Syrie : Macron


Remise-en-selle-d'Assad

Remise en selle du criminel Assad

Syrie : la nouvelle position d’Emmanuel Macron crée une polémique

18h04 , le 22 juin 2017

http://www.lejdd.fr/international/moyen-orient/syrie-la-nouvelle-position-demmanuel-macron-cree-une-polemique-3369275

Paris assouplit sa position sur la Syrie

YVES BOURDILLON Le 22/06/2017
https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/030403432249-paris-assouplit-sa-position-sur-la-syrie-2096716.php

Macron prévient que la France pourra frapper seule en Syrie

 21/06/2017
http://www.bfmtv.com/politique/macron-previent-que-la-france-pourra-frapper-seule-en-syrie-1191659.html

Face à Vladimir Poutine, Emmanuel Macron pose ses marques sur la Syrie

Le président russe nie la responsabilité du régime de Damas dans l’utilisation de gaz sarin, en avril.

LE MONDE |  31.05.2017

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/05/31/face-a-vladimir-poutine-emmanuel-macron-pose-ses-marques-sur-la-syrie_5136410_1618247.html

Poutine d’accord avec “la ligne rouge” fixée par Macron sur la Syrie

Le président russe Vladimir Poutine lors de sa venue à Versailles pour rencontrer son homologue français Emmanuel Macron, lundi 29 mai 2017. [EPA/STEPHANE DE SAKUTIN – Keystone]
Dans une interview accordée au Figaro après sa rencontre avec Emmanuel Macron lundi à Versailles, Vladimir Poutine s’est dit d’accord avec “la ligne rouge” fixée par le président français dans le conflit syrien.
https://www.rts.ch/info/monde/8664130-poutine-d-accord-avec-la-ligne-rouge-fixee-par-macron-sur-la-syrie.html

Emmanuel Macron prône une intervention militaire internationale en Syrie contre Daesh et Assad

Syrie: Emmanuel Macron favorable à une “intervention militaire” 

 Par LEXPRESS.fr , publié le 06/04/2017
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/syrie-emmanuel-macron-favorable-a-une-intervention-militaire_1896611.html

Washington déploie un système d’artillerie sophistiqué dans le sud syrien


Hypocrite - Russie - ٍRussia - وقف كالديك وقد تدلت الأوسمة على دفتي صدره

Par AFP — 15 juin 2017

La Russie a accusé jeudi Washington d’avoir déployé des missiles pour viser l’armée du régime de Damas à Al-Tanaf, dans le sud de la Syrie, les Etats-Unis confirmant le déploiement de ces batteries mais sans en dévoiler l’objectif.

Dans un communiqué, l’armée russe a assuré que les Etats-Unis avaient acheminé de Jordanie vers la garnison d’Al-Tanaf «deux batteries de lance-roquettes multiples Himars», un système d’artillerie sophistiqué américain.

«L’installation de toutes sortes d’armes étrangères sur le territoire syrien, qui plus est de lance-roquettes multiples, doit faire l’objet d’un accord avec le gouvernement souverain du pays», a ajouté le ministère russe de la Défense.

Un responsable américain de la Défense a plus tard confirmé à l’AFP le déploiement du système Himars près d’Al-Tanaf, où Washington dispose d’une base, sans préciser le nombre des batteries déployées ni leur mission exacte.

Les Etats-Unis s’inquiètent de la présence à quelques dizaines de kilomètres d’Al-Tanaf de forces soutenant le régime et ont déjà annoncé qu’ils renforçaient leurs positions face à la «menace» qu’elles représentent.

Des avions américains ont bombardé à plusieurs reprises des éléments de ces forces, bénéficiant selon Washington de l’appui de l’Iran, qui s’étaient approchés de la base d’Al-Tanaf où les forces américaines entraînent les rebelles syriens à combattre les jihadistes.

