Guerre d’Afrin: une zone de sécurité dans les 3 semaines


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حرب عفرين: منطقة آمنة في غضون 3 أسابيع

محمد أمين
22 يناير 2018
في غضون ذلك، كشف رئيس الدائرة الإعلامية في الائتلاف الوطني السوري أحمد رمضان ما قال إنها تفاصيل للمفاوضات حول معركة عفرين، بين الروس والأتراك، مشيراً إلى أن “التفاهم بين روسيا وتركيا حول معركة غصن الزيتون حُسم يوم الجمعة في 19 يناير/كانون الثاني الجاري”. وأضاف رمضان، في سلسلة تغريداتٍ له على حسابه بموقع “تويتر”، أن “موسكو أبلغت قيادة حزب العمال الكردستاني رفع الغطاء عنه في تلك المواجهة، وإخلاء نقاط المراقبة الروسية”، لافتاً إلى أن “مصادر عسكرية توقعت انسحاب عناصر العمال الكردستاني من عفرين دون قتال فعلي”. من جهته، كشف مسؤول التفاوض السابق مع الوحدات الكردية المعارض السوري ياسر الحجي، عن تفاصيل غير معلنة للمفاوضات حول عفرين، مشيراً في منشورٍ له على صفحته بموقع “فيسبوك” إلى أنه “تم الاتفاق على انسحاب المقاتلين من القرى الـ14 التي احتلتها الوحدات الكردية بعدما دمرها الطيران الروسي وتبييض السجون”، لكن “بعد ذلك، بدأت المماطلة (من جانب الوحدات الكردية) وانتهت بدون نتيجة”. وتابع الحجي: حاولنا بكل جهدنا فعلاً الوصول إلى حل ولكنهم رفضوا معتمدين على دعم روسيا لهم، وها هم يدفعون الثمن وتتخلى عنهم روسيا”.

Guerre d’Afrin: une zone de sécurité dans les 3 semaines
Mohammed Amine
22 janvier 2018

(…)

Entre-temps, le Département de l’information du président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Ramadan, a révélé ce qui était les détails des négociations sur la bataille d’Afrin, entre les Russes et les Turcs, ajoutant que « la compréhension entre la Russie et la Turquie autour de la bataille de « Rameau d’olivier » a été tranché depuis vendredi 19 Janvier ». Ramadan a ajouté, dans la série de Tweets sur son compte « Twitter », que « Moscou a rapporté à la direction du Parti des travailleurs du Kurdistan la levé de sa couverture dans cette confrontation, et l’évacuation des points de contrôle russes », soulignant que « les sources militaires attendaient le retrait des membres des Unités Kurdes d’Afrin sans combat réel ». Pour sa part, l’ancien responsable de la négociation avec les Unités kurdes, le dissident syrien Yasser Al-Hajji, a révélé des détails non divulguées sur les négociations sur Afrin, se référant à une publication à lui sur son site « Facebook » que « le retrait des combattants des 14 villages occupés par des Unités kurdes après les avoir détruit par l’aviation russe et le blanchiment des prisons, a été décidé, « mais, la procrastination (par les unités kurdes) s’est terminée sans résultat ». « Nous avons essayé avec tous nos efforts pour parvenir à une solution, mais ils ont refusé, en s’appuyant sur le soutien de la Russie, et ils en paient le prix, et la Russie les abandonne ».

(…)

 

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Ankara prépare une «zone de sécurité» en Syrie et le retour de 3,5 millions de réfugiés


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أنقرة تعِدّ لـ «منطقة آمنة» في سورية وإعادة 3٫5 مليون لاجئ

Ankara prépare pour une «zone de sécurité» en Syrie et le retour de 3,5 millions de réfugiés

 

Lundi 22 janvier 2018
Beyrouth, Ankara, Washington – Al Hayat, AFP, Reuters

L’opération de «rameau d’olivier», lancée par la Turquie avec la participation des factions de la «Armée syrienne libre» pour expulser les combattants kurdes de la ville de Afrine puis de Manbej dans le nord de la Syrie, a pris une nouvelle tournure hier, avec l’entrée de bataille des forces terrestres de la Turquie. Au moment où les raids turcs violentes ont continué sur la zone; un bombardement de missiles a visé le territoire turc, qui a mené à la mort d’un certain nombre de personnes et de blessés.

