À propos de Staffan de Mistura et de l’éthique internationale


Emissaires-de-l'ONU-pour-la-Syrie-Brahimi-Annan-Mistura

Ziad Majed
20 octobre 2018

M. Staffan de Mistura, l’envoyé du Secrétaire général spéciale de l’Organisation des Nations Unies en Syrie, a annoncé qu’il renoncera à son poste fin novembre prochain, après avoir passé plus de quatre ans pendant lesquels il a passé en tournée dans les capitales, a tenu des réunions, en libérant des déclarations, cumulant des revenus, des privilèges diplomatiques et d’emploi, sans que son nom ne soit associé à une seule réalisation ou à une position stricte ou même à une solide initiative inspirée par les résolutions de l’ONU adoptées au cours de ses années de fonctions.

Par dessus tout, De Mistura quitte son travail après avoir contribué à transformer les négociations sur la prétendue paix syrienne à Genève entre le régime d’Assad et son opposition en “négociation pour les négociations” à la manière israélo-palestinienne, où les recommandations de la première conférence de Genève I (parrainée par son prédécesseur Kofi Annan le 30 juin 2012), dans laquelle le régime était autorisé à exclure toute recherche politique en faveur de la recherche sur la sécurité technique, ce qui lui permis, avec le temps, appuyé par une intervention militaire russe, d’éliminer l’intégralité de la “voie Genevoise » en totalité.

Au mépris du droit international

La pire performance de De Mistura au cours de son mandat a été son indifférence à un certain nombre de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment la résolution 2139 du 22 février 2014, appelant à la fin des attaques de “toutes les parties” contre des civils et à la levée du siège sur les zones de Damas, Alep, Homs et Idleb, ainsi que le bombardement de certaines d’entre elles et l’entrée de l’aide humanitaire. Cette décision a été retirée des négociations et remplacée par des appels lancés par De Mistura après 2015 pour expulser les civils des zones assiégées ou pour faire sortir les combattants ou les opposants ou les jihadistes d’autres zones, se rendant aux positions russes qui justifiaient la perte de civils lors des bombardements, à cause de leur refus de sortir des régions visées, accusant la responsabilité de frappes des villes, des villages (et des hôpitaux), aux groupes « armés », dont certains s’y trouvaient. Dans les deux cas, l’envoyé de l’ONU a contredit le droit international humanitaire, en premier lieu la quatrième Convention de Genève, qui prévoit la protection des civils contre les opérations militaires, et non le déplacement imposé par l’agresseurs sous prétexte de la présence de groupes armés (même jihadistes) dans leurs quartiers.

De plus, De Mistura n’a pas émis durant les années de sa mission d’initiatives efficaces montrant son suivi et celui de son équipe, pour le dossier des prisons et les centres de détention, présenté plus d’une fois au Conseil de sécurité, qui a émis à ce sujet des recommandations et des déclarations faites par les représentants d’un certain nombre d’États membres et ont publié des rapports détaillés des organisations de défense des droits de l’homme et des organismes de droits internationaux, qui font tous référence au massacre des dizaines de milliers de victimes. Son silence, ou du moins, ne pas insister de faire des recherches, afin de le transformer en une question centrale dans la « négociation » et dans les contacts qu’il entreprenait, est apparu comme une reconnaissance et une occurrence de l’existence de l’un des plus graves crimes commis et continuent de commettre, considérant la question comme un problème technique, comme d’autres questions de recherche et de négociation pouvant être mis en avant ou Remis à plus tard.

Dans l’éthique d’un membre du personnel international

De Mistura a pris ses fonctions, un an avant l’intervention militaire Russe en Syrie et le changement de plusieurs équations sur le terrain et avant l’arrivée de Trump à la Maison blanche à Washington avec le changement d’administration américaine, ainsi avant que de nombreuses horreurs ne se produisent et qui vont venir s’ajouter au contexte des horreurs syriennes pour l’accompagner durant les années de son « travail ». La continuité de De Mistura dans ses fonctions face à tous ces changements, dans aucune de ses phases, ne semble pas le pousser à prendre, avec détermination courageuse, de sa part, des initiatives adhérentes ou des engagements ou défenses dans l’espoir de parvenir à réaliser des percées diplomatiques pour freiner la machine de la tuerie. Il semblait toujours un homme collé à son poste, s’adaptant à tous les changements pour y rester, si nécessaire, se transformant en un faux témoin de ce qui se passe, comme cela est arrivé après l’enlèvement de Moscou du processus de négociation, le transportant de Genève à Astana où De Mistura a effectivement mis fin à son rôle en tant que sponsor de négociation et de ses processions.

