Barrages-rues-Damas-Obstacles-Forces-de-sécurité-Syrie

Les forces de l’ordre, continuent d’éliminer progressivement les point de contrôle (Check point) déployaient depuis plusieurs années au centre de la capitale, Damas, 

18 juin 2018 Damas –
L’Observatoire syrien des droits de l’homme:
Dans le cadre de l’assouplissement des contrôles de sécurité dans la capitale Damas, les  forces de l’ordre poursuivent, progressivement, le processus de retrait des Barrages (Check point) installés dans rues du centre ville Damas, où environ 25 postes de contrôle ont été enlevés au cours des neuf derniers jours. L’observatoire syrien des droits de l’homme a publié hier que des forces du régime ont vidé les postes de surveillance et barrières militaires pour les supprimer définitivement, en particulier les obstacles qui constituent les points les plus denses et embouteillés dans les quartiers de la capitale Damas,  les forces du régime continuera à alléger le nombre d’obstacles jusqu’à l’élimination de tous les obstacles des forces du régime et des militants qui lui sont fidèles qui contrôlent les barrières, comme les comités populaires et d’autres groupes dans la capitale Damas,

وسط العاصمة دمشق يشهد عمليات متواصلة من قوات النظام لإزالة الحواجز المكثفة داخل المدينة وتخفيفها لأقصى حد لحين الانتهاء منها

18 يونيو,٢٠١٨

محافظة دمشق – المرصد السوري لحقوق الإنسان: تشهد العاصمة دمشق استمرار قوات النظام في عملية تخفيف الحواجز الأمنية داخل مدينة دمشق، حيث رصد المرصد السوري، إزالة المزيد من الحواجز في منطقة مشفى المجتهد القريبة من منطقتي الفحامة وباب مصلى، في وسط العاصمة، حيث ارتفع لنحو 25، عدد الحواجز التي جرى إزالتها خلال الأيام التسعة الأخيرة، إذ كان المرصد السوري لحقوق الإنسان نشر يوم أمس أنه رصد مواصلة قوات النظام إفراغها للحواجز العسكرية وإزالتها بشكل نهائي، وبخاصة الحواجز التي تشكل ازدحاماً داخل أحياء العاصمة دمشق، فيما وردت معلومات للمرصد السوري عن أن قوات النظام ستواصل عملية تخفيف الحواجز لحين الانتهاء منها، وإزالة كافة حواجز قوات النظام وحواجز المسلحين الموالين لها من قوات الدفاع واللجان الشعبية ومجموعات أخرى داخل العاصمة دمشق،

المرصد السوري نشر قبل 9 أيام من الآن، أنه رصد قيام جرافات وآليات وعناصر من قوات النظام بإزالة بعض الحواجز الواقعة في وسط العاصمة دمشق، والواصل بين أحياء العاصمة، إذ بلغ تعدادها نحو 15 حاجزاً أزيلت جميعها بشكل نهائي، حيث جاءت عملية تخفيف الحواجز في أعقاب انتهاء العمليات العسكرية في جنوب العاصمة دمشق ومحيطها وريفها، في حين من المرتقب أن تشهد الأيام والأسابيع المقبلة عمليات إزالة المزيد من الحواجز في وسط دمشق وأطرافها، كما أن المرصد السوري رصد في الـ 22 من أيار / مايو من العام الجاري 2018، انتهاء قوات النظام والمسلحين الموالين لها من جنسيات سورية وغير سورية، من عمليات التمشيط في مخيم اليرموك – عاصمة الشتات الفلسطيني، وحي التضامن، لتفرض سيطرتها الكاملة بذلك على جنوب دمشق، بعد انسحاب عناصر تنظيم “الدولة الإسلامية” وعوائلهم، بناء على اتفاق سري بين النظام والتنظيم، خرج بموجبه نحو 1600 من عناصر تنظيم “الدولة الإسلامية” من مخيم اليرموك والتضامن نحو البادية السورية، تحت إشراف روسي كامل، ومع هذه السيطرة فإن قوات النظام مع حلفائها تكون قد استعادت كامل محافظة دمشق وريفها، باستثناء منطقة التنف الواقعة تحت سيطرة قوات التحالف الدولي، عند الحدود السورية – العراقية

 

Selon la «feuille de route» conciliée avec les États-Unis, les militaires turcs sont entrés dans les banlieues de la ville syrienne de Manbij et ont commencé à les patrouiller. Helil Bozi, membre des Forces démocratiques syriennes (FDS), a raconté à Sputnik ce qui se passe actuellement dans la zone.

