Massacre: 7 civils tués dans une frappe aérienne russe – Selon l’OSDH : 1000 civils, dont environ 300 enfants tués depuis fin avril 2019


Tois massacre par l'aviation russe en 10 jours ... nov 2019 مجزرة-ثالثة-شمال-غربي-سوريا-خلال-10-أيام

Un troisième massacre au nord-ouest de Syrie en 10 jours… 7 civils tués dans une frappe aérienne russe

al-Qods al-Arabi – 10 novembre 2019

DAMAS – Selon l’OSDH, sept civils, dont des enfants, ont été tués hier lors d’une frappe aérienne russe dans une ville de la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. L’Observatoire a déclaré que parmi les victimes trois enfants décédés, tous étaient tombés suite aux  « raids d’avions de combat russes visant la ville de Kafrouma dans la campagne méridionale d’Idleb », huit autres ont été blessés, certains sérieusement.
La région du nord de la Syrie est devenue le lieu d’échanges de messages militaires et politiques et de règlements de différends entre des partis internationaux et régionaux aux dépens de centaines de milliers de civils pris au piège dans la région. Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont discuté, il y deux jours, de la complexité du dossier syrien et des accords conclus entre eux à Sotchi, et le mécanisme visant à achever l’accord, au milieu de la condamnation à la fois des États-Unis et du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, de « l’agression » du régime syrien contre les civils à Idleb.

l’OSDH : 1000 civils, dont environ 300 enfants tués depuis fin du mois d’avril 2019

La rencontre entre les dirigeants russes et turcs a eu lieu après une double escalade dans les zones rurales d’Alep, dans le sud et l’ouest d’Idleb, où l’alliance russo-syrienne a commis trois massacres au cours du premier tiers de ce mois et où l’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté la mort de plus de 1000 civils, dont environ 300 enfants depuis la fin du mois d’avril 2019, ils ont tous été tués par les bombardements aériens et terrestres des forces des régimes russe et syrien.

 Le gouvernorat d’Idleb compte environ trois millions d’habitants, dont la moitié sont des réfugiés, contrôlés pour l’essentiel par Hay’at Tahrir al-Cham (anciennement Jabhat al-Nosra) et des factions islamistes et d’opposition moins influentes. Selon l’ONU, l’escalade a également entraîné le déplacement de plus de 400 000 personnes dans des zones plus sûres. Malgré le calme, la trêve n’était pas épargnée par des affrontements sporadiques et des raids d’avions syriens et russes, au cours desquels des dizaines de civils ont été tués, bien que visant principalement les positions des factions djihadistes. Les avions de guerre russes ont intensifié leurs tirs début novembre, tuant huit civils lors de raids mercredi, cinq jours après la mort de six autres.
Dimanche, les avions de guerre russes ont commis un massacre de sept personnes, dont deux enfants, un citoyen et un militant des médias, après que les avions de guerre russes aient bombardé la ville de Kafrouma dans la campagne du sud d’Idleb, le troisième massacre d’avions russes en neuf jours après les deux massacres de Sohara à l’ouest d’Alep et Jabala au sud d’Idleb.

La défense civile syrienne a annoncé que l’armée de l’air russe avait lancé quatre frappes aériennes sur un camp de nomades à l’extrémité de la ville de Neirab, à l’est de la ville d’Idleb. Des casques blancs ont documentés hier, le ciblage de 11 zones avec 19 frappes aériennes, dont 15 d’avions de guerre russes, ainsi que 53 obus d’artillerie. Les bombardements ont touché plusieurs villages situés dans des zones de désescalade à Idleb et dans les campagnes du nord-ouest de la Syrie.

Nous entendons et voyons souvent ce qui se passe à Idleb, mais comment se déroule la vie des civils dans leurs villes et leurs villages libérés du pouvoir du régime ?
À cet égard, le militant des médias Abdul Rahman Taleb décrit l’horreur et la souffrance sous les raids aériens : «Ici tu réfléchi et tu te demandes, cet avion va tuer qui ? la maison de qui il va détruire ? et les terres de qui seront brûlées ? », il ajoute : « la jambe ou la main de qui sera imputée ? Quelle femme sera veuve ? Quels enfants vont devenir orphelins ? Et le cœur de qui sera brisé ou déchiqueté  !!? Ca serait, peut-être, le tien ! Tragiquement, l’activiste médiatique déclare qu ‘”il existe des villes relativement sûres, et ne sont pas bombardées depuis plusieurs mois, mais si elles le seraient une seule fois, des massacres horribles se produiront où tomberont des dizaines de martyrs à cause de la surpopulation ». ».

Les États-Unis et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ont condamné l’agression du régime d’Assad et de ses commanditaires contre des civils à Idleb, ainsi que le ciblage de points médicaux et de lieux vitaux dans la région.
« Les attaques de ces dernières 48 heures ont touché une école, une maternité et des maisons », a déclaré la porte-parole du département d’Etat américain Morgan Ortagos, qui ont laissé des dizaines de civils tués, selon des réseaux de défense des droits de l’homme.
La porte-parole du département d’Etat a ajouté que les incidents récemment rapportés « reflètent une méthode d’attaques documentées » contre des civils et contre les infrastructures, commises par les forces du régime et leurs protecteur.
Pour sa part, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Robert Colville, a déclaré aux journalistes hier que depuis le 29 avril, 61 installations médicales ont été bombardées, dont certaines plusieurs fois, dont quatre cette semaine.

L’équipe de la « Coordination d’intervention » en Syrie a confirmé hier que les forces du régime d’Assad et ses commanditaires avaient ciblé « plus de 14 installations de services vitaux » dans le nord-ouest de la Syrie en trois jours, y compris « des installations médicales, éducatives et des boulangeries », soulignant que les forces du régime et la Russie ont commis « Une longue série de crimes de guerre et de violations contre des civils, sans que cela ne bouleverse quiconque dans le monde, personne n’est intervenue pour les arrêter ou pour arrêter les coupables ».

La Coalition nationale des forces de la révolution et de l’opposition syriennes a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à tenir une session d’urgence pour examiner l’évolution de la situation à Idleb, prendre les mesures nécessaires pour mettre fin aux attaques criminelles et aux bombardements systématiques visant les hôpitaux et les quartiers résidentiels, et mettre tout en œuvre pour protéger les civils.

