صندوق النقد الدولي – Le FMI appelle la Jordanie à prendre des mesures sévères: augmenter les prix de l’électricité, de l’eau et des taxes


FMI: Guillotine des classes populaires et des gouvernements du tiers monde

Pour combrien de temps?

مقصلة الطبقات الشعبية وحكومات العالم الثالث
إلى متى ؟

L'intégrisme-l'ogre-de-l'impérialisme

FMI-l’impérialisme à visage découvert

Le FMI appelle la Jordanie à prendre des mesures sévères:
augmenter les prix de l’électricité, de l’eau et des taxes

Amman – Zaid al-Dabisiyah
12 juillet 2019

Un responsable jordanien a déclaré que son pays était au bord de négociations difficiles avec le Fonds monétaire international en vue de l’adoption d’un nouveau programme de réforme économique, le programme actuel se terminant en mars de l’année prochaine, après avoir été prolongé de plusieurs mois.

Le responsable a déclaré dans un communiqué au « al-Arabi al-Jadid » que le FMI exhortait la Jordanie à prendre des mesures sévères, telles que la hausse des nouveaux prix de l’électricité et de l’eau, ainsi que l’augmentation des recettes fiscales.

Il a souligné que ces mesures risquaient d’aggraver les contestations dans la rue, en particulier après que le gouvernement eut pris des décisions difficiles l’année dernière, notamment l’amendement de la loi sur l’impôt sur le revenu, qui prévoyait l’augmentation des impôts des particuliers et l’élargissement de la base imposable.
Selon le responsable jordanien, le gouvernement est contraint d’adopter un nouveau programme de réformes financières et économiques en coopération avec le FMI, afin de faciliter les emprunts extérieurs pour payer le déficit budgétaire et financer la mise en œuvre de projets prioritaires ainsi que le paiement de tranches et d’avantages de la dette.

En principe, le gouvernement n’accepterait pas les exigences du Fonds et négocierait avec lui dans toute la mesure du possible pour éviter de telles décisions et rechercher d’autres solutions permettant d’améliorer les recettes intérieures et de réduire le déficit budgétaire.

Il a souligné que le FMI souhaitait résoudre les problèmes financiers liés au soutien de l’eau en vendant à prix coûtant, la valeur de l’aide publique à l’eau s’élevant à environ 420 millions de dollars par an.

Dans le cadre du programme actuel, qui devait expirer en août et être prolongé jusqu’en mars 2019, le FMI n’avait effectué que deux audits.

“صندوق النقد” يطالب الأردن بإجراءات قاسية: زيادة أسعار الكهرباء والمياه والضرائب

عمان – زيد الدبيسية – 12 يوليو 2019

قال مسؤول أردني إن بلاده مقبلة على مفاوضات صعبة مع صندوق النقد الدولي لاعتماد برنامج جديد للإصلاح الاقتصادي، كون البرنامج الحالي ينتهي في مارس/ آذار من العام المقبل، بعد أن تمّ تمديده لعدة أشهر٠

وأضاف المسؤول في تصريح خاص لـ “العربي الجديد”، أن صندوق النقد يضغط على الأردن بقوة لاتخاذ إجراءات قاسية تتمثل في ارتفاعات جديدة على أسعار الكهرباء والمياه، إضافة إلى زيادة الإيرادات الضريبية٠

ولفت إلى أن هذه الإجراءات قد تؤدي إلى تأزيم الشارع، وخاصة بعد اتخاذ الحكومة قرارات صعبة العام الماضي؛ من أهمها تعديل قانون ضريبة الدخل بما اشتمل عليه من زيادة للضرائب على الأفراد وتوسيع قاعدة الخاضعين للضريبة، ورفع الضريبة على عدد من القطاعات الاقتصادية٠

وبحسب المسؤول الأردني، فإن الحكومة مضطرة لاعتماد برنامج جديد للإصلاح المالي والاقتصادي بالتعاون مع صندوق النقد الدولي، وذلك لتسهيل اقتراضها الخارجي لتسديد عجز الموازنة العامة وتمويل تنفيذ مشاريع ذات أولوية ودفع أقساط الديون وفوائدها٠

وأشار إلى أن الحكومة من حيث المبدأ لن توافق على اشتراطات الصندوق وستتفاوض معه إلى أبعد مدى لتفادي اتخاذ قرارات من هذا النوع والبحث عن بدائل أخرى لتحسين الإيرادات المحلية وتخفيض عجز الموازنة٠

