Près de 180.000 déplacés dont environ 80.000 enfants (OCHA), dont plus de 7.000 Syriens réfugiés en Iraq en une semaine (HCR)


Plus de 7.000 Syriens réfugiés en Iraq en une semaine, les trois quarts sont des femmes et des enfants (HCR)

© UNHCR/Hossein Fatemi
Une fillette de quatre ans erre dans le camp de Bardarash à Duhok, en Iraq. Elle fait partie des plus de 7.000 réfugiés syriens qui ont fui les combats dans le nord-est de leur pays.
22 octobre 2019

Le flux de réfugiés syriens en Iraq continue, a indiqué mardi l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Depuis le 14 octobre, plus de 7.100 Syriens ont trouvé refuge en Iraq, fuyant les hostilités dans le nord-est de leur pays.

La plupart des réfugiés syriens sont originaires de villes et de villages du nord-est de la Syrie. « Trois réfugiés sur quatre sont des femmes et des enfants », a déclaré le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d’un point de presse mardi à Genève.

A la frontière, le HCR et d’autres organisations appuient l’action menée par les autorités locales, en fournissant des secours d’urgence et des services humanitaires. Dès leurs arrivées sur le territoire iraquien, les réfugiés syriens sont enregistrés, reçoivent des repas chauds, avant d’être transportés vers un camp. Dans les centres de réception situés à la frontière, les équipes du HCR assurent également le suivi de la protection des réfugiés – notamment celles des enfants et des personnes ayant des besoins spécifiques.

La grande majorité de ces réfugiés syriens – un peu moins de 7.000 – sont hébergés dans un camp à Barda-rash, une ville iraquienne située à environ 140 kilomètres à l’est de la frontière avec la Syrie. Dans ce camp, le HCR a installé un système d’approvisionnement en eau, un réseau électrique et un système d’égouts. Des infrastructures qui, selon l’agence onusienne, doivent être élargies à mesure que le nombre de réfugiés arrivant dans le camp augmente.

© UNHCR/Hossein Fatemi
En Iraq, le HCR fournit aide et hébergement aux réfugiés fuyant le nord-est de la Syrie.

 

Des enfants non accompagnés font partie de ces réfugiés. Certains d’entre eux, en particulier les enfants, ont besoin de premiers soins et d’une prise en charge psychosociale, Nombre d’entre eux ont été témoins d’explosions et de bombardements alors qu’ils fuyaient les combats et vivent toujours dans la peur. « Les réfugiés dont des parents vivent dans la région sont autorisés à quitter le camp et à rejoindre leur famille », a précisé M. Mahecic.

Avant cette dernière vague d’arrivées, près de 228.000 Syriens avaient trouvé refuge en Iraq, fuyant plus de huit années de conflit et de destruction en Syrie.

Près de 180.000 déplacés dont environ 80.000 enfants (OCHA)

L’opération militaire lancée par la Turquie le 9 octobre dans le nord-est de la Syrie n’est pas sans conséquence humanitaire.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 176.000 personnes ont été déplacées par les hostilités – dont près de 80.000 enfants – en deux semaines.

Des infrastructures civiles vitales dans le nord-est de la Syrie ont été endommagées. Dans le gouvernorat d’Al-Hassakah, la station d’eau d’Alouk, qui était hors service depuis 10 jours a pu être réparé, grâce aux efforts de désescalade menés par les Nations Unies auprès du gouvernement turque.

Les réfugiés syriens et le retour sous la guillotine du régime ?!


 

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-septembre-2017

Les réfugiés syriens et le retour sous la guillotine du régime ?!
4 janvier 2019-Ahmad Al-Abdallah

Le retour des réfugiés syriens dans les zones de contrôle du régime, que ce soit des pays voisins, ou à l’intérieur des zones contrôlées par l’opposition, à cause de l’état continue de la guerre où le blocage de l’horizon, ne peuvent pas être classés comme retour volontaire ou normal, dans les règles de la logique simple. Cela ne veut pas dire que le régime ne nuit pas (temporairement) à beaucoup d’entre eux, cela ne signifie pas une sécurité permanente pour eux, car une fois que le régime leur arrache leurs enfants pour les forcer à entrer dans son armée, cela constitue en soi une violation flagrante des droits des réfugiés, dont la majorité a été emmenée à quitter les zones détruites par le régime, et où il a commis des crimes divers classés comme crimes internationaux contre l’humanité.

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Retour anormal:

Le retour naturel de tout réfugié dans l’univers, dans le respect de la norme universellement acceptée, parvient en cas de fin du conflit, de l’existence d’une sécurité physique et psychologique des réfugiés et de l’existence d’un abri dans lequel ils cherchent refuge, sans la réalisation de ces conditions, le retour des réfugiés n’est pas considéré comme retour normal, notamment dans les conditions dures dans lesquelles les réfugiés syriens dans les lieux d’asile temporaire vivent dans les pays voisins, et les conditions prohibitifs de restrictions à leurs mouvements et actions, et d’autres violations à leur encontre, en l’absence du rôle actif de l’opposition syrienne, qui n’est même pas en mesure d’assurer la protection morale minimale.

