Les choix de la Turquie en Syrie sont des risques sans garanties – خيارات تركيا في سورية كلّها مجازفات بلا ضمانات


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خيارات تركيا في سورية كلّها مجازفات بلا ضمانات

Abdelwahab Badrakhan

18 janvier 2018 – Al Hayat

La Turquie est actuellement confrontée à un tournant décisif qui la mène vers une impasse globale par rapport au dossier syrien et ses implications internes. Chaque danger qu’elle a essayé d’éliminer ou d’éviter n’a pas tarder à se redessiner et se confirmer. Alors que tous les acteurs en Syrie ont réussi, momentanément, à arranger leurs intérêts, la Turquie avait tendance à être obsédés par la réduction des pertes. Les Etats-Unis et la Russie ont partagé la «victoire sur Daech » et ont en tiré profit, également, les régimes syrien et iranien, alors que la Turquie tente de mettre en évidence son opération du «Bouclier de l’Euphrate » comme contribution réussie contre « Daech », mais les autres acteurs ne cessent de lui faire porter la principale responsabilité dans le flux de combattants étrangers à travers ses frontières, Ils unissent ainsi leurs efforts pour garder ses gains limités, en particulier, pour l’empêcher d’exploiter le rôle que la Russie lui a attribué, à savoir, limiter le pouvoir des Kurdes syriens qui ont bénéficié, d’abord, de leur coopération avec le régime de Bachar al-Assad et des Iraniens, puis de gagné un soutien croissant des États-Unis et aussi de la Russie qui est à la recherche permanent à les embrasser.

Les relations historiques entre la Turquie et les États-Unis passent par sa pire étape, en dépit de son rigorisme chronique et sa dimension stratégique, cependant, elle n’a pas pu résister à la « tentation kurde » à laquelle Washington s’est attaché, ignorant les dangers qui pourraient menacer un allié comme la Turquie, ou se donner la peine pour apaiser ses craintes sur l’unité de sa géographie.

Les combattants Kurdes n’étaient non seulement un outil efficace entre les mains de l’Amérique pour combattre « Daech », mais pour la première fois, ils l’ont laisser ressentir pour la première fois qu’il a des «intérêts» en Syrie, c’est pourquoi il travaille pour rester dans la bande nord de la Syrie et ceci à long terme, comme la présence Russe, pour gérer ses intérêts, à l’identique de la Russie, à travers la Syrie. Bien que Ankara se précipita dans une relation avancée avec Moscou, et en a obtenu un rôle en Syrie, mais leur coopération n’a pas abouti à un partenariat au même niveau entre la Russie et l’Iran, elle est restée un troisième partenaire pour déstabiliser et saper l’opposition armée syrienne et gérer, ensuite, sa défaite sur le terrain. Même quand il a soudainement eu la coordination entre la Turquie et l’Iran en réponse à la naissance d’un État kurde indépendant, distinct en Irak, leur rapprochement est resté limité en raison de leur différend sur le sort d’al-Assad et son régime, alors que la Turquie a perdu un aspect important de ses investissements avec le Kurdistan irakien, l’Iran a, actuellement, l’exclusivité relationnelle pour le rapprochement relationnel entre Bagdad et Erbil.

Les experts et les observateurs sont d’accord pour dire que la Turquie a accumulé les erreurs dans les premières années de la crise, que ce soit forcé ou volontairement ou bien par ses hésitations, car elle a perdu beaucoup de temps dans la recherche d’un mandat auprès des américain ou de l’OTAN en Syrie et il était évident qu’elle ne l’obtiendra pas ; elle n’a pas intervenu directement quand il était possible, même sous une forme limitée. Lorsque elle a préféré la guerre par procuration, à travers le soutien des factions de l’opposition, elle a également fait erreur dans les options « idéologiques » en donnant la priorité aux islamistes plutôt qu’à se concentrer sur « l’Armée syrienne libre », il était clair que le régime et les Iraniens la considèrent comme le premier ennemi le plus dangereux, et bientôt les Russes après leur intervention ils ont fait de son affaiblissement l’une de leurs priorités Pour sauver le régime.

La perte de l’opposition et ses factions était lourde en raison de l’intervention russe, également, les États qui l’ont soutenu, elle a mis son rôle au point d’accélérer ses difficultés, non seulement à cause de l’abattement de l’avion militaire «Sukhoi» et ses conséquences, mais aussi dans la distanciation de l’«OTAN» de toute confrontation avec la Russie. Et puis les difficultés accumulées dans la relation avec les États-Unis, des négociations ardues sur l’accès aux bases turques des avions participant à la « guerre contre le Daech », à la question épineuse de l’armement des Kurdes syriens et l’entrée des Kurdes de Turquie sur la ligne, jusqu’à la tentative de coup d’Etat le (15 août 2016 ), qu’Ankara a accusé Washington de soutenir.

Cette tentative a été un point tournant dans la réaction du pouvoir, c’est pourquoi suite à la visite de Recep Tayyip Erdogan à la Russie fin Août 2016, la Turquie a lancé le processus de « Bouclier de l’Euphrate » pour expulser « Daech » de l’ouest de la rivière vers l’est. Un processus approuvé par Vladimir Poutine pour le soutien d’Erdogan et le montrer comme celui qui a commencé à réaliser les ambitions de la Turquie en Syrie, alors que la bataille d’Alep fait rage à l’époque et n’a pas été résolu qu’au bout de trois mois après que la Russie a terminé la destruction systématique de l’est de la ville, c’est alors que les Russes et les Turcs ont négocié des arrangements pour le retrait des combattants restants et des civils de la ville. Ce fut la consécration du rôle turc dans les étapes ultérieures en initiant la mise en place de « Triple garants » pour un cessez-le-feu, qui n’a pas été appliquée et est engagé que dans les zones de l’opposition, tandis que les forces du régime et les milices iraniennes ont continué de grignoter des zones ici et là, surtout dans les environs de Damas. Cette coopération s’est développée grâce aux réunions d’Astana qui ont conduit à l’accord sur les quatre régions de « désescalades » que l’aviation russe n’a pas cessé de les bombarder à l’exception de celles situées au sud-ouest de la Syrie, en vertu d’un accord spécial entre la Russie, l’Amérique et la Jordanie (et Israël implicitement).