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مجزرة ثالثة شمال غربي سوريا خلال 10 أيام… مقتل 7 مدنيين في قصف جوي روسي

القدس العربي – 10 تشرين الثاني 2019

دمشق – «القدس العربي» : قُتل سبعة مدنيين بينهم أطفال أمس في قصف جوي روسي استهدف إحدى بلدات محافظة إدلب في شمال غربي سوريا، وفق ما أفاد المرصد السوري لحقوق الإنسان. وأوضح المرصد أن بين القتلى ثلاثة أطفال، وسقطوا جميعاً في «غارات شنتها طائرات حربية روسية مستهدفة بلدة كفرومة في ريف إدلب الجنوبي». وأسفر القصف عن إصابة ثمانية آخرين بجروح، بعضهم حالتهم خطرة٠

وتحوّلت المنطقة شمال سوريا إلى موقع تبادل الرسائل العسكرية والسياسية، وتصفية الحسابات بين الأطراف الدولية والإقليمية، على حساب مئات آلاف المدنيين المحاصرين في المنطقة، وتناول الرئيس التركي رجب طيب اردوغان، ونظيره الروسي فلاديمير بوتين أول أمس، تعقيدات الملف السوري واتفاقي «سوتشي» المبرمين بين البلدين، وآلية استكمال بنودهما، وسط تنديد كل من الولايات المتحدة ومفوضية الأمم المتحدة لحقوق الإنسان، بـ «العدوان» الذي يشنه النظام السوري ضد المدنيين في إدلب٠
وجاء لقاء الزعيمين الروسي والتركي، بعد تصعيد مضاعف شهدته أرياف حلب، وإدلب الجنوبية والغربية، حيث ارتكب الحلف الروسي – السوري ثلاث مجازر خلال الثلث الأول من الشهر الجاري، ووثق المرصد السوري لحقوق الانسان مقتل أكثر من 1000 مدني، بينهم نحو 300 طفل منذ نهاية شهر نيسان/ ابريل قضوا جميعاً بقصف قوات النظامين الروسي والسوري جواً وبراً٠

وتؤوي محافظة إدلب نحو ثلاثة ملايين نسمة نصفهم من اللاجئين وتسيطر هيئة تحرير الشام (جبهة النصرة سابقاً) على الجزء الأكبر منها وتتواجد فيها أيضاً فصائل إسلامية ومعارضة أقل نفوذاً. ودفع التصعيد أيضاً، حسب الأمم المتحدة، أكثر من 400 ألف شخص للنزوح إلى مناطق أكثر امناً. ورغم الهدوء لم تخل الهدنة من اشتباكات متفرقة وغارات تشنها الطائرات الحربية السورية والروسية قتل جراءها عشرات المدنيين وإن كانت تستهدف أساساً مواقع الفصائل الجهادية. وصعدت الطائرات الحربية الروسية، وفق المرصد السوري، قصفها بداية تشرين الثاني/نوفمبر، وقد قتل الأربعاء ثمانية مدنيين في غارات بعد خمسة أيام من مقتل ستة آخرين٠

وارتكبت المقاتلات الحربية الروسية، الأحد، مجزرة بحق 7 بينهم طفلتان ومواطنة وناشط إعلامي بعدما قصفت المقاتلات الحربية الروسية بلدة كفروما في ريف ادلب الجنوبي، وهي المجزرة الثالثة للطائرات الروسية خلال 9 أيام بعد مجزرتي السحارة غرب حلب، وجبالا جنوب إدلب٠

وقال الدفاع المدني السوري ان الطيران الروسي شن 4 غارات جوية على مخيم للبدو الرّحل بطرف بلدة النيرب شرقي مدينة إدلب، كما وثقت فرق الخوذ البيضاء أمس، استهداف 11 منطقة ب19 غارة جوية 15 منها بفعل الطيران الحربي الروسي، بالإضافة إلى 53 قذيفة مدفعية. وشمل القصف قرى عدة في مناطق خفض التصعيد في إدلب وأريافها شمال غربي سوريا.
كثيرًا ما نسمع ونشاهد ما يحدث في إدلب، لكن كيف هي حياتهم في مدنهم وقراهم المحررة من حكم النظام السوري، وفي هذا الشأن كتب الناشط الإعلامي عبد الرحمن طالب «الحكاية» تحت عنوان «قيامة جسر الشغور»٠

ويقول طالب واصفاً المعاناة والرعب من الغارات الجوية: «هنا تتفكر، هذه الطائرة من ستقتل؟ وبيت من ستدمر؟ وأرض من ستحرق؟» ويضيف «قدم من ستقطع ؟ ويد من ستبتر؟ وأي زوجة سترمل؟ وأي أولاد سيصبحون يتامى؟ وقلوب من ستتقطع وتتمزق ، بمن ستفجع ومن سترثي !!؟ وربما تكون انت!»٠

والمفجع المبكي، بوصف الناشط الإعلامي «أن هناك مدنًا تعد آمنة نسبياً، فهي لا تُقصف على مدى أشهر طويلة، لكنها اذا قصفت لمرة واحدة، وبسبب ازدحام الناس فسوف تقع مجازر مروعة يستشهد فيها العشرات»٠

وندّدت كل من الولايات المتحدة الأمريكية ومفوضية الأمم المتحدة لحقوق الإنسان، بالعدوان الذي يشنه نظام الأسد ورعاته على المدنيين في إدلب، واستهداف النقاط الطبية والأماكن الحيوية في المنطقة، وقالت مورجان أورتاجوس المتحدثة باسم وزارة الخارجية الأمريكية إن «الهجمات التي وقعت خلال الساعات الثماني والأربعين الماضية أصابت مدرسة ومستشفى للولادة ومنازل»، وهو الأمر الذي أسفر عن سقوط عشرات الضحايا من المدنيين، حسب شبكات حقوقية٠

وأضافت المتحدثة باسم وزارة الخارجية أن الحوادث التي جرى الإبلاغ عنها مؤخراً «تعكس نهج هجمات موثقة» ضد المدنيين والبنية التحتية من جانب قوات النظام ورعاته٠

من جهته قال المتحدث باسم مفوضية الأمم المتحدة لحقوق الإنسان، روبرت كولفيل، للصحافيين يوم أمس، إنه منذ 29 نيسان تعرضت 61 منشأة طبية للقصف، بعضها تعرض لقصف مرات عدة، وأربع منها خلال الأسبوع الحالي٠

وأكد فريق «منسقو الاستجابة» في سوريا أمس، أن قوات نظام الأسد ورعاته استهدفوا «أكثر من 14 منشأة حيوية خدمية»، في شمال غربي سوريا خلال ثلاثة أيام، من بينها «منشآت طبية وتعليمية وأفران»، مشيراً إلى أن قوات النظام وروسيا قامت بارتكاب «سلسلة طويلة من جرائم الحرب والانتهاكات ضد المدنيين، دون أن يحرك العالم ساكناً، ولم يتدخل لوقفها أو ملاحقة مقترفيها٠

من جانبه طالب الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية، مجلس الأمن الدولي بعقد جلسة طارئة للنظر في التطورات الجارية في إدلب، واتخاذ الخطوات اللازمة لوقف الهجوم الإجرامي والقصف الممنهج الذي يستهدف المستشفيات والأحياء السكنية، والقيام بكل ما يضمن حماية المدنيين٠

 

 

Assad prétend que : pas de torture dans nos prisons !!!


Libération-des-détenus-dans-prisons-du-régime

Assad avoue la perte de 100 000 soldats entre morts et blessés… et prétend que : pas de torture dans nos prisons

«al-Qods al-arabe» – 11 novembre 2019

Le président syrien Bachar al-Assad a admis lundi que 100 000 soldats avaient été tués et blessés depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.
Cela est venu dans une interview avec la chaîne « Russia Today » dans laquelle il a déclaré que ses soldats ne sont pas morts pour le défendre, mais pour l’amour de la Syrie, le pays auquel ils appartiennent.
Assad a affirmé qu’il n’y avait pas de torture dans les prisons du régime, faisant référence au cas de l’enfant Hamza al-Khatib, qui aurait été torturé au début de la révolution et aurait suscité la colère contre Assad. Ce dernier a déclaré que Khatib n’avait pas été torturé,
Il a affirmé que ses services de renseignement avaient la capacité d’apporter toutes les informations concernant un citoyen et qu’il n’était pas nécessaire de recourir à la torture pour obtenir des informations.
Assad a déclaré: « Notre intérêt est de tuer des terroristes afin de protéger les civils, de ne pas laisser des civils et des innocents sous le contrôle de terroristes pour les tuer ».