ولفت إلى أن صندوق النقد يريد معالجة المشاكل المالية الناتجة من دعم المياه عبر بيعها بسعر التكلفة، على اعتبار أن قيمة الدعم الحكومي للمياه تبلغ نحو 420 مليون دولار سنوياً٠

وقال إن صندوق النقد لم يُجرِ بموجب البرنامج الحالي، الذي كان يفترض أن ينتهي في آب/ أغسطس المقبل وتم تمديده إلى مارس 2019 سوى مراجعتين فقط٠

وبمقتضى البرنامج الاقتصادي الحالي، وافق صندوق النقد على قرض بقيمة 723 مليون دولار، يُصرف على ثلاث سنوات لكن هنالك دفعات لا تزال عالقة ولم تحول إلى الأردن٠

ويطالب صندوق النقد الحكومة بمزيد من الإجراءات الضريبية وخفض الإنفاق لتقليص عجز الموازنة، غير أن الإجراءات التي اتخذتها الحكومة منذ مطلع العام الماضي تقابل بانتقادات واسعة في الأوساط الشعبية٠

وألغت الحكومة الدعم عن الخبز، مطلع العام الماضي 2018 ورفعت ضريبة المبيعات، وزادت أسعار الكهرباء والوقود بالإضافة إلى تعديل قانون ضريبة الدخل٠

ويعاني الكثير من الأردنيين ضغوطاً معيشية متزايدة في ظل تصاعد الغلاء وتراجع القدرة الشرائية، ما زاد من لجوء المواطنين إلى الاستدانة لتلبية الاحتياجات اليومية٠

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Manifestations de la population à Idleb contre l’attaque du régime et la Russie


 

Manifestations de la population à Idleb et ses régions vendredi 7 septembre 2018 contre les menaces d’une attaque imminente du régime assassin et de la Russie contre la région…

 

Manif populaire à Idleb contre l'attaque du régime et de la Russie à Idleb -9

Ça arrive à Afrin


 

Photo Ocalan et Assad 2018

Arrivée de miliciens syriens pro-Bachar Al Assad à Afrin, venus prêter main-forte aux Kurdes.


