Syrie. En Allemagne, le premier procès pour torture est une «avancée historique» vers la justice


Amnesty international

Syrie. En Allemagne, le premier procès pour torture est une «avancée historique» vers la justice

Le premier procès de deux anciens responsables des services de sécurité du gouvernement syrien inculpés de crimes contre l’humanité marque un pas en avant important vers la justice, a déclaré Amnesty International.

Le 23 avril, Anwar Raslan, qui serait inculpé de torture, notamment de viol et de sévices sexuels, et Eyad al Gharib, qui serait inculpé de torture, comparaîtront devant le tribunal régional supérieur de Coblence, en Allemagne.

« Ce procès est une avancée historique dans la lutte en faveur de la justice pour les dizaines de milliers de personnes détenues illégalement, torturées et tuées dans les prisons et les centres de détention du gouvernement syrien, a déclaré Lynn Maalouf, directrice des recherches pour le Moyen-Orient à Amnesty International.

« Il n’aurait pas été possible sans le courage et les sacrifices des victimes syriennes, des familles des victimes et de nombreuses autres personnes et organisations qui ont réclamé sans relâche justice et vérité, bien souvent au péril de leur vie.

« À une période où les Syriens ont le sentiment que la communauté internationale leur a fait défaut, ce procès ravive l’espoir que justice soit rendue dans une certaine mesure. Toutes les victimes et familles des victimes ont droit à la vérité, à des réparations et à la justice.

« Amnesty International demande aussi aux États de suivre l’exemple de l’Allemagne et d’intenter des poursuites analogues contre les auteurs présumés de crimes relevant du droit international, et notamment d’allouer des ressources à leurs unités spécialisées dans les crimes de guerre. »

Complément d’information

Amnesty International a constaté et dénoncé publiquement la politique systématique du gouvernement syrien qui se traduit par des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, depuis des décennies. Elle a publié plusieurs rapports relatant les conditions inhumaines dans les prisons syriennes, où les disparitions forcées, la torture et les mauvais traitements entraînent des morts en détention et où les exécutions extrajudiciaires à l’issue de simulacres de procès sont monnaie courante. Ces pratiques, perpétrées de manière généralisée et systématique, constituent des crimes contre l’humanité, ainsi que des crimes de guerre.

À ce jour, la compétence universelle est la seule possibilité qui s’offre aux Syriens souhaitant que justice soit rendue pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Amnesty International continue de demander au Conseil de sécurité des Nations unies de saisir la Cour pénale internationale de la situation en Syrie.

Après sa reddition aux forces du régime, un dissident est décédé en prison, après environ un an et demi de détention


Libération-des-détenus-dans-prisons-du-régime
2 avril 2020 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté la mort d’un jeune homme sous la torture en détention.
Selon les sources de l’OSDH, le jeune transfuge militaire s’est rendu aux forces du régime après son retour au gouvernorat de Daraa, où il a passé environ un an et demi dans les sous-sols de sécurité.
Et avec la mort d’un plus grand nombre de personnes, le nombre de ceux qui ont été tués dans les prisons du régime s’élève à 16 170 civils, que l’observatoire a documenté avec les noms : 15 982 hommes et jeunes, 125 enfants de moins de 18 ans et 64 femmes depuis le début de la révolution syrienne, sur 104 000 détenus que l’OSDH est au courant de leur liquidation ou exécution dans les lieux de détention dans les prisons des forces du régime et de ses services de renseignement, dont plus de 83% ont été liquidés et tués, dans ses prisons au cours de la période entre mai 2013 et Octobre 2015, alors que les sources ont confirmé que plus de 30 mille prisonniers ont été tués dans la célèbre prison de Saidnaya, tandis que l’autre partie a été martyrisée dans les prisons du Département du renseignement aérien.

 

بعد أن سلم نفسه لقوات النظام.. منشق يفارق الحياة بعد اعتقال دام نحو عام ونصف

المرصد السوري لحقوق الإنسان – 2 أبريل,2020

وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان، استشهاد شاب تحت وطأة التعذيب في معتقلات النظام.
ووفقا لمصادر المرصد السوري، فإن الشاب عسكري منشق سلم نفسه لقوات النظام بعد دخولها إلى محافظة درعا، حيث قضى في الأقبية الأمنية نحو عام ونصف.
ومع استشهاد المزيد من الأشخاص، يرتفع عدد الذين استشهدوا في سجون النظام إلى 16170 مدني وثقهم “المرصد السوري” بالأسماء، هم: 15982 رجلاً وشاباً و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر و64 مواطنة منذ انطلاقة الثورة السورية، من أصل 104 آلاف علم “المرصد السوري” أنهم فارقوا الحياة واستشهدوا في المعتقلات، وكان “المرصد السوري” حصل على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، أنه جرى إعدامهم وقتلهم واستشهادهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها، من ضمنهم أكثر من 83% جرى تصفيتهم وقتلهم ومفارقتهم للحياة داخل هذه المعتقلات في الفترة الواقعة ما بين شهر آيار/مايو 2013 وشهر تشرين الأول/أكتوبر من العام 2015، فيما أكدت المصادر كذلك أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا سيئ الصيت، فيما كانت النسبة الثانية الغالبة هي في إدارة المخابرات الجوية.

