Syrie: à Idleb, une présence «de plus en plus importante de syndromes grippaux»


Des Syriens déplacés, certains portant des masques de protection, écoutent des médecins mener une campagne de sensibilisation au nouveau coronavirus, le 18 mars 2020.
Des Syriens déplacés, certains portant des masques de protection, écoutent des médecins mener une campagne de sensibilisation au nouveau coronavirus, le 18 mars 2020. MOHAMMED AL-RIFAI / AFP

La Syrie n’a pour l’instant déclaré aucun cas de coronavirus. Le pays est en guerre et dans ce contexte, il est difficile de faire des dépistages. Or selon un médecin, de plus en plus de personnes présentent des syndromes faisant penser au Covid-19.

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« Dans la zone d’Idleb en Syrie, le retour que nous avons des médecins qui sont sur place et des cliniques mobiles que nous avons mises en place, c’est la présence de plus en plus importante de cas de syndromes dits grippaux. Mais nous sommes dans une pleine période de maladie saisonnière à virus et donc il est difficile, bien entendu, de faire la part des choses », raconte le Dr Raphaël Pitti.

Ce dernier est membre d’une ONG médicale, l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), qui intervient en Syrie et notamment à Idleb où s’agglutinent plus d’un million de déplacés à la frontière turque, dans le froid et dans le dénuement le plus total.« Ce que remontent les médecins, c’est qu’ils ont véritablement des tableaux pouvant évoquer une infection à coronavirus. Pour l’instant, ils ne notent pas une surmortalité, en particulier chez les personnes âgées », ajoute-t-il.

Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, est le théâtre depuis plusieurs mois d’une offensive du régime syrien et de son allié russe.

« Si le virus devait se déclarer d’une manière très évidente, il devrait y avoir une surmortalité dans cette population en général, poursuit le Dr Raphaël Pitti. Parce qu’il y a, sur le plan international et plus que jamais, un abandon de la situation humanitaire dans cette zone-là. Nous constatons aussi le désir d’un certain nombre de médecins, qui ont des postes à responsabilité, que nous les aidions à sortir de Syrie. Cela me préoccupe beaucoup parce que s’il y a fuite des médecins, il y aura bien entendu fuite de la population. »

À écouter aussi : « La communauté internationale n’a pas été capable de gérer le dossier syrien »

Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !


Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !

5 mars 2020 – L’avis d’Al-Quds Al-Arabi

En réponse à une question posée par des militants de réfugiés de différentes nationalités lors d’un récent atelier de recherche dans une université britannique s’ils changeraient d’avis s’ils connaissaient l’ampleur des risques auxquels ils seraient confrontés, la réponse des Syriens et des Irakiens en particulier s’est concentrée sur le fait de dire qu’ils seraient morts dans les deux cas, et qu’en cas d’asile illégal ils auraient un rôle à jouer dans une décision concernant leur vie ou leur mort, au lieu de rester à la merci des criminels de guerre dans leur pays.

D’autre part, des militants ont diffusé une vidéo d’un jeune palestinien avertissant les réfugiés des dangers de traverser la mer et des mensonges des passeurs sur la facilité d’accès ouvrant la porte aux rêves européens devant eux, à un moment où un pourcentage élevé d’entre eux se noie et meurt chaque jour, et s’ils parviennent à atteindre les îles grecques, ils feront face aux fléaux et seront entassés dans camps indignes, même cette option n’existe plus avec la décision des autorités grecques d’affronter les réfugiés par la force pour les renvoyer en Turquie. L’organisation britannique «Forensic Architects» a confirmé hier le meurtre d’un demandeur d’asile syrien par les gardes-frontières grecs et a documenté l’utilisation de balles réelles contre les demandeurs d’asile essayant de passer du côté grec.
Tandis que d’autres organisations, comme l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme, ont condamné les graves violations des droits de l’homme commises par les autorités grecques, et la Fédération internationale de la Croix-Rouge a condamné l’utilisation des migrants comme “armes politiques” et a appelé l’Union européenne à respecter la “dignité humaine”, le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves La Drian, a maintenu cette «utilisation politique» des réfugiés en disant que «l’Europe ne se pliera pas au chantage» pratiquée par la Turquie et que «ses frontières resteront fermées».

Cela se produit à un moment où les «criminels de guerre» représentés par le régime syrien et ses alliés continuent de viser les civils qui sont restés avec des exécution sur le terrain, arrestation et disparition forcées, ou en ciblant ceux qui ont fui leur brutalité avec des frappes aériennes et des bombardements, comme cela s’est produit hier lorsque des raids russes ont visé un rassemblement de personnes déplacées après minuit, près de La ville de Maarat Mesrine dans la campagne nord d’Idleb, qui a entraîné la mort de 16 civils, dont des enfants, pour rejoindre plus de 2100 civils, dont 600 enfants, tués depuis le début de l’accord de Sotchi en septembre 2018, et la décision de l’offensive syro-russe d’envahir Idleb depuis novembre 2019 elle a entraîné le déplacement de plus d’un million et 30 mille civils.

La Turquie, en autorisant les réfugiés à quitter ses territoires vers l’Europe est une décision lourde au sens politique et symbolique, d’une part, elle donne un élan à la propagande de la droite extrémiste européenne, et d’autre part, elle les montre livrées à leur destin et augmente le niveau de sentiments de disposition au sein des tendances politiques turques de droite.

Tout cela n’excuse pas le régime syrien, qui est le premier responsable de cette catastrophe et l’organisateur du dynamisme de l’extermination et du déplacement, et il était notable que son président Bachar Al-Assad est sorti pour parler du «chantage» de la Turquie en Europe en lui envoyant des réfugiés à un moment où il n’a pas cessé de les bombarder durant 9 ans, ce qui nous ramène à l’idée exprimée par les réfugiés dans l’atelier de recherche susmentionné, que la décision d’asile est la dernière chose que les personnes ciblées par les formes de mort et de destruction doivent faire pour pouvoir sauver leur vie d’un système basé sur l’extermination de ses citoyens.

استهداف اللاجئين: عار البشرية!٠

٥ آذار ٢٠٢٠
رأي القدس

ردا على سؤال قدمه ناشطون للاجئين من جنسيات مختلفة خلال ورشة بحثية جرت مؤخرا في جامعة بريطانية إن كانوا سيغيرون رأيهم لو عرفوا حجم المخاطر التي سيواجهونها، تركز جواب السوريين والعراقيين منهم بخاصة على القول إنهم كانوا سيموتون في الحالتين، وأنه في حالة اللجوء غير الشرعي فإنه سيكون لهم دور في قرار يخص حياتهم أو موتهم بعكس أمر بقائهم تحت رحمة مجرمي الحرب في بلدانهم.

