Ça arrive à Afrin


 

Photo Ocalan et Assad 2018

Arrivée de miliciens syriens pro-Bachar Al Assad à Afrin, venus prêter main-forte aux Kurdes.


Salamé Kailéh
22 mars 2018

Les troupes turques ont pu occuper Afrin, en utilisant certaines factions de l’Armée syrienne libre (selon certaines vidéos elles ne sembleraient pas très différentes de « Daech »), suite à son contrôle sur une vaste partie du nord-ouest de la Syrie. C’est la deuxième bataille que la Turquie mène, après avoir pu occuper Jarablus, jusqu’al-Bab. Dans les deux batailles, elle a troqué au détriment du peuple et de la révolution syrienne, d’abord Alep, et la seconde le sud-est d’Idlib, fermant les yeux sur ce qui se déroule à la Ghouta orientale, et elle était même susceptible de laisser l’armée du régime et les milices sectaires iraniennes entrer dans Afrin. Elle mène sa bataille contre ce qu’elle considère la menace : les Kurdes. Elle craigne l’établissement d’une entité kurde au nord et à l’est de la Syrie. Elle a combattu sous la rubrique du « terrorisme », un outil que tous les partis utilisent contre tous les dissidents. Je comprends que les Turcs considèrent les Kurdes des séparatistes, bien que cela soit leur droit à leur terre historique, mais que cette appelation devient la mode ressemble plutôt à une farce, au détriment du peuple syrien en toutes circonstances.
La position de l’auteur de ces lignes de l’Union démocratique (kurde) est claire, contre son contrôle sur le nord et l’est de la Syrie, et contre sa déclaration de la fédération de Rojava, puis la région fédérale du Nord en Syrie, où elle découpe ce qu’elle voulait de la terre pour construire son autorité sous le nom du « fédéralisme », sans qu’il y ait une majorité kurde ou une prédominance dans certaines régions. L’Union démocratique (kurde) ou le PYD/YPG fait partie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), et certains dirigeants de ce parti mène le conflit en Syrie, et c’est lui qui contrôle la zone fédérale. Le Parti mène une mauvaise bataille en Turquie, et il surestime son ambition « kurde » en provoquant les Arabes et d’autres nationalistes. Le rôle du Parti de l’Union démocratique a été mauvais en ce qui concerne la Révolution syrienne, où il était enclin à des compromissions avec le régime syrien, qui lui a remis des zones de contrôle au début de la révolution, où il a réprimé la jeunesse kurde qui a participé aux manifestations contre le régime, il a arrêté les opposants des autres partis kurdes. Par conséquent, c’est un pouvoir autoritaire qui sert des intérêts particuliers, c’est pourquoi il a fait des alliances avec ceux qui l’aident, comme il a fait des alliances avec les Amériques, qui l’a employé pour servir sa politique en Syrie. Il cherchait, dans tout cela, à construire une entité spéciale, nuisant ainsi au parcours de la révolution, voire même la contredisait, en poursuivant ses intérêts égoïstes, voire même fanatiques.
Mais l’alternative n’est pas l’occupation de la Turquie du nord syrien, d’autant plus que le président turc Recep Tayyip Erdogan cherche à contrôler tout le nord syrien et atteindre les régions du nord de l’Irak. Pour se faire, il a détourné des factions armées syriennes de sa propre guerre « contre Daech » (ce que l’Amérique a échoué de faire quand elle a essayé d’engager l’armée libre dans la guerre « contre Daech » au lieu de combattre le régime), et maintenant contre les Kurdes. Dans tous les lieux où elles parviennent à contrôler, elles élèvent le drapeau turc, et imposent le contrôle de ce dernier, comme tout Etat occupant, ceci, malgré la rhétorique démagogique d’Erdogan sur le soutien au peuple syrien. La Turquie rejette la formation d’une entité kurde sur ses frontières, et cherche à empêcher la communication entre la jazeeré (Cizré) syrienne et Afrin, où le Parti de l’Union démocratique (kurde) cherche à contrôler le nord syrien, de la Méditerranée à Deir Ez-Zor, tout au long des zones décidées par « l’Union des travailleurs démocratiques » du Kurdistan. Cependant, il impose une nouvelle occupation, qui veut étendre son influence en Syrie, et soumettre à sa politique les factions armées qui combattaient le régime, les détournant ainsi de leur lutte initiale pour servir sa stratégie. Cela a conduit à troquer les zones que ces factions défendaient (Alep).
Nous sommes situé entre l’ambition de l’Union démocratique qui veut contrôler une partie de la Syrie, qui est en alliance avec les USA, et une occupation turque qui refuse seulement de se laisser faire, et veut aussi la zone. Les deux options imposent une occupation du territoire syrien: «l’Union démocratique – PYD/YPG» soumise à l’occupation américaine dans le nord et l’est de la Syrie, contrôlant désormais les puits du pétrole, et la Turquie qui veut imposer son occupation dans le nord syrien.