Dans une interview accordée à Sputnik, le commandant du Conseil militaire de Manbij Helil Bozi a confirmé que les militaires turcs n’étaient pas entrés dans cette ville syrienne mais restaient dans ses banlieues.

«À l’heure actuelle, la situation à Manbij est calme. Dans la ville, il n’y a que des combattants du Conseil militaire. À part eux, il n’y a pas d’autres forces dans la ville. Conformément à l’accord entre la Turquie et les États-Unis, l’armée turque a commencé à patrouiller les zones frontalières aux environs de la rivière Sajour. À leur tour, les militaires de la coalition [dirigée par les USA, ndlr] patrouillent la limite de Manbij», a-t-il déclaré.

Armée turque, image d'illustration
© AFP 2018 Bulent Kilic
Les soldats turcs dans la Banlieue de Manbij

 

Plus tôt, Ankara et Washington ont approuvé une «feuille de route» censée stabiliser la situation dans la ville syrienne de Manbij, libérée par des formations kurdes du joug de Daech* en juin 2016. Le vice-Premier ministre turc, Bekir Bozdag, a déclaré que les parties s’étaient accordées sur l’agenda de sortie des Unités de protection du peuple (YPG) en Syrie. Ces informations ont par la suite été confirmées par le département d’État américain.

La semaine dernière, l’état-major turc a annoncé que les militaires turcs et américains s’étaient accordés sur la mise en place de cette «feuille de route».

 

Advertisements

Syrie. Carnage et dévastation à Raqqa après la « guerre d’anéantissement » dirigée par les États-Unis


  • Amnesty International a enquêté sur le terrain dans la ville dévastée.
  • La coalition dirigée par les États-Unis a utilisé de nombreuses munitions explosives imprécises dans des zones peuplées de civils.
  • Même les bombes de précision de la coalition ont fait un nombre effroyable de victimes parmi la population civile.
  • La coalition a tué des centaines de civils pour finalement laisser partir les combattants de l’État islamique. 

Au milieu des ruines de Raqqa, les habitants ne comprennent pas pourquoi les forces de la coalition menée par les États-Unis ont détruit la ville, tuant des centaines de civils, dans le but de la « libérer » du groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI), a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport publié à la veille du premier anniversaire du lancement de cette offensive. 

Les chercheurs de l’organisation se sont rendus sur 42 sites touchés par des frappes aériennes de la coalition aux quatre coins de la ville dévastée et ont interrogé 112 habitants ayant survécu au carnage et perdu des proches. 

Les récits détaillés figurant dans le rapport Syrie. La « guerre d’anéantissement » a fait des ravages dans la population civile à Raqqa mettent sérieusement à mal les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles ses forces ont fait le nécessaire pour limiter au maximum les pertes civiles. Ce rapport donne quatre exemples emblématiques de familles civiles qui ont été lourdement touchées par les bombardements aériens incessants. À elles quatre, elles ont perdu 90 proches et voisins – dont 39 d’une même famille –, presque tous tués par des frappes de la coalition. 

Ces cas sont loin d’être isolés et prouvent clairement que de nombreuses attaques de la coalition ayant fait des morts et des blessés parmi les civils et détruit des habitations et des infrastructures ont bafoué le droit international humanitaire.

« Quand tant de civils sont tués attaque après attaque, c’est clairement qu’il y a un problème ; cette tragédie est en outre aggravée par l’absence d’enquêtes, plusieurs mois après les faits. Les victimes méritent que justice leur soit rendue », a déclaré Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies.

Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise

« Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies. 

