Le désastre kurde en Syrie


Le désastre kurde en Syrie

Le pari occidental sur une milice kurde pour lutter contre Daech en Syrie était voué à l’échec, un échec qui s’avère aujourd’hui désastreux.

Les FDS affichant, en octobre 2017 à Rakka, le portrait géant d’Abdullah Öcalan, le  fondateur et leader du PKK

Les Etats-Unis et la France ont commis une erreur stratégique majeure en s’appuyant exclusivement sur les Forces démocratiques syriennes (FDS) pour lutter contre Daech en Syrie. Les FDS sont en effet dominées par la milice kurde du Parti de l’Union démocratique (PYD), organiquement liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dont elle est la branche syrienne. Il fallait beaucoup d’aveuglement pour croire qu’une milice étrangère par le recrutement (kurde) et par l’idéologie (gauchiste) à la population (arabe et sunnite) de la vallée de l’Euphrate pourrait y stabiliser la situation, une fois le pseudo-califat de Daech renversé. Le retrait de Syrie annoncé par Trump le mois dernier ne fait qu’accélérer la crise d’une construction que le très lourd tribut payé par les FDS au combat contre Daech ne rend pas moins fragile. A l’heure où l’attention internationale se concentre sur le risque d’une offensive turque contre les FDS, il n’est pas inutile de revenir aux fondamentaux de l’équation kurde en Syrie.

LE REFUS DE COLLABORER AVEC LES REVOLUTIONNAIRES SYRIENS

C’est à Barack Obama que revient la décision, à l’été 2014, de s’appuyer sur les seules FDS en Syrie comme partenaire au sol de l’offensive menée par les Etats-Unis contre Daech. Le président américain a toujours nourri la plus grande méfiance à l’encontre des groupes révolutionnaires, majoritairement arabes et sunnites en Syrie. Il leur reproche tout à la fois leur fragmentation organisationnelle et leur noyautage islamiste. Ce sont pourtant de tels groupes qui, engagés depuis 2011-12 dans une guérilla révolutionnaire contre le régime Assad, ont lancé en janvier 2014 leur « deuxième révolution », cette fois contre Daech, qu’ils sont parvenus à expulser d’Alep et du nord-ouest du pays. La principale vulnérabilité de ces groupes réside dans le fait qu’ils sont obligés de combattre sur deux fronts, contre le régime Assad, d’une part, et contre Daech, d’autre part.

Tel n’est pas le souci du PYD/PKK qui peut d’autant plus facilement se concentrer sur Daech qu’il entretient une collaboration ancienne avec le régime Assad: le chef et fondateur du PKK, Abdullah Öcalan, a résidé à Damas, sous la protection des renseignements syriens, de 1984 à 1998, période durant laquelle le PKK assumait des fonctions supplétives de maintien de l’ordre dans le Nord-est du pays; Bachar al-Assad, afin de diviser l’opposition en 2011, a légalisé le PYD, lui accordant un véritable monopole sur la scène kurde de Syrie, jusqu’alors marquée par le pluralisme partisan et la diversité d’opinions. Des milliers de guérilleros du PKK quittent alors la Turquie vers la Syrie, dans le cadre de négociations menées entre Öcalan, emprisonné depuis 1999, et le gouvernement Erdogan. Ce transfert permet au PYD d’assurer sa domination sur le « Rojava », ainsi que le Nord-Est de la Syrie, majoritairement kurde, est désormais dénommé. Le tout avec l’accord du régime Assad, qui continue d’entretenir une présence discrète dans la zone.

