“La Russie nous tue et la Défense Civile nous sauve”… مظاهرات في الشمال بعنوان “روسيا تقتلنا والدفاع المدني ينقذنا”


 

Des manifestations dans le nord sous le slogan: « La Russie nous tue et la Défense Civile -Casques blancs- nous sauve »

Radio All – Nord de la Syrie, 19.10.2018

Après les prières du vendredi, des dizaines de milliers de personnes dans les zones libérées dans le nord de la Syrie ont organisé des manifestations sous le slogan « La Russie nous tue et la défense civile nous sauve ». Confirmant le rejet des appels russes pour expulser la défense civile hors de la Syrie.

Les correspondants à Alep, Idleb et Hama ont reporté que: plusieurs manifestations dans le nord de la Syrie sont sortis en manifestations, suite aux appels des militants et organisations du mouvement populaire visant à exprimer leur solidarité avec la « défense civile ».

« Ces manifestations ont salué les efforts de la défense civile et leur donnant plus de motivation pour poursuivre leur travail », a déclaré Ibrahim Hilal, responsable de la défense civile au conseil du gouvernorat d’Alep.

Le responsable de la défense civile a appelé la communauté internationale à « protéger les membres de la défense civile contre les bombardements et à mettre fin aux crimes du régime et de la Russie contre les civils ».

À Idleb, Osama Barish, directeur du Centre de la défense civile du secteur des Saraqeb, a refusé la demande de la Russie de retirer ses équipes de Syrie et a déclaré: « Nous continuons à servir les civils ».

Un certain nombre de manifestants ont confirmé à Radio All qu’ils rejetaient les appels de la Russie à supprimer la défense civile, parce qu’ils sont leurs enfants et ont demandé à la Russie « de quitter leur pays ».

Ces derniers jours, la plupart des zones libérées ont exprimé leur solidarité avec les équipes de défense civile, soulignant leur « rôle humanitaire en Syrie ».

C’est le huitième vendredi au cours duquel les habitants réaffirment leurs réclamations qui les ont fait sortir au début du mouvement populaire pacifique il y a environ sept ans.

La Russie a qualifié l’organisation de défense civile lors d’une session précédente du Conseil de sécurité de « terroriste » et a demandé aux membres du Conseil de les écarter de la Syrie, au milieu d’un rejet occidental.

Lire aussi:

Les Casques blancs syriens, des héros trop discrets

 

Casques-blancs-La-russie-nous-tue-et-la-défence-civile-nous-sauve-oct-2018

مظاهرات في الشمال بعنوان “روسيا تقتلنا والدفاع المدني ينقذنا”

 

راديو الكل – الشمال السوري

خرج بعد صلاة الجمعة اليوم، عشرات آلاف الأهالي في المناطق المحررة بالشمال السوري، بمظاهرات تحت شعار “روسيا تقتلنا والدفاع المدني ينقذنا”. أكدت على رفض الدعوات الروسية لإخراج الدفاع المدني من سوريا.

وقالت مراسلو راديو الكل في حلب وإدلب وحماة: إن عدة مناطق في الشمال السوري خرجت، في مظاهرات بعد الدعوات التي أطلقها ناشطون وفعاليات الحراك الشعبي للتعبير عن تضامنهم مع الدفاع المدني.

وقال إبراهيم هلال مسؤول الدفاع المدني في مجلس محافظة حلب، إن “هذه المظاهرات ثمنت جهود الدفاع المدني وأعطت فرقهم دافع أكبر للاستمرار بعمله”.

وطالب مسؤول الدفاع المدني، المجتمع الدولي بــ “حماية عناصر الدفاع المدني من القصف، وإيقاف إجرام النظام وروسيا بحق المدنيين”.

وفي إدلب، أكد أسامة باريش مدير مركز الدفاع المدني في قطاع سراقب، رفضهم دعوة روسيا إخراج فرقهم من سوريا، وقال: إننا “مستمرون في خدمة المدنيين”.

وأكد عدد من المتظاهرين لراديو الكل، رفضهم دعوات روسيا لإخراج الدفاع المدني، وأنه من أبناهم وطالبوها بــ “الخروج من أرضهم”.

وشهدت معظم المناطق المحررة خلال الأيام الماضية وقفات تضامنية مع فرق الدفاع المدني، مؤكدين “دورهم الإنساني في سوريا”.

