Les deux lions dans la cage du Tribunal russe


 

Les deux lions dans la cage du Tribunal russe

Samira al Massalma

al-Arabi al-Jadid, 13 juin 2018

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La base militaire russe de Humaimim résume la structure de gouvernance en Syrie, président et subordonné, et explique, à travers une nouvelle brève, qu’elle a confisqué tous les pouvoirs civils, en plus du pouvoir militaire. En annonçant ainsi son autorité judiciaire et exécutif dans ses médias déployés en Syrie, elle envoie des messages internes et externes, par la confirmation de ses droits d’appliquer la loi, lorsque les parties concernées font défaut; si jamais le régime échoue de punir le « chabbih/voyou » Talal Daqaq, qui avait délibérément nourri ses lions féroces un cheval pur-sang, sous l’œil de la caméra qui enregistre et les cris de joies des spectateurs, dans un suivi de ce qui est considéré comme crime contre les Syriens, pratiquait par les officiels des services de sécurité, qui donnent de la chair vivante aux lions sauvages, ils (les russes) se débarrassaient ainsi du fardeau du silence envers les petits crimes, pour faire comprendre que les plus gros dossiers criminels sont toujours dans les tiroirs attendant les cris alarmants, quand le moment serait venu.
L’image dégradante des soldats du régime « allongés par terre » sous les bottes de police russe qui les a arrêtés en flagrant délit, lors du pillage des maisons des syriens, après leur destruction, n’est pas différente de la nouvelle d’avertissement Russe au régime al-Assad, suite à son manquement de punir “al-Daqaq” et l’annonce de l’ouverture d’une enquête, à savoir, que la base s’est arrachée la qualité de juge ultime à la place du Président du régime, pour l’attribuer au commandant des forces militaires russe et à la police de la base, dans un courrier au contenu local et traduit directement en langue persane, que « Soleimani et ses forces » vont réaliser son sens et ses dimensions, que le régime a toujours nié sa présence sur le territoire syrien, tandis qu’ils s’accrochent à leur décision de ne pas accepter les diktats étrangers, pour mettre fin à la présence iranienne en Syrie, dans des déclarations contradictoires « Skésophrénétiques » des responsables syriens du sommet de la pyramide jusqu’au sous-ministre des Affaires étrangères, dont les contradictions nous font comprendre la réalité de prise de décision en Syrie.
Il est utile qu’une force dissuasive russe soit présente, contre les petits crimes commis et pratiqués dans une ambiance sécuritaire désordonnée, et la prolifération des milices « voyous/gansters » devenus, dans certaines zones, équivalent aux services de sécurité établies. Dans d’autres zones, elles surpassent l’autorité, en déclarant l’établissement des émirats au-dessus du pouvoir, poussant les Syriens à demander la protection de la police russe pour se protéger ainsi que pour protéger leurs biens, en dépit de leur connaissance que la Russie est le principal partenaire dans le processus de destruction systématique de la Syrie après 2015, l’entrée formelle dans l’espace aérien syrien, pour extraire les villes contrôlées par les factions de l’opposition, une après l’autre, et changer le processus des négociations des Nations Unies à Genève, basée sur la déclaration de Genève 1, des Nations Unies et ses résolutions pertinentes, pour le mettre sur la voie de la réconciliation et des ajustements d’Astana, sous le slogan « rendre les armes des factions en échange de prérogatives données aux dirigeants des factions, pour participer aux forces de police qui restreignent les caractéristiques ambitieuses des gens et leurs libertés, ce qui signifie la re-production du régime autoritaire, avec un changement dans les intitulés et réembauche pour les insurgés.
A travers sa main mise sur l’autorité (en Syrie) Moscou transmet des messages à l’Iran, qui souhaite renforcer son contrôle sur les institutions de l’État, y compris les services de sécurité, mais sont, aujourd’hui, menacés par la Russie qui veut établir des limites réglementaires sur la responsabilité de sa performance contre les « Chabihas » qui se multiplient au sein de la société syrienne, sous la protection de l’Iran, également, pour former une couche spéciale et des orbites géographiques en dehors des lois de l’état, possédant des outils de répressions et de tortures pour les citoyens syriens, qui concurrence les lieux de détentions, au point de donner leurs corps vivants au lion affamé, comme c’était le cas de Daqaq que les syriens craignent que sa responsabilité ne se limite qu’au procès de ses lions meurtriers,(arme de crime), situation identique au règlement historique mené par la Russie, les États-Unis d’Amérique et la société internationale, suite à l’utilisation du régime d’armes chimiques contre la population à la Ghouta en 2013, qui a abouti à la saisie d’armes sans demander de comptes à leurs utilisateurs. Ceci ne fait pas, bien sûr, partie de la confrontation russe avec l’Iran, espéré par la rue arabe, mais camouflé sous un titre de la déclaration, de son incapacité à protéger la sécurité communautaire en Syrie, pour préparer le terrain aux retraits secrets des zones considérées par Israël comme des lignes rouges interdites.

Ce n’est pas donc un hasard si les plates-formes proche de la Russie font la course pour dévoiler les violations des forces du régime et des organes de sécurité gouvernementales, avec tous les filiales des milices populaires, en annonçant de la base de Humaimim la prise des mesures rassurantes pour les citoyens et punitive pour le appareils du pouvoir, contraires, toutefois, aux déclarations de Moscou lorsqu’elle évoque la souveraineté, l’indépendance de la Syrie et le rétablissement de la domination du régime syrien sur les régions et villes syriennes, ça signifie que derrière cette exagération médiatique de procédures formelles « messages » sur la nature des solutions, qui sont des scénarios préparés par Moscou, en accord secret et en public avec l’administration américaine et ses alliés, y compris la mise en place d’un conseil militaire, contrôlant le rythme des branches de sécurité en compétition entre elles, pour humilier et soumettre les Syriens les réduisant en esclavage, et dirigeant une transition politique vers une gouvernance, non loin de la tyrannie du régime actuel syrien, éloignée des demandes de l’opposition, qui a parlé d’un nouveau régime qui met fin à la tyrannie existante, pour mener le pays à une troisième république syrienne conforme aux lois internationales respectant les droits de l’homme et offrant une vie décente et libre à tous les Syriens. Malgré le fait que ce projet ne rassemble pas les forces d’opposition « positionnées » dans des directions différentes, dont les désirs se cristallisent selon leurs idéologies propres, et les directions qui les soutiennent ou les financnet, c’est-à-dire, entre les projets islamiques ou islamistes et leurs niveaux fluctuants entre parfois fondamentalistes, et d’autres plus modéré, et le projet démocratique absent, englobant une immense distance entre les tendances, cependant, reste la demande fondamentale du mouvement révolutionnaire, avant que l’opposition n’hypothèque son rôle aux pays finançant les factions et entités, c’est à dite que la solution promue internationalement part du principe de n’avoir ni-gagnant ni-perdant entre Syriens, mais des partis et outils dépendant des autres, loin de l’intérêt national, ce qui en ferait, pour un certain temps, une solution temporaire.