La Chine mène avec la Russie une campagne pour « ne pas politiser le Coronavirus » en Syrie…


Londres: Ibrahim Hamidi
27/03/2020

L’épidémie du Coronavirus a ouvert la porte à la Chine et à la Russie pour mener des efforts aux Nations Unies visant à lever les sanctions économiques américaines et européennes contre un certain nombre de pays, dont la Syrie, pour « lever complètement les mesures de pression économique unilatérales » et à « ne pas politiser » la lutte contre l’épidémie.

La Russie et la Chine se sont appuyées sur le texte du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelant à un « cessez-le-feu complet » en Syrie et dans d’autres arènes de conflit, pour lui envoyer, ainsi que six autres pays, un message appelant à « la levée immédiate et complète des mesures de pression économique connexes illégales, coercitives et injustifiées » en raison de sa conviction de « l’effet dévastateur des mesures coercitives unilatérales sapant les efforts continus des gouvernements nationaux pour lutter contre Covid-19, en particulier en termes d’efficacité et de calendrier d’achat de l’équipement et des fournitures médicales, tels que les kits de test et les médicaments nécessaires pour accueillir et traiter les patients ».

Les représentants des pays signataires, dont le Venezuela, la Syrie, la Corée du Nord et Cuba soumis aux sanctions occidentales, ont souligné la nécessité « de ne pas politiser une telle épidémie ». Ils se sont adressés à Guterres: « Comme vous l’avez annoncé, il y a peu,, nous avons plus que jamais besoin de solidarité, d’espoir et de volonté politique pour surmonter ensemble cette crise, de serrer et unir véritablement les rangs des États ».

Et le message, dont Al-Sharq Al-Awsat a obtenu le texte, a poursuivi: « Nous sommes aujourd’hui contre un ennemi commun: le virus Covid 19″. Et comme vous l’avez déterminé, le temps est venu pour le renforcement, le soutien et l’intensification des actions. Nos gouvernements nationaux ont la volonté politique et morale nécessaire pour aller dans cette direction (…) il existe des mesures unilatérales qui entravent l’impact dévastateur de nos actions au niveau national (…) qui sapent les efforts des gouvernements nationaux en cours pour lutter contre le virus, en particulier en ce qui concerne l’approvisionnement efficace et rapide en matériel et fournitures médicaux ».

Par conséquent, les représentants des huit pays ont demandé à Guterres « la levée immédiate et complète de ces mesures de pression économique illégales, répressives et arbitraires – conformément à la position de longue date et responsable des Nations Unies de rejeter les mesures répressives unilatérales afin d’assurer la réponse complète, efficace et effective de tous les États membres de la communauté internationale contre le « Coronavirus », et de refuser de politiser cette épidémie.

Ce message est venu après la visite du ministre russe de la Défense Sergey Shoigu à Damas et sa rencontre avec le président Bachar al-Assad, où ils ont discuté «des efforts déployés par les dirigeants russes aux niveaux régional et international pour briser le siège et lever les sanctions et l’isolement contre le peuple syrien, et qu’il y a un consensus sur les politiques et les étapes conjointes pour l’étape suivante ».

Il semblerait que Pékin essaie de profiter de la guerre contre la pandémie de Coronavirus pour réaliser des profits politiques sur la scène internationale profitant du « vide » résultant de l’absence du rôle américain sur la scène internationale, à un moment où Washington critique le traitement de la Chine avec “Corona” l’accusant de « désinformation » .

D’un autre côté, un haut responsable occidental a déclaré à Asharq Al-Awsat qu ‘« il n’y a pas d’autorité exécutive pour ce message car les sanctions américaines sont imposées par le ministère du Trésor et les européens par le Conseil ministériel ». « La Russie et la Chine devraient fournir une assistance humanitaire et médicale et de mettre la pression pour un cessez-le-feu global au lieu de soulever la question aux Nations Unies », a-t-il ajouté.

Dans une certaine mesure, Washington et Bruxelles adhèrent à la poursuite des sanctions économiques, aux institutions gouvernementales et aux personnalités économiques syriennes proches du régime. Et des efforts sont faits pour précipiter la mise en œuvre de la « loi César » qui interdit de contribuer à la reconstruction de la Syrie avant qu’un processus politique crédible n’ait lieu à compter de son entrée en vigueur à la mi-juin prochain, parallèlement à la publication d’un message similaire de la conférence des donateurs à Bruxelles fin juin. Mais la « loi César » permet au pouvoir exécutif d’accorder certaines exceptions médicales pour des raisons politiques.

Le Département d’État américain a appelé le « régime Assad à prendre des mesures concrètes et à protéger le sort de milliers de civils, y compris des citoyens américains, détenus par le régime arbitrairement dans des centres de détention surpeuplés et des conditions inhumaines. Nous exigeons la libération immédiate de tous les civils détenus arbitrairement. En outre, le régime doit accorder aux entités impartiales et indépendantes, y compris les organisations médicales et sanitaires, un accès immédiat aux centres de détention du régime.

Le Comité international de la Croix-Rouge a demandé à Damas d’autoriser ses représentants à visiter neuf centres de détention du pays, quelques jours après que le président Assad a publié un décret prévoyant l’amnistie pour certains crimes.

Le Département d’État américain a déclaré: « Le régime devrait mettre fin à toutes les hostilités et permettre un accès sans entrave aux camps humanitaires dans les camps de déplacés en Syrie, et les dizaines de milliers de civils détenus arbitrairement dans les centres de détention devraient être libérés pour limiter la propagation catastrophique du virus ».

