Aux admirateurs de gauche de la Syrie d’Assad


Assad-Criminel-de-guerre-2017-2

Invité du dernier MediapartLive, consacré à la Syrie, je prolonge ici mon coup de colère contre ces hommes et ces femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde, et qui se déclarent favorables au régime des Assad, père et fils, principal responsable du désastre syrien.

Après des bombardements massifs par l’aviation russe qui ont duré quatre mois, l’armée de Bachar al-Assad et les milices chiites venues de toute part, mobilisées par les mollahs iraniens, ont donc fini par « libérer » Alep-Est. La libérer de qui ? De ses habitants. Plus de 250.000 personnes sont forcés d’évacuer leur ville pour échapper aux massacres, comme avant eux la population de Zabadani ou de Darayya, et comme ce sera le sort, après eux, de bien d’autres Syriens si le « nettoyage » programmé, social et confessionnel, se poursuit dans leur pays, couvert par une grande campagne médiatique d’intoxication.

Qu’en Syrie même des nantis d’Alep, toutes confessions confondues, se réjouissent d’être débarrassés de la « racaille » – entendre les classes populaires qui peuplaient Alep-Est – n’est guère étonnant. On l’a souvent observé ailleurs, la morgue des classes dominantes est universelle.

Que des mollahs chiites d’un autre âge fêtent l’événement comme une grande victoire des vrais croyants sur les mécréants omeyyades, ou proclament qu’Alep était jadis chiite et le redeviendra, peut aussi se comprendre quand on connait leur doctrine aussi délirante que celle de leurs émules sunnites.

Enfin, qu’ici même, en France, en Europe, des hommes politiques et des faiseurs d’opinion d’extrême-droite ou de la droite extrême marquent bruyamment, de nouveau, leur soutien à Assad est également dans la nature des choses. Ils n’ont que mépris pour les Arabes et les musulmans, et ils pensent aujourd’hui comme hier que ces peuplades  doivent être menés à la trique.

Mais comment ne pas exploser de colère en lisant les déclarations favorables au régime des Assad, père et fils, proférés par des hommes et des femmes qui se disent de gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde ? Comment ne pas s’enrager en les entendant vanter l’indépendance, la laïcité,  le progressisme, voire le socialisme d’un clan sans foi ni loi qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’État  militaire,  il y a plus de quarante-cinq ans, et dont le seul souci est de l’exercer éternellement ?  « Assad pour l’éternité », « Assad ou personne », « Assad ou nous brûlerons le pays », scandent ses partisans.  Et cette gauche-là acquiesce sous le prétexte qu’il n’y a pas d’autre choix : c’est lui ou Daech.

Or les Syriens qui se sont soulevés en 2011 n’ont attendu personne  pour dénoncer vigoureusement les groupes djihadistes de toutes origines et de toutes obédiences, Daech en particulier, qui ont infesté leur soulèvement après sa militarisation forcée.  Ces groupes, totalement étrangers à leurs revendications de liberté et de dignité, n’ont d’ailleurs pas tardé à s’attaquer principalement aux forces vives de l’opposition, civiles et militaires, et à sévir contre la population dans les zones qu’ils ont réussi à contrôler. Ils ont ainsi conforté Assad dans sa propagande, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, et lui ont notamment permis de se présenter en protecteur des minorités confessionnelles.

Ces mêmes Syriens ont souvent par ailleurs exprimé leur méfiance vis-à-vis des instances qui ont prétendu, et continuent de prétendre les représenter, et qui se sont révélées d’une effarante médiocrité. Espérant une intervention militaire occidentale qui n’était, de toute évidence, jamais envisagée par l’administration d’Obama, inféodés à tel ou tel pays voisin (l’Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie), divisés entre eux et inexistants sur le terrain, ils ont été incapables de formuler un discours politique cohérent à l’adresse du monde.

