La rencontre des assassins à Sotchi


Rencontre Assad-Poutine à Soutchi mai 2018

Le Kremlin dévoile d’autres détails sur la récente rencontre Poutine-Assad à Sotchi


 

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a expliqué de quoi le Président russe et son homologue syrien avaient parlé lors de leur rencontre de jeudi à Sotchi et combien d’heures avaient duré ces négociations.

La rencontre de Vladimir Poutine et Bachar el-Assad à Sotchi a duré plus de trois heures, a indiqué Dmitri Peskov avant d’ajouter que les chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et de la Défense russe Sergueï Choïgou avaient eux aussi assisté aux discussions.

Situation en Syrie
© Sputnik . Mikhail Voskresensky
Poutine dit à Assad compter sur le retrait des forces armées étrangères du pays

Le porte-parole du Kremlin a également expliqué les propos du Président sur le retrait des forces armées étrangères du sol syrien.

«Il y a des pays dont des soldats et des officiers sont présents de fait illégalement sur le territoire syrien du point de vue du droit international. Il s’agissait de ces pays-là. Par contre, il y a des pays qui sont dans un état de coopération technique et militaire avec la Fédération de Russie et se trouvent légalement en Syrie sur invitation des autorités du pays», a déclaré M.Peskov cité par le quotidien “Rossiyskaya Gazeta”.

Rappelons que, selon le site du Kremlin, les dirigeants russe et syrien ont discuté jeudi 17 mai à Sotchi plusieurs aspects du règlement de la situation en Syrie, y compris la formation d’un comité constitutionnel qui doit se charger de la loi fondamentale du pays.

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Moscou parle d’une “gouffre” avec Assad … Téhéran le critique,


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Moscou parle d’une “gouffre” avec Assad … Téhéran le critique,
L’ouverture de l’autoroute du nord de la Syrie …   11 Iraniens tués par les raids israéliens … et «Astana 9»

13 mai 2018

Des médias gouvernementaux russes ont publié récemment une série d’articles où ils ont exposé des dissemblances dans plusieurs dossiers entre Moscou et le régime syrien, synchronisés avec une critique acerbe d’un haut fonctionnaire parlementaire iranien adressée au président du régime Bachar al-Assad.

Un article publié dans le journal russe «Vazgliad» a mis en garde, il y a deux jours, contre l’escalade du conflit entre les services de renseignement syriens et les forces de police de l’armée russe, qui impose désormais un contrôle direct sur les zones «libérées» et agissent indépendamment de la volonté du régime.

A Téhéran, un membre du Comité de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement iranien Heshmatollah Flahat Bishah a critiqué, hier, les positions d’Assad après les raids israéliens sur les sites iraniens, les qualifiant de «négative». Flahat Bishah, qui a rencontré Assad à Damas il y a quelques jours, a dit que les raids israéliens «essayaient de cibler les forces consultatifs iraniennes», soulignant que «son comportement (al-Assad) des raids était négatif».

En outre, «l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme» a rapporté hier le meurtre de 11 iraniens suite aux tirs de roquettes et des raids israéliens, à l’aube du jeudi, sur les sites iraniens et de «Hezbollah» en Syrie, notant qu’ils ont laissé, au moins, 27 morts.

D’autre part, Le ministère des Affaires étrangères Kazakh a annoncé hier que toutes les parties participantes au processus d’Astana ont confirmé leur participation à la réunion dans les deux prochains jours, en notant la participation des délégations du régime syrien et l’opposition à la neuvième réunion du processus d’Astana. Des rapports ont souligné l’intention de Moscou de se concentrer sur l’ouverture de «l’autoroute» du Nord, entre Alep et Damas.
Source: al-Charq al-Awssat

Grognements des services de renseignement syriens de la performance de la police militaire russe

13 mai 2018
Source: RT (Russia Today -Média pro-régime Russe)

« L’attitude libérale envers les combattants excessifs conduit à la désintégration de la Syrie », c’est le titre de l’article d’Evgueni Krotejkow, dans le « Vazgliad », au sujet d’un éventuel litige probable entre les services de renseignement syriens et la police militaire russe.

L’article dit: Un conflit se développe entre le renseignement syrien et la police militaire russe. Certains des sites résidentiels libérés des combattants n’ont pas été restitués à l’autorité de Damas. Les spécialistes russes empêchent une éventuelle purgation de la population.

