Le destin d’Idleb entre la Russie et la Turquie… مصير إدلب بين روسيا وتركيا


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Le destin d’Idleb entre la Russie et la Turquie: la recherche de la compréhension malgré les différences

Amine Al-Assi – 12 février 2019

Al-Arabi Al-Jadid

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De son côté, « Hay’at Tahrir Al-Cham » (anciennement Al-Nosra) tente de créer des faits difficiles à surmonter dans le nord-ouest de la Syrie, afin de faire partie de la formule de la solution et d’éviter ainsi toute action militaire à l’exclure de la scène syrienne. La tentative de la « Hay’at » n’a pas permis de légitimer son contrôle révolutionnaire du nord-ouest de la Syrie, alors que des organes civils d’opposition ont boycotté ce qui été appelé la “Conférence générale de la révolution syrienne”, tenue dimanche par des organes associés à la « Hay’at » après l’avoir déplacé d’Afrin au passage de Bab al-Hawa dans la campagne d’Idleb. Les activistes ont déclaré dans un communiqué que “la conférence visait à réunir des politiciens, des militaires et des militants de toutes les régions du nord hors du contrôle du régime, mais certains de ses sponsors ont échoué après avoir insisté pour que son établissement soit à Idleb, sous le contrôle de la « Hay’at ». Ils ont également accusé la conférence d’Idleb de “vouloir recycler le « gouvernement du sauvetage », qui est l’aile politique de l’Organisation de libération de Cham « Hay’at » , et de contribuer à son expansion”.
Dans une déclaration publiée après la conférence, les participants ont appelé à “la sélection d’un « Conseil de Choura » représentant les régions libérées, les segments de la communauté, la société civile et tous les acteurs révolutionnaires, où la « charia (loi) islamique » en est l’unique source, par la formation d’un comité suprême pour les élections, dont sa première mission sera la formation d’un systéme de gouvernance Rashida pour les zones libérées, et le gouvernement continue dans ses fonctions jusqu’au nomination d’un nouveau gouvernement ». Les recommandations incluent également “l’appel à la formation d’un conseil militaire unifié” et “l’encouragement des investissements pour créer de nouveaux emplois et améliorer le niveau de vie de la population”, selon le communiqué.

La « Hay’at Tahrir Al-Cham » tente de mettre en place son “gouvernement du sauvetage » dont il est associé, à la lumière d’un large rejet de l’opposition syrienne et de la rue de l’opposition, qui considère la « Hay’at » comme une autorité de facto et un prétexte prêt pour que le régime et ses alliés attaquent le nord-ouest de la Syrie qui regroupe une population de prés de 4 millions de civils. L’opposition armée rejette la « Hay’at Tahrir Al-Cham » dans le nord-ouest syrien, d’autant plus que la « Hay’at » est considérée comme une organisation terroriste résiste toujours à l’idée de se dissoudre dans les factions de l’opposition syrienne, et considère que l’abandon de ses armes est une “ligne rouge” qui ne peut être contournée.

Pour sa part, le chef de l’armée syrienne libre, le colonel Fateh Hassoun, a déclaré dans à notre correspondant, que reporter la date du prochain round de la trajectoire d’Astana jusqu’au milieu du mois prochain au-delà du sommet trilatéral “afin de mettre en œuvre les résultats des accords entre les présidents concernant plusieurs dossiers difficiles parmi lesquels le devenir d’Idleb et les organisations qui s’y trouvent, le retrait américain de la Syrie, la formation de la zone de sécurité, de la région de Manbej, et la reconstruction et d’autres dossiers de sécurité et administratifs, qui doivent être coordonnés entre ces pays “, ajoutant:” Et la coordination autour du dossier entre les Etats-Unis et la Turquie. “

Hassoun a exprimé sa conviction que cela “offre à la politique turque une occasion d’obtenir et de payer des dommages et intérêts qui recoupent les intérêts de la révolution syrienne”, ajoutant: “Bien que l’Organisation de libération de Cham « la Hay’at » tente d’être un élément acceptable de la solution en cherchant à constituer une nouvelle structure administrative dans la région où elle ne sera pas majoritaire. Mais la Russie a montré son mécontentement face à ce qui se passe à Idleb, et menace de recourir à la force et a poussé le régime à se déclarer prêt à engager une bataille dans la région. ” “L’Iran derrière le régime cherche à jouer un rôle actif dans ce qui se passe, et de tels chevauchements ne peuvent donc pas être compris uniquement au niveau des présidents. Les prochains jours détermineront les options qui seront prises par chaque pays pour atteindre ses objectifs dans le dossier syrien, ce qui est absent du rôle actif Les forces de la révolution, ainsi que le régime criminel. “

(…)

من جهتها، تحاول “هيئة تحرير الشام” (النصرة سابقاً) خلق حقائق من الصعب تجاوزها في شمال غربي سورية، لتكون جزءاً من معادلة الحل، وتتجنّب بذلك عملاً عسكرياً يقصيها عن المشهد السوري. وفشلت محاولة الهيئة إضفاء شرعية ثورية على سيطرتها على الشمال الغربي من سورية، إذ قاطعت جهات مدنية معارضة ما سمّي بـ”المؤتمر العام للثورة السورية” الذي عقدته جهات مرتبطة بالهيئة أول من أمس الأحد في معبر باب الهوى في ريف إدلب، بعد أن كان من المقرر إقامته في عفرين بريف حلب. وأوضح ناشطون، في بيان، أنّ “المؤتمر كان يهدف إلى جمع السياسيين والعسكريين والناشطين من جميع المناطق الشمالية الخارجة عن سيطرة النظام، لكن بعض القائمين عليه أفشلوه بعد الإصرار على إقامته في إدلب، الخاضعة لسيطرة الهيئة”. كما اتهموا في بيانهم القائمين على مؤتمر إدلب بـ”الرغبة في إعادة تدوير حكومة الإنقاذ، التي تُعتبر الجناح السياسي لهيئة تحرير الشام، ومن أجل الإسهام في توسيعها”٠
وفي بيان صدر عقب انتهاء المؤتمر، دعا المشاركون فيه إلى “اختيار مجلس شورى يمثّل المناطق المحررة والشرائح المجتمعية فيه والمدنية والفعاليات الثورية كافة، تكون الشريعة الإسلامية مصدره الوحيد، وذلك عن طريق تشكيل لجنة عليا للانتخابات، وتكون أولى مهام مجلس الشورى المنتخب، التأسيس لنظام إدارة رشيد للمناطق المحررة، وتستمر الحكومة في مهامها لحين تسمية حكومة جديدة”. كما تضمنت التوصيات، “الدعوة لتشكيل مجلس عسكري موحد”، و”تشجيع الاستثمارات من أجل إيجاد فرص عمل جديدة ورفع المستوى المعيشي للسكان”، وفق البيان٠

وتحاول “تحرير الشام” تعويم “حكومة الإنقاذ” المرتبطة بها، في ظل رفض كبير من المعارضة السورية والشارع المعارض الذي يرى أن الهيئة تمثل سلطة أمر واقع، وذريعة جاهزة للنظام وحلفائه للفتك بالشمال الغربي السوري الذي يضم قرابة أربعة ملايين مدني. وترفض المعارضة المسلحة تسيّد “تحرير الشام” للشمال الغربي السوري، خصوصاً أن الهيئة المصنفة تنظيماً إرهابياً لا تزال تقاوم فكرة تذويبها في فصائل المعارضة السورية، وتعتبر التخلي عن سلاحها “خطاً أحمر” لا يمكن تجاوزه٠

من جهته، رأى القيادي في الجيش السوري الحر، العقيد فاتح حسون، في تصريح لـ”العربي الجديد”، أن تأجيل موعد الجولة المقبلة من مسار أستانة إلى منتصف الشهر المقبل لما بعد القمة الثلاثية “من أجل تنفيذ ما ينتج من تفاهمات بين الرؤساء في ما يتعلق بالعديد من الملفات الشائكة ومنها مآل منطقة إدلب والتنظيمات فيها، والانسحاب الأميركي من سورية، ومتعلقات تشكيل المنطقة الآمنة، ومنطقة منبج، وإعادة الإعمار، وغيرها من الملفات الأمنية والإدارية، التي لا بد من التنسيق بين هذه الدول حولها”، مضيفاً: “وكذلك التنسيق مع الولايات المتحدة حولها عن طريق تركيا من جهة أخرى”٠

وأعرب حسون عن اعتقاده بأن ذلك “يتيح الفرصة أمام السياسة التركية لتحقيق مكاسب ودفع أضرار تتقاطع مع مصالح الثورة السورية”، مضيفاً: “على الرغم من أن هيئة تحرير الشام تحاول أن تكون جزءاً مقبولاً من الحل عن طريق سعيها لتشكيل بنية إدارية جديدة في المنطقة لا يكون لها حصة الأسد فيها، إلا أن روسيا تظهر استياءها مما يحدث في إدلب، وتهدد باللجوء للقوة، وحركت النظام ليصرح عن جاهزيته لبدء معركة في المنطقة”. وتابع بالقول: “إيران من خلف النظام تسعى إلى أن يكون لها دور فاعل في ما يحدث، وبالتالي مثل هذه التداخلات لا يمكن التفاهم حولها إلا على مستوى الرؤساء، والأيام المقبلة ستحدد الخيارات التي ستتخذها كل دولة لتحقيق أهدافها في الملف السوري الذي يغيب عنه الدور الفاعل لقوى الثورة، وكذلك النظام المجرم”٠

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Nouveaux affrontements entre forces loyales à l’Iran et à la Russie

Adnan Ahmad – 30 janvier 2019

Le conflit russo-iranien en Syrie a refait surface par le biais de différends et de conflits entre les deux parties, notamment l’homme de la Russie Souheil al-Hassan, commandant des soi-disant « Forces d’al-Nemer » et Maher al-Assad, le chef de la « quatrième division ».
Selon des sources locales citées par l’agence de presse Anatolie, les affrontements auraient repris entre les deux parties dans la région d’Al-Ghab, dans le gouvernorat de Hama, en Syrie centrale, en raison de la lutte pour des gains matériels et du contrôle des routes et des habitations après leur arrêt, il y a deux jours à la suite d’un accord de cessez-le-feu.