Huit mois après cet accord, les trois pays « garants » n’ont pas été en mesure d’activer les mécanismes de contrôle des « désescalades » ou faire participer d’autres pays dans ces mécanismes comme promis, mais le trio de la Russie, l’Iran et le régime ont poussé au cours de cette période, vers l’accroissement du nombre de réfugiés et déplacés forcés dans les zones de « désescalades » en direction de la zone d’Idlib, où un mélange de factions armées qualifiées de « modérées » (l’ASL) et d’autres « d’extrémistes » (notamment l’organisation de la Libération du Cham)/ anciennement Jabhat al-Nosra). La Turquie a demandé d’organiser la situation à Idlib, et les deux partenaires ont envoyé une approbation ambiguë. Avant cela, l’opération du « bouclier de l’Euphrate » a heurté deux lignes rouges : Tout d’abord, les Américains ne lui ont pas permis l’accès à Manbij, au point de bloquer le système «GPS» pour paralyser le mouvement des troupes turques, puis ils ont envoyé une force d’observation portant le drapeau américain pour empêcher les forces du régime et l’Iran d’entrer dans la ville et de garder sa population arabe sous le contrôle des kurdes que la population n’en veulent pas. Deuxièmement, une force russe a soudainement atterri dans la région d’Afrine pour la mettre sous sa protection … Donc, il y avait un accord russo-américain pour contrecarrer le rôle turque en Syrie contre les Kurdes. Également, les Américains ont empêché sa participation dans la bataille de Raqqa, malgré son insistance, et les Russes ont refusé sa demande de faire sortir les kurde d’Afrine comme condition pour mener à bien sa mission à Idlib.

Les récentes déclarations de M. Erdogan, avant que le ministère des affaire étrangères ne fasse appel aux ambassadeurs russes et iraniens et le Chargé d’Affaires Américain ensuite, cachent trois indications:

  1. La Turquie a atteint un point dangereux, d’une part, elle n’a pas réussi à dissuader les Américains d’armer les Kurdes et les soutenir pour la création de leur propre entité dans le nord de la Syrie et annexer les zones arabes, et d’autre part, elle n’a pas pu convaincre la Russie de ses préoccupations kurdes, mais Moscou misait sur la coopération avec les Kurdes à long terme.2) Les deux partenaires de l’accord d’Astana, la Russie et l’Iran, n’ont pas abandonné l’objectif de contrôler l’ensemble de la Syrie, ils ont fait, dans le cadre de cet objectif, une alliance dont la tâche est la liquidation des groupes d’extrémistes à Idlib soit en les attaquant directement ou en utilisant les factions de l’opposition les unes contre les autres, et quand ils ont insisté sur les plans de renseignement pour pénétrer la région et isoler « al-Nosra » ils ont lancé avec le régime des attaques au sud-est d’Idlib pour marginaliser clairement le rôle de la Turquie. 3) Le fait de ne pas terminer le processus de « bouclier de l’Euphrate », en l’étendant à Manbej, neutralisant Afrine et expulsant les combattants kurdes, rend ses « régions » vulnérables dans le nord de la Syrie et l’expose aux attaques des troupes d’al-Assade et des iraniens avec une couverture russe par l’air, par conséquent, la Turquie serait obligée, plus tard, d’accueillir au moins deux millions de personnes déplacées supplémentaires.

Les plus dangereux dilemmes de la Turquie sont ses échecs stratégiques, difficilement corrigeables ou compensables, car ses deux alliées russes et iraniens et même américains ont lié son sort à celui des factions de l’opposition, que tous veulent liquider. Certains observateurs attribuent la colère turque au retour des factions syriennes aux combats et leurs résultats surprenants à Idlib et à Harasta contre les forces du régime et de l’Iran. Si Poutine a préféré exclure la responsabilité de la Turquie pour les attaques aériennes au (Dron) sur les bases de Hmeimim et Tartous, c’est parce qu’il veut maintenant qu’elle poursuit son rôle à Idlib où elle devait faire pression sur l’opposition pour participer à la conférence de « dialogue syrien » qu’il compte organiser à Sotchi, mais Ankara attend un prix à Afrine et compte l’obtenir même par la force. D’autre part, les Américains ont avancé plusieurs pas en prenant de nouvelles mesures par la « démarcation » des frontières de l’« entité kurde », en annonçant la formation d’une force militaire kurde pour protéger les frontières au nord, ce qui considéré comme est une provocation face à laquelle Ankara n’a aucune réponse.

 

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Aux admirateurs de gauche de la Syrie d’Assad


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Invité du dernier MediapartLive, consacré à la Syrie, je prolonge ici mon coup de colère contre ces hommes et ces femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde, et qui se déclarent favorables au régime des Assad, père et fils, principal responsable du désastre syrien.

Après des bombardements massifs par l’aviation russe qui ont duré quatre mois, l’armée de Bachar al-Assad et les milices chiites venues de toute part, mobilisées par les mollahs iraniens, ont donc fini par « libérer » Alep-Est. La libérer de qui ? De ses habitants. Plus de 250.000 personnes sont forcés d’évacuer leur ville pour échapper aux massacres, comme avant eux la population de Zabadani ou de Darayya, et comme ce sera le sort, après eux, de bien d’autres Syriens si le « nettoyage » programmé, social et confessionnel, se poursuit dans leur pays, couvert par une grande campagne médiatique d’intoxication.