Une fois de plus, Assad a réitéré ses accusations selon lesquelles la Turquie aurait volé du pétrole, conjointement avec les services de renseignements américains, affirmant que les deux parties étaient des partenaires de « l’État ».
« Les Américains tentent toujours de piller les autres pays de différentes manières, non seulement en termes de pétrole, d’argent ou de finances, mais ils volent leurs droits », a-t-il déclaré.
Assad a ajouté que la Russie défend ses propres intérêts de différentes manières et que lutter conte le terrorisme dans un autre pays signifie se défendre du terrorisme qui pourrait cibler le peuple russe, car le terrorisme n’a pas de frontière et ne reconnaît pas les frontières politiques.
En ce qui concerne les pays arabes, le président du régime syrien a déclaré qu’il rejetait toute coopération en matière de sécurité avec les pays arabes qui l’auraient nié au cours de la dernière période, ajoutant qu’il n’avait pour l’instant aucune relation avec eux.

الأسد يعترف بسقوط 100 ألف جندي بين قتيل وجريح.. ويزعم: لا تعذيب في سجوننا – (فيديو)

 

“القدس العربي”- 11 تشرين الثاني 2019

اعترف رئيس النظام السوري بشار الأسد، الإثنين، بخسارة 100 ألف جندي بين قتيل وجريح منذ بداية الحرب السورية عام 2011.

جاء ذلك في مقابلة مع قناة “روسيا اليوم”، قال فيها إن جنوده لم يموتوا دفاعا عنه، وإنما من أجل سوريا، الوطن الذي ينتمون له.

وزعم الأسد أن لا تعذيب في سجون النظام، مشيرا إلى حالة الطفل حمزة الخطيب، الذي فجرت الأنباء عن تعذيبه في بداية الثورة الغضب تجاه الأسد. وقال الأخير إن الخطيب لم يتعرض للتعذيب، زاعما أن استخباراته لديها القدرة على جلب كافة المعلومات عن أي مواطن، وأنه لا حاجة للتعذيب للحصول على المعلومات.

وفي إشارة إلى القصف المتكرر بما يخالف الاتفاقيات الموقعة حول سوريا، قال الأسد: “مصلحتنا تكمن في قتل الإرهابيين من أجل حماية المدنيين، وليس ترك المدنيين والأبرياء تحت سيطرة الإرهابيين كي يُقتلوا من قبلهم”.

ومرة أخرى، كرر الأسد اتهاماته لتركيا بسرقة النفط، بالاشتراك مع المخابرات الأمريكية، قائلا إن الطرفين شريكان لتنظيم “الدولة”.

وأضاف: “الأمريكيون يحاولون دائما نهب البلدان الأخرى بطرق مختلفة، ليس في ما يتعلق بنفطها أو أموالها أو مواردها المالية فقط، بل إنهم يسرقون حقوقها”.

وقال الأسد إن روسيا تدافع عن مصالحها بطرق مختلفة، وإن دفاعها عن الإرهاب في دولة أخرى يعني دفاعا عن الإرهاب الذي يستهدف الشعب الروسي، لأن الإرهاب لا حدود له ولا يعترف بالحدود السياسية.

وحول الدول العربية، قال رئيس النظام السوري إنه يرفض أي تعاون أمني مع دول عربية عملت ضده خلال الفترة الماضية، مضيفا أنه لا يوجد علاقات معها حتى الآن.

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بشار الأسد: “لا تعذيب في سوريا”!٠٠٠

Les forces russes acheminent des dizaines de camions chargés d’équipement militaire et logistique dans leur nouvelle base militaire à Aïn Issa…


Patrouille russe de la police militaire à Manbij octobre 2019

Les forces russes acheminent des dizaines de camions chargés d’équipement militaire et logistique dans leur nouvelle base militaire située dans la ville d’Ain Issa, au nord de Raqqa.

6 novembre 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris que les forces russes avaient acheminé au moins 40 camions (remorques) vers sa nouvelle base militaire située dans la ville d’Ain Issa, au nord de la ville de Raqqa, qui était une base qui appartenait à la coalition. L’Observatoire syrien a publié il y a de nombreuses heures que des renforts appartenant à la police militaire russe, comprenant au moins 15 véhicules, étaient arrivés à la base militaire russe située dans la zone Al-Iza’a à l’ouest de la ville d’Ain al-Arab (Kobané), à environ 4 km.

L’Observatoire syrien a suivi mardi le passage d’une patrouille conjointe turco-russe dans la ville d’Ain al-Arab (Kobané) et sa campagne orientale,
Des sources de l’OSDH ont signalé qu’un certain nombre de personnes de la ville avaient lancé des pierres sur la patrouille, exprimant leur mécontentement face à l’accord russo-turc sur la «zone de sécurité».

 

القوات الروسية تستقدم عشرات الشاحنات المحملة بالمعدات العسكرية واللوجستية نحو قاعدتها العسكرية الجديدة في بلدة عين عيسى شمال الرقة

علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أن القوات الروسية عمدت إلى استقدام ما لا يقل عن 40 شاحنة (قاطرة مقطورة) نحو قاعدتها العسكرية الجديدة في بلدة عين عيسى شمال مدينة الرقة والتي كانت قاعدة تابعة للتحالف، حيث تحمل الشاحنات التي وصلت قبل ساعات أسلحة وذخائر بالإضافة لمعدات عسكرية ولوجستية، ونشر المرصد السوري منذ ساعات، أن تعزيزات تابعة للشرطة العسكرية الروسية، ومؤلفة من ما لا يقل عن 15 آلية ومركبة وصلت إلى القاعدة العسكرية الروسية في منطقة الإذاعة غرب مدينة عين العرب (كوباني) بنحو 4 كلم، وكان المرصد السوري رصد يوم أمس الثلاثاء، تسيير دورية تركية – روسية مشتركة في مدينة عين العرب (كوباني) وريفها الشرقي، وأبلغت مصادر المرصد السوري أن عدد من أهالي المدينة قاموا برشق الدورية بالحجارة كتعبير منهم عن استياءهم من الاتفاق الروسي – التركي حول “المنطقة الآمنة”،

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque


 

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque

Le régime syrien et son allié russe ont accéléré vendredi le déploiement de leurs troupes à la frontière syro-turque, au moment où les Américains ont annoncé l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière plus à l’est sous contrôle kurde.

Selon un photographe de l’AFP, un long convoi de transports de troupes, avec à bord des centaines de soldats agitant des drapeaux syriens, a fait son entrée dans la ville de Kobané, à l’extrême nord du pays en guerre depuis 2011.

Ils ont paradé dans les rues en chantant: “Un, un, un, le peuple syrien n’est qu’un!”

Près de la ville à majorité kurde de Qamichli, dans le nord-est, des véhicules blindés arborant des drapeaux russes ont quitté une base du régime syrien en direction de l’ouest pour une nouvelle journée de patrouilles près de la frontière turque, conformément à un accord conclu entre Moscou et Ankara.

AFP / Les champs pétroliers en Syrie

Conclu pour permettre un arrêt définitif d’une offensive turque contre les forces kurdes, l’accord s’est traduit par l’abandon de positions tenues depuis des années par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les combattants kurdes).

