Raqqa recherche toujours ses morts dans les charniers de Daech


 

[Reportage] Syrie: Raqqa recherche toujours ses morts dans les charniers de l’EI

media Les équipes de la Défense civile de Raqqa déterrent des corps d’un charnier à Raqqa pour tenter de les identifier en décembre 2019. RFI/Thibault Lefébure

En Syrie, deux ans après sa libération, la ville de Raqqa compte toujours ses morts : 2 500 victimes sont toujours recherchées par leurs proches et des équipes travaillent sans relâche pour identifier les dépouilles dans les charniers.

Avec notre envoyé spécial à Raqqa, Noé Pignède

En Syrie, Raqqa, l’ancienne capitale de l’organisation État islamique (EI), occupée pendant près de quatre ans, a été le théâtre de la sauvagerie du groupe djihadiste : exécutions massives, décapitations, otages brûlés vifs dans des cages sur la place publique. Leurs restes étaient ensuite enfouis dans des charniers. Deux ans après la libération de Raqqa, près de 5 000 cadavres seraient encore enfouis dans la région.

Aujourd’hui, les équipes de la Défense civile de Raqqa travaillent sans relâche pour déterrer les dépouilles et les identifier. Au milieu d’un champ brumeux : une vingtaine d’hommes exhument des victimes de l’organisation État islamique. Il s’agit du 34e charnier à être découvert depuis la libération de Raqqa. Une centaine de corps serait encore enterrée ici.

« Il faut nettoyer la ville de ses morts »

Pour Abou Ahmed, affublé un masque chirurgical sur le visage, ce travail est avant tout un devoir moral. « Nous devons déterrer ces corps pour leur donner une sépulture digne, car ils ont été enterrés sans suivre le rite musulman, explique-t-il. C’est un travail très difficile, le plus difficile qui soit. Les cadavres, l’odeur de la mort, psychologiquement, c’est dur. La nuit, j’ai peur, je fais beaucoup de cauchemars. Nous travaillons avec la mort. Elle nous tue à petit feu ».

« On prélève des échantillons : le radius, des poils et ses vêtements… », décrit le médecin légiste Mahmoud Hassan. Ce docteur de 61 ans devrait être à la retraite. Il est l’un des deux seuls médecins légistes de Raqqa. « Aucun médecin ne veut faire ce travail, déplore-t-il. Il faut bien que quelqu’un le fasse ! Notre mission est essentielle pour que la vie reprenne à Raqqa. Il faut nettoyer la ville de ses morts ».

►À lire aussi : Syrie : environ 200 corps découverts dans un charnier à Raqqa

 

Syrie: à Tall Tamer, après Daech, une milice chrétienne combat la Turquie


 

Syrie: à Tall Tamer, après Daech, une milice chrétienne combat la Turquie

mediaUne milice chrétienne défend ses terres face à l’offensive turque après avoir combattu contre l’EI.RFI/Thibault Lefébure

Au nord-est de la Syrie, le long de la zone occupée par la Turquie, les chrétiens du Khabour n’ont pas vraiment le cœur à fêter Noël. La plupart sont partis de cette zone mais certains restent et tentent de défendre leur territoire.

Avec notre envoyé spécial en Syrie,Noé Pignède

Avant le début de la guerre civile il y a  neuf ans, cette région comptait 20 000 Assyriens, une minorité chrétienne d’Orient. Ils ne seraient aujourd’hui plus qu’un millier. La majorité d’entre eux a fui face à l’avancée de Daech, acronyme arabe du groupe État islamique, en 2015. L’invasion turque en octobre 2019 a contraint la plupart des autres à l’exil.

« Je me bats depuis que j’ai 15 ans »

Sur la ligne de front du nord-est syrien se trouve une mosaïque de groupes armés. « Là, il y a des snipers, russes et turcs. Là-bas, c’est le régime de Bachar. Et ici, c’est chez nous, les gardes du Khabour. »

Depuis le mois d’octobre, cette milice chrétienne, soutenue par les Kurdes et l’armée syrienne se bat contre les forces. Pour Nino, 21 ans, défendre cette terre est un devoir. « Nous nous battrons jusqu’au bout contre les Turcs et ses milices, et nous les vaincrons comme nous avons vaincu Daech, déclare-t-il. Mais nous sommes fatigués. Je me bats depuis que j’ai 15 ans. Beaucoup de mes amis sont partis à l’étranger. Nous devons rester nous battre pour nos maisons et pour notre peuple ».

