Il n’y a pas de guerre contre les Kurdes en Syrie – لا حرب ضدّ الأكراد في سورية


 

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Il n’y a pas de guerre contre les Kurdes en Syrie…

al-Arabi al-Jadid – 9 novembre 2019

Mohannad al-Qate’

Depuis l’annonce du lancement de l’opération militaire turque « Source de Paix » dans le nord de la Syrie, il est apparu dans le milieu des partisans de la politique kurde du PKK, et ceux qui s’y opposent, des voix qui condamnent la bataille comme une « guerre contre les Kurdes ». En fait, la tentative de jumelage entre les forces démocratiques syriennes FDS et tous les Kurdes au sein de cette équation est trompeuse, et une tentative d’investir des événements dans la promotion de la propagande du « ciblage des Kurdes », en tant qu’un des outils de la mobilisation nationale, qui semble avoir eu des effets plus négatifs que ceux attendus. Cette propagande a renforcé les craintes des Kurdes eux-mêmes et a incité des centaines de familles à se diriger vers les frontières du Kurdistan irakien pour échapper à cette bataille qui « les éliminerait » », comme présenté.

Franchement, de facto et loin de tout emploi politique, les allégations d’actes armés visant les Kurdes en Syrie ne sont absolument pas véridiques et il est absolument faux que l’ampleur des combats qui se sont déroulés dans le cadre de Source de paix (Tal Abyad – Ras al-Aïn) visait les Kurdes, Les Kurdes ne représentent pas plus de 5% de la population de Tal Abyad, alors qu’ils ne constituent pas plus de 15% de la population de la ville de Ras al-Aïn, avec une nette majorité kurde dans la campagne de l’est de Ras al-Aïn en direction de Darbasiyah, par conséquent, le déplacement qui a naturellement eu lieu pendant les combats a été largement imputable aux Arabes, en raison de la démographie de ces zones, preuve que la plupart des plaintes déposées contre des violations de la propriété à Ras al-Aïn et dans ses campagnes occidentales en particulier ont été documentées à l’encontre des Arabes décrivant ainsi l’opération comme étant uniquement contre les Kurdes, comme si les Kurdes vivaient dans des îles isolées du reste du peuple syrien dans le nord-est de la Syrie, ce qui est faux. Malheureusement, certains Syriens qui ignorent la composition de la population l’ont saisie.

Les forces et personnalités kurdes syriennes (souvent affiliées à Massoud Barzani), exclues de force du projet du PKK, après avoir refusé de partager le pouvoir avec elles, après des négociations et des accords parrainés par Barzani en 2013, justifient le rejet du processus qui a effectivement interrompu le projet de ce parti, sous prétexte de sauvegarder la souveraineté syrienne, Mais ce sont des affirmations contradictoires, tout en accueillant à la fois les Américains, les Russes et même encourageant l’entrer du régime dans la région !! Sans compter que les cartes «imaginées» d’une entité kurde en Syrie contredisent également le prétendu souci de la souveraineté qui a été violé pendant un demi-siècle.

En cas d’exclusion de la position adoptée par l’Association des kurdes indépendants en Syrie, qui soutenait les efforts visant à éliminer le parti des « travailleurs du Kurdistan » de Syrie, les raisons de la position du reste des forces et des personnalités kurdes en Syrie qui ne sont pas affiliées à ce parti, mais ont soudainement commencé à chanter le héroïsme de ces éléments, fuyant vers l’adoption de la propagande qui repend: que les Kurdes en Syrie sont tous visés, et qui pourraient être résumé comme suit:
Premièrement, déplorer les gains militaires expansionnistes des FDS sur un territoire auquel les Kurdes n’avaient jamais rêvé, et même leurs cartes imaginaires ne s’étendaient pas jusqu’à la colline des vastes étendues d’un tiers de la Syrie, abondante en richesses où les Arabes représentent plus de 85% de la population. Ils (les partisans de Barzani) espéraient pouvoir renverser la situation à un moment donné et intégrer leurs éléments de « Peshmerga de Rojava », qui est maintenant entièrement commandé par des éléments du Peshmerga Barzani, entrainés militairement depuis le début de la révolution dans le nord de l’Iraq.
Deuxièmement, ce que la Turquie représente en particulier pour les Kurdes syriens, c’est un ennemi national associé à la mémoire des incidents collectifs de déplacement de leurs terres à l’époque de « Kemalist Ataturk » et la privation du Kurdistan telle que définie par l’Accord de Sèvres sur la carte turque actuelle, qui s’est étendue aux Kurdes tribaux en Syrie touchés par le premier mouvement de réfugiés kurdo/turc en Syrie, qui a été adopté par les Français depuis la fin des années 1920 en Syrie.

Au milieu de tous les événements qui s’accélèrent dans le nord de la Syrie, la position en faveur de l’éradication de FDS est traitée comme une position lâche vis-à-vis de l’occupation étrangère du territoire syrien par la partie turque. La ruée vers les erreurs, sur ces points, pourraient être résumés comme suit:

– Premièrement, les forces de la Turquie étaient les dernières à entrer en Syrie avec les factions de l’opposition, bien des années après l’intervention iranienne, russe, américaine et française, qui étaient toutes des armées d’États non frontaliers avec la Syrie.
– Deuxièmement, en ce qui concerne la révolution syrienne, la Turquie est le pays le plus lourdement touché, ayant ouvert ses frontières à des millions de réfugiés, ce qui a également causé des problèmes internes.
– Troisièmement, la Turquie a mené une guerre contre le PKK depuis 1978, dont les victimes étaient plus de 30 000 Kurdes et a détruit plus de 4 000 villages kurdes, qui ont été incendiés par les milices du « Travailleur de Kurdistan », sous accusation de soumission à l’État turc.
– Quatrièmement, le peuple syrien a intérêt à éliminer le projet des travailleurs kurdo/turcs (PKK), qui ne le représente pas ni à travers ses dirigeants, ni ses slogans, ni ses objectifs, ses pratiques, ses violations, son autoritarisme et ses relations avec le régime.
– Cinquièmement, la prétendue victoire sur l’État islamique (Daech), outre qu’elle a exagéré sa taille, était, également, à l’origine de la destruction de 80% du gouvernorat de Raqqa, selon le rapport de l’ONU, et de la perpétration de massacres de guerre contre des civils, selon le rapport d’Amnesty International, dont 22 massacres documentés, selon divers rapports de commissions locales des droits de l’homme et le déplacements ethniques de centaines de villages voire même de zones entières déplacées, comme ce fut le cas dans les régions de Chouyoukh et de Hol par les milices « FDS » du PKK.
– Sixièmement, accepter le fait que les Syriens ont un intérêt commun à contrecarrer le projet du PKK avec les Turcs, ce qui ne signifie pas que la bataille est contre les Kurdes car les FDS sont multiethniques, et que les Arabes y constituent plus de 70% de ses membres, mais ils servent le programme du PKK et agissent sous la direction militaire du « Mont Qandil ».
– Septièmement, reconnaître le danger du projet « PKK » ne signifie pas, en contrepartie, se féliciter du remplacement d’une force étrangère par une autre force étrangère sur le sol syrien. Que cela, quelles que soient les excuses. L’auteur, cependant, considère la situation sous l’angle d’une intervention temporaire pour un intérêt commun, suivie du retrait de toutes les forces étrangères de la Syrie, et aucun Syrien ne peut accepter une condition inférieure, quel que soit le prétexte.

Enfin, nous devons souligner le fait que nos choix, le peuple syrien, est aujourd’hui dans un état de faiblesse indéniable, avec l’occupation de notre territoire par diverses armées et milices, limitée, dans l’espoir de plaider sérieusement pour un processus politique conduisant à l’isolement d’Assad et mettant fin à l’ère de la tyrannie et à la restauration du pouvoir du peuple syrien. Plus important encore, que la composante du peuple syrien, en particulier les minorités, puissent absorber les leçons des révoltes irakienne et libanaise, et comprendre que les quotas ne construisent pas le Patrie et n’offrent aucun avenir à aucun groupe ethnique, religieux ou sectaire.

لا حرب ضدّ الأكراد في سورية

مهند الكاطع – 9 نوفمبر 2019

منذ الإعلان عن بدء عملية نبع السلام، العسكرية التركية في شمال سورية، ظهرت في الوسط الكردي المؤيد لسياسات العمال الكردستاني، أو المخالفة لها، أصوات تندد بالمعركة بوصفها “حربا ضدّ الأكراد” بحسب رأيهم. والواقع أنّ محاولة التوأمة بين قوات سورية الديمقراطية (قسد) وجميع الكرد ضمن هذا المعادلة مضللة للواقع، بل ومحاولة لاستثمار الأحداث في ترويج دعاية “استهداف الكرد”، كإحدى أدوات الحشد القومي التي يبدو أن تأثيراتها العكسية كانت أكبر من المكاسب التي توقعها أصحاب تلك الدعاية، فقد ساهمت هذه الدعايات بتعزيز مخاوف الأكراد أنفسهم، ودفعت مئات العائلات إلى الاتجاه نحو حدود كردستان العراق، للهروب من هذه المعركة التي “ستقضي عليهم”، وفق ما جرى تصويره.

بصراحة، وبحكم مجريات الأمر الواقع، وبعيداً عن التوظيف السياسي، لا صحة البتة لمزاعم وجود عمل مسلّح يستهدف الأكراد في سورية، وغير صحيح بالمطلق أن نطاق المعارك التي جرت ضمن إطار عملية نبع السلام (تل أبيض – رأس العين) استهدفت الأكراد، إذ إن عدد الأكراد لا يتجاوز 5% من سكان تل أبيض، في حين أنهم لا يشكلون أكثر من 15% من سكان بلدة رأس العين، مع أغلبية كردية واضحة في الريف الشرقي لرأس العين باتجاه الدرباسية، وبالتالي فعمليات النزوح التي حدثت بشكل طبيعي في أثناء المعارك كانت من العرب بغالبيتها العظمى، بحكم ديمغرافية تلك المناطق، بدليل أن معظم الشكاوي التي تم تسجيلها عن انتهاكاتٍ على الأملاك في رأس العين وريفها الغربي خصوصا، جرى توثيقها بحق العرب، لذلك فتصوير العملية أنها ضد الأكراد فقط، كما لو كان الأكراد يعيشون في جزر معزولة عن باقي مكونات الشعب السوري في الشمال الشرقي السوري غير صحيح. وللأسف، تلقفها بعض السوريين الذين يجهلون تركيبة المنطقة السكانية.

القوى والشخصيات الكردية السورية (غالبا التابعة لمسعود البارزاني)، والمستبعدة قسراً من مشروع حزب العمال الكردستاني، بعد رفضه تقاسمه السلطة معها، بعد مفاوضات واتفاقيات رعاها البارزاني سنة 2013، تبرر موقفها الرافض العملية التي أجهضت عملياً مشروع هذا الحزب، بحجة الحرص على السيادة السورية، لكنها مزاعم متناقضة مع ترحيبها، في الوقت نفسه، بالوجودين، الأميركي والروسي، بل وحتى التهليل لدخول النظام!! ناهيك عن أن الخرائط “المتخيّلة” لكيان كردي في سورية أيضاً تناقض الحِرص المزعوم على السيادة المنتهكة بالأساس منذ نصف قرن.

وفي حال استثناء الموقف الذي تبنته رابطة المستقلين الكرد في سورية، والتي أيدت جهود اجتثاث “العمال الكردستاني” من سورية، فإن الأسباب الكامنة وراء موقف باقي القوى والشخصيات الكردية في سورية غير المحسوبة على هذا الحزب، وعلى الرغم من هذا، بدأت فجأة تتغنّى ببطولات عناصره، وتهرب باتجاه تبنّي دعاية استهداف الأكراد في سورية، يمكن تلخيصها بالآتي:
أولا، التحسّر على مكاسب “قسد” العسكرية التوسعية على الأرض التي لم يكن يحلم بها الأكراد يوماً، ولم تكن حتى خرائطهم المتخيلة تمتد لتقضم كل تل المساحات الشاسعة التي شملت ثلث سورية، الغني بالثروات الذي يشكل العرب فيه أكثر من 85% من السكان، حيث كان هؤلاء (أي التابعون للبرزاني) يأملون أن تؤول إليهم الأمور في لحظة معينة، ويستطيعون إدخال عناصرهم التي تدعى “بيشمركه روجافا” والتي تخضع حاليا لقيادة عناصر من بيشمركة البرزاني بشكل كامل، وتخضع لتدريبات منذ بدء الثورة في شمال العراق.

ثانيا، ما تمثله تركيا لأكراد سورية تحديدا من عدو قومي يرتبط بذاكرة جمعية تتعلق بحوادث التهجير الكمالي الأتاتوركي لهم من أرضهم، وحرمانهم من كردستان التي حدّدتها اتفاقية سيفر ضمن الخريطة التركية الحالية، كانت هذه العداوة قد انتقلت إلى الأكراد العشائريين في سورية الذين تأثروا ببواكير الحركة الكردية/ التركية اللاجئة إلى سورية، والتي احتضنها الفرنسيون منذ أواخر عشرينيات القرن الماضي في سورية.

وفي خضم كل ما يحدث من مجرياتٍ تتسارع وتيرتها في الشمال السوري، يتم تناول الموقف المؤيد لعمليات اجتثاث تنظيم “قسد” بأنه موقفٌ متخاذل اتجاه احتلال أجنبي تركي للأراضي السورية، في الوسع إيجاز النقاط التي توضح تهافت هذه المغالطات من خلال الآتي:
أولا، كانت تركيا آخر القوات التي دخلت في سورية جنباً إلى جنب مع فصائل المعارضة، بعد سنوات على التدخل الإيراني والروسي والأميركي والفرنسي، وكلها جيوش لدول غير حدودية مع سورية.
ثانيا، من الناحية المتعلقة بمجريات الثورة السورية، كانت تركيا الدولة التي تتحمّل الشطر الأكبر من الأعباء، بعد أن فتحت حدودها أمام ملايين اللاجئين، الأمر الذي سبب لها أيضاً مشكلات داخلية لا تخفى على أحد.

ثالثا، خاضت تركيا حربا مع منظومة العمال الكردستاني منذ عام 1978، ذهب ضحيتها أكثر من 30 ألف كردي، وتم خلالها تدمير أكثر من أربعة آلاف قرية كردية، كانت تتعرض للحرق على أيدي مليشيات “العمال الكردستاني”، بتهمة الخضوع للدولة التركية.
رابعا، للشعب السوري مصلحة بالقضاء على مشروع العمال الكردستاني/ التركي الذي لا يمثل في مرجعيته وقادته وشعاراته وأهدافه وممارساته وانتهاكاته وتسلطه وعلاقته مع النظام، ثم الأميركان أدنى مصلحة الشعب السوري ومستقبله.

خامسا، الانتصار المزعوم على تنظيم الدولة الإسلامية (داعش)، بخلاف المبالغة بتصوير حجمه، إلا أنه كان يخفي وراءه تدمير 80% من محافظة الرّقة، وفق تقرير الأمم المتحدة، وارتكاب مجازر حرب بحق المدنيين، وفق تقرير منظمة العفو الدولية، وارتكاب أكثر من 22 مجزرة موثقة بحق المدنيين، وفق تقارير مختلفة للجان حقوقية محلية، وتهجير عرقي لمئات القرى، بل ونواح بأكملها، كما حدث في نواحي الشيوخ والهول على يد مليشيات “قسد” التابعة لحزب العمال الكردستاني.
سادسا، قبول حقيقة المصلحة المشتركة للسوريين مع الأتراك في إحباط مشروع العمال الكردستاني لا يعني أن المعركة ضد الأكراد، فمليشيات “قسد” متعدّدة الأعراق والجنسيات أيضا يشكل العرب أكثر من 70% من عناصرها، لكنها تخدم أجندة “العمال الكردستاني”، وتعمل تحت قيادة عسكرية من جبل قنديل.