في المقابل تداول ناشطون فيديو لشاب فلسطيني يحذر اللاجئين من مخاطر ركوب البحر ومن أكاذيب مهربي البشر على سهولة الوصول وانفتاح باب الأحلام الأوروبية أمامهم، في الوقت الذي تتعرض فيه نسبة عالية منهم للغرق والموت كل يوم، وإذا تمكنوا من الوصول إلى الجزر اليونانية فسيلاقون الويلات فيحشرون في معسكرات لا تليق بالبشر، وحتى هذا الخيار ما عاد موجودا مع قرار السلطات اليونانية مواجهة اللاجئين بالقوة لإرجاعهم إلى تركيا، وقد أكدت منظمة «فورنزك اركيتكتشر» البريطانية أمس مقتل طالب لجوء سوري بنيران حرس الحدود اليوناني، وتوثيقها لاستخدام الحرس الرصاص الحي ضد طالبي اللجوء الذين يحاولون العبور إلى الجانب اليوناني.
وفي الوقت الذي أعلنت فيه منظمات أخرى، كالمرصد الأورومتوسطي لحقوق الإنسان استنكار الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان المرتكبة من قبل السلطات اليونانية، وإدانة الاتحاد الدولي للصليب الأحمر لاستخدام المهاجرين كـ«أسلحة سياسية» داعيا الاتحاد الأوروبي إلى احترام «كرامة الإنسان»، ثبّت وزير الخارجية الفرنسي جان ايف لودريان هذا «الاستخدام السياسي» للاجئين بقوله إن «أوروبا لن ترضخ للابتزاز» الذي تمارسه تركيا وأن «حدودها ستبقى مغلقة».

يجري هذا في الوقت الذي يستمر فيه «مجرمو الحرب» الذين يمثلهم النظام السوري وحلفاؤه باستهداف من بقوا من المدنيين بالإعدام الميداني وبالاعتقال والتغييب، ثم باستهداف من هربوا من بطشهم بالغارات الجوّية والقصف، كما حصل أمس حين استهدفت الغارات الروسية تجمعا للنازحين بعد منتصف الليل، قرب بلدة معرة مصرين في ريف إدلب الشمالي، مما أدى لمقتل 16 مدنيا بينهم أطفال، لينضموا إلى أكثر من 2100 مدني بينهم 600 طفل قتلوا منذ بداية اتفاق سوتشي في سبتمبر/ أيلول 2018، وكان قرار الهجوم السوري ـ الروسي لاجتياح إدلب منذ تشرين الثاني/نوفمبر 2019 أدى لنزوح أكثر من مليون و30 ألف مدني.

سماح تركيا للاجئين بالخروج منها إلى أوروبا هو قرار ثقيل بالمعاني السياسية والرمزية، فهو من جهة يعطي دفعة لدعاية اليمين المتطرّف الأوروبي، وهو من جهة أخرى، يظهرهم متروكين لمصائرهم ويرفع منسوب مشاعر التخلّص منهم داخل اتجاهات سياسية يمينية تركيّة أيضا.
كل هذا لا يعفي النظام السوري، الذي هو المسؤول الأول عن هذه الكارثة ومنظّم ديناميّة الإبادة والتهجير، وكان لافتا خروج رئيسه بشار الأسد للحديث عن «ابتزاز» تركيا لأوروبا عبر إرسال اللاجئين إليها في الوقت الذي لم يتوقف عن قصفهم خلال 9 سنوات، وهو ما يعيدنا إلى الفكرة التي عبّر عنها اللاجئون في الورشة البحثية المذكورة آنفا، فقرار اللجوء هو آخر ما تبقّى لدى هؤلاء المستهدفين بأشكال الموت والتدمير ليفعلوه كي ينجوا بحيواتهم من أنظمة مؤسسة على إبادة مواطنيها.

Syrie: après la riposte d’Ankara, l’escalade des tensions inquiète


Syrie: après la riposte d’Ankara, l’escalade des tensions inquiète

Des combattants syriens soutenus par la Turquie conduisent un char dans la ville de Saraqib, dans la partie orientale de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 27 février 2020.
Des combattants syriens soutenus par la Turquie conduisent un char dans la ville de Saraqib, dans la partie orientale de la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 27 février 2020. Bakr ALKASEM / AFP

La Turquie a bombardé dans la nuit de jeudi à vendredi des positions du régime de Bachar el-Assad en représailles à la mort de 33 militaires turcs dans la région d’Idleb au nord-ouest de la Syrie, a déclaré la présidence turque. Depuis, l’escalade des tensions inquiète la communauté internationale.

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« Toutes les positions connues du régime (syrien) ont été prises sous le feu de nos unités terrestres et aériennes », a affirmé le directeur de la communication de la présidence Fahrettin Altun dans un communiqué.

Cette riposte intervient après la mort d’au moins 33 militaires turcs dans des frappes attribuées par Ankara au régime syrien dans la région d’Idleb. C’est l’une des attaques les plus meurtrières jamais subies par l’armée turque dans son histoire récente, ce qui donne une idée de l’émoi que la nouvelle a suscité dans le pays. « Nos valeureux soldats seront vengés », a déclaré M. Altun.

Selon le préfet de Hatay, province frontalière d’Idleb où sont hospitalisés les nombreux blessés, l’aviation syrienne, car c’est pour l’instant le régime syrien qu’Ankara met officiellement en cause, a frappé les militaires turcs dans la localité de Baluon, au sud-ouest de Saraqeb. Une ville reprise quelques heures plus tôt par les rebelles syriens soutenus par Ankara.

Les explications de la Russie 

Ce vendredi matin, le ministère russe de la Défense a donné sa version des faits. Le premier reproche formulé par le ministère russe de la Défense est que la Turquie n’a pas communiqué la présence de ses troupes dans la zone visée par l’armée syrienne. C’est ce que relate notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. Le second reproche concerne les soldats turcs qui « n’auraient pas dû se trouver » dans cette zone, « aux côtés de groupes terroristes ».

La Russie précise que ses avions n’ont pas été impliqués dans cette opération : les soldats turcs ont péri sous le feu syrien, et non pas russe. Moscou ajoute qu’aussitôt informée de la présence de ces soldats dans la zone, l’armée russe a pris toutes les mesures nécessaires pour que les tirs s’arrêtent. Pour l’heure, Moscou cherche encore à éviter l’escalade avec Ankara.

Selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont eu un entretien téléphonique ce vendredi, à l’initiative d’Ankara. Le contact n’est pas rompu, les négociations se poursuivent en vue d’une solution négociée à Idleb, même si pour l’instant ces contacts diplomatiques restent infructueux.

La possibilité d’un sommet entre les deux présidents évoquée par la Turquie n’a pas été confirmée à Moscou. En attendant, le chef de la diplomatie russe qui a présenté ses condoléances à la Turquie affirme que son pays « fera tout pour assurer la sécurité des soldats turcs déployés en Syrie ».

La Turquie demande le soutien de l’Otan 

Recep Tayyip Erdogan a par ailleurs exhorté la communauté internationale, y compris la Russie et l’Iran, parrains de Damas, à « prendre leurs responsabilités » pour « faire cesser les crimes contre l’humanité que commet le régime ». La Turquie appelle l’Otan à lui apporter un soutien « concret », et agite une fois de plus la menace migratoire.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a ensuite annoncé une réunion en urgence des ambassadeurs des 29 pays de l’Otan. La convocation de cette réunion fait suite à une demande de la Turquie, membre de l’Otan, en vertu de l’article 4 du traité qui peut être invoqué par un allié estimant son intégrité territoriale, son indépendance politique ou sa sécurité menacée, selon un communiqué de l’Alliance.