Ces réfugiés ont quitté leur pays en raison des conditions classées selon les normes internationales comme des conditions anormales, et selon la logique naturelle ils sont les victimes de violations directement menées par le régime contre eux, à cause du bombardement de leurs villages et villes ce qui les a poussés à échapper à son armée, ce qui signifie qu’ils sont victimes du comportement du régime, et lorsqu’aujourd’hui, la question de leur retour à ces villes et villages détruits, revient à la surface sans juger les responsables, sans accès au droit de compensation, en plus de l’absence de processus politique transparent, sans lesquels ce retour reste comme une opération coercitive qui a lieu à la suite de l’oppression, la persécution et les comportements pratiqués contre eux dans des lieux de refuge, ces conditions les poussent a une cession humiliante et a un nouveau genre d’inconnu, sans aucune garantie.

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Retour et servitude au régime :

Le titre de la scène principale syrienne, après la trêve d’Idleb, apparait comme une question du rapatriement des réfugiés vers les zones contrôlées par régime, ce qui est une question très grave, car elle replie des années entières de conflit et œuvre, implicitement, à favoriser la version erronée du régime, qui considère que les réfugiés sont partis à cause de l’opposition et non pas à cause de toutes sortes de pratiques de tueries utilisées par le régime contre la population civile, ce qui augmente les points en faveur du régime qui se considère comme une garantie à tous les Syriens.

En revanche, ce retour réduit les cartes de l’opposition, et donne une fausse légitimité au régime, sans parler d’un retour vers l’inconnu et le mystère, ce qui est une exploitation humiliante des jeunes gens qui ont été forcés de quitter les zones de refuges selon une logique par nécessité et coercition, et non pas par un choix volontaire, surtout lorsqu’ils sont exploités à nouveau dans la restructuration de l’armée du régime qui leur a causé toutes ces catastrophes. Ils se trouvent sous, alors, sous le commandement de la milice étrangère, et non patriotique, et sous le commandement d’une armée corrompue depuis sa création, qui oeuvre à les transformer en tueurs contre leurs frères qui ont choisi, un jour, de se tenir face à l’oppression du régime pour les protéger, en particulier lorsqu’ils doivent faire face à l’opposition modérée.

Par conséquent, la question du service militaire obligatoire est considérée comme une violation et un crime contre ces jeunes gens, parce que ce service ne vient pas dans des conditions normales, et ne viennent pas de le cadre de la protection du pays, mais il est l’asservissement des personnes renvoyées de force, ce qui est malheureusement absent des médias de l‹opposition syrienne, qui est incapable de décrire la nature réelle de la scène syrienne, voire même dans l’incapacité de re-caractériser le paysage syrien pour le soumettre au monde, et est devenu principalement un support pour transmettre les nouvelles comme si les événements se produisaient sur une autre planète.

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Pillages :

L’armée du régime est célèbre par ses pillages depuis sa présence pendant la guerre du Liban, qui n’est plus en mesure de marauder comme il se doit, par conséquent, ces dirigeants sont revenus à leur pratique d’avant la guerre, c’est-à-dire racketter les familles afin d’effacer les noms de leurs enfants des listes des appelés pour effectuer le service militaire obligatoire.

Ce que beaucoup de gens ignorent à propos du retour dans les zones contrôlées par le régime, c’est qu’il est un retour coordonné par la mafia du régime, dépourvu du sens le plus humain des droits de l’homme, où les familles sont soumises au paiement de l’argent afin d’éviter le service obligatoire à leurs enfants, comme c’était le cas en Syrie avant la guerre, où certains privilégiées payaient une somme en échange de faire passer la période de service obligatoire à domicile.

Dans cette forme secrète et silencieux de retour, apparaisse la taille de la catastrophe humanitaire subie par le peuple syrien, qui a perdu l’unité de l’opposition, et est devenu victime du régime et les forces de l’extrémisme islamique, qui a attiré les spectres de l’extrémisme en Syrie, qui permettrait toujours au régime de trouver (temporairement) un parapluie pour se protéger, que le régime sait pertinemment, et nous ne cessons de répéter en permanence, que le régime passera d’une guerre à l’autre, car il est certain que tout calme général en Syrie passera par un processus politique international qui se terminera par un changement en profondeur et emmènera, ensuite, ses dirigeants devant les tribunaux internationaux. Les batailles dans le désert, ne sont qu’une forme de batailles fantômes, à travers lesquelles le régime veut apparaître, devant le monde, comme participant actif à la lutte contre Daech, qui l’a, lui même, fabriqué et soutenu, et sait exactement comment le fabriquer et comment le raviver quand il en aura besoin, tout comme il avait, auparavant, contribué au soutien de l’intégriste « Al-Zarqaoui » en Irak en lui facilitant l’arrivée des milliers de combattants à ses côtés, comme il avait, également, fondé l’organisation de « Fatah al-Islam » au Liban, en libérant Shaker al-Absi de ses prisons, et comme il avait, aussi, fondé d’autres organisations extrémistes en Syrie même.

