Syrie. Carnage et dévastation à Raqqa après la « guerre d’anéantissement » dirigée par les États-Unis


  • Amnesty International a enquêté sur le terrain dans la ville dévastée.
  • La coalition dirigée par les États-Unis a utilisé de nombreuses munitions explosives imprécises dans des zones peuplées de civils.
  • Même les bombes de précision de la coalition ont fait un nombre effroyable de victimes parmi la population civile.
  • La coalition a tué des centaines de civils pour finalement laisser partir les combattants de l’État islamique. 

Au milieu des ruines de Raqqa, les habitants ne comprennent pas pourquoi les forces de la coalition menée par les États-Unis ont détruit la ville, tuant des centaines de civils, dans le but de la « libérer » du groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI), a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport publié à la veille du premier anniversaire du lancement de cette offensive. 

Les chercheurs de l’organisation se sont rendus sur 42 sites touchés par des frappes aériennes de la coalition aux quatre coins de la ville dévastée et ont interrogé 112 habitants ayant survécu au carnage et perdu des proches. 

Les récits détaillés figurant dans le rapport Syrie. La « guerre d’anéantissement » a fait des ravages dans la population civile à Raqqa mettent sérieusement à mal les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles ses forces ont fait le nécessaire pour limiter au maximum les pertes civiles. Ce rapport donne quatre exemples emblématiques de familles civiles qui ont été lourdement touchées par les bombardements aériens incessants. À elles quatre, elles ont perdu 90 proches et voisins – dont 39 d’une même famille –, presque tous tués par des frappes de la coalition. 

Ces cas sont loin d’être isolés et prouvent clairement que de nombreuses attaques de la coalition ayant fait des morts et des blessés parmi les civils et détruit des habitations et des infrastructures ont bafoué le droit international humanitaire.

« Quand tant de civils sont tués attaque après attaque, c’est clairement qu’il y a un problème ; cette tragédie est en outre aggravée par l’absence d’enquêtes, plusieurs mois après les faits. Les victimes méritent que justice leur soit rendue », a déclaré Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies.

Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise

« Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies. 

« Durant les quatre années où il a contrôlé la ville, l’EI a commis de nombreux crimes de guerre. Toutefois, ces violations – dont l’utilisation de civils comme boucliers humains – ne dégagent pas la coalition de son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les dommages infligés aux civils. C’est l’utilisation répétée d’armes explosives dans des zones d’habitation, où la coalition savait pourtant que des civils étaient piégés, qui est la cause de la dévastation de la ville et du nombre si important de morts et de blessés. Même avec des armes de précision, tout repose dans le choix des cibles. »

Une « guerre d’anéantissement » 

Peu avant le lancement de cette campagne militaire, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, avait promis une « guerre d’anéantissement » de l’EI.

L’opération menée par la coalition sous la direction des États-Unis du 6 juin au 12 octobre 2017 pour chasser l’EI de sa « capitale » autoproclamée, Raqqa, a fait des milliers de morts et de blessés parmi la population civile et a détruit la majeure partie de la ville. Des habitations, des bâtiments publics et privés et des infrastructures ont été réduits à l’état de ruines ou trop endommagés pour pouvoir être réparés.

Les habitants se sont trouvés piégés tandis que les combats faisaient rage dans les rues de Raqqa entre les militants de l’EI et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) sous direction kurde, soutenus par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie incessants de la coalition. L’EI a placé des mines sur les voies de sortie de la ville et a tiré sur les personnes qui essayaient de s’enfuir. Plusieurs centaines de civils ont été tués chez eux ou dans les lieux où ils s’abritaient, ou ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de fuir.

Les forces américaines, britanniques et françaises de la coalition ont conduit des dizaines de milliers de frappes aériennes et les forces américaines ont reconnu avoir procédé à 35 000 tirs d’artillerie pendant l’offensive sur Raqqa. Plus de 90 % des frappes aériennes ont été menées par les forces américaines.