Les sources ont indiqué que la « Quatrième Division » avait pris le contrôle du village de Rassif lors d’affrontements avec les « forces Al Nemer », notant que la division se préparait à prendre d’assaut les villages de Ramléh et Qabr Fedha et de Karim dans la région. Les affrontements n’ont pas immédiatement permis de déterminer l’ampleur des pertes des deux côtés.

La semaine dernière, des affrontements ont opposé les deux camps dans les villages de Chatha, Breidig, Haidariya et Eneb, faisant des dizaines de morts et un grand nombre de blessés.

Les affrontements ont éclaté à la suite d’un différend opposant les deux groupes sur le contrôle du passage des marchandises et le contrôle des maisons abandonnées par la guerre.

« C’est une lutte russo-iranienne pour dominer le régime », a déclaré Mohammad Rachid, porte-parole de « l’Armée Al-Nasr », une des factions de l’Armée Libre. « La Russie ne veut pas de la présence de forces militaires pro-iraniennes aux côtés de l’opposition syrienne.
Rachid a déclaré que la raison de ces affrontements pourrait être due au désir de la Russie d’empêcher la domination de l’Iran sur l’armée du régime, d’autant plus que des milliers de combattants étrangers liés à l’Iran sont présent sur le terrain.

Dans ce contexte, le politologue Ahmed Rahal, analyste politique, a déclaré que l’Iran craignait une nouvelle repositionnement en vue du déplacement de certains acteurs du régime syrien, tels que l’éminent homme d’affaires Rami Makhlouf (cousin de Bachar al-Assad) du fossé iranien au pro-russe.
Il a ajouté que l’explosion survenue dans la place de Hamam à Lattakiéh avait été perpétrée par des pro-iraniens, ainsi que l’attentat à la bombe perpétré à Damas à Adawi, près de l’ambassade de Russie.

Les observateurs estiment que la Russie cherche à repousser les milices iraniennes de la plaine d’al-Ghab pour mettre en œuvre l’accord de Sotchi avec la Turquie et protéger la base de Hameimim pendant que l’Iran aspire à gérer les points de passage.

Les sources ont indiqué que la décision de la Russie de dissoudre la « quatrième division » et la passation de la région de Hama et de la plaine d’al-Ghab au « Cinquième division » sous la supervision de Souheil al-Hassan, avec un emphase russe d’empêcher Maher al-Assad de mener toute action militaire seule dans cette région.

Selon ces sources, la relation entre Maher al-Assad, pro-iranien, et Souheil al-Hassan, pro-russe, est très mauvaise, parce que le premier considère le second comme un rebelle et un disciple de la Russie car il ne reçoit pas d’ordres du ministère de la Défense du régime, ni même du président du régime, Bachar al-Assad. Tandis que des rumeurs laissent entendre que la Russie prépare al-Hassan pour être un successeur potentiel pour Bachar al-Assad, ou du moins pour jouer un rôle majeur soit avec la présence d’Assad, soit avec son départ.

A signaler qu’il y a eu récemment des affrontements entre l’homme de la Russie Ahmad al-Awdah et des forces d’Abu-Saddam Khirbéh pro-Hezbollah dans le sud de la Syrie, qui ont abouti au contrôle des forces d’al-Awdah dans la ville de Bosra al-Cham, dans la province rurale de Daraa al-Charqi.

 

بدأ الخلاف الروسي ــ الإيراني في سورية يطفو على السطح من خلال الخلافات والصراعات بين أتباع الجانبين، وخاصة رجل روسيا سهيل الحسن قائد ما يُسمّى بـ”قوات النمر”، وماهر الأسد قائد “الفرقة الرابعة”، شقيق رئيس النظام، بشار الأسد.

ونقلت وكالة “الأناضول” عن مصادر محلية قولها إن الاشتباكات تجددت بين الجانبين في منطقة الغاب بمحافظة حماة وسط سورية، جراء الصراع على مكاسب مادية وسيطرة على طرق ومنازل، بعد أن توقفت قبل يومين إثر اتفاق على وقف إطلاق النار.

وأوضحت المصادر أن “الفرقة الرابعة” سيطرت على قرية رصيف في اشتباكات أمس مع “قوات النمر”، مشيرة إلى أن الفرقة تستعد لاقتحام قرى رملة وقبر فضة وكريم في المنطقة، ولم يتضح على الفور حجم الخسائر في صفوف الجانبين جراء تجدد الاشتباكات.

وشهد الأسبوع الماضي اشتباكات بين الجانبين في قرى شطحة وبريديج والحيديرية وانب، ما أسفر عن وقوع عشرات القتلى، وعدد كبير من الجرحى.

واندلعت الاشتباكات جراء خلاف بين المجموعتين على التحكم بطرق مرور البضائع والسيطرة على المنازل التي هجرها سكانها جراء الحرب.

ونقلت “الأناضول” عن محمد رشيد، المتحدث باسم “جيش النصر”، أحد فصائل الجيش الحر، أن ما يجري هو صراع روسي إيراني للهيمنة على النظام، موضحاً أن روسيا لا ترغب بوجود قوات عسكرية موالية لإيران على خطوط الجبهة مع المعارضة السورية.

ورأى رشيد أن السبب وراء الاشتباكات ربما يعود إلى رغبة روسيا الحيلولة دون هيمنة إيران على جيش النظام، وخاصة أنها تمتلك آلاف المقاتلين الأجانب على الأرض.

وتشهد العلاقة الإيرانية الروسية في سورية منذ فترة حالة من التوتر، وتجلت في استهداف إسرائيل لمواقع المجموعات التابعة لإيران في سورية بعلم وتسهيل من روسيا، بينما وجهت اتهامات من جانب الموالين لإيران لأوساط في النظام السوري وروسيا بأنهم يقدمون إحداثيات دقيقة لإسرائيل، بهدف استهداف المواقع الإيرانية.

وفي هذا السياق، اعتبر المحلل السياسي العميد أحمد رحال، في تصريح لـ”العربي الجديد” أن إيران تتخوف من عملية إعادة تموضع باتجاه انزياح بعض الشخصيات الفاعلة في النظام السوري مثل رجل الأعمال البارز رامي مخلوف من الخندق الإيراني إلى الموالاة لروسيا.

وأضاف أن التفجير الذي وقع في ساحة الحمام باللاذقية قام به موالون لإيران، وكذلك التفجير الذي حصل في دمشق بمنطقة العدوي والقريب من السفارة الروسية.

ويرى مراقبون أن روسيا تسعى لإبعاد مليشيات إيران من سهل الغاب لتطبيق اتفاق سوتشي مع تركيا وحماية قاعدة حميميم بينما تطمح إيران لإدارة المعابر.

وكانت مصادر ذكرت أن هناك قراراً روسياً بحل “الفرقة الرابعة” وتسليم منطقة حماة وسهل الغاب لـ”الفيلق الخامس” الذي يشرف عليه سهيل الحسن، مع تشديد روسي على منع ماهر الأسد من القيام بأي عمل عسكري منفرد في تلك المنطقة.

وحسب هذه المصادر، فإن العلاقة بين ماهر الأسد، الموالي لإيران وسهيل الحسن الموالي لروسيا سيئة، حيث يعتبر ماهر الأسد الحسن متمرداً وتابعاً لروسيا لأنه لا يتلقى أوامره من وزارة الدفاع التابعة للنظام ولا حتى من رئيس النظام بشار الأسد، في وقت راجت شائعات بأن روسيا تعد الحسن ليكون خليفة محتملاً لبشار الأسد، أو على الأقل أن يكون له دور رئيسي سواء بوجود الأسد أم رحيله.