L’image des deux lions dévorant un cheval pur-sang dans la cage, résume celle de la réalité syrienne depuis plus de cinquante ans, et l’ondulation dans l’air d’un tribunal pour condamner les criminels est une abréviation de ce qui pourrait être la solution en Syrie, conditionnée par l’ajournement ou l’accélération du processus, et pourrait permettre le démantèlement ou l’adaptation du régime existant, avec l’implantation du nouvel état, avec son ouverture à une nouvelle révolution communautaire, qui serait plus sévère et plus proche de la Syrie syrienne.

 
تختصر قاعدة حميميم هيكلية الحكم في سورية، رئيسا ومرؤوسا، وتوضح، من خلال خبر مقتضب، أنها صادرت كل السلطات المدنية، إضافة إلى السلطة العسكرية. وهي إذ تعلن عن سلطتها القضائية، والتنفيذية، من نافذتها الإعلامية في سورية، فإنها تبعث رسائل داخلية وخارجية، وهي عبر تأكيدها حقها في تطبيق القانون، عند تقصير الجهات المعنية بذلك، في ختام تحذيرها النظام من التقصير في معاقبة “الشبّيح” طلال دقاق الذي تعمد إطعام أسوده المتوحشة حصاناً أصيلاً، تحت عين الكاميرا وتهليلاته، في متابعة لما هو حاله من إجرام بحق السوريين، بترخيص رسمي من الأجهزة الأمنية، وإطعام لحومهم الحية لأسده المتوحش، فإنها تزيح عن كاهلها عبء الصمت عن جرائم صغيرة، للتلويح بأن ملف الجرائم الأكبر ملا يزال في أدراجها على قيد انتظار صراخها، عندما يحين أوانه.
لا تختلف الصورة المهينة لجنود النظام “المنبطحين أرضاً” تحت أقدام الشرطة الروسية التي اعتقلتهم بالجرم المشهود، خلال نهبهم بيوت السوريين بعد تدميرها فوق رؤوسهم، عن خبر تحذير روسيا نظام الأسد من التقصير في معاقبة الدقاق، والإعلان عن فتح القاعدة تحقيقا في الأمر، أي أنها انتزعت صفة القاضي الأول عن رئيس النظام، لتمنحها لقائد قاعدة حميميم، القاضي الأول والقائد الأعلى للقوات العسكرية والشرطية، وما بينهما من مؤسسات الدولة السورية، في رسالةٍ مضمونها محلي، ومترجم مباشرة إلى اللغة الفارسية، ليدرك معناها وأبعادها “قاسم سليماني وقواته” التي ينفي النظام السوري وجودها على الأرض السورية، بينما يتمسكون بسيادة قرارهم بعدم القبول بأي املاءاتٍ خارجيةٍ، لإنهاء الوجود الإيراني من سورية، في “شيزوفيرنيا” تصريحات متضاربة للمسؤولين السوريين من أعلى الهرم حتى نائب وزير خارجيته، تفيد تناقضاتها بحقيقة التخبط القراراتي في سورية٠
من المفيد أن توجد قوة ردع روسية للجرائم الصغيرة، التي ترتكب في ظل فوضى الصلاحيات الأمنية، وانتشار المليشيات “التشبيحية” التي أصبحت سلطاتها توازي سلطات الأجهزة الأمنية التي أسستها في مناطق. وفي أخرى تفوقها وتتجاوزها في إعلان عن إقامة إمارات
فوق السلطة، ما يشرعن حالة الهلع التي يعشيها السوريون، ولجوذهم إلى طلب الحماية من عناصر الشرطة الروسية لحمايو أنفسهم وممتلكاتهم، على الرغم من معرفتهم آن روسيا هي الشريك الأساسي في عمليو التدمير الممنهجة لسورية ما بعد 2015، إثر دخولها
الرسمي إلى الأجواء السورية، وانتزاع المدن من فصائل المعارضة واحدة تلو الأخرى، وتغيير مسار التفاوض الأممي في جنيف، المبني على أساس بيان جنيف 1، والقرارات الأممية ذات الصلة، إلى مسار المصالحات والتسويات في أستانة، تحت شعار تسليم سلاح الفصائل في مقابل حصول قادتها على ميزات المشاركة بقوى الشرطة التي تلجم طموح الناس وحرياتهم، ما يعني إعادة إنتاج النظام الاستبدادي، مع تغيير في التسميات وإعادة توظيف الأدوار للمسلحين٠
تحاكي موسكو برسالتها السلطوية (داخل سورية) إيران التي تمنّي النفس بإحكام إطباق يدها على مؤسسات الدولة جميعها، بما فيها أجهزة الأمن التي تهدّدها اليوم روسيا بإقامة الحد الرقابي على أدائها بمحاسبة “شبّيحتها” الذين تكاثروا داخل المجتمع السوري، بحماية إيرانية أيضاً، ليشكلوا طبقةً خاصة بهم، ومدارات جغرافية خارج قوانين الدولة. ولها أجهزة ردع وتعذيب للمواطنين السوريين، تنافس زنازين المعتقلات، وتصل إلى حد إطعام أجسادهم وهم أحياء للأسد الجائع كما حال الدقاق الذي يخشى السوريون أن محاسبته ستقتصر على محاكمة أسوده القاتلة (سلاح الجريمة)، على غرار التسوية التاريخية التي قادتها روسيا مع الولايات المتحدة الأميركية والمجتمع الدولي، عقب استخدام النظام السلاح الكيميائي في الغوطة 2013، وأدى إلى انتزاع السلاح من دون محاسبة مستخدمه. وهذا طبعاً ليس من باب المواجهة الروسية مع إيران التي يأملها الشارع العربي، ولكن تحت عنوان إعلان فشلها في حماية الأمن المجتمعي في سورية، لتمهيد الأجواء أمام انسحاباتها سراً من المساحات التي اعتبرتها إسرائيل خطوطاً حمراء غير مسموح لها الوجود عليها٠
وليس من قبيل المصادفة أن تتسابق المنابر المحسوبة على روسيا في الكشف عن انتهاكات قوات النظام وأجهزته الأمنية، وما هو في سياقها من مليشيات شعبية، والإعلان عبر قاعدة حميميم عن إجراءاتٍ تطمينيةٍ للسوريين، وعقابية لهذه الأجهزة، بما يتعارض تماماً مع تصريحات موسكو عن سيادة سورية واستقلالها، واستعادة النظام السوري هيمنته على المناطق والمدن، ما يعني أن وراء هذه التهويلات الإعلامية لإجراءات شكلية “رسائل” حول طبيعة الحلول التي تعد سيناريوهاتها موسكو، بالاتفاق سراً وعلناً مع الإدارة الأميركية وحلفائها، ومنها إنشاء مجلس عسكري، يضبط إيقاع فروع الأمن المتنافسة مع بعضها على إذلال السوريين واستعبادهم، ويقود مرحلة ٠
الانتقال السياسي إلى حكمٍ، ليس بعيداً عن واقع النظام السوري الحالي، وليس قريبا من مطالب المعارضة التي تتحدّث عن نظام جديد، ينهي نظام الاستبداد القائم، ويؤسس لإقامة جمهورية سورية ثالثة، تلتزم قوانين حقوق الإنسان الدولية، وتوفر فرص حياة كريمة وحرة لكل السوريين. وعلى الرغم من أن هذا المشروع لا تجمع عليه قوى المعارضة “المتناصّة” في اتجاهات مختلفة، والتي تتبلور رغباتها، حسب أيديولوجياتها التي تحرّكها، والجهات الداعمة لها، أي بين المشاريع الإسلامية والمتأسلمة ومستوياتها المتأرجحة بين المتشددة حيناً والمعتدلة أحياناً، والمشروع الديمقراطي المغيب، والمساحات الشاسعة بينهما، إلا أنها تبقى هي مطالب الحراك الثوري الأساسية، قبل أن ترهن المعارضة أدوارها للدول الممولة لحركاتها وفصائلها وكياناتها، أي أن الحل الذي يروج دولياً ينطلق من مبدأ لا غالب ولا مغلوب بين السوريين، أطرافا وأدوات مرتهنة لمصالح الغير، وفي غير المصلحة الوطنية، وهو ما سيجعله حلاً مؤقتاً إلى حين٠
نعم، تكاد صورة الأسدين اللذين التهما حصاناً أصيلاً في القفص تختصر صورة الواقع السوري عبر خمسين عاماً، كما أن التلويح بعقد محكمة لإدانة المجرم هي اختصار لما يمكن أن يكون عليه الحل في سورية تحت طائلة التأجيل أو التعجيل، وفقاً لما يمكن أن يسمح به الوقت، لإعادة تفكيك النظام القائم وملاءمته، مع زرع شتول الدولة الجديدة، بما تحمله من انفتاح على ثورة مجتمعية جديدة، ستكون أشد وجعاً وأكثر قرباً من سورية السورية٠
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al-Assad: La Russie ne dicte pas les décisions – الأسد: روسيا لا تملي علينا قرارات