Mais, d’après l’armée russe, «le rayon d’action des lance-roquettes multiples Himars ne permet pas de soutenir les unités des +Forces syriennes démocratiques+ sous contrôle des Etats-Unis qui luttent contre les terroristes de l’Etat islamique (EI) à Raqa», ville située bien plus au nord.

La coalition internationale menée par les Etats-Unis «a attaqué à plusieurs reprises les forces syriennes gouvernementales qui luttent contre l’EI près de la frontière avec la Jordanie», accuse encore le ministère russe de la Défense.

«Il n’est donc pas difficile d’imaginer que de telles attaques contre les unités de l’armée syrienne peuvent se poursuivre, mais cette fois avec l’aide des Himars», poursuit l’armée russe, avant de demander : «Quels sont les véritables objectifs des Etats-Unis en Syrie et contre qui comptent se battre les militaires américains ?»

Selon l’armée américaine, le système Himars, monté sur un camion, tire des roquettes guidées par GPS d’une portée de 70 kilomètres. Une autre version de ce système permet de tirer un petit missile lui aussi guidé par GPS, qui a une portée de 300 kilomètres. La version déployée à Al-Tanaf n’est pas connue.

Le système Himars permet notamment de continuer à effectuer des frappes de précision, même lorsque les conditions météorologiques empêchent avions et drones de le faire.

Al-Tanaf est située sur l’axe Damas-Bagdad, à la frontière avec l’Irak et non loin de la frontière jordanienne.

La coalition internationale a établi une zone dite «de désescalade» de 55 kilomètres autour de la base d’Al-Tanaf, décrétant que les forces russes et syriennes n’avaient pas le droit d’y pénétrer.

La région a été le théâtre de plusieurs accrochages ces derniers jours entre les forces du régime et celles soutenues par la coalition internationale. Ces tensions interviennent dans un contexte de rivalités grandissantes pour savoir qui va mener le combat contre l’EI dans l’est de la Syrie.

Le président syrien Bachar al-Assad essaie d’éviter ce ne soient les Etats-Unis.

Fidèle alliée de Bachar al-Assad, la Russie intervient pour sa part militairement en Syrie depuis septembre 2015 et s’est opposée avec fermeté aux toutes premières frappes aériennes américaines ordonnées par Donald Trump début avril contre une base aérienne du régime syrien.

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/06/15/washington-deploie-un-systeme-d-artillerie-sophistique-dans-le-sud-syrien_1577204

 

Syrie : Raqqa et Deraa


سحق النصرة وتقليم جيش الإسلام – Ecraser le groupe “Al-Nosra” et d’élaguer “Jaych Al-Islam


إحدى القراءات للوضع في المنطقة وتبعات الهجوم السعودي والإماراتي على قطر

عنوان المقال: سقوط درعا ونهاية الأحلام

الهجوم السعودي والإماراتي على قطر، والمقاطعة شبه الكاملة هناك، سيكون لها ثمن يتعلق بتحجيم دور قطر إقليميًّا، وهذا سينعكس بالتأكيد على الأطراف المدعومة من قبلها، وبالتالي هناك ترتيبات جديدة تخص سورية؛ قد تكون نتيجة لذلك الهجوم، وبالعموم لن تكون خارج سحق (النصرة) وتقليم (جيش الإسلام) كذلك؛ مع ترامب ليس للسعودية إلا اليمن، وسورية مسألة توافق بين الدولتين العظمتين؛ وبالتالي ستسحق الأطراف المحسوبة على الدول الخارجية، بما فيها إيران٠

L’attaque de l’Arabie et des Émirats arabes unis contre Qatar et la rupture presque complète avec ce dernier, aurait pour but de réduire son rôle au niveau régional, et donc, une répercussion sur les parties soutenues par Qatar. De nouvelles dispositions concernant la Syrie pourraient être également les conséquences de cette attaque, ne serait moins que d’écraser (Al-Nosra) et d’élaguer la présence de (l’Armée de l’Islam). Avec Trump, l’Arabie Saoudite n’aura que le Yémen, quant à la Syrie, ce ne serait qu’une question d’accord entre les deux superpuissances, et les parties soutenues par des pays étrangers seraient écrasés, y compris l’Iran

