L’opération “source de la paix” se retournerait-elle contre les Turcs .. en faveur des “FDS”?


Combattants des FDS devant le drapeau américain 2019.jpg

L’opération “source de la paix” se retournerait-elle contre les Turcs .. en faveur des “FDS”?


Pour le parti kurde,  a décidé l’affrontement, et avec la limitation du trafic aérien turc, ses chances de fermeté seront élevées en retardant la victoire des forces soutenues par la Turquie, ce qui augmentera la sympathie croissante des américains et occidentaux envers eux, voire même des syriens. La bataille dans les médias prendra des proportions héroïques pouvant pousser un certain nombre de leurs partisans à agir et à soutenir leur position, en particulier vis-à-vis des ennemis jurés de la Turquie dans la région, et pourrait donc se retourner contre Ankara, d’autant plus que les Américains ont annoncé qu’ils “ne s’éloigneraient” que de la région frontalière pour résoudre les problèmes des Turcs et des Kurdes.
Ce n’est pas rassurant dans le langage de la politique et de la sécurité, il faut donc le lire, surtout avec la décision de restreindre le trafic aérien turc.


Mais les Kurdes vont certainement perdre s’ils maintiennent leur langage émotionnel actuel, mettant en colère l’allié américain qui les a laissés tomber, et s’ils continuent à retirer leurs forces de la zone de présence secrète de l’organisation “Daech”. Leur plus grande erreur serait d’essayer de faire chanter la communauté internationale sur la question des détenus de l’Etat islamique.

هل تنقلب “نبع السلام” على الأتراك.. لصالح “قسد”؟

بالنسبة للطرف الكردي، الذي حسم أمره بالمواجهة، ومع تقييد حركة الطيران التركي، فإن فرصتهم بالصمود ستكون عالية بتأخير انتصار القوات التي تدفعها تركيا، ما سيزيد من التعاطف المتصاعد معهم، أميركياً وغربياً، وحتى سورياً. وستتخذ المعركة في الاعلام ابعاداً بطولية قد تدفع عدداً من مناصريهم للتحرك، ودعم موقفهم، خاصة من أعداء تركيا الألداء في الاقليم، وبالتالي قد تنقلب العملية ضد انقرة، خاصة أن الاميركان قالوا إنهم “سيبتعدون” فقط عن المنطقة الحدودية، ليحل الاتراك والأكراد مشاكلهما. وهي عبارة غير مطمئنة في لغة السياسة والأمن، أو هكذا يجب أن تقرأ، خاصة مع قرار تقييد حركة الطيران التركي.

لكن الأكراد سيخسرون بالتأكيد فيما لو واصلوا لغتهم الانفعالية الحالية، وصب جام الغضب على الحليف الأميركي الذي خذلهم، وفيما لو واصلوا سحب قواتهم من مناطق تواجد تنظيم “داعش” السري. وستكون أكبر اخطائهم في محاولة ابتزاز المجتمع الدولي بقضية محتجزي التنظيم.

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Amnesty: Les autorités doivent cesser immédiatement d’expulser des réfugiés syriens


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Liban. Les autorités doivent cesser immédiatement d’expulser des réfugiés syriens


En réaction à une communication officielle obtenue par Amnesty International selon laquelle les autorités libanaises ont expulsé de force quelque 2 500 réfugiés syriens vers la Syrie au cours des trois derniers mois, Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré :

« Nous engageons les autorités libanaises à mettre un terme à ces expulsions de toute urgence et invitons le Conseil supérieur de la Défense à annuler sa décision à ce sujet.

Nous engageons les autorités libanaises à mettre un terme à ces expulsions de toute urgence et invitons le Conseil supérieur de la Défense à annuler sa décision à ce sujet.
Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International

« Tant que des organismes de surveillance indépendants, comme la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie, ne sont pas autorisés à se rendre en Syrie en vue d’évaluer la situation en termes de sécurité pour le retour des réfugiés, il est impossible de déterminer si ceux qui rentrent seront exposés à de graves violations des droits humains une fois arrivés.