ولا يقتصر هذا الصراع على منطقة حماة وسهل الغاب، فقد اندلعت مؤخراً اشتباكات بين رجل روسيا في الجنوب السوري أحمد العودة، وقوات أبو صدام خربة التابع لـ”حزب الله” انتهت بسيطرة قوات العودة على مدينة بصرى الشام في ريف محافظة درعا الشرقي.

Un conflit russo-iranien au sein de l’armée du régime dans la campagne de Hama


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Un conflit russo-iranien au sein de l’armée du régime dans la campagne de Hama

Amin Al-Assi
24 janvier 2019
Une rivalité russo-iranienne visant à contrôler et à renforcer l’influence dans la campagne occidentale de Hama a commencé à émerger à la surface, avec une nette volonté russe de réduire l’influence iranienne sur la scène syrienne en général. Entre-temps, les deux parties utilisent des bras militaires armés syriens pour cette afrontation, avec la division des forces du régime et des milices locales entre les deux parties, la partie russe, et l’autre liée au garde révolutionnaire iranien, et elle reçoit son soutien et son ordre.

Dans ce contexte, des sources locales ont confirmé que des signes de concurrence pourraient se transformer en affrontements militaires dans la plaine de Al-Ghab entre les parties russe et iranienne cependant, ils ont démenti ce que certains sites de médias ont rapportées sur le déclenchement d’affrontements, mardi dernier, dans le nord -ouest de Hama, où se trouveraient des morts et des blessés, parmi les hommes armés de la « quatrième division » dirigée par Maher al-Assad, frère du président syrien Bachar al-Assad, appartenant aux forces du régime, d’un côté, et la « cinquième division » qui dépend des Russes en Syrie, de l’autre. Les mêmes sources ont indiqué qu’il existait une rivalité entre la bande soutenue par l’Iran et la 5e division, dirigée par le général Murad Khair Beik, pro-russe, pour contrôler cette zone, qui est complètement adjacente à la zone de soudure avec les forces de l’opposition syrienne qui contrôlent le côté de la plaine de Al-Ghab et une grande partie de la campagne nord de Hama. Les sources ont indiqué que la zone sous le contrôle du régime dans la plaine de Al-Ghab comprenait de nombreuses forces, y compris les forces du « Hezbollah » libanais, des milices iraniennes et la défense nationale (Chabbihas), ajoutant que les Russes tentaient d’établir des points d’observation dans la région, renforcés par des hommes armés de la « 5e division d’incursion » et souhaitent supprimer toutes les forces qui ne leur sont pas directement connectées.

Les sources ont souligné que les Chabbiha et les milices iraniennes “vivent de la contrebande actuelle dans les régions du régime vers les zones de l‹opposition et vice versa, et ne veulent pas perdre les points de passage existants et tentent donc de rester dans la région, et c’est ce qui est rejeté par la Russie », expliquant que cette dernière a mis en place de nombreux points d’observation dans la campagne de Hama, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de Sochi signé avec la partie turque en septembre dernier, qui désamorçait la guerre entre l’opposition et le régime dans le nord-ouest de la Syrie.

Les sources ont indiqué que « la partie russe a récemment mis en place un poste d’observation lui appartenant dans la région de Tleyssié, à l’est de Hama, et renforcée par un camp de la 5e division d’armée, et a également mis en place un point d’observation au sud de la ville de Halfaya, et elle est en trein d’installer un nouvel point d’observation dans la pleine de Al-Ghab. Les sources ont confirmé qu’il n’y avait pas eu d’affrontements entre la 5e division et les milices iraniennes jusqu’à mercredi midi, ajoutant que « les Russes et les Iraniens sont traités avec du mépris les officiers des forces du régime, y compris les hauts gradés, et donc qu’aucun membre des forces du régime ne se rebelle contre les ordres russes ». Les sources ont indiqué que Sulaiman Shahin, commandant de la milice « Hamzah » dirigée par Souheil Hassan », en confirmant les insultes reçues par des officiers du régime et des personnalités occupant des postes élevés dans le gouvernement du régime, lancé par les officiers de la Russie et de l’Iran, leur indiquant que les dirigeants les avaient obligé de les supporter.

(…)

صراع روسي إيراني داخل جيش النظام في ريف حماة

أمين العاصي

24 janvier 2019

بدأت تطفو على السطح نذُر تنافس روسي إيراني للسيطرة وتعزيز النفوذ في ريف حماة الغربي، في ظلّ سعي روسي واضح للتقليل من التأثير الإيراني في المشهد السوري، على وجه العموم. ووسط ذلك، يحرص الطرفان على استخدام أذرع عسكرية سورية للمواجهة، مع انشطار قوات النظام والمليشيات المحلية بين الطرفين، إذ يوالي قسم منها الجانب الروسي، فيما يرتبط آخر بالحرس الثوري الإيراني، ويتلقى الدعم والأمر منه.

وفي هذا الإطار، أكّدت مصادر محلية أنّ هناك بوادر تنافس ربما يتحوّل إلى صدام عسكري في منطقة سهل الغاب بين الجانبين الروسي والإيراني، ولكنها نفت لـ”العربي الجديد” الأنباء التي تناقلتها مواقع إخبارية، عن اندلاع اشتباكات، يوم الثلاثاء الماضي، في ريف حماة الشمالي الغربي، وقع خلالها قتلى ومصابون، بين مسلحي الفرقة الرابعة التي يقودها ماهر الأسد، شقيق رئيس النظام السوري بشار الأسد، والتابعة لقوات النظام من جهة، وبين “الفيلق الخامس” التابع للروس في سورية، من جهة أخرى. وأشارت المصادر ذاتها إلى أنّ هناك تنافساً بين الفرقة المدعومة من الإيرانيين، وبين الفيلق الخامس الذي يقوده اللواء مراد خير بيك الموالي لروسيا، للسيطرة على هذه المنطقة المتاخمة تماماً لمنطقة التماس مع قوات المعارضة السورية التي تسيطر على جانب من سهل الغاب، وقطاع واسع من ريف حماة الشمالي. وأوضحت المصادر أنّ المنطقة التي تقع تحت سيطرة النظام في سهل الغاب تضمّ العديد من القوى، منها قوات تتبع لـ”حزب الله” اللبناني، ومليشيات إيرانية ودفاع وطني (شبيحة)، مضيفةً أنّ الروس يحاولون وضع نقاط مراقبة في المنطقة، معززةً بمسلحين من “الفيلق الخامس اقتحام”، ويريدون إبعاد أي قوات غير مرتبطة بها بشكل مباشر.

وأشارت المصادر إلى أنّ الشبيحة والمليشيات الإيرانية “تعتاش من التهريب الجاري من مناطق النظام إلى مناطق المعارضة وبالعكس، ولا تريد خسارة المعابر الموجودة، ولهذا تحاول البقاء في المنطقة، وهو ما يرفضه الجانب الروسي”، موضحةً أنّ الأخير أقام العديد من نقاط المراقبة في ريف حماة، في سياق تنفيذ اتفاق سوتشي الموقّع مع الجانب التركي، في سبتمبر/أيلول من العام الفائت، والذي نزع فتيل الحرب بين المعارضة والنظام في شمال غربي سورية.

ولفتت المصادر إلى أنّ “الجانب الروسي أقام أخيراً نقطة مراقبة تابعة له في منطقة الطليسية في ريف حماة الشرقي، وحصّنها بمعسكر من مسلحي الفيلق الخامس، كما أقام نقطة مراقبة جنوب بلدة حلفايا، وأخرى في منطقة الصقيلبية، وهو الآن بصدد وضع نقطة مراقبة جديدة في سهل الغاب”. وأكدت المصادر أنه لم تحدث أي اشتباكات بين الفيلق الخامس وبين مليشيات إيرانية، حتى ظهر أمس الأربعاء، مضيفةً أنّ “الروس والإيرانيين يعاملون ضباط بقوات النظام ومنهم برتب عالية، باحتقار شديد، ومن ثمّ ليس بإمكان أحد في قوات النظام التمرّد على الأوامر الروسية على الإطلاق”. وأشارت المصادر إلى أنّ سليمان شاهين، قائد مليشيا “الحمزة”، التابعة لسهيل الحسن “أكد على مواقع التواصل الاجتماعي الإهانات التي يتلقاها ضباط النظام وشخصيات في مناصب عالية في حكومة النظام، من الضباط الروس والإيرانيين، لافتاً إلى أنّ القيادة طالبتهم بتحمّل الإهانة”.

وأكدت المصادر “أنّ الجانب الروسي بصدد تغيير خارطة السيطرة في المنطقة القريبة من نقاط التماس مع قوات المعارضة السورية في ريف حماة”، مضيفةً أنّ “هذا الأمر يتطلّب إبعاد المليشيات المرتبطة بالجانب الإيراني، والتي ربما تُحدث مشاكل في المنطقة. وقالت “روسيا تحاول إقفال المنطقة، ربما استعداداً لمرحلة مقبلة قد يحدث فيها تغيّر سياسي ما”.