سابعا، إدراكنا خطر مشروع “العمال الكردستاني” لا يعني في المقابل الترحيب باستبدال قوة أجنبية أخرى على الأرض السورية، بمعنى أن الكاتب ينظر إلى الأمر من زاوية التدخل المؤقت لمصلحة مشتركة، يعقبه انسحاب كل القوات الأجنبية من سورية، ولا يمكن لأي سوري القبول بأدنى من ذلك، مهما كانت الذرائع.

أخيرا يجب التأكيد على حقيقة أن خياراتنا، نحنُ أبناء الشعب السوري، اليوم في حالة ضعف لا يمكن إنكارها، وفي ظل احتلال أرضنا من مختلف الجيوش والمليشيات، محدودة، مع أملنا بدفع جدي لعمليةٍ سياسيةٍ تفضي إلى عزل الأسد وإنهاء حقبة الاستبداد واستعادة الشعب السوري قراره. والأهم أن تستوعب مكونات الشعب السوري، وخصوصا الأقليات من الثورات المشتعلة في العراق ولبنان، بأن المحاصصات لا تبني أوطاناً، ولا تحقّق مستقبلاً لأي مجموعة إثنية أو دينية أو طائفية.

La solidarité arabo-kurde est la base du projet national syrien


Boussole-بوصلة-سوريا

La solidarité arabo-kurde est la base du projet national syrien


La responsabilité nationale oblige les élites arabes et kurdes à intervenir pour faire face à cette situation artificielle imposée par la volonté des autres.

َalarab.co – Abdelbasset Sida* – 2019/11/03

*Syrien Kurde, ancien président du CNS

Pendant des décennies, le régime syrien, malgré sa politique et ses mesures de persécution adoptées contre les Kurdes, en les privant de leurs droits et exposés à toute une série de projets discriminatoires, n’a pas pu créer un fossé entre les communautés arabe et kurde, autant qu’aujourd’hui.
Cette politique oppressive reste au niveau de la superstructure autoritaire et n’affecte pas la structure des relations profondes entre les cercles kurde et arabe, en particulier dans les régions de la Jazirah, Damas et Alep, où le mélange de la population et le chevauchement des relations à divers niveaux social, économique et culturel et même au niveau politique appartenant aux mêmes partis politiques, en particulier le Parti communiste, puis les partis communistes et de gauche avec leurs différentes orientations.
Ceci en dépit du fait que le régime essayait, par tous les moyens, de briser le tissu social national afin de pouvoir contrôler tout le monde. Son approche a été clairement reflétée dans les événements survenus au stade Qamechli en 2004 et dans son traitement du soulèvement kurde, qui visait à protester contre le fait que le régime ait tiré de sang-froid sur des civils manifestant et non armés.
Face à l’escalade des manifestations, le régime a donné le feu vert à une poignée de membres de la sécurité de la région qui ont détruit les magasins appartenant aux Kurdes, pillé et volé leurs biens, causant des blessures au tissu social, mais grâce à l’intervention et à l’influence des sages des deux côtés, la situation ne s’est pas détériorée selon le désir et la planification voulu du régime.

Le régime a passé un accord avec le Parti de l’Union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), afin de lui céder les régions kurdes, et puisse les contrôler et empêcher son interaction avec la révolution par tous les moyens et à tout prix.
Dès le début de la révolution syrienne, des jeunes kurdes de diverses régions, en particulier de ceux qui n’étaient pas affiliés à des partis politiques, participaient à la révolution dès ses débuts. Des manifestations dans les régions kurdes étaient actives et remarquables. Mais ce qui s’est passé, c’est que le régime l’ait prévu et qu’il était conscient que son intervention directe pour réprimer les manifestations dans les zones concernées entraînerait une escalade de l’interaction entre les Kurdes et la révolution et renforcerait la cohésion des Syriens face à lui.
Cela s’ajoutait à la crainte de positions internationales qui auraient sans doute été différentes, et il lui était alors difficile de faire passer sa stratégie consistant à lier la révolution et le terrorisme et à tenter de dépeindre ce qui se passe en Syrie comme un conflit entre les courants islamistes sunnites extrémistes et le système laïc « protecteur des minorités» face au sectarisme et nationalisme en Syrie.
Pour éviter tout cela, le régime a passé un accord avec le Parti de l’Union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), afin de céder les zones kurdes afin qu’elles puissent les contrôler et empêcher à tout prix leur interaction avec la révolution, les détails de ce sujet sont connus de tous.

Avec l’émergence de Daech, qui est essentiellement un cocktail de renseignements fabriqué par les services de sécurité multinationales, y compris le régime lui-même, à travers lequel, le régime a cherché à créer le chaos et à placer le monde devant deux options corrompues: soit le régime corrompu et tyran, soit l’extrémisme radical qui menace la région voire même terrorisant le monde entier.
Il était clair que des partis travaillaient sous diverses formes pour faire éclater les relations entre Arabes et Kurdes, comme en témoignaient les attaques perpétrées par les forces du PYD contre certaines villes et villages arabes tels que Tall Hamis et Tall Barak sans raisons convaincantes. Certains militants ont également attaqué la ville de Tal Maarouf, où le siège du tribu du cheikh Al-Khaznawi, et des factions affiliées à l’opposition ont attaqué la ville de Ras al-Ayn, où ses membres ont volé des biens publics et privés et commis plusieurs violations contre des citoyens.

Par la suite, l’attaque par Daech sur Senjar et les régions yézidis environnantes a résulté de massacres horribles, d’enlèvements massifs d’enfants et de femmes et de pillages de biens. Des partisans et des bénéficiaires ont tenté de relier les Arabes sunnites à cette organisation, ce qui a profondément choqué la conscience populaire kurde, donnant un pretexte supplémentaire aux Kurdes indécis, à ceux qui s’étaient alignés sur des intérêts opposés avec le régime, pour justifier leurs positions et même à accuser d’autres Kurdes, ceux qui s’étaient engagés dès le début dans la révolution, de s’opposer à leur peuple, de s’allier aux islamistes radicaux, ce qui coïncidant littéralement avec la stratégie adoptée par le régime depuis le début, comme mentionné ci-dessus.

Avec l’attaque de Kobané et de sa région par Daech, les partisans de l’isolement des Kurdes de la révolution syrienne et des efforts de ceux qui envisageaient et envisagent encore de créer une rupture de la communauté entre Kurdes et Arabes se consolident, et même enracinent les causes de la haine et de l’hostilité entre eux.
Les choses ont évolué et l’intervention américaine en Syrie est intervenue en coordination avec l’intervention russe. On s’est appuyé sur les forces du PYD pour lutter contre le projet « Daech », après l’échec de l’expérience de formation des factions de l’Armée Syrienne Libre (ASL) en raison de l’insistance de la partie américaine selon laquelle le but est de combattre Daech sans le régime.
L’implication des forces (Kurdes) impliquées dans les combats dans les zones arabes, à Raqqa, à Deir Ez-Zor, et dans la campagne méridionale d’Al-Hassakah, a entraîné une escalade du discours de haine entre Arabes et Kurdes, un discours basé sur des crimes programmés par des partis qui ne veulent pas le bien ni pour le Kurdes ni pour les Arabes, mais souhaitent que les deux parties s’entretuent, afin qu’ils puissent appliquer leurs plans et parvenir à leurs objectifs.

Les abus commis par les factions militaires introduites par les forces turques dans Efrin sous le nom d’Armée Libre, ou ceux qui ont accompagné la récente campagne turque dans les régions de Tall Abyad et Ras al-Ayn sous le nom d’Armée nationale, ont encore aggravé la situation et suscité des tensions, des tensions entre Kurdes et Arabes. Dans le même temps et dans diverses régions, tout cela ne sera pas dans l’intérêt des Syriens, mais dans l’intérêt du régime et des forces qui altèrent le sort de la Syrie et des Syriens.

La responsabilité nationale oblige les élites arabes et kurdes à intervenir pour faire face à cette situation artificielle imposée à tous par la volonté des autres. Rester silencieux dans ce cas ne sert que les extrémistes, des deux côtés, et finalement, sert le régime syrien.

(…)

 

التضامن العربي الكردي أساس المشروع الوطني السوري

المسؤولية الوطنية تلزم النخب العربية والكردية بالتدخل لمواجهة هذه الوضعية المصطنعة التي فرضت على الجميع بإرادة الآخرين.

Abdelbasset Sida – الأحد 2019/11/03

لم يتمكن النظام السوري على مدى عقود من اعتماده سياسة اضطهادية رسمية مبرمجة مزدوجة ضد الأكراد، تمثلت في الحرمان من الحقوق، والتعرض لجملة من المشاريع التمييزية، من إحداث شرخ بين المجتمعين العربي والكردي مثلما هو حاصل في يومنا الراهن.

فالسياسة الاضطهادية تلك تبقى في المستوى السلطوي الفوقي، ولا تؤثر في بنية العلاقات العميقة بين الوسطين الكردي والعربي، خاصة في مناطق الجزيرة ودمشق وحلب، حيث الاختلاط السكاني، وتداخل العلاقات على مختلف المستويات الاجتماعية والاقتصادية والثقافية، وحتى على المستوى السياسي عبر الانتماء إلى الأحزاب السياسية ذاتها، لاسيما الحزب الشيوعي، ومن ثم الأحزاب الشيوعية واليسارية بتوجهاتها المختلفة.

هذا رغم أن النظام كان يحاول، بكل السبل، تفتيت النسيج المجتمعي الوطني من أجل التمكن من السيطرة على الجميع. وقد تجسّد توجهه هذا بصورة واضحة في أحداث ملعب القامشلي عام 2004، وتعامله مع الانتفاضة الكردية التي كانت احتجاجاً على إقدام عناصر النظام على إطلاق الرصاص الحي على المدنيين العزل المتظاهرين بدم بارد.

ومع تصاعد الاحتجاجات والمظاهرات، أعطى النظام الضوء الأخضر لحفنة مرتبطة به أمنيا من أبناء العشائر في المنطقة الذين حطموا المحلات العائدة بملكيتها للأكراد، ونهبوا وسلبوا ممتلكاتها، الأمر أحدث جروحاً في النسيج المجتمعي، ولكن بفضل تدخل وتأثير العقلاء والحكماء من الجانبين، لم تتطور الأمور نحو الأسوأ الذي كان النظام قد خطط له، ويريده.

عقد النظام صفقة مع حزب الاتحاد الديمقراطي، الفرع السوري لحزب العمال الكردستاني، من أجل تسليمه المناطق الكردية، ليتمكن من ضبطها، ومنع تفاعلها مع الثورة بكل الوسائل وبأي ثمن

ومع انطلاقة الثورة السورية شارك الشباب الكردي في مختلف المناطق، خاصة من غير المنتمين إلى الأحزاب السياسية، في الثورة منذ أيامها الأولى؛ وكانت المظاهرات في المناطق الكردية فاعلة، ولافتة للانتباه. ولكن الذي حصل هو أن النظام كان قد تحسّب للأمر، فهو كان يدرك أن تدخله المباشر لقمع المظاهرات في المناطق المعنية سيؤدي إلى تصاعد التفاعل الكردي مع الثورة، وسيعزز تماسك السوريين في مواجهته.

هذا إلى جانب الخشية من المواقف الدولية التي كانت ستختلف من دون شك، وكان من الصعب حينئذ بالنسبة إليه أن يمرر استراتيجيته التي كانت تقوم على الربط بين الثورة والإرهاب، ومحاولة تصوير ما يجري في سوريا وكأنه صراع بين التيارات الإسلامية العربية السنية المتشددة، والنظام العلماني “الحامي للأقليات” المذهبية والقومية في سوريا.

ولتحاشي كل ذلك، عقد النظام صفقة مع حزب الاتحاد الديمقراطي، الفرع السوري لحزب العمال الكردستاني، من أجل تسليمه المناطق الكردية، ليتمكن من ضبطها، ومنع تفاعلها مع الثورة بكل الوسائل وبأي ثمن؛ وتفاصيل هذا الموضوع قد باتت معروفة من قبل الجميع.

ومع ظهور داعش، الذي هو في الأساس كوكتيل مخابراتي أسهمت في صناعته وترويجه أجهزة أمنية متعددة الجنسيات، ومن ضمنها أجهزة النظام نفسها، سعى النظام لخلق حالة من الفوضى العاتية، ووضع العالم أمام خيارين فاسدين: إما النظام بفساده واستبداده أو التطرف الإسلاموي المتشدد الذي يهدد المنطقة، بل والعالم بإرهابه.

وكان من الواضح أن هناك جهات تعمل بمختلف الأشكال من أجل تفجير العلاقات العربية- الكردية، وقد ظهر ذلك واضحا من خلال الهجمات التي قامت بها قوات حزب الاتحاد الديمقراطي على بعض المدن والقرى العربية مثل تل حميس وتل براك دون أسباب مقنعة. كما هاجم بعض المسلحين بلدة تل معروف حيث مقر مشيخة آل الخزنوي، وهاجمت بعض الفصائل التي كانت محسوبة على المعارضة مدينة رأس العين، حيث قامت عناصرها بسرقة الممتلكات العامة والخاصة، وارتكبت جملة من الانتهاكات بحق المواطنين.

بعد ذلك كان الهجوم الداعشي المفاجئ على سنجار والمناطق الإيزيدية المحيطة بها، وهو الهجوم الذي أسفر عن مجازر مروعة، وحالات خطف جماعية للأطفال والنساء، ونهب متوحش للممتلكات. وكانت هناك محاولات مشبوهة من قبل الداعمين والمستفيدين للربط بين العرب السنة والتنظيم المذكور؛ الأمر الذي أحدث صدمة عميقة في الوجدان الكردي الشعبي العام، ومنح ذريعة إضافية للكرد المترددين، أولئك الذين كانوا قد اصطفوا بناء على المصالح مع النظام، لتسويغ مواقفهم، بل واتهام الكرد الآخرين الذين كانوا قد التزموا خط الثورة منذ البدايات بأنهم ضد شعبهم، يتحالفون مع الإسلاميين المتشددين، الأمر الذي كان يتطابق حرفياً مع الاستراتيجية التي اعتمدها النظام منذ البداية كما أسلفنا.

الربيع المنتظر يظل هدف الأكرادالربيع المنتظر يظل هدف الأكراد

ومع الهجوم الداعشي على كوباني ومنطقتها، توفر المزيد من الحجج لأنصار عزل الأكراد عن الثورة السورية، وتعززت جهود أولئك الذين كانوا يخططون، وما زالوا، لإحداث قطيعة مجتمعية بين الكرد والعرب، بل وترسيخ أسباب الكراهية والعداوة بينهم.

وتطورت الأمور، وجاء التدخل الأميركي في سوريا بالتنسيق مع التدخل الروسي، وتم الاعتماد على قوات حزب الاتحاد الديمقراطي في محاربة مشروع داعش، وذلك بعد إخفاق تجربة تدريب فصائل الجيش الحر بسبب إصرار الجانب الأميركي على أن يكون الهدف محاربة داعش من دون النظام.