Qu’en Syrie même des nantis d’Alep, toutes confessions confondues, se réjouissent d’être débarrassés de la « racaille » – entendre les classes populaires qui peuplaient Alep-Est – n’est guère étonnant. On l’a souvent observé ailleurs, la morgue des classes dominantes est universelle.

Que des mollahs chiites d’un autre âge fêtent l’événement comme une grande victoire des vrais croyants sur les mécréants omeyyades, ou proclament qu’Alep était jadis chiite et le redeviendra, peut aussi se comprendre quand on connait leur doctrine aussi délirante que celle de leurs émules sunnites.

Enfin, qu’ici même, en France, en Europe, des hommes politiques et des faiseurs d’opinion d’extrême-droite ou de la droite extrême marquent bruyamment, de nouveau, leur soutien à Assad est également dans la nature des choses. Ils n’ont que mépris pour les Arabes et les musulmans, et ils pensent aujourd’hui comme hier que ces peuplades  doivent être menés à la trique.

Mais comment ne pas exploser de colère en lisant les déclarations favorables au régime des Assad, père et fils, proférés par des hommes et des femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde ? Comment ne pas s’enrager en les entendant vanter l’indépendance, la laïcité,  le progressisme, voire le socialisme d’un clan sans foi ni loi qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’État  militaire,  il y a plus de quarante-cinq ans, et dont le seul souci est de l’exercer éternellement ?  « Assad pour l’éternité », « Assad ou personne », « Assad ou nous brûlerons le pays », scandent ses partisans.  Et cette gauche-là acquiesce sous le prétexte qu’il n’y a pas d’autre choix : c’est lui ou Daech.

Or les Syriens qui se sont soulevés en 2011 n’ont attendu personne  pour dénoncer vigoureusement les groupes djihadistes de toutes origines et de toutes obédiences, Daech en particulier, qui ont infesté leur soulèvement après sa militarisation forcée.  Ces groupes, totalement étrangers à leurs revendications de liberté et de dignité, n’ont d’ailleurs pas tardé à s’attaquer principalement aux forces vives de l’opposition, civiles et militaires, et à sévir contre la population dans les zones qu’ils ont réussi à contrôler. Ils ont ainsi conforté Assad dans sa propagande, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, et lui ont notamment permis de se présenter en protecteur des minorités confessionnelles.

Ces mêmes Syriens ont souvent par ailleurs exprimé leur méfiance vis-à-vis des instances qui ont prétendu, et continuent de prétendre les représenter, et qui se sont révélées d’une effarante médiocrité. Espérant une intervention militaire occidentale qui n’était, de toute évidence, jamais envisagée par l’administration d’Obama, inféodés à tel ou tel pays voisin (l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie), divisés entre eux et inexistants sur le terrain, ils ont été incapables de formuler un discours politique cohérent à l’adresse du monde.

Mais ni l’intrusion des djihadistes ni les défaillances de la représentation autoproclamée de la révolution – ni tout autre argument brandi pour justifier l’injustifiable – n’infirment ces deux données fondamentales : la première, que les Syriens avaient mille raisons de se révolter, et la seconde, qu’ils se sont révoltés avec un courage exceptionnel, faisant face, dans l’indifférence quasi générale, à la terreur sans bornes du clan au pouvoir, aux ambitions impériales de l’Iran et, depuis septembre 2015, à une intervention militaire russe agréée par les États-Unis, qui a déjà fait des milliers et des milliers de victimes civiles.

Alors, est-elle vraiment indépendante et anti-impérialiste cette « Syrie d’Assad » où l’Iran et la Russie agissent comme bon leur semble, conjointement ou séparément,  et dont le destin dépend uniquement désormais de leurs accords ou désaccords ?  Que les admirateurs de gauche de ladite Syrie lisent le traité léonin signé avec la Russie, le 26 août 2015, lui accordant des privilèges exorbitants et une totale et permanente immunité quant aux dommages causés par les raids de son aviation.

Peut-on sérieusement qualifier de laïque un régime qui s’est employé dès sa naissance, pour s’imposer et durer, à envenimer les relations entre les différentes communautés confessionnelles, qui a pris en otages alaouites et chrétiens, qui a lui-même présidé à la contamination de la société syrienne par le salafisme le plus obscurantiste, qui a manipulé à son profit toutes espèces de djihadistes, et pas seulement en Syrie ?

Est-ce du progressisme que de promouvoir le capitalisme le plus sauvage, appauvrissant et marginalisant des millions de citoyens, cette masse démunie qui survivait dans les faubourgs des grandes villes ? C’est elle qui a été la principale composante sociale de la révolution, et c’est elle qui a été aussi la cible privilégiée du régime, avec son artillerie lourde, ses barils d’explosifs et son armement chimique. « Tuez-les jusqu’au dernier », réclamaient littéralement les chabbîha (nervis des Assad) depuis le début du soulèvement… et qu’on laisse la nouvelle bourgeoisie « progressiste » piller tranquillement les richesses nationales et entasser ses milliards de dollars dans les paradis fiscaux !

Faut-il encore, après tout cela, rappeler les crimes contre l’humanité commis par Hafez al-Assad, en toute impunité, durant ses trente ans de règne sans partage ?  Deux noms de lieu les résument : Hama où plus de 20.000 personnes, peut-être 30.000, ont été massacrées en 1982, et la prison de Palmyre, véritable camp d’extermination où les geôliers se vantaient de réduire leurs suppliciés en insectes.  C’est de cette même impunité que certains, hélas de gauche, voudraient faire bénéficier Bachar al-Assad, le principal responsable du désastre, de ces plus de dix millions de déplacés, ces centaines de milliers de morts, ces dizaines de milliers de prisonniers, de la torture et des exécutions sommaires dans les prisons, de l’interminable martyre de la Syrie.