وتعتبر منطقة سهل الغاب الممتدة من شمال غربي حماة إلى غربها، من المناطق الهامة في وسط سورية، كونها تربط بين محافظات إدلب واللاذقية وحماة، بل بوابة مهمة إلى الساحل السوري، معقل النظام الأبرز. وهي تضمّ العديد من البلدات أهمها: سلحب، جورين، شطحة، الرصيف، مرداش، عين سليمو، البحصة، حورات عمورين، قبر فضة، الكريم، تمانعة الغاب، والسقيلبية. ويحتفظ النظام بقوات كبيرة في منطقة جورين، حيث يعدّ المعسكر الموجود هناك، والذي يبعد عن مدينة حماة نحو 90 كيلومتراً، من أكثر المعسكرات التابعة للنظام تحصينًا في ريف حماة الغربي، حيث يعتمد عليه في قصف القرى الواقعة تحت سيطرة المعارضة السورية المسلحة في أرياف حماة وإدلب واللاذقية. كما تضمّ منطقة الغاب عشرات القرى والبلدات التي تعدّ الخزان البشري لقوات النظام والشبيحة.

وحاولت فصائل المعارضة السورية المسلحة، خصوصاً في عام 2015 الذي شهد انهيار قوات النظام في شمال غربي سورية، التوغّل في منطقة الغاب وتهديد النظام في معاقله البارزة، لكنها لم تستطع التقدّم كثيراً بسبب تدخّل الروس في الصراع أواخر ذاك العام، ما وضع حداً لتطلّعات المعارضة المسلحة بفتح بوابة الساحل السوري، والتوغّل غرباً باتجاه مدينتي طرطوس واللاذقية.

إلى ذلك، أكّد المحلل العسكري، العقيد مصطفى البكور، أنّ “هناك تنافساً على مناطق النفوذ والمعابر في منطقة الغاب في ريف حماة الغربي بين الفيلق الخامس التابع لروسيا والفرقة الرابعة التابعة لإيران”، مضيفاً في حديث مع “العربي الجديد”، أنه “يبدو أنّ الروس بدأوا ينفّذون اتفاقاً مع الجانب الأميركي يتعلّق بتقليم أظافر إيران في سورية، ولكن التنفيذ بأيد سورية”. وحول أهمية منطقة الغاب في غربي حماة للطرفين المتنافسين، روسيا وإيران، قال البكور “تعتبر منطقة سهل الغاب خطّ فصل بين المناطق المحرّرة والقرى الموالية من الطائفة العلوية بالنسبة للإيرانيين، فيما هي خطّ دفاعي عن محيط قاعدة حميميم الجوية بالنسبة للروس، والسيطرة عليها تؤمّن إبعاداً كافياً للفصائل الثورية عن حميميم، مما يؤدي إلى عدم قدرة الفصائل على استهداف القاعدة الروسية في الساحل السوري”.

ويعتبر “الفيلق الخامس اقتحام” الذي أُعلن عن تشكيله أواخر عام 2016، الذراع البرية للجانب الروسي على الأراضي السورية، حيث تولّت وزارة الدفاع الروسية تشكيله من عسكريين سابقين، وموظفين، ومن عناصر كانوا في صفوف المعارضة السورية، وأجروا “تسوية” مع النظام في مناطق “المصالحات”. وينتشر الفيلق في عموم الأراضي السورية، مثلما تنتشر مليشيات إيرانية، وأخرى محلية مرتبطة بالحرس الثوري الإيراني في المناطق التي تقع تحت سيطرة النظام. ويعتمد الروس على مسلحي “الفيلق الخامس اقتحام” في حماية النقاط الروسية في سورية، خصوصاً في ريف حماة الشمالي، كما تعتمد إيران على المليشيات في بسط نفوذها على مناطق سورية، ولا سيما في ريف دمشق وحمص وحماة وحلب ودير الزور، وفي البادية السورية التي يتنافس عليها الروس والإيرانيون.

Octobre 2015: Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep ; أكراد سوريا.. تحالف مع الأسد و روسيا في حلب‎


Il est parfois utile de revenir en arrière pour pouvoir mieux anticiper  l’avenir….
Mais malheureusement, l’être humain a la mémoire courte et reproduit souvent les mêmes erreurs même à court terme…
Un article qui date du mois d’octobre 2015

Et un autre qui date du 5 janvier 2019: Les “Kurdes” oeuvrent vers un accord politique avec Al-Assad, par le biais d’une médiation Russe.

« L’administration dirigée par les Kurdes, qui contrôle la majeure partie du nord de la Syrie, a proposé une feuille de route pour un accord avec Bashar al-Assad et attend la réponse de Moscou », a déclaré Badran à Reuters. La Turquie a condamné hier les déclarations du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui a mis en garde, jeudi, d’exposer les Kurdes de Syrie à quelconque « exécution » par les forces turques, affirmant qu’il s’agissait d’un « manque préoccupant d’informations ».

٠«الأكراد» يسعون إلى اتفاق سياسي مع الأسد بوساطة روسية

 

Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep – أكراد سوريا.. تحالف مع الأسد و روسيا في حلب‎

Vendredi 23 Octobre 2015
ANALYSE
 
Si la thèse de la bataille d’Alep dans les prochains mois s’inscrit dans la doctrine militaire du « pays utile » adoptée par Damas, celle d’une coalition entre forces progouvernementales appuyées par Moscou et forces kurdes est en revanche plus surprenante.
Lina KENNOUCHE | OLJ10/10/2015
Dans un article publié pour le Washington Institute, « Syria’s Kurds Are Contemplating an Aleppo Alliance with Assad and Russia » (Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep), Fabrice Balanche, spécialiste de la géographie politique de la Syrie, envisage le scénario d’une alliance entre les troupes loyalistes et les forces kurdes dans l’inéluctable bataille d’Alep.
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The PYD Project of Rojava
the-pyd-project-of-rojava-2015-
Surenchère politique
Selon une source sécuritaire proche du régime, il y a quelques jours, une rencontre secrète s’est tenue entre trois responsables kurdes venus de Qamechli et le directeur du bureau de la Sécurité nationale, le général Ali Mamlouk, pour aborder les conditions de formation d’une coalition entre les forces progouvernementales et leurs alliés, ainsi que les Kurdes. Et elle s’est soldée par un échec. Les deux principales conditions posées par la partie kurde ont entraîné un refus catégorique de Ali Mamlouk, puisque Damas exclut toute livraison de chars d’assaut et d’armements lourds au parti de l’Union démocratique (PYD) et ne veut pas entendre parler d’un projet d’unification des trois cantons de Djazeera, de Kobané et, plus à l’ouest, de Afrin, soit la reconnaissance d’une zone autonome qui s’étendrait du nord-est de la Syrie jusqu’au nord-ouest de l’Irak et la région pétrolière de Kirkouk. Toujours selon la même source, le refus inexorable du régime syrien a conduit ces trois responsables à porter leurs revendications aux Russes au cours d’une rencontre séparée. Or, il n’est pas improbable que le PYD prenne place dans le schéma russe à l’avenir. Cette possibilité de rapprochement russo-kurde a essentiellement été favorisée par l’attitude des Américains qui s’enlisent dans l’immobilisme.
Selon Fabrice Balanche, les États-Unis n’ont aujourd’hui plus rien à offrir aux Kurdes. Alors que Washington attendait des forces kurdes qu’elles s’engagent dans une confrontation avec le groupe État islamique (EI) à Raqqa, ces dernières ont décliné, estimant que l’EI a pu renforcer ses défenses dans cette zone grâce à l’approvisionnement turc en armements et munitions, et que les Américains ne leur offraient aucune garantie de protection. En juin dernier, Saleh Moslem, la tête dirigeante du PYD kurde, a fait savoir qu’ils n’avaient pas l’intention d’engager la bataille de Raqqa. Pour M. Balanche, « les Kurdes se sentent aujourd’hui protégés par les Russes. Ils se sont rendus aux États-Unis pour faire monter les enchères, mais l’administration américaine n’a rien laissé entrevoir. Les Kurdes ont besoin d’un soutien américain qui neutraliserait Ankara, mais Washington ne semble pas en mesure de leur offrir la liaison entre Kobané et Afrin. Ils sont donc allés voir les Russes tout en sachant qu’Ankara ne va pas réagir face aux Russes », puisque les Kurdes restent une carte de dissuasion pour contraindre le président turc à cesser tout soutien à l’État islamique.
Que si le régime d’Assad reste faible…
Mais, en réalité, l’arrière-fond indispensable aujourd’hui pour analyser l’éventualité d’une coalition entre Damas, Moscou et les forces kurdes reste l’évolution des rapports de force sur le terrain dans les mois à venir. Les Kurdes posent des conditions inacceptables pour Damas, qui reste attaché au principe intangible de l’intégrité et de l’unité de l’ensemble du territoire syrien. Sur ce point, le président syrien Bachar el-Assad refuse toute évolution dans la perception du problème. Son équation reste la suivante : stabiliser « le pays utile » pour, dans un second temps, stabiliser l’ensemble du territoire, et, en ce sens, tout projet de partition et autonomiste est honni par le président syrien.
Or, pour Fabrice Balanche, les développements sur le terrain dans les 3 à 6 mois à venir avant le lancement de la bataille d’Alep seront déterminants dans la décision russe de faire appel aux forces kurdes. Selon lui, Assad pourrait se retrouver acculé devant le choix d’accepter un deal avec les Kurdes. « Nous sommes encore dans cette phase de négociations où chaque acteur tente de savoir quels sont les moyens à la disposition de l’autre. Tout dépendra de l’avancée de l’armée syrienne dans les mois à venir, mais surtout de sa capacité à maintenir son contrôle dans les zones reconquises. Les Kurdes sont conscients qu’ils ne pourront concrétiser leur projet que si le régime d’Assad reste faible. Et ils savent également que Poutine peut leur donner ce qu’Assad ne leur donnerait pas », conclut Fabrice Balanche

