Syrie : pas d’accord «total» pour un sommet quadripartite selon Erdogan


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Lors d’une conférence de presse à Ankara le 25 février, le président Erdogan a déclaré qu’il n’y avait pas encore d’accord «total» sur un sommet quadripartite sur la Syrie. REUTERS/Denis Balibouse

L’organisation d’un sommet sur la Syrie réunissant la Turquie, la Russie, la France et l’Allemagne ne fait pas l’objet d’un accord « total », a déclaré ce mardi 25 février le président turc Recep Tayyip Erdogan, jetant un doute sur cette réunion annoncée pour la semaine prochaine.

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« Il n’y a pas d’accord total » entre le président français et la chancelière allemande d’un côté, et le chef de l’État russe de l’autre. C’est ce qu’a affirmé le président turc lors d’une conférence de presse à Ankara.

Le 22 février, Erdogan avait annoncé la tenue d’un sommet quadripartite sur la Syrie le 5 mars, une initiative visant à trouver une solution à la crise dans la région d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie, où une offensive du régime de Damas a provoqué une crise humanitaire.

Vers un entretien bilatéral avec la Russie ?

Lors de sa conférence de presse, Erdogan a affirmé que « dans le pire des cas », il pourrait avoir un entretien bilatéral avec le président russe à cette date-là.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a cependant assuré que « la possibilité d’une rencontre multilatérale est en train d’être étudiée ». Avant de rajouter qu’il « ne s’agit pas de contacts bilatéraux » entre Poutine et Erdogan.

« La décision n’a pas encore été prise puisque tous les participants potentiels n’ont pas donné leur accord », a expliqué Dmitri Peskov. Il a également laissé entendre qu’un sommet tripartite entre la Russie, la Turquie et l’Iran pourrait être organisé à la place d’une rencontre quadripartite.

Depuis 2017, cinq sommets entre Erdogan, dont le pays soutient l’opposition syrienne, et les présidents russe et iranien, Vladimir Poutine et Hassan Rohani, garants du régime de Damas, ont été organisés. Le dernier sommet de ce type a eu lieu en septembre 2019 à Ankara.

À Idleb, les tensions montent

Les tensions sont montées de plusieurs crans à Idleb depuis le début du mois de février avec des affrontements inédits entre l’armée turque et les forces du régime de Bachar al-Assad. Ces combats ont également suscité des frictions entre Ankara et Moscou, qui appuie le régime syrien.

Le président Erdogan a sommé les forces d’Assad de se retirer de certaines zones dans la province d’Idleb d’ici fin février, menaçant dans le cas contraire d’avoir recours à la force.

Quelque 900 000 personnes ont fui les combats à Idleb depuis le déclenchement en décembre de l’offensive du régime qui est déterminé à prendre ce dernier bastion rebelle, majoritairement contrôlé par des groupes jihadistes, en Syrie.

(avec AFP)

Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb


5e sommet sur la Syrie depuis 2017

 

Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb

AFP- 16 septembre 019

POOL/AFP / Pavel Golovkin De gauche à droite, le président iranien Hassan Rohani,
ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine avant un sommet à Ankara le 16 septembre 2019

 

La Turquie, la Russie et l’Iran, principaux acteurs internationaux dans le conflit en Syrie, se sont engagés lundi à éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans le bastion rebelle d’Idleb et d’y protéger la population civile.

Ces promesses ont figuré dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’un sommet à Ankara qui a réuni les présidents turc Recep Tayyip Erdogan, russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani.

Dans le texte, les trois dirigeants ont souligné “la nécessité de faire respecter le calme sur le terrain avec la pleine mise en oeuvre de tous les accords relatifs à Idleb”, notamment celui conclu il y a un an par Ankara et Moscou et qui avait permis d’éviter une vaste offensive qui semblait imminente des forces du régime appuyées par la Russie.

Les trois dirigeants se sont en outre dits “alarmés par le risque d’une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans la région d’Idleb en raison de l’escalade continue” et se sont mis d’accord pour “prendre des mesures concrètes afin de réduire les violations”.

Ils ont en outre exprimé leur “sérieuse préoccupation” face à la “présence accrue” du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda et “réitéré leur détermination” à l’éliminer à terme.