وتعد هذه الجمعة الثامنة التي يجدد فيها الأهالي تأكيد مطالبِهم التي خرجوا بها مع بدايات الحراك السلمي قبل نحو سبعة أعوام.

وكانت روسيا وصفت منظمة الدفاع المدني خلال جلسة سابقة لمجلس الأمن بأنها “إرهابية”، وطالبت أعضاء المجلس بإخراجهم من سوريا، وسط رفض غربي لذلك.

 

Syrie. Les Casques blancs, héros ordinaires de la guerre civile

casques blancs - Syrie

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Moscou se vante à nouveau: nous avons essayé 200 types d’armes en Syrie


La Russie dit avoir « testé » 200 armes en Syrie, sans faire de victimes civiles

L’armée de Moscou a toujours nié avoir visé des civils dans ses bombardements, alors que l’Observatoire syrien des droits de l’homme compte près de 8 000 morts.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

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Une patrouille de l’armée russe à Deraa, en juillet.

Viktor Bondarev n’est pas seulement le président de la commission de défense et de sécurité au Conseil de la Fédération de Russie, la chambre haute du Parlement. Il a surtout commandé les forces aériennes d’août 2015 à septembre 2017, quand Vladimir Poutine a déclenché une vaste intervention militaire – la plus importante de la Russie hors de ses frontières depuis l’Afghanistan – pour venir en aide à son allié syrien Bachar Al-Assad. C’est donc ce haut gradé, devenu sénateur de Kirov, qui s’est chargé du bilan, trois ans précisément après le début de cet engagement commencé le 30 septembre 2015. Depuis, selon lui, 63 000 soldats russes ont été envoyés sur le territoire syrien.

Ce chiffre est en hausse constante. En décembre 2017, le chef du Kremlin avait parlé de 48 000 militaires, ce qui tend à prouver que, malgré des déclarations répétées sur un « retrait » russe progressif de Syrie, les rotations sont restées inchangées, avec 5 000 soldats en moyenne envoyés sur place tous les trois mois. Autre indication commentée dans le document de neuf pages du général Bondarev : « La précision des frappes aériennes » aurait abouti à la destruction de « dizaines de milliers » de cibles – « dépôts de munitions, QG de commandement, zones fortifiées… » –, et « environ 100 000 terroristes ont été tués, dont 85 000 grâce au mérite de nos forces aériennes ».

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui possède un vaste réseau d’informations dans ce pays en guerre depuis 2011, dresse un bilan bien différent. Entre septembre 2015 et septembre 2018, les frappes aériennes russes, affirme l’ONG, ont provoqué la mort de 18 096 personnes, dont 7 988 civils, soit 44 % du total. Parmi les victimes figurent également 5 233 combattants de l’organisation Etat islamique et 4 875 autres de divers groupes rebelles, islamistes et jihadistes, a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire. Or, la Russie a

via Moscou se vante à nouveau: nous avons essayé 200 types d’armes en Syrie

Rebelles, groupes armés illégaux, terroristes ou Terrorisme d’état ?


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تطلق روسيا على المعارضة المسلحة الوطنية تسمية «المجموعات المسلحة غير الشرعية»٠
في حين لا يزال النظام الفاشي الممثل بنظام الأسد يعتبرها، وبعد مرور  سبعة أعوام من المقاومة الوطنية السورية ضد قمع وفساد النظام، تسمية «الإرهابيين»٠

La Russie défini l’opposition armée nationale (ASL) comme étant des “groupes armés illégaux”
َTandis que le régime et malgré 7 ans de résistance face à la barbarie, les appelle “terroristes” !!

Un terroriste est quelqu’un qui tue sans distinction d’age ou de genre. Il sème la mort, la peur, et la destruction partout où il passe.

Une politique meurtrière appliquée par le régime de l’état syrien et ses alliés contre les civils en Syrie. Ceci a un nom TERRORISME D’ÉTAT CONTRE LE PEUPLE.

 

 

al-Assad: La Russie ne dicte pas les décisions – الأسد: روسيا لا تملي علينا قرارات


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al-Assad: La Russie ne dicte pas les décisions

BEYROUTH (Reuters) le 11 Juin 2018

Le président syrien Bachar al-Assad a nié que la Ruussie, son allié militaire, ait dicté les décisions. “Naturellement, il y a des divergences d’opinions parmi les alliés”, a-t-il déclaré.