وكان إقحام القوات المعنية في القتال ضمن المناطق العربية سواء في الرقة أو في دير الزور، وريف الحسكة الجنوبي، من الأسباب التي أدت لاحقاً إلى تصاعد وتيرة خطاب الكراهية بين العرب والكرد؛ خطاب مبني على جرائم خططت لها الأطراف التي كانت، وما زالت، لا تريد الخير للكرد وللعرب، وإنما تريد إشغال الطرفين ببعضهما البعض، لتتمكن من تنفيذ خططها، والوصول إلى أهدافها.

وقد أسهمت انتهاكات عناصر الفصائل العسكرية التي أدخلتها القوات التركية إلى عفرين تحت مسمى الجيش الحر، أو تلك التي رافقت الحملة التركية الأخيرة في منطقتي تل أبيض ورأس العين تحت اسم الجيش الوطني، في تفاقم الأمور بصورة أسوأ، ورسخت حالة من التوتر والتشنج والترقب لدى الأكراد والعرب في الوقت ذاته، وفي مختلف المناطق؛ وكل ذلك لن يكون في مصلحة السوريين، بل سيكون في مصلحة النظام ومصلحة القوى التي تعبث بمصير سوريا والسوريين.

المسؤولية الوطنية تلزم النخب العربية والكردية بالتدخل لمواجهة هذه الوضعية المصطنعة التي فرضت على الجميع بإرادة الآخرين. التزام الصمت في هذه الحالة لا يخدم سوى المتطرفين، سواء في هذا الجانب أو في ذاك، وفي المحصلة النهائية يخدم النظام.

ما نحتاج إليه هو أن نلتزم الصبر والهدوء، ونتناول الموضوع من جوانبه بجرأة وحكمة بعيدة النظر. نبحث بموضوعية عن الأسباب التي أدت إلى ما نحن فيه، ونعمل على تجاوز النتائج السلبية التي لا تخدم قطعاً المشروع الوطني السوري الذي ثار الشعب السوري لتحقيقه، هذا المشروع الذي تمكنت القوى المضادة بفعل عوامل عدة لسنا بصدد الإسهاب في شرحها بتفاصيلها هنا، من عرقلته، حينما دفعت بالثورة نحو مسارات لا تتقاطع من بعيد أو من قريب مع تطلعات السوريين، بل تتناقض معها بالمطلق.

ولكن مهما يكن، فإن الربيع المنتظر سيظل هو هدف السوريين، كل السوريين، رغم كل ما حصل ويحصل.

وما تشهده عدة دول عربية في أيامنا هذه من تحركات شعبية تطالب بإبعاد الفاسدين عن الحكم ومحاسبتهم، بل تدعو إلى تفكيك الأنظمة الفاسدة المفسدة، واحترام إرادة الشعوب، يؤكد أن التغيير بات خياراً استراتيجيا بالنسبة إلى شعوب المنطقة، وكل الأدوات التي استخدمت، وتستخدم لمنع أنصار التغيير لن تتمكن من منع حصول المنتظر المطلوب.

ربما تمكنت من تشكيل عرقلة هنا أوهناك، أو أفلحت أحيانا في تكريس إحباط هنا وهناك، ولكن في نهاية المطاف ستكون الكلمة للشعوب بعد أن تحررت من أوهامها؛ أوهام الأيديولوجيات التي لم تتناسب يوماً مع طبيعة مجتمعاتها وحاجاتها الحقيقية، كما تحررت تلك الشعوب من مخاوفها بعد أن وصل السكين إلى العظم كما يقول المثل، نتيجة تراكمات الفساد والاستبداد.

لقد أثبتت العقلية الماضوية النكوصية بكل توجهاتها فشلها الذريع، الأمر الذي يفتح الطريق أمام الجهود المتوجهة نحو مستقبل أفضل، يضمن لمجتمعنا وأجيالنا المقبلة حياة إنسانية كريمة، ويوفر أسباب نمو مستدام، أساسه الاستثمار الرشيد لمواردنا البشرية والطبيعية.

Au moins 13 morts dans l’explosion d’une voiture piégée à Tal Abyad


Syrie: au moins 13 morts dans l’explosion d’une voiture piégée à Tal Abyad

AFP – 2 nov 2019

AFP / Bakr ALKASEM Des combattants syriens soutenus par Ankara inspectent les lieux d’une explosion d’une voiture piégée, à Tal Abyad, dans le nord de la Syrie, le 2 novembre 2019

Au moins 13 personnes ont été tuées samedi par l’explosion d’une voiture piégée à Tal Abyad, ville contrôlée par les forces turques, dans le nord syrien, tandis que des milliers de personnes ont manifesté contre Ankara dans une ville dominée par les Kurdes.

Située à la frontière avec la Turquie, Tal Abyad a été conquise par l’armée turque et des supplétifs syriens à la faveur d’une offensive lancée le 9 octobre contre une milice kurde.

L’explosion qui s’est déroulée sur un marché a tué 13 civils et blessé 20 personnes, selon le ministère turc de la Défense. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a rapporté la mort de 14 personnes, des civils et des rebelles soutenus par Ankara.

Transporté par plusieurs hommes, une victime sévèrement brûlée affichant un visage noir est déposée sur la plateforme d’une camionnette, d’après les images filmées par un collaborateur de l’AFP.

(…)

Ankara a attribué l’attaque à la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), mais l’OSDH n’était pas en mesure d’identifier les responsables.

 

Syrie: début des patrouilles turco-russes dans le nord-est


 

 

AFP-1 nov 2019

AFP / Delil SOULEIMAN Des véhicules militaires turcs et russes lors d’une patrouille commune dans la campagne aux environs de Darbasiyah, dans le nord-est de la Syrie, le 1er novembre 2019

Ankara a entamé vendredi des patrouilles conjointes avec Moscou dans le nord de la Syrie dans le but de s’assurer du retrait total des forces kurdes d’une zone frontalière conformément à un accord russo-turc conclu la semaine dernière.

Les patrouilles ont débuté à environ 09H00 GMT dans un village de la région de Derbassiyé, a constaté un correspondant de l’AFP depuis le côté turc de la frontière où l’armée turque a emmené des journalistes pour couvrir l’événement.

Aux termes d’un accord conclu le 22 octobre à Sotchi entre les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine, la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) avait jusqu’à mardi 15H00 GMT pour se retirer de ses positions frontalières de la Turquie. Cet accord avait permis l’arrêt d’une offensive turque contre les forces Kurdes dans la région.

Les soldats, à bord d’une dizaine de véhicules militaires turcs et russes se sont dirigés vers l’est de Derbassiyé pour patrouiller dans une bande longue de plusieurs dizaines de kilomètres, selon des sources militaires turques.

Un autre correspondant de l’AFP à Derbassiyé a indiqué que les véhicules ne portaient aucun drapeau russe ou turc à la demande de Moscou.

AFP / Nord-est de la Syrie

“Les premières patrouilles turco-russes avec des unités terrestres et aériennes sont en cours dans le nord-est de la Syrie conformément à l’accord de Sotchi”, a confirmé le ministère turc de la Défense dans un communiqué publié sur Twitter.

Le ministère a déclaré dans un tweet séparé qu’une réunion avec une délégation militaire russe était prévue à Ankara pour discuter de “questions tactiques et techniques”.

La Turquie entend mettre en place une “zone de sécurité” d’une trentaine de kilomètres de profondeur le long de sa frontière pour séparer celle-ci des YPG, qu’elle qualifie de “terroristes” mais qui sont alliées aux pays occidentaux dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

– Accord “temporaire” –

A Moscou, l’armée russe a aussi confirmé le lancement des patrouilles.

AFP / Delil SOULEIMAN Des véhicules militaires russes et turcs patrouillent ensemble dans la région de Derbassiyé à la frontière syro-turque, le 1er novembre 2019

“La patrouille comprend neuf véhicules blindés russes et turcs et la sécurité de la colonne est assurée par un BTR-82 (véhicule militaire blindé) de l’armée russe. L’itinéraire est de plus de 110 kilomètres”, a précisé l’armée russe dans un communiqué.

L’accord avec la Russie ainsi qu’un autre conclu le 17 octobre avec les Etats-Unis ont permis l’arrêt d’une offensive de la Turquie lancée le 9 octobre contre les forces kurdes et qui a fait des centaines de morts et déplacé des dizaines de milliers de personnes.

A la faveur de cette offensive, la Turquie –qui avait pris le contrôle sur des pans entiers du nord de la Syrie à l’issue de deux précédentes opérations à l’ouest de l’Euphrate– a pu étendre sa présence à l’est du fleuve, s’emparant d’une bande frontalière de 120 kilomètres entre les localités de Tal Abyad et Ras al-Aïn.

La présence de l’armée du régime syrien, appelée à la rescousse par les YPG, dans d’autres secteurs frontaliers, empêche toutefois Ankara d’étendre cette zone sur 450 kilomètres jusqu’à la frontière irakienne comme le souhaite M. Erdogan.

AFP / Delil SOULEIMAN Des soldats russes se tiennent près d’un véhicule militaire turc, durant des patrouilles conjointes dans la région de Derbassiyé à la frontière syro-turque, le 1er novembre 2019

Aux termes de l’accord de Sotchi, Moscou s’est engagé à faire partir les YPG de ces secteurs en coordination avec l’armée syrienne et à lancer des patrouilles conjointes avec l’armée turque sur une profondeur de 10 kilomètres en territoire syrien.

“L’entrée de l’armée syrienne (dans le nord) signifie l’entrée de l’Etat”, a affirmé jeudi le président syrien Bachar al-Assad, qualifiant l’accord russo-turc de “temporaire”.

– Frontière congestionnée –

A près de 100 kilomètres à l’est de Derbassiyé, un convoi américain de cinq véhicules blindés a été aperçu jeudi dans une zone frontalière au nord du village d’al-Qahtaniyah.

AFP / Delil SOULEIMAN Un convoi américain passe devant un âne dans le nord-est de la Syrie près d’al-Qahtanyiah, le 31 octobre 2019

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les forces américaines veulent maintenir une présence dans cette zone pour “empêcher la Russie et le régime d’atteindre des secteurs frontaliers à l’est de la ville de Qamichli”.

Le 7 octobre, le président américain Donald Trump avait ordonné le retrait de ses troupes du nord de la Syrie, perçu comme une trahison par les Kurdes car il avait ouvert la voie à l’offensive turque.

Le déploiement militaire américain, opéré jeudi en coopération avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) –dont les YPG constituent l’épine dorsale–, a laissé entrevoir une révision de cette décision et complique la situation sur le terrain, où interviennent de nombreux acteurs.

Washington “retire ses troupes du nord de la Syrie et repositionne des troupes dans la région de Deir Ezzor”, près de la frontière irakienne, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la coalition anti-EI, dirigée par Washington, le colonel Myles B. Caggins.

“Les opérations militaires de la coalition n’entrent pas en conflit avec les autres forces opérant dans la région”, a-t-il ajouté.

M. Trump avait déclaré la semaine dernière qu’un “petit nombre” de soldats américains resteraient en Syrie pour sécuriser les champs d’hydrocarbures. Quelque 200 soldats américains sont actuellement postés à Deir Ezzor.

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque


 

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque

Le régime syrien et son allié russe ont accéléré vendredi le déploiement de leurs troupes à la frontière syro-turque, au moment où les Américains ont annoncé l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière plus à l’est sous contrôle kurde.

Selon un photographe de l’AFP, un long convoi de transports de troupes, avec à bord des centaines de soldats agitant des drapeaux syriens, a fait son entrée dans la ville de Kobané, à l’extrême nord du pays en guerre depuis 2011.

Ils ont paradé dans les rues en chantant: “Un, un, un, le peuple syrien n’est qu’un!”

Près de la ville à majorité kurde de Qamichli, dans le nord-est, des véhicules blindés arborant des drapeaux russes ont quitté une base du régime syrien en direction de l’ouest pour une nouvelle journée de patrouilles près de la frontière turque, conformément à un accord conclu entre Moscou et Ankara.

AFP / Les champs pétroliers en Syrie

Conclu pour permettre un arrêt définitif d’une offensive turque contre les forces kurdes, l’accord s’est traduit par l’abandon de positions tenues depuis des années par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les combattants kurdes).

Il signe aussi la fin du rêve d’autonomie des Kurdes syriens dans cette région frontalière de la Turquie.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), environ 180 véhicules de l’armée du président syrien Bachar al-Assad sont arrivés vendredi à Kobané.

L’OSDH a par ailleurs fait état vendredi d’affrontements sporadiques dans la zone sous contrôle turc, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 octobre entre les FDS et les forces d’Ankara. Une attaque de drone turc a blessé cinq membres d’une même famille dans leur voiture près de la ville d’Ain Issa.

L’évolution du conflit en Syrie profite largement au régime Assad, qui récupère sans combattre de larges portions d’un territoire qui lui échappaient depuis des années.

– Soldats russes venus de Tchétchénie –

Selon Moscou, près de 300 militaires russes basés en Tchétchénie ont été envoyés en renfort dans le nord-est de la Syrie.

Ils appuieront les troupes russes déjà présentes sur le territoire, Moscou prêtant main forte depuis 2015 à Assad, son allié, dans la guerre.

Ces renforts seront déployés dans la zone de 30 km de large à la frontière syro-turque définie par l’accord russo-turc sur le retrait des forces kurdes. Selon l’armée russe, 20 véhicules blindés supplémentaires ont été envoyés en Syrie.

AFP / Delil SOULEIMAN Un véhicule blindé arborant un drapeau russe patrouille le long de la frontière syro-turque près de la ville syrienne de Darbasiyah (nord-est), le 25 octobre 2019

L’offensive turque avait été déclenchée le 9 octobre après un feu vert de facto du président américain Donald Trump qui avait alors spectaculairement lâché les FDS, forces qui avaient été déterminantes pour vaincre sur le terrain le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Les Américains se sont retirés de plusieurs bases du nord de la Syrie, mais M. Trump a annoncé jeudi l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière dans l’Est toujours sous contrôle kurde. Quelque 200 soldats américains y sont actuellement postés.

L’opération se fera en coopération avec les FDS, qui restent présentes dans l’Est au delà de la zone frontalière “neutralisée” par les Turcs.

“L’objectif est d’empêcher que les champs pétroliers tombent aux mains de l’EI ou d’autres groupes déstabilisateurs”, a expliqué un responsable militaire. “Nous devons interdire à l’EI cette source de revenus pour prévenir toute résurgence” du groupe jihadiste.

– Civils renvoyés par la force –

Washington, largement critiquée par les capitales occidentales à propos de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie, où les Kurdes assuraient la garde de camps de détenus de l’EI, a reconnu que plus de 100 prisonniers du groupe jihadiste s’étaient échappés depuis le lancement de l’opération turque.

L’offensive visait à éloigner de son territoire les milices kurdes -que la Turquie qualifie de “terroristes”- et à faciliter le retour dans leur pays d’une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son sol.

Pour les Kurdes, cela impliquera d’importants déplacements de populations à leur détriment. Selon l’OSDH, quelque 300.000 civils ont été chassés depuis le 9 octobre.

Les ONG Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Ankara d’avoir déjà renvoyé par la force des civils syriens dans leur pays en guerre pendant les mois ayant précédé le déclenchement de l’offensive turque.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit syrien s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 370.000 morts.

L’Opposition syrienne: l’entente turco-russe est “catastrophique”!


Interrogation---exclamation

L’Opposition syrienne: l’entente turco-russe est “catastrophique”!