Non-à-Vilayat-e-Al-Faqih

Le Vilayat-e-Al-Faqih ou l’Arabie Saoudite

http://www.geroun.net/archives/85421

La Syrie accusé d’avoir brûlé ses prisonniers dans un “crématorium”


 

le 15/05/2017

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Les Etats-Unis ont accusé lundi la Syrie d’avoir brûlé dans un “crématorium” une partie des milliers de prisonniers assassinés ces dernières années et ont exhorté la Russie à faire pression sur son allié pour qu’il mette fin à ces “meurtres de masse”.

Le département d’Etat a voulu frapper les esprits en dévoilant des photos satellites “déclassifiées” de ce qu’il affirme être le tristement célèbre complexe pénitentiaire de Saydnaya, au nord de Damas.

Sur ces clichés datés d’avril 2017, d’avril 2016, de janvier 2015 et d’août 2013, on voit des bâtiments, dont l’un est légendé “prison principale” et l’autre “probable crématorium”.

“Nous pensons que la construction d’un crématorium est une tentative pour dissimuler l’étendue des meurtres de masse perpétrés à Saydnaya”, a accusé le secrétaire d’Etat adjoint pour le Moyen-Orient, Stuart Jones.

‘Neige fondue’

Sur une photo de janvier 2015, la légende “neige fondue sur une partie du toit” attesterait, selon le diplomate américain, de l’existence d’un “crématorium installé par le régime syrien”.

Ces allégations relaient un rapport, photos satellites à l’appui, qu’avait publié en février Amnesty International.

L’organisation des droits de l’homme accusait le régime syrien d’avoir pendu 13.000 personnes entre 2011 et 2015 dans cette prison de Saydnaya et dénonçait une “politique d’extermination” constituant des “crimes de guerre et crimes contre l’humanité”.

Amnesty n’avait cependant pas évoqué de “crématorium” et Damas avait contesté un rapport “totalement faux”.

D’après M. Jones, “le régime syrien avait commencé en 2013 à modifier un bâtiment au sein du complexe de Saydnaya pour (en faire) ce que nous pensons être un crématorium”.

Citant Amnesty, il a estimé qu'”entre 5.000 et 11.000 personnes avaient été tuées à Saydnaya entre 2011 et 2015″, soit “50 meurtres par jour”. Il n’a toutefois pas pu dire si le “crématorium” était toujours en service.

Ces accusations surviennent après la visite le 10 mai à la Maison Blanche et au département d’Etat du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dont le pays est l’allié militaire de la Syrie.

“Le secrétaire d’Etat (Rex) Tillerson a été ferme et clair avec le ministre Lavrov: la Russie a une énorme influence sur (le président) Bachar al-Assad”, a martelé la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert. L’Américain a demandé au Russe que Moscou “contienne” Damas.

M. Jones n’est pas allé jusqu’à accuser la Russie d’être complice des “crimes de masse” perpétrés précisément à Saydnaya.

Mais il a rappelé que “les Etats-Unis avaient exprimé maintes fois leur consternation devant les atrocités commises par le régime syrien”.

‘Soutien inconditionnel russe’

“Ces atrocités ont été perpétrées, semble-t-il, avec le soutien inconditionnel de la Russie et de l’Iran”, a condamné le diplomate.

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Après avoir vu mercredi le président Donald Trump, M. Lavrov s’était félicité d’une “compréhension mutuelle” et d’une volonté de “coopérer” entre deux puissances aux relations exécrables depuis 2012, notamment en raison du conflit syrien.

La guerre a fait depuis mars 2011 plus de 320.000 morts – même “plus de 400.000”, a dit M. Jones en citant l’ONU -, déplacé plus de la moitié de la population et provoqué la fuite de millions de réfugiés.

