Les enquêteurs de l’ONU dénoncent la poursuite de crimes de guerre en Syrie


© UNICEF/Delil Souleiman-Dans un camp de fortune à Ain Issa, en Syrie, une jeune fille porte de l’eau (photo d’archives).

11 septembre 2019

 

À l’aube de sa neuvième année, le conflit syrien est caractérisé par une intensification de la violence et continue de martyriser les civils, note la Commission d’enquête des Nations Unies dans son dernier rapport rendu public ce mercredi à Genève.

« L’escalade de la violence et les vagues de déplacements continuent de faire souffrir les civils au cours de la huitième année du conflit syrien », ont souligné les enquêteurs de l’ONU.

Ils ont aussi dénoncé les « attaques terroristes » de Hayat Tahrir al Sham (HTS) contre des positions militaires des forces progouvernementales à Idlib. « En dépit d’un accord conclu entre la Russie et la Turquie en septembre 2018 visant à établir une zone démilitarisée à Idlib, les militants du HTS ont lancé des roquettes sans distinction vers des zones contrôlées par le gouvernement », ont rappelé les enquêteurs de l’ONU, critiquant des opérations qui ont tué et mutilé des dizaines de civils dans les campagnes d’Alep et de Hama.

Le document dénonce également l’intensification des offensives aériennes et terrestres lancées par les forces progouvernementales pour chasser ces militants du HTS. Selon les enquêteurs de l’ONU, cette campagne menée à Idlib, au nord de Hama, à Lattaquié et dans l’ouest d’Alep s’est intensifiée et a détruit des infrastructures essentielles à la survie de la population civile, notamment des hôpitaux, des marchés, des écoles et des infrastructures agricoles. Ces raids aériens ont aussi conduit au déplacement de près d’un demi-million de civils.

Des enfants menacés d’apatridie

Le rapport épingle ensuite ces hostilités incluant « les opérations à grande échelle menées » par la coalition internationale dirigée par les États-Unis et les Forces démocratiques syriennes. Selon la Commission d’enquête de l’ONU, ces actions contre les derniers bastions de l’Etat islamique (EI) auraient entraîné la destruction massive de villes et de villages dans le gouvernorat de Deir ez-Zor. Cette situation a provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes vers le camp d’al-Hol où celles-ci restent dans des conditions difficiles depuis plusieurs mois.

Au moins 390 décès d’enfants dans ce site, en raison de la malnutrition ou de blessures qui n’ont pas été soignées, auraient pu être évités. Parmi les déplacés du camp se trouvent des enfants et des femmes yézidis. « Ces dernières sont confrontées à la perspective d’abandonner leurs enfants comme condition de leur retour dans leurs communautés », a souligné le rapport.

D’ailleurs, plusieurs enfants pourraient être apatrides, comme ils ne sont pas enregistrés, ou risquent d’être séparés de leurs parents. « Parmi les quelque 3.500 enfants du camp d’Al-Hol, y compris ceux nés d’un viol, la plupart sont absents ou ont perdu leurs documents d’enregistrement », ont ajouté les enquêteurs de l’ONU. « Supprimer la nationalité des parents a des conséquences graves et négatives pour les enfants », a déclaré le Président de la Commission, Paulo Pinheiro. Pour lui, « la politique des États membres visant à rapatrier les enfants sans leur mère sont également contraires au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Des enlèvements et des cas de torture à Afrine

Par ailleurs, la Commission s’est penchée sur la situation à Afrine où la situation sécuritaire a continué à favoriser un environnement pour les violations des droits de l’homme. Des enlèvements et des cas de torture ont été observés ces derniers mois. « Les victimes d’enlèvements étaient souvent kurdes ou des personnes considérées comme riches qui pouvaient être extorquées », ont relevé les enquêteurs.

Dans les zones contrôlées par les forces gouvernementales, des civils, y compris des « retournés », sont victimes ces derniers mois d’arrestations et de détention arbitraires. « Dans les zones contrôlées par l’État, les schémas d’arrestations et de disparitions réapparaissent. Des centaines de familles ont été informées cette année avec peu d’explications que les parents disparus ne sont plus en vie », ont conclu les enquêteurs de l’ONU.