« Un haut responsable militaire américain a déclaré que jamais autant d’obus n’avaient été tirés sur un même lieu depuis la guerre du Viêt-Nam. Les tirs d’obus n’étant précis qu’à 100 mètres près, il n’est pas étonnant que les victimes civiles aient été si nombreuses », a déclaré Donatella Rovera. 

Un carnage parmi la population civile

Le rapport d’Amnesty International mentionne des victimes de tous milieux socioéconomiques et de tous âges (la plus jeune étant une petite fille d’un an et la plus âgée un octogénaire respecté). Certaines ont été contraintes de rester dans la ville car elles étaient trop pauvres pour payer des passeurs pour les faire sortir ; d’autres sont restées car, ayant travaillé toute leur vie, elles avaient trop à perdre en laissant leur maison ou leur entreprise derrière elles.

Leurs histoires poignantes et l’ampleur des pertes contrastent fortement avec les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour limiter le nombre de victimes civiles. En septembre 2017, au plus fort du conflit, le général de corps d’armée Stephen Townsend, commandant américain de la coalition, a écrit qu’il n’y avait « jamais eu une campagne aérienne plus précise dans toute l’histoire des conflits armés ». 

Ce n’est pas ce que disent les habitants de Raqqa, comme Munira Hashish, qui a survécu à une frappe aérienne : « Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

« Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

Les quatre familles dont il est question dans le rapport ont vécu un calvaire.

La famille Aswad est une famille de commerçants qui avaient travaillé dur toute leur vie pour se construire une maison à Raqqa. Certains de ses membres sont restés pour protéger leurs biens des pillages, trouvant refuge à la cave. Cependant, le 28 juin, une frappe aérienne de la coalition a détruit le bâtiment, tuant huit civils – en majorité des enfants. Un autre membre de la famille a perdu la vie en marchant sur une mine posée par l’EI quand il est revenu dans la ville plusieurs jours plus tard pour essayer de récupérer les corps. 

Bien qu’elle ait tenté à plusieurs reprises de fuir, la famille Hashish a perdu au mois d’août 17 de ses membres en l’espace de deux semaines, principalement des femmes et des enfants. Neuf ont été tués par une frappe aérienne de la coalition, sept sont morts en tentant de fuir sur une route minée par l’EI, et deux autres ont été victimes d’un tir de mortier des FDS.

Le cas de la famille Badran est peut-être celui qui illustre le mieux le calvaire vécu par les civils piégés à Raqqa. En quelques semaines, 39 membres de cette famille ont été tués lors de quatre frappes aériennes distinctes menées par la coalition, alors que la famille tentait désespérément d’éviter les lignes de front très mouvantes en changeant régulièrement d’endroit dans la ville.

« Nous pensions que les forces qui venaient chasser Daesh [l’EI] savaient ce qu’elles faisaient et s’en prendraient à Daesh en épargnant les civils. Nous étions naïfs. Quand nous avons réalisé à quel point la situation était devenue dangereuse partout, il était trop tard ; nous étions piégés », a déclaré Rasha Badran à Amnesty International. Après avoir tenté de fuir à plusieurs reprises, elle et son mari ont finalement réussi à s’échapper ; ils ont perdu toute leur famille, dont leur unique enfant, une petite fille d’un an prénommée Tulip, dont ils ont enterré le petit corps près un arbre.

Ruines à Raqqa

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

 

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/06/syria-raqqa-in-ruins-and-civilians-devastated-after-us-led-war-of-annihilation/

Syria: Raqqa in ruins and civilians devastated after US-led ‘war of annihilation’

سوريا: مدينة الرقَّة تحولت إلى أنقاض والمدنيون يعانون أهوال الدمار في أعقاب “حرب الإبادة” التي يشنُّها التحالف بقيادة الولايات المتحدة

Advertisements

قوات النظام تنهب مدينة حرستا في الغوطة الشرقية


Pillage de la ville de Harasta à la Ghouta Orientale, par les forces militaires du régime, après le déplacement forcé de la population civile