Depuis six ans, ni Washington, soutien de l’opposition, ni Moscou, allié du régime, n’ont réussi à s’entendre pour faire cesser les massacres.

A la fin de la présidence de Barack Obama (2009-2017), les Etats-Unis s’étaient même mis en retrait du processus diplomatique et avaient laissé la Russie prendre la main.

Ainsi, dans le cadre de cycles de discussions au Kazakhstan, la Russie, la Turquie et l’Iran se sont entendus début mai sur la création de quatre “zones de désescalade” et des “zones de sécurité” censées faire baisser les violences.

Le département d’Etat se dit “sceptique” et préfère “soutenir” le processus de Genève de négociations indirectes entre le régime syrien et l’opposition sous l’égide de l’ONU. Ces pourparlers reprennent mardi mais sans grand espoir.

Le chef de la délégation de l’opposition, Nasr al-Hariri, a d’ailleurs jugé que le “crématorium” n’était qu'”une goutte d’eau dans la mer” et que “ce qui se passe dans les prisons du régime est bien plus atroce”.

De son côté, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme a dit ne “pas (avoir) d’informations prouvant qu’il y a eu crémation”. Mais “il y a un grand nombre de détenus qui ont été et qui sont toujours exécutés chaque jour à Saydnaya”.

Cela poussera-t-il Donald Trump à réagir comme lorsqu’il a fait bombarder début avril une base militaire syrienne ?

“Quand il sera prêt à agir, il le communiquera à tout le monde”, a éludé son porte-parole Sean Spicer.

Photo du massacre de Hay el arba'in à Hama 19092012

Hama- corps calcinés suite au nouveau massacre du régime de Assad à Hay el arba’in à Hama le 19 09 2012

http://www.lepoint.fr/monde/syrie-un-crematorium-pour-cacher-des-meurtres-d-apres-les-etats-unis-15-05-2017-2127581_24.php

للمرة الثامنة موسكو تعارض تحركاً للأمم المتحدة ضد حليفها السوري /Syrie: 8e veto russe à l’ONU


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Syrie: 8e veto russe à l’ONU / Le Figaro.fr, Mercredi12/04/2017

La Russie a comme prévu opposé son veto à l’adoption d’un texte présenté par les Etats-Unis, le Royaume-uni et la France pour faire avancer l’enquête sur l’attaque chimique du 4 avril en Syrie.

La Chine, qui a opposé son veto à six précédentes résolutions sur la Syrie depuis le début du conflit, s’est cette fois abstenue, comme l’Ethiopie et le Kazakhstan.

Dix pays ont voté en faveur du texte, contrairement à la Russie et la Bolivie qui ont voté contre.

Washington, Londres et Paris ont proposé un projet de résolution amendé, proche du texte présenté aux 15 membres du Conseil la semaine dernière, qui condamne l’attaque du 4 avril et demande au gouvernement syrien de coopérer à l’enquête.

Les puissances occidentales estiment qu’il s’agit d’une attaque au gaz sarin et qu’elle est imputable aux forces du président Bachar al Assad, ce que Damas dément.

Frappes américaines : Assad “seul responsable” pour Merkel et Hollande


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Frappes contre Damas : « Les intérêts économiques des Etats-Unis en Syrie sont nuls »

Quelle est la stratégie de Donald Trump en Syrie, après son revirement spectaculaire ? Gilles Paris, correspondant du « Monde » à Washington, vous a répondu.

LE MONDE |  07.04.2017

http://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2017/04/07/frappes-contre-le-regime-de-damas-les-interets-economiques-des-etats-unis-en-syrie-sont-nuls_5107923_4853715.html#sZmmXdM5GhOgWQWL.99

 

Les Etats-Unis bombardent une base aérienne syrienne

7 AVRIL 2017 PAR FRANÇOIS BONNET

Donald Trump a décidé, dans la nuit de jeudi à vendredi, de lancer une opération militaire en Syrie. Cinquante-neuf missiles tirés depuis deux navires ont détruit une base aérienne syrienne, en réponse à l’attaque chimique du 4 avril attribuée au régime de Damas. Vladimir Poutine dénonce « l’agression contre un pays souverain ». Hollande et Merkel jugent que « le recours continu d’Assad aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut rester impuni ».

