Syrie. Carnage et dévastation à Raqqa après la « guerre d’anéantissement » dirigée par les États-Unis


  • Amnesty International a enquêté sur le terrain dans la ville dévastée.
  • La coalition dirigée par les États-Unis a utilisé de nombreuses munitions explosives imprécises dans des zones peuplées de civils.
  • Même les bombes de précision de la coalition ont fait un nombre effroyable de victimes parmi la population civile.
  • La coalition a tué des centaines de civils pour finalement laisser partir les combattants de l’État islamique. 

Au milieu des ruines de Raqqa, les habitants ne comprennent pas pourquoi les forces de la coalition menée par les États-Unis ont détruit la ville, tuant des centaines de civils, dans le but de la « libérer » du groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI), a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport publié à la veille du premier anniversaire du lancement de cette offensive. 

Les chercheurs de l’organisation se sont rendus sur 42 sites touchés par des frappes aériennes de la coalition aux quatre coins de la ville dévastée et ont interrogé 112 habitants ayant survécu au carnage et perdu des proches. 

Les récits détaillés figurant dans le rapport Syrie. La « guerre d’anéantissement » a fait des ravages dans la population civile à Raqqa mettent sérieusement à mal les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles ses forces ont fait le nécessaire pour limiter au maximum les pertes civiles. Ce rapport donne quatre exemples emblématiques de familles civiles qui ont été lourdement touchées par les bombardements aériens incessants. À elles quatre, elles ont perdu 90 proches et voisins – dont 39 d’une même famille –, presque tous tués par des frappes de la coalition. 

Ces cas sont loin d’être isolés et prouvent clairement que de nombreuses attaques de la coalition ayant fait des morts et des blessés parmi les civils et détruit des habitations et des infrastructures ont bafoué le droit international humanitaire.

« Quand tant de civils sont tués attaque après attaque, c’est clairement qu’il y a un problème ; cette tragédie est en outre aggravée par l’absence d’enquêtes, plusieurs mois après les faits. Les victimes méritent que justice leur soit rendue », a déclaré Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies.

Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise

« Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies. 

« Durant les quatre années où il a contrôlé la ville, l’EI a commis de nombreux crimes de guerre. Toutefois, ces violations – dont l’utilisation de civils comme boucliers humains – ne dégagent pas la coalition de son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les dommages infligés aux civils. C’est l’utilisation répétée d’armes explosives dans des zones d’habitation, où la coalition savait pourtant que des civils étaient piégés, qui est la cause de la dévastation de la ville et du nombre si important de morts et de blessés. Même avec des armes de précision, tout repose dans le choix des cibles. »

Une « guerre d’anéantissement » 

Peu avant le lancement de cette campagne militaire, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, avait promis une « guerre d’anéantissement » de l’EI.

L’opération menée par la coalition sous la direction des États-Unis du 6 juin au 12 octobre 2017 pour chasser l’EI de sa « capitale » autoproclamée, Raqqa, a fait des milliers de morts et de blessés parmi la population civile et a détruit la majeure partie de la ville. Des habitations, des bâtiments publics et privés et des infrastructures ont été réduits à l’état de ruines ou trop endommagés pour pouvoir être réparés.

Les habitants se sont trouvés piégés tandis que les combats faisaient rage dans les rues de Raqqa entre les militants de l’EI et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) sous direction kurde, soutenus par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie incessants de la coalition. L’EI a placé des mines sur les voies de sortie de la ville et a tiré sur les personnes qui essayaient de s’enfuir. Plusieurs centaines de civils ont été tués chez eux ou dans les lieux où ils s’abritaient, ou ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de fuir.

Les forces américaines, britanniques et françaises de la coalition ont conduit des dizaines de milliers de frappes aériennes et les forces américaines ont reconnu avoir procédé à 35 000 tirs d’artillerie pendant l’offensive sur Raqqa. Plus de 90 % des frappes aériennes ont été menées par les forces américaines.

« Un haut responsable militaire américain a déclaré que jamais autant d’obus n’avaient été tirés sur un même lieu depuis la guerre du Viêt-Nam. Les tirs d’obus n’étant précis qu’à 100 mètres près, il n’est pas étonnant que les victimes civiles aient été si nombreuses », a déclaré Donatella Rovera. 

Un carnage parmi la population civile

Le rapport d’Amnesty International mentionne des victimes de tous milieux socioéconomiques et de tous âges (la plus jeune étant une petite fille d’un an et la plus âgée un octogénaire respecté). Certaines ont été contraintes de rester dans la ville car elles étaient trop pauvres pour payer des passeurs pour les faire sortir ; d’autres sont restées car, ayant travaillé toute leur vie, elles avaient trop à perdre en laissant leur maison ou leur entreprise derrière elles.

Leurs histoires poignantes et l’ampleur des pertes contrastent fortement avec les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour limiter le nombre de victimes civiles. En septembre 2017, au plus fort du conflit, le général de corps d’armée Stephen Townsend, commandant américain de la coalition, a écrit qu’il n’y avait « jamais eu une campagne aérienne plus précise dans toute l’histoire des conflits armés ». 

Ce n’est pas ce que disent les habitants de Raqqa, comme Munira Hashish, qui a survécu à une frappe aérienne : « Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

« Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

Les quatre familles dont il est question dans le rapport ont vécu un calvaire.

La famille Aswad est une famille de commerçants qui avaient travaillé dur toute leur vie pour se construire une maison à Raqqa. Certains de ses membres sont restés pour protéger leurs biens des pillages, trouvant refuge à la cave. Cependant, le 28 juin, une frappe aérienne de la coalition a détruit le bâtiment, tuant huit civils – en majorité des enfants. Un autre membre de la famille a perdu la vie en marchant sur une mine posée par l’EI quand il est revenu dans la ville plusieurs jours plus tard pour essayer de récupérer les corps. 

Bien qu’elle ait tenté à plusieurs reprises de fuir, la famille Hashish a perdu au mois d’août 17 de ses membres en l’espace de deux semaines, principalement des femmes et des enfants. Neuf ont été tués par une frappe aérienne de la coalition, sept sont morts en tentant de fuir sur une route minée par l’EI, et deux autres ont été victimes d’un tir de mortier des FDS.

Le cas de la famille Badran est peut-être celui qui illustre le mieux le calvaire vécu par les civils piégés à Raqqa. En quelques semaines, 39 membres de cette famille ont été tués lors de quatre frappes aériennes distinctes menées par la coalition, alors que la famille tentait désespérément d’éviter les lignes de front très mouvantes en changeant régulièrement d’endroit dans la ville.

« Nous pensions que les forces qui venaient chasser Daesh [l’EI] savaient ce qu’elles faisaient et s’en prendraient à Daesh en épargnant les civils. Nous étions naïfs. Quand nous avons réalisé à quel point la situation était devenue dangereuse partout, il était trop tard ; nous étions piégés », a déclaré Rasha Badran à Amnesty International. Après avoir tenté de fuir à plusieurs reprises, elle et son mari ont finalement réussi à s’échapper ; ils ont perdu toute leur famille, dont leur unique enfant, une petite fille d’un an prénommée Tulip, dont ils ont enterré le petit corps près un arbre.

Ruines à Raqqa

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

 

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/06/syria-raqqa-in-ruins-and-civilians-devastated-after-us-led-war-of-annihilation/

Syria: Raqqa in ruins and civilians devastated after US-led ‘war of annihilation’

سوريا: مدينة الرقَّة تحولت إلى أنقاض والمدنيون يعانون أهوال الدمار في أعقاب “حرب الإبادة” التي يشنُّها التحالف بقيادة الولايات المتحدة

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الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه


Extermination-Kurde-des-Assyriens.Web

La ville syrienne Raqqa … devient un théâtre de tension entre arabes et kurdes que l’Amérique tente de contenir

Amin Al-Assi
30 mai 2018

Un conflit s’est émergé récemment dans la ville syrienne « Raqqa », entre des forces soutenues par les États-Unis, une faction solide kurde et une brigade faisant partie de l’Armée syrienne libre, dont le coeur du conflit sur le sort de cette vaste province stratégiquement importante. Il semblerait que la coalition internationale ait rapidement entouré ce différend, car l’escalade pourrait embrouiller les cartes dans l’est de la Syrie, notamment avec l’émergence du mécontentement populaire contre les tentatives des partis kurdes de dominer la région à majorité arabe, tandis que des sources locales confirment que ces troubles pourraient devenir une désobéissance civile.