Ceci est venu en réponse à la question posée à al-Assad dans une interview menée par le journal (Mail on Sunday) britannique et publiée par l’agence de presse syrienne dans son intégralité, si Moscou contrôle désormais les mouvements diplomatiques et militaires syriens.

Il a ajouté: “Leurs politiques, leurs comportements et leurs valeurs n’atteignent pas l’ingérence, ils ne le font pas, nous avons de bonnes relations avec la Russie depuis près de sept décennies, au cours de cette période, et durant toutes nos relations jamais ils n’ont intervenu ou ont essayé de nous dicter ou nous imposer quoi que ce soit, même lorsqu’il  existe des différences. “

Il a ajouté: «Il est naturel qu’il existe des différences entre les différentes parties, tant au sein de notre gouvernement ou avec les autres gouvernements, entre la Russie et la Syrie ou l’Iran et la Syrie, ou l’Iran et la Russie, ou au sein de ces gouvernements c’est normal, mais en fin de compte, la seule décision sur ce qui se passe en Syrie et ce qui va se passer est une décision syrienne ».

Il a déclaré dans l’interview qu’il s’attend à ce que la guerre dans son pays se termine dans “moins d’un an” et a réitéré que son objectif est de libérer “chaque centimètre de la Syrie”.
“L’intervention de puissances étrangères telles que la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la France prolonge le conflit et ralentit une solution dans les zones contrôlées par les terroristes dans le sud-ouest de la Syrie… (…)

الأسد: روسيا لا تملي علينا قرارات

بيروت – رويترز – |

نفى الرئيس السوري بشار الأسد أن تكون روسيا، حليفته العسكرية، تملي عليه القرارات. وقال إن «من الطبيعي أن توجد اختلافات في وجهات النظر بين الحلفاء».

جاء ذلك في معرض رد الأسد على سؤال طرح في لقاء أجرته صحيفة (ميل أون صنداي) البريطانية ونشرته وكالة الأنباء السورية كاملاً، عما إذا كانت موسكو تتحكم الآن في تحركات سورية الديبلوماسية والعسكرية.

ووفقاً لنص الحديث الذي أجري باللغة الإنكليزية وبثته الوكالة السورية (سانا)، قال الأسد: «سياستهم (الروس) وسلوكهم وقيمهم لا تقضي بالتدخل أو الإملاء، إنهم لا يفعلون ذلك، لدينا علاقات جيدة مع روسيا منذ نحو سبعة عقود، وعلى مدى هذه الفترة، وفي كل علاقاتنا لم يحدث أن تدخلوا أو حاولوا أن يملوا علينا شيئاً، حتى لو كانت هناك اختلافات».

وأضاف: «من الطبيعي أن تكون هناك اختلافات بين مختلف الأطراف، سواء داخل حكومتنا أو بين الحكومات الأخرى، بين روسيا وسورية، أو سورية وإيران، أو إيران وروسيا، وداخل هذه الحكومات، هذا طبيعي جداً، لكن في المحصلة، فإن القرار الوحيد حول ما يحدث في سورية وما سيحدث هو قرار سوري».

وكان الدعم الإيراني والروسي حاسماً لجهود الأسد في الحرب، لكن اختلاف أهداف الحلفاء في سورية أصبح أكثر وضوحاً في الفترة الأخيرة، مع ضغط إسرائيل على روسيا لضمان ألا تمد إيران وحلفاؤها نفوذهم العسكري في البلاد.

وكان نشرُ قوات روسية قرب الحدود السورية مع لبنان تسبب في احتكاكات مع قوات موالية لإيران، في ما بدا من المرات النادرة التي تتصرف فيها روسيا من دون تنسيق مع حلفاء الأسد المدعومين من إيران.

وينظر البعض لدعوات روسيا في الفترة الأخيرة الى كل القوات غير السورية بمغادرة جنوب البلاد، باعتبارها تستهدف إيران إلى جانب قوات أميركية متمركزة في التنف على الحدود السورية – العراقية.

وقال الأسد في الحديث إنه يتوقع أن تنتهي الحرب الدائرة في بلاده في «أقل من سنة»، وأكد مجدداً أن هدفه هو تحرير «كل شبر من سورية».

وقال إن «تدخل قوى أجنبية مثل بريطانيا والولايات المتحدة وفرنسا يطيل أمد الصراع ويبطئ التوصل إلى حل في المناطق التي تسيطر عليها المعارضة في جنوب غربي سورية».