La Syrie est soumise à l’occupation avec des outils locaux,
l’image est, probablement, ainsi.

Syrie:les forces prorégime entrent en soutien dans l’enclave kurde d’Afrin

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Le “Rameau d’olivier” presse la direction des combattants kurdes vers le régime


تقدّم “غصن الزيتون” يسرّع اتجاه المقاتلين الأكراد نحو النظام

عدنان علي

17 فبراير 2018

Il semblerait que la progression de l’opération militaire « Rameau d’olivier » turc dans la ville syrienne d’Afrin, a poussé les unités kurdes de recourir vers le régime syrien afin qu’il intervienne dans Afrin, mais cette demande reste lié à la compréhension (accord) internationale, notamment, parce que l’opération turque est intervenue suite aux compréhensions avec la Russie, l’allié le plus important du régime. Les factions de l’armée syrienne libre participant à l’opération, soutenues par la Turquie, ont pu progresser jusqu’à l’encerclement de la région d’Afrin, après avoir pris le contrôle de nouveaux villages.

Des négociation entre la direction des milices kurdes et le régime syrien se poursuivent sur l’éventuelle intervention de ces derniers dans la ville. Les milices cherchent, en fait, le renfort du régime, et donc de la Russie et de l’Iran, pour faire face à la perte quotidienne du territoire de la zone d’Afrin, pris par les factions de l’opposition et de l’armée turque. Sous la bannière que Afrin est une ville la Syrie, et que les milices kurdes « défendent la souveraineté syrienne », selon l’expression du conseiller médiatique des « unités de  protection » kurde Ryazan Haddou vendredi, les milices ont demandé au régime d’envoyer des troupes à Afrin pour « la défendre ». Cependant, le régime est conscient de la difficulté d’envoyer ses forces pour affronter l’armée et l’aviation turques, et à la lumière de la coordination entre les Russes et les Turcs autour d’Afrin et d’autres questions. La décision du régime d’intervenir à Afrin est maintenant liés aux ententes internationales et le régime ne peut pas prendre une telle décision sans référence à la Russie.

Selon l’agence « la Russie d’aujourd’hui, » et d’après une source militaire, le régime a conditionné l’entrée de ses forces à Afrin par la remise des armes des milices kurdes, mais les derniers ont refusé de le faire. Le commandant des unités kurdes, Siban Hammo, a déclaré il y a quelques jours que « nous n’avons aucun problème à l’entrer des forces de l’armée syrienne pour défendre Afrin et la frontière d’Afrin face à l’occupation turque ». L’agence de presse Reuters a cité des chefs militaires des deux côtés disant que les forces du régime fournissent un soutien indirect aux combattants des milices kurdes, aux civils et aux politiciens en leur permettant d’accéder à Afrin depuis les territoires sous leur contrôle. D’autre part, le Département d’état a déclaré qu’il n’avait pas connaissance de rapports selon lesquels les unités kurdes avaient conclu un accord avec le régime d’Assad, pour entrer de ses forces à la ville d’Afrin.

 