بعد-تهجير-سكانها-النظام-ينهب مدينة-حرستا-آذار-٢٠١٨

بعد تهجير سكانها نحو الشمال…النظام ينهب مدينة حرستا في الغوطة الشرقية

المرصد السوري لحقوق الإنسان كان رصد يوم الاثنين،ن عناصر من المسلحين الموالين للنظام وعناصر آخرين من قوات النظام، عمدوا إلى نهب ممتلكات مواطنين في المناطق التي تمكنت قوات النظام من السيطرة عليها، منذ الـ 25 من شهر فبراير / شباط من العام الجاري 2018، وأكدت المصادر أن عمليات التعفيش جرت في ممتلكات مواطنين من منازل ومحال تجارية وسيارات وآليات، بالإضافة لعمليات النهب التي جرت في الممتلكات والمقار العسكرية في المناطق التي سيطرت عليها قوات النظام والمسلحين بقيادة ضباط ومستشارين روس، والتي وصلت إلى الآن لأكثر من 90.5% من مساحة مناطق سيطرة الفصائل في غوطة دمشق الشرقية، بالإضافة لاستشهاد وإصابة الآلاف ، حيث كان نشر المرصد السوري قبل ساعات أنه ارتفع إلى 1644 بينهم 344 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و213 مواطنة، عدد الشهداء المدنيين الذين قضوا منذ الـ 18 من شباط / فبراير الفائت، خلال تصعيد عمليات القصف الجوي والمدفعي على مدن وبلدات دوما وحرستا وعربين وزملكا وحمورية وجسرين وكفربطنا وحزة والأشعري والأفتريس وأوتايا والشيفونية والنشابية ومنطقة المرج ومسرابا ومديرا وبيت سوى وعين ترما ومناطق أخرى في الغوطة الشرقية المحاصرة، كما تسبب القصف خلال هذه الفترة التي استكملت أسبوعين منذ انطلاقتها، في إصابة أكثر من 5420 مدني بينهم مئات الأطفال والمواطنات بجراح متفاوتة الخطورة، فيما تعرض البعض لإعاقات دائمة، كذلك لا تزال جثامين عشرات المدنيين تحت أنقاض الدمار الذي خلفه القصف الجوي المدفعي والصاروخي من قبل قوات النظام على غوطة دمشق الشرقية، ومن ضمن المجموع للشهداء الذين وثقهم المرصد السوري لحقوق الإنسان 1112 مدنياً بينهم 203 أطفال دون سن الثامنة عشر و130 مواطنة، ممن استشهدوا ووثقهم المرصد السوري منذ صدور قرار مجلس الأمن الدولي، الذي لم يفلح مرة جديدة في وقف القتل بحق أبناء غوطة دمشق الشرقية، كما تسبب القصف بوقوع آلاف الجرحى والمصابين، حيث لا تزال أعداد الشهداء قابلة للازدياد بسبب وجود جرحى بحالات خطرة.

 

Des unités spéciales tchétchènes, envoyées en Syrie


 

 

En Syrie, la Russie prépare déjà l’après-Alep

Des unités spéciales tchétchènes, envoyées en Syrie, vont être chargées d’une mission de police militaire.

LE MONDE |  09.12.2016 à 06h46 • Mis à jour le 09.12.2016 à 07h20 |Par  Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

Un soldat russe dans le quartier d’Hanono à Alep le 4 décembre.

Quartier après quartier, l’armée syrienne soutenue par ses alliés russe et iranien continue de progresser dans la partie orientale d’Alep. « Plus de 70 % du territoire [de la ville] contrôlé par les rebelles a été libéré », s’est félicité, dans un communiqué, jeudi 8 décembre, le ministre de la défense russe.

Tandis que les rebelles sont de plus en plus acculés dans les dernières poches de résistance à l’est de cette cité symbole du terrible conflit qui ravage le pays depuis cinq ans, Moscou prépare l’après. Des unités spéciales tchétchènes ont ainsi été envoyées en Syrie, pour accomplir une mission de « police militaire » et sécuriser la base aérienne russe située à Hmeimim, dans la province de Lattaquié.