Des affrontements ont éclaté dimanche dernier, entre les combattants « de la Brigade Révolutionnaire de Raqqa » et les « forces démocratiques de la Syrie » (FDS), que les unités kurdes représente son poids principal, suite à la récente attaque contre le quartier général de la brigade dans le quartier Rumaila à la périphérie de la ville nord-est de Raqqa, tandis que les FDS demandent la sortie des combattants de la Brigade de quitter complètement la ville. Des sources locales ont confirmé que les “Forces démocratiques syriennes” ont déployé des renforts militaires dans le quartier et ses environs, avant que la coalition internationale, qui soutient les « FDS », ne limite le conflit,

 

الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه

أمين العاصي
30 مايو 2018

طفا على السطح في مدينة الرقة السورية أخيراً خلاف مستحكم بين قوات تدعمها أميركا، ويشكل فصيل كردي نواتها الصلبة، وبين لواء تابع للجيش السوري الحر، جوهره الصراع على مصير هذه المحافظة مترامية الأطراف وذات الأهمية الاستراتيجية. ويبدو أن التحالف الدولي طوّق هذا الخلاف سريعاً، لأن من شأن تصاعده خلط الأوراق في شرق سورية، مع ظهور تململ شعبي ضد محاولات حثيثة من قبل أحزاب كردية للهيمنة على منطقة ذات غالبية عربية، فيما تؤكد مصادر محلية أن هذا التململ ربما يتطور إلى عصيان مدني.

واندلعت اشتباكات، الأحد الماضي، بين مقاتلي “لواء ثوار الرقة”، و”قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، التي تشكّل الوحدات الكردية ثقلها الرئيسي، إثر مهاجمة الأخيرة مقراً للواء في حي الرميلة على أطراف مدينة الرقة الشمالية الشرقية، فيما تطالب هذه القوات بخروج مقاتلي اللواء من المدينة بشكل كامل. وأكدت مصادر محلية أن “قوات سورية الديمقراطية” نشرت تعزيزات عسكرية في الحي ومحيطه، قبل أن يتدخل التحالف الدولي، الذي يدعم “قسد”، لتطويق الخلاف، عقب خروج تظاهرة في حي الرميلة منددة بـ”قوات سورية الديمقراطية” ومناصرة لـ”لواء ثوار الرقة”. وجاءت الاشتباكات بعد أسبوع من التوتر بين الطرفين، قتلت خلاله “قسد” 3 من مقاتلي “ثوار الرقة” في حوادث متفرقة، في محاولة “ترهيب” جديدة للواء الذي نقل مقراته من ريف الرقة الشمالي إلى حي الرميلة ومقرات “قيادة الفرقة 17” سابقاً ومزرعة الأسدية و”السجن المدني”، شمال مدينة الرقة. من جانبه، أكد المرصد السوري لحقوق الإنسان أن مناطق في مدينة الرقة تشهد توتراً بين “قسد” من جهة و”لواء ثوار الرقة” من جهة أخرى، مشيراً إلى خروج تظاهرة في حي الرميلة بالمدينة في محاولة لمنع “قوات سورية الديمقراطية” من اعتقال قيادي من “لواء ثوار الرقة”.

ويعد “لواء ثوار الرقة”، التابع لـ”الجيش السوري الحر”، من أوائل الفصائل العسكرية التي تشكلت في محافظة الرقة في العام 2012، وكان له دور بارز في السيطرة على مدينة الرقة بداية العام 2013. كما خاض اللواء، الذي يضم المئات من أبناء محافظة الرقة، معارك ضد تنظيم “داعش”، مطلع العام 2014، انتهت بخروج مقاتلي اللواء إلى الشمال السوري، حيث شارك مع الوحدات الكردية في صد هجوم “داعش” على مدينة عين العرب في العام ذاته، وسقط العشرات من مقاتليه قتلى في تلك المعارك. ووجد اللواء، الذي يحظى باحترام كبير من أبناء المحافظة، نفسه مضطراً للانضواء تحت راية “قوات سورية الديمقراطية” بحكم تمركزه الجغرافي في ريف الرقة الشمالي، ولكن هذه القوات استبعدته عن معركة تحرير الرقة من “داعش” بسبب ثقله الشعبي في المحافظة. وأكدت مصادر محلية، لـ”العربي الجديد”، أن قيادة اللواء “ضاقت ذرعاً من تصرفات قوات سورية الديمقراطية بحق المدنيين في المحافظة، خصوصاً لجهة إجبار الشبان على التطوع في صفوفها، إضافة إلى مساعي الوحدات الكردية الحثيثة من أجل العبث بالهوية العربية الخالصة لمحافظة الرقة”. وكشفت المصادر عن أن هناك حراكاً مدنياً سلمياً ضد “قسد” في الرقة بدأ يتصاعد أخيراً و”ربما يتطور إلى عصيان مدني”، مضيفة: “بدأت الأصوات ترتفع مطالبة بانسحاب هذه القوات من عموم المحافظة، وتسليم الرقة لمجلس مدني حقيقي مكون من أبنائها القادرين على إدارتها، بعيداً عن محاولات الوحدات الكردية إخضاع المحافظة لمشيئتها”.

وكانت “قوات سورية الديمقراطية” قد سيطرت في أكتوبر/ تشرين الأول العام 2017 على مدينة الرقة بعد معارك طاحنة امتدت لأشهر مع تنظيم “داعش”، انتهت بتدمير المدينة بشكل شبه كامل نتيجة القصف الجوي من طيران التحالف الدولي، بقيادة أميركا، والمدفعي من هذه القوات. وشرعت “قسد” منذ ذلك الوقت في تطبيق إجراءات ترى مصادر محلية أن هدفها “تكريس سيطرة الوحدات الكردية على واحدة من أهم المحافظات السورية من الناحية الاقتصادية”، إذ تعد الرقة واحدة من أهم السلال الغذائية في سورية. وتعد محافظة الرقة رابع المحافظات السورية الأربع عشرة من حيث المساحة، بعد حمص ودير الزور والحسكة، وتبلغ نحو 20 ألف كيلومتر مربع، أي أكثر من 10 في المائة من مساحة سورية. وتمتد محافظة الرقة على مساحة أكثر من 150 كيلومتراً من الغرب للشرق، وعلى مساحة 200 كيلومتر من الشمال إلى الجنوب، إذ تصل حدودها إلى قلب بادية الشام. وتضم المحافظة عدة مدن وبلدات كبرى، أبرزها مدينة الرقة، مركز المحافظة، ومدينة الطبقة، التي تقع إلى الغرب من الرقة بنحو 50 كيلومتراً، وهي الأكثر أهمية، كونها تضم سد الفرات الذي يحتجز بحيرة يصل طولها إلى 80 كيلومتراً وعرضها في بعض المواقع أكثر من 5 كيلومترات. كما تتبع لمحافظة الرقة أيضا مدينة تل أبيض التي تقع شمال الرقة بنحو مائة كيلومتر على الحدود السورية التركية، وباتت من أهم معاقل الوحدات الكردية في شمال شرقي سورية، حتى أصبحت تشكل مصدر قلق للجانب التركي. وتسيطر قوات النظام ومليشيات محلية موالية لها على قسم من ريف الرقة الجنوبي الشرقي جنوب نهر الفرات الذي يقسم المحافظة من الوسط.