Et ce martyre, tant que les bourreaux ne seront pas vaincus et punis, préfigure tant d’autres dans le monde – un monde où la Syrie aura disparu.

Farouk Mardam Bey (historien et éditeur franco-syrien)

Syrie: 7 avions de chasse russes détruits à Hmeimim/ la Russie dément


روسيا تنفي تدمير سبع طائرات باستهداف قاعدة حميميم في سورية

La Russie nie la destruction de 7 avions en visant la base de Hmeimim en Syrie

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تدمير سبع طائرات روسية بقصف على قاعدة حميميم في سورية

Syrie: L’opposition armée syrienne bombarde la base militaire Russe à Hmeimim, au moins 7 avions de chasse sont détruits et plus de 10 soldats russes touchés.

“Le bombardement a détruit au moins quatre bombardiers Sukhoi-24, deux Sukhoi-35, un avion de transport Antonov-72 et un dépôt de munitions”, a indiqué le journal sur son site Internet, citant deux sources militaires et diplomatiques russes.

الخميس، ٤ يناير/ كانون الثاني ٢٠١٨

 موسكو – رويترز 

دمّرت سبع طائرات روسية على الأقل مساء أمس (الأربعاء)، عندما أطلق مسلحون من المعارضة قذائف على قاعدة حميميم الجوية السورية في 31 كانون الأول (ديسمبر) الماضي، وفق ما نقلت صحيفة «كومرسانت» الروسية.

وقالت الصحيفة على موقعها الإلكتروني نقلا عن مصدرين «ديبلوماسيين – عسكريين»، إن «القصف دمر ما لا يقل عن أربع قاذفات من الطراز سوخوي-24، ومقاتلتين من الطراز سوخوي-35 إس، وطائرة نقل من الطراز أنتونوف-72، بالاضافة إلى مستودع ذخيرة».

ولم تعلق وزارة الدفاع الروسية على التقرير. ولم يتم التمكن من الاتصال بالوزارة.

وذكر التقرير أنه في أكبر خسارة تتكبدها روسيا في العتاد العسكري منذ أن بدأت حملة الضربات الجوية في خريف العام 2015، أصيب أيضاً أكثر من عشرة عسكريين في الهجوم الذي نفذه «متطرفون».

وفي وقت سابق يوم الأربعاء قالت الوزارة إن طائرة هليكوبتر من الطراز مي-24 سقطت في سوريا يوم 31 ديسمبر كانون الأول بسبب عطل فني وإن طياريها قتلا.

وبدأت روسيا الشهر الماضي تأسيس وجود دائم في قاعدة حميميم وقاعدة بحرية في طرطوس، على رغم أن الرئيس فلاديمير بوتين أمر بخفض «كبير» في عدد القوات في سورية، بعدما أعلن أن مهماتهم اكتملت إلى حد بعيد.

2,4 milliard de dollars les pertes de la Russie en Syrie


2,4 milliard de dollars les pertes de la Russie en Syrie

Selon des estimations russes, les opérations militaires russes en Syrie ont couté près de 2.4 milliard de dollars, tandis que des experts économistes l’ont estimé beaucoup plus, et pour se faire indemnisé les dépenses couteuses pour la guerre, Moscou cherche à mettre sa main sur les richesses naturelles en Syrie, notamment sur deux domaines : le pétrole et le gaz.

Plusieurs contrats et accords ont été signés dernièrement, qui lui assure l’exclusivité du domaine de l’énergie en Syrie, au moins, dans les zones sous le contrôle du régime syrien.

Le Douma russe, a ratifié il y a quelques jours, l’expansion des bases militaires en Syrie, et son installation dans le pays pour 49 ans, renouvelables, … Des statistiques russes ont dévoilé que Moscou a effectué environ 30.000 sorties aériennes, pendant lesquelles elle a perdu 5 avions de guerre et 3 hélicoptères, hormis les pertes humaines, depuis deux ans de guerre.

Il est certain que la Russie prend soin de ne pas dévoiler  les chiffres exactes de la guerre en Syrie…

2-4-مليار-دولار-خسائر-روسيا-في-سورية

إسطنبول ــ عدنان عبد الرزاق

28 ديسمبر 2017

تكبّدت روسيا تكلفة باهظة خلال نحو عامين من الحرب في سورية إلى جانب نظام بشار الأسد في مواجهة قوات المعارضة، وحسب تقديرات روسية بلغت تكلفة العمليات العسكرية الروسية نحو 2.4 مليار دولار، في حين قدّرها خبراء اقتصاد بأكثر من ذلك.
ومن أجل تعويض التكلفة الكبيرة التي دفعتها في الحرب، تسعى موسكو إلى وضع يدها على ثروات سورية، ولاسيما في قطاعي النفط والغاز. وأبرمت روسيا، خلال الفترة الماضية، العديد من العقود والاتفاقات التي تضمن لها التفرد، بقطاع الطاقة السوري، في مناطق سيطرة نظام الأسد على الأقل.

وصادق مجلس الدوما الروسي قبل أيام، على توسيع القواعد الروسية بسورية وبقائها لـ49 سنة قابلة للتمديد، وبالتالي يتوقع أن تزيد فاتورة الحرب الروسية على الثورة السورية. وكشفت إحصائيات روسية عن قيام موسكو بنحو 30 ألف طلعة جوية وخسارتها خمس طائرات حربية وثلاث مروحيات، فضلاً عن الخسائر البشرية، خلال نحو عامين من الحرب.
وعن الكلفة النهائية لوجود القوات الروسية في سورية، يقول الخبير الاقتصادي والمترجم عن الروسية، سمير رمان، لـ “العربي الجديد”: وفق تقديريات حزب “يابلوكو” الروسي المعارض، نافت التكاليف 140 مليار روبل، أي نحو 2.4 مليار دولار.