24/10/2019 – Khaled Al Khatib

Il existe une controverse parmi les opposants sur les termes du document de l’accord turco-russe et sur l’arrêt brutal de l’opération militaire « Source de paix » avant d’atteindre ses objectifs supposés. L’opposition demande au ministère de la Défense du « gouvernement intérimaire » et aux dirigeants de « l’Armée nationale » d’expliquer les raisons de l’acceptation de l’accord, qu’ils ont qualifié de « catastrophique », qui garantissent le contrôle général des milices du régime russe et réduisent à néant l’espoir de rapatrier des centaines de milliers de personnes déplacées et renvoyées dans leurs régions, à Manbej, Tal Rifa’at, Raqqa, Deir Ez-Zor et al-Hassakah à l’est de l’Euphrate.

« l’Armée Nationale » silencieuse
Peu de déclarations ont été faites par les dirigeants de l’armée nationale sur l’accord turco-russe. Ni les factions ni le ministère de la Défense du gouvernement provisoire n’ont des explications claires sur les éléments du document. Ils préfèrent donc garder le silence, s’abstenir de déclarer officiellement et ne semblent pratiquement pas en mesure de rassurer leurs partisans en colère. Ils attendent l’expiration du délai de 150 heures fixé par l’accord pour la divulgation de ses conditions et la possibilité de le mettre en œuvre.

L’Opposition: les factions portent la responsabilité
Des activistes syriens ont appelé à manifester jeudi et vendredi dans la campagne d’Alep, à laquelle participeront les personnes déplacées de Manbej et de Tal Ref’at, demandant à la Turquie des éclaircissements sur les termes de l’accord et la cessation de l’opération militaire, ainsi que sur le sort des zones frontalières à l’est et à l’ouest de la bande de Tal Abyad-Ras Al-Aïn, et des zones arabes supposées Inclus dans l’opération Source de paix.

L’opposition semble être le plus grand perdant de l’accord et semble avoir déjà été choquée par ses termes. Elle ne s’attendait pas à perdre son dernier espoir de reconquérir Tal Rifa’at et Manbej après que cet accord a reconnu le contrôle des milices russe du régime. Avec le contrôle des milices sur Aïn al-Arab, il n’y a plus de possibilité de contact terrestre entre les zones de contrôle de la « source de paix » à l’est de l’Euphrate et les zones rurales d’Alep.

L’opposition impute une grande responsabilité aux factions armée participant à l’opération Source de paix, parce qu’elles sont à l’origine des gains supposés du régime. L’opposition affirme que les factions ne tirent pas les leçons de leurs expériences passées et étaient censées ouvrir des axes de combats à l’intérieur en même temps que celles lancées depuis le sud de la Turquie, car le principe du retrait soudain et de l’exploitation du régime du retrait des États-Unis était attendu, et il était possible de bloquer le régime. L’opposition a subi le même complot dans le cadre de l’opération « Bouclier de l’Euphrate » lorsque l’État islamique s’est retiré alors que les milices du régime s’éloignaient de la zone industrielle située à l’est de la ville et atteignaient la périphérie de la ville d’Al-Bab, bloquant ainsi la route et empêchant l’opposition de pénétrer au sud.

« L’autogestion » restera t-elle ?
L’accord est censé garantir à la Turquie le retrait des unités de protection du peuple kurde (YPG) de la campagne d’Alep, l’une de ses plus importantes places fortes au sud d’Efrin et du sud-est d’Azaz, et de Marea jusqu’à la périphérie ouest de la région d’Al-Bab. Selon cet accord, les « unités » seront contraintes de retirer toutes les aparences armées d’au moins 30 villages, villes et fermes, le plus important de Tal Ref’at.

Il doit se retirer des lignes de contact avec l’ensemble de l’opposition, qu’il transmettra aux milices russe du régime. Les unités pourront toujours conserver leurs armes dans une zone limitée, près du camp de Chahba, à Fafei, à Hassin, à Tal Qarrah, à Tal Cha’ir, à Tal Gijan et aux abords du collège d’infanterie.

Les unités exigent que les « auto-administrations » conservent leur statut actuel dans les villes d’où elles se retireront militairement, conformément à l’accord militaire conclu entre les milices du régime et les « unités », qui couvre les diverses zones de contrôle de ces dernières à l’est et à l’ouest de l’Euphrate.

« Al-Wihdat/Unités » refusent de se retirer des fronts au sud des campagnes d’Efrin et d’Alep en général, exigeant que la région soit exclue de l’accord turco-russe et exige que la région reste soumise à l’accord militaire incluant les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh d’Alep et la campagne du nord début octobre.

Depuis la signature de l’accord, les unités ont intensifié leurs opérations contre l’opposition, procédé à des infiltrations et à des bombardements visant des positions de l’opposition, des villes et des villages civils dans la campagne d’Alep, et ont tué quatre membres de « l’Armée nationale » dans les lignes de communication entre Marea et Azaz à l’ouest. L’artillerie turque a ciblé des positions des « unités » avec des dizaines d’obus d’artillerie en réponse à l’escalade.

Le retrait militaire des « unités » comprend les zones de Manbej à l’ouest de l’Euphrate et d’Aïn al-Arab à l’est, et jusqu’à la périphérie des zones de contrôle de « Source de paix » à Tal Abyad et à l’est de Ras al-Aïn, sur une profondeur de 32 km. Les unités exigent également que le retrait militaire n’inclue pas Manbej, craignant qu’il ne soit remis ultérieurement à l’armée nationale. Selon l’accord militaire conclu entre les milices du régime et les « unités », il est interdit de créer un quartier général militaire dans les villes et villages qu’il souhaite soumettre à une « auto-administration » dans un rayon de 32 kilomètres, ainsi qu’à Raqqa, Tabqa et dans d’autres régions situées au sud, à l’est de l’Euphrates.

Le document de l’accord turco-russe ne mentionne pas qui est censé contrôler les zones de 32 kilomètres devant être couvertes par le retrait militaire des « unités », ni à Manbej et à Tal Ref’at. La Turquie ne permettra pas à la région de rester sous une autorité « autonome » et ne veut pas reconnaître le contrôle du régime. Les « unités » ne renonceront pas pour le moment à leur demande de conserver leur « autogestion » et peuvent les inciter à refuser de se conformer à l’accord. C’est ce que l’opposition voit comme une opportunité de survivre à l’accord catastrophique favorable au régime en tant que grand gagnant.

Le refus de mettre en œuvre l’accord par les « unités » d’une manière qui satisfasse la Turquie peut pousser à la reprise de la bataille, mais cette fois vers Manbej, Ayn al-Arab et Tal Ref’at, ce qui permet de contrôler et de relier la zone de « source de paix » à l’est de l’Euphrate au « Bouclier de l’Euphrate » à l’ouest, un mouvement que la Russie pourrait le soutenir en échange de gains dans d’autres lieux et dossiers.

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المعارضة السورية: التفاهم التركي-الروسي “كارثي”!٠

24/10/2019 – خالد الخطيب

يسود الجدل بين أطياف المعارضة حول بنود وثيقة الاتفاق التركي-الروسي، والتوقف المفاجئ للعملية العسكرية “نبع السلام” قبل تحقيق أهدافها المفترضة. وتطالب المعارضة وزارة الدفاع في “الحكومة المؤقتة” وقيادة “الجيش الوطني” بتوضيح سبب القبول بالاتفاق الذي وصفوه بـ”الكارثي”، والذي يضمن لمليشيات النظام الروسية سيطرة واسعة، ويبدد آمال العودة لمئات الآلاف من المهجرين والنازحين إلى مناطقهم في منبج وتل رفعت والرقة وديرالزور والحسكة شرقي الفرات.

“الجيش الوطني” صامت
صدرت تصريحات قليلة من قبل قادة “الجيش الوطني” حول الاتفاق التركي-الروسي، ومعظم التصريحات الصادرة تدعو للتريث وعدم الاستعجال في إطلاق الأحكام السوداوية حول الاتفاق، والتوقف عن وصفه بـ”الخسارة المدوية” للمعارضة وإنه يصب كلياً في مصلحة النظام. وعلى الأغلب ليس لدى الفصائل ولا وزارة الدفاع في “الحكومة المؤقتة” تفسيرات واضحة للبنود الواردة في الوثيقة المعلنة، لذلك تفضل الصمت وتمتنع عن التصريح بشكل رسمي، وتبدو عاجزة بالفعل عن طمأنة أنصارها الغاضبين. وهي في انتظار انقضاء مهلة 150 ساعة التي حددها الاتفاق لتنكشف بنوده، وإمكانية تطبيقه من عدمها.

المعارضة: الفصائل تتحمل المسؤولية

دعا ناشطون سوريون لوقفات احتجاجية في ريف حلب، الخميس والجمعة، وسيشارك فيها مُهجّرون من منبج وتل رفعت، لمطالبة تركيا بإيضاحات حول بنود الاتفاق وتوقف العملية العسكرية، وتوضيح مصير المناطق الحدودية شرقي وغربي الشريط تل أبيض-رأس العين، والمناطق العربية التي كان من المفترض أن تشملها “نبع السلام”.

ويبدو أن المعارضة هي الخاسر الأكبر من الاتفاق، ويبدو أنها صدمت بالفعل ببنوده، ولم تكن تتوقع أنها ستخسر الأمل الأخير في استعادة تل رفعت ومنبج بعد اعتراف الاتفاق بسيطرة مليشيات النظام الروسية عليها. وبسيطرة المليشيات على عين العرب لم يعد هناك إمكانية للاتصال البري بين مناطق سيطرة “نبع السلام” شرقي الفرات ومناطق ريف حلب.

وتُحمّلُ المعارضة الفصائل المشاركة في “نبع السلام” جزءاً كبيراً من المسؤولية لأنها كانت السبب في مكاسب النظام المفترضة. وتقول المعارضة إن الفصائل لا تتعلم من تجاربها السابقة، وكان من المفترض فتح محاور القتال في الداخل بالتزامن مع المحاور التي انطلقت من الجنوب التركي، لأن فرضية الانسحاب الأميركي المفاجئ واستغلال النظام لها كانت متوقعة، وكان من الممكن قطع الطريق على النظام. وقد تعرضت المعارضة للخديعة ذاتها في عملية “درع الفرات” عندما انسحب تنظيم “الدولة” أمام تقدم مليشيات النظام من المنطقة الصناعية شرقي المدينة ووصولها الى مشارف مدينة الباب ما أغلق الطريق على المعارضة ومنعها من التوغل جنوباً.

هل تبقى “الإدارة الذاتية”؟
من المفترض أن يضمن الاتفاق لتركيا انسحاب “وحدات حماية الشعب” الكردية من ريف حلب، ومن أهم معاقلها جنوبي عفرين وجنوب شرقي إعزاز ومن محيط مارع وصولاً إلى الأطراف الغربية من منطقة الباب. وستكون “الوحدات” بحسب الاتفاق مجبرة على سحب المظاهر المسلحة كاملة من 30 قرية وبلدة ومزرعة على الأقل، أكبرها في تل رفعت.

ويتوجب عليها الانسحاب من خطوط التماس مع المعارضة كاملة، والتي ستسلمها لمليشيات النظام الروسية. وسيبقى بامكان “الوحدات” الاحتفاظ بسلاحها في منطقة محدودة قرب مخيم الشهباء في فافيي وحاسين وتل قراح وتل شعير وتل جيجان وأطراف كلية المشاة.

وتطالب “الوحدات” بأن تبقى “الإدارات الذاتية” على وضعها الحالي في البلدات التي ستنسحب منها عسكرياً، تطبيقاً للاتفاق العسكري بين مليشيات النظام و”الوحدات” الذي يشمل مختلف مناطق سيطرة الأخيرة شرقي وغربي الفرات.

وترفض “الوحدات” الانسحاب من جبهات جنوبي عفرين وريف حلب عموماً، وتطالب باستثناء المنطقة من الاتفاق التركي-الروسي، وتطلب أن تبقى المنطقة خاضعة للاتفاق العسكري الذي شمل أحياء الشيخ مقصود والأشرفية في مدينة حلب والريف الشمالي بداية تشرين الأول/أكتوبر.

ومنذ صدور وثيقة الاتفاق صعّدت “الوحدات” عملياتها ضد المعارضة، ونفذت عمليات تسلل وقصف استهدف مواقع المعارضة والمدن والبلدات المدنية في ريف حلب، وقتلت 4 عناصر من “الجيش الوطني” في خطوط التماس الممتدة بين مارع واعزاز غرباً. واستهدفت المدفعية التركية مواقع “الوحدات” بعشرات القذائف المدفعية رداً على التصعيد.

ويشمل انسحاب “الوحدات” عسكرياً مناطق منبج غربي الفرات وعين العرب شرقه، وصولاً إلى أطراف مناطق سيطرة “نبع السلام” في تل أبيض، وإلى الشرق من رأس العين، وبعمق 32 كيلو متراً. وتطالب “الوحدات” أيضاً أن لا يشمل الانسحاب العسكري منبج لأنها تتخوف من تسليمها في مرحلة لاحقة لـ”الجيش الوطني”. وينص الاتفاق العسكري بين مليشيات النظام و”الوحدات” على عدم إقامة مقرات عسكرية للنظام داخل المدن والبلدات التي تريدها خاضعة لـ”الإدارة الذاتية” ضمن منطقة 32 كيلومتر، وكذلك في الرقة والطبقة وغيرها من مناطق العمق جنوباً، شرقي الفرات.

لم تشر وثيقة الاتفاق التركي-الروسي إلى الجهة التي من المفترض أن تسيطر في مناطق الـ32 كيلومتر التي سيشملها الانسحاب العسكري لـ”الوحدات”، ولا في منبج وتل رفعت. ولن تسمح تركيا ببقاء المنطقة تحت سلطة “الإدارة الذاتية” ولا تريد كذلك الاعتراف بسيطرة النظام. كما أن مطلب الإبقاء على “الإدارة الذاتية” لا يمكن أن تتنازل عنه “الوحدات” في الوقت الحالي، وربما يدفعها إلى رفض الالتزام بالاتفاق. وهو ما تراه المعارضة فرصة للنجاة من الاتفاق الكارثة الذي يصب في صالح النظام باعتباره الرابح الأكبر من الاتفاق.

رفض تطبيق الاتفاق من جانب “الوحدات” بالشكل الذي يُرضي تركيا، قد يدفع باتجاه استئناف المعركة، ولكن هذه المرة نحو منبج وعين العرب وتل رفعت، التي تتيح السيطرة عليها وصل منطقة “نبع السلام” شرقي الفرات بـ”درع الفرات” غربه، وهو تحرك قد تدعمه روسيا مقابل مكاسب لها في أماكن وملفات أخرى.

ادلب والاتفاق التركي-الروسي

على الرغم من التصريحات الروسية المتضاربة بشأن بنود الاتفاق إلا أنها لا تعكس الرؤية المشتركة الروسية-التركية. ويبدو أن تطبيق الاتفاق بين الجانبين سيكون على مراحل، والأهم في المرحلة الأولى إبعاد سلاح “الوحدات” من منطقة الـ32 كيلومتراً، والانتقال للمراحل التالية؛ حل “الإدارة الذاتية”، وتأسيس مجالس مشتركة، ومن ثم انسحاب مليشيات النظام من منبج وعين العرب وتل رفعت ومناطق سيطرة “الوحدات” في أطراف عفرين. في المقابل، قد تتقدم مليشيات النظام الروسية وتسيطر على منطقة خفض التصعيد في محيط ادلب، وتسيطر على ما تبقى من الطريق الدولي بين حلب وخان شيخون.