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L’absence d’alternative :

L’opposition syrienne (en raison de ses différences et de sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur) ne pouvait pas s’offrir comme une véritable alternative au régime sur le plan politique et n’a même pas pu protéger les réfugiés dans ses zones de contrôle, laissant aux étrangers le droit de contrôler les réfugiés qui avaient déjà tout perdu dans les zones de contrôle du régime. Les opérations d’oppression, d’arrestation, de poursuites et d’assassinats sont fortement actifs dans les zones de l’opposition, et bien que tous les signes soient clairs, et se réfèrent aux deux parties, d’un côté les mains qui travaillent avec le régime, et de l’autre, les mains de l’autre partenaire pour massacrer les Syriens tels qu’Al-Qaeda et ceux qui tournent dans son orbite, les Syriens de leur pays sont confrontés à cette machine à assassiner, à enlever et à extorquer. Face à l’impasse, ils se retrouvent dans un compromis avec le régime pour choisir la solution qui leur cause le moins de dommages possibles, et sont donc soumis aux conditions de l’extorsion, pour revenir dans les zones de contrôle du régime.

Aujourd’hui, l’opposition a la responsabilité historique de ce qui arrive aux réfugiés syriens qui rentrent sous le parapluie de cette oppression, et il est impératif, dans les limites inférieures, de créer un véritable média qui dénonce la conduite de ce retour, ce qui obligerait la communauté internationale à soulever que la question de contrôle des rapatriés afin que ce soit effectué sous son regard. Il faut que l’opposition joue son rôle pour en parlez temporairement.

اللاجئون السوريون والعودة إلى مقصلة النظام؟!٠

4 janvier 2019-

أحمد العبد الله

عودة اللاجئين السوريين إلى مناطق سيطرة النظام، سواء أكانت من دول الجوار، أو من داخل مناطق سيطرة المعارضة، نتيجة استمرار حالة الحرب فيها، وانسداد الأفق، لا يمكن تصنيفها بأنها عودة طوعية أو طبيعية، ضمن أبسط قواعد المنطق. ولا يعني عدم تعرض النظام(مؤقتاً) للعديد منهم أن ذلك يمثل سلامة دائمة، وأماناً لهم، بل بمجرد انتزاع النظام أبناءهم، وزجهم قسراً في جيشه، تعتبر هذه بحد ذاتها انتهاكاً صارخاً بحق اللاجئين، الذين غادر غالبيتهم المناطق التي دمرها النظام، ومارس فيها جرائم شتى تصنف كجرائم دولية ضد الإنسانية.

عودة غير طبيعية:

العودة الطبيعية لأي لاجئ في الكون، وضمن ما هو متعارف عليه أممياً، تكون في حالة انتهاء الصراع، ووجود ما يضمن سلامة اللاجئين جسدياً ونفسياً، ووجود مأوى يلجؤون إليه، وما دون تحقيق هذه الشروط، لا تعتبر تلك عودة طبيعية، خصوصاً في ظل الظروف القاسية التي تواجه اللاجئين السوريين في أماكن لجوئهم المؤقت في دول الجوار، والشروط التعجيزية والقيود على حركتهم وأعمالهم، وغير ذلك من الانتهاكات بحقهم، في ظل غياب أي دور فاعل للمعارضة السورية، التي عجزت حتى عن تأمين الحد الأدنى من الحماية المعنوية لهم.

هؤلاء اللاجئين، غادروا بلادهم نتيجة ظروف مصنفة وفق الأعراف الدولية بأنها ظروف غير طبيعية، وبالمنطق الطبيعي هم ضحايا انتهاكات مباشرة قام بها النظام بحقهم، نتيجة قصف قراهم ومدنهم ما دفعهم للفرار من آلته العسكرية، ما يعني أنهم ضحايا سلوك النظام بحقهم، وعندما تأتي اليوم مسألة إعادتهم الى هذه المدن والقرى المدمرة، دون محاسبة من دمر هذه القرى، ودون حصولهم على حق التعويض، بالإضافة إلى غياب العملية السياسية الشفافة، والتي من دونها يبقى تصنيف هذه العودة بأنها عملية قسرية جرت نتيجة حالة القهر والاضطهاد والسلوك الذي مورس بحقهم في أماكن اللجوء، ما دفعهم لهذا الاستسلام المهين، الذي نقلهم الى نوع من المجهول الجديد، بلا أي ضمانة.

عودة وعبودية للنظام:

عنوان المشهد السوري الأساسي ما بعد هدنة إدلب بات وكأنه مجرد مسألة إعادة اللاجئين إلى مناطق سيطرة النظام، وهذه مسألة في غاية الخطورة، فهي تطوي سنوات الصراع كاملة، وتعمل ضمنياً على تقديم رواية النظام المضللة، التي اعتبرت أن اللاجئين غادروا بفعل المعارضة، لا بسبب كل صنوف الموت التي فعلها النظام بحقهم، ما يزيد في أرصدة النظام الذي يقدم نفسه ضمانة لكل السوريين.

