للوصول إلى دير الزور”، في حين لا تكف وسائل الإعلام والمحللون، التابعون للنظام وحلفائه، عن الحديث عن معركة البادية وأهميتها، عبر الوصول إلى الحدود العراقية السورية لتأمين طريق بري يصل إيران بلبنان مروراً بالعراق وسورية، بالإضافة للتوجه إلى دير الزور، في حين أعلنت الفصائل المتواجدة في البادية، والمدعومة من أميركا، وعلى رأسها “جيش مغاوير الثورة”، استعدادها للتوجه إلى البوكمال، التي طالما حاولت السيطرة عليها، لما لذلك من أهمية في قطع إمدادات التنظيم من العراق٠
وأفاد مصدر مطلع، طلب عدم الكشف عن هويته، في حديث مع “العربي الجديد”، أن “المشهد اليوم معقد جداً، ورغم وجود مناطق نفوذ في سورية، إلا أنها غير واضحة الحدود، والإيرانيون والروس يحاولون تحويلها إلى أوراق تفاوضية مع أميركا، عبر خلق وجود ما لهم ضمن مناطق الأخيرة. إذ تفيد المعلومات المتقاطعة أن منطقة النفوذ الأميركية تمتد من مدينة البوكمال، في ريف دير الزور على الحدود السورية العراقية، مروراً بأبو الشامات بمحاذاة تدمر، إلى ريف دمشق إلى درعا والقنيطرة، في حين تمتد منطقة النفوذ الروسي، بغض النظر عن التواجد الإيراني والنظام، من تدمر في ريف حمص الشرقي إلى مدينة السخنة شرقاً ومن ثم دير الزور. إلا أن ما يجري حالياً، خصوصاً عقب طرح مناطق تخفيف التصعيد التي لم تلق التجاوب الأميركي الذي كانت تأمل الروس به، والحديث عن توسيعها لتشمل كل البلاد، يظهر وجود مناكفات على الأرض”٠

وأضاف المصدر المطلع “تصاعد الحديث، من قبل النظام وحلفائه، أخيراً عن الوصول إلى الحدود العراقية السورية، واعتبرها أولوية، إذ تقدمت قوات النظام عشرات الكيلومترات على طريق دمشق بغداد، متمركزة عند منطقة السبع بيار (التي تبعد 120 كيلومتراً شرق دمشق ونحو 70 كيلومتراً عن الحدود الأردنية)، ومنطقة ظاظا، إضافة إلى عدة كتل مطلة على مطار السين” شمال شرق ريف دمشق. وبين أن “السيطرة على أوتوستراد دمشق بغداد، تقتضي السيطرة على معبر التنف الحدودي، الذي يمثل اليوم قاعدة عسكرية لفصائل مسلحة، أبرزها جيش مغاوير الثورة، المدعوم أميركياً وبريطانياً، وقد تقدمت هذه الفصائل باتجاه منطقة حميمة، التي تبعد 40 كيلومتراً شرق تدمر، إضافة إلى القيام بإنزالات جوية في مدينة البوكمال التابعة لمحافظة دير الزور والواقعة على الحدود مع العراق، التي يعلنون صراحة أنها هدفهم المقبل. في هذا الوقت، تقوم قوات النظام والطيران الروسي بمهاجمة الفصائل المسلحة المعارضة في ريف السويداء الشرقي المتصل بالبادية، ما أوقف عملياتها ضد داعش، وبالتالي سيتسبب هذا الأمر بقطع الطريق أمام الأميركيين إلى دير الزور والسيطرة على الحدود العراقية السورية، الأمر الذي قد يتسبب في صدام عسكري وتوتر في العلاقات الروسية الأميركية”٠

من جانبها، ذكرت صحيفة “الغارديان” البريطانية أن “الإيرانيين حولوا الطريق البري بين عاصمتهم ودمشق، ومنها نحو بيروت ومياه البحر المتوسط، من البادية السورية، لتمر عبر تدمر السخنة دير الزور الميادين”. وقال الناشط الإعلامي، وسام الدمشقي، لـ”العربي الجديد”، إن “النظام ما زال يستقدم تعزيزات عسكرية إلى المناطق التي سيطر عليها في البادية الشامية، ومحيط مطار السين”، معرباً عن اعتقاده أن “أهداف هذه التعزيزات كثيرة، منها تأمين مطار السين، وتأمين أوتوستراد دمشق بغداد، والسيطرة على معبر التنف الحدودي، وتأمين دخول المليشيا الشيعية من العراق إلى سورية، بالإضافة إلى الضغط على القلمون الشرقي”٠
من جانبه، قال عضو “تنسيقية تدمر”، خالد الحمصي، لـ”العربي الجديد”، إن “أمام النظام الكثير قبل الوصول إلى السخنة من جهة تدمر، مثل مناطق أرك والمحطة الثالثة وحقل الهيل”، لافتاً إلى أن “النظام يريد مهاجمة الثوار في عمق البادية، والسيطرة على المناطق التي حرروها من داعش أخيراً”. وبين الحمصي أن “البادية هي الطريق الأسهل باتجاه ريف دير الزور الشرقي، لكن طالما هناك جنود أميركيون مع الثوار، أظن أن النظام سيتابع طريقه باتجاه السخنة”. وأعرب عن اعتقاده أن “النظام يعمل للفصل بين الثوار وداعش، لكي يكون له الفرصة الأكبر للسيطرة على مناطق التنظيم فور انسحابه تحت الضربات القوية التي يتلقاها”٠