« Il faut permettre cet accès et créer un mécanisme de surveillance en Syrie, une première étape en vue d’amorcer le processus des retours. En attendant, tant qu’il n’est pas possible d’évaluer les risques en cas de retour, toute tentative visant à renvoyer de force des réfugiés constitue clairement une violation du principe de non-refoulement que le Liban est tenu de respecter.

Tant qu’il n’est pas possible d’évaluer les risques en cas de retour, toute tentative visant à renvoyer de force des réfugiés constitue clairement une violation du principe de non-refoulement.
Lynn Maalouf

« Nous demandons une nouvelle fois à la communauté internationale de partager la responsabilité des réfugiés avec les pays hôtes, notamment le Liban, principalement en réactivant leurs programmes de réinstallation et en usant de leur influence pour faire en sorte que des observateurs indépendants puissent se rendre en Syrie. »

Complément d’information

Le 13 mai, la Direction de la Sûreté générale libanaise a commencé à appliquer la décision prise par le Conseil supérieur de la Défense, un organe interministériel chargé de la politique de défense nationale et dirigé par le président de la République, s’agissant d’expulser les réfugiés entrés au Liban « illégalement » après la date du 24 avril 2019. Entre cette date et le 9 août 2019, selon les chiffres de la Sûreté générale et du ministre des Affaires présidentielles, communiqués dans le cadre d’une correspondance officielle avec Amnesty International, 2 447 Syriens ont été expulsés vers la Syrie.

Au 31 juillet, 926 717 réfugiés syriens se trouvaient au Liban, enregistrés auprès du HCR, ainsi que 31 000 réfugiés palestiniens venus de Syrie, enregistrés auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). En outre, l’État libanais affirme qu’environ 550 000 réfugiés vivent sur son territoire sans être enregistrés.

Ankara et Washington font un pas vers une “zone de sécurité”


Syrie : Ankara et Washington font un pas vers une “zone de sécurité”

AFP/Archives / DELIL SOULEIMAN Des drapeaux turc (G) et américain (D) flottent le 17 septembre 2016 au-dessus du village syrien de Tal Abyad, à l’extrême nord du pays près de la frontière turque

La Turquie et les Etats-Unis ont décidé mercredi d’établir un “centre d’opérations conjointes” pour coordonner la création d’une “zone de sécurité” dans le nord de la Syrie, une mesure visant à prévenir un affrontement entre forces turques et kurdes.

Cette annonce, chiche en détails, intervient après trois jours d’intenses négociations avec les Etats-Unis, qui cherchent à éviter une nouvelle opération militaire turque contre les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qui contrôle des zones du nord de la Syrie.

Soutenues et armées par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI), les YPG sont toutefois considérées par la Turquie comme une “organisation terroriste” menaçant sa sécurité.

Selon deux communiqués publiés séparément par le ministère turc de la Défense et l’ambassade américaine à Ankara, les deux pays se sont entendus pour mettre “rapidement” en place “un centre d’opérations conjointes en Turquie pour coordonner et gérer la mise en place de la zone de sécurité”.

Aucun détail n’a cependant été dévoilé sur ce projet de “zone de sécurité”, ni sur sa profondeur, ni sur les forces qui en auraient le contrôle, deux points où les divergences entre les deux parties étaient particulièrement fortes.

D’après la presse turque, Ankara réclamait une bande de 30 km de profondeur d’où les YPG devraient se retirer, bien plus que la formule proposée par Washington. En outre, la Turquie demandait à avoir le contrôle exclusif de cette zone.

La Turquie conçoit cette “zone de sécurité” comme un tampon entre sa frontière et les positions des YPG situées à l’est de l’Euphrate en Syrie, jusqu’à la frontière irakienne.

Interrogé lors d’une conférence de presse au sujet de l’annonce mercredi, le président Recep Tayyip Erdogan a indiqué que l’ouverture du centre d’opérations marquerait “le début du processus” visant à créer une “zone de sécurité”.

“Ce qui est important, c’est que nous prenions des mesures pour l’est de l’Euphrate. Et c’est ce qui est en train d’être fait avec les Américains”, a-t-il ajouté, se refusant toutefois à avancer un calendrier.