Jens Stoltenberg s’est ensuite exprimé lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre entre les ambassadeurs de l’alliance et a affirmé son soutien à l’égard de la Turquie. « Nous appelons la Russie et le régime syrien à cesser les combats et les attaques aériennes aveugles (…) Nous appelons aussi la Russie et à la Syrie à respecter pleinement le droit internationalet et à soutenir les efforts de l’ONU pour une solution pacifique .»

« Il faut une désescalade de cette dangereuse situation et nous appelons à un retour immédiat au cessez-le-feu de 2018 pour éviter qu’empire l’horrible situation humanitaire dans la région et pour permettre un accès humanitaire urgent à ceux qui sont piégés à Idleb », a-t-il ajouté.

Après l’attaque, des sources officielles turques ont également affirmé qu’Ankara n’empêcherait plus le passage, par la terre ou la mer, de réfugiés en Europe. Un moyen évident de faire pression sur les Occidentaux pour qu’ils soutiennent la Turquie face au régime syrien , et son allié russe, à Idleb. Après cette annonce, la Grèce a décidé de renforcer ses patrouilles à la frontière avec la Turquie.

L’UE inquiète d’une « confrontation militaire internationale »

L’UE s’inquiète d’un risque de « confrontation militaire internationale majeure » en Syrie et « envisagera toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts en matière de sécurité », a annoncé vendredi le chef de sa diplomatie, Josep Borrell.

« Il est urgent de mettre un terme à l’escalade actuelle. Il y a un risque de glissement vers une confrontation militaire internationale ouverte majeure », a-t-il déclaré dans un message sur son compte twitter. « L’UE appelle toutes les parties à une désescalade rapide et regrette toutes les pertes de vies humaines .» Josep Borrell a conclu en précisant que l’UE envisagera toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts en matière de sécurité. « Nous sommes en contact avec tous les acteurs concernés.»

L’UE multiplie les contacts diplomatiques, en particulier avec la Russie et elle envisage une action humanitaire dès que l’accès à la région le permettra. L’UE appelle par ailleurs la Turquie à respecter les accords euro-turcs sur les migrants et à empêcher les réfugiés d’affluer vers l’Union européenne.

► À lire aussi : Syrie: la Turquie ne fera pas «le moindre pas en arrière» à Idleb

Le président Recep Tayyip Erdogan a convoqué jeudi soir un conseil de sécurité nationale extraordinaire consacré à la situation à Idleb. Une réunion pour décider, notamment, de la suite des opérations de l’armée turque à Idleb, où des milliers de soldats sont déployés depuis le début du mois sans couverture aérienne. Les lourdes pertes essuyées par les forces turques jeudi interviennent après des semaines d’escalade à Idleb entre Ankara et le régime syrien, appuyé par Moscou.

Avec le soutien de l’aviation de Moscou, Damas a déclenché en décembre une offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle et jihadiste d’Idleb. Le régime et son allié russe ont mis les bouchées doubles ces dernières semaines et repris plusieurs localités dans cette province frontalière de la Turquie.

L’offensive a aussi entraîné des tensions entre la Russie et la Turquie, deux acteurs majeurs du conflit syrien qui ont renforcé leur coopération sur ce dossier depuis 2016 malgré leurs intérêts divergents.

Ces derniers jours, M. Erdogan a plusieurs fois sommé le régime syrien de retirer ses forces d’ici fin février de certaines zones dans la région d’Idleb, menaçant sinon de recourir à la force.

L’offensive du régime syrien a aussi provoqué une catastrophe humanitaire, avec près d’un million de déplacés coincés dans une étroite bande de territoire à la frontière turque. Le conflit en Syrie a fait plus de 380 000 morts et déplacé des millions de personnes depuis 2011.

(Avec AFP)

Syrie : le HCR appelle à mettre en sécurité les civils pris au piège par les combats dans la région d’Idleb


Le 7 février 2020, une fille porte un enfant plus jeune alors que des enfants et leurs familles fuient le sud d’Idlib et l’ouest d’Alep vers la partie nord d’Idlib et d’Alep en Syrie.
20 février 2020

Face à l’aggravation dramatique de la situation dans la province d’Idlib en Syrie, où près d’un million de personnes sont en grave danger, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a demandé jeudi une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité.

Plus de 900.000 personnes auraient déjà fui leurs foyers ou leurs abris à Idlib ces derniers mois. La plupart se trouvent désormais dans les gouvernorats d’Idlib et d’Alep au nord de la Syrie – ce qui aggrave encore la situation humanitaire déjà désastreuse, et ce dans des conditions hivernales difficiles.

« Nous devons faire cesser les combats, et il faut pouvoir accéder à la sécurité afin de préserver les vies », a déclaré le Haut-Commissaire. « Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les parties au conflit à respecter les règles relatives à la guerre. Chaque jour qui passe, cet appel se fait plus urgent. Des milliers d’innocents n’ont pas à supporter les effets de profondes divisions au sein de la communauté internationale, dont l’incapacité à régler cette crise va durablement ternir notre conscience collective internationale ».

« Comme par le passé, dans les moments de crise, je lance également un appel aux pays voisins, y compris la Turquie, pour qu’ils étendent les admissions, afin que les personnes en grand danger puissent trouver refuge – même si les capacités et le soutien du grand public y sont déjà mis à rude épreuve », a ajouté Filippo Grandi. « Pour ces pays, qui accueillent déjà 5,6 millions de réfugiés, dont 3,6 millions se trouvent en Turquie, le soutien international doit être pérennisé et intensifié ».

Plus de quatre millions de civils se trouveraient actuellement dans le nord-ouest de la Syrie. Plus de la moitié d’entre eux sont des déplacés internes. Beaucoup se trouvent en situation de déplacement depuis des années et ont été forcés de fuir à plusieurs reprises. Environ 80% des nouveaux déplacés sont des femmes et des enfants. De nombreuses personnes âgées sont également en danger.

Les besoins en matière d’abris sont critiques

Les Nations Unies ainsi que d’autres partenaires en Syrie et ailleurs travaillent depuis des semaines pour venir en aide aux personnes déplacées dans la région d’Idlib. Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur des déplacements de populations, les besoins en matière d’abris sont critiques. Les conditions hivernales difficiles – la neige, les inondations, les températures négatives et la hausse des prix des combustibles – s’ajoutent encore aux difficultés et aux souffrances.

Les organisations humanitaires tentent de venir en aide à ces personnes par tous les moyens possibles, notamment par le biais d’envois transfrontaliers d’abris et de kits d’aide d’urgence depuis la Turquie. Les partenaires locaux sur le terrain font leur possible pour continuer à assurer un soutien psychosocial et une aide juridique ainsi qu’à fournir de l’assistance, et aider les personnes vulnérables à accéder aux services essentiels – mais beaucoup sont eux-mêmes pris dans la tourmente.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) cherche à aider près de 275.000 personnes pour leur distribuer des articles de première nécessité ainsi que 84.000 autres à l’intérieur d’Idlib pour leur fournir des abris. Le HCR a également prépositionné des stocks de matériel de secours dans la région, afin de répondre aux besoins immédiats de 2,1 millions de personnes, dont des tentes pour 400.000 personnes.

