Enfants dans les prisons syriennes: les violations continuent … et sont terrifiantes


Enfants dans les prisons syriennes: les violations continuent … et sont terrifiantes

Al-Modon 12/12/2019

L’organisation des « Avocats et médecins pour les droits de l’homme LDHR » a publié l’un de ses rapports les plus importants sous le titre: «Non aux témoins silencieux: Violations contre les enfants dans les centres de détention en Syrie», coïncidant avec la célébration de la Journée mondiale des droits de l’homme 2019.

Il s’agit du quatrième rapport de la LDHR dans sa série de rapports sur la détention en Syrie. Ce rapport met en évidence les violations sexuelles et physiques contre les enfants dans les centres de détention syriens. Basé sur des examens effectués par des médecins experts de LDHR.

Le rapport est basé sur 10 cas d’enfants et 25 rapports de témoins adultes, et se concentre sur les violations contre les enfants pendant la période de détention. Le rapport montre des preuves de violations graves contre des enfants dans les lieux de détention syriens, notamment des meurtres, des tortures, des violences sexuelles, des détentions arbitraires et la possibilité de disparitions forcées. En outre, la protection des enfants prévue par la Convention relative aux droits de l’enfant, que la Syrie a ratifiée, était pratiquement inexistante avec des violations réelles de toutes les dispositions de la Convention relative aux droits de l’enfant en détention et aux normes internationales minimales de détention, notamment les Règles Mandela, les Règles de Bangkok et les Règles de La Havane.

Parmi les dix rapports médicaux de LDHR pour les survivants qui étaient des mineurs en détention. Neuf d’entre eux avaient dix-sept ans en détention et l’un d’eux avait environ dix ans.
Quatre filles ont subi des violences sexuelles. Trois garçons sur cinq et quatre filles sur cinq sont victimes de nudité forcée.

Neuf sur dix ont subi des violences physiques. Le jeune de 10 ans a été menacé de mort.

Ils ont tous été détenus avec des détenus adultes pendant la majeure partie de leur détention.

Le jeune de 10 ans a été détenu à deux reprises et pendant une semaine à l’isolement.

Durée moyenne de la détention: 438 jours, ce qui constitue une violation flagrante de la deuxième règle de La Havane, qui stipule que la détention des enfants est un dernier recours, et que c’est pour la durée la plus courte possible.

Les conditions de détention mettaient en péril la vie, où les enfants étaient entourés par la maladie et la mort de toutes parts.
Seuls quatre d’entre eux ont comparu devant le tribunal pendant leur détention et aucun d’entre eux n’a comparu immédiatement après leur arrestation.

Aucun d’entre eux n’était en contact avec sa famille à l’extérieur du centre de détention et n’a appelé, parlé ou reçu aucune assistance juridique d’un avocat.

Bien qu’il s’agisse d’un petit groupe de survivants, les résultats sont toujours inquiétants et pourraient nous aider à mieux traiter les mineurs détenus. 100% de ces mineurs souffrent encore d’anxiété, de peur, de troubles du sommeil et de cauchemars. 90% d’entre eux ont déclaré avoir connu des flashbacks, des souvenirs de prise d’assaut fréquents, en plus des effets négatifs sur leurs relations familiales et des conséquences physiques résultant de certains des événements auxquels ils ont été confrontés pendant leur détention. Des symptômes de dépression ont également été observés chez 80% d’entre eux, et étonnamment, 50% d’entre eux ont signalé des pensées ou tentatives de suicide.

La LDHR demande instamment à tous les acteurs de prendre des mesures rapides et énergiques pour protéger et prévenir de telles violations contre les enfants qui se poursuivent en Syrie.

الأطفال في السجون السورية: الانتهاكات مستمرة.. ومرعبة

المدن – عرب وعالم | الخميس 12/12/2019

أصدرت “منظمة محامون واطباء من أجل حقوق الإنسان LDHR” أحد أهم تقاريرها تحت عنوان: “لا للشهود الصامتين: الانتهاكات ضد الأطفال في مراكز الاعتقال في سوريا”، بالتزامن مع احياء اليوم العالمي لحقوق الإنسان للعام 2019.

وهذا هو التقرير الرابع لـLDHR في سلسلة تقاريرها حول الاحتجاز في سوريا. ويسلط هذا التقرير الضوء على الانتهاكات الجنسية والجسدية ضد الأطفال في مراكز الاحتجاز السورية. بناءً على تقييمات التي اجراها الأطباء الخبراء في LDHR.