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al-Assad: La Russie ne dicte pas les décisions

BEYROUTH (Reuters) le 11 Juin 2018

Le président syrien Bachar al-Assad a nié que la Ruussie, son allié militaire, ait dicté les décisions. “Naturellement, il y a des divergences d’opinions parmi les alliés”, a-t-il déclaré.

Ceci est venu en réponse à la question posée à al-Assad dans une interview menée par le journal (Mail on Sunday) britannique et publiée par l’agence de presse syrienne dans son intégralité, si Moscou contrôle désormais les mouvements diplomatiques et militaires syriens.

Il a ajouté: “Leurs politiques, leurs comportements et leurs valeurs n’atteignent pas l’ingérence, ils ne le font pas, nous avons de bonnes relations avec la Russie depuis près de sept décennies, au cours de cette période, et durant toutes nos relations jamais ils n’ont intervenu ou ont essayé de nous dicter ou nous imposer quoi que ce soit, même lorsqu’il  existe des différences. “

Il a ajouté: «Il est naturel qu’il existe des différences entre les différentes parties, tant au sein de notre gouvernement ou avec les autres gouvernements, entre la Russie et la Syrie ou l’Iran et la Syrie, ou l’Iran et la Russie, ou au sein de ces gouvernements c’est normal, mais en fin de compte, la seule décision sur ce qui se passe en Syrie et ce qui va se passer est une décision syrienne ».

Il a déclaré dans l’interview qu’il s’attend à ce que la guerre dans son pays se termine dans “moins d’un an” et a réitéré que son objectif est de libérer “chaque centimètre de la Syrie”.
“L’intervention de puissances étrangères telles que la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la France prolonge le conflit et ralentit une solution dans les zones contrôlées par les terroristes dans le sud-ouest de la Syrie… (…)

الأسد: روسيا لا تملي علينا قرارات

بيروت – رويترز – |

نفى الرئيس السوري بشار الأسد أن تكون روسيا، حليفته العسكرية، تملي عليه القرارات. وقال إن «من الطبيعي أن توجد اختلافات في وجهات النظر بين الحلفاء».

جاء ذلك في معرض رد الأسد على سؤال طرح في لقاء أجرته صحيفة (ميل أون صنداي) البريطانية ونشرته وكالة الأنباء السورية كاملاً، عما إذا كانت موسكو تتحكم الآن في تحركات سورية الديبلوماسية والعسكرية.

ووفقاً لنص الحديث الذي أجري باللغة الإنكليزية وبثته الوكالة السورية (سانا)، قال الأسد: «سياستهم (الروس) وسلوكهم وقيمهم لا تقضي بالتدخل أو الإملاء، إنهم لا يفعلون ذلك، لدينا علاقات جيدة مع روسيا منذ نحو سبعة عقود، وعلى مدى هذه الفترة، وفي كل علاقاتنا لم يحدث أن تدخلوا أو حاولوا أن يملوا علينا شيئاً، حتى لو كانت هناك اختلافات».

وأضاف: «من الطبيعي أن تكون هناك اختلافات بين مختلف الأطراف، سواء داخل حكومتنا أو بين الحكومات الأخرى، بين روسيا وسورية، أو سورية وإيران، أو إيران وروسيا، وداخل هذه الحكومات، هذا طبيعي جداً، لكن في المحصلة، فإن القرار الوحيد حول ما يحدث في سورية وما سيحدث هو قرار سوري».