« L’ENNEMI DE LA FRANCE, C’EST DAECH »

Les Etats-Unis avaient en 2007 fait le choix, couronné de succès, de s’appuyer en Irak sur des milices arabes et sunnites, dites du « Réveil » (Sahwa), pour lutter contre la branche locale d’Al-Qaida. Les jihadistes ont pu, à la faveur du retrait américain d’Irak en 2011, se reconstituer en « Etat islamique », profitant du fanatisme anti-sunnite du Premier ministre Maliki en Irak et des facilités offertes par le régime Assad. Obama, pour les raisons exposées plus haut, n’a jamais voulu soutenir des groupes arabes et sunnites dans la lutte contre Daech. A la recherche d’un partenaire kurde et fiable, il est très déçu par la faible pugnacité des peshmergas (combattants kurdes) du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK), après la chute de Mossoul, en juin 2014, alors que les guérilleros du PKK   résistent avec acharnement dans le massif irakien du Sinjar, sanctuaire de la population yézidie. La libération par le PYD, en janvier 2015, de la ville syrienne de Kobané, après une bataille sanglante avec Daech, achève de sceller la collaboration entre le Pentagone et le PKK en Syrie.

Les combattantes et les combattants kurdes, dont le courage est indéniable, ont bénéficié à Kobané d’un soutien aérien massif des Etats-Unis. Un tel soutien n’a jamais été apporté aux révolutionnaires syriens, qui auraient partout pu, s’ils avaient disposé d’un tel appui, renverser le rapport de forces. La question devient de toutes façons rhétorique avec l’intervention directe de la Russie en Syrie, en septembre 2015, qui sauve sans doute le régime Assad et qui coïncide avec la décision française de contribuer à la campagne américaine contre Daech en Syrie. Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, martèle que « l’ennemi de la France, c’est Daech, Bachar, c’est l’ennemi de son peuple ». Cette  posture est endossée par Emmanuel Macron après son élection de mai 2017, dans une continuité affichée avec François Hollande. La France, en réduisant son engagement en Syrie à la seule lutte contre Daech, se prive, comme d’ailleurs les Etats-Unis, de tout principe de légitimité alternatif à celui du régime Assad, toujours reconnu comme représentant de la Syrie à l’ONU.

LES AMBITIONS REGIONALES DU PKK

La suite est connue et elle était parfaitement prévisible. Les FDS/PKK, une fois sorties des zones majoritairement kurdes, sont bien moins efficaces sur un terrain qui leur est hostile. La prise de Rakka, en octobre 2017, s’accompagne d’évacuations négociées avec les FDS de centaines de combattants de Daech, ainsi que de frappes indiscriminées qui laissent la ville à l’état de ruines. Les FDS organisent, dès la libération de Rakka, une cérémonie à la gloire d’Öcalan (voir la photo ci-dessus), qui choque profondément la population locale. Quinze mois plus tard, la reconstruction de Rakka n’a pas sérieusement débuté, car les FDS sont surtout préoccupées par le quadrillage d’une population qu’elles traitent collectivement avec suspicion. La situation de Rakka se retrouve dans tout l’Est de l’Euphrate, majoritairement arabe et sunnite, où Daech ne peut que jouer du ressentiment anti-FDS. L’état-major du PKK, sonné par l’annonce de Trump sur le retrait américain de Syrie, ouvre immédiatement des pourparlers avec le régime Assad, espérant négocier un retour limité du régime en contrepartie du maintien de l’essentiel de l’autonomie du « Rojava ».

Un tel désastre n’a été rendu possible qu’en occultant la réalité syrienne par le biais de deux prismes idéologiques: l’idéologie d’une lutte contre Daech qui pourrait être artificiellement disjointe de la lutte contre le régime Assad; l’idéologie d’un « Rojava » autogéré, alors que la sécurité du PKK (Assayich) y  a toujours le dernier mot. A ces deux prismes idéologiques se sont ajoutés les clichés culturalistes opposant de « gentils » Kurdes, par définition « progressistes », à de « méchants » Arabes, par essence « obscurantistes ». La coalition menée par les Etats-Unis a ainsi misé sur le seul PKK, alors même que la Syrie n’est pour ce parti kurde qu’un théâtre secondaire, par rapport au front prioritaire que reste à ses yeux la Turquie. Le refus d’encourager une alternative proprement syrienne au totalitarisme jihadiste a conduit tout droit à la tragique impasse d’aujourd’hui. Le peuple syrien, dans ses composantes arabe et kurde, en émerge une fois encore comme le perdant absolu, abandonné qu’il est à la vengeance barbare du régime Assad ou au retour de flamme de Daech. 