Avant Astana qui l’a renversé sans le pousser à démissionner en signe de protestation ou par respect pour lui-même et pour son rôle, aucune visite n’a été marquée par De Mistura dans la région syrienne hors du contrôle du régime, tout comme font d”habitude  les médiateurs dans les conflits en général, pas même les zones du régime, à l’exception de son hôtel à Damas et des lieux des réunions avec les  « Responsables ». L’homme n’a pas mis les pieds dans des camps de réfugiés dans les pays voisins de la Syrie et n’a aucune connaissance des affaires touchant la Syrie, ou de compétence politique syriennes qui lui permettraient de lire ce que des chercheurs ou des spécialistes syriens ont écrit sur les affaires du pays, dans lequel il veut résoudre les conflits. Ses initiatives pour la formation de la « société civile » et l’intégration de femmes syriennes en son sein, afin qu’elle soient impliquées dans les formulations des textes négociés, ne sont pas que des tentatives qui semblaient artificielles et désespérée afin de paraitre comme « progressiste » et « moderne » concerné par l’élargissement de la participation sociétale, entendre des voix « différentes », imposant sur les politiciens mâles et réactionnaires (ils étaient ainsi voire même plus) des éléments féminins choisis par lui-même et par ses conseillers, conformément à l’image requise au niveau international, bien que sans substance.

Cependant, la biographie de De Mistura, au-delà de son caractère et de ses fonctions, résume une biographie morale internationale qui régit nombre des relations du monde d’aujourd’hui. L’homme est comme ses homologues dans les organisations des Nations Unies, il ressemble à beaucoup de politiciens et diplomates avec qui il traite pour résoudre les crises qui les ont souvent causées, ou qui les ont compliquées. Ils ont les mêmes vanités et prétentions bâtit sur la connaissance de deux ou plusieurs langues et la connaissance des caractéristiques du travail bureautique, la préparation de rapports et l’utilisation des terminologies littéraires des réunions, la préparation des budgets et le recrutement de consultants, ainsi que d’un manque de culture et d’une curiosité limitée, de l’absence d’un sens humain, de l’indifférence de la nécessité de justice, le manque de respect aux connaissances comme condition d’entrer dans le royaume de lutte pour traiter avec des sociétés, des régimes et des conflits aux niveaux multiples.

(…)

En tout état de cause, de Mistura quitte son poste, précédé de Lakhdar Brahimi puis de feu Kofi Annan, et probablement sera remplacé par un autre émissaire, présentant des caractéristiques et des règles de relations internationales similaires, rien ne suggère une modification ou une amélioration, pas en ce qui concerne la Syrie, Bon nombre des conflits actuels dans le monde et leurs conséquences. Cela aide également à comprendre les raisons du déclin du système des Nations Unies, qui a besoin de réformes qui commencent par redéfinir son rôle, le rôle de ses organisations et de ses principaux employés, aboutissant au veto du Conseil de sécurité, souvent utilisé pour protéger les crimes ou les violations de certains de ses membres et alliés.

عن ستافان دي مستورا والأخلاق الدولية

20 -OCTOBRE- زياد ماجد / أكتوبر – 2018

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Bachar al-Assad: Botox or not Botox


La marionnette de la Russie… Trop Gonflée, non ?!!!

Bachar el-Assad à RT : «Quelqu’un comme Trump ne touchera rien chez moi»

31 mai 2018

Six semaines après les frappes occidentales contre la Syrie, le président syrien a accordé une interview à RT. A cette occasion, il est revenu sur la guerre des mots que lui a livrée Donald Trump, qui l’avait notamment traité d’«animal».

Bachar el-Assad n’a pas de réponse aux insultes de Donald Trump. Interviewé par RT, le président syrien est revenu sur la période de tensions extrêmes, début avril 2018. Les puissances occidentales accusaient alors l’armée syrienne d’avoir fait usage d’armes chimiques dans l’enclave de Douma, dernière poche à l’est de Damas encore sous contrôle de groupes armés djihadistes.

Bachar-al-Assad-Potox-or-not-potox

Dans une escalade verbale qui allait aboutir le 14 avril à des frappes des Etats-Unis, assistés par la France et le Royaume-Uni, Donald Trump avait qualifié, comme à son habitude sur Twitter, Bachar el-Assad d’«animal».

 

Intensification des frappes israéliennes sur la Syrie? Assad en donne la raison

31 mai 2018 – Sputnik

Commentant les dernières actions d’Israël en Syrie, le Président de ce pays proche-oriental Bachar el-Assad les a qualifiées de «panique» et d’«hystérie» de Tel Aviv engendrées par les échecs subis par ses «chers» Daech* et le Front al-Nosra**.