2012.0721-Le-temps-2

De nouveaux indicateurs du soutien logistique de Damas aux forces kurdes à Afrin


مؤشرات جديدة لدعم دمشق القوات الكردية لوجستياً في عفرين

De nouveaux indicateurs du soutien logistique de Damas aux forces kurdes à Afrin

2018-02-14

Extermination-Kurde-des-Assyriens.Web

Avec l’approche de la fin de la quatrième semaine du processus de « Rameau d’Olivier » turc à Afrin, au nord-ouest d’Alep, afin d’éliminer l’influence des « unités de protection du peuple, » kurdes, le rythme des données a commencé à accélérer au cours des derniers jours, confirmant la présence d’un soutien logistique du régime syrien aux unités kurdes dans cette bataille, alors que ces derniers ont renouvelé leur demande pour que le régime “remplisse son devoir” et envoie ses forces pour “défendre Afrin”. Depuis le début de l’opération Rameau d’Olivvier, les déclarations des leaders des unités kurdes ont bien étaient claires, exigeant que le régime syrien de se ranger à leurs côtés dans cette bataille, mais le régime, qui considérait l’opération turque à Afrin comme une “agression contre la souveraineté syrienne”, n’a pas déclaré officiellement qu’il soutiendrait militairement les unités kurdes soutenues par les Etats-Unis pour contrer la campagne menée par les Turcs, avec la large participation des factions dans l’Armée syrienne libre.
Cependant, des indicateurs du soutien logistique et militaire du régime syrien aux Kurdes ont commencé à apparaitre il y a quelques jours et les données se sont ont accélérées à cet égard, bien que la direction des unités kurdes disent que le soutien apporté à Afrin par le régime est limité à l’aide humanitaire. La dernière déclaration du leader des « Unités kurdes » Siban Hammo, qui a dit que : « Jusqu’à présent, nous n’avons vu aucune mesure concrète prise par le régime », prétendant qu ‘ « il y a une coordination limitée avec les forces du régime pour faciliter l’introduction de l’aide humanitaire à Afrin ». Affirmant lors de son entretien aux journalistes par Skype « Nous n’avons aucun problème avec l’entrée des forces du régime pour défendre Afrin », ajoutant que « Le régime déclare toujours qu’Afrin est une terre syrienne et il doit faire son devoir ».
Bien que Hammo n’a pas confirmé l’arrivée d’un soutien militaire direct du régime aux « Unités » à Afrin, quant au régime, pour sa part, il  n’en a pas parlé ouvertement, mais le porte-parole de la délégation des factions de l’opposition syrienne aux réunions d’ « Astana », Ayman al-Asma, a confirmé que « le régime syrien a soutenu militairement les unités séparatistes à Afrin », notamment « quand le régime a laissé, il y a quelques ans, derrière lui pour ses alliés le Parti des travailleurs du Kurdistan et son extension en Syrie « le Parti de l’Union démocratique », des armes afin de les utiliser comme outils pour déstabiliser la frontière, et pour mettre de la pression contre le gouvernement turc ».
Al-Asami a ajouté que « la coordination entre le régime et les unités séparatistes est très claire », soulignant que ces « unités » ont dernièrement reçu « le soutien militaire du régime, en permettant le passage des troupes de renforts militaires, qui sont arrivées de l’est de l’Euphrate, portant des armes et munitions américaines, après les avoir laisser traverser les zones sous son contrôle à Alep (…). Notant qu’ils avaient abattu ces derniers jours un hélicoptère turc et détruit un certain nombre de blindés grâce aux soutiens parvenus dernièrement, et qui ne sont pas apparus au début de l’opération du Rameau d’Olivier. En outre, al-Asami a souligné que « les unités séparatistes reçoivent le soutien des milices iraniennes dans les villages de Nobel et Zahra, comme le confirment les images récentes de véhicules militaires utilisés par les milices iraniennes en Syrie ».

 

La Turquie à Afrin, تركيا في عفرين


 

Carte SyrieCommunautes

Répartition communautaire en Syrie, avant mars 2011

تركيا في عفرين

La Turquie à Afrin,

Salameh Kaileh-25 janvier 2018

Les forces turques ont pris, dernièrement, le contrôle d’Afrin en Syrie, ِmenaçant de marcher vers Manbij, dans un objectif de contrôler les zones frontalières d’Idlib à Jarablus, pour « empêcher l’établissement d’une entité kurde », ont-t-elles déclaré, depuis qu’elles ont soutenu l’avancé de quelques factions armées vers Jarablus et jusqu’al-Bab.