فرضية المقايضة، بدت واقعية بعد زيارة رئيس النظام بشار الأسد، إلى بلدة الهبيط جنوبي ادلب، والتي تزامنت مع اجتماع الرئيسين التركي والروسي. وخلال الزيارة استمع الأسد لشرح مفصل من القادة العسكريين حول العملية المحدودة المفترض انطلاقها في أي لحظة للسيطرة على منطقة خفض التصعيد. وفي الخريطة تمت الإشارة الى “هيئة تحرير الشام” بأنها هي التي تسيطر على المنطقة المفترض استهدافها. ومناطق العمق بحسب خريطة النظام، تخضع لسيطرة وزارة الدفاع في “المؤقتة” و”الجيش الوطني”. ومن المحتمل أن تكون المرحلة الأخيرة من التفاهم التركي-الروسي تنفيذ عملية عسكرية لـ”الجيش الوطني” في ادلب تستهدف “تحرير الشام”.

Près de 180.000 déplacés dont environ 80.000 enfants (OCHA), dont plus de 7.000 Syriens réfugiés en Iraq en une semaine (HCR)


Plus de 7.000 Syriens réfugiés en Iraq en une semaine, les trois quarts sont des femmes et des enfants (HCR)

© UNHCR/Hossein Fatemi
Une fillette de quatre ans erre dans le camp de Bardarash à Duhok, en Iraq. Elle fait partie des plus de 7.000 réfugiés syriens qui ont fui les combats dans le nord-est de leur pays.
22 octobre 2019

Le flux de réfugiés syriens en Iraq continue, a indiqué mardi l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Depuis le 14 octobre, plus de 7.100 Syriens ont trouvé refuge en Iraq, fuyant les hostilités dans le nord-est de leur pays.

La plupart des réfugiés syriens sont originaires de villes et de villages du nord-est de la Syrie. « Trois réfugiés sur quatre sont des femmes et des enfants », a déclaré le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d’un point de presse mardi à Genève.

A la frontière, le HCR et d’autres organisations appuient l’action menée par les autorités locales, en fournissant des secours d’urgence et des services humanitaires. Dès leurs arrivées sur le territoire iraquien, les réfugiés syriens sont enregistrés, reçoivent des repas chauds, avant d’être transportés vers un camp. Dans les centres de réception situés à la frontière, les équipes du HCR assurent également le suivi de la protection des réfugiés – notamment celles des enfants et des personnes ayant des besoins spécifiques.

La grande majorité de ces réfugiés syriens – un peu moins de 7.000 – sont hébergés dans un camp à Barda-rash, une ville iraquienne située à environ 140 kilomètres à l’est de la frontière avec la Syrie. Dans ce camp, le HCR a installé un système d’approvisionnement en eau, un réseau électrique et un système d’égouts. Des infrastructures qui, selon l’agence onusienne, doivent être élargies à mesure que le nombre de réfugiés arrivant dans le camp augmente.

© UNHCR/Hossein Fatemi
En Iraq, le HCR fournit aide et hébergement aux réfugiés fuyant le nord-est de la Syrie.

 

Des enfants non accompagnés font partie de ces réfugiés. Certains d’entre eux, en particulier les enfants, ont besoin de premiers soins et d’une prise en charge psychosociale, Nombre d’entre eux ont été témoins d’explosions et de bombardements alors qu’ils fuyaient les combats et vivent toujours dans la peur. « Les réfugiés dont des parents vivent dans la région sont autorisés à quitter le camp et à rejoindre leur famille », a précisé M. Mahecic.

Avant cette dernière vague d’arrivées, près de 228.000 Syriens avaient trouvé refuge en Iraq, fuyant plus de huit années de conflit et de destruction en Syrie.

Près de 180.000 déplacés dont environ 80.000 enfants (OCHA)

L’opération militaire lancée par la Turquie le 9 octobre dans le nord-est de la Syrie n’est pas sans conséquence humanitaire.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 176.000 personnes ont été déplacées par les hostilités – dont près de 80.000 enfants – en deux semaines.

Des infrastructures civiles vitales dans le nord-est de la Syrie ont été endommagées. Dans le gouvernorat d’Al-Hassakah, la station d’eau d’Alouk, qui était hors service depuis 10 jours a pu être réparé, grâce aux efforts de désescalade menés par les Nations Unies auprès du gouvernement turque.

Les troupes américaines poursuivent leur retrait du nord de la Syrie vers l’Irak voisin


 

Retirés de Syrie, des soldats américains ont rejoint une base en Irak

AFP – 21 octobre 2019

AFP / SAFIN HAMED Des véhicules militaires américains arrivent dans la ville de Bardarach, dans la province kurde irakienne de Dohouk, le 21 octobre 2019

Des dizaines de blindés américains avec à leur bord des soldats sont arrivés lundi dans une base américaine du nord-ouest de l’Irak, après être entrés sur le territoire depuis la Syrie, par le Kurdistan irakien, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les troupes américaines sont d’abord passées sur le pont du poste-frontière de Fichkhabour, aux confins des territoires irakien, syrien et turc avant de traverser la province kurde de Dohouk et de rejoindre une base américaine près de Mossoul (nord-ouest).

Le 13 octobre, les Etats-Unis avaient annoncé le retrait de quelque 1.000 militaires américains déployés dans le nord et l’est de la Syrie en guerre, cinq jours après le début d’une offensive turque dans ce secteur contre une milice kurde, les Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme “terroriste” par Ankara.

C’est un premier retrait, le 7 octobre, de soldats américains des abords de la frontière turque dans le nord de la Syrie, après une annonce du président américain Donald Trump en ce sens, qui avait ouvert la voie à l’offensive de la Turquie contre les combattants kurdes.

L’offensive d’Ankara est suspendue depuis jeudi par une trêve négociée par Washington, qui expirera mardi à 19H00 GMT.

Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères sont passés par la ville syrienne de Tal Tamr (est), a constaté un correspondant de l’AFP.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ce convoi s’était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, plus à l’ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville clé de Minbej et d’une autre située aussi près de Kobané, près de la frontière turque.

Les Etats-Unis ont actuellement 5.200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

 

Les troupes américaines poursuivent leur retrait du nord de la Syrie vers l’Irak voisin

Au départ de ce convoi des forces américaines, les Kurdes de Syrie ont manifesté leur mécontentement en brandissant des pancartes accusant le président Donald Trump de les avoir trahis.

 

Le Monde avec AFP, AP et Reuters Publié aujourd’hui à 15h31

 

Des véhicules blindés américains arrivent dans la ville de Bardarash, dans le Kurdistan irakien, lundi 21 octobre.
Des véhicules blindés américains arrivent dans la ville de Bardarash, dans le Kurdistan irakien, lundi 21 octobre. SAFIN HAMED / AFP

Un convoi de l’armée américaine d’une centaine de véhicules jusqu’ici stationnés en Syrie a pénétré, lundi 21 octobre, dans le nord de l’Irak par le poste-frontière de Sahela, dans la province de Dohouk, selon des journalistes de l’Agence France-presse sur place. Un responsable des services de sécurité du Kurdistan irakien a confirmé que les troupes américaines étaient arrivées dans le territoire autonome.

Au départ de ce convoi, les Kurdes de Syrie ont manifesté leur mécontentement en brandissant des pancartes remerciant les soldats américains mais accusant le président Donald Trump de les avoir trahis. D’autres ont lancé des projectiles sur les véhicules américains. L’annonce du retrait des troupes américaines du nord de la Syrie a ouvert la voie à une offensive turque dans la région, contre les alliés kurdes de la coalition internationale de lutte contre l’Etat islamique. Les forces kurdes des Unités de protection du peuple sont considérées comme des terroristes par Ankara.

« Des moments déchirants alors que les forces américaines ont ordre de quitter le nord de la Syrie, laissant derrière elles des Kurdes, des Arabes, des syriaques et des yézidis sans défense », commente Mutlu Civiroglu, un expert des affaires kurdes.

« Lorsque les troupes américaines sont arrivées pour la première fois dans le nord de la Syrie, les Kurdes les ont accueillies comme des héros avec des fleurs et des ululations. Aujourd’hui, des Kurdes de Syrie terrifiés lancent des tomates et des pierres sur les forces américaines qui s’en vont », écrit Jenan Moussa, journaliste de la chaîne de télévision Al Aan TV, à Dubaï.

Cessez-le-feu temporaire

Carte de situation de l’offensive turque en Syrie, au mercredi 9 octobre.
Carte de situation de l’offensive turque en Syrie, au mercredi 9 octobre. Infographie Le Monde

Jeudi, un accord de cessez-le-feu temporaire a été annoncé par la Turquie et les Etats-Unis, prévoyant la suspension pour cent vingt heures (jusqu’à mardi 21 heures, heure de Paris) de l’offensive pour permettre un retrait des combattants kurdes de zones frontalières du nord syrien.

Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères sont passés par la ville syrienne de Tell Tamer, au nord du pays, à près de 200 km à l’ouest de la frontière avec l’Irak. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, le convoi s’était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, à environ 200 km plus à l’ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville-clé de Manbij et d’une autre située aussi près de Kobané, près de la frontière turque.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Un accord de cessez-le-feu temporaire en trompe-l’œil en Syrie

Poursuite de la lutte contre l’EI depuis l’Irak

Le secrétaire américain à la défense, Mark Esper, affirme discuter d’une option qui consisterait à maintenir une petite force militaire américaine dans le nord-est de la Syrie pour sécuriser les champs de pétrole et poursuivre la lutte contre les militants du groupe Etat islamique. Mais l’essentiel des quelque 1 000 soldats américains déployés dans le nord de la Syrie devrait rejoindre l’ouest de l’Irak au cours des prochaines semaines pour continuer de lutter contre les combattants de l’EI.

Les Etats-Unis ont actuellement 5 200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antidjihadistes emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

Washington arrache une trêve à Erdogan, retrait prévu des forces kurdes


AFP-17 octobre 2019

AFP / Delil SOULEIMAN Une famille kurde fuit Ras al-Ain à la frontière avec la Turquie, le 16 octobre 2019

La Turquie a accepté jeudi de suspendre son offensive dans le nord-est de la Syrie et d’y mettre fin définitivement si les forces kurdes s’en retirent sous cinq jours, aux termes d’un accord arraché à Ankara par le vice-président américain Mike Pence.

Pour permettre un retrait des forces kurdes “sous 120 heures, toutes les opérations militaires dans le cadre de l’opération (turque) +Source de Paix+ vont être suspendues et l’opération sera complètement arrêtée une fois ce retrait achevé”, a déclaré M. Pence à la presse à l’issue de plus de quatre heures d’entretiens avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Les forces kurdes se sont déclarées prêtes, par la voix d’un de leurs commandants, à respecter “le cessez-le-feu” avec la Turquie.

Selon l’accord annoncé par M. Pence, ces forces devront se retirer d’un secteur d’une profondeur de 32 km censé se transformer à terme en “zone de sécurité”, en faveur de laquelle la Turquie milite depuis des mois.

– “Source de paix” –

Baptisée “Source de Paix”, l’offensive turque contre les forces kurdes des YPG dans le nord-ouest de la Syrie, lancée le 9 octobre, a suscité un tollé international en raison du rôle de premier plan joué par les Kurdes dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

AFP / Combats dans le nord-est de la Syrie

Mais Ankara les qualifie de “terroristes” en raison de leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une guérilla sanglante en Turquie depuis 1984.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a confirmé cet accord, qui a fait l’objet d’une “déclaration turco-américaine conjointe sur le nord-est de la Syrie” et qui a été rendue publique dans la soirée.

“Nous suspendons l’opération, nous ne l’arrêtons pas”, a déclaré M. Cavusoglu à la presse. “Nous pourrons arrêter l’opération seulement lorsque (les forces kurdes) se seront retirées complètement de la région”, a-t-il ajouté, refusant toutefois de parler d’un cessez-le-feu.

Le président américain Donald Trump avait paru donner son feu vert à l’offensive turque avant, face au tollé dans les pays occidentaux et au sein de son camp, d’exhorter Ankara à y mettre fin et d’autoriser des sanctions contre la Turquie.

– “Un grand jour” –

TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP / – Le vice-président américain Mike Pence avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara le jeudi 17 octobre 2019

M. Pence a annoncé que ces sanctions seraient levées dès que la Turquie aura mis fin à son offensive.

M. Trump a évoqué un “grand jour” pour la Turquie et pour les Kurdes. “Nous avons un cessez-le-feu de cinq jours”, a-t-il déclaré au Texas. “Les Kurdes sont incroyablement heureux de cette solution”, a-t-il ajouté, se disant particulièrement satisfait que les négociations aient abouti “aussi vite”.

M. Pence, qui a pour sa part parlé à plusieurs reprises d’un “cessez-le-feu”, a affirmé que Washington avait d’ores et déjà commencé à “faciliter le retrait (des forces kurdes) de cette zone de près 20 miles (32 km) en Syrie au sud de la frontière turque”.

Il n’a pas précisé la longueur prévue de cette zone, qui selon la “déclaration turco-américaine conjointe” sera mise en oeuvre principalement par l’armée turque. M. Erdogan avait déclaré le 13 octobre que cette zone devrait s’étirer, à terme, du fleuve Euphrate à la frontière irakienne, soit une longueur de 480 km.

Selon M. Pence, Ankara s’est aussi engagé à ne pas mener d’opération militaire dans la ville de Kobane, d’où les YPG avaient délogé l’EI en 2015 à l’issue d’une bataille hautement symbolique.

– Inflexibilité –

L’offensive turque a fait près de 500 morts, dont une centaine de civils, et provoqué le déplacement de 300.000 personnes depuis son lancement le 9 octobre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

La mission de M. Pence, accompagné du secrétaire d’Etat Mike Pompeo, s’annonçait pourtant difficile vu l’inflexibilité qu’avait affichés M. Erdogan, dont l’exigence de voir les forces kurdes se retirer de la zone frontalière semble en passe d’être satisfaite.

AFP / Ozan KOSE Fumée s’échappant de la ville syrienne de Ras al-Ain le jeudi 17 octobre 2019

L’accord turco-américain survient alors que les combats avaient fait rage dans la journée, en particulier à Ras al-Aïn, ville frontalière dont l’armée turque et ses supplétifs syriens contrôlent désormais près de la moitié, selon l’OSDH .

Une correspondante de l’AFP côté turc du front de Ras al-Aïn a entendu sans discontinuer des frappes aériennes, des tirs d’artillerie et des tirs d’armes automatiques. Les autorités kurdes ont réclamé un “couloir humanitaire” pour évacuer civils et blessés.

Les forces pro-Ankara avaient pris aux miliciens kurdes le 13 octobre une autre ville frontalière, Tal Abyad.

L’opération turque a aussi rebattu les cartes dans le nord de la Syrie, nouvel épicentre du conflit qui déchire ce pays depuis 2011. A la faveur d’un accord avec les forces kurdes, le régime de Damas est en effet revenu dans des régions qui lui échappaient depuis des années et Moscou a commencé à remplir le vide laissé par le retrait des forces américaines.

L’offensive turque inquiète tout particulièrement les Européens, qui craignent l’évasion des jihadistes étrangers jusque-là retenus par les forces kurdes.

Selon la déclaration conjointe, la Turque et les Etats-Unis se sont enragés “à poursuivre les efforts visant à éliminer l’EI dans le nord-est de la Syrie” et à se coordonner au sujet “de centres de détention” de jihadistes.

Profitant du retrait des Américains, et afin d’éviter un affrontement d’envergure entre les forces de Damas et les militaires turcs, la police militaire russe mène des patrouilles dans le secteur de Minbej, selon Moscou. Le président turc doit rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine le 22 octobre.