 

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Le « nécessaire effet de surprise », promis par Donald Trump mercredi, a joué à plein. Prenant le contrepied de ses positions passées sur le conflit syrien, le président américain a lancé, dans la nuit de jeudi à vendredi 7, la première opération militaire de son mandat. Tirés depuis deux navires de l’US Navy, cinquante-neuf missiles de croisière Tomahawk ont détruit la base aérienne de Shayrat, qui est « associée au programme »syrien d’armes chimiques, a assuré le Pentagone. Des responsables militaires américains ont expliqué que c’est depuis cette base qu’ont décollé les avions qui ont procédé au bombardement de la localité de Khan Cheikhoun, le 4 avril, qui a fait au moins 87 morts et plus de 500 blessés.

https://www.mediapart.fr/journal/international/070417/les-etats-unis-bombardent-une-base-aerienne-syrienne

Frappes américaines en Syrie: pourquoi Trump a pris son monde à contre-pied 

L’express.  

En contradiction avec toutes ses déclarations antérieures sur la Syrie, Donald Trump a pour la première fois déclenché des frappes aérienne contre le régime de Bachar el-Assad. Pourquoi maintenant? Pour quel résultat?

On disait depuis son élection que le plus prévisible avec Donald Trump était son imprévisibilité. Il vient d’en faire la démonstration en déclenchant des frappes contre la base militaire d’al-Chaayrate près de Homs.  

Une réaction émotionnelle et contradictoire

Donald Trump était connu pour son impétuosité. “J’imaginais une réaction impulsive après une attaque terroriste, avance Julien Théron, spécialiste de géopolitique à Sciences-Po Saint-Germain en Laye. Ce sont finalement les images d’enfants gazés qui semblent avoir provoqué sa réaction”. 

La décision inédite de frapper le régime syrien est en totale contradiction avec la position isolationniste affichée depuis plusieurs années par le milliardaire. Donald Trump avait notamment rejeté toute idée de réaction américaine à l’attaque chimique de 2013 ayant causé la mort de 1400 personnes. Le président américain a aussi manifesté à plusieurs reprises sa préférence pour le maintien au pouvoir d'”hommes forts” au Moyen-Orient -Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi, le maréchal égyptien Sissi, reçu en grande pompe il y a quelques jours.  

Enfin l’équipe du président avait déclaré la semaine passée que se débarrasser de Bachar el-Assad n’était plus à l’ordre du jour, la lutte contre les djihadistes étant la priorité.  

LIRE >> Comment expliquer le revirement de Trump après l’attaque chimique

“Ces derniers mois, rappelle Julien Théron, les Etats-Unis se sont complètement désintéressés de la crise syrienne. Lors des négociations d’Astana organisées par la Russie, Washington s’est contenté d’envoyer l’ambassadeur américain au Kazakhstan”.  

Pour autant, “L’idée que Trump n’est pas un interventionniste est un malentendu, faisait valoir le politologue Karim-Emile Bitar, jeudi. Se revendiquant du président Andrew Jackson (1929-1837), il n’est pas néo-conservateur, pas partisan du ‘regime change‘. Mais il n’est pas contre une intervention musclée destinée à montrer sa force.” 

Effacer les ratés de son début de mandat

La réaction de Donald Trump tient sans doute aussi aux difficultés de son début de mandat: après son échec sur l’Obamacare, l’une de ses principales promesses de campagnes, sur ses mesures anti-immigrations, retoquées par des juges, et après avoir dénoncé pendant des mois la faiblesse de son prédécesseur Barack Obama, il lui fallait montrer un geste fort. Fasciné par les militaires qu’il a nommé en nombre dans son administration, c’est donc sur ce terrain qu’il aura concrétisé son image de président “qui agit”. 