Les frappes israéliennes sur des cibles situées en Syrie et les menaces d’assassiner le leader de ce pays sous prétexte de combattre l’influence iranienne traduisent la «panique» de l’État hébreu provoquée par la perte de ses «chers» atouts terroristes, a déclaré le Président syrien Bachar el-Assad dans le commentaire exclusif qu’il a donné à la chaîne russe RT.

Au cours de ces derniers mois, Israël a intensifié ses bombardements des infrastructures militaires en Syrie, arguant que la présence iranienne sur le sol de son voisin compromettait sa sécurité nationale. Cependant, cette justification est «mensongère», estime le chef de l’État syrien.

«Nous n’avons pas de troupes iraniennes [sur notre sol, ndlr]», a souligné le Président syrien, ajoutant que la Syrie avait déclaré à plusieurs reprises accueillir sur son sol des officiers iraniens qui collaborent avec les troupes syriennes.

Certains hommes politiques israéliens avaient appelé à «liquider» le dirigeant syrien et à renverser son gouvernement, si l’Iran continuait d’opérer en Syrie et de fournir des armements au mouvement chiite libanais Hezbollah. Commentant ces menaces, le Président syrien a déclaré qu’il n’avait pas peur.

«Dans cette région, les Israéliens assassinent, tuent et occupent depuis […] près de sept décennies. Mais, d’habitude, ils le font sans émettre de menaces. Pourquoi menacent-ils maintenant de cette façon? C’est de la panique, c’est une sorte d’hystérie provoquée par la perte de leurs “chers” […] Daech* et al-Nosra**. C’est la raison pour laquelle Israël panique ces derniers temps et nous comprenons leur sentiment», a expliqué le Président syrien.

 

 

Frappes en Syrie


 

https://www.francetvinfo.fr/recherche/?request=frappes

Le président de la République, Emmanuel Macron, le 15 avril 2018 à Paris.

VIDEO. Frappes en Syrie : “Nous avons la pleine légitimité pour agir”, justifie Emmanuel Macron après l’intervention française

Le président a défendu sa décision d’intervenir en Syrie, en dehors d’un mandat de l’ONU.

Un nuage de fumée aux alentours de la ville de Douma en Syrie, le 8 avril 2018, au lendemain d\'une attaque chimique présumée.

Frappes en Syrie : les intentions de Bachar al-Assad

Après avoir repris le contrôle de la région de la Ghouta, le régime syrien semble déterminé à poursuivre les opérations contre les territoires rebelles.

Des soldats syriens inspectent un bâtiment en ruines situé dans le quartier de Barzeh, dans le nord de Damas, samedi 14 avril 2018.

Syrie : le régime affirme avoir détruit tout son stock d’armes chimiques

En direct de Damas (Syrie), Ayman Soussan, vice-ministre syrien des Affaires étrangères, explique la position du régime après les frappes commises par les Occidentaux sur son sol.

Le président américain, Donald Trump, annonce une série de frappes occidentales contre l\'arsenal chimique du régime syrien, le 13 avril 2018 à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis). 

Frappes occidentales en Syrie : Donald Trump défend son controversé “Mission accomplie”

Cette expression, utilisée par le président américain après les frappes contre l’arsenal chimique du régime syrien, rappelle l’annonce prématurée de la fin de la guerre en Irak par George W. Bush, en 2003.

Les Occidentaux se félicitent d\'avoir réussi la destruction d\'une partie de l\'arsenal chimique du régime syrien. Retour sur la mission.

Syrie : les frappes, et après ?

Les Occidentaux se félicitent d’avoir réussi la destruction d’une partie de l’arsenal chimique du régime syrien. Retour sur la mission.

Jean-Luc Mélenchon, le 27 mars 2018, à l\'Assemblée nationale (Paris).

Syrie : débat au parlement sur les frappes françaises

Anne Bourse se trouve en direct de l’hôtel de Matignon à Paris où le Premier ministre reçoit ce dimanche 15 avril  les parlementaires à propos des frappes françaises en Syrie. Ces derniers sont divisés sur la question.

Un Rafale de l\'armée française se prépare à décoller sur la base aérienne de Saint-Dizier (Haute-Marne) pour frapper la Syrie, dans la nuit du 13 au 14 avril.

Syrie : témoignage d’un pilote de Rafale ayant participé aux frappes

Un colonel français qui pilotait l’un des Rafale qui a bombardé la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril a accepté de répondre aux questions de France 2. Rencontre à la base de Saint-Dizier (Haute-Marne).