من جهته، قال قائد “أسود الشرقية”، أبو فيصل طلاس، في حديث مع “العربي الجديد”، إن “النظام وحزب الله والإيرانيين يجلبون، بشكل يومي، تعزيزات إلى المنطقة، خصوصاً بعد اتفاق أستانة، ويقصف الطيران بشكل يومي مواقع جيش أسود الشرقية بأكثر من 25 غارة”. وذكر أن “ما تم الاتفاق عليه بين روسيا من جهة وإيران والنظام من جهة أخرى، يتضمن مساندة الروس لإيران والنظام للسيطرة على أوتوستراد دمشق بغداد لتأمين خط بيروت دمشق بغداد طهران، وفي المقابل تقدم روسي من تدمر إلى السخنة والوصول إلى دير الزور، ووصاية روسية على دير الزور مقابل النفط والغاز، وقطع الطريق على الأميركيين بين الرقة والموصل”. وقال طلاس إن “الروس جادون بالعمل على الأرض، والنظام تقدم على الأوتوستراد، وتقدم في ريف السويداء، ويجلب يومياً مئات المقاتلين والمعدات إلى المنطقة، في حين تفكر أميركا بنقل التنف إلى الرطبة، وفصائل المعارضة نائمة”. واعتبر أن “مناطق تخفيف التوتر أثرت عليهم بشكل كبير، إذ استطاع النظام نقل تعزيزات إلى البادية”. وتساءل عن “غياب البادية عن أستانة وجنيف، وكأن البادية ودير الزور غير سوريتين، كما لا يبدو أنهم مهتمون بفتح طريق بري سيفتح شرياناً لربط المليشيات ببعضها بعضاً من إيران والعراق وسورية إلى لبنان”٠

وقال قائد “أسود الشرقية” إن “مناطقه في البادية خالية تماماً من داعش وجبهة النصرة وأي فصيل متطرف، حتى أن النظام قطع علينا الطريق لقتال التنظيم، وأمن لهم الحماية، بالإضافة إلى خوفه من أن يفك الحصار عن الغوطة”، لافتًا إلى أنهم “غير ممثلين في أستانة أو جنيف”. واستبعد أن يكون هناك طريق إيراني عبر دير الزور الميادين، معتبراً أن “هناك صعوبات كبيرة، جغرافية وبشرية، في حين أن الطريق الدولي دمشق بغداد، مناسب أكثر من حيث المسافة والمحيط السكاني”. وربط كثر بين معركة الحدود الثلاثية، من جهة، والمناورات العسكرية متعددة الأطراف التي استضافها الأردن منذ أيام، من جهة ثانية، على قاعدة أنها تزامنت مع بدء معركة البادية، وجرت في منطقة قريبة من الحدود الأردنية العراقية السورية. وشارك في المناورات، التي انتهت أمس الخميس، نحو 7200 جندي من أكثر من 20 دولة، بينها الولايات المتحدة وحلفاء عرب. وأجمعت وسائل إعلام موالية للنظام السوري على اعتبار المناورات جزءاً من المخطط الأميركي البريطاني الأردني للتدخل في الجنوب السوري٠

https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/5/18/معارك-البادية-سباق-السيطرة-على-الحدود-السورية-الأردنية-العراقية

Les Etats-Unis ont bombardé des forces prorégime en Syrie

Le convoi du régime ciblé par l’attaque se dirigeait vers une base où Américains et Britanniques forment et encadrent des rebelles.

Le Monde.fr avec AFP |  18.05.2017

Pour la troisième fois depuis le début de la guerre civile syrienne, l’armée américaine a procédé jeudi 18 mai à des frappes contre des forces favorables au régime de Bachar Al-Assad près d’Al-Tanaf, non loin de la frontière jordanienne. La première intervention contre des troupes régulières, en septembre 2016, avait été placée sur le compte d’une erreur de cible. La deuxième visant une base aérienne, le 6 avril, avait constitué une réponse à un bombardement chimique imputé au régime de Bachar Al-Assad.