« Source de paix » n’apportera pas la paix


« La source de la paix » n’apportera pas la paix

Ali Al-ABdallah – 16 octobre 2019

L’idée d’établir une zone de sécurité ou sécurisée, selon le nouveau nom turc, tout au long de la frontière syrienne n’est pas nouvelle: la Turquie cherchait à la commercialiser depuis des années mais en vain, ce qui est nouveau c’est la mettre en œuvre à un moment délicat en raison des conséquences du conflit en Syrie. L’établissement de la région a de nombreuses répercussions graves, sans compter l’instauration de la paix promue par l’État turc, qu’elle l’a qualifiée de : «Source de la paix».

L’opération militaire turque est liée au retour des réfugiés syriens dans la zone de sécurité que la Turquie souhaite mettre en place dans le cadre d’un projet intégré qui devrait mettre fin à l’occasion d’établir une entité kurde, quelle que soit sa nature et ses frontières, elle visait à commercialiser et à justifier le processus à l’extérieur, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, car l’opération militaire n’est pas le principal facteur de la vision turque; c’est un moyen d’avorter le projet du parti de l’Union démocratique kurde : auto-administration, en frappant la force militaire de ce parti, le YPG, et un important changement démographique dans la région, en renvoyant des réfugiés, principalement arabes, dans les zones arabes en particulier, de sorte que Le nombre d’Arabes à l’est de l’Euphrate devient écrasant, et les revendications des Kurdes vis-à-vis d’une région ou d’une administration autonome ou fédérale particulière deviennent sans objet.

Toutefois, l’opération turque a touché des équilibres géopolitiques, sur lesquels les forces locales, régionales et internationales ont misé, afin de servir ses perceptions de la solution politique en Syrie, de sorte que la Syrie ne soit pas attachée à la Russie et à l’Iran, largement liée à la survie des forces américaines à l’est de l’Euphrate et au maintien de son autonomie, une carte d’échange dans le cadre d’une solution finale. Par conséquent, il a provoqué des réactions de colère, exprimant diverses positions qui ont été réparties après avoir condamné l’opération la qualifiant d’agression, d’invasion et d’occupation, entre demander l’arrêt du processus (et se retirer immédiatement) et imposer des sanctions politiques, économiques et touristiques (la décision des ministres des Affaires étrangères arabes), l’arrêt de fourniture d’armes (décision de la Suède, des Pays-Bas, de la Finlande, du Norvège, de l’Allemagne et de la France), chercher une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies pour l’arrêter (cinq pays européens siégeant au conseil, France, Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne et Pologne), préparer une résolution imposant des sanctions économiques sévères si les forces turques dépassent certaines limites géographiques et opérationnelles, telles que le ciblage des Civils (décision américaine), condamner l’opération et exiger sa cessation immédiate et des sanctions économiques (résolution de l’UE), élever les conditions et les limites imposées par l’ONU au retour des réfugiés: un retour volontaire et un retour uniquement à l’est de l’Euphrate, ce qui limitera le nombre de rapatriés et reliera leur retour à leurs régions d’origine, et l’émergence de manifestations de masse dans un certain nombre de pays occidentaux contre le processus.

La plupart de ces mesures n’ont peut-être pas d’effets immédiats et efficaces sur le processus turc, mais elles reflètent l’isolement politique auquel la Turquie sera confrontée et l’impasse politique dans laquelle elle se retrouvera, en particulier si elle échoue de respecter les conditions et déterminants américains et ne pas parvenir à saisir le dossier des prisonniers de Daech et de leurs familles dans les camps, et le changement dans la position des Etats-Unis n’est pas en sa faveur, ce qui l’obligerait à négocier avec d’autres acteurs, la Russie et l’Iran, et le pousserait à renoncer à une partie importante de sa perception de la zone de sécurité: ses frontières et le nombre de réfugiés pouvant être renvoyés, la Russie lui demande de se coordonner avec le régime syrien et l’Iran veut que la route entre Moussoul et Alep reste en dehors des frontières de la zone de sécurité de la Turquie, une alternative qui sera difficile.

En revenant à la perception turque de la zone de sécurité, dans tous ses détails, et aux conséquences de son établissement sur le plan politique et sécuritaire, nous sentirons, sans grand effort, qu’elle est loin d’une « Source de la paix », mais au contraire, elle sera un foyer de tension permanent et brûlant, pour épuiser la région et ses habitants pendant des générations.Il est possible que le premier de ces facteurs est peut-être l’explosion de la concurrence pour le reste de l’Euphrate, à la lumière de la tendance américaine à s’y retirer, à la suite d’une promesse électorale de ramener les soldats américains à la maison, que le président Donald Trump souhaite mettre en œuvre avant la prochaine élection présidentielle. La Russie et l’Iran attendent avec impatience le retrait des forces américaines, chacun pour ses propres calculs, la Russie pour mettre en œuvre sa décision de contrôler le régime syrien sur tout le territoire syrien et de détenir les clés d’une solution politique, soulignant l’importance de la région sur le plan économique et les avantages qu’il peut apporter pour atténuer les crises du régime dans les domaines du carburant et du céréale. Pour assurer son contrôle sur les zones, l’Iran fait partie du projet routier qu’il cherche à construire de son territoire vers la Méditerranée. Le retrait des forces américaines et la frappe de l’unité de protection du peuple (YPG) constituent une occasion idéale pour mettre en œuvre le projet routier, en plus de faire avorter les aspirations des Kurdes en Iran, stimulés par la situation kurde syrienne. Cela transformerait la solution politique et les travaux du Comité constitutionnel syrien en redondance inutile et détruirait les chances de la stabilité de la Syrie pendant des décennies.

La deuxième conséquence est de déstabiliser la population et de créer un problème explosif entre les Arabes et les Kurdes, en notant que les relations entre eux ne sont pas bonnes, compte tenu de la participation des factions de l’Armée nationale à l’opération, l’approfondissement du fossé entre les deux parties avec des affrontements sanglants, reprise du conflit entre eux sur le droit à la terre et gestion politique et économique de la région, longue déstabilisation à la lumière des estimations relatives aux déplacements et migrations massifs et à la participation de parties externes au conflit dans la région, en raison de considérations politiques et géopolitiques et alimentées par les différences et les tensions pour prolonger les opportunités d’investissements dans la région.

La troisième conséquence, plus grave, de la perception par la Turquie de renvoyer ses réfugiés syriens dans la zone de sécurité est la naissance d’une nouvelle Syrie fondée sur la séparation sectaire, où les Arabes sunnites au nord et à l’est, les Alaouites et les Chiites, les Arabes, les Perses, les Afghans et les Pakistanais s’accumuleront à l’ouest. En acquérant un gain géopolitique important et un contrôle ouvert de la route allant de la mer au Liban, grâce au contrôle doctrinal des zones adjacentes à la frontière libanaise.

La quatrième et dernière conséquence est la disparition progressive des revendications de la révolution syrienne et des aspirations de ses bases populaires de liberté et de dignité à éliminer les vestiges de la distinction entre les objectifs de la révolution et ceux des pays qui ont suivi l’opposition, politique et armée, transformant leurs forces en soldats dans leurs plans.

Il reste à dire que le Conseil démocratique syrien (CDS) et son branche militaire, les Forces démocratiques syriennes (FDS), ont commis des erreurs odieuses qui les ont conduits à l’impasse actuelle. (CDS), qui a pour politique de dépeindre l’oppression des Kurdes comme une minorité persécutée pour des motifs nationaux et religieux, selon un discours prononcé par son représentant aux États-Unis, Cinem Mohammed, au siège du Conseil de recherche sur la famille, à droite, à Washington, le 16/7/2019, suggérant qu’il courtise la stratégie de l’Alliance des minorités, s’efforçant d’obtenir le soutien politique américain de son projet par le biais d’une alliance avec la droite raciste américaine, et s’efforçant d’imposer sa perception au peuple syrien, s’appuyant sur une alliance avec l’Amérique, ignorant que l’alliance actuelle croisait un réformateur en plusieurs étapes, Parce que l’Amérique a répété maintes fois qu’elle n’adoptait pas son projet politique. La seconde, les « FDS », par ses pratiques, réprime l’opposition arabe et kurde, provoque un changement démographique dans les villages arabes et turkmènes et impose le recrutement forcé aux habitants de l’est de l’Euphrate, sous le slogan de l’autodéfense, bien que la plupart d’entre eux n’approuvent pas le projet d’autogestion. La privation de population de la région, y compris les gouvernorats de Deir Ezzor et Raqqa, a rendu la communication entre eux et les communautés arabes limitée et assombrie par la suspicion et la méfiance, et sa précipitation à bombarder des villes et villages turcs avec le début de l’attaque turque et la riposte turque par des bombardements des villages syriens, ce qui a conduit à la perte de solidarité des habitants de la région, comme l’avait exprimé les dignitaires de Qamechli à cet égard, et a affaibli son argument devant l’opinion publique internationale, la vulnérabilité des civils dans les villes syriennes.

La « Source de paix » n’atteindra pas la paix et ne pourra pas continuer jusqu’à la fin, comme l’envisagent les dirigeants turcs, car la Turquie souffre de faiblesses et de fragilités dans plus d’un domaine, ce qui permet à d’autres forces de faire pression pour arrêter le processus à un moment donné ou l’obliger au retrait en dehors de la région, pareillement, ni le « CDS » et les « FDS » ne parviendront pas à vaincre les forces offensives, ni à maintenir leur projet, en revenant à l’entente et à l’alliance avec le régime, la hâte de demander la protection du régime et d’appeler à envoyer ses troupes pour se déployer à la frontière, sachant que c’est la fin de son projet d’autonomie, ils ont déjà connu les conditions du régime pour les aider, et ceci rien de moins qu’un suicide politique.

٠”نبع السلام” لن يجلب السلام

علي العبدالله – 16 أكتوبر 2019

ليست فكرة إقامة منطقة آمنة، أو أمنية وفق التسمية التركية الجديدة، على طول الحدود مع سورية جديدة، فقد سعت تركيا إلى تسويق الفكرة منذ سنوات من دون جدوى، لكن الجديد هو تنفيذها في لحظة دقيقة وحساسة، بسبب ما ترتب على تحولات الصراع في سورية وعليها؛ حيث باتت لإقامة المنطقة العتيدة تبعات وانعكاسات كثيرة وخطيرة، ليس من بينها تحقيق السلام، كما تروّج الدولة التركية، الذي وضعته في اسم العملية: “نبع السلام”٠

ترتبط العملية العسكرية التركية بإعادة اللاجئين السوريين إلى المنطقة الأمنية التي تريد تركيا إقامتها، في إطار مشروع متكامل، يُؤمل منه أن يُنهي فرص قيام كيان كردي، مهما كانت طبيعته وحدوده، والعمل على تسويق العملية وتبريرها خارجيا بذريعة محاربة الإرهاب، فالعملية العسكرية ليست العامل الرئيس في التصور التركي؛ إنها وسيلة لإجهاض مشروع حزب الاتحاد الديمقراطي الكردي: الإدارة الذاتية، بضرب القوة العسكرية لهذا الحزب، وحدات حماية الشعب، وإجراء تغيير سكاني واسع في المنطقة، عبر إعادة اللاجئين إليها، أغلبهم من العرب، إلى المناطق العربية بشكل خاص، بحيث يصبح عدد العرب في شرق الفرات طاغيا، وتصبح دعاوى الكرد ٠ومطالباتهم بإقليم خاص أو إدارة ذاتية أو فدرالية غير ذات موضوع

غير أن العملية التركية قد مسّت توازناتٍ جيوسياسية، راهنت قوى محلية وإقليمية ودولية عليها، لخدمة تصوّراتها للحل السياسي في سورية؛ بحيث لا تكون سورية ملحقةً بروسيا وإيران، وهذا مرتبطٌ، إلى حد كبير، ببقاء القوات الأميركية في شرق الفرات، والمحافظة على الإدارة الذاتية ورقة مساومة في إطار الحل النهائي. لذا استثارت ردود فعل غاضبة، عبّرت عن نفسها بمواقف متعدّدة توزعت، بعد إدانة العملية ووصفها بالعدوان والغزو والاحتلال، بين الدعوة إلى وقف العملية (والانسحاب فورا) والتلويح بعقوبات سياسية واقتصادية وسياحية (قرار وزراء الخارجية العرب)، ووقف توريد الأسلحة (قرار السويد وهولندا وفنلندا والنرويج وألمانيا وفرنسا)، والسعي إلى إصدار قرار من مجلس الأمن الدولي لوقفها (خمس دول أوروبية في المجلس، فرنسا وألمانيا وبلجيكا وبريطانيا وبولندا)، وتحضير قرار بفرض عقوبات اقتصادية قاسية، فيما لو تجاوزت القوات التركية حدودا معينة، جغرافية وعملياتية، مثل استهداف المدنيين (قرار الولايات المتحدة)، وإدانة العملية والمطالبة بوقفها فورا وفرض عقوبات اقتصادية (قرار الاتحاد الأوروبي)، ورفع شروط الأمم المتحدة ومحدداتها لإعادة اللاجئين في وجهها: العودة الطوعية وعودة أبناء منطقة شرق الفرات فقط إليها التي ستحد من عدد العائدين، وتربط عودتهم بمناطقهم الأصلية، وخروج تظاهرات حاشدة في عدد من الدول الغربية ضد العملية٠

قد لا تكون لمعظم هذه الخطوات آثار قريبة وفاعلة على العملية التركية، لكنها تعكس حالة العزلة السياسية التي ستواجهها تركيا والمأزق السياسي الذي ستنزلق نحوه، خصوصا إذا فشلت في الالتزام بالشروط والمحدّدات الأميركية، وعجزت عن الإمساك بملف سجناء الدواعش وأسرهم في المخيمات، وحصول تغيير في الموقف الأميركي في غير صالحها، ما سيضطرها للدخول في مساوماتٍ مع القوى الفاعلة الأخرى، روسيا وإيران، ويدفعها إلى التنازل عن جزء مهم من تصوّرها للمنطقة الأمنية: حدودها وعدد اللاجئين الممكن إعادتهم إليها، روسيا تطالبها بالتنسيق مع النظام السوري، وإيران تريد بقاء طريق الموصل حلب خارج حدود المنطقة الأمنية التركية، فتكون كالمستجير من الرمضاء بالنار٠

في العودة إلى التصور التركي للمنطقة الأمنية، بكل تفاصيلها، وما يمكن أن يترتب على إقامتها سياسيا وأمنيا، سنلمس، من دون كبير عناء، أنها أبعد ما تكون عن “نبع سلام”، بل على العكس ستكون بؤرة توتر دائمة ومحرقة، لاستنزاف المنطقة وشعوبها لأجيال قادمة. لعل أول مترتّبات قيامها انفجار التنافس على المتبقي من منطقة شرق الفرات، في ضوء توجه أميركي إلى الانسحاب منها على خلفية وعد انتخابي بإعادة الجنود الأميركيين إلى الوطن، يريد الرئيس دونالد ترامب تنفيذه قبيل انتخابات رئاسية باتت على الأبواب. وروسيا وإيران تنتظران بلهفة انسحاب القوات الأميركية، كل لحساباتها الخاصة، روسيا لتنفيذ قرارها بإعادة سيطرة النظام السوري على كل الأرض السورية، والإمساك بمفاتيح الحل السياسي، مع ملاحظة أهمية المنطقة اقتصاديا، وما يمكن أن تقدّمه من فوائد للتخفيف من أزمات النظام في مجالات المحروقات والحبوب، وإيران لضمان بسط سيطرتها على مساحاتٍ هي جزء من مشروع الطريق البرّي الذي تسعى إلى إقامته من أراضيها إلى البحر الأبيض المتوسط. وانسحاب القوات الأميركية وضرب وحدات حماية الشعب فرصة مثالية لتنفيذ مشروع الطريق، بالإضافة إلى إجهاض التطلعات الكردية في إيران التي حفّزتها الحالة الكردية السورية. وهذا إن تم سيحوّل الحل السياسي وعمل اللجنة الدستورية السورية إلى نافلةٍ لا لزوم لهما، ويدمّر فرص استقرار سورية عقودا طويلة٠