وبالمقابل فهي عودة تقلل من أوراق المعارضة، وتعمل على منح النظام مشروعية مزيفة، ناهيك انها عودة إلى المجهول والغموض، وهو استغلال مهين للشبان الذين أجبروا على مغادرة مناطق اللجوء وفق منطق الضرورة والقهر، ولم تأتِ بالاختيار الطوعي، وخصوصاً عندما يأتي استغلالهم مجدداً في إعادة تكون بنية جيش النظام الذي تسبب بكل هذه الكوارث لهم. إذ يجد هؤلاء أنفسهم تحت إمرة مليشيا خارجية ليست وطنية، وتحت إمرة جيش فاسد منذ تكوينه، يعمل على تحويلهم إلى قتلة بحق إخوتهم الذين اختاروا الوقوف ذات يوم لحمايتهم من بطش النظام، خصوصاً عندما يزجهم في مواجهة المعارضة المعتدلة.

لذلك إن مسألة الخدمة الإلزامية تعتبر انتهاكاً وجريمة بحق هؤلاء الشبان، لأن هذه الخدمة لا تأتي في ظل ظروف طبيعية، ولا تأتي من باب حماية البلاد، وإنما هي استعباد لهؤلاء العائدين قسراً، وهو مع الأسف ما يغيب من إعلام المعارضة السورية، والتي بات إعلامها لا يدرك طبيعة التوصيف الحقيقي للمشهد السوري، وبات أعجز ما يكون عن إعادة توصيف المشهد السوري وتقديمه إلى العالم، وبات في معظمه مجرد ناقل للأخبار وكأنها تحدث في كوكب آخر.

تعفيش الجيوب:

جيش النظام الشهير بالتعفيش منذ تواجده أثناء الحرب اللبنانية؛ لم يعد قادراً على التعفيش كما يجب، ولذلك فقد عادت هذه القيادات إلى سابق عهدها قبل الحرب، وهي مسألة تعفيش الجيوب، وابتزاز الأهالي بغية مسح أبنائهم مما يسمى بقائمة المطلوبين.

فما يجهله كثيرون حول مسألة طرق العودة إلى مناطق سيطرة النظام، أنها عودة تتم من خلال تنسيق عال تقوم به مافيا تابعة للنظام، تفتقد لأدنى أنواع الحس الإنساني حيث تعمل على إخضاع الأهالي إلى ابتزاز مسبق، يتمثل في دفع أموال أو التخلي عن ممتلكات داخل سوريا مقابل سلامة مؤقتة لأبنائهم، ومسحهم من قوائم المطلوبين، والبعض يعمل على دفع أموال مقابل أن يتجنب أبناؤه الخدمة الإلزامية التقليدية، وذلك وفق الطريقة التي كانت متبعة في سوريا قبل الحرب، حيث كان بعض الميسورين يدفعون أمولاً مقابل قضاء فترة الخدمة الإلزامية في بيوتهم.

وبهذا الشكل السري والصامت من العودة، تبدو حجم الكارثة الإنسانية التي يعانيها الشعب السوري، الذي خسر وحدة المعارضة، وسقط ضحية النظام والقوى الإسلامية المتطرفة، التي جلبت كل أطياف التطرف في الأرض إلى سوريا بما يتيح للنظام أن يجد دوماً مظلة تحميه (مؤقتاً) وهو ما يدركه النظام جيداً، وهو ما نكرره دوماً، أن النظام سينتقل من حرب إلى حرب، لأنه يعلم يقيناً أن أي هدوء شامل في سوريا سوف يمرر عملية سياسية دولية تنتهي بالتغيير الشامل، ثم بوصول قادته الى المحاكم الدولية، لذلك ما هي معارك البادية إلا واحدة من معارك الظل، التي يريد النظام من خلالها أن يُظهر للعالم مشاركته في محاربة داعش، التي صنعها، ويدعمها، ويعرف تماماً كيف يبقيها تعيد انتعاشها، تماماً كما ساهم من قبل برفد الزرقاوي في العراق بآلاف المقاتلين، وكما أسس من قبل منظمة فتح الإسلام في لبنان، التي أخرج شاكر العبسي من سجونه لتأسيسها، وكما أسس غيرها من منظمات التطرف في سوريا ذاتها.

البديل الغائب:

لم تستطع المعارضة السورية (بسبب اختلافها وتبعيتها للخارج) أن تقدم نفسها بديلاً حقيقياً للنظام على المستوى السياسي، ولم تستطع حتى أن تصون اللاجئين في مناطق سيطرتها، إذ تركت للغرباء حق التسلط على اللاجئين الذين فقدوا كل شيء في مناطق سيطرة النظام ولجأوا في وقت سابق إلى أماكن سيطرة المعارضة، حيث باتت عمليات القهر والاعتقال والملاحقة والاغتيالات تنشط بقوة في مناطق هذه المناطق، ومع أن كل الدلائل واضحة، وتشير إلى طرفين لا ثالث لهما، وهما الأيادي التي تعمل مع النظام، وأيادي الشريك الآخر في ذبح السوريين من أمثال منظمة القاعدة ومن يدور في فلكها، حيث بات السوريون في وطنهم يواجهون هذه الآلة من القتل والخطف والابتزاز، وأمام انسداد الأفق، يجدون أنفسهم في مساومة مع النظام لاختيار الضرر الأقل عليهم، وهكذا يخضعون لشروط الابتزاز ويعودون إلى مناطق سيطرة النظام.