Il signe aussi la fin du rêve d’autonomie des Kurdes syriens dans cette région frontalière de la Turquie.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), environ 180 véhicules de l’armée du président syrien Bachar al-Assad sont arrivés vendredi à Kobané.

L’OSDH a par ailleurs fait état vendredi d’affrontements sporadiques dans la zone sous contrôle turc, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 octobre entre les FDS et les forces d’Ankara. Une attaque de drone turc a blessé cinq membres d’une même famille dans leur voiture près de la ville d’Ain Issa.

L’évolution du conflit en Syrie profite largement au régime Assad, qui récupère sans combattre de larges portions d’un territoire qui lui échappaient depuis des années.

– Soldats russes venus de Tchétchénie –

Selon Moscou, près de 300 militaires russes basés en Tchétchénie ont été envoyés en renfort dans le nord-est de la Syrie.

Ils appuieront les troupes russes déjà présentes sur le territoire, Moscou prêtant main forte depuis 2015 à Assad, son allié, dans la guerre.

Ces renforts seront déployés dans la zone de 30 km de large à la frontière syro-turque définie par l’accord russo-turc sur le retrait des forces kurdes. Selon l’armée russe, 20 véhicules blindés supplémentaires ont été envoyés en Syrie.

AFP / Delil SOULEIMAN Un véhicule blindé arborant un drapeau russe patrouille le long de la frontière syro-turque près de la ville syrienne de Darbasiyah (nord-est), le 25 octobre 2019

L’offensive turque avait été déclenchée le 9 octobre après un feu vert de facto du président américain Donald Trump qui avait alors spectaculairement lâché les FDS, forces qui avaient été déterminantes pour vaincre sur le terrain le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Les Américains se sont retirés de plusieurs bases du nord de la Syrie, mais M. Trump a annoncé jeudi l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière dans l’Est toujours sous contrôle kurde. Quelque 200 soldats américains y sont actuellement postés.

L’opération se fera en coopération avec les FDS, qui restent présentes dans l’Est au delà de la zone frontalière “neutralisée” par les Turcs.

“L’objectif est d’empêcher que les champs pétroliers tombent aux mains de l’EI ou d’autres groupes déstabilisateurs”, a expliqué un responsable militaire. “Nous devons interdire à l’EI cette source de revenus pour prévenir toute résurgence” du groupe jihadiste.

– Civils renvoyés par la force –

Washington, largement critiquée par les capitales occidentales à propos de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie, où les Kurdes assuraient la garde de camps de détenus de l’EI, a reconnu que plus de 100 prisonniers du groupe jihadiste s’étaient échappés depuis le lancement de l’opération turque.

L’offensive visait à éloigner de son territoire les milices kurdes -que la Turquie qualifie de “terroristes”- et à faciliter le retour dans leur pays d’une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son sol.

Pour les Kurdes, cela impliquera d’importants déplacements de populations à leur détriment. Selon l’OSDH, quelque 300.000 civils ont été chassés depuis le 9 octobre.

Les ONG Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Ankara d’avoir déjà renvoyé par la force des civils syriens dans leur pays en guerre pendant les mois ayant précédé le déclenchement de l’offensive turque.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit syrien s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 370.000 morts.

La Russie se porte garante du retrait kurde de la frontière syro-turque


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ANKARA/MOSCOU (Reuters) – La Turquie et la Russie se sont entendues mardi sur un départ des combattants de la milice kurde syrienne YPG d’une zone de 30 km de profondeur le long la frontière syro-turque, ce qui va permettre d’éviter une reprise de l’offensive des forces d’Ankara, a annoncé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

La Turquie et la Russie se sont entendues mardi sur un départ des combattants de la milice kurde syrienne YPG d’une zone de 30 km de profondeur le long la frontière syro-turque, ce qui va permettre d’éviter une reprise de l’offensive des forces d’Ankara. /Photo prise le 22 octobre 2019/Sergei Chirikov.

Aux termes de l’accord, la police militaire russe et des garde-frontières syriens vont se déployer le long d’une partie de la frontière à partir de midi mercredi pour faciliter le retrait des derniers combattants kurdes et de leurs armes.

Ce retrait devrait être parachevé dans six jours, a précisé Sergueï Lavrov, selon lequel l’accord russo-turc mettra fin au bain de sang dans la région.

Les présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan se sont aussi entendus lors d’un entretien dans la station balnéaire de Sotchi sur le retrait des combattants kurdes des villes de Manbij et Tel Rifaat.

“Le principal objectif de l’opération est d’obtenir le départ des organisations terroristes PKK/YPG de la région et de faciliter le retour des réfugiés syriens”, a déclaré Erdogan au côté de son homologue russe.

“Cette opération garantit aussi l’intégrité territoriale et l’unité politique de la Syrie”, a-t-il ajouté.

La Turquie considère les Unités de protection du peuple (YPG) comme une organisation terroriste liée aux séparatistes kurdes du sud-est de son territoire. Elle souhaite établir une “zone de sécurité” en Syrie, le long de sa frontière, dont les YPG seraient exclues.

Une fois les combattants kurdes partis, les armées russe et turque effectueront des patrouilles conjointes dans le nord de la Syrie, jusqu’à 10 km de la frontière, prévoit l’accord conclu à Sotchi.

Les deux pays vont aussi travailler ensemble au retour des réfugiés syriens qui vivent en Turquie, a déclaré Erdogan.

LES KURDES DISENT S’ÊTRE RETIRÉS

En annonçant une pause des opérations militaires jeudi dernier sous la pression des Etats-Unis, le président turc avait donné aux miliciens kurdes jusqu’à 22h00 ce mardi (19h00 GMT) pour effectuer leur retrait de la région frontalière, sous peine de reprendre son offensive.

Le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les YPG sont la principale composante, a assuré que ses hommes avaient respecté toutes les conditions de la trêve, selon un membre de l’administration américaine.

Donald Trump, critiqué pour avoir ouvert la voie aux Turcs en annonçant le retrait des Etats-Unis du nord de la Syrie, avait évoqué lundi une éventuelle prolongation de la pause observée depuis jeudi mais Recep Tayyip Erdogan avait prévenu que l’offensive turque pourrait reprendre.

“Si les promesses que nous a faites l’Amérique ne sont pas tenues, nous continuerons notre opération là où nous l’avons laissée, cette fois avec une bien plus grande détermination”, avait dit le président turc.

La Turquie dit vouloir sécuriser les 440 km de frontière avec la Syrie mais son offensive s’est pour l’instant concentrée sur deux localités dans le centre de cette bande de territoire, Ras al Aïn et Tal Abyad, distantes de 120 km.

À l’occasion d’une rare visite dans la province d’Idlib, près du dernier grand bastion rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, le président syrien Bachar al Assad a qualifié Erdogan de “voleur”. “Maintenant il vole notre terre”, a-t-il dit, cité par les médias syriens.

Darya Korsunskaya et Tuvan Gumrukcu; Bertrand Boucey et Tangi Salaün pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief

Poutine et Erdogan se rencontrent avant la fin de la trêve

mediaLe président turc Erdogan et le président russe Poutine se rencontrent à Sotchi ce mardi 22 octobre juste avant la fin de la trêve dans l’offensive turque sur la Syrie.Reuters/Mustafa Kamaci/Turkish Presidential Press Office/

Ce mardi 22 octobre 2019, le président turc Recep Tayyip Erdogan rencontre son homologue russe quelques heures avant la fin de la trêve dans l’attaque turque sur le nord de la Syrie à Sotchi. C’est là-bas qu’il négocie la suite de ses plans.