Les députés débattront des frappes françaises en Syrie lundi 16 avril à partir de 17 heures à l\'Assemblée nationale.

Frappes françaises en Syrie : un débat sans vote au Parlement lundi après-midi

“Cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions”, se réjouit le président de l’Assemblée, François de Rugy.

La présidente du Front national Marine Le Pen à l\'Elysée, le 21 novembre 2017.

Syrie : pas d’unité nationale dans la classe politique française

En France, la classe politique s’est montrée très divisée après les frappes en Syrie. Hormis les élus de la majorité, beaucoup les ont condamnées.

Dans cette image du ministère de la Défense britannique, le pilote d\'un Tornado vérifie l\'armement de son avion après sa mission de soutien aux frappes aériennes dans le Moyen-Orient, samedi 14 avril 2018. Les quatres avions de combat on décollés de la base de la Royale Air Force d\'Akrotiri à Chypre.

Syrie : l’analyse de Pascal Boniface

Après les frappes contre la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, les Occidentaux ont apporté une réponse forte aux provocations de Damas. Pascal Boniface, directeur et fondateur de l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), analyse la situation.

Des soldats syriens inspectent un bâtiment en ruines situé dans le quartier de Barzeh, dans le nord de Damas, samedi 14 avril 2018.

Frappes en Syrie : comment la population réagit ?

Après les frappes coordonnées de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne ce samedi sur la Syrie, les partisans de Bachar el-Assad ont été galvanisés. Le régime syrien a d’ailleurs savamment orchestré sa réponse aux Occidentaux dans la journée.

Le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 19 mars 2018.

Syrie : Moscou condamne les frappes

Moscou a condamné les frappes occidentales contre la Syrie. Seulement, Vladimir Poutine devrait se contenter d’invectives alors que la fin du conflit semble imminente en Syrie.

Une image diffusée par le département de la Défense américain, montrant l\'envoi d\'un missile le 14 avril 2018, visant à frapper un site de production ou de stockage d\'armes chimiques en Syrie. 

VIDEO. Syrie : le film des frappes occidentales contre l’arsenal chimique du régime

Dans la nuit de vendredi à samedi, 105 missiles occidentaux ont été tirés sur les centres de recherche et de production de l’arsenal chimique en Syrie. Retour en images sur ces frappes occidentales.

Une image diffusée par le département de la Défense américain, montrant l\'envoi d\'un missile le 14 avril 2018, visant à frapper un site de production ou de stockage d\'armes chimiques en Syrie. 

Syrie : “mission accomplie” pour les Occidentaux

Après les frappes en Syrie, les Occidentaux se sont félicités d’avoir réussi leur mission. Indignation en revanche du côté de la Russie.

François Delattre, ambassadeur de France aux Nations unies à New-York (Etats-Unis), donne un discours lors d\'une réunion du Conseil de sécurité, le 14 avril 2018, après les frappes aériennes coordonnées par la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Statu quo, pressions ou craintes de représailles : les trois scénarios après les frappes en Syrie

L’opération coordonnée par la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni est terminée, mais quelle suite les différents acteurs concernés vont-ils donner à ces frappes ?

Des soldats syriens inspectent un bâtiment en ruines situé dans le quartier de Barzeh, dans le nord de Damas, samedi 14 avril 2018.

Armes chimiques, rôle de Damas : les “preuves” détenues par l’Occident étaient-elles suffisantes pour frapper la Syrie ?

La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont frappé plusieurs cibles syriennes dans la nuit du 13 au 14 avril, en réponse à l’attaque chimique présumée menée par le régime de Bachar Al-Assad à Douma.

La réunion du Conseil de sécurité de l\'ONU le 14 avril.

Frappes en Syrie : “La Russie n’a plus l’entière initiative en Syrie et dans les enceintes internationales”

Cyrille Bret, spécialiste de la Russie, a affirmé dimanche sur franceinfo que, pour l’instant, la Russie “échoue” à être “la puissance politique de résolution et de sortie de cette guerre” en Syrie.

Des soldats syriens inspectent un bâtiment en ruines situé dans le quartier de Barzeh, dans le nord de Damas, samedi 14 avril 2018.

Armes chimiques, rôle de Damas : les “preuves” détenues par l’Occident étaient-elles suffisantes pour frapper la Syrie ?

La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont frappé plusieurs cibles syriennes dans la nuit du 13 au 14 avril, en réponse à l’attaque chimique présumée menée par le régime de Bachar Al-Assad à Douma.