La Turquie entretenait de très bonnes relations avec le régime syrien et a obtenu un accord stratégique qui a conduit à un nouvel affaiblissement de l’économie syrienne. Elle a essayé de persuader le régime de la nécessité d’une transition vers un système pluraliste, quand la révolution a explosé, mais son échec l’a poussé à « barrer la route » sur les interventions « étrangères » pouvant lui faire perdre un marché économique et le moyen pour acheminer ses produits dans le Golfe, c’est pourquoi elle a précipité la formation de son remplacement (le Conseil national ), et a essayé de l’imposer comme représentant de la révolution, et comme alternative au régime en cas d’intervention militaire étrangère. Elle a découvert que quiconque s’attendait à intervenir et que les Amériques (elle supposait qu’elle interviendrait) avait négocié avec la Russie lui « vendant » la Syrie. C’est pourquoi elle a manipulé l’organisation de Daech et Jabhat Al-Nosra et facilité leur activité pour « saboter » la politique américaine. Dans sa lutte pour imposer son « droit » en Syrie, elle s’est heurtée militairement avec la Russie, mais elle n’a pas tarder de faire marche arrière pour s’allier ensuite avec cette dernière.


Par conséquent, la Turquie a commencé par défendre ses intérêts, et non pas le soutien de la révolution du peuple syrien, cela doit être bien clair, notamment comprendre son rôle en partant de ces bases. Ses intérêts peuvent se résumer en deux questions: économique, où la Syrie était un domaine important pour ses entreprises. Et pour empêcher l’établissement d’une entité kurde sur sa frontière sud. Sur le plan économique, elle est obligée de coordonner avec la Russie, et il semble qu’elle veut des contrats de reconstruction dans le nord et une route pour ses produits exportés vers le Golfe, mais traversent actuellement des voies compliquées. La Russie est devenue l’élément clé qui distribue les quotas pour la reconstruction, et également une décisionnaire quant aux limites du rôle turc en Syrie. Pour cette raison, elle a noué deux compromis avec la Turquie. Le premier : livrer Alep en échange de sa progression vers Jarablus / al-Bab. Le second : les événements actuels c’est-à-dire livrer Idlib en échange de son contrôle sur Afrin.

Rien de tout cela n’a de rapport avec la révolution syrienne, bien que la Turquie ait utilisé des brigades armées « appartenant à la révolution ». Cette utilisation a conduit, à l’epoque, à l’affaiblissement du front d’Alep, et elle affaibli maintenant le front d’Idlib. Ce sont des négociations marchandes et non pas un soutien au peuple syrien, c’est une occupation, comme l’ont fait la Russie, l’Amérique et l’Iran.

Maintenant, le rôle du parti de l’Union démocratique et des forces démocratiques de la Syrie est, sans aucun doute, négatif et mauvais, que ce soit son attitude face à la révolution, puisqu’il coordonnait avec le régime, ou parce qu’il est devenu un outil entre les mains des américains pour contrôler l’est de la Syrie riche en pétrole (la zone a été investie par des sociétés américaines, et il semble que l’Amérique est revenue dans cette partie pour la récupérer ou pour la négocier avec la Russie, qui a obtenu les droits d’investissement suite au retrait des entreprises américaines). Il a pratiqué une autoritarisme excessive, malgré son image décorée de parti démocratique, et aussi sa pratique « raciste » contre des villages arabes ; avec le soutien américain, il veut dominer les zones arabe et non seulement les zones habitées par des Kurdes, et l’ont appelé : Rojava, transféré ensuite en fédération de peuples, après avoir compris que la présence des arabes syriaques ne leur permet de contrôler que de zones limitées.
Cela ne devrait pas être généralisé à tous les Kurdes, dont beaucoup ont été persécutés par le Parti de l’Union démocratique. Aucun bombardement ou menace pour leurs zones ne doit être accepté. Si nous rejetons l’intervention de l’Amérique, de la Russie et de l’Iran, nous ne devrions pas accepter l’intervention de la Turquie. Au contraire, la Turquie veut maintenant céder des zones qui ne sont pas sous l’autorité du régime. Nous devons donc être contre tout ce qui se fait, contre les forces du Parti de l’Union démocratique (P.Y.D.) et les Syriens d’Afrin. Si la politique du « P.Y.D.» a facilité l’intervention de la Turquie, elle a peut-être poussé certains Syriens à acceptent l’intervention turque, cette intervention, depuis Jarablus, est contre la révolution. Ainsi, si nous étions contre les politiques fédérales de la Syrie démocratique du « P.Y.D. » nous ne devons pas se ranger avec l’Etat qui occupe une terre Syrienne pour ses propres intérêts.