Les pays occidentaux ont mis la pression à Moscou pour installer un cessez-le-feu dans le nord-ouest de la Syrie et de faciliter l’assistance humanitaire et médicale à Idleb et aux camps de déplacées civils pour combattre « Coronavirus », où vivent plus de 3,5 millions de personnes, dont la plupart dans de mauvaises conditions sans infrastructure médicale.

Il a été noté que l’envoyé de l’ONU Gere Pedersen a fait référence dans son appel à « un cessez-le-feu immédiat et complet en Syrie », au dossier des sanctions de manière indirecte. « Les donateurs internationaux devraient soutenir pleinement les efforts humanitaires et répondre aux appels des Nations Unies », a-t-il déclaré. « Ils doivent faire tout ce qui est nécessaire pour garantir que tous les Syriens de toute la Syrie disposent de l’équipement et des ressources nécessaires pour combattre le virus et soigner les personnes infectées. Rien ne devrait empêcher cela ». Il a ajouté: «Un accès humanitaire complet, durable et sans entrave à toutes les régions de la Syrie est essentiel ». « Il faudra utiliser tous les mécanismes pour fournir de l’aide et accroître les mesures de prévention et de protection ».

Cessez-le-feu

الصين تقود مع روسيا حملة لـ«عدم تسييس كورونا» في سورية

لندن: إبراهيم حميدي – 2020/03/27
الشرق الأوسط

فتح فيروس «كورونا» الباب أمام الصين وروسيا لقيادة جهود في الأمم المتحدة باتجاه رفع العقوبات الاقتصادية الأميركية والأوروبية عن عدد من الدول بينها سوريا، حيث طالبت الدول بـ«الرفع الكامل لتدابير الضغط الاقتصادي الانفرادية» و«عدم تسييس» محاربة الوباء.

واستندت روسيا والصين إلى نداء الأمين العام للأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش لـ«وقف نار شامل» في سوريا وغير من ساحات الصراع، كي توجه له مع ست دول أخرى رسالة للمطالبة بـ«الرفع الكامل والفوري لتدابير الضغط الاقتصادي غير القانونية والقسرية وغير المبررة ذات الصلة» لاعتقادها أن «التأثير المدمر للتدابير القسرية الانفرادية، يقوض الجهود المستمرة التي تبذلها الحكومات الوطنية لمكافحة كوفيد – 19. لا سيما من جهة فعالية وتوقيت شراء المعدات واللوازم الطبية، مثل مجموعات الاختبار والأدوية اللازمة لاستقبال وعلاج المرضى».

وشدد ممثلو الدول الموقعة، بينها فنزويلا وسوريا وكوريا الشمالية وكوبا الخاضعة لعقوبات غربية، على ضرورة «عدم تسييس مثل هذا الوباء». وخاطبوا غوتيريش: «مثلما أعلنت في وقت قريب، فإننا أكثر عن أي وقت مضى، بحاجة إلى التضامن والأمل والإرادة السياسية لاجتياز هذه الأزمة معاً، مع توحد صفوف الدول معاً بحق».

وتابعت الرسالة، التي حصلت «الشرق الأوسط» على نصها: «نقف اليوم في مواجهة عدو مشترك: فيروس «كوفيد – 19». ومثلما أقررتم سعادتكم، فإن الوقت قد حان للتعزيز والدعم والتصعيد. ولدى حكوماتنا الوطنية الإرادة السياسية والأخلاقية اللازمة للمضي قدماً في هذا الاتجاه (لكن) هناك إجراءات انفرادية تعوق التأثير المدمر لهذه إجراءاتنا على الصعيد الوطني (…) ما يقوض الجهود الجارية من جانب حكومات وطنية لمحاربة الفيروس خاصة فيما يتعلق بالتوريد الفاعل والفوري للمعدات والإمدادات الطبية».

عليه، ناشد ممثلو الدول الثماني غوتيريش «المطالبة بالرفع الكامل والفوري لمثل هذه الإجراءات غير القانونية والقمعية والتعسفية للضغط الاقتصادي ـ يما يتوافق مع الموقف طويل الأمد والمسؤول من جانب الأمم المتحدة المتمثل في رفض الإجراءات القمعية الانفرادية من أجل ضمان الاستجابة الكاملة والفاعلة والفعالة من قبل جميع الدول الأعضاء بالمجتمع الدولي لفيروس «كورونا»، ولرفض تسييس هذا الوباء».

وجاءت هذه الرسالة بعد زيارة وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو إلى دمشق ولقائه الرئيس بشار الأسد حيث بحثا في «الجهود التي تبذلها القيادة الروسية على الصعيدين الإقليمي والدولي لكسر الحصار ورفع العقوبات والعزل عن الشعب السوري، وكان هناك توافق في الآراء حول السياسات والخطوات المشتركة في المرحلة المقبلة».

ويعتقد أن بكين تحاول الإفادة من الحرب على وباء «كورونا» لتحقيق مكاسب سياسية في الساحة الدولية والإفادة من «الفراغ» الناتج من غياب الدور الأميركي في الساحة الدولية، في وقت توجه واشنطن انتقادات لتعاطي الصين مع «كورونا» وتتهمها بـ«التضليل».

في المقابل، قال مسؤول غربي رفيع المستوى لـ«الشرق الأوسط» إنه «لا سلطة تنفيذية لهذه الرسالة لأن العقوبات الأميركية مفروضة من وزارة الخزانة والأوروبية مفروضة من المجلس الوزاري». وأضافت: «على روسيا والصين تقديم مساعدات إنسانية وطبية والضغط عليها لوقف نار شامل بدلاً من إثارة الموضوع في الأمم المتحدة».