PYD - Ocalan manifestation au nord de la Syrie - 7 octobre 2019

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حمص تنتظر حارس صوتها


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Homs attend son Gardien

حمص تنتظر حارس صوتها

11.juin.2019 –  الياس خوري

حين احتفلنا بعبد الباسط الساروت وهو يصدح أغانيه الحمصية ويحرس ميادين الثورة بصوته، رأينا فيه صورة لاعب كرة القدم وهو يصدّ الكرة عن مرماه. يقف، ينحني، يركض، يقفز، ويغني.
الفتى الحمصي الجميل أخذنا إلى المدينة التي تحتضن نهر العاصي، وهناك رأينا حلماً.
وكانت الثورة.
الشعب الذي كُبّل بسلاسل الخوف انتصب كالرمح معلناً ثورته من أجل الحرية والكرامة، في مشرق عربي أذلّه الضباط واللصوص والطائفيون والخونة.
وهناك في ليالي الخالدية في حمص، كان الفتى الجميل يصرخ بالحرية، حارس منتخب سوريا للشباب في كرة القدم، تحوّل إلى حارس الحلم. الفتى الجميل الذي تشرق الحرية في بحة صوته صار تجسيداً لثورة مغدورة. كل الطغاة اجتمعوا في حلف دموي ضدّ الساروت وغياث الأخرس وحمزة الخطيب وباسل شحادة. كلهم شعروا بالخوف من يد طفل تكتب على الحائط وصوت فتى يغنّي وكاميرا تصوّر ووردة يحملها ثائر. الجيوش التي لم تقاتل عدواً إلا لتنهزم وجدت في شعب سوريا فرصتها كي تقتل. هناك فرق بين القتال والقتل، هؤلاء الذين قتلوا الشعب بشكل منهجي وحولوا سوريا إلى ساحة يتبارى فيها المجرمون، هؤلاء لم يقاتلوا إلّا ليقتلوا.
من زمن البدايات بقي الساروت شاهداً أخيراً على فيض الجنون الذي جعل من سوريا أرضاً لحروب الديكتاتورية والأصوليات ضد الشعب السوري، وكان على الفتى الذي أُجبر على مغادرة حمص أن يعبر في مفترقات الالتباس التي قادته إلى حيث لم يكن، ثم أعادته ليموت في مكانه الطبيعي، مقاتلاً حراً، وشهيداً يدافع عن حقه في الحياة.
سيرة الساروت تلخص حكاية السوريات والسوريين مع الحلم والفشل، مع اليأس وما بعد اليأس، فالفتى الحمصي رسم مسار التخبّط والحلم بحدسه الشعبي وارتباطه بالأرض السورية التي لم يغادرها، فسقى شجرة الحرية اليابسة دماً، ودفن صوته في التراب الذي صار جنّة الحالمين الوحيدة.
ولعل في موت الساروت في هذه اللحظة الدموية التي يعيشها ربيع السودان المدمّى ما يكشف هاوية الموت التي قادت العسكريتاريا وظلها الأصولي بلاد العرب إليها.
هناك في السودان امّحى الالتباس الذي غطّى سوريا بضباب صراع وحوش الاستبداد العربي بعضهم مع بعض.
في السودان انكشفت اللعبة كلها على حقيقتها، أنظمة العار الخليجية المتحالفة مع إسرائيل تجد نفسها في حلف واحد مع العسكريتاريا وعصابات الشبيحة وفلول الأصوليين. نظام القتلة والجنجويد الذي بناه عمر البشير بدماء السودانيات والسودانيين حليف للأصوليين وعميل للخليج المتأمرك المتصهين ويحميه الفيتو الروسي-الصيني في مجلس الأمن.