Selon la coalition mise sur pied pour lutter contre l’organisation Etat islamique (EI), les frappes ont visé cette fois-ci des forces pro­régime, peut-être des milices ­chiites, qui se dirigeaient vers une ancienne base militaire où des forces spéciales américaines et britanniques forment et encadrent des rebelles syriens.

Ces forces rebelles, auparavant basées et entraînées en Jordanie, mènent ces dernières semaines une offensive contre l’EI dans l’est de la Syrie en direction de la frontière irakienne. Washington, qui s’appuie sur ces combattants syriens, souhaite en effet prendre en étau l’EI en l’attaquant sur ses arrières, alors qu’au nord-est du pays une coalition arabo-kurde également soutenue par les Occidentaux s’apprête à lancer un assaut contre la ville de Rakka, la « capitale » des djihadistes dans le pays.

« Mesures agressives »

Le convoi ciblé, formé par des miliciens chiites irakiens qui se battent aux côtés des forces gouvernementales syriennes, était entré dans une zone faisant l’objet d’un accord de « déconfliction » entre l’armée russe et l’armée américaine. Le communiqué précise que les frappes sont intervenues après que la Russie a tenté en vain de stopper l’avance du convoi. Vendredi, Moscou a condamné le bombardement, le qualifiant d’« inacceptable ».

Le secrétaire à la défense, James Mattis, a assuré jeudi que cette intervention ne témoigne pas d’une volonté d’escalade. « Nous n’accroissons pas notre rôle dans la guerre civile syrienne, mais nous défendrons nos troupes si des gens prennent des mesures agressives contre nous », a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse organisée au Pentagone à l’occasion de la visite de son homologue suédois Peter Hultqvist.

Les trois interventions contre des forces syriennes sont de rares exceptions à la règle observée jusqu’à présent en Syrie par l’armée américaine, où elle se concentre depuis l’automne 2014 contre les troupes de l’EI. Jeudi, la coalition au sein de laquelle les Etats-Unis assurent l’essentiel des missions a ainsi annoncé avoir conduit 22 frappes concentrées pour l’essentiel dans le sud-est de la Syrie.

 Lire aussi :   En Syrie, course-poursuite dans l’Est contre l’EI

Ces frappes, et celle contre les forces prorégime, témoignent de l’importance de l’enjeu que représente cette partie désertique de la Syrie contiguë à la Jordanie et surtout à l’Irak, notamment avec le point de passage d’Abou Kamal. Washington ne cache pas sa volonté de voir cette zone rattachée à celle contrôlée par la rébellion, dans le nord-est du pays, une fois que le verrou de Rakka, visé par une offensive, sera tombé.

Lire aussi :   Washington affirme que la Syrie a conservé des armes chimiques

Mais les projets américains se télescopent avec les ambitions du régime de Bachar Al-Assad, et de son allié iranien. Damas, qui s’inquiète en effet de son influence future dans cette région, n’entend pas laisser des rebelles soutenus par des Occidentaux s’y installer durablement une fois l’organisation djihadiste expulsée ou défaite. Et le régime souhaite désormais étendre son influence au-delà de la « Syrie utile » sur laquelle il a consolidé son contrôle ces derniers mois avec l’aide de l’armée russe et de combattants dépêchés par la République islamique d’Iran.

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/05/18/les-etats-unis-ont-bombarde-des-forces-proregime-en-syrie_5130114_3210.html#T7MccSuhiqR3hPmE.99

Attaque en Syrie au gaz sarin : le rapport de la France qui accuse Damas


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Les services de renseignement français ont conclu que le gaz toxique utilisé dans l’attaque du 4 avril provenait de stocks cachés de l’armée syrienne.