►À lire aussi : Syrie : deux ans après avoir été libéré de Daech, Raqqa peine à se reconstruire

Le front de Tall Tamer est une zone morte où se succèdent villages fantômes et églises à l’abandon. Dans le village de Om Alkief, dernier hameau avant la zone contrôlée par la Turquie, seules deux familles chrétiennes sur 30 sont restées. Malgré les combats, Touma Moshé refuse de quitter sa maison.

« Pendant des décennies, nous pouvions vivre notre foi ici, se souvient-elle. Normalement, nous aurions dû fêter Noël ! Mais dans le contexte actuel, nous ne pouvons même plus aller à l’église. Depuis la fin de Daech, la vie avait repris. Le village se préparait à fêter la naissance du Christ, mais soudainement, une nouvelle guerre est arrivée avec ces groupes soutenus par la Turquie. L’histoire se répète. Pour moi, il n’y a aucune différence entre ces gens et Daech ».

L’avenir semble plus que jamais incertain pour les chrétiens du Khabbour. Depuis 2012, 90 % d’entre eux ont quitté la région.

L’auto-administration impose un couvre-feu à Raqqa


Auto-Gestion-Kurde

Circulaire: L’auto-administration impose un couvre-feu à Raqqa

30/11/2019-JesrPress.com

L’auto-gestion du nord et de l’est de la Syrie a imposé un couvre-feu à Raqqa à partir du samedi 30 novembre jusqu’à nouvel ordre, ont rapporté les médias locaux.

Selon une circulaire du Comité de l’intérieur de Raqqa et de ses environs, «un couvre-feu est imposé à la ville de 12 heures à 5 heures du matin»,

La circulaire justifiait l’imposition de couvre-feux en maintenant “l’intérêt public et les impératifs de sécurité”, appelant la population à s’engager sous peine de responsabilité juridique.

 

تعميم: اﻹدارة الذاتية تفرض حظر تجول في “الرقة”

 

أفادت مصادر إعلامية محلية أن اﻹدارة الذاتية لشمال وشرق سوريا فرضت حظر التجول في مدينة الرقة ابتداءا من اليوم السبت 30 تشرين الثاني/نوفمبر وحتى إشعار آخر.

وجاء في تعميم صادر عن لجنة الداخلية في الرقة وريفها “يُفرض حظر تجوال على المدينة من الساعة الثانية عشرة مساء لغاية الساعة الخامسة صباحا”,

وبرر التعميم فرض حظر التجول بالحفاظ “على المصلحة العامة وللضرورات اﻷمنية”، مطالبا اﻷهالي باﻻلتزام تحت طائلة المساءلة القانونية.

attentat meurtrier à Tal Abyad et violents combats près d’Ain Issa


 

Attentat meurtrier à Tal Abyad et violents combats près d’Ain Issa

mediaNeuf personnes ont été tuées et 22 autres blessées ce 23 novembre 2019 dans l’explosion d’une voiture piégée à Tal Abyad.Zein Al RIFAI / AFP

Neuf personnes ont été tuées et 22 autres blessées samedi matin dans l’explosion d’une voiture piégée à Tal Abyad, dans le nord de la Syrie sous contrôle turc, alors que de violents combats opposent des milices syriennes supplétives d’Ankara et des forces kurdes près de la ville d’Aïn Issa.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

La puissante explosion a provoqué un cratère et d’importants dégâts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme et des médias proches de Damas. Des images montrent des voitures calcinées, des bâtiments endommagés et une rue jonchée de débris.

C’est le troisième attentat qui frappe en moins d’un mois la région de Tal Abyad, qui est la première ville prise par l’armée turque au début de son offensive destinée à établir une zone tampon à l’intérieur de la Syrie.

→ À lire aussi : Syrie: intensification des raids aériens dans la province d’Idleb

Les trois attaques n’ont pas été revendiquées, mais la Turquie accuse les milices kurdes d’en être responsables. Les combattants kurdes, soutenus par l’armée syrienne qui s’est déployée dans le nord-est du pays, opposent une forte résistance à l’offensive de l’armée turque et de ses supplétifs syriens.

De violents combats se sont déroulés toute la journée de samedi autour de la ville clé d’Aïn Issa, située à 50 kilomètres au nord de Raqqa, l’ancienne capitale du califat auto-proclamé du groupe État islamique. Il s’agit des combats les plus violents depuis l’annonce d’un cessez-le-feu sous l’égide de la Russie, fin octobre.

Les rebelles pro-turcs, soutenus par l’artillerie et des drones chargés d’explosifs, se trouvent à un kilomètre d’Aïn Issa, selon le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahmane.

