Retrait de 10 mécanismes de Syrie. Un ballon de Test américain “pour toutes les parties”


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L’armée américaine procède à un retrait de matériel de Syrie

L’annonce en décembre, par le président américain, d’un retrait immédiat et complet des quelque 2 000 soldats en Syrie avait pris de court les alliés de Washington et suscité leur inquiétude.

Le Monde avec AFP– vendredi 11 janvier 2019

L’armée américaine a commencé à procéder à un retrait de matériel de Syrie, a confirmé jeudi 10 janvier un responsable du ministère de la défense, alors que le calendrier du retour des quelque 2 000 soldats déployés en Syrie promis par Donald Trump reste flou. « Je peux confirmer le déplacement de matériel de Syrie. Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas donner davantage de détails pour l’instant », a indiqué à l’AFP ce responsable.

CNN avait initialement révélé ce retrait de matériel. « Un peu de cargaison est déjà partie », avait confié à la chaîne un responsable de l’administration américaine sans préciser le contenu du chargement.

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Rétropédalage

L’annonce en décembre, par le président américain, d’un retrait immédiat et complet des quelque 2 000 soldats en Syrie combattant le groupe djihadiste Etat Islamique (EI) avait pris de court les alliés de Washington et suscité leur inquiétude. Mais depuis, le gouvernement américain a multiplié les messages pour gommer l’impression initiale de départ précipité donnée par M. Trump.

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Dimanche, le conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a affirmé à Jérusalem que le retrait américain de Syrie devait se faire de telle sorte que la défense d’Israël et « d’autres amis » des Etats-Unis dans la région soit « absolument assurée ». « Le président Trump a pris la décision de retirer nos troupes, nous allons le faire », a indiqué jeudi le chef de la diplomatie, Mike Pompeo, se gardant toutefois de mentionner un calendrier.

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Au fil des jours, Washington a procédé à un rétropédalage en fixant des conditions loin d’être réunies pour un départ de Syrie : une défaite définitive de l’EI et l’assurance que les combattants kurdes ayant lutté contre les jihadistes aux côtés des Américains seront protégés.

 

سحب لـ10 آليات من سوريا.. بالون اختبار أميركي “لكل الأطراف”

11 يناير,2019

أحدث بدء الولايات المتحدة في سحب 10 آليات مدرعة من سوريا، تضاربا كبيرا في رؤى الأطراف المختلفة له، في الوقت الذي لا يزال فيه التوتر متصاعدا على الأرض بين تركيا والأكراد.

وأكد الناطق باسم التحالف الدولي الذي تقوده الولايات المتحدة شون راين، أن عملية انسحاب القوات الأميركية من سوريا بدأت بالفعل، وأوضح في رد على رسالة من “سكاي نيوز عربية”: “بدأت قوة المهام المشتركة -عملية العزم الصلب- عملية انسحابنا المدروسة من سوريا”، في إشارة إلى التحالف ضد تنظيم “داعش”، رافضا إعطاء تفاصيل تتعلق بالجدول الزمني للعملية والمواقع أو تحركات الجنود “لأسباب أمنية”.

لكن مسؤولا في وزارة الدفاع الأميركية نفى سحب أي جنود من سوريا، مضيفا: “قمنا بسحب بعض المعدات العسكرية”، حسبما أوردت وكالة “أسوشيتد برس”.

وكانت مصادر ميدانية قد تحدثت عن انسحاب دفعة تتألف من 150 عسكريا أميركيا مع مدرعاتهم، من ريف الحسكة الشمالي الشرقي.

وقال مدير المرصد السوري لحقوق الإنسان رامي عبد الرحمن لموقع “سكاي نيوز عربية” إنه حصل على معلومات ميدانية من نحو 10 مصادر مختلفة، بأن 150 عنصرا من القوات الأميركية العاملة ضمن عملية “العزم الصلب”، قد تحركوا من ريف الحسكة الشمالي الشرقي إلى داخل الحدود العراقية.

وقال عبد الرحمن إن القوات مؤلقة من 10 آليات مع فرق لهندسة الألغام، وانسحبت من قاعدة رميلان العسكرية التي تضم مهبطا للطائرات المروحية.

ونقل المرصد عن مصادر وصفها بالموثوقة، أن عمليات انسحاب مماثلة من المرتقب أن تجري خلال الأيام والأسابيع المقبلة، على شكل مجموعات صغيرة بشكل متتال، من عدة قواعد ومواقع للقوات الأميركية في شرق نهر الفرات.

بالون الاختبار وخيارات الأكراد

واعتبر الكاتب الصحفي الكردي رستم محمود أن الانسحاب الاميركي “ليس انسحابا تاما”، موضحا لموقع “سكاي نيوز عربية” أن “واشنطن تتحسب لوجود قوى على الأرض بينها توتر كبير مثل الأكراد والجيش التركي“.

وأضاف أنه “ليس الانسحاب الذي وعد به الرئيس الأميركي دونالد ترامب في بداية الأمر. أنا أعتقد أنه بالون اختبار لكافة الأطراف على الأرض”.

وينهي هذا الانسحاب الذي “خلط الأوراق ميدانيا”، المرحلة المريحة للأكراد الذين كانوا يعتمدون على الولايات المتحدة في حمايتهم، لذا فهم مطالبون بالدخول في تفاصيل إعادة التوازن والتمييز بين الخيارات السيئة بين الخضوع للنظام في دمشق أو الدخول في معركة غير متكافئة مع تركيا.

Retrait de 10 mécanismes de Syrie. Un ballon de Test américain “pour toutes les parties”

OSDH – 11 janvier 2019

Le début du retrait de 10 véhicules blindés des États-Unis de la Syrie, a causé un grand conflit contradictoire parmi les différentes parties, alors que la tension monte toujours sur le terrain entre la Turquie et les Kurdes.

Le porte-parole de la coalition dirigée par les Etats-Unis, Sean Ryan, a déclaré que le retrait des troupes américaines de la Syrie avait déjà commencé, « la force opérationnelle interarmées – Opération de la détermination ferme – a commencé notre retrait délibéré de la Syrie », a-t-il déclaré en réponse à une lettre de Sky News Arabia. Se référant à la coalition contre l’organisation « Daech », refusant de donner des détails concernant le calendrier de l’opération et les sites ou mouvements de soldats « pour des raisons de sécurité ».

Un responsable américain de la défense a nié le retrait de troupes de la Syrie, ajoutant: « Nous avons retiré du matériel militaire », selon l’agence Associated Press.

Des sources sur le terrain ont parlé du retrait d’un groupe de 150 soldats américains et de leurs véhicules blindés de la campagne au nord-est de Hassaké.

Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdul Rahman, a déclaré à Sky News Arabiya qu’il avait reçu des informations sur le terrain émanant d’une dizaine de sources différentes indiquant que 150 membres des forces américaines participant à l’opération « Determination solide » s’étaient déplacés de la campagne de Hassaké au nord-est à la frontière vers l’Irak.

Abdul Rahman a déclaré que les troupes étaient composées de 10 mécanismes avec des équipes d’ingénieurs miniers et se sont retirées de la base militaire de Roumailane, qui comprend un terrain d’atterrissage d’hélicoptère.

Selon l’Observatoire, des sources crédibles, il a déclaré que des retraits similaires devraient avoir lieu dans les jours et les semaines à venir, sous la forme de petits groupes successifs, à partir de plusieurs bases et emplacements des forces américaines dans l’est de l’Euphrate.

Ballon de test et les options des kurdes

« Le retrait américain n’est pas un retrait complet », a déclaré le journaliste kurde Rustom Mahmoud. « Washington craint la présence des forces sur le terrain, entre lesquels existent de grandes tensions, telles que les Kurdes et l’armée turque”.

« Ce n’est pas le retrait promis par le président Donald Trump au début. Je pense que c’est un ballon d’essai pour toutes les parties sur le terrain ».

Ce retrait qui a « mélangé les cartes sur le terrain » mettra fin à une étape commode pour les Kurdes, qui, durant, se sont appuyés sur les États-Unis pour les protéger. Ils sont donc obligés d’entrer dans les détails du rééquilibrage et de la distinction entre les mauvais choix entre la soumission au régime de Damas ou une bataille inégale avec la Turquie.

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Octobre 2015: Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep ; أكراد سوريا.. تحالف مع الأسد و روسيا في حلب‎


Il est parfois utile de revenir en arrière pour pouvoir mieux anticiper  l’avenir….
Mais malheureusement, l’être humain a la mémoire courte et reproduit souvent les mêmes erreurs même à court terme…
Un article qui date du mois d’octobre 2015

Et un autre qui date du 5 janvier 2019: Les “Kurdes” oeuvrent vers un accord politique avec Al-Assad, par le biais d’une médiation Russe.

« L’administration dirigée par les Kurdes, qui contrôle la majeure partie du nord de la Syrie, a proposé une feuille de route pour un accord avec Bashar al-Assad et attend la réponse de Moscou », a déclaré Badran à Reuters. La Turquie a condamné hier les déclarations du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui a mis en garde, jeudi, d’exposer les Kurdes de Syrie à quelconque « exécution » par les forces turques, affirmant qu’il s’agissait d’un « manque préoccupant d’informations ».