– “Rencontre productive” –

Ils ont aussi convenu “de prendre des mesures concrètes, sur la base des précédents accords, pour assurer la protection de la population civile”.

Il s’agit du cinquième sommet sur la Syrie depuis 2017 entre M. Erdogan, dont le pays soutient l’opposition syrienne, et MM. Poutine et Rohani, garants du régime de Damas.

“La rencontre a été très productive et s’est soldée d’un succès”, s’est félicité M. Poutine qui avait souligné en ouverture la nécessité de poursuivre “une lutte sans compromis contre les terroristes en Syrie”.

Au moment où la victoire de Bachar al-Assad semble de plus en plus acquise, la priorité pour Ankara est de se prémunir d’un nouvel afflux massif de réfugiés en provenance d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Malgré des appels à un cessez-le-feu durable, cette zone, où vivent environ 3 millions de personnes, est sous le coup d’une offensive du régime syrien.

Ankara y dispose, en vertu d’un accord conclu l’année dernière avec Moscou, de douze postes d’observation dont l’un est désormais encerclé par les troupes de Damas.

Des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb, malgré un fragile cessez-le-feu décrété le 31 août, à l’issue de quatre mois de bombardements du régime et de l’allié russe qui ont tué, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 960 civils.

AFP/Archives / Jim WATSON Le président iranien Hassan Rohani lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2018 à New York

 

Le sommet a eu lieu alors que la Turquie et les Etats-Unis s’efforcent de créer une zone tampon à l’est de l’Euphrate qui séparerait la frontière turque des zones syriennes contrôlées par une milice kurde, appuyée par Washington mais considérée comme “terroriste” par Ankara.

– Comité constitutionnel –

L’un des objectifs de cette “zone de sécurité” pour Ankara est de pouvoir y renvoyer une partie des plus de 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

M. Erdogan a affirmé lundi que la Turquie mettrait unilatéralement une telle zone en place en cas de désaccord avec Washington.

Le communiqué final a aussi fait part d’une avancée majeure sur la création d’un comité chargé de la rédaction de la constitution pour l’après-guerre en Syrie avec un accord sur la composition de ses membres. Ce comité constitutionnel doit se mettre au travail prochainement à Genève.

Syrian Presidency Telegram Page/AFP / – Le président syrien Bachar el-Assad (d) et l’envoyé spécial du président russe, Alexander Lavrentiev (g), le 15 septembre 2019 à Damas

 

Le régime Assad a reconquis environ 60% du territoire syrien avec l’appui militaire de Moscou, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Outre le secteur d’Idleb, les vastes régions aux mains des forces kurdes lui échappent dans l’est du pays.

Le sommet d’Ankara survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont imputé à Téhéran la responsabilité d’une attaque de drones menée samedi contre des installations pétrolières saoudiennes, revendiquée par des rebelles yéménites.

Les Etats-Unis ont déclaré lundi qu’ils allaient “défendre l’ordre international” qui est “sapé par l’Iran” après cette attaque, qui a entraîné une réduction de moitié de la production pétrolière de l’Arabie et provoqué une forte hausse des cours de l’or noir.

Moscou a pour sa part appelé à “ne pas tirer de conclusions hâtives” de cette attaque.

Rohani, Poutine et Erdogan affirment la création d’un comité chargé de rédiger la Constitution


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Idleb: Poutine, Erdogan et Rohani s’en tiennent au statu quo

Pavel Golovkin/Pool via REUTERS

Les présidents turc, russe et iranien se sont retrouvés ce lundi 16 septembre à Ankara pour un nouveau sommet consacré, en priorité, à la province d’Idleb, soumise depuis avril à une offensive du régime de Damas. 

Avec notre correspondante à Istanbul,Anne Andlauer

Sur le sujet le plus pressant de cette rencontre – la situation à Idleb – les trois présidents n’ont annoncé aucun progrès. Recep Tayyip Erdogan a tenu à faire savoir que, malgré les apparences, l’accord conclu il y a un an sur la zone de désescalade n’était pas caduc et que la Turquie continuerait à « remplir ses engagements »… Pas question, donc, pour le leader turc de retirer ses troupes d’Idleb. De leur côté, les présidents russe et iranien ont renouvelé leur soutien à l’offensive de l’armée syrienne, qui menace de déplacer des centaines de milliers de civils.

Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est le premier concerné par ce nouvel afflux de réfugiés, a évoqué avec ses hôtes les dernières avancées de la zone « de sécurité » que l’armée turque met en place avec les Etats-Unis dans le nord-est du pays… La Turquie veut y renvoyer 2 des plus de 3,5 millions de Syriens qu’elle accueille, tout en éloignant de ses frontières les forces kurdes syriennes. 

« Comme je l’ai dit à mes deux homologues, si, d’ici deux semaines, nous n’obtenons pas des Etats-Unis les résultats souhaités, nous commencerons à mettre en œuvre notre plan d’offensive », a prévenu le président turc.

La seule avancée de ce sommet concerne le processus politique que ces trois pays négocient depuis près de deux ans. Hassan Rohani, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont affirmé avoir réglé leurs derniers désaccords sur la création d’un comité chargé de rédiger la Constitution de l’après-guerre. Ce comité devrait commencer sous peu son travail à Genève.

Sommet arabo-européen: 3 dossiers controversés réduisent l’enthousiasme


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Sommet arabo-européen: 3 dossiers controversés réduisent l’enthousiasme

BRUXELLES – Labib Fahmy – 6 février 2019

Le sommet UE-arabe prévu pour les 24 et 25 février en Égypte ne semble pas être facile. La réunion ministérielle entre l’Union européenne et les ministres arabes des Affaires étrangères tenue lundi à Bruxelles dans le but de fixer l’ordre du jour du sommet s’est terminée sans déclaration commune. Entre la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mugherini, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abou El-Gheit, lors d’une conférence de presse commune à l’issue de la réunion. Lorsque Mugherini a expliqué la raison pour laquelle il n’avait pas abouti à un accord, Abou El-Gheit l’a interrompu en disant qu’il y avait plus de complications du côté européen que du côté arabe, pour la réponse de Mughireni, “je dirai le contraire.”

La réunion de Bruxelles s’est concentrée sur un certain nombre de questions régionales liées aux défis mondiaux auxquels l’Europe et le monde arabe sont confrontés. Il a évoqué la question du dialogue politique et de la coopération entre les deux parties dans divers dossiers, allant du processus de paix au Moyen-Orient, en Syrie, au Yémen, en Libye et en Iraq, à la lutte contre le terrorisme, les migrations et à l’objectif commun de recherche de solutions durables pour la paix et la stabilité.

Les participants ont exprimé le souhait de renforcer le partenariat entre l’Europe et le monde arabe afin de consolider la paix et la stabilité, d’assurer la sécurité, de promouvoir le développement économique, social et technologique et de continuer à promouvoir le pluralisme et le système fondé sur des règles. Les deux parties ont confirmé un accord sur “95% des points”, selon la déclaration de Mugherini. Tandis que Aboul El-Gheit a déclaré que “les travaux restants seront terminés par des experts de haut niveau pour parvenir à une déclaration finale concertée” pour le premier sommet arabo-européen.
Mais il existe de réelles craintes que les cinq pour cent restants  bouleversent la date du sommet ou son maintien mais à un niveau de représentation basse. Dans ce contexte, l’agence “Reuters” a déclaré, qu’à trois semaines de la date préliminaire du sommet, les dirigeants de l’Union européenne n’ont pas encore confirmé leur participation. “Il est très difficile d’organiser ce sommet et de trouver une date, car personne ne le veut vraiment”, a-t-elle déclaré d’après un responsable anonyme de l’UE. “Pour l’UE, tout est une question d’immigration, mais il y a beaucoup de questions sensibles que les gens ne veulent pas aborder”, a-t-il déclaré.

L’agence a noté qu’après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre, les responsables européens qui aident à la préparation du sommet affirment qu’ils se concentrent principalement sur la réduction de l’embarras. “L’idée était de leur accorder un traitement préférentiel, de commencer à les traiter davantage et de savoir ce que nous pouvions faire en matière d’immigration”, a déclaré un diplomate européen à l’agence. “Mais nous sommes dans une position inappropriée car certains chefs de la (Ligue arabe) ne sont pas préférés chez nous.