شمال سوريا.. عشرات الضحايا بتفجير مفخخة في تل أبيض واتهامات للوحدات الكردية

الجزيرة نت – 23 نوفمبر  2019

Tal Abyad attentat 23 nov 2019 - Ankara accuse les unités kurdes

مقاتلو المعارضة ينقلون جثة أحد الضحايا بعد انفجار سيارة في تل أبيض (الأناضول)

انفجرت صباح اليوم السبت سيارة ملغمة بريف الرقة شمال سوريا، وخلفت عشرات القتلى والجرحى المدنيين، وسط اتهامات من المعارضة وتركيا لوحدات حماية الشعب الكردية. كما شهد شرق الفرات استكمال الدورية البرية المشتركة العاشرة بين القوات التركية والروسية.

وقال مراسل الجزيرة إن انفجار سيارة ملغمة في المنطقة الصناعية بمدينة تل أبيض شمال شرقي سوريا أسفر عن سقوط 13 قتيلا، معتبرا أن الهجوم تعقبه تحديات أمنية جديدة تواجهها القوات التركية وقوات المعارضة في المنطقة التي تم طرد وحدات حماية الشعب الكردية منها.

وفي وقت سابق، أعلنت وزارة الدفاع التركية مقتل ثلاثة مدنيين سوريين، وإصابة عشرين، بينهم أطفال، في تفجير سيارة ملغمة زرعتها وحدات حماية الشعب. كما أكدت نقل عدد من الجرحى إلى تركيا لتلقي العلاج.

وقالت شبكة شام إن الانفجار وقع في منطقة قريبة من المشفى الوطني في تل أبيض، وأدى إلى سقوط عشرة قتلى وعشرات الجرحى، مشيرة إلى أن الوحدات الكردية سبق أن نفذت عمليات مشابهة في المنطقة منذ سيطرة القوات التركية والمعارضة عليها.

ونقلت وكالة الأنباء الألمانية عن قائد في الجيش الوطني التابع للمعارضة أن “الانفجار يحمل بصمات وحدات الحماية الكردية، وكالعادة يتم وضع السيارة في الشارع الرئيسي وتفجيرها عن بعد، وقد عثر الجيش الوطني على كمية كبيرة من العبوات الناسفة والمتفجرات داخل خنادق في الأحياء السكنية”.

وتعد هذه السيارة الرابعة التي يتم تفجرها في تل أبيض خلال شهر تقريبا، فقد انفجرت أول سيارة مفخخة في 24 أكتوبر/تشرين الأول الماضي، وكان الانفجار الأكبر في الثاني من الشهر الحالي حيث أسفر عن مقتل 18 شخصا على الأقل وإصابة أكثر من ثلاثين آخرين.

Il n’y a pas de guerre contre les Kurdes en Syrie – لا حرب ضدّ الأكراد في سورية


 

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Il n’y a pas de guerre contre les Kurdes en Syrie…

al-Arabi al-Jadid – 9 novembre 2019

Mohannad al-Qate’

Depuis l’annonce du lancement de l’opération militaire turque « Source de Paix » dans le nord de la Syrie, il est apparu dans le milieu des partisans de la politique kurde du PKK, et ceux qui s’y opposent, des voix qui condamnent la bataille comme une « guerre contre les Kurdes ». En fait, la tentative de jumelage entre les forces démocratiques syriennes FDS et tous les Kurdes au sein de cette équation est trompeuse, et une tentative d’investir des événements dans la promotion de la propagande du « ciblage des Kurdes », en tant qu’un des outils de la mobilisation nationale, qui semble avoir eu des effets plus négatifs que ceux attendus. Cette propagande a renforcé les craintes des Kurdes eux-mêmes et a incité des centaines de familles à se diriger vers les frontières du Kurdistan irakien pour échapper à cette bataille qui « les éliminerait » », comme présenté.

Franchement, de facto et loin de tout emploi politique, les allégations d’actes armés visant les Kurdes en Syrie ne sont absolument pas véridiques et il est absolument faux que l’ampleur des combats qui se sont déroulés dans le cadre de Source de paix (Tal Abyad – Ras al-Aïn) visait les Kurdes, Les Kurdes ne représentent pas plus de 5% de la population de Tal Abyad, alors qu’ils ne constituent pas plus de 15% de la population de la ville de Ras al-Aïn, avec une nette majorité kurde dans la campagne de l’est de Ras al-Aïn en direction de Darbasiyah, par conséquent, le déplacement qui a naturellement eu lieu pendant les combats a été largement imputable aux Arabes, en raison de la démographie de ces zones, preuve que la plupart des plaintes déposées contre des violations de la propriété à Ras al-Aïn et dans ses campagnes occidentales en particulier ont été documentées à l’encontre des Arabes décrivant ainsi l’opération comme étant uniquement contre les Kurdes, comme si les Kurdes vivaient dans des îles isolées du reste du peuple syrien dans le nord-est de la Syrie, ce qui est faux. Malheureusement, certains Syriens qui ignorent la composition de la population l’ont saisie.