En d’autres termes, la réconciliation et la soumission au programme de désarmement ne conduisent pas à la restauration de l’autorité de Damas sur le territoire laissé vacant par les militants. Les citadins (couverts par les accords) sont coupés du monde extérieur par les barrières de la police militaire russe et acceptent volontiers l’aide humanitaire tout en restant auto-administrés.

Initialement, cela était justifié par la peur des Moukhabarat (services de renseignement du régime) et des Shabiha (les milices civils du régime), qui dans la première année de la contre-attaque étaient enclins à purger les villes libérées de la ville. Mais pendant la libération de l’est d’Alep, les bons et tolérants Russes ont empêché cette pratique, qui a ouvert la voie à la confiance par la population locale dans les Russes et Damas. Mais, bientôt le tir à la corde a commencé à aller dans la direction opposée.

Depuis la Bataille d’Alep, on a parlé d’aucun examen minutieux, mais on ne demande plus aux résidents de documents d’identité. Tout le monde peut dire qu’il a perdu ses documents et s’appelle lui-même le nom qu’il veut, et obtient un nouveau document personnel avec un timbre russe, sans ce document, lui et sa famille ne peuvent pas obtenir des rations alimentaires et d’autres aides.

“Vous pouvez juste raser votre barbe pour devenir un misérable réfugié. C’est un dilemme administratif.

La nécessité de nourrir et d’accueillir tout le monde a immédiatement conduit à l’effondrement du système anti-espionnage. Des «cellules dormantes» sont apparues, des opérations terroristes et des actes de vandalisme ont augmenté dans les lignes arrières. Selon les données de “Vazgliad” le grognement a commencé dans les rangs des services de renseignement syriens. Y compris la réduction du «front de son travail» a conduit à une baisse du poids politique du gouvernement syrien. Cela a exacerbé la concurrence entre les différents groupes de sécurité à Damas, ce qui est très inquiétant d’un point de vue politique.

En fin de compte, cette question a été résolue dans l’est d’Alep. Il n’y a peut-être pas de scénario unifié pour tout le territoire syrien. Mais passer à la documentation n’est pas basé sur “quel est votre nom?” Mais sur la base de critères rationnels qui est une nécessité urgente. C’est-à-dire relancer progressivement l’administration civile à l’exclusion de la purgation et de la violence excessive. Comme le montre l’expérience, c’est une tâche plus difficile qu’une opération militaire.

La tentation de tout résoudre par tank et les Shabiha (les milices civils du régime) a été surpassée. Maintenant, il faut raisonner avec la tête. Les Russes semblent réfléchir à nouveau.

Source: Russie Today

Comment les preuves disponibles en libre accès ont joué un rôle moteur dans la réponse à l’attaque chimique à Douma


 

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AMNESTY INTERNATIONAL

Par Sam Dubberley, Manager of Amnesty International’s Digital Verification Corps Berlin,

Les photos et les vidéos d’attaques chimiques ne manquent pas. Talmenes, Al lataminah, Kafr Zita, Khan Cheikhoun : ce sont tous des noms d’attaques à l’arme chimique en Syrie. Elles ont été recensées et vérifiées, mais ont rarement occupé une place aussi centrale dans la manière dont les États justifient publiquement leurs politiques.

L’attaque chimique présumée contre Douma, en périphérie de Damas, le 7 avril, a changé la donne. Afin de justifier les frappes militaires de représailles menées contre des cibles en Syrie, les discours officiels de la Première ministre britannique Theresa May ont fait spécifiquement référence aux « images bouleversantes d’hommes, de femmes et d’enfants gisant, morts, de la mousse dans la bouche », et la Maison-Blanche à des vidéos et des images montrant « les restes d’au moins deux bombes-barils contenant du chlore qui ont servi dans le cadre de l’attaque, dont les caractéristiques correspondent à celles utilisées lors de précédentes attaques ».

Nous ne mettons pas en doute la véracité de ces images. En effet, à Amnesty International, nous avons travaillé à en vérifier un grand nombre. Le cœur de notre travail dans les zones de conflit consiste à évaluer si les militaires et les groupes armés respectent les obligations juridiques internationales applicables. Les preuves disponibles en libre accès vérifiées peuvent s’avérer cruciales pour évaluer le respect des règles du droit international humanitaire et relatif aux droits humains.