L’objectif de la bataille turque est devenu hier apparent, lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que son pays vise à «le retour de trois millions et demi de réfugiés syriens chez eux», alors que le Premier ministre Ben Ali Yildirim a révélé qu’Ankara cherche à établir une «zone de sécurité de 30 Kilomètres  de profondeur» à l’intérieur de la Syrie. Le major Yasser Abd al-Rahim commandant de la «Légion- Faylaq al-Cham», un composant principal dans l’ «Armée syrienne libre», que les militants n’ont pas l’intention d’entrer dans Afrine, mais «l’encercler et obliger les forces de protection kurdes de quitter la ville », déclarant que environ 25 mille soldats sont impliqués dans le processus Militaire.

Les indications ont dévoilé que la quête turque est de ne pas prolonger l’opération militaire, la plus importante est la déclaration du président Recep Tayyip Erdogan, la fin de la bataille «dans les plus brefs délais» à la lumière des préoccupations croissantes internationales sur l’expansion des combats. Dans ce contexte, la porte parole du Ministère des affaires étrangères américaines Heather Naort a appelé la Turquie à «faire preuve de retenue» et à éviter les pertes civiles et «veiller à ce que ses activités restent limitées dans leur portée et de la durée», alors que Paris a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité pour discuter de la détérioration militaire en Syrie, et a appelé Ankara Pour arrêter son offensive.

 

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Syrie : l’armée turque poursuit son offensive dans l’enclave kurde d’Afrin

Les Echos.fr

La Turquie est entrée en Syrie pour créer un corridor de sécurité face aux forces kurdes

 

Fin d’entrainement de 500 (Kurdes des FDS) membres des forces de sécurité frontalière soutenues par les États-Unis en Syrie


 

Militaires FDS

500 (Kurdes des FDS) membres des forces de sécurité frontalière soutenues par les États-Unis en Syrie, terminent leur session d’entrainement militaire :

“C’est la deuxième session de formation des gardes-frontières, qui comprend des éléments de toutes les composantes de la région”, a déclaré le commandant des deuxièmes gardes-frontières, Kani Ahmed, ajoutant que la coalition “leur fournit des armes, des fournitures militaires et des formations”.
Vendredi, le premier lot de ces troupes a terminé ses entrainement. Ces forces atteindront  à la fin des sessions 30.000, dont plus de la moitié sont déjà des combattants dans les Forces démocratiques syriennes (FDS),

تخريج 500 عنصر من قوات الأمن الحدودية المدعومة أميركياً في سورية

السبت، ٢٠ يناير/ كانون الثاني ٢٠١٨
 الحسكة (سورية) – أ ف ب 

أنهى 500 مقاتل اليوم (السبت) تدريباً عسكرياً للانضمام الى قوات الأمن الحدودية التي أعلن التحالف الدولي بقيادة واشنطن عزمه تشكيلها في شمال سورية، بعد هزيمة تنظيم «الدولة الاسلامية» (داعش)، في خطوة أثارت تنديد دمشق وأنقرة.

وتجمع المتدربون وهم يرتدون زيهم العسكري مع أسلحتهم في صفوف متراصة خلال حفل تخرج أقامته «قوات سورية الديموقراطية» والتحالف الدولي في حضور قادة من الجانبين في باحة «صوامع صباح الخير»، الواقعة جنوب مدينة الحسكة.

وأقسم المتدربون بصوت واحد على «حماية حدود الوطن ضد كل الهجمات والتهديدات»، قبل أن يصافحوا مدربي التحالف الذين حضروا بلباس مدني، محتفظين بمسدساتهم.

وقال قائد الدورة الثانية لقوات حرس الحدود كاني أحمد إن «هذه الدورة الثانية لقوات حرس الحدود التي تضم عناصر من مكونات المنطقة كافة»، موضحاً أن التحالف «يقدم لهم الأسلحة واللوازم العسكرية والتدريب».