أخيراً ظهرت اللعبة على حقيقتها.
بعد أن فقدت العسكريتاريا العربية مبرر تسلطها، ارتمت في أحضان إمارات الكاز، وتحولت إلى صَدَفة جوفاء، تحكم بالعنف المطلق، لا هدف لها سوى البقاء في السلطة، حتى ولو كان ثمن السلطة إهدار كرامتها.
الدم الذي سال في العاصي يسيل اليوم في النيل، كما أن صرخة الحرية في الجزائر تعرف أنها قد تواجه في أية لحظة هوس الطغمة العسكرية بالسلطة المطلقة.
الآن يا عبد الباسط ترى في مرآة موتك ما حاول الجميع حجبه عن عينيك وعيوننا. أرادوا تأبيد الاستبداد باسمائه المختلفة. واليوم في السودان نكتشف أن للاستبداد اسماً واحداً هو العسكريتاريا، وأن جميع أسمائه الأخرى مستعارة، وليست سوى معبر للدول الإقليمية وغير الإقليمية كي تستبيح أرضنا.
الآن نفهم سرّ تعاطف العسكر المستبد في مصر مع نظام بشار، وسرّ استعجال الإمارات فتح سفارتها في دمشق.
كلهم يا عبد الباسط اجتمعوا من أجل قتلك وإخراس صوتك. هل تصدّق أن من خطف رزان زيتونة وسميرة الخليل كان يريد إسقاط النظام؟
لم يكن هؤلاء السفلة سوى صدى للمافيا العسكرية التي أرادتهم أداة لمزيد من توحيش المجتمع.
الوحش الذي رفع شعار «الأسد أو لا أحد»، هذا الوحش أفرغ سوريا من نصف شعبها، ويتابع المهمة كي لا يبقى في سوريا سوى العبيد.
وهذا ما يقوم به اليوم القتلة في المجلس العسكري السوداني، يسقون النيلين الأزرق والأبيض دماً، كي يعاد السودان إلى حظيرة الانحطاط العربية، محولين ميادين الخرطوم إلى ميدان الساعة في حمص.
أسفي على حمص لأنها لا تستطيع أن تقدّم الوداع اللائق ببطل تراجيدي اسمه عبد الباسط الساروت.
اخترتَ طريقك وذهبتَ إلى موتك كما يليق بأبطال الملاحم.
أما حمص العدية، حمص التي اقتحم شبابها السماء في بابا عمرو، حمص الساحرة حتى بعد تدمير أغلب معالمها، هذه المدينة التي لا تستطيع استقبال جثمانك، صارت اليوم مدينتك أنت.
لقد كتبت يا عبد الباسط الساروت اسمك على حجارتها السوداء، وعلقت صوتك على حيطانها، ورسمت وجهك على ترابها.
وحمص ستبقى في انتظار حارس صوتها ومغني ثورتها وزينة شبابها وشهيدها المضرّج بالحلم المغدور.
وغداً عندما تنقشع هذه العتمة التي صنعها الاستبداد، غداً ستستعيدك حمص كي تستعيد اسمها من جديد، وكي يعود العاصي إلى مسيرته عاصياً على قانون الجغرافيا صاعداً إلى الأعلى كي يصبّ في بحر الحرية.

Démobilisation dans les rangs de l’armée syrienne!!!


Soldat

Les médias occidentaux commencent de parler d’une nouvelle considérée comme positive relative à la démobilisation de certains recrutés dans l’armée syrienne du régime !!

Il est important de signaler que la démobilisation en question n’est pas due, comme le prétendent ces médias, à l’approche de la fin du conflit syrien entre le régime et l’opposition ou à la victoire du premier… mais à cause de la longue durée de mobilisation d’une grande partie d’officiers et soldats qui dure, pour certains, depuis au moins six ans, en plus de la durée obligatoire fixée à deux ans….