Les forces et personnalités kurdes syriennes (souvent affiliées à Massoud Barzani), exclues de force du projet du PKK, après avoir refusé de partager le pouvoir avec elles, après des négociations et des accords parrainés par Barzani en 2013, justifient le rejet du processus qui a effectivement interrompu le projet de ce parti, sous prétexte de sauvegarder la souveraineté syrienne, Mais ce sont des affirmations contradictoires, tout en accueillant à la fois les Américains, les Russes et même encourageant l’entrer du régime dans la région !! Sans compter que les cartes «imaginées» d’une entité kurde en Syrie contredisent également le prétendu souci de la souveraineté qui a été violé pendant un demi-siècle.

En cas d’exclusion de la position adoptée par l’Association des kurdes indépendants en Syrie, qui soutenait les efforts visant à éliminer le parti des « travailleurs du Kurdistan » de Syrie, les raisons de la position du reste des forces et des personnalités kurdes en Syrie qui ne sont pas affiliées à ce parti, mais ont soudainement commencé à chanter le héroïsme de ces éléments, fuyant vers l’adoption de la propagande qui repend: que les Kurdes en Syrie sont tous visés, et qui pourraient être résumé comme suit:
Premièrement, déplorer les gains militaires expansionnistes des FDS sur un territoire auquel les Kurdes n’avaient jamais rêvé, et même leurs cartes imaginaires ne s’étendaient pas jusqu’à la colline des vastes étendues d’un tiers de la Syrie, abondante en richesses où les Arabes représentent plus de 85% de la population. Ils (les partisans de Barzani) espéraient pouvoir renverser la situation à un moment donné et intégrer leurs éléments de « Peshmerga de Rojava », qui est maintenant entièrement commandé par des éléments du Peshmerga Barzani, entrainés militairement depuis le début de la révolution dans le nord de l’Iraq.
Deuxièmement, ce que la Turquie représente en particulier pour les Kurdes syriens, c’est un ennemi national associé à la mémoire des incidents collectifs de déplacement de leurs terres à l’époque de « Kemalist Ataturk » et la privation du Kurdistan telle que définie par l’Accord de Sèvres sur la carte turque actuelle, qui s’est étendue aux Kurdes tribaux en Syrie touchés par le premier mouvement de réfugiés kurdo/turc en Syrie, qui a été adopté par les Français depuis la fin des années 1920 en Syrie.

Au milieu de tous les événements qui s’accélèrent dans le nord de la Syrie, la position en faveur de l’éradication de FDS est traitée comme une position lâche vis-à-vis de l’occupation étrangère du territoire syrien par la partie turque. La ruée vers les erreurs, sur ces points, pourraient être résumés comme suit:

– Premièrement, les forces de la Turquie étaient les dernières à entrer en Syrie avec les factions de l’opposition, bien des années après l’intervention iranienne, russe, américaine et française, qui étaient toutes des armées d’États non frontaliers avec la Syrie.
– Deuxièmement, en ce qui concerne la révolution syrienne, la Turquie est le pays le plus lourdement touché, ayant ouvert ses frontières à des millions de réfugiés, ce qui a également causé des problèmes internes.
– Troisièmement, la Turquie a mené une guerre contre le PKK depuis 1978, dont les victimes étaient plus de 30 000 Kurdes et a détruit plus de 4 000 villages kurdes, qui ont été incendiés par les milices du « Travailleur de Kurdistan », sous accusation de soumission à l’État turc.
– Quatrièmement, le peuple syrien a intérêt à éliminer le projet des travailleurs kurdo/turcs (PKK), qui ne le représente pas ni à travers ses dirigeants, ni ses slogans, ni ses objectifs, ses pratiques, ses violations, son autoritarisme et ses relations avec le régime.
– Cinquièmement, la prétendue victoire sur l’État islamique (Daech), outre qu’elle a exagéré sa taille, était, également, à l’origine de la destruction de 80% du gouvernorat de Raqqa, selon le rapport de l’ONU, et de la perpétration de massacres de guerre contre des civils, selon le rapport d’Amnesty International, dont 22 massacres documentés, selon divers rapports de commissions locales des droits de l’homme et le déplacements ethniques de centaines de villages voire même de zones entières déplacées, comme ce fut le cas dans les régions de Chouyoukh et de Hol par les milices « FDS » du PKK.
– Sixièmement, accepter le fait que les Syriens ont un intérêt commun à contrecarrer le projet du PKK avec les Turcs, ce qui ne signifie pas que la bataille est contre les Kurdes car les FDS sont multiethniques, et que les Arabes y constituent plus de 70% de ses membres, mais ils servent le programme du PKK et agissent sous la direction militaire du « Mont Qandil ».
– Septièmement, reconnaître le danger du projet « PKK » ne signifie pas, en contrepartie, se féliciter du remplacement d’une force étrangère par une autre force étrangère sur le sol syrien. Que cela, quelles que soient les excuses. L’auteur, cependant, considère la situation sous l’angle d’une intervention temporaire pour un intérêt commun, suivie du retrait de toutes les forces étrangères de la Syrie, et aucun Syrien ne peut accepter une condition inférieure, quel que soit le prétexte.