Mais ni l’intrusion des djihadistes ni les défaillances de la représentation autoproclamée de la révolution – ni tout autre argument brandi pour justifier l’injustifiable – n’infirment ces deux données fondamentales : la première, que les Syriens avaient mille raisons de se révolter, et la seconde, qu’ils se sont révoltés avec un courage exceptionnel, faisant face, dans l’indifférence quasi générale, à la terreur sans bornes du clan au pouvoir, aux ambitions impériales de l’Iran et, depuis septembre 2015, à une intervention militaire russe agréée par les États-Unis, qui a déjà fait des milliers et des milliers de victimes civiles.

Alors, est-elle vraiment indépendante et anti-impérialiste cette « Syrie d’Assad » où l’Iran et la Russie agissent comme bon leur semble, conjointement ou séparément,  et dont le destin dépend uniquement désormais de leurs accords ou désaccords ?  Que les admirateurs de gauche de ladite Syrie lisent le traité léonin signé avec la Russie, le 26 août 2015, lui accordant des privilèges exorbitants et une totale et permanente immunité quant aux dommages causés par les raids de son aviation.

Peut-on sérieusement qualifier de laïque un régime qui s’est employé dès sa naissance, pour s’imposer et durer, à envenimer les relations entre les différentes communautés confessionnelles, qui a pris en otages alaouites et chrétiens, qui a lui-même présidé à la contamination de la société syrienne par le salafisme le plus obscurantiste, qui a manipulé à son profit toutes espèces de djihadistes, et pas seulement en Syrie ?

Est-ce du progressisme que de promouvoir le capitalisme le plus sauvage, appauvrissant et marginalisant des millions de citoyens, cette masse démunie qui survivait dans les faubourgs des grandes villes ? C’est elle qui a été la principale composante sociale de la révolution, et c’est elle qui a été aussi la cible privilégiée du régime, avec son artillerie lourde, ses barils d’explosifs et son armement chimique. « Tuez-les jusqu’au dernier », réclamaient littéralement les chabbîha (nervis des Assad) depuis le début du soulèvement… et qu’on laisse la nouvelle bourgeoisie « progressiste » piller tranquillement les richesses nationales et entasser ses milliards de dollars dans les paradis fiscaux !

Faut-il encore, après tout cela, rappeler les crimes contre l’humanité commis par Hafez al-Assad, en toute impunité, durant ses trente ans de règne sans partage ?  Deux noms de lieu les résument : Hama où plus de 20.000 personnes, peut-être 30.000, ont été massacrées en 1982, et la prison de Palmyre, véritable camp d’extermination où les geôliers se vantaient de réduire leurs suppliciés en insectes.  C’est de cette même impunité que certains, hélas de gauche, voudraient faire bénéficier Bachar al-Assad, le principal responsable du désastre, de ces plus de dix millions de déplacés, ces centaines de milliers de morts, ces dizaines de milliers de prisonniers, de la torture et des exécutions sommaires dans les prisons, de l’interminable martyre de la Syrie.

Et ce martyre, tant que les bourreaux ne seront pas vaincus et punis, préfigure tant d’autres dans le monde – un monde où la Syrie aura disparu.

Farouk Mardam Bey (historien et éditeur franco-syrien)

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سحق النصرة وتقليم جيش الإسلام – Ecraser le groupe “Al-Nosra” et d’élaguer “Jaych Al-Islam


إحدى القراءات للوضع في المنطقة وتبعات الهجوم السعودي والإماراتي على قطر

عنوان المقال: سقوط درعا ونهاية الأحلام

الهجوم السعودي والإماراتي على قطر، والمقاطعة شبه الكاملة هناك، سيكون لها ثمن يتعلق بتحجيم دور قطر إقليميًّا، وهذا سينعكس بالتأكيد على الأطراف المدعومة من قبلها، وبالتالي هناك ترتيبات جديدة تخص سورية؛ قد تكون نتيجة لذلك الهجوم، وبالعموم لن تكون خارج سحق (النصرة) وتقليم (جيش الإسلام) كذلك؛ مع ترامب ليس للسعودية إلا اليمن، وسورية مسألة توافق بين الدولتين العظمتين؛ وبالتالي ستسحق الأطراف المحسوبة على الدول الخارجية، بما فيها إيران٠

