L’aviation du régime cible délibérément les champs agricoles des villages à Hama et à Idleb et cause des incendies


Incendie-des-récoltes-agricoles-au-nord-de-Syrie-causée-par-les-bombardements-du-régime-syrien-25-mai-2019

 

L’aviation du régime cible délibérément les champs agricoles des villages à Hama et à Idleb et cause des incendies sur des centaines d’hectares de cultures agricoles des habitants de la région.

25 mai 2019 – OSDH

L’OSDH a appris que des avions de combat et des hélicoptères ciblaient délibérément des champs agricoles dans le sud d’Idleb et du nord d’Hama, causant des incendies dans des centaines d’hectares de terres agricoles appartenant à la population de la région, dans une scène qui n’est plus étrangère aux crimes pratiqués par le régime de Bachar al-Assad. Il est à noter que les forces du régime ont volé des récoltes agricoles dans les zones récemment reconquises dans la campagne de Hama, elles ont également procédé aux pillages de maisons et de magasins.

 

Incendie-dans-un-champ-de-blés-causée-par-le-bombardement-de-l'aviation-du-régime-près-de-Khan-Cheikhoun--Idleb-23-mai-2019

 

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240 000 personnes déplacées à cause des opérations de pilonnages sur Idleb et le nord de Hama


ONU: 240 000 personnes déplacées à cause des opérations de pilonnages sur Idleb et la campagne nord de Hama

 

الأمم المتحدة: 240 ألف نازح جراء عمليات القصف على إدلب وريف حماة

24 mai 2019الأمم-المتحدة-240-ألف-نازح-déplacées-Syrie-

24 mai 2019

ANKARA – «al-Qods al-Arabi»: Les Nations Unies ont estimé le total de déplacé.e.s de Idleb et Hama à la suite des frappes aériennes et des tirs d’artillerie de l’alliance des forces du régime en moins de deux mois à 240 mille personnes, se référant au déplacement de quelque 210 000 personnes en seulement 16 jours.
Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue au siège de permanent de l’Organisation internationale à New York, que «les Nations Unies est profondément préoccupé par les informations persistantes faisant état de raids aériens et de l’artillerie» sur Idleb et dans la province de Hama.
Dujarric a souligné que ce qui précède a abouti «à la mort de plus de 100 personnes depuis la fin du mois d’avril, ainsi que les attaques répétées contre les infrastructures civiles, et en augmentant les niveaux de déplacement.»
Il a expliqué que la coalition de l’opposition syrienne nous a informé « que près de 210 mille personnes ont été obligées au déplacement, à cause de la violence, entre la première et le seizième de ce mois-ci», en soulignant qu’avec le nouveau chiffre, ce qui augmente le nombre total de personnes déplacées au nord de Hama et dans le sud Idleb à partir, du premier avril à 240 mille personnes , hommes, femmes et les enfants. Le porte-parole du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a demandé «le respect des obligations en vertu du droit international humanitaire pour protéger les civils et les infrastructures civiles et le respect intégral des accords de cessez-le feu entre la Russie et la Turquie au mois de Septembre de l’année 2017.
Amnesty International a condamné il y a trois jours, les attaques des forces du régime Assad, contre les hôpitaux et autres centres de santé dans les provinces de Hama et Idleb, et a estimé que ces attaques contre des installations médicales «des crimes contre l’humanité».

Syrie: 23 civils tués dans des frappes du régime sur l’ultime grand bastion jihadiste


Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-septembre-2017

Des raids aériens du régime syrien ont tué mercredi 23 civils, dont une dizaine sur un marché très fréquenté, dans le dernier bastion jihadiste du nord-ouest de la Syrie, selon une ONG.

La province d’Idleb et des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié, dominés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d’Al-Qaïda), sont le théâtre depuis fin avril d’affrontements meurtriers entre jihadistes et forces loyales au président syrien Bachar al-Assad, soutenues par Moscou.

Depuis mardi soir, des combats intenses entre les deux camps autour de la ville de Kafr Nabuda ont tué 87 combattants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), à savoir 51 soldats et 36 jihadistes.

En outre, 23 civils sont morts dans des raids aériens du régime menés dans la nuit, dont 12 sur un marché bondé dans la ville de Maaret al-Noomane, a indiqué l’Observatoire.

Selon des témoins sur place, de nombreux habitants se trouvaient à une heure tardive dans le souk après la rupture du jeûne du ramadan quand le bombardement a eu lieu.

Les façades de bâtiments adjacents ont été soufflées par l’explosion et les stands du marché pulvérisés, a constaté un correspondant de l’AFP mercredi.

“Beaucoup de magasins ont été détruits et le sol était jonché de morceaux de corps et de cadavres”, a déclaré à l’AFP Khaled Ahmad, propriétaire d’une échoppe dans le secteur visé.

“Les habitants ont toujours peur”, a-t-il ajouté. Au moins 18 personnes ont également été blessés, et “plusieurs sont dans une situation critique”.

Les 11 autres civils tués l’ont été lors de bombardements aériens du régime dans diverses zones du bastion jihadiste. Cinq d’entre eux sont morts lors d’une frappe visant la ville de Saraqeb.

– Accord russo-turc menacé –

Casques blancs évacuent des blessés après des frappes aériennes sur la ville de Maaret al-Noomane 22 mai 2019
 AFP / Abdulaziz KETAZ Des Casques blancs évacuent des blessés après des frappes aériennes sur la ville de Maaret al-Noomane, dans le dernier bastion jihadiste du nord-ouest de la Syrie, dans la nuit du 21 au 22 mai 2019

Idleb et ses environs ont fait l’objet en septembre 2018 d’un accord entre Moscou et Ankara sur une “zone démilitarisée” devant séparer les territoires aux mains des rebelles et jihadistes des zones gouvernementales attenantes.

Cet accord, partiellement appliqué, avait permis d’éviter une offensive d’envergure de l’armée syrienne.

Mais le régime et la Russie ont intensifié leurs frappes depuis la fin avril. Leurs forces se sont emparées de plusieurs villes dans le sud de la province d’Idleb et le nord de celle de Hama.

Mais HTS a contre-attaqué dans le nord de la province de Hama. D’après l’OSDH, le groupe jihadiste est parvenu à prendre la majeure partie de la ville de Kafr Nabuda, que les forces du régime avaient reconquise le 8 mai.

Les médias d’Etat ont eux affirmé que le régime avait repoussé l’assaut.

“Des unités de l’armée ont riposté à l’attaque menée par les terroristes” dans le nord de Hama et le sud d’Idleb, “tuant et blessant des dizaines” de combattants, a affirmé l’agence de presse officielle syrienne Sana.

Mardi, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a accusé le régime syrien de menacer l’accord russo-turc de cessez-le-feu à Idleb et ses environs.

“Le régime fait tout ce qui est en son pouvoir pour briser le statu quo, notamment en utilisant des barils d’explosifs, (et en menant) une offensive terrestre et aérienne”, a déclaré M. Akar.

– “Pires craintes” –

Les appels à un arrêt des hostilités se succèdent pour éviter un bain de sang.

Carte Syrie - Maaret al-Nooman
 AFP / Carte de localisation de Maaret Al-Noomane où des civils ont été tués mercredi dans des frappes aériennes contre le dernier bastion jihadiste en Syrie

Vendredi, l’ONU a sonné l’alarme sur le risque d’une “catastrophe humanitaire” à Idleb.

Depuis fin avril, au moins 200 civils ont été tués, selon l’OSDH, tandis que plus de 200.000 personnes ont fui les combats, d’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Selon l’Ocha, les frappes russes et syriennes ont déjà visé 20 centres médicaux– dont 19 sont depuis hors service– ainsi que 17 écoles et trois camps de déplacés.

La région abrite plus de trois millions de personnes vivant dans des conditions particulièrement difficiles.

“Malgré nos avertissements répétés, nos pires craintes se réalisent”, a regretté le porte-parole de l’Ocha, David Swanson.

Le pouvoir syrien, appuyé par ses alliés indéfectibles, Moscou et Téhéran, a multiplié ces dernières années les victoires jusqu’à asseoir son contrôle sur près de 60% du pays.

Mardi, les Etats-Unis ont fait état d'”indications” selon lesquelles Damas aurait mené une nouvelle “attaque” chimique deux jours plus tôt dans le bastion jihadiste, menaçant de représailles.

Le lendemain, l’OSDH a affirmé ne détenir “aucune preuve” d’une attaque présumée au chlore.

Parallèlement, l’otage italien Alessandro Sandrini a été libéré en Syrie après plus de deux ans de captivité, ont annoncé le gouvernement italien et un représentant des autorités locales d’Idleb.

La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts.

 

370 000 morts !!! Le compteur des victimes s’est arrêté depuis plus de 4 ans, lorsque l’ONU a annoncé l’arrêt total de recenser le nombre de morts en Syrie

Reconquête de terres…


 

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L’ONU craint un “désastre humanitaire” à Idleb et Moscou nie avoir pris pour cible des civils

19 mais 2019 – OSDH

(…)
« Ni l’armée syrienne ni l’armée russe ne ciblent les civils ou les installations civiles », a confirmé l’ambassadeur de Russie auprès des Nations Unies, Vassili Nibenzia.
« Les terroristes sont notre objectif (…). Nous rejetons toutes les accusations de violation du droit international humanitaire », a-t-il déclaré.

L’ambassadeur de Syrie auprès des Nations Unies, Bachar al-Jaafari, a déclaré: « Il n’y a pas d’attaques aléatoires contre la population civile ».
(…)

L’ambassadeur de France auprès des Nations Unies, François Delater, a déclaré que “les attaques (contre le nord de Hama et Idleb) ne s’inscrivent pas dans le cadre de la lutte contre le terrorisme” mais “d’une reconquête” de territoires.

 

الأمم المتحدة تخشى “كارثة إنسانية” في إدلب وموسكو تنفي استهداف مدنيين

(…)

في المقابل، أكّد السفير الروسي لدى الأمم المتحدة فاسيلي نيبنزيا أنّ “لا الجيش السوري ولا الجيش الروسي يستهدفان مدنيّين أو منشآت مدنيّة”٠

وأكّد أنّ “الإرهابيّين هم هدفنا (…) ونحن ننفي كلّ الاتهامات بانتهاك القانون الإنساني الدولي”٠

بدوره، أكّد السفير السوري لدى الأمم المتحدة بشار الجعفري أنّه “ليست هناك هجمات عشوائيّة ضدّ السكّان المدنيّين”٠

(…)

واعتبر السفير الفرنسي فرنسوا ديلاتر أنّ “الهجوم القائم لا يندرج في إطار مكافحة الإرهاب” بل “استعادة” أراض٠

Suite aux manifestations de contestations contre les« FDS » au nord est de la Syrie, un dirigeante kurde commente : c’est « Fabriquées »…


Suite aux manifestations de contestations contre les« FDS » au nord est de la Syrie, un dirigeante kurde commente : c’est « Fabriquées »…

12 mai 2019 – OSDH

À la lumière des protestations de plus en plus nombreuses des tribus arabes dans certaines parties du nord et de l’est de la Syrie contre les forces démocratiques syriennes, un responsable kurde du parti unioniste démocrate a minimisé son importance, affirmant qu’elles étaient « fabriquées ».

Aisha Hassou, chef du Parti de l’Union démocratique, l’un des plus grands partis kurdes pour l’autonomie gouvernementale dans le nord et l’est de la Syrie, a déclaré que ceux qui manifestent et rejettent que la « Syrie Démocratique » gouvernent, dans les zones sous le contrôle des « Forces de protection du peuple et de la femme » Kurdes avec d’autres faction assyriaques et arabes, sont « fabriquées ».

« Les peuples arabe et kurde et les diverses composantes du nord et de l’est de la Syrie sont pleinement conscients que la guerre particulière et systématique portée par les promoteurs et meneurs de ces manifestations, est fabriquée. Elles ne représente pas la catégorie qui a choisi le système d’auto-administration et visent à déclencher une guerre kurdo-arabe et c’est ce qu’il ne parviendra jamais, grâce à la culture de coexistence et fraternité des peuples », ajouta t-elle.

Alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan revenait à ses menaces de lancer une offensive terrestre contre les combattants kurdes à l’est de l’Euphrate, les dirigeants kurdes ont rejeté les accusations d’Ankara à leur encontre.

Elle a souligné que : « Nous n’avons jamais et ne serons jamais une menace pour la sécurité nationale de la Turquie. Au contraire, cet état est un envahisseur sur le territoire syrien et en contrôle des milliers de kilomètres. Elle suit la politique de turcisation et du changement démographique ».

Concernant la réunion des tribus arabes, qui s’est tenue récemment dans la ville de Ain Issa, dans la zone rurale de Raqqa, Hassou a estimé qu’il s’agissait d’une « nouvelle plate-forme » offrant une solution à la crise syrienne qui sévit dans le pays depuis des années, ajoutant que « ce forum est venu pour unir les Syriens et leur parole ».
« L’objectif de ce forum est d’unir les visions pour trouver une solution à la crise syrienne, c’est un projet propre à l’autogestion et au « Conseil démocratique de la Syrie » pour influencer les forces actives, afin de parvenir à une solution pour sauver le pays de la crise actuelle », a-t-elle déclaré.

La dirigeante kurde a ajouté dans un long entretien téléphonique avec Al-Arabiya.net que « le forum des tribus le résultat de trois conférences organisées dans le passé sous les auspices du Conseil démocratique de la Syrie/CDS et continuera à toucher tous les segments de la société et les tribus qui représentent principalement la volonté syrienne ».

« La Politique de turcisation »
La dirigeante du Parti de l’Union démocratique a également critiqué la position de Moscou et de Damas, qui ont rejeté le forum des tribus, appelant le gouvernement russe à revoir sa politique, suite à la description du ministère des affaires étrangères du régime syrien du forum comme étant une « conférence de trahison ».

« La condamnation des ministères des Affaires étrangères de la Russie et de la Syrie n’était pas appropriée, le forum a pour objectif d’unifier les Syriens et ne vise pas à saper la plate-forme d’Astana », a-t-elle déclaré, ajoutant que « le produit de la plate-forme d’Astana était le contrôle turc de la zone démilitarisée », accusant Ankara de « d’appliquer une politique de turcisation dans cette région ».

Hassoun a également accusé le régime syrien de « ne pas accepter les solutions disponibles et l’autogestion », le priant de « reconsidérer la question kurde et le projet d’autogestion, d’accepter le changement intervenu après 2011 et de le prendre en compte ».

Alors que le régime syrien demande à la direction de l’autogestion de choisir entre la « réconciliation » ou la « décision militaire », la direction kurde se retourne vers la « défense appliquée par la direction de l’autogestion à savoir la protection de ses zones dont les FDS sont une partie essentielle », elle a ajouté que « ces forces a pu repoussé le terrorisme qui était source d’inquiétude régional et internationale, c’est la raison pour laquelle la décision de se défendre contre toute attaque est un fondamental de la direction, qui propose toujours l’idée de dialogue et de solution politique, « nous sommes toujours opposés à la militarisation de la crise ».

Hessou insiste que « l’importance de la participation de la Direction de l’autogestion et du CDS au négociation syrienne à Genève » soulignant que « le projet démocratique doit être présent et fort dans ces négociations car il contient déjà dans son agenda une solution à la crise syrienne », a-t-elle déclaré.

Source: al-Arabiya.Net

 

 

 

Plus de 220 frappes aériennes depuis 7 jours et des centaines d’obus de roquettes et d’artillerie font rage dans les villages du nord de Hama et au sud d’Idleb,


Images d’archive

Plus de 220 frappes aériennes et des centaines d’obus de roquettes et d’artillerie font rage dans les villages du nord de Hama et au sud d’Idleb, et les factions poursuivent leur offensive militaire et regagnent il y a plusieurs heures des points perdus. Dans une déclaration du porte-parole de « Hay’at Tahrir al-Cham » il précise : « toute tentative des forces d’occupation russes sur notre terre libérée ne sera contrecarrée que par le fer et le feu »

7 mai 2019 – OSDH

De violents affrontements se poursuivent entre les factions opérant dans la campagne du nord de Hama, d’une part, et les forces du régime et leurs fidèles partisans, dans les collines de Tall Osman et d’Al-Bana, dans la campagne du nord de Hama, dans le cadre de la reprise du contrôle de Tall Osman et de la poursuite des affrontements violents à proximité d’Al-Bana. L’OSDH a documenté au moins cinq civils tués ce lundi dans le contexte de bombardements aériens et terrestres le plus violent pour le septième jour d’escalade : deux civils dans les frappes aériennes russes sur le village de al-Zerba dans la campagne d’Alep du sud, un enfant au village de Chanan, un martyr lors des bombardement au sol dans d la ville de Murk dans la campagne du nord de Hama et un martyr lors des bombardements d’avions de guerre russes sur le village d’Oum Nair au mont Chahchabo, alors que l’OSDH a documenté le décès de 19 membres des forces du régime et 17 des factions de l’opposition tandis que les affrontements entre les deux camps continuent au nord de Hama.

L’OSDH a observé deux raids des avions de combat du régime qui ont attaqué des zones situées dans les villes de Habitt et Tremla, dans la campagne sud et sud ouest d’Idleb, atteingnant ainsi 25 raids effectués par les avions MiG depuis ce matin, dont 5 raids sur Habitt,  7 sur Kefarsenja et ses environs dans la campagne sud d’Idleb, aussi, 4 raids sur Tremla, 3 sur la forêt de Qassabiyah et 2 raids sur Ma’artahramah, Ma’arat al-Nou’man, et le village de Sayyad), tandis que le nombre de frappes effectuées par l’avion Sukhoi, 7 sur le Habitt, 5 sur le Sarmaniyah, 5 sur Consafra, 4 sur Kafr Nabbouda, 3 sur Kabanah, Abidin, Marayin, Kafrzita, Bassamess et Kafr Oueid, et 2 raids sur l’axe du bataillon désinfecté à l’est d’Idleb.

Tandis que le nombre de raids menés par les Russes à Alep, Hama et Idleb a atteint (92) entre minuit et ce matin, soit 9 raids sur Habitt, 8 sur Sarmaniyah, 5 à la périphérie de Kafranbel, 5 à Kafrsenja et 5 sur al-Naqir, 4 aux alentours de Khan Sebel, 4 sur Abdita, 4 sur Kafrnabbouda, 3 sur Al-Zerba, Al-Hamira, au sud d’Alep, Al-Tuwaina et Karsa’a et ses environs, ainsi que Chahranaz, al-Sahriyah et Oum Nair, 2 sur Tall Osman, la forêt de Qasabiyah, Abdine, Moghr al-Hamam et aux alentours de Kafr Oueid, au nord de Khan Cheikhoun, de Qleidin, aux alentours de Channan, de Maartahramah, aux alentours de Mouzara, de Ghassaniyah et Tall al-Nar, tandis que l’aviation militaire ont tiré sur les régions de Maaret al-Nouman, Hass, Kafranbel, Karsa’a, Ma’artahrama, Babitt, Kansonaffrah dans la campagne d’Idleb du sud et du sud ouest, et sur KarfZita dans la campagne nord de Hama.

Alors que l’OSDH a surveillé l’augmentation du nombre de barils d’explosifs lancés sur la zone de « réduction de l’escalade » depuis le matin pour totaliser (46) barils, soit 18 barils sur la ville de Habitt, Idleb sud, 10 barils sur la ville de Kafrnabbouda, au nord de Hama, 4 sur Qassabiyah, sur Le village al-Sakhr et un baril sur al-Jbeiriyah, et deux barils sur al-Fatira, Tarmala, Cheikh Mostafa, Houmeirat et Ma’arat Horma.

Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter – يستغلّون نظام الأسد وهو يظن


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Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter

Abdul Wahab Badrakhan 1er mai 2019

Il est devenu banal pour les responsables russes de se taire si leurs interlocuteurs critiquent l’Iran et son rôle en Syrie, ou s’il est attaqué par des opposants au régime syrien, et partagent parfois ce qu’ils ajoutent aux arguments des autres. Ces derniers temps, ils se sont davantage exprimés et impliqués dans la réfutation des pratiques du régime et des positions de son président. Avant cela, ils ne faisaient aucune remarque, mais défendaient la « légitimité » de la présence iranienne et de sa lutte contre le terrorisme et refusaient de reconnaître même des faits documentés sur le déplacement et le changement démographique opérés par les Iraniens. Dans le même temps, il leur était exclu toute exposition au régime ou à la « légitimité du gouvernement syrien » comme ils l’appellent. Ce qui est nouveau à Moscou, c’est que le dossier syrien n’est plus partagé par la défense et les affaires étrangères, mais est devenu exclusif au renseignement militaire. Ce qui a conduit, que les relations entre la Russie avec Bachar al-Assad et les Iraniens soient devenues controversées et problématiques.

Cela pourrait contredire les récentes déclarations du président russe, qui a confirmé la coordination avec le régime dans le cadre d’une « opération militaire » à Idleb, et a nié toute responsabilité du fait que le régime retarde la formation des membres du comité constitutionnel, et a même pris note des efforts des « partenaires iraniens » dans ce domaine. Mais il est difficile de dire que le régime et l’Iran partagent la suggestion de Vladimir Poutine selon laquelle le partenariat tripartite va bien, mais considèrent qu’il le dirige vers les autres parties – les États-Unis, Israël, les Européens et les Arabes – et l’utilise dans les négociations en cours, en particulier celles développées par Poutine avec Benjamin Netanyahu (notamment en ce qui concerne l’Iran), et espèrent que ce dernier pourra exploiter ses propres relations avec le président Donald Trump pour persuader Washington de reprendre les pourparlers avec Moscou, du moins dans les affaires syriennes.

Les faits sur le terrain en Syrie sont en conflit avec l’atmosphère générale dans laquelle les déclarations de Poutine ont voulu se répandre. Il existe une concurrence et un conflit entre Moscou et Téhéran sur le partage d’influence dans les secteurs militaire et de la sécurité, sur les zones de contrôle et sur les décisions du « gouvernement ». Les Russes ont formé le » Cinquième Corps », qui devint leur force frappante, et viennent de former le « Sixième Corps ». Ils participent davantage à la nomination et à la démobilisation d’officiers, en tentant de restructurer l’armée et la sécurité selon des critères non sectaires. En revanche, le « Quatrième Corps » dirigé par Maher al-Assad a renforcé son attachement aux Iraniens, qui ont également adopté la Garde républicaine syrienne et lui ont intégré des membres de leurs milices non syriennes. Depuis un certain temps, les proches du régime suivent avec beaucoup d’attention les bouleversements effectués par les Russes surtout les nominations dans les deux branches de l’agence de sécurité militaire et aérienne, tandis que les Russes confirment leurs confiance croissante au président de l’agence de sécurité nationale, Ali Mamlouk, qui auraient proposé sa nomination au poste de vice-président, qui avait auparavant rejeté une demande du chef du régime visant à mettre les données « DATA » de l’agence à la porté des iraniens. D’autre part, des affrontements et des escarmouches dans certaines zones d’Alep, Homs et Hama ont montré qu’un conflit sur la carte d’influence entre les forces loyales à la Russie et celles loyales à l’Iran et au régime. En ce qui concerne les « décisions du gouvernement », Assad a rapidement approuvé la cession du port de Tartous à la Russie pour une période de 49 ans, ce qui a été son dernier fait, il a également décidé d’autoriser l’Iran à exploiter le port de Lattakié, mais les réunions des comités chargés de l’exécution du contrat avec les iraniens ont vu, dernièrement, des blocages: la Russie semblerait bloquer la présence Iranienne sur la Méditerranée, non souhaitée par aucun des pays de régionaux, en plus des États-Unis.

Certains membres du régime croient toujours qu’Assad a réussi à jouer sur les pistes russe et iranienne, incitant les deux parties à maintenir le régime au pouvoir et à l’inclure dans leurs objectifs stratégiques. Dans la phase finale, il a doublé son pari sur Israël, ou ce dernier a laissé entendre qu’il s’y tenait en montrant qu’il avait répondu à une demande venant de Poutine en libérant « deux prisonniers de bonne volonté » (deux prisonniers : un syriens accusés de trafic de drogue et un Palestinien qui a traversé la frontière armé avec un fusil de chasse). Le régime attendait d’autres prisonniers, mais Israël demande toujours de récupérer les dépouilles de son agent Elie Kohen et de deux soldats au Liban en 1982, en plus du troisième, Zacharya Baumel, dont sa dépouille a été remise suite à le demande russe, plusieurs jours après que Netanyahu eut reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan. Au cours du 12e cycles du processus d’Astana, les trois pays (Russie, Turquie et Iran) ont confirmé leur rejet de la décision américaine sur le Golan, estimant que l’unité des territoires syriens était une « Composante essentielle », sans toutefois signaler le durcissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran et du « Hezbollah » qui est susceptible de réfléchir sur la situation en Syrie, ni de signaler le durcissement des sanctions sur le régime et les zones sous son contrôle et l’incapacité de la Russie et de l’Iran, ainsi que l’abstention de la Turquie pour l’aider.

La situation de vie quotidienne des Syriens, qu’ils soient de l’opposition ou les loyaux, n’était pas une priorité des russes, sauf que dernièrement, ils ont senti que la crise du carburant, de l’alimentation et l’augmentation du mécontentement populaire est devenu un problème de sécurité, même dans les zones les plus favorables au régime. Les représentants du « comité de négociation » de l’opposition ont senti cette préoccupation lors d’une réunion avec une délégation russe à Riyad, lorsque le président de la délégation russe Alexander Laverntiev a abordé la situation intérieure pour exprimer la colère de Moscou des pays occidentaux et de la conduite de l’opposition derrière ces pays. Des sources ont rapporté que les représentants de l’opposition ont répondu que le problème et encore et toujours à l’intérieur de la Syrie, représenté par le régime et sa coopération avec l’Iran pour bloquer toute solution politique, et qu’ils ont réussi à faire retarder la formation de la Commission constitutionnelle pendant environ deux ans, tandis que les pays occidentaux ils « sont indifférents », ils sont plutôt intéressés par le retrait de l’Iran de la Syrie avant de proposer la solution politique. La partie russe au cours de la réunion semblait confiant que la réunion « Astana 12 » résoudra la formation du comité « constitutionnelle », ce qui ne s’est pas produit, de sorte que Poutine lui-même a révélé que le différend va sur six noms qui ont été remplacés plus d’une fois.

(…)
Assad pense que son régime est devenu le point de convergeance des intérêts des puissances internationales et régionales et qu’elles reprendront bientôt sa carte de jeu. Toutefois, certains cercles proches dissimulent leurs craintes face à un certain nombre de faits nouveaux: les Russes ont pratiquement bloqué la décision militaire pour le rétablissement du contrôle du régime sur la totalité des territoires, afin d’entamer des négociations avec les Turcs et les Israéliens, et, plus tard, avec les Américains dans le cas où Washington donnera des signes positives. Deuxièmement, Assad s’est précipité vers les Iraniens dans l’espoir de tirer parti de l’intensification de la confrontation entre l’Iran et les États-Unis et il a sous estimé les gains que les Russes gagneraient en coopérant contre les Iraniens. Troisièmement, la situation dans le sud, en particulier à Daraa, devient de plus en plus ambiguëe du fait de l’émergence d’une résistance populaire contre le régime, bénéficiant de la présence russe. Quatrièmement, l’opposition et son gouvernement intérimaire ont inauguré dernièrement un local pour la première fois depuis le début de la crise dans la campagne nord d’Alep, ce qui a suscité de réactions occidentales positives, d’un côté, et de l’autre,  l’intensification des bombardements des zones frontalières par le régime, dans l’objectif d’empêcher la création d’une zone d’opposition. Cinquièmement, de nombreuses recrues de l’armée syrienne ont dernièrement reçu des « offres américaines » pour former des groupes armés capables de se déplacer dans le nord de la Syrie, mais sans la protection américaine ni de reconnaissance officielle.

 

يستغلّون نظام الأسد وهو يظن أنه يستغلّهم

عبدالوهاب بدرخان |

أصبح اعتيادياً أن يصمت مسؤولون روس إذا انتقد محاوروهم إيران ودورها في سورية أو إذا هاجمها معارضون للنظام السوري، وأحياناً يشاركون بما يضيف إلى حجج الآخرين. في الآونة الأخيرة صاروا ينصتون ويشاركون أكثر في تفنيد ممارسات النظام ومواقف رئيسه. قبل ذلك لم يكونوا يمرّرون أي ملاحظة، بل يدافعون عن “شرعية” الوجود الإيراني ومحاربته للإرهاب، ويرفضون الاعتراف حتى بوقائع موثّقة عن عمليات تهجير وتغيير ديموغرافي ينفّذها الإيرانيون. في الوقت نفسه كانوا يستبعدون أي تعريض بالنظام أو بـ “شرعية الحكومة السورية” كما يسمونها. الجديد في موسكو أن الملف السوري لم يعد مشتركاً بين الدفاع والخارجية، بل بات حصرياً لدى الاستخبارات العسكرية. ما أوجب ذلك أن العلاقة الروسية مع بشار الأسد والإيرانيين أضحت خلافية وإشكالية في الجانب الأكبر منها.

قد يتناقض هذا الواقع مع التصريحات الأخيرة للرئيس الروسي الذي أكّد التنسيق مع النظام في شأن “عملية عسكرية” ما في إدلب، ونفى أي مسؤولية للنظام في تأخير استكمال أعضاء اللجنة الدستورية، بل نوّه بجهد لـ “الشركاء الإيرانيين” في هذا المجال. لكن يصعب القول أن النظام وإيران يشاطران فلاديمير بوتين إيحاءه بأن الشراكة الثلاثية على ما يرام، بل يعتبران أنه يوجّهه إلى الأطراف الأخرى، الولايات المتحدة وإسرائيل والأوروبيين والعرب، ويوظّفه في المساومات الجارية، خصوصاً تلك المتمثلة بتفاهمات يطوّرها بوتين مع بنيامين نتانياهو (تحديداً في شأن إيران) ويأمل بأن يتمكّن الأخير من استغلال علاقته الخاصة مع الرئيس دونالد ترامب لإقناع واشنطن بمعاودة التحادث مع موسكو، أقلّه في الشأن السوري.

تتعارض الوقائع على الأرض في سورية مع المناخ العام الذي أرادت تصريحات بوتين إشاعته. هناك تنافس وصراعات بين موسكو وطهران على تقاسم النفوذ في القطاعات العسكرية والأمنية، وعلى مناطق السيطرة، وعلى القرارات “الحكومية”. كان الروس شكّلوا الفيلق الخامس الذي أصبح قوتهم الضاربة برّاً، وشرعوا أخيراً في تشكيل الفيلق السادس، كما ضاعفوا تدخّلهم في تعيينات الضباط وتسريحهم، محاولين إعادة هيكلة الجيش والأمن وفقاً لمعايير غير طائفية. في المقابل زادت الفرقة الرابعة بقيادة ماهر الأسد من التصاقها بالإيرانيين، الذين احتضنوا أيضاً الحرس الجمهوري وأدخلوا إليه عناصر من ميليشياتهم غير السورية. ومنذ فترة يتابع القريبون من النظام باهتمام التقلّبات التي تشهدها التعيينات في شعبتي الاستخبارات العسكرية والجوية، فيما يبدي الروس ثقة متزايدة بجهاز الأمن الوطني ورئيسه علي مملوك الذي تردّد أنهم طرحوا تعيينه نائباً للرئيس، وهو كان رفض سابقاً طلباً من رئيس النظام لوضع “داتا” الجهاز بتصرّف الإيرانيين. وعلى صعيد آخر دلّت اشتباكات ومناوشات في بعض مناطق حلب وحمص وحماة إلى صراع على خريطة النفوذ بين القوات الموالية لروسيا وتلك الموالية لإيران والنظام. أما بالنسبة إلى “القرارات الحكومية” فتمثّل الموافقة السريعة من الأسد على تأجير ميناء طرطوس لروسيا لمدة 49 سنة إحدى وقائعها الأخيرة، وقد جاءت بعد موافقته أيضاً على الترخيص لإيران بتشغيل مرفأ اللاذقية، غير أن اجتماعات اللجان المكلّفة بتنفيذ التعاقد مع الإيرانيين شهدت أخيراً فرملة: فتّش عن روسيا، التي تتولّى هنا عرقلة وجود إيراني على المتوسّط لا تريده أي من الدول الإقليمية، بالإضافة طبعاً إلى الولايات المتحدة.

لا يزال بعض أوساط النظام يعتقد أن الأسد حقّق نجاحات في اللعب على الحبلين الروسي والإيراني، إذ جعل الطرفين حريصين على بقاء النظام وعلى إدراج الحفاظ عليه في أهدافهما الاستراتيجية. وفي المرحلة الأخيرة ضاعف رهانه على إسرائيل، أو أن إسرائيل أوحت له بأنها متمسّكة به بدليل أنها استجابت طلباً من بوتين فأفرجت “كبادرة حسن نية” عن أسيرين (سوري متهم بتهريب مخدّرات وفلسطيني اجتاز الحدود للقيام بعملية ببندقية صيد). كان النظام يتوقع أسرى آخرين، لكن إسرائيل لا تزال تطالب برفات عميلها ايلي كوهين وجنديين في لبنان عام 1982 مع الثالث زخاريا باومل الذي سلّمت رفاته بطلب روسي بعد أيام من نيل نتانياهو اعتراف الرئيس الأميركي بالسيادة الإسرائيلية على الجولان. وحين عقدت الجولة 12 من مسار استانا أكدت الدول الثلاث (روسيا وتركيا وايران) رفضها القرار الأميركي الخاص بالجولان، باعتبار أن وحدة الأراضي السورية من “ثوابتها”، إلا أنها لم تشر إلى تشديد العقوبات الأميركية على إيران و”حزب الله” مع أنه مرشح لأن ينعكس على الوضع السوري، ولا إلى تشديد العقوبات على النظام والمناطق الواقعة تحت سيطرته وعجز روسيا وإيران وكذلك امتناع تركيا عن مساعدته.

لم يكن الوضع المعيشي للسوريين، موالين ومعارضين، ليشغل الروس لولا أنهم استشعروا أخيراً أن أزمة الوقود والمواد الغذائية وازدياد النقمة الشعبية باتت تشكّل قلقاً أمنياً حتى في المناطق الأكثر موالاةً للنظام. وقد استنتج ممثلو “الهيئة التفاوضية” للمعارضة هذا القلق خلال لقائهم مع وفد روسي في الرياض، إذ تناول رئيسه ألكسندر لافرنتييف الوضع الداخلي ليعبّر عن غضب موسكو من الدول الغربية ومن سير المعارضة وراء هذه الدول. ونقلت مصادر أن ممثلي المعارضة ردّوا بأن المشكلة كانت ولا تزال داخل سورية، وتتمثّل بالنظام وتعاونه مع إيران لعرقلة أي حل سياسي، وهو أنهما نجحا في حمل روسيا نفسها على تأخير تشكيل اللجنة الدستورية لنحو سنتين، أما الدول الغربية فقال ممثلو المعارضة أنها “لم تعد مكترثة” بالشأن السوري، بل بإخراج إيران من سورية قبل تحريك الحل السياسي. بدا الجانب الروسي خلال اللقاء واثقاً بأن اجتماع “استانا 12” سيحسم تشكيلة “الدستورية”، وهو ما لم يحصل، حتى أن بوتين نفسه كشف أن الخلاف يدور على ستة أسماء جرى تبديلهم أكثر من مرّة.

الأسوأ أن الجانب الروسي يساوم المبعوث الأممي غير بيدرسون على تقاسم هذه الأسماء (3 بـ 3، أو 4 مقابل 2…)! على الجانب الآخر يحاول عدد من أعضاء اللجنة (على لائحة النظام) إيصال رغبتهم في التملّص من هذه المهمة للتخلّص من الضغوط التي يتوقّعونها. وفيما تتجنّب البعثة الأممية التدخّل في الأمر لأنه خارج صلاحيتها، إلا أن استياءً بدأ ينتاب رئيسها بيدرسون بعد مضي خمسة أشهر من دون أن يتقدّم ولو خطوةً واحدة. فإذا كان الخلاف على الأسماء استغرق كل هذا الوقت فكم سيستغرق الاتفاق على طريقة عمل اللجنة وعلى الآليات الضرورية والمناسبة لتطبيق الدستور بعد إنجازه. الواقع أن الجميع يتطلّع إلى تسهيلات روسية، ضغطاً على النظام ولجماً للإيرانيين، لكن موسكو حتى لو كانت راغبة لا تبدي استعداداً للتحرّك ما لم تتعرّف إلى ما ستجنيه في المقابل.

يعتقد الأسد أنه ونظامه صارا نقطة تقاطع مصالح القوى الدولية والإقليمية، وأنهما سيستأنفان قريباً اللعب بالأوراق، إلا أن بعض الأوساط القريبة منه لا تخفي مخاوفها من جملة تطوّرات: أولها أن الروس جمّدوا عملياً الحسم العسكري واستعادة النظام كامل السيطرة ليدخلوا في صفقات مع الأتراك والإسرائيليين، ولاحقاً مع الأميركيين في حال استجابة واشنطن. وثانيها أن الأسد اندفع نحو الإيرانيين آملاً في مكاسب من استغلال احتدام المواجهة بين إيران وأميركا، ولم يقدّر أن أي مكاسب سيجنيها الروس لقاء تعاونهم ضد الإيرانيين. وثالثها أن الوضع في الجنوب تحديداً في درعا يزداد غموضاً بسبب نشوء حالٍ من المقاومة الشعبية ضد النظام مستفيدة من الوجود الروسي. ورابعها أن الائتلاف المعارض وحكومته الموقتة افتتحا للمرة الأولى منذ بدء الأزمة مقراً في ريف حلب الشمالي وتلقيا ردود فعل غربية إيجابية، وكان النظام دأب على تكثيف القصف على المناطق الحدودية لمنع إنشاء منطقة للمعارضة. وخامسها أن العديد من العسكريين السوريين المنكفئين تلقوا أخيراً “عروضاً أميركية” لتنظيم مجموعات مسلحة قادرة على التحرّك في شمال سورية من دون أن تحظى بحماية أميركية أو باعتراف رسمي.

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