أكراد سوريا… تحالف مع الأسد وروسيا في حلب
م – 21 أكتوبر, 2015

باريس – فابريس بالانش

تكمن أهداف روسيا الأكثر إلحاحاً في سوريا في الحفاظ على نظام بشار الأسد وتوسيع وجودها العسكري على ساحل البحر المتوسط، على الرغم من التصريحات الروسية المتكررة على خلاف ذلك. وباستطاعة موسكو تحقيق هذه الأهداف حتى لو لم تكن دمشق وحلفاؤها قادرين على استعادة الأراضي خارج معقل العلويين. بيد، إذا أراد فلاديمير بوتين أن يكون وسط رقعة الشطرنج السورية، فسيحتاج عندئذ إلى دفع بيادقه إلى المناطق السورية الداخلية.

وفي هذا الإطار، يمكن لحلب على وجه الخصوص أن تكون هدفه التالي لأن جميع الأطراف الرئيسية في الحرب تتنافس حالياً للسيطرة على المدينة الشمالية الرئيسية. وبالتالي فإن خسارة هذه المدينة ستشكل انتكاسة سياسية واستراتيجية كبرى بالنسبة إلى الأسد، وستضعف نظامه في المفاوضات المقبلة.

وحالياً، لا يزال الجيش السوري يسيطر على ثلث [مدينة] حلب المرتبط ببقية المنطقة التي تسيطر عليها الحكومة من خلال طريق ضيق. إلا أن هذا الممر يضيق أكثر فأكثر من جراء عمليات تنظيم «الدولة الإسلامية في العراق والشام» («داعش»)/«الدولة الإسلامية» شرقاً و«جبهة النصرة» – ذراع تنظيم «القاعدة» – غرباً. من هنا، من أجل الفوز في المعركة على حلب، سيحتاج الأسد إلى التعاون مع «حزب الاتحاد الديمقراطي» – النسخة السورية من «حزب العمال الكردستاني» التركي.

ويحرص «حزب الاتحاد الديمقراطي» على ربط الكانتونات الخاصة به في جميع أنحاء كوباني وعفرين، وفتح ممر لحي “الشيخ مقصود” – المنطقة الكردية في حلب. وقد أشارت مقابلة أجراها موقع “المونيتور” مع زعيم «حزب الاتحاد الديمقراطي» صالح مسلم إلى أن الحزب ربما يسعى لعقد تحالف استراتيجي مع الأسد وروسيا من أجل تحقيق هذا الهدف.

ساحة المعركة المعقدة في حلب

حلب هي مدينة مقسمة على أساس طائفي واجتماعي. فعندما اندلعت الحرب، كان أكثر من ثلثي سكانها الذين يبلغ عددهم 2.5 مليون نسمة من العرب السنة، يليهم الأكراد (20-25 في المائة، وتم تعريب العديد منهم) والمسيحيين (10 في المائة، نصفهم تقريباً من الأرمن). كما وضمت المدينة مجتمعاً صغيراً من التركمان الذين ينتمون إلى منطقة أعزاز، فضلاً عن عشرات الآلاف من العلويين، وهم بشكل رئيسي من موظفي الخدمة المدنية والعسكريين من المنطقة الساحلية.

لكن الانقسام الرئيس في حلب هو اجتماعي وليس طائفي – بين السكان الحضر والريفيين، ويعني ذلك جزئياً بين الأغنياء والفقراء. وقد سكن المحافظات الغربية سكان المدن لعدة أجيال، في حين أن الأحياء الشرقية والمنطقة الكردية هي عبارة عن مستوطنات غير رسمية تستضيف سكان الريف. وبالتالي فإن السكان الحضر الأصليين يحتقرون سكان الريف الذين جاؤوا للاستقرار في تلك المناطق، متهمين إياهم بمحاولة تحويل المدينة إلى ريف، الأمر الذي قد يدمر حلب فعلياً من وجهة نظرهم.

أما بالنسبة للريفيين فإن التضامن العشائري في المناطق الشرقية والشمالية لا يزال قوياً كما كان في الريف. كما أن السلطات المحلية فوّضت أيضاً قوة من الشرطة للعشائر التي عانت من خسائر فادحة عندما حاصر الثوار حلب في تموز/ يوليو 2012 (مثل عشيرة آل بري). وفي الوقت نفسه، وجد الثوار من الريف مقراً جيداً في المستوطنات غير الرسمية في المنطقة الشرقية، ولكنهم اشتبكوا مع الميليشيات الكردية في “الشيخ مقصود”، وواجهوا العداء من المناطق الرسمية والغنية التي دعمت الجيش السوري ضد الغزو الريفي.

أما خارج حلب، فإن التقسيم الرئيسي في المناطق الريفية في شمال غرب سوريا يكمن ما بين العرب والأكراد. فقد كانت الأقليات الدينية غائبة تقريباً عن هذه المنطقة قبل الحرب، وفي الوقت الحالي تبرز أربعة تجمعات شيعية فقط (الفوعة وكفريا والزهراء ونبل، وجميعها محاطة بالثوار)، ومجموعة صغيرة من الطائفة الدرزية في جبل السماق (التي تتوارى عن الانظار)، وقرية اليعقوبية المسيحية (التي تم التخلي عنها حالياً). أما بالنسبة إلى منطقتي عفرين وكوباني فهما كرديتين بالكامل، وهناك العديد من القرى الكردية بين هذين الحصنين (على الرغم من أن غالبيتها أُعطيت أسماءً عربية خلال حقبة التعريب البعثية، مثل القرى التركية حول أعزاز).

وفي الأشهر الأولى للثورة، خسر النظام السيطرة على معظم شمال غرب البلاد، ولا يزال سكان هذه المنطقة معادين للأسد باستثناء الجيوب الشيعية والمسيحية. إذ تمكنت قوات النظام من الحفاظ على بعض المدن الاستراتيجية (إدلب وجسر الشغور وأريحا) حتى ربيع 2015 وذلك بفضل الحشودات العسكرية الثقيلة والانشقاقات في صفوف المعارضة. ولكن بمجرد اتحاد مختلف الفصائل الثائرة في إطار «جيش الفتح»، لم يعد الأسد قادراً على السيطرة على المدن في محافظة إدلب، بينما أصبحت حلب الآن محاطة بالكامل تقريباً.

تحالف كردي؟

نظراً إلى البيئة المعادية في شمال غرب البلاد، اختار الأسد خيار الأرض المحروقة للتغلب على التمرد. ويهدف قصف مناطق الثوار في حلب إلى تخويف المدنيين لدفعهم إلى عزل المقاتلين، لكي يمكن إخراجهم من المنطقة كما تم في حمص. ومع مرور الوقت، انخفض عدد السكان في المناطق الشرقية من المدينة من أكثر من مليون شخص إلى عشرات الآلاف. بيد، فشلت هذه الاستراتيجية القائمة على مكافحة التمرد من خلال القصف والطرد لأن الثوار قد استولوا على كافة المدن الصغيرة المحيطة بها في محافظة إدلب وهم الآن يشكلون تهديداً خطراً على الجيش السوري في حلب.

وقد اضطر الجيش أيضاً قتال قوات تنظيم «الدولة الإسلامية» التي تهدد اتصالاته البرية والجوية. فقد كان مطار “كويرس” العسكري تحت الحصار لفترة دامت شهور وقد يلقى المصير نفسه الذي لقيه مطاري “أبو الظهور” و”الطبقة”، حيث ذبح مقاتلو «داعش» أفراد من العسكريين العلويين ونشروا لقطات من أعمالهم على نطاق واسع على شبكة الإنترنت.

لذلك، فإن إحدى أولويات الضربات الجوية الروسية المستمرة من المرجح أن تتجلى في دعم قوات الأسد للتخفيف عن هذه القاعدة من خلال ضرب تنظيم «داعش» بشكل مباشر. وهذا من شأنه أيضاً تبرير التدخل بشكل عام، وهو الذي صورته موسكو علناً على أنه عبارة عن حملة لمكافحة الإرهاب تستهدف تنظيم «الدولة الإسلامية». بيد، قد ينغمس بوتين بصورة أكبر في منطقة حلب، وتقوم قواته بضرب «جبهة النصرة» و «أحرار الشام»، وهما ركنا «جيش الفتح» المدعومان من المملكة العربية السعودية وقطر وتركيا.