وكان الدعم الإيراني والروسي حاسماً لجهود الأسد في الحرب، لكن اختلاف أهداف الحلفاء في سورية أصبح أكثر وضوحاً في الفترة الأخيرة، مع ضغط إسرائيل على روسيا لضمان ألا تمد إيران وحلفاؤها نفوذهم العسكري في البلاد.

وكان نشرُ قوات روسية قرب الحدود السورية مع لبنان تسبب في احتكاكات مع قوات موالية لإيران، في ما بدا من المرات النادرة التي تتصرف فيها روسيا من دون تنسيق مع حلفاء الأسد المدعومين من إيران.

وينظر البعض لدعوات روسيا في الفترة الأخيرة الى كل القوات غير السورية بمغادرة جنوب البلاد، باعتبارها تستهدف إيران إلى جانب قوات أميركية متمركزة في التنف على الحدود السورية – العراقية.

وقال الأسد في الحديث إنه يتوقع أن تنتهي الحرب الدائرة في بلاده في «أقل من سنة»، وأكد مجدداً أن هدفه هو تحرير «كل شبر من سورية».

وقال إن «تدخل قوى أجنبية مثل بريطانيا والولايات المتحدة وفرنسا يطيل أمد الصراع ويبطئ التوصل إلى حل في المناطق التي تسيطر عليها المعارضة في جنوب غربي سورية».

وتتطلع دمشق الآن إلى المناطق التي تسيطر عليها المعارضة في جنوب غربي البلاد على الحدود مع الأردن وإسرائيل.

وقال الأسد: «كنا على وشك التوصل إلى مصالحة في جنوب سورية قبل أسبوعين فقط، لكن الغرب تدخل وطلب إلى الإرهابيين عدم المضي في هذا المسار كي يطيل أمد الصراع في سورية».

وتريد الولايات المتحدة الحفاظ على «منطقة خفض التصعيد» التي جرى الاتفاق عليها العام الماضي مع روسيا والأردن والتي أدت إلى احتواء القتال في هذه المنطقة. ويريد الأسد إعادة المنطقة إلى سيطرة الدولة.

Syrie: Un champ d’expérimentation pour l’armée russe


 

 

Poutine-Guerrier-en-Syrie

Poutine: « la Syrie n’est pas un champ d’expérimentation des armes modernes russes, mais de toute façon nous les utilisons là-bas. Cela a conduit au développement de systèmes offensifs, y compris des missiles. Que nous en possédons formellement est une chose, mais de vérifier comment elles fonctionnent réellement, dans des conditions de combat, en est une autre ». « d’abord, l’utilisation de nos forces armées en Syrie, leur donne une expérience unique et distinct pour les améliorer, nous ne pouvons pas comparer des manœuvres à l’utilisation réelle de nos forces armées en Syrie »

Suite à l’arrestation de dizaines de milliers et la mort de 14800 détenu.es dans les prisons du régime…


بعد اعتقال عشرات الآلاف واستشهاد نحو 14800 مواطن في المعتقلات والسجون…ضغط روسي على النظام لبدء عملية إفراج عن المعتقلين بتهم “المشاركة في الثورة السورية”

أشعل التحرك الجديد في ملف المعتقلين السوريين داخل سجون ومعتقلات النظام السوري، المخاوف والآمال على حد سواء، لدى ذويي عشرات آلاف المعتقلين والمفقودين في سجون النظام، إذ أكدت مصادر موثوقة للمرصد السوري لحقوق الإنسان أن الجانب الروسي ضغط على نظام بشار الأسد للبدء بعملية الإفراج عن السجناء والمعتقلين خلال الفترة القليلة المقبلة، على خلفية اتهامات بمشاركتهم في التظاهرات ضمن الثورة السورية التي انطلقت في منتصف آذار / مارس من العام 2011، حيث تحول ملف المعتقلين خلال السنوات الفائتة، إلى صفقات تجري بين الأطراف المتصارعة، وكورقة ضغط في اللقاءات السياسية، رغم رصد المرصد السوري لحقوق الإنسان خلال الأشهر الفائتة، عمليات إفراج عن مئات المعتقلين بشكل مجتمع ومتفرق، من عدد من السجون والمعتقلات، وتراوحت المدد الزمنية بين معتقل وآخر وسجين وآخر، وسط معلومات للمرصد السوري لحقوق الإنسان أن هناك بعض النشطاء الحقوقيين وشخصيات المعارضة، الذين رفض النظام الاعتراف بوجودهم لديها، هم لا يزالون على قيد الحياة وموجودين داخل معتقلات النظام عمليات الإفراج هذه لم تفرغ سجون النظام ومعتقلاته، ولم تنجح في تبييض السجون السورية من أصحاب الرأي والمتظاهرين والمتهمين بالمشاركة في الاحتجاجات والتظاهرات خلال الثورة السورية، إذ لا يزال عشرات آلاف آخرين قيد السجن والاعتقال، في عشرات المعتقلات الأمنية وعشرات السجون ومراكز الاحتجاز لدى قوات النظام والمسلحين الموالين لها في مناطق سيطرتها داخل الأراضي السورية، حيث وثق المرصد السوري لحقوق الإنسان أكثر من 140 ألف معتقل ممن لا يزالون في سجون ومعتقلات النظام السوري، وذلك بعد أن وثق المرصد السوري لحقوق الإنسان استشهاد 14761 شهيد مدني هم:: 14582 رجلاً وشاباً، و120 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و59 مواطنة فوق سن الـ 18، ممن قضوا منذ انطلاقة الثورة السورية في الـ منتصف آذار / مارس من العام 2011، وحتى اليوم الـ 4 من شهر حزيران / يونيو من العام الجاري 2018، من أصل ما لا يقل عن 60 ألف معتقل، استشهدوا داخل هذه الأفرع وسجن صيدنايا خلال أكثر من 7 سنوات، إما نتيجة التعذيب الجسدي المباشر، أو الحرمان من الطعام والدواء، حيث أن قوات النظام سلمت جثامين بعض المعتقلين الشهداء لذويهم، حيث تم إبلاغ المرصد السوري لحقوق الإنسان من عدد من المصادر الموثوقة بمعلومات أفادت بما سبق، بالإضافة لإبلاغ آخرين بأن أبناءهم قد قضوا داخل المعتقلات، وطلبوا منهم إخراج شهادة وفاة لهم، كما أُجبر ذوو البعض الآخر من الشهداء الذين قضوا تحت التعذيب داخل معتقلات النظام، على التوقيع على تصاريح بأن مجموعات مقاتلة معارضة هي التي قتلتهم، كما وردت إلى المرصد السوري لحقوق الإنسان معلومات تشير إلى وجود الكثير من الحالات لمواطنين استشهدوا تحت التعذيب داخل معتقلات النظام، تحفظ فيها أهاليهم وذووهم، على إعلان وفاتهم، خوفاً من الملاحقة الأمنية والاعتقال.