Des sources européennes ont déclaré à Reuters qu’il était difficile pour certains dirigeants européens d’assister à un événement avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, contre lequel des groupes de défense des droits de l’homme les ont été accusés lors d’une réunion du G20 en novembre. En plus de la réticence face à la présence du prince héritier saoudien, le président soudanais Omar Al-Bachir est également une personne indésirable pour certains Européens, selon “Reuters”. “Nous ne traitons pas directement avec lui, nous traitons avec le Soudan”, a déclaré un responsable de l’UE à l’agence. “Ils peuvent envoyer quelqu’un d’autre”. Les pays européens sont également prudents quant à l’accélération de la normalisation de certains pays arabes avec le régime de Bachar al-Assad.

Loin des différences, Abou El-Gheit et Mughireni ont insisté sur les constantes arabes et européennes face aux problèmes urgents. Abou El-Gheit a confirmé lors d’une conférence de presse lundi que “la solution politique reste le seul moyen de sortir de la crise syrienne qui a longtemps durée”, ajoutant que “la solution politique selon la Déclaration de Genève 1 et la résolution 2254 du Conseil de sécurité consiste à préserver l’unité, la souveraineté et l’indépendance de la Syrie, ce qui rétablira la stabilité dans ce pays “.
“Nous sommes d’accord avec le fait que la solution politique négociée, sous les auspices des Nations unies, est celle qui peut apporter la paix en Syrie, ce qui est pour nous une condition préalable claire à la reconstruction et à la normalisation des relations avec Damas”, a-t-elle déclaré. Une position européenne a récemment fait écho à une tentative européenne visant à freiner la normalisation arabe avec le régime d’Assad et à persuader les Arabes de ne rien offrir pour la reconstruction de la Syrie avant que le régime ne soit convaincu de s’engager dans une solution politique. Dans ce contexte, Abou El-Gheit a souligné que “le retour de la Syrie dans la Ligue arabe nécessite un consensus arabe qui n’existe toujours pas”.

Le communiqué final de la réunion ministérielle euro-arabe ne fait que mentionner la nécessité d’œuvrer pour une solution politique du conflit syrien sous les auspices des Nations Unies. “Je pense que nous voulons tous voir la paix en Syrie à nouveau, et pour cette raison, j’espère que nous nous joindrons nos efforts tous lors de la troisième conférence de Bruxelles sur la Syrie, que nous organiserons dans cette même salle du 12 au 14 mars, où nous soutiendrons la médiation des Nations Unies.” Pour la réconciliation au sein de la Syrie, nous soutiendrons également les pays de la région qui accueillent de nombreux réfugiés syriens”.
L’Europe et les pays arabes ont développé des relations avancées sur la base d’un mémorandum d’accord signé en 2015. L’Union européenne et la Ligue des États arabes collaborent également avec un certain nombre de dossiers des Nations Unies tels que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique et de non-prolifération des armes nucléaires.

Les menaces croissantes et les défis communs créés par le terrorisme international et l’extrémisme auxquels l’Europe et le monde arabe eux-mêmes sont confrontés ont été un point essentiel qui a amené les deux parties à souligner que leur lutte contre le terrorisme était essentielle. L’Union européenne et la Ligue des États arabes sont attachées à la lutte mondiale contre le terrorisme dans le cadre de leurs activités communes visant à appuyer les efforts de la coalition mondiale contre “Da’ech”.
Il a également appelé l’UE à “reconnaître l’État de Palestine sur la base des lignes de démarcations du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale”, soulignant que “la Ligue arabe valorise le rôle de l’Europe, en particulier dans le domaine de l’aide humanitaire et économique au peuple palestinien”. L’UNRWA et d’autres “, comptant sur le rôle politique grandissant de l’Europe à l’avenir pour combler un dangereux vide dans le processus de paix”.