Military-situation-in-Syria-19-décember-2017

La situation militaire en Syrie le 19 décembre 2018

الرقة بين أوجلان والسبهان – Raqqa entre Ocalan et Sabhan


Raqqa 2017

 

La cérémonie d’arracher Raqqa à l’organisation « Daech », qui a eu lieu jeudi dernier, était très expressive et portait pleine de sens. L’image d’Ocalan accrochée au centre-ville de Raqqa reste la plus singulière et la plus bizarre. Bien que les forces qui se sont battues pour vaincre « Daech » à Raqqa soient une branche du PKK, mais l’image d’Ocalan portait des messages au-delà de son simple affichage, c’est offrir la victoire au chef kurde détenu en Turquie, elle dépasse dans le sens le projet de l’Union nationale démocratique kurde pour la région de la Jazirah syrienne, et aspire à sa transformation en une région Kurde.


Le droit kurde de défendre Ocalan devient un non sens et se transforme en une provocation et une occupation, lorsque la cérémonie associe son image flottante dans le centre ville de Raqqa (à 80% détruite), et cela est vrai pour le reste des actions des milices kurdes dans la Jazirah syrienne, dont les déclaration reflétaient l’inverse de ses actions sur le terrain, elles auraient dû porter la cérémonie de la victoire de sorte à confirmer l’identité arabe syrienne, puisque son nom indique qu’elles sont des « forces démocratiques syriennes » et que les Américains insistent qu’elles réunissent dans ses rangs d’autres composantes non-kurde.

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الرقة بين أوجلان والسبهان 

بشير البكر
22- أكتوبر -2017

انتهت معركة الرّقة بإعلان المليشيات الكردية هزيمة “داعش”، ورفعت، في احتفال النصر وسط المدينة، علمها الخاص وصورة زعيم حزب العمال الكردستاني، عبدالله أوجلان، ونقلت صور بثتها الوكالات من المدينة جانبا من الدمار الذي حل بالرّقة التي كانت أولى المدن التي سقطت بيد المعارضة السورية في مارس/ آذار 2013، ولم يدم ذلك طويلا حتى استولت عليها الفصائل الإسلامية، وحولتها إلى ساحة تصفية حسابات في ما بينها. في البداية، قامت أحرار الشام وجبهة النصرة بتصفية الجيش الحر، وبعد ذلك استولى تنظيم داعش عليها، وطرد الجميع منها في بداية عام 2014، وحكمها وفق “شريعة التوحش” التي طبقها على كل الأراضي التي سيطر عليها من ليبيا وحتى العراق٠