L’attaque de l’Arabie et des Émirats arabes unis contre Qatar et la rupture presque complète avec ce dernier, aurait pour but de réduire son rôle au niveau régional, et donc, une répercussion sur les parties soutenues par Qatar. De nouvelles dispositions concernant la Syrie pourraient être également les conséquences de cette attaque, ne serait moins que d’écraser (Al-Nosra) et d’élaguer la présence de (l’Armée de l’Islam). Avec Trump, l’Arabie Saoudite n’aura que le Yémen, quant à la Syrie, ce ne serait qu’une question d’accord entre les deux superpuissances, et les parties soutenues par des pays étrangers seraient écrasés, y compris l’Iran

Non-à-Vilayat-e-Al-Faqih

Le Vilayat-e-Al-Faqih ou l’Arabie Saoudite

http://www.geroun.net/archives/85421

La Syrie: Réunion de Vienne 30 octobre 2015


المحكمة الجنائية الدولية تأسست سنة 2002 كأول محكمة قادرة على محاكمة الأفراد المتهمين بجرائم الإبادة الجماعية والجرائم ضد الإنسانية وجرائم الحرب وجرائم الاعتداء.

المحكمة الجنائية الدولية تأسست سنة 2002 كأول محكمة قادرة على محاكمة الأفراد المتهمين بجرائم الإبادة الجماعية والجرائم ضد الإنسانية وجرائم الحرب وجرائم الاعتداء.

Crise syrienne : fin de la réunion de Vienne, prochain rendez-vous dans deux semaines

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La réunion internationale sur la Syrie, ouverte vendredi matin à Vienne, s’est achevée après huit heures de négociations, avec des points d’accord mais un désaccord majeur sur le futur rôle de Bachar al-Assad, et reprendra dans deux semaines, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
“Nous avons abordé tous les sujets, même les plus difficiles. Il y a des points de désaccord, mais nous avons suffisamment avancé pour que nous nous retrouvions, dans la même configuration, dans deux semaines”, a-t-il déclaré.
“Il y a des points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord, le principal point de désaccord étant le rôle futur de M. Bachar al-Assad”, a ajouté le chef de la diplomatie française. “Mais il y a un certain nombre de points sur lesquels nous nous sommes mis d’accord, notamment sur le processus de transition, sur la perspective d’élections et la façon dont tout cela devait être organisé et sur le rôle des Nations unies”.
Les membres de la vingtaine de délégations présentes dans la capitale autrichienne, dont celles des Etats-Unis, de la Russie, de l’Iran et de l’Arabie Saoudite, ont quitté l’hôtel Impérial, la plupart sans faire de déclarations. Un communiqué commun devrait être publié en fin d’après-midi.
“Des problèmes importants subsistent, mais nous sommes parvenus à des points d’accord. Cette réunion n’a pas été facile, mais elle a été historique”, a pour sa part résumé le Haut-Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, l’Italienne Federica Mogherini.
La suite des tractations internationales sur la Syrie aura lieu “sous les auspices des Nations unies”, a-t-elle ajouté.

Crimes de guerre : Bachar Al-Assad à la CPI / جرائم حرب: بشار الأسد إلى المحكمة الجنائية


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Crimes-de-guerre-Bachar-Al-Assad-à-la-CPI-2015

Crimes-de-guerre-Bachar-Al-Assad-à-la-CPI-2015*

24 أكتوبر، 2015

ورد في بنود الحل الروسي للأزمة السورية التي تم إقرارها في فيينا

من أصل  البنود الــ 9
إثنان يقضيان بمايلي

البند الرابع
4- يتعهد الرئيس الروسي فلاديمير بوتين شخصيا بعدم ترشح الرئيس السوري بشار الأسد لهذه الانتخابات، لكن هذا لا يمنع ترشح مقربين منه أو شخصيات أخرى من النظام لهذه الانتخابات.

8- تحتفظ روسيا بقواعدها العسكرية داخل سوريا، بموجب قرار يصدر عن مجلس الأمن.