Enfin, nous devons souligner le fait que nos choix, le peuple syrien, est aujourd’hui dans un état de faiblesse indéniable, avec l’occupation de notre territoire par diverses armées et milices, limitée, dans l’espoir de plaider sérieusement pour un processus politique conduisant à l’isolement d’Assad et mettant fin à l’ère de la tyrannie et à la restauration du pouvoir du peuple syrien. Plus important encore, que la composante du peuple syrien, en particulier les minorités, puissent absorber les leçons des révoltes irakienne et libanaise, et comprendre que les quotas ne construisent pas le Patrie et n’offrent aucun avenir à aucun groupe ethnique, religieux ou sectaire.

لا حرب ضدّ الأكراد في سورية

مهند الكاطع – 9 نوفمبر 2019

منذ الإعلان عن بدء عملية نبع السلام، العسكرية التركية في شمال سورية، ظهرت في الوسط الكردي المؤيد لسياسات العمال الكردستاني، أو المخالفة لها، أصوات تندد بالمعركة بوصفها “حربا ضدّ الأكراد” بحسب رأيهم. والواقع أنّ محاولة التوأمة بين قوات سورية الديمقراطية (قسد) وجميع الكرد ضمن هذا المعادلة مضللة للواقع، بل ومحاولة لاستثمار الأحداث في ترويج دعاية “استهداف الكرد”، كإحدى أدوات الحشد القومي التي يبدو أن تأثيراتها العكسية كانت أكبر من المكاسب التي توقعها أصحاب تلك الدعاية، فقد ساهمت هذه الدعايات بتعزيز مخاوف الأكراد أنفسهم، ودفعت مئات العائلات إلى الاتجاه نحو حدود كردستان العراق، للهروب من هذه المعركة التي “ستقضي عليهم”، وفق ما جرى تصويره.

بصراحة، وبحكم مجريات الأمر الواقع، وبعيداً عن التوظيف السياسي، لا صحة البتة لمزاعم وجود عمل مسلّح يستهدف الأكراد في سورية، وغير صحيح بالمطلق أن نطاق المعارك التي جرت ضمن إطار عملية نبع السلام (تل أبيض – رأس العين) استهدفت الأكراد، إذ إن عدد الأكراد لا يتجاوز 5% من سكان تل أبيض، في حين أنهم لا يشكلون أكثر من 15% من سكان بلدة رأس العين، مع أغلبية كردية واضحة في الريف الشرقي لرأس العين باتجاه الدرباسية، وبالتالي فعمليات النزوح التي حدثت بشكل طبيعي في أثناء المعارك كانت من العرب بغالبيتها العظمى، بحكم ديمغرافية تلك المناطق، بدليل أن معظم الشكاوي التي تم تسجيلها عن انتهاكاتٍ على الأملاك في رأس العين وريفها الغربي خصوصا، جرى توثيقها بحق العرب، لذلك فتصوير العملية أنها ضد الأكراد فقط، كما لو كان الأكراد يعيشون في جزر معزولة عن باقي مكونات الشعب السوري في الشمال الشرقي السوري غير صحيح. وللأسف، تلقفها بعض السوريين الذين يجهلون تركيبة المنطقة السكانية.

القوى والشخصيات الكردية السورية (غالبا التابعة لمسعود البارزاني)، والمستبعدة قسراً من مشروع حزب العمال الكردستاني، بعد رفضه تقاسمه السلطة معها، بعد مفاوضات واتفاقيات رعاها البارزاني سنة 2013، تبرر موقفها الرافض العملية التي أجهضت عملياً مشروع هذا الحزب، بحجة الحرص على السيادة السورية، لكنها مزاعم متناقضة مع ترحيبها، في الوقت نفسه، بالوجودين، الأميركي والروسي، بل وحتى التهليل لدخول النظام!! ناهيك عن أن الخرائط “المتخيّلة” لكيان كردي في سورية أيضاً تناقض الحِرص المزعوم على السيادة المنتهكة بالأساس منذ نصف قرن.