وتم أمس الجمعة تخريج الدفعة الأولى من هذه القوات التي سيبلغ عديدها عند اكتمال تشكيلها 30 ألفاً، نصفهم من المقاتلين في «قوات سورية الديموقراطية»، وفق ما أعلن التحالف الدولي الأحد.

ومن المقرر أن تنتشر هذه القوات على طول الحدود من شمال شرقي سورية، مروراً بحدود مناطق سيطرة «قوات سورية الديموقراطية» وصولاً إلى ادلب. وتتعلق مهماتها بإحباط أي هجوم معاكس قد يبادر إليه تنظيم «داعش» بعد سلسلة الخسائر التي مني بها في الاشهر الأخيرة في سورية.

وقال أحمد: «مهماتهم حماية الحدود خصوصاً، لأننا نتعرض للتهديدات التركية والمرتزقة المحسوبة عليها» في اشارة إلى الفصائل المعارضة في شمال سورية.

وعلى رغم تأكيد واشنطن أن مهمات هذه القوات محصور بالتصدي لأي هجوم معاكس من المتشددين، إلا أن تركيا انتقدت تشكيلها بشدة. وهدد الرئيس رجب طيب أردوغان الاثنين بـ«وأد هذا الجيش الارهابي في المهد» في وقت بدأ الجيش التركي عملية برية في منطقة عفرين الحدودية.

وتخشى أنقرة اقامة حكم ذاتي كردي قرب حدودها وتصف المقاتلين الأكراد بـ«الارهابيين».

من جهتها قالت دمشق ان تشكيل «ميليشيا مسلحة يمثل اعتداءً صارخاً على سيادة سورية»، محذرة من أن «كل مواطن سيشارك فيها سيعد خائناً».

وامتدت مرحلة التدريب الأولى 20 يوماً، على أن يخضع المقاتلون في الفترة المقبلة لتدريبات جديدة، كل بحسب المهمات الموكلة إليه.

Les choix de la Turquie en Syrie sont des risques sans garanties – خيارات تركيا في سورية كلّها مجازفات بلا ضمانات


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خيارات تركيا في سورية كلّها مجازفات بلا ضمانات

Abdelwahab Badrakhan

18 janvier 2018 – Al Hayat

La Turquie est actuellement confrontée à un tournant décisif qui la mène vers une impasse globale par rapport au dossier syrien et ses implications internes. Chaque danger qu’elle a essayé d’éliminer ou d’éviter n’a pas tarder à se redessiner et se confirmer. Alors que tous les acteurs en Syrie ont réussi, momentanément, à arranger leurs intérêts, la Turquie avait tendance à être obsédés par la réduction des pertes. Les Etats-Unis et la Russie ont partagé la «victoire sur Daech » et ont en tiré profit, également, les régimes syrien et iranien, alors que la Turquie tente de mettre en évidence son opération du «Bouclier de l’Euphrate » comme contribution réussie contre « Daech », mais les autres acteurs ne cessent de lui faire porter la principale responsabilité dans le flux de combattants étrangers à travers ses frontières, Ils unissent ainsi leurs efforts pour garder ses gains limités, en particulier, pour l’empêcher d’exploiter le rôle que la Russie lui a attribué, à savoir, limiter le pouvoir des Kurdes syriens qui ont bénéficié, d’abord, de leur coopération avec le régime de Bachar al-Assad et des Iraniens, puis de gagné un soutien croissant des États-Unis et aussi de la Russie qui est à la recherche permanent à les embrasser.

Les relations historiques entre la Turquie et les États-Unis passent par sa pire étape, en dépit de son rigorisme chronique et sa dimension stratégique, cependant, elle n’a pas pu résister à la « tentation kurde » à laquelle Washington s’est attaché, ignorant les dangers qui pourraient menacer un allié comme la Turquie, ou se donner la peine pour apaiser ses craintes sur l’unité de sa géographie.