البند التاسع

9- اشترط الروس الإبقاء على بعض بنود الاتفاق سرية، ومن ضمنها مسألة مشاركة الأسد في الانتخابات خوفاً من فقدانه السيطرة على الجيش والقوى المسلحة الأخرى.

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Syrie: La nouvelle alliance anti-Daech


Galactéros – Syrie : la nouvelle alliance anti-Daech

Jeudi 03.09.2015

Rouge-et-Mort

Rouge-et-Mort

On n’y croyait plus ! Les exécutions aussi spectaculaires qu’impunies, le saccage laissé sans réponse de trésors culturels de l’humanité, le grignotage méthodique et ultraviolent d’immenses territoires, les émules sanguinaires aux quatre coins du monde ont fini par inquiéter. “On” semble avoir pris la pleine mesure de la menace constituée par l’État islamique et décidé de lui porter un coup important.
La lutte est en effet sur le point de prendre un tour décisif avec la décision de Moscou d’apporter un soutien militaire important à Damas (déjà appuyé militairement au sol par Téhéran) pour empêcher Daech de submerger le régime exsangue de Bachar el-Assad. Enfin une once de lucidité et de détermination pour rebattre les cartes de nos apprentis sorciers occidentaux, et notamment français, au Moyen-Orient. Car, encore une fois, Paris n’a très probablement rien vu venir et/ou s’est enferré avec jubilation dans son soutien au plus mauvais cheval, celui de la “Coalition nationale syrienne”, très modérément “modérée” et à vendre au plus offrant. Nous qui nous alarmons sans cesse du retour de la politique de puissance de “l’ogre russe” venons, à force d’aveuglement dogmatique, de lui offrir un point d’ancrage régional et d’influence globale considérable…

Des pilotes russes à la rescousse
Une délégation militaire russe serait déjà arrivée en Syrie, installant son camp sur une base aérienne contrôlée par le régime dans la région de Damas et devant servir d’avant-poste aux opérations russes. Dans son sillage, des milliers d’hommes, conseillers, instructeurs, responsables logistiques, personnel technique, responsables de la défense aérienne et pilotes des forces aériennes russes (hélicoptères d’attaque et chasse) seraient en phase de déploiement pour combattre enfin efficacement l’État islamique (et les rebelles) sur le territoire syrien. Russes comme Iraniens ont certes du mal à entraîner et équiper une armée syrienne, laissée en lambeaux par la guerre civile et dont la remontée en puissance opérationnelle pourrait prendre du temps. Mais Moscou fournit déjà chaque semaine, via le port de Tartous, armes (missiles, pièces détachées et différents types de munitions) aux forces syriennes, négocie avec Damas pour la livraison d’avions Mig-29 et Yak-130. Et l’arrivée de pilotes russes dans le ciel syrien ne sera pas sans effet.
Ce mouvement stratégique est aussi le fruit de consultations multiples entre la Russie et l’Iran. Téhéran a dépêché récemment à Moscou le général iranien Quasem Soleimani, chef d’Al-Qods, la force spéciale des Gardiens de la révolution, afin de parler de la menace que l’EI représente pour le régime d’Assad. Empêcher Daech de faire de Damas très affaiblie sa capitale, d’atteindre les républiques de l’ancienne URSS et de remettre en cause la mainmise de Moscou sur Tartous justifie de tout mettre en œuvre pour maintenir Assad au pouvoir et faire du pays une zone tampon précieuse.