– Menaces d’intervention –

La Turquie avait multiplié ces derniers jours les menaces d’intervention contre les positions kurdes situées à l’est de l’Euphrate en Syrie, après des mois de négociations infructueuses avec les Etats-Unis.

Mardi encore, M. Erdogan affirmait qu’il lancerait “très bientôt” une opération si les discussions n’aboutissaient pas.

La situation semble s’être brusquement débloquée mardi. M. Erdogan a dit mercredi que les discussions avaient suivi une progression “vraiment positive”.

Le ministère turc de la Défense a indiqué mercredi que la “zone de sécurité” devait à terme devenir un “couloir de paix” où pourraient s’installer les réfugiés syriens, qui sont plus de 3,6 millions à avoir rejoint le Turquie.

Le soutien de Washington aux YPG empoisonne depuis plus de trois ans les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, alliés au sein de l’Otan.

Les YPG sont l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe que les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, comme la France, ont appuyée et armée contre les jihadistes de l’EI.

Mais Ankara considère les YPG comme une “organisation terroriste” en raison de ses liens étroits avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

La Turquie redoute que l’implantation d’une zone autonome kurde à sa frontière ne galvanise les velléités séparatistes sur son sol.

En 2016, l’armée turque a lancé une offensive terrestre dans le nord-ouest de la Syrie contre l’EI et les YPG. L’an dernier, elle a mené une deuxième offensive contre les combattants kurdes, s’emparant de l’enclave d’Afrine.

Cette fois, ce sont les territoires contrôlés par les YPG à l’est de l’Euphrate qui sont dans le collimateur d’Ankara.

Ces dernières semaines, les médias turcs ont fait état de l’envoi de véhicules militaires et d’unités de commandos vers des localités turques à proximité de la frontière syrienne.

Carte SyrieCommunautes

Après une visite officielle, Al-Moallem demande à la Corée du Nord des travailleurs pour la reconstruction !!!


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Après une visite officielle, Al-Moallem demande à la Corée du Nord des travailleurs pour la reconstruction !!!

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Moallem, a déclaré après une visite en Chine et en Corée du Nord que la Corée du Nord était prête à envoyer des travailleurs en Syrie.

« Les Coréens sont prêts à envoyer les travailleurs compétents pour la construction et le réaménagement, et sont prêts à le faire immédiatement si les procédures légales sont terminées », a-t-il déclaré sur la page de la présidence du conseils de ministres dimanche 30 juin.

(…)

La main-d’œuvre en Syrie est l’un des problèmes « importants » que la Russie cherche à résoudre par le rapatriement des réfugiés syriens et des travailleurs se trouvant actuellement à l’étranger par le biais de la coordination avec les pays voisins et les appels en cours au retour des réfugiés syriens à l’étranger.

Il n’y a pas de statistiques précises sur le nombre de travailleurs syriens qui ont quitté la Syrie, mais dans une déclaration du président du syndicat des travailleurs syriens, Jamal al-Qadri, dans laquelle il a déclaré que le marché syrien souffrait d’une « grave pénurie » de main-d’œuvre en raison des fuites de cette main-d’œuvre hors des frontières sous la pression de la guerre et de la crise économique actuelle.

En avril dernier, Al-Qadri avait déclaré à Spoutnik que « les entreprises et les institutions se plaignaient du manque de travailleurs », ajoutant que le syndicat comptait un million et 200 000 anciens travailleurs, alors qu’il compte actuellement environ 950 000 travailleurs.

 

قال وزير الخارجية السوري، وليد المعلم، عقب جولة له في الصين وكوريا الشمالية، إن كوريا الشمالية جاهزة لإرسال العمالة إلى سوريا.

وأضاف المعلم، في تصريحات، على صفحة رئاسة مجلس الوزراء، الأحد 30 من حزيران، “الكوريون جاهزون لإرسال العمالة المختصة بالبناء وإعادة التطوير، ومستعدون للمباشرة فورًا حال استكمال الإجراءات القانونية لذلك”.

(…)

وتعتبر العمالة في سوريا، من المسائل “المهمة” التي تسعى روسيا لحلها عن طريق إعادة اللاجئين السوريين واليد العاملة من الخارج، من خلال التنسيق مع دول الجوار والدعوات المستمرة لعودة اللاجئين السوريين في الخارج.