وتتطلع دمشق الآن إلى المناطق التي تسيطر عليها المعارضة في جنوب غربي البلاد على الحدود مع الأردن وإسرائيل.

وقال الأسد: «كنا على وشك التوصل إلى مصالحة في جنوب سورية قبل أسبوعين فقط، لكن الغرب تدخل وطلب إلى الإرهابيين عدم المضي في هذا المسار كي يطيل أمد الصراع في سورية».

وتريد الولايات المتحدة الحفاظ على «منطقة خفض التصعيد» التي جرى الاتفاق عليها العام الماضي مع روسيا والأردن والتي أدت إلى احتواء القتال في هذه المنطقة. ويريد الأسد إعادة المنطقة إلى سيطرة الدولة.

Au théâtre de la politique comique


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Leur-faire-confiance

Peut-on-leur-faire-confiance ?

Quelques informations qui ont eu lieu cette semaine au théâtre de la  politique comique :

  • Al-Assad se déplace à Sotchi et rencontre Poutine, en cachette !!!

  • Le prince de Qatar et Hassan Rouhani s’entretiennent par téléphone de l’évolution touchant la région !

  • Trump transfère l’ambassade américaine à Jérusalem

  • L’occupation sioniste, qui possède 200 ogives à têtes nucléaires et une armée de soldats assassins, se donne le droit, de se défendre contre les civils qui réclament « désarmés » leurs droits au retour en Palestine !! Résultat du massacre du “lundi meurtrier” contre les manifestants Gazouis : 60 personnes victimes tuées et des centaines de blessés.

  • L’entité sioniste accuse « Hamas » de tuer les Palestiniens en les envoyant sur les lignes de démarcation entre Gaza et l’occupation sioniste, tandis que les tirs de mitraillettes des  soldats sionistes sur les manifestants civils deviennent miraculeusement inoffensifs, et se transforment en balles de ping pong !!!

  • Poutine demande aux contingents militaires étrangers se trouvant sur le sol syrien de se retirer de la Syrie, mais pas ceux qui ont été conviés aux festins sanglants, à la demande du président assassin al-Assad

  • Des politiques du régime Égyptien du dictateur Sissi participent à la fête des 70 ans de création de l’Entité Sioniste  israélienne dans un grand hôtel au Caire, Place At-Tahrir.

  • Astana 9, la négociation de paix de l’occupant !!!

  • Poutine: la communauté international boude Astana, elle ne veut pas soutenir les efforts de la communauté international pour un règlement de crise en Syrie pacifiquement !!!

  • Pour Al-Assad, il n’y a pas d’opposants ou d’opposition en Syrie contre son régime, il n’y a que des groupes de terroristes !!!

  • Al-Assad estime que “la stabilité en Syrie s’améliore » !!!

Manbij entre les mains du PYD de Mouslem !!


Est-ce que les combattants français en Syrie savent qu’historiquement la ville de Manbij est le berceau des araméens (ancêtres des arabes) ?

Que les Kurdes du PYD cherchent à s’en emparer, injustement, pour lier les 2 cantons à l’est de l’Euphrat, au canton d’Afrine situé à l’ouest de la rivière ?!!

Manbij / منبج – l’araméenne/الآرامية

La brigade Henri Krasucki à Manbij en Syrie

Des combattants francais en Syrie soutiennent les 16 salariés d’Air France en procès à bobigny entre mardi et mercredi 28 septembre

DE MANBIJ A BOBIGNY, NOUS LUTTONS CONTRE L’OPPRESSION ET L’INJUSTICE !

Solidaire contre la répression.

C’est de la ville de Manbij nouvellement liberée que nous nous adressons à vous.

Nous, combattants français, de la Brigade Henri Krasucki, du Bataillon Internationaliste de Libération, soutenons la journée de mobilisation contre la repression du 27 Septembre à l’initiative de notre syndicat, la Confédération Génerale du Travail ; et apportons notre soutien aux syndicalistes d’Air France et à toutes celles et ceux qui luttent.

Le 27 Septembre se tiendra le procès des 16 syndicalistes d’Air France poursuivis pour ne pas s’être pliés devant leur direction et pour avoir exprimé leur juste colère à travers le sacrifice d’une chemise.
Une chemise contre les centaines de vies de travailleuses et de travailleurs brisées.