Des dizaines de soldats suréquipés s’apprêtant à embarquer sur une piste aérienne sont apparus dans une vidéo rendue publique le 6 décembre et diffusée, jeudi, par un site Internet lié au ministère de la défense, et par des médias russes.

« Ramzan, qu’est-ce tu fais ? Rouslan, t’as décidé d’y aller ? », entend-on sur la bande. « Oui, j’ai décidé d’y aller », répond un militaire. « Qu’Allah vous protège », poursuit la voix. Filmés par un téléphone portable, ces hommes, qui s’exprimaient en langue tchétchène, appartiennent aux bataillons « est » et « ouest » établis sur la base russe de Khankala, à l’est de Grozny, la capitale de la Tchétchénie, une république autonome de Russie à majorité musulmane. Tous arborent des bérets rouges et un nouvel insigne sur leur bras, « MP », pour police militaire.

L’accès à la totalité de l’article est protégé. Déjà abonné ? 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/12/09/en-syrie-la-russie-prepare-deja-l-apres-alep_5046052_3218.html#eu4pQDsOCUMag1YC.99

2- Sergueï Lavrov annonce l’arrêt des frappes syriennes à Alep

L’armée syrienne a interrompu ses combats à Alep pour permettre l’évacuation de plusieurs milliers de civils, a annoncé le ministre des affaires étrangères de la Russie.

Le Monde.fr avec AFP |  08.12.2016 à 19h46 • Mis à jour le 09.12.2016 à 00h39

Des Alépins retournent dans les quartiers de la ville repris récemment par l’armée syrienne.
Des Alépins retournent dans les quartiers de la ville repris récemment par l’armée syrienne. GEORGE OURFALIAN / AFP

L’armée syrienne a interrompu ses combats à Alep pour permettre l’évacuation de plusieurs milliers de civils, a annoncé jeudi 8 décembre Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères de la Russie« Je peux vous dire qu’aujourd’hui les opérations de combat de l’armée syrienne ont été interrompues dans l’est d’Alep parce qu’il y a une grande opération en cours pour l’évacuation des civils », a-t-il précisé en marge d’une réunion de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Allemagne, cité par les agences russes. 

« Il va y avoir une colonne d’évacuation de 8 000 personnes, leur itinéraire fait 5 kilomètres », a poursuivi M. Lavrov. Interrogé par des journalistes, Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche, a estimé que « c’est une indication que quelque chose de positif pourrait se produire ».

Des plans d’évacuation

Le chef de la diplomatie russe a par ailleurs annoncé que des tractations militaires et diplomatiques russo-américaines se tiendront samedi à Genève « pour terminer le travail (…) définissant les moyens de résoudre les problèmes de l’est d’Alep ». Ces tractations étudieront notamment des plans d’évacuation des combattants rebelles et des civils qui le souhaitent, selon le chef de la diplomatie russe.

M. Lavrov et son homologue américain John Kerry se sont brièvement entretenus jeudi en marge de la réunion de Hambourg, mais un responsable américain a dit qu’il n’y avait pas eu « de progrès ni de conclusion à propos d’Alep »Les deux hommes s’étaient déjà vus la veille au soir sans aboutir à une réelle avancée sur un projet de cessation des combats et d’évacuation des rebelles et civils d’Alep, où la rébellion est sur le point de perdre ses derniers bastions face aux troupes du régime syrien soutenues par la Russie et l’Iran.

L’annonce de M. Lavrov est faite alors que six pays occidentaux, dont les Etats-Unis, ont appelé mercredi à un « cessez-le-feu immédiat » devant la « catastrophe humanitaire » dans la ville, exhortant la Russie et l’Iran à « user de leur influence » sur le régime syrien pour y parvenir.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a demandé jeudi la reprise du dialogue. Il est « temps désormais d’envisager sérieusement la possibilité d’une relance des discussionspolitiques », a-t-il dit aux journalistes après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/12/08/serguei-lavrov-annonce-un-arret-des-frappes-a-alep_5045962_1618247.html#OHi56ouQoCiwvEzW.99

مدينة «الرقة» منطقة عسكرية – Assaut imminent pour libérer la ville d’Al-Raqqa ..