Les combattants Kurdes n’étaient non seulement un outil efficace entre les mains de l’Amérique pour combattre « Daech », mais pour la première fois, ils l’ont laisser ressentir pour la première fois qu’il a des «intérêts» en Syrie, c’est pourquoi il travaille pour rester dans la bande nord de la Syrie et ceci à long terme, comme la présence Russe, pour gérer ses intérêts, à l’identique de la Russie, à travers la Syrie. Bien que Ankara se précipita dans une relation avancée avec Moscou, et en a obtenu un rôle en Syrie, mais leur coopération n’a pas abouti à un partenariat au même niveau entre la Russie et l’Iran, elle est restée un troisième partenaire pour déstabiliser et saper l’opposition armée syrienne et gérer, ensuite, sa défaite sur le terrain. Même quand il a soudainement eu la coordination entre la Turquie et l’Iran en réponse à la naissance d’un État kurde indépendant, distinct en Irak, leur rapprochement est resté limité en raison de leur différend sur le sort d’al-Assad et son régime, alors que la Turquie a perdu un aspect important de ses investissements avec le Kurdistan irakien, l’Iran a, actuellement, l’exclusivité relationnelle pour le rapprochement relationnel entre Bagdad et Erbil.

Les experts et les observateurs sont d’accord pour dire que la Turquie a accumulé les erreurs dans les premières années de la crise, que ce soit forcé ou volontairement ou bien par ses hésitations, car elle a perdu beaucoup de temps dans la recherche d’un mandat auprès des américain ou de l’OTAN en Syrie et il était évident qu’elle ne l’obtiendra pas ; elle n’a pas intervenu directement quand il était possible, même sous une forme limitée. Lorsque elle a préféré la guerre par procuration, à travers le soutien des factions de l’opposition, elle a également fait erreur dans les options « idéologiques » en donnant la priorité aux islamistes plutôt qu’à se concentrer sur « l’Armée syrienne libre », il était clair que le régime et les Iraniens la considèrent comme le premier ennemi le plus dangereux, et bientôt les Russes après leur intervention ils ont fait de son affaiblissement l’une de leurs priorités Pour sauver le régime.

La perte de l’opposition et ses factions était lourde en raison de l’intervention russe, également, les États qui l’ont soutenu, elle a mis son rôle au point d’accélérer ses difficultés, non seulement à cause de l’abattement de l’avion militaire «Sukhoi» et ses conséquences, mais aussi dans la distanciation de l’«OTAN» de toute confrontation avec la Russie. Et puis les difficultés accumulées dans la relation avec les États-Unis, des négociations ardues sur l’accès aux bases turques des avions participant à la « guerre contre le Daech », à la question épineuse de l’armement des Kurdes syriens et l’entrée des Kurdes de Turquie sur la ligne, jusqu’à la tentative de coup d’Etat le (15 août 2016 ), qu’Ankara a accusé Washington de soutenir.

Cette tentative a été un point tournant dans la réaction du pouvoir, c’est pourquoi suite à la visite de Recep Tayyip Erdogan à la Russie fin Août 2016, la Turquie a lancé le processus de « Bouclier de l’Euphrate » pour expulser « Daech » de l’ouest de la rivière vers l’est. Un processus approuvé par Vladimir Poutine pour le soutien d’Erdogan et le montrer comme celui qui a commencé à réaliser les ambitions de la Turquie en Syrie, alors que la bataille d’Alep fait rage à l’époque et n’a pas été résolu qu’au bout de trois mois après que la Russie a terminé la destruction systématique de l’est de la ville, c’est alors que les Russes et les Turcs ont négocié des arrangements pour le retrait des combattants restants et des civils de la ville. Ce fut la consécration du rôle turc dans les étapes ultérieures en initiant la mise en place de « Triple garants » pour un cessez-le-feu, qui n’a pas été appliquée et est engagé que dans les zones de l’opposition, tandis que les forces du régime et les milices iraniennes ont continué de grignoter des zones ici et là, surtout dans les environs de Damas. Cette coopération s’est développée grâce aux réunions d’Astana qui ont conduit à l’accord sur les quatre régions de « désescalades » que l’aviation russe n’a pas cessé de les bombarder à l’exception de celles situées au sud-ouest de la Syrie, en vertu d’un accord spécial entre la Russie, l’Amérique et la Jordanie (et Israël implicitement).