المرصد السوري لحقوق الإنسان، وبعد تحويل قضية عشرات آلاف المختطفين والمعتقلين، إلى ورقة تتلاعب بها الأطراف المختلفة، سواء أكان النظام وحلفاؤه، أم الأطراف السورية المعارضة، وتغييب الملف بعدها بشكل كامل، دعا سابقاً لإعادة تفعيل قضية المعتقلين بقوة بعد أن غيِّبت بفعل أطراف جعلت من ملفات أخرى ومن مصالح فئوية أولويتها، كما دعا المبعوث الأممي السيد ستيفان ديمستورا والجهات الدولية الفاعلة، والمنظمات الإقليمية والدولية إلى العمل الحثيث والجاد، ليكون ملف الإفراج عن عشرات آلاف المعتقلين والمختطفين في أولوية أي لقاء سياسي أو مؤتمر أو مفاوضات، وأن لا يُكتفى بالقول فقط، بل أن تكون هناك خطوات عملية لبدء الإفراج عن المعتقلين، كذلك يحث المجتمع الدولي وبالأخص الأمين العام للأمم المتحدة، ومجلس الأمن الدولي، والمفوض السامي لحقوق الإنسان، بالعمل الفوري من خلال الضغط على النظام السوري، من أجل الإفراج عن ما تبقى من معتقلين على قيد الحياة، والعمل على إنشاء محكمة لمحاكمة الجلادين المجرمين القتلة وآمريهم، الذين انعدمت الإنسانية في قلوبهم وضمائرهم، وقاموا بقتل هذا العدد الكبير من أبناء الشعب السوري.

Bachar al-Assad: Botox or not Botox


La marionnette de la Russie… Trop Gonflée, non ?!!!

Bachar el-Assad à RT : «Quelqu’un comme Trump ne touchera rien chez moi»

31 mai 2018

Six semaines après les frappes occidentales contre la Syrie, le président syrien a accordé une interview à RT. A cette occasion, il est revenu sur la guerre des mots que lui a livrée Donald Trump, qui l’avait notamment traité d’«animal».

Bachar el-Assad n’a pas de réponse aux insultes de Donald Trump. Interviewé par RT, le président syrien est revenu sur la période de tensions extrêmes, début avril 2018. Les puissances occidentales accusaient alors l’armée syrienne d’avoir fait usage d’armes chimiques dans l’enclave de Douma, dernière poche à l’est de Damas encore sous contrôle de groupes armés djihadistes.

Bachar-al-Assad-Potox-or-not-potox

Dans une escalade verbale qui allait aboutir le 14 avril à des frappes des Etats-Unis, assistés par la France et le Royaume-Uni, Donald Trump avait qualifié, comme à son habitude sur Twitter, Bachar el-Assad d’«animal».

 

Intensification des frappes israéliennes sur la Syrie? Assad en donne la raison

31 mai 2018 – Sputnik

Commentant les dernières actions d’Israël en Syrie, le Président de ce pays proche-oriental Bachar el-Assad les a qualifiées de «panique» et d’«hystérie» de Tel Aviv engendrées par les échecs subis par ses «chers» Daech* et le Front al-Nosra**.

Les frappes israéliennes sur des cibles situées en Syrie et les menaces d’assassiner le leader de ce pays sous prétexte de combattre l’influence iranienne traduisent la «panique» de l’État hébreu provoquée par la perte de ses «chers» atouts terroristes, a déclaré le Président syrien Bachar el-Assad dans le commentaire exclusif qu’il a donné à la chaîne russe RT.

Au cours de ces derniers mois, Israël a intensifié ses bombardements des infrastructures militaires en Syrie, arguant que la présence iranienne sur le sol de son voisin compromettait sa sécurité nationale. Cependant, cette justification est «mensongère», estime le chef de l’État syrien.

«Nous n’avons pas de troupes iraniennes [sur notre sol, ndlr]», a souligné le Président syrien, ajoutant que la Syrie avait déclaré à plusieurs reprises accueillir sur son sol des officiers iraniens qui collaborent avec les troupes syriennes.

Certains hommes politiques israéliens avaient appelé à «liquider» le dirigeant syrien et à renverser son gouvernement, si l’Iran continuait d’opérer en Syrie et de fournir des armements au mouvement chiite libanais Hezbollah. Commentant ces menaces, le Président syrien a déclaré qu’il n’avait pas peur.

«Dans cette région, les Israéliens assassinent, tuent et occupent depuis […] près de sept décennies. Mais, d’habitude, ils le font sans émettre de menaces. Pourquoi menacent-ils maintenant de cette façon? C’est de la panique, c’est une sorte d’hystérie provoquée par la perte de leurs “chers” […] Daech* et al-Nosra**. C’est la raison pour laquelle Israël panique ces derniers temps et nous comprenons leur sentiment», a expliqué le Président syrien.

 

 

Syrie .. Astana et l’option russe


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Syrie .. Astana et l’option russe
Ali Al Abdullah
23 mai 2018

Les représentants du trio d’Astana, ou les Etats garants, selon leur terme préféré, ont épilogué la réussite de leur processus et ont réitéré leur adhésion, en particulier la « poursuite des travaux des zones de désescalade et de protections, ainsi que la protection du cessez-le-feu en Syrie », selon la déclaration finale de la réunion d’Astana 9, tenue les 14 et 15 mai de cela, sans oublier d’annoncer leur engagement ferme à « la souveraineté de la Syrie, l’indépendance et l’intégrité territoriale », et d’oeuvrer pour activer les efforts pour aider les Syriens dans la restauration de la vie paisible et naturel grâce à la fourniture de « libre accès à l’aide humanitaire, de l’assistance médicale , et d’assurer le retour des réfugiés et des personnes déplacées dans leurs foyers “.