Salamé Kailéh
22 mars 2018

Les troupes turques ont pu occuper Afrin, en utilisant certaines factions de l’Armée syrienne libre (selon certaines vidéos elles ne sembleraient pas très différentes de « Daech »), suite à son contrôle sur une vaste partie du nord-ouest de la Syrie. C’est la deuxième bataille que la Turquie mène, après avoir pu occuper Jarablus, jusqu’al-Bab. Dans les deux batailles, elle a troqué au détriment du peuple et de la révolution syrienne, d’abord Alep, et la seconde le sud-est d’Idlib, fermant les yeux sur ce qui se déroule à la Ghouta orientale, et elle était même susceptible de laisser l’armée du régime et les milices sectaires iraniennes entrer dans Afrin. Elle mène sa bataille contre ce qu’elle considère la menace : les Kurdes. Elle craigne l’établissement d’une entité kurde au nord et à l’est de la Syrie. Elle a combattu sous la rubrique du « terrorisme », un outil que tous les partis utilisent contre tous les dissidents. Je comprends que les Turcs considèrent les Kurdes des séparatistes, bien que cela soit leur droit à leur terre historique, mais que cette appelation devient la mode ressemble plutôt à une farce, au détriment du peuple syrien en toutes circonstances.
La position de l’auteur de ces lignes de l’Union démocratique (kurde) est claire, contre son contrôle sur le nord et l’est de la Syrie, et contre sa déclaration de la fédération de Rojava, puis la région fédérale du Nord en Syrie, où elle découpe ce qu’elle voulait de la terre pour construire son autorité sous le nom du « fédéralisme », sans qu’il y ait une majorité kurde ou une prédominance dans certaines régions. L’Union démocratique (kurde) ou le PYD/YPG fait partie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), et certains dirigeants de ce parti mène le conflit en Syrie, et c’est lui qui contrôle la zone fédérale. Le Parti mène une mauvaise bataille en Turquie, et il surestime son ambition « kurde » en provoquant les Arabes et d’autres nationalistes. Le rôle du Parti de l’Union démocratique a été mauvais en ce qui concerne la Révolution syrienne, où il était enclin à des compromissions avec le régime syrien, qui lui a remis des zones de contrôle au début de la révolution, où il a réprimé la jeunesse kurde qui a participé aux manifestations contre le régime, il a arrêté les opposants des autres partis kurdes. Par conséquent, c’est un pouvoir autoritaire qui sert des intérêts particuliers, c’est pourquoi il a fait des alliances avec ceux qui l’aident, comme il a fait des alliances avec les Amériques, qui l’a employé pour servir sa politique en Syrie. Il cherchait, dans tout cela, à construire une entité spéciale, nuisant ainsi au parcours de la révolution, voire même la contredisait, en poursuivant ses intérêts égoïstes, voire même fanatiques.
Mais l’alternative n’est pas l’occupation de la Turquie du nord syrien, d’autant plus que le président turc Recep Tayyip Erdogan cherche à contrôler tout le nord syrien et atteindre les régions du nord de l’Irak. Pour se faire, il a détourné des factions armées syriennes de sa propre guerre « contre Daech » (ce que l’Amérique a échoué de faire quand elle a essayé d’engager l’armée libre dans la guerre « contre Daech » au lieu de combattre le régime), et maintenant contre les Kurdes. Dans tous les lieux où elles parviennent à contrôler, elles élèvent le drapeau turc, et imposent le contrôle de ce dernier, comme tout Etat occupant, ceci, malgré la rhétorique démagogique d’Erdogan sur le soutien au peuple syrien. La Turquie rejette la formation d’une entité kurde sur ses frontières, et cherche à empêcher la communication entre la jazeeré (Cizré) syrienne et Afrin, où le Parti de l’Union démocratique (kurde) cherche à contrôler le nord syrien, de la Méditerranée à Deir Ez-Zor, tout au long des zones décidées par « l’Union des travailleurs démocratiques » du Kurdistan. Cependant, il impose une nouvelle occupation, qui veut étendre son influence en Syrie, et soumettre à sa politique les factions armées qui combattaient le régime, les détournant ainsi de leur lutte initiale pour servir sa stratégie. Cela a conduit à troquer les zones que ces factions défendaient (Alep).
Nous sommes situé entre l’ambition de l’Union démocratique qui veut contrôler une partie de la Syrie, qui est en alliance avec les USA, et une occupation turque qui refuse seulement de se laisser faire, et veut aussi la zone. Les deux options imposent une occupation du territoire syrien: «l’Union démocratique – PYD/YPG» soumise à l’occupation américaine dans le nord et l’est de la Syrie, contrôlant désormais les puits du pétrole, et la Turquie qui veut imposer son occupation dans le nord syrien.

La Syrie est soumise à l’occupation avec des outils locaux,
l’image est, probablement, ainsi.

Syrie:les forces prorégime entrent en soutien dans l’enclave kurde d’Afrin

Une manifestation de solidarité avec la révolution du peuple syrien


Yafa : Une manifestation de solidarité avec la révolution du peuple syrien
25/05/2016
Des dizaines de personnes ont participé aujourd’hui, mercredi, à une manifestation organisée en solidarité avec le peuple syrien et à l’appui de leurs revendications pour la liberté et la justice, sur la place de l’horloge dans la ville de Jaffa.
Les participants à la manifestation ont porté de nombreux slogans de solidarité avec le peuple syrien, comme, «Vive la révolution syrienne», la Syrie exige la liberté, Vive la Syrie et à bas le régime de Bachar al-Assad et gloire aux martyrs de la révolution syrienne», et ont porté
les drapeaux de la Palestine et la Syrie.
L’un des initiateurs de la manifestation, Khaled Jabarin, de Jaffa, a dit à Arab 48 « nous voulons transmettre notre voix au monde entier que nous sommes avec le peuple syrien et sa révolution contre la tyrannie et la criminalité organisée et perpétrée par le régime de Bachar al-Assad, et nous soutenons la mise en place de la Syrie libre, démocratie et civile, un Etat à tous ses citoyens “.
Il a ajouté que nous « rejetons l’utilisation de notre nom et le nom de la Palestine pour justifier la répression, les meurtres et les déplacements par l’un des dictateurs les plus meurtriers de l’histoire. Nous les Palestiniens et les défenseurs de notre cause, nous sommes Pau côté du peuple syrien dans sa juste cause et ses demandes de liberté et de libération du régime criminel et tyrannique de Assad.