 

Alors, prudence, n’émettez pas de prévisions ou d’analyses hâtives et promotionnelles en faveur d’un régime répressif et sanguinaire dirigé par des assassins du père en fils, du clan Al-Assad…

 

La révolution syrienne à Homs, le 18 avril 2011 : Le rassemblement pacifique Place de l’Horloge, qui a fait trembler le régime syrien


18 avril 2011,

Le massacre de la Place de l’Horloge à Homs, les habitant.es de la ville se sont rassemblé.es pour réclamer la chute du régime, déclarant ainsi leur opposition et la révolution contre le régime sanguinaire d’Al Assad

Le 18 avril 2011, un mouvement civil qui ne cesse de s’amplifier, faisait trembler le gouvernement et les services de sécurité en place…

A cette date les contestations étaient pacifiques,  il n’y avait pas de lutte armée, ni groupes armés, ni Front al-Nosra ni Daech…

Les forces de répressions armées du régime ont ouvert le feu contre les manifestants civils, tuant plus de 500 manifestant.es civil.es désarmé.es, …

مجزرة الساعة يوم أعلنت مدينة حمص ثورتها الكبرى على نظام الأسد

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=aCX2ztM5md0

 

20180422-L'éthique-des-nations

Les ONG ne sont pas autorisées de s’approcher des habitants de la Ghouta déportés par le régime


 

La Syrie en une journée : le 17 mars 2018

  • Selon des militants dans la Ghouta orientale, les habitants déportés des villes reprises par le régime sont regroupés dans des casernes militaires ou des écoles. Aucune ONG n’a été autorisée à s’approcher de ces lieux.

  • Le régime a arrêté, ces jours derniers, la plupart des hommes de moins de 50 ans qui ont tenté de sortir de la Ghouta orientale en empruntant les corridors aménagés à cet effet.

2018-03-17-Arrestation des hommes aux sorties de la Ghouta

  • Tandis que l’étau se resserre progressivement sur la ville d’Afrin, 150 000 habitants ont fui les combats. Plusieurs départs d’incendies ont été enregistrés dans la ville.

Incendies aujourd'hui à afrin

  • Une colonne de l’armée turque est arrivée aujourd’hui au mont d’Anadan dans la province d’Alep. Elle va y installer un poste d’observation de la supposée désescalade stipulée par les accords d’Astana.

Une colonne turque en direction du Mont anadan

  • Des manifestations sont organisées ce week-end, dans le monde, pour célébrer le 7ème anniversaire du déclenchement de la révolution syrienne. Cette révolution a commencé en mars 2011, pour réclamer la liberté, la démocratie et la fin de la dictature en Syrie. L’utilisation excessive de la répression par le régime, a poussé une partie de l’armée à déserter et à rejoindre les manifestants, ce qui a mené au conflit armé d’aujourd’hui.

 

  • Des militants lancent une vaste campagne sur Twitter tout le week-end pour partager des informations sur les sept ans de révolution en Syrie : des archives, des vidéos, des souvenirs, des espoirs. Hashtag: RevolutionAgainstAssad  https://sites.google.com/site/revolutionagainstassad

 

  • L’image du jour : un chat blessé, hier, par les bombardements à la Ghouta orientale.

Un chat blessé, hier, à la Ghouta orientale

https://syrie.news/2018/03/17/syrie-journee-17-mars-2018/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

511.000 victimes en Syrie depuis mars 2011


 

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2018

خلال 7 أعوام متتالية…نحو 511 ألف شخص استشهدوا وقتلوا وقضوا منذ انطلاقة الثورة السورية في العام 2011

12 مارس,2018  

نحو 85% من الشهداء المدنيين قضوا على يد قوات نظام بشار الأسد وحلفائها من الروس والإيرانيين وحزب الله والميليشيات المحلية والإقليمية