Le gouvernement et le patronat veulent faire de ce procès un exemple en montrant aux travailleuses et aux travailleurs ce qui les attend s’ils osent leur résister.
Mais que cet exemple soit le symbole de notre lutte pour toutes les victimes de la répression syndicale, de la répression contre le mouvement massif et légitime contre la Loi Travail et pour toutes les victimes du trop de pouvoir laissé à la police.

Si nous luttons ici, loin de chez nous, pour le peuple syrien opprimé par les années de guerre et successivement par les régimes dictatoriaux et fascistes djihadistes,
si nous luttons aux côtés du peuple kurde pour sa libération et son indépendance,
si nous luttons contre l’organisation terroriste fasciste DAECH,
notre but n’est pas différent du votre : LIBERTE ET JUSTICE !

VIVE LA CGT !

SYNDICALISTES, PAS VOYOUS !
Antifascistes, pas terroristes !

Brigade Henri Krasucki du Bataillon Internationaliste de libération.

La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles


Certaines “destructions massives” dans des zones d’habitation pourraient “constituer des crimes de guerre”

La-Russie-refuse-de-reconnaitre-les-pertes-civiles-23-12-2015

Du 30.09 au 22.12.2015, les frappes menées par la Russie en Syrie ont fait 2132 morts, dont près d’un tiers 710 victimes civiles: 161 enfants de moins de 18 ans et 104 femmes.

La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles

23 décembre 2015, 18:48 UTC

Les frappes aériennes russes en Syrie ont tué des centaines de civils et causé des destructions massives dans des zones d’habitation, frappant des maisons, une mosquée et un marché très fréquenté, ainsi que des centres médicaux, dans le cadre d’attaques bafouant le droit international humanitaire, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 23 décembre.

Intitulé ‘Civilian objects were not damaged’: Russia’s statements on its attacks in Syria unmasked, ce document met en lumière le lourd tribut que paient les civils lors des frappes russes présumées à travers le pays. Il analyse six attaques perpétrées à Homs, Idlib et Alep entre septembre et novembre 2015, qui ont tué au moins 200 civils et une dizaine de combattants. Il présente des éléments qui laissent à penser que les autorités russes ont menti pour couvrir les dommages causés par les frappes aériennes sur des biens civils – une mosquée et un hôpital de campagne. Il expose également des éléments indiquant l’utilisation par la Russie de bombes à sous-munitions interdites et de bombes non guidées dans des zones d’habitation à forte densité de population.

« Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre, a déclaré Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre.
Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International

« Il est crucial que les violations présumées fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et impartiales. »

Les autorités russes affirment que leurs forces armées ne frappent que des objectifs « terroristes ». Après des attaques ayant selon certaines informations tué des civils, elles ont répondu par le démenti ou par le silence.

Amnesty International a interrogé des témoins et des victimes, et examiné des vidéos et des images des lieux après les attaques, avec l’aide d’experts en armement. Elle a pu identifier ces attaques comme étant des frappes aériennes russes présumées, en croisant les informations précises relatives à chaque attaque avec les déclarations du ministère russe de la Défense annonçant la frappe de cibles « terroristes », ou avec des informations sur la nature des attaques dans les déclarations de témoins.

D’après ses recherches, aucune cible militaire ni aucun combattant ne se trouvait dans l’environnement immédiat. Ces raids ont pu porter atteinte au droit international humanitaire et certains pourraient même constituer des crimes de guerre.

Dans l’une des attaques les plus meurtrières recensées dans le rapport, trois missiles ont été tirés sur un marché très fréquenté dans le centre d’Ariha, dans le gouvernorat d’Idlib, tuant 49 civils. Selon des témoins, en quelques secondes le marché du dimanche s’est transformé en scène de carnage.

« Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés », a déclaré Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local.

Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés.
Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local

Il a vu une femme en pleurs, assise à côté d’une rangée de 40 cadavres alignés. Elle avait perdu son mari et trois enfants. « Ses enfants étaient dans des sacs, littéralement. Je n’arrive pas à m’en remettre », a-t-il déclaré.

Lors d’une autre frappe russe présumée, au moins 46 civils, dont 32 enfants et 11 femmes qui s’étaient mis à l’abri dans le sous-sol d’un immeuble, ont été tués le 15 octobre à al Ghantu, dans le gouvernorat d’Homs. Des images vidéos des lieux après l’attaque ne montrent aucune preuve d’une présence militaire. D’après les experts en armement qui ont analysé ces images, la nature de la destruction pointe du doigt l’utilisation possible d’explosifs contenant un mélange air-combustible (connus sous le nom de « bombes incendiaires »), type d’armes aux effets particulièrement non discriminants lorsqu’elles sont utilisées à proximité de civils.