Donald Trump au moment de l'annonce des  frappes en Syrie.
Donald Trump au moment de l’annonce des frappes en Syrie. 

Reuters/Carlos Barria

Les frappes américaines envoient aussi un message indirect au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un qui a intensifié son programme de missiles balistiques, ces derniers mois. 

Envoyer un signal à la Russie et à d’autres pays

La volte-face américaine concerne aussi la Russie, principal soutien du régime d’Assad, longtemps courtisée par le candidat Trump. La mise à l’écart de plusieurs de ses conseillers connus pour leurs positions pro-russes (Michael Flynn, Steve Bannon), au profit de républicains aux positions plus classiques (le général Mc Master, notamment) ont certainement aussi fait pencher la balance dans le sens d’une intervention. Au risque de décevoir la frange nationaliste des partisans du président milliardaire.  

Le Kremlin a dénoncé les frappes américaines comme une “agression contre un Etat souverain”, suspendu l’accord avec Washington sur la prévention des incidents aériens en Syrie et demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Peut-elle aller plus loin? Après les premiers bruits de botte américains, jeudi, “Moscou a répété hier que son soutien à Assad n’était pas inconditionnel”, constate Julien Théron.  

Face au désintérêt américain pour la Syrie, Moscou avait avancé ses pions en intervenant directement en 2015. Reste à savoir jusqu’à quel point les nombreux acteurs de ce nouveau “grand jeu” sont conscients du risque d’escalade.  

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/frappes-americaines-en-syrie-pourquoi-trump-a-pris-son-monde-a-contre-pied_1896754.html

Syrie. Trump jette de l’huile sur le feu

GAËL DE SANTIS – VENDREDI, 7 AVRIL, 2017, L’HUMANITÉ
http://www.humanite.fr/syrie-trump-jette-de-lhuile-sur-le-feu-634449

 

Frappes américaines : Assad “seul responsable” pour Merkel et Hollande

LES ECHOSLe 07/04/2017

La France et l’Allemagne soutiennent l’initiative de Donald Trump. La Russie veut une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

En ordonnant  des frappes sur une base aérienne en Syrie, deux jours après  l’attaque chimique contre la ville de Khan Cheikhoune , Donald Trump a franchi une étape. Juste avant l’opération, Moscou avait prévenu Washington de l’impact “négatif” de frappes américaines en Syrie.

“Nous devons penser aux conséquences négatives (…) et toute la responsabilité, si des actions militaires avaient lieu, devrait reposer sur les épaules de ceux qui ont lancé des entreprises si tragiques et incertaines”, avait ainsi déclaré l’émissaire russe aux Nations unies, Vladimir Safronkov, interrogé sur la possibilité de telles frappes.

La télévision d’Etat syrienne a qualifié d'”agression” les frappes américaines. En face, l’opposition de la Coalition nationale syrienne (CNS) a salué l’initiative des Etats-Unis et espère que les opérations continuent pour mettre fin aux frappes du régime et à “l’utilisation d’armes prohibées internationalement”.

L’Iran et la Russie condamnent

Vladimir Poutine a réagi vivement à la décision de Trump. Il estime que ces frappes constituent une infraction au droit international. Il s’agit selon lui d’une “agression contre une nation souveraine” en se servant “d’un prétexte fallacieux”, a rapporté son porte-parole, Dmitri Peskov.

La Russie a immédiatement demandé une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le chef de la Commission de défense de la chambre haute du parlement russe estime que ces frappes “pourraient affaiblir les efforts pour combattre le terrorisme en Syrie”. Selon lui, cette attaque “pourrait être vu[e] comme un acte d’agression des Etats-Unis contre un pays de l’Onu.”