Toutefois, la particularité de ces images, c’est que ces États les ont placées au premier plan pour justifier leur intervention du 14 avril en Syrie. Oui, clairement, d’autres éléments viennent les corroborer. Le gouvernement français évoque des entretiens avec des personnes sur le terrain, les États-Unis « des renseignements fiables indiquant une coordination entre les officiers syriens avant l’attaque ». Mais il est vrai également que, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) n’ayant pas pu au départ se rendre sur le site à Douma, il fut difficile de trouver des preuves publiques faisant autorité. Cela contraste, par exemple, avec la frappe aérienne américaine menée au lendemain de l’attaque contre Khan Cheikhoun en avril 2017, avant laquelle le ministère turc de la Santé avait publié une déclaration pointant du doigt l’utilisation de gaz sarin, ce que l’OIAC a par la suite confirmé.

Le gouvernement ayant refusé ou ignoré ses multiples demandes pour se rendre en Syrie, Amnesty International s’est tournée vers les informations disponibles en libre accès ou « open source » – les vidéos et les photos postées sur Internet ou partagées sur les messageries de réseaux sociaux comme WhatsApp – pour étayer ses recherches et faire campagne en faveur de la protection des civils pris au piège du conflit. Sans cela, son travail s’en serait trouvé fortement limité.

Ayant moi-même passé de longues heures à trier, vérifier et analyser des photos et des vidéos montrant des attaques contre des civils et la destruction de biens civils, je suis certain que les images récentes de Douma recueillies et vérifiées par des organisations dignes de confiance, à l’aide de méthodologies bien établies, ne sont pas truquées.

Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas de fausses images en circulation. Il y en a – et cela fait partie d’un problème plus général. Encore et encore, se servant d’exemples de contenus falsifiés, des gouvernements, des groupes armés et leurs partisans ressortent l’argument éculé des fake news (fausses informations) pour masquer un acte horrible. Une violation des droits humains est commise et des images prises à un autre moment et dans un autre lieu apparaissent soudain sur les réseaux sociaux. Le gouvernement syrien exploite le mensonge de ces images pour discréditer d’autres matériels vérifiés – ainsi que la souffrance, le traumatisme et la détresse dont elles témoignent.

Au lendemain de l’attaque du 7 avril contre Douma, on a constaté un foisonnement de ce type de faux contenus – un porte-parole du Pentagone a cité une augmentation de 2 000 % de l’activité des « bots » (robots) russes. Exemple particulièrement frappant mis en avant par le collectif d’enquête en ligne Bellingcat : les images partagées censées « prouver » que les Casques blancs avaient orchestré les attaques. En fait, elles étaient tirées de Revolution Man, un film de fiction financé par le ministère syrien de la Culture qui raconte l’histoire d’un journaliste qui entre en Syrie et met en scène de fausses attaques à l’arme chimique. Si des informations publiques rigoureusement vérifiées ont permis de démonter ces récits trompeurs, le vieil adage selon lequel « un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures » règne en maître sur la sphère numérique. En effet, une étude récente du MIT (Massachussets Institute of Technology) publiée dans la revue Science a conclu que, sur Twitter, les fausses nouvelles sont diffusées plus vite et plus loin que les vraies.

Si Amnesty International reconnaît que les renseignements disponibles en libre accès peuvent s’avérer utiles pour corroborer et vérifier des événements, ils sont rarement le fondement de notre recherche et de notre analyse. En Syrie, nous nous efforçons sans relâche d’obtenir des interviews directes de victimes, de témoins et d’experts sur le terrain. Nous ne pouvons pas toujours accéder à toutes les zones du pays de manière officielle ou sûre, mais nos équipes de recherche sont en contact permanent avec leurs réseaux dans la région. Les vidéos et les images disponibles en libre accès font désormais partie de ce processus, sans en être l’unique composante. Notre Service de vérification numérique – une équipe d’environ 120 bénévoles de prestigieuses universités dans cinq pays – emploie une méthodologie solide pour sourcer et vérifier ces informations. Nous ne pouvons utiliser un contenu que s’il répond à certaines normes rigoureuses ; sinon, nous l’écartons. Pourquoi ? Parce que si nous ne le faisons pas, nous sapons la crédibilité de notre équipe et de la communauté des droits humains en matière d’établissement des faits, à une période et dans un environnement informatif où cette tâche est cruciale.