Le 7 février 2020, une fille porte un enfant plus jeune alors que des enfants et leurs familles fuient le sud d’Idlib et l’ouest d’Alep vers la partie nord d’Idlib et d’Alep en Syrie.
20 février 2020

Face à l’aggravation dramatique de la situation dans la province d’Idlib en Syrie, où près d’un million de personnes sont en grave danger, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a demandé jeudi une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité.

Plus de 900.000 personnes auraient déjà fui leurs foyers ou leurs abris à Idlib ces derniers mois. La plupart se trouvent désormais dans les gouvernorats d’Idlib et d’Alep au nord de la Syrie – ce qui aggrave encore la situation humanitaire déjà désastreuse, et ce dans des conditions hivernales difficiles.

« Nous devons faire cesser les combats, et il faut pouvoir accéder à la sécurité afin de préserver les vies », a déclaré le Haut-Commissaire. « Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les parties au conflit à respecter les règles relatives à la guerre. Chaque jour qui passe, cet appel se fait plus urgent. Des milliers d’innocents n’ont pas à supporter les effets de profondes divisions au sein de la communauté internationale, dont l’incapacité à régler cette crise va durablement ternir notre conscience collective internationale ».

« Comme par le passé, dans les moments de crise, je lance également un appel aux pays voisins, y compris la Turquie, pour qu’ils étendent les admissions, afin que les personnes en grand danger puissent trouver refuge – même si les capacités et le soutien du grand public y sont déjà mis à rude épreuve », a ajouté Filippo Grandi. « Pour ces pays, qui accueillent déjà 5,6 millions de réfugiés, dont 3,6 millions se trouvent en Turquie, le soutien international doit être pérennisé et intensifié ».

Plus de quatre millions de civils se trouveraient actuellement dans le nord-ouest de la Syrie. Plus de la moitié d’entre eux sont des déplacés internes. Beaucoup se trouvent en situation de déplacement depuis des années et ont été forcés de fuir à plusieurs reprises. Environ 80% des nouveaux déplacés sont des femmes et des enfants. De nombreuses personnes âgées sont également en danger.

Les besoins en matière d’abris sont critiques

Les Nations Unies ainsi que d’autres partenaires en Syrie et ailleurs travaillent depuis des semaines pour venir en aide aux personnes déplacées dans la région d’Idlib. Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur des déplacements de populations, les besoins en matière d’abris sont critiques. Les conditions hivernales difficiles – la neige, les inondations, les températures négatives et la hausse des prix des combustibles – s’ajoutent encore aux difficultés et aux souffrances.

Les organisations humanitaires tentent de venir en aide à ces personnes par tous les moyens possibles, notamment par le biais d’envois transfrontaliers d’abris et de kits d’aide d’urgence depuis la Turquie. Les partenaires locaux sur le terrain font leur possible pour continuer à assurer un soutien psychosocial et une aide juridique ainsi qu’à fournir de l’assistance, et aider les personnes vulnérables à accéder aux services essentiels – mais beaucoup sont eux-mêmes pris dans la tourmente.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) cherche à aider près de 275.000 personnes pour leur distribuer des articles de première nécessité ainsi que 84.000 autres à l’intérieur d’Idlib pour leur fournir des abris. Le HCR a également prépositionné des stocks de matériel de secours dans la région, afin de répondre aux besoins immédiats de 2,1 millions de personnes, dont des tentes pour 400.000 personnes.

Syrie: La situation à Idleb devient incontrôlable… 9 civils tués…


Syrie, ville de Sarmin dans la province d'Idleb: des casques blancs cherchent sous les décombres d'éventuels survivants après des frappes du régime syrien sur des zones civiles. Sept membres d'une même famille ont péri dans l'attaque, le 2 février 2020.eRecep Tayyip Erdogan a considéré les développements actuels dans le gouvernorat syrien d’Idlib comme «incontrôlables», affirmant qu’environ un million de réfugiés se dirigeaient vers la frontière avec la Turquie.

Près d’un million de réfugiés syriens s’approchent de la frontière turque, la situation dans le gouvernorat d’Idlib devient ingérable, a déclaré lundi 3 février Recep Tayyip Erdogan, en visite en Ukraine.

«La situation à Idlib devient incontrôlable […].À présent, près d’un million de Syriens ont quitté cette région et se dirigent vers la frontière avec la Turquie», a indiqué M.Erdogan lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le Président turc a en outre annoncé que le nombre de Turcs tués dans les tirs d’artillerie syriens à Idlib était passé de six à huit, dont cinq soldats et trois spécialistes civils, avant de critiquer Moscou pour sa position à l’égard des actions de Damas.

 

Syrie: des soldats turcs tués par des tirs syriens dans la région d’Idleb

Syrie, ville de Sarmin dans la province d'Idleb: des casques blancs cherchent sous les décombres d'éventuels survivants après des frappes du régime syrien sur des zones civiles. Sept membres d'une même famille ont péri dans l'attaque, le 2 février 2020.e
Syrie, ville de Sarmin dans la province d’Idleb: des casques blancs cherchent sous les décombres d’éventuels survivants après des frappes du régime syrien sur des zones civiles. Sept membres d’une même famille ont péri dans l’attaque, le 2 février 2020.e Omar HAJ KADOUR / AFP

Quatre soldats turcs ont été tués et neuf blessés ce lundi 3 février par des tirs d’artillerie du régime syrien dans la région d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. C’est ce qu’a annoncé ce lundi matin le ministère turc de la Défense, qui précise que l’armée turque a répliqué et « détruit plusieurs cibles ». Cette escalade intervient après plusieurs mois d’intenses bombardements syriens et russes contre cette province d’Idleb, la dernière qui échappe encore au contrôle du président Bachar el-Assad.

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avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

C’est le scénario contre lequel beaucoup mettaient en garde depuis des mois : celui d’une confrontation directe entre les soldats turcs déployés à Idleb et les forces du régime de Bachar el-Assad, lancées depuis avril 2019 dans une vaste offensive pour reconquérir cette province.

Selon le ministère turc de la Défense, ses soldats ont été la cible de tirs d’artillerie des forces du régime syrien alors même que leur position avait été communiquée en amont. Sans indiquer où l’affrontement a eu lieu, le communiqué précise que ces soldats avaient été envoyés « en renfort ». Depuis un accord russo-turc de septembre 2018, l’armée turque est en effet présente à Idleb sur 12 postes dits « d’observation ».

Or, ces six derniers mois, trois de ces postes se sont retrouvés dans des zones reprises par l’armée syrienne ou encerclés par cette dernière. Malgré les pressions de Moscou, Ankara refuse d’évacuer ces postes. La semaine dernière, le président Recep Tayyip Erdogan avait accusé la Russie de ne pas respecter les accords sur Idleb et avait menacé d’y lancer une opération si les bombardements se poursuivaient.