Avec notre correspondante à Istanbul,  Anne Andlauer

À 19h TU ce mardi, c’est la fin du délai accordé par la Turquie aux forces kurdes pour évacuer une zone frontalière dans le nord de la Syrie. Recep Tayyip Erdogan a menacé de reprendre son offensive sans attendre en cas de non-respect de l’accord conclu avec les États-Unis.

Le président turc est arrivé à Sotchi, en Russie, pour s’entretenir avec son homologue Vladimir Poutine. C’est surtout là-bas que Tayyip Erdogan va négocier la suite de ses plans.

Pour ce qui est de l’ultimatum qui court jusqu’à ce mardi soir, le président turc semble finalement se contenter d’une région de 120 kilomètres de long sur 32 kilomètres de profondeur, entre Tal Abyad et Ras Al Aïn. Cela correspond à la zone couverte par l’armée turque et ses supplétifs syriens pendant les neuf premiers jours de leur offensive.

Avant de s’envoler pour Sotchi, Recep Tayyip Erdogan a évoqué le chiffre de 700 à 800 combattants kurdes qui auraient déjà évacué la zone, et de 1 200 à 1 300 autres qui seraient en train de se retirer. Il a rejeté les appels à allonger le cessez-le-feu et a répété qu’il reprendrait son opération si le retrait n’était pas entièrement terminé ce mardi soir.

Mêmes menaces du côté du ministère de la Défense, qui a annoncé dans un communiqué que l’armée turque frapperait dès 22h01 heure locale – une minute après la fin de la trêve – si elle se retrouvait face à des « terroristes », autrement dit des combattants kurdes.

Les forces pro-Assad dans le nord de la Syrie

Mais le président turc n’a pas abandonné son objectif d’une vaste zone de sécurité d’environ 440 kilomètres de long. Le problème est que dans les zones non encore investies par l’armée turque, c’est le régime syrien, appuyé par la Russie, qui a pris position ces derniers jours.

Recep Tayyip Erdogan va donc négocier avec Vladimir Poutine une formule qui permettrait d’éloigner totalement les forces kurdes de la frontière turco-syrienne.

« Source de paix » n’apportera pas la paix


« La source de la paix » n’apportera pas la paix

Ali Al-ABdallah – 16 octobre 2019

L’idée d’établir une zone de sécurité ou sécurisée, selon le nouveau nom turc, tout au long de la frontière syrienne n’est pas nouvelle: la Turquie cherchait à la commercialiser depuis des années mais en vain, ce qui est nouveau c’est la mettre en œuvre à un moment délicat en raison des conséquences du conflit en Syrie. L’établissement de la région a de nombreuses répercussions graves, sans compter l’instauration de la paix promue par l’État turc, qu’elle l’a qualifiée de : «Source de la paix».

L’opération militaire turque est liée au retour des réfugiés syriens dans la zone de sécurité que la Turquie souhaite mettre en place dans le cadre d’un projet intégré qui devrait mettre fin à l’occasion d’établir une entité kurde, quelle que soit sa nature et ses frontières, elle visait à commercialiser et à justifier le processus à l’extérieur, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, car l’opération militaire n’est pas le principal facteur de la vision turque; c’est un moyen d’avorter le projet du parti de l’Union démocratique kurde : auto-administration, en frappant la force militaire de ce parti, le YPG, et un important changement démographique dans la région, en renvoyant des réfugiés, principalement arabes, dans les zones arabes en particulier, de sorte que Le nombre d’Arabes à l’est de l’Euphrate devient écrasant, et les revendications des Kurdes vis-à-vis d’une région ou d’une administration autonome ou fédérale particulière deviennent sans objet.

Toutefois, l’opération turque a touché des équilibres géopolitiques, sur lesquels les forces locales, régionales et internationales ont misé, afin de servir ses perceptions de la solution politique en Syrie, de sorte que la Syrie ne soit pas attachée à la Russie et à l’Iran, largement liée à la survie des forces américaines à l’est de l’Euphrate et au maintien de son autonomie, une carte d’échange dans le cadre d’une solution finale. Par conséquent, il a provoqué des réactions de colère, exprimant diverses positions qui ont été réparties après avoir condamné l’opération la qualifiant d’agression, d’invasion et d’occupation, entre demander l’arrêt du processus (et se retirer immédiatement) et imposer des sanctions politiques, économiques et touristiques (la décision des ministres des Affaires étrangères arabes), l’arrêt de fourniture d’armes (décision de la Suède, des Pays-Bas, de la Finlande, du Norvège, de l’Allemagne et de la France), chercher une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies pour l’arrêter (cinq pays européens siégeant au conseil, France, Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne et Pologne), préparer une résolution imposant des sanctions économiques sévères si les forces turques dépassent certaines limites géographiques et opérationnelles, telles que le ciblage des Civils (décision américaine), condamner l’opération et exiger sa cessation immédiate et des sanctions économiques (résolution de l’UE), élever les conditions et les limites imposées par l’ONU au retour des réfugiés: un retour volontaire et un retour uniquement à l’est de l’Euphrate, ce qui limitera le nombre de rapatriés et reliera leur retour à leurs régions d’origine, et l’émergence de manifestations de masse dans un certain nombre de pays occidentaux contre le processus.

La plupart de ces mesures n’ont peut-être pas d’effets immédiats et efficaces sur le processus turc, mais elles reflètent l’isolement politique auquel la Turquie sera confrontée et l’impasse politique dans laquelle elle se retrouvera, en particulier si elle échoue de respecter les conditions et déterminants américains et ne pas parvenir à saisir le dossier des prisonniers de Daech et de leurs familles dans les camps, et le changement dans la position des Etats-Unis n’est pas en sa faveur, ce qui l’obligerait à négocier avec d’autres acteurs, la Russie et l’Iran, et le pousserait à renoncer à une partie importante de sa perception de la zone de sécurité: ses frontières et le nombre de réfugiés pouvant être renvoyés, la Russie lui demande de se coordonner avec le régime syrien et l’Iran veut que la route entre Moussoul et Alep reste en dehors des frontières de la zone de sécurité de la Turquie, une alternative qui sera difficile.

En revenant à la perception turque de la zone de sécurité, dans tous ses détails, et aux conséquences de son établissement sur le plan politique et sécuritaire, nous sentirons, sans grand effort, qu’elle est loin d’une « Source de la paix », mais au contraire, elle sera un foyer de tension permanent et brûlant, pour épuiser la région et ses habitants pendant des générations.Il est possible que le premier de ces facteurs est peut-être l’explosion de la concurrence pour le reste de l’Euphrate, à la lumière de la tendance américaine à s’y retirer, à la suite d’une promesse électorale de ramener les soldats américains à la maison, que le président Donald Trump souhaite mettre en œuvre avant la prochaine élection présidentielle. La Russie et l’Iran attendent avec impatience le retrait des forces américaines, chacun pour ses propres calculs, la Russie pour mettre en œuvre sa décision de contrôler le régime syrien sur tout le territoire syrien et de détenir les clés d’une solution politique, soulignant l’importance de la région sur le plan économique et les avantages qu’il peut apporter pour atténuer les crises du régime dans les domaines du carburant et du céréale. Pour assurer son contrôle sur les zones, l’Iran fait partie du projet routier qu’il cherche à construire de son territoire vers la Méditerranée. Le retrait des forces américaines et la frappe de l’unité de protection du peuple (YPG) constituent une occasion idéale pour mettre en œuvre le projet routier, en plus de faire avorter les aspirations des Kurdes en Iran, stimulés par la situation kurde syrienne. Cela transformerait la solution politique et les travaux du Comité constitutionnel syrien en redondance inutile et détruirait les chances de la stabilité de la Syrie pendant des décennies.