ومرت محافظة الرقة السورية بتحولات كبرى خلال فترة زمنية قصيرة، إذ وقعت تحت سيطرة المعارضة السورية في العام 2013، بعد طرد النظام منها، ثم استولى عليها تنظيم “داعش”، وأصبحت أهم معاقله في سورية، قبل أن تستولي عليها “قوات سورية الديمقراطية” التي تُتهم من قبل فعاليات مدنية معارضة باتباع سياسة لا تقل خطورة عن سياسة “داعش” في فرض ثقافة دخيلة على المحافظة، تقوم على مبادئ زعيم حزب العمال الكردستاني، عبد الله أوجلان، وهي مرفوضة من عموم سكان محافظة الرقة ذات الطبيعة العشائرية المحافظة. وهاجر عدد كبير من أبناء محافظة الرقة مع استيلاء “داعش” عليها، خصوصاً النشطاء الذين كانوا هدفاً مباشراً للتنظيم، واستقر غالبية هؤلاء المهاجرين في مدينة شانلي أورفة في جنوب تركيا. وتعمل الحكومة السورية المؤقتة، المرتبطة بالائتلاف الوطني السوري، على تشكيل مجلس محلي للرقة، ولكن يبقى بلا تأثير مباشر كونه يعمل من خارج الأراضي السورية، فيما شكلت “قوات سورية الديمقراطية” مجلساً محلياً، أغلبه من الموالين لها، لذا لا يتمتع بثقة الشارع في المحافظة.

 

تجدد المخاوف من فتنة عربية – كردية بعد مواجهات بين «قسد» و«ثوّار الرقة»

دبي – «الحياة» | منذ 29 مايو 2018

Peurs renouvelées d’une émeute arabe-kurde après des affrontements entre les «FDS» et les «rebelles de Raqqa»

Environ 300 étrangers chaque jour


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Tête-daechiotte+Assad

Dans un entretien avec le quotidien « Asharq Al-Awsat », Abou Mansour (un commandant marocain de l’État islamique, fait prisonnier par les Forces démocratiques syriennes (FDS) lors de la chute de Raqqa) évoque également le nombre d’arrivées d’étrangers en Syrie. Selon lui, jusqu’à la fin de 2013, celui-ci ne dépassait pas 150 par mois. « Après mon entrée en fonction, et à partir de 2014, environ 300 étrangers venaient chaque jour pour se battre dans les rangs de l’organisation », affirme-t-il.

Les membres de Daech ont alors mis en place un bureau d’enregistrement spécial, chargé de noter les noms, la nationalité et la date d’entrée des recrues étrangères. La majorité des combattants venaient de Tchétchénie, de Géorgie et d’anciennes républiques soviétiques, souligne-t-il. Parmi les djihadistes venant des pays arabes, les Tunisiens étaient les plus nombreux, suivis des Marocains, des Algériens, des Égyptiens et des Libyens.

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Daech-affirme-avoir-tue-le-Pere-Paolo-DallOglio-apres-son-enlevement-en-2013-2017-11-06-1200889877?from_univers=lacroix&id_folder=1382461&position=9

Washington nie son implication dans l’accord kurde et «Daech» – Perquisition chez LafargeHolcim


Washington nie son implication dans l’accord kurde et «Daech»
Le Pentagone a nié toute implication dans un accord secret entre les combattants kurdes et a “Daech” pour quitter la ville de Raqqa, tout en notant le respect de l’accord. Le porte-parole du pentagone pour le Moyen-Orient, Eric Bahon, a déclaré que l’accord était “une solution locale à un problème local“, ajoutant que “l’accord permettait aux civils, aux familles des combattants de Daech et aux sympathisants de sortir de la ville de Raqqa, et donne une chance aux membre locaux de l’organisation à se réintégrer à nouveau dans la société”.
(Agence Anatolie)

واشنطن تنفي ضلوعها في اتفاق الأكراد و«داعش»٠
نفت وزارة الدفاع الأميركية ضلوعها في اتفاق سري بين المقاتلين الأكراد و «داعش» من أجل مغادرة الأخير مدينة الرقة، مشيرة في الوقت ذاته إلى احترامها للاتفاق. واعتبر المتحدث باسم البنتاغون لـشـؤون الـشـرق الأوسـط إريك باهون، أن الاتفاق «حل محلي لمشكلة محلية»، موضحاً أن «الاتفاق يسمح للمدنين، وعائلات مسلحي داعش، بالخروج من الرقة، ويعطي لـعـنـاصـر التنظيم المـحـلـيـن فرصة
الاندماج بالمجتمع من جديد»٠
(الأناضول)

 

Embarquement-Deir-Ez-Zor

 

Les locaux parisiens de la société LafargeHolicim ont été perquisitionnés ce mardi dans le cadre de l’enquête sur sa cimenterie de Djalabiya, en Syrie.

 

LafargeHolcim---Daech

مداهمة مقر لافارج في باريس

داهم المحققون الفرنسيون، أمس الثلاثاء، في باريس مقر مجموعة لافارج، التي يشتبه بآنها مولت بطريقة غير مباشرة جماعات إرهابية في سوريا، بينها «داعش» وفق ما ذكر مصدر قريب من التحقيق والمجموعة الفرنسية السويسرية للإسمنت وقالت ناطقة باسم لافارج «نحن نتعاون بشكل تام مع المحققين، لكن ليس بوسعنا الإدلاء بمزيد من التعليقات حول هذا التحقيق الذي لا يزال جاريا»٠

 

Syrie: Perquisition en cours chez LafargeHolcim à Paris

 

PARIS (Reuters) – LafargeHolcim a déclaré mardi qu‘une perquisition était en cours à son siège parisien dans le cadre de l‘enquête sur les conditions de fonctionnement de sa cimenterie de Jalabiya, en Syrie, confirmant une information de France Inter. 

LafargeHolcim a déclaré mardi qu’une perquisition était en cours à son siège parisien dans le cadre de l’enquête sur les conditions de fonctionnement de sa cimenterie de Djalabiya, en Syrie, confirmant une information de France Inter. /Photo d’archives/REUTERS/Arnd Wiegmann
 

“LafargeHolcim confirme qu‘une perquisition est en cours à son siège corporate français”, a dit une porte-parole du cimentier franco-suisse. “LafargeHolcim coopère pleinement avec les autorités, mais ne peut faire d‘autre commentaire car il s‘agit d‘une enquête en cours.”

Le parquet de Paris a ouvert en juin dernier une information judiciaire contre Lafarge, soupçonné d‘avoir contribué à financer l‘organisation Etat islamique pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie syrienne en 2013 et 2014.

Le groupe, alors dirigé par le PDG Bruno Lafont, a fusionné l‘année suivante avec le suisse Holcim.

Une enquête interne a confirmé que des paiements avaient été effectués à des groupes armés en Syrie et a jugé que des mesures visant à maintenir la cimenterie en activité étaient “inacceptables”.

LafargeHolcim a engagé des mesures correctives, mais a estimé que le directeur général Eric Olsen, dont le départ a été annoncé au printemps dernier, “n’était ni responsable, ni pouvant être considéré comme informé des actes répréhensibles identifiés dans le cadre de cette enquête”.

Le parquet de Paris n‘a pas fait de commentaire à ce stade.

Par ailleurs, GBL, qui détient une participation de 9,4% dans le cimentier, a également annoncé mardi que ses locaux avaient été perquisitionnés en Belgique dans le cadre de cette affaire.

La holding du milliardaire belge Albert Frère a dit qu‘elle coopérait pleinement à l‘enquête.

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1DE1DG-OFRTP

ترامب في الرقة.. وبوتين في المصيدة – Trump est à Raqqa.. et Poutine est dans le piège…


ترامب في الرقة.. وبوتين في المصيدة

عمار ديوب

2 نوفمبر 2017

Military-situation-in-Syria-17-sept-2017

Military-situation-in-Syria-17-sept-2017 – Positions militaires sur le terrain en Syrie – 17 septembre 2017