À lire aussi : Erdogan accuse la Russie de ne pas respecter les accords conclus

Ankara annonce avoir répliqué aux tirs visant ses soldats. Sur son compte Twitter, le porte-parole du président Erdogan, Ibrahim Kalin, va plus loin, affirmant que « le sang de nos soldats ne restera pas au sol, les responsables rendront des comptes ».

Les forces syriennes ont ciblé durant la nuit un convoi de l’armée turque. Plusieurs soldats turcs ont été atteints. Mais la Turquie a riposté violemment dans la foulée et a même renforcé sa présence près de la ville de Saraqeb dans la région d’Idleb. Pour la première fois les commandos et les forces spéciales turques ont été déployés.

 

في أخطر مواجهة في إدلب… قصف سوري ورد تركي يوقعان عشرات القتلى بين الجيشين

منذ ساعة واحدة

هبة محمد

 

دمشق- «القدس العربي» : في أحدث تطور خطير في إدلب، قتل 8 أتراك بينهم 5 جنود من الجيش التركي غرب مدينة سراقب فرد «التركي» بقصف عشرات النقاط للجيش السوري حيث قتل العشرات من جنوده حسب وزارة الدفاع التركية، ولم تعد الحملة التي يقودها النظام السوري بدعم جوي غير محدود من قبل المقاتلات الحربية الروسية على الشمال السوري، هي الحدث الأوحد أو الأبرز، حيث أصبحت المواجهات ولو جزئياً بين دمشق وأنقرة، وتحدث الرئيس التركي رجب طيب اردوغان عن «تحييد بين 30 و 35 من عناصر النظام السوري».
وكانت وكالة أنباء «الأناضول» التركية، أفادت بأن وزير الدفاع التركي خلوصي أكار، وقادة في الجيش التركي وصلوا إلى الحدود مع سوريا، بعد مقتل جنود أتراك في إدلب. ونقلت وكالة الأناضول للأنباء أمس عن وزير الدفاع التركي خلوصي آكار قوله إن القوات التركية قصفت 54 هدفاً في منطقة إدلب بشمال غرب سوريا وقتلت 76 جندياً من قوات الحكومة السورية. وكانت أنقرة قالت في وقت سابق أمس إن قصفاً سورياً أدى إلى مقتل 8 أتراك في إدلب.

وبعدما أعلنت وزارة الدفاع التركية، صباح الاثنين، مقتل 4 جنود وإصابة 9 آخرين، في القصف السوري، أعلنت في وقت لاحق ارتفاع حصيلة القتلى إلى 6، قبل أن يعلن اردوغان ارتفاع الحصيلة إلى 8 من بينهم 5 جنود و3 موظفين مدنيين حسب وكالة الأناضول. بينما تحدث المرصد السوري عن سقوط 13 من الجيش السوري بالقصف التركي.

الموقف التركي

وقال اردوغان، معلقاً على مقتل الجنود الأتراك إن بلاده ستجعل النظام السوري «يدفع ثمن فعلته» جاء ذلك في كلمة له، الاثنين، خلال مؤتمر صحافي مشترك مع نظيره الأوكراني، فولوديمير زيلينسكي، في العاصمة كييف. وأكد قائلاً: «نرد على ذلك بكل حزم، سواء من البر أو الجو، بحيث يدفعون ثمن فعلتهم».
وأكد أن التطورات في إدلب وصلت إلى وضع لا يطاق، مشيراً أنهم صبروا في هذا الصدد كثيراً. وأعرب عن أمله في أن يعي الجميع التزاماته في إطار اتفاقيتي «أستانة» و»سوتشي» وأن يواصلوا العمل في هذا الإطار.
الهجوم الأخير للنظام السوري على الموقع العسكري التركي، أشعل العلاقات بين أنقرة وموسكو، بعد تبرير وزراة الدفاع الروسية الهجمات التي استهدفت الجيش التركي، إذ قال المركز الروسي للمصالحة في سوريا: إن «وحدات من القوات التركية قامت بتحركات داخل منطقة إدلب لخفض التصعيد في ليلة 2 /3 شباط/فبراير دون إخطار الجانب الروسي، وتعرضت لإطلاق نار من القوات الحكومية السورية استهدف الإرهابيين في المنطقة الواقعة غرب بلدة سراقب. وتابع البيان أنه حسب المعلومات المتوفرة، أصيب عدد من العسكريين الأتراك بجروح، مضيفاً أن القوات الروسية والقيادة التركية على تواصل مستمر عبر قنوات منع الصدامات، وتم اتخاذ إجراءات لنقل المصابين إلى الأراضي التركية».

الموقف الروسي

الباحث السوري فراس فحام قال لـ»القدس العربي» إن ما يجري في محافظة إدلب وغرب حلب مؤخراً هو صراع تركي – روسي غير مباشر، وقد أصبحت تركيا مع مرور الوقت طرفاً أساسياً فيه. وخلال الـ48 ساعة الماضية، شنت فصائل الجيش الوطني السوري، هجمات في جبهات ظلت باردة منذ عام 2016، ودخلت نقطة روسية في «الشعالة» في ريف مدينة الباب شمال شرقي حلب، في حين قتل ضباط استخبارات روس في الهجوم الذي نفذته فصائل المعارضة على جميعة الزهراء غربي حلب.
ولا يمكن – حسب فحام – تصور إقدام النظام السوري على قصف نقطة للجيش التركي بدون رضا روسي، ويبدو أن موسكو حاولت اختبار نوايا أنقرة بعد التعزيزات التي زجت بها في محيط سراقب. كما استبعد المتحدث أن تتجه التوترات القائمة بين تلك الأطراف لتصل إلى مرحلة الصراع المباشر فيما بينها، معللاً رؤيته، بأن روسيا تفضل العمل من خلال قوات النظام السوري، والميليشيات الإيرانية لتحافظ على مصالحها مع تركيا، لكن الرد التركي غير المباشر عن طريق تسليح المعارضة أمر وارد جداً. ونقلت وكالة انترفاكس للأنباء عن وزارة الخارجية الروسية قولها إن وزيري خارجية روسيا وتركيا اتفقا أمس الاثنين على ضرورة احترام اتفاق بشأن منطقة إدلب السورية وذلك وسط تصاعد التوتر بين القوات المتناحرة.
وقال الناطق الرسمي باسم الرئاسة الروسية دميتري بيسكوف في تصريحات صحافية: إنه إلى الآن «لم يجر اتصال هاتفي بين الرئيس فلاديمير بوتين ونظيره التركي رجب طيب اردوغان بعد حادث إطلاق الجيش السوري النار على قوات تركية في إدلب الليلة الماضية، لكنه «يمكن الاتفاق على إجراء مثل هذه المكالمة في أسرع وقت إذا اعتبر الرئيسان ذلك ضروريًا». وأشار البيان الرئاسي الروسي، إلى أن الأجواء فوق منطقة إدلب لخفض التصعيد تراقبها القوات الجوية الفضائية الروسية باستمرار، وأن الطائرات الحربية التركية لم تخرق الحدود السورية، كما لم يتم تسجيل ضربات ضد مواقع القوات التابعة للنظام السوري.
أما إيران، وهي ثالث الأطراف الضامنة في سوريا، فقد قال المتحدث باسم خارجيتها عباس موسوي: «من حق الجيش السوري شن عمليات على أي أرض سورية تعرضت للاحتلال أو الإرهاب أو ضد ما يعرض أمن سوريا ووحدتها للتهديد»، مشدداً على أن على جميع الدول «احترام وحدة الأراضي السورية وأمنها القومي»، وأشار المسؤول الإيراني، إلى أن مسار «أستانة» هو المسار الوحيد القادر على حل الأزمة السورية وينبغي الحفاظ عليه.