لا تبدو طريق القمة الأوروبية العربية المقررة في 24 و25 فبراير/ شباط الحالي في مصر ممهدة، فالاجتماع الوزاري بين الاتحاد الأوروبي ووزراء خارجية دول عربية الذي عُقد الإثنين في بروكسل، بهدف وضع جدول أعمال للقمة، انتهى من دون التوصل إلى بيان مشترك، وظهر الخلاف بوضوح بين الممثلة العليا للشؤون الخارجية والسياسة الأمنية في الاتحاد الأوروبي فيديريكا موغيريني، والأمين العام للجامعة العربية أحمد أبو الغيط، خلال المؤتمر الصحافي المشترك في ختام الاجتماع. وعندما كانت موغيريني تشرح سبب عدم التوصل إلى اتفاق، قاطعها أبو الغيط قائلاً إن ثمة تعقيدات على الجانب الأوروبي أكثر من الجانب العربي، لترد موغيريني “سوف أقول عكس ذلك”٠

وركّز اجتماع بروكسل على عدد من القضايا الإقليمية التي تخص التحديات العالمية التي تواجه أوروبا والعالم العربي. وتطرق إلى مسألة الحوار السياسي والتعاون بين الطرفين في ملفات عديدة، من العملية السلمية في الشرق الأوسط وسورية واليمن وليبيا والعراق، إلى محاربة الإرهاب والهجرة، والهدف المشترك في البحث عن حلول دائمة من أجل تحقيق السلام والاستقرار٠

وعبّر المشاركون عن رغبتهم في تعزيز الشراكة بين أوروبا والعالم العربي لتوطيد السلام والاستقرار، وضمان الأمن، وتعزيز التنمية الاقتصادية والاجتماعية والتكنولوجية، ومواصلة تعزيز التعددية والنظام القائم على القواعد. وأكد الطرفان وجود اتفاق على “95 في المائة من النقاط”، كما قالت موغيريني. فيما أوضح أبو الغيط أن “العمل المتبقي سينهيه كبار الخبراء للتوصل إلى بيان ختامي متفق عليه” لأول قمة أوروبية عربية.
لكن توجد مخاوف حقيقية من أن تؤدي الخمسة في المائة المتبقية إلى إطاحة موعد القمة أو إلى عقدها بمستوى منخفض. وفي هذا السياق، ذكرت وكالة “رويترز” أنه قبل ثلاثة أسابيع فقط على الموعد المبدئي للقمة، لم يؤكد قادة الاتحاد الأوروبي بعد مشاركتهم فيها. ونقلت عن مسؤول في الاتحاد الأوروبي، لم تكشف هويته، قوله “من الصعب للغاية تنظيم هذه القمة وإيجاد موعد، إذ لا يريد أحد ذلك حقاً”. وأضاف “بالنسبة للاتحاد الأوروبي، الأمر كله يتعلق بالهجرة، ولكن هناك الكثير من المواضيع الحساسة التي لا يفضل الناس تناولها”٠

وأشارت الوكالة إلى أنه بعد مقتل الصحافي السعودي جمال خاشقجي في القنصلية السعودية في إسطنبول في أكتوبر/ تشرين الأول الماضي، بات المسؤولون الأوروبيون الذين يساعدون في الإعداد للقمة يقولون إنهم يركزون الآن بشكل أساسي على الحدّ من الحرج. وقال أحد الدبلوماسيين الأوروبيين للوكالة “كانت الفكرة هي منحهم (الجيران العرب) معاملة تفضيلية والبدء في التعامل معهم بشكل أكبر، ومعرفة ما يمكننا فعله بشأن الهجرة… لكننا الآن في وضع غير مناسب، لأن بعض قادة (الجامعة العربية) ليسوا مفضلين لدينا”٠

وتحدثت مصادر أوروبية لـ”رويترز” عن أن حضور حدثٍ مع ولي العهد السعودي محمد بن سلمان، أمر صعب بالنسبة لبعض الزعماء الأوروبيين، الذين اتهمتهم جماعات معنية بحقوق الإنسان سابقاً بالتعامل معه في اجتماع لدول مجموعة العشرين في نوفمبر/ تشرين الثاني. وإلى جانب عدم الرغبة في حضور ولي العهد السعودي، فإن الرئيس السوداني عمر البشير أيضاً شخص غير مرغوب فيه لبعض الأوروبيين، بحسب “رويترز”. وقال مسؤول من الاتحاد الأوروبي للوكالة “لا نتعامل معه بشكل مباشر، لكننا نتعامل مع السودان… بإمكانهم إرسال شخص آخر”. كذلك تتحفّظ الدول الأوروبية على تسرع بعض الدول العربية في التطبيع مع نظام بشار الأسد٠