Frappes en Syrie : la France a lancé pour la première fois des missiles de croisière navals

Frappes en Syrie – Emmanuel Macron, accompagné de la ministre des Armées Au total, l’armée française a tiré 12 missiles sur la centaine ayant visé la Syrie la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril 2018. Polynésie la 1ère d’après franceinfo & France 2
Au poste de commandement \"Jupiter\", situé dans le bunker du palais de l\'Elysée, Emmanuel Macron, la ministre des Armées et le reste de son staff ont les yeux tournés vers l\'écran de liaison et surveillent les opérations après le début des frappes occidentales en Syrie, dans la nuit du 14 avril 2018.

Syrie : Emmanuel Macron en chef de guerre, la classe politique divisée

L’implication de l’armée française dans les frappes de la nuit dernière en Syrie suscite déjà des réactions au sein de la classe politique. Comme le veut la Constitution, il y aura dans les trois prochains jours un débat au Parlement.

Le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 19 mars 2018.

Syrie : que compte faire Vladimir Poutine ?

Dominique Derda se trouve en direct de Moscou (Russie) afin de témoigner de la réaction du Kremlin sur les frappes occidentales en Syrie.

Des partisans du régime de Bachar al-Assad brandissent des drapeaux syrien, iranien et russes et chantent des slogans anti-Trump lors d\'une manifestation le 14 avril 2018. L\'Iran et la Russie ont dénoncé les opérations aériennes orchestrées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Syrie : entre colère et fatalisme

Des Syriens ont manifesté ce samedi 14 avril leur soutien au régime de Bachar al-Assad après les frappes aériennes menées cette nuit par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni.

Jean-Luc Mélenchon, le 27 mars 2018, à l\'Assemblée nationale (Paris).

Syrie : la classe politique française divisée sur les frappes occidentales

Les opérations militaires occidentales en Syrie ont beaucoup fait réagir la classe politique française. Pour cela, on ne peut pas vraiment parler d’union nationale.

Syrie : comment réagissent les pays du Proche-Orient aux frappes occidentales ?

Franck Genauzeau se trouve en direct du Proche-Orient afin de commenter la réaction des pays proches de la Syrie à la suite des frappes occidentales survenues ce 14 avril.

Le ciel de Damas (Syrie) traversé par les missiles pendant les frappes coordonnées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Unis, très tôt le samedi 14 avril 2018. La capitale de la Syrie a été secouée par de bruyantes explosions, au moment même où Donald Trump annoncait cette opération à Washington.

Syrie : les frappes occidentales ont-elles atteint leurs cibles ?

Sur le plateau du 20 heures de France 2, Alban Mikoczy nous explique l’ampleur et les effets des frappes occidentales menées ce 14 avril sur le stock d’armes chimiques en Syrie.

Une photo partagée par l\'armée syrienne montre une explosion aux abords de Damas (Syrie), samedi 14 avril 2018.

Damas : un jour presque comme les autres

Après les frappes aériennes de cette nuit, les habitants de Damas font globalement comme si de rien n’était. Une équipe de France 2 est allée à leur rencontre.

Le Conseil de sécurité de l\'ONU se réunit à New York (Etats-Unis), le 14 avril 2018. 

Syrie : réunion d’urgence aux Nations Unies

Le Conseil des Nations Unies s’est réuni en urgence, samedi 14 avril, après les frappes occidentales en Syrie.

Donald Trump, le 13 mars 2018, à la Maison Blanche, à Washington.

Donald Trump : “Mission accomplie”

Les États-Unis se montrent satisfaits au lendemain des frappes occidentales sur l’arsenal chimique syrien.

Le Conseil de sécurité de l\'ONU se réunit à New York (Etats-Unis), le 14 avril 2018. 

À l’ONU, la Russie échoue à faire condamner les frappes occidentales en Syrie

Lors d’un vote au Conseil de sécurité de l’ONU, samedi, Moscou n’a pas réussi à faire adopter son projet de résolution visant à condamner les frappes occidentales en Syrie.

Un nuage de fumée aux alentours de la ville de Douma en Syrie, le 8 avril 2018, au lendemain d\'une attaque chimique présumée.

Frappes en Syrie : quelles conséquences sur la guerre ?

La guerre en Syrie, c’est plus de 350 000 morts et un chaos qui se prolonge depuis 2011. Les nouvelles frappes de cette nuit vont-elles avoir des conséquences ? Le point avec France 2.

La peur, un avant goût de ce que le peuple syrien subit depuis des années


Syrie: les alliés de Damas se préparent à des frappes américaines

mediaLes drapeaux syrien et du Hezbollah flottent sur un véhicule militaire dans la région dite du Qalamoun occidental, en Syrie, le 28 août 2017.REUTERS/Omar Sanadiki

L’armée syrienne est ses alliés ont évacué des aéroports et des bases militaires dans le pays, de même que les bâtiments du ministère de la Défense et de l’état-major à Damas, en prévision de possibles frappes américaines.