À l’ère numérique, peut-être ne faut-il pas s’étonner que des contenus en ligne, disponibles en libre accès, occupent une place prépondérante dans la diplomatie publique des États, allant jusqu’à éclairer les décisions prises par les institutions internationales. Ainsi, un mandat d’arrêt décerné récemment par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre en Libye reposait en grande partie sur les preuves numériques vérifiées des crimes présumés. Lorsqu’elles sont le fruit d’un travail sérieux, les investigations menées à partir d’informations disponibles en libre accès peuvent constituer une voie essentielle vers la justice et l’obligation de rendre des comptes pour les victimes d’atrocités commises dans des lieux difficiles d’accès, où un téléphone portable est parfois l’unique témoin capable de partager l’événement avec le reste du monde.

À l’image du « brouillard de guerre » synonyme d’incompréhension et de doute, les États devraient s’adapter au fatras des récits contradictoires et concurrents qui prospèrent sur les plateformes numériques au lendemain d’atrocités telles que l’attaque contre Douma. Si nous voulons faire en sorte que les contenus disponibles en libre accès servent effectivement à traduire en justice les responsables, nous tous – États, institutions internationales, médias et organisations de la société civile comme Amnesty International – devons garantir la clarté, la transparence et la fiabilité de nos méthodologies de vérification. Sinon, c’est la porte ouverte à la diffusion de la désinformation et de la propagande qui met à mal la vérité – avec des conséquences potentiellement désastreuses pour les victimes de violations et de crimes avérés.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/04/how-open-source-evidence-took-a-lead-role-in-the-response-to-the-douma-chemical-weapons-attack/

 Douma-Attaque-au-gaz-toxique-7-av-2018

الموت تحت التعذيب في سجون النظام – Syria’s Torture Machine – La mort sous la Torture dans les prisons du régime al-Assad


La machine de la torture, dans les prisons de la sureté du régime Syrien, continue à ce jour de broyer les vies des opposant.es syrien.nes.

Une victime en plus parmi les milliers de détenu.es qui se trouvent toujours dans les prisons du régime syrien : Rami Hanaoui, un jeune natif de la ville du Soueida, est arrêté le 5 août 2012, par les forces de sécurité du régime. Six ans après sa détention, le 27 décembre 2017, les services de sécurité informent, officiellement, sa famille qu’il faut passer récupérer ses affaires personnelles, parce qu’il est mort en détention.

ابلغ الامن السوري بشكل رسمي اهل المعتقل السلمي ابن السويداء رامي هناوي انه توفي في المعتقل بتاريخ ٢٧ -١٢-٢٠١٧
وذلك لاستلام متعلقاته الشخصية

#رامي_هناوي

Le 3 mai 2018:

Après avoir appris la nouvelle du décès de Rami Henawi, (nous) la famille du martyre s’est orientée, aujourd’hui, aux instances pour la mise en œuvre de la décision, avec le télégramme contenant les références de la résolution et la date d’émission, mais la première et la deuxième chambre de la cour et même la police militaire à Damas n’ont pas confirmé ou nié leur connaissance de la décision émise, et c’est ce que soulève notre plus grande crainte.
À notre tour, en qualité de famille de Rami Henawi, nous réclamons la vérité et demandons l’éclaircissement sur le sort de Rami, et savoir si le contenu du télégramme émis est correct et pourquoi la deuxième chambre de la cour a nié son émission ? Nous faisons appel à toutes les organisations internationales traitant des affaires des détenus et de droits de l’homme d’œuvrer fortement à tous les niveaux, d’exercer des pressions pour connaître la vérité quant au télégramme et le sort de Rami Henawi.

Nous espérons des amis fidèles de Rami, qui ont joué un rôle majeur dans la diffusion des nouvelles de l’arrivée du télégramme qui nous a appris le décès de Rami, de suivre de toute leur force et par tous les moyens qu’ils ont à leur disposition, de nous aider à connaitre la vérité sur le sort de Rami.

Nous apprécions vos efforts et connaissons l’amour que vous portez pour lui.