Huit mois après cet accord, les trois pays « garants » n’ont pas été en mesure d’activer les mécanismes de contrôle des « désescalades » ou faire participer d’autres pays dans ces mécanismes comme promis, mais le trio de la Russie, l’Iran et le régime ont poussé au cours de cette période, vers l’accroissement du nombre de réfugiés et déplacés forcés dans les zones de « désescalades » en direction de la zone d’Idlib, où un mélange de factions armées qualifiées de « modérées » (l’ASL) et d’autres « d’extrémistes » (notamment l’organisation de la Libération du Cham)/ anciennement Jabhat al-Nosra). La Turquie a demandé d’organiser la situation à Idlib, et les deux partenaires ont envoyé une approbation ambiguë. Avant cela, l’opération du « bouclier de l’Euphrate » a heurté deux lignes rouges : Tout d’abord, les Américains ne lui ont pas permis l’accès à Manbij, au point de bloquer le système «GPS» pour paralyser le mouvement des troupes turques, puis ils ont envoyé une force d’observation portant le drapeau américain pour empêcher les forces du régime et l’Iran d’entrer dans la ville et de garder sa population arabe sous le contrôle des kurdes que la population n’en veulent pas. Deuxièmement, une force russe a soudainement atterri dans la région d’Afrine pour la mettre sous sa protection … Donc, il y avait un accord russo-américain pour contrecarrer le rôle turque en Syrie contre les Kurdes. Également, les Américains ont empêché sa participation dans la bataille de Raqqa, malgré son insistance, et les Russes ont refusé sa demande de faire sortir les kurde d’Afrine comme condition pour mener à bien sa mission à Idlib.

Les récentes déclarations de M. Erdogan, avant que le ministère des affaire étrangères ne fasse appel aux ambassadeurs russes et iraniens et le Chargé d’Affaires Américain ensuite, cachent trois indications:

  1. La Turquie a atteint un point dangereux, d’une part, elle n’a pas réussi à dissuader les Américains d’armer les Kurdes et les soutenir pour la création de leur propre entité dans le nord de la Syrie et annexer les zones arabes, et d’autre part, elle n’a pas pu convaincre la Russie de ses préoccupations kurdes, mais Moscou misait sur la coopération avec les Kurdes à long terme.2) Les deux partenaires de l’accord d’Astana, la Russie et l’Iran, n’ont pas abandonné l’objectif de contrôler l’ensemble de la Syrie, ils ont fait, dans le cadre de cet objectif, une alliance dont la tâche est la liquidation des groupes d’extrémistes à Idlib soit en les attaquant directement ou en utilisant les factions de l’opposition les unes contre les autres, et quand ils ont insisté sur les plans de renseignement pour pénétrer la région et isoler « al-Nosra » ils ont lancé avec le régime des attaques au sud-est d’Idlib pour marginaliser clairement le rôle de la Turquie. 3) Le fait de ne pas terminer le processus de « bouclier de l’Euphrate », en l’étendant à Manbej, neutralisant Afrine et expulsant les combattants kurdes, rend ses « régions » vulnérables dans le nord de la Syrie et l’expose aux attaques des troupes d’al-Assade et des iraniens avec une couverture russe par l’air, par conséquent, la Turquie serait obligée, plus tard, d’accueillir au moins deux millions de personnes déplacées supplémentaires.

Les plus dangereux dilemmes de la Turquie sont ses échecs stratégiques, difficilement corrigeables ou compensables, car ses deux alliées russes et iraniens et même américains ont lié son sort à celui des factions de l’opposition, que tous veulent liquider. Certains observateurs attribuent la colère turque au retour des factions syriennes aux combats et leurs résultats surprenants à Idlib et à Harasta contre les forces du régime et de l’Iran. Si Poutine a préféré exclure la responsabilité de la Turquie pour les attaques aériennes au (Dron) sur les bases de Hmeimim et Tartous, c’est parce qu’il veut maintenant qu’elle poursuit son rôle à Idlib où elle devait faire pression sur l’opposition pour participer à la conférence de « dialogue syrien » qu’il compte organiser à Sotchi, mais Ankara attend un prix à Afrine et compte l’obtenir même par la force. D’autre part, les Américains ont avancé plusieurs pas en prenant de nouvelles mesures par la « démarcation » des frontières de l’« entité kurde », en annonçant la formation d’une force militaire kurde pour protéger les frontières au nord, ce qui considéré comme est une provocation face à laquelle Ankara n’a aucune réponse.