كان حفل إعلان انتزاع الرقة من “داعش”، يوم الخميس الماضي، حافلا بالمعاني، ومعبرا إلى حد كبير. وتظل صورة أوجلان وسط الرقة الأكثر مدعاة للغرابة. وعلى الرغم من أن القوات التي قاتلت لهزيمة “داعش” في الرقة محسوبة على حزب العمال الكردستاني، إلا أن الصورة تحمل من الرسائل أبعد من أن تهدي النصر على الرّقة إلى القائد الكردي المعتقل في تركيا، وتتجاوز في معانيها مشروع حزب الاتحاد الوطني الديموقراطي الكردي لمنطقة الجزيرة السورية الذي يطمح إلى تحويلها إلى إقليم كردستاني.
الحق الكردي بالدفاع عن أوجلان يصبح بلا معنى، ويتحول إلى استفزاز واحتلال، حين يقترن بصورته مرفوعة في الرّقة المدمرة، وهذا أمر ينسحب على بقية تصرفات المليشيات الكردية في الجزيرة السورية، التي تتحدث بياناتها عكس تصرفاتها على الأرض، ولو كان الأمر غير ذلك لكانت رفعت في احتفال النصر ما يدل على هوية الرّقة العربية والسورية، طالما أن اسمها “قوات سورية الديموقراطية”، ويصر الأميركيون على أنها تضم في صفوفها مكونات أخرى غير الأكراد٠
بالاضافة إلى الدمار (80% حسب الأمم المتحدة) الذي شكل خلفية الاستعراض العسكري الصغير الذي قامت به قوات ما تعرف بـ”سورية الديموقراطية”، كان المسرح بلا حضور من أهل المدينة، الأمر الذي يؤكد أن الرّقة كانت خالية كليا من المدنيين لحظة دخول المليشيات الكردية إليها، على عكس مدينة الموصل التي بقيت مسكونة بأهلها، على الرغم من أنها تعرّضت إلى الدمار نفسه الذي يبدو أنه كان نتيجة لقصف عشوائي من الطيران والمدفعية الثقيلة في الحالتين٠
خلو الرّقة من المدنيين ليس الأمر الوحيد المستغرب، بل هناك جملة من الأسئلة تبحث عن إجابات، تتعلق بمصير الدواعش الذين حكموا المدينة قرابة ثلاث سنوات، ومئات المعتقلين لديهم من نشطاء الرقة وأصدقاء الثورة السورية، كالأب باولو، نصير الثورة السورية الذي ذهب إلى المدينة في 29 يوليو/ تموز 2013، كي يتوسط من أجل الإفراج عن صحفيين فرنسيين، واستقبله الناشط فراس الحاج صالح الذي اختفى معه، ثم لم يظهر لهما أثر منذ ذلك اليوم. وقد تسربت معلومات عن طلب “داعش” فدية في عام 2014 للإفراج عن الأب باولو، غير أن الأمر لم يفض إلى نتيجة، وبقي الأمل قائما بعودة الأب باولو وفراس الحاج صالح٠
صورة أخرى لا تقل استفزازا عن رفع صورة أوجلان هي صورة وزير شؤون الخليج السعودي، ثامر السبهان، وهو يزور بعض مناطق الرقة المحرّرة في هيئة متسلل، على الرغم من أنه كان برفقة المبعوث الأميركي المكلف بملف الحرب على “داعش”، وروجت وسائل الإعلام السعودية لجولة السبهان على أنها في إطار إعادة الإعمار. وحتى لو صدق المرء هذه الرواية، لماذا تستعجل السعودية فتح هذا الملف، في حين أن بقية الأطراف الدولية المعنية تربط إعادة الإعمار بالحل السياسي وضرورة رحيل الأسد؟
ما خفي من صورة السبهان سر، يخص استعادة الدواعش السعوديين الذين كانوا في الرقة، ولن يتأخر الكشف عنه٠

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Image Ocalan à Raqqa jeudi 19 oct 2017                      Raqqa : Hafez Al Assad                   Daech                     Ocalan

Raqqa: Libération ou nouvelle occupation?


Avec la « libération » récente de Raqqa de l’organisation Daech, les Syriens qui ont porté la révolution syrienne savent que cette dite libération cache en fait une nouvelle occupation. Beaucoup de médias occidentaux précisent que cette libération a été effectuée par la coalition arabo-kurde appelée FDS (Force Démocratiques Syriennes) alors que cette coalition n’est qu’une manipulation […]

via Raqqa: Libération ou nouvelle occupation? — femmesdemoc

الرقة المدمرة بلا «داعش» – Raqqa détruite, débarrassée de Daech


ٍRaqqa détruite oct 2017

خسر تنظيم «داعش» معقله في مدينة الرقة، في تطور ميداني ينهي حقبة، ويفتح باب معركة «من يحكم الرقة»، بالتزامن مع استمرار مسار «داعش» التراجعي في دير الزور، وهو ما يعني بدء العد العكسي لنهايته في الشرق السوري

عد عكسي لنهاية التنظيم في الشرق السوري

الرقة المدمرة بلا «داعش»