٠«الأكراد» يسعون إلى اتفاق سياسي مع الأسد بوساطة روسية

 

Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep – أكراد سوريا.. تحالف مع الأسد و روسيا في حلب‎

Vendredi 23 Octobre 2015
ANALYSE
 
Si la thèse de la bataille d’Alep dans les prochains mois s’inscrit dans la doctrine militaire du « pays utile » adoptée par Damas, celle d’une coalition entre forces progouvernementales appuyées par Moscou et forces kurdes est en revanche plus surprenante.
Lina KENNOUCHE | OLJ10/10/2015
Dans un article publié pour le Washington Institute, « Syria’s Kurds Are Contemplating an Aleppo Alliance with Assad and Russia » (Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep), Fabrice Balanche, spécialiste de la géographie politique de la Syrie, envisage le scénario d’une alliance entre les troupes loyalistes et les forces kurdes dans l’inéluctable bataille d’Alep.
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The PYD Project of Rojava
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Surenchère politique
Selon une source sécuritaire proche du régime, il y a quelques jours, une rencontre secrète s’est tenue entre trois responsables kurdes venus de Qamechli et le directeur du bureau de la Sécurité nationale, le général Ali Mamlouk, pour aborder les conditions de formation d’une coalition entre les forces progouvernementales et leurs alliés, ainsi que les Kurdes. Et elle s’est soldée par un échec. Les deux principales conditions posées par la partie kurde ont entraîné un refus catégorique de Ali Mamlouk, puisque Damas exclut toute livraison de chars d’assaut et d’armements lourds au parti de l’Union démocratique (PYD) et ne veut pas entendre parler d’un projet d’unification des trois cantons de Djazeera, de Kobané et, plus à l’ouest, de Afrin, soit la reconnaissance d’une zone autonome qui s’étendrait du nord-est de la Syrie jusqu’au nord-ouest de l’Irak et la région pétrolière de Kirkouk. Toujours selon la même source, le refus inexorable du régime syrien a conduit ces trois responsables à porter leurs revendications aux Russes au cours d’une rencontre séparée. Or, il n’est pas improbable que le PYD prenne place dans le schéma russe à l’avenir. Cette possibilité de rapprochement russo-kurde a essentiellement été favorisée par l’attitude des Américains qui s’enlisent dans l’immobilisme.
Selon Fabrice Balanche, les États-Unis n’ont aujourd’hui plus rien à offrir aux Kurdes. Alors que Washington attendait des forces kurdes qu’elles s’engagent dans une confrontation avec le groupe État islamique (EI) à Raqqa, ces dernières ont décliné, estimant que l’EI a pu renforcer ses défenses dans cette zone grâce à l’approvisionnement turc en armements et munitions, et que les Américains ne leur offraient aucune garantie de protection. En juin dernier, Saleh Moslem, la tête dirigeante du PYD kurde, a fait savoir qu’ils n’avaient pas l’intention d’engager la bataille de Raqqa. Pour M. Balanche, « les Kurdes se sentent aujourd’hui protégés par les Russes. Ils se sont rendus aux États-Unis pour faire monter les enchères, mais l’administration américaine n’a rien laissé entrevoir. Les Kurdes ont besoin d’un soutien américain qui neutraliserait Ankara, mais Washington ne semble pas en mesure de leur offrir la liaison entre Kobané et Afrin. Ils sont donc allés voir les Russes tout en sachant qu’Ankara ne va pas réagir face aux Russes », puisque les Kurdes restent une carte de dissuasion pour contraindre le président turc à cesser tout soutien à l’État islamique.
Que si le régime d’Assad reste faible…
Mais, en réalité, l’arrière-fond indispensable aujourd’hui pour analyser l’éventualité d’une coalition entre Damas, Moscou et les forces kurdes reste l’évolution des rapports de force sur le terrain dans les mois à venir. Les Kurdes posent des conditions inacceptables pour Damas, qui reste attaché au principe intangible de l’intégrité et de l’unité de l’ensemble du territoire syrien. Sur ce point, le président syrien Bachar el-Assad refuse toute évolution dans la perception du problème. Son équation reste la suivante : stabiliser « le pays utile » pour, dans un second temps, stabiliser l’ensemble du territoire, et, en ce sens, tout projet de partition et autonomiste est honni par le président syrien.
Or, pour Fabrice Balanche, les développements sur le terrain dans les 3 à 6 mois à venir avant le lancement de la bataille d’Alep seront déterminants dans la décision russe de faire appel aux forces kurdes. Selon lui, Assad pourrait se retrouver acculé devant le choix d’accepter un deal avec les Kurdes. « Nous sommes encore dans cette phase de négociations où chaque acteur tente de savoir quels sont les moyens à la disposition de l’autre. Tout dépendra de l’avancée de l’armée syrienne dans les mois à venir, mais surtout de sa capacité à maintenir son contrôle dans les zones reconquises. Les Kurdes sont conscients qu’ils ne pourront concrétiser leur projet que si le régime d’Assad reste faible. Et ils savent également que Poutine peut leur donner ce qu’Assad ne leur donnerait pas », conclut Fabrice Balanche

أكراد سوريا… تحالف مع الأسد وروسيا في حلب
م – 21 أكتوبر, 2015

باريس – فابريس بالانش

تكمن أهداف روسيا الأكثر إلحاحاً في سوريا في الحفاظ على نظام بشار الأسد وتوسيع وجودها العسكري على ساحل البحر المتوسط، على الرغم من التصريحات الروسية المتكررة على خلاف ذلك. وباستطاعة موسكو تحقيق هذه الأهداف حتى لو لم تكن دمشق وحلفاؤها قادرين على استعادة الأراضي خارج معقل العلويين. بيد، إذا أراد فلاديمير بوتين أن يكون وسط رقعة الشطرنج السورية، فسيحتاج عندئذ إلى دفع بيادقه إلى المناطق السورية الداخلية.

وفي هذا الإطار، يمكن لحلب على وجه الخصوص أن تكون هدفه التالي لأن جميع الأطراف الرئيسية في الحرب تتنافس حالياً للسيطرة على المدينة الشمالية الرئيسية. وبالتالي فإن خسارة هذه المدينة ستشكل انتكاسة سياسية واستراتيجية كبرى بالنسبة إلى الأسد، وستضعف نظامه في المفاوضات المقبلة.

وحالياً، لا يزال الجيش السوري يسيطر على ثلث [مدينة] حلب المرتبط ببقية المنطقة التي تسيطر عليها الحكومة من خلال طريق ضيق. إلا أن هذا الممر يضيق أكثر فأكثر من جراء عمليات تنظيم «الدولة الإسلامية في العراق والشام» («داعش»)/«الدولة الإسلامية» شرقاً و«جبهة النصرة» – ذراع تنظيم «القاعدة» – غرباً. من هنا، من أجل الفوز في المعركة على حلب، سيحتاج الأسد إلى التعاون مع «حزب الاتحاد الديمقراطي» – النسخة السورية من «حزب العمال الكردستاني» التركي.

ويحرص «حزب الاتحاد الديمقراطي» على ربط الكانتونات الخاصة به في جميع أنحاء كوباني وعفرين، وفتح ممر لحي “الشيخ مقصود” – المنطقة الكردية في حلب. وقد أشارت مقابلة أجراها موقع “المونيتور” مع زعيم «حزب الاتحاد الديمقراطي» صالح مسلم إلى أن الحزب ربما يسعى لعقد تحالف استراتيجي مع الأسد وروسيا من أجل تحقيق هذا الهدف.

ساحة المعركة المعقدة في حلب

حلب هي مدينة مقسمة على أساس طائفي واجتماعي. فعندما اندلعت الحرب، كان أكثر من ثلثي سكانها الذين يبلغ عددهم 2.5 مليون نسمة من العرب السنة، يليهم الأكراد (20-25 في المائة، وتم تعريب العديد منهم) والمسيحيين (10 في المائة، نصفهم تقريباً من الأرمن). كما وضمت المدينة مجتمعاً صغيراً من التركمان الذين ينتمون إلى منطقة أعزاز، فضلاً عن عشرات الآلاف من العلويين، وهم بشكل رئيسي من موظفي الخدمة المدنية والعسكريين من المنطقة الساحلية.

لكن الانقسام الرئيس في حلب هو اجتماعي وليس طائفي – بين السكان الحضر والريفيين، ويعني ذلك جزئياً بين الأغنياء والفقراء. وقد سكن المحافظات الغربية سكان المدن لعدة أجيال، في حين أن الأحياء الشرقية والمنطقة الكردية هي عبارة عن مستوطنات غير رسمية تستضيف سكان الريف. وبالتالي فإن السكان الحضر الأصليين يحتقرون سكان الريف الذين جاؤوا للاستقرار في تلك المناطق، متهمين إياهم بمحاولة تحويل المدينة إلى ريف، الأمر الذي قد يدمر حلب فعلياً من وجهة نظرهم.

أما بالنسبة للريفيين فإن التضامن العشائري في المناطق الشرقية والشمالية لا يزال قوياً كما كان في الريف. كما أن السلطات المحلية فوّضت أيضاً قوة من الشرطة للعشائر التي عانت من خسائر فادحة عندما حاصر الثوار حلب في تموز/ يوليو 2012 (مثل عشيرة آل بري). وفي الوقت نفسه، وجد الثوار من الريف مقراً جيداً في المستوطنات غير الرسمية في المنطقة الشرقية، ولكنهم اشتبكوا مع الميليشيات الكردية في “الشيخ مقصود”، وواجهوا العداء من المناطق الرسمية والغنية التي دعمت الجيش السوري ضد الغزو الريفي.