La réunion s’est dévoilée avec les résultats déjà pris : la poursuite de la série d’Astana, le maintien du mécanisme de « désescalade », sans pour autant mettre en oeuvre de suivi ou contrôle en cas de violations, la déportation du dossier des détenu.es et disparu.es à la 3e réunion du Comité des représentants du trio-d’Astana à Ankara, qui se tiendra au mois de juin, sans la participation du régime et de l’opposition, signalant la participation des Nations Unies et de la Croix-Rouge internationale aux réunions du Comité, pour confirmer sa légitimité et pour internationaliser ses résultats. Il a été marqué le lancement par Moscou, le nom du « Comité des personnes privés de liberté contre leur gré » à ce comité, dans un but clair de contournement le crime de détention politique, et les pratiques du régime dans les prisons comme la torture, le viol et le meurtre en dehors de la loi, estimant que le canal central de la base militaire de Houmaimim « le dossier relatif aux détenu.es politiques, est une affaire privée, attaché aux autorités gouvernementales syriennes, possédant le droit d’arrêter ceux qui constituent une menace pour la sécurité publique dans le pays. “
Il a été également convenu lors de la réunion, de mettre la province d’Idlib sous la protection turque, et de la considéré comme un état avancé dans le processus de « désescalade » et de cessez-le-feu, de poursuivre la lutte contre le terrorisme, de créer les conditions pour le lancement des travaux du Comité constitutionnel à Genève le plus tôt possible, et la tenue de la prochaine réunion dans la ville russe de Sotchi au mois de Juillet, de considérer les réalisations à la réunion comme un levier pour un règlement politique en Syrie, en le liant (règlement politique) à la mise en œuvre qui permettrait l’exécution facile des recommandations de la conférence de dialogue national syrien à Sotchi.
Cependant, la cérémonie de déclaration n’a pas réussi à dissimuler des faits contraires, dont le trio ne souhaite pas l’évoquer afin de ne pas déformer l’image rose qu’il a refléter, celle d’une violence dévastatrice qui a ciblé certaines zones de « désescalade », le mouvement des autocars transportant les déplacées de force pour les laisser face à l’inconnu, la détention de milliers de personnes déplacées dans des centres de détentions collectifs pour les interroger et faire un trie ensuite, transporter des jeunes et des adultes dans les camps d’entraînement, puis les jeter dans les batailles du régime contre leurs parents et leur propre peuple, des affrontements et des assassinats dans la province d’Idlib, les pillages des biens, qui couvraient les villes de Qalmoun, de la Ghouta orientale et d’Afrin, le changement démographique accéléré à pas de géant à Afrin. L’envoyé du président russe pour le règlement de la situation en Syrie, Alexander Avrinatev, qui a représenté la Russie lors de la réunion, a décrit ce qui est arrivé au Qalmoun, à la Ghouta orientale, au Rif nord de Homs, et au sud de Hama où le plus important déplacement forcé a eu lieu, en disant: « Deux zones ont rejoint les zones de désescalade et de réconciliation nationale”. Peu importe la façon dont elles les a rejoint, et quelle que soit la formule et les conséquences », il est important pour lui, « en tenant compte de l’évolution de la situation sur le terrain et les faits nouveaux » et « l’élimination de toute personne ne respectant pas l’accord de réconciliation ni le déplacements forcés. »
La joie du trio n’a pas durée longtemps, Staffan de Mistura, l’envoyé de l’ONU en Syrie, l’a gâchée par son avertissement notamment la reproduction du « scénario » de la Ghouta orientale à Idlib, et les résultats désastreux qui en découleraient; un avertissement sceptique mettant en doute la promesse du trio mentionnée dans la déclaration finale, confirmant et garantissant d’éviter la guerre, et le maintien du cessez le feu dans la province d’Idlib, sans parler de « changement » dans le jeu d’échiquier russe avec ses partenaires à Astana, en annonçant, par l’intermédiaire de son porte parole Avrinatev, « que les pourparlers de Genève trébuchent, et qu’ils devraient chercher une alternative à la crise », le parcours d’Astana qui « donne des résultats concrets et continuera de le faire » , appelant à « l’élargir pour inclure les questions humanitaires et politiques « . Ce qui a mis Téhéran et Ankara dans le coin, en rétrécissant leur espace de manœuvre, Téhéran a gardé le silence, dans un contexte de soutien à Moscou face aux décisions des États-Unis attendus sur son programme nucléaire et de missiles, d’ingérence dans les affaires des pays voisins et d’y répandre l’instabilité, le chaos et les conflits sectaires. Tandis qu’Ankara l’a soutenu, car elle ne veut pas gâcher la lune de miel avec Moscou, qui lui a permis d’occuper Afrin, et de contrôler la majeure partie de la province d’Idlib, Elle avait besoin du consentement, notamment après que Washington ait renouvelé son soutien aux « forces démocratiques de la Syrie FDS», qu’elle était prête à défendre ses alliés à Manbij, et les déclarations du ministre des Affaires étrangères Jawoh Ihsanoglu : « En l’absence de progrès à Genève, parcours parrainé par les Nations Unies pour résoudre la crise syrienne, il est possible aller vers une autre piste » et de renouveler l’appel de la base de Houmaimim aux Turcs pour assurer la coordination avec Damas sur toute action militaire en Syrie, aussi de l’accent mis sur la nécessité de se rendre Afrin aux forces du gouvernement syrien, après l’élimination des groupes armés illégaux, avant d’être surprise par la déclaration inattendue du président russe, Vladimir Poutine, demandant le retrait de toutes les forces étrangères de la Syrie, y compris les Turcs, le Hizboullah, les Iraniens et leurs milices, en plus des Américains bien évidemment, pour qu’il n’y reste plus sur le sol syrien que les forces russes, selon l’envoyé du président russe Poutine pour le règlement de la Syrie, Alexander Lavrinetev. Le ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov a expliqué l’exception des forces russes qui ont répondues suite à « l’appel du gouvernement légitime de la République arabe syrienne, qui a demandé à la Russie de l’aide en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, apporter la stabilité de la situation dans le pays, et créer des conditions favorables pour le règlement politique de la crise actuelle ». Un choc pour Ankara et Téhéran, et à Avrinatev d’ajouter « les paroles du président russe à cet égard représentent un message politique, et ne devraient pas être considérées comme le début du processus de retrait des forces étrangères de la Syrie, la question est très complexe, car ces actions devraient être effectuées collectivement et commencées (Retrait des forces étrangères) parallèlement avec le début de la stabilité et le lancement du processus politique, parce que la partie militaire touche à sa fin, et la confrontation est arrivée actuellement à sa dernière étape.