شارك العشرات مساء اليوم، الأربعاء، في تظاهرة نظمت تضامنا مع الشعب السوري ودعما لمطالبه في الحرية والعدالة، في دوار الساعة بمدينة يافا٠

وحمل المشاركون في التظاهرة العديد من شعارات التضامن مع الشعب السوري مثل، ‘تحيا الثورة السورية’، و’سورية بدها حرية’، و’عاشت سورية ويسقط نظام بشار’ و’المجد والخلود لشهداء الثورة السورية’، ورفعوا أعلام فلسطين وسورية٠

 

وقال أحد المبادرين للتظاهرة، خالد جبارين، من يافا، لـ’عرب 48′ إننا ‘نريد أن نوصل صوتنا إلى العالم بأسره بأننا نقف إلى جانب الشعب السوري في ثورته ضد الطغيان والإجرام المنظم الذي يمارسه نظام بشار الأسد، ونحن نرغب بقيام سورية الحرة الديمقراطية المدنية دولة لجميع مواطنيها’٠

اقرأ/ي أيضًا | غدا في يافا: تظاهرة تضامن مع ثورة الشعب السوري

وأضاف أننا ‘نرفض استخدام اسمنا واسم فلسطين في تبرير القمع والقتل والتشريد من قبل أحد أكثر الأنظمة الدكتاتورية إجرامًا في التاريخ. نقف نحن الفلسطينيون والمناصرون لقضيتنا إلى جانب الشعب السوري في قضيته العادلة ومطالبه في الحرية والتحرر من نظام الأسد المجرم والمستبد’٠

http://www.arab48.com/محليات/أخبار-محلية/2016/05/25/يافا-تظاهرة-تضامن-مع-ثورة-الشعب-السوري

 

Le vrai visage de l’impérialisme / وجه الحقيقي للامبريالية العالمية


متى كانت الدول الامبريالية الاستعمارية حامية لحقوق الشعوب ؟

ومتى ساندت نضال الشعوب المسحوقة ؟

Les-forces-du-mal

Jamais les corbeaux n’ont annoncé le retour à la vie

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Quand est-ce que les impérialistes-colonialistes étaient les protecteurs des droits des peuples?

Ont-ils un jour soutenu les luttes des peuples opprimés?

11 millions de réfugiés et déplacés syriens à cause de la guerre menée par ; Bachar Al-Assad ..


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labirynthe-Syrien

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Syrie: La nouvelle alliance anti-Daech


Galactéros – Syrie : la nouvelle alliance anti-Daech

Jeudi 03.09.2015

Rouge-et-Mort

Rouge-et-Mort

On n’y croyait plus ! Les exécutions aussi spectaculaires qu’impunies, le saccage laissé sans réponse de trésors culturels de l’humanité, le grignotage méthodique et ultraviolent d’immenses territoires, les émules sanguinaires aux quatre coins du monde ont fini par inquiéter. “On” semble avoir pris la pleine mesure de la menace constituée par l’État islamique et décidé de lui porter un coup important.
La lutte est en effet sur le point de prendre un tour décisif avec la décision de Moscou d’apporter un soutien militaire important à Damas (déjà appuyé militairement au sol par Téhéran) pour empêcher Daech de submerger le régime exsangue de Bachar el-Assad. Enfin une once de lucidité et de détermination pour rebattre les cartes de nos apprentis sorciers occidentaux, et notamment français, au Moyen-Orient. Car, encore une fois, Paris n’a très probablement rien vu venir et/ou s’est enferré avec jubilation dans son soutien au plus mauvais cheval, celui de la “Coalition nationale syrienne”, très modérément “modérée” et à vendre au plus offrant. Nous qui nous alarmons sans cesse du retour de la politique de puissance de “l’ogre russe” venons, à force d’aveuglement dogmatique, de lui offrir un point d’ancrage régional et d’influence globale considérable…