« Durant les quatre années où il a contrôlé la ville, l’EI a commis de nombreux crimes de guerre. Toutefois, ces violations – dont l’utilisation de civils comme boucliers humains – ne dégagent pas la coalition de son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les dommages infligés aux civils. C’est l’utilisation répétée d’armes explosives dans des zones d’habitation, où la coalition savait pourtant que des civils étaient piégés, qui est la cause de la dévastation de la ville et du nombre si important de morts et de blessés. Même avec des armes de précision, tout repose dans le choix des cibles. »

Une « guerre d’anéantissement » 

Peu avant le lancement de cette campagne militaire, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, avait promis une « guerre d’anéantissement » de l’EI.

L’opération menée par la coalition sous la direction des États-Unis du 6 juin au 12 octobre 2017 pour chasser l’EI de sa « capitale » autoproclamée, Raqqa, a fait des milliers de morts et de blessés parmi la population civile et a détruit la majeure partie de la ville. Des habitations, des bâtiments publics et privés et des infrastructures ont été réduits à l’état de ruines ou trop endommagés pour pouvoir être réparés.

Les habitants se sont trouvés piégés tandis que les combats faisaient rage dans les rues de Raqqa entre les militants de l’EI et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) sous direction kurde, soutenus par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie incessants de la coalition. L’EI a placé des mines sur les voies de sortie de la ville et a tiré sur les personnes qui essayaient de s’enfuir. Plusieurs centaines de civils ont été tués chez eux ou dans les lieux où ils s’abritaient, ou ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de fuir.

Les forces américaines, britanniques et françaises de la coalition ont conduit des dizaines de milliers de frappes aériennes et les forces américaines ont reconnu avoir procédé à 35 000 tirs d’artillerie pendant l’offensive sur Raqqa. Plus de 90 % des frappes aériennes ont été menées par les forces américaines.

« Un haut responsable militaire américain a déclaré que jamais autant d’obus n’avaient été tirés sur un même lieu depuis la guerre du Viêt-Nam. Les tirs d’obus n’étant précis qu’à 100 mètres près, il n’est pas étonnant que les victimes civiles aient été si nombreuses », a déclaré Donatella Rovera. 

Un carnage parmi la population civile

Le rapport d’Amnesty International mentionne des victimes de tous milieux socioéconomiques et de tous âges (la plus jeune étant une petite fille d’un an et la plus âgée un octogénaire respecté). Certaines ont été contraintes de rester dans la ville car elles étaient trop pauvres pour payer des passeurs pour les faire sortir ; d’autres sont restées car, ayant travaillé toute leur vie, elles avaient trop à perdre en laissant leur maison ou leur entreprise derrière elles.

Leurs histoires poignantes et l’ampleur des pertes contrastent fortement avec les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour limiter le nombre de victimes civiles. En septembre 2017, au plus fort du conflit, le général de corps d’armée Stephen Townsend, commandant américain de la coalition, a écrit qu’il n’y avait « jamais eu une campagne aérienne plus précise dans toute l’histoire des conflits armés ». 

Ce n’est pas ce que disent les habitants de Raqqa, comme Munira Hashish, qui a survécu à une frappe aérienne : « Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

« Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

Les quatre familles dont il est question dans le rapport ont vécu un calvaire.

La famille Aswad est une famille de commerçants qui avaient travaillé dur toute leur vie pour se construire une maison à Raqqa. Certains de ses membres sont restés pour protéger leurs biens des pillages, trouvant refuge à la cave. Cependant, le 28 juin, une frappe aérienne de la coalition a détruit le bâtiment, tuant huit civils – en majorité des enfants. Un autre membre de la famille a perdu la vie en marchant sur une mine posée par l’EI quand il est revenu dans la ville plusieurs jours plus tard pour essayer de récupérer les corps. 

Bien qu’elle ait tenté à plusieurs reprises de fuir, la famille Hashish a perdu au mois d’août 17 de ses membres en l’espace de deux semaines, principalement des femmes et des enfants. Neuf ont été tués par une frappe aérienne de la coalition, sept sont morts en tentant de fuir sur une route minée par l’EI, et deux autres ont été victimes d’un tir de mortier des FDS.