La Commission présentera ses conclusions lors d’un dialogue interactif de la 42ème session du Conseil des droits de l’homme prévu le 17 septembre prochain. Le rapport couvre la situation des droits de l’homme en Syrie du début de l’année au mois de juillet. Le document s’est appuyé sur plus de 290 entretiens et analyses d’imagerie satellitaire, de photographies et de vidéos.

Syrie : “La violence est dans les gènes de la famille Assad depuis 1970”


 

Syrie : “La violence est dans les gènes de la famille Assad depuis 1970”

Pour le politologue libanais Ziad Majed, le revirement de Macron sur Assad est immoral et dangereux, car la dictature alimente le terrorisme.

PAR LOUIS CHAHUNEAU

Modifié le 12/07/2017 à 11:09 – Publié le 11/07/2017

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À Alep le 24 juillet 2016, dans la zone rebelle. 200 000 civils ont été assiégés et bombardés pendant des mois par le régime d’Assad avec le soutien russe. © AFP/ AMEER ALHALBI

Le 21 juin,

dans une interview accordée à huit journaux européens, Emmanuel Macron déclarait que la destitution de Bachar el-Assad en Syrie n’était plus la priorité de la France, faute de « successeur légitime », suscitant l’inquiétude de l’opposition syrienne. Le président de la République ajoutait : « Bachar, ce n’est pas notre ennemi, c’est l’ennemi du peuple syrien. » La semaine suivante, il accueillait à l’Élysée Riad Hijab, le coordinateur du Haut Comité de l’opposition en vue des négociations, et réaffirmait son soutien « au peuple syrien », brouillant la diplomatie française au Proche-Orient.

Le politologue libanais Ziad Majed, spécialiste de la Syrie et enseignant à l’American University of Paris, a cosigné une tribune dans le quotidien Libération du 3 juillet pour dénoncer « ce revirement diplomatique majeur ». Pour Le Point.fr, il explique pourquoi ces propos sont ambigus et placent la France « dans la position d’un État complice ».

Le Point.fr : La politique française envers la Syrie a-t-elle vraiment changé entre François Hollande et Emmanuel Macron ?

Ziad Majed : Oui, en tout cas au niveau du discours. La vision de Macron, défendue par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, consiste à s’allier avec la Russie dans une lutte plus virulente contre le terrorisme en Syrie. Cela rompt avec la politique de Hollande qui considérait que la lutte contre le terrorisme devait aller de pair avec une solution politique en Syrie, qui destituerait Assad. Macron n’y est pas opposé, mais explique que ce n’est pas la priorité et qu’Assad n’est pas l’ennemi de la France.

Emmanuel Macron a-t-il raison de dire qu’« Assad n’est pas l’ennemi de la France », mais « du peuple syrien » ?

Cette formule est dangereuse parce qu’elle exclut le peuple syrien de la communauté internationale. Un dictateur pourrait donc tuer, massacrer ? Cela alimente le terrorisme et la vengeance. Allez dire aux habitants là-bas que c’est de la « realpolitik ». Ça ne marche pas. Admettre que Bachar el-Assad est l’ennemi de son peuple, c’est reconnaître qu’il est criminel. Donc, il ne peut pas être légitime. L’argument ne tient ni au niveau pragmatique, ni au niveau éthique, ni même au niveau du droit international. Je comprendrais une coopération avec les Russes, mais avec des objectifs clairs et négociés à l’avance.

Entre 2005 et 2007, la plupart des djihadistes qui partaient combattre les Américains en Irak étaient manipulés par le renseignement syrien.

La France n’a-t-elle pas intérêt à ce qu’Assad reste au pouvoir, notamment pour reprendre la coopération entre les services syriens et ainsi améliorer son renseignement antiterroriste ?