الذكرى السابعة لانطلاقة الثورة السورية، أغلقت كتبها على تحولات سياسية وعسكرية وميدانية مختلفة عن كل عام، فمن حصيلة خسائر بشرية متصاعدة، إلى تبدل السيطرة وتحول نفوذ القوى، بشكل خلط معه الأوراق السياسية، وبقي المدني السوري ضحية النفاق الدولي، وجثة تنهشها الضباع الإقليمية والدولية، بعد أن امتصت دماؤه خلال 7 أعوام متتالية، فلا الآذان المحلية المتمثلة بنظام بشار الأسد أصغت لمطالب السوريين الخارجين للمطالبة بالكرامة والحرية والعدالة والديمقراطية والمساواة، ولا المجتمع الدولي اليوم يستمع لصرخات المتألمين واستغاثات المشردين والهائمين على وجوههم في هذه الأرض، فيترك السوري بين شهيد وجريح ومفقود ونازح ولاجئ ومشرد، حتى يملأ القتلة بطونهم من لحم المواطن السوري.

قوى الصراع تحول نفوذها، وباتت السيطرة على غير المعهود خلال السنوات المنصرمة، فبات القوي ضعيفاً وبالعكس، وبات المسيطر فاقداً لمعظم نفوذه، ومع الذكرى السنوية السابعة لانطلاقة الثورة السورية، وصلت سيطرت قوات النظام إلى 57.57% من مساحة الأراضي السورية، بمساحة بلغت 106508 كلم مربع، في حين تلتها قوات سوريا الديمقراطية من حيث نفوذها على الأرض، فسيطرت على 26.8% بمساحة بلغت 49653 كلم مربع، بينما سيطرت الفصائل المقاتلة والإسلامية وتحرير الشام على مساحة 23369 كلم مربع بنسبة 12.7% من الأراضي السورية، إذ توسعت سيطرة القوات التركية والفصائل العاملة معهما في عمليتي “درع الفرات” وغصن الزيتون”، لتبلغ 3438 كلم مربع بنسبة 1.9% من مساحة الأراضي السورية، في حين حافظت الفصائل المقاتلة والإسلامية وهيئة تحرير الشام على مساحة نحو 8.9% بمساحة بلغت 16388 كلم مربع من مساحة الأراضي السورية، كما تسيطر الفصائل المدعومة أمريكياً على 3543 كلم مربع بنسبة 1.9 كلم مربع، بينما تراجعت سيطرة تنظيم “الدولة الإسلامية” بشكل كبير لتبلغ 5403 كلم مربع بنسبة 2.9% من الأراضي السورية، بالإضافة لجيش خالد بن الوليد المبايع لتنظيم “الدولة الإسلامية”، والمحافظ على مساحة سيطرته البالغة 247 كلم مربع بنسبة 0.13% من الجغرافية السورية

كل هذه التبدلات تصاحبت مع قتل وسفك دماء من خلال الغارات الجوية من النظام وروسيا والتحالف الدولي والقوات التركية والضربات المدفعية والصاروخية والإعدامات والتعذيب في المعتقلات ورصاص القناصة والمسلحين المجهولين والظروف المختلفة، تسببت في تصاعد أعداد الخسائر البشرية، على الأراضي السورية، خلال 7 أعوام متتالية، إذ وثق المرصد السوري لحقوق الإنسان استشهاد ومقتل ومصرع 353935 شخصاً على الأرض السورية، منذ انطلاقة الثورة السورية في الـ 15 من آذار / مارس الفائت من العام 2011، وحتى الذكرى السابعة لانطلاقة الثورة السورية، مقدماً التفاصيل وضحايا كل قاتل، وما اقترفته يداه بحق السوريين من أبناء هذه البلاد وقاطنيها، إلى يد العدالة، وتوزعت الخسائر البشرية على النحو التالي::

الشهداء المدنيون السوريون:: 106390، من بينهم 19811 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و12513 مواطنة فوق سن الثامنة عشر.

في حين بلغ عدد المقاتلين السوريين في صفوف الفصائل المقاتلة والإسلامية وقوات سوريا الديمقراطية وفصائل وحركات وتنظيمات أخرى:: 59424

كذلك وصل عدد المنشقين عن قوات النظام إلى:: 2615

كما ارتفع عدد القتلى من قوات نظام بشار الأسد إلى:: 63820

فيما وثق المرصد من قوات الدفاع الوطني والمسلحين السوريين الموالين للنظام:: 48814

بينما وثق المرصد من مقاتلي الفصائل الإسلامية وجبهة فتح الشام “جبهة النصرة سابقاً” وتنظيم “الدولة الإسلامية” والحزب الإسلامي التركستاني وتنظيم جند الأقصى وتنظيم جند الشام والكتيبة الخضراء وجنود الشام الشيشان والحركات الإسلامية من جنسيات لبنانية وعراقية وفلسطينية وأردنية وخليجية وشمال أفريقية ومصرية ويمنية وإيرانية وأفغانية وسودانية وجنسيات عربية ثانية:: 63360

في حين بلغ قتلى حزب الله اللبناني:: 1630

فيما بلغ عدد قتلى المسلحين الغير سوريين الموالين للنظام والمسلحين من الطائفة الشيعية:: 7686

كما بلغت أعداد القتلى من مجهولي الهوية الموثقين بالأشرطة والصور:: 196

المجموع العام للشهداء المدنيين 106390 توزع على أقسام مفصلة تتبع لطريقة القتل التي أزهقت أرواح المدنيين السوريين لتكون على الشكل التالي::

الخسائر البشرية في غارات طائرات نظام بشار الأسد الحربية والمروحية بلغت 25151 شهيد مدني هم:: 16076 رجلاً و5510 أطفال دون سن الثامنة عشر، و3565 مواطنة فوق سن الـ 18.

الخسائر البشرية في الضربات الصاروخية والجوية الروسية بلغت 6891 شهيد مدني هم:: 4134 رجل وشاب، و1702 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و1055 مواطنة فوق سن الـ 18

الخسائر البشرية جراء قصف التحالف الدولي بلغت 2967 شهيد مدني سوري هم:: 1737 رجلاً و707 أطفال دون سن الثامنة عشر، و523 مواطنة فوق سن الـ 18.

الخسائر البشرية بقصف القوات التركية وطائراتها وصلت إلى 754 شهيد مدني هم:: 476 رجلاً وشاباً، و167 طفلاً دون سن الثامنة عشر و111 مواطنة فوق سن الـ 18.

الخسائر البشرية على يد قوات نظام بشار الأسد والمسلحين الموالين لها من جنسيات سورية وغير سورية بلغت 43040 شهيد مدني هم::26882 رجل وشاب، و10011 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و6147 مواطنة فوق سن الـ 18.

الخسائر البشرية في معتقلات النظام وسجونه بلغت 14751 شهيد مدني هم:: 14572 رجل وشاب، و120 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و59 مواطنة فوق سن الـ 18.

الخسائر البشرية على يد الفصائل المعارضة وصلت إلى 7579 شهيد مدني هم:: 5750 رجلاً و1131 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و698 مواطنة فوق سن الـ 18.

الخسائر البشرية على يد تنظيم “الدولة الإسلامية” بلغت 4905 شهيد مدني:: 4187 رجلاً و397 طفلاَ دون سن الثامنة عشر، و321 مواطنة فوق سن الـ 18.

الخسائر البشرية على يد حرس الحدود التركي بلغت 352 شهيد مدني هم:: 252 رجلاً وشاباً و66 طفلاً دون الثامنة عشر، و34 مواطنة فوق سن الـ 18.

المرصد السوري لحقوق الإنسان يشير إلى أن هذه الإحصائية لا تشمل نحو 45000 مواطن استشهدوا تحت التعذيب في معتقلات نظام بشار الأسد وسجونه، كان حصل المرصد على معلومات عن استشهادهم خلال فترة اعتقالهم.

كذلك لا تشمل حصيلة الخسائر البشرية مصير أكثر من 5200 مختطف من المدنيين والمقاتلين في سجون تنظيم “الدولة الإسلامية”، بالإضافة إلى أنها لا تشمل أيضاً، مصير أكثر من 4700 أسير ومفقود من قوات النظام والمسلحين الموالين لها، وما يزيد عن 2000 مختطف لدى الفصائل المقاتلة والكتائب الإسلامية وتنظيم “الدولة الإسلامية” وجبهة فتح الشام (جبهة النصرة سابقاً)، بتهمة موالاة النظام.

أيضاً يقدِّر المرصد السوري لحقوق الإنسان، العدد الحقيقي لمن استشهد وقتل أكثر بنحو 100 ألف، من الأعداد التي تمكن المرصد السوري لحقوق الإنسان من توثيقها، ويأتي هذا التقدير لأعداد الشهداء والقتلى من قوات النظام والمسلحين الموالين لها من جنسيات سورية وعربية وآسيوية، ومقاتلي الفصائل المقاتلة والفصائل الإسلامية وتنظيم “الدولة الإسلامية” وتنظيمات جند الشام وجبهة فتح الشام (جبهة النصرة سابقاً) وجند الأقصى ولواء الأمة وكتيبة البتار وجيش المهاجرين والأنصار والحزب الإسلامي التركستاني وجنود الشام الشيشان، نتيجة التكتم الشديد على الخسائر البشرية من قبل كافة الأطراف المتقاتلة، ووجود معلومات عن شهداء مدنيين لم يتمكن المرصد من التوثق من استشهادهم، لصعوبة الوصول إلى بعض المناطق النائية في سورية.

كما أسفرت العمليات العسكرية المتواصلة وعمليات القصف والتفجيرات عن إصابة أكثر من 2 مليون مواطن سوري بجراح مختلفة وإعاقات دائمة، فيما شرِّدَ نحو 12 مليون مواطن آخرين منهم، من ضمنهم مئات آلالاف الاطفال ومئات آلاف المواطنات، بين مناطق اللجوء والنزوح، ودمرت البنى التحتية والمشافي والمدارس والأملاك الخاصة والعامة بشكل كبير جداً.

84 شهراً طافت خلالها الأرض السورية بالدماء والجثث، واستمر القتل بحق المدنيين، فلم يترك كل هذا القتل، للعالم والمجتمع الدولي والأطراف الفاعلة، أية مبررات في تأخير التحرك الدولي، لإنهاء الموت والقتل والتدمير والتشريد على الأرض السورية، حتى يجد أبناء هذا الشعب متسعاً من الحياة، ليتمكنوا من إعادة إعمار وبناء بلادهم، والعودة إلى مساكنهم أو لبقايا الدمار في قراهم وبلداتهم ومدنهم، ولا ذرائع أو مبررات تقف أمام المحاكم الدولية لإظهارها، والتمنّع في محاسبة المجرمين ومعاقبة القتلة والآثمين بحق أبناء الشعب السوري، إلا إذا كان المسؤولون عن تطبيق العدالة، يتهربون من تطبيقها، لأننا في المرصد السوري لحقوق الإنسان سنبقى نطالب الأطراف الدولية والمجتمع الدولي في التحرك لإحالة جرائم الحرب والجرائم ضد الإنسانية التي ارتكبت في سوريا لمحكمة الجنايات الدولية أو المحاكم الدولية المختصة حتى ينال القتلة ومحرضوهم وآمروهم عقابهم، وليتوقف القتل ويتمكن أبناء الشعب السوري من الوصول إلى الدولة التي ينشدونها، دولة تسود قيم الحرية والعدالة والمساواة والديمقراطية، وتضمن لكافة مكوناتها حقوقهم.

Syrie 2011/2017 en images- سوريا ٢٠١٧/٢٠١١


 

 

La-révolution-syrienne-2011-2017-2

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