La deuxième conséquence est de déstabiliser la population et de créer un problème explosif entre les Arabes et les Kurdes, en notant que les relations entre eux ne sont pas bonnes, compte tenu de la participation des factions de l’Armée nationale à l’opération, l’approfondissement du fossé entre les deux parties avec des affrontements sanglants, reprise du conflit entre eux sur le droit à la terre et gestion politique et économique de la région, longue déstabilisation à la lumière des estimations relatives aux déplacements et migrations massifs et à la participation de parties externes au conflit dans la région, en raison de considérations politiques et géopolitiques et alimentées par les différences et les tensions pour prolonger les opportunités d’investissements dans la région.

La troisième conséquence, plus grave, de la perception par la Turquie de renvoyer ses réfugiés syriens dans la zone de sécurité est la naissance d’une nouvelle Syrie fondée sur la séparation sectaire, où les Arabes sunnites au nord et à l’est, les Alaouites et les Chiites, les Arabes, les Perses, les Afghans et les Pakistanais s’accumuleront à l’ouest. En acquérant un gain géopolitique important et un contrôle ouvert de la route allant de la mer au Liban, grâce au contrôle doctrinal des zones adjacentes à la frontière libanaise.

La quatrième et dernière conséquence est la disparition progressive des revendications de la révolution syrienne et des aspirations de ses bases populaires de liberté et de dignité à éliminer les vestiges de la distinction entre les objectifs de la révolution et ceux des pays qui ont suivi l’opposition, politique et armée, transformant leurs forces en soldats dans leurs plans.

Il reste à dire que le Conseil démocratique syrien (CDS) et son branche militaire, les Forces démocratiques syriennes (FDS), ont commis des erreurs odieuses qui les ont conduits à l’impasse actuelle. (CDS), qui a pour politique de dépeindre l’oppression des Kurdes comme une minorité persécutée pour des motifs nationaux et religieux, selon un discours prononcé par son représentant aux États-Unis, Cinem Mohammed, au siège du Conseil de recherche sur la famille, à droite, à Washington, le 16/7/2019, suggérant qu’il courtise la stratégie de l’Alliance des minorités, s’efforçant d’obtenir le soutien politique américain de son projet par le biais d’une alliance avec la droite raciste américaine, et s’efforçant d’imposer sa perception au peuple syrien, s’appuyant sur une alliance avec l’Amérique, ignorant que l’alliance actuelle croisait un réformateur en plusieurs étapes, Parce que l’Amérique a répété maintes fois qu’elle n’adoptait pas son projet politique. La seconde, les « FDS », par ses pratiques, réprime l’opposition arabe et kurde, provoque un changement démographique dans les villages arabes et turkmènes et impose le recrutement forcé aux habitants de l’est de l’Euphrate, sous le slogan de l’autodéfense, bien que la plupart d’entre eux n’approuvent pas le projet d’autogestion. La privation de population de la région, y compris les gouvernorats de Deir Ezzor et Raqqa, a rendu la communication entre eux et les communautés arabes limitée et assombrie par la suspicion et la méfiance, et sa précipitation à bombarder des villes et villages turcs avec le début de l’attaque turque et la riposte turque par des bombardements des villages syriens, ce qui a conduit à la perte de solidarité des habitants de la région, comme l’avait exprimé les dignitaires de Qamechli à cet égard, et a affaibli son argument devant l’opinion publique internationale, la vulnérabilité des civils dans les villes syriennes.

La « Source de paix » n’atteindra pas la paix et ne pourra pas continuer jusqu’à la fin, comme l’envisagent les dirigeants turcs, car la Turquie souffre de faiblesses et de fragilités dans plus d’un domaine, ce qui permet à d’autres forces de faire pression pour arrêter le processus à un moment donné ou l’obliger au retrait en dehors de la région, pareillement, ni le « CDS » et les « FDS » ne parviendront pas à vaincre les forces offensives, ni à maintenir leur projet, en revenant à l’entente et à l’alliance avec le régime, la hâte de demander la protection du régime et d’appeler à envoyer ses troupes pour se déployer à la frontière, sachant que c’est la fin de son projet d’autonomie, ils ont déjà connu les conditions du régime pour les aider, et ceci rien de moins qu’un suicide politique.

٠”نبع السلام” لن يجلب السلام

علي العبدالله – 16 أكتوبر 2019

ليست فكرة إقامة منطقة آمنة، أو أمنية وفق التسمية التركية الجديدة، على طول الحدود مع سورية جديدة، فقد سعت تركيا إلى تسويق الفكرة منذ سنوات من دون جدوى، لكن الجديد هو تنفيذها في لحظة دقيقة وحساسة، بسبب ما ترتب على تحولات الصراع في سورية وعليها؛ حيث باتت لإقامة المنطقة العتيدة تبعات وانعكاسات كثيرة وخطيرة، ليس من بينها تحقيق السلام، كما تروّج الدولة التركية، الذي وضعته في اسم العملية: “نبع السلام”٠

ترتبط العملية العسكرية التركية بإعادة اللاجئين السوريين إلى المنطقة الأمنية التي تريد تركيا إقامتها، في إطار مشروع متكامل، يُؤمل منه أن يُنهي فرص قيام كيان كردي، مهما كانت طبيعته وحدوده، والعمل على تسويق العملية وتبريرها خارجيا بذريعة محاربة الإرهاب، فالعملية العسكرية ليست العامل الرئيس في التصور التركي؛ إنها وسيلة لإجهاض مشروع حزب الاتحاد الديمقراطي الكردي: الإدارة الذاتية، بضرب القوة العسكرية لهذا الحزب، وحدات حماية الشعب، وإجراء تغيير سكاني واسع في المنطقة، عبر إعادة اللاجئين إليها، أغلبهم من العرب، إلى المناطق العربية بشكل خاص، بحيث يصبح عدد العرب في شرق الفرات طاغيا، وتصبح دعاوى الكرد ٠ومطالباتهم بإقليم خاص أو إدارة ذاتية أو فدرالية غير ذات موضوع