محمد أمين

الآربعاء ١٨ تشرين الأول ٢٠١٧

بسطت «قوات سورية الديمقراطية» المـدعـومة مـن «التحالف الدولي» بقـيادة الـولايات المـتحدة أمــس الثلاثاء، سيطرتها الكاملة على الـرقـة، التي كانت أبرز معاقل تنظيم «داعش» في سورية. وأكدت هذه الـقـوات الـتي تــمــثــل «وحـدات حـماية الــشعـب» الكردية ركـنـهـا الأسـاسـي، أنهـا سـيطـرت عـلى آخر مـواقع «داعـش» في مدينة الرقة التي تدمر أغلب أحيائها، وقتل فــيــهــا نـــحـــو 3250 شـخصاً، بعد أشـهـر مـن الـقـتال تعرضت فيه لآلاف الغارات الجوية. وبدأت ملامح انهيار مماثل للـتنظيم في مدينة دير الزور وريفها، حيث تحقق قوات الــنــظام الســـوري تـقـدمـ اًمـكـنـهـا مـــن تقليص مساحة سيطرة «داعـش» الذي بدأ انهياره بعد أربع ســنوات عـلى وجـوده فــي سـورية. وتسببت المعارك بمقتل نحو 3250 شخصاً بينهم 1130 مدنياً خلال أكثر من أربعة أشهر، وفق حصيلة أعلن عنها «المرصد الـسـوري لحقوق الإنسان» أمس، وفق ما أوردت «وكالة الصحافة الفرنسية» نقلا عن مدير «المرصد»، رامي عبد الـرحـمـن، الـذي أكـد «وجـود مئات المفقودين من المدنين الذين يرجح أنهم تحت الأنقاض» في الرقة. وتـشـير المـعـطـيات المـيـدانـية كافة إلى أن الـرقة باتت بالـكامل بـيـد «قـوات ســورية الـديـمـقـراطـية»، وأن العـملـيات الـعـسكـرية «انتهت فعـلياً»، وأنه جار تمـشـيط أحياء المدينة للقضاء على آخر من تبقى من مسلحي الـتـنـظيم «الأجانب» الذين قتل منهم عـدد كبير خلال اليومن الماضين. وأكدت مصادر «سورية الديمقراطية» الرسمية، عصر أمس الـثلاثاء، أن «المـعـارك انـتهـت في المـديـنة»، متحدثة عن«استمرار عمليات التمشيط في بعض المواقع التي هناك شك بوجود عناصر من داعش فيها»، ولكن القضاء عليهم «مسألة وقت لا أكثر»، وفق تعبيرها. وسقطت تباعاً خـلال هـذا الأسـبـوع، الأحياء والمـواقـع التي كانت لا تــزال بـحـوزة مسلحي «داعــــش». وأكـــدت مـصـادر فـي «قـوات سورية الـــديـمـقـراطـيـة» أنـهـا ســيـطرت يـوم الاثنين على المشفى الوطني، وقتلت 22 من مسلحي «داعش» كانوا يتحصنون به. كما أكدت نفس المصادر أن هذه القوات التي تتولى الوحدات الـكردية مـهـام الــسـيطرة والـتوجـيه فـيـهـا، سيطرت صباح أمس على الملعب البلدي في المـديـنـة، وطـــردت مسلحي التنظيم مـن حيي السخاني، والبدو، ومن دوار النعيم، الذي كان التنظيم ينفذ فـيـه إعـدامـات بـحـق مناوئيه، وبحق الأسرى من قوات المعارضة، ومن قوات الـنظام، ومـــن «قـوات سـورية الـديمقـراطـية»، حتى بات يطلق عليه أهل الرقة تسمية «دوار الجحيم»، إذ كان الـتنظيم يجبرهـم على مشاهدة «حفلات» الإعدام على مدى سنوات. وقد بداالـدوار مدمراً بشكل كامل في الصور الـتي نـشـرتها «ســورية الـديـمـقـراطـية» عقب الـسيطرة عــليه. وأشـار «المـرصد الـسـوري لحقوق الإنسان» إلى أن المدينة باتت خالية مـن وجـــود «داعـــش» بعد اسـتـعادة السيطرة على الملعب البلدي الذي كان من أهـم مواقع التحصن للتنظيم. وذكرت مـصادر محلية لــ «الـعـربي الـجـديد» أن العمليات العسكرية في الرقة انتهـت، وأن المديـنة «خالية من وجـود مـسـلحي داعـش مـنذ يـومن»، وفق المصادر التي شككت بروايات «قوات سورية الديمقراطية» المتعاقبة، منذ إتمام «الصفقة» مــع التنظيم قـبـل أيــــام. وكـــان أغـلـب مسلحي «داعــش» السـوريـن اسـتسلمـوا مـنذ أيام لـ «التحالف الدولي» الذي رفض عقد «صفقة» مـع مـسـلحي الـتنظـيـم الأجانـب، مـفـضلا الـقـضاء عـلـيهـم في المديـنة على خـروجهـم منها.