ولا توجد إحصائيات دقيقة عن عدد العاملين الذين غادروا سوريا، ولكن في تصريح لرئيس اتحاد العمال في سوريا، جمال القادري، قال فيه إن السوق السورية تعاني من “نقص شديد” في اليد العاملة نتيجة تسرب العمالة خارج الحدود تحت ضغط الحرب والأزمة المعيشية.

وأضاف القادري، في تصريح لوكالة “سبوتنيك” في نيسان من العام الماضي، أن “الشركات والمؤسسات تشكو من نقص العمالة”، موضحًا أن عدد المنتسبين للاتحاد كان مليونًا و200 ألف عامل سابقًا، في حين يبلغ حاليًا ما يقارب 950 ألف عامل.

Promotion russe: des «Couloirs humanitaires» … La Russie encourage la sortie des réfugiés d’Idleb


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Des «Couloirs humanitaires» … La Russie encourage la sortie des réfugiés d’Idleb

1er juillet 2019

Le « centre de réconciliation » russe en Syrie a déclaré avoir distribué de l’aide à des réfugiés qui auraient quitté la région de « réduction de l’escalade » d’Idleb et auraient été reçus par un centre d’accueil pour réfugiés dans la région de Tartous.

Cette nouvelle s’inscrit dans le cadre d’une campagne médiatique en faveur de la sortie des réfugiés, lancée par la Russie depuis son annonce en mai de l’ouverture du régime syrien à ce qu’il a qualifié de « couloirs humanitaires ».
La Russie a adopté les mêmes mécanismes et a lancé des campagnes d’information similaires avant les opérations militaires de grande envergure dans lesquelles elle soutenait le régime syrien et aboutissait à la restauration du contrôle de plusieurs zones et à la sortie de millions de civils par ces couloirs, seule option permettant d’échapper à une mort certaine sous des tirs violents.

En dépit de la complexité de la situation à Idleb, de l’incapacité du régime syrien et de ses partisans à faire de réels progrès, et du fait que la Turquie est présente dans la région, dont certains considèrent qu’elle a contribué à geler une vaste opération militaire dans laquelle le régime menaçait de reprendre le contrôle d’Idleb, il parait que Moscou et Damas, semblent se préparer à toutes les possibilités, y compris à des contextes qui pourraient, sous certaines conditions favorables, lancer le processus, d’autant plus qu’elles ne le cachent pas, d’autant plus que Moscou a toujours insisté sur la nécessité pour le régime syrien de reprendre le contrôle de tout le territoire du pays.

Vladimir Ladev, un représentant du Centre Hmeimim, a déclaré hier que des aides ont été distribuées par le « Centre pour les réfugiés » russe aux réfugiés arrivés d’Idleb et ont été emmenés dans un camp près de Tartous. Il a souligné qu’ils avaient reçu des « paniers de produits alimentaires » contenant tous les principaux produits alimentaires et n’avait pas manqué d’insister sur le fait que « l’aide ne provient pas seulement de la partie russe, mais également fournie par le gouvernement syrien ». Il n’a pas précisé quand et comment ils sont sortis de la province, mais il ressort clairement de ses déclarations que le nombre de personnes ne dépasse pas 400 personnes et indique qu’environ 20 familles vivent actuellement dans le camp, le nombre de chacune allant de 10 à 20 personnes.

La campagne en faveur de la sortie d’Idleb a débuté depuis l’annonce, fin mai, de l’ouverture de deux « corridors humanitaires » à la frontière de la zone de réduction de tensions d’Idleb. Viktor Kubcichin, directeur du centre de réconciliation à Hmeimim, a déclaré alors que « les autorités syriennes ont achevé les préparatifs en vue de l’opération du passage de Souran dans le gouvernorat de Hama et du corridor d’Abou al-Douhour dans le gouvernorat d’Idleb ».