Nous demandons la patience de Dieu … et nous demandons à tous ceux qui le peuvent de mettre la pression pour révéler la vérité … Nous gardons encore de l’espoir et nous allons travailler sur cet espoir, malgré toute la douleur et sa longue absence depuis des années sans aucune nouvelle de lui.
La déclaration a été publiée à la demande de la famille de Rami Henawi …

The Caesar Photo

Les photographies appartiennent au dossier dit « César », que l’organisation Human Rights Watch (HWR) devait présenter mercredi à la presse, à Moscou. « César » est le nom de code d’un photographe de la police militaire syrienne qui a fait défection en 2013 en emportant avec lui les clichés de milliers de cadavres. Il s’agit de Syriens, opposants ou présumés tels, ou appartenant à des familles de l’opposition, morts en détention. Pas par dizaines ou par centaines, mais par milliers.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/12/16/syrie-du-dossier-cesar-au-dossier-bachar_4833112_3218.html

 

Des démissions dans la Coalition nationale syrienne – استقالات الائتلاف الوطني السوري: تمهيد لتأسيس إطار جديد للمعارضة


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 Des démissions dans la Coalition nationale syrienne: introduction pour ouvrir la voie à l’établissement d’un nouveau cadre pour l’opposition

26 avril 2018
George Sabra, Suheir al-Atassi et Khaled Khoja, membres de l’Assemblée générale de la coalition  nationale syrienne, ont annoncé mercredi leur démission de la coalition en contestation contre ce qu’ils ont appelé la “sortie de la coalition de sa voie révolutionnaire”

استقالات الائتلاف الوطني السوري: تمهيد لتأسيس إطار جديد للمعارضة

إسطنبول ــ العربي الجديد

26 أبريل 2018

يوحي شكل تقديم استقالات قيادات وأعضاء من الائتلاف الوطني السوري، أمس الأربعاء، والأجواء التي سبقتها، مع معلومات ضئيلة يصرّ أصحاب الشأن على إبقائها طيّ الكتمان إلى حين اكتمال التحضيرات، بأن إطاراً جديداً للمعارضة السورية يتم التحضير لإطلاقه إلى العلن، من دون تحديد شكل الإطار ولا تاريخ ولادته ولا الغطاء الإقليمي الذي من الممكن أن يُعطى له. لكن المعلومات المؤكدة التي حصلت عليها “العربي الجديد”، تفيد بأن مجموعة كبيرة من مؤسسي الائتلاف، وقبله المجلس الوطني السوري، تداعوا للاجتماع في الأيام والأسابيع الماضية، في عدد من مدن المنطقة، على خلفية عدم رضاهم عن أداء الائتلاف الوطني الحالي والهيئة العليا للتفاوض التي يرأسها نصر الحريري، وانخفاض سقف موقفهما وأدائهما تحديداً خلال مجازر الغوطة الشرقية وما تلاها، وبقاء السقف السياسي للائتلاف وللهيئة العليا محكوماً بما صار يعرف بمسار أستانة الذي تحدد روسيا خطوطه العريضة للتوصل إلى ما تسميه “الحل السوري”، فضلاً عما يسميه هؤلاء المعارضون المخضرمون “انقلاباً” نُفذ بحقهم في انتخابات الهيئة العليا للتفاوض أخيراً في الرياض، وعلى أثرها استقال عدد من قيادة الهيئة العليا للتفاوض المنبثقة من الائتلاف، في مقدمتهم حينها منسق الهيئة رياض حجاب، الذي تفيد المعطيات الحالية بأنه سيكون المحور الرئيسي في أي إطار معارض جديد يتم العمل لإطلاقه قريباً فور الاتفاق على تفاصيله السياسية والتنظيمية

وتوالي الاستقالات من الائتلاف الوطني السوري أمس، قبل أيام من موعد الخامس من مايو/ أيار المقبل المحدد لانتخاب قيادة جديدة للائتلاف، شمل أعضاء مهمين وظلوا لفترة طويلة في الدائرة الضيقة لصنع القرار في العنوان السياسي الأبرز للثورة السورية منذ أواخر عام 2012، وأبرزهم جورج صبرا وخالد خوجة وسهير الأتاسي، مع ترجيح أن تتسع دائرة المغادرين لتشمل وجوهاً بارزة أخرى مثل رياض حجاب وغيره من سياسيين وعسكر. 