ساد رأيٌ لسنواتٍ خلت، أن أميركا أعطت روسيا الحق بالتصرّف بشؤون سورية، وتحديد مصير الحكم فيها؛ ولكن سيطرة أميركا عبر “قوات سورية الديمقراطية” على الرقة ومحيطها وشرق دير الزور ومدن الشمال، أي مساحات واسعة من سورية، أعادت النقاش لهذه المُسلّمة. رافق ذلك كلامٌ يتصاعد تباعاً عن إعمار الرّقة بالتحديد، الكلام هذا يقوله الأوروبيون والأميركان، وهناك وزير سعودي زار المدينة للسبب ذاته. الرسالة واضحة هنا، ليس من مشاريعٍ دوليّة لإعادة الإعمار في كل سورية، وفي “سورية المفيدة”، قبل الانتقال السياسي، وتحديد مصير الحكم، بشكلٍ يتجاوز الكلام المُسفّ عن نصرٍ يُحققه النظام من دون توقف، بل وتناول “المصير” النظام ذاته٠
عكس تصريحات بوتين عن حشر ممثلي”شعوب سورية” في حميميم أو في مطار دمشق الدولي، هناك تصريحات أميركية تقول إن النظام السوري الحالي غير صالحٍ للحكم مستقبلاً؛ الحديث هذا يأتي على خلفية الانتهاء من “داعش” ولجم جبهة النصرة في إدلب والتخلص منها بالتدريج، أي يأتي في لحظةٍ حسّاسة، تتناول النقاش عن اجتماعات أستانة وموعدٍ لمؤتمر جنيف جديد في الشهر الجاري، ولقاءات جديدة يُجريها مسؤولون أميركان مع دي ميستورا، وكلام “هجومي” من وزير الخارجية الأميركية، ريكس تيلرسون، وهو ما يعكس رغبة أميركية لرؤية جديدة في الشأن السوري٠
يمكن تفسير التصعيد الأميركي على خلفية استراتيجية ترامب ضد إيران، وضرورة فك التحالف بين روسيا وإيران، وإعادة الأخيرة إلى حدودها السيادية، بل إن ترامب يُهدّد بالتراجع عن الاتفاق النووي، ووضع الحرس الثوري وحزب الله على قائمة الإرهاب. يدعم الرؤية الأميركية هذه تراجع “داعش” وقوى الإرهاب وسقوط الحجة الإيرانية بتشكيل الحشد الشعبي أو الوجود في سورية تحت هذا المسمى، وهي الذريعة نفسها التي شكلّت بها أميركا ائتلافها وتحالفها الدولي؛ وتحجيم إيران يتوافق مع مطالب إسرائيل والسعودية بخصوص سورية والمنطقة. إذاً، على روسيا التحرّك سريعاً لحسم قضية إيران، والتخلي عن “استهزائها” بالعالم، وتهميش جنيف، بل وأستانة، واستبدالهما بمسار حميميم، والعودة إلى رشدها، وأن أميركا ما زالت الدولة الأولى في العالم، ولن تمنح سورية لقمة سائغة لها من دون رضىً، وللرضى الأميركي هذا شروط٠
ترفض أميركا الوجود الإيراني، وسيكون وجودها هناك داعماً للأكراد، ولقطع الطريق البرّي على إيران، وأن كل الحرب ضد “داعش” هي من أجل إعادة تموضعها مجدّداً في سورية والعراق؛ البدء بإعمار الرّقة سيُشكل نقلةً نوعية في السياسة الأميركية، حيث ستُحاصِر إيران وتركيا، وستمدّ الأكراد بأوهام كبيرة حول “الفيدرالية”، على الرغم من رفضها هذه الفيدرالية، وهذا سيساعدها في التخلص من “داعش” وتهميش إيران خصوصا، وستُجبر تركيا على توافقاتٍ سياسية، تهدّد علاقة الأخيرة بروسيا ووجودها في كل المنطقة، والنتيجة هنا تهميش تركيا!٠
مما لا يجوز توهمه، على الرغم من الخطوة الأميركية، أن الأكراد سينالون حقوقاً أكثر من حقوق المواطنة في سورية، وحكما ذاتيا موسعا في العراق، وأيضاً لن يحصل تغيير في الحدود القديمة للدول، لكن تهميش الدول أكثر فأكثر هدف أميركي بامتياز. ستسير أميركا بالعراق مجدّداً نحو إعادة “السنة” إلى الحكم مع الكرد والشيعة، وهي رسالتها إلى رئيس إقليم كردستان، مسعود البارزاني أخيرا، إذ تركته وحيداً في الجبال. وفي سورية، ستعمل من أجل نظام يُشبه العراق، أي نظام طائفي، وهذا يتعارض مع الرؤية الروسية في إبقاء النظام، وإحداث تغييرات طفيفة في مؤسساته الأمنية والعسكرية، الأمر المرفوض أميركيا، فالتغيير يجب أن يشمل هذه المؤسسات، ولكن بما لا يحطّمها٠
وستعتمد روسيا على الخليج وأوروبا في الإعمار، لكن أوروبا والخليج. وعلى الرغم من الخلافات البينية بين دول الأخير، فإنّهم يصطفون خلف أميركا بما يتعلق بالمرحلة التالية لدحر “داعش”، أي الاستقرار والانتقال السياسي، وحينها ستفتح “صنابير” المال من أجل إعادة الإعمار، أي المساهمة في نهب سورية بالمعنى الدقيق للكلمة. وبالتالي، تفرض أميركا، وبعد سيطرتها على مساحات واسعة من سورية، شروطها، وذلك من أجل حصة كبيرة لها في سورية٠
الغضب الروسي من “الرقة أولاً” لا يُقدّم ولا يُؤخر شيئاً في الأمر، فما وراء ذلك قضايا يجب حسمها مباشرة، والتلكّؤُ فيها يعني أن روسيا ستغرق في سورية أكثر فأكثر، وإذا كانت فعلاً مهتمةً بالانتقال السياسي، وباحتلال سورية، فإنّ ذلك يمرُّ عبر جنيف، وإعادة تقاسم سورية، وليس المنطقة الشرقية فقط، وإعادة تقييم دورها العالمي ذاته، ولا سيما أن روسيا توهّمت أنّها ترسم السياسة العالمية برفضها التخلي عن القرم، وبدخولها العسكري إلى سورية، وبعقد صفقاتٍ عسكريةٍ كبيرة مع كل من تركيا وإيران ودول الخليج، وباستهتارها بالعقوبات المفروضة عليها، وبسياسات أوباما الانكفائية. روسيا غاضبة من التموضع الأميركي الجديد، لكن الأخير يتحرّك بهدوءٍ شديدٍ، وخطابات ترامب يجب أن تُؤخذ على محمل الجد٠
شهر نوفمبر/ تشرين الثاني الجاري حافل باللقاءات، ويُفترض بهيئة التفاوض رفض “توصيات” موسكو، وإشراك “منصاتها” فيها، وإعادة التأكيد على أن جنيف هو الأساس في الشأن السوري، والتنديد الواسع بكل الممارسات المناقضة لاتفاقية تخفيض التوتر، والإصرار على تنفيذها واستكمال تشكيل مجالس محلية خاصة فيها. وفي الوقت عينه، رفض إلحاق الرّقة بالإدارة الذاتية في الحسكة، وكذلك يفترض بالأميركان أن يتدخلوا دبلوماسياً بشكل كبيرٍ، وبما يعيد إلى جنيف أهميته؛ الروس معنيون، كما أوضحنا، بتهميش الدور الإيراني الفاقد لمبرّراته، وكذلك بالتخلي عن أولويات حميميم، والعودة إلى مبادئ جنيف، ورفضُهم هذه الفكرة يعني استمرار الأميركان بالرّقة أولاً ومدن الشمال، وإغراق روسيا في سورية أكثر فأكثر٠

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/11/1/1-ترامب-في-الرقة-وبوتين-في-المصيدة

La colère russe du « d’abord Raqqa » n’avance ni retarde en rien la situation, car il y a des problèmes qui devraient être résolus immédiatement, et la procrastination de leurs applications signifie que la Russie va se couler, de plus en plus, en Syrie; si elle est réellement intéressée par la transition politique, et par l’occupation du pays, elle doit passer par Genève, par le partage de la Syrie entière et non pas de la région orientale uniquement. La Russie devrait réévaluer son rôle dans le monde lui-même, car elle s’est imaginée dessinant la politique mondiale, en refusant d’abandonner la Crimée, puis en intervenant militairement en Syrie, effectuant de grandes transactions militaires avec la Turquie, l’Iran et les pays du Golfe; et par son insouciance des sanctions qui lui ont été infligées ainsi que par les politiques de retrait d’Obama. La Russie est en colère à cause de la nouvelle position américaine, qui évolue très discrètement, quant aux  discours de Trump, elle doit les prendre au sérieux
Le mois de novembre est plein de rencontres, le Haut Conseil de négociation syrien est sensé rejeter les « recommandations » de Moscou, ou l’implication dans les « plates-formes »; il doit souligner à nouveau que “Genève” est la base de la question syrienne, il doit condamner tous les comportements ne respectant pas les accords de réduction de la violence dans les zones de désescalades, insister sur la mise en œuvre et l’achèvement de la formation des “conseils locaux” dans ces zones. En même temps, refuser l’annexion de Raqqa par la direction de l’autogestion d’al-Hasakah, il est ainsi supposé que les américains interviennent diplomatiquement de façon spectaculaire, pour rendre à “Genève” son importance. Les Russes sont, comme nous l’avons précisé, concernés par la marginalisation du rôle de l’Iran qui n’a plus sa justification, ainsi que d’abandonner les priorités de la rencontre dans la base militaire de Hmaimin et de retourner aux principes de “Genève”, le rejet de ces idées signifie l’installation des Américains d’abord à Raqqa et dans les villes du nord, et le dumping, de plus en plus, de la Russie en Syrie.