Le cas de la famille Badran est peut-être celui qui illustre le mieux le calvaire vécu par les civils piégés à Raqqa. En quelques semaines, 39 membres de cette famille ont été tués lors de quatre frappes aériennes distinctes menées par la coalition, alors que la famille tentait désespérément d’éviter les lignes de front très mouvantes en changeant régulièrement d’endroit dans la ville.

« Nous pensions que les forces qui venaient chasser Daesh [l’EI] savaient ce qu’elles faisaient et s’en prendraient à Daesh en épargnant les civils. Nous étions naïfs. Quand nous avons réalisé à quel point la situation était devenue dangereuse partout, il était trop tard ; nous étions piégés », a déclaré Rasha Badran à Amnesty International. Après avoir tenté de fuir à plusieurs reprises, elle et son mari ont finalement réussi à s’échapper ; ils ont perdu toute leur famille, dont leur unique enfant, une petite fille d’un an prénommée Tulip, dont ils ont enterré le petit corps près un arbre.

Ruines à Raqqa

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

 

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/06/syria-raqqa-in-ruins-and-civilians-devastated-after-us-led-war-of-annihilation/

Syria: Raqqa in ruins and civilians devastated after US-led ‘war of annihilation’

سوريا: مدينة الرقَّة تحولت إلى أنقاض والمدنيون يعانون أهوال الدمار في أعقاب “حرب الإبادة” التي يشنُّها التحالف بقيادة الولايات المتحدة

الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه


Extermination-Kurde-des-Assyriens.Web

La ville syrienne Raqqa … devient un théâtre de tension entre arabes et kurdes que l’Amérique tente de contenir

Amin Al-Assi
30 mai 2018

Un conflit s’est émergé récemment dans la ville syrienne « Raqqa », entre des forces soutenues par les États-Unis, une faction solide kurde et une brigade faisant partie de l’Armée syrienne libre, dont le coeur du conflit sur le sort de cette vaste province stratégiquement importante. Il semblerait que la coalition internationale ait rapidement entouré ce différend, car l’escalade pourrait embrouiller les cartes dans l’est de la Syrie, notamment avec l’émergence du mécontentement populaire contre les tentatives des partis kurdes de dominer la région à majorité arabe, tandis que des sources locales confirment que ces troubles pourraient devenir une désobéissance civile.

Des affrontements ont éclaté dimanche dernier, entre les combattants « de la Brigade Révolutionnaire de Raqqa » et les « forces démocratiques de la Syrie » (FDS), que les unités kurdes représente son poids principal, suite à la récente attaque contre le quartier général de la brigade dans le quartier Rumaila à la périphérie de la ville nord-est de Raqqa, tandis que les FDS demandent la sortie des combattants de la Brigade de quitter complètement la ville. Des sources locales ont confirmé que les “Forces démocratiques syriennes” ont déployé des renforts militaires dans le quartier et ses environs, avant que la coalition internationale, qui soutient les « FDS », ne limite le conflit,

 

الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه

أمين العاصي
30 مايو 2018

طفا على السطح في مدينة الرقة السورية أخيراً خلاف مستحكم بين قوات تدعمها أميركا، ويشكل فصيل كردي نواتها الصلبة، وبين لواء تابع للجيش السوري الحر، جوهره الصراع على مصير هذه المحافظة مترامية الأطراف وذات الأهمية الاستراتيجية. ويبدو أن التحالف الدولي طوّق هذا الخلاف سريعاً، لأن من شأن تصاعده خلط الأوراق في شرق سورية، مع ظهور تململ شعبي ضد محاولات حثيثة من قبل أحزاب كردية للهيمنة على منطقة ذات غالبية عربية، فيما تؤكد مصادر محلية أن هذا التململ ربما يتطور إلى عصيان مدني.