À Idleb, quelque 3 millions de réfugiés syriens venus de villes et de régions syriennes sont arrivés dans la province après avoir rejeté les « réconciliations » et les « accords de règlement » conclus avec le régime. Ils risquent donc de refuser de quitter la province. Moscou semble être consciente de ce fait, elle ne s’attend donc pas à un nombre élevé d’émigrés et promeut par le biais de ses médias que « le nombre de réfugiés qui devraient quitter la région est compris entre 40 et 80 000 ».

La campagne s’est poursuivie en juin. Les agences de presse officielles russes portaient des déclarations de responsables du régime concernant des réfugiés venus d’Idleb et reçus dans des camps spéciaux. Le 13 juin, l’agence de presse RIA Novosti a cité le directeur du district de Harjala dans la région rurale de Damas qui aurait déclaré qu’un camp de réfugiés dans la région avait accueilli 1 500 réfugiés qui étaient sortis de la zone d’escalade à Idleb. Cependant, contrairement à ce qui s’est passé lors de l’exode des réfugiés des zones précédentes, il n’existait pas de caméras pour surveiller le processus de sortie «d’un grand nombre» de la région, et l’agence n’a pas clarifié les choses, ni le porte-parole en ce qui concerne le moment et la date de leur sortie. Ainsi, dans un intervalle de quatre à six jours entre la première diffusion de la nouvelle et le mois dernier, les médias russes ont commencé de parler de réfugiés qui avaient quitté Idleb et avaient été emmenés dans des camps spéciaux, parfois dans un camp situé près de Tartous, et près de Lattaquié ainsi que dans des camps dans la campagne de Damas.
En outre, les factions d’Idleb n’ont fait aucune déclaration confirmant le départ des citoyens de ce pays vers les zones de contrôle du régime.

Source: Al-Charq Al-Awsat

 

٠«الممرات الإنسانية»… روسيا تروج لخروج اللاجئين من إدلب

1er juillet 2019

قال «مركز المصالحات» الروسي في سوريا إنه وزع مساعدات على لاجئين زعم أنهم خرجوا من منطقة خفض التصعيد في إدلب، واستقبلهم مركز إيواء اللاجئين في محافظة طرطوس (مناطق سيطرة النظام). يأتي هذا الخبر في إطار حملة إعلامية تروج لخروج اللاجئين، أطلقتها روسيا منذ إعلانها في مايو (أيار) الماضي عن فتح قوات النظام السوري ما وصفتها بأنها «ممرات إنسانية» هناك. وكانت روسيا اعتمدت الآليات ذاتها وأطلقت حملات إعلامية مماثلة قبل العمليات العسكرية الواسعة التي قدمت فيها الدعم للنظام السوري، وانتهت باستعادة السيطرة على مناطق عدة وخروج ملايين المدنيين عبر تلك الممرات، التي شكلت خياراً وحيداً للنجاة من موت مؤكد تحت القصف العنيف.

ورغم تعقيدات الوضع في إدلب، وفشل النظام السوري وداعميه في تحقيق تقدم فعلي فيها، ومع وجود تركيا في المنطقة بوصفها عاملاً يرى البعض أنه ساهم في تجميد عملية عسكرية واسعة هدد النظام بشنها لاستعادة السيطرة على إدلب، فإنه يبدو أن موسكو ودمشق تستعدان لجميع الاحتمالات، بما في ذلك توفر ظروف مناسبة في أي لحظة لإطلاق تلك العملية، سيما أنهما لا تخفيان ذلك، وتؤكد موسكو دوماً على ضرورة استعادة النظام السوري السيطرة على جميع الأراضي في البلاد.

ضمن تلك الحملة، أعلن فلاديمير لادييف، ممثل «مركز حميميم»، في تصريحات، أمس، عن مساعدات قدمها المركز الروسي للاجئين قال إنهم وصلوا من محافظة إدلب وتم نقلهم إلى مخيم بالقرب من طرطوس. وأشار إلى أنهم حصلوا على «سلات غذائية» تضم جميع المواد الغذائية الرئيسية، ولم يفته التأكيد على أن «المساعدات لا تصل من الجانب الروسي فقط، بل وتقدمها كذلك الحكومة السورية». ولم يوضح متى وكيف خرج هؤلاء من المحافظة، لكن يتضح من تصريحاته أن عددهم لا يزيد على 400 شخص، وقال إن نحو 20 أسرة تعيش حالياً في المخيم؛ عدد أفراد كل واحدة منها يتراوح بين 10 أشخاص و20 شخصاً.