Avec notre correspondant à Beyrouth,Paul Khalifeh

En prévision de frappes américaines, le Hezbollah a redéployé ces dernières 48 heures ses troupes qui opèrent dans ce pays depuis 2013 aux côtés de l’armée syrienne, ont indiqué à RFI des sources libanaises en Syrie.

Le Hezbollah disposerait dans le pays de 5 000 à 8 000 combattants. Ils sont présents autour de Damas, y compris dans la Ghouta orientale, à Alep, à Kuneitra, près du Golan occupé par Israël, et dans la province orientale de Deir Ezzor. Le parti chiite a évacué ses bases et procédé à une vaste opération de camouflage de ses pièces d’artillerie et des lance-roquettes multitubes, selon les mêmes sources.

Le Hezbollah et les Gardiens de la Révolution iranienne ont également évacué leurs positions dans les aérodromes militaires d’al-Chaayrate et de T4, dans la province centrale de Homs, où ils déployaient une escadrille de drones. Ce dernier aéroport avait été pris pour cible le 9 avril par des tirs de missiles qui ont tué plusieurs soldats iraniens. Damas et Moscou ont accusé Israëld’être à l’origine de ce raid.

Le Hezbollah a participé à la plupart des grandes batailles en Syrie ces quatre dernières années. Il aurait perdu dans ce pays quelque 2 000 combattants en plus de 5 000 blessés.

 

Syrie : «Tiens-toi prête, Russie, les missiles arrivent», prévient Trump

بلجيكا تتعهد دفع 19 مليون يورو لـ«أونروا»٠ / Merci la Blegique


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بلجيكا تتعهد دفع 19 مليون يورو لـ«أونروا»٠

الأربعاء، ١٧ يناير/ كانون الثاني ٢٠١٨

تعهدت بلجيكا اليوم (الاربعاء)، دفع 19 مليون يورو على ثلاث سنوات لـ«وكالة الامم المتحدة لغوث اللاجئين الفلسطينيين وتشغيلهم» (اونروا)، وأعلنت دفع 6.3 ملايين «فوراً» بعد العقوبة الأميركية في حق الوكالة٠

وقالت وزارة الخارجية البلجيكية في بيان ان بروكسيل: «قررت منح 19 مليون يورو لوكالة الامم المتحدة للمساعدة الانسانية للاجئين الفلسطينيين، خلال السنوات الثلاث المقبلة»، مشيرة الى انها «احد المانحين القلائل الذين يقدمون مثل هذا التمويل لسنوات عدة»٠

وأوضحت الوزارة انه «بالنظر الى المشاكل المالية التي تواجهها الوكالة حالياً، فان المساهمة السنوية البلجيكية تم صرفها على الفور»، مذكرة بان «الحكومة الاميركية قررت أمس (الثلثاء) تجميد نصف مساهمتها في اونروا»٠

وقال ناطق ان المساهمة السنوية لبلجيكا في 2018 تبلغ 6.3 ملايين يورو ومن المقرر ان تستكمل بتمويل طوعي خلال العام٠

وكانت بلجيكا دفعت في 2017 لـ«أونروا» تمويلاً إضافيا بقيمة 10.3 ملايين يورو٠

والاتحاد الأوروبي بكل اعضائه هو أكبر مساهم في الوكالة التي تمول بنسبة 30 في المئة من واشنطن٠

وقالت «اونروا» انها تواجه «اخطر ازمة تمويل» طوال 70 عاماً من وجودها بعدما أعلنت ادارة الرئيس دونالد ترامب أمس تجميد اكثر من نصف المساهمة المقررة للعام 2018 أي 65 مليونا من 125 مليون دولار٠

والاوروبيين هم أكبر جهة مانحة للسلطة الفلسطينية. وسيستقبلون الاثنين المقبل في بروكسيل الرئيس الفلسطيني محمود عباس الى غداء عمل مع وزراء خارجية دول الاتحاد الاوروبي الذين كانوا استضافوا في كانون الاول (ديسمبر) الماضي رئيس وزراء اسرائيل بنيامين نتانياهو٠

وفي صلب الاجتماع الاثنين المقبل الازمة التي اثارها اعتراف الادارة الاميركية بالقدس «عاصمة لاسرائيل» وسبل استئناف عملية السلام الفلسطينية الاسرائيلية في وقت يعتبر عباس ان الولايات المتحدة أخرجت نفسها من عملية السلام ولم تعد تتوافر فيها شروط الوسيط٠