وبعيداً عن الخلافات، كان أبو الغيط وموغيريني يؤكدان على الثوابت العربية والأوروبية تجاه القضايا الملحّة. وأكد أبو الغيط في المؤتمر الصحافي يوم الإثنين أن “الحل السياسي ما زال هو المخرج الوحيد من الأزمة السورية التي طال أمدها”، مضيفاً “الحل السياسي وفق بيان جنيف 1، وقرار مجلس الأمن 2254، هو الكفيل بالحفاظ على وحدة وسيادة واستقلال سورية، وهو ما سيعيد الاستقرار إلى هذا البلد”.
أما موغيريني، فأوضحت “أننا نتفق مع الرأي القائل بأن الحل السياسي المتفاوض عليه، تحت رعاية الأمم المتحدة، هو الذي يمكن أن يحقق السلام في سورية. وهذا بالنسبة لنا هو الشرط المسبق الواضح لإعادة البناء وتطبيع العلاقات مع دمشق”. موقف أوروبي تردد صداه في الآونة الأخيرة بخصوص محاولة أوروبية للجم التطبيع العربي مع نظام الأسد وإقناع العرب بعدم تقديم أي شيء لإعادة إعمار سورية قبل اقتناع النظام بالانخراط في الحل السياسي. وفي هذا السياق، أكد أبو الغيط أن “عودة سورية إلى الجامعة العربية تحتاج إلى توافق عربي ما زال غير موجود”٠

ويشير البيان الختامي للقاء الوزاري الأوروبي العربي فقط إلى ضرورة العمل من أجل حل سياسي للصراع السوري تحت رعاية الأمم المتحدة. وأضافت موغيريني “أعتقد أننا جميعاً نريد أن نرى السلام في سورية مرة أخرى. ولهذا السبب، آمل أن نوحد جهودنا جميعنا خلال مؤتمر بروكسل الثالث حول سورية الذي سنستضيفه في هذه الغرفة ذاتها من 12 إلى 14 مارس/ آذار، حيث سنعمل على دعم وساطة الأمم المتحدة من أجل المصالحة داخل سورية، ولكننا سنعمل أيضاً على دعم بلدان المنطقة التي تستضيف الكثير من اللاجئين من سورية”٠

Sommet russo-turc à Moscou: Idleb serait-elle livrée contre une zone de sécurité ? – قمة روسية تركية بموسكو: تسليم إدلب مقابل منطقة آمنة؟


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Sommet russo-turc à Moscou: Idleb serait-elle livrée contre une zone de sécurité ?

23 janvier 2019
Le président russe Vladimir Poutine rencontrera son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Moscou mercredi, au milieu des estimations que la situation en Syrie, Idleb notamment, prennent le dessus sur l’ordre du jour des pourparlers et complèteront les accords sur la zone démilitarisée conclus par les deux présidents à Sotchi, en septembre dernier.
Avant de se rendre à Moscou, Erdogan a souligné qu’il discuterait avec Poutine des relations bilatérales et de diverses questions régionales et internationales, au premier rang desquelles se trouve la Syrie, notamment la question de la création d’une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, soulignant que la Turquie « ne permettra pas l’établissement d’un nouveau marécage contre elle en Syrie ». .Il a également confirmé que la Turquie « a montré sa détermination à travers son initiative sur Idleb »
Dans ce contexte, l’expert du Conseil russe pour les affaires internationales, Kiril Simeonov, a déclaré que la réunion entre Poutine et Erdogan serait dominée par deux dossiers principaux, à savoir la situation à Idleb et Manbej et l’est de l’Euphrate, ainsi que la création d’une zone de sécurité à la frontière syro-turque.
Simeonov a déclaré dans à notre correspondant, que le contrôle de « l’Organisation de Hay’at Tahrir al-Cham » (anciennement al-Nosra) et sa prise d’une grande partie d’Idleb, sera discuté, et « comment Moscou et Ankara respectent les accords de Sotchi, car il est évident que c’est presque impossible ». Cependant, il n’est pas improbable que la Russie accepte le report de l’opération militaire à Idleb pendant un certain temps.
S’agissant de la conclusion d’un accord sur la création d’une zone de sécurité, il a déclaré que « Ankara et Moscou pourraient chercher à élaborer un plan d’action pour la transition d’Idleb ou de sa majeure partie au contrôle du régime syrien, sans que la Turquie ne s’y oppose. En même temps, la Russie n’entravera pas l’établissement d’une zone de sécurité tout au long des frontières turco-syriennes ». « Il n’est pas improbable qu’une telle zone de sécurité soit également établie à Idleb pour protéger les intérêts de la Turquie dans les zones frontalières de cette province ». De son côté, l’agence de presse fédérale russe semi-officielle proche du Krémlin a rapporté que l’initiative du président turc appelait à une large zone sur la frontière syro-turque avec 32 kilomètres de profondeurs, alors que les Kurdes considèrent qu’Erdogan cherche ce plan pour « occuper » de nouvelles zones dans le nord syrien après Afrin.