وتتمسك واشنطن وبروكسل إلى حد ما في المضي في العقوبات الاقتصادية إلى مؤسسات حكومية وشخصيات اقتصادية سورية قريبة من دمشق. وتبذل جهودا لاستعجال تنفيذ «قانون قيصر» الذي يمنع المساهمة في إعمار سوريا قبل حصول عملية سياسية ذات صدقية اعتبارا من سريانه في منتصف يونيو (حزيران) المقبل، بالتزامن مع صدور رسالة مشابهة من مؤتمر المانحين في بروكسل في نهاية يونيو. لكن «قانون قيصر» يسمح للسلطة التنفيذية بمنح بعض الاستثناءات الطبية لأسباب سياسية.

وكانت الخارجية الأميركية دعت «نظام الأسد لاتخاذ خطوات ملموسة وحماية مصير آلاف المدنيين، بمن فيهم مواطنين أميركيين، معتقلين تعسفيا في مراكز الاعتقال المكتظة التابعة للنظام في ظروف غير إنسانية. نطالب بالإفراج الفوري عن كافة المدنيين المحتجزين تعسفيا. إضافة إلى ذلك، يجب على النظام أن يمنح كيانات محايدة ومستقلة، بما في ذلك منظمات طبية وصحية، إمكانية الوصول إلى مرافق الاحتجاز التابعة للنظام بشكل فوري».

وكانت «اللجنة الدولية للصليب الأحمر» دعت دمشق إلى السماح لممثليها بزيارة تسعة مراكز اعتقال في البلاد بعد أيام على إصدار الرئيس الأسد مرسوما تضمن العفو عن بعض الجرائم.

وقالت الخارجية الأميركية: «ينبغي أن يوقف النظام كافة الأعمال العدائية ويتيح وصول المساعدات الإنسانية إلى مخيمات النازحين الموجودة في سوريا بدون عوائق، كما ينبغي أن يطلق سراح عشرات آلاف المدنيين المعتقلين تعسفيا في مراكز الاعتقال التابعة له لتخفيف حدة انتشار الفيروس بشكل كارثي».

وضغطت دول غربية على موسكو لتثبيت وقف النار في شمال غربي سوريا وتسهيل وصول المساعدات الإنسانية والطبية إلى إدلب ومخيمات النازحين لمكافحة «كورونا»، حيث يوجد أكثر من 3.5 مليون شخص يعيش معظمهم في ظروف سيئة دون بنية تحتية طبية.

ولوحظ أن المبعوث الأممي غير بيدرسن أشار في النداء الذي خصصه لـ«وقف نار شامل وفوري في سوريا»، إلى ملف العقوبات بطريقة غير مباشرة. إذ قال: «يتعين على المانحين الدوليين مساندة الجهود الإنسانية بشكل كامل والاستجابة لنداءات الأمم المتحدة وعليهم القيام بما يلزم لضمان حصول كافة السوريين في كل أنحاء سوريا على المعدات والموارد المطلوبة من أجل مكافحة الفيروس ومعالجة المصابين. لا شيء يجب أن يعيق ذلك». وأضاف: «الوصول الإنساني الكامل والمستدام ودون عوائق لكافة المناطق في سوريا هو أمر أساسي. وستكون هناك حاجة لاستخدام كافة آليات إيصال المساعدات وزيادة إجراءات الوقاية والحماية».

Une action urgente s’impose pour éviter que le COVID-19 ne cause « des ravages dans les lieux de détention » – باشيليت تدعو إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة تمنع فيروس كوفيد-19 من “اجتياح أماكن الاحتجاز”


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باشيليت تدعو إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة تمنع فيروس كوفيد-19 من “اجتياح أماكن الاحتجاز”

جنيف (في 25 آذار/ مارس 2020) – دعت مفوّضة الأمم المتّحدة السامية لحقوق الإنسان ميشيل باشيليت الحكومات إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة، ضمن إطار الجهود الشاملة المبذولة لاحتواء تفشي فيروس كورونا المستجدّ، تهدف إلى حماية صحة وسلامة الأشخاص المحتجزين في السجون وفي المرافق المغلقة الأخرى.

وأعلنت قائلة: “بدأ فيروس كورونا يجتاح السجون والحبوس ومراكز احتجاز المهاجرين، ودور الرعاية السكنية ومستشفيات الطب النفسي، ويهدد بالانتشار بين سكان هذه المؤسّسات الأكثر عرضة للخطر.”

وأضافت قائلة: “في العديد من البلدان، تكون مرافق الاحتجاز مكتظّة، وبشكل خطير أحيانًا. وغالبًا ما يتم احتجاز الأشخاص في ظروف غير صحية، حيث الخدمات الصحية غير كافية أو غير متوفّرة حتّى. وبالتالي، يبقى التباعد الجسدي والعزل الذاتي في ظلّ هكذا ظروف مستحيلَين عمليًا”.

وأكّدت قائلة: “تواجه الحكومات مطالب هائلة لتأمين الموارد الضرورّية خلال هذه الأزمة، وعليها أن تتّخذ قرارات صعبة. لكنني أحثها على ألا تغفل أبدًا من يقف وراء القضبان، والمحاصرين في أماكن مثل مرافق الصحة العقلية المغلقة، ودور العجزة، ودور الأيتام، لأن عواقب إهمالهم قد تكون كارثية.”