La « Syrie utile » à l’Est … la prochaine explosion entre la Russie, l’Amérique et l’Iran


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« La Syrie utile » à l’Est … la prochaine explosion entre la Russie, l’Amérique et l’Iran
24 octobre 2017

Les États-Unis s’orientent vers la consolidation de sa présence dans l’est de la Syrie, notamment après le contrôle des « forces démocratiques syriennes – FDS» sur la plupart de la province de Raqqa et une partie de la campagne de Deir Ez-Zor, riche en gaz et en pétrole, ce qui a soulèvé le rancune de la Russie, qui soutient les forces du régime et tente de contrôler la ville de Deir Ez-Zor et sa campagne, les derniers bastions de l’organisation “Daech” en Syrie. L’Est de la Syrie est devenue le théâtre le plus important de la compétition russo-américaine. Les déclarations américaines indiquent que Washington a l’intention de rester longtemps dans la partie Est, surtout dans la province de Raqqa, devenue une zone d’influence américaine et occidentale. Le contrôle des « forces démocratiques syriennes » principale force de frappe terrestre de l’Amérique à l’est de la Syrie, sur le champ pétrolier d’Al-Omar, le plus grand en Syrie, dans le cadre d’un large pas vers la consolidation du contrôle américain sur l’est de la Syrie, dont certains observateurs considèrent comme une représentation réelle du terme « la Syrie utile » lancé par le régime il y a quelques années, mais l’Est était en dehors du périmètre prédéfini par le régime.
Le terme de « 
la Syrie utile » a été lancé par le régime à travers ses appareils médiatiques depuis plus de deux ans, il comprend Damas, le centre de la Syrie, la côte (à l’ouest) et le nord, et exclut l’est du pays, qui comprend la majeure partie de la richesse économique. Il se compose de trois grandes provinces en termes de superficie : Raqqa, Hasaka et Deir Ez-Zour, qui forment plus de la moitié de la surface de la Syrie et comprend ses fortunes économiques, hormis la situation géographique ecceptionnelle, que Washington reconnait l’importance dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, où il a placé tout son poids militaire et médiatique pour le dominer, ce qui a soulevé l’hystérie de la Russie, car Moscou estime que son adversaire traditionnel (Washington) va « jouer » de telle manière que cela pourrait leur enlever des gains importants en Syrie. Les forces du régime, soutenues par les Russes, ont essayé de couper la route devant l’avancé des « FDS » en direction du champ pétrolier d’Al-Omar, mais un mouvement imprévu de ce dernier lui a permis de le devancer, pour déclarer en premier le contrôle du champ, un mouvement qui reste encore entourée de mystère, et vraisemblablement venu suite à des ententes Américaines avec l’organisation « Daech » conclues dernièrement dans la ville de Raqqa, qui ont permis à l’organisation de sauver des centaines de ses hommes armés baricadés dans la ville de Raqqa.
Le porte-parole de la Coalition, le Colonel Ryan Dillon, a déclaré à l’Associated Press que la coalition dirigée par les Etats-Unis était en contact avec la Russie pour éviter tout affrontement entre les combattants pro-coalition et le régime syrien près du champs d’Al-Omar. Il a ajouté : « La coalition a l’intention de continuer à apaiser le conflit avec les Russes, afin de s’assurer que les forces alliées et le soutien aérien de l’alliance puissent travailler en toute sécurité dans la zone du champs pétrolier Al-Omar et dans les environs ». Dillon a déclaré que les « FDS sont confrontées aux combattants de « Daech » dans un complexe résidentiel adjacent au champ », notant que « les forces démocratiques syriennes continuent la sécurisation des zones clés et lancent des attaques en profondeur dans les zones encore sous le contrôle de l’organisation, tout au long des frontalières de l’Irak, et dans le district de Deir Ez-Zor ».

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Il est attendu, que les conditions dans l’Est de la Syrie, deviennent plus compliquées surtout dans la province de Deir Ez-Zor après l’élimination de « Daech » ce qui n’est qu’une question de temps, d’autant plus que le régime continue d’insister sur son retour aux zones contrôlées par les « FDS », ce qui signifie la possibilité d’un affrontement armé entre les deux forces dans une incarnation réelle de rivalité entre Moscou et Washington, qui commence à faire surface après que la Russie s’est rendue compte que les États-Unis consacraient une présence militaire à Raqqa. L’Est de la Syrie est devenu divisé entre les deux, alors que les « Unités kurdes », principale composante des « FDS », contrôlent la majeure partie de la province de Hasaka, la zone agricole la plus fertile et la plus riche en pétrole, qui comprend plusieurs grands puits, notamment le puit Al-Rmelan et contrôlent également la majeure partie de la province de Raqqa caractérisée par une situation géographique importante, et de ses deux grands barrages, qui sont sous le contrôle de ces forces, qui ont commencé à consacrer leur existence à travers la formation des « conseils locaux » qui lui sont associés. Raqqa est également caractérisée par son importance agricole et de ses dizaines de puits de pétrole et de gaz, contrôlés par les forces du régime dans la campagne méridionale de Raqqa. Un contexte d’une concurrence acharnée est présente à l’est de la Syrie. La concurrence pour la province de Deir Ez-Zor s’est intensifiée, et interagit quotidiennement, alors que les « FDS » se déplacent plus vite que prévu au nord du fleuve de l’Euphrate, et contrôlent les nouveaux sites de l’organisation « Daech », au point de contrôler presque toute la campagne de Deir Ez-Zor au nord de la rivière, Où la richesse pétrolière est concentrée. En même temps, les forces du régime, qui se déplacent au sud de la rivière, contrôlent presque toute la ville de Deir Ez-Zor et toute la région située au sud de la rivière, il est donc susceptible de se déplacer dans les jours qui viennent vers la ville d’Abou-Kamal, sur la frontière irako-syrienne.

Les forces du régime ont perdu, cependant, le plus important puit de pétrole et les usines d’assemblages et de production, car les « FDS » ont pris le contrôle des puits de Koniko et de Jufrah, et sont susceptibles de se diriger vers le champ important de Tanak après le contrôle du champ Al-Omar.

Un haut fonctionnaire du gouvernement Al-Assad a suggéré, lundi, que les forces du régime peuvent tenter de revenir à Raqqa, ce qui laisse apparaître l’appréhension du régime et sa préoccupation concernant les développements successifs, notamment en termes de la déclaration de plusieurs Etats Occidentaux, de leur intention de reconstruire la ville. Le ministre de la communication du régime, Mohammad Ramiz Turgeman, a déclaré lors d’une interview avec les médias russes, que son gouvernement considère qu’aucune terre n’est libéré en Syrie « que lorsque l’armée arabe syrienne s’y pénètre, et que le drapeau national soit hissé sur ses bâtiments » selon ses termes. Il a ajouté : « Ce qui est arrivé à Raqqa, et la sortie de l’organisation terroriste de Daech, est une chose positive, mais il est nécessaire que les forces syrienne entrent dans la ville, peu importe quel groupe s’y trouvait, qu’il soit nommé l’organisation (Daech), ou toute autre organisation terroriste, ou autres groupes »