Principal allié du régime syrien, la Russie prévient également que ces frappes causent un “préjudice considérable” aux relations entre Moscou et Washington. “Cette action de Washington cause un préjudice considérable aux relations russo-américaines, qui sont déjà dans un état lamentable”, a ajouté le porte-parole, cité par les agences de presse russes.

Le pays a joint les paroles aux actes en annonçant peu après la suspension de l’accord avec Washington qui visait à empêcher des incidents entre avions des deux pays en Syrie.

L’Iran, l’autre grand allié de Bachar Al-Assad, “condamne fermement toutes frappes unilatérales de cette nature. De telles mesures vont renforcer le terrorisme en Syrie et vont compliquer la situation en Syrie et dans la région”, a indiqué un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. 

Israël et l’Arabie Saoudite soutiennent “totalement”

Parmi les premiers pays à réagir, Israël a déclaré “soutenir totalement” l’initiative américaine, la qualifiant de “message fort”. De même pour l’opposition syrienne, qui a dit espérer que les opérations continuent pour mettre fin aux frappes du régime et à “l’utilisation d’armes prohibées internationalement”, a annoncé un porte-parole de la Coalition nationale syrienne. 

L’Arabie saoudite a elle aussi annoncé qu’elle “soutenait totalement” les frappes américaines, saluant la “décision courageuse” du président Donald Trump.

Pour la Turquie, Assad doit être puni

Dans un entretien sur la chaîne Fox TV turque, le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus a affirmé que la communauté internationale doit exprimer sa position face à la “barbarie” du régime syrien et que ces frappes sont une bonne chose. Le gouvernement de Bachar al Assad doit être puni sur la scène internationale, a-t-il ajouté.

Le ministre turc des Affaires étrangères a quant à lui appelé à un départ immédiat de Bachar al Assad. “S’il ne veut pas partir, s’il n’y a pas de gouvernement de transition et s’il continue de commettre des crimes contre l’humanité, les mesures nécessaires pour le chasser devront être prises”, a-t-il insisté.

“Pour éviter la reproduction de ce type de massacres”, comme l’attaque chimique présumée, Ankara a appelé à la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie, a déclaré le porte-parole du président Erdogan.

Ces frappes sont un “avertissement”, déclare Ayrault

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a dit avoir été “informé par Rex Tillerson [le secrétaire d’Etat américain, NDLR] dans la nuit”, Washington souhaitant se “coordonner” avec ses alliés.

https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0211954777774-frappe-americaine-en-syrie-la-russie-demande-une-reunion-durgence-de-lonu-2078312.php

 

Vu de Russie. Après les frappes américaines en Syrie, “il faut poursuivre la guerre et la gagner”

Publié le 07/04/2017 – 17:05

L’agence de presse Tass a annoncé que la frégate de la marine russe, Amiral Grigorovitch, armée de missiles Kalibr, a pris la direction du port de Tartous, en Syrie. Ici le navire aperçu, le 7 avril 2017, dans le détroit du Bosphore.  Yoruk Isik/REUTERS

Le Kremlin, qui avait demandé une enquête internationale sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, a immédiatement dénoncé l’“agression” américaine contre la Syrie et estimé que les relations entre les deux puissances pourraient en être affectées.

L’agence de presse Tass a annoncé que la frégate de la marine russe, Amiral Grigorovitch, armée de missiles Kalibr, a pris la direction du port de Tartous, en Syrie. Ici le navire aperçu, le 7 avril 2017, dans le détroit du Bosphore.  Yoruk Isik/REUTERS
L’agence de presse Tass a annoncé que la frégate de la marine russe, Amiral Grigorovitch, armée de missiles Kalibr, a pris la direction du port de Tartous, en Syrie. Ici le navire aperçu, le 7 avril 2017, dans le détroit du Bosphore.  Yoruk Isik/REUTERS
http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-russie-apres-les-frappes-americaines-en-syrie-il-faut-poursuivre-la-guerre-et-la
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