يستند التقرير على 10 حالات لأطفال و25 تقريراً لشهود عيان بالغين، ويركز على الانتهاكات المرتكبة ضد الأطفال أثناء فترة الاحتجاز. ويُظهر التقرير أدلة على ارتكاب انتهاكات جسيمة ضد الأطفال في أماكن الاحتجاز السورية، بما في ذلك القتل والتعذيب والعنف الجنسي والاعتقال التعسفي واحتمال الاختفاء القسري. بالإضافة إلى ذلك، كانت الحماية المفروضة للأطفال والمنصوص عليها في اتفاقية حقوق الطفل، التي صادقت عليها سوريا، غير موجودة تقريبا مع انتهاكات فعلية لجميع أحكام اتفاقية حقوق الطفل المتعلقة بالأطفال رهن الاعتقال والمعايير الدولية الدنيا للاحتجاز بما في ذلك قواعد مانديلا، وقواعد بانكوك وقواعد هافانا.

من بين عشرة تقارير طبية لـLDHR للناجين الذين كانوا أحداثاً أثناء احتجازهم. كان تسعة منهم قد بلغوا السابعة عشرة من العمر أثناء احتجازهم، وكان أحدهم في سن العاشرة تقريباً.
أربعة من الفتيات تعرضن للعنف الجنسي. تعرض ثلاثة من كل خمسة من الصبية، وأربعة من كل خمس فتيات للعري القسري.

تسعة من عشرة تعرضوا للعنف الجسدي. تم تهديد الفتاة البالغة من العمر 10 سنوات بالإعدام.

تم احتجازهم جميعاً مع السجناء البالغين للقسم الأكبر من فترة احتجازهم.

تم احتجاز الطفلة البالغة 10 سنوات من العمر لمرتين منفصلتين ولمدة أسبوع في الحبس الانفرادي.

متوسط مدة الاحتجاز: 438 يوماً، ما يعتبر انتهاكا صارخا لقاعدة هافانا الثانية والتي تنص على أن يكون احتجاز الأطفال فقط ملاذاً أخيرا، وأن يكون لأقصر مدة ممكنة.

كانت ظروف الاحتجاز مهددة للحياة، حيث كانت تحيط الأمراض والموت بهم من كل الجهات.
مثل أربعة منهم فقط أمام محكمة خلال فترة احتجازهم، ولم يمثل أي منهم أمام محكمة مباشرة بعد اعتقالهم.

لم يكن أي منهم على اتصال مع عائلته خارج المعتقل، كما لم يتصل أو يتحدث أو يتلقى أي منهم أي مساعدة قانونية من أي محام.

على الرغم من أنها مجموعة صغيرة من الناجين، إلا أن النتائج لا تزال مثيرة للقلق، وقد تساعدنا على التعامل بشكل أفضل مع المحتجزين الأحداث. ما زال 100% من هؤلاء الأحداث يعانون من القلق والخوف واضطرابات النوم والكوابيس. كما أفاد 90٪ منهم بالمعاناة من لقطات استرجاعية، وذكريات اقتحاميه متكررة، بالإضافة إلى الأثار السلبية على علاقاتهم العائلية، والعواقب الجسدية التي نتجت عن بعض الأحداث التي واجهوها أثناء فترة احتجازهم. كما لوحظت أعراض الاكتئاب عند 80% منهم، والمثير للدهشة هو أن 50% منهم أبلغوا عن أفكار أو محاولات انتحارية.

تحث LDHR على اتخاذ إجراءات سريعة وقوية من جميع الجهات الفاعلة لحماية ومنع مثل هذه الانتهاكات ضد الأطفال المستمرة في سوريا.

La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles


Certaines “destructions massives” dans des zones d’habitation pourraient “constituer des crimes de guerre”

La-Russie-refuse-de-reconnaitre-les-pertes-civiles-23-12-2015

Du 30.09 au 22.12.2015, les frappes menées par la Russie en Syrie ont fait 2132 morts, dont près d’un tiers 710 victimes civiles: 161 enfants de moins de 18 ans et 104 femmes.

La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles

23 décembre 2015, 18:48 UTC

Les frappes aériennes russes en Syrie ont tué des centaines de civils et causé des destructions massives dans des zones d’habitation, frappant des maisons, une mosquée et un marché très fréquenté, ainsi que des centres médicaux, dans le cadre d’attaques bafouant le droit international humanitaire, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 23 décembre.

Intitulé ‘Civilian objects were not damaged’: Russia’s statements on its attacks in Syria unmasked, ce document met en lumière le lourd tribut que paient les civils lors des frappes russes présumées à travers le pays. Il analyse six attaques perpétrées à Homs, Idlib et Alep entre septembre et novembre 2015, qui ont tué au moins 200 civils et une dizaine de combattants. Il présente des éléments qui laissent à penser que les autorités russes ont menti pour couvrir les dommages causés par les frappes aériennes sur des biens civils – une mosquée et un hôpital de campagne. Il expose également des éléments indiquant l’utilisation par la Russie de bombes à sous-munitions interdites et de bombes non guidées dans des zones d’habitation à forte densité de population.

« Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre, a déclaré Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre.
Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International

« Il est crucial que les violations présumées fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et impartiales. »

Les autorités russes affirment que leurs forces armées ne frappent que des objectifs « terroristes ». Après des attaques ayant selon certaines informations tué des civils, elles ont répondu par le démenti ou par le silence.

Amnesty International a interrogé des témoins et des victimes, et examiné des vidéos et des images des lieux après les attaques, avec l’aide d’experts en armement. Elle a pu identifier ces attaques comme étant des frappes aériennes russes présumées, en croisant les informations précises relatives à chaque attaque avec les déclarations du ministère russe de la Défense annonçant la frappe de cibles « terroristes », ou avec des informations sur la nature des attaques dans les déclarations de témoins.

D’après ses recherches, aucune cible militaire ni aucun combattant ne se trouvait dans l’environnement immédiat. Ces raids ont pu porter atteinte au droit international humanitaire et certains pourraient même constituer des crimes de guerre.

Dans l’une des attaques les plus meurtrières recensées dans le rapport, trois missiles ont été tirés sur un marché très fréquenté dans le centre d’Ariha, dans le gouvernorat d’Idlib, tuant 49 civils. Selon des témoins, en quelques secondes le marché du dimanche s’est transformé en scène de carnage.

« Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés », a déclaré Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local.

Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés.
Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local

Il a vu une femme en pleurs, assise à côté d’une rangée de 40 cadavres alignés. Elle avait perdu son mari et trois enfants. « Ses enfants étaient dans des sacs, littéralement. Je n’arrive pas à m’en remettre », a-t-il déclaré.

Lors d’une autre frappe russe présumée, au moins 46 civils, dont 32 enfants et 11 femmes qui s’étaient mis à l’abri dans le sous-sol d’un immeuble, ont été tués le 15 octobre à al Ghantu, dans le gouvernorat d’Homs. Des images vidéos des lieux après l’attaque ne montrent aucune preuve d’une présence militaire. D’après les experts en armement qui ont analysé ces images, la nature de la destruction pointe du doigt l’utilisation possible d’explosifs contenant un mélange air-combustible (connus sous le nom de « bombes incendiaires »), type d’armes aux effets particulièrement non discriminants lorsqu’elles sont utilisées à proximité de civils.

Dans une autre attaque, cinq civils ont été tués et une dizaine de maisons détruites lorsqu’un missile de croisière à lanceur naval, probablement russe, a frappé des immeubles résidentiels à Darat Izza, dans le gouvernorat d’Alep, le 7 octobre.

« C’était très différent des autres frappes aériennes… Le sol s’est mis à trembler, on aurait dit un tremblement de terre… C’était la pire destruction que j’ai jamais vue… Une mère et ses deux enfants ont été tués dans une maison, et un jeune couple dans une autre. Le couple était marié depuis une semaine », a déclaré un témoin du quartier, qui a confirmé que la zone touchée était résidentielle et qu’aucune base militaire d’aucun groupe armé n’était installée aux alentours.

Les frappes aériennes russes auraient également touché des hôpitaux. Les centres médicaux bénéficient d’une protection spéciale au titre du droit international humanitaire, et les attaquer peut constituer un crime de guerre. D’après un témoin de la frappe à quelques mètres de l’hôpital de campagne de Sermin, à Idlib, les missiles auraient été largués par un avion très sophistiqué, qu’ils n’ont pas vu ni entendu arriver.

La réaction des autorités russes après l’attaque contre la mosquée d’Omar Bin al Khattab, dans le centre de Jisr al Shughour, dans le gouvernorat d’Idlib, le 1er octobre, fait s’interroger sur les méthodes qu’elles sont prêtes à déployer pour saper toute critique de leurs opérations. Lorsque des informations et des photos de la mosquée détruite ont été divulguées, les autorités russes ont parlé de « canular » et diffusé une image satellite dans le but de prouver que la mosquée était toujours intacte. Cependant, la mosquée présentée sur l’image n’était pas celle détruite lors de l’attaque.

« En faisant passer l’image satellite d’une mosquée intacte pour une autre qui avait été détruite, les autorités russes ont réalisé un tour de passe-passe en vue d’esquiver les reproches et la surveillance de leurs agissements en Syrie.  Cela fait douter de leur volonté d’enquêter en toute bonne foi sur des violations présumées. Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire », a déclaré Philip Luther.

Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire.
Philip Luther

Depuis qu’un avion de chasse russe a été abattu par l’aviation turque le 24 novembre, le ministère russe de la Défense a encore restreint les informations sur sa campagne en Syrie.

Par ailleurs, Amnesty International a recueilli des éléments de preuve, dont des photos et des vidéos, qui laissent à penser que les Russes ont utilisé des bombes non guidées dans des zones civiles à forte densité de population, ainsi que des armes à sous-munitions prohibées par le droit international.

Parce qu’elles sont non discriminantes par nature, les armes à sous-munitions ne doivent être employées en aucune circonstance. Chacune disperse une multitude de petites bombes sur une zone de la taille d’un terrain de football. En raison du nombre élevé de bombes qui n’explosent pas, la menace pour les civils perdure pendant des années après leur utilisation initiale. L’usage répété de bombes non guidées à proximité de zones fortement peuplées de civils bafouerait l’interdiction des attaques menées sans discrimination.

« La Russie doit en finir avec les attaques menées sans discrimination et autres attaques illégales. Elle doit cesser toute utilisation d’armes à sous-munitions et cesser de larguer des bombes non guidées sur des zones civiles », a déclaré Philip Luther.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/12/syria-russias-shameful-failure-to-acknowledge-civilian-killings/
aa611df6-baaa-4c9f-92b0-76d385cdcf4f

Bombardement de la Ghouta décembre 2015

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raid russe sur la ville d’Idleb dim 20 12 2015

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أطفال ونساء ورجال يسقطون صرعى قصف الطيران الروسي لإدلب 441

مجزرة ارتكبها الطيران الروسي ضد أطفال ونساء ورجال سقطوا صرعى جراء قصف الطيران الروسي على إدلب- Des enfants, des femmes et des hommes tués suite à un raid de l’aviation russe sur Idleb (le 20.12.2015)

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Drapeau de la révolution syrienne 2015

violations systématiques et flagrantes” des droits de l’homme de la part des autorités syriennes.


 

 

Le Point.fr – Publié le 20/11/2013 à 07:27

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution dénonçant des “violations systématiques et flagrantes” des droits de l’homme de la part des autorités syriennes.

SOURCE AFP
 

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté mardi une résolution dénonçant des “violations systématiques et flagrantes” des droits de l’homme de la part des autorités syriennes et des milices pro-gouvernementales “chabbiha”. Cette résolution non contraignante a été adoptée par 123 voix pour, 13 contre (dont la Russie et la Chine) et 46 abstentions. Il s’agit de la troisième résolution du genre depuis le début du conflit en Syrie. L’an dernier, un texte similaire avait recueilli 135 voix pour, 12 contre et 36 abstentions. Outre Moscou et Pékin, l’Iran, Cuba, le Venezuela et la Corée du Nord ont voté contre.

Le texte, soutenu notamment par des pays européens et arabes ainsi que les États-Unis, “condamne fermement l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et en particulier le massacre dans la Ghouta” (banlieue de Damas) perpétré le 21 août dernier. Sans incriminer directement Damas, l’Assemblée note que, selon un rapport d’experts de l’ONU, les munitions chimiques tirées le 21 août l’ont été “depuis des positions tenues par le gouvernement et en direction de zones tenues par l’opposition”. Le texte “encourage” le Conseil de sécurité à faire appel à la justice internationale pour sanctionner les auteurs de crimes contre l’humanité commis en Syrie, dont le massacre de la Ghouta. Le Conseil peut saisir la Cour pénale internationale de la situation en Syrie, mais ses profondes divisions l’ont empêché de le faire jusqu’à présent.

La résolution demande “à toutes les parties de mettre fin immédiatement à toute violation des lois humanitaires internationales” et elle “condamne toute violence d’où qu’elle vienne”. Le texte vise nommément les autorités syriennes et les milices pro-gouvernementales “chabbiha”. Il “condamne fermement” l’intervention de combattants étrangers dans le conflit syrien, “en particulier le Hezbollah” libanais qui appuie les forces gouvernementales. Lors du débat, le représentant permanent syrien Bachar Jaafari a accusé une nouvelle fois l’Arabie saoudite et le Qatar de “soutenir des terroristes” en Syrie. Il a affirmé que l’Arabie saoudite était “le seul pays au monde à ne pas avoir annoncé officiellement son soutien à la conférence (de paix) de Genève” que l’ONU s’efforce de convoquer pour amorcer une transition politique en Syrie.

 

Jugement du dictateur pour des "Crimes de Guerre"

Jugement du dictateur pour des “Crimes de Guerre”

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