Suite à la critique du ministère russe de la Défense, concernant la rapidité avec laquelle les pays occidentaux ont spécifié des fonds pour la reconstruction de la ville de Raqqa, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien, Ibrahim al-Jaafari, à Moscou, le mécontentement de son pays du parcours de la bataille de Raqqa et ce qui s’en est suivi. Il a déclaré que Moscou attendait des « éclaircissements » de Washington sur les « comportements étranges » observés par les Russes lors de la récente bataille de Raqqa. Il a souligné que « Moscou et Washington continuent, cependant, leur contact sur la question de Syrie, le règlement du conflit au niveau militaire avec les ministères des affaires étrangères des deux pays ». Il a expliqué « que, durant la dernière période, il a été observé des comportements étranges de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, notamment, aux moments où l’armée syrienne attaquait Daech, des attaques de l’organisation terroriste sont venues, à plusieurs reprises, des zones contrôlées par les groupes soutenus par les US américains », et en référence à « l’exode massif des militants Daech de Raqqa », Lavrov a dit qu’il « a demandé plus d’une fois quels sont les objectifs que les Etats-Unis veulent atteindre en Syrie, et la réponse était toujours la même, la guerre contre Daech, c’est pourquoi Moscou cherche à obtenir des réponses explicites et claires au sujet de la nouvelle politique de Washington en Syrie et la mise en place de conseils locaux sur le territoire d’un Etat souverain ». La Grande-Bretagne a annoncé, avant-hier, qu’elle a alloué 13 millions d’euros d’aide, pour ouvrir la voie à la renaissance de vie dans la ville de Raqqa, suite à l’annonce de la France, qu’après la fin des hostilités avec « Daech » dans Raqqa, elle fournira un soutien financier similaire, d’une valeur de 15 millions d’euros. La vitesse de la réponse occidentale à la reconstruction de Raqqa affiche l’intention de Washington et de ses alliés européens de convertir Raqqa en une base permanente dans le Mashreq arabe, à travers laquelle ils pourraient frapper les ambitions russes et iraniennes à dominer le Levant, qui est au seuil d’une nouvelle étape, confirmant que la solution finale a besoin davantage du temps pour être traitée.

Le régime se retrouverait dans l’obligation de céder, dans une tentative pour contenir les ambitions kurdes, de créer une entité avec un pigment kurde dans les zones contrôlées par les unités kurdes, surtout que son allié russe, pousse vers l’établissement d’une solution politique dans le pays fondée sur la mise en place d’un système décentralisé. Et Moscou essaie de tenir une conférence nommée « les Peuples de Syrie » dans la base militaire russe de Hmeimine, située sur la côte syrienne, lors de laquelle les Kurdes auraient une part, car la Russie cherche à pénétrer les relations entre les Kurdes syriens et les Américains, en agitant le papier de l’entité kurde, dans une solution politique durable. Mais il semblerait que les efforts russes puissent réussir, compte tenu du lien étroit entre les Kurdes et les Américains à ce stade sensible du conflit sur la Syrie, car les Kurdes craignent l’abandon de Washington s’ils essayent de satisfaire les Russes au dépend de leur relation avec les Américains, en particulier en Syrie de l’est. Il semblerait que l’Est syrien pourrait être le théâtre de rivalité entre les iraniens et l’Arabi Saoudite, surtout après une visite surprise d’un ministre de l’Arabie, la semaine dernière à Ain Issa, située au nord de Raqqa, car la visite était un message direct de Riyad à Téhéran que le rêve iranien pour former un « croissant chiite » ne sera pas atteint. Téhéran cherche à contrôler le désert syrien à l’est de la Syrie afin de faciliter sa tâche d’établir la route terrestre reliant la Syrie et le Liban passant par l’Irak, c’est ce qui l’a poussé à mobiliser plusieurs milices dans sa conquête militaire en Orient, que les enfants de ce pays paient le prix des conflits régionaux et internationaux, qui n’est encore qu’à son début.

Al-Raqqa et Deir Ez-Zour sont devenues désertes et vides de leurs habitants, de dizaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le désert et les camps, tandis que des dizaines meurent sous le double bombardement de l’aviation internationale de la coalition occidentale et des russes.

 https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/10/23/سورية-المفيدة-شرقا-الانفجار-الآتي-بين-روسيا-وآمديكا-وإيران

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سورية المفيدة” شرقاً…الانفجار الآتي بين روسيا وأميركا وإيران

أكتوبر 24/ 2017ا محمد أمين

تتجه الولايات المتحدة نحو ترسيخ وجودها في شرقي سورية الغني بالثروات، بعد سيطرة “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، التي تدعمها، على أغلب مساحة محافظة الرقة، وجزء من ريف دير الزور الغني بالنفط والغاز، وهو ما يثير حفيظة روسيا، الداعمة لقوات النظام التي تحاول السيطرة على مدينة دير الزور وريفها، آخر معاقل تنظيم “داعش” المهمة في سورية. وبات شرق سورية أهم مسارح التنافس الروسي الأميركي، إذ تدل التصريحات الأميركية على أن واشنطن تنوي البقاء طويلاً في هذا الشرق، خصوصاً في محافظة الرقة التي باتت منطقة نفوذ أميركي وغربي. وجاءت سيطرة “قوات سورية الديمقراطية”، يد أميركا البرية الضاربة في شرقي سورية، على حقل العمر، أكبر حقول النفط في سورية، في إطار خطوة واسعة باتجاه ترسيخ السيطرة الأميركية على شرقي سورية، الذي يعتبره مراقبون تمثيلاً حقيقياً لمصطلح “سورية المفيدة” الذي أطلقه النظام منذ سنوات، وكان هذا الشرق خارجه٠

وكان النظام قد أطلق عبر ماكيناته الإعلامية منذ أكثر من عامين هذا المصطلح، مشيراً إلى أنه يضم دمشق، ووسط سورية، وساحلها، وشمالها، واستثنى شرق البلاد الذي يضم معظم الثروات الاقتصادية في البلاد. ويتكون شرق سورية من ثلاث محافظات كبرى من حيث المساحة، هي الرقة، والحسكة، ودير الزور، وهي أكثر من نصف مساحة سورية، وتضم ثروات البلاد الاقتصادية، عدا عن الموقع الجغرافي المميّز الذي أدركت واشنطن أهميته في إطار الصراع على الشرق الأوسط، فوضعت ثقلها العسكري والإعلامي من أجل الهيمنة عليه، وهو ما أثار هيستيريا روسية، إذ ترى موسكو أن خصمها التقليدي (واشنطن) يسيّر “اللعبة” بطريقة من الممكن أن تحرمها مكاسب مهمة في سورية. وحاولت قوات النظام، المدعومة من الروس، قطع الطريق أمام “قسد” إلى حقل العمر النفطي، لكن حركة مباغتة من الأخيرة جعلتها في المقدمة، لتعلن السيطرة على الحقل، في خطوة لا يزال يكتنفها الغموض، وربما تأتي تنفيذاً لتفاهمات أميركية مع تنظيم “داعش” أبرمت في مدينة الرقة أخيراً، أتاحت للتنظيم إنقاذ المئات من مسلحيه الذين كانوا يدافعون عن مدينة الرقة٠

 وأعلن المتحدث باسم التحالف، الكولونيل ريان ديلون، لوكالة “أسوشييتد برس”، أن التحالف، الذي تقوده أميركا، يتواصل مع روسيا حالياً لتجنب أي صدام بشأن المنطقة التي تفصل بين مقاتلين موالين للتحالف وقوات النظام السوري، وتقع حول حقل العمر. وقال إن “التحالف يعتزم الاستمرار في تخفيف حدة الصراع مع الروس، لضمان أن تتمكن القوات الحليفة والدعم الجوي الخاص بالتحالف من العمل بشكل آمن في حقل العمر النفطي وحوله”. وأضاف ديلون إن “مقاتلي قوات سورية الديمقراطية يواجهون فلول مقاتلي تنظيم داعش في مجمع سكني متاخم للحقل”، مشيراً إلى أن “قوات سورية الديمقراطية ستستمر في تأمين مناطق رئيسية، وشن هجوم في عمق مناطق خاضعة لسيطرة التنظيم على طول الحدود مع العراق، وفي منطقة دير الزور”٠