Dans une autre attaque, cinq civils ont été tués et une dizaine de maisons détruites lorsqu’un missile de croisière à lanceur naval, probablement russe, a frappé des immeubles résidentiels à Darat Izza, dans le gouvernorat d’Alep, le 7 octobre.

« C’était très différent des autres frappes aériennes… Le sol s’est mis à trembler, on aurait dit un tremblement de terre… C’était la pire destruction que j’ai jamais vue… Une mère et ses deux enfants ont été tués dans une maison, et un jeune couple dans une autre. Le couple était marié depuis une semaine », a déclaré un témoin du quartier, qui a confirmé que la zone touchée était résidentielle et qu’aucune base militaire d’aucun groupe armé n’était installée aux alentours.

Les frappes aériennes russes auraient également touché des hôpitaux. Les centres médicaux bénéficient d’une protection spéciale au titre du droit international humanitaire, et les attaquer peut constituer un crime de guerre. D’après un témoin de la frappe à quelques mètres de l’hôpital de campagne de Sermin, à Idlib, les missiles auraient été largués par un avion très sophistiqué, qu’ils n’ont pas vu ni entendu arriver.

La réaction des autorités russes après l’attaque contre la mosquée d’Omar Bin al Khattab, dans le centre de Jisr al Shughour, dans le gouvernorat d’Idlib, le 1er octobre, fait s’interroger sur les méthodes qu’elles sont prêtes à déployer pour saper toute critique de leurs opérations. Lorsque des informations et des photos de la mosquée détruite ont été divulguées, les autorités russes ont parlé de « canular » et diffusé une image satellite dans le but de prouver que la mosquée était toujours intacte. Cependant, la mosquée présentée sur l’image n’était pas celle détruite lors de l’attaque.

« En faisant passer l’image satellite d’une mosquée intacte pour une autre qui avait été détruite, les autorités russes ont réalisé un tour de passe-passe en vue d’esquiver les reproches et la surveillance de leurs agissements en Syrie.  Cela fait douter de leur volonté d’enquêter en toute bonne foi sur des violations présumées. Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire », a déclaré Philip Luther.

Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire.
Philip Luther

Depuis qu’un avion de chasse russe a été abattu par l’aviation turque le 24 novembre, le ministère russe de la Défense a encore restreint les informations sur sa campagne en Syrie.

Par ailleurs, Amnesty International a recueilli des éléments de preuve, dont des photos et des vidéos, qui laissent à penser que les Russes ont utilisé des bombes non guidées dans des zones civiles à forte densité de population, ainsi que des armes à sous-munitions prohibées par le droit international.

Parce qu’elles sont non discriminantes par nature, les armes à sous-munitions ne doivent être employées en aucune circonstance. Chacune disperse une multitude de petites bombes sur une zone de la taille d’un terrain de football. En raison du nombre élevé de bombes qui n’explosent pas, la menace pour les civils perdure pendant des années après leur utilisation initiale. L’usage répété de bombes non guidées à proximité de zones fortement peuplées de civils bafouerait l’interdiction des attaques menées sans discrimination.

« La Russie doit en finir avec les attaques menées sans discrimination et autres attaques illégales. Elle doit cesser toute utilisation d’armes à sous-munitions et cesser de larguer des bombes non guidées sur des zones civiles », a déclaré Philip Luther.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/12/syria-russias-shameful-failure-to-acknowledge-civilian-killings/
aa611df6-baaa-4c9f-92b0-76d385cdcf4f

Bombardement de la Ghouta décembre 2015

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raid russe sur la ville d’Idleb dim 20 12 2015

Bombardement-de-la-Syrie-par-l'armée-syrienne-et-la-Russie-2015

Bombardement-des-civils-en-Syrie-par-l’aviation-syrienne-et-Russe-2015

أطفال ونساء ورجال يسقطون صرعى قصف الطيران الروسي لإدلب 441

مجزرة ارتكبها الطيران الروسي ضد أطفال ونساء ورجال سقطوا صرعى جراء قصف الطيران الروسي على إدلب- Des enfants, des femmes et des hommes tués suite à un raid de l’aviation russe sur Idleb (le 20.12.2015)

Drapeau_of_Syria_2011,_Satin-5

Drapeau de la révolution syrienne 2015

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