وتابعت قائلة: “من الضروري أن تعالج الحكومات وضع المحتجزين عندما تخطّط للتصدّي للأزمة، فتحمي المعتقلين والموظفين والزوار والمجتمع الأوسع نطاقًا.”

وقالت: “مع تفشي المرض وارتفاع عدد الوفيات المبلغ عنها في السجون وغيرها من المؤسسات في عدد متزايد من البلدان، على السلطات أن تتحرّك فورًا لمنع المزيد من الخسائر في الأرواح في صفوف المحتجزين والموظفين”.

وحثت المفوضة السامية الحكومات والسلطات المعنيّة على المبادرة إلى العمل بسرعة لتخفف من عدد المحتجزين، مشيرة إلى أن العديد من البلدان قد اتّخذ في الواقع بعض الإجراءات الإيجابية. وعلى السلطات أن تدرس سبل الإفراج عن الأشخاص المعرضين بشكل خاص لخطر الإصابة بفيروس كورونا، ومن بينهم المعتقلون الأكبر سنًا والمرضى، بالإضافة إلى المجرمين الذين يمثّلون خطرًا ضئيلاً. كما عليها أن تواصل توفير متطلّبات الرعاية الصحية المحدّدة للسجينات، بمن فيهن الحوامل، والسجينات ذوات الإعاقة والمحتجزات من الأحداث.

وشدّدت باشيليت على أنه “يتعين على الحكومات حاليًا أكثر من أي وقت مضى، أن تفرج عن كل محتجز بدون أساس قانوني كافٍ، بما في ذلك السجناء السياسيون وغيرهم ممن احتُجز لمجرد تعبيره عن آراء ناقدة أو معارِضة.”

وعندما يتم إطلاق سراح المحتجزين، يجب فحصهم طبيًا واتّخاذ التدابير اللازمة لضمان تلقيهم عند الضرورة الرعاية والمتابعة المناسبة، بما في ذلك المراقبة الصحية.

والدول ملزمة، بموجب القانون الدولي لحقوق الإنسان، باتخاذ خطوات تمنع التهديدات المتوقعة للصحة العامة، وبضمان حصول جميع الذين يحتاجون إلى رعاية طبية ضروريّة على الرعاية.

وبالنسبة إلى المحتجزين، يقع على الدولة واجب خاص بحماية الصحة البدنية والعقلية للسجناء ورفاههم، بحسب ما تنصّ عليه قواعد الأمم المتحدة النموذجية الدنيا لمعاملة السجناء (المعروفة أيضًا بقواعد نيلسون مانديلا).

ويجب ألا تؤدي أبدًا التدابير المتّخذة للتصدي لأي أزمة صحية إلى تقويض الحقوق الأساسية للمحتجزين، بما في ذلك حقهم في الحصول على قدر كافٍ من الغذاء والماء. كما يجب احترام الضمانات الواقية من سوء المعاملة، بما في ذلك إمكانيّة الاتصال بمحام وطبيب.

وتابعت قائلة: “قد تُفرَض قيود على زيارة المؤسسات المغلقة للمساهمة في منع تفشي فيروس كورونا المستجد، ولكن يجب اعتماد مثل هذه الخطوات بطريقة شفافة ونشرها على المتضرّرين بكلّ وضوح. فمنع الاتصال فجأة مع العالم الخارجي قد يؤدي إلى تفاقم مواقف قد تكون أصلاً متوترة وصعبة وخطيرة.”

وأشارت المفوضة السامية إلى أمثلة عن التدابير البديلة المتّخذة في بعض البلدان، على غرار إجراء اتّصالات موسّعة عبر الفيديو، وزيادة عدد المكالمات الهاتفية مع أفراد الأسرة والسماح باستخدام البريد الإلكتروني.

وحذّرت باشيليت قائلة: “يطرح فيروس كورونا المستجدّ تحديًا كبيرًا يطال المجتمع بأسره، حيث تتّخذ الحكومات خطوات لفرض التباعد الجسدي. ومن الضروريّ دعم مثل هذه التدابير، لكنني قلقة للغاية من أنّ عددًا من البلدان يهدّد بفرض عقوبات بالسجن على من لا ينفّذ الإجراءات المفروضة، ما قد يؤدي إلى تفاقم الوضع الخطير في السجون من دون أن يخفّف فعلاً من انتشار المرض. ويجب أن يشكّل السجن الملاذ الأخير، لا سيّما خلال هذه الأزمة.”

من المقرر أن تُصدر هذا الأسبوع مفوضيّة الأمم المتّحدة السامية لحقوق الإنسان ومنظمة الصحة العالمية ورقة توجيهية مؤقتة بعنوان فيروس كورونا المستجد: التركيز على المحرومين من حريّتهم وتتضمن رسائل وإجراءات أساسيّة تستهدف وكالات الأمم المتحدة الأخرى والحكومات والسلطات المعنيّة والمؤسسات الوطنيّة المعنية بحقوق الإنسان والمجتمع المدني.

Une action urgente s’impose pour éviter que le COVID-19 ne cause « des ravages dans les lieux de détention » – Bachelet

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GENÈVE (25 mars 2020) – La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet a appelé les gouvernements à prendre des mesures d’urgence afin de protéger la santé et la sécurité des personnes en détention et dans d’autres centres fermés, dans le cadre des efforts globaux visant à contenir la pandémie de COVID-19.

« Le Covid-19 a commencé à frapper les prisons, les maisons d’arrêt et les centres de détention d’immigrants, ainsi que les centres de soins résidentiels et les hôpitaux psychiatriques, et risque de causer des ravages auprès des populations extrêmement vulnérables au sein de ces institutions », a déclaré Mme Bachelet.