ويضيف الخبير الاقتصادي المقيم في إسطنبول: تتوزع التكاليف على أجور عسكريين وثمن أسلحة وصواريخ ومعدات عسكرية ووقود، إضافة إلى تكلفة الطلعات الجوية التي وصلت وبحسب مصادر روسية، لنحو 117 مليار روبل، بالإضافة لتكاليف العمليات الأخرى. ويشير رمان إلى أن معظم الأسلحة التي استخدمت في قصف السوريين، منذ زمن الاتحاد السوفييتي، فضلاً عن اختبار وتجريب أسلحة حديثة وفتاكة.
ويؤكد رمان حرص روسيا على إخفاء الرقم الحقيقي لتكاليف الحرب بسورية، لكن تلك الأموال تأتي من مصادر عدة، وليس فقط عبر وزارة الدفاع، من أموال وزارة الدفاع المدرجة في الميزانية العامة المخصصة لإجراء مناورات وتدريبات قتالية.

ويقول متخصصون سوريون، أن روسيا استأثرت بجل قطاع الطاقة السوري، وخاصة بعد زيارة، نائب رئيس الوزراء الروسي، دميتري روغوزين، والتقائه مع بشار الأسد في العاصمة دمشق الأسبوع الماضي. والتي كشف إثرها روغوزين “أن القيادة السورية تريد العمل مع روسيا، حصريا في ما يخص إعادة إعمار جميع المنشآت في مجال الطاقة في البلاد”.

Petition: Non à la conférence de Sotchi – لا لمؤتمر سوتشي : عريضة


 

https://secure.avaaz.org/ar/petition/l_lmwtmr_swtshy_lmm_lmtHd_ldwl_lD_fy_mjls_lmn/?fgsGHmb&utm_source=sharetools&utm_medium=facebook&utm_campaign=petition-463763-l_lmwtmr_swtshy_lmm_lmtHd_ldwl_lD_fy_mjls_lmn&utm_term=gsGHmb%2Bar

L’appel des figures et des forces nationales et démocratiques syriennes au peuple syrien pour boycotter la conférence de Sotchi

نداء الشخصيات والقوى السورية الوطنية والديمقراطية إلى الشعب السوري لمقاطعة مؤتمر سوتشي

هذه العريضة تنتظر موافقة مجتمع آفاز
نداء الشخصيات والقوى السورية الوطنية والديمقراطية إلى الشعب السوري لمقاطعة مؤتمر سوتشي
10,000
2,511

2,511 وقعوا. دعونا نصل إلى 10,000


سبب أهمية هذا الموضوع

منذ بداية الثورة السورية وقفت روسيا موقف العداء لثورة الشعب السوري وتطلعاته إلى الكرامة والحرية، فعطلت مجلس الأمن، واستخدمت ١١ مرة حق النقض للدفاع عن نظام الأسد وتجنيبه المساءلة، وقدمت له المستشارين العسكريين وكل أنواع السلاح لمواجهة شعبه، ثم زجَّت بقواتها العسكرية إلى جانبه، منذ أيلول (سبتمر) ٢٠١٥، وشاركته في تطبيق سياسة الأرض المحروقة، بالقصف الوحشي الأعمى، وتدمير المدن، والمرافق العامة، والمدارس والمشافي، وبالتهجير القسري للسكان، وأحبطت كل محاولات محاسبته من قبل المنظمات الحقوقية الدولية عن جرائم الحرب والجرائم ضد الإنسانية، بما في ذلك تبرئته من استخدام الأسلحة الكيميائية، ولم توفر جهداً منذ سنوات ست لتعطيل مفاوضات جنيف والحيلولة دون تطبيق قرارات مجلس الأمن، واختلقت في سبيل ذلك طاولة مفاوضات موازية في أستانة سعت من خلالها إلى ضم فصائل عسكرية ومحاولة فصلها عن القوى السياسية للثورة والمعارضة.
في سياق العمل للإجهاز على ما تبقى من قوى الثورة والمعارضة وتحقيق الانتصار الكامل للأسد والحليف الايراني، تأتي الدعوة الجديدة اليوم لحكومة روسيا لحضور ما سمته بمؤتمر سوتشي، بمشاركة أكثر من ١٥٠٠ عضو منتقين حسب الطلب، لتخريج الحل الروسي وشق صفوف قوى الثورة والمعارضة، وفرض دستور مزيف يضمن بقاء الأسد والاحتلالات الأجنبية الضامنة له، بمساعدة انتخابات تجري تحت إشراف الأجهزة الأمنية وبقيادتها وهي قادرة على تعطيل أي مراقبة سورية أو أممية.
يتعارض هذا المؤتمر الذي أعطت روسيا لنفسها الحقَّ منفردة وخارج مظلة الأمم المتحدة في الإعداد له وصوغ وثائقه ووضع جدول أعماله وقائمة المشاركين فيه، من دون أي شريك سوري أو غيره، تعارضاً كلياً مع المفاوضات الجارية منذ ست سنوات في جنيف، ويريد أن ينهيها بالقوة والخداع لصالح نظام الأسد وحلفائه، ويحرم الشعب السوري من حقه المقدس في الحرية والكرامة والسيادة التي ضحَّى بمليون شهيد في سبيلها. فهو يقوم على:١‐ تقويض مفاوضات جنيف وتفريغها من محتواها، وإغراق المعارضة في بحر من المدعوين المؤيدين مسبقاً لبقاء الأسد ونظامه، وتنسف كليا القضية الجوهرية المنصوص عنها في كل قرارات الأمم المتحدة، وهي قضية الانتقال السياسي من نظام الاستبداد والعنف الممنهج نحو نظام ديمقراطي يمثل الشعب ويعبر عن تطلعاته، لحساب مفاوضات حول تقاسم السلطة وتوزيع المناصب والحصص بين وجهاء ”الشعوب“ التي يفترضها مؤتمر سوتشي وممثلي الطوائف والاثنيات والعشائر.