وفي حال استثناء الموقف الذي تبنته رابطة المستقلين الكرد في سورية، والتي أيدت جهود اجتثاث “العمال الكردستاني” من سورية، فإن الأسباب الكامنة وراء موقف باقي القوى والشخصيات الكردية في سورية غير المحسوبة على هذا الحزب، وعلى الرغم من هذا، بدأت فجأة تتغنّى ببطولات عناصره، وتهرب باتجاه تبنّي دعاية استهداف الأكراد في سورية، يمكن تلخيصها بالآتي:
أولا، التحسّر على مكاسب “قسد” العسكرية التوسعية على الأرض التي لم يكن يحلم بها الأكراد يوماً، ولم تكن حتى خرائطهم المتخيلة تمتد لتقضم كل تل المساحات الشاسعة التي شملت ثلث سورية، الغني بالثروات الذي يشكل العرب فيه أكثر من 85% من السكان، حيث كان هؤلاء (أي التابعون للبرزاني) يأملون أن تؤول إليهم الأمور في لحظة معينة، ويستطيعون إدخال عناصرهم التي تدعى “بيشمركه روجافا” والتي تخضع حاليا لقيادة عناصر من بيشمركة البرزاني بشكل كامل، وتخضع لتدريبات منذ بدء الثورة في شمال العراق.

ثانيا، ما تمثله تركيا لأكراد سورية تحديدا من عدو قومي يرتبط بذاكرة جمعية تتعلق بحوادث التهجير الكمالي الأتاتوركي لهم من أرضهم، وحرمانهم من كردستان التي حدّدتها اتفاقية سيفر ضمن الخريطة التركية الحالية، كانت هذه العداوة قد انتقلت إلى الأكراد العشائريين في سورية الذين تأثروا ببواكير الحركة الكردية/ التركية اللاجئة إلى سورية، والتي احتضنها الفرنسيون منذ أواخر عشرينيات القرن الماضي في سورية.

وفي خضم كل ما يحدث من مجرياتٍ تتسارع وتيرتها في الشمال السوري، يتم تناول الموقف المؤيد لعمليات اجتثاث تنظيم “قسد” بأنه موقفٌ متخاذل اتجاه احتلال أجنبي تركي للأراضي السورية، في الوسع إيجاز النقاط التي توضح تهافت هذه المغالطات من خلال الآتي:
أولا، كانت تركيا آخر القوات التي دخلت في سورية جنباً إلى جنب مع فصائل المعارضة، بعد سنوات على التدخل الإيراني والروسي والأميركي والفرنسي، وكلها جيوش لدول غير حدودية مع سورية.
ثانيا، من الناحية المتعلقة بمجريات الثورة السورية، كانت تركيا الدولة التي تتحمّل الشطر الأكبر من الأعباء، بعد أن فتحت حدودها أمام ملايين اللاجئين، الأمر الذي سبب لها أيضاً مشكلات داخلية لا تخفى على أحد.

ثالثا، خاضت تركيا حربا مع منظومة العمال الكردستاني منذ عام 1978، ذهب ضحيتها أكثر من 30 ألف كردي، وتم خلالها تدمير أكثر من أربعة آلاف قرية كردية، كانت تتعرض للحرق على أيدي مليشيات “العمال الكردستاني”، بتهمة الخضوع للدولة التركية.
رابعا، للشعب السوري مصلحة بالقضاء على مشروع العمال الكردستاني/ التركي الذي لا يمثل في مرجعيته وقادته وشعاراته وأهدافه وممارساته وانتهاكاته وتسلطه وعلاقته مع النظام، ثم الأميركان أدنى مصلحة الشعب السوري ومستقبله.

خامسا، الانتصار المزعوم على تنظيم الدولة الإسلامية (داعش)، بخلاف المبالغة بتصوير حجمه، إلا أنه كان يخفي وراءه تدمير 80% من محافظة الرّقة، وفق تقرير الأمم المتحدة، وارتكاب مجازر حرب بحق المدنيين، وفق تقرير منظمة العفو الدولية، وارتكاب أكثر من 22 مجزرة موثقة بحق المدنيين، وفق تقارير مختلفة للجان حقوقية محلية، وتهجير عرقي لمئات القرى، بل ونواح بأكملها، كما حدث في نواحي الشيوخ والهول على يد مليشيات “قسد” التابعة لحزب العمال الكردستاني.
سادسا، قبول حقيقة المصلحة المشتركة للسوريين مع الأتراك في إحباط مشروع العمال الكردستاني لا يعني أن المعركة ضد الأكراد، فمليشيات “قسد” متعدّدة الأعراق والجنسيات أيضا يشكل العرب أكثر من 70% من عناصرها، لكنها تخدم أجندة “العمال الكردستاني”، وتعمل تحت قيادة عسكرية من جبل قنديل.