Non, c’est un mythe, une illusion. Il y a eu quelques moments de coopération entre les services secrets français et syriens, mais cela a toujours fonctionné de manière très politique. Le régime syrien, quand il souhaite normaliser avec un État, lui fournit des listes, des noms, pour lui montrer qu’il est indispensable dans la lutte antiterroriste. Mais cela indique en réalité qu’il est impliqué dans les réseaux de terrorisme. D’ailleurs, ce n’est pas un secret qu’entre 2005 et 2007 la plupart des djihadistes qui partaient combattre les Américains en Irak passaient par Damas et étaient manipulés par le renseignement syrien, et en particulier par le beau-frère de Bachar el-Assad, Assef Chawkat, qui est mort en 2012 dans une explosion mystérieuse. Hafez el-Assad est également soupçonné d’avoir commandité l’attentat rue des Rosiers en 1982, ainsi que l’assassinat de l’ambassadeur français au Liban Louis Delamare à Beyrouth en 1981 (sa mort n’a jamais été élucidée, NDLR). Et le régime n’a plus les mêmes capacités au niveau du renseignement qu’il y a dix ans. Il est extrêmement épuisé. Les trois quarts du pays échappent à son contrôle. Il n’a pas de réseau dans la zone que contrôle Daech. Enfin, le terrorisme qui frappe la France a surtout été l’œuvre de citoyens français.

Le bombardement d’une base aérienne du régime par l’armée américaine s’inscrit-il dans une stratégie de long terme ?

C’était un acte isolé. Donald Trump a voulu marquer sa différence avec Obama : montrer que l’usage des armes chimiques entraînera une riposte immédiate des États-Unis. Mais la priorité des Américains en Syrie reste de détruire Daech en soutenant les Kurdes du côté de Raqqa.

Selon les renseignements américains, le régime serait sur le point de mener de nouvelles attaques chimiques. Quel serait l’intérêt pour Assad ?

Je ne pense pas qu’il y aura un énorme scandale si le régime réutilise le gaz sarin. Il l’a utilisé hier, et aujourd’hui, c’est le chlore. Il y a eu une telle banalisation de la mort en Syrie que plus rien ne surprend. Et s’il y a bien un domaine que maîtrise parfaitement le régime, c’est le dosage de la violence. En 2011, le régime ne s’attaquait pas aux manifestations dans les quartiers bourgeois où les gens s’habillent comme en Occident. En revanche, la mort s’est abattue dans les zones rurales, pauvres, sunnites, où les femmes sont voilées et les hommes barbus. Leur mort ne suscite pas la même réaction chez les Occidentaux. De plus, il y a un excès de violence incroyable dans les prisons de l’État. Ces histoires sont tellement inhumaines que beaucoup n’y croient même plus. La violence est dans les gènes de la famille Assad depuis 1970. Le régime pense qu’il survivra en humiliant sa population. Tous ceux qui veulent marcher la tête haute doivent être frappés jusqu’à la soumission. En arabe, on dit : « La mort ou la soumission. »

Penser que seul un dictateur est en mesure de tenir ce pays est totalement faux. On est en train de répéter les mêmes erreurs chaque décennie.

Dans quel état se trouve l’opposition syrienne ?

Après août 2013, et la volte-face d’Obama, l’opposition s’est sentie démunie et trahie, de sorte que beaucoup ont abandonné la lutte. Ce n’est pas une coïncidence si Daech est devenu puissant à partir de ce moment-là. Les forces islamistes de l’opposition se sont aussi renforcées, et les pays du Golfe leur ont rapidement apporté leur soutien. Au niveau international, l’opposition est représentée dans le Haut Comité en vue des négociations. Mais sur le terrain, il y a une fragmentation des forces : l’Armée syrienne libre, les forces islamistes et Fatah al-Cham. Ce dernier groupe n’est pas représenté dans la délégation au Haut Comité puisqu’il est considéré comme un mouvement terroriste.

Le problème, c’est que tous ces groupes très différents n’ont pas le même objectif politique. En Europe, on veut que l’opposition soit représentée par un seul homme, mais on oublie qu’elle est constituée d’acteurs de gauche, de droite, de libéraux, de communistes, d’islamistes, de tribaux, de féodaux… Ce morcellement est le fruit de 47 ans de dictature. La Syrie vit sous l’état d’urgence depuis 1963, et la prise du pouvoir par le parti Baas. Celui-ci a dissous les partis politiques, interdit les associations, la vie publique, monopolisé les médias. Et l’opposition politique, qui a depuis vécu en prison ou en exil, n’a jamais eu les ingrédients pour reconstruire un modèle politique.

L’opposition possède-t-elle encore la capacité nécessaire pour renverser Assad ?