اليوم تتحمل المعارضة مسؤولية تاريخية عما يحدث للّاجئين السوريين العائدين تحت مظلة هذا القهر، ومطلوب منها بالحدود الدنيا أن تصنع إعلاماً حقيقياً يفضح سير هذه العودة، وبما يجعل المجتمع الدولي يطرح مسألة الرقابة على العائدين أمام عينيه، ومن يدري، لعل هذه الخطوة فقط تنجح، وهذا إذا فكرت هذه المعارضات بترك الفنادق والتكلم حول هذا الأمر ولو مؤقتاً.

مرصد الشرق الأوسط وشمال أفريقيا الإعلامي “مينا”

Moscou annonce la liquidation de 88 000 hommes armés en Syrie (dont une majorité de l’opposition armée modérée)


20180316-V.-Putin-et-B.-al-Assad-aviation

 

Moscou annonce la liquidation de 88 000 hommes armés en Syrie depuis trois ans
Le ministre russe de la Défense a déclaré que les conditions étaient réunies pour une Syrie unifiée
21 octobre 2018

http://www.syriahr.com/?p=288086

Le ministre russe de la Défense, Sergei Schweigo, a présenté le résultat des opérations militaires russes en Syrie depuis le début de l’intervention directe à la fin du mois de septembre 2015.
Il a dit, lors d’une réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), que les opérations de combat en Syrie ont abouti à la “liquidation d’environ 87 500 terroristes” et à la libération de 1411 zones résidentielles, équivalant à environ 95% du territoire syrien du contrôle des terroristes (*qu’en est-il de la zone du nord et nord-est de l’Euphrate, sous domination des USA et des FDS/YPG, qui totalise le 1/3 de la surface de la Syrie ?). Il a ajouté que les forces russes a réussi à « éliminer la plupart des terroristes de l’organisation de Daech ». Il a souligné que les forces syriennes contrôlent actuellement les terres habitées par plus de 90% de la population du pays.
Il a ajouté que « les forces aériennes russes ont effectué au cours de la campagne militaire en Syrie plus de 40 000 missions militaires, dont 21 000 sorties effectuées de nuit et détruit environ 122 000 sites pour des groupes terroristes » (*Terroriste englobe selon les termes militaires russes l’opposition armée modérée). « La Syrie participe activement à la reprise de la vie pacifique », a déclaré le ministre russe de la Défense. « La plus grande préoccupation est de résoudre les problèmes humanitaires et le retour des réfugiés et des personnes déplacées dans leurs foyers ».
Il a ajouté, que depuis la mi-juillet, quelque 17 000 Syriens sont rentrés chez eux depuis le Liban et la Jordanie. Soulignant que le nombre total de rapatriés depuis le début de la campagne militaire russe s’est élevé à « plus de 245 000 personnes et environ deux millions de Syriens ont exprimé le souhait de rentrer chez eux ».
Le ministre russe a souligné que son armée « a eu une riche expérience de combat dans la guerre Syrienne et nous sommes prêts à la partager avec vous » (*envisage t-il de partager cette expérience en la reproduisant dans d’autres pays faisant partie de la (ANASE) ?).
« Les conditions nécessaires pour que la Syrie soit un État unifié sont désormais disponibles », a déclaré M. Schweigo, appelant à « des efforts internationaux pour atteindre cet objectif ».
En réponse à son affirmation de « stabilité » sur une grande partie du territoire syrien, M. Shweigo a mis en garde contre un autre problème qui commençait à apparaître, exprimant sa conviction que « la menace terroriste a commencé à s’intensifier en Asie et dans le Pacifique en raison du retour de nombreux terroristes qui se sont battus en Syrie et en Irak » (*et voilà le but final de cette propagande guerrière, un nouveau bazar Russe sanglant mais alléchant, qui se prépare).
« Le retour des terroristes, qui ont acquis une expérience militaire en Syrie et en Irak, dans la région Asie-Pacifique reste un problème sérieux, représentant une unité prête à compléter les cellules terroristes locales », a-t-il déclaré.
Il convient de noter que Schweigo a rencontré en marge de la conférence son homologue américain, James Matisse, pour la première fois depuis la prise de fonction de ce dernier. Les communications au niveau des ministres de la défense ont été coupées depuis le début de l’intervention militaire russe en Syrie.
Les ministres de la Défense des deux pays ont pris contact pour la dernière fois il y a trois ans, lorsque Schweigo et Ashton Carter, alors secrétaire à la Défense des États-Unis, ont discuté de la situation en Syrie.
Sur le terrain, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie, qui dépend du ministère de la Défense de la Russie, a déclaré que les hommes armés de la ville d’Idleb « continuent de violer le cessez-le-feu dans cette région» (*tandis que le grand bandit assassin, son armée et ses aviations regardent sagement les obus de leur agresseurs tomber sur leur tête, sans bouger leur petit doigt !!).
Le chef du centre, le lieutenant général Vladimir Savchenko, a déclaré que des « incidents de bombardement sur les forces gouvernementales syriennes, près de la ville de Tel Rifaat, ont été observés, du côté des sites des formations armées illégales dans la région d’Afrin ».
L’officier russe a ajouté que les militants avaient également pilonné les villes d’Akko, Nahshaba et Jobb al-Zarour dans la région rurale de Lattakié, ainsi que dans le quartier d’Andalous et la route de Castello, à Alep.
Ces derniers jours, les déclarations de violations émanant de sites situés dans la zone de réduction de l’escalade d’Idleb et de ses environs se sont multipliées.
Par ailleurs, Moscou a lancé une nouvelle campagne destinée à sensibiliser l’opinion publique européenne au dossier des réfugiés syriens en Europe, accusant les gouvernements « d’empêcher leur retour dans leur pays » (*Les gouverneurs de l’occupation russe préfère élargir leur autorité exécutoire coloniale à la totalité du peuple syrien…). « L’Europe a dépensé plus de 140 milliards de dollars au cours des trois dernières années pour l’accueil et la distribution des réfugiés syriens » a déclaré Mikhail Mezintsev, chef du Centre pour la coordination du retour des réfugiés, récemment créé à Moscou. (*en citant ces chiffres, il espère donner une raison aux partis d’extrême droit occidental contre la politique d’accueil des réfugiés, minime soit-il, espérant ainsi que les racistes et Nazo expulseront, eux même, les réfugiés ?),
« L’ampleur des dépenses consacrées à la mise en œuvre de la politique d’immigration est surprenante », a déclaré Mizintsev dans un article publié par le journal officiel Rossiiskaya Gazeta. Et tend à augmenter chaque année. Les pays européens ont dépensé 43,2 milliards de dollars en 2016. 49,5 milliards de dollars en 2017 et 52,3 milliards de dollars en 2018.
Et a conclu que certains pays européens travaillaient délibérément pour « pousser les citoyens syriens à abandonner l’idée de rentrer chez eux … Alors que les Européens souffrent de l’invasion de réfugiés et de l’augmentation du nombre de crimes et de la propagation d’idées radicales dans la société, ils tentent de convaincre les Syriens que leur retour dans leur pays est menacé. (*comment peut-on appeler une personne qui porte ces propos, d’une pareille salle mentalité : provocateur, complotiste, chauviniste, raciste, … inhumain !!!)
« L’Europe rejette toutes les initiatives russes, même celles qui sont en accord avec les intérêts européens », a-t-il déclaré. En référence à l’initiative de rapatrier immédiatement les réfugiés et de «ne pas lier ce dossier au règlement politique » conformément à la demande des pays européens.
Source: al-Sharq al-Awsat