سابعا، إدراكنا خطر مشروع “العمال الكردستاني” لا يعني في المقابل الترحيب باستبدال قوة أجنبية أخرى على الأرض السورية، بمعنى أن الكاتب ينظر إلى الأمر من زاوية التدخل المؤقت لمصلحة مشتركة، يعقبه انسحاب كل القوات الأجنبية من سورية، ولا يمكن لأي سوري القبول بأدنى من ذلك، مهما كانت الذرائع.

أخيرا يجب التأكيد على حقيقة أن خياراتنا، نحنُ أبناء الشعب السوري، اليوم في حالة ضعف لا يمكن إنكارها، وفي ظل احتلال أرضنا من مختلف الجيوش والمليشيات، محدودة، مع أملنا بدفع جدي لعمليةٍ سياسيةٍ تفضي إلى عزل الأسد وإنهاء حقبة الاستبداد واستعادة الشعب السوري قراره. والأهم أن تستوعب مكونات الشعب السوري، وخصوصا الأقليات من الثورات المشتعلة في العراق ولبنان، بأن المحاصصات لا تبني أوطاناً، ولا تحقّق مستقبلاً لأي مجموعة إثنية أو دينية أو طائفية.

Les forces russes acheminent des dizaines de camions chargés d’équipement militaire et logistique dans leur nouvelle base militaire à Aïn Issa…


Patrouille russe de la police militaire à Manbij octobre 2019

Les forces russes acheminent des dizaines de camions chargés d’équipement militaire et logistique dans leur nouvelle base militaire située dans la ville d’Ain Issa, au nord de Raqqa.

6 novembre 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris que les forces russes avaient acheminé au moins 40 camions (remorques) vers sa nouvelle base militaire située dans la ville d’Ain Issa, au nord de la ville de Raqqa, qui était une base qui appartenait à la coalition. L’Observatoire syrien a publié il y a de nombreuses heures que des renforts appartenant à la police militaire russe, comprenant au moins 15 véhicules, étaient arrivés à la base militaire russe située dans la zone Al-Iza’a à l’ouest de la ville d’Ain al-Arab (Kobané), à environ 4 km.

L’Observatoire syrien a suivi mardi le passage d’une patrouille conjointe turco-russe dans la ville d’Ain al-Arab (Kobané) et sa campagne orientale,
Des sources de l’OSDH ont signalé qu’un certain nombre de personnes de la ville avaient lancé des pierres sur la patrouille, exprimant leur mécontentement face à l’accord russo-turc sur la «zone de sécurité».

 

القوات الروسية تستقدم عشرات الشاحنات المحملة بالمعدات العسكرية واللوجستية نحو قاعدتها العسكرية الجديدة في بلدة عين عيسى شمال الرقة

علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أن القوات الروسية عمدت إلى استقدام ما لا يقل عن 40 شاحنة (قاطرة مقطورة) نحو قاعدتها العسكرية الجديدة في بلدة عين عيسى شمال مدينة الرقة والتي كانت قاعدة تابعة للتحالف، حيث تحمل الشاحنات التي وصلت قبل ساعات أسلحة وذخائر بالإضافة لمعدات عسكرية ولوجستية، ونشر المرصد السوري منذ ساعات، أن تعزيزات تابعة للشرطة العسكرية الروسية، ومؤلفة من ما لا يقل عن 15 آلية ومركبة وصلت إلى القاعدة العسكرية الروسية في منطقة الإذاعة غرب مدينة عين العرب (كوباني) بنحو 4 كلم، وكان المرصد السوري رصد يوم أمس الثلاثاء، تسيير دورية تركية – روسية مشتركة في مدينة عين العرب (كوباني) وريفها الشرقي، وأبلغت مصادر المرصد السوري أن عدد من أهالي المدينة قاموا برشق الدورية بالحجارة كتعبير منهم عن استياءهم من الاتفاق الروسي – التركي حول “المنطقة الآمنة”،

Daech S’attaque aux camions citernes pétroliers à Raqqa


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L’Organisation de « l’Etat » s’attaque aux camions citernes pétroliers propriétés de la famille d’Al-Qatarji à Raqqa