٢‐ استبدال الحل الدولي الذي يعطي للشعب السوري حقوقاً ثابتة بالحل الروسي الذي لا يخفي إرادته بتثبيت حكم الاسد ونظامه، وإلغاء مرجعية جنيف القائمة على قرارات مجلس الأمن والتفاهمات الدولية لصالح مفاوضات لا مرجعية لها سوى إملاءات موسكو السياسية والاستراتيجية وتوجيهاتها، وبالتالي فرض نتائج مسرحية مؤتمر سوتشي على السوريين بوصفها نتيجة حوار وطني سوري جرى بإعداد وقيادة وإشراف وتنظيم روسيا وحدها، في الوقت الذي لم يتردد الناطق باسم الخارجية الروسية في الدعوة لمن لا يقبل بقاء الأسد بعدم حضور المؤتمر.

٣‐
شرعنة الاحتلال الروسي والإيراني وتكريسه بتحويله إلى وجود عسكري ضامن لتنفيذ قرارات مؤتمر سوتشي، والالتفاف على مسألة الاحتلال ووجود الميليشيات والقوى الأجنبية في سورية

إن ما يسعى إليه الحل الروسي هو العودة بسورية إلى وضع، أسوأ من كل ما عرفته في تاريخها السابق، يجمع بين الاحتلال والاستبداد الغاشمين معا.

يدعو الموقعون جميع قطاعات الرأي العام السوري، من منظمات سياسية ونقابية، وفصائل عسكرية، وشخصيات وطنية وثقافية، إلى مقاطعة هذ المؤتمر وإفشاله، والعمل بكل الوسائل لإسقاط مسعى موسكو إلى مصادرة إرادة الشعب السوري الحرة واغتصاب حق السوريين في تنظيم حوارهم الوطني بأنفسهم، وتحت إشرافهم وقيادتهم ونزع سيادتهم وهدر تضحياتهم العظيمة وتقويض مستقبلهم ومستقبل أبنائهم،

يطالب الموقعون الأمين العام للأمم المتحدة وأمين عام الجامعة العربية وأعضاء مجلس الأمن والدول الصديقة والمنظمات الحقوقية والقانونية الدولية التدخل لفرض التزام روسيا وجميع الدول المعنية بالمواثيق والقرارات الدولية، والتأكيد على اعتبار مؤتمر جنيف وقرارات مجلس الأمن الإطار الوحيد الشرعي لانجاز مفاوضات الحل السياسي في سورية، وإنهاء حكم الديكتاتورية الدموية ورموزها، وعدم السماح لحكومة روسيا الاتحادية الانفراد بتقرير مصير سورية وإنهاء قضية الشعب السوري بمهزلة الانتخابات الصورية وبتعديلات دستورية كرتونية.

ليست روسيا وسيطا محايدا، وإنما شريكاً للأسد في كل الجرائم التي ارتكبها ضد السوريين، ولم تظهر في أي وقت تعاطفا مع ضحايا الأسد أو اعتراضاً على أي من جرائمه الكبرى. ولا يعني التسليم لحسن نواياها سوى الانتحار.
لن يقبل الشعب السوري بالإملاءات الروسية، ولن يتوقف عن كفاحه البطولي حتى تحقيق أهدافه التي خرج من أجلها في الحرية والكرامة واستقلال سوريــة ووحدتها.

عاشت سوريــة حرة، وطناً موحداً وسيداً لجميع أبنائه

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التواقيع:

1. د. برهان غليون، أكاديمي ومفكر ‐ جامعة السوربون
2. ميشيل كيلو، كاتب ومفكر
3. د. عبدالباسـط سيدا، رئيس المجلس الوطني السوري السابق
4. اللواء دكتور سليم عمر إدريس، رئيس الأركان السابق، الجيش السوري الحر
5. اللواء محمد فارس، رائــد فضاء
6. اللواء محمود علي، رئيس مجلس قوى الأمن الداخلي
7. د. رياض نعسان آغـا، عضو الهيئــة العليا للمفاوضات سابقاً
8. أحمــد رمضــان، رئيس حركة العمل الوطني من أجل سوريـة
9. العقيد طيار حسن مرعي الحمادة، نائب وزير الدفاع، الحكومة السورية المؤقتة
10. العقيد عبد الجبار عكيدي، القائد السابق للمجلس العسكري الثوري في حلب
11. د. عبد الحميد العواك، أستاذ القانون الدستوري والنظم السياسية في جامعة ارتقلو ‐ تركيا
12. إبراهيم الجبين، كاتب وروائي
13. جورج صبرا، نائب رئيس الهيئة العليا للتفاوض سابقاً، ورئيس المجلس الوطني السوري
14. د. فداء حوراني، سياسية
15. د. محمود حمزة، سياسي وباحث
16. سيـف أبو بكر، القائد العام لفرقة الحمزة
17. معاذ الجاهوش، رئيس الحزب الوطني للعدالة والدستور “وعد”
18. نوري الجراح، شاعر، رئيس رابطة الكتاب السوريين
19. عدنان وحود، مهندس وأكاديمي (حائز على ٧٠ براءة اختراع)
20. محمود عكل، خبير تخطيط ومستشار إداري
21. سعد فهد الشويش، محام، رئيس المجلس المحلي لمحافظة الرقــة
22. ديما موسى، محامية، عضو الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية
23. مطيع البطين، مهندس، عضو أمناء المجلس الإسلامي السوري
24. خالد إبراهيم الدغيم، إعلامي
25. محمود عثمان، كاتب وباحث سياسي
26. فواز زاكري، مهندس ورجل أعمال
27. ناصر سابا، مستشار قانوني
28. د. أيمن شعباني، عضو أمناء المجلس الإسلامي السوري
29. مصطفى أحمــد حامض، عضو مجلس أمناء رابطة علماء الشام
30. د. محمد أبو الخير شكري، عضو أمناء المجلس الإسلامي السوري
31. محمد العبد الله، محام، عضو المكتب السياسي لفرقة الحمزة
32. محمد منير الفقير، مجلس محافظة دمشق الحرة
33. أنس الفتيح، مجلس محافظة دير الزور الحرة
34. حافظ قرقوط، كاتب وصحفي
35. مرح البقاعي، أكاديمية وباحثة
36. د. عبادة القـادري، رئيس جمعية وطن لدعم المجتمع المدني
37. كندة قنبر، صحفية
38. رضوان غازي أبو فخر، رئيس المكتب التنفيذي لرابطة مغتربي السويداء الأحرار
39. جمال النميري، مهندس، سياسي مستقل
40. ملهم راتب الدروبي، مهندس، عضو قيادة جماعة الاخوان المسلمين في سورية
41. العميد الركن أحمد رحال، ضابط منشق، محلل عسكري واستراتيجي
42. غالب سيف الدين الحسين، عضو المكتب التنفيذي لرابطة مغتربي السويداء الأحرار
43. محمد جوجة، محام، ناشط مستقل
44. د. محمد ابراهيم الدغيم، عضو الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية
45. يسار باريش، المنسق العام لهيئة الحراك الثوري السوري
46. أيمن أحمد الدغيم، مدير مركز توثيق الانتهاكات الكيميائية في سوريــة
47. د. سميرة مبيض، أكاديمية وكاتبة سياسية
48. زكوان بعاج، اتحاد تنسيقيات السوريين حول العالم
49. فراس مصري، المدير التنفيذي لمنظمة مدنيون للعدالة والسلام
50. زهير سالم، مدير مركز الشرق العربي للدراسات الحضارية والاستراتيجية
51. موفق نيربية، نائب رئيس الائتلاف الوطني السوري سابقاً
52. د. مية الرحبي، الحركة السياسية النسوية السورية
53. د.عبد العزيز الدغيم، وزير التعليم العالي، الحكومة السورية المؤقتة
54. يحيى مكتبي، أمين سر الهيئة السياسية في الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة
55. المهندس نادر عثمان، نائب رئيس الحكومة السورية المؤقتة السابق
56. المهندس حازم لطفي، دبلوماسي، السفارة السورية في قطر
57. بسام قوتلي، ناشط مدني وسياسي
58. عمر كوش، كاتب وباحث
59. المهندس محمد ياسيـن نجـار، وزير الاتصالات السابق في الحكومة السورية المؤقتة
60. د. بسام العمــادي، دبلوماسي وسفير
61. سمير نشار، رئيس الأمانة العامة لإعلان دمشق، عضو الائتلاف الوطني السوري السابق
62. حسين السيد، محام، عضو الائتلاف الوطني السوري السابق
63. عبد الرحمن الحاج، أكاديمي وسياسي
64. خالد خوجة، رئيس الائتلاف الوطني السوري السابق
65. أمير إدريس، رئيس مجلس محافظة حمص
66. غالية قباني، كاتبة وصحفية
67. أحمد أبا زيد، ناشط وباحث
68. غسان ياسين، صحفي
69. عبد العزيز التمو، رئيس رابطة المستقلين السوريين الكرد
70. سهير الأتاسي، عضو سابق في الهيئة العليا للمفاوضات
71. أديب الشيشكلي، رجل أعمال
72. وائل عبد العزيز، ناشط سياسي
73. عبد الناصر العايد، كاتب وباحث
74. ياسر العيتي، كاتب وباحث
75. محمد صبرا، عضو سابق في الهيئة العليا للمفاوضات
76. د. بشير زين العابدين، أكاديمي وباحث
77. المقدم أحمد السعود، قائد الفرقة ١٣، جيش إدلب الحر
78. عبدالقادر علاف، معاون وزير الطاقة سابقاً، الحكومة السورية المؤقتة
79. عبد الملك عبود، منسق فريق شباب الغوطة التطوعي
80. عبد الباسط ديبو، ناشط ثوري مستقل
81. ياسـر الحجي، الحكومة السورية المؤقتة
82. جبر الشوفي، سياسي
83. المهندس بشار حسن الحراكي، ناشط في المجتمع المدني
84. د. محمد رامي الصوفي، ناشط سياسي
85. صفاء مهنا، مهندسة، ناشطة مجتمع مدني
86. د. رباب الديري، عضو الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية
87. عمر عبد العزيز مشوح، عضو قيادة جماعة الاخوان المسلمين في سورية
88. كرم دولي، المنظمة الآثورية الديمقراطية
89. بهجت أتاسي، رئيس مجلس محافظة حمص السابق، عضو المكتب السياسي في الجبهة الشامية
90. المهندس أكرم طعمـة، نائب رئيس الحكومة السورية المؤقتة
91. د زكريا ملاحفجي، ناشط مستقل
92. الرائد حسن ابراهيم، عضو هيئة التفاوض العليا
93. الرائد إياد شمسي، عضو الهيئــة العليا للمفاوضات سابقاً
94. العقيد عفيف سليمان، قائد المجلس العسكري في إدلب
95. د. سعد وفائي، سياسي
96. د. محمد حسام الحافظ، دبلوماسي، عضو الهيئــة العليا للمفاوضات سابقاً
97. العقيد هيثم عفيسي، نائب رئيس هيئة الأركان في الحكومة السورية المؤقتة
98. د. عماد الدين حنيضل، رئيس المجلس الثوري في مدينة منبج سابقاً
99. القاضي حسين بكري، وزير الإدارة المحلية والإغاثة وشؤون اللاجئين في الحكومة السورية المؤقتة سابقاً
100. القاضي عبد الرزاق الحسين، وزير العدل السابق في الحكومة السورية المؤقتة
101. القاضي فايز الضاهر، وزير العدل السابق في الحكومة السورية المؤقتة
102. د. محمد وجيه جمعة، وزير الصحة السابق في الحكومة السورية المؤقتة
103. د. خالد الناصر، التيار الشعبي الحر
104. حسام ياسيـن، القائد العام للجبهة الشاميـة
105. خالد آبا، عضو وفد المفاوضات السابق، وعضو المكتب السياسي للجبهة الشاميـة
106. د. فايز القنطار، باحث وأكاديمي جامعي
107. وفاء الخليل، مدرسة، عضو مجلس محافظة الرقة
108. عبد الله عبد الهادي العثمان، الأمين العام للمجلس الشرعي في حلب
109. رائــد الصالح، مدير الدفاع المدني في سوريــة
110. عصمت دادا، مدرس، عضو مجلس محافظة الرقة
111. د. فواد علوش، ناشط
112. د. بلال تركية، القنصل في السفارة السورية في قطر
113. مازن عدي، ناشط سياسي
114. نادر جبلي، محام
115. مازن نقاشة، مهندس
116. إبراهيم ملكي، نقابة المحامين الأحرار في حلب
117. منهل باريش، صحفي
118. أسامة أبو زيد، ناشط سياسي
119. طارق جابر، مجلس محافظة ريف دمشق
120. بريتا حاج حسن، ناشط مدني
121. عدنان البوش، محام وناشط
122. فارس الكياخي، ناشط سياسي
123. سامر الأحمد، صحفي
124. أحمــد محمد العربي، ناشط ثوري
125. مروان سليم حمزة، ناشط سياسي
126. سعد البزرة، عضو المؤتمر الوطني لاستقلالية القرار السوري
127. أحمد فؤاد شميس، رئيس رابطة خطباء دمشق الأحرار
128. شكري شيخاني، سياسي
129. بهنان يامين، منظمة سوريون مسيحيون من أجل السلام
130. المعتصم السيوفي، مدير تنفيذي لمؤسسة اليوم التالي
131. صالح حاج عبدالله، عضو مجلس محافظة الرقة
132. اكرم دادا، عضو مجلس محافظة الرقة
133. عبدالله النوري، عضو مجلس محافظة الرقة
134. علي الحمود، عضو مجلس محافظة الرقة
135. إبراهيم الشريف، عضو مجلس محافظة الرقة
136. محمد حجازي، عضو مجلس محافظة الرقة
137. محمد عليوي، عضو مجلس محافظة الرقة
138. احمد العبو، عضو مجلس محافظة الرقة
139. مروان العش، سياسي
140. عماد أحمد النداف، محرر موقع سوريــة في الصحافة العربية
141. المهندس فؤاد عباس، رئيس المجلس المحلي لمدينة مارع
142. مازن الشامي، مدير مركز دمشق الإعلامي
143. عبدالباري عثمان، اتحاد الديمقراطيين السوريين
144. عبدالرزاق جاسم المحمد، محام، عضو مجلس محافظة الرقــة
145. عدنان الخطيب، رئيس مجلس محافظة دمشق
146. جهاد عزو رحيباني، محام
147. روضة رضوان، ناشطة حقوقية
148. مدحت نبهان، ناشط سياسي
149. المهندس خالد محمد حمزة، اتحاد الديمقراطيين السوريين
150. مازن حسون، اتحاد الديمقراطيين السوريين
151. ضرار البشير، مجلس محافظة القنيطرة
152. حازم داكل، صحفي
153. عبرة حسن العواد، محامية، عضو مجلس محافظة الرقة
154. إبراهيم سعد الشويش، ناشط، طالب جامعي
155. أيمن أبو هاشم، محام والمنسق العام لتجمع مصير
156. أحمد سعدو، كاتب ونائب المنسق العام لتجمع مصير
157. طه بالي، ناشط وطبيب
158. موفق الطرودي، ناشط
159. النقيب حسام صباغ، ضابط
160. د. محروس السعود، ناشط
161. محمود النجار، عضو الأمانة العامة لإعلان دمشق
162. د. منذر ماخوس، سياسي
163. عامر القوتلي، مبادرة الموارد والسلام
164. حكيم حلبوني، مجلس أمناء قناة حلب اليوم الفضائية
165. فرحان مطر، كاتب
166. المهندس عبد الباسط حمودة، ناشط
167. بسام أبو عمر، إعلامي
168. إبراهيم زبيبي، عضو مجلس محافظة دمشق
169. المحامي علي الحمادة، عضو اتحاد الديمقراطيين السوريين
170. أبو أحمد الشحرور، ألويه سيف الشام، عضو اتحاد الديمقراطيين السوريين
171. حسام نجار، محلل سياسي
172. أحمد عارف اسماعيل، عضو اتحاد الديمقراطيين السوريين
173. سعاد خبية كاتبة صحفية، ناشطة سياسية
174. محمدالتركي، عضو اتحاد الديمقراطيين السوريين
175. أحمد عارف إسماعيل، عضو اتحاد الديمقراطيين السوريين
176. محمد بشير ترك، ناشط
177. جيهان قوصرة، محامية وناشطة

Très intéressant… Ziad Majed


 

Ziad Majed : «Bachar n’est pas incontournable, c’est la Russie et l’Iran qui le sont»

http://video.lefigaro.fr/figaro/video/ziad-majed-bachar-n-est-pas-incontournable-c-est-la-russie-et-l-iran-qui-le-sont/5690587169001/

 

Assad-liberté-&-démocratie

 

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