Depuis l’intervention des Russes en septembre 2015, la chute du régime est devenue militairement impossible. Les Russes ont mené des dizaines de milliers de raids aériens. Certes, le régime ne contrôle que 24 % du territoire syrien, mais 65 % de la population vit dans ces zones qui concentrent les grandes villes comme Damas, Alep, Homs et Hama. Beaucoup de civils se sont réfugiés dans ces territoires, sous le contrôle du régime, pour éviter les bombardements. Bachar el-Assad a tout fait pour pourrir la vie des gens qui vivent dans les autres régions : les hôpitaux sont bombardés, et il n’y a pas d’eau ni d’électricité. Avant 2013, les gens documentaient les massacres pour témoigner au monde entier leur quotidien. Mais, depuis, ils le font pour leur mémoire parce qu’ils ont senti que tout le monde les avait abandonnés. Les islamistes avaient prédit cela. La relation quotidienne avec la mort a fait monter le poids de l’islam dans la société.

Les négociations de paix reprennent à Genève le 10 juillet. Peuvent-elles encore aboutir ?

Non. Les négociations ont commencé en juin 2012 avec l’idée d’une transition politique en Syrie. Puis, les Russes ont commencé à utiliser des termes comme « coalition » avec Assad, alors que les négociations visaient à mettre de côté le régime. Et les Nations unies ont ajouté une autre clause : « la lutte contre le terrorisme ». Or, les Russes considèrent toute l’opposition comme terroriste. Depuis, tout est bloqué. Les discussions à Astana, qui visaient à convenir de cessez-le-feu, ont abouti à la création de cinq zones de « désescalade » (celui de la ville de Deraa n’est pas respecté, NDLR). La moitié des groupes d’oppositions boycottent aujourd’hui les négociations, car les cessez-le-feu ne sont pas tous respectés.

Quelle solution préconisez-vous pour la paix ?

Ce ne sont plus les Syriens qui décident. La Russie et l’Iran gèrent leur diplomatie et veulent qu’Assad reste au pouvoir moyennant quelques réformes. Les Iraniens veulent garder le contrôle de Damas pour rester en contact avec le Hezbollah au Liban, la mer Méditerranée et la frontière israélienne. Les Russes veulent se poser comme les protecteurs du régime syrien tout en conservant leurs bases militaires à Tartous et Hmeimim. Mais penser que seul un dictateur est en mesure de tenir ce pays est totalement faux. On est en train de répéter les mêmes erreurs chaque décennie, sans apprendre des leçons du passé ni trouver les solutions. Ce n’est pas une coïncidence si Daech est apparu en Irak, en Syrie et en Libye. Il s’agit des régimes les plus atroces de la région. Saddam Hussein et Hafez el-Assad possèdent tous deux la même mentalité : des guerres, tout le temps, avec un écrasement des voix de l’intérieur. Et lorsqu’un État n’arrive plus à tout contrôler, la situation explose et, en l’absence de vie politique, ceux qui sont le plus structurés pour prendre la relève demeurent les djihadistes. L’intervention militaire en Libye (2011) n’est pas la première cause du chaos actuel, c’est surtout le non-accompagnement de la transition politique qui a mené à l’échec. L’Irak aussi a souffert d’une gestion défaillante après Saddam Hussein. En Syrie, il faut dès maintenant travailler à une transition politique.

http://www.lepoint.fr/monde/syrie-la-violence-est-dans-les-genes-de-la-famille-assad-depuis-1970–11-07-2017-2142309_24.php

هذه الأسماء هي التي سلمت الموصل لتنظيم “داعش” – Maliki : un des responsables de la chute de Mossoul


   بشار-الأسد-نوري-المالكي

عثمان المختار

أعلنت اللجنة البرلمانية العراقية المكلفة بالتحقيق في أسباب سقوط مدينة الموصل بيد تنظيم “الدولة الإسلامية”، (داعش)، في العاشر من يونيو/حزيران العام الماضي، نتائج التحقيق، اليوم الأحد، بقائمة شخصيات سياسية وعسكرية بارزة أدينت بالتورط بشكل مباشر أو غير مباشر بسقوط المدينة.
وتلا رئيس اللجنة، حاكم الزاملي، خلال مؤتمر صحافي عقد بمبنى البرلمان، ظهر الأحد، أبرز فقرات التقرير الختامي، الذي اعتبر سقوط المدينة بداية لانهيار الأمن وسقوط المدن بيد “داعش”، واحدة تلو الأخرى.
ووفقاً للتقرير الختامي، ضمت قائمة الاتهام 35 شخصية سياسية وعسكرية مختلفة.

