Syrie: le régime en passe de conquérir une ville stratégique du nord-ouest


Syrie: le régime en passe de conquérir une ville stratégique du nord-ouest

Actualité International Le Point

Modifié le – Publié le | AFP
Syrie: le régime en passe de conquérir une ville stratégique du nord-ouest
Syrie: le régime en passe de conquérir une ville stratégique du nord-ouest © AFP / Omar HAJ KADOUR

Plus de 38 000 déplacés en cinq jours dans le nord-ouest de la Syrie, selon l’ONU


 

Plus de 38 000 déplacés en cinq jours dans le nord-ouest de la Syrie, selon l’ONU

La région subit des frappes aériennes quasi quotidiennes du régime syrien et de son allié russe. Une escalade qui ne fait qu’aggraver la crise humanitaire en Syrie.

 

Le Monde avec AFP Publié hier à 15h45, mis à jour à 11h46

 

 

Un garçon syrien assis sur les décombres de la maison où il vivait avec sa famille déplacée dans le village de Kafr Taal, à l’ouest d’Alep (Syrie), après un bombardement, le 20 janvier 2020.
Un garçon syrien assis sur les décombres de la maison où il vivait avec sa famille déplacée dans le village de Kafr Taal, à l’ouest d’Alep (Syrie), après un bombardement, le 20 janvier 2020. AAREF WATAD / AFP

Plus de 38 000 personnes ont été déplacées en cinq jours dans le nord-ouest de la Syrie, a annoncé, vendredi 24 janvier, l’Organisation des Nations unies (ONU), qui se dit « profondément préoccupée » par les déplacements de populations en hausse dans cette zone soumise à des raids aériens récurrents.

Les Nations unies reçoivent « des informations quasi quotidiennes faisant état de frappes aériennes et de tirs d’artillerie dans le secteur », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) David Swanson, un porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). « Entre le 15 et le 19 janvier, plus de 38 000 déplacés sont partis, principalement de l’ouest d’Alep » vers d’autres territoires de la province ou des secteurs d’Idlib, a-t-il précisé dans un communiqué.

La province d’Idlib et certaines zones des régions voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié sont dominées par les djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaida). Des groupes rebelles y sont aussi présents. Ces derniers jours, l’aviation russe et celle du régime syrien ont concentré leurs frappes sur les territoires de l’ouest de la province d’Alep, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

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« Grave catastrophe humanitaire »

Depuis le début de décembre, 358 000 personnes ont été déplacées dans le Nord-Ouest syrien, en grande majorité des femmes et des enfants, selon l’ONU. « Cette dernière escalade a ouvert un nouveau front dangereux dans le conflit », a déploré le Comité international de secours (IRC). « Nous sommes déjà en plein dans une grave catastrophe humanitaire », a ajouté l’ONG dans un communiqué.

« Les camps [de déplacés] sont pleins, les services de santé sont débordés, la majorité vit dans des tentes fragiles où s’entassent plusieurs occupants et qui sont régulièrement inondées quand il pleut », selon l’IRC.

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Ces derniers jours, des dizaines de civils ont été tués dans l’ouest de la province d’Alep et à Idlib, principalement dans des raids de l’aviation russe, selon l’OSDH. Vendredi encore, l’aviation du régime et de son allié russe ont bombardé plusieurs villages d’Alep et d’Idlib selon l’Observatoire, qui n’a pas fait état de victimes dans l’immédiat. L’Observatoire détermine les auteurs des raids à partir du type d’avion utilisé, du lieu de la frappe, des plans de vol et des munitions utilisées. De son côté, Moscou nie toute « mission de combat ».

Le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, estime que l’escalade pourrait constituer un prélude à une offensive du régime, qui cherche à sécuriser la ville d’Alep, à portée de tirs des roquettes des djihadistes et des insurgés, mais aussi l’autoroute reliant la ville, tenue par le gouvernement, à la capitale, Damas.

La région d’Idlib a déjà été le théâtre d’une offensive d’envergure entre avril et août 2019 ayant tué près d’un millier de civils, selon l’OSDH. Le pouvoir syrien, qui contrôle désormais plus de 70 % du pays, s’est dit déterminé à reconquérir l’intégralité du secteur.