« Dans de nombreux pays, les centres de détention sont surpeuplés, et représentent même un danger dans certains cas. Les gens sont souvent détenus dans de mauvaises conditions d’hygiène et les services de santé sont insuffisants, voire inexistants. L’éloignement physique et l’isolement sont pratiquement impossibles dans de telles conditions », a-t-elle ajouté.

« Les gouvernements font face à d’énormes demandes en matière de ressources durant cette crise et sont amenés à prendre des décisions difficiles. Néanmoins, je les exhorte à ne pas oublier les personnes incarcérées, ou celles qui sont confinées dans des centres tels que des établissements de santé mentale fermés, des maisons de retraite ou des orphelinats, car les négliger pourrait avoir des conséquences catastrophiques », a alerté la Haute-Commissaire.

« Il est vital que les gouvernements prennent en compte la situation des personnes détenues dans leur plan d’action de crise, de manière à protéger les détenus, le personnel, les visiteurs et bien entendu l’ensemble de la société », a-t-elle ajouté.

« Face à la flambée de la maladie et au nombre croissant de décès déjà signalés dans les prisons et d’autres centres dans de plus en plus de pays, les autorités devraient agir dès maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines parmi les détenus et le personnel », a-t-elle indiqué.

La Haute-Commissaire a exhorté les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention, en faisant remarquer que plusieurs pays ont déjà entrepris des actions positives. Les autorités devraient examiner les moyens de libérer les personnes particulièrement vulnérables au COVID-19, parmi eux les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible. Elles devraient également continuer de répondre aux besoins de santé spécifiques aux femmes détenues, notamment celles enceintes, ainsi qu’à ceux des détenus handicapés et mineurs.

« Aujourd’hui plus que jamais, les gouvernements devraient libérer toute personne détenue sans fondement juridique suffisant, y compris les prisonniers politiques et les personnes détenues simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes », a souligné Mme Bachelet.

Une fois libérées, ces personnes devraient être soumises à un examen médical et des mesures devraient être prises pour veiller à ce qu’elles reçoivent les soins et le suivi nécessaires, y compris un suivi médical.

« En vertu du droit international des droits de l’homme, les États doivent prendre les mesures nécessaires pour prévenir des menaces prévisibles pour la santé publique et doivent veiller à ce que toute personne nécessitant des soins médicaux essentiels puisse les recevoir », a-t-elle indiqué.

Concernant les personnes en détention, l’État a le devoir de protéger la santé physique et mentale ainsi que le bien-être des détenus, tel qu’énoncé dans l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus (également connu sous le nom de Règles Nelson Mandela).

Les mesures prises durant une crise sanitaire ne devraient pas porter atteinte aux droits fondamentaux des personnes détenues, y compris leurs droits à l’eau et à une alimentation adéquate. Les garanties contre les mauvais traitements sur des personnes en garde à vue, notamment l’accès à un avocat et à un médecin, devraient également être pleinement respectées.

« Les restrictions concernant les visites de centres fermés peuvent être nécessaires pour aider à prévenir les flambées de COVID-19, mais ces mesures doivent être introduites de manière transparente et être clairement communiquées aux personnes affectées. L’arrêt soudain de contacts avec le monde extérieur risque d’aggraver des situations déjà tendues, difficiles et potentiellement dangereuses », a-t-elle prévenu. Elle a pris comme exemples plusieurs mesures prises dans certains pays, comme l’utilisation plus répandue de systèmes de vidéoconférence, l’augmentation des appels téléphoniques avec les membres de la famille et l’autorisation des courriels.

« Le COVID-19 représente un énorme défi pour l’ensemble de la société, alors que les gouvernements prennent des mesures pour imposer l’éloignement physique. Il est primordial que de telles mesures soient suivies, mais je suis profondément préoccupée par le fait que certains pays menacent d’imposer des peines de prison pour ceux qui ne les respectent pas. Cela risque d’exacerber la situation déjà tendue dans les prisons et de n’avoir que des effets limités sur la propagation de la maladie », a averti Mme Bachelet.

« L’emprisonnement devrait être une mesure de dernier recours, surtout durant cette crise. »

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Organisation mondiale de la Santé prévoient de publier cette semaine un document d’orientation provisoire intitulé COVID-19: Focus on persons deprived of their liberty , qui contiendra des informations et des mesures importantes pour les autres organismes des Nations Unies, les gouvernements, les autorités compétentes, les institutions nationales des droits de l’homme et la société civile

 

Le bourreau de Hama


L’oncle de Bachar el-Assad, jugé à Paris, a été hospitalisé

Jugé pour des accusations de « biens mal acquis » en France, Rifaat el-Assad « est en soins intensifs depuis hier soir » à l’hôpital américain de Neuilly.

Source AFP

Publié le | Le Point.fr
L'oncle de Bachar el-Assad << est en soins intensifs depuis hier soir >>, selon son fils.
L’oncle de Bachar el-Assad « est en soins intensifs depuis hier soir », selon son fils.

© – / Arab News Network / AFP

Rifaat el-Assad « ne va pas très bien », selon son fils. L’oncle de Bachar el-Assad, âgé de 82 ans et actuellement jugé à Paris pour des accusations de « biens mal acquis » en France, est hospitalisé « en soins intensifs » depuis lundi soir, a-t-on appris mardi auprès de son fils. « Il est en soins intensifs depuis hier soir », à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, à l’ouest de Paris, a indiqué son fils Siwar el-Assad, contacté par l’Agence France-Presse.