وبينما قللت مصادر في الائتلاف من أهمية هذه الاستقالات “المتوقعة”، إلا أن معارضين سوريين يرون أن الائتلاف بات بأمسّ الحاجة إلى “إصلاح وتقويم وإلا إعلان حل نفسه”، إذ لم يستطع القيام بالمهام المنوطة به وهو ينتقل من فشل إلى آخر. وكان جورج صبرا أول المعلنين عن استقالته من الائتلاف، وأرجعها إلى أن “الائتلاف لم يعد ائتلافنا الذي حمل أمانة الإخلاص لمبادئ الثورة وأهداف الشعب، ولأن طرق العمل والتدابير المعتمدة لا تحترم الوثائق والقرارات، ولا تلتزم إرادة الأعضاء والرؤية الوطنية السورية المستقلة وبسبب التناقضات الجارية بين مكوناته وأعضائه”.

كما أعلنت سهير الأتاسي انسحابها من الائتلاف، “بعد أن أصبح المسار الرسمي الحالي للحل السياسي في سورية متطابقاً مع المسار الروسي الذي يعيد تأهيل منظومة الأسد ومجرمي الحرب ويقوّض الحل السياسي الفعلي والجوهري، فيحيله إلى تقاسم سلطات ومنافع لقوى وشخصيات ودول”، وفق ما جاء في بيان الانسحاب. وأوضحت الأتاسي، لـ”العربي الجديد”، أن “الاستقالة ليست مفاجئة”، مضيفةً: “جنّدنا عملنا داخل المؤسسات الرسمية ضد المسار الروسي المطروح والمبني على المشاركة مع منصات موسكو وقدري جميل، وأصبح الحل وفقاً لهذا المسار هو الحديث عن دستور وانتخابات”. ولفتت إلى أن “المسار الروسي هو المطروح حالياً في جنيف، وهو مشروع إعلان الهزيمة”، مشيرة إلى أنه “لا يمكن اعتبار الاستقالات التي حدثت بأنّها تعبّر عن توجّه جماعي، وإنما هو توجّه يضم الكثير من السوريين في الداخل والخارج، ممن يشعرون بأن المسار المفروض في جنيف هو مسار إعلان هزيمة واستسلام، ويدعون إلى مسار آخر هو مسار استقلال القرار، ورفض إعلان الهزيمة”. وأوضحت أن “التحدي الذي واجهناه هو إما الاستسلام لهذا الطرح الروسي، والانخراط به، أو الزوال من المشهد كمؤسسات أو شخصيات، لذلك هناك مجموعة من الشخصيات رأت أن هذا الطرح غير وطني وثوري وفضلت عدم الانخراط فيه”، مشيرة إلى أن “هناك من فضّل البقاء تحت الابتزاز الذي تعرض له وفي واجهة المشهد السياسي الموجود وانخرط في هذا المسار كما أعلن خالد خوجة، وهو رئيس سابق للائتلاف، استقالته، مشيراً إلى إيمانه “بضرورة استقلالية القرار الثوري، وضرورة استمرارية العمل الوطني خارج إطار الائتلاف”، مؤكداً تأييده ما ورد في بياني صبرا والأتاسي. كذلك أعلن فصيل “لواء المعتصم” المقاتل ضمن فصائل “درع الفرات” التابعة للجيش السوري الحر، سحب اعترافه بالائتلاف الوطني. وقال المتحدث باسمه مصطفى سيجري، في تغريدة على موقع “تويتر”: “مع استمرار الموت السريري للائتلاف الوطني وعجز القلة الصادقة من أعضائه في النهوض بواقعه المتردي وعدم القدرة على استرداد قراره الوطني، وفشل المصلحين في إبعاد العصابة المسيطرة على “الجسم” الذي يفترض أن يكون مثالاً للعملية الديمقراطية التي ينشدها الشعب السوري، نعلن سحب الاعتراف به واستغرب المتحدث باسم هيئة التفاوض، يحيى العريضي، هذه الاستقالات، مشيراً في تصريح لـ”العربي الجديد” إلى أنه “كان ينبغي على المستقيلين عرض ملاحظاتهم في اجتماع للهيئة العامة للائتلاف واتخاذ القرارات اللازمة لتصحيح المسار، بدل اللجوء إلى إجراءات ذاتية تُعدّ بمثابة هروب من تحمّل المسؤولية”. وأشار العريضي إلى أن الائتلاف يمتلك الصفة التمثيلية للشعب السوري، مضيفاً: “اعترفت أكثر من مائة دولة بالائتلاف ممثلاً للسوريين، لذا من الأولى إصلاحه، وإصلاح كل مؤسسات الثورة والمعارضة السورية وليس العمل على تقويضها”.