ويأتي التقرير تأكيداً لتقرير نشره “العربي الجديد” يؤكد فيه تورط رئيس الوزراء السابق، نوري المالكي، وغالبية المسؤولين المدانين اليوم بتلك الحادثة.
وقال الزاملي إن “اللجنة عملت في الفترة السابقة ووصلت الليل بالنهار من أجل الوصول إلى حقيقة ما جرى بعيداً عن الميول والاتجاهات والانتماءات والمصالح، ولم تخضع لأي نوع من أنواع الابتزاز أو للضغط والتهديد، وابتعدت عن أي مؤثر يؤثر في حرفيتها أو مهنيتها.
وأضاف: “لقد توخت اللجنة التحقيقية، في أثناء سير التحقيق وما بعده، الوصول إلى الاستنتاجات وما تلاها من كتابة التوصيات الحقيقية فقط بدون مجاملة أو مهادنة”.
وبحسب تسريبات من مصادر حكومية، حصل عليها “العربي الجديد”، دان التقرير كُلاًّ من:
1- رئيس الوزراء السابق، نوري المالكي
2- رئيس أركان الجيش السابق، الفريق بابكر زيباري.
3- قائد القوات البرية السابق، الفريق أول ركن علي غيدان.
4- مدير الاستخبارات العسكرية السابق، الفريق حاتم المكصوصي.
5- معاون رئيس أركان الجيش لشؤون الميرة السابق، الفريق الركن عبد الكريم العزي.
6- قائد عمليات نينوى السابق، الفريق الركن مهدي الغراوي.
7- قائد الفرقة الثالثة في الشرطة الاتحادية السابق، اللواء الركن كفاح مزهر علي.
8- قائد الفرقة الثانية في الجيش، العميد الركن عبد المحسن فلحي.
9- قائد شرطة نينوى السابق، اللواء خالد سلطان العكيلي.
10- محافظ نينوى المقال، أثيل النجيفي.
11- نائب محافظ نينوى السابق، حسن العلاف.
12- قائد شرطة نينوى، اللواء الركن خالد الحمداني (كان قائداً للشرطة خلال مدة سقوط المدينة بيد تنظيم “داعش”).
13- مدير دائرة الوقف السني في الموصل، أبو بكر كنعان.
14- وكيل وزارة الداخلية السابق، عدنان الأسدي.
15- آمر اللواء السادس في الفرقة الثالثة بالجيش سابقاً، العميد حسن هادي صالح.
16- آمر الفوج الثاني المسؤول عن حماية الخط الاستراتيجي في نينوى، المقدم نزار حلمي.
17- آمر لواء التدخل السريع السابق، العميد الركن علي عبود ثامر.
18- مسؤول صحوة نينوى عضو مجلس العشائر، أنور اللهيبي.
19- وزير الدفاع السابق، سعدون الدليمي.
فضلاً عن 16 ضابطاً ومسؤولاً من مختلف المستويات، وأوصت اللجنة في ختام تقريرها بإحالة جميع الأسماء الواردة إلى القضاء بشكل فوري وعاجل، للتعامل معهم وفق التكيفات القانونية لتلك الاتهامات.
من جانبه، قال عضو اللجنة، عباس الخزعلي، في تصريح خاص لـ”العربي الجديد”، إن “على جميع من وردت أسماؤهم في التقرير الختامي تحمُّل عواقب ما فعلوا”.
وأوضح الخزعلي أن “ثمن سقوط الموصل وما نتج عنه من مجازر ومآسٍ، ما زالت مستمرة، يجب أن يكون غالياً وأن يدفع ثمنه الإرهابيون ومن ساعدهم أو سهّل أو تعاون أو تعامل معهم”.