LE MONDE | 26.04.2017

Les enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avaient déjà conclu, dans un rapport, à l’emploi « irréfutable » de gaz sarin, ou d’une substance similaire, lors de l’attaque menée le 4 avril par un Soukhoï 22 du régime syrien contre la localité contrôlée par la rébellion de Khan Cheikhoun (Nord-Ouest), qui avait fait 87 morts. De nouveaux éléments recueillis par les services de renseignement français montrent que le gaz neurotoxique utilisé provient bien des stocks du régime de Damas, censés avoir été détruits après l’accord d’octobre 2013 parrainé par Moscou et Washington.
« Le recours au sarin ne fait aucun doute. La responsabilité du régime syrien ne fait pas de doute non plus, compte tenu du procédé de fabrication du sarin utilisé », affirme le ministre des affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, qui devait présenter ce dossier mercredi 26 avril, lors d’un conseil de défense à l’Elysée. Cinq jours plus tôt, il avait annoncé « avoir des éléments permettant de démontrer que le régime a sciemment utilisé l’arme chimique ».
Les preuves recueillies par les services français complètent celles des Américains et des Britanniques. Elles sont accablantes pour Bachar Al-Assad, même si elles ne démontrent pas un ordre direct du dictateur syrien, seul véritable patron d’un arsenal chimique qui n’a donc pas été totalement détruit malgré ses engagements. En représailles à l’attaque de Khan Cheikhoun, le président américain, Donald Trump, avait ordonné trois jours plus tard la première action militaire occidentale directe contre le régime, en bombardant la base d’Al-Chayrat, d’où étaient partis le ou les avions responsables du massacre.
« La signature du régime »
« Ces frappes du régime syrien s’inscrivent dans un contexte d’emploi continu, depuis 2013, d’armes ou d’agents chimiques en Syrie, notamment lors de frappes aériennes (…). La France a pu confirmer en plusieurs occasions l’emploi de chlore et de sarin », souligne la note fondée sur des éléments déclassifiés du renseignement français. Le document analyse en détail ce qui s’est passé le 4 avril, à la fois à partir de prélèvements effectués sur place et d’examens biomédicaux des victimes effectués dans les hôpitaux. Tout montre qu’il s’agit bien de gaz sarin. Les composants utilisés dans le processus de synthèse du gaz neurotoxique de l’attaque accusent directement le régime de Damas, car ce sont ceux mis au point par ses laboratoires, dont le Centre d’étude et de recherches scientifiques.
Les examens révèlent en effet la présence d’un produit secondaire caractéristique de ce procédé de fabrication : l’hexamine. « Cette méthode porte la signature du régime », assure la note du renseignement, évoquant une totale similitude du produit utilisé le 4 avril avec le contenu d’une grenade chimique – qui n’avait pas explosé – larguée par un hélicoptère lors d’une attaque aérienne, le 29 avril 2013, sur la ville de Saraqeb, dans le nord-ouest du pays. « Tout concorde pour accuser Damas, l’assemblage, le mélange, le vecteur », résume un diplomate français.
Seul le régime, en effet, dispose d’hélicoptères comme ceux qui avaient alors bombardé Saraqeb. Et seul le régime dispose d’avions Soukhoï 22 comme celui qui a effectué les six frappes sur Khan Cheikhoun en partant de la base d’Al-Chayrat. Le veto russe – le huitième sur le dossier syrien – mis à la résolution déposée au Conseil de sécurité de l’ONU par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, pour condamner cette attaque chimique, s’explique aussi par l’exigence faite à Damas de rendre publics les plans de vol et les noms des pilotes partis ce jour-là de cette base.
« Ecarts, incohérences, divergences »
L’attaque sur Khan Cheikhoun a relancé la question du stock des armes chimique syriennes, dont 1 300 tonnes ont été détruites selon l’accord américano-russe de l’automne 2013, après que l’administration Obama avait renoncé à mener des frappes aériennes pour punir le régime d’avoir utilisé l’arme chimique contre sa propre population. Le 21 août 2013, en effet, 1 500 personnes avaient été tuées dans une attaque au sarin dans la Ghouta, en périphérie de Damas, violant ainsi la « ligne rouge » édictée par le président américain.
Une partie des stocks syriens a donc été dissimulée. Les enquêteurs de l’OIAC et son directeur, Ahmet Uzümcü, ont régulièrement dénoncé, ces dernières années, « des écarts, des incohérences et des divergences » entre la déclaration faite par Damas lors de son adhésion à la convention sur l’interdiction des armes chimiques et la réalité de son programme. C’est aussi ce que pointe le renseignement français. « D’importants doutes subsistent sur l’exactitude, l’exhaustivité et la sincérité du démantèlement de l’arsenal chimique syrien », relève la note, affirmant que « la Syrie a maintenu une capacité de production ou de stockage de sarin » et qu’elle n’a « jamais déclaré des munitions tactiques, grenades et roquettes, telles que celles utilisées de façon répétée depuis 2013 ».
Au moins par trois fois ces deux dernières années, comme l’ont souligné les rapports de l’OIAC, le régime a utilisé du chlore, interdit comme arme de guerre mais dont la possession n’est pas illégale, car il est fabriqué à partir de produits en vente libre. L’existence de stocks de gaz sarin, une arme de destruction massive totalement illégale, est d’une tout autre nature. Que Damas ait violé ses engagements sur le chimique devrait théoriquement ouvrir la voie à des sanctions du Conseil de sécurité. Mais Moscou veille à protéger son allié. L’appel du ministre français, en ce vingtième anniversaire de l’OIAC, à « collectivement préserver le régime de non-prolifération chimique », risque de rester vain.

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/26/attaque-chimique-la-france-avance-ses-preuves-contre-damas_5117652_1618247.html
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