أما المترتب الثاني فزعزعة الاستقرار السكاني وإحداث مشكلة متفجرة بين العرب والكرد، علما أن العلاقة بينهما ليست على ما يرام، على خلفية إشراك فصائل الجيش الوطني في العملية، وتعميق الفجوة بين الطرفين بالمواجهات الدامية، وتجدّد الصراع بينهما على الأحقية بالأرض، وإدارة المنطقة سياسيا واقتصاديا، زعزعة مديدة في ضوء تقديراتٍ بحصول نزوح وهجرة واسعين، وبانخراط أطرافٍ خارجية في الصراع على المنطقة، لاعتباراتٍ سياسية وجيوسياسية وتغذيتها الخلافات والتوترات لإدامة فرص الاستثمار في أزماتها٠

المترتب الثالث، وهو الأخطر، إن تحقق التصور التركي بإعادة اللاجئين السوريين لديها إلى المنطقة الأمنية العتيدة هو ولادة سورية جديدة قائمة على فرز مذهبي، حيث سيتكدس العرب السّنة في الشمال والشرق، والعلويون والشيعة، العرب والفرس والأفغان والباكستانيون، في الغرب، وهذا يحقق حلم إيران بتحقيق مكسب جيوسياسي مهم، وسيطرة مفتوحة على الطريق من البحر إلى لبنان، عبر السيطرة المذهبية على المناطق المحاذية للحدود اللبنانية٠

 

المترتب الرابع والأخير، تلاشي مطالب الثورة السورية، وتطلع حواضنها الشعبية إلى الحرية والكرامة، بالقضاء على بقايا التمايز بين أهداف الثورة وأهداف الدول التي استتبعت المعارضة، السياسية والمسلحة، بتحوّل قواها إلى جنودٍ في خطط هذه الدول٠

 

يبقى أن نقول إن مجلس سورية الديمقراطية (مسد) وجناحه العسكري، قوات سورية الديمقراطية (قسد)، قد ارتكبا أخطاء شنيعة، أوصلتهما إلى المأزق الحالي. “مسد”، بسياسته التي تقوم على تصوير مظلومية الكرد أقلية مضطهدة لأسباب قومية ودينية، وفق محاضرة ممثلته في الولايات المتحدة، سينم محمد، في مقر جمعية “مجلس أبحاث العائلة” اليميني في واشنطن يوم 16/7/2019، ما يشي بمغازلتها استراتيجية تحالف الأقليات، والعمل على كسب تأييد سياسي أميركي لمشروعها من خلال التحالف مع اليمين الأميركي العنصري، والعمل على فرض تصوّرها على الشعب السوري، بالاعتماد على التحالف مع أميركا، متجاهلا أن التحالف الراهن تقاطع مصلحي مرحلي، لأن أميركا قالت مرات إنها لا تتبنى مشروعه السياسي. والثانية، “قسد”، بممارساتها، قمع المعارضة العربية والكردية، وإحداث تغيير سكاني في قرى عربية وتركمانية، وفرض تجنيد قسري على سكان شرق الفرات، تحت شعار الدفاع الذاتي، على الرغم من أن معظمهم لا يوافقون على مشروع الإدارة الذاتية، والاستئثار بخيرات شرق الفرات وحرمان أهل المنطقة منها، محافظتي دير الزور والرقة، وهذا جعل التواصل بينها وبين المجتمعات العربية محدودا ومشوبا بسحابات الشك وانعدام الثقة، ومسارعتها إلى قصف المدن والبلدات والقرى التركية مع بداية الهجوم التركي والرد التركي بقصف المدن والبلدات السورية، الأمر الذي أفقدها تضامن أبناء المنطقة، كما عبر عن ذلك بيان أعيان القامشلي في هذا الخصوص، وأضعف حجتها أمام الرأي العام الدولي بتعرّض المدنيين في المدن والبلدات والقرى السورية للقصف التركي٠

 

لن تحقق عملية “نبع السلام” السلام، مع احتمال عدم مواصلتها حتى النهاية، كما تصوّرتها القيادة التركية، لأن تركيا تعاني من نقاط ضعف وهشاشة في أكثر من مجال، ما يسمح للقوى الأخرى بالضغط عليها لدفعها إلى وقف العملية عند نقطة معينة، أو إجبارها على الانسحاب خارج المنطقة، كما لن تنجح “مسد” و”قسد” في هزيمة القوات المهاجمة، أو الحفاظ على مشروعها، بالعودة إلى التفاهم والتحالف مع النظام، فالمسارعة إلى طلب حماية النظام ودعوته إلى إرسال قواته للانتشار على الحدود، وهي تعلم أن في ذلك نهاية لمشروعها، فقد سبق وعرفت شروطه لمساعدتها، ليس أقل من انتحار سياسي٠

 

« l’urgence pousse les Kurdes à se retourner vers Assad et la Russie »


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En Syrie, « l’urgence pousse les Kurdes à se tourner vers Assad et la Russie »

La Turquie a déclenché, le 9 octobre, une offensive militaire visant à éliminer l’influence des forces à dominante kurde dans le nord-est syrien. Dans un tchat, notre envoyé spécial, Allan Kaval, a répondu à vos questions sur le conflit et ses implications.

 

Publié 14.10.2019 

 

Des forces pro-Turques lors des combats dans la ville de Ras al-Ain, au nord-est de la Syrie.
Des forces pro-Turques lors des combats dans la ville de Ras al-Ain, au nord-est de la Syrie. NAZEER AL-KHATIB / AFP

La Turquie a lancé une offensive dans le nord-est de la Syrie, mercredi 9 octobre, après le retrait américain et malgré de vives critiques internationales. Un premier bilan fait état, lundi 14 octobre, de 104 combattants kurdes et plus de 60 civils tués, selon les Nations unies. Plus de 130 000 personnes ont déjà été déplacées. Les Kurdes de Syrie, lâchés par les Etats-Unis, ont annoncé, dimanche 13 octobre, avoir conclu un accord avec le régime de Bachar Al-Assad pour le déploiement de l’armée syrienne dans le nord du pays, afin de s’opposer à l’avancée rapide des troupes turques et de leurs alliés. Notre journaliste Allan Kaval, qui a passé plusieurs jours dans le nord-est syrien, a répondu à vos questions lors d’un tchat.

Yoann : Les forces kurdes annoncent que l’armée turque est renforcée par d’anciens soldats djihadistes. Quelles relations la Turquie entretient-elle avec Daech et les islamistes ?

Ankara soutient, depuis le début de la guerre civile syrienne, plusieurs groupes d’opposition très divers mais qui sont tous marqués par une certaine coloration islamiste. Ces groupes ont pris les armes en vue de renverser Bachar Al-Assad. Avec le renforcement du régime et l’éloignement de l’horizon révolutionnaire, elles sont maintenant des milices supplétives servant l’obsession stratégique de la Turquie depuis au moins quatre ans : affaiblir, voire éliminer toute influence des forces à dominante kurde dans le nord-est du pays.

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KipeufRkoi ? : Suite à l’inaction américaine et du fait des incapacités européennes, quel pourrait être le rôle de la Russie ?

La Russie n’a jamais totalement coupé les ponts avec les autorités kurdes syriennes, qui ont elles-mêmes toujours entretenu des lignes de communication et de négociation avec le régime de Damas, protégé par Moscou. On ne peut douter que la Russie joue un rôle central dans la construction de la relation à venir entre les autorités à dominante kurde et le régime de Bachar Al-Assad. Toutefois, la Russie ne peut se mettre totalement Ankara à dos. Conserver de bonnes relations avec la Turquie, ne pas la contraindre dans ses plans de manière trop forte, permet à Moscou d’enfoncer encore davantage un coin entre Ankara et ses partenaires de l’OTAN.

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GN : En combien de temps la Turquie peut-elle conquérir le nord de la Syrie ? Quelle serait ensuite l’administration de cette zone ?

Le problème, c’est que les alliés occidentaux des YPG (unités de protection du peuple), qui sont la composante kurde dominante des Forces démocratiques syriennes (FDS), ont renoncé à les défendre depuis le début de l’offensive. Au contraire, ils se retirent. L’opération turque en cours n’aurait pas pu avoir lieu sans le blanc-seing donné à M. Erdogan par M. Trump.

« C’est une guerre asymétrique qui illustre un rapport de force très déséquilibré entre les belligérants et qui est favorable à la Turquie et à ses alliés. »

Malgré une frappe turque contre une implantation militaire de la coalition internationale où étaient présents des militaires français et américains – frappe qui n’a pas fait de victimes –, il n’est pas envisageable pour les principales nations membres de la coalition – qui font, comme la Turquie, partie de l’OTAN – d’avoir une posture agressive à l’égard d’Ankara. Contrairement aux milices islamistes déployées par la Turquie qui sèment la terreur dans le nord-est syrien avec l’appui de l’artillerie, de l’aviation et des moyens techniques des forces armées turques, les FDS sont parfaitement démunies. Une haute responsable kurde de Syrie me confiait encore, samedi, que les FDS avaient dû passer en « mode guérilla ». C’est une guerre asymétrique qui illustre un rapport de force très déséquilibré entre les belligérants et qui est favorable à la Turquie et à ses alliés. Reste maintenant à voir comment les forces du régime Assad, qui se déploient dans le nord du pays à l’appel des FDS, vont transformer les termes de l’équation…

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Travailleur acharné : Cette offensive ne sacre-t-elle pas la victoire totale de Bachar Al-Assad dans cette guerre civile ?

Bachar Al-Assad boit du petit-lait. Si l’on observe la situation d’un œil cynique, on comprend qu’il a profité de l’intervention de la coalition contre l’Etat islamique avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) pour voir le territoire syrien débarrassé de toute emprise territoriale djihadiste. Et qu’il a ensuite profité des obsessions stratégiques turques et des flottements au sein du pouvoir à Washington pour qu’une opération lancée par Ankara se traduise, en définitive, par le retrait de cette même coalition.

Avec son parrain russe, il devient alors le seul recours des FDS et investit des territoires dont il n’aurait pu reprendre le contrôle dans d’autres circonstances. L’objectif de Bachar Al-Assad est d’imposer de nouveau son autorité sur l’ensemble du territoire syrien. Prises dans leurs intérêts stratégiques irréconciliables et par l’impossibilité d’une confrontation directe entre elles, les grandes puissances qui gravitent autour de la crise syrienne font le travail pour lui.

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Qwinmore : Quels sont les différents moyens de pression dont la France peut faire usage contre la Turquie pour l’inciter à renoncer à cette opération militaire ?

Paris se veut en pointe de l’opposition internationale à l’intervention turque. Face à Ankara, la France entend utiliser son influence au niveau de l’Union européenne pour pousser des prises de position fortes ou la mise en place de régimes de sanction. Elle œuvre aussi au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU pour accroître le niveau de pression internationale sur la Turquie, imposer un cessez-le-feu, une zone de non survol…

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Mais ces efforts diplomatiques se déploient dans une temporalité qui n’est pas celle des évolutions sur le terrain qui, elles-mêmes, créent des situations de fait accompli sur lesquelles il sera impossible de revenir. Ankara pousse son avantage en profitant de l’incapacité des alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) à agir. Et ce, d’autant plus que c’est le dirigeant premier de ces alliés, le président américain Donald Trump, qui, contre l’avis de son administration, a rendu possible cette opération…

Quoi qu’il en soit, la forme que pourrait prendre une quelconque solution politique ou diplomatique portée par de tels efforts reste extrêmement floue. Il semble qu’il soit désormais trop tard et que l’urgence de la situation a poussé les FDS à cesser d’attendre quoi que ce soit de ses partenaires les plus proches pour se tourner vers la Russie et le régime syrien, quitte à perdre un large partie de leur autonomie

A Kamechliyé, un homme gravement brûlé se fait soigner à l’hôpital, le 13 octobre. Il était dans le convoi de civils bombardé par l’armée turque.
A Kamechliyé, un homme gravement brûlé se fait soigner à l’hôpital, le 13 octobre. Il était dans le convoi de civils bombardé par l’armée turque. LAURENCE GEAI POUR « LE MONDE »

Dr. Folamour : Quelle est l’intensité des combats en cours ?

Au cours des dernières heures, et d’après des sources ouvertes, les tensions montent autour de la ville de Manbij, véritable nœud entre les zones tenues par les Forces démocratiques syriennes (FDS), celles tenues par le régime syrien et celles dominées de longue date par la Turquie dans le nord de la Syrie. La reprise de Manbij est un objectif formulé par Ankara depuis 2016 et la victoire que les FDS ont obtenue face à l’Etat islamique (EI) avec le soutien de la coalition.

« Manbij qui pourrait être le théâtre d’un face-à-face dangereux entre la Turquie et le régime syrien où les FDS à dominante kurde seraient un acteur de deuxième plan. »

Or, face à la menace turque, ces dernières ont invité le régime syrien à investir la ville et ses environs. D’après les déclarations de l’exécutif turc, c’est Manbij qui pourrait être le théâtre d’un face-à-face dangereux entre la Turquie et le régime syrien où les FDS à dominante kurde seraient un acteur de deuxième plan. Par ailleurs, la ville de Ras Al-Aïn, historiquement mixte avec des populations arabe et kurde, est toujours disputée entre les supplétifs d’Ankara et les FDS. Après la frappe turque contre un convoi civil, dimanche 13 octobre, de nouveaux tirs d’artillerie ont été relevés ce lundi après-midi. Près de Tal Abyad, les forces supplétives turques accroissent leur emprise. Outre Manbij, les forces du régime syrien poursuivent leur déploiement dans le nord-est à l’invitation des FDS. Elles ont repris le contrôle de leur base d’Aïn Issa, au nord de Rakka où les unités des forces kurdes ont levé le drapeau syrien. Pour un suivi régulier des évolutions de terrain, je vous conseille de consulter ce site qui agrège les derniers développements sur une carte interactive.

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Syrie: Le régime rassemble ses forces près de Manbij en préparation de son entrée dans la ville


Patrouille russe de la police militaire à Manbij octobre 2019

13 octobre 2019 – Syrie, Enab Baladi Online

Des renforts militaires du régime syrien ont atteint la périphérie de la ville de Manbij, dans la campagne nord-est d’Alep, en vue de leur déploiement à l’intérieur de la ville.

L’agence de presse Spoutnik a cité samedi 12 octobre une source anonyme sur le terrain, selon laquelle ces mesures sont régies par un accord conclu entre la Russie et la Syrie, d’une part, et entre la Russie, les États-Unis et les « Forces démocratiques syriennes ».

La source a souligné que « l’accord inclut le déploiement d’unités de l’armée syrienne avec des armes lourdes et moyennes dans la ville de Manbij et lève le drapeau syrien sur les centres gouvernementaux et sur les entrées et les sorties de la ville ».

Pour sa part, un porte-parole des « SDF » a déclaré, samedi, que « les forces du régime syrien avancent sur le front de Manbij, mais ce n’est pas notre préoccupation », selon la chaîne « Al Jazeera ».