ونقل موقع زمان الوصل :

قصاصة من تقرير اللجنة البرلمانية – زمان الوصل

تفاعلت القضية المثارة ضدر رئيس الوزراء العراقي السابق نوري المالكي والتي تتهمه وغيره من المسؤوليين العراقيين البارزين في التورط بسقوط الموصل، حيث اتضح أن هناك وثائق لم يتم نشرها وفيها اتهام واضح لتركيا والأكراد في التورط بسقوط الموصل بيد تنظيم “الدولة الإسلامية” العام الماضي.

ومن خلال الوثيقة التي حصلت عليها “زمان الوصل” من مصادر خاصة، تتهم اللجنة البرلمانية العراقية المكلفة بالتحقيق في أسباب سقوط الموصل، القنصل التركي في محافظة نينوى صراحة بأنه على علاقات مع “عصابات داعش الإرهابية”، وأن محافظ نينوى أثيل النجيفي ومدير مكتب المخابرات في المحافظة ناجي حميد، قاما بالتستر على دور القنصل في هذه العلاقة.

 ودعت اللجنة “المخابرات الوطنية العراقية للتحقق من المعلومات الواردة بالملف واتخاذ الإجراءات المناسبة … وكذلك بالنسبة لوزارة الخارجية العراقية” التي تتهمها اللجنة بالتورط في سقوط الموصل، وذلك بحسب ما جاء في الوثيقة.

كما اتهمت الوثيقة الأكراد في الشمال بلعب دور في سقوط الموصل، حيث أشارت إلى أن “قوات البشمركة في محافظات أربيل ودهوك وكركوك ومناطق الموصل، قامت بالاستيلاء على عدد من الأسلحة والأعتدة الخفيفة والمتوسطة والثقيلة التابعة للقوات الاتحادية”، في إشارة إلى أن الاستيلاء على هذه الأسلحة منع القوات العراقية من مواجهة التنظيم.

وطلبت اللجنة، حسب الوثيقة، من رئيس الوزراء العراقي حيدر العبادي الذي يشغل منصب القائد العام للقوات المسلحة أيضا، بضرورة “استرجاع هذه الأسلحة أو احتسابها ضمن عمليات تجهيز وتسليح البشمركة المقاتلة لعصابات داعش الارهابية” على أن تقتطع أثمانها من موازنة الإقليم.

Maliki jugé comme l’un des responsables de la chute de Mossoul

Une commission d’enquête parlementaire en Irak a jugé l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki et 35 autres personnes responsables de la chute de Mossoul, la deuxième ville du pays, tombée aux mains des jihadistes en juin 2014, ont indiqué dimanche des députés.
Le député Abdelrahim al-Chammari, membre de la commission d’enquête, a affirmé que le nom de M. Maliki, Premier ministre de 2006 à 2014, figurait parmi ceux mentionnés dans le rapport. Cela a été confirmé par un autre député ayant requis l’anonymat.
Le rapport détaillant les résultats de l’enquête a été présenté au président du Parlement, Salim al-Joubouri, qui a indiqué qu’il serait transmis au ministère public en vue de poursuites judiciaires.
“Personne n’est au-dessus de la loi, tout le monde doit rendre des comptes au peuple, et la justice punira” les responsables, a-t-il dit dans un communiqué.
Le groupe extrémiste sunnite Etat islamique (EI) a lancé une offensive fulgurante dans le nord de l’Irak en juin 2014, en s’emparant de Mossoul (nord) face à des forces gouvernementales en déroute. Il a également pris le contrôle de larges pans du territoire au nord et à l’ouest de Bagdad.
En tant que commandant en chef de l’armée, M. Maliki (un chiite) a cherché à centraliser le contrôle de l’armée dans ses services et joué une part importante dans son affaiblissement, en nommant notamment des commandants choisis pour leur loyauté plutôt que leur compétence, selon plusieurs experts.
La politique de M. Maliki, quand il était Premier ministre, avait suscité l’isolement et le mécontentement de la minorité arabe sunnite. C’est dans les régions arabes sunnites d’Irak que l’EI s’est implanté.
Le groupe contrôle notamment la majeure partie de la province d’Al-Anbar, dont son chef-lieu Ramadi.
L’actuel Premier ministre irakien Haider Al-Abadi a approuvé dimanche le renvoi devant la justice militaire de commandants de l’armée qui avaient ordonné le retrait de cette ville clé contrairement à ses instructions, selon un communiqué officiel.