غير أن العملية التركية قد مسّت توازناتٍ جيوسياسية، راهنت قوى محلية وإقليمية ودولية عليها، لخدمة تصوّراتها للحل السياسي في سورية؛ بحيث لا تكون سورية ملحقةً بروسيا وإيران، وهذا مرتبطٌ، إلى حد كبير، ببقاء القوات الأميركية في شرق الفرات، والمحافظة على الإدارة الذاتية ورقة مساومة في إطار الحل النهائي. لذا استثارت ردود فعل غاضبة، عبّرت عن نفسها بمواقف متعدّدة توزعت، بعد إدانة العملية ووصفها بالعدوان والغزو والاحتلال، بين الدعوة إلى وقف العملية (والانسحاب فورا) والتلويح بعقوبات سياسية واقتصادية وسياحية (قرار وزراء الخارجية العرب)، ووقف توريد الأسلحة (قرار السويد وهولندا وفنلندا والنرويج وألمانيا وفرنسا)، والسعي إلى إصدار قرار من مجلس الأمن الدولي لوقفها (خمس دول أوروبية في المجلس، فرنسا وألمانيا وبلجيكا وبريطانيا وبولندا)، وتحضير قرار بفرض عقوبات اقتصادية قاسية، فيما لو تجاوزت القوات التركية حدودا معينة، جغرافية وعملياتية، مثل استهداف المدنيين (قرار الولايات المتحدة)، وإدانة العملية والمطالبة بوقفها فورا وفرض عقوبات اقتصادية (قرار الاتحاد الأوروبي)، ورفع شروط الأمم المتحدة ومحدداتها لإعادة اللاجئين في وجهها: العودة الطوعية وعودة أبناء منطقة شرق الفرات فقط إليها التي ستحد من عدد العائدين، وتربط عودتهم بمناطقهم الأصلية، وخروج تظاهرات حاشدة في عدد من الدول الغربية ضد العملية٠

قد لا تكون لمعظم هذه الخطوات آثار قريبة وفاعلة على العملية التركية، لكنها تعكس حالة العزلة السياسية التي ستواجهها تركيا والمأزق السياسي الذي ستنزلق نحوه، خصوصا إذا فشلت في الالتزام بالشروط والمحدّدات الأميركية، وعجزت عن الإمساك بملف سجناء الدواعش وأسرهم في المخيمات، وحصول تغيير في الموقف الأميركي في غير صالحها، ما سيضطرها للدخول في مساوماتٍ مع القوى الفاعلة الأخرى، روسيا وإيران، ويدفعها إلى التنازل عن جزء مهم من تصوّرها للمنطقة الأمنية: حدودها وعدد اللاجئين الممكن إعادتهم إليها، روسيا تطالبها بالتنسيق مع النظام السوري، وإيران تريد بقاء طريق الموصل حلب خارج حدود المنطقة الأمنية التركية، فتكون كالمستجير من الرمضاء بالنار٠

في العودة إلى التصور التركي للمنطقة الأمنية، بكل تفاصيلها، وما يمكن أن يترتب على إقامتها سياسيا وأمنيا، سنلمس، من دون كبير عناء، أنها أبعد ما تكون عن “نبع سلام”، بل على العكس ستكون بؤرة توتر دائمة ومحرقة، لاستنزاف المنطقة وشعوبها لأجيال قادمة. لعل أول مترتّبات قيامها انفجار التنافس على المتبقي من منطقة شرق الفرات، في ضوء توجه أميركي إلى الانسحاب منها على خلفية وعد انتخابي بإعادة الجنود الأميركيين إلى الوطن، يريد الرئيس دونالد ترامب تنفيذه قبيل انتخابات رئاسية باتت على الأبواب. وروسيا وإيران تنتظران بلهفة انسحاب القوات الأميركية، كل لحساباتها الخاصة، روسيا لتنفيذ قرارها بإعادة سيطرة النظام السوري على كل الأرض السورية، والإمساك بمفاتيح الحل السياسي، مع ملاحظة أهمية المنطقة اقتصاديا، وما يمكن أن تقدّمه من فوائد للتخفيف من أزمات النظام في مجالات المحروقات والحبوب، وإيران لضمان بسط سيطرتها على مساحاتٍ هي جزء من مشروع الطريق البرّي الذي تسعى إلى إقامته من أراضيها إلى البحر الأبيض المتوسط. وانسحاب القوات الأميركية وضرب وحدات حماية الشعب فرصة مثالية لتنفيذ مشروع الطريق، بالإضافة إلى إجهاض التطلعات الكردية في إيران التي حفّزتها الحالة الكردية السورية. وهذا إن تم سيحوّل الحل السياسي وعمل اللجنة الدستورية السورية إلى نافلةٍ لا لزوم لهما، ويدمّر فرص استقرار سورية عقودا طويلة٠

أما المترتب الثاني فزعزعة الاستقرار السكاني وإحداث مشكلة متفجرة بين العرب والكرد، علما أن العلاقة بينهما ليست على ما يرام، على خلفية إشراك فصائل الجيش الوطني في العملية، وتعميق الفجوة بين الطرفين بالمواجهات الدامية، وتجدّد الصراع بينهما على الأحقية بالأرض، وإدارة المنطقة سياسيا واقتصاديا، زعزعة مديدة في ضوء تقديراتٍ بحصول نزوح وهجرة واسعين، وبانخراط أطرافٍ خارجية في الصراع على المنطقة، لاعتباراتٍ سياسية وجيوسياسية وتغذيتها الخلافات والتوترات لإدامة فرص الاستثمار في أزماتها٠

المترتب الثالث، وهو الأخطر، إن تحقق التصور التركي بإعادة اللاجئين السوريين لديها إلى المنطقة الأمنية العتيدة هو ولادة سورية جديدة قائمة على فرز مذهبي، حيث سيتكدس العرب السّنة في الشمال والشرق، والعلويون والشيعة، العرب والفرس والأفغان والباكستانيون، في الغرب، وهذا يحقق حلم إيران بتحقيق مكسب جيوسياسي مهم، وسيطرة مفتوحة على الطريق من البحر إلى لبنان، عبر السيطرة المذهبية على المناطق المحاذية للحدود اللبنانية٠

 

المترتب الرابع والأخير، تلاشي مطالب الثورة السورية، وتطلع حواضنها الشعبية إلى الحرية والكرامة، بالقضاء على بقايا التمايز بين أهداف الثورة وأهداف الدول التي استتبعت المعارضة، السياسية والمسلحة، بتحوّل قواها إلى جنودٍ في خطط هذه الدول٠

 

يبقى أن نقول إن مجلس سورية الديمقراطية (مسد) وجناحه العسكري، قوات سورية الديمقراطية (قسد)، قد ارتكبا أخطاء شنيعة، أوصلتهما إلى المأزق الحالي. “مسد”، بسياسته التي تقوم على تصوير مظلومية الكرد أقلية مضطهدة لأسباب قومية ودينية، وفق محاضرة ممثلته في الولايات المتحدة، سينم محمد، في مقر جمعية “مجلس أبحاث العائلة” اليميني في واشنطن يوم 16/7/2019، ما يشي بمغازلتها استراتيجية تحالف الأقليات، والعمل على كسب تأييد سياسي أميركي لمشروعها من خلال التحالف مع اليمين الأميركي العنصري، والعمل على فرض تصوّرها على الشعب السوري، بالاعتماد على التحالف مع أميركا، متجاهلا أن التحالف الراهن تقاطع مصلحي مرحلي، لأن أميركا قالت مرات إنها لا تتبنى مشروعه السياسي. والثانية، “قسد”، بممارساتها، قمع المعارضة العربية والكردية، وإحداث تغيير سكاني في قرى عربية وتركمانية، وفرض تجنيد قسري على سكان شرق الفرات، تحت شعار الدفاع الذاتي، على الرغم من أن معظمهم لا يوافقون على مشروع الإدارة الذاتية، والاستئثار بخيرات شرق الفرات وحرمان أهل المنطقة منها، محافظتي دير الزور والرقة، وهذا جعل التواصل بينها وبين المجتمعات العربية محدودا ومشوبا بسحابات الشك وانعدام الثقة، ومسارعتها إلى قصف المدن والبلدات والقرى التركية مع بداية الهجوم التركي والرد التركي بقصف المدن والبلدات السورية، الأمر الذي أفقدها تضامن أبناء المنطقة، كما عبر عن ذلك بيان أعيان القامشلي في هذا الخصوص، وأضعف حجتها أمام الرأي العام الدولي بتعرّض المدنيين في المدن والبلدات والقرى السورية للقصف التركي٠