Victoire

Victoire

تمهيداً لاقتحامها .. “أبو عيسى” يعلن مدينة الرقة منطقة عسكرية

2015-10-29

الرقة لواء ثوار الرقة بركان الفرات داعش ميليشيا الوحدات الكردية

أعلن “أبوعيسى” قائد لواء ثوار الرقة إحدى فصائل الجيش السوري الحر المنضوية في “غرفة عمليات بركان الفرات” أن مدينة الرقة منطقة عسكرية، تمهيداً لبدء عملية عسكرية شاملة في المحافظة التي يسيطر عليها تنظيم الدولة الإسلامية “داعش”٠
“أبو عيسى” وفي بيان له مسجل بث على موقع “يوتيوب” وصف معركة تحرير الرقة من “داعش” بالمصيرية والتاريخية؛ التي ينتظرها السوريين والعالم وفق قوله٠
وأكد “ابو عيسى” أن إطلاق ساعة الصفر للعملية العسكرية لتحرير مدينة الرقة قريبةً جداً ، داعياً المدنيين إلى الإبتعاد عن مواقع ومراكز تنظيم داعش٠
هذا وأعلن “لواء ثوار الرقة” في الأول من الشهر الحالي ، عن تشكيل “جيش العشائر” المكون من أبناء العشائر العربية في منطقة تل أبيض، بهدف القتال ضد النظام وتنظيم “داعش” في الرقة، وذلك ضمن غرفة عمليات “بركان الفرات” التي تم تشكيلها مطلع العام الحالي بهدف قتال تنظيم “داعش”، والمكونة من فصائل تتبع الجيش الحر إضافة إلى ميليشيا وحدات الحماية الكردية٠
والجدير بالذكر أن “لواء ثوار الرقة” يُقاتل “داعش” منذ شهور إلى جانب ميليشيا “وحدات حماية الشعب الكردية” في منطقة عين العرب / كوباني التابعة لمحافظة حلب، و مدينة “تل أبيض” العربية بريف الرقة الشمالي، والتي أعلنتها ميليشيا الوحدات مؤخراً “مقاطعة” كردية.
يشار أيضاً أن تنظيم الدولة الإسلامية “داعش” سيطر على كامل مدينة الرقة في بداية العام الماضي، بعد معارك مع فصائل الجيش الحر٠

En préparation de l’assaut imminent de la ville d’Al-Raqqa .. “Abou Issa,” déclare la ville « zone militaire »

“Abu Issa,” commandant des brigades révolutionnaires d’Al-Raqqa, l’une des factions de l’Armée syrienne libre (ASL) affiliés à la « salle des opérations du Volcan de l’Euphrate » a annoncé que la ville est considérée comme « zone militaire », en préparation du début de l’opération militaire de grande envergure dans la province contrôlée par l’organisation de l’État islamique « Daech ».
“Abou Issa” Dans une déclaration enregistrée et diffusée sur le site YouTube décrit la bataille pour libérer Al-Raqq de « Daech » comme décisive et historique; attendue par les syriens et le monde. syrienne.

Il a souligné que le lancement de l’heure zéro de l’opération militaire pour libérer la ville est imminent, appelant les civils à rester à l’écart des locaux et sites de l’organisation de « Daech ».