 

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Al-Modon 12/12/2019

L’organisation des « Avocats et médecins pour les droits de l’homme LDHR » a publié l’un de ses rapports les plus importants sous le titre: «Non aux témoins silencieux: Violations contre les enfants dans les centres de détention en Syrie», coïncidant avec la célébration de la Journée mondiale des droits de l’homme 2019.

Il s’agit du quatrième rapport de la LDHR dans sa série de rapports sur la détention en Syrie. Ce rapport met en évidence les violations sexuelles et physiques contre les enfants dans les centres de détention syriens. Basé sur des examens effectués par des médecins experts de LDHR.

Le rapport est basé sur 10 cas d’enfants et 25 rapports de témoins adultes, et se concentre sur les violations contre les enfants pendant la période de détention. Le rapport montre des preuves de violations graves contre des enfants dans les lieux de détention syriens, notamment des meurtres, des tortures, des violences sexuelles, des détentions arbitraires et la possibilité de disparitions forcées. En outre, la protection des enfants prévue par la Convention relative aux droits de l’enfant, que la Syrie a ratifiée, était pratiquement inexistante avec des violations réelles de toutes les dispositions de la Convention relative aux droits de l’enfant en détention et aux normes internationales minimales de détention, notamment les Règles Mandela, les Règles de Bangkok et les Règles de La Havane.

Parmi les dix rapports médicaux de LDHR pour les survivants qui étaient des mineurs en détention. Neuf d’entre eux avaient dix-sept ans en détention et l’un d’eux avait environ dix ans.
Quatre filles ont subi des violences sexuelles. Trois garçons sur cinq et quatre filles sur cinq sont victimes de nudité forcée.

Neuf sur dix ont subi des violences physiques. Le jeune de 10 ans a été menacé de mort.

Ils ont tous été détenus avec des détenus adultes pendant la majeure partie de leur détention.

Le jeune de 10 ans a été détenu à deux reprises et pendant une semaine à l’isolement.

Durée moyenne de la détention: 438 jours, ce qui constitue une violation flagrante de la deuxième règle de La Havane, qui stipule que la détention des enfants est un dernier recours, et que c’est pour la durée la plus courte possible.

Les conditions de détention mettaient en péril la vie, où les enfants étaient entourés par la maladie et la mort de toutes parts.
Seuls quatre d’entre eux ont comparu devant le tribunal pendant leur détention et aucun d’entre eux n’a comparu immédiatement après leur arrestation.

Aucun d’entre eux n’était en contact avec sa famille à l’extérieur du centre de détention et n’a appelé, parlé ou reçu aucune assistance juridique d’un avocat.

Bien qu’il s’agisse d’un petit groupe de survivants, les résultats sont toujours inquiétants et pourraient nous aider à mieux traiter les mineurs détenus. 100% de ces mineurs souffrent encore d’anxiété, de peur, de troubles du sommeil et de cauchemars. 90% d’entre eux ont déclaré avoir connu des flashbacks, des souvenirs de prise d’assaut fréquents, en plus des effets négatifs sur leurs relations familiales et des conséquences physiques résultant de certains des événements auxquels ils ont été confrontés pendant leur détention. Des symptômes de dépression ont également été observés chez 80% d’entre eux, et étonnamment, 50% d’entre eux ont signalé des pensées ou tentatives de suicide.

La LDHR demande instamment à tous les acteurs de prendre des mesures rapides et énergiques pour protéger et prévenir de telles violations contre les enfants qui se poursuivent en Syrie.

الأطفال في السجون السورية: الانتهاكات مستمرة.. ومرعبة

المدن – عرب وعالم | الخميس 12/12/2019

أصدرت “منظمة محامون واطباء من أجل حقوق الإنسان LDHR” أحد أهم تقاريرها تحت عنوان: “لا للشهود الصامتين: الانتهاكات ضد الأطفال في مراكز الاعتقال في سوريا”، بالتزامن مع احياء اليوم العالمي لحقوق الإنسان للعام 2019.

وهذا هو التقرير الرابع لـLDHR في سلسلة تقاريرها حول الاحتجاز في سوريا. ويسلط هذا التقرير الضوء على الانتهاكات الجنسية والجسدية ضد الأطفال في مراكز الاحتجاز السورية. بناءً على تقييمات التي اجراها الأطباء الخبراء في LDHR.

يستند التقرير على 10 حالات لأطفال و25 تقريراً لشهود عيان بالغين، ويركز على الانتهاكات المرتكبة ضد الأطفال أثناء فترة الاحتجاز. ويُظهر التقرير أدلة على ارتكاب انتهاكات جسيمة ضد الأطفال في أماكن الاحتجاز السورية، بما في ذلك القتل والتعذيب والعنف الجنسي والاعتقال التعسفي واحتمال الاختفاء القسري. بالإضافة إلى ذلك، كانت الحماية المفروضة للأطفال والمنصوص عليها في اتفاقية حقوق الطفل، التي صادقت عليها سوريا، غير موجودة تقريبا مع انتهاكات فعلية لجميع أحكام اتفاقية حقوق الطفل المتعلقة بالأطفال رهن الاعتقال والمعايير الدولية الدنيا للاحتجاز بما في ذلك قواعد مانديلا، وقواعد بانكوك وقواعد هافانا.