5.11.2019 – Enab Baladi

L’Organisation de l’Etat islamique (Daech) a annoncé qu’il a ciblé des ciblait des citernes appartenant à la famille Qatarji, fidèles au régime syrien, transportant du pétrole des zones des Forces démocratiques syriennes (FDS) à Raqqa vers des zones sous le contrôle du régime syrien.
Hier, lundi 4 novembre, selon l’agence du média de l’organisation, ses combattants ont visé plusieurs citernes de transporter du pétrole dans des zones contrôlées par le régime syrien, près du village de Khas Ajeel, district de Karama, à l’est de la ville de Raqqa, avec des mitraillettes.
Ils ont également visé un citerne en lançant des grenades près du village de Mazraat al-Qahtaniya, à l’ouest de la ville de Raqqa, ce qui a entraîné l’incendie du citerne.
L’agence a souligné que les citernes visés appartenaient à la famille de Qaterji, en référence à l’homme d’affaires Hossam Qatarji, membre de l’Assemblée du peuple syrien.

تنظيم “الدولة” يستهدف صهاريج نفط لعائلة القاطرجي في الرقة

ألسنة النيران الناتجة عن احتراق صهاريج وقود في الشركة السورية للنفط بحمص - 1 من أيار 2019 (حيدر رزوق)

ألسنة النيران الناتجة عن احتراق صهاريج وقود في الشركة السورية للنفط بحمص – 1 من أيار 2019 (حيدر رزوق)

أعلن تنظيم “الدولة الإسلامية” استهداف صهاريج تابعة لعائلة القاطرجي، الموالية للنظام السوري، تنقل النفط من مناطق “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد) في الرقة إلى مناطق النظام.

وبحسب وكالة “أعماق” التابعة للتنظيم أمس، الاثنين 4 من تشرين الثاني، فإن مقاتلي التنظيم استهدفوا عددًا من الصهاريج المخصصة لنقل النفط إلى مناطق سيطرة النظام السوري، قرب قرية خس عجيل التابعة لناحية الكرامة شرق مدينة الرقة، بالأسلحة الرشاشة.

كما استهدفوا صهريجًا بإلقاء قنابل يدوية عليه قرب قرية مزرعة القحطانية غرب مدينة الرقة، ما أدى إلى إحراق الصهاريج بالكامل.

وأوضحت الوكالة أن الصهاريج المستهدفة تعود ملكيتها إلى عائلة القاطرجي، في إشارة إلى رجل الأعمال حسام القاطرجي وعضو مجلس الشعب.

وتأتي العملية بعد اعتراف التنظيم بمقتل زعيمه، “أبو بكر البغدادي”، والمتحدث باسمه، “أبو حسن المهاجر”، خلال غارة أمريكية على ريف إدلب، الأسبوع الماضي، وتنصيب “أبو إبراهيم الهاشمي القرشي” زعيمًا جديدًا للتنظيم.

وبرز اسم عائلة القاطرجي خلال السنوات الماضية كوسيط بين تنظيم “الدولة الإسلامية” (في أثناء سيطرته على الآبار) و”قسد” من جهة، والنظام السوري من جهة أخرى لنقل المحروقات من المنطقة الشرقية.

حسامقاطرجي تعاون مع “داعش” وأسس شركة نفط في سوريا

وفرضت وزارة الخزانة الأمريكية عقوبات على شركة “القاطرجي” النفطية في سوريا، في أيلول عام 2018، كونها لعبت دور الوسيط بين النظام السوري وتنظيم “الدولة الإسلامية”، عبر تسهيلها نقل شحنات نفطية بين الطرفين، بالإضافة إلى تزويد النظام بالفيول وشحنات أسلحة وتقديم الدعم المالي.

ويأتي ذلك في ظل إعلان الولايات المتحدة الأمريكية هيمنتها على آبار النفط في المنطقة عبر إبقاء قوات حولها بهدف حمايتها.

وكان الرئيس الأمريكي، دونالد ترامب، أكد  الجمعة الماضي، في خطاب مع أنصاره في ولاية ميسيسيبي الأمريكية رغبته في عودة الجنود الأمريكيين الموجودين في سوريا إلى منازلهم، لكنه استدرك، “لقد قمنا بتأمين حقول النفط، فأنا أحب النفط”.

وجاء ذلك عقب تهديدات وجهها وزير الدفاع الأمريكي، مايك إسبر، بحسب ما نقلت وكالة “رويترز”، في 29 من تشرين الأول الماضي، إلى كل من روسيا والنظام السوري بالتصدي لأي محاولة انتزاع للسيطرة على حقول النفط من أي طرف كان.

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