Par ailleurs, le brigade des révolutionnaires d’Al-Raqqa, a annoncé la formation de « l’armée des tribus » le 1er du mois d’octobre, composée de membres des tribus arabes à Tel Abiyadh, qui a comme objectif de lutter contre le régime et l’organisation de « Daech », dans le cadre d’une salle d’opération du « Volcan de l’Euphrate » qui a été formée au début de cette année en vue de lutter contre l’organisation de « Daech » et est composée de factions de l’ASL ainsi que des « unités de protection populaire kurde ».
Il est à noter que les révolutionnaires des « Brigades d’Al-Raqqa » combat « Daech » depuis des mois, aux côtés des « unités de protection populaire kurde » (PYD), dans la zone de Aïn Al-Arab/Cobani, située dans la province d’Alep, et de la ville arabe de « Tell Abiyadh » dans la province du nord de Raqqa, déclaré par les « unités de protection populaire kurde » comme canton Kurde.
En outre, l’organisation de l’Etat islamique « Daech » a étendu sa domination sur toute la ville de Raqqa au début de l’année 2014, suites aux batailles avec les factions de l’armée libres (ASL).

Limites de l’intervention militaire russe en Syrie et les perspectives ../ حدود التدخل العسكري الروسي في سورية.. وآفاقه


Centre arabe pour les recherches et les études politiques

Azmi Bechara

22 septembre 2015

Après avoir donné des signaux multiples, qui insinuent une volonté de soutenir une solution politique à la crise syrienne, la Russie est revenue sur sa position pour confirmer qu’elle rejette le départ du président syrien, Bachar Al-Assad, le considérant comme faisant partie du processus de transition selon la déclaration de « Genève 1 ». Comme il se trouve que la souplesse qu’elle a manifestée, au cours de l’année écoulée n’était que des tactiques politiques, visant à absorber les succès militaires atteints par l’opposition armée syrienne sur le terrain, d’une part, et l’utilisation de ses contacts avec l’opposition a dissimulé l’orientation implicite pour élever le niveau de soutien au régime syrien, qui a été traduit, début Septembre, par une intervention militaire directe, qui annonce une répercussion, politique et militaire.

La Russie a maintenu une vieille présence militaire en Syrie, dont des dizaines de Marins dans la base de Tartous utilisé, de temps à autre, par les Russes comme plate-forme pour faire le plein de fournitures et de carburant, elle y maintient également des conseillers et des formateurs, dont les estimations varient sur leurs nombres, allant probablement  entre 500 – 1000 entraîneurs et un conseiller militaire, situés dans les sites de recherches, de zones militaires ou des installations de fabrication militaire. Bien que Moscou considère son ingérence actuelle comme une extension de sa vieille présence, cependant les images satellite publiées par différents médias dévoilent le début d’une activité pour édifier une base militaire russe à l’aéroport de Hmimim (ou : Basil Al-Assad), qui est environ à 22 kilomètres au sud de la ville de Lattaquié, dont des travaux en cours pour l’expansion des pistes pour réhabiliter l’aéroport, afin de recevoir de grands avions cargo et des résidences préfabriquées pour accueillir les soldats. Moscou a également envoyé à la nouvelle base militaire : six modèles modernes du char T-90, 15 canons Hawtzer, 35 véhicules blindés et 200 soldats de la Marine russes, pour la protection.

Malgré que la Russie insiste sur le fait que la nature de sa présence militaire en Syrie n’a pas changé, qu’elle est principalement constituée « d’experts qui fournissent une assistance dans le cadre de la fourniture d’armes russes à la Syrie et qui vise à lutter contre le terrorisme », le mouvement des avions cargos montre que l’intervention militaire russe en Syrie croît chaque jour et prend des formes diverses: forces spéciales, intervention rapide, des experts, formateurs et consultants, ainsi que fournir au régime syrien de l’équipement et des armes à capacité destructrice élevée, utilisées,  au cours des derniers jours, dans le bombardement des villes de Raqqa et d’Alep. Des sites de l’opposition syrienne ont publiés dernièrement des clips vidéo montrant la participation de troupes russes dans le bombardement de sites militaires appartenant à l’opposition armée dans les montagnes de Lattaquié (appelé les zones des Turkmènes et des Kurdes). Les réseaux sociaux et médias ont également publiés des images de soldats russes, dans certains points de confrontation militaire dans les montagnes de la côte (Slenfeh) et de Sahl El-Ghab.