 

موسكو تعلن {تصفية} 88 ألف مسلح في سوريا خلال 3 سنوات
وزير الدفاع الروسي قال إن الظروف باتت مهيأة لقيام سوريا موحدة

21/10/2018

http://www.syriahr.com/?p=288086

قدم وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو عرضا لحصيلة العمليات العسكرية الروسية في سوريا منذ بدء التدخل المباشر في نهاية سبتمبر (أيلول) 2015.
وقال أمس، خلال اجتماع وزراء دفاع الدول الأعضاء في رابطة دول جنوب شرقي آسيا (آسيان) بأن العمليات القتالية في سوريا أسفرت عن «تصفية نحو 87 ألف و500 إرهابيا، وتحرير 1411 منطقة سكنية، تعادل نحو 95 في المائة من الأراضي السورية من الإرهابيين». وقال بأن القوات الروسية نجحت في «القضاء على معظم مسلحي تنظيم داعش الإرهابي». وأكد أن القوات السورية تسيطر حاليا على الأراضي التي يقطنها أكثر من 90 في المائة من سكان البلاد.
وأضاف أن «سلاح الجو الروسي نفذ خلال الحملة العسكرية في سوريا أكثر من 40 ألف طلعة قتالية، منها 21 ألف طلعة تم تنفيذها ليلا، وتم تدمير نحو 122 ألف موقع للمجموعات الإرهابية خلالها». وقال وزير الدفاع الروسي إنه «يتم حاليا في سوريا العمل بنشاط لاستئناف الحياة السلمية. والاهتمام الأكبر ينصب لحل القضايا الإنسانية وعودة اللاجئين والنازحين إلى منازلهم».
وزاد أنه منذ منتصف يوليو (تموز) الماضي عاد نحو 17 ألف سوري إلى بلادهم من لبنان والأردن. لافتا إلى أن الرقم الإجمالي للعائدين منذ بداية الحملة العسكرية الروسية بلغ «أكثر من 245 ألف شخص، فضلا عن نحو مليوني سوري أعربوا عن رغبة في العودة إلى الوطن».
وأشار الوزير الروسي إلى أن جيشه «حصل على تجربة قتالية غنية في الحرب السورية ونحن على استعداد لتقاسمها معكم».
ورأى شويغو أن «الظروف الضرورية لقيام سوريا كدولة موحدة باتت متوافرة حاليا» داعيا لبذل «جهود دولية لتحقيق هذا الهدف».
وفي مقابل تأكيده على تحقيق «الاستقرار» في الجزء الأكبر من الأراضي السورية، حذر شويغو من مشكلة أخرى بدأت تبرز بقوة، معربا عن قناعة بأن «الخطر الإرهابي بدأ يتصاعد في مناطق آسيا والمحيط الهادي بسبب عودة كثير من الإرهابيين الذين حاربوا في سوريا والعراق إلى هذه المناطق».
وقال: «لا تزال عودة الإرهابيين، الذين حصلوا على خبرة عسكرية في سوريا والعراق، إلى منطقة آسيا والمحيط الهادي، تشكل مشكلة حادة، إذ يمثلون وحدة جاهزة لاستكمال الخلايا الإرهابية المحلية».
وكان لافتا أن شويغو التقى على هامش المؤتمر نظيره الأميركي جيمس ماتيس، للمرة الأولى منذ تسلم الأخير منصبه. وكانت الاتصالات على مستوى وزيري الدفاع انقطعت منذ بدء التدخل العسكري الروسي في سوريا.
وجرى آخر اتصال بين وزيري دفاع البلدين قبل 3 سنوات، عندما ناقش شويغو ووزير الدفاع الأميركي آنذاك آشتون كارتر هاتفيا الوضع في سوريا.
ميدانيا، أعلن المركز الروسي للمصالحة في سوريا، التابع لوزارة الدفاع الروسية، أن المسلحين في مدينة إدلب «يواصلون خرق وقف إطلاق النار في هذه المنطقة».
وأفاد رئيس المركز، الفريق فلاديمير سافتشينكو، أنه تم رصد «حوادث قصف القوات الحكومية السورية قرب مدينة تل رفعت من جهة مواقع التشكيلات المسلحة غير الشرعية في منطقة عفرين».
وأضاف الضابط الروسي أن المسلحين قصفوا أيضا بلدات عكو ونحشبا وجب الزعرور بريف اللاذقية، وحي الأندلس وطريق الكاستيلو بمدينة حلب.