Selon Dimitry Solonikov, directeur de l’Institut pour le développement de l’État moderne, il existe déjà un risque de répéter le scénario d’Afrin dans le nord de la Syrie, où la zone de sécurité est une occasion pour la Turquie de réaliser ses intérêts géopolitiques.
« Ankara s’intéresse principalement à sa frontière sud, les unités kurdes liées au PKK constituant une menace » a déclaré Solonikov à l’agence de presse fédérale. Il a souligné que «  la situation à la frontière avec Idleb n’est pas calme aussi, où se sont rassemblés des terroristes de tout le territoire syrien ». « Bien entendu, l’initiative d’Erdogan vise principalement à régler les tâches internes des Turcs (en référence à la dissuasion du PKK), et pas seulement à des problèmes de sécurité nationale, et ils comptent sur le soutien de la partie russe ».

(…)

 

قمة روسية تركية بموسكو: تسليم إدلب مقابل منطقة آمنة؟

موسكو ــ رامي القليوبي – 23 يناير 2019

يعقد الرئيس الروسي فلاديمير بوتين، اليوم الأربعاء، في موسكو، لقاء مع نظيره التركي رجب طيب أردوغان، وسط توقعات بأن تتصدر الأوضاع في سورية، وإدلب تحديداً، جدول أعمال المباحثات، استكمالاً للاتفاقات بشأن منطقة منزوعة السلاح التي توصل إليها الرئيسان في سوتشي في سبتمبر/ أيلول الماضي٠

وقبيل توجهه إلى موسكو، أكد أردوغان أنه سيبحث مع بوتين العلاقات الثنائية ومختلف القضايا الإقليمية والدولية، وفي مقدمتها سورية، بما فيها مسألة إقامة منطقة آمنة في الشمال السوري، مشدداً على أن تركيا “لن تسمح بإقامة منطقة آمنة في سورية تتحول إلى مستنقع جديد ضدها“. كما أكد أن تركيا “أظهرت عزمها من خلال المبادرة التي وضعتها بشأن إدلب”٠

وفي هذا الإطار، رجح الخبير بالمجلس الروسي للشؤون الدولية، كيريل سيميونوف، أن اللقاء بين بوتين وأردوغان سيهيمن عليه ملفان رئيسيان، وهما الأوضاع في إدلب ومنبج وشرقي الفرات، وإقامة منطقة آمنة على الحدود السورية التركية٠