Les paroles du président russe pour le retrait de toutes les forces étrangères de la Syrie sont arrivées dans un moment politique délicat et sensible: le retrait de Washington de l’accord nucléaire avec l’Iran, l’escalade de la rhétorique contre l’expansion des raids israéliens sur les sites iraniens en Syrie, renforçant la probabilité d’explosion d’une guerre totale entre les deux parties, le boycott de l’occident de la réunion d’Astana 9, l’escalade occidentale dans le dossier chimique notamment suite à la réunion à Paris du « partenariat international contre l’impunité pour l’utilisation d’armes chimiques », composé de trente pays, exigeant la mise en place de mécanismes permettant d’identifier les responsables des attaques chimiques et les punir, ce qui a nécessité une réaction de la Russie pour contenir les menace d’une guerre qui pourrait détruire toutes les réalisations de son intervention militaire en Syrie, et sa position d’investissement pour ouvrir des négociations avec l’Occident sur les questions en suspens entre les deux parties, alors, elle donne une indication de sa volonté de s’impliquer dans le processus d’opération pour faire sortir l’Iran de la Syrie, confirmant son exclusivité pour prendre les décisions dans le dossier syrien, en appelant (récemment) le Président du régime syrien à Sotchi, et annonçant de Sotchi son acceptation de l’orientation russe vers une solution politique, et la mise en œuvre de la formation du comité constitutionnel qui a émergé de la Conférence de Sotchi du dialogue syrien.

 

 

سورية.. أستانة والخيار الروسي
علي العبدالله
23 مايو 2018

أطنب ممثلو ثلاثي أستانة، الدول الضامنة، وفق الوصف المفضل لديهم، في وصف نجاح مسارهم؛ وجدّدوا التأكيد على التمسّك به وبمخرجاته، خصوصاً “استمرار عمل مناطق خفض التصعيد وحمايتها، وحماية نظام وقف إطلاق النار في سورية”، وفق البيان الختامي لاجتماع أستانة 9 الذي عُقد يومي 14 و15 مايو/ أيار الجاري، من دون أن ينسوا استكمال مصفوفتهم بالإعلان عن التزامهم الثابت “بسيادة سورية واستقلالها ووحدة أراضيها”، والدعوة إلى تفعيل الجهود الرامية إلى مساعدة السوريين في استعادة الحياة السلمية الطبيعية عبر توفير “حرية الوصول إلى المعونات الإنسانية والمساعدة الطبية، إضافة إلى تأمين عودة اللاجئين والنازحين إلى ديارهم”.
انجلى الاجتماع عن نتائج مكرّرة: استمرار مسلسل أستانة، التمسك بآلية “خفض التصعيد”، من دون وضع آلية مراقبة ومحاسبة لخرقها، ترحيل ملف المعتقلين والمختطفين والمخفيين والمفقودين إلى اجتماع أنقرة، الاجتماع الثالث للجنة مشكلة من ممثلين عن ثلاثي أستانة، من دون مشاركة النظام والمعارضة، والذي سيعقد في شهر يونيو/ حزيران المقبل، مع الإشارة إلى مشاركة الأمم المتحدة والصليب الأحمر الدولي في اجتماعات اللجنة، لتأكيد شرعيتها وتدويل نتائجها. وكان لافتاً إطلاق موسكو اسم “لجنة الأشخاص المحتجزين ضد إرادتهم” على هذه اللجنة، في التفافٍ واضحٍ على جريمة الاعتقال السياسي، وعلى ما يدور في المعتقلات من تعذيبٍ واغتصابٍ وقتلٍ خارج القانون، وقول القناة المركزية لقاعدة حميميم العسكرية “يعتبر الملف الخاص بالمعتقلين السياسيين أمراً خاصاً بالسلطات الحكومية السورية، ويبقى لها الحق في إلقاء القبض على من يشكلون تهديداً على الأمن العام في البلاد”.

ومما انجلى عنه الاجتماع أيضاً، الاتفاق على وضع محافظة إدلب تحت الحماية التركية، واعتبارها حالة متقدمة في عملية “خفض التصعيد”، حالة وقف إطلاق نار، ومواصلة محاربة الإرهاب، وتهيئة الظروف المناسبة لإطلاق عمل اللجنة الدستورية في جنيف بأسرع وقت ممكن، وعقد الاجتماع المقبل في مدينة سوتشي الروسية في شهر يوليو/ تموز، واعتبار ما تم في الاجتماع دفعاً للتسوية السياسية في سورية؛ وربطها (التسوية السياسية) بتسهيل تنفيذ توصيات مؤتمر الحوار الوطني السوري في سوتشي.

غير أن الإعلان الاحتفالي لم ينجح في إخفاء الوقائع التي تقول شيئاً آخر، لا يرغب الثلاثي استحضاره، كي لا يشوّه الصورة الوردية التي حرص على عرضها، العنف المدمر الذي طاول مناطق “خفض التصعيد”، وحركة الحافلات التي ما فتئت تقذف المهجّرين قسراً إلى المجهول، احتجاز آلاف النازحين في مراكز اعتقال جماعي للتحقيق والفرز، وشحن الشباب والكهول إلى معسكرات التدريب، قبل زجّهم في معارك النظام ضد أهلهم وأبناء شعبهم، الاشتباكات والاغتيالات في محافظة إدلب، التعفيش الذي غطى مدن الغوطة الشرقية والقلمون الشرقي ومنطقة عفرين، التغيير السكاني القائم على قدم وساق في منطقة عفرين. وقد اختصر مبعوث الرئيس الروسي لشؤون التسوية السورية، ألكسندر لافرينيتيف، الذي مثل روسيا في الاجتماع، وصف ما جرى في الغوطة الشرقية والقلمون الشرقي وريفي حمص الشمالي وحماة الجنوبي، حيث تمت أكبر عملية تهجير قسري في سورية، بقوله “انضمت منطقتان من مناطق خفض التصعيد et deتطور الوضع على الأرض والوقائع الجديدة”، و”القضاء على كل من لا يلتزم باتفاق المصالحة والتهجير القسري”.