وفي السياق، قلّلت مصادر في الائتلاف الوطني من أهمية الاستقالات، مشيرة إلى أن المستقيلين “هم خارج الهيئة السياسية للائتلاف”، معتبرة أن فرص هؤلاء في الانتخابات المقبلة “قليلة”، مضيفة: “ليست المرة الأولى التي يعلن فيها أعضاء في الائتلاف استقالتهم منه”. ومن المقرر أن تجرى في الخامس والسادس من الشهر المقبل انتخابات داخل الائتلاف لاختيار رئيس جديد ونواب له، إضافة إلى انتخاب أعضاء الهيئة السياسية، وأمين عام جديد. ويرأس الائتلاف حالياً بالوكالة عبدالرحمن مصطفى إثر استقالة رئيسه المنتخب رياض سيف أخيراً لأسباب صحية.

ويحمّل جانب من الشارع السوري المعارض، الائتلاف مسؤولية الفشل السياسي للثورة والمعارضة السورية، إذ لم يستطع النهوض بمهامه، بل بقي أسير التجاذبات الإقليمية والدولية، وتحوّل إلى عبء سياسي إضافي على الثورة، خصوصاً أنه لم يقم بمبادرات وطنية من شأنها توحيد جهود المعارضين السوريين للنظام الذي استفاد كثيراً من تشظّي المعارضة السورية وتعدد منصاتها. كما يرى كثيرون أن ارتهان الائتلاف لإرادة دول مؤثرة في الملف السوري، أفقده الكثير من مصداقيته، وهو ما ظهر جلياً في الفترة الأخيرة، في ظل أداء ضعيف إزاء أحداث كبيرة جداً ضربت الداخل السوري.

وتناوب على رئاسة الائتلاف الكثير من الشخصيات السورية الثورية والمعارضة منذ تأسيسه في الدوحة أواخر عام 2012، وضم عدداً من المكوّنات الثورية والمعارضة بما فيها الفصائل المقاتلة. كما ضم المجلس الوطني الكردي، والمجلس التركماني، وحاول أن يكون ممثلاً لجميع القوميات السورية. وما يُحسب للائتلاف بحسب المصرّين اليوم على بقائه إطاراً معارضاً أوسع، أنه لم ينجر إلى المحاولات الروسية والإيرانية للتوصل إلى حل سياسي يبقي بشار الأسد في السلطة، إذ يُعد أعضاء الائتلاف من “صقور” المعارضة السورية، فيما تعد هيئات ومنصات سياسية أخرى من “الحمائم”، أبرزها هيئة التنسيق، ومنصتا القاهرة، وموسكو. وكان إدخال الأخيرة إلى هيئة التفاوض سبباً لخلاف كبير في المعارضة التي تعتبرها صنيعة الروس وتسوّق لرؤيتهم في سورية التي تقوم على تثبيت النظام وتكريس الاحتلال الروسي للبلاد.

وردّ عضو بارز في الائتلاف الوطني، في حديث لـ”العربي الجديد”، على المستقيلين، معتبراً أن عدداً من أعضاء الائتلاف الذين تم استبعادهم من مؤتمر الرياض 2  الذي عُقد أواخر العام الماضي، وأبرزهم الأعضاء المستقيلون، “عملوا على تقويض الائتلاف بطريقة ناعمة”، مشيراً إلى أن رئاسة الائتلاف فتحت حواراً معهم في الفترة الماضية من أجل رأب الصدع بالمواقف “ولكن من دون جدوى

ولفت المصدر إلى أن المستقيلين ومن تُتوقع استقالته، يرون أن مؤتمر الرياض 2  تمخّض عن فريق مفاوض “رخو” يمكن أن يتنازل عن ثوابت الثورة، وأن يوافق على حل سياسي يبقي الأسد في السلطة، وهو ما يتماهى مع الرؤية الروسية للحل في سورية، مستشهدين بقبول إدخال منصة موسكو إلى الهيئة العليا للمفاوضات. واعترف المصدر بأن الاستقالات جاءت في توقيت “بالغ السوء، وفي المرحلة الأصعب في مسار الثورة السورية”، مضيفاً: “بالتأكيد ستضر بمشهد المعارضة السورية، ولكنها لن تؤدي إلى تقويض الائتلاف الوطني الذي يعد الضمانة الحقيقية للثورة والمعارضة”. ولفت المصدر إلى أن الائتلاف خسر جهود الكثير من أعضائه مرات عدة، مشيراً إلى أن الائتلاف تأثر بعد خروج ميشال كيلو مثلاً وأعضاء آخرين في كتلته منه، مرجحاً أن يتقدّم أعضاء آخرون باستقالتهم من الائتلاف، “ربما منهم رياض حجاب وفاروق طيفور”.