Le jeu de Washington
Les Russes ne sont toutefois pas les seuls à coordonner avec les Iraniens leur politique au Moyen-Orient. Washington aussi a consulté des représentants de la République islamique pour agir contre l’EI en Irak. L’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet dernier a permis de faire converger les vues sur la place centrale de l’Iran dans la coalition contre l’organisation jihadiste en Irak, la coopération irano-américaine se concentrant sur la province d’Anbar (où les Irakiens n’ont pas su repousser l’EI) et sur Mossoul, toujours occupée.
On peut logiquement déduire du silence américain sur ce mouvement militaire russe qu’il traduit un quitus implicite à cette implication inquiétante mais bienvenue. L’Amérique, on le sait, ne veut pas s’engager massivement au sol. À ce jour, d’ailleurs, nulle dénonciation publique à Washington de la manœuvre russe et une opportune cessation des appels des États-Unis à la dissolution du régime d’Assad… Tandis que Paris, au plus haut niveau, appelle à la “neutralisation” (sic) du président syrien.
On ne peut toutefois exclure un calcul plus machiavélique de Washington en arrière-fond de cette bienveillance quasi affichée. En effet, Téhéran et Moscou, chaque jour plus affaiblis économiquement par les sanctions (et pour Téhéran par son implication militaire au Yémen et en Irak), ne peuvent que s’enferrer économiquement dans un soutien militaire de longue haleine à Damas, difficile à financer et à légitimer sur le plan intérieur. Cela pourrait favoriser les positions commerciales américaines en faisant pression pour une ouverture maximale du marché iranien, mais aussi les manœuvres politiques de Washington, en relançant la contestation populaire interne dans ces deux pays jusqu’à la déstabilisation de leurs régimes, que les États-Unis appellent toujours de leurs vœux. À tort ou à raison…

Une alliance à fronts renversés
Même la Turquie, qui avait jusqu’alors évité toute action renforçant Assad, a dû digérer le silence américain et se faire pardonner son soutien initial aux mouvements de combattants et d’armements du jeune État islamique. Ankara mène désormais des raids aériens contre Daech en Syrie pour rentrer dans le rang otanien. Mieux encore, au cours d’un récent voyage au Qatar, Erdogan serait parvenu à un accord avec les Qataris et les Saoudiens (!) concernant un programme d’armement des rebelles d’al-Nosra soutenus par les Frères musulmans – pourtant ennemis jurés du régime du Caire et du royaume wahhabite – qui luttent contre Daech (pour des raisons différentes, toutefois). Nous ne sommes plus très loin d’une alliance de circonstance et à fronts renversés entre, d’une part, ces mouvements sunnites rebelles appuyés par les monarchies du Golfe et, de l’autre, le Hezbollah et autres milices chiites ! Tout cela au profit immédiat du “boucher Assad” mais surtout de la sécurité globale des grands acteurs traditionnels.
À défaut d’avoir permis un rapprochement historique entre l’Iran et l’Arabie saoudite, encouragé par Moscou mais contraire aux intérêts pétroliers américains, ces rapprochements de terrain témoignent en tout cas d’une prise de conscience de l’ampleur de la menace que fait peser Daech sur la stabilité du monde. Il ne semble pas que cette lucidité salutaire ait encore atteint les rives de la seine.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/caroline-galacteros/galacteros-syrie-la-nouvelle-alliance-anti-daesh-03-09-2015-1961580_2425.php

La carotte Iranienne

La carotte Iranienne

de la Seine

صح النوم٠٠٠ !٠


Al Assad, Al Jolani, les visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

Al Assad, Al Jolani, Baghdadi : les visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

“ذي ايكونوميست”:هذا ما يميز “داعش” عن باقي التنظيمات الإرهابية

وحشية الصور ومقاطع الفيديو التي يبثها تنظيم “الدولة الإسلامية” (داعش) بقطع رؤوس الرهائن، أو تسديد الرصاص على ‏رؤوسهم بدم بارد، لها غرض مدروس يهدف إلى نشر بروباغندا التنظيم الإرهابي، وفق ما جاء في تقرير لمجلة “ذي ايكونوميست” ‏البريطانية٠‏
المقال الصادر ضمن العدد الأخير للمجلة، أبرز أن تنظيم الدولة لم يكن السباق إلى اعتماد هذه الصور ومقاطع الفيديو لنشر فكره ‏المتطرف، لكنه لفت إلى أن “داعش” تمكن فعلياً من ربط اسمه بتلك التصرفات المشينة، موضحاً أن عمليات التصفية التي يتم ‏تسجيلها وبثها في ما بعد تعد البصمة الرئيسية التي تميّز “داعش” عن باقي التنظيمات المتطرفة٠