وقد يكون ذلك كافياً لفرض بعض الخطوط الحمراء الجديدة على الثوار: على سبيل المثال، “وقف جميع الهجمات على الأجزاء التي يسيطر عليها النظام في حلب وإلا”. لكن إستعادة السيطرة على المدينة بأكملها ومحيطها تتطلب إغلاق الحدود التركية لوقف تلقي الثوار الدعم اللوجستي. وبالتالي، يمكن أن يُعهد بهذه المهمة إلى الأكراد الذين ربطوا جيوبهم الحدودية الشرقية في إطار أراضٍ يسمونها “روج آفا”.

ويقيناً، أن تركيا قد أخبرت «حزب الاتحاد الديمقراطي» بأنه لا يمكنه توسيع هذه المنطقة بصورة أكثر غرباً من كوباني، في إطار ما يبدو أنه استبعاد للخطوة لبناء صلة مع عفرين. وبالتالي فإن أي هجوم كردي من هذا القبيل من شأنه أن يضع حداً للاتفاق الاستراتيجي لـ «حزب الاتحاد الديمقراطي» مع الولايات المتحدة التي لا تريد أن يستولي الحزب على جرابلس وأعزاز. مع ذلك، فمن الصعب تصور التزام الأكراد السوريين بالوضع الراهن في منطقة حلب إلى أجل غير مسمى. إذ يعتقد الكثير منهم أنهم في لحظة تاريخية وهم عازمون على اغتنام الفرصة لبناء دولة من خلال توحيد جميع الأراضي الكردية السورية. وبما أنهم يعتبرون المنطقة الواقعة بين عفرين وكوباني على أنها منطقة كردية تاريخياً، فهم يؤمنون أنه يجب ضمها إلى “روج آفا”.

إن التصريحات الأخيرة لزعيم «حزب الاتحاد الديمقراطي» لا تعيد تكرار هذه الأهداف الكردية فحسب، بل تشير أيضاً إلى أن الحزب على استعداد للتحالف مع النظام والقوات الروسية من أجل تحقيقها. فكما قال لموقع “المونيتور”: “سنقاتل جنباً إلى جنب مع كل من يحارب «داعش»”. ومرة أخرى، منعت تركيا «حزب الاتحاد الديمقراطي» من التقدم نحو غرب كوباني كما لو كانت أراضي تابعة لـ تنظيم «الدولة الإسلامية»، كما أن المشروع التركي لإقامة منطقة عازلة في هذه الأراضي يتداخل مع مشروع “روج آفا” الكردي. لكن صالح مسلم يشكك في فعالية هذا الحظر بقوله: “إذا حاولت تركيا التدخل، فسيقومون بذلك. إذ تربط روسيا بسوريا اتفاقية دفاع مشترك. وسيمنعون التدخل التركي ليس للدفاع عنا [الأكراد] بل للدفاع عن الحدود السورية.”

وفي الوقت نفسه، في 27 أيلول/ سبتمبر قامت قوات «حزب الاتحاد الديمقراطي» من حي “الشيخ مقصود” بقطع الطريق الوحيد الذي يربط حلب بتركيا والذي يمر عبر أعزاز. والأسئلة التي تطرح نفسها هنا، هل يسعى الحزب لفتح الطريق إلى عفرين، وهل سيتعاون مع النظام للقيام بذلك؟ وبالفعل، إن القوات الكردية قد ساعدت الجيش السوري و «حزب الله» على جبهتين، وتمثل ذلك بـ : محاصرة قوات الثوار في شرق حلب وإنقاذ بلدتي نبل وزهراء الشيعيتين المحاصرتين.

ويتفاوض «حزب الله» حالياً مع المعارضة على إخلاء القريتان الشيعيتان الأخرتان في المنطقة (كفريا و الفوعة) مقابل إطلاق سراح المقاتلين من الثوار. كما يتم العمل بوقف إطلاق النار، إلى جانب رحيل حوالي 10 آلاف مدني من المنطقة. وبعد اكتمال هذه العملية، سيمتلك «حزب الله» مطلق اليدين للمساعدة في نبل وزهراء.

وعلى نطاق أوسع، إن حالة عدم اليقين السياسي في تركيا التي تلوح في الأفق والوجود الروسي المتوسع في سوريا قد يدفعان بالأكراد إلى المقامرة على اتخاذ هذه الخطوة، وربما يقومون بذلك مدفوعين من موسكو. وفي هذا السيناريو، سيكون الكرملين – وليس واشنطن – محاور أنقرة الذي لا غنى عنه، لكبح الطموحات الكردية. أما بالنسبة للأسد، فهو يعلم بأن شرعيته كرئيس لسوريا لا تعتمد على السيطرة على دمشق فحسب، بل على حلب أيضاً، لأن سوريا المعاصرة بُنيت على اتحاد هاتان المدينتان داخل نفس الدولة.

المحصلة

أمام القادة الغربيين خيارين للرد على تدخل روسيا والموجات المصاحبة له: إما أن يقفوا مكتوفي الأيدي ويصلّوا لأن تصبح سوريا – أفغانستان بوتين، أو أن يلعبوا وفق قواعد بوتين ويضمنوا مكانهم الخاص في تشكيل عملية السلام السورية في المستقبل. وفي كلتا الحالتين، لا بد لهم من الاعتراف بأن «حزب الاتحاد الديمقراطي» لن يتردد في التحالف مع روسيا والأسد إذا كان هذا هو السبيل الوحيد لحصوله على إقليم متواصل في الشمال.

لقد قيل للأكراد السوريين مراراً وتكراراً إن الغرب لن يسمح لهم بالحصول على المزيد من الأراضي، وأنهم يخشون هجوماً محتملاً معادياً للأكراد مدعوماً من تركيا. لذا، فهم ينظرون حالياً إلى التدخل الروسي بشكل إيجابي. وقد لا تكون موسكو قادرة على مساعدة الأسد في إستعادة السيطرة على الشمال بأكمله، ولكنها بالتأكيد قادرة على منع الثوار العرب السنة من تهديد عملية توسيع “روج آفا” الكردية.

ووفقاً لذلك، تواجه الولايات المتحدة وشركاؤها قراراً صعباً: إما الحفاظ على الحظر المفروض على التوسع الكردي أو دعم مساعي «حزب الاتحاد الديمقراطي» لضم عفرين إلى كوباني. من شأن هذا المسار الأخير أن يساعد على إضعاف تنظيم «الدولة الإسلامية» بوقف قدرته على الوصول إلى تركيا. بالإضافة إلى ذلك، فإن الأكراد هم القوة الوحيدة على الأرض التي ستدعم الجهود الغربية ضد تنظيم «داعش»، لذلك فإن إبقائهم في المعسكر الأمريكي يبدو أساسياً في هذا الوضع.

* معهد واشنطن

Manbej dans l’attente…


 

قوات-روسية-منبج-

Sans parvenir à un résultat pour le moment … Les Forces Démocratiques de la Syrie et les forces du régime continuent leurs rencontres et discussions, afin de remettre davantage au dernier des zones, tandis que les mobilisations et les rassemblements de masse continuent dans la région de Manbej

28 décembre 2018

دون التوصل إلى نتيجة بعد…إجتماعات ومناقشات متواصلة بين قوات سوريا الديمقراطية وقوات النظام لتسليم الأخير مزيد من المناطق، واستنفارات وتحشدات مستمرة في منطقة منبج

28 décembre 2018

 

Une rue commercante à Manbej 2018

Les dirigeants de l ‘”Armée Nationale syrienne/des rebelles soutenus par la Turquie” que les forces d’Assad se sont retirés des environs de Manbej, vendredi soir, après être entrés dans la région à l’invitation des “Unités de protection du peuple” (kurdes).
Le chef de la “Brigade du Nord”, Abu Al-Farouk a annoncé aujourd’hui, samedi 29 décembre, que les forces du régime se sont retirées de la région d’Ariméh et des zones où elles sont entrées à l’ouest de la ville de Manbej.

Le chef a ajouté: ” Hier soir, des autobus sont entrés dans les villages de Ariméh et ont emmené tous les éléments du régime et ses Chabbiha (voyous)”

 

قال قياديون في “الجيش الوطني” إن قوات الأسد انسحبت من محيط منبج، مساء أمس الجمعة، بعد دخولها إلى المنطقة بدعوة من “وحدات حماية الشعب” (الكردية).

وأوضح القيادي في “لواء الشمال”، “أبو الفاروق” اليوم، السبت 29 من كانون الأول، أن القوات التابعة للنظام انسحبت من منطقة العريمة والمناطق التي دخلتها غربي مدينة منبج.

وقال القيادي لعنب بلدي، “البارحة ليلًا دخلت باصات على قرى العريمة وسحبت كل عناصر النظام والشبيحة”.