 

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Aux admirateurs de gauche de la Syrie d’Assad


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Invité du dernier MediapartLive, consacré à la Syrie, je prolonge ici mon coup de colère contre ces hommes et ces femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde, et qui se déclarent favorables au régime des Assad, père et fils, principal responsable du désastre syrien.

Après des bombardements massifs par l’aviation russe qui ont duré quatre mois, l’armée de Bachar al-Assad et les milices chiites venues de toute part, mobilisées par les mollahs iraniens, ont donc fini par « libérer » Alep-Est. La libérer de qui ? De ses habitants. Plus de 250.000 personnes sont forcés d’évacuer leur ville pour échapper aux massacres, comme avant eux la population de Zabadani ou de Darayya, et comme ce sera le sort, après eux, de bien d’autres Syriens si le « nettoyage » programmé, social et confessionnel, se poursuit dans leur pays, couvert par une grande campagne médiatique d’intoxication.

Qu’en Syrie même des nantis d’Alep, toutes confessions confondues, se réjouissent d’être débarrassés de la « racaille » – entendre les classes populaires qui peuplaient Alep-Est – n’est guère étonnant. On l’a souvent observé ailleurs, la morgue des classes dominantes est universelle.

Que des mollahs chiites d’un autre âge fêtent l’événement comme une grande victoire des vrais croyants sur les mécréants omeyyades, ou proclament qu’Alep était jadis chiite et le redeviendra, peut aussi se comprendre quand on connait leur doctrine aussi délirante que celle de leurs émules sunnites.

Enfin, qu’ici même, en France, en Europe, des hommes politiques et des faiseurs d’opinion d’extrême-droite ou de la droite extrême marquent bruyamment, de nouveau, leur soutien à Assad est également dans la nature des choses. Ils n’ont que mépris pour les Arabes et les musulmans, et ils pensent aujourd’hui comme hier que ces peuplades  doivent être menés à la trique.

Mais comment ne pas exploser de colère en lisant les déclarations favorables au régime des Assad, père et fils, proférés par des hommes et des femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde ? Comment ne pas s’enrager en les entendant vanter l’indépendance, la laïcité,  le progressisme, voire le socialisme d’un clan sans foi ni loi qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’État  militaire,  il y a plus de quarante-cinq ans, et dont le seul souci est de l’exercer éternellement ?  « Assad pour l’éternité », « Assad ou personne », « Assad ou nous brûlerons le pays », scandent ses partisans.  Et cette gauche-là acquiesce sous le prétexte qu’il n’y a pas d’autre choix : c’est lui ou Daech.

Or les Syriens qui se sont soulevés en 2011 n’ont attendu personne  pour dénoncer vigoureusement les groupes djihadistes de toutes origines et de toutes obédiences, Daech en particulier, qui ont infesté leur soulèvement après sa militarisation forcée.  Ces groupes, totalement étrangers à leurs revendications de liberté et de dignité, n’ont d’ailleurs pas tardé à s’attaquer principalement aux forces vives de l’opposition, civiles et militaires, et à sévir contre la population dans les zones qu’ils ont réussi à contrôler. Ils ont ainsi conforté Assad dans sa propagande, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, et lui ont notamment permis de se présenter en protecteur des minorités confessionnelles.

Ces mêmes Syriens ont souvent par ailleurs exprimé leur méfiance vis-à-vis des instances qui ont prétendu, et continuent de prétendre les représenter, et qui se sont révélées d’une effarante médiocrité. Espérant une intervention militaire occidentale qui n’était, de toute évidence, jamais envisagée par l’administration d’Obama, inféodés à tel ou tel pays voisin (l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie), divisés entre eux et inexistants sur le terrain, ils ont été incapables de formuler un discours politique cohérent à l’adresse du monde.