واندلعت اشتباكات، الأحد الماضي، بين مقاتلي “لواء ثوار الرقة”، و”قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، التي تشكّل الوحدات الكردية ثقلها الرئيسي، إثر مهاجمة الأخيرة مقراً للواء في حي الرميلة على أطراف مدينة الرقة الشمالية الشرقية، فيما تطالب هذه القوات بخروج مقاتلي اللواء من المدينة بشكل كامل. وأكدت مصادر محلية أن “قوات سورية الديمقراطية” نشرت تعزيزات عسكرية في الحي ومحيطه، قبل أن يتدخل التحالف الدولي، الذي يدعم “قسد”، لتطويق الخلاف، عقب خروج تظاهرة في حي الرميلة منددة بـ”قوات سورية الديمقراطية” ومناصرة لـ”لواء ثوار الرقة”. وجاءت الاشتباكات بعد أسبوع من التوتر بين الطرفين، قتلت خلاله “قسد” 3 من مقاتلي “ثوار الرقة” في حوادث متفرقة، في محاولة “ترهيب” جديدة للواء الذي نقل مقراته من ريف الرقة الشمالي إلى حي الرميلة ومقرات “قيادة الفرقة 17” سابقاً ومزرعة الأسدية و”السجن المدني”، شمال مدينة الرقة. من جانبه، أكد المرصد السوري لحقوق الإنسان أن مناطق في مدينة الرقة تشهد توتراً بين “قسد” من جهة و”لواء ثوار الرقة” من جهة أخرى، مشيراً إلى خروج تظاهرة في حي الرميلة بالمدينة في محاولة لمنع “قوات سورية الديمقراطية” من اعتقال قيادي من “لواء ثوار الرقة”.

ويعد “لواء ثوار الرقة”، التابع لـ”الجيش السوري الحر”، من أوائل الفصائل العسكرية التي تشكلت في محافظة الرقة في العام 2012، وكان له دور بارز في السيطرة على مدينة الرقة بداية العام 2013. كما خاض اللواء، الذي يضم المئات من أبناء محافظة الرقة، معارك ضد تنظيم “داعش”، مطلع العام 2014، انتهت بخروج مقاتلي اللواء إلى الشمال السوري، حيث شارك مع الوحدات الكردية في صد هجوم “داعش” على مدينة عين العرب في العام ذاته، وسقط العشرات من مقاتليه قتلى في تلك المعارك. ووجد اللواء، الذي يحظى باحترام كبير من أبناء المحافظة، نفسه مضطراً للانضواء تحت راية “قوات سورية الديمقراطية” بحكم تمركزه الجغرافي في ريف الرقة الشمالي، ولكن هذه القوات استبعدته عن معركة تحرير الرقة من “داعش” بسبب ثقله الشعبي في المحافظة. وأكدت مصادر محلية، لـ”العربي الجديد”، أن قيادة اللواء “ضاقت ذرعاً من تصرفات قوات سورية الديمقراطية بحق المدنيين في المحافظة، خصوصاً لجهة إجبار الشبان على التطوع في صفوفها، إضافة إلى مساعي الوحدات الكردية الحثيثة من أجل العبث بالهوية العربية الخالصة لمحافظة الرقة”. وكشفت المصادر عن أن هناك حراكاً مدنياً سلمياً ضد “قسد” في الرقة بدأ يتصاعد أخيراً و”ربما يتطور إلى عصيان مدني”، مضيفة: “بدأت الأصوات ترتفع مطالبة بانسحاب هذه القوات من عموم المحافظة، وتسليم الرقة لمجلس مدني حقيقي مكون من أبنائها القادرين على إدارتها، بعيداً عن محاولات الوحدات الكردية إخضاع المحافظة لمشيئتها”.