أما خارج حلب، فإن التقسيم الرئيسي في المناطق الريفية في شمال غرب سوريا يكمن ما بين العرب والأكراد. فقد كانت الأقليات الدينية غائبة تقريباً عن هذه المنطقة قبل الحرب، وفي الوقت الحالي تبرز أربعة تجمعات شيعية فقط (الفوعة وكفريا والزهراء ونبل، وجميعها محاطة بالثوار)، ومجموعة صغيرة من الطائفة الدرزية في جبل السماق (التي تتوارى عن الانظار)، وقرية اليعقوبية المسيحية (التي تم التخلي عنها حالياً). أما بالنسبة إلى منطقتي عفرين وكوباني فهما كرديتين بالكامل، وهناك العديد من القرى الكردية بين هذين الحصنين (على الرغم من أن غالبيتها أُعطيت أسماءً عربية خلال حقبة التعريب البعثية، مثل القرى التركية حول أعزاز).

وفي الأشهر الأولى للثورة، خسر النظام السيطرة على معظم شمال غرب البلاد، ولا يزال سكان هذه المنطقة معادين للأسد باستثناء الجيوب الشيعية والمسيحية. إذ تمكنت قوات النظام من الحفاظ على بعض المدن الاستراتيجية (إدلب وجسر الشغور وأريحا) حتى ربيع 2015 وذلك بفضل الحشودات العسكرية الثقيلة والانشقاقات في صفوف المعارضة. ولكن بمجرد اتحاد مختلف الفصائل الثائرة في إطار «جيش الفتح»، لم يعد الأسد قادراً على السيطرة على المدن في محافظة إدلب، بينما أصبحت حلب الآن محاطة بالكامل تقريباً.

تحالف كردي؟

نظراً إلى البيئة المعادية في شمال غرب البلاد، اختار الأسد خيار الأرض المحروقة للتغلب على التمرد. ويهدف قصف مناطق الثوار في حلب إلى تخويف المدنيين لدفعهم إلى عزل المقاتلين، لكي يمكن إخراجهم من المنطقة كما تم في حمص. ومع مرور الوقت، انخفض عدد السكان في المناطق الشرقية من المدينة من أكثر من مليون شخص إلى عشرات الآلاف. بيد، فشلت هذه الاستراتيجية القائمة على مكافحة التمرد من خلال القصف والطرد لأن الثوار قد استولوا على كافة المدن الصغيرة المحيطة بها في محافظة إدلب وهم الآن يشكلون تهديداً خطراً على الجيش السوري في حلب.

وقد اضطر الجيش أيضاً قتال قوات تنظيم «الدولة الإسلامية» التي تهدد اتصالاته البرية والجوية. فقد كان مطار “كويرس” العسكري تحت الحصار لفترة دامت شهور وقد يلقى المصير نفسه الذي لقيه مطاري “أبو الظهور” و”الطبقة”، حيث ذبح مقاتلو «داعش» أفراد من العسكريين العلويين ونشروا لقطات من أعمالهم على نطاق واسع على شبكة الإنترنت.

لذلك، فإن إحدى أولويات الضربات الجوية الروسية المستمرة من المرجح أن تتجلى في دعم قوات الأسد للتخفيف عن هذه القاعدة من خلال ضرب تنظيم «داعش» بشكل مباشر. وهذا من شأنه أيضاً تبرير التدخل بشكل عام، وهو الذي صورته موسكو علناً على أنه عبارة عن حملة لمكافحة الإرهاب تستهدف تنظيم «الدولة الإسلامية». بيد، قد ينغمس بوتين بصورة أكبر في منطقة حلب، وتقوم قواته بضرب «جبهة النصرة» و «أحرار الشام»، وهما ركنا «جيش الفتح» المدعومان من المملكة العربية السعودية وقطر وتركيا.

وقد يكون ذلك كافياً لفرض بعض الخطوط الحمراء الجديدة على الثوار: على سبيل المثال، “وقف جميع الهجمات على الأجزاء التي يسيطر عليها النظام في حلب وإلا”. لكن إستعادة السيطرة على المدينة بأكملها ومحيطها تتطلب إغلاق الحدود التركية لوقف تلقي الثوار الدعم اللوجستي. وبالتالي، يمكن أن يُعهد بهذه المهمة إلى الأكراد الذين ربطوا جيوبهم الحدودية الشرقية في إطار أراضٍ يسمونها “روج آفا”.

ويقيناً، أن تركيا قد أخبرت «حزب الاتحاد الديمقراطي» بأنه لا يمكنه توسيع هذه المنطقة بصورة أكثر غرباً من كوباني، في إطار ما يبدو أنه استبعاد للخطوة لبناء صلة مع عفرين. وبالتالي فإن أي هجوم كردي من هذا القبيل من شأنه أن يضع حداً للاتفاق الاستراتيجي لـ «حزب الاتحاد الديمقراطي» مع الولايات المتحدة التي لا تريد أن يستولي الحزب على جرابلس وأعزاز. مع ذلك، فمن الصعب تصور التزام الأكراد السوريين بالوضع الراهن في منطقة حلب إلى أجل غير مسمى. إذ يعتقد الكثير منهم أنهم في لحظة تاريخية وهم عازمون على اغتنام الفرصة لبناء دولة من خلال توحيد جميع الأراضي الكردية السورية. وبما أنهم يعتبرون المنطقة الواقعة بين عفرين وكوباني على أنها منطقة كردية تاريخياً، فهم يؤمنون أنه يجب ضمها إلى “روج آفا”.

إن التصريحات الأخيرة لزعيم «حزب الاتحاد الديمقراطي» لا تعيد تكرار هذه الأهداف الكردية فحسب، بل تشير أيضاً إلى أن الحزب على استعداد للتحالف مع النظام والقوات الروسية من أجل تحقيقها. فكما قال لموقع “المونيتور”: “سنقاتل جنباً إلى جنب مع كل من يحارب «داعش»”. ومرة أخرى، منعت تركيا «حزب الاتحاد الديمقراطي» من التقدم نحو غرب كوباني كما لو كانت أراضي تابعة لـ تنظيم «الدولة الإسلامية»، كما أن المشروع التركي لإقامة منطقة عازلة في هذه الأراضي يتداخل مع مشروع “روج آفا” الكردي. لكن صالح مسلم يشكك في فعالية هذا الحظر بقوله: “إذا حاولت تركيا التدخل، فسيقومون بذلك. إذ تربط روسيا بسوريا اتفاقية دفاع مشترك. وسيمنعون التدخل التركي ليس للدفاع عنا [الأكراد] بل للدفاع عن الحدود السورية.”

وفي الوقت نفسه، في 27 أيلول/ سبتمبر قامت قوات «حزب الاتحاد الديمقراطي» من حي “الشيخ مقصود” بقطع الطريق الوحيد الذي يربط حلب بتركيا والذي يمر عبر أعزاز. والأسئلة التي تطرح نفسها هنا، هل يسعى الحزب لفتح الطريق إلى عفرين، وهل سيتعاون مع النظام للقيام بذلك؟ وبالفعل، إن القوات الكردية قد ساعدت الجيش السوري و «حزب الله» على جبهتين، وتمثل ذلك بـ : محاصرة قوات الثوار في شرق حلب وإنقاذ بلدتي نبل وزهراء الشيعيتين المحاصرتين.

ويتفاوض «حزب الله» حالياً مع المعارضة على إخلاء القريتان الشيعيتان الأخرتان في المنطقة (كفريا و الفوعة) مقابل إطلاق سراح المقاتلين من الثوار. كما يتم العمل بوقف إطلاق النار، إلى جانب رحيل حوالي 10 آلاف مدني من المنطقة. وبعد اكتمال هذه العملية، سيمتلك «حزب الله» مطلق اليدين للمساعدة في نبل وزهراء.

وعلى نطاق أوسع، إن حالة عدم اليقين السياسي في تركيا التي تلوح في الأفق والوجود الروسي المتوسع في سوريا قد يدفعان بالأكراد إلى المقامرة على اتخاذ هذه الخطوة، وربما يقومون بذلك مدفوعين من موسكو. وفي هذا السيناريو، سيكون الكرملين – وليس واشنطن – محاور أنقرة الذي لا غنى عنه، لكبح الطموحات الكردية. أما بالنسبة للأسد، فهو يعلم بأن شرعيته كرئيس لسوريا لا تعتمد على السيطرة على دمشق فحسب، بل على حلب أيضاً، لأن سوريا المعاصرة بُنيت على اتحاد هاتان المدينتان داخل نفس الدولة.

المحصلة

أمام القادة الغربيين خيارين للرد على تدخل روسيا والموجات المصاحبة له: إما أن يقفوا مكتوفي الأيدي ويصلّوا لأن تصبح سوريا – أفغانستان بوتين، أو أن يلعبوا وفق قواعد بوتين ويضمنوا مكانهم الخاص في تشكيل عملية السلام السورية في المستقبل. وفي كلتا الحالتين، لا بد لهم من الاعتراف بأن «حزب الاتحاد الديمقراطي» لن يتردد في التحالف مع روسيا والأسد إذا كان هذا هو السبيل الوحيد لحصوله على إقليم متواصل في الشمال.