وحول نيّة الأعضاء المستقيلين تشكيل جسم سياسي جديد يكون منافساً للائتلاف في المرحلة المقبلة، أكد المصدر أن هناك توجهاً لدى معارضين سوريين لتشكيل هذا الجسم “ولكن الظرف الإقليمي غير مناسب”، مشيراً إلى أن الأعضاء المستقيلين عقدوا اجتماعاً في اسطنبول منذ أيام، وقرروا تقديم الاستقالات قبيل أيام من اجتماع الهيئة العامة للائتلاف وبطريقة كان المقصود منها إحداث إرباك شديد. ورجح وجود دفع من قوى إقليمية لتشكيل جسم منافس للائتلاف، مقراً بأن الاستقالات “ستلقي بظلالها على اجتماع الهيئة العامة للائتلاف بعد أيام”، مرجحاً اختيار عبدالرحمن مصطفى أو هادي البحرة لرئاسة الائتلاف في المرحلة المقبلة.

– Le nombre d’assassinats s’intensifie à Idlib pour s’élever à au moins 9, dont des “migrants” qui ont été assassinés aujourd’hui, par des hommes armés.

الاغتيالات تتصاعد في إدلب لترفع إلى 9 على الأقل بينهم “مهاجرون” عدد من جرى اغتيالهم اليوم على يد مسلحين

تتواصل عمليات الاغتيال في محافظة إدلب، حيث ارتفع إلى 9 على الأقل عدد من اغتيلوا اليوم الخميس الـ 26 من نيسان / أبريل من العام الجاري 2018، هم 3 أشخاص من ضمنهم مقاتلان اثنان من كتائب مهجرة من الزبداني في ريف دمشق الشمالي الغربي، و3 مقاتلين من التركستان والأوزبك يرجح أنهم تابعين للحزب الإسلامي التركستاني، اغتيلوا على الطريق الواصل بين بلدتي ملس أرمناز في شمال غرب مدينة إدلب، وشاب جرى إطلاق النار عليه من مسلحين مجهولين ما تسبب باستشهاده في منطقة آبين، وقيادي محلي في جيش الأحرار المعروف بلقب “أبو سليم بنش” اغتيل بإطلاق النار عليه في ريف إدلب الشمالي الشرقي، كما اغتيل قيادي محلي في هيئة تحرير الشام معروف بلقب أبو الورد كفربطيخ، في الريف ذاته، في حين جرت محاولة اغتيال مدير دائرة الإعلام بمديرية تربية إدلب، قرب منطقة النيرب بريف إدلب الشرقي، ما أسفر عن إصابته بجراح خطيرة، كما تسببت عمليات الاغتيال بإصابة آخرين بجراح متفاوتة الخطورة٠

 

Lavrov: Plus d’engagement moral qui nous empêche de livrer les missiles S-300


 

الاستعمار-والأخلاق


La Russie peut fournir à la Syrie des systèmes S-300 et rien ne limite ce droit au niveau international, a-t-on fait savoir au sein du ministère russe des Affaires étrangères.

 

La révolution syrienne à Homs, le 18 avril 2011 : Le rassemblement pacifique Place de l’Horloge, qui a fait trembler le régime syrien


18 avril 2011,

Le massacre de la Place de l’Horloge à Homs, les habitant.es de la ville se sont rassemblé.es pour réclamer la chute du régime, déclarant ainsi leur opposition et la révolution contre le régime sanguinaire d’Al Assad

Le 18 avril 2011, un mouvement civil qui ne cesse de s’amplifier, faisait trembler le gouvernement et les services de sécurité en place…

A cette date les contestations étaient pacifiques,  il n’y avait pas de lutte armée, ni groupes armés, ni Front al-Nosra ni Daech…

Les forces de répressions armées du régime ont ouvert le feu contre les manifestants civils, tuant plus de 500 manifestant.es civil.es désarmé.es, …

مجزرة الساعة يوم أعلنت مدينة حمص ثورتها الكبرى على نظام الأسد

 

 

20180422-L'éthique-des-nations

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