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Syrie: les forces prorégime progressent vers une ville clé à Idleb


Syrie: les forces prorégime progressent vers une ville clé à Idleb

Combattants rebelles devant le débris d'un avion du régime abattu le 14 aout 2019
 AFP / Omar HAJ KADOUR Des combattants rebelles montrent les débris d’un avion du régime syrien abattu, près de Khan Cheikhoun, le 14 août 2019

Les forces du régime syrien ont repris jeudi plusieurs villages à Idleb, une province du nord de la Syrie dominée par des jihadistes, et se rapprochent de la ville clé de Khan Cheikhoun qu’elles veulent encercler, selon une ONG.

La majeure partie de la province d’Idleb ainsi que des segments de celles voisines d’Alep, Hama et Lattaquié échappent toujours au contrôle du président syrien Bachar al-Assad, huit ans après le début de la guerre.

Cette zone, dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda) mais qui abrite aussi quelques groupes rebelles, est la cible depuis fin avril de bombardements quasi quotidiens du régime et de son allié russe.

Depuis plusieurs jours, les forces prorégime ont avancé aux dépens des jihadistes et des rebelles.

Elles se trouvent désormais à trois kilomètres au nord-ouest de la ville stratégique de Khan Cheikhoun après avoir pris le contrôle jeudi de cinq villages environnants, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Idleb-Ultime Grand bastion de l'Opposition

AFP / Sophie RAMIS Idleb, l’ultime grand bastion jihadiste

Khan Cheikhoun se trouve sur l’autoroute qui traverse Idleb et relie la capitale Damas à la métropole d’Alep (nord), toutes deux sous contrôle gouvernemental.

“L’objectif est d’encercler Khan Cheikhoun et d’atteindre l’autoroute”, a affirmé à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Les combats sont toutefois acharnés. Mercredi, un avion de l’armée syrienne qui survolait une zone à l’est de Khan Cheikhoun a ainsi été abattu par les jihadistes et son pilote capturé, une première depuis le début de l’escalade militaire dans la région, selon l’OSDH. HTS a revendiqué l’attaque.

Jeudi, le groupe jihadiste a publié sur son site une vidéo montrant un homme, présenté comme le pilote, qui affirme s’appeler Mohammad Ahmad Sleiman et être lieutenant de l’armée de l’air syrienne.

– “L’horreur” –

Depuis la nuit de mercredi à jeudi, les combats ont tué 24 jihadistes et rebelles et 20 combattants prorégime.

Plus de 1.300 combattants jihadistes et rebelles et plus de 1.150 membres des forces prorégime sont morts dans les affrontements depuis fin avril, selon l’OSDH.

Du côté des civils, aucun mort n’a été déploré jeudi.

AFP / Muhammad HAJ KADOUR Une famille de Syriens aynt fui Khan Cheikhoun, le 14 août 2019

La veille, neuf civils avaient été tués dans des raids russes et syriens sur plusieurs localités et villages du sud d’Idleb, notamment à Maaret Hourma et ses environs.

Un secouriste des Casques blancs ainsi qu’un conducteur d’ambulance et un infirmier de l’ONG Syrian American Medical Society (SAMS) y ont péri dans des frappes russes, suscitant la réprobation de l’ONU.

“L’attaque de mercredi révèle à nouveau l’horreur (…) à Idleb et dans le nord de Hama, où trois millions de civils restent piégés et où les travailleurs humanitaires (…) continuent de sacrifier leurs vies pour sauver les autres”, a déploré dans un communiqué Mark Cutts un des responsables de l’ONU pour la coordination humanitaire en Syrie.

La province d’Idleb abrite de nombreux personnes ayant fui leur foyer dans d’autres régions de Syrie en raison des combats ou de la reprise par le régime de zones rebelles.

Depuis le début de l’escalade militaire, plus de 820 civils ont péri dans les bombardements, d’après l’OSDH. Et plus de 400.000 personnes ont été déplacées, selon l’ONU qui dit craindre une “catastrophe” humanitaire.

La région d’Idleb a fait l’objet d’un accord sur une “zone démilitarisée” conclu en septembre 2018 par Ankara, parrain des rebelles, et Moscou. Mais celui-ci n’a été que partiellement appliqué, les jihadistes ayant refusé de se retirer.

Déclenchée en 2011 après la répression meurtrière par le régime de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370.000 morts et jeté sur les routes de l’exil des millions de personnes.