وزادت في الأيام الأخيرة إعلانات الروس عن انتهاكات تنطلق من مواقع تدخل في منطقة خفض التصعيد في محافظة إدلب ومحيطها.
على صعيد آخر، أطلقت موسكو حملة جديدة موجهة إلى الرأي العام الأوروبي، تهدف لإثارة ملف اللاجئين السوريين في أوروبا، الذين تتهم روسيا الحكومات الأوروبية بـ«عرقلة عودتهم إلى بلادهم». وأفاد ميخائيل ميزينتسيف رئيس المركز تنسيق عودة اللاجئين الذي أسسته موسكو أخيرا، بأن «أوروبا أنفقت خلال السنوات الـ3 الأخيرة أكثر من 140 مليار دولار على استقبال وتوزيع اللاجئين السوريين».
وقال ميزينتسيف في مقالة نشرتها صحيفة «روسييسكايا غازيتا» الرسمية إن «نطاق النفقات على تنفيذ سياسة الهجرة يثير الاستغراب. ويميل إلى الازدياد سنويا. إذ أنفقت الدول الأوروبية 43.2 مليار دولار عام 2016. و49.5 مليار دولار عام 2017. و52.3 مليار دولار تقريبا عام 2018».
واستنتج أن بعض البلدان الأوروبية تعمل بشكل متعمد لـ«دفع المواطنين السوريين إلى التخلي عن فكرة العودة إلى وطنهم… وفي حين يعاني الأوروبيون من اجتياح اللاجئين وارتفاع عدد الجرائم وانتشار الأفكار الراديكالية في المجتمع، يحاولون إقناع السوريين بأن عودتهم إلى وطنهم غير آمنة».
وقال بأن «أوروبا ترفض كل المبادرات الروسية حتى تلك التي توافق المصالح الأوروبية». في إشارة إلى مبادرة إعادة اللاجئين فورا و«عدم ربط هذا الملف بالتسوية السياسية» وفقا لمطلب البلدان الأوروبية.

المصدر: الشرق الأوسط

Les exploits de l’armée russe en Syrie


17 mille syriens, sur 5 500 000 réfugiés, retournent en Syrie, quittant les camps au Liban et en Jordanie, selon le ministre de la défense russe, depuis juillet 2018

مآثر الجيش الروسي

  عاد 17 ألف سوري إلى بلادهم من لبنان والأردن منذ شهر تموز من هذا العام

حسب تصريحات وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2018

Plus de cinq millions de réfugiés syriens


 

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2017

Plus de cinq millions de réfugiés syriens
Publié le 30/03/2017

Plus de cinq millions de Syriens, soit environ un quart de la population, sont devenus des réfugiés, a annoncé jeudi l’ONU, alors que des ONG exhortent de nouveau la communauté internationale à accroître son aide.

“C’est une étape importante”, a résumé la porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) en commentant ce nombre record de réfugiés.

“Alors que le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants ayant fui six années de guerre en Syrie a franchi la barre des 5 millions, la communauté internationale doit faire davantage pour les aider”, a lancé le HCR.

La guerre en Syrie a déclenché la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale, avec plus de 320.000 morts en six ans et des millions de déplacés. Le pays comptait 22 millions d’habitants avant la guerre.

Malgré une baisse d’intensité des combats dans plusieurs régions, “la situation n’est pas encore assez sûre pour que les gens puissent retourner chez eux. Nous voyons encore chaque jour des gens être déracinés”, a souligné à l’AFP Alun McDonald, le porte-parole régional de Save the Children.