ولم تستمر فرحة الثلاثي العتيد بلعبته طويلاً؛ فقد أفسدها عليه تحذير المبعوث الأممي إلى سورية، ستيفان دي ميستورا، من تكرار “سيناريو” الغوطة الشرقية في إدلب؛ ومن النتائج الكارثية التي ستنجم عنه، وهو تحذير عكس تشكيكاً بوعد الثلاثي ضمان عدم حصول حربٍ في المحافظة، عبر تأكيد البيان الختامي الحفاظ على وقف إطلاق نار فيها، ناهيك عن “النقلة” الروسية في لعبة الشطرنج مع شريكيها في أستانة، بإعلانها، على لسان لافرينيتيف، “أن محادثات جنيف تتعثر، ويجب البحث عن بديل للخروج من الأزمة”، وإشادته بمسار أستانة الذي “يعطي نتائج ملموسة وسيستمر”، ودعوته إلى “توسيعه ليشمل المسائل الإنسانية والسياسية”. وهذا وضع طهران وأنقرة في الزاوية، بتضييق مساحة المناورة أمامهما، صمتت طهران، على خلفية حاجتها لدعم موسكو في مواجهة قرارات الولايات المتحدة المتوقعة بشأن برنامجها النووي والصاروخي، وتدخلها في شؤون دول الجوار، وإشاعة عدم الاستقرار والفوضى والصراعات المذهبية فيه. وأيدت أنقرة التي لا تريد إفساد شهر العسل مع موسكو التي مكّنتها من احتلال عفرين، والسيطرة على معظم محافظة إدلب، وحاجتها إلى رضاها، بعدما جدّدت واشنطن دعمها “قوات سورية الديمقراطية”، واستعدادها للدفاع عن حلفائها في منبج. بقول وزير خارجيتها مولود جاووش أوغلو:”في حال عدم تحقيق تقدم في مسار جنيف الذي ترعاه الأمم المتحدة لحل الأزمة السورية، يمكن التوجه إلى مسار آخر”، وتجديد قاعدة حميميم دعوتها الجانب التركي إلى التنسيق مع دمشق بشأن أي تحرّك عسكري في سورية، وتأكيدها على ضرورة تسليم مدينة عفرين للقوات الحكومية السورية، بعدما تم القضاء على المجموعات المسلحة غير الشرعية، قبل أن يفاجئهما الرئيس الروسي، فلاديمير بوتين، بإعلان خارج التوقع؛ بدعوته إلى انسحاب كل القوات الأجنبية من سورية، بمن في ذلك الأتراك وحزب الله والإيرانيون ومليشياتهم، بالإضافة إلى الأميركيين بطبيعة الحال، بحيث تبقى القوات الروسية وحدها على الأرض السورية، وفق توضيح مبعوث الرئيس الروسي لشؤون التسوية السورية، ألكسندر لافرينيتيف، إعلان الرئيس الروسي. وقد علل وزير الخارجية، سيرغي لافروف، استثناء القوات الروسية بـ “دعوتها من الحكومة الشرعية للجمهورية العربية السورية التي توجهت إلى روسيا بطلب مساعدة في شأن محاربة الإرهاب، وإحلال استقرار الوضع في البلاد، وإيجاد ظروف ملائمة للتسوية السياسية للأزمة الحادة المستمرة”. ما شكل صدمةً لأنقرة وطهران، لم يخفف منها قول لافرينيتيف “كلام الرئيس الروسي في هذا الشأن يمثل رسالة سياسية، ويجب عدم النظر إليه بداية لعملية انسحاب القوات الأجنبية من سورية، فالمسألة معقدة للغاية، لأنه يجب تنفيذ هذه الإجراءات جماعياً، وينبغي أن تبدأ هذه العملية (سحب القوات الأجنبية) بالتوازي مع بدء الاستقرار وإطلاق العملية السياسية، لأن الجزء العسكري يقترب من نهايته، والمواجهة تشهد حالياً مرحلة نهائية”.

جاء كلام الرئيس الروسي عن انسحاب كل القوات الأجنبية من سورية في لحظة سياسية دقيقة وحساسة، انسحاب واشنطن من الاتفاق النووي مع إيران، وتصعيدها اللهجة ضدها، توسع الغارات الإسرائيلية على موقع إيرانية في سورية؛ ما عزّز احتمال انفجار حربٍ شاملةٍ بين الطرفين، مقاطعة الغرب اجتماع أستانة 9، التصعيد الغربي في الملف الكيميائي بعقد اجتماع لمجموعة “الشراكة الدولية ضد الإفلات من العقاب لاستخدام الأسلحة الكيميائية”، المكونة من ثلاثين دولة في باريس، ومطالبتها بإنشاء آليات لتحديد المسؤولين عن الهجمات الكيميائية ومعاقبتهم، وهذا استدعى تحرّكاً روسياً لاحتواء نذر الحرب التي ستدمر كل ما حققته من تدخلها العسكري في سورية، واستثمار الموقف لفتح مساومةٍ مع الغرب بشأن الملفات العالقة بين الطرفين، بإعطاء إشارة عن استعدادها للانخراط في عملية إخراج إيران من سورية، بتأكيد انفرادها في التقرير في الملف السوري عبر استدعاء رئيس النظام إلى سوتشي، وإعلانه من هناك عن القبول بالتوجهات الروسية لجهة التوجه إلى حل سياسي، وتنفيذ تشكيل اللجنة الدستورية التي انبثقت عن مؤتمر سوتشي للحوار السوري.

 

La rencontre des assassins à Sotchi


Rencontre Assad-Poutine à Soutchi mai 2018

Le Kremlin dévoile d’autres détails sur la récente rencontre Poutine-Assad à Sotchi


 

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a expliqué de quoi le Président russe et son homologue syrien avaient parlé lors de leur rencontre de jeudi à Sotchi et combien d’heures avaient duré ces négociations.

La rencontre de Vladimir Poutine et Bachar el-Assad à Sotchi a duré plus de trois heures, a indiqué Dmitri Peskov avant d’ajouter que les chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et de la Défense russe Sergueï Choïgou avaient eux aussi assisté aux discussions.

Situation en Syrie
© Sputnik . Mikhail Voskresensky
Poutine dit à Assad compter sur le retrait des forces armées étrangères du pays

Le porte-parole du Kremlin a également expliqué les propos du Président sur le retrait des forces armées étrangères du sol syrien.

«Il y a des pays dont des soldats et des officiers sont présents de fait illégalement sur le territoire syrien du point de vue du droit international. Il s’agissait de ces pays-là. Par contre, il y a des pays qui sont dans un état de coopération technique et militaire avec la Fédération de Russie et se trouvent légalement en Syrie sur invitation des autorités du pays», a déclaré M.Peskov cité par le quotidien “Rossiyskaya Gazeta”.

Rappelons que, selon le site du Kremlin, les dirigeants russe et syrien ont discuté jeudi 17 mai à Sotchi plusieurs aspects du règlement de la situation en Syrie, y compris la formation d’un comité constitutionnel qui doit se charger de la loi fondamentale du pays.

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