Syrie-L’alliance rebelle du Sud rejette tout lien avec Al Nosra – موقف الجبهة الجنوبية من جبهة النصرة والفصائل التكفيرية


drapeau

Syrie-L’alliance rebelle du Sud rejette tout lien avec Al Nosra

BEYROUTH, 14 avril (Reuters) – Les rebelles soutenus par les Occidentaux dans le sud-ouest de la Syrie, la partie du pays où ils sont solidement implantés, rejettent ouvertement tout lien avec les djihadistes du Front al Nosra, signe de frictions qui pourraient déboucher sur de nouveaux combats au sein de l’opposition à Bachar al Assad.

Après quatre années de guerre civile, le territoire syrien se partage essentiellement entre les forces gouvernementales et les deux principaux groupes djihadistes, Nosra, branche syrienne d’Al Qaïda, dans le Nord-Ouest, et l’Etat islamique dans l’Est. Comparativement, les rebelles qualifiés de “modérés” auxquels les Etats-Unis et les pays arabes apportent publiquement leur soutien ne contrôlent qu’une petite partie du pays. Mais l’alliance connue sous le nom de Front du Sud est puissante dans la région frontalière avec la Jordanie et Israël. Ces dernières semaines, ses combattants ont pris un poste-frontière et une localité aux mains du gouvernement après avoir repoussé une offensive des forces de Damas. Le Front al Nosra, qui a écrasé la rébellion “modérée” dans le nord du pays, est également actif dans le Sud et a parfois combattu aux côtés du Front du Sud contre les forces gouvernementales dans une relation qui est souvent apparue ambiguë aux yeux des observateurs. Mais le Front du Sud a diffusé ces derniers jours un long communiqué condamnant l’idéologie du Front al Nosra et rejetant toute coopération avec lui. “Nous devons exprimer clairement notre position: ni le Front al Nosra ni toute autre organisation se réclamant de cette idéologie ne nous représente”, a déclaré Bachar al Zoubi, chef de l’armée de Yarmouk, l’une des principales brigades du Front du Sud. “Nous ne pouvons pas recevoir nos ordres de Zawahri et Nosra”, a-t-il dit, par allusion au chef d’Al Qaïda Ayman al Zawahri.
DÉFECTIONS
Ce communiqué, a expliqué Bachar al Zoubi, vise à clarifier la position du Front du Sud, et nullement à obtenir davantage d’aide étrangère. A en croire Aboul Majd al Zoubi, qui dirige l’Organisation syrienne des médias, liée à l’alliance modérée, l’objectif est d’isoler le Front al Nosra. “Notre porte est ouverte aux combattants du Front al Nosra qui souhaiteraient faire défection et rejoindre les brigades du Front du Sud. Nous n’appelons pas à une confrontation, mais le Front du Sud est plus fort”, dit-il. La diffusion de ce communiqué semble avoir été motivée par de récents incidents entre les deux groupes, notamment autour du poste de Nassib, à la frontière avec la Jordanie. Ce poste-frontière a été pris aux forces gouvernementales le 1er avril, le Front du Sud et le Front al Nosra affirmant tous deux avoir joué un rôle décisif dans cette victoire. Selon plusieurs spécialistes, dont un responsable des services de renseignement américains, les brigades du Front du Sud sont effectivement plus fortes que les djihadistes dans la région. Mais le Front al Nosra reste puissant et l’Etat islamique pourrait à son tour chercher à s’étendre sur ce territoire, dans le cadre d’une stratégie d’expansion au-delà de ses bastions de l’Est. Des combattants de l’EI ont ainsi lancé un assaut ces derniers jours contre une base aérienne de la province de Soueïda, dans le Sud syrien. Bachar al Zoubi y voit une façon pour l’Etat islamique d’annoncer son arrivée dans la région et réclame une aide internationale plus importante afin de repousser les djihadistes.(Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
 الجبهة الجنوبية

الجبهة الجنوبية

جيش اليرموك بعد بيان عدم التعاون مع النصرة: نريد سوريا لكل السوريين

جيش اليرموك بعد بيان عدم التعاون مع النصرة: نريد سوريا لكل السوريين

الهيئة السورية للإعلام smo:

كلمة موجهة من القائد العام لألوية سيف الشام أبو صلاح الشامي إلى قادة وعناصر تشكيلات الألوية (ألوية سيف الشام) في الجبهة الجنوبية:

إخواني الأفاضل من قادة وثوار يا من ترابطون على الثغور، ويا من سطرتم البطولات بدمائكم وجهادكم وكنتم رمزاً للشجاعة والإخلاص، وقارعتم نظام الإجرام والاحتلال الإيراني لسنوات.