وقال سيميونوف، في حديث مع “العربي الجديد”، إنه ستجري مناقشة سيطرة “هيئة تحرير الشام” (النصرة سابقاً) على الجزء الأكبر من إدلب، و”كيفية وفاء موسكو وأنقرة باتفاقات سوتشي، إذ إنه من البديهي أن ذلك بات أمراً شبه مستحيل”. ومع ذلك، لا يستبعد أن تقبل روسيا بتأجيل العملية العسكرية في إدلب لفترة ما٠
وحول واقعية التوصل إلى اتفاق بشأن إقامة منطقة آمنة، رأى أنه “قد تسعى أنقرة وموسكو لوضع خطة عمل لانتقال إدلب أو الجزء الأكبر منها إلى سيطرة النظام السوري، من دون أن تعرقل تركيا ذلك. وفي الوقت نفسه، لن تعرقل روسيا إقامة منطقة آمنة على امتداد الحدود التركية السورية”. وبالنسبة إليه “ليس من المستبعد أن تقام منطقة آمنة كهذه في إدلب أيضاً لضمان مصالح تركيا في المناطق الحدودية من هذه المحافظة”٠من جهتها، ذكّرت “وكالة الأنباء الفيدرالية” شبه الرسمية الروسية والموالية للكرملين، بأن مبادرة الرئيس التركي تقتضي إقامة منطقة آمنة واسعة على الحدود السورية التركية بعرض 32 كيلومتراً، بينما يعتبر الأكراد أن أردوغان يسعى بهذه الخطة لـ”احتلال” مناطق جديدة في الشمال السوري بعد عفرين٠
وبرأي مدير “معهد التنمية الحديثة للدولة”، دميتري سولونيكوف، فإن هناك بالفعل خطر تكرار سيناريو عفرين في الشمال السوري، حيث تشكل المنطقة الآمنة فرصة لتركيا لتحقيق مصالحها الجيوسياسية.
وقال سولونيكوف لـ”وكالة الأنباء الفيدرالية”، إن “أنقرة تقلق بالدرجة الأولى على حدودها الجنوبية، إذ إن وحدات الأكراد ذات الصلة بحزب العمال الكردستاني، تشكل خطراً عليها”. ولفت إلى أن “الوضع في إدلب الحدودية ليس بهادئ أيضاً، حيث تجمع هناك الإرهابيون من كافة الأراضي السورية”. وخلص إلى القول “بالطبع، فإن هذه المبادرة لأردوغان موجهة بالدرجة الأولى لتسوية المهام الداخلية للأتراك (في إشارة لردع حزب العمال الكردستاني)، وليس فقط قضايا الأمن القومي، وهم يعولون في ذلك على دعم الجانب الروسي”٠
ومع ذلك، رجحت الوكالة أن روسيا قد لا تدعم الخطة التركية بشأن المنطقة الآمنة، مشيرة إلى أن “موسكو، على عكس أنقرة، تنحاز لمبادئ استقلال الجمهورية العربية السورية ووحدة أراضيها، المنصوص عليها في إطار عملية أستانة”. وقال سولونيكوف بهذا الخصوص إن “مهمة موسكو هي إعادة كامل أراضي البلاد إلى سيطرة الحكومة الشرعية للجمهورية العربية السورية”، على حد قوله. وتابع قائلاً: “إذا كانت روسيا ستمثل في هذا الحوار طرف دمشق والشعب السوري، فإن تركيا ستمثل مصالحها هي فقط. قد يحدث تنسيق ما لهذه المواقف، لكنه لن يتسنى، على الأرجح، تحقيق تنسيق كامل في جولة واحدة”.
مع العلم أن المسؤولين الأتراك أكدوا مراراً الالتزام بوحدة الأراضي السورية، بما في ذلك قول وزير الخارجية التركي مولود جاووش أوغلو، أول من أمس، إنّ “جميع الجهات لديها أجندة خاصة في سورية، وإنها ليست حريصة مثل تركيا على وحدة الأراضي السورية، وتحقيق الاستقرار والسلام فيها”٠

وكان معاون الرئيس الروسي، يوري أوشاكوف، قد أكد قبل أسبوع أن أردوغان سيقوم بزيارة عمل إلى موسكو في 23 يناير/ كانون الثاني، وسيجري خلالها بحث الوضع في سورية على ضوء نوايا واشنطن سحب قواتها.
بدوره، أكد وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أن لقاء الرئيسين سيتركز على الوفاء بالاتفاقات الروسية – التركية بشأن إدلب، معتبراً في الوقت نفسه أنها “لا تقتضي منح حرية كاملة للإرهابيين الذين يواصلون قصف مواقع للقوات السورية والمواقع المدنية من المنطقة منزوعة السلاح، ويحاولون مهاجمة القاعدة الجوية الروسية في حميميم”. 
يذكر أن بوتين أعلن في ختام لقائه مع أردوغان في سوتشي في 17 سبتمبر/ أيلول الماضي، عن توصلهما إلى اتفاق إقامة منطقة منزوعة السلاح في محافظة إدلب ذات عمق 15 – 20 كيلومتراً على امتداد خط التماس بين المعارضة المسلحة وقوات النظام، اعتباراً من 15 أكتوبر/ تشرين الأول 2018، على أن تتولى مجموعات دورية متحركة تابعة للوحدات التركية والشرطة العسكرية الروسية المراقبة في المنطقة٠

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