Raisons de l’intervention

Au cours des cinq dernières années, c’est à dire depuis le déclenchement de la révolution, la Russie a fourni au régime syrien une couverture politique et diplomatique actif, qui a protégé le régime syrien de toutes formes de condamnation juridique et politique, au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. En dépit de leur participation à la rédaction de la déclaration de Genève le 30 Juin 2012, qui prévoyait la composition de l’autorité exécutive de transition au pouvoir, comme une étape indispensable et nécessaire pour résoudre politiquement la crise, la Russie a cherché à imposer sa propre interprétation, insistant pour considérer Al-Assad comme faisant partie de la phase transitoire, liant, ensuite, son sort et sa continuité au pouvoir à « la volonté du peuple. » Entretemps, Moscou a pris à sa charge la mission de diviser l’opposition, a cherché, également, à vider la reconnaissance internationale de la Coalition nationale de l’opposition syrienne, en tant que représentant des forces de la révolution et de l’opposition, de son contenu, en appelant à des conférences de dialogue (Moscou 1 et 2) pour fabriquer une opposition plus proche de ses positions. Cependant, les progrès réalisés par l’opposition armée, dans la première moitié de 2015, ont provoqué l’échec de ces efforts, et ont poussé l’Arabie Saoudite en particulier, vers une démarche diplomatique.

Sous le slogan de lutte contre « l’organisation terroriste de l’Etat islamiste – Daech » Moscou a appelé à la création d’une large coalition, comprenant à la fois le régime syrien, incrusté de quelques membres de l’opposition, l’Arabie saoudite, la Turquie et la Jordanie. À cette fin, Moscou a réussi à organiser,  en Juillet dernier, une rencontre entre le premier responsable de la sécurité syrienne, le Général Ali Mamlouk et le ministre de la défense saoudien le prince Mohammed Ben Salman à Jeddah. Quand les efforts russes ne sont pas parvenues à persuader l’Arabie Saoudite pour accepter la formule de la Russie pour une solution en Syrie, elle a intervenu directement aux côtés du régime, pour empêcher son effondrement brutal et soudain, après avoir atteint un stade avancé de faiblesse et d’épuisement à cause des frappes des factions anti-régime, aux tendances islamistes et de Daech en même temps, conduisant à la perte de Moscou, de tous ses investissements politiques dans la crise syrienne, notamment dans les zones contrôlées par le régime, au bénéfice de l’Iran et Hezbollah.

La Russie a choisi des circonstances régionaux et internationaux pour une intervention appropriée et justifiée par l’incapacité de la coalition internationale, un an après le début des frappes en Syrie, à l’affaiblissement de « l’organisation de l’E.I. », et l’échec de l’Amérique à former un partenaire  acceptable et équipé sur place, pour y faire face sur le terrain. Pour couvrir sa participation aux côtés du régime syrien, Moscou a proposé à Washington sa coordination dans la « guerre contre le terrorisme » en Syrie, une offre, que l’administration d’Obama, obsédé par l’affrontement de l’organisation « Daech », n’a pas rejeté. Pour rassurer davantage Washington, le président russe Vladimir Poutine a coordonné, selon les médias israéliens, ses démarches en Syrie, avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, un autre nouveau signal sur la profondeur de la relation et de coopération reliant Moscou et Tel-Aviv, qui était la première station étrangère de Poutine, après sa réélection en 2012.

Cette démarche russe a coïncidé avec la grande vague de migration des exilés syriens vers l’Europe, produisant un nouveau discours européenne (Allemagne, Autriche, Espagne, Grande-Bretagne et Hongrie) appelant à une coopération avec la Russie, pour trouver une solution urgente, et arrêter le flux de réfugiés, même si cela nécessite l’ouverture avec Assad ou d’abandonner la demande de son départ dans un avenir prévisible. À l’échelle régionale, la Russie a profité de la préoccupation des Etats soutenant l’opposition syrienne par d’autres questions plus pressantes, pour laisser passer son ingérence, sans grande réaction; car le gouvernement du Parti de Justice et du Développement en Turquie était occupé par sa lutte contre le PKK et les élections anticipées, tandis que, pour l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe, le dossier yéménite a une priorité absolue.