Sur la question du retrait américain de la Syrie et de ses répercussions possibles


Stafs-militaires
Dimanche 23 décembre 2018
Ziad Majed

Le président américain Donald Trump a surpris son administration, la plupart des responsables américains et du monde entier dans un tweet annonçant sa décision de retirer les forces spéciales de son pays basées au nord-est de la Syrie dans le cadre de la « Coalition internationale contre le terrorisme ».

La surprise résidait dans le calendrier et le format de la déclaration plutôt que dans la décision elle-même. Trump ne semblait pas être dérangé par la question syrienne. Lui, malgré ses reproches à son prédécesseur Obama le retrait hâtif et non réussi de l’Irak, annoncée au cours de sa campagne électorale et à deux reprises ces deux dernières années, il a exprimé le souhait de retirer les soldats américains (nombre estimé à 2 000 soldats) de la Syrie, avant même l’achèvement de « leurs victoires » et de leurs alliés les milices Kurdes contre l’organisation de l’Etat islamique « Daech », raison de leur intervention déclarée dans le conflit à l’été 2014.

Mais le moment est venu maintenant, après l’escalade politique et économique de l’administration américaine contre Téhéran et le retrait américain de l’accord nucléaire, suite à la nomination de James Jeffrey en tant qu’envoyé spécial en Syrie, ainsi qu’après les déclarations d’un certain nombre de faucons qui ont confirmé de rester dans la région jusqu’à la confirmation du retrait de l’Iran et de ses alliés de la Syrie, a surpris plusieurs personnes et a poussé le ministre de la Défense Américain James Matisse à démissionner.

La Turquie et les Kurdes de Syrie
Parmi les spéculations, certaines sont liées au moment choisi pour annoncer le retrait, suite à un contact direct avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui mobilise ses forces depuis un certain temps et menace d’intervenir contre les milices kurdes à Manbej et de l’Est de l’Euphrate, afin de les éloigner de la frontière avec son pays et de nuire à leur projet politique et souverain. Cela pourrait conduire, si le retrait était réalisé, à une main mise de la Turquie dans des zones où les Américains ont jusqu’ici protégé leurs alliés kurdes, aidés par des milliers de raids aériens pour avancer aux dépens de « Daech ».

De l’autre côté, les forces kurdes semblent être privées de toute couverture internationale décisive et devant choisir deux obligations. La première, faire face à la perspective d’une invasion turque et à la poursuite des Américains, des Russes et des Européens, afin de la maintenir confinée à Manbej et à certains points frontaliers. La seconde consiste à négocier avec le régime syrien une coordination face à l’expansion turque et à obtenir l’appui de la Russie à cette coordination, ce qui signifie « le capitulation » aux conditions d’Assad et de Moscou, et le retrait de la plupart des propositions d’indépendance et l’ouverture des régions de l’est et du nord-est à l’armée et aux milices du régime (ainsi qu’aux milices chiites proche de Téhéran). Mais en tout cas, tout ceci ne donne aucune garantie aux kurdes, car Ankara négocie principalement avec la Russie et l’Iran, ainsi qu’avec les États-Unis, et peut échanger une partie d’Idleb contre une partie du nord-est de la Syrie si elle est contrainte, voire limitée, à un accord avec Moscou pour soutenir les projets russes dans le cadre de la prochaine étape, sans nécessité de faire « beaucoup de concessions ».

Iran et Israël
Parmi les conjonctures proposées, celles de l’équation israélo-iranienne et de son évolution, et de ce que la décision de Trump montre un déclin du rôle direct des Etats-Unis, précédemment évoqué, face à Téhéran en Syrie, en contrepartie de l’escalade israélienne contre elle et de la reprise des attaques sur ses positions et les positions de ses alliés (ce qui a nettement reculé les derniers mois à la demande de la Russe). Si la fuite dans la presse prouve que Netanyahu était le seul officiel étranger que Trump avait informé de sa décision avant de Twitter, cela signifie que Washington a promis de couvrir de tels processus en rassurant Tel Aviv, inquiet des répercussions possibles du retrait américain sur la question de la prolifération iranienne et de l’activité du parti du Hizbollah près du Golan occupé.

La Russie en tant que premier bénéficiaire
De tout ce qui précède, il semble que la décision du président américain bénéficiera en premier lieu à la Russie. En l’absence d’un rival international et au moment de la transition de la mission de médiation de l’ONU de Staffan de Mistura (dont le nom n’était associé qu’à l’échec de sa mission en Syrie) à Gader Pederson. Elle tentera, probablement, à consacrer les voies politiques et distribuer les rôles entre les différentes parties régionales (Iran, Israël et Turquie) ce qui les laissent suspendues à son « arbitrage », par exemple, elle accepterait l’élargissement du contrôle du nord par Ankara et, en retour, favoriserait un accord entre le régime et les forces kurdes permettant de rapprocher temporairement le reste du nord-est et de l’est. Il est, également, possible de fermer les yeux sur l’escalade israélienne contre l’Iran et ses alliés à condition que celui-ci reste confiné géographiquement et ne soit pas hors de contrôle. Quant à Téhéran, qui concentre son attention sur les frontières irako-syriennes, syro-libanaises et sur certaines zones autour de Damas et de son aéroport international, où des milices loyales sont déployées dans des villes et villages vidés de leur population, il serait conscient de ses marges étroites et se contentant de son contrôle actuel et de sa stratégie habituelle de miser sur le temps, et sur « l’ennui des adversaires et sur leurs épuisements ».

Cependant, tout ce qui reste à faire est bien entendu subordonné à la transformation de la décision déclarée de Trump en action rapide sur le terrain. Ce n’est pas encore certain pour plusieurs raisons, notamment la possibilité de demander à ses conseillers et à l’institution militaire de différer ou de mettre sa décision en œuvre par étapes de manière qui ne sort pas complètement Washington hors de l’équation. De nombreux alliés traditionnels des États-Unis en Europe (la France et la Grande-Bretagne, qui disposent également de forces spéciales sur le terrain au sein de l’Alliance internationale) et dans la région (Israël et l’Arabie saoudite) ne favorisent pas ce retrait chacun pour ses propres raisons. Trump, qui a besoin de la déclaration « d’accomplissement », a choisi de l’appeler une « victoire sur le terrorisme » au moment où il est exposé à une pression interne résultant des enquêtes sur ses relations russes illicites, de son affrontement avec les démocrates (et certains républicains) sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, pourrait considérez la logistique de retrait annoncée et les problèmes de calendrier sont des questions décidées par l’administration des forces américaines, donnant à Washington plus de temps pour finaliser des accords et éviter des scénarios qui accentueraient ses traces et l’érosion de son emprise internationale.

Tout cela signifie que nous entrons dans une nouvelle phase du long conflit en Syrie, sans horizon clair ni données diplomatiques et de terrain capables de résoudre les problèmes dans un avenir proche.

* Écrivain et universitaire libanais

عن مسألة الانسحاب الأمريكي من سوريا وتداعياته المحتملة

فاجأ الرئيس الأمريكي دونالد ترامب إدارته ومعظم المسؤولين في الولايات المتّحدة الأمريكية وفي العالم بتغريدة أعلن فيها قراره سحب قوات بلاده الخاصة المتمركزة في الشمال الشرقي السوري، في إطار ما يُعرف بـ”التحالف الدولي لمكافحة الإرهاب”.

والمفاجأة كمنت في توقيت الإعلان وشكله أكثر منها في القرار نفسه. فترامب لم يبدُ مرّة مكترثاً بالشأن السوري. وهو، وإن عاب على سلفه باراك أوباما انسحاباً مبكراً وغير موفّق من العراق، سبق وأعلن خلال حملته الانتخابية ثم في مناسبتين في العامين الماضيين عن رغبته في سحب الجنود الأمريكيّين (المقدّر عددهم بألفي مقاتل) من سوريا، حتى قبل اكتمال “انتصارهم” وحلفائهم في الميليشيات الكردية على تنظيم الدولة الإسلامية “داعش”، سبب تدخّلهم المعلن في الصراع هناك صيف العام 2014.

لكن التوقيت الآن، بعد تصعيد الإدارة الأمريكية سياسياً واقتصادياً ضد طهران والانسحاب من الاتفاق النووي معها، وبعد تعيينها جيمس جيفري مبعوثاً خاصاً لِسوريا، وبعد تصريحات لعدد من صقورها أكّدت على البقاء في المنطقة إلى حين التأكّد من انسحاب إيران وحلفائها منها، داهمت كُثراً ودفعت وزير الدفاع الأمريكي جيمس ماتيس إلى الاستقالة، وأطلقت العديد من التكهّنات.

تركيا وأكراد سوريا
من هذه التكهّنات ما يرتبط بتوقيت الإعلان الترامبي بُعَيد اتصال مباشر مع الرئيس التركي رجب طيّب اردوغان، الذي يحشد منذ فترة قواته ويهدّد بالتدخّل ضد الميليشيات الكردية في منبج وشرق الفرات لإبعادها عن الحدود مع بلاده وضرب مشروعها السياسي السيادي. وهذا قد يُفضي، إن تحقّق الانسحاب، إطلاقاً لِيد تركيا في مناطق حمى فيها الأمريكيون حلفاءهم الأكراد حتى الآن بعد أن عاونوهم بآلاف الغارات الجويّة للتقدّم على حساب “داعش”.