Il a regretté que la communauté internationale, incapable de régler le conflit, a failli à augmenter son aide au fur et à mesure que la crise humanitaire s’aggravait, fermant au contraire de plus en plus les frontières, notamment en Europe.

Près de trois millions de Syriens sont réfugiés en Turquie, le pays voisin le plus affecté, selon le HCR. Moins de 10% d’entre eux ont été accueillis dans des camps, tandis qu’une majorité vit dans les villes, dont plus de 500.000 à Istanbul.

Plus d’un million ont fui au Liban et 657.000 en Jordanie, mais les autorités d’Amman évaluent leur nombre à 1,3 million. Ils sont par ailleurs plus de 233.000 en Irak, plus de 120.000 en Egypte et près de 30.000 dans les pays d’Afrique du Nord, selon le HCR.

Les enfants affectés

Dans un communiqué conjoint avec des organisations syriennes, l’organisation Oxfam a appelé jeudi à apporter plus d’aide aux pays voisins de la Syrie.

Sa directrice exécutive, Winnie Byanyima, a appelé “les pays riches à afficher leur soutien aux voisins de la Syrie qui ont accueilli ces réfugiés et à relocaliser au moins 10% des réfugiés syriens les plus vulnérables d’ici la fin 2017”.

“Il s’agit d’une crise qui dure et les financements ne suivent pas”, a déploré la porte-parole d’Oxfam à Beyrouth, Joëlle Bassoul, à l’AFP. “Avec moins de ressources, nous devons aider maintenant plus de personnes”.

Les ONG et l’ONU mettent également régulièrement en garde contre les conséquences à long terme de la crise, tout particulièrement sur les enfants.

“Un million d’enfants réfugiés syriens ne sont pas scolarisés (…) et ils sont ceux qui devront contribuer à reconstruire la Syrie pour la prochaine génération”, a indiqué M. McDonald, de Save The Children.

Outre ces cinq millions de réfugiés, des millions d’autres Syriens sont déplacés dans leur propre pays.

La plupart ont été obligés de fuir les combats entre les différents acteurs en conflit, et d’autres ont été déplacés à l’issue d’accords en rebelles et régime. Plus de 30.000 personnes doivent ainsi être évacuées dans les prochains jours de quatre localités assiégées.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie s’est progressivement complexifiée avec l’implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.

Aucune solution n’est en vue pour le conflit malgré plusieurs rounds de négociations indirectes entre régime et opposition sous l’égide de l’ONU, dont l’un est en cours actuellement à Genève.

© 2017 AFP
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/30/2546947-syrie-barre-5-millions-refugies-ete-franchie.html

أكثر من ٥ ملايين لاجيء

أكدت المفوضية العليا لشؤون اللاجئين التابعة للأمم المتحدة، أمس الخميس، أن عدد اللاجئين السوريين في تركيا ولبنان والاردن والعراق ومصر تجاوز خمسة ملايين للمرة الأولى، منذ اندلاع الثورة السورية في مارس/آذار ٢٠١١. وأشارت بيانات جمعتها المفوضية والحكومة التركية إلى أن «إجمالي أحدث عدد للاجئين بلغ ٥ ملايين و ٨ آلاف و ٤٧٣، منهم ٤ ملايين و ٨٨ ألفا و ٥٣١ يعيشون في خيام». كما نزح داخليا حوالي ٦،٣ مليون شخص آخرين، بحسب تقديرات الوكالة نفسها. وحثت المفوضية الدول المعنية لتكثيف جهودها للوفاء بوعود توطين نحو ٥٠٠ ألف سوري٠

 

Statistiques-mars-2017

الموت تحت التعذيب في سجون النظام – Syria’s Torture Machine


 

Bombardement par le régime syrien du camp de réfugiés d’Al-Kammouna dans la région d’Idlib au nord-est de la Syrie, près de 40 personnes sont morts dont des enfants. Le 5 mai 2016


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La-Russie-en-Syrie-1

Le 12 novembre 2015, la Russie lance des bombes au phosphore sur les civils dans les villages syriens d’Idleb

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Les missiles russes visent des cibles dans le dessein de rendre ces territoires invivables et de faire échouer leur émancipation. C’est ainsi qu’ils ont fracassé un site “stratégique” dans le but manifeste d’affamer la population, à l’instar des bombes d’Assad : « La minoterie de Binin, une localité près d’Idlib, fournissait chaque jour quinze tonnes de farine et la boulangerie industrielle voisine 5500 sacs de pain. L’une et l’autre témoignaient que la vie, certes très difficile, était encore possible dans cette région contrôlée par la rébellion. Ce pain permettait aussi à des milliers de réfugiés du sud d’Alep et du nord de la grande ville de Hama de survivre et de ne pas prendre le chemin de l’exil. Mais le 12 novembre, à 17 h 20, les Sukhoï russes ont brusquement surgi et le bombardement a commencé. Les notables du conseil local ont compté dix raids, dont deux menés avec des bombes au phosphore. Dix personnes ont été tuées et la minoterie, édifiée grâce à des subventions de Paris et l’Union européenne, s’est écroulée sous les bombes, de même que la boulangerie industrielle ».

http://www.memorial98.org/2015/09/pour-les-refugies-syriens-et-pour-une-syrie-libre.html

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