ومن المتوقع أن تتأزم الأوضاع أكثر في شرق سورية بعد القضاء على “داعش” في محافظة دير الزور، والذي بات مسألة وقت لا أكثر، خصوصاً أن النظام لا يزال يصر على العودة إلى المناطق التي تسيطر عليها “قوات سورية الديمقراطية”، ما يعني احتمال اندلاع صدام مسلح بين القوتين في تجسيد حقيقي للخصومة بين موسكو وواشنطن، والتي بدأت تطفو إلى السطح أخيراً بعد إدراك روسيا أن الولايات المتحدة تكرس وجوداً عسكرياً في الرقة. وبات الشرق السوري موزعاً بين القوتين، إذ تسيطر الوحدات الكردية، عماد “قوات سورية الديمقراطية”، على أغلب محافظة الحسكة، أبرز سلال سورية الغذائية، والغنية بالبترول، إذ تضم عدة آبار كبيرة، أبرزها حقل الرميلان، كما تسيطر على غالبية محافظة الرقة التي تتميز بموقع جغرافي مهم، فضلاً عن وجود أكبر سدين في سورية على أراضيها، وباتا تحت سيطرة هذه القوات التي بدأت تكرس وجودها من خلال تشكيل “مجالس محلية” مرتبطة بها. كما تتميز الرقة بأهميتها الزراعية، ووجود عشرات آبار النفط والغاز، التي سيطرت عليها قوات النظام في ريف الرقة الجنوبي في سياق التنافس المحموم على الشرق السوري. ويشتد التنافس على محافظة دير الزور، ويتفاعل بشكل يومي، إذ تتحرك “قوات سورية الديمقراطية” شمال نهر الفرات بشكل أسرع مما هو متوقع، وتسيطر على مواقع جديدة من تنظيم “داعش”، بحيث تقترب من السيطرة على كامل ريف دير الزور شمال النهر، والذي تتركز فيه الثروة النفطية. في هذا الوقت، تتحرك قوات النظام جنوب النهر، وتقترب من السيطرة على كامل مدينة دير الزور، وكامل المنطقة الواقعة جنوب النهر، ومن المرجح أن تتجه خلال أيام إلى مدينة البوكمال على الحدود السورية العراقية. لكن قوات النظام فقدت أهم آبار النفط ومحطات التجميع والتوليد، إذ سيطرت “قوات سورية الديمقراطية” على العمر، وكونيكو وحقل الجفرة، ومن المرجح أن تتجه نحو حقل التنك المهم بعد سيطرتها على حقل العمر٠

وألمح مسؤول بارز في حكومة النظام، أمس الإثنين، إلى أن قوات الأخير ربما تلجأ لمحاولة العودة إلى الرقة، ما يظهر توجس النظام، وقلقه من التطورات المتلاحقة، خصوصاً لجهة إعلان عدة دول غربية نيتها إعادة إعمار المدينة. وقال وزير إعلام النظام، محمد رامز ترجمان، في تصريحات لوسائل إعلام روسية، إن حكومته لا تعتبر أي أرض في سورية محررة “إلا بدخول قوات الجيش العربي السوري إليها، ورفع العلم الوطني فوق مبانيها”، وفق تعبيره. وأضاف “ما حدث في الرقة، وخروج تنظيم داعش الإرهابي منها، أمر إيجابي، لكن من الضروري أن تدخل القوات السورية المدينة، وذلك بغض النظر عمن كان فيها، تحت ما يسمى تنظيم (داعش)، أم أية منظمة، أو كتلة أخرى”٠

وبعد انتقادات وزارة الدفاع الروسية، أول من أمس، لسرعة تخصيص دول غربية أموالاً لإعادة إعمار مدينة الرقة، عبّر وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، خلال مؤتمر صحافي مشترك مع نظيره العراقي، إبراهيم الجعفري، في موسكو أمس الإثنين، عن استياء بلاده من مجريات معركة الرقة وما بعدها. وقال إن موسكو تنتظر “توضيحات” من واشنطن، حول “تصرفات غريبة” لاحظتها روسيا في معركة الرقة الأخيرة. وأشار إلى أن “موسكو وواشنطن تتواصلان في ما يخص سورية حول تسوية النزاع على مستوى العسكريين، وبين خارجيتي البلدين”. وأوضح “أنه، في الفترة الأخيرة، لوحظت تصرفات غريبة من التحالف الدولي بقيادة الولايات المتحدة، حيث تكرر هجوم الجيش السوري ضد داعش مع هجوم التنظيم الإرهابي من المناطق التي تسيطر عليها مجموعات مدعومة من الولايات المتحدة الأميركية”، مشيراً إلى “الخروج الجماعي لمسلحي داعش من الرقة”. وأعلن لافروف أنه “تساءل أكثر من مرة عن الأهداف التي تريد الولايات المتحدة تحقيقها في سورية، والجواب كان دائماً نفسه، وهو أن الهدف هو الحرب على داعش والانتصار عليه، لذا فإن موسكو تتطلع للحصول من واشنطن على ردود صريحة وواضحة حول السياسة الجديدة لواشنطن في سورية وإنشاء المجالس المحلية على أراضي دولة ذات سيادة”وكانت بريطانيا قد أعلنت، أول من أمس، أنها خصصت 13 مليون يورو كمساعدات تُمهد لتدفق الحياة مجدداً في مدينة الرقة، وذلك بعد أن أعلنت فرنسا، عقب انتهاء المعارك مع “داعش” في المدينة، تقديم دعم مماثل، قيمته 15 مليون يورو. وتظهر سرعة الاستجابة الغربية لإعادة إعمار الرقة نيّة واشنطن وحلفائها الأوروبيين تحويل الرقة إلى قاعدة دائمة في المشرق العربي، تستطيع من خلالها ضرب الطموحات الروسية والإيرانية في الهيمنة على هذا المشرق، الذي بات على أعتاب مرحلة جديدة، تؤكد أن أوراق الحل النهائي في سورية تحتاج إلى مزيد من الوقت كي تجهز٠

وربما يجد النظام نفسه مضطراً للتنازل، في محاولة لاحتواء الطموحات الكردية في إنشاء كيان ذي صبغة كردية في المناطق التي تسيطر عليها الوحدات الكردية، خصوصاً أن حليفه الروسي يدفع باتجاه ترسيخ حل سياسي يقوم على إنشاء نظام لا مركزي في البلاد. وتحاول موسكو عقد مؤتمر “شعوب سورية” في قاعدة حميميم العسكرية على الساحل السوري، من المنتظر أن يكون للأكراد نصيب فيه، إذ تسعى روسيا إلى اختراق العلاقة التي تربط أكراد سورية بالأميركيين، من خلال التلويح لهم بورقة الكيان الكردي في أي حل سياسي مستدام. لكن يبدو أنه من الصعوبة بمكان أن تنجح المساعي الروسية، في ظل الارتباط المتين بين الأكراد والأميركيين في هذه المرحلة الحساسة من الصراع على سورية، إذ يخشى الأكراد تخلي واشنطن عنهم في حال محاولتهم إرضاء الروس على حساب علاقتهم مع الأميركيين، خصوصاً في شرق سورية. كما يبدو الشرق السوري مرشحاً ليكون مسرح تنافس إيراني سعودي، خصوصاً بعد الزيارة المفاجئة لوزير سعودي، الأسبوع الماضي، إلى منطقة عين عيسى شمال الرقة، إذ كانت الزيارة رسالة مباشرة من الرياض لطهران مفادها أن الحلم الإيراني بتشكيل “الهلال الشيعي” لن يتحقق. وتسعى طهران للسيطرة على البادية السورية وشرق سورية من أجل تسهيل مهامها بإنشاء طريق بري يربطها بسورية ولبنان عبر العراق، ولهذا حشدت عدة مليشيات تتبع لها في الصراع على هذا الشرق الذي يدفع أبناؤه ثمن صراعات إقليمية ودولية لا تزال في البدايات. وباتت الرقة ودير الزور خاليتين من سكانهما، إذ تشرد عشرات الآلاف في البراري والمخيمات، فيما يقتل يومياً العشرات بقصف مزدوج من طيران التحالف الدولي، والطيران الروسي٠

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‪Scénarios de guerres en parallèle à la « stratégie de Trump » contre l’Iran


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Vendredi 19 octobre 2017,

Abdelwahab Badrakhan

Il y a une guerre ou de petites guerres dont les causes et les files se tissent dans l’atmosphère de la région arabe, qui pourraient-être la traduction réelle de « tempête » mentionnée par le président américain avant de dévoiler sa nouvelle stratégie pour faire face à l’Iran. Il est possible que les motivations de Donald Trump «America First» ne soient pas concomitantes avec les besoins de la région, mais ils convergent sous une forme ou une autre, et si les risques et les menaces ont des degrés, il ne fait aucun doute que l’Iran soit aujourd’hui le plus élevé et le plus sévère. Lorsque la crise nucléaire a éclaté, Téhéran a mis en service sa bombe des milices sectaires alors qu’elle travaillait pour achever sa bombe nucléaire. En réalité il aurait dû traiter avec ces deux bombes ensemble à égalité, comme étant des menaces essentielles. Mais Barack Obama a choisi de répondre à la menace nucléaire urgente et reporter le danger des milices sectaires, réel et interactif, contribuant ainsi à sa couverture, pour obtenir le «pire accord» Américain, mais l’Iran l’a déclaré comme « meilleure accord » qui cache une acceptation des ses crimes sectaires, comme en témoigne la levée des sanctions, qui ne la prive aucunement de sa bombe nucléaire.