في المقلب الآخر، تبدو القوى الكردية عاريةً من كلّ غطاء دولي حاسم ومضطرة لخيارَين كلاهما مرّ. الأول، مواجهة احتمالات الاجتياح التركي والسعي لدى الأمريكيين والروس والأوروبيين لإبقائه محصوراً في منبج وبعض النقاط الحدودية. والثاني، التفاوض مع النظام السوري للتنسيق في مواجهة التوسّع التركي إياه، والحصول على دعم روسي لهكذا تنسيق، بما يعني “الاستسلام” لشروط الأسد وموسكو والتراجع عن معظم الطروحات الاستقلالية وفتح المناطق الشرقية والشمالية الشرقية أمام جيش النظام وميليشياته (ومعها الميليشيات الشيعية الموالية لطهران). وهذا كلّه غير مضمون للأكراد في أي حال، إذ أن أنقرة تفاوض أساساً مع كلّ من روسيا وإيران كما مع الولايات المتحدة، ويمكن لها مقايضة بعض إدلب ببعض الشمال الشرقي السوري إذا اضطرّت، أو حتى الاكتفاء بتفاهمات مع موسكو لدعم الخطط الروسية للمرحلة المقبلة من دون الحاجة إلى “تنازلات” كثيرة.

إيران وإسرائيل
من التكهّنات المطروحة أيضاً، ما يتعلّق بالمعادلة الإيرانية – الإسرائيلية سورياً وتطوّرها، وما يُظهره قرار ترامب من تراجع للدور الأمريكي المباشر الملوَّح به سابقاً في مواجهة طهران داخل سوريا، مقابل عودة التصعيد الإسرائيلي ضدّها واستئناف ضرب مواقعها ومواقع حلفائها (وهو ما تقلّص في الأشهر الأخيرة بِطلب روسي). وإذا تأكّد ما تسرّب في الصحافة من أن نتنياهو كان المسؤول الأجنبي الوحيد الذي أطلعه ترامب على قراره قبل تغريده، ففي الأمر ما يشير إلى وعود بتغطية واشنطن لهكذا عمليات تطمئن تل أبيب القلقة من التداعيات المحتملة للانسحاب الأمريكي على مسألة الانتشار الإيراني والنشاط الحزب-إلهي على مقربة من الجولان المحتل.

روسيا كمستفيد أوّل
يبدو من كلّ ما ورد آنفاً أن روسيا ستكون الأكثر استفادة من قرار الرئيس الأمريكي. فهي ستحاول تكريس قيادتها للمسارات السياسية كما للديناميات الميدانية السورية في غياب منافس دولي لها وفي لحظة انتقال مهمّة الوساطة الأممية المترنّحة من ستافان دي مستورا (الذي لم يقترن اسمه بغير الفشل) إلى غير بيدرسون. وهي ستعمد على الأرجح إلى تعزيز السيناريوهات التي تقسّم الأدوار بين مختلف الأطراف الإقليمية (إيران وإسرائيل وتركيا) بما يبقيها جميعاً محتاجةً إلى “تحكيمها”. ولا يُستبعد مثلاً أن تقبل موسكو بتوسيع أنقرة لرقعة سيطرتها شمالاً وأن تعمد بالمقابل إلى رعاية اتفاق بين النظام والقوى الكردية يجعل باقي مناطق الشمال الشرقي والشرق بعهدتهما معاً مؤقتاً. كما لا يُستبعد أن تغضّ النظر عن تصعيد إسرائيلي ضد إيران وحلفائها شرط بقائه محصوراً جغرافياً وعدم خروجه عن السيطرة. أما طهران التي تركّز اهتمامها على الحدود العراقية السورية والسورية اللبنانية وبعض المناطق المحيطة بدمشق ومطارها الدولي حيث تنتشر الميليشيات الموالية لها في مدن وبلدات أُفرغت من سكّانها، فتدرك ضيق هوامشها وتكتفي راهناً بما تسيطر عليه وبالرهان المعهود في استراتيجيتها على الوقت وعلى “ملل الخصوم وتعبهم”.

على أن كل ما ورد يبقى بالطبع مشروطاً بتحوّل قرار ترامب المُعلن إلى إجراءات ميدانية سريعة. وهذا ما ليس مؤكّداً بعد لعدّة أسباب، منها احتمالات طلب مستشاريه ومعهم المؤسسة العسكرية تأجيله أو تنفيذه على مراحل لا تُخرج واشنطن تماماً من المعادلة. ومنها أنّ كثرة من حلفاء الولايات المتّحدة التقليديّين في أوروبا (فرنسا وبريطانيا ولهما أيضاً قوات خاصة على الأرض ضمن “التحالف الدولي”) وفي المنطقة (إسرائيل والمملكة العربية السعودية) لا يحبّذونه كلّ لأسبابه. ومنها أخيراً أن ترامب المحتاج إلى إعلان “إنجاز” ما اختار أن يسمّيه “انتصاراً على الإرهاب” في لحظة تعرّضه لضغط داخلي نتيجة التحقيقات الخاصة بعلاقاته الروسية غير المشروعة، وبصدامه مع الديمقراطيين (وبعض الجمهوريّين) حول تمويل الجدار على الحدود مع المكسيك، إنما يستطيع لاحقاً اعتبار لوجستيات الانسحاب الذي أعلنه وجدوله الزمني مسائل تقرّرها إدارة القوات الأمريكية، بما يمنح واشنطن المزيد من الوقت لإتمام اتفاقات وتفادي سيناريوهات تزيد من إرباكها ومن تهاوي سطوتها دولياً.

وهذا كلّه يعني أننا ندخل في مرحلة جديدة من مراحل الصراع الطويل في سوريا وعليها، من دون أفق واضح أو معطيات ديبلوماسية وميدانية يمكن أن تحسم الأمور في المدى المنظور.

* كاتب وأكاديمي لبناني

موسكو تؤكد أنها خفضت إلى حد كبير طلعاتها الجوية في سوريا


 

Moscou confirme avoir considérablement réduit ses vols militaires en Syrie

Mercredi 19 décembre 2018
Al-Qods-Al-Arabi

MOSCOU (AFP) – Le nombre de vols russes en Syrie a considérablement diminué en 2018, passant d’environ 100 vols quotidiens à deux à quatre vols par semaine, a annoncé vendredi le ministre russe de la Défense, Sergueï Schweigo. “Les vols de 100 à 110 vols par jour sont tombés à deux ou quatre par semaine, principalement pour les vols de reconnaissance supplémentaires”, a-t-il déclaré à Moscou lors du forum annuel des forces armées russes en présence du président Vladimir Poutine.
Selon le ministre, la Russie “a achevé” le retrait de la majeure partie des troupes russes en Syrie », mais « des conseillers militaires, des membres des forces spéciales et de la police militaire russe « continuent de mener des missions sur le terrain. Il a souligné que le nombre de militaires en Syrie, notamment dans les bases de Tartous et Hmeimim, était similaire aux forces russes déployées en Arménie, au Tadjikistan et au Kirghizistan réunis. L’intervention militaire russe en septembre 2015 a permis au régime du président syrien Bachar al-Assad, confronté à une situation difficile, de renforcer sa position et de restaurer une grande partie du territoire sous le contrôle de l’opposition ou de groupes islamiques.

الأربعاء , 19 ديسمبر , 2018
القدس العربي

 موســكو – أ ف ب: أعلن وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو أمس أن عدد طلعات الطيران الروســي في ســوريا تراجع إلى حــد كبير في 2018 مــن حوالى مئة يوميا إلــى «طلعتين إلى أربع أســبوعيا». وقال في موسكو خلال المنتدى السنوي للقوات المســلحة الروسية بحضور الرئيس فلاديميــر بوتين «انخفضــت الطلعات الجوية من 100 و 110 يوميا إلى طلعتين إلى أربع أســبوعيا
وبشكل أساسي للاستطلاع الإضافي».
وحســب الوزير فإن روسيا «استكملت» سحب القســم الأكبر من القوات الروسية في سوريا، «لكن «مستشــارين عســكريين وأعضاء في القوات الخاصة والشــرطة العســكرية الروســية» لا زالوا ينفذون مهمات على الأرض. وأوضح ان عدد العســكريين في ســوريا خصوصا في قاعدتي طرطوس وحميميم مشــابه للقوات الروســية المنتشرة في أرمينيا وطاجيكســتان وقرغيزستان مجتمعة. وســمح التدخل العســكري الروســي في أيلول/ســبتمبر 2015 لنظام الرئيس السوري بشــار الأســد الذي كان يواجه وضع صعبا، بتعزيز موقعه واستعادة القسم الأكبر من الأراضي التي كانت تحت سيطرة المعارضة أو الجماعات الإسلامية.

 

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