لقد قيل للأكراد السوريين مراراً وتكراراً إن الغرب لن يسمح لهم بالحصول على المزيد من الأراضي، وأنهم يخشون هجوماً محتملاً معادياً للأكراد مدعوماً من تركيا. لذا، فهم ينظرون حالياً إلى التدخل الروسي بشكل إيجابي. وقد لا تكون موسكو قادرة على مساعدة الأسد في إستعادة السيطرة على الشمال بأكمله، ولكنها بالتأكيد قادرة على منع الثوار العرب السنة من تهديد عملية توسيع “روج آفا” الكردية.

ووفقاً لذلك، تواجه الولايات المتحدة وشركاؤها قراراً صعباً: إما الحفاظ على الحظر المفروض على التوسع الكردي أو دعم مساعي «حزب الاتحاد الديمقراطي» لضم عفرين إلى كوباني. من شأن هذا المسار الأخير أن يساعد على إضعاف تنظيم «الدولة الإسلامية» بوقف قدرته على الوصول إلى تركيا. بالإضافة إلى ذلك، فإن الأكراد هم القوة الوحيدة على الأرض التي ستدعم الجهود الغربية ضد تنظيم «داعش»، لذلك فإن إبقائهم في المعسكر الأمريكي يبدو أساسياً في هذا الوضع.

* معهد واشنطن

Selon les directives américaines … Une des composantes du “FDS” arabe est de se résoudre … Quelles sont ses relations avec l’Iran? بتوجيهات أمريكية… أحد مكونات «قسد» العربي يتجه إلى حل نفسه… ما علاقته بإيران؟


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Selon les directives américaines … Une des composantes du “FDS” arabe est de se résoudre … Quelles sont ses relations avec l’Iran?    بتوجيهات أمريكية… أحد مكونات «قسد» العربي يتجه إلى حل نفسه… ما علاقته بإيران؟

دير الزور – انقرة – «القدس العربي» : ٠

16 – نوفمبر – 2018

تتجه قوات «الصناديد» أحد مكونات قوات سوريا الديمقراطية «قسد» إلى حل نفسها، والاندماج بقوات الدفاع الذاتي التي تتشكل من المجندين قسراً في المناطق الخاضعة لسيطرة الميليشيات الكردية، حسب توجيهات أمريكية.
وقالت مصادر محلية إن القيادة العامة التابعة لميليشيا «الصناديد» قررت حل نفسها ضمن ما يسمى بقوات الدفاع الذاتي إحدى ميليشيات حزب الاتحاد الديمقراطي «ب ي د» في مدينة اليعربية في ريف محافظة الحسكة، وذلك عملاً بقرارات امريكية ملزمة، حسب القائد العام لها.
مدير شبكة «الخابور» المحلية إبراهيم حبش،، قال ان القائد الأعلى لقوات الصناديد «بندر حميدي الدهام» عقد اجتماعات عدة خلال الأسبوع الفائت في قرية تل علو بريف القامشلي، ضم مجموعة من قادة «الصناديد» حيث نقل لهم القرار الأمريكي بحل الميليشيا، وضمها رسمياً إلى «قوات الدفاع الذاتي» مما أثار ردة فعل سلبية بين الحضور مطالبين بإلغاء القرار.

أسباب

وبيّن لـ «القدس العربي» ان « بندر الحميدي الدهام» أخبر قيادات «الصناديد» بأن قرار الحل «أمريكي فوق التفاوض» ودعا القادة إلى الالتزام بالتعليمات مهدداً إياهم بسحب البطاقات العسكرية التي تنتهي مدتها بداية العام الجديد، وبذلك يصبح أي عنصر رافض للقرار، «خارج الحماية» وبالتالي سيكون عرضة للسوق للتجنيد الإجباري والخدمة لدى ما يسمى «قوات الدفاع الذاتي».
وأشار إلى ان جزءاً من القرار الأمريكي دخل حيز التنفيذ، حيث حلت مجموعات من ميليشيا «الصناديد» فعلاً، وانتقل عناصرها للخدمة لدى قوات «الدفاع الذاتي» بينما تستمر المفاوضات مع البقية لدمجهم، بعد رفض عشرات العناصر الانصياع للقرار الأمريكي.

قيادي كردي يكشف حجم التنسيق العالي بين ميليشيا «ب واي دي» والنظام السوري

ورجح المتحدث ان يكون السبب وراء حل ميليشيا الصناديد هو العلاقة الوثيقة التي تربط قائدها بطهران، وتواصله مع شخصيات إيرانية رفيعة، مشيراً إلى ان «واشنطن تسعى إلى خلق ميليشيات عميلة لها من ابناء المنطقة بشرط ان لا تحمل صفات عشائرية، وعلى ضوء ذلك دربت واشنطن ميليشيات الدفاع الذاتي وحرس الحدود، الذي سوف يعزز موقف «البي واي دي» ويحافظ على نفوذها امام الهجمات المحتملة».
وتتبع ميليشيا قوات الصناديد لـ»الشيخ حميدي الدهام الجربا» وهي في تحالف مع ميليشيات حزب الاتحاد الديمقراطي «ب ي د» وأحد مكونات قوات سوريا الديمقراطية «قسد» التي يتستر بها «ب ي د»، بينما تتشكل قوات الدفاع الذاتي من المجندين قسراً في المناطق الخاضعة لسيطرة «ب ي د» الذي يشكل امتدادًا لمنظمة «بي كا كا» حزب العمال الكردستاني في سوريا.
ويعتبر العمود الفقري لقوات قسد «ميليشيات حزب الاتحاد الديمقراطي «البي واي دي» التي تتحكم بالقرار العسكري والسياسي، إضافة إلى ميليشيات شكلية مثل الصناديد والسوتور، ويعتبر وجودها تقليدياً حيث تمت اضافتها إلى «قسد» من اجل تلميع الصورة، والتأكيد على وجود مكونات أخرى عربية ضمن الميليشيا.

خلافات عميقة

مصادر محلية اكدت ان خلافات عميقة دامت لأشهر بين قوات الصناديد والإدارة الذاتية، حيث قطعت الاخيرة التمويل عن الميليشيا منذ أشهر، حيث فضلت مجموعات تابعة للصناديد الانفكاك على العمل غير المأجور، وحسب المصادر فإن الخلافات تعود إلى رفض الصناديد المشاركة في معارك خاضتها «قسد» ضمن مناطق دير الزور والبادية ومناطق أخرى بعيداً عن نفوذ الصناديد، لكنها شاركت بنحو ألفي مقاتل في معارك الرقة وفق التصريحات الرسمية لقيادتها.
يقود الصناديد نجل الشيخ حميدي، بندر الهادي، وهي ميليشيا تشكلت من قبل قبيلة شمر العربية لقتال تنظيم الدولة ، وتتوزع قوات القبيلة في قرى بلدة تل كوجر الحدودية مع العراق وتعرف بقرى الخط السياسي والطريق الدولي، وتتألف القوات في معظمها من أبناء «عشيرة العبيد» حيث كان الشيخ حميدي دهام الهادي يشغل منصب الحاكم المشترك في مقاطعة الجزيرة في الإدارة الذاتية.
وكان القطاع الشمالي من محافظة الحسكة قد تعرض مطلع الشهر الجاري إلى قصف تركي استهدف قرية تل جهان التي تسيطر عليها قوات «الصناديد» ما اسفر عن إصابة عناصر قوات الصناديد بجراح بليغة، بالتزامن مع تسيير القوات الأمريكية لدوريات على الشريط الحدودي مع تركيا بدءاً من شرق نهر الفرات وصولاً إلى نهر دجلة في مثلث الحدود السورية – التركية – العراقية.
وحسب المرصد السوري فقد استهدفت الرشاشات التركية أطراف مدينة تل أبيض، وسط محاولات أمريكية لضبط الموقف، من خلال التوافق مع القوات التركية على إعادة تسيير دوريات مشتركة على الخط الفاصل بين مناطق سيطرة قوات مجلس منبج العسكري ومناطق سيطرة قوات عملية درع الفرات، في القطاع الشمالي الشرقي من ريف حلب.