إيران تستقبل مسؤولين عراقيين متهمين بالفساد

بغداد ــ عثمان المختار
17 أغسطس 2015

يلجأ عدد من المسؤولين العراقيين المتورطين في قضايا الفساد، للسفر إلى إيران هرباً من الإجراءات التي يتخذها رئيس الحكومة العراقية حيدر العبادي، وسط اتهامات للأخير بالتغاضي عن خروج بعضهم، تجنباً لمشكلات قد تمزق التحالف الوطني الحاكم.

وسجلت مطارات بغداد والنجف وكربلاء، 29 رحلة جوية في غضون أسبوع واحد من العراق إلى طهران، وهو ضعف عدد الرحلات المعتادة، وفق مصادر حكومية عراقية.

وأكد عضو بارز في لجنة النزاهة البرلمانية العراقية لـ”العربي الجديد”، “سفر 41 مسؤولاً سياسياً وعسكرياً ومحلياً في المحافظات الجنوبية وبغداد الى إيران منذ نحو أسبوع”، مشيراً إلى أن “غالبية هؤلاء صدرت بحقهم مذكرات استقدام أو استدعاء أو وردت أسماؤهم في تحقيقات بقضايا فساد”.

وبحسب النائب العراقي، الذي رفض الكشف عن هويته، فإن “هناك تسهيلات أو تغاضٍ غير مفهوم عن سفر المسؤولين. كما إن الحكومة لا تقدم أي تفسيرات حول ذلك إلا رغبتها بخروجهم من العراق وابتعادهم عن إجراءات القضاء لتجنب مشاكل أكبر كما في حالة المالكي أو مساعديه”.

وكشف المصدر نفسه أن “زوجة المالكي ونجله وابنتيه غادروا العراق الى إيران بعد يومين من مغادرة المالكي ولا نعلم هل سيعودون أم لا”.


لا تشترط إيران على حملة جواز السفر العراقي من فئات دينية معينة تأشيرة مسبقة

كذلك، فإن من بين الفارين إلى إيران، مدير الاستخبارات العسكرية السابق الفريق حاتم المكصوصي، وقائد الفرقة الثانية في الجيش العميد الركن عبد المحسن فلحي، والشيخ علي الطويرجاوي المفتش العام بمكتب المالكي والمتهم بجرائم غسل أموال وتهريب عملة صعبة الى إيران بالعامين 2011 و2012.

ولا تشترط إيران على حملة جواز السفر العراقي من فئات دينية معينة تأشيرة مسبقة، ما يجعلها أكثر المناطق ملائمه للسفر السريع للمسؤولين المتورطين بالفساد.

وفي السياق ذاته، طالب عضو البرلمان العراقي، محمد الجاف، في حديث لـ” العربي الجديد”، بـ”إغلاق الحدود والمطارات بوجه المسؤولين المطلوبين وأقربائهم من الدرجة الأولى قبل أن تضيع أموال الفقراء من عامة الشعب ببطونهم”.

ويرى مراقبون أن إيران تحاول إنقاذ المالكي ومسؤولين آخرين، لإرسال إشارة الى حلفائها الآخرين بعدم التخلي عن دعمهم، فيما يعرب القيادي في جبهة الحراك الشعبي، محمد عبد الله، عن اعتقاده أن “العبادي يسهل خروج المتهمين لعدم إثارة صراعات داخلية داخل التحالف الوطني، ولإبعاد المسؤولين الفارين عن طريقه مستقبلاً”.

بشار الأسد في حمى دولة الخلافة الإسلامية الإجرامية داعش


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Daechiotte et Assadiotte-3B

بشار الأسد في حمى دولة الخلافة الإسلامية الإجرامية داعش 

Bachar Al-Assad sous la protection de Daech L’état du Califat Islamique

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Halte au silence


Mon pays est assassiné par les racailles

Mon pays est assassiné par les racailles

 

Halte à la violence

Halte à la violence

 

 

Halte aux tueries

Halte aux tueries

 

Halte à l'obscurantisme

Halte à l’obscurantisme

 

Halte à la dictature

Halte à la dictature

 

Etat du Calife Islamique - Daech - ISIS

Etat du Calife Islamique – Daech – ISIS

 

Halte-au-fascisme

Halte-au-fascisme

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