Mais ni l’intrusion des djihadistes ni les défaillances de la représentation autoproclamée de la révolution – ni tout autre argument brandi pour justifier l’injustifiable – n’infirment ces deux données fondamentales : la première, que les Syriens avaient mille raisons de se révolter, et la seconde, qu’ils se sont révoltés avec un courage exceptionnel, faisant face, dans l’indifférence quasi générale, à la terreur sans bornes du clan au pouvoir, aux ambitions impériales de l’Iran et, depuis septembre 2015, à une intervention militaire russe agréée par les États-Unis, qui a déjà fait des milliers et des milliers de victimes civiles.

Alors, est-elle vraiment indépendante et anti-impérialiste cette « Syrie d’Assad » où l’Iran et la Russie agissent comme bon leur semble, conjointement ou séparément,  et dont le destin dépend uniquement désormais de leurs accords ou désaccords ?  Que les admirateurs de gauche de ladite Syrie lisent le traité léonin signé avec la Russie, le 26 août 2015, lui accordant des privilèges exorbitants et une totale et permanente immunité quant aux dommages causés par les raids de son aviation.

Peut-on sérieusement qualifier de laïque un régime qui s’est employé dès sa naissance, pour s’imposer et durer, à envenimer les relations entre les différentes communautés confessionnelles, qui a pris en otages alaouites et chrétiens, qui a lui-même présidé à la contamination de la société syrienne par le salafisme le plus obscurantiste, qui a manipulé à son profit toutes espèces de djihadistes, et pas seulement en Syrie ?

Est-ce du progressisme que de promouvoir le capitalisme le plus sauvage, appauvrissant et marginalisant des millions de citoyens, cette masse démunie qui survivait dans les faubourgs des grandes villes ? C’est elle qui a été la principale composante sociale de la révolution, et c’est elle qui a été aussi la cible privilégiée du régime, avec son artillerie lourde, ses barils d’explosifs et son armement chimique. « Tuez-les jusqu’au dernier », réclamaient littéralement les chabbîha (nervis des Assad) depuis le début du soulèvement… et qu’on laisse la nouvelle bourgeoisie « progressiste » piller tranquillement les richesses nationales et entasser ses milliards de dollars dans les paradis fiscaux !

Faut-il encore, après tout cela, rappeler les crimes contre l’humanité commis par Hafez al-Assad, en toute impunité, durant ses trente ans de règne sans partage ?  Deux noms de lieu les résument : Hama où plus de 20.000 personnes, peut-être 30.000, ont été massacrées en 1982, et la prison de Palmyre, véritable camp d’extermination où les geôliers se vantaient de réduire leurs suppliciés en insectes.  C’est de cette même impunité que certains, hélas de gauche, voudraient faire bénéficier Bachar al-Assad, le principal responsable du désastre, de ces plus de dix millions de déplacés, ces centaines de milliers de morts, ces dizaines de milliers de prisonniers, de la torture et des exécutions sommaires dans les prisons, de l’interminable martyre de la Syrie.

Et ce martyre, tant que les bourreaux ne seront pas vaincus et punis, préfigure tant d’autres dans le monde – un monde où la Syrie aura disparu.

Farouk Mardam Bey (historien et éditeur franco-syrien)

Les régimes totalitaristes se ressemblent…


 

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Les régimes totalitaristes en Syrie, en Iran, en Égypte, se ressemblent… ils sont ennemis de leurs peuples respectifs et de ceux en contestation qui réclament  l’équité, la justice sociale,  la dignité humaine et l’épanouissement

Que signifie le mouvement de protestations iranien pour Rohani?

Alors que le mouvement de protestation en Iran semble se tarir, le président modéré Hassan Rohani va devoir faire preuve d’habileté pour tirer bénéfice des revendications socio-économiques et pousser à plus de réformes, selon des experts.

Les autorités ont serré les rangs face aux troubles, les plus importants de ces dernières années et qui ont fait 21 morts, accusant les ennemis extérieurs de l’Iran et les “contre-révolutionnaires” de les avoir encouragés.

Mais toutes les tendances politiques ont admis l’existence de frustrations à propos du chômage, de la cherté de la vie et de la corruption, qui touchent la société en profondeur et ont mis le feu aux poudres.

Et les adversaires de M. Rohani l’ont accusé d’avoir oublié les classes populaires.