ويعتقدأنــه بقي نحو200مـن هـؤلاء المسلحن الأجانب في المدينة، والذين لم يبق أمامهم إلا القتال حتى اللحظة الأخيرة. وذكـر ناشطون أنه منذ بدء معركة استعادة الـرقة فـي الـسـادس مـن يونيـو/حزيـران الماضي، نزح نحو نصف مليون شخص من مناطق القتال، فيما وصلت نسبة دمار إلى نحـو 90 بالمائة من مـسـاحة المـدينة. وأشـار الناشطون إلى أنه تم تدمير مساجد وجسور، ومدارس ومشاف، ومراكز صحية، وأن طيران «الـتحالـف الدولي» بـقـيادة واشــنـطـن أغار عـلـى المـديـنـة نحـو أربعة آلاف غارة تسببت بـدمار هـائل ولا يـزال المـصـيـر الـذي ينتظر الرقة مجهولا، في ظل مؤشرات على انطلاق معركة سياسية بن عدة أطراف متناحرة في سـورية، إذ يخـشـى مـن مـحاولـة «الـوحدات» الكردية فرض إرادتها وإدارتها على محافظة الرقة برمتها وهي ذات أغلبية عربية مطلقة. وبانـتهاء المـعارك الــعـسكـرية فـي مـديـنة الـرقة، يـفـتح باب الـتسـاؤلات واسـعـاً عن مصير سكانها المهجرين، وعن تبعية وولاء الجهات التي ستدير المدينة، والتي ستعيد إعمارها. ويتخوف السكان المحليون من أن تصبغ الإدارة الكردية مدينة الرقة بلونها، وهـــو ما لن تقبل به الـغالـبـية العـظمى من سـكان الرقة وهـم عرب. فـي غـضون ذلك، لا تزال قـوات النظام ومـليـشـيات إيرانية تساندها، تحقق تقدماً في مدينة دير الزور وريفها على حـساب تنظيم «داعــش» الـذي بدأ يتراجع عــن مـواقع عدة، بعـد خسارته مـدينة الميادين أهـم مـعـاقله في ريف ديـر الشرقي منذ عدة أيام. ونقلت وكالة الأنباء السـورية الـتابعة للـنظام (سـانا)، عـن مـصدر في قـوات النظام أن الأخيرة بدأت عمليات واسـعة ودقيقة لاجتثاث مسلحي «داعـش» مـن الـقـرى والبلدات المنتشرة بن الميادين والمريعية في الضفة الغربية لنهر الـفـرات، مؤكداً استعادة السيطرة على قرى بقرص تحتاني وبقرص فوقاني والزباري والعليات وسعلو والطوب. وأشار المصدر إلى أن قوات الـنـظام تواصل عملياتها في شـرق نهر الفرات بعد إحكام السيطرة على الـحـسـيـنـيـة، وتتوغل غـرباً بــاتــجــاه قريتي شــقــرا والـجـنينة، مـبـيناً أن طيران الـنـظـام ومدفعيته يوجهان «ضـربات مـركـزة» على مـقار ومحاور تحرك مسلحي التنظيم في موحسن والبوليل والجنينة شرقي المدينة، وأحياء العرضي والعرفي داخلها. وأشار «المـرصـد الـسـوري لحقوق الإنـسـان» إلى أنقوات النظام وّسعت نطاق سيطرتها فـي أحياء الرصافة والعـمال والــصـناعــة، داخل مدينة دير الزور، مؤكداً أن هذه القوات باتت تـسـيطر على نحو 81 فـي المائة من مساحة مدينة دير الزور. وأصـبح مسلحو «داعــش» شــبه محاصـريـن فـي مديـنة دير الـزور، حيث باتت قـوات الـنظام علًى وشك السيطرة عليها بشكل كامل، منهية وجود التنظيم الــذي سيطر على أغلب المدينة في منتصف عام 2014. ومن المتوقع أن تواصل قـوات النظام تقدمها على الضفة الجنوبية لـنـهـر الفـرات وصولا إلى مـديـنة الـبوكمال الـتي تـقـع إلى الشـرق من مدينة دير الزور بأكثر من 100 كيلومتر. ومـن المرجح أن تــتــسـارع خـطـوات انـهـيار التنظيم في شرقي سورية، حيث من المنتظر أن تدور المعـركة الأخـيرة مع الـتـنظـيم في الـبوكمال المـقـابلة لمـدينة الـقـائم في غربي العـراق. في مـوازاة ذلك، تحاول «قـــــوات سـوريـة الديمقراطية» السيطرة على بلدة مركدة آخر معـقل لـ«داعـش» فـي ريف الحسكة الجنوبي. وأشارت مصادر في هذه «القوات» أن اشتباكات وصفتها بـ «العنيفة» تدور بالقرب من تلك البلدة.

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