وكانت “قوات سورية الديمقراطية” قد سيطرت في أكتوبر/ تشرين الأول العام 2017 على مدينة الرقة بعد معارك طاحنة امتدت لأشهر مع تنظيم “داعش”، انتهت بتدمير المدينة بشكل شبه كامل نتيجة القصف الجوي من طيران التحالف الدولي، بقيادة أميركا، والمدفعي من هذه القوات. وشرعت “قسد” منذ ذلك الوقت في تطبيق إجراءات ترى مصادر محلية أن هدفها “تكريس سيطرة الوحدات الكردية على واحدة من أهم المحافظات السورية من الناحية الاقتصادية”، إذ تعد الرقة واحدة من أهم السلال الغذائية في سورية. وتعد محافظة الرقة رابع المحافظات السورية الأربع عشرة من حيث المساحة، بعد حمص ودير الزور والحسكة، وتبلغ نحو 20 ألف كيلومتر مربع، أي أكثر من 10 في المائة من مساحة سورية. وتمتد محافظة الرقة على مساحة أكثر من 150 كيلومتراً من الغرب للشرق، وعلى مساحة 200 كيلومتر من الشمال إلى الجنوب، إذ تصل حدودها إلى قلب بادية الشام. وتضم المحافظة عدة مدن وبلدات كبرى، أبرزها مدينة الرقة، مركز المحافظة، ومدينة الطبقة، التي تقع إلى الغرب من الرقة بنحو 50 كيلومتراً، وهي الأكثر أهمية، كونها تضم سد الفرات الذي يحتجز بحيرة يصل طولها إلى 80 كيلومتراً وعرضها في بعض المواقع أكثر من 5 كيلومترات. كما تتبع لمحافظة الرقة أيضا مدينة تل أبيض التي تقع شمال الرقة بنحو مائة كيلومتر على الحدود السورية التركية، وباتت من أهم معاقل الوحدات الكردية في شمال شرقي سورية، حتى أصبحت تشكل مصدر قلق للجانب التركي. وتسيطر قوات النظام ومليشيات محلية موالية لها على قسم من ريف الرقة الجنوبي الشرقي جنوب نهر الفرات الذي يقسم المحافظة من الوسط.

ومرت محافظة الرقة السورية بتحولات كبرى خلال فترة زمنية قصيرة، إذ وقعت تحت سيطرة المعارضة السورية في العام 2013، بعد طرد النظام منها، ثم استولى عليها تنظيم “داعش”، وأصبحت أهم معاقله في سورية، قبل أن تستولي عليها “قوات سورية الديمقراطية” التي تُتهم من قبل فعاليات مدنية معارضة باتباع سياسة لا تقل خطورة عن سياسة “داعش” في فرض ثقافة دخيلة على المحافظة، تقوم على مبادئ زعيم حزب العمال الكردستاني، عبد الله أوجلان، وهي مرفوضة من عموم سكان محافظة الرقة ذات الطبيعة العشائرية المحافظة. وهاجر عدد كبير من أبناء محافظة الرقة مع استيلاء “داعش” عليها، خصوصاً النشطاء الذين كانوا هدفاً مباشراً للتنظيم، واستقر غالبية هؤلاء المهاجرين في مدينة شانلي أورفة في جنوب تركيا. وتعمل الحكومة السورية المؤقتة، المرتبطة بالائتلاف الوطني السوري، على تشكيل مجلس محلي للرقة، ولكن يبقى بلا تأثير مباشر كونه يعمل من خارج الأراضي السورية، فيما شكلت “قوات سورية الديمقراطية” مجلساً محلياً، أغلبه من الموالين لها، لذا لا يتمتع بثقة الشارع في المحافظة.

 

تجدد المخاوف من فتنة عربية – كردية بعد مواجهات بين «قسد» و«ثوّار الرقة»

دبي – «الحياة» | منذ 29 مايو 2018

Peurs renouvelées d’une émeute arabe-kurde après des affrontements entre les «FDS» et les «rebelles de Raqqa»

La révolution syrienne à Homs, le 18 avril 2011 : Le rassemblement pacifique Place de l’Horloge, qui a fait trembler le régime syrien


18 avril 2011,

Le massacre de la Place de l’Horloge à Homs, les habitant.es de la ville se sont rassemblé.es pour réclamer la chute du régime, déclarant ainsi leur opposition et la révolution contre le régime sanguinaire d’Al Assad

Le 18 avril 2011, un mouvement civil qui ne cesse de s’amplifier, faisait trembler le gouvernement et les services de sécurité en place…

A cette date les contestations étaient pacifiques,  il n’y avait pas de lutte armée, ni groupes armés, ni Front al-Nosra ni Daech…

Les forces de répressions armées du régime ont ouvert le feu contre les manifestants civils, tuant plus de 500 manifestant.es civil.es désarmé.es, …

مجزرة الساعة يوم أعلنت مدينة حمص ثورتها الكبرى على نظام الأسد

 

 

20180422-L'éthique-des-nations

Endoctrinement -L’adoration du Veau !