«بي واي دي» – النظام

قال نائب رئيس الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية، عبدالباسط حمو، إن الوقائع المتكررة تظهر مدى حجم التنسيق بين حزب الاتحاد الديمقراطي «ميليشيات الـ بي واي دي» ونظام الأسد، ولفت إلى أن ذلك ينفي بشكل قاطع دعاء تلك الميليشيات بمعارضتها للنظام أو رغبتها بإقامة حكم جديد قائم على أساس العدل والمساواة.
وأضاف حمو في تصريحات امس الجمعة، إن «ما تعرض له القيادي في المجلس الوطني الكردي عبد الرحمن آبو، من ممارسات في أقبية السجون وتسليمه لأحد أفرع النظام الأمنية، دليل كبير على ما ذكرناه في السابق». وذكر عبد الرحمن آبو في تصريحات لقناة «روداوو، أن ميليشيا «بي واي دي» سلمته إلى مخابرات أمن الدولة التابعة لنظام الأسد في مدينة حلب، ومن ثم أعادته أجهزة أمن النظام إلى تلك الميليشيات».
وعقب خروجه من معتقلات الميليشيا الكردية، لفت آبو إلى أنه بقي في زنزانة انفرادية بمدينة عفرين لمدة شهرين بعدها نُقل إلى غرفة أكبر بقليل من السابقة، ومكث فيها لمدة تقارب أربعة أشهر، وأضاف أنه في 15 آذار تم نقله وهو معصوب العينين من عفرين إلى منطقة الشهباء بريف محافظة حلب، حيث تم تسليمه إلى مخابرات أمن الدولة التابعة للنظام في حلب، والتي بقي فيها 40 يوماً، مستطرداً «وبعد التحقيقات تم نقلنا إلى منبج وتم تسليمنا إلى ميليشيا «بي واي دي» وبيّن آبو في سياق حديثه بعد الإفراج عنه أن من التهم التي وجهت إليه «زرع الفتنة، التحريض، وهن الأمة»، وهي التهم نفسها التي يستخدمها نظام الأسد ضد معارضيه.
ودعا نائب رئيس الائتلاف الوطني المنظمات الدولية إلى ممارسة الضغط على ميليشيا « ب واي دي» من أجل الكشف عن مصير القيادي في المجلس الوطني الكردي بهزاد دورسن، ومصير كل المعتقلين الآخرين في سجون تلك الميليشيات، والكشف أيضاً عن المتورطين في اغتيال الشهيدين «نصر الدين برهك» و«مشعل التمو»، حيث كل الحقائق تشير إلى أن التنسيق بين النظام والميليشيات المرتبطة به.
يشار إلى أن عبدالرحمن آبو، القيادي في الحزب الديمقراطي الكردي المنضوي تحت مظلة المجلس الوطني الكردي، كان قد اعتقل في 12 تموز 2017، ولم تكشف الميليشيات عن مصيره بشكل رسمي حتى ساعة الإفراج عنه، رغم الدعوات المتكررة من قبل المجلس والمنظمات الحقوقية للكشف عن مكان اعتقاله والإفراج عنه، كما قامت اليوم بحرق خيمة المراسيم التي كانت مقامة لاستقبال آبو في مدينة القامشلي.

L’accord de “Manbij” entre la procrastination américaine et les options turques


 


Adnan Ahmed
12 octobre 2018

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré jeudi que l’accord entre son pays et les Etats-Unis concernant la ville de Manbij, à l’est d’Alep, est toujours dans l’impasse et peut-être même en échec, à la lumière des relations froides américano-turques. et l’entrée du régime syrien comme acteur clé dans l’affaire Manbij après le soutien de ses forces par la Russie, il contrôlait la plupart des zones d’opposition (à l’exception d’Idleb et de ses environs) et dirigeait sa boussole vers l’est pour compléter ce contrôle. Dans ses condoléances non déclarées de l’accord de Manbej, Erdogan a dit que « l’accord n’est pas complètement mort mais a été reporté ».

Les déclarations d’Erdogan sont venues à un moment où les relations américano-turques sont déjà très froides, à la suite de l’arrestation du révérend américain Andor Brunson en Turquie et après que les sanctions américaines qui ont fait chutter la lire turque. Malgré l’annonce au début de ce mois-ci de la reprise des patrouilles communes à Manbij entre les parties américaine et turque, les patrouilles, qui sont presque le seul élément qui a été respecté dans la « feuille de route » signée entre les deux parties en juin, n’ont plus de sens. À la lumière des actions entreprises par les parties américaine et kurde sur le terrain en vue de la consolidation du contrôle de la ville et non du retrait selon l’accord.

La « feuille de route » comprend plusieurs étapes, à commencer par le retrait des commandants des « Forces de protection du peuple » (kurdes), suivies par la saisi des militaires et des services de renseignement turcs et américains pour surveiller la ville. La troisième étape prévoit la formation d’une administration locale dans un délai de 60 jours, de sorte que le conseil local et militaire, qui fourniront les services et la sécurité dans la ville, selon la répartition ethnique de la population. Mais rien n’a été fait sauf des patrouilles des deux côtés de la ligne de démarcation entre les milices kurdes et le « Bouclier de l’Euphrate » soutenu par la Turquie.

Ces derniers jours, plusieurs sources ont rapporté que les États-Unis avaient fourni du matériel de forage aux milices kurdes de la ville, afin de compléter le périmètre de la ville de Manbij en creusant des tranchées et des barricades. Selon des sources locales, « des camions chargés de matériel de forage, d’armes et de matériel sont arrivés du nord de l’Irak, y compris trois bulldozers et une excavatrice, en plus de l’armure KOGAR remise à l’armée du Conseil de Manbij. De son côté, la coalition dirigée par les États-Unis a révélé que « Un groupe de véhicules et de véhicules de service ont été envoyées dans la ville de Manbij, dans le cadre d’une opération de reconstruction de la région ». Les « Forces Démocratiques syriennes » FDS avait contrôlé la ville de Manbej en août 2016, grâce aux soutien des Américains, dans le cadre de la guerre contre l’organisation Daech ».

Selon l’agence « Anatolie » turque, des « unités » ont commencé à creuser le périmètre de la ville depuis le contrôle de la région l’an dernier, mais le rythme des forages s’est accéléré après le lancement de l’armée turque et de l’armée syrienne libre l’opération « Free Syrian Army » (bouclier de l’Euphrate) dans la campagne nordique d’Alep, « Le rythme des forages a diminué après que les forces américaines ont construit deux bases près des zones de (bouclier de l’Euphrate), en avril dernier, mais elles sont revenues à leurs activités antérieures après l’accord turco-américain sur la feuille de route ».

À la lumière de cette tergiversation américain dans la mise en œuvre de l’accord, Ankara a de nouveau fait allusion à l’option militaire consistant à expulser les milices kurdes de la ville, qui est soumise à une situation militaire et politique complexe en raison de l’enchevêtrement des intérêts régionaux et internationaux. Les États-Unis ont déployé des unités militaires autour de la ville avec des opportunités croissantes d’affrontements entre leurs alliés kurdes et les forces turques en mars 2017. La Russie a également déployé des forces de police militaires dans les villages de Manbij, évacués par les Kurdes avec l’avancée des forces turques, et remplacés par des unités du régime syrien. La manœuvre kurde a fourni au régime syrien un corridor terrestre qui a permis de relier les zones sous son contrôle dans l’extrême nord et qui a été isolé depuis le déclenchement de la révolution syrienne à Alep et ses zones situées au sud.

Bien entendu, le régime syrien et la Russie réalisent qu’ils ne peuvent pas contrôler Manbij en raison de la protection des États-Unis, alors que deux rounds de négociations entre les représentants kurdes et le régime n’ont pas permis de déterminer le statut définitif de la région, ce qui augmente les chances que le régime cherche d’autres moyens de contrôle, tels que la mobilisation des réseaux tribaux qui lui sont loyaux contre les milices kurdes, notamment avec l’échec des accords entre la Turquie et les États-Unis sur la ville.

L’option militaire turque à Manbij semble également présenter de nombreux dangers: Ankara préférera peut-être faire preuve de plus de patience envers les États-Unis, dans l’attente d’une amélioration des relations entre les deux pays afin de revigorer la feuille de route de Manbij. En fait, dès le départ, l’accord était ambigu et constituait un compromis entre les deux parties dans lequel Washington cherchait à absorber l’impulsion turque envers Manbij sans pour autant être fidèle au contenu de l’accord.

 

سورية: اتفاق “منبج” بين المماطلة الأميركية والخيارات التركية

عدنان أحمد
12 octobre 2018

كشفت تصريحات الرئيس التركي رجب طيب أردوغان التي نقلتها الصحافة التركية، أمس الخميس، أن الاتفاق بين بلاده والولايات المتحدة بخصوص مدينة منبج، شرقي حلب، ما زال في مرحلة التعثر، وربما الفشل، في ضوء برودة العلاقات التركية – الأميركية، فضلاً عن دخول النظام السوري كلاعب رئيسي في قضية منبج بعد تمكن قواته بدعم روسي، من السيطرة على معظم مناطق المعارضة (باستثناء إدلب ومحيطها) وتوجيه بوصلته شرقاً لاستكمال هذه السيطرة. وفي نعيه غير الصريح لاتفاق منبج، قال أردوغان إن “الاتفاق تأجل، لكن لم يمت تماماً”.