أحبكم في الله وأنا على العهد ما حييت مخلصاً لكم وللثورة المباركة وبعد:

فيما يخص القرار الذي تم اتخاذه وموقفنا من جبهة النصرة والفصائل التكفيرية، فإننا بداية نوضح لكم أن هذا القرار وطني سوري وثوري، ولا يمت بصلة لأي رغبة خارجية، ولم ولن نكون كذلك، وسوف نكون دوماً جنداً في أي مكان تقتضيه مصلحة سوريا وشعبها وثورتها المباركة.

فنحن من خرج بالثورة وهم من ركبوا موجتها وغيروا المسار إلى الأدلجة وتقسيم الثوارإلى قسمين لا ثالث لهم، حسب معاييرهم لا حسب المعايير الإسلامية والوطنية، فأصبح كل من يرفع علم الثورة هو بالنسبة لهم كافر، ومن يرفع علمهم هو المؤمن المجاهد، هذا القرار نابع من عقيدتنا الدينية والوطنية، والله لم نكن ولن نكون عملاء للخارج، ولا نرى فيهم ولا في داعش وهما وجهان لعملة واحدة إلا طرفاً وسبباً أطال عمر النظام وأباح له استقدام نظرائهم من شذاذ آفاق الشيعة على مرأى العالم بعد أن حاولوا اختزال الثورة بهم، وهذا أساء جداً للثورة وأفقدها الرأي العام.

كلنا أصبح يعلم ما صنعته النصرة في المخيمات الفلسطينية جنوب العاصمة دمشق، وكيف أنها فسحت المجال لشقيقتها داعش بدخوله والتنكيل بالمسلمين داخل المخيمات، وهناك الكثير من الحوادث التي نرى فيها أنياب النصرة والتكفيريين بارزة على الثوار بحجة أنهم كافرون لا يرضون بحكم الشرع.

نحن مسلمون ولكن إسلامنا حسب ما أمر به الله ورسوله لا حسب المعايير الداعشية ومعايير النصرة، فلا نرضى بالمزاودة علينا وعلى إسلامنا، كما كان يصنع النظام عندما كان يزاود علينا بالوطنية لأنه اختزل الوطنية بمعاييره التي تحافظ على بقائه في السلطة.

لا نريد أي تكفيري فوق التراب السوري وليذهب جميع التكفيريين إلى خارج حدودنا من حيث جاؤوا فهم من يتآمرون على شعبنا، ولقد حملونا من الأعباء السياسية الكثير فكانت العثرة التي تواجه أي حراك سياسي يفضي إلى حل أزمة الشعب السوري ورفع الظلم عنه، بالإضافة إلى الأعباء الاجتماعية فما دخلوا مكاناً إلا وكان الهلع والخوف عنواناً للسكان “جلد وتنكيل”، وأعباء شتى لا حصر لها.

لقد خرجنا منذ سنوات أربع لبناء دولة الحرية والمساواة والعدل ورفع الظلم عن شعبنا وأهلنا، ولم نخرج لبناء دولة القاعدة ولا لنكفر الناس، تلك الكلمات أتمنى أن تصل إلى قلوبكم، وأن تكونوا كما عهدناكم أهلاً للمسؤولية ورجال النصر وأمل الثورة السورية، وأنتم من رفع الرؤوس من خلال تضحياتكم وإخلاصكم المنقطع النظير، لا تلتفتوا إلى هؤلاء التكفيريين، وامضوا في سبيل الله وجاهدوا في سبيله حق الجهاد كما أمر هو، والله ناصركم، وما النصر إلا من عند الله، والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته.

Pas de retour en arrière… Monde arabe laïque c’est la solution


سوريا دولة علمانية – Syrie Etat Laïque

Non à l'intégrisme

Regarder vers devant, regarder très loin,

regarder la lumière,

regarder le future

Regarder la vie

pas la régression, ni la mort

l’avenir est laïque

Non intégriste, ni fondamentaliste

Syrie laïque

Vous avez dit al-Qaeda ?


Syrie Laïcité

دولة مدنية-علمانية

ديمقراطية

دستورية

قضائية

ضد الفساد

ضد السرقة

ضد الواسطة

ضد الحرامية

ضد القمع

ضد الدكتاتورية

ضد التشبيح

ضد الإرهاب

ضد السلفية

ضد التطرف

إسلام ومسيحية

في ظل دولة علمانية

علمية

متطورة

دولة إنسانية

تحمل راية العدل وحرية الرأي والمعتقد

كلنا سوياً، كلنا سوية، كلنا سوريا 

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