مقتل 9 مدنيين

وقتلت مقاتلات حربية عائلة سورية مكونة من 9 أفراد، بينهم أربعة أطفال وثلاث نساء، خلال استعدادهم للنزوح عبر مركبتهم الخاصة من ريف حلب الغربي نحو الشمال السوري، وأظهرت صور بثها ناشطون سوريون على مواقع التواصل الاجتماعي لأحد الأطفال الضحايا، وهو مقطوع الرأس.
ميدانياً، قضمت قوات النظام السوري والميليشيات المرافقة لها خلال الساعات الماضية المزيد من قرى وبلدات ريف إدلب الشرقي، حيث تمكنت القوات المهاجمة من السيطرة على دخول قرى «سان وجوباس وكفربطيخ» في ريف إدلب الشرقي، عقب معارك عنيفة وقصف جوي مركز وكذلك بري لمدة أربعة أيام.
التقدم الأخير للنظام السوري في ريف إدلب الشرقي، يمنحه القدرة أكثر من السيطرة على الطريق الدولي، وهو الهدف القريب لموسكو ودمشق. في حين قالت مصادر محلية لـ «القدس العربي» إن الجيش التركي بنى نقاطاً عسكرية ضخمة بكافة اتجاهات مدينة سراقب الاستراتيجية في ريف إدلب، والتي أصبح النظام السوري على بعد ثلاثة كيلومترات فقط منها، ووفق المصادر، فإن الجيش التركي عزز تلك القواعد بفرق عسكرية وأجهزة رادار وصواريخ وعشرات الآليات الثقيلة.
كما تحدثت مصادر في المعارضة السورية، بأن آخر النقاط المثبتة من قبل الجيش التركي في محيط سراقب، هي التي تعرضت لقصف مدفعي مكثف من قبل النظام السوري، والتي أدت إلى مقتل 6 جنود أتراك وجرح آخرين.
من جانبه، أشار المرصد السوري لحقوق الإنسان – ومركزه لندن – إلى دخول خمسة أرتال عسكرية تركية من معبر كفرلوسين باتجاه ريفي حلب وإدلب، تتألف من مصفحات وناقلات جنود وشاحنات، فيما اتجه أحد الأرتال إلى منطقة أريحا، وتوقف رتل عسكري داخل مدينة سراقب. وبذلك يرتفع عدد الشاحنات والآليات العسكرية التركية من دبابات وناقلات جند ومدرعات التي دخلت الأراضي السورية منذ الأحد إلى نحو 320، مع استمرار عملية الدخول تباعاً، وسط معلومات عن إعلان أوتوستراد حلب – اللاذقية المعروف بـ»إم- 4» منطقة عسكرية من قبل القوات التركية.
أما في حلب، فقد تصدت فصائل المعارضة السورية وهيئة تحرير الشام لقوات النظام السوري والميليشيات الإيرانية الحليفة له، حيث تهدف العمليات الأخيرة للنظام والمستمرة منذ ثلاثة أيام، إلى التقدم نحو بلدة «برنة» في ريف حلب الجنوبي، إلا أن المعارضة السورية افشلت الهجوم، وأوقعت قتلى وجرحى في صفوفهم.
وفي أوقات سابقة، كانت قوات النظام والميليشيات الإيرانية سيطرت على قرى وبلدات «خان طومان والقراصي والحميرة ومعمل البرغل» بريف حلب الجنوبي، عقب مواجهات استمرت أياماً عدة وانتهت لصالح النظام.

 

La Croix-Rouge révèle le nombre de personnes tuées en Syrie depuis 2011


Statistiques

La Croix-Rouge révèle le nombre de personnes tuées en Syrie depuis 2011

30 décembre 2019
JesrPress

La Croix-Rouge internationale a révélé que 22 000 personnes disparues ont été enregistrées depuis le début de la révolution syrienne jusqu’à présent, en plus de 500 000 morts.

“Des dizaines de millions de personnes ont été forcées de quitter leur domicile, 500 000 ont été tuées et des dizaines de milliers ont été enlevées alors qu’elles étaient portées disparues”, a déclaré l’agence de presse Tass citant le directeur des opérations de la Croix-Rouge internationale, Dominic Stillhardt. Des proches de disparus ont demandé à la Croix-Rouge de l’aider à les retrouver.

Stillhart a déclaré que la Croix-Rouge internationale était toujours à la recherche de trois membres de son personnel qui étaient auparavant portés disparus.

الصليب الأحمر يكشف عن عدد القتلى الذين سقطوا في سوريا منذ ٢٠١١

جسر: متابعات

كشفت منظمة الصليب الأحمر الدولية عن تسجيل 22 ألف مفقود، منذ انطلاق الثورة السورية حتى الأن، إضافة إلى مقتل ٥٠٠ ألف.

ونقلت وكالة “تاس” عن مدير العمليات في اللجنة الدولية للصليب الحمر، دومينيك شتيلهارت، قوله إن “ملايين الناس اضطروا لمغادرة منازلهم، و500 ألف قُتلوا، وعشرات الآلاف خُطفوا وهم في عداد المفقودين”، مؤكداً أن إدارة الصليب الأحمر سجلت 22 ألف مفقود، وأن أقارب المفقودين طلبوا من الصليب الأحمر المساعدة في البحث عنهم.

وأفاد شتيلهارت بأن الصليب الأحمر الدولي لا يزال يبحث عن ثلاثة موظفين تابعين له فُقدوا في وقت سابق.

 

Rien ne se passe à Idleb


Rien ne se passe à Idleb

Omar Kaddour 10/12/2019

Seule la bonne pensée ou la naïveté, ou les deux, est ce qui pousse certains d’entre nous à penser que quelque chose se passe à Idleb. L’aviation russe et les forces d’Assad commettent des massacres les uns après les autres; cela n’est pas à la hauteur de l’événement, ce n’est qu’une petite nouvelle qui pourrait ne pas lui trouver une place, même tardive, sur la liste des nouvelles internationales. Elle manque, au sens de l’actualité, d’excitation. C’est juste un petit détail dans un événement qui à son tour est devenu vieux et ennuyeux, et plus important encore, il est sous contrôle externe et n’échappera pas à de nouvelles surprises.

Rien dans les développements de l’attaque d’Idleb n’attire l’attention d’aucun gouvernement occidental, pas plus qu’il n’attire l’attention des forces d’opposition en Occident. L’Occident n’est déjà pas à Idleb, comme c’était le cas dans les anciennes zones de la guerre contre l’Etat islamique, et Washington y a été redéployé, fournissant à Ankara et à Moscou de vastes zones malgré les objections de certaines puissances occidentales et malgré les objections des démocrates au Congrès qui ont trouvé une autre occasion rien que pour saper l’administration Trump.