عاجل | المتحدث باسم “قوات
#سوريا الديمقراطية”: قوات
النظام السوري تتقدم على جبهة
منبج وهذا أمر لم يعد يعنينا
— الجزيرة – عاجل (@AJABreaking) October 12, 2019

Urgent: le Porte-parole des « Forces
démocratiques syriennes »: les forces
du régime syrien avancent sur le front de Manbij
mais ce n’est plus notre souci
(@AJABreaking) 12 octobre 2019

Selon l’agence « Spoutnik », « la ville de Manbij s’est libérée des principaux dirigeants kurdes et ceux qui restent sont des Arabes ».

Dans un contexte connexe, la chaîne « Mayadeen » libanaise proche du « Hezbollah » a déclaré samedi qu’il y avait « des informations sur une réunion américano-russe qui a pris une heure dans le village d’Al-Farat au nord de Manbij »

#سوريا: مراسل الميادين: معلومات عن لقاء أميركي روسي
استغرق ساعة كاملة في قرية الفارات شمال غرب منبج
— الميادين عاجل (@AlMayadeenLive) October 12, 2019

Urgent:  # Syrie: correspondant d’Al-Mayadeen: information sur une réunion américano-russe d’une heure dans le village d’Al-Farat, au nord-ouest de Manbej
(@AlMayadeenLive) 12 octobre 2019

Le journal « Al-Watan », proche du régime, a déclaré que « l’armée syrienne a apporté des renforts militaires supplémentaires à la ville d’al-Arima et à la frontière entre Manbij et la ville d’Al-Bab, où l’armée turque est retranchée ».

Al-Watan a ajouté que les renforts avaient été amenés parallèlement à la police militaire russe qui patrouillait la frontière séparant Manbej des zones contrôlées par l’armée turque et ses milices, du côté sud-ouest de la ville par le crime.

Le 7 octobre, Les SDF ont annoncé que les forces du régime syrien se préparaient à se déplacer vers la ville de Manbej, dans la campagne d’Alep.

Elles ont ajouté que le mouvement des forces du régime soutenu par la Russie vers la ville de Manbej est le premier résultat de la décision américaine de se retirer.

Le régime syrien s’est installé près de Manbij, quelques jours après le début de l’opération militaire turque dans l’est de l’Euphrate, avec la participation de l’armée nationale syrienne.

Le ministère turc de la Défense a annoncé le 9 octobre le début des opérations militaires, “Source de paix”, et a déclaré que son objectif était de créer une “zone de sécurité” à l’est de l’Euphrate.

Pour plus d’informations: https://www.enabbaladi.net/archives/334807#ixzz62EevBxOC

« Source de paix » continue de faire des victimes parmi les civils


نزوح-الحسكة-

« Source de paix » continue de faire des victimes parmi les civils et les pousse au déplacement, portant à 52 le nombre de martyrs tués par les bombardements aériens et terrestres des factions turques depuis le début de l’opération

13 octobre 2019 – Observatoire syrien des droits de l’homme

Avec plus de victimes, le nombre de martyrs civils tués depuis le début de l’opération militaire turque le mercredi 9 octobre, s’élève à 52, dont un enfant et une responsable du parti exécutée sur le terrain par des factions pro-turques sur l’autoroute située au sud de la ville de Tal Abyad et les zones situées au nord d’Ain Issa, parmi eux 7 personnes, dont deux employés de la direction de l’autogestion, sur le périmètre de Tall Abyad, 6 autres victimes, dont un enfant, une femme et deux hommes âgés à la suite de tirs de roquettes sur les quartiers de Bachiriya, Qadrubak et Zaytouniya dans la ville de Qamechli, 4 victimes suite aux frappes aériennes turques sur le village d’Al-Bajiya dans la région de Tall Abyad, 4 victimes suite aux frappes aériennes turques visant le voisinage de la ville de Ras Al-Ain dans la campagne d’Al-Hassakah, 3 victimes à cause des opérations de tire sur les villages autour de Tall Abyad, et une enfant sous les frappes visant la campagne de Qahtaniyah, un homme ciblé par un tireur des forces turques dans la ville Al-Derbasiyah, une femme ciblée par un tireur d’élite turc de la ville d’Al-Qamechli, et un homme victime d’un tir de missile turc à la périphérie du village de Qasr Deeb, dans la campagne d’Al-Malekiyah.

D’autre part, la vague de déplacements continue de l’est de l’Euphrate. Selon les statistiques de l’Observatoire syrien le nombre de personnes déplacées de leurs villes et villages dépasse les 130 000 civils, fuyant les zones de Tal Abyad, Ras Al-Ayn, Derbassiyah et d’autres zones situées à l’est de la bande des frontières avec la Turquie,

“نبع السلام” تواصل حصد أرواح المدنيين وتشريدهم ليرتفع إلى 52 تعداد الشهداء الذين قتلوا بقصف جوي وبري تركي وعلى يد الفصائل منذ بدء العملية

la bataille n’est pas contre les Kurdes mais contre des partis séparatistes kurdes qui ne représentent pas….


“Al-Modon” dialogue avec les dirigeants kurdes des deux côtés du front: génocide .. ou sécession?

(…) De son côté, le chef kurde de l ‘”Armée nationale” Shadi Mashu, commandant des “faucons Kurdes ” du “Troisième corps”, a envoyé  un message adressé aux Syriens à l’est de l’Euphrate, expliquant que la bataille n’est pas contre les Kurdes mais contre des partis séparatistes kurdes qui ne représentent pas la composante kurde du peuple syrien, selon notre correspondant Mohammed Ayoub.

« Nous, les brigades des Faucons kurdes, nous participons et prenons part à la bataille à l’est de l’Euphrate au sein de l’armée nationale contre les partis séparatistes qui ne représentent que eux-mêmes », a-t-il déclaré à Al-Modon. Nous allons les combattre à l’est de l’Euphrate et où qu’ils se trouvent sur le territoire syrien. « Aujourd’hui, nous sommes à Tall Abyad et demain, nous les combattrons à Qamechli et à Hassakah pour les éliminer et libérer notre peuple kurde, arabe et turkmène de son terrorisme ».

« L’opération Source de paix ne vise pas la composante kurde syrienne, mais son objectif est de libérer le territoire syrien du contrôle des partis séparatistes, de renvoyer les personnes réfugiées et déplacées de la région qui ont fui leurs villes et leurs villages à cause de la terreur de ces partis. Nous œuvrerons pour rétablir la stabilité dans la région et soutenir la coexistence pacifique entre ces composantes. Les citoyens syriens sont des Kurdes, des Arabes, des Assyriens, des Syriens et des Turkmènes.

Azad Osman, directeur du bureau d’Efrin au sein de « l’association des kurdes indépendants », a déclaré à Al-Modon: « En fait, les Kurdes sont divisés entre le terroriste Qandil, Erbil, la capitale traditionnelle de la pensée nationaliste kurde, et les Kurdes neutres enclins au projet national syrien, qui ont commencé à prendre forme au début de la révolution syrienne ». Il a poursuivi: « Cette tendance, qui incarne l’idée de participation et de bien vivre ensemble qui prévalait dans les années 50 en Syrie et dans l’avenir de la Syrie, ne sera régie que par un consensus national, et nous pensons qu’il est temps de libérer nos régions des gangs d’Ocelanistan qui rôdent sur la poitrine des Kurdes depuis les années 1980 et confisque le mouvement politique en faveur du régime « Nous sommes donc avec le processus qui libère nos régions des milices séparatistes et de toutes les milices n’appartenant pas à l’armée nationale »

 

“المدن”تحاور قيادات كردية على جانبي الجبهة:إبادة..أم إنفصال؟

المدن – عرب وعالم | السبت 12/10/2019

"المدن"تحاور قيادات كردية على جانبي الجبهة:إبادة..أم إنفصال؟ Getty ©

أكد المتحدث باسم “قوات سوريا الديموقراطية” مصطفى بالي، أن “الموقف الأميركي من الهجوم التركي على شرق الفرات كان مخيباً للآمال، ولم يكن بمستوى المسؤولية الملقاة على الولايات المتحدة”، بحسب مراسل “المدن” سامر الأحمد.وقال بالي لـ”المدن”: “نعتبر الهجوم التركي حرب إبادة عرقية ضد شعبنا، وسنقاوم هذا الغزو واخترنا المقاومة على أمل ان يضغط المجتمع الدولي لإيقاف هذا الهجوم”، مضيفاً أن قواته العسكرية “تشتبك مع القوى المهاجمة رغم وجود ضحايا مدنيين جراء تعرض القرى والبلدات للقصف على امتداد 450 كيلومتراً في المنطقة الواقعة بين نهري دجلة والفرات”.وأكد بالي أن قواته “تحترم مواقف الجيش الأميركي ووزارة الدفاع ومواقف معظم أعضاء مجلس الشيوخ والإعلام في الولايات المتحدة الذي يضغط لتعديل موقف القيادة الأميركية المخيب للآمال”.

من جهة ثانية، وجّه القيادي الكردي في “الجيش الوطني” شادي مشو، قائد “كتائب صقور الكرد” التابعة لـ”الفيلق الثالث”، رسالة للسوريين شرقي الفرات، يوضح فيها أن المعركة ليست ضد الأكراد بل لمحاربة الاحزاب الكردية الانفصالية التي لا تمثل المكون الكردي من الشعب السوري، بحسب مراسل “المدن” محمد أيوب.

مشو، قال لـ”المدن”: “نحن في كتائب صقور الكرد، مشاركون في معركة شرقي الفرات ضمن صفوف الجيش الوطني ضد الاحزاب الانفصالية التي لا تمثل إلا نفسها”، وتابع: “نحن كمقاتلين اكراد، نقاتل جنباً إلى جنب مع كل مكونات الشعب السوري الثائر، ضمن صفوف الجيش الوطني، ضد الاحزاب الانفصالية الارهابية، وسنقاتلها شرقي الفرات، وفي أي مكان تتواجد فيه على الاراضي السورية. اليوم نحن في تل ابيض وغدا سنقاتلهم في القامشلي والحسكة للقضاء عليهم، وتحرير اهلنا الاكراد والعرب والتركمان من ارهابهم”.

وشادي مشو، الملقب بـ”ابو دجانة الكردي”، هو سوري كردي من قرية تويس التابعة لناحية اخترين في ريف حلب الشمالي، ممن انضموا لصفوف “الجيش الوطني”.

وتشارك كتائب ومجموعات كردية متنوعة ضمن “الجيش الوطني” في عملية “نبع السلام”، ومنها كتيبة “أزادي” و”كتيبة احفاد صلاح الدين” التابعة لـ”الجبهة الشامية”، كما تضم “فرقة الحمزة” مقاتلين أكراد في صفوفها.

المتحدث الرسمي باسم “الجيش الوطني” الرائد يوسف حمود، قال لـ”المدن”: “منذ تأسيس الجيش الوطني كان لإخوتنا الاكراد السوريين دور هام في تشكيله، حيث انضم لصفوفه الكثير من عناصر وجماعات كردية، وشاركوا في معارك ضد عصابات الاسد وضد الاحزاب الانفصالية، وكان لهم دور في عمليتي درع الفرات وغصن الزيتون، وهم في غالبيتهم من التشكيلات العسكرية الكردية التي شاركت في الثورة السورية منذ اندلاعها”. وأوضح: “الأكراد مكون اساسي من مكونات الجيش الوطني”.

وتابع: “عملية نبع السلام لا تستهدف المكون الكردي السوري، وانما هدفها تحرير الاراضي السورية من سيطرة الاحزاب الانفصالية، واعادة المهجرين والنازحين من ابناء المنطقة الذين هربوا من مدنهم وقراهم وبلداتهم بسبب ارهاب هذه الاحزاب، وسنعمل على اعادة الاستقرار للمنطقة ودعم التعايش السلمي بين كل مكونات ابناء الشعب السوري كرداً وعرباً واشوراً وسريان وتركمان، ونؤكد لهم اننا قوات تحرير ولسنا قوات احتلال”.

مدير مكتب عفرين في “رابطة المستقلين الكرد” ازاد عثمان، قال لـ”المدن”: “في الحقيقة الاكراد منقسمون بين قنديل الارهابية، واربيل العاصمة التقليدية للفكر القومي الكردي، وبين الكرد المحايدين الذين يميلون للمشروع الوطني السوري والذي بدأ يتبلور مع بداية الثورة السورية”، وتابع: “هذا التيار الذي يعمل على تجسيد فكرة التشاركية في العيش التي كانت سائدة في سوريا الخمسينيات وسوريا المستقبل التي لن يحكمها الا التوافق الوطني، ونحن نرى أنه آن الاوان لتحرير مناطقنا من عصابات اوجلانستان، التي جثمت على صدور الكرد منذ الثمانينات، وصادرت الحراك السياسي لصالح النظام واجنداته، وبذلك نحن مع العملية التي تحرر مناطقنا من المليشيات الانفصالية وكل المليشيات التي لا تتبع للجيش الوطني”.

Opération Source de Paix: Les limites permises par Washington: Tal Abyad et Ras al-Ayn


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Après avoir progressé vers Derbassiyah, Washington demande à Ankara de respecter les limites permises.

Il y a 12 heures – Jesr

Les États-Unis ont demandé à la Turquie de se conformer aux accords sur l’opération “Source de Paix” dans le nord-est de la Syrie, tandis que le ministre turc des Affaires étrangères a souligné que l’opération militaire se déroulera sur 120 km de long et 30 km de profondeur.

Cela intervient après que les forces turques aient tenté d’avancer dans la campagne de Hassakah et de prendre le contrôle de la ville de Derbassiyah, ce qui a conduit les responsables américains à communiquer avec Ankara et à exiger de respecter les plans prédéterminés pour cette opération, selon nos sources privées.

Les forces de la coalition ont informé le conseil municipal de la ville d’Al-Malikiyah de la campagne d’Al-Hassakah que l’aviation de la coalition internationale commenceraient à survoler la région, ont indiqué ces sources, et qu’il faut en informer la population afin qu’il ne pense pas qu’il s’agit des vols de l’aviation turque.

Par ailleurs, le ministre turc des Affaires étrangères a déclaré que l’objectif de la première phase de l’opération était de nettoyer une zone de 120 km de long et de 30 km de profondeur, limitée, donc, aux seules villes de Tal Abyad et Ras al-Ayn.

بعد التقدم للدرباسية..واشنطن تطالب أنقرة بالالتزام بالحدود المسموحة

طالبت الولايات المتحدة تركيا بالتزام ما تم الاتفاق عليه بخصوص عملية نبع السلام شمال شرق سوريا، بينما أكد وزير خارجية تركيا أن العملية ستكون بطول 120 كلم وعمق 30 كلم.

يأتي ذلك بعد محاولة القوات التركية التقدم في ريف الحسكة والسيطرة على بلدة الدرباسية، الأمر الذي جعل مسؤولين أمريكيين يتواصلون مع أنقرة ويطالبونها بالإلتزام بالخطط المحددة مسبقاً لهذه العملية، حسب مصادر خاصة لجسر.

وقالت المصادر إن قوات التحالف أبلغت المجلس المحلي في مدينة المالكية بريف الحسكة بأن طيران التحالف الدولي سيبدأ بالتحليق في سماء المنطقة، وقالت إنه يجب وضع السكان بصورة الأمر كي لا يعتقدون أنه تحليق للطيران التركي.

في هذه الأثناء أدلى وزير الخارجية التركي مولود جاويش أوغلو أن هدف المرحلة الأولى من عملية نبع السلام هو تطهير منطقة بطول 120 كلم وبعمق 30 كلم، أي بما يقتصر فقط على مدينتي تل أبيض ورأس العين.

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