 

لن تحقق عملية “نبع السلام” السلام، مع احتمال عدم مواصلتها حتى النهاية، كما تصوّرتها القيادة التركية، لأن تركيا تعاني من نقاط ضعف وهشاشة في أكثر من مجال، ما يسمح للقوى الأخرى بالضغط عليها لدفعها إلى وقف العملية عند نقطة معينة، أو إجبارها على الانسحاب خارج المنطقة، كما لن تنجح “مسد” و”قسد” في هزيمة القوات المهاجمة، أو الحفاظ على مشروعها، بالعودة إلى التفاهم والتحالف مع النظام، فالمسارعة إلى طلب حماية النظام ودعوته إلى إرسال قواته للانتشار على الحدود، وهي تعلم أن في ذلك نهاية لمشروعها، فقد سبق وعرفت شروطه لمساعدتها، ليس أقل من انتحار سياسي٠

 

Syrie: Suite au retrait américain de Manbej…


ALLIÉS-DE-L'YPG-2019

Les soldats syriens ont hissé le drapeau national, à Manbej, après le retrait des soldats américains

Alexandre Lavrentiev : la Russie ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne

Washington n’avait pas “constaté à ce staded’évasion majeure” de prisonniers de l’EI

Un responsable kurde a rapporté une nouvelle tentative d’évasion de femmes et d’enfants de jihadistes du camp de déplacés d’Al-Hol,  mais ils ont été rattrapés 🙂

 

Syrie: résistance des forces kurdes, patrouilles russes après le retrait américain

AFP – 15 octobre 2019

AFP / – Les soldats syriens font le V de la victoire et brandissent des portraits du président Bachar al-Assad à la périphérie nord de la ville de Minbej dans le nord de la Syrie, le 15 octobre 2019

Les forces kurdes opposent une résistance féroce mardi aux militaires turcs dans le nord de la Syrie, où le retrait de troupes américaines a permis un déploiement de l’armée du régime syrien et de son allié russe.

En lançant le 9 octobre son offensive pour éloigner de sa frontière la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370.000 morts depuis 2011.

Plusieurs pays interviennent militairement en Syrie. Les soldats américains, déployés pour aider les Kurdes face au groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu l’ordre de partir. Abandonnés face aux forces turques, les Kurdes ont appelé dimanche à l’aide le régime de Bachar al-Assad, soutenu sur le terrain par la Russie mais aussi l’Iran.

L’offensive turque a provoqué un tollé international et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à nouveau mercredi. Le vice-président américain Mike Pence va partir pour la Turquie “dans les prochaines 24 heures” pour négocier un cessez-le-feu.

AFP / Gal ROMA Carte du nord-est de la Syrie montrant les derniers événements sur la zone d’affrontement et les dates-clés au 15 octobre

La Turquie a toutefois assuré qu’elle poursuivrait son opération “avec ou sans le soutien” du monde, dénonçant le “sale marché” conclu entre les forces kurdes et le régime Assad.

Son objectif affiché: la création d’une “zone de sécurité” de 32 km de profondeur le long de sa frontière, qui permettra notamment de rapatrier une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

Depuis le 9 octobre, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont pris le contrôle d’une bande frontalière de près de 120 km. Une ville clé reste à conquérir, celle de Ras Al-Aïn.

C’est là où les combats les plus violents se concentrent, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG, opposant une résistance acharnée en utilisant un réseau de tunnels. En soirée, les affrontements se sont poursuivis dans l’ouest de Ras al-Aïn et près de la ville de Tal Abyad conquise par les forces turques, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

– Pas de combats syro-turcs –

AFP / Ozan KOSE Photo prise le 15 octobre 2019 depuis la ville turque de Ceylanpinar, montrant de la fumée s’élever au dessus de la ville syrienne de Ras al-Aïn

A l’appel des Kurdes, les forces du régime se sont déployées dès lundi dans des secteurs du Nord, notamment à Minbej où les soldats syriens ont hissé le drapeau national, après le retrait des soldats américains.

Dans ce contexte explosif, la Russie a souligné qu’elle ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne. Ils “ne sont dans l’intérêt de personne et seraient inacceptables”, a déclaré l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

La police militaire russe mène d’ailleurs “des patrouilles le long de la ligne de contact” entre les forces syriennes et turques dans le secteur de Minbej, selon Moscou.

Deux soldats turcs ont toutefois été tués selon Ankara par des obus tirés depuis la région de Minbej, où de violents combats nocturnes avaient opposé les forces d’Ankara aux Kurdes.

SYRIAN TV/AFP / – Captures écran d’images de la télévision d’Etat syrienne diffusées le 15 octobre et présentant des habitants de Minbej avec des drapeaux et des portraits de Bachar al-Assad

En sept jours, 71 civils, 158 combattants des FDS ainsi que 128 combattants proturcs ont été tués, d’après l’OSDH.

Ankara a déploré la mort de six soldats en Syrie ainsi que de 20 civils par des tirs de roquettes sur des villes turques en provenance de Syrie.

De plus, l’offensive a provoqué l’exode de 160.000 personnes d’après l’ONU.

– Pence en Turquie –

Les autorités kurdes se sont alarmées de l’arrêt des activités de “toutes” les ONG internationales et le retrait de leurs employés du secteur, qui accueille plusieurs camps de déplacés déjà sous pression.

L’ONG Médecins sans frontières a dit avoir dû “suspendre la majorité de ses activités et évacuer tout son personnel international”.

Les agences de l’ONU poursuivent elles leurs opérations, malgré la situation dangereuse.

Après avoir annoncé le départ du nord syrien de près d’un millier de soldats américains, les Etats-Unis ont adopté des sanctions contre des ministres turcs mais cherchent dans le même temps à sauver leur alliance historique avec la Turquie qui accueille des bases américaines stratégiques.

“Notre objectif numéro un est de déployer notre diplomatie pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu”, a dit un responsable américain en annonçant la visite de M. Pence en Turquie.

Suivant l’exemple de plusieurs pays occidentaux, la Grande-Bretagne a annoncé la suspension des exportations vers la Turquie d’armes “qui pourraient être utilisées” dans son offensive.

Paris et d’autres capitales européennes ont dit en outre craindre la fuite de jihadistes de l’EI détenus par les Kurdes à la faveur de cet assaut.

Mais un responsable américain a assuré que Washington n’avait pas “constaté à ce stade d’évasion majeure” de prisonniers de l’EI.

Un responsable kurde a néanmoins rapporté une nouvelle tentative d’évasion de femmes et d’enfants de jihadistes du camp de déplacés d’Al-Hol dans le nord syrien, soulignant que les fugitifs avaient été rattrapés.

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