Des craintes européennes surgissent et des voix s’élèvent lorsqu’il existe une menace sérieuse pour les vagues de réfugiés. À l’occasion de l’attaque d’Idleb, les responsables turcs n’ont pas encore fait entendre leur voix, menaçant l’Europe par les réfugiés, et une telle menace pourrait ne pas être juste avec les déclarations officielles turques indiquant le retour d’un grand nombre d’entre eux sur les terres contrôlées par Ankara dans le cadre du processus du « Source de paix”. En tout état de cause, la publication des déclarations est liée aux négociations sur la délimitation de l’influence entre Ankara et Moscou, et n’a rien à voir avec des considérations humanitaires de part et d’autre ou des Européens.

Il y a parfois des nouvelles de combats violents ou d’une résistance farouche de la part des défenseurs. La traduction de ceci est que les défenseurs ont obtenu de bonnes fournitures, et peut-être des renseignements, qui leur permettront d’infliger des pertes plus importantes aux forces d’Assad. Le niveau le plus important par la publication des déclarations est liée aux négociations sur la démarcation de l’influence entre Ankara et Moscou, et n’a rien à voir avec les considérations humanitaires de l’une ou l’autre partie ou des Européens.

Nous ne connaissons pas non plus les limites des accords provisoires russo-turcs et si la bataille actuelle ne vise qu’à contrôler la route internationale reliant Damas à Alep et ses environs. Nous ne savons pas non plus si les factions sous influence turque à Idleb sont au courant des accords et de l’horizon de la bataille, et si les accords sont conclus, pourquoi ne sont-ils pas mis en œuvre avec un minimum de pertes? Pourquoi au moins les civils ne sont pas renvoyés hors des champs de bataille? Ce qui est certain, c’est que l’aviation russe et les forces d’Assad veulent que la zone ciblée soit détruite et dépourvue de population, ce qui est tout aussi certain, c’est que le résultat de la bataille est déterminé par la supériorité militaire, et les défenseurs n’auront pas d’armes spécifiques qui feront la différence et donneront une protection qui n’a été accordée à aucune faction combattant Assad, quelle serait, alors, la situation lorsque l’on évoque une région dominée par le Front Al-Nousra, le siège de Hay’at Tahrir Al-Cham, qui figure sur la liste du terrorisme international?

Dans une bataille qui ne déclenche pas de controverse internationale, même en cas de défilé médiatique, Moscou n’a pas besoin de se concentrer sur la domination d’Al-Nousra sur la région, mais c’est une carte prête à l’emploi. Ce qui est surprenant, ou pas surprenant, dans le domaine des transactions, c’est que la Al-Nousra a consacré son hégémonie et exclu d’autres factions, et cela sous l’influence turque, et contrairement aux accords d’Astana, dont certains stipulaient sa limitation. Nous avons vu dans le reste de la sphère d’influence turque comment Ankara a interféré dans toutes les affaires, y compris les affaires administratives civiles, alors que des efforts similaires n’ont pas été faits à Idleb, comme si c’était un aveu préalable que d’autres régions se préparent à une présence plus durable.

Le terrain est pavé pour la bataille d’Idleb, et il le restera tant que la bataille se poursuivra ou sera reportée pour une raison quelconque. La référence aux victimes de ses massacres actuels ne provoquera pas un parti capable d’intervenir, car tous les accords sur le sol syrien ont passé les massacres. Dans ce qui semble être moins que des nouvelles, ces victimes ne sont pas considérées plus que comme des chiffres ajoutés à la tuerie syrienne, et elles entrent dans les archives des organisations internationales, qui peuvent être désignées plus tard comme références de dates et les réfugiés fuyant les bombardements, dans des conditions climatiques extrêmement rudes, ne trouveront devant eux que le vide au sens direct et humanitaire.

Les survivants peuvent être déplacés vers des zones précédemment occupées par la Turquie, comme Efrin ou la zone entre Ras al-Aïn et Tal Abyad, comme s’ils étaient des affaires faciles à jeter ici ou là. Et ceux qui sont impliqués dans la recherche d’une solution pour eux peuvent ne pas voir l’indignation que les forces d’Assad tueraient plus de ce qui est à leur disposition, car cela réduit leurs fardeaux. Par la suite, il n’est pas exclu qu’ils soient victimes de la traite dans le cadre de la vente aux enchères traitant de la question des réfugiés en général, et l’octroi de tout soulagement en dessous du niveau minimum pour eux devient un motif de fierté pour l’humanité des propriétaires.

Il convient de ne pas mentionner l’opposition, non pas en raison de son impuissance et de son manque de ruse, mais plutôt parce qu’elle est un partenaire dans la décoration des politiques régionales et internationales qui ont amené la situation jusqu’ici, au moins comme moyen de la promouvoir comme la meilleure option pour protéger les civils. Le chef du “gouvernement intérimaire” de la coalition a bien fait d’aller présider une réunion à Efrin, et d’afficher à côté de lui le drapeau turc avec une peinture qui serait l’arbre des sultans ottomans, donc son apparence de cette manière et à ce moment est la plus vraie conclusion.

Même les récits des Syriens sur les réseaux sociaux nous disent presque que rien ne se passe à Idleb, pas de cris de détresse “comme cela se passait avant” en demandant à l’inconnu de fournir de l’aide, et sans attendre un miracle qui ne se produira pas. Le silence des Syriens est compréhensible comme un signe de désespoir et d’impuissance ensemble, et il est libre, par exemple, de revendications qui ont été soulevées auparavant du type de manifestation dans les capitales de l’Occident pour véhiculer l’image du massacre. Pour faire pression sur ses gouvernements, cela semble très naïf aujourd’hui. En outre, la nouvelle idée avant un certain temps sur l’importance des médias sociaux et leur impact prouve qu’ils sont incapables d’influencer le monde réel, du moins pour ceux qui n’en ont pas d’autres.

Rien ne se passe à Idleb, c’est ce que dit la logique de la puissance et des puissants, et aucun Syrien ne peut pas s’y opposer.

 

لا شيء يحدث في إدلب

عمر قدور | 10/12/2019

فقط حسن الظن أو السذاجة، أو كلاهما، ما يجعل البعض منا يظن أن شيئاً ما يحدث في إدلب. يرتكب الطيران الروسي وقوات الأسد المجزرة تلو الأخرى؛ هذا لا يرقى إلى مصاف الحدث، هو مجرد خبر صغير قد لا يجد له مكاناً ولو متأخراً في قائمة الأخبار الدولية. وهو، بمفهوم الخبر، يفتقر إلى الإثارة. إنه مجرد تفصيل صغير ضمن حدث صار بدوره قديماً ومملاً، والأهم من ذلك أنه تحت الضبط الخارجي ولن ينفلت على مفاجآت جديدة.