وأتت تصريحات أردوغان في وقت باتت فيه العلاقات الأميركية ــ التركية أسيرة البرود الشديد، نتيجة قضية اعتقال القس الأميركي أندور برونسون في تركيا، وما تبع ذلك من عقوبات أميركية هوت بالليرة التركية. ورغم الإعلان مطلع الشهر الحالي عن استئناف تسيير دوريات مشتركة في منبج بين الجانبين الأميركي والتركي، إلا أن هذه الدوريات، التي تكاد تكون البند الوحيد الذي تمّ التقيّد به في اتفاق “خارطة الطريق” الموقع بين الجانبين في يونيو/ حزيران الماضي، لم تعد ذات معنى في ظل ما يتخذه الجانبان الأميركي والكردي من إجراءات على الأرض باتجاه تكريس سيطرتهما على المدينة، وليس الانسحاب منها بموجب الاتفاق.
وتتضمن “خارطة الطريق” خطوات عدة تبدأ بانسحاب قادة “وحدات حماية الشعب” (الكردية)، ويليها تولي عناصر من الجيش والاستخبارات التركية والأميركية مهمة مراقبة المدينة. أما المرحلة الثالثة فتنص على تشكيل إدارة محلية في غضون 60 يوماً، بحيث يتم تشكيل المجلس المحلي والعسكري اللذين سيوفران الخدمات والأمن في المدينة، حسب التوزيع العرقي للسكان. لكن كل ما سبق لم ينفذ منه شيء سوى تسيير دوريات على جانبي الخط الفاصل بين المليشيات الكردية وفصائل “درع الفرات” المدعومة من تركيا.
وفي الأيام الأخيرة، ذكرت مصادر عدة أن الولايات المتحدة زوّدت المليشيات الكردية في المدينة بمعدات حفر، لاستكمال تطويق محيط مدينة منبج بالحفر والخنادق والمتاريس. وقالت مصادر محلية إن “شاحنات محمّلة بمعدات الحفر وبالأسلحة والعتاد وصلت من شمال العراق إلى المدينة، بما في ذلك ثلاث جرافات وحفارة إضافة إلى مدرعات من نوع “كوجار” سُلّمت لمجلس منبج العسكري. من جهته، كشف التحالف الدولي بقيادة الولايات المتحدة، أنه “أرسل مجموعة من الآليات والسيارات الخدمية إلى مدينة منبج، وذلك ضمن عملية إعادة إعمار المنطقة”. وكانت “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) قد سيطرت على منبج التابعة لمحافظة حلب السورية، في أغسطس/ آب 2016 بدعم أميركي، في إطار الحرب على تنظيم “داعش”.
وحسب وكالة “الأناضول” التركية، فإن “الوحدات التركية بدأت في حفر محيط المدينة منذ سيطرتها على المنطقة العام الماضي، لكن وتيرة الحفر زادت بعد إطلاق الجيش التركي والجيش السوري الحر عملية (درع الفرات) في ريف حلب الشمالي، في الشهر ذاته”، مشيرة إلى أن “وتيرة الحفر انخفضت بعد قيام القوات الأميركية ببناء قاعدتين قرب مناطق (درع الفرات، في إبريل/ نيسان الماضي، لكنها عادت لنشاطها السابق بعد الاتفاق التركي الأميركي على خارطة الطريق”.
وفي ضوء هذه المماطلة الأميركية في تنفيذ الاتفاق، عادت أنقرة إلى التلويح بالخيار العسكري لطرد المليشيات الكردية من المدينة الخاضعة لوضع عسكري وسياسي معقد بسبب تشابك المصالح الإقليمية والدولية فيها. وكانت الولايات المتحدة قد نشرت وحدات عسكرية في محيط المدينة مع تزايد فرص الصدام بين حلفائها الأكراد والقوات التركية في مارس/ آذار 2017، فيما نشرت روسيا بدورها قوات شرطة عسكرية في قرى تابعة لمنبج، كان الأكراد قد أخلوها مع تقدم القوات التركية، لتشغلها وحدات تابعة للنظام السوري. ووفرت المناورة الكردية للنظام السوري ممراً برياً أعاد ربط المناطق الخاضعة لسيطرته في أقصى الشمال والمعزولة عنها منذ اندلاع الثورة السورية بمحافظة حلب والمناطق الواقعة إلى الجنوب منها.
وبطبيعة الحال، يدرك النظام السوري وروسيا أنه ليس باستطاعتهما السيطرة على منبج بسبب خضوعها للحماية الأميركية، فيما لم تحقق جولتان من المفاوضات بين ممثلين أكراد والنظام أي تقدم لتحديد الوضع النهائي للمنطقة، ما يزيد من احتمال أن يعمد النظام إلى البحث عن وسائل بديلة للسيطرة عليها، مثل تعبئة الشبكات العشائرية الموالية له ضد المليشيات الكردية، خاصة مع تعثر التفاهمات بين تركيا والولايات المتحدة بشأن المدينة.

أما الخيار العسكري لتركيا في منبج، فيبدو هو الآخر محفوفا بالمخاطر، وقد تفضّل أنقرة المزيد من الصبر مع الولايات المتحدة بانتظار تحسن العلاقات بين البلدين لإعادة تفعيل خارطة طريق منبج. والواقع أنه منذ البداية كان هذا الاتفاق مشوباً بالغموض، ومثّل حلاً وسطاً في حينه بين الجانبين، سعت من خلاله واشنطن لامتصاص الاندفاعة التركية باتجاه منبج، من دون أن تكون مخلصة فعلاً للتقيد بمضمون الاتفاق٠

 

MANBIJ L’ARAMÉENNE

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روسيا «قلقة» من الوضع شرقي نهر الفرات – La Russie “s’inquiète” de la situation à l’est de l’Euphrate


Military-situation-in-Syria-19-décember-2017

La Russie “s’inquiète” de la situation à l’est de l’Euphrate

jeudi 11 octobre 2018

■ Moscou-Anatolie: Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, s’est dite préoccupée par la situation à l’est de l’Euphrate en Syrie. “La situation à l’est de l’Euphrate est une source de préoccupation croissante pour la Russie”, a-t-elle déclaré, faisant référence au soutien de Washington à l’organisation YPJ / PKK dans l’établissement de la soi-disant “autogestion”. Elle a indiqué que les États-Unis, en coopération avec leur entité existante (YPJ / PKK), travaillaient dans ce domaine pour mettre en place une autogestion. Elle a souligné que les efforts déployés pour mettre en place cette administration, contraires à la Constitution syrienne, ont abouti à “des résultats qui ne sont pas du tout positifs”. Elle a ajouté que la mise en place de l’autogestion perturbait la population non kurde, en particulier les Arabes, les Syriaques et les Turkmènes.

روسيا «قلقة» من الوضع شرقي نهر الفرات
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

■ موســكو-الأناضول: أعربت المتحدثة باسم وزارة الخارجية الروســية ماريا زاخاروفا، عن قلقها من الوضع شرقي نهر الفرات في سوريا. وقالت: «الوضع في شرقي نهر الفرات يثير قلقا متصاعدا لدى روسيا، في إشارة إلى دعم واشنطن تنظيم «ي ب ك/بي كا كا» في إقامة ما يسمى بـ «الإدارة الذاتية». وأشــارت إلى أن الولايات المتحدة تعمل في هذه المنطقة، بالتعاون مع الكيان الموجود فيها (ي ب ك/بي كا كا)، على إقامة إدارة ذاتية. ولفتت إلى أن الجهود الرامية لإقامة هذه الإدارة التي تنافي الدســتور السوري، تقود إلى «نتائج غير إيجابية على الإطلاق». وأضافت أن إقامة إدارة ذاتية تزعج السكان غير الأكراد لاسيما العرب والسريانيون والتركمان٠

Conseil démocratique syrien: les négociations avec le régime chancèlent

Jeudi 11 octobre 2018

Damas – Le « Conseil démocratique syrien » a démenti toute rencontre avec des représentants du gouvernement du régime dans la capitale Damas dimanche dernier. Le porte-parole du Conseil, Amjad Othman, a déclaré dans un communiqué de presse: “En raisons du dialogue défaillant et les cadres étroits établis par le gouvernement de Damas dans le processus de dialogue qui stagne toujours, nous déclarons que les informations qui ont été diffusées par les médias sont erronées ». Le Conseil est bien à Damas pour reprendre les discussions et rencontrer des personnalités du gouvernement et de la sécurité pour discuter de l’avenir des régions à l’Est de l’Euphrate. Il convient de noter que le « Conseil démocratique syrien » est le bras politique des « Forces démocratiques syriennes/FDS », dont les militants kurdes forment la composante principale. Les FDS, avec l’appui des États-Unis, ont libéré de nombreuses zones qui étaient sous le contrôle de l’organisation Daech en Syrie
Le conseil contrôle, actuellement, de vastes régions du nord-est de la Syrie, estimées à 27% du territoire, incluant les régions de l’Est de l’Euphrate à Deir Ez-Zor et la plupart des terres de Hassakeh et de Raqqa, ainsi que Manbej et Ain al-Arab (Kobané) dans la campagne orientale d’Alep. « Nous sommes attachés à notre position de principe en faveur de tout processus de dialogue mettant fin à la crise syrienne et aboutissant à des formules nationales par le biais de solutions politiques », a déclaré M. Osman.