وسيتم التطرق الى الدعم المالي للفلسطينيين في 31 كانون الثاني (يناير) المقبل في بروكسل خلال اجتماع دول المجموعة الدولية للمانحين لفلسطين برئاسة النروج٠

وتضم هذه المجموعة التي يفترض ان يرأسها الاتحاد الاوروبي والولايات المتحدة، ممثلين للسلطة الفلسطينية والاردن ومصر وتونس والسعودية وكندا واليابان وروسيا واسرائيل و«صندوق النقد الدولي» والامم المتحدة٠

وقال وزير التعاون والتنمية البلجيكي الكسندر دو كرو في البيان: «بالنسبة الى كثير من اللاجئين الفلسطينيين، تمثل اونروا طوق النجاة الاخير. وبفضلها يذهب نصف مليون طفل فلسطيني الى المدارس ما يبعدهم من السقوط في التشدد واعمال العنف المتطرفة»٠

إلى ذلك، أكد الأمين العام للجامعة العربية أحمد أبو الغيط في كلمة اليوم خلال مؤتمر الأزهر لـ «نصرة القدس» أن قرار تجميد المساعدات يستهدف «إلغاء قضية اللاجئين»٠

واعتبر ان هذا القرار «لا يأتي بمعزل عن قرار الاعتراف بالقدس، هذا القرار يستهدف التعليم الفلسطيني والصحة الفلسطينية وإلغاء قضية اللاجئين»٠

وانتقد المسؤول في منظمة التحرير الفلسطينية واصل أبو يوسف القرار وقال إنه «يؤكد أن هذه الإدارة الأميركية ماضية في شطب حقوق شعبنا الفلسطيني. أولاً كان قرار إعلان القدس عاصمة لإسرائيل، واليوم قضية اللاجئين»٠

وقال الأمين العام للأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش، إنه «لا يعلم بأي خفض للمساعدات، لكنه قلق للغاية في شأن هذه الاحتمالية، لأن تمويل الوكالة عامل مهم من عوامل الاستقرار»٠

وذكر الأمين العام لأونروا بيير كراهينبول في بيان أن خفض المساهمة الأميركية «يهدد أحد أكثر مساعي التنمية الإنسانية نجاحاً وابتكاراً في الشرق الأوسط»٠

et viva le système du veto de l’injustice internationale :-) …


Conseil de sécurité :
Un État pose son veto contre une résolution le condamnant, pour l’en empêcher… !!!
N’est-ce pas une mascarade
et viva le système du VETO de l’injustice internationale 🙂 …

Veto-Américain-La-loi-du-plus-fort2017

Jérusalem: veto américain à une condamnation voulue par 14 pays à l’ONU

Philippe RATER
AFP

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) – Les Etats-Unis ont mis lundi leur veto à une résolution de l’ONU condamnant leur reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël, un texte approuvé par leurs quatorze partenaires au Conseil de sécurité.

Ce vote en faveur formulé par quatorze des quinze membres du Conseil de sécurité, dont les plus proches alliés européens de Washington, Londres et Paris, représente un camouflet pour la diplomatie américaine.

Présenté par l’Egypte, qui a dénoncé les “graves répercussions” de la décision américaine, le texte réclamait que la décision annoncée il y a une dizaine de jours par le président républicain Donald Trump soit révoquée. La reconnaissance a déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations dans le monde musulman et une réprobation quasi unanime de la communauté internationale.

Le statut de Jérusalem “doit être résolu par la négociation”, soulignait le texte, évoquant de “profonds regrets concernant les récentes décisions sur Jérusalem”, sans toutefois mentionner les Etats-Unis.

Il affirmait que “toute décision ou action visant à altérer le caractère, le statut ou la composition démographique” de Jérusalem “n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et devait être révoquée”.

Pendant une semaine, la rédaction du texte a donné lieu à d’intenses négociations –parfois lors de réceptions ou même au bar de l’ONU– entre la représentation diplomatique palestinienne, ayant rang d’observateur, et plusieurs délégations de pays arabes ou européens.

L’objectif était “d’avoir quatorze votes pour” face aux Etats-Unis, ont expliqué à l’AFP des diplomates.

Pour cela, certaines ardeurs des Palestiniens à un premier texte plus fort et datant du 11 décembre, qui citait nommément les Etats-Unis, ont dû être réfrénées.