Des pilotes russes à la rescousse
Une délégation militaire russe serait déjà arrivée en Syrie, installant son camp sur une base aérienne contrôlée par le régime dans la région de Damas et devant servir d’avant-poste aux opérations russes. Dans son sillage, des milliers d’hommes, conseillers, instructeurs, responsables logistiques, personnel technique, responsables de la défense aérienne et pilotes des forces aériennes russes (hélicoptères d’attaque et chasse) seraient en phase de déploiement pour combattre enfin efficacement l’État islamique (et les rebelles) sur le territoire syrien. Russes comme Iraniens ont certes du mal à entraîner et équiper une armée syrienne, laissée en lambeaux par la guerre civile et dont la remontée en puissance opérationnelle pourrait prendre du temps. Mais Moscou fournit déjà chaque semaine, via le port de Tartous, armes (missiles, pièces détachées et différents types de munitions) aux forces syriennes, négocie avec Damas pour la livraison d’avions Mig-29 et Yak-130. Et l’arrivée de pilotes russes dans le ciel syrien ne sera pas sans effet.
Ce mouvement stratégique est aussi le fruit de consultations multiples entre la Russie et l’Iran. Téhéran a dépêché récemment à Moscou le général iranien Quasem Soleimani, chef d’Al-Qods, la force spéciale des Gardiens de la révolution, afin de parler de la menace que l’EI représente pour le régime d’Assad. Empêcher Daech de faire de Damas très affaiblie sa capitale, d’atteindre les républiques de l’ancienne URSS et de remettre en cause la mainmise de Moscou sur Tartous justifie de tout mettre en œuvre pour maintenir Assad au pouvoir et faire du pays une zone tampon précieuse.

Le jeu de Washington
Les Russes ne sont toutefois pas les seuls à coordonner avec les Iraniens leur politique au Moyen-Orient. Washington aussi a consulté des représentants de la République islamique pour agir contre l’EI en Irak. L’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet dernier a permis de faire converger les vues sur la place centrale de l’Iran dans la coalition contre l’organisation jihadiste en Irak, la coopération irano-américaine se concentrant sur la province d’Anbar (où les Irakiens n’ont pas su repousser l’EI) et sur Mossoul, toujours occupée.
On peut logiquement déduire du silence américain sur ce mouvement militaire russe qu’il traduit un quitus implicite à cette implication inquiétante mais bienvenue. L’Amérique, on le sait, ne veut pas s’engager massivement au sol. À ce jour, d’ailleurs, nulle dénonciation publique à Washington de la manœuvre russe et une opportune cessation des appels des États-Unis à la dissolution du régime d’Assad… Tandis que Paris, au plus haut niveau, appelle à la “neutralisation” (sic) du président syrien.
On ne peut toutefois exclure un calcul plus machiavélique de Washington en arrière-fond de cette bienveillance quasi affichée. En effet, Téhéran et Moscou, chaque jour plus affaiblis économiquement par les sanctions (et pour Téhéran par son implication militaire au Yémen et en Irak), ne peuvent que s’enferrer économiquement dans un soutien militaire de longue haleine à Damas, difficile à financer et à légitimer sur le plan intérieur. Cela pourrait favoriser les positions commerciales américaines en faisant pression pour une ouverture maximale du marché iranien, mais aussi les manœuvres politiques de Washington, en relançant la contestation populaire interne dans ces deux pays jusqu’à la déstabilisation de leurs régimes, que les États-Unis appellent toujours de leurs vœux. À tort ou à raison…

Une alliance à fronts renversés
Même la Turquie, qui avait jusqu’alors évité toute action renforçant Assad, a dû digérer le silence américain et se faire pardonner son soutien initial aux mouvements de combattants et d’armements du jeune État islamique. Ankara mène désormais des raids aériens contre Daech en Syrie pour rentrer dans le rang otanien. Mieux encore, au cours d’un récent voyage au Qatar, Erdogan serait parvenu à un accord avec les Qataris et les Saoudiens (!) concernant un programme d’armement des rebelles d’al-Nosra soutenus par les Frères musulmans – pourtant ennemis jurés du régime du Caire et du royaume wahhabite – qui luttent contre Daech (pour des raisons différentes, toutefois). Nous ne sommes plus très loin d’une alliance de circonstance et à fronts renversés entre, d’une part, ces mouvements sunnites rebelles appuyés par les monarchies du Golfe et, de l’autre, le Hezbollah et autres milices chiites ! Tout cela au profit immédiat du “boucher Assad” mais surtout de la sécurité globale des grands acteurs traditionnels.
À défaut d’avoir permis un rapprochement historique entre l’Iran et l’Arabie saoudite, encouragé par Moscou mais contraire aux intérêts pétroliers américains, ces rapprochements de terrain témoignent en tout cas d’une prise de conscience de l’ampleur de la menace que fait peser Daech sur la stabilité du monde. Il ne semble pas que cette lucidité salutaire ait encore atteint les rives de la seine.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/caroline-galacteros/galacteros-syrie-la-nouvelle-alliance-anti-daesh-03-09-2015-1961580_2425.php

La carotte Iranienne

La carotte Iranienne

de la Seine

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