Ils ont notamment ciblé l’augmentation de 50% du prix de l’essence prévue dans le projet de budget présenté au parlement pour la prochaine année iranienne (21 mars 2018 – 20 mars 2019). Le Parlement, qui doit encore approuver ce projet, a exprimé son opposition à une telle hausse.

“Un bond du prix de l’essence n’est absolument pas dans l’intérêt du pays, il y a d’autres méthodes (…) pour que les couches populaires ne subissent pas de pressions” économiques supplémentaires, a dit le président du Parlement Ali Larijani, pourtant allié de M. Rohani.

Il a aussi prôné une hausse plus rapide des bas salaires et une aide accentuée aux couches défavorisées et retraités.

– ‘Ministres millionnaires’ –

La télévision d’Etat et les autres médias conservateurs insistent sur la nécessité de changer de politique économique, avec pour priorité une aide aux plus pauvres et le soutien à la production nationale.

Une vidéo publiée ces derniers jours sur les réseaux sociaux, vue par des dizaines de milliers de personnes, montre des Téhéranais critiquer durement la politique du gouvernement.

“Est-ce que Rohani a déjà acheté des œufs ou de la viande?” lance un homme en colère sur la vidéo.

“Je proteste contre les rentes économiques, l’injustice, les vols, les détournements d’argent. Qui est derrière ça? Ceux qui vivent dans des palais, ceux qui ont des ministres millionnaires dans leur cabinet”, ajoute un autre.

Réélu l’an dernier, M. Rohani soutient que ses réformes sont nécessaires pour mettre l’économie sur les rails. Il souligne avoir ramené l’inflation de 40% en 2013 -date de son accession à la présidence- à 10%, ainsi que l’existence d’un taux de croissance à deux chiffres l’an dernier (12,3%).

Cette performance a été rendue possible par le doublement des exportations pétrolières, à la faveur de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 par l’Iran et les grandes puissances et la levée partielle des sanctions internationales.

Mais elle n’a pas permis jusque-là d’améliorer la situation sur le front du chômage, et beaucoup d’Iraniens se plaignent, y compris dans les médias officiels, de l’absence de résultats concrets dans leur vie quotidienne.

Officiellement, le taux de chômage est de 12%, mais il avoisine 30% chez les jeunes.

– ‘Assez’ –

“Les gens en ont assez. Ils n’ont rien pour être satisfaits, a dit à l’AFP Satira Mohammadi, une jeune enseignante. Ils ne peuvent acheter de maison, poursuivre leurs études. Ils ne peuvent plus supporter cette situation”.

Pour autant, M. Rohani peut encore tirer son épingle du jeu en arguant au contraire de la nécessité d’accélérer encore son programme de réformes.

“Cette crise a crée l’occasion pour des changements nécessaires, sinon les conséquences seront sérieuses” pour l’ensemble du pouvoir, dit à l’AFP Abbas Abdi, analyste politique proche des réformateurs.

“Je suis certain que le gouvernement Rohani va tirer un capital” de cette contestation, estime quant à elle Ellie Geranmayeh, experte pour l’Iran au sein de l’European Council on Foreign Relations.

Le camp réformateur pourrait aussi chercher à forcer les conservateurs à atténuer leurs critiques contre la politique économique.

Mohammad Sadegh Javadihesar, un analyste proche des réformateurs qui vit à Machhad –point de départ des troubles– estime que les adversaires de Hassan Rohani avaient suscité les protestations en “insistant sur la hausse du prix des oeufs ou la volonté du gouvernement d’augmenter le prix de l’essence”.

Le vice-président Es-Hagh Jahanguiri a aussi implicitement accusé les conservateurs, qui ont démenti, d’avoir “cherché à porter atteinte au gouvernement” en provoquant la manifestation de Machhad, point de départ de la contestation.

“C’est une occasion unique pour Rohani de passer de la cible des protestataires en champion des réformes”, déclare pour sa part Ali Vaez, de l’International Crisis group, pour qui le président doit pousser à davantage de changement. “Il y aura des résistances, mais Rohani n’a rien à perdre” puisqu’il ne pourra pas se présenter pour un nouveau mandat.

afp
https://www.la-croix.com/Monde/signifie-mouvement-protestations-iranien-Rohani-2018-01-04-1300903586
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