من بين عشرة تقارير طبية لـLDHR للناجين الذين كانوا أحداثاً أثناء احتجازهم. كان تسعة منهم قد بلغوا السابعة عشرة من العمر أثناء احتجازهم، وكان أحدهم في سن العاشرة تقريباً.
أربعة من الفتيات تعرضن للعنف الجنسي. تعرض ثلاثة من كل خمسة من الصبية، وأربعة من كل خمس فتيات للعري القسري.

تسعة من عشرة تعرضوا للعنف الجسدي. تم تهديد الفتاة البالغة من العمر 10 سنوات بالإعدام.

تم احتجازهم جميعاً مع السجناء البالغين للقسم الأكبر من فترة احتجازهم.

تم احتجاز الطفلة البالغة 10 سنوات من العمر لمرتين منفصلتين ولمدة أسبوع في الحبس الانفرادي.

متوسط مدة الاحتجاز: 438 يوماً، ما يعتبر انتهاكا صارخا لقاعدة هافانا الثانية والتي تنص على أن يكون احتجاز الأطفال فقط ملاذاً أخيرا، وأن يكون لأقصر مدة ممكنة.

كانت ظروف الاحتجاز مهددة للحياة، حيث كانت تحيط الأمراض والموت بهم من كل الجهات.
مثل أربعة منهم فقط أمام محكمة خلال فترة احتجازهم، ولم يمثل أي منهم أمام محكمة مباشرة بعد اعتقالهم.

لم يكن أي منهم على اتصال مع عائلته خارج المعتقل، كما لم يتصل أو يتحدث أو يتلقى أي منهم أي مساعدة قانونية من أي محام.

على الرغم من أنها مجموعة صغيرة من الناجين، إلا أن النتائج لا تزال مثيرة للقلق، وقد تساعدنا على التعامل بشكل أفضل مع المحتجزين الأحداث. ما زال 100% من هؤلاء الأحداث يعانون من القلق والخوف واضطرابات النوم والكوابيس. كما أفاد 90٪ منهم بالمعاناة من لقطات استرجاعية، وذكريات اقتحاميه متكررة، بالإضافة إلى الأثار السلبية على علاقاتهم العائلية، والعواقب الجسدية التي نتجت عن بعض الأحداث التي واجهوها أثناء فترة احتجازهم. كما لوحظت أعراض الاكتئاب عند 80% منهم، والمثير للدهشة هو أن 50% منهم أبلغوا عن أفكار أو محاولات انتحارية.

تحث LDHR على اتخاذ إجراءات سريعة وقوية من جميع الجهات الفاعلة لحماية ومنع مثل هذه الانتهاكات ضد الأطفال المستمرة في سوريا.

Un citoyen de la ville de Harasta mort sous la torture dans les centres de détention du régime


Les centres de détention du régime continuent de faire des martyrs syriens, un citoyen de la ville de Harasta mort sous la torture

17 novembre 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté aujourd’hui la mort d’un citoyen de la ville de Harasta (campagne de Damas) sous la torture dans les prisons du régime, après près d’un an de détention par les branches de sécurité du “système régime malgré le “règlement de sa situation après le départ des factions de “Ghouta orientale”.

Avec plus de personnes victimes de torture, le nombre de personnes tuées dans les prisons du régime est passé à 16 136 civils, dont 15 948 hommes et jeunes, 125 enfants de moins de 18 ans et 64 femmes de plus de 18 ans, depuis le début de la révolution syrienne, sur 104 000 détenus, que l’Observatoire syrien a obtenu des informations de la détention de sources fiables, affirmant qu’ils avaient été exécutés, tués et martyrisés dans les prisons des forces du régime et les prisons du renseignement, dont plus de 83% ont été liquidés et tués dans ces prisons entre mai 2013 et le mois d’octobre 2015, tandis que ces sources ont également confirmé que plus de 30 000 détenus avaient été tués dans la célèbre prison de Saidnaya, alors que le deuxième pourcentage étant dans le département du renseignement de l’armée de l’air.

معتقلات “النظام” تواصل حصد أرواح السوريين باستشهاد مواطن من أبناء مدينة حرستا تحت التعذيب

17 نوفمبر,2019- المرصد السوري لحقوق الإنسان

وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان، اليوم، استشهاد مواطن من أبناء مدينة حرستا بريف العاصمة دمشق تحت التعذيب في سجون النظام، بعد اعتقال دام قرابة عام من قبل أفرع “النظام الأمنية”رغم إجرائه “تسوية أمنية” عقب خروج الفصائل من “الغوطة الشرقية”.

ومع استشهاد المزيد من الأشخاص، يرتفع عدد الذين استشهدوا في سجون النظام إلى 16136 مدني منهم بالأسماء، هم 15948 رجلاً وشاباً و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر و64 مواطنة فوق سن الـ18، منذ انطلاقة الثورة السورية، من أصل 104 آلاف علم “المرصد السوري” أنهم فارقوا الحياة واستشهدوا في المعتقلات، حيث كان “المرصد السوري” حصل على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، أنه جرى إعدامهم وقتلهم واستشهادهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها، من ضمنهم أكثر من 83% جرى تصفيتهم وقتلهم ومفارقتهم للحياة داخل هذه المعتقلات في الفترة الواقعة ما بين شهر أيار/مايو 2013 وشهر تشرين الأول/أكتوبر من العام 2015، فيما أكدت المصادر كذلك أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا سيئ الصيت، فيما كانت النسبة الثانية الغالبة هي في إدارة المخابرات الجوية.

Libération-des-détenus-dans-prisons-du-régime

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