Conséquences et résultats

Malgré le sentiment de force trompeuse montrée par le régime syrien, à la suite de rapports généralisés de l’intervention militaire russe en sa faveur, les déclarations de ses responsables pour « retourner la table », et de changer les équations politiques et militaires, l’intervention russe  ne ferait pas une grande différence dans l’équilibre des forces établies actuellement, sur le terrain, vu que son objectif reste confinée pour éviter la chute du régime et non pas la restitution de terres et villes perdues dernièrement par le régime, ce que l’Iran n’a pas réussi à le faire, y compris toutes les milices sectaires opérant pour son compte. L’intervention russe continuera, probablement, à être limitée à Damas et à la région du Sahel (les côtes), dont la Russie attache une importance particulière, comme étant un accès maritime sur la Méditerranée, dans laquelle, elle a des privilèges exclusifs (25 ans) lui permettant d’explorer dans les eaux territoriales syriennes, du pétrole et du gaz, conformément à l’accord signé entre le régime et le gouvernement russe fin 2013. Par conséquent, l’intervention russe  peut contribuer à consolider les positions du régime empêchant son effondrement, à remonter le moral de ses troupes et de son milieu populaire, de bloquer les efforts de l’opposition pour contrôler la côte et la montagne dans la zone de Sahl El-Ghab, mais il ne réussira jamais à récupérer les zones devenues hors son contrôle, car il est difficile d’imaginer une intervention des troupes militaires russes sur le terrain, dans des zones contrôlées par l’opposition. Ainsi, l’intervention russe ne fera que conduire à une prolongation du conflit, et augmenter la souffrance des Syriens.

Si nous passions outre les répercussions sur le terrain, la Russie tente, à travers son intervention militaire, d’imposer une nouvelle vision pour une solution, où elle peut saper la déclaration « de Genève 1 », le liant, selon les dernières déclarations de Poutine, aux élections parlementaires « anticipées », et à la formation d’un gouvernement qui comprend ce qu’il a appelé « l’opposition rationnelle » sous la direction de Assad. Les déclarations du ministre américain de l’extérieur, John Kerry, sur l’éventualité  de la présence d’Assad dans les négociations pour une durée indéterminée, ont augmenté les craintes de l’opposition syrienne, en termes de flexion des États-Unis et des pays occidentaux face à la vision russe et les moyens pour résoudre la crise en Syrie, en acceptant sa proposition impossible, de réhabilitation le régime, et son adoption en tant que partenaire sur le terrain dans la guerre contre l’organisation de l’État Islamiste.

Enfin, l’opposition syrienne est confrontée à une évolution politique et militaire, qui ne verse pas en sa faveur. Pour faire face à la situation, elle a besoin d’unifier l’effort politique et militaire dans un même flux, avec un bras militaire, politique et médiatique, et de traiter avec les deux présences militaires russes et iraniens, comme une occupation étrangère directe et explicite, elle a besoin de lancer une sorte de mouvement de libération nationale, avec un programme démocratique unifié, pour couper la route sur les tentatives de procrastination de la lutte du peuple syrien et ses sacrifices, ou l’adoption de solutions partielles qui ne répondent pas aux aspirations et aux objectifs de la révolution, et aller vers la résistance contre la présence militaire russe, par tous les moyens disponibles, surtout que l’opinion publique russe semble très sensible aux pertes et aventures dans les zones de crises, qui ne constituent pas pour lui une priorité, mais à l’inverse, qui lui rappellent des souvenirs amers de l’Afghanistan.

Version en arabe / البحث باللغة العربية

http://www.alaraby.co.uk/opinion/2015/9/22/التدخل-العسكري-الروسي-في-سورية

Ne-touche-pas-à-ma Syrie

Ne-touche-pas-à-ma Syrie

%d bloggers like this: