AMNESTY: Une vague d’hostilité contredit l’idée que les réfugié·e·s syriens rentrent de leur plein gré


 

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Liban. Une vague d’hostilité contredit l’idée que les réfugié·e·s syriens rentrent de leur plein gré

L’attaque qui a forcé des centaines de réfugié·e·s syriens à quitter Deir al Ahmar, un camp informel de la plaine de la Bekaa la semaine du 3 juin 2019 illustre clairement l’escalade des hostilités qui amène de nombreuses personnes réfugiées au Liban à rentrer en Syrie, malgré les violations du droit international humanitaire qui ont cours dans ce pays, a déclaré Amnesty International le 12 juin.

Depuis juillet 2018, les autorités libanaises organisent le retour de réfugié·e·s en Syrie et soutiennent qu’il s’agit d’une démarche totalement volontaire. Cependant, l’analyse réalisée par Amnesty International montre que des personnes sont poussées vers la Syrie sous l’effet conjugué de politiques gouvernementales restrictives, de conditions humanitaires déplorables et d’une discrimination endémique.

« Pour de nombreux réfugié·e·s syriens, la vie au Liban est marquée par la peur, les manœuvres d’intimidation constantes et un sentiment de désespoir. Bien que l’État libanais affirme que les retours en Syrie sont volontaires, des événements comme l’attaque de Deir al Ahmar montrent que le quotidien des réfugié·e·s devient insoutenable, ce qui ne laisse d’autre choix à beaucoup d’entre eux que de rentrer dans leur pays », a déclaré Lynn Maalouf, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient à Amnesty International.

Pour de nombreux réfugié·e·s syriens, la vie au Liban est marquée par la peur, les manœuvres d’intimidation constantes et un sentiment de désespoir.
Lynn Maalouf, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient à Amnesty International

L’organisation a constaté que les expulsions forcées, les couvre-feux, les raids constants dans les camps et les arrestations collectives rendaient la vie insupportable à de nombreuses personnes réfugiées au Liban, obligeant nombre d’entre elles à retourner en Syrie malgré les dangers.

« En ne protégeant pas les réfugié·e·s des attaques, du harcèlement ni des manœuvres d’intimidation et en appliquant des politiques iniques et restrictives qui leur rendent la vie plus difficile, les autorités libanaises alimentent une situation qui, de fait, contraint des réfugié·e·s à rentrer en Syrie, où ils risquent d’être interrogés dès leur arrivée, torturés et victimes de disparition forcée ou d’autres violations », a déclaré Lynn Maalouf.

Pour que le retour de réfugié·e·s en Syrie soit véritablement volontaire, il doit reposer sur un consentement libre et éclairé. Or, Amnesty International est convaincue que de nombreux réfugié·e·s syriens qui émettent le souhait de quitter le Liban ne sont pas en mesure de prendre une décision libre et éclairée, ce pour plusieurs raisons : les conditions déplorables dans lesquelles ils vivent au Liban, notamment la difficulté d’obtenir ou de renouveler leur visa de résidence, ce qui les empêche d’accéder pleinement aux services essentiels, et l’impossibilité d’obtenir des informations objectives et à jour sur la situation des droits humains en Syrie.

Par conséquent, les autorités libanaises ne respectent pas leur obligation de ne pas renvoyer de réfugié·e·s dans un endroit où ceux-ci risqueraient de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains (obligation de non-refoulement) car elles leur imposent des conditions qui, en réalité, les forcent à quitter le Liban.

Deir al Ahmar

Le 5 juin, les autorités libanaises ont ordonné l’évacuation du camp de Deir al Ahmar, qui accueillait 600 réfugié·e·s, car la situation était tendue depuis qu’un incendie avait eu lieu. Les personnes qui y vivaient s’étaient plaintes de l’arrivée tardive des secours, ce qui avait donné lieu à une altercation avec la population locale. Les travailleurs et travailleuses d’organisations non gouvernementales (ONG) qui étaient présents ont indiqué à Amnesty International que des hommes de Deir al Ahmar avaient menacé de brûler des réfugié·e·s dans leur tente, poussant nombre d’entre eux à fuir immédiatement.

Plus tard dans la soirée, au moins 50 hommes avaient attaqué le camp : ils avaient incendié trois tentes et en avaient démoli deux autres au bulldozer. Ils avaient hurlé des menaces aux réfugié·e·s : « Vous souillez notre sol – dégagez d’ici – brûlez ici et en enfer. » Aucun agent des forces de sécurité en faction n’était intervenu pour arrêter l’attaque. Un jour plus tard, les municipalités de Deir al Ahmar, de villages environnants et de la ville voisine de Baalbek avaient publié une déclaration ordonnant aux réfugié·e·s syriens de quitter Deir al Ahmar « pour leur propre sécurité ».

Aucun village des alentours n’a accepté d’accueillir les réfugié·e·s mais quelque 90 familles sur 120 ont finalement été autorisées, le 10 juin, à s’installer dans le village reculé de Mekna. La grande majorité d’entre elles vivent dehors dans les champs, sans électricité, eau, nourriture ni tentes, et sans aucun service essentiel à proximité.

En ne protégeant pas les réfugié·e·s des attaques, du harcèlement ni des manœuvres d’intimidation et en appliquant des politiques iniques et restrictives qui leur rendent la vie plus difficile, les autorités libanaises alimentent une situation qui, de fait, contraint des réfugié·e·s à rentrer en Syrie.
Lynn Maalouf

Des conditions déplorables

Autre élément illustrant à quel point l’atmosphère est devenue hostile aux personnes réfugiées au Liban, le Courant patriotique libre, un parti politique libanais, a organisé une réunion le 8 juin pour mobiliser l’opinion publique contre les réfugié·e·s et demander leur retour dans leur pays. Il a distribué des tracts portant le slogan « La Syrie est un pays sûr et le Liban ne peut plus faire face » et des affiches exhortant la population à « protéger les travailleurs et travailleuses libanais en dénonçant les réfugié·e·s qui violent le droit du travail ».

En avril, le Haut Conseil de défense, un organe militaire libanais, a fixé la date butoir du 10 juin pour la démolition de « toutes les structures semi-permanentes » en ciment et d’une hauteur supérieure à 1,5 mètre construites par des réfugié·e·s syriens dans des camps informels à Arsal, une ville du nord du pays. Selon un travailleur humanitaire en poste à Arsal, les autorités font pression sur les réfugié·e·s pour qu’elles démolissent elles-mêmes ces structures afin d’éviter les images de militaires détruisant de force des logements. Une vidéo examinée par Amnesty International semble montrer une réfugiée en train de démolir à la masse un mur en béton.

Par ailleurs, un document publié le 10 juin par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a révélé que les autorités libanaises avaient durci les restrictions imposées aux réfugié·e·s syriens et aux enfants de moins de 15 ans sollicitant un titre de séjour. Elles ont également émis un nouveau décret ordonnant l’expulsion de toute personne de nationalité syrienne entrée au Liban de façon irrégulière après le 24 avril 2019.

Environ 73 % des réfugié·e·s de Syrie vivent au Liban sans visa de résidence valable, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer les 200 dollars de frais, soit en raison d’un retard de traitement des demandes par les autorités locales. Les réfugié·e·s en situation irrégulière risquent d’être placés en détention et de se voir imposer des restrictions d’accès à des services comme l’éducation et la santé.

Mettre fin aux « retours volontaires »

Amnesty International estime que, compte tenu du contexte coercitif dans lequel les retours en Syrie s’inscrivent, ils ne peuvent être volontaires. Par conséquent, les autorités libanaises ne respectent pas leur obligation au regard du droit international de ne pas renvoyer de réfugié·e·s dans un endroit où ils risqueraient véritablement de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains.

À ce jour, les civils qui rentrent chez eux doivent se soumettre à une « vérification de sécurité » qui comprend notamment un interrogatoire par les forces de sécurité syriennes, responsables de violations des droits humains généralisées et systématiques constituant des crimes contre l’humanité, y compris d’actes de torture, d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées.

« Il faut que l’État libanais élimine de toute urgence l’ensemble des facteurs coercitifs, comme l’impossibilité pour les réfugié·e·s d’obtenir des documents de résidence officiels et d’autres restrictions, ou cesse purement et simplement de renvoyer des réfugié·e·s en Syrie. La communauté internationale, pour sa part, doit mettre à disposition des fonds et des ressources suffisants pour réinstaller les réfugié·e·s et faire pression sur les autorités libanaises pour qu’elles ne renvoient pas de réfugié·e·s en Syrie tant qu’il ne sera pas établi clairement que le pays est sûr et que les droits des personnes qui rentrent seront protégés », a déclaré Lynn Maalouf.

Complément d’information

Le Liban accueille actuellement 938 531 réfugié·e·s syriens enregistrés auprès du HCR et 31 000 réfugié·e·s palestiniens venus de Syrie et enregistrés auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

En outre, l’État libanais affirme qu’environ 550 000 réfugié·e·s vivent sur son territoire sans être enregistrés.

En mars 2019, la Direction générale de la sécurité a annoncé que 172 046 réfugié·e·s étaient rentrés en Syrie depuis décembre 2017 du fait de l’assouplissement des restrictions administratives et de la facilitation et de l’organisation des retours.   

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Out of Syria…


 

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Syrie: 23 civils tués dans des frappes du régime sur l’ultime grand bastion jihadiste


Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-septembre-2017

Des raids aériens du régime syrien ont tué mercredi 23 civils, dont une dizaine sur un marché très fréquenté, dans le dernier bastion jihadiste du nord-ouest de la Syrie, selon une ONG.

La province d’Idleb et des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié, dominés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d’Al-Qaïda), sont le théâtre depuis fin avril d’affrontements meurtriers entre jihadistes et forces loyales au président syrien Bachar al-Assad, soutenues par Moscou.

Depuis mardi soir, des combats intenses entre les deux camps autour de la ville de Kafr Nabuda ont tué 87 combattants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), à savoir 51 soldats et 36 jihadistes.

En outre, 23 civils sont morts dans des raids aériens du régime menés dans la nuit, dont 12 sur un marché bondé dans la ville de Maaret al-Noomane, a indiqué l’Observatoire.

Selon des témoins sur place, de nombreux habitants se trouvaient à une heure tardive dans le souk après la rupture du jeûne du ramadan quand le bombardement a eu lieu.

Les façades de bâtiments adjacents ont été soufflées par l’explosion et les stands du marché pulvérisés, a constaté un correspondant de l’AFP mercredi.

“Beaucoup de magasins ont été détruits et le sol était jonché de morceaux de corps et de cadavres”, a déclaré à l’AFP Khaled Ahmad, propriétaire d’une échoppe dans le secteur visé.

“Les habitants ont toujours peur”, a-t-il ajouté. Au moins 18 personnes ont également été blessés, et “plusieurs sont dans une situation critique”.

Les 11 autres civils tués l’ont été lors de bombardements aériens du régime dans diverses zones du bastion jihadiste. Cinq d’entre eux sont morts lors d’une frappe visant la ville de Saraqeb.

– Accord russo-turc menacé –

Casques blancs évacuent des blessés après des frappes aériennes sur la ville de Maaret al-Noomane 22 mai 2019
 AFP / Abdulaziz KETAZ Des Casques blancs évacuent des blessés après des frappes aériennes sur la ville de Maaret al-Noomane, dans le dernier bastion jihadiste du nord-ouest de la Syrie, dans la nuit du 21 au 22 mai 2019

Idleb et ses environs ont fait l’objet en septembre 2018 d’un accord entre Moscou et Ankara sur une “zone démilitarisée” devant séparer les territoires aux mains des rebelles et jihadistes des zones gouvernementales attenantes.

Cet accord, partiellement appliqué, avait permis d’éviter une offensive d’envergure de l’armée syrienne.

Mais le régime et la Russie ont intensifié leurs frappes depuis la fin avril. Leurs forces se sont emparées de plusieurs villes dans le sud de la province d’Idleb et le nord de celle de Hama.

Mais HTS a contre-attaqué dans le nord de la province de Hama. D’après l’OSDH, le groupe jihadiste est parvenu à prendre la majeure partie de la ville de Kafr Nabuda, que les forces du régime avaient reconquise le 8 mai.

Les médias d’Etat ont eux affirmé que le régime avait repoussé l’assaut.

“Des unités de l’armée ont riposté à l’attaque menée par les terroristes” dans le nord de Hama et le sud d’Idleb, “tuant et blessant des dizaines” de combattants, a affirmé l’agence de presse officielle syrienne Sana.

Mardi, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a accusé le régime syrien de menacer l’accord russo-turc de cessez-le-feu à Idleb et ses environs.

“Le régime fait tout ce qui est en son pouvoir pour briser le statu quo, notamment en utilisant des barils d’explosifs, (et en menant) une offensive terrestre et aérienne”, a déclaré M. Akar.

– “Pires craintes” –

Les appels à un arrêt des hostilités se succèdent pour éviter un bain de sang.

Carte Syrie - Maaret al-Nooman
 AFP / Carte de localisation de Maaret Al-Noomane où des civils ont été tués mercredi dans des frappes aériennes contre le dernier bastion jihadiste en Syrie

Vendredi, l’ONU a sonné l’alarme sur le risque d’une “catastrophe humanitaire” à Idleb.

Depuis fin avril, au moins 200 civils ont été tués, selon l’OSDH, tandis que plus de 200.000 personnes ont fui les combats, d’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Selon l’Ocha, les frappes russes et syriennes ont déjà visé 20 centres médicaux– dont 19 sont depuis hors service– ainsi que 17 écoles et trois camps de déplacés.

La région abrite plus de trois millions de personnes vivant dans des conditions particulièrement difficiles.

“Malgré nos avertissements répétés, nos pires craintes se réalisent”, a regretté le porte-parole de l’Ocha, David Swanson.

Le pouvoir syrien, appuyé par ses alliés indéfectibles, Moscou et Téhéran, a multiplié ces dernières années les victoires jusqu’à asseoir son contrôle sur près de 60% du pays.

Mardi, les Etats-Unis ont fait état d'”indications” selon lesquelles Damas aurait mené une nouvelle “attaque” chimique deux jours plus tôt dans le bastion jihadiste, menaçant de représailles.

Le lendemain, l’OSDH a affirmé ne détenir “aucune preuve” d’une attaque présumée au chlore.

Parallèlement, l’otage italien Alessandro Sandrini a été libéré en Syrie après plus de deux ans de captivité, ont annoncé le gouvernement italien et un représentant des autorités locales d’Idleb.

La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts.

 

370 000 morts !!! Le compteur des victimes s’est arrêté depuis plus de 4 ans, lorsque l’ONU a annoncé l’arrêt total de recenser le nombre de morts en Syrie

Quinze bébés et enfants morts de froid


Quinze bébés et enfants morts de froid

 

SyrieAu moins 15 enfants, dont l’immense majorité avait moins d’un an, ont péri en Syrie ces dernières semaines en raison du froid hivernal et du manque de soins.

Au moins 15 enfants, dont la majorité âgés de moins d’un an, ont péri en Syrie en raison du froid hivernal et du manque de soins, a annoncé mardi l’ONU. Le nouvel émissaire de l’ONU pour la Syrie Geir Pedersen a entamé dans ce contexte sa première visite à Damas.

«Avec les températures glaciales et le manque de soins», au moins huit enfants sont morts ces dernières semaines à Rokbane, un camp de déplacés dans le sud de la Syrie. Sept autres ont péri alors que leurs familles fuyaient un bastion djihadiste dans l’est du pays en guerre, a indiqué l’Unicef dans un communiqué. «Treize d’entre eux avaient moins d’un an», note le communiqué.

«Des vies de bébés continuent d’être coupées net par des problèmes de santé qui peuvent être prévenus ou traités. Il n’y a pas d’excuses à cela au XXIe siècle», clame Geert Cappelaere, le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Des jours dans le froid sans rien

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 360’000 morts et provoqué une grave crise humanitaire, jetant sur la route de l’exil des millions de personnes, déplacées à l’intérieur du pays ou réfugiées à l’étranger.

Dans le camp de déplacés de Rokbane, où vivent des dizaines de milliers de personnes qui reçoivent des aides humanitaires au compte-gouttes, au moins huit enfants, la plupart d’entre eux âgés de moins de quatre mois, ont péri en un mois seulement, assure l’Unicef.

Dans l’est de la Syrie, des milliers de civils ont fui un ultime réduit tenu par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), cible d’une offensive militaire dans la province de Deir Ezzor. «Les familles en quête de sécurité (…) attendent des jours dans le froid, sans abri ni produits de première nécessité», déplore l’Unicef.

«Sans des soins de santé accessibles et fiables, une protection et des abris, davantage d’enfants vont mourir jour après jour à Rokbane, à Deir Ezzor et ailleurs en Syrie. L’Histoire nous jugera pour ces morts qui sont absolument évitables», avertit M. Cappelaere.

4e médiateur de l’ONU

Le nouvel émissaire de l’ONU pour la Syrie est arrivé mardi dans ce contexte à Damas, pour sa première visite dans le pays depuis sa nomination, a constaté un photographe de l’AFP.

Le diplomate norvégien, qui a officiellement pris ses fonctions le 7 janvier en remplacement de l’Italo-Suédois Staffan de Mistura, est le quatrième médiateur de l’ONU depuis le début du conflit syrien en 2011.

Staffan de Mistura avait occupé le poste de médiateur entre juillet 2014 et décembre 2018, une période marquée par l’ascension fulgurante du groupe Etat islamique (EI) et la lutte anti-EI ainsi que les reconquêtes successives du régime syrien suite à l’intervention militaire russe à partir de 2015.

Avant son départ, le diplomate a reconnu devant le Conseil de sécurité son échec à former un comité chargé d’élaborer une nouvelle Constitution pour la Syrie. M. Pedersen succède à trois envoyés spéciaux de l’ONU dont les efforts pour mettre fin aux hostilités se sont soldés par des échecs.

Manque de soutien des grandes puissances

En août 2012, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait démissionné de son poste de médiateur après cinq mois d’efforts infructueux, fustigeant le manque de soutien des grandes puissances à sa mission.

Il avait été remplacé par l’ex-ministre algérien des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, qui avait jeté l’éponge à son tour moins de deux ans plus tard. (ats/nxp)

Créé: 15.01.2019, 10h43

 

 

Liban: dix réfugiés syriens meurent dans une tempête de neige

Monde

Photo de réfugiés syriens dans un camp de la vallée de la Bekaa, au Liban, le 31 janvier 2017
© AFP/Archives

Dix réfugiés venus de Syrie sont morts de froid dans les montagnes du Liban, où ils ont été surpris par une tempête de neige après avoir traversé la frontière entre les deux pays de manière illégale, a annoncé vendredi l’armée libanaise.

Six femmes et deux enfants figurent parmi les victimes, a confirmé à l’AFP Georges Abou Moussa, responsable des opérations de la Défense civile libanaise.

Cinq réfugiés ont survécu et deux Syriens, des passeurs, ont été arrêtés par les militaires, qui ont retrouvé le groupe au niveau de la frontière, selon un communiqué de l’armée libanaise.

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 340.000 morts et jeté des millions de déplacés et réfugiés sur la route de l’exil. Près d’un million d’entre eux ont trouvé refuge au Liban où ils vivent dans une extrême pauvreté, selon l’ONU.

“Une patrouille de l’armée (…) a retrouvé neuf corps de réfugiés, morts en raison d’une tempête de neige”, selon le communiqué, qui précise qu’une dixième personne est décédée après avoir été transportée à l’hôpital.

“Les forces de l’armée continuent de chercher d’autres réfugiés qui pourraient être bloqués”, d’après la même source.

Fin novembre, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a recensé 997.905 réfugiés syriens enregistrés au Liban, en grande majorité des femmes et des enfants.

Durant les six dernières années, la pauvreté s’est accentuée chez ces réfugiés étranglés par les dettes, selon le HCR, avec 58 % des ménages vivant dans une extrême pauvreté -soit avec moins de 2,87 dollars par personne et par jour.

 

Conflit en Syrie: 15 enfants déplacés sont morts en raison du froid hivernal

Un enfant syrien dans le camp de déplacés d'Abou Al-Khashab, dans la province de Deir Ezzor, le 10 janvier 2019
Un enfant syrien dans le camp de déplacés d’Abou Al-Khashab, dans la province de Deir Ezzor, le 10 janvier 2019 – © Delil souleiman
AFP –

Au moins 15 enfants, dont l’immense majorité étaient âgés de moins d’un an, ont péri en Syrie ces dernières semaines en raison du froid hivernal et du manque de soins, a annoncé mardi l’ONU.

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Avec les températures glaciales et le manque de soins“, au moins huit enfants sont morts à Rokbane, un camp de déplacés dans le sud de la Syrie, tandis que sept autres ont péri alors que leurs familles fuyaient un bastion jihadiste dans l’est du pays en guerre, a indiqué l’Unicef dans un communiqué.

Treize d’entre eux avaient moins d’un an“, note le communiqué. “Des vies de bébés continuent d’être coupées net par des problèmes de santé qui peuvent être prévenus ou traités. Il n’y a pas d’excuses à cela au XXIe siècle“, clame Geert Cappelaere, le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Plus de 360.000 morts en huit ans

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 360.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire, jetant sur la route de l’exil des millions de personnes, déplacées à l’intérieur du pays ou réfugiées à l’étranger.

Dans le camp de déplacés de Rokbane, où vivent des dizaines de milliers de personnes qui reçoivent des aides humanitaires au compte-goutte, au moins huit enfants, la plupart d’entre eux âgés de moins de quatre mois, ont péri en un mois seulement, assure l’Unicef.

Dans l’est de la Syrie, des milliers de civils ont fui un ultime réduit tenu par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), cible d’une offensive militaire dans la province de Deir Ezzor.

Les familles en quête de sécurité (…) attendent des jours dans le froid, sans abri ni produits de première nécessité“, déplore l’Unicef.

Sans des soins de santé accessibles et fiables, une protection et des abris, davantage d’enfants vont mourir jour après jour à Rokbane, à Deir Ezzor et ailleurs en Syrie. L’Histoire nous jugera pour ces morts qui sont absolument évitables“, avertit M. Cappelaere.

Le régime syrien supprime le camp de Yarmouk de la carte des réfugiés palestiniens – النظام السوري يشطب مخيم اليرموك من خارطة اللجوء الفلسطيني


Camp-de-Yarmouk

Le régime syrien supprime le camp de Yarmouk de la carte des réfugiés palestiniens

Adnan Ahmed = 3 décembre 2018

Le régime syrien a fait un pas en avant dans le cadre du projet pour se débarrasser de tout ce qui concerne les réfugiés palestiniens en Syrie, dont des centaines ont été tués et d’autres arrêtés, et a détruit, en « collaboration » avec le l’organisation « Daech », le plus grand camp de réfugiés de Damas au printemps dernier, sous prétexte de la lutte contre le terrorisme, suscitant de grands doutes quant à l’intention des dirigeants de Damas de se débarrasser du « fardeau » de ce bloc démographique, qui semblait être hors du système de sécurité répressive du régime. Le gouvernement a décidé il y a quelques jours que le gouvernorat de Damas devrait remplacer le « comité local du camp » de Yarmouk, qui est sa municipalité, avec ses droits et obligations, et que le personnel du comité local du camp soit mis à la disposition du gouvernorat de Damas. annulant qinsi toute spécificité au plus grand camp dans le diaspora palestinien à l’extérieur des territoires occupés, en préface, probablement, pou exploiter l’immense surface du camp dans des gigantesques projets commerciaux, car le camp est situé dans une zone stratégique de la capitale syrienne et est resté depuis longtemps difficilement soumis aux projets, souvent menés aux dépens des pauvres et des bidonvilles. Ce n’est un secret pour personne que le régime se précipite pour mettre en œuvre d’importants projets immobiliers à Damas et dans les environs, sur les ruines de quartiers résidentiels pauvres en général, dans le cadre d’une « organisation civile » et suppression des propriétés non réglementaires, pour la planification et la reprise des reconstructions. Ces projets, pilotés par des proches du régime, ou des cercles étrangers autour du régime -Téhéran-Moscou-Hiezbollah libanais, ne se limitent pas à Damas, mais leur impact catastrophique est particulièrement manifeste dans la capitale syrienne, en raison de sa densité démographique dont la majorité est de couches moyennes écrasées socialement et économiquement, y compris de nombreux Palestiniens.

Annuler l’administration locale du camp
Le ministre de l’Administration locale et de l’Environnement au sein du gouvernement du régime, Hussein Makhlouf, a déclaré que « l’objectif de la décision du Conseil des ministres (rendue le 12 novembre dernier) est de remplacer la municipalité de Yarmouk par la municipalité de Damas, est d’exploiter le potentiel humain et les expérience, de grandes capacités dans la province de Damas, afin de réhabiliter les infrastructures du camp de Yarmouk et de faciliter ainsi le retour des personnes déplacées de ce camp », a ajouté que la province de Damas serait chargée de préparer « une vision du développement futur du camp de Yarmouk et d’utilisation de toutes les possibilités pour atteindre cet objectif ». « Ce dont l’étape a besoin n’est pas à la disposition du comité local du camp », a déclaré Makhlouf.

Même avant cette décision, le camp était géré de manière quelque peu indépendante, par le biais du comité local du ministère de l’Administration locale et non du gouvernorat de Damas, qui est généralement dirigé par un citoyen palestinien du camp et gère les affaires de Yarmouk en coopération avec l’administration locale et l’UNRWA des Nations Unies, qui compte de nombreux projets et services dans le camp.

Ce privilège administratif a été octroyé au camp par une décision du Conseil des ministres syrien en 1964 autorisant le comité local à le gérer de manière indépendante, ce comité supervisant les permis de construire et les zones de service, doté de pouvoirs analogues à ceux des conseils municipaux. Il est dirigé par un Palestinien nommé par « l’Autorité générale pour les réfugiés arabes » en partenariat avec la direction nationale du parti Baath – l’organisation palestinienne ».

Tentatives précédentes
Il est à noter que le gouvernorat de Damas avait déjà tenté d’entrer dans le camp au sein de son administration, tel que l’organigramme n ° 1915 publié en 2004, mais il a échoué car le camp ne fait par partie de son administration. Le camp de Yarmouk, situé à huit kilomètres au sud du centre de la capitale Damas, est l’un des plus grands camps palestiniens en dehors de la Palestine, au point de l’appeler « la capitale de la diaspora palestinienne ». Il était habité par un million de personnes, dont 160 000 Palestiniens, et une superficie d’environ 2 kilomètres carrés.

La nouvelle décision a suscité des craintes parmi les habitants de Yarmouk, qui l’ont considéré comme une déclaration de mort officielle du camp. Le régime ne s’est pas contenté par sa destruction et par le déplacement de ses habitant, mais l’heure est venu, aujourd’hui, pour délégitimer son administration indépendante. Les habitants ont estimé que le fait de mettre le « comité local » du camp à la disposition du gouvernorat de Damas, est parvenu dans un but de restreindre et de limiter son déplacements afin d’empêcher le retour des habitants du camp. La décision annule le caractère unique du camp en tant qu’aire géographique. Le Yarmouk deviendra comme tout quartier à Damas, rattaché au gouvernorat et le statut du camp sera aboli pour être remplacé par le quartier de Yarmouk.

Abou Hashim a déclaré que cette décision « résultait de tout ce que le régime avait fait contre le camp de Yarmouk et ses habitants pendant les années de la révolution syrienne, depuis le siège du camp, à la famine, les destructions systématiques et les déplacements forcés », a-t-il déclaré. considérant que « Tout ceci parvient comme messages envoyés par le régime à Israël, qu’il est la partie capable d’apaiser sa peur par rapport à la question des réfugiés palestiniens et de le débarrasser de la charge qui pèse sur leur existence et leurs droits, et que le régime a joué ce rôle avec toute la malice et la brutalité ».

النظام السوري يشطب مخيم اليرموك من خارطة اللجوء الفلسطيني

عدنان أحمد

3/12/2018

اتخذ النظام السوري خطوة متقدمة في إطار مشروع التخلص من كل ما يمت بصلة للاجئين الفلسطينيين في سورية، والذين قتل منهم المئات واعتقل آخرين، ودمّر، بـ”التعاون” مع تنظيم “داعش”، أكبر مخيمات اللجوء، اليرموك في دمشق، في الربيع الماضي، تحت عنوان محاربة الإرهاب، وسط شكوك كبيرة في نية حكام دمشق التخلص من “عبء” هذا التكتل الديمغرافي الذي ظهر أن غير منضوٍ شعبياً في المنظومة الأمنية القمعية للنظام. وأصدرت حكومة النظام قراراً قبل أيام يقضي بأن تحل محافظة دمشق محلّ “اللجنة المحلية” في مخيم اليرموك، والتي هي كناية عن بلدية اليرموك، بما لها من حقوق وما عليها من التزامات، وأن يوضع العاملون في اللجنة المحلية للمخيم تحت تصرّف محافظة دمشق، لتلغى بذلك أي خصوصية لأكبر مخيمات الشتات الفلسطيني خارج الأراضي المحتلة، ربما تمهيداً لاستغلال أراضي المخيم الشاسعة في مشاريع تجارية كبيرة، لكون المخيم يقع في منطقة استراتيجية من العاصمة السورية، وظلت طويلاً عصية على مشاريع تجارية غالباً ما تنفذ في العادة على حساب الفقراء والعشوائيات السكنية. وليس سراً أن النظام مستعجل لتنفيذ مشاريع عقارية كبيرة في دمشق وفي ضواحيها، على أنقاض مناطق سكنية فقيرة عموماً، تحت مسميات “التنظيم المدني” وإزالة المخالفات العقارية والتخطيط وإعادة الإعمار. ولا تقتصر هذه المشاريع التي تقف خلفها أركان مقربة من النظام، أو أوساط أجنبية تدور في فلك معسكر دمشق ــ طهران ــ موسكو ــ حزب الله اللبناني، على دمشق وحدها، لكن أثرها الكارثي يبرز خصوصاً في العاصمة السورية، نظراً إلى كثافتها السكانية وأعداد قاطنيها من الطبقات الوسطى والمسحوقة اجتماعياً واقتصادياً، ومن بينهم كثير من الفلسطينيين٠

إلغاء الإدارة المحلية للمخيم

وقال وزير الإدارة المحلية والبيئة في حكومة النظام، حسين مخلوف، إنّ “هدف قرار مجلس الوزراء (الصادر بتاريخ 12 نوفمبر/ تشرين الثاني الماضي) بأن تحلّ محافظة دمشق محل بلدية اليرموك، هو تسخير الطاقات الكبيرة المتوفرة لدى محافظة دمشق من إمكانات وكوادر وخبرات، من أجل إعادة تأهيل البنية التحتية لمخيم اليرموك، وبالتالي تسهيل إعادة المهجّرين من أبناء المخيّم إليه”، مشيراً إلى أنّ محافظة دمشق ستكلف بإعداد “رؤية تطويرية مستقبلية عمرانية لمخيم اليرموك وستستخدم الإمكانيات كافة لتحقيق هذا الهدف”. واعتبر مخلوف أنّ “ما تحتاج إليه المرحلة من إمكانيات غير متوفر لدى اللجنة المحلية للمخيم”.

وحتى ما قبل هذا القرار، كان المخيم يدار بطريقة مستقلة إلى حدّ ما، عبر اللجنة المحلية التي تتبع لوزارة الإدارة المحلية وليس لمحافظة دمشق، والتي يكون على رأسها عادة مواطن فلسطيني من أبناء المخيم، وتدير شؤون اليرموك بالتعاون مع الإدارة المحلية ومع منظمة “أونروا” التابعة للأمم المتحدة، والتي لديها كثير من المشاريع والخدمات في المخيم.

ومنحت هذه الخصوصية الإدارية للمخيم بموجب قرار صادر عن مجلس الوزراء السوري عام 1964، ما أتاح للجنة المحلية إدارته بشكل مستقل، حيث تشرف اللجنة على تراخيص البناء والنواحي الخدمية، ولديها صلاحيات مشابهة لصلاحية مجالس البلديات، ويرأسها فلسطيني يعين من قبل “الهيئة العامة للاجئين الفلسطينيين العرب” بالتشارك مع “القيادة القطرية لحزب البعث – التنظيم الفلسطيني”.

محاولات سابقة

يذكر أنه كانت لمحافظة دمشق محاولات سابقة لإدخال المخيم ضمن إدارتها، مثل المخطط التنظيمي رقم 1915 الذي صدر عام 2004، لكنها أخفقت في ذلك، لأن المخيم غير تابع إدارياً لها. ويعتبر مخيم اليرموك الذي يقع على بعد ثمانية كيلومترات جنوب مركز العاصمة دمشق، من أكبر المخيمات الفلسطينية خارج فلسطين، إلى حدّ إطلاق اسم “عاصمة الشتات الفلسطيني” عليه. كان يقطنه (مخيما اليرموك وفلسطين المتداخلان) مليون شخص، منهم نحو 160 ألف فلسطيني، فيما تقدّر مساحته بنحو كيلومترين مربعين.

وقد أثار القرار الجديد مخاوفَ لدى أبناء اليرموك، الذين اعتبروه بمثابة إعلان وفاة رسمية للمخيم. إذ لم يكتفِ النظام بتدميره وتشريد أهله، بل جاء اليوم لينزع الشرعية عن إدارته المستقلة. واعتبر هؤلاء أنّ وضع لجنة المخيّم المحلية تحت تصرف محافظة دمشق، هدفه التضييق عليها والحدّ من حركتها لإعادة أهالي المخيم. كما أنّ القرار يلغي ما كان يتمتّع به المخيم من خصوصية كمنطقة جغرافية، حيث سيصبح اليرموك مثل أي حي من أحياء دمشق يتبع للمحافظة وتلغى عنه صفة المخيم، ليستعاض عنها باسم منطقة اليرموك.

Rapport: les Palestiniens de Syrie ont subi un « déplacement systématique » – تقرير حقوقي: فلسطينيو سوريا تعرضوا لحملة “تهجير ممنهجة”٠


Enfance-syrienne

Rapport juridique : les Palestiniens de Syrie ont subi un « déplacement systématique »

22/11/2018

Les Palestiniens de Syrie ont subi depuis une campagne de « déplacement systématique » en raison du conflit militaire qui oppose le régime syrien aux factions de l’opposition, selon un rapport du « groupe de travail sur les Palestiniens de Syrie ».

Selon une étude publiée jeudi 22 novembre, 150 000 réfugiés palestiniens sur 650 000 ont émigré hors de la Syrie.

Le nombre de réfugiés syriens palestiniens arrivés en Europe fin 2016 est estimé à plus de 85 000.

Alors que leur nombre au Liban est estimé à 31 000, la Jordanie en compte 17 000, l’Égypte compte 6 000 réfugiés, la Turquie 8 000 et Gaza 1 000 Palestiniens Syriens.

Le groupe a expliqué que plus de 60% des Palestiniens de Syrie avaient été déplacés au moins une fois en Syrie.

Le groupe a également documenté le meurtre de 241 enfants palestiniens en Syrie à cause de la guerre, jusqu’au 20 novembre 2018, dans un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, mardi dernier.

Le groupe a déclaré que 123 enfants avaient été tués par un bombardement, 15 par des coups de feu tirés par des tireurs isolés, 11 par des blessures par balle et deux enfants sous la torture.

Vingt et un enfants ont été également victimes de noyade, 22 enfants par une voiture piégée, trois enfants blessés à la suite du siège et du manque de soins médicaux, un enfant a été brûlé, deux autres asphyxiés, un par un accident et un autre a été exécuté suite à son enlèvement .

Le « commandement général du Front populaire de libération de la Palestine » (FPLP) a estimé le mois dernier que le nombre de Palestiniens syriens qui avaient quitté la Syrie à cause du conflit était de 200 000 réfugiés.

Dans un rapport publié en mars dernier, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a indiqué que les quelque 160 000 Palestiniens syriens avaient quitté la Syrie pour se rendre dans les pays voisins et en Europe, en même temps que 254 000 personnes déplacées à l’intérieur du territoire.

Les rapports sur les droits de l’homme mettent en garde contre la double souffrance des Palestiniens en Syrie, d’autant plus que 95% des Palestiniens en Syrie manquent de sécurité alimentaire et ont besoin d’une aide humanitaire urgente, selon le rapport de l’Observatoire euro-méditerranéen, dont 93% sont classés comme “faibles” ou “très faibles”.

 

تقرير حقوقي: فلسطينيو سوريا تعرضوا لحملة “تهجير ممنهجة”٠

22/11/2018

تعرض فلسطينيو سوريا إلى حملة “تهجير ممنهجة” بسبب الصراع العسكري بين النظام السوري وفصائل المعارضة منذ سنوات، وفق تقرير لمجموعة “العمل من أجل فلسطينيي سوريا”٠

وأفاد قسم الدراسات في المجموعة بتقرير صادر اليوم، الخميس 22 من تشرين الثاني، أن 150 ألف لاجىء فلسطيني من أصل 650 ألف هاجروا إلى خارج سوريا٠

ويقدر عدد اللاجئين الفلسطينيين السوريين الذين وصلوا إلى أوروبا حتى نهاية 2016 أكثر من 85 ألف لاجئ٠

في حين يقدر عددهم في لبنان بحوالي 31 ألفًا، وفي الأردن 17 ألفًا، وفي مصر ستة آلاف لاجئ، وفي تركيا ثمانية آلاف، وفي غزة ألف فلسطينيي سوري٠

وأوضحت المجموعة أن أكثر من 60% من فلسطيني سوريا نزحوا لمرة واحدة على الأقل داخل سوريا٠

كما وثقت المجموعة مقتل 241 طفلًا فلسطينيًا في سوريا بسبب الحرب، لغاية 20 تشرين الثاني 2018، في تقرير صادر عنها بمناسبة يوم الطفل العالمي، الثلاثاء الماضي٠

وقالت المجموعة إن 123 طفلًا قتلوا جراء القصف، و15 طفلًا برصاص قناص، و11 طفلًا بطلق ناري، وطفلان تحت التعذيب٠

كما قتل 21 طفلًا غرقًا، و22 طفلًا جراء تفجير سيارات مفخخة، وثلاثة أطفال نتيجة الحصار ونقص الرعاية الطبية، وطفل حرقًا، وآخران أحدهما اختناقًا والآخر دهسًا، وطفل بعد اختطافه ثم قتله٠

في حين قدرت القيادة العامة في “الجبهة الشعبية لتحرير فلسطين”، الشهر الماضي، أن عدد الفلسطيين السوريين الذين غادروا سوريا بسبب النزاع بلغ 200 ألف لاجئ٠

وأشار “المرصد الأورومتوسطي لحقوق الإنسان”، في تقرير أصدره في آذار الماضي، إلى أن ما يقارب 160 ألف فلسطيني سوري غادروا سوريا إلى الدول المجاورة وإلى أوروبا، فيما نزح قرابة 254 ألفًا داخليًا٠

وتحذر التقارير الحقوقية من معاناة مزدوجة يواجهها فلسطينيو سوريا، خاصة أن 95% من الفلسطينيين الموجودين في سوريا يفتقرون للأمن الغذائي وهم بحاجة للمساعدات الإنسانية العاجلة، بحسب تقرير المرصد الأورومتوسطي، فيما يصنف 93% منهم كـ “ضعفاء” أو “ضعفاء للغاية”٠

L’hiver … la souffrance syrienne continue – الشتاء… معاناة سوريّة مستمرة


L’hiver … la souffrance syrienne continue

Abdullah al-Bashir
21 novembre 2018

L’hiver est sévère à tous les niveaux en Syrie, il est accompagné des crises dans le pays, car assurer le combustible de chauffage semble donc poser de gros problèmes. La pire situation est dans les camps de personnes déplacées où le froid est insupportable.
L’hiver débarque sur les Syriens, emportant avec lui les soucis et les ennuis, alors que son embarquement commence par la recherche d’appareils de chauffage appropriés dans les conditions économiques et de sécurité difficiles.
Les modèles de chauffage diffèrent selon les catégories de personnes et les lieux où ils vivent, les uns sous le contrôle du régime, les autres sous l’opposition. Dans le cas des personnes déplacées vivant dans des camps, où l’hiver est plus rigoureux. «le froid, la pluie les orages, les deluges et la destruction. C’est ce que nous vivons ici chaque année dans le camp d’Atamat, à l’approche de l’hiver.» C’est ainsi que Moaz Abou Hussein, âgé de 50 ans, décrit la situation de la population dans l’un du plus grand rassemblement de camps syriens près de la frontière turque dans la région d’Atamat. (…)

الشتاء… معاناة سوريّة مستمرة

عبد الله البشير
21 نوفمبر 2018

الشتاء قاس بمختلف المعايير في سورية، بالترافق مع أزمات البلاد، حتى يبدو تأمين وقود التدفئة من الصعوبات الكبيرة. الوضع الأسوأ هو في مخيمات النازحين حيث لا يُحتمل البرد٠

يقبل فصل الشتاء على السوريين حاملاً معه الهموم و المتاعب، إذ تبدأ فيه رحلة البحث عن وسائل التدفئة المناسبة في ظلّ الظروف الاقتصادية والأمنية الصعبة التي تمر فيها البلاد٠
تختلف أشكال التدفئة بحسب فئات الناس والأماكن التي يسكنون فيها، فبعضها خاضع لسيطرة النظام، وغيرها للمعارضة. وفي حالة النازحين والمهجرين في المخيمات فالشتاء أكثر ضراوة. “برد ترتعد له المفاصل وأمطار وعواصف وسيول تخرب الخيم. هذا ما نعيشه هنا في مخيم أطمة كلّ عام مع حلول الشتاء” هكذا يصف الخمسيني، معاذ أبو حسين، حال الناس في أكبر تجمع للمخيمات السورية قرب الشريط الحدودي مع تركيا بمنطقة أطمة٠

يقول أبو حسين لـ”العربي الجديد”: “من لديه قدرة على شراء المازوت يضع مدفأة داخل الخيمة أو البيت الذي يعيش فيه في المخيم. البرد هنا لا يحتمل خصوصاً مع هطول الثلج وتدني درجات الحرارة في المنطقة الجبلية. خلال العام الماضي، تعالت صرخات الأهالي الذين وصلت المياه إلى خيمهم وتسببت في جرفها، وخرج الأطفال في البرد القارس هرباً من المياه الباردة ليبقوا بعدها في خيم جيرانهم التي لم تتضرر إذ لا سبيل غير ذلك للاحتماء”. يضيف أبو حسين: “هذا العام جهزنا كمية من الحطب الجاف لنستخدمها في الشتاء. وضع ابني فوقها غطاء بلاستيكياً ثبته بالحجارة إلى حين استخدامها واستخراج حاجتنا اليومية منها. قد تنسينا نار المدفأة واجتماع الأسرة بعض ما نقاسيه هنا، وتخفف عنا بعض الهموم، خصوصاً مع جلوس أحفادي قربي فأحكي لهم القصص”٠

شمالاً، في مخيمات ريف حلب وعفرين، يعيش النازحون ضمن المخيمات أوضاعاً أشد قسوة من مثيلاتها بريف إدلب، مع غياب المدافئ عن خيامهم كون إدارة المخيمات تمنعها لخوفها من نشوب حرائق، بحسب النازح من الغوطة الشرقية، مضر ياسين. يقول لـ”العربي الجديد” إنّ الأهالي الآن ليست لديهم وسائل تدفئة تمكّنهم من التغلب على برد الشتاء، ويوضح أنّه حتى الآن لا توجد آلية معينة سيستخدمها الناس في التدفئة، وغالبية النازحين قد تعتمد على الأغطية فقط لمواجهة الشتاء أو مدافئ الغاز، لكن لا يعلمون إن كانت إدارة المخيمات ستسمح بها أم لا٠

يقول صالح محمد (28 عاماً) وهو مهجّر من جنوب دمشق يعيش في مدينة الباب، لـ”العربي الجديد”: “حتى الآن، لم أقرر أيّ وسيلة تدفئة هي الفضلى بالنسبة لي، فسعر برميل المازوت هنا يبلغ 100 دولار أميركي، كما أنّ سعر المدفأة يصل إلى 40 دولاراً، وهو عبء إضافي، إذ تقع على عاتقي مستحقات أخرى، من إيجار البيت إلى الماء والكهرباء، وفي الوقت الحالي، لا يكفيني دخلي من محل أجهزة الموبايل الذي بدأت العمل فيه هنا في مدينة الباب لتسديد كلّ هذه المستحقات”. يتابع: “اعتدنا في سنوات حصار جنوب دمشق على استخدام الأغطية والملابس لنتدفأ بها، لكنّ زوجتي قد يؤذيها البرد، ولن تتمكن من تحمله، لذلك قد تكون الوسيلة الأنسب للتدفئة لدينا هي مدفأة الغاز”٠

عمران أبو محمد، المقيم في مدينة دمشق، يوضح لـ”العربي الجديد” أنّه سيعتمد مدفأة المازوت هذا الشتاء، مضيفاً أنّ سعر البرميل يعادل حالياً 100 دولار أميركي. يقول: “هناك كثير من العائلات ليست لديها قدرة على شراء المازوت حتى المدعوم من قبل النظام، فتلجأ لجمع الكرتون والمواد البلاستكية وقطع الأخشاب في الصيف لاستخدامها في التدفئة، وفي المقابل، هناك من يعتمد على مدافئ الغاز لكنّها لا تنفع كون مدينة دمشق تمرّ كل عام بأزمة غاز في فصل الشتاء خصوصاً مع زيادة الطلب عليه سواء للطبخ أو التدفئة، وعلى العموم يأتينا الشتاء بمصاعب العام كلّها من برد وأمراض وأسعار تضيّق الخناق علينا من كلّ نواحي الحياة”٠

يتذكر ابن ريف حمص الشمالي، عزة أبو أحمد (33 عاماً) كيف أمضى سنوات الحصار الأولى: “منذ بداية عام 2013 ارتفعت أسعار الوقود بشكل كبير وكان تأمينها غير سهل. بدأ الأهالي بقطع الأشجار للاعتماد عليها في التدفئة، ووصل الأمر بهم إلى قطع أشجار الزيتون حتى. كذلك، كانوا يجمعون المواد القابلة للاشتعال كالإطارات والبلاستيك لمواجهة البرد، أما اليوم في ريف إدلب حيث أقيم حالياً فيبلغ سعر الطن الواحد من الحطب 107 دولارات أميركية ومن الممكن أن يكفيني لمدة ثلاثة أشهر تقريباً، وسأتدبر أمرنا في بقية الشتاء، ومن الممكن أن اشتري كمية أقل بحسب حاجتي حينها”.

في ريف حماة الشمالي الذي يعتمد على زراعة الفستق الحلبي، ابتكر الأهالي طريقة مثالية للتدفئة بالاعتماد على قشور الفستق، إذ صنعت مدفأة خاصة تحتوي على مستوعب لقشور الفستق الحلبي ومحرك صغير لتمرير القشور لتشتعل داخل المدفأة باستخدام موقت يعمل على بطارية. تعتبر المدفأة الأولى من نوعها في مناطق ريف حماة الشمالي وريف إدلب الجنوبي. يقول زياد حسن لـ”العربي الجديد” إنّ معظم أهالي المنطقة يعتمدون هذه المدفأة، لكنّ كلفتها مرتفعة نوعاً ما وتصل إلى نحو 150 دولاراً، وفي المقابل، هي أفضل من مدافئ الوقود والحطب وحتى الغاز.

La Syrie, le pays des camps et des déplacé.es

سورية بلاد المخيمات والنازحين

العربي الجديد
4 نوفمبر 2018

“L’Est du chemin de fer” oublié en Syrie

Abdallah al-Bachir – 25 octobre 2018

Le côté Est des villes de Hama et la campagne sud-est d’Idleb jusqu’à la ville d’Alep sont connues en Syrie par le nom de « l’Est du chemin de fer ». Les forces syriennes ont pris le contrôle de la région après une attaque terrestre soutenue par des avions de guerre russes début janvier 2018, notamment les villes d’Adiliya, Jib al-Abyad, al-Raafiyah, al-Aziziyah, Ra’s al-‹Ain, Rasm Nayas, Mabous, Rasm al-Jahsh, Al-Auja, al-Ojah, Rasm al-Borj, Oum Tmakh, Rasm al-Khouchouf, al-Boeider, Koulah, Bayya’a Kabira, Bayya’a Saghira,et Ra›ifa, et d’autred petits villages.
L’activiste Marwan El-Daghim nous parle de la réalité de ces villages et de ce qu’ils sont advenus du peuple après le contrôle du régime de ces derniers. Il souligne que le mouvement révolutionnaire n’était pas parallèle au reste d’Idleb et que ses habitants ont été victimes du blocage de La route qui passe de cette zone pour rejoindre Alep et Raqqa où le régime avait concentré tout son poids militaire pour contrôler ces villes et en fait des centres de contrôle, jusqu’à ce que les populations tombent dans le piège de « l’accord d’Astana » après le retrait du Front al-Nosra de leur région, et la reprise du contrôle du régime de leurs villages, où une grande partie d’entre eux a été déplacée tandis qu’il a gardé d’autres dans la zone.

« Au total, les habitants de ces villes vivaient de bétail et l’élevage de bétail, en plus de l’agriculture, et ceux qui ont été déplacés après le contrôle du régime ont perdu tous leurs biens. Beaucoup vivent dans des camps au hasard dans la région de Jabal al-Zawiya et leur situation est similaire à celle de ceux qui sont restés chez eux sous l’autorité du régime, à la différence que ceux qui sont restés chez eux ont perdu leur bétail à la suite de pillages sous l’œil du régime.

Avec l’approche de l’hiver, Gatoum al-Bakkour (Oum Ali), une quinquagénaire, raccommode des sac en plastique afin de couvrir sa tente en toile de tissu où elle vie avec ses petits enfant. Elle raconte sa souffrance; “Nous avons fui les bombardement de l’aviation, pour débarquer finalement dans ce camp. Le retour est très difficile, notamment après la destruction de notre maison par l’aviation militaire, et nous ne savons pas jusqu’à quand nous allons rester dans le camp”…  (…)

“شرق السكة” منسيّ في سورية

عبد الله البشير
25 أكتوبر 2018

تُعرف البلدات الواقعة على الجهة الشرقية من خط القطارات، من حماة وريف إدلب الجنوبي الشرقي وصولاً إلى مدينة حلب، في سورية، بـ”شرق السكة”. سيطرت قوات النظام السوري على المنطقة بعد هجوم بري مدعوم بالطائرات الحربية الروسية مطلع شهر يناير/ كانون الثاني الماضي، بما فيها من بلدات العادلية وجب الأبيض والراعفية والعزيزية ورسم الحميدي وراس العين ورسم نياص ومبوس ورسم الجحش والعوجة ورسم البرج وأم طماخ ورسم الخشوف والبويدر وكولة البويدر وبياعة كبيرة وبياعة صغيرة ورئيفة، بالإضافة إلى بعض القرى الصغيرة.

الناشط مروان الدغيم يتحدث إلى “العربي الجديد” عن واقع هذه البلدات وما حلّ بأهلها بعد سيطرة النظام عليها، فيشير إلى أنّ الحراك الثوري فيها لم يكن موازياً لبقية مناطق إدلب، وكان أهلها ضحية، إذ بعد تعطل الطريق الدولي في إدلب، تركز اهتمام النظام على الطريق الذي يمرّ من هذه المنطقة للوصول إلى حلب والرقة، فركز كلّ ثقله العسكري للسيطرة على هذه البلدات، وجعل منها مراكز سيطرة له، إلى أن وقع الأهالي في فخ “اتفاق أستانة” بعد انسحاب جبهة النصرة من منطقتهم، إذ سيطر النظام على بلداتهم، وهجّر قسماً كبيراً منهم فيما أبقى على قسم آخر.

يضيف الدغيم: “في المجمل، كان أهالي هذه البلدات يعيشون على تربية المواشي والثروة الحيوانية، بالإضافة إلى الزراعة، ومن جرى تهجيره منها بعد سيطرة النظام عليها خسر كلّ ما يملك، وكثيرون منهم يقطنون في مخيمات عشوائية بمنطقة جبل الزاوية، فيما أوضاعهم تتشابه مع أوضاع من بقي تحت سلطة النظام نوعاً ما، مع اختلاف أنّ أولئك بقوا في بيوتهم وإن خسروا مواشيهم نتيجة عمليات النهب تحت عين النظام”.

مع اقتراب الشتاء، تعمل الخمسينية، فطوم البكور، أم علي، في حياكة أغطية من أكياس البلاستيك، كي تغطي بها الخيمة القماشية التي تعيش فيها مع أحفادها. تفرش أرض الخيمة الترابية بسجادة قديمة وبعض قطع الأقمشة كي لا تتسخ ملابس قاطنيها بالتراب. تتحدث إلى “العربي الجديد” عن معاناتها: “هربنا من الطائرات والقصف، فساقنا القدر إلى المخيم هنا في جبل الزاوية. العودة صعبة جداً خصوصاً أنّ بيتنا هُدم بقصف الطيران الحربي، ولا نعلم إلى متى نبقى في المخيم”. تحاول تصليح أغطية شتوية (لحف) محشوة بصوف الأغنام، وتقول: “غسلنا الصوف وجففناه، كما غسلنا الأغطية التي اتسخت بالأتربة والغبار، فالبطانيات التجارية لا توفر الدفء لنا وللأطفال. اللحاف أفضل إذ يقينا من البرد جيداً. منذ خمسة أشهر لم يقدم لنا أحد أيّ مساعدة. الناس هنا يحتاجون إلى أيّ نوع من المساعدة، وقد تمكن شبان في المخيم من توفير سلة غذائية لنا”.

الستيني، علي، شاءت ظروفه أن يبقى في بلدة العزيزية، لأنّ وضعه الصحي صعب، ولا يسمح له بالتنقل كثيراً، كما أنّ الحفاظ على منزله ومنزليّ ولديه، هاجس كبير له، إذ نزحا باتجاه مناطق سيطرة المعارضة في إدلب، خوفاً من ملاحقة النظام لهما. يقول، علي، لـ”العربي الجديد”: “أنا رجل مسن، وأحاول التزام البيت دائماً، كي لا أقع في مشاكل مع شبيحة النظام ورجال الأمن هنا. هم في كلّ مكان وقد استولوا على كثير من المنازل، واعتقلوا أشخاصاً كثراً بتهمة دعم المعارضة والانتماء إلى المجموعات المسلحة. الآن، أعيش مع خوف يرافقني، فقد تكررت مداهمات الأمن لمنزلي للسؤال عن ولديّ، وأبلغتهم أنّهما ابتعدا عنا، وذهبا إلى مناطق إدلب، ولا سلطة لي عليهما بعد هذا العمر، بل بقيت مع زوجتي وبعض الأقارب، وكلّنا مسنّون”. يضيف: “من بقي هنا عاد لزراعة أرضه وتربية الأغنام والأبقار، فهما السبيل الوحيد لكسب الرزق هنا، وبالتأكيد نحن نلتزم الصمت تجاه أي مطلب بالخدمات أو غيرها، كون النظام يعاملنا كأعداء حتى الآن، والأمر صعب فالاعتقال أسهل ما يمكن أن يلجأ إليه النظام”.

يتحدث محمد أبو جوهر (46 عاماً) عمّا حلّ ببلدته، أم خريزة، بريف حماة الشرقي. يقول لـ”العربي الجديد”: “غادرنا البلدة منذ سنوات من دون أن نحمل غير ملابسنا، وتركنا منازلنا على حالها، ومعها أراضينا الزراعية التي تضمّ أشجاراً مثمرة بأنواع كثيرة، وعلمنا بعد مدة أنّ شبيحة النظام قطعوا الأشجار في الأراضي، وبعدها هدموا منازلنا بالجرافات، انتقاماً منا كوننا في صف الثورة ضد النظام. بلدتنا محاطة بقرى موالية للنظام تقع في قبضة الشبيحة. بالنسبة لنا، سنبقى نازحين ولن نعود طالما بقي النظام وشبيحته”.

Le minimum maintient les habitants en vie à Raqqa

Abdullah al-Bashir
21 octobre 2018

Un an après l’annonce de l’expulsion de la ville de Raqqa de l’organisation « Daech » par l’Alliance internationale et le contrôle des Forces démocratiques de Syrie (FDS), la destruction, les fosses communes et la destruction de la ville sont toujours visibles et rappellent ce qui s’est passé dans cette ville. Les batailles se sont terminées le 17 octobre 2017 et l’Alliance internationale a annoncé le 20 du même mois la libération de la ville de l’organisation.
Ceux qui sont retournés à al-Raqqa souffrent quotidiennement à cause de l’énorme destruction, sans oublier de parler des bombes et mines, qui entraînent des victimes de temps à autre. La pauvreté et l’absence d’organisations humanitaires à Raqqa ont poussé de nombreuses familles à travailler pour ramasser de la ferraille afin de gagner leur vie, tout comme Oum Hussein, âgée de 42 ans, avec ses filles, où à l’aube, elle commence à collecter des ferrailles et les détrus en cuivre ainsi que les boites vides en plastique qu’elle trouve dans les ruines des bâtiments détruits, indifférente aux mines qui pourraient causer da mort ou la mort de l’une de ses filles. Malgré la fatigue, ne gagnez pas plus de 2 dollars par jour…
(…)
Oum Hussein souligne que de nombreux enfants qui ramassent de la ferraille ont été blessés, entraînant une amputation de la main ou du pied. Ils croyaient que les munitions non explosées étaient des restes de morceaux de cuivre qui pourraient leur apporter de l’argent en plus. C’est pourquoi elle est prudente lorsqu’elle effectue ce travaille. « C’est vrai que nous n’avons pas encore été blessés, mais personne ne sait ce que l’avenir nous réserve. Je pourrais devenir une victime. Je n’y pense plus parce qu’il n’y a pas de différence entre la vie et la mort ici. »

القليل يُبقي أهالي الرقة على قيد الحياة

عبد الله البشير
21 أكتوبر 2018

بعد عام على إعلان التحالف الدولي طرد تنظيم “داعش” من مدينة الرقة السورية، وسيطرة “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) عليها، ما زال الخراب والدمار والمقابر الجماعية تذكّر بما حلّ بالمدينة. كانت المعارك قد انتهت في السابع عشر من أكتوبر/ تشرين الأول عام 2017، ليعلن التحالف الدولي في العشرين من الشهر نفسه تحرير المدينة من التنظيم.

أولئك الذين عادوا إلى الرقّة يعيشون معاناة يومية في ظلّ الدمار الكبير، عدا عن مخلّفات الحرب من قنابل وألغام ما يؤدي إلى سقوط ضحايا من حين إلى آخر. ودفع العوز والفقر وغياب المنظّمات الإنسانية عن الرقة عائلات كثيرة إلى العمل في جمع الخردة لكسب لقمة العيش، على غرار ما تفعل أم حسين (42 عاماً) مع بناتها. منذ ساعات الصباح الأولى، تبدأ في جمع النحاس والحديد والعبوات البلاستيكية الفارغة التي تجدها بين أنقاض المباني المدمّرة، غير مبالية بالألغام التي قد تتسبب بموتها أو موت إحدى بناتها، لتجمع حصيلة ما تجنيه وتبيعه آخر النهار إلى تجار يدفعون لها مبالغ مالية قليلة جداً. وعلى الرغم من التعب، فلا تجني أكثر من دولارين في اليوم.

عن المعاناة اليومية، تقول أم حسين لـ “العربي الجديد”: “أخرج عند الساعة السابعة صباحاً برفقة بناتي، نجمع فوارغ الرصاص النحاسية والمواد البلاستيكية وما نجده أمامنا صالحاً للبيع لتجار الخردة. نبقى على هذا الحال حتى مغيب الشمس، ثم يأتي التاجر لفحص ما حصلنا عليه طوال النهار. وحين يدفع لي مبلغاً من المال يكفيني لإطعام بناتي وتأمين احتياجاتهن اليومية، أشكره وأحمد الله على ما أنا فيه”. تضيف أم حسين: “نسمع عن منظمات إنسانية أو مساعدات للناس، لكننا لا نراها أبداً. لم يساعدنا أحد أو يمد لنا يد العون مطلقاً. بناتي لا يذهبن إلى المدرسة إذ ليس لدي قدرة على تأمين مصاريف الدراسة لهن. من أين أؤمن لهن تلك المصاريف؟ جمع الخردة أصبح عملي وأتمنى أن أرى بناتي يدرسن، لكن ذلك مستحيل في الرقة. أتمنى خروجهن من هذه المدينة الموحشة إلى بلد قد يؤمن لهن حياة أفضل”.

وتشير أم حسين إلى أن الكثير من الأطفال الذين يجمعون الخردة تعرّضوا لإصابات ما أدى إلى بتر اليد أو القدم. هؤلاء اعتقدوا أن القذائف غير المتفجرة هي بقايا قطع نحاسية قد تعود لهم بمبالغ جيدة. لذلك، تتوخى الحذر أثناء العمل. تقول: “صحيح أننا لم نصب بمكروه حتى الآن، لكن لا أحد يعرف ما يخبئه المستقبل لنا. ربما أكون ضحية. لم أعد أفكر بالأمر لأنه لا فرق بين الحياة والموت هنا”.

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