مجلس سوريا الديمقراطية: المفاوضات مع النظام متعثرة
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

■ دمشــق – د ب أ: نفى «مجلس ســوريا الديمقراطية» عقد أي لقاء مع مسؤولين حكوميين في العاصمة
دمشق يوم أول أمس. وقال المتحدث الرسمي باسم المجلس أمجد عثمان، في تصريح صحافي: «أسباب تعثر الحوار والأطر الضيقة التي حددتها حكومة دمشق في عملية الحوار ما زالت قائمة، لذلك نعلن أن ما تناولته وسائل الإعلام من أنباء غير صحيحة».عن المجلس موجود في دمشــق لاستئناف اللقاءات مع الحكومة الســورية، وأنه سيلتقي شــخصيات حكومية وأمنية بهدف بحث مســتقبل مناطق شرق الفرات. وتجدر الإشــارة إلى أن «مجلس سوريا الديمقراطية» هو الذراع السياســية لـ «قوات سوريا الديمقراطية»
(قســد)، التي يشــكل المســلحون الأكراد أبرز مكوناتها. وكانت (قســد) قامت، بدعم من الولايات المتحدة، بتحرير العديد من المناطق التي كانت خاضعة لسيطرة تنظيم داعش في سوريا٠
ويسيطر المجلس على مناطق واسعة شمال شرقي سوريا تقدر بنحو ٢٧ بالمئة من مساحة سوريا، وتشمل مناطق شرق الفرات في محافظة دير الزور وأغلب أراضي محافظتي الحســكة والرقة، إضافة إلى منطقتي منبج وعين العرب في ريف حلب الشــرقي. وأكد عثمان الالتزام بالحــوار، موضحا :»إننا ملتزمون بموقفنا المبدئي المؤيد لأية عملية حوار من شــأنها أن تنهي الأزمة الســورية والوصول إلى صيغ وطنية عبر الحلول السياسية«٠

 

سوريا: اغتيال المستشار الأمني لـ«الجولاني» وتصفية القائد العسكري لـ«تحرير الشام»٠
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

عواصم ـ «القدس العربي» : في سياق تنفيذ إحدى مراحل اتفاق «سوتشي» الأولى في خصوص ملف إدلب وبقاء أخرى أكثر تعقيداً، أكد الناطق الرسمي باسم الجبهة الوطنية للتحرير التابعة للمعارضة السورية، الانتهاء من عمليات سحب السلاح الثقيل من «المنطقة المنزوعة السلاح» في إدلب شمالي سوريا. وأوضح النقيب ناجي مصطفى، في تصريح خاص لـ«القدس العربي»، أنه «بعد أن أعلنا بدء عملية سحب السلاح الثقيل للمقرات الخلفية، نعلن الآن عن انتهاء العملية واستكمال عملية إرجاع السلاح الثقيل»٠

الناطق باسم الجبهة الوطنية لـ«القدس العربي»: انتهاء مرحلة سحب السلاح الثقيل من المنطقة العازلة في إدلب
يأتي ذلك متزامناً مع إشادة وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أمس، بـ«الشركاء الأتراك الذين يلعبون الدور الرئيسي في تنفيذ اتفاق «سوتشي» حول إدلب السورية»، خلال مؤتمر صحــــافي عقــــده أمـــس في العاصمة الروسية موسكو، مؤكداً أن «هذه العملية تتقدم بشكل ثابت بما فيه الكفاية». وكشف النقيب مصطفى أنه «سيتم تسيير دوريات (تركية) في المنطقة»، مشدداً على أن «موضوع الدوريات الروسية قد رفضناه رفضاً قاطعاً»٠
من جهته قال مدير المرصد السوري لحقوق الانسان رامي عبد الرحمن إنه «لم يتم رصد أي سلاح ثقيل أمس في كامل المنطقة المنزوعة السلاح»٠
وليس بعيداً عن تعقيدات ملف إدلب، فقد دخلت «هيئة تحرير الشام» في الشمال السوري منعطفاً أمنياً حرجاً، بتسارع وتيرة الاغتيالات ضد قيادات الحلقة الضيقة فيها، فقد تعرضت الهيئة التي يقودها «أبو محمد الجولاني» لضربات موجعة خلال اليومين الماضيين، تمثلت باغتيال المستشار الأمني للجولاني «أبو يوسف الجزراوي»، والقائد العسكري للهيئة «محمد أبو إسلام»، على أيدي جهات مجهولة في محافظة إدلب، في سياسة يبدو أنها تسير من اغتيال إلى آخر في سياق تصفية وإنهاء ملف إدلب المعقد.
ويعد أبو يوسف الجزراوي، وهو من القيادات «المهاجرة» في هيئة تحرير الشام، سعودي الجنسية، وكان يشغل خلال الفترات الماضية، منصب المستشار الأمني لـ «الجولاني»، ضمن الحلقة الضيقة التي تحيط به. (تفاصيل ص 4)

Les Kurdes quittent une ville clé après un accord américano-turc !!


Arme de guerre

Publié le  | AFP

La principale milice kurde de Syrie a annoncé mardi son retrait de Minbej, une ville stratégique du nord du pays qui fait l’objet d’un accord entre la Turquie frontalière et les Etats-Unis pour éviter une possible confrontation directe.

Ankara qualifie cette force kurde de “terroriste” mais Washington la considère comme un allié primordial dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), toujours actif en Syrie même s’il ne tient plus que quelques poches dans l’est du pays.

Mardi, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a ainsi annoncé que 55 combattants prorégime avaient été tués depuis dimanche dans une opération que l’EI mène dans la vallée de l’Euphrate (est).

Dans un communiqué, les Unités de protection du peuple (YPG) ont fait part du “retrait” de Manbij de leurs derniers “conseillers militaires”, qui étaient chargés de former des combattants antijihadistes locaux.

Cette décision intervient au lendemain de discussions entre Américains et Turcs au sujet de cette ville à majorité arabe, située à 30 km de la frontière turque et où des troupes américaines et françaises de la coalition internationale anti-jihadistes sont stationnées.

Le communiqué des forces kurdes n’a pas fait mention de ces discussions.

La tension entre les Etats-Unis et la Turquie, deux alliés dans l’Otan, est montée d’un cran cet hiver quand Ankara a plusieurs fois menacé d’étendre vers Minbej l’offensive qu’elle menait contre les YPG dans l’enclave kurde d’Afrine, plus à l’ouest.

“Sécurité et stabilité”

Mais elle est un peu retombée fin mai quand Washington et Ankara ont défini les contours d’une “feuille de route” en vue de coopérer pour “assurer la sécurité et la stabilité” dans cette ville.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo et son homologue turc Mevlut Cavusolgu ont approuvé lundi cette feuille de route, selon le département d’Etat.

Un haut responsable américain a indiqué mardi que son application serait longue et “compliquée”, de nombreux détails restant à négocier.

L’accord vise notamment à “tenir l’engagement américain à déplacer les YPG à l’est de l’Euphrate”, selon ce responsable.

Un porte-parole du Conseil militaire de Minbej, qui contrôle la ville, a précisé mardi à l’AFP que cet organe n’avait pas encore été informé de “changements opérationnels” sur le terrain.

La France sera “attentive au modèle de gouvernance mis en place” dans le cadre de cet accord, a relevé pour sa part une source diplomatique française. “Il devra être pluraliste, représentatif et accepté par les populations locales”, arabes et kurdes, a-t-elle dit à l’AFP.

Pour l’analyste Aaron Stein, de l’Atlantic Council à Washington, la mise en place de l’accord américano-turc ne garantit pas une baisse des tensions.

“En cas d’échec, ce sera retour à la case départ, quand (le président turc Recep Tayyip) Erdogan menaçait les Américains”, juge-t-il.

Raid de l’EI

La Turquie, engagée dans une lutte armée avec les Kurdes sur son territoire, voit d’un très mauvais oeil la présence de forces kurdes syriennes à sa frontière et a mené deux offensives militaires dans le nord de la Syrie depuis 2016.

Les YPG forment l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), l’alliance de combattants arabes et kurdes qui a joué un rôle clé pour faire reculer l’EI en Syrie et qui a d’ailleurs pris Minbej aux jihadistes en 2016.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le groupe jihadiste contrôle désormais moins de 3 % du territoire syrien –contre près de 50 % fin 2016 à l’époque de son “califat” autoproclamé–, après des offensives distinctes des FDS et des forces prorégime.

Les dernières poches que l’EI contrôle en Syrie se trouvent dans l’est, après l’évacuation le mois dernier, après un accord avec le régime, des derniers jihadistes présents dans le sud de Damas.

D’après l’OSDH, les 55 combattants pro-gouvernementaux tués, dont 10 mardi, l’ont été dans des attaques et combats ayant suivi un raid des jihadistes contre des villages tenus par le régime et ses alliés dans la vallée de l’Euphrate. 

Les jihadistes ont pris quatre localités situées sur la route reliant la ville de Deir Ezzor à celle de Boukamal, à la frontière irakienne. Ces localités se trouvent à proximité de Hajine, la ville syrienne la plus peuplée que contrôle l’EI.

Au moins 26 combattants de l’EI sont morts dans les combats depuis dimanche, selon l’Observatoire.

Son directeur Rami Abdel Rahmane a indiqué à l’AFP que Moscou, pourtant l’allié indéfectible du régime, n’avait toujours pas mobilisé son aviation militaire pour venir en aide aux forces loyalistes dans cette région.

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الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه


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La ville syrienne Raqqa … devient un théâtre de tension entre arabes et kurdes que les Amériques tentent de contenir

Amin Al-Assi
30 mai 2018

Un conflit s’est émergé récemment dans la ville syrienne « Raqqa », entre des forces soutenues par les États-Unis, une faction solide kurde et une brigade faisant partie de l’Armée syrienne libre, dont le coeur du conflit sur le sort de cette vaste province stratégiquement importante. Il semblerait que la coalition internationale ait rapidement entouré ce différend, car l’escalade pourrait embrouiller les cartes dans l’est de la Syrie, notamment avec l’émergence du mécontentement populaire contre les tentatives des partis kurdes de dominer la région à majorité arabe, tandis que des sources locales confirment que ces troubles pourraient devenir une désobéissance civile.