Le comportement interne de l’Iran n’a pas changé, mais à l’étranger il a déchaîné les brides tactiques de vandalismes et de destructions des communautés, car son prochain objectif visait à arracher la reconnaissance politique de son influence, tout en profitant de deux nouveaux outils: l’organisation «Daech» et la guerre américaine déclarée contre l’organisation. Bien que l’administration Obama, avec tous ses organes, était consciente de la relation profonde entre l’Iran et le régime syrien avec les groupes terroristes, refuse d’affronter les deux simultanément. La séparation de la « Stratégie Trump » de celle de la « stratégie d’Obama » est claire, car il positionne le rôle de l’Iran dans le soutien au terrorisme et la déstabilisation de la région en parallèle au problème de l’accord nucléaire et les dangers, qui étaient définis superficiellement et timidement par Obama, ressortent le dossier noir de l’Iran – République islamique-, et sa contribution à la mise à mort de centaines de soldats américains tout au long des trois dernieres décennies, aussi la violence sectaire en Iraq et l’embrasement de la guerre civile en Syrie et au Yémen, outre sa menace pour ses voisins, pour le commerce international et la liberté de navigation… dans le sens où «l’esprit» de l’accord (nucléaire) était nécessaire pour faire face à toutes ces questions, y compris limiter le développement des missiles balistiques, ce qui était une question de débat et de désaccord lors des négociations de Vienne.

Tout cela construit un «problème» qui existe déjà et nécessite un traitement sérieux nottamenent la stabilité de la région arabe et la lutte contre le terrorisme sont de véritables objectifs pour les puissances internationales, en particulier pour les États-Unis. La «question» est également devenue en réalité: comme l’a montré la « stratégie Trump » ne dispose pas d’éléments de négociation, que les États-Unis veulent réduire l’influence des Iraniens et que l’Iran le cherche une reconnaissance de son influence. D’autres facteurs, tels que la crise nord-coréenne, le conflit froid entre les Amériques, la Russie et la Chine, ainsi que la réticence européenne, excluent la pression (ou le compromis) pour une solution négociée. Ces partis sont sortis en profitant de l’accord nucléaire ou attendent des gains gelés par les restrictions des Etats-Unis; même les Européens qui méprisent le régime iranien et sont au courant des résultats désastreux de son expansion régionale ne semblent pas en faveur de l’annulation de cet accord ou être soumis aux normes de Washington. Mais la « stratégie Trump » peut les forcer à clarifier, tôt ou tard, leurs positions «avec» ou «contre». Et ce n’est pas une coïncidence que deux personnes concernées à l’époque (Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU, et Mohamed El-Baradei, Directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique) mentionnent que l’atmosphère actuelle est similaire à celle qui régnait avant l’Invasion et l’occupation de l’Iraq. Cela est peut être vrai, mais ce ne sera pas une invasion ou une occupation cette fois-ci, quant au théâtre choisi, il est décidé par Israël, ce sera en Syrie et au Liban, et est toléré par les Américains (et les Russes?) Avec des répercussions qui peuvent s’étendre à l’Iraq.

L’importance de cette stratégie, en ce qu’elle est la première qui est claire de l’époque de Trump. Elle est la conséquence d’un consensus entre les différentes ailes de l’administration, et était saluée par des personnalités distinctes au Congrès (John McCain et Paul Ryan). Les explications les plus importantes sont venues des parties contribuantes à sa formulation, en particulier le ministre des Affaires étrangères Rex Tillerson, qui a dit que « la fin du jeu (avec l’Iran), mais c’est un jeu à long terme », en insistant sur le traitement avec toutes les menaces iraniennes et non sur l’accord nucléaire uniquement, concluant que Washington cherche à « changer » le régime iranien en soutenant les forces de l’opposition. Le Pentagone, quant à lui, il a annoncé qu’il effectue un examen exhaustif des activités et des plans soutenant la nouvelle stratégie, le conseiller à la sécurité nationale Herbert McMaster complète en disant que Trump « n’autorisera pas que l’accord soit une couverture à un gouvernement épouvantable pour le développement d’une arme nucléaire … et nous savons du comportement iranien dans la région et envers l’accord qu’ils ont franchi les lignes tracées maintes fois ». Quant à la déléguée des États-Unis auprès des Nations Unies Nikki Haley, elle a de nouveau souligné « ne pas permettre à l’Iran de devenir la prochaine Corée du Nord », bien que les critiques envers l’administration Trump-poniste prétextant que la déstabilisation de l’accord avec l’Iran pourrait saper les perspectives d’une solution pacifique à la crise avec la Corée du Nord.

Il est clair que la confrontation avec l’Iran est au cœur de la stratégie de Trump et qu’elle pourrait mener à une guerre dont on parlait ces derniers temps. Les services israéliens ont récemment intensifié leurs contacts avec Washington et Moscou, et ont soulevé des idées sur la présence iranienne en Syrie, ils ont défini les lignes rouges qu’il est interdit de dépasser. Il est à signaler que l’accord nucléaire n’est plus la priorité actuelle d’Israël, mais la réduction de l’influence iranienne. Un autre indicateur, la série de réunions tenues récemment à Washington, avec la participation des politiciens et des militaires américains et israéliens et d’autres, en présence des responsables de grandes institutions financières, discutant les axes et les options possibles faces à l’expansion iranienne. Bien que la classification des gardiens de la révolution (pasdaram) en tant que groupe terroriste semble être nécessaire, et formellement adoptée par le président américain, ce qui l’oblige de lui déclarer la guerre comme les autres organisations terroristes, ce qui signifie une guerre étendue que les Amériques n’en veulent pas pour des raisons internes et externes. Quant à la guerre contre le Hezbollah et d’autres milices iraniennes au Liban et en Syrie, en tant qu’outils pour les « gardes » iraniennes, Israël pourrait en prendre l’initiative avec l’approbation implicite des Etats-Unis. Il est à noter que l’appréciation des positions a penché jusqu’au dire que la Russie n’aurait aucune objection, à l’«opportunité» qui s’y présente pour limiter la présence iranienne en Syrie, et qu’elle aurait plus tard un rôle pour la gestion du cessez-le-feu.

Dans tous les cas, si ces attentes seraient vraies, la guerre, cependant, ne sera pas imminente, car elle est liée à la première phase de «post Daech» en Iraq et en Syrie, puis par l’installation des « zones de désescalade » en Syrie, et aussi l’éclaircissement du conflit sur la question kurde. Se sont des étapes que l’Iran cherche à exploiter pour renforcer son influence. Il ne fait aucun doute que les frappes israéliennes continues sur les sites iraniens en Syrie font partie du scénario qui se déroulent sous les yeux des Russes. Le potentiel de confrontation militaire pourrait être voulue aussi par l’Iran, tant qu’elle serait d’abord en dehors de son territoire, et deuxièmement, lui assurerait la perpétuité des conflits, tant qu’il n’obtiendrait pas la reconnaissance attendue, chose qui ne cesse s’éloigner. Par conséquent, le climat de confrontation pourrait le rendre plus agressif dans toute la région arabe.

Traduit de l’arabe:  سيناريوات حربية بموازاة «إستراتيجية ترامب» ضد إيران

عبد الوهاب بدرخان – الحياة ١٩ اكتوبر/تشرين الأول ٢٠١٧

 

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