حملة الترويج للخروج من إدلب بدأت منذ الإعلان في نهاية مايو الماضي عن فتح «ممرين إنسانيين» على حدود منطقة خفض التصعيد في إدلب. حينها، كانت روسيا هي التي أعلنت عن تلك الخطوة، على لسان فيكتور كوبتشيشين، مدير «مركز المصالحات» في حميميم، الذي قال إن «السلطات السورية أنهت التحضيرات لبدء عمل ممر صوران في محافظة حماة، وممر أبو الظهور في محافظة إدلب، وذلك بهدف ضمان خروج طوعي دون عقبات للمدنيين من منطقة خفض التصعيد في إدلب».
ويوجد في إدلب حاليا نحو 3 ملايين لاجئ وصلوا إلى المحافظة من مدن ومناطق سورية، بعد أن رفضوا «المصالحات» و«اتفاقيات التسوية» مع النظام، لذلك يرجح رفضهم الخروج من المحافظة. ويبدو أن موسكو تدرك هذه الحقيقة لذلك فلا تتوقع خروج أعداد كبيرة، وتروج عبر وسائل إعلامها أن «عدد اللاجئين المتوقع خروجهم من المنطقة يتراوح بين 40 و80 ألفاً».

واستمرت الحملة خلال شهر يونيو (حزيران) الماضي. وأخذت وكالات الأنباء الرسمية الروسية تنقل تصريحات مسؤولين من النظام، عن لاجئين خرجوا من إدلب وتم استقبالهم في مخيمات خاصة. ففي 13 يونيو (حزيران) الماضي، نقلت وكالة «ريا نوفوستي» عن مدير ناحية حرجلة في ريف دمشق، قوله إن مخيماً للاجئين في الناحية استقبل 1500 لاجئ خرجوا من منطقة خفض التصعيد في إدلب. إلا إنه، وعلى غير ما جرى خلال عمليات خروج اللاجئين من مناطق سابقة، لم تكن هناك كاميرات ترصد عملية خروج «هذا العدد الكبير» من المنطقة، ولم توضح الوكالة ولا المتحدث من ناحية حرجلة، متى وكيف خرج هؤلاء. ومن ثم، وبفاصل من 4 إلى 6 أيام بين الخبر والآخر طيلة الشهر الماضي، أخذت وسائل الإعلام الروسية تتحدث عن لاجئين خرجوا من إدلب وتم نقلهم إلى مخيمات خاصة، تارة إلى مخيم بالقرب من طرطوس، وتارة بالقرب من اللاذقية، فضلاً عن مخيمات أخرى في ريف دمشق.
إلى ذلك، لم تصدر أي تصريحات من جانب الفصائل في إدلب تؤكد خروج مواطنين من هناك باتجاه مناطق سيطرة النظام.

المصدر: الشرق الأوسط

AMNESTY: Une vague d’hostilité contredit l’idée que les réfugié·e·s syriens rentrent de leur plein gré


 

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Liban. Une vague d’hostilité contredit l’idée que les réfugié·e·s syriens rentrent de leur plein gré

L’attaque qui a forcé des centaines de réfugié·e·s syriens à quitter Deir al Ahmar, un camp informel de la plaine de la Bekaa la semaine du 3 juin 2019 illustre clairement l’escalade des hostilités qui amène de nombreuses personnes réfugiées au Liban à rentrer en Syrie, malgré les violations du droit international humanitaire qui ont cours dans ce pays, a déclaré Amnesty International le 12 juin.

Depuis juillet 2018, les autorités libanaises organisent le retour de réfugié·e·s en Syrie et soutiennent qu’il s’agit d’une démarche totalement volontaire. Cependant, l’analyse réalisée par Amnesty International montre que des personnes sont poussées vers la Syrie sous l’effet conjugué de politiques gouvernementales restrictives, de conditions humanitaires déplorables et d’une discrimination endémique.