Des affrontements ont éclaté dimanche dernier, entre les combattants « de la Brigade Révolutionnaire de Raqqa » et les « forces démocratiques de la Syrie » (FDS), que les unités kurdes représente son poids principal, suite à la récente attaque contre le quartier général de la brigade dans le quartier Rumaila à la périphérie de la ville nord-est de Raqqa, tandis que les FDS demandent la sortie des combattants de la Brigade de quitter complètement la ville. Des sources locales ont confirmé que les “Forces démocratiques syriennes” ont déployé des renforts militaires dans le quartier et ses environs, avant que la coalition internationale, qui soutient les « FDS », ne limite le conflit,

 

الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه

أمين العاصي
30 مايو 2018

طفا على السطح في مدينة الرقة السورية أخيراً خلاف مستحكم بين قوات تدعمها أميركا، ويشكل فصيل كردي نواتها الصلبة، وبين لواء تابع للجيش السوري الحر، جوهره الصراع على مصير هذه المحافظة مترامية الأطراف وذات الأهمية الاستراتيجية. ويبدو أن التحالف الدولي طوّق هذا الخلاف سريعاً، لأن من شأن تصاعده خلط الأوراق في شرق سورية، مع ظهور تململ شعبي ضد محاولات حثيثة من قبل أحزاب كردية للهيمنة على منطقة ذات غالبية عربية، فيما تؤكد مصادر محلية أن هذا التململ ربما يتطور إلى عصيان مدني.

واندلعت اشتباكات، الأحد الماضي، بين مقاتلي “لواء ثوار الرقة”، و”قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، التي تشكّل الوحدات الكردية ثقلها الرئيسي، إثر مهاجمة الأخيرة مقراً للواء في حي الرميلة على أطراف مدينة الرقة الشمالية الشرقية، فيما تطالب هذه القوات بخروج مقاتلي اللواء من المدينة بشكل كامل. وأكدت مصادر محلية أن “قوات سورية الديمقراطية” نشرت تعزيزات عسكرية في الحي ومحيطه، قبل أن يتدخل التحالف الدولي، الذي يدعم “قسد”، لتطويق الخلاف، عقب خروج تظاهرة في حي الرميلة منددة بـ”قوات سورية الديمقراطية” ومناصرة لـ”لواء ثوار الرقة”. وجاءت الاشتباكات بعد أسبوع من التوتر بين الطرفين، قتلت خلاله “قسد” 3 من مقاتلي “ثوار الرقة” في حوادث متفرقة، في محاولة “ترهيب” جديدة للواء الذي نقل مقراته من ريف الرقة الشمالي إلى حي الرميلة ومقرات “قيادة الفرقة 17” سابقاً ومزرعة الأسدية و”السجن المدني”، شمال مدينة الرقة. من جانبه، أكد المرصد السوري لحقوق الإنسان أن مناطق في مدينة الرقة تشهد توتراً بين “قسد” من جهة و”لواء ثوار الرقة” من جهة أخرى، مشيراً إلى خروج تظاهرة في حي الرميلة بالمدينة في محاولة لمنع “قوات سورية الديمقراطية” من اعتقال قيادي من “لواء ثوار الرقة”.

ويعد “لواء ثوار الرقة”، التابع لـ”الجيش السوري الحر”، من أوائل الفصائل العسكرية التي تشكلت في محافظة الرقة في العام 2012، وكان له دور بارز في السيطرة على مدينة الرقة بداية العام 2013. كما خاض اللواء، الذي يضم المئات من أبناء محافظة الرقة، معارك ضد تنظيم “داعش”، مطلع العام 2014، انتهت بخروج مقاتلي اللواء إلى الشمال السوري، حيث شارك مع الوحدات الكردية في صد هجوم “داعش” على مدينة عين العرب في العام ذاته، وسقط العشرات من مقاتليه قتلى في تلك المعارك. ووجد اللواء، الذي يحظى باحترام كبير من أبناء المحافظة، نفسه مضطراً للانضواء تحت راية “قوات سورية الديمقراطية” بحكم تمركزه الجغرافي في ريف الرقة الشمالي، ولكن هذه القوات استبعدته عن معركة تحرير الرقة من “داعش” بسبب ثقله الشعبي في المحافظة. وأكدت مصادر محلية، لـ”العربي الجديد”، أن قيادة اللواء “ضاقت ذرعاً من تصرفات قوات سورية الديمقراطية بحق المدنيين في المحافظة، خصوصاً لجهة إجبار الشبان على التطوع في صفوفها، إضافة إلى مساعي الوحدات الكردية الحثيثة من أجل العبث بالهوية العربية الخالصة لمحافظة الرقة”. وكشفت المصادر عن أن هناك حراكاً مدنياً سلمياً ضد “قسد” في الرقة بدأ يتصاعد أخيراً و”ربما يتطور إلى عصيان مدني”، مضيفة: “بدأت الأصوات ترتفع مطالبة بانسحاب هذه القوات من عموم المحافظة، وتسليم الرقة لمجلس مدني حقيقي مكون من أبنائها القادرين على إدارتها، بعيداً عن محاولات الوحدات الكردية إخضاع المحافظة لمشيئتها”.

وكانت “قوات سورية الديمقراطية” قد سيطرت في أكتوبر/ تشرين الأول العام 2017 على مدينة الرقة بعد معارك طاحنة امتدت لأشهر مع تنظيم “داعش”، انتهت بتدمير المدينة بشكل شبه كامل نتيجة القصف الجوي من طيران التحالف الدولي، بقيادة أميركا، والمدفعي من هذه القوات. وشرعت “قسد” منذ ذلك الوقت في تطبيق إجراءات ترى مصادر محلية أن هدفها “تكريس سيطرة الوحدات الكردية على واحدة من أهم المحافظات السورية من الناحية الاقتصادية”، إذ تعد الرقة واحدة من أهم السلال الغذائية في سورية. وتعد محافظة الرقة رابع المحافظات السورية الأربع عشرة من حيث المساحة، بعد حمص ودير الزور والحسكة، وتبلغ نحو 20 ألف كيلومتر مربع، أي أكثر من 10 في المائة من مساحة سورية. وتمتد محافظة الرقة على مساحة أكثر من 150 كيلومتراً من الغرب للشرق، وعلى مساحة 200 كيلومتر من الشمال إلى الجنوب، إذ تصل حدودها إلى قلب بادية الشام. وتضم المحافظة عدة مدن وبلدات كبرى، أبرزها مدينة الرقة، مركز المحافظة، ومدينة الطبقة، التي تقع إلى الغرب من الرقة بنحو 50 كيلومتراً، وهي الأكثر أهمية، كونها تضم سد الفرات الذي يحتجز بحيرة يصل طولها إلى 80 كيلومتراً وعرضها في بعض المواقع أكثر من 5 كيلومترات. كما تتبع لمحافظة الرقة أيضا مدينة تل أبيض التي تقع شمال الرقة بنحو مائة كيلومتر على الحدود السورية التركية، وباتت من أهم معاقل الوحدات الكردية في شمال شرقي سورية، حتى أصبحت تشكل مصدر قلق للجانب التركي. وتسيطر قوات النظام ومليشيات محلية موالية لها على قسم من ريف الرقة الجنوبي الشرقي جنوب نهر الفرات الذي يقسم المحافظة من الوسط.

ومرت محافظة الرقة السورية بتحولات كبرى خلال فترة زمنية قصيرة، إذ وقعت تحت سيطرة المعارضة السورية في العام 2013، بعد طرد النظام منها، ثم استولى عليها تنظيم “داعش”، وأصبحت أهم معاقله في سورية، قبل أن تستولي عليها “قوات سورية الديمقراطية” التي تُتهم من قبل فعاليات مدنية معارضة باتباع سياسة لا تقل خطورة عن سياسة “داعش” في فرض ثقافة دخيلة على المحافظة، تقوم على مبادئ زعيم حزب العمال الكردستاني، عبد الله أوجلان، وهي مرفوضة من عموم سكان محافظة الرقة ذات الطبيعة العشائرية المحافظة. وهاجر عدد كبير من أبناء محافظة الرقة مع استيلاء “داعش” عليها، خصوصاً النشطاء الذين كانوا هدفاً مباشراً للتنظيم، واستقر غالبية هؤلاء المهاجرين في مدينة شانلي أورفة في جنوب تركيا. وتعمل الحكومة السورية المؤقتة، المرتبطة بالائتلاف الوطني السوري، على تشكيل مجلس محلي للرقة، ولكن يبقى بلا تأثير مباشر كونه يعمل من خارج الأراضي السورية، فيما شكلت “قوات سورية الديمقراطية” مجلساً محلياً، أغلبه من الموالين لها، لذا لا يتمتع بثقة الشارع في المحافظة.

 

تجدد المخاوف من فتنة عربية – كردية بعد مواجهات بين «قسد» و«ثوّار الرقة»

دبي – «الحياة» | منذ 29 مايو 2018

Peurs renouvelées d’une émeute arabe-kurde après des affrontements entre les «FDS» et les «rebelles de Raqqa»

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