– ‘Droits’ –

Avec ce processus, même sanctionné au final par un veto, il s’agissait aussi de faire pression sur l’administration américaine et ses futures discussions avec les deux parties afin que les droits des Palestiniens soient davantage pris en compte, ont ajouté des diplomates.

Il fallait enfin souligner qu’avec leur récente décision, les Etats-Unis bafouaient une série de résolutions sur le conflit au Proche-Orient.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël? “Nous avons tous les droits de le faire”, a asséné lundi l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, qui juge les Etats-Unis incontournables pour un accord de paix.

Elle a accusé les Nations unies d’avoir fait “obstacle” à la recherche d’un accord de paix. L’ONU “s’est placée entre les deux parties” et “a rejeté la faute sur les Israéliens”. “Israël a fait l’objet d’un parti pris aux Nations unies”, a insisté la diplomate en assurant que Washington continuait à chercher “un accord de paix durable” au Proche-Orient.

Après le vote, elle a affirmé qu’il représentait une “insulte et un camouflet que nous n’oublierons pas”.

Le 8 décembre, deux jours après l’annonce américaine sur Jérusalem, le Conseil de sécurité avait déjà montré l’isolement des Etats-Unis lors d’une réunion convoquée en urgence. Tous leurs partenaires avaient critiqué la reconnaissance américaine avec plus ou moins de vigueur.

Après le vote lundi, les Palestiniens ont annoncé leur volonté de demander un autre scrutin à l’Assemblée générale de l’ONU (193 pays). A la différence du Conseil de sécurité, il n’y a pas dans cette enceinte de droit de veto et ses textes sont sans valeur contraignante.

– ‘Clé’ –

Le texte soumis lundi commençait par un paragraphe rappelant dix résolutions de l’ONU adoptées entre 1967 et 2016 et affirmant que la question de Jérusalem devait faire partie d’un accord de paix final.

Celle approuvée en 1980, visant la colonisation de territoires, déclarait que “toutes les mesures et actions législatives et administratives prises par Israël, puissance occupante, qui visent à modifier le caractère et le statut de la ville sainte de Jérusalem n’ont aucune validité juridique”.

Les Etats-Unis s’étaient alors abstenus, permettant l’adoption.

La France et le Royaume-Uni ont rappelé lundi que Jérusalem était “une clé” pour la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant en paix côte à côte.

La décision de Trump sur Jérusalem: un cocktail potentiellement explosif


Protestations dans le monde musulman contre la décision de Trump sur Jérusalem AFP- 8 déc. 2017

Trump terroriste

https://www.politis.fr/articles/2017/12/trump-terroriste-38070/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=jerusalem_trump_terroriste_par_denis_sieffert&utm_term=2017-12-08

Le président américain vient de reconnaître Jérusalem comme capitale exclusive d’Israël. Pourquoi prend-il le risque d’un séisme régional ?

Flatter un électorat chrétien-sioniste

Pourquoi Trump prend-il le risque d’un séisme régional et de rendre plus difficile le rapprochement en cours entre Israël et l’Arabie saoudite dans un front contre l’Iran ? Plaire au gouvernement d’extrême droite israélien n’est certainement pas une motivation suffisante. Il faut plutôt chercher les raisons du côté de la politique intérieure des Etats-Unis. Trump flatte un électorat chrétien-sioniste qui a eu un rôle décisif dans sa campagne électorale. Les chrétiens sionistes lisent la Bible en interprétant littéralement les mentions qui y sont faites du peuple juif. Or, de nombreux versets bibliques indiquent que Dieu a donné la Terre sainte aux Juifs. Les chrétiens sionistes représentent près d’un tiers de la population, soit 90 millions de personnes. Ils forment un lobby extrêmement actif et déterminé, et pour l’instant, fidèle en toute circonstance à Donald Trump. Celui-ci a sans doute voulu les remobiliser au moment où l’affaire de la collusion avec la Russie se rapproche dangereusement de lui. Une fois de plus, les Palestiniens font les frais d’une histoire qui n’est pas la leur. Cette injustice historique, qui est aujourd’hui aggravée, ne peut que susciter un profond ressentiment dans le monde arabe, et d’abord parmi les Palestiniens. Elle ne manquera pas d’alimenter le discours des mouvements jihadistes.

Accessoirement, la décision de Donald Trump souligne les limites de la diplomatie de « la main dans le dos » d’Emmanuel Macron. Le Président français avait justifié l’accueil très chaleureux qu’il avait réservé à Trump au mois de juillet par l’influence qu’il pourrait avoir par la suite sur l’imprévisible locataire de la Maison Blanche. L’affaire de Jérusalem, venant après le retrait américain de l’accord sur le climat, montre ce qu’il en est.


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