« Pour de nombreux réfugié·e·s syriens, la vie au Liban est marquée par la peur, les manœuvres d’intimidation constantes et un sentiment de désespoir. Bien que l’État libanais affirme que les retours en Syrie sont volontaires, des événements comme l’attaque de Deir al Ahmar montrent que le quotidien des réfugié·e·s devient insoutenable, ce qui ne laisse d’autre choix à beaucoup d’entre eux que de rentrer dans leur pays », a déclaré Lynn Maalouf, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient à Amnesty International.

Pour de nombreux réfugié·e·s syriens, la vie au Liban est marquée par la peur, les manœuvres d’intimidation constantes et un sentiment de désespoir.
Lynn Maalouf, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient à Amnesty International

L’organisation a constaté que les expulsions forcées, les couvre-feux, les raids constants dans les camps et les arrestations collectives rendaient la vie insupportable à de nombreuses personnes réfugiées au Liban, obligeant nombre d’entre elles à retourner en Syrie malgré les dangers.

« En ne protégeant pas les réfugié·e·s des attaques, du harcèlement ni des manœuvres d’intimidation et en appliquant des politiques iniques et restrictives qui leur rendent la vie plus difficile, les autorités libanaises alimentent une situation qui, de fait, contraint des réfugié·e·s à rentrer en Syrie, où ils risquent d’être interrogés dès leur arrivée, torturés et victimes de disparition forcée ou d’autres violations », a déclaré Lynn Maalouf.

Pour que le retour de réfugié·e·s en Syrie soit véritablement volontaire, il doit reposer sur un consentement libre et éclairé. Or, Amnesty International est convaincue que de nombreux réfugié·e·s syriens qui émettent le souhait de quitter le Liban ne sont pas en mesure de prendre une décision libre et éclairée, ce pour plusieurs raisons : les conditions déplorables dans lesquelles ils vivent au Liban, notamment la difficulté d’obtenir ou de renouveler leur visa de résidence, ce qui les empêche d’accéder pleinement aux services essentiels, et l’impossibilité d’obtenir des informations objectives et à jour sur la situation des droits humains en Syrie.

Par conséquent, les autorités libanaises ne respectent pas leur obligation de ne pas renvoyer de réfugié·e·s dans un endroit où ceux-ci risqueraient de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains (obligation de non-refoulement) car elles leur imposent des conditions qui, en réalité, les forcent à quitter le Liban.

Deir al Ahmar

Le 5 juin, les autorités libanaises ont ordonné l’évacuation du camp de Deir al Ahmar, qui accueillait 600 réfugié·e·s, car la situation était tendue depuis qu’un incendie avait eu lieu. Les personnes qui y vivaient s’étaient plaintes de l’arrivée tardive des secours, ce qui avait donné lieu à une altercation avec la population locale. Les travailleurs et travailleuses d’organisations non gouvernementales (ONG) qui étaient présents ont indiqué à Amnesty International que des hommes de Deir al Ahmar avaient menacé de brûler des réfugié·e·s dans leur tente, poussant nombre d’entre eux à fuir immédiatement.

Plus tard dans la soirée, au moins 50 hommes avaient attaqué le camp : ils avaient incendié trois tentes et en avaient démoli deux autres au bulldozer. Ils avaient hurlé des menaces aux réfugié·e·s : « Vous souillez notre sol – dégagez d’ici – brûlez ici et en enfer. » Aucun agent des forces de sécurité en faction n’était intervenu pour arrêter l’attaque. Un jour plus tard, les municipalités de Deir al Ahmar, de villages environnants et de la ville voisine de Baalbek avaient publié une déclaration ordonnant aux réfugié·e·s syriens de quitter Deir al Ahmar « pour leur propre sécurité ».

Aucun village des alentours n’a accepté d’accueillir les réfugié·e·s mais quelque 90 familles sur 120 ont finalement été autorisées, le 10 juin, à s’installer dans le village reculé de Mekna. La grande majorité d’entre elles vivent dehors dans les champs, sans électricité, eau, nourriture ni tentes, et sans aucun service essentiel à proximité.