وذكر المقال أن آخر ظهور للتنظيم كان يوم 12 أغسطس/ آب الحالي، حين نشر صوراً وحشية لجثة رهينة كرواتي تم ‏إعدامه على ما يبدو في مصر، على يد عناصر الفرع المحلي للتنظيم٠‏

من جهة أخرى، شدد المقال على أن نجاح “داعش” في استقطاب أنصار له من خلال مثل هذه الصور بات يحيّر خصوم التنظيم ‏الكثر، مبيناً أن التنظيم ليس له أصدقاء تقريباً، وأن كراهية “داعش” ربما هي الأمر الوحيد الذي يوحّد السنة والشيعة، ودولاً ‏كالسعودية وإيران، وأميركا وروسيا، وتركيا ونظام الأسد في سورية٠‏

كذلك أشار مقال “ذي ايكونوميست” أن اعتقادات تسود لدى جميع الأطراف التي تحارب “داعش” بكون الحرب على ساحة الأفكار ‏والصور ربما هي من الأهمية بمكان مثل الحرب على الميدان، موضحاً أن حكومات بلدان العالم نجحت بشكل متوالٍ في القضاء ‏على الجماعات الإرهابية، لكنها تستفيق لتجد أخرى قد ظهرت من جديد، ربما تكون أسوأ، ومستعدة لتحلّ مكان تلك التي تم ‏القضاء عليها٠‏

المقال توقف عند الجهود غير العسكرية التي تبذلها دول العالم لمواجهة “داعش”، وأن جل البلدان الإسلامية اتبعت ‏توجيهات دينية لمواجهة التنظيم، وأن عدداً من الدول الغربية دخلت في حرب بروباغندا مع التنظيم، وبعضها أصبح يتشدد ‏في مراقبة ما يُنشر على الشبكة العنكبوتية٠‏

غير أن المقال لفت إلى أن هذه الجهود، وإن كانت قد نجحت في تقليص جاذبية “داعش”، إلا أن التنظيم ما زال قادراً على استقطاب ‏المزيد من الأنصار. وبلغة الأرقام، أشار المقال إلى أنه منذ بدء حملة التحالف الدولي، والذي تقوده الولايات المتحدة الأميركية، ضد ‏التنظيم في سبتمبر/ أيلول الماضي، تم تنفيذ 6 آلاف طلعة جوية، وتمت تصفية ما يصل إلى 15 ألف مقاتل، غير أن التقديرات ‏تُشير إلى أن “داعش” انتقل عدد أنصاره من نحو ما بين 20 ألف و30 ألف مقاتل، إلى ما يقارب 70 ألف مقاتل٠

http://www.alaraby.co.uk/politics/2015/8/15/ذي-ايكونوميست-هذا-ما-يميز-داعش-عن-باقي-التنظيمات-الإرهابية

Daech: en campagne publicitaire ?!! يجب على داعش تحسين صورته القميئة٠٠٠ !!!


Suite à sa mauvaise réputation internationale, “Daech” devrait reprendre son destin en main, en faisant un relooking médiatique, pour devenir plus attrayant !!!…. 

Comme par exemple : ne plus voir la vie en noir ou rouge de sang par ses adhérents, mais plutôt en Rose

بعد انتشار سمعته السيئة على الصعيد العالمي، على «داعش» الأخذ بزمام أمور صورته المتساقطة إعلاميا، بإعطاء نفحة عصرية على صورة تقطر قتامة يمكنها أن تصبح أكثر جاذبية، عسى ولعلّ يغير الله ما في النفوس، بدأ بالنفوس الداعشية !!٠

كتغيير شعاره مثلاً… باستبدال لون الأسود على راياته باللون الوردي مثلاً ؟ !!٠ 

 

Flag_of Islamic State of Iraq ROSE

Flag_of Islamic State of Iraq ROSE – علم تنظيم داعش في العراق والشام

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