لا يوجد في مستجدات الهجوم على إدلب ما يستقطب اهتمام أية حكومة غربية، ولا ما يستقطب اهتمام قوى معارضة في الغرب. الغرب أصلاً غير متواجد في إدلب على نحو تواجده السابق في مناطق الحرب على داعش، وهناك أعادت واشنطن انتشارها مقدِّمة لأنقرة ولموسكو مساحات شاسعة رغم اعتراضات بعض القوى الغربية، ورغم اعتراض الديموقراطيين في الكونغرس الذين وجدوا في الأمر فرصة أخرى ليس إلا للنيل من إدارة ترامب.

تبرز المخاوف الأوروبية، وترتفع معها الأصوات، عندما يكون هناك تهديد جدي بموجات لاجئين. لم يرفع بعدُ مسؤولون أتراك، لمناسبة الهجوم على إدلب، أصواتهم مهددين أوروبا باللاجئين، وقد لا يستقيم مثل هذا التهديد مع تصريحات تركية رسمية تشير إلى عودة عدد كبير منهم إلى الأراضي التي سيطرت عليه أنقرة في عملية “نبع السلام”. في كل الأحوال، صدور التصريحات متصل بعمليات التفاوض حول ترسيم النفوذ بين أنقرة وموسكو، ولا علاقة له بالاعتبارات الإنسانية لدى أي طرف منهما ولا لدى الأوروبيين.

ثمة أخبار عن معارك عنيفة أحياناً، أو عن مقاومة شرسة يبديها المدافعون. ترجمة ذلك أن المدافعين قد حصلوا على إمدادات جيدة، وربما على معلومات استخباراتية، تتيح لهم إيقاع خسائر أعلى بقوات الأسد. المستوى الأهم في موضوع الإمدادات توجيه رسالة خفيفة لموسكو، ربما رسالة عتب لأن الأخيرة تتجاوز التفاهمات، أو رسالة تذكير كي لا تتجاوزها.

نحن لا نعلم أيضاً حدود التفاهمات الروسية-التركية المؤقتة، وما إذا كانت المعركة الحالية تهدف فقط إلى السيطرة على الطريق الدولي الواصل بين دمشق وحلب ومحيطه. لا ندري أيضاً ما إذا كانت الفصائل الخاضعة للنفوذ التركي في إدلب على دراية بالتفاهمات وبأفق المعركة، وإذا كانت التفاهمات مبرمة لماذا لا تُنفّذ بأقل الخسائر؟ لماذا على الأقل لا يُرحَّل المدنيون خارج ساحات المعركة؟ ما هو مؤكد أن الطيران الروسي وقوات الأسد يريدان المنطقة المستهدفة مدمَّرة وخالية من السكان، وما هو مؤكد على نفس الدرجة أن نتيجة المعركة يحددها التفوق العسكري، ولن يحظى المدافعون بأسلحة نوعية تُحدث فرقاً وتمنح حماية لم يحظَ بها من قبل أي فصيل يقاتل الأسد، فكيف عندما يكون الحديث عن منطقة تهيمن عليها جبهة النصرة “هيئة تحرير الشام” الموضوعة على قائمة الإرهاب الدولية؟

في معركة لا تثير جدلاً دولياً، ولو على سبيل الاستعراض الإعلامي، لا تحتاج موسكو إلى التركيز على هيمنة النصرة على المنطقة، لكنها ورقة جاهزة للاستخدام. ومما يثير الاستغراب، أو لا يثيره ضمن عالم الصفقات، أن النصرة كرّست هيمنتها وأقصت فصائل أخرى، وقد فعلت ذلك تحت النفوذ التركي، وبخلاف تفاهمات أستانة التي نصّ بعضها على تحجيمها. رأينا في باقي مناطق النفوذ التركي كيف تتدخل أنقرة في كافة الشؤون، بما فيها الشؤون الإدارية المدنية، بينما لم تُبذل جهود مماثلة في إدلب، وكأنه إقرار مسبق بأن المناطق الأخرى تُعدّ لوجود أكثر استدامة من الوجود فيها.

الأرضية ممهدة لمعركة إدلب، وستبقى هكذا طالما بقيت المعركة مستمرة أو تخللها تأجيل لسبب ما. الإشارة إلى ضحايا مجازرها الحالية لن تستثير جهة قادرة على التدخل، لأن كافة الصفقات على الأرض السورية مرّت فوق المجازر. فيما يبدو أنه أقل من خبر، لا اعتبار لأولئك الضحايا أكثر من كونهم أعداداً تُضاف إلى المقتلة السورية الكبرى، وتدخل في أرشيف منظمات دولية يمكن الرجوع إليه لاحقاً على سبيل التأريخ. أُتخم العالم بقصص اللاجئين السوريين، واللاجئون الآن من تحت القصف في ظروف مناخية شديدة القسوة لن يجدوا أمامهم سوى العراء بالمعنيين المباشر والإنساني.

قد يُنقل الناجون إلى مناطق سبق لتركيا احتلالها، مثل عفرين أو المنطقة الواقعة بين رأس العين وتل أبيض، وكأنهم متاع يسهل رميه هنا أو هناك. وربما لا يرى المعنيون بإيجاد حل لهم غضاضة في أن تقتل قوات الأسد المزيد مما يتيسر لها، فهذا يخفف العبء عليهم. لاحقاً، لا يُستبعد أن يُتاجَر بهم في مزاد المتاجرة بقضية اللاجئين عموماً، ويصبح تقديم أية إغاثة دون الحد الأدنى لهم مدعاة للتفاخر بإنسانية أصحابها.

يُستحسن ألا نأتي على ذكر المعارضة، لا بسبب عجزها وقلة حيلتها، إنما لأنها شريك في تزيين السياسات الإقليمية والدولية التي أوصلت الحال إلى هنا، على الأقل من قبيل الترويج لها كأفضل الخيارات لحماية المدنيين. وقد فعل خيراً رئيس “الحكومة المؤقتة” التابعة للائتلاف بذهابه ليرأس اجتماعاً في عفرين، وليظهر إلى جانبه العلم التركي مع لوحة قيل أنها شجرة السلاطين العثمانيين، فظهوره بهذه الطريقة وبهذا التوقيت أصدق خاتمة.

حتى حسابات السوريين على وسائل التواصل الاجتماعي تكاد تقول لنا أن لا شيء يحدث في إدلب، لا صرخات استغاثة “كما كان يحدث سابقاً” تطلب من المجهول تقديم النجدة، ولا انتظار لمعجزة لن تحدث. صمت السوريين هذا مفهوم كدلالة على اليأس والعجز معاً، وهو يخلو مثلاً من مطالبات كانت ترتفع سابقاً من نوع التظاهر في عواصم الغرب لإيصال صورة المجزرة، فالكل يعلم أن العالم لا يحتاج من يوصل إليه صورة ما يحدث، والفكرة القديمة عن إيصال الحدث إلى الرأي العام الغربي كي يضغط على حكوماته تبدو ساذجة جداً اليوم. أيضاً الفكرة الطازجة قبل حين عن أهمية وسائل التواصل الاجتماعي وتأثيرها تثبت عجزها عن التأثير الواقعي، أقلّه للذين لا يملكون غيرها.

لا شيء يحدث في إدلب، هذا ما يقوله منطق القوة والأقوياء، ولا أحد من السوريين في وسعه معاندة

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