En ne protégeant pas les réfugié·e·s des attaques, du harcèlement ni des manœuvres d’intimidation et en appliquant des politiques iniques et restrictives qui leur rendent la vie plus difficile, les autorités libanaises alimentent une situation qui, de fait, contraint des réfugié·e·s à rentrer en Syrie.
Lynn Maalouf

Des conditions déplorables

Autre élément illustrant à quel point l’atmosphère est devenue hostile aux personnes réfugiées au Liban, le Courant patriotique libre, un parti politique libanais, a organisé une réunion le 8 juin pour mobiliser l’opinion publique contre les réfugié·e·s et demander leur retour dans leur pays. Il a distribué des tracts portant le slogan « La Syrie est un pays sûr et le Liban ne peut plus faire face » et des affiches exhortant la population à « protéger les travailleurs et travailleuses libanais en dénonçant les réfugié·e·s qui violent le droit du travail ».

En avril, le Haut Conseil de défense, un organe militaire libanais, a fixé la date butoir du 10 juin pour la démolition de « toutes les structures semi-permanentes » en ciment et d’une hauteur supérieure à 1,5 mètre construites par des réfugié·e·s syriens dans des camps informels à Arsal, une ville du nord du pays. Selon un travailleur humanitaire en poste à Arsal, les autorités font pression sur les réfugié·e·s pour qu’elles démolissent elles-mêmes ces structures afin d’éviter les images de militaires détruisant de force des logements. Une vidéo examinée par Amnesty International semble montrer une réfugiée en train de démolir à la masse un mur en béton.

Par ailleurs, un document publié le 10 juin par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a révélé que les autorités libanaises avaient durci les restrictions imposées aux réfugié·e·s syriens et aux enfants de moins de 15 ans sollicitant un titre de séjour. Elles ont également émis un nouveau décret ordonnant l’expulsion de toute personne de nationalité syrienne entrée au Liban de façon irrégulière après le 24 avril 2019.

Environ 73 % des réfugié·e·s de Syrie vivent au Liban sans visa de résidence valable, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer les 200 dollars de frais, soit en raison d’un retard de traitement des demandes par les autorités locales. Les réfugié·e·s en situation irrégulière risquent d’être placés en détention et de se voir imposer des restrictions d’accès à des services comme l’éducation et la santé.

Mettre fin aux « retours volontaires »

Amnesty International estime que, compte tenu du contexte coercitif dans lequel les retours en Syrie s’inscrivent, ils ne peuvent être volontaires. Par conséquent, les autorités libanaises ne respectent pas leur obligation au regard du droit international de ne pas renvoyer de réfugié·e·s dans un endroit où ils risqueraient véritablement de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains.

À ce jour, les civils qui rentrent chez eux doivent se soumettre à une « vérification de sécurité » qui comprend notamment un interrogatoire par les forces de sécurité syriennes, responsables de violations des droits humains généralisées et systématiques constituant des crimes contre l’humanité, y compris d’actes de torture, d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées.

« Il faut que l’État libanais élimine de toute urgence l’ensemble des facteurs coercitifs, comme l’impossibilité pour les réfugié·e·s d’obtenir des documents de résidence officiels et d’autres restrictions, ou cesse purement et simplement de renvoyer des réfugié·e·s en Syrie. La communauté internationale, pour sa part, doit mettre à disposition des fonds et des ressources suffisants pour réinstaller les réfugié·e·s et faire pression sur les autorités libanaises pour qu’elles ne renvoient pas de réfugié·e·s en Syrie tant qu’il ne sera pas établi clairement que le pays est sûr et que les droits des personnes qui rentrent seront protégés », a déclaré Lynn Maalouf.

Complément d’information

Le Liban accueille actuellement 938 531 réfugié·e·s syriens enregistrés auprès du HCR et 31 000 réfugié·e·s palestiniens venus de Syrie et enregistrés auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

En outre, l’État libanais affirme qu’environ 550 000 réfugié·e·s vivent sur son territoire sans être enregistrés.

En mars 2019, la Direction générale de la sécurité a annoncé que 172 046 réfugié·e·s étaient rentrés en Syrie depuis décembre 2017 du fait de l’assouplissement des restrictions administratives et de la facilitation et de l’organisation des retours.   

Out of Syria…


 

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