 

d'après-l'adoration-du-veau-F.-PICABIA

حسب توصيف نبيل فياض : الرئيس بشار الأسد هو أكبر من رئيس جمهورية l’adoration du veau – Picabia – عبادة العجل – بيكابيا

– Il est regrettable de constater que les 7 ans de souffrances n’ont pas réussi à redresser les positions du clan pro- régime,
– Les frappent nous prouvent à quel point le régime a déformé les mentalités !!
– Lorsque des manifs de joies s’organisent dans les rues au lendemain de l’opération de frappes, en hommage à la “victoire” sous l’égide du dictateur.
– Les échecs politico-militaires se transforment, depuis des décennies sous ce régime, en exploit national, portant, sans cesse, allégeance et soumission au leader -oppresseur.
– Les pertes humaines et matérielles,   suite aux agressions extérieures deviennent des actes de résistance voire même des victoires !!
– Aucune analyse objective ni position honnête ou critiques approfondies pour revoir les causes qui ont conduit aux résultats désastreux actuels.
– Une propagande victorieuse glorifiant le chef du gang, le président, malgré les tueries et l’ampleur de la destruction
– Une propagande qui se veut gonflée comme une grenouille qui cherche toujours à devenir aussi grosse qu’un bœuf
– De la propagande en gloire au tortionnaire passe en boucle à travers les médias gouvernementaux, monopolisent et endoctrinent une bonne partie de la population encore soumise, qui ne veut pas se rendre qu’à une seule évidence, idéaliser, adorer et glorifier la dictature.

La peur, un avant goût de ce que le peuple syrien subit depuis des années


Syrie: les alliés de Damas se préparent à des frappes américaines

mediaLes drapeaux syrien et du Hezbollah flottent sur un véhicule militaire dans la région dite du Qalamoun occidental, en Syrie, le 28 août 2017.REUTERS/Omar Sanadiki

L’armée syrienne est ses alliés ont évacué des aéroports et des bases militaires dans le pays, de même que les bâtiments du ministère de la Défense et de l’état-major à Damas, en prévision de possibles frappes américaines.

Avec notre correspondant à Beyrouth,Paul Khalifeh

En prévision de frappes américaines, le Hezbollah a redéployé ces dernières 48 heures ses troupes qui opèrent dans ce pays depuis 2013 aux côtés de l’armée syrienne, ont indiqué à RFI des sources libanaises en Syrie.

Le Hezbollah disposerait dans le pays de 5 000 à 8 000 combattants. Ils sont présents autour de Damas, y compris dans la Ghouta orientale, à Alep, à Kuneitra, près du Golan occupé par Israël, et dans la province orientale de Deir Ezzor. Le parti chiite a évacué ses bases et procédé à une vaste opération de camouflage de ses pièces d’artillerie et des lance-roquettes multitubes, selon les mêmes sources.

Le Hezbollah et les Gardiens de la Révolution iranienne ont également évacué leurs positions dans les aérodromes militaires d’al-Chaayrate et de T4, dans la province centrale de Homs, où ils déployaient une escadrille de drones. Ce dernier aéroport avait été pris pour cible le 9 avril par des tirs de missiles qui ont tué plusieurs soldats iraniens. Damas et Moscou ont accusé Israëld’être à l’origine de ce raid.

Le Hezbollah a participé à la plupart des grandes batailles en Syrie ces quatre dernières années. Il aurait perdu dans ce pays quelque 2 000 combattants en plus de 5 000 blessés.

 

Syrie : «Tiens-toi prête, Russie, les missiles arrivent», prévient Trump

دوما : وثيقة صادرة عن مركز توثيق الكيماوي السوري / َDocuments attaque au gaz toxique à Douma


دوما: وثيقة صادرة عن مركز توثيق الكيماوي السوري

َAttaque au gaz toxique à Douma:

Document publié par le  Centre Syrien de Documentation  des Attaques Chimiques  DCCVSR

 

ilovepdf_com-1

ilovepdf_com-5

20180408-Douma-Attaque-au-gaz-chimique-7-avril-2018

 

%d bloggers like this: