Un hommage à la jeunesse révolutionnaire du Soudan – تحية لشبيبة السودان الثورية


Un hommage à la jeunesse révolutionnaire du Soudan

Jérusalem arabe – 18/02/2020
Gilbert Achkar

رأي-جلبير-Soudan-révoluton - 8
Hier, je suis rentré d’une visite de recherche au Soudan dont le but était d’explorer les mécanismes de la révolution qui avait éclaté dans les pays du Nil depuis le 19 décembre 2018 afin de pouvoir estimer le sort de la révolution plus précisément et correctement que ce que l’observation permettait de loin. J’écrirai plus tard ce à quoi je suis parvenu au cours de ma visite, dont j’ai beaucoup appris. Pour l’instant, dans cet article, je me contenterai de souligner la chose la plus importante que j’ai compris lors de ma visite, et j’avais ignoré son importance en observant la révolution soudanaise de loin sans contact direct avec les acteurs à l’intérieur du pays. Si j’ai une excuse pour avoir ignoré cela, c’est que les médias mondiaux vont rarement plus loin que la surface des événements et les pôles politiques qui y flottent sur cette surface. Les médias régionaux et locaux se concentrent davantage sur la politique de la superstructure que sur le suivi des dynamiques de base qui sous-tendent les développements sociaux et politiques. Cependant, il existait ce que j’avais négligé dans les médias soudanais et arabes, mais je n’ai pas reconnu son importance.

C’est ainsi que j’ai regardé depuis l’extérieur les événements du Soudan, et je vois dans le rassemblement des « Professionels Soudanais » et « les forces de la déclaration de liberté et de changement » les direction du grand mouvement populaire dont le pays a été témoin. Ce que j’ai négligé son importance, c’est qu’un autre cadre se déplaçait sous la surface de la lutte politique que j’ai suivie de loin, qui était le cadre pour donner l’impulsion révolutionnaire de base et donner au « rassemblement de professionnels » le rôle de porte-parole du mouvement populaire, lui donnant le pouvoir de décision mais sous son contrôle critique. Ce cadre est le réseau horizontal le plus important qui rassemble les organisations de jeunesse qui se font appeler les “Comités de Résistance”, qui se sont constitués dans les quartiers urbains comme dans les villages ruraux et ont organisé la révolution populaire. Les comités ont également veillé à organiser les services de base par le biais d’organes subsidiaires qu’ils ont appelés «comités de services» (ici les acronymes sont utilisés tels qu’ils sont utilisés au Soudan), car ces derniers, dans le cadre de l’organisation des services sociaux et de la distribution des produits de base, ont remplacé les «comités populaires» qui étaient les bras locaux du régime Omar el-Bachir. Les comités, entre ce qu’ils font, surveillent les boulangeries et les stations-service pour empêcher la contrebande à la lumière des conditions économiques critiques existantes, que le motif de la contrebande soit avide ou la quête par l’État profond de la complexité des conditions pour contrecarrer le processus de changement. Le contrôle exercé par les « comités de résistance » sur les institutions de la période de transition s’accompagne également d’une pression continue à travers des manifestations et des rassemblements pour achever la marche du changement et pour poursuivre les responsables de l’assassinat des manifestants et du massacre pour briser le sit-in et défendre ceux qui se sont rangés du côté de la révolution dans les rangs des forces armées, refusant de se soumettre aux ordres de tuer.

Au Soudan aujourd’hui, une fracture tangible existe entre la nouvelle génération qui a formé le corps principal du mouvement populaire, qui se caractérise par l’importance d’une participation active des femmes dans ses rangs, et les générations précédentes appartenant à des partis qui dominent la vie.

Les «comités de résistance» partagent une caractéristique fondamentale avec les phénomènes de jeunesse dont d’autres pays de la région arabe ont été témoins lors des deux vagues révolutionnaires qu’ils ont connues jusqu’à présent avec le premier «printemps arabe» en 2011. Ils ont, par exemple, certains traits communs avec la «coordination» qu’il connaissait. La première phase de la révolution syrienne, alors que c’était une révolution populaire dirigée principalement par des jeunes, cependant, les comités soudanais sont plus organisationnels et politiques que leur équivalent syrien. Les «comités de résistance» partagent également certains des phénomènes de jeunesse que le processus révolutionnaire a connus dans d’autres pays de la région, comme la Tunisie et l’Algérie, une autre caractéristique frappante est la sensibilité envers les partis traditionnels, et même la formule du parti en général. En effet, les « comités de résistance » comprennent une large majorité de non appartenant à des partis, ainsi qu’une minorité de partisans qui ne s’affilient pas publiquement à leurs affiliations et respectent l’indépendance des comités, en particulier parmi eux les communistes, hommes et femmes, qui jouent un rôle de premier plan dans toutes les activités de la révolution soudanaise. Cette sensibilité s’accompagne de rejet de la hiérarchie et de la centralisation, de sorte que les «comités de résistance» lient des formes de coordination horizontale qui ne dépassent pas la tâche de coordination à la centralisation de la décision. Ces comités sont une drôle de forme d’autorégulation locale, qui a choisi de ne pas être une organisation hiérarchique guidée par un leadership qui en émane. C’est la raison pour laquelle il a délégué au « Rassemblement des professionels soudanais » le pouvoir de parler au nom du mouvement populaire et de jouer le rôle de sa station médiatique. Le Rassemblement a habilement assuré la coordination du mouvement populaire et a pu transmettre des échos de ses différentes composantes à travers son site Internet et ses réseaux sociaux.

Au Soudan aujourd’hui, une fracture tangible existe entre la nouvelle génération qui a constitué le principal organe du mouvement populaire, qui se caractérise par l’importance d’une participation active des femmes dans ses rangs, et les générations précédentes qui dominent la vie de parti qui adhèrent à cette hégémonie, sans laisser la place aux jeunes et aux femmes à assumer le leadership. J’ai expérimenté cette faille à travers une expérience personnelle lorsque de nombreuses jeunes femmes et hommes du parti, ainsi que des non-jeunes, ainsi que l’opinion publique en dehors du cercle du parti, se sont rebellés contre la décision d’une direction de parti qui a suivi un comportement malheureux, tiré d’une époque dépassée et d’une méthode établie par un État bureaucratique qui s’est retrouvé en effondrement et est sortie de l’histoire, après que la décision ait été confinée aux mains de quelques vieils hommes.

Les étudiants de la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Khartoum ont organisé un colloque politique massif dans lequel j’ai parlé du «printemps arabe», suite à la décision de la direction du parti envisagée d’annuler le symposium qui m’avait appelé à le relancer au centre de son parti le même jour et à la même heure, et qu’elle l’avait annulée en expliquant les répercussions de la campagne à laquelle j’ai été exposé il y a quelques semaines par des takfiris de «récalcitrants» qui n’ont jamais hésité à soutenir des régimes qui opprimaient les soulèvements populaires, à l’instar du régime iranien, qui ont contribué de manière notable à la formation de l’appareil du régime d’Omar al-Bachir dans l’art de la répression et de la torture.

Écrivain et universitaire

تحية لشبيبة السودان الثورية

  القدس العربي-18/2/2020

عدتُ في الأمس من زيارة بحثية إلى السودان كان الغرض منها استكشاف آليات الثورة التي اندلعت في بلاد النيلين منذ 19 كانون الأول/ديسمبر 2018 وذلك بغية التمكّن من تقدير مآلاتها بصورة أدقّ وأكثر صواباً مما تسمح به المراقبة من بعيد. وسوف أكتب لاحقاً ما وصلت إليه في زيارتي التي تعلّمت منها الكثير. أما الآن وفي هذا المقال، أكتفي بالإشارة إلى أهم ما أدركته خلال زيارتي، وكنتُ قد أغفلت أهميته بمراقبتي للثورة السودانية من بعيد بلا تواصل مباشر مع فاعلات وفاعلين داخل البلاد. وإن كان لي عذرٌ عن إغفالي هذا، فهو أن الإعلام العالمي نادراً ما يذهب إلى أعمق من سطح الأحداث وما يعوم على ذلك السطح من أقطاب سياسية، كما يركّز الإعلام الإقليمي والمحلّي على مجريات السياسة الفوقية أكثر مما يهتمّ برصد الديناميات القاعدية التي تكمن وراء التطورات الاجتماعية والسياسية. ومع ذلك فقد وجد ما كنتُ قد أغفلته بعض الصدى في الإعلام السوداني والعربي، لكنّني لم ألتفت لأهميته.

هكذا تابعتُ من الخارج أحداث السودان وأنا أرى في «تجمّع المهنيين السودانيين» و«قوى إعلان الحرية والتغيير» قيادتي الحراك الشعبي العظيم الذي شهدته البلاد. وما أغفلتُ أهميته هو أن إطاراً آخر كان يتحرّك تحت سطح الصراع السياسي الذي تابعتُه من بعيد، وهو إطار صنع الزخم الثوري القاعدي وخوّل «تجمّع المهنيين» لعْب دور الناطق باسم الحراك الشعبي، مفوّضاً إياه سلطة القرار لكن تحت رقابته النقدية. هذا الإطار هو الشبكة الأفقية عظيمة الشأن التي تجمع بين الهيئات الشبابية التي تُطلق على نفسها اسم «لجان المقاومة»، وهي لجان تشكّلت في أحياء المدن كما في قُرى الأرياف وتولّت تنظيم الثورة الشعبية. وقد اهتمّت اللجان أيضاً بتنظيم الخدمات الأساسية من خلال هيئات فرعية سمّتها «لجان الخدمات» (استخدمُ هنا الأسماء المختصرة كما هي متداولة داخل السودان)، إذ حلّت هذه الأخيرة في وظيفة تنظيم الخدمات الاجتماعية وتوزيع السلع الأساسية محلّ «اللجان الشعبية» التي كانت أذرعاً محلّية لنظام عمر البشير المخلوع. وتقوم اللجان بين ما تقوم به بمراقبة المخابز ومحطات الوقود لمنع التهريب في ظل الظروف الاقتصادية الحرجة القائمة، سواء كان دافع التهريب الجشع أو سعي الدولة العميقة وراء تعقيد الظروف لإفشال عملية التغيير. كما تترافق الرقابة التي تمارسها «لجان المقاومة» على مؤسسات المرحلة الانتقالية بمواصلة الضغط من خلال التظاهرات والتجمعات من أجل إكمال مسيرة التغيير ومحاكمة المسؤولين عن قتل المتظاهرين وعن مجزرة فض الاعتصام والدفاع عن الذين انحازوا إلى الثورة في صفوف القوات المسلحة رافضين الانصياع لأوامر القتل.

في سودان اليوم شرخ ملموس بين الجيل الجديد الذي شكّل الجسم الأساسي من الحراك الشعبي، والذي يتميز بأهمية المشاركة النسائية النشطة في صفوفه، والأجيال السابقة المهيمنة على الحياة الحزبية

هذا وتشترك «لجان المقاومة» بسمة أساسية مع ظواهر شبابية شهدتها بلدان أخرى في المنطقة العربية خلال الموجتين الثوريتين اللتين عرفتهما حتى الآن بدءاً من «الربيع العربي» الأول في عام 2011. فلها، على سبيل المثال، بعض السمات المشتركة مع «التنسيقيات» التي عرفها الطور الأول من الثورة السورية عندما كانت ثورة شعبية يقودها الشباب بصورة رئيسية، بيد أن اللجان السودانية أرقى تنظيمياً وسياسياً من مرادفها السوري. كما تشترك «لجان المقاومة» مع بعض الظواهر الشبابية التي عرفتها السيرورة الثورية في بلدان إقليمية أخرى، مثل تونس والجزائر، بسمة ملفتة أخرى هي حساسية إزاء الأحزاب التقليدية، بل والصيغة الحزبية بوجه عام. ذلك أن «لجان المقاومة» تضمّ غالبية واسعة من غير المنتمين إلى أحزاب إلى جانب أقلية من المتحزّبين الذين لا يجاهرون بانتماءاتهم الحزبية ويحترمون استقلالية اللجان، ولا سيما بينهم الشيوعيات والشيوعيون ذوو الدور البارز في كل فعاليات الثورة السودانية. وتترافق هذه الحساسية بأخرى رافضة للهرَمية والمركزية بحيث تربط بين «لجان المقاومة» أشكالٌ من التنسيق الأفقي لا تتخطّى المهمة التنسيقية إلى مركزية القرار. هذه اللجان هي صيغة طريفة من التنظيم الذاتي المحلّي، آثرت ألّا تشكّل تنظيماً هرمياً توجّهه قيادة منبثقة عنه. وهو سبب تفويضها إلى «تجمّع المهنيين السودانيين» صلاحية النطق باسم الحراك الشعبي والقيام بدور محطّته الإعلامية، وقد تكفّل التجمع بمهارة بتنسيق الحراك الشعبي ونقلِ صدى شتّى مكوّناته من خلال موقعه على الإنترنت ووسائل التواصل الاجتماعي.

في سودان اليوم شرخٌ ملموس بين الجيل الجديد الذي شكّل الجسم الأساسي من الحراك الشعبي، والذي يتميّز بأهمية المشاركة النسائية النشطة في صفوفه، والأجيال السابقة المهيمنة على الحياة الحزبية والتي تتمسّك بتلك الهيمنة، غير فاسحة للمجال أمام الشبيبة وأمام النساء لتولّي القيادة. وقد اختبرتُ ذلك الشرخ من خلال تجربة شخصية حينما تمرّد العديد من الشابات والشباب الحزبيين، فضلاً عن غير الشباب وفضلاً عن الرأي العام خارج الدائرة الحزبية، تمرّدوا على قرار قيادة حزبية سلكت سلوكاً مؤسفاً، مستمدّاً من عصر بائد ومن أسلوب أرسته دولة بيروقراطية انتهى بها الأمر إلى الانهيار والخروج من التاريخ بعد أن انحصر الحكم فيها بين أيدي بضعة رجال هرمين.

فنظّم طلبة في كلية الاقتصاد والعلوم الاجتماعية في جامعة الخرطوم ندوة سياسية حاشدة تحدّثتُ فيها عن «الربيع العربي»، وذلك إثر قرار القيادة الحزبية المقصودة إلغاء الندوة التي كانت قد دعتني إلى إحيائها في مركز حزبها في اليوم والساعة ذاتهما، وقد ألغتها بتعليل ردّد ما وصلها من أصداء الحملة التي تعرّضتُ لها قبل أسابيع من قِبَل بعض التكفيريين «الممانعين» الذين لا يمانعون قط من تأييد أنظمة تبطش بالانتفاضات الشعبية، على غرار النظام الإيراني الذي كانت له مساهمة ملحوظة في تدريب أجهزة نظام عمر البشير على فنون القمع والتعذيب.

كاتب وأكاديمي من لبنان

«Aucun pays arabe n’est aujourd’hui à l’abri d’une contestation»


 

_A-qui-le-Tour-2019-2

«Aucun pays arabe n’est aujourd’hui à l’abri d’une contestation»

INTERVIEW avec l’écrivain et philosophe palestinien Azmi Bishara
Par Hala Kodmani — 7 janvier 2020 à 19:36

Palestinien d’Israël, l’analyste politique Azmi Bishara voit les fronts de révolte en Irak, au Liban ou en Algérie comme des répliques du printemps arabe de 2011. Il est persuadé qu’il y en aura d’autres, jusqu’à la démocratisation complète de la région.

«Aucun pays arabe n’est aujourd’hui à l’abri d’une contestation»
Ecrivain et philosophe palestinien, Azmi Bishara, 63 ans, est une figure de la pensée politique arabe actuelle. Directeur du Centre arabe de recherche à Doha, il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles, notamment sur les aspirations démocratiques depuis le printemps arabe. Palestinien d’Israël, il a été député à la Knesset de 1996 à 2007, avant d’être exilé par les autorités israéliennes.

Quel effet peut avoir l’escalade entre les Etats-Unis et l’Iran sur les révoltes en Irak ?

Avant même l’assassinat de Soleimani [puissant général iranien chargé des opérations extérieures au sein des Gardiens de la révolution tué vendredi, ndlr], l’Iran avait lancé la confrontation par procuration avec les Etats-Unis en Irak, à travers les milices du Hachd, dans le cadre de sa stratégie pour briser le blocus qui l’empêche d’exporter son pétrole. Mais dans son escalade lancée en Irak, l’Iran cherchait également à faire dévier la protestation contre son influence sur place vers un conflit contre la présence américaine. Le mouvement de révolte irakien accusait les milices pro-iraniennes, ainsi que les services de sécurité du gouvernement, d’être responsables de la mort de centaines de manifestants. Il est clair que l’assassinat relègue la révolte au second plan. La demande de retrait des forces américaines d’Irak s’est faite sous pression de Téhéran. Mais la réaction encourageante du mouvement de protestation a été le rejet des tutelles américaine et iranienne.

La vague protestataire dans plusieurs pays arabes en 2019 est-elle compromise ?

L’événement fondamental dans le monde arabe s’est produit en 2011. Les graines de la liberté ont alors été semées et le mur de la peur est tombé. Malgré les crimes commis contre les civils et tandis que les régimes ont cru s’imposer, la contagion contestataire a repris chez les peuples. Cette seconde vague est porteuse d’espoir pour nous, démocrates arabes, parce qu’il s’agit d’une réaction plus rapide que prévu à la défaite en Syrie. On pensait que celle-ci avait entraîné un traumatisme au Moyen-Orient et une peur de toute nouvelle révolte qui mènerait à une guerre communautaire. A l’inverse de ce qu’avaient prévu les pessimistes, c’est justement dans les pays qui ont un régime communautaire que la révolution a éclaté. Ce qui s’est produit ces dernières semaines en Irak, au Liban et peu avant au Soudan et en Algérie n’est que la suite du printemps arabe de 2011. Je prévois d’ailleurs d’autres vagues à venir, semblables à ce qui s’est produit en Europe entre 1789 et 1848 et qui a conduit à asseoir la démocratie à la fin du XIXe siècle. Nous sommes au début d’un processus de transition qui va probablement s’étaler sur cinquante ans.

Le rejet du communautarisme est donc un moteur de la mobilisation en Irak et au Liban…

L’accumulation de la corruption, de la répression et de la tyrannie de la part des régimes a conduit au déclenchement de la révolte. Les révolutions ont éclaté et c’est une source d’optimisme, même si cela ne va vraisemblablement pas aboutir à un changement de régime rapide, notamment au Liban et en Irak. Car dans ces deux pays, il n’y a pas de pouvoir central fort avec un président qu’on peut renverser, mais aussi parce qu’ils sont dotés d’une certaine pluralité politique et d’un régime parlementaire. Il ne s’agit pas de dictatures mais de régimes, certes corrompus et conservateurs, mais avec une démocratie communautaire, fondée sur la répartition des pouvoirs. Le problème, c’est que l’Etat est défaillant : les politiques sont occupés à se partager les postes et les richesses plutôt qu’à assurer les services à la population. On remarque au Liban et en Irak que la revendication première est : «on veut un Etat», une identité nationale et non communautaire.

Ces révoltes sont-elles débarrassées de l’influence religieuse ?

Le point très important tant pour l’Irak, le Soudan, l’Algérie ou le Liban, c’est l’absence du courant islamiste dans les mouvements actuels. Celui-ci traverse une crise profonde après ses tentatives de récupérer et d’étouffer les révolutions de 2011. Ainsi l’expérience des Frères musulmans en Egypte a été avortée par le coup d’Etat militaire avant que leur échec ne soit patent et qu’ils ne soient sanctionnés dans les urnes. En Irak, où la colère gronde, ce sont des partis islamistes qui gouvernent. L’islamisme n’est pas réservé aux sunnites, ce sont des formations chiites qui y sont au pouvoir. Il reste que le visage des révolutions actuelles est complètement civil, revendiquant la citoyenneté, des élections, l’anticommunautarisme et la transparence. Clairement un programme démocratique.

Mais pour l’instant, on est dans la pure protestation, on ne voit pas de programme émerger…

Il est difficile d’attendre des révolutions populaires spontanées qu’elles présentent un véritable programme. Cela ne s’est jamais produit. Une révolution spontanée demande une chute d’un régime global. C’est pourquoi on l’appelle soulèvement ou «Hirak» révolutionnaire. Il finira par produire des représentants. La spontanéité est une force face à un régime répressif parce qu’il ne peut viser un groupe en particulier pour le faire taire ou disparaître. Mais au bout d’un ou deux ans, la spontanéité devient une faiblesse et il faudrait non pas un, mais plusieurs courants politiques qui émergent et puissent se présenter à des élections. Pour cela, un changement de la loi électorale, surtout au Liban et en Irak, est nécessaire pour mettre fin au communautarisme.

Et dans le cas de l’Algérie ?

En Algérie, on voit une volonté aussi bien de la part du régime que du peuple de tirer les leçons du passé et d’éviter de retomber dans des années noires. C’est devenu un élément constitutif de l’identité nationale, tout comme la guerre civile a forgé l’identité libanaise. Il en sera de même en Syrie, où ce qui s’est passé depuis 2011 fondera l’identité nationale. Le rejet de la violence par les Algériens est fondamental. Bouteflika, malgré l’usure et le pourrissement de son pouvoir, avait accompli une démarche importante en soumettant l’armée au corps politique et non l’inverse. Alors que ce sont les militaires qui l’ont amené au pouvoir, il a réussi à les marginaliser. Mais dans le même temps, il a lâché la bride aux hommes d’affaires, y compris les plus corrompus. Aujourd’hui, l’armée se retrouve en position de force. Reste à savoir si elle veut céder le pouvoir aux civils ou le garder. A en croire son discours, elle a cherché à combler le vide constitutionnel en organisant des élections parce qu’elle ne veut pas gouverner. Mais on ne peut pas être sûr de sa sincérité. En tout cas, le peuple algérien n’en est pas convaincu. D’autant que l’armée n’a pris aucune initiative pour rassurer la population sur ses intentions ni proposé d’ouvrir le dialogue.

Et le Hirak algérien n’a pas de direction…

Si le Hirak avait une direction ou des représentants, il aurait pu présenter un candidat à l’élection présidentielle, dont le programme aurait été d’organiser la transition. La seule solution est d’évoluer vers une représentation. Je persiste à croire toutefois que l’Algérie a de grandes chances de réussir. D’abord parce qu’il y a consensus sur l’Etat, ensuite parce que c’est un pays riche qui peut supporter une période de transition (contrairement à la Tunisie et l’Egypte), et enfin grâce au niveau d’éducation des Algériens, notamment des diplômés de l’enseignement supérieur. Il est certain que les conditions dans le pays sont réunies et si l’Algérie se met sur les rails de la démocratie, ce serait un encouragement pour l’ensemble du monde arabe.

Les démocraties européennes sont-elles embarrassées face à la contestation des régimes arabes ?

Pour certains pays européens, avec les révolutions, c’est le spectre de l’islamisme qui plane car par le passé les élections libres, à commencer en Algérie en 1990, ont bénéficié aux mouvements islamistes. En Egypte, on ne savait pas ce qu’allait donner le président Morsi, issu des rangs des Frères musulmans. Mais ces derniers n’ont pas joué la violence. Et si des erreurs ont été commises, on savait que l’Egypte n’allait pour autant pas être transformée en émirat islamiste. Mais certains pays occidentaux ont joué un rôle négatif en soutenant le coup de force d’Al-Sissi et en le légitimant. La France en particulier l’a appuyé en pensant pouvoir l’influencer, mais cela n’a pas servi à grand-chose puisque son régime s’est tellement renforcé qu’il a pu envoyer balader Macron qui lui demandait de respecter les droits de l’homme. La leçon, c’est que le soutien donné à un dictateur brutal conduit celui-ci à se rebeller en s’émancipant. Il faut ajouter qu’il y a un problème de crédibilité des Européens lorsqu’ils soutiennent les dictateurs face aux peuples.

Quel aboutissement prochain aux révoltes arabes ?

Des révoltes contre la tyrannie éclatent et d’autres vont encore surgir. Je crois qu’aucun pays arabe n’est aujourd’hui à l’abri d’une contestation. Les régimes actuels sont constitués comme des sultanats, avec un président autour duquel gravite une cour ou un clan soudé. La démocratie n’est pas un système politique idéal en soi, mais elle est l’alternative à la tyrannie. Le problème, c’est que les oppositions n’ont pas réussi à construire les bases de cette démocratie ni à s’unir, notamment en Egypte, dans un front commun entre islamistes et laïcs face à la dictature. On a même vu des laïcs préférer la dictature militaire aux islamistes.
Il faudrait que ces derniers renoncent à imposer aux gens leur façon de s’habiller, de manger ou de se comporter. Le respect des libertés individuelles doit figurer en haut des programmes de gouvernement islamistes. Ils peuvent recommander ce qu’ils veulent mais pas imposer leurs lois à la tête de l’Etat. Il est temps que cette question soit réglée. Certains courants islamistes ont d’ailleurs commencé à revoir leur attitude sur ces sujets. En somme, il faut s’entendre d’abord sur la nécessité de la démocratie, puis se différencier et voir qui en prend la tête. Autrement dit, décidons comment gouverner avant de savoir qui doit gouverner.
Hala Kodmani

Les réfugiés syriens au Liban partagés face au mouvement social


Camps de réfugiés syriens-Liban

Les réfugiés syriens au Liban partagés face au mouvement social

Cibles de lois restrictives et victimes de l’hostilité d’une partie de la population, de nombreux Syriens réfugiés au Liban se sentent solidaires du mouvement social. Certains manifestants soutiennent le respect de leurs droits, mais la classe politique continue de réclamer leur départ du pays.

orientxxi.info > Adèle Surprenant

« Je suis heureux de voir le peuple libanais fier de son identité. C’est quelque chose qui, dans le futur, pourrait me réconcilier avec l’idée de rester dans ce pays », confie Majd1, 24 ans. Croisé dans une manifestation, ce jeune Syrien originaire de Damas est installé à Beyrouth depuis un peu plus d’un an, en attendant de partir en Allemagne où il espère poursuivre ses études. Arrivés au Liban dès le début des hostilités dans leur pays, il y a plus de huit ans, environ un million de Syriens sont encore réfugiés sur le territoire libanais, d’après les autorités.

Majd a réussi à obtenir un permis de résidence et un permis de travail, alors que les deux tiers de ses compatriotes vivent sans papiers, employés dans l’illégalité. « Je suis bien conscient que ma vie est plus facile que pour la plupart des Syriens installés ici, explique le jeune homme, c’est aussi un peu pour eux que je suis dans la rue aujourd’hui ».

Depuis mi-octobre, des manifestations d’une rare ampleur mobilisent toutes les franges de la population libanaise, du nord au sud du pays. Tamirace Fakhoury, professeure et directrice à l’Institut pour la justice sociale et la résolution de conflit à l’Université américaine libanaise (LAU), estime que « les citoyens libanais ont réussi à se repositionner en tant que peuple ayant la volonté d’être pris en considération par les élites politiques, après avoir été ignorés, marginalisés et déshérités durant des décennies ». Les contestataires accusent la classe politique de corruption et de mauvaise gestion des fonds publics ayant provoqué la crise économique et financière majeure qui afflige le Liban.

« Une pure manipulation »

En réponse à ces accusations, le gouvernement prétend que l’impasse économique s’explique par la guerre en Syrie et des déplacements de population en ayant résulté, faisant du Liban le pays accueillant le plus de réfugiés per capita dans le monde. « Une pure manipulation », s’indigne micro au poing Khadija, une infirmière cinquantenaire venue de Tyr, au Sud-Liban, pour prendre part aux rassemblements dans la capitale libanaise. À quelques dizaines de mètres du camion sur lequel Khadija et d’autres se relaient pour prendre la parole devant la foule compacte rassemblée sur l’avenue Riad el-Solh, au centre de Beyrouth, un groupe de manifestants entonnent : « Les seigneurs de guerre ont empoisonné la mer, détruit les montagnes et incité à la haine envers vous. Les seigneurs de guerre ont volé nos emplois et notre patrie et ils blâment les réfugiés ».

« Ce ne sont pas les gens qui sont racistes, c’est l’État »

Au rythme des percussions et des applaudissements, les manifestants haussent le ton et enchainent avec un refrain controversé : « Bienvenue aux réfugiés ! » Même si plusieurs sondages pointent qu’une majorité de la population libanaise est favorable au retour des réfugiés syriens dans leur pays d’origine, Tamirace Fakhoury insiste sur une « coexistence relativement pacifique avec les communautés d’accueil ».

Même s’il témoigne avoir été victime de quelques agressions racistes et xénophobes, Majd partage ce constat. « Ce ne sont pas les gens qui sont racistes envers les Syriens au Liban, c’est l’État », soutient-il, assurant cependant comprendre que certains travailleurs libanais précaires perçoivent les Syriens comme une menace. Avec un taux de chômage d’environ 25 % de la population active, de nombreux patrons préfèrent employer des Syriens, plus à même d’accepter des salaires bas et des conditions de travail moins avantageuses.

« Le statut des réfugiés syriens au Liban a beaucoup fluctué », commente Tamirace Fakhoury, faisant référence au plan de lutte contre le travail illégal des étrangers, mis en place en juin 2019 par le ministre du travail, Kamil Abousleiman. Les employeurs sont, depuis cette date, réticents à employer des travailleurs syriens ne détenant pas de permis de travail, craignant d’être contraints de payer une amende allant jusqu’à 2,5 millions de livres libanaises, soit près de 1 500 euros, s’ils font l’objet d’une inspection.

La professeure observe aussi un resserrement du contrôle sur l’entrée des Syriens en territoire libanais : depuis 2014, les autorités libanaises ont mis fin à leur politique de « portes ouvertes », restreignant l’entrée aux frontières et l’enregistrement de nouveaux réfugiés par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Ce mouvement de fermeture s’est accéléré avec une série de mesures adoptées depuis 2016 par Gebran Bassil, le ministre des affaires étrangères et des émigrés, par ailleurs gendre du président Michel Aoun, favorable au retour des réfugiés syriens dans leur pays d’origine.

Bassil, critiqué par la société civile bien avant le démarrage du mouvement de contestation pour ses sorties jugées racistes, est la cible de plusieurs slogans entendus lors des manifestations. Il fait régulièrement la une des journaux pour ses projets de lois et déclarations controversées, l’une des plus connues remontant à octobre 2017. Il écrivait alors sur Twitter que « chaque étranger présent sur notre territoire contre notre volonté est un occupant, peu importe d’où il vient ».

Une méfiance ancrée dans la population

La réticence face à la présence de Syriens au Liban trouve ses sources dans l’Histoire, puisque le pays du Cèdre a vécu jusqu’en 2005 sous occupation militaire syrienne. Le retrait des troupes syriennes, encouragé par la résolution 1559 du conseil de sécurité des Nations unies, a d’ailleurs été provoqué par une mobilisation populaire d’ampleur après la mort du premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005, dont l’assassinat a été imputé au régime syrien.

« On peut comparer ce qui se passe en ce moment en Syrie à ce qui s’est passé au Liban après la guerre civile, quand des puissances étrangères ont mis en place les Accords de Taef pour décider de l’avenir du pays à la place des Libanais », commente Mahmoud, originaire de la banlieue d’Alep, exilé dès 2012, après avoir effectué une peine de prison pour opposition au régime de Bachar Al-Assad. Le militant se dit heureux de pouvoir « soutenir le peuple du Liban dans sa lutte contre ceux qui ont détruit le pays en prétendant le reconstruire ».

Et si la situation dégénère ?

Après plusieurs semaines de manifestations, impossible d’estimer combien de Syriens se sont mêlés à la foule. Sarah, elle, raconte ne pas être sortie de chez elle depuis le début du mouvement : « Je suis venue au Liban après sept ans de guerre en Syrie, et maintenant la situation se répète, s’indigne-t-elle, je vais fuir où, moi, si la situation dégénère ? »

Elle n’est pas seule à redouter le pire : serveur dans un restaurant fermé depuis le début des manifestations, Rami n’a plus une once d’espoir. Il dit ne pas comprendre pourquoi les Syriens prendraient la défense des droits des Libanais « alors que nous n’avons aucun droit dans ce pays, que les Syriens qui n’ont pas été tués comme des chiens se font traiter au Liban comme des rats ».

Une situation qui pourrait cependant changer pour le mieux, espère Tamirace Fakhoury, pour qui si « le mouvement de contestation atteint ses objectifs, les Syriens au Liban pourraient en venir à être considérés comme des sujets ayant des droits et traités selon les principes du droit international « . Elle met cependant en garde contre un autre scénario possible, à la lumière du discours de Michel Aoun du 31 octobre, dans lequel le président de la République « a mentionné à deux reprises que le retour des réfugiés syriens est un enjeu majeur pour le Liban ».

Mais ce retour est contesté par une partie de la communauté internationale, dont le gouvernement libanais dépend pour asseoir sa légitimité, dans un contexte de crise politique et économique criant. La professeure Fakhoury estime d’ailleurs qu’il « n’est pas dans l’intérêt du gouvernement de forcer les Syriens au retour, alors ils favorisent des départs “volontaires” en compliquant la vie des réfugiés syriens pour les pousser à chercher de nouveaux horizons ».

Avec l’offensive turque sur le nord-est de la Syrie débutée le 9 octobre et qui a fait plus de 100 000 déplacés en moins de deux semaines, l’horizon qui se profile est incertain pour les Syriens ayant trouvé refuge au pays du Cèdre, à l’avenir tout aussi imprévisible.

لبنان: تباين في مواقف اللاجئين السوريين من الحراك

يشعر العديد من اللاجئين السوريين بالتضامن مع الحراك الاجتماعي في لبنان، سيما أنهم ضحية القوانين المقيدة وعرضة لعداء بعض فئات الشعب. بعض المتظاهرين اللبنانيين يؤيدون احترام حقوقهم إلا أن الطبقة السياسية مستمرة في المطالبة برحيلهم

Vous avez dit “Complots” !!! تحيا «المؤامرات»٠٠


_A-qui-le-Tour-2019-2

 

تحيا «المؤامرات»!٠

20 oct 2019 – جلبير الأشقر

نعيش في زمن خطير يستوجب أقصى درجات اليقظة. فنحن إزاء سلسلة جديدة من المؤامرات في منطقتنا، بدأت قبل ما يناهز تسع سنوات. وقد كشف الرئيس التونسي المخلوع زين العابدين بن علي، قبل أن يفرّ إلى مملكة آل سعود التي وجد فيها مثواه الأخير، كشف أن ما بدأ في سيدي بوزيد يوم 17 كانون الأول/ديسمبر 2010 وتحوّل إلى انتفاضة شعبية عارمة عمّت كل أرجاء البلاد، إنما كان «مؤامرة للمسّ من استقرار تونس بهدف تغيير النظام». ومثله، حذّر رئيس مخابرات مصر ومن ثم نائب رئيسها، عمر سليمان، من أن الحراك الذي انطلق يوم 25 كانون الثاني/يناير 2011 إنما تحوّل إلى مؤامرة بمجرّد استمراره، وهي المؤامرة التي جعلت الرئيس المخلوع حسني مبارك يسلّم السلطة للجيش من أجل تداركها، على حدّ ما أفصح عنه هو نفسه.
أما الرئيس اليمني السابق علي عبد الله صالح، الذي اغتاله الحلفاء الأعداء، فقد ألقى خطاباً أمام طلاب كلية الطب في جامعة صنعاء، في أول آذار/مارس 2011، أكّد فيه على أن «الربيع العربي» إنما هو «مجرد ثورة إعلامية تديرها الولايات المتحدة من غرفة في تل أبيب». ومثلما أسرع حكّام البحرين إلى التنديد بالمؤامرة الإيرانية التي اندلعت في مملكتهم تديرها في نظرهم غرفة في طهران، لم يتأخر ملك ملوك أفريقيا الراحل، معمّر القذّافي، في فضح حقيقة الانتفاضة الشعبية التي هبّت في ليبيا. ويتذكّر الجميع تأكيده، وهو يخاطب سكان مدينة الزاوية بعد أيام من بدء الانتفاضة ضد حكمه القراقوشي، أن تنظيم «القاعدة» يقف وراء «التغرير بأبناء الزاوية الذين يقل عمرهم عن 20 سنة لإشاعة الفوضى والدمار». وقد دعا آنذاك أبناء المدينة إلى القبض على «أتباع بن لادن» مناشداً إياهم أن «ينزلوا إلى الشوارع ويمسكوا أولادهم الصغار الذين غرّر بهم عناصر من «القاعدة» الهاربين من «غوانتانامو» وأن يعالجوهم «من حبوب الهلوسة الموضوعة في القهوة والحليب».
وبعد أيام، أعلن ملك الملوك أن نطاق المؤامرة قد توسّع وباتت الولايات المتحدة وبريطانيا وفرنسا تشارك فيها. أما الرئيس السوري بشّار الأسد، فبعد أسبوعين من بدء الحراك إثر أحداث درعا، ألقى خطاباً شهيراً كشف فيه أن سوريا «تتعرّض لمؤامرة كبيرة خيوطها تمتدّ من دول بعيدة ودول قريبة ولها بعض الخيوط داخل الوطن وتعتمد هذه المؤامرة في توقيتها لا في شكلها على ما يحصل في الدول العربية… اليوم هناك صرعة جديدة هي ثورات بالنسبة لهم ونحن لا نسمّيها كذلك».

الرئيس السوري بشّار الأسد بعد أسبوعين من بدء الحراك، إثر أحداث درعا، ألقى خطاباً شهيراً كشف فيه أن سوريا تتعرّض لمؤامرة كبيرة خيوطها تمتدّ من دول بعيدة ودول قريبة ولها بعض الخيوط داخل الوطن

وأما الرئيس السوداني المخلوع عمر البشير، فكلّ لسانه وهو يفضح المؤامرة التي تجسّدت في الانتفاضة الشعبية قبل أن تطيح به المؤسسة العسكرية التي طالما استند إليها حكمه الاستبدادي. وبعد لقائه نظيره المصري عبد الفتّاح السيسي، الذي ما انفكّ يُحبط المؤامرات هو الآخر، وبعد أسابيع من انطلاق الانتفاضة السودانية، كشف البشير «أن هناك العديد من المنظمات التي تعمل على زعزعة الأوضاع في دول المنطقة». وفيما يخص السودان، يحاول الإعلام الدولي والإقليمي التهويل… هناك محاولات لاستنساخ قضية «الربيع العربي» في السودان بنفس الشعارات والبرامج والنداءات واستخدام وسائل التواصل الاجتماعي».
أما الفريق أحمد قايد صالح، رئيس أركان الجيش الجزائري، فقبل أن يذهب إلى سوتشي ليطمئن مُحبط المؤامرات الأكبر، الرئيس الروسي فلاديمير بوتين، ألقى كلمة أمام وحدات عسكرية جاء فيها: «لقد سبق لي أن أشرت في العديد من المناسبات إلى أن هناك أطرافاً خارجية معادية تتربّص بالجزائر وتحاول التدخّل في شؤونها الداخلية، بتواطؤ مفضوح مع العصابة في الداخل التي نحذّرها من اللعب بالنار، وهي محاولات يائسة تهدف بالأساس إلى زعزعة استقرار وأمن الجزائر… إننا لا نقول هذا الكلام من فراغ، بل لدينا معطيات تؤكد تورّط هؤلاء العملاء وسنتّخذ دون شك الإجراءات اللازمة في الوقت المناسب».
وأما في العراق، فقد كشف مستشار الأمن الوطني ورئيس هيئة «الحشد الشعبي» فالح الفياض، أن الذين يتظاهرون منذ بداية هذا الشهر بلا خوف من الرصاص ليسوا سوى «متآمرين» يعملون وفق مخطط يرمي إلى «إسقاط النظام السياسي وزرع الفتنة». وأكّد أن «الحكومة تعرف تماماً الجهات التي تقف وراء أعمال العنف التي شهدتها البلاد خلال الأيام الماضية، وسيتم الكشف في الوقت المناسب عن أسماء هؤلاء المتآمرين وكافة المعلومات بشأنهم». وقبل أيام، كشفت صحيفة «الأخبار» اللبنانية المقرّبة من «حزب الله» عن حصولها على «وثيقة أمنية تبيّن دور السفارة الأمريكية في بغداد في إدارة التشكيلات السرّية لـ«تظاهرات تشرين» في العراق.
هذا ومن حسن حظّ شعب لبنان أن الأمين العام لـ «حزب الله» لا يؤمن بنظرية المؤامرة، كما شرح بصورة مقنعة تماماً في الكلمة التي ألقاها قبل أيام: «أنا أرفض نظرية المؤامرة، لكن بالأيام الأخيرة مجموعة المعلومات والمعطيات وأعيد وأقول ليس تحليلاً، معلوماتنا ومعطياتنا التي قاطعناها من أكثر من مكان، الآن الوضع في لبنان دخل في دائرة الاستهداف السياسي الدولي والإقليمي والذي يوظّف جهات داخلية. ما عاد الموضوع حراك شعبي واحتجاجات شعبية وصحة وبيئة وفرص عمل وجوعانين وفساد وما شاكل. كلا، بالحد الأدنى معلوماتنا ومعطياتنا والمؤشرات والقرائن..»..
قالها بشّار الأسد: «هناك صرعة جديدة هي ثورات بالنسبة لهم ونحن لا نسمّيها كذلك». أما نحن، وما داموا يصرّون على تسمية الثورات «مؤامرات»، فنقول لهم: فلتحيا «المؤامرات»!

كاتب وأكاديمي من لبنان

Le Soudan et l’Algérie reprennent-ils le flambeau du « printemps arabe » ?


le-peuple-veut- la chute du régime

 

Le Soudan et l’Algérie reprennent-ils le flambeau du « printemps arabe » ?

Les mouvements populaires qui s’opposent aux régimes algérien et soudanais tranchent avec la régression contre-révolutionnaire que connaît le monde arabe depuis 2011-2012. Dans les deux cas, des pouvoirs bâtis autour d’une charpente militaire ne peuvent prétendre mener eux-mêmes une transition destinée à éliminer leur emprise sur l’État et ses ressources.

par Gilbert Achcar

 

Le Soudan et l’Algérie reprennent-ils le flambeau du « printemps arabe » ?

Ces derniers mois, les nouvelles en provenance de l’espace arabophone ont été à nouveau dominées par des images de mobilisations populaires rappelant l’onde de choc révolutionnaire qui avait secoué la région en 2011. Des soulèvements se sont enclenchés au Soudan, le 19 décembre 2018, et en Algérie, avec les grandes marches du vendredi 22 février 2019. En une illustration frappante de la théorie des dominos, ils ont ranimé le souvenir de la première phase, massive et pacifique, des bouleversements que connurent, il y a huit ans, six autres pays de la région : la Tunisie, l’Égypte, Bahreïn, le Yémen, la Libye et la Syrie.

Cette fois, cependant, les commentateurs ont manifesté davantage de circonspection, formulant pour la plupart leurs jugements sur un mode interrogatif, à l’instar du titre du présent article. La raison en est l’amère désillusion qui avait suivi l’euphorie du « printemps arabe » de 2011. La répression du soulèvement bahreïni, quelques semaines après son déclenchement, avec la participation des autres monarchies pétrolières du Conseil de coopération du Golfe (CCG), aurait pu faire figure d’exception, compte tenu de la nature très particulière de ce club étatique. Mais, deux ans plus tard, la région dans son ensemble basculait dans une phase de reflux contre-révolutionnaire, avec une nouvelle réaction en chaîne… en sens inverse.

À l’offensive lancée au printemps 2013 en Syrie par M. Bachar Al-Assad avec l’aide de l’Iran et de ses auxiliaires régionaux ont succédé l’instauration d’un ordre musclé sous l’égide des militaires en Égypte, puis le retour d’une partie des hommes de l’ancien pouvoir en Tunisie. Entre-temps, dans ces deux pays, l’élan révolutionnaire initial avait été confisqué par des forces appartenant à la mouvance des Frères musulmans. Enhardis, les reliquats de l’ancien régime en Libye et au Yémen ont noué des alliances opportunistes avec des groupes qui avaient pris le train de la révolution en marche et qui, comme eux, étaient hostiles aux Frères musulmans, afin de tenter de s’emparer du pouvoir par la force, plongeant ainsi ces pays dans la guerre civile. L’enthousiasme a alors cédé la place à la mélancolie de ce qui n’a pas manqué d’être qualifié d’« hiver arabe », sur fond de percée régionale de l’entreprise terroriste totalitaire dite « État islamique ».

Or, si ce dernier avatar d’Al-Qaïda a fini par être écrasé en Irak et en Syrie, tandis que des groupes agissant sous la même franchise continuent à sévir en Libye et dans le Sinaï égyptien, ainsi qu’au-delà de l’espace arabophone, d’autres acteurs de la contre-révolution sont toujours à l’offensive.

Le clan Al-Assad poursuit sa reprise en main de la majeure partie du territoire syrien avec le concours de la Russie et de l’Iran. En Égypte, sans s’inquiéter de l’impact potentiel des rébellions au Soudan voisin et en Algérie, le régime de plus en plus despotique du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi s’est offert un changement constitutionnel destiné à permettre à son président de rester au pouvoir jusqu’en 2030 (1). L’émule libyen de celui-ci, le maréchal Khalifa Haftar — encouragé par Le Caire, Abou Dhabi, Riyad, Moscou et Paris, auxquels M. Donald Trump a fini par se rallier —, est engagé depuis mi-avril dans une offensive militaire dans l’ouest du pays pour compléter sa conquête du territoire. Cette action prend pour cible le gouvernement libyen de compromis reconnu par l’Organisation des Nations unies (ONU) ainsi que par les Frères musulmans, le Qatar et la Turquie, et saborde la médiation onusienne pour une nouvelle solution consensuelle. Au Yémen, enfin, la guerre civile fait rage, avec des conséquences lourdement aggravées par l’intervention criminelle de la coalition menée par le royaume saoudien. Rien ne permet d’espérer une paix durable ni la réunification de ce pays dans un avenir proche.

Une contestation condamnée à se perpétuer

Tandis que cette dégénérescence contre-révolutionnaire se poursuit, les éruptions soudanaise et algérienne, au lieu de représenter un nouveau « printemps arabe », demeurent pour le moment isolées dans un contexte mouvant et contradictoire. Elles pourraient tout aussi bien s’amplifier et faire tache d’huile qu’être brutalement interrompues. Le sort de la région dépend beaucoup, aujourd’hui, de ce qu’il va advenir des mouvements populaires dans ces deux pays.

Ce qui se trouve pleinement confirmé, en revanche, c’est le fait que l’explosion de 2011 n’était que la première phase d’un processus révolutionnaire de longue durée. Dans cette optique, l’appellation « printemps arabe » pouvait être retenue à condition de l’entendre non comme une phase de transition démocratique de courte durée et relativement paisible, comme beaucoup l’espéraient en 2011, mais comme le premier moment d’un enchaînement de « saisons » destiné à durer plusieurs années, voire plusieurs décennies.

L’impératif dans le monde arabe, en effet, n’est pas l’adaptation du système politique à une société et à une économie parvenues à maturité dans leur développement, à l’instar de ce qu’ont pu connaître les pays d’Amérique latine ou d’Asie orientale, dont la modernisation politique est venue parachever la modernisation socio-économique. Ici, il s’agit plutôt d’éliminer un système politique qui bloque le développement économique et social depuis les années 1980. Le symptôme le plus saillant en est le chômage des jeunes, dont la région détient depuis longtemps le record parmi les grands ensembles géopolitiques de la planète (2).

Dans cette optique, le point d’ébullition atteint en 2011 ne pouvait mener à une nouvelle période de stabilité durable que par un changement radical des orientations économiques. Mais cette rupture était, et demeure, inconcevable sans un changement sociopolitique mettant fin aux systèmes étatiques responsables du blocage. À défaut, la contestation, au lieu de se résorber, était condamnée à se perpétuer, voire à s’intensifier, dans la mesure où la déstabilisation créée par le « printemps arabe » ne pouvait qu’aggraver l’asthénie économique générale. Les faits l’ont confirmé : en dépit de l’offensive contre-révolutionnaire, plusieurs pays de l’espace arabophone ont connu de nouvelles et fortes poussées de fièvre sociale depuis 2011.

C’est le cas de la Tunisie, souvent présentée comme la grande réussite du « printemps arabe » parce qu’elle a su en préserver les acquis démocratiques. Or, même si on l’ignore généralement au profit de considérations extasiées sur une prétendue différence culturelle — due notamment à la persistance d’un État tunisien au cours des trois derniers siècles —, l’« exception tunisienne » est principalement liée au rôle joué par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), seul mouvement ouvrier organisé à la fois autonome et puissant dans le monde arabe (3). Le pays n’a pas cessé, toutefois, d’être secoué par des éruptions sociales, locales ou nationales, dont celle de Kasserine, ville du centre, en janvier 2016, et les importantes manifestations de janvier 2018. Parmi les autres pays de la région où ont surgi des mouvements sociaux de grande ampleur depuis 2011 figurent le Maroc, notamment dans la région du Rif depuis octobre 2016 ; la Jordanie, en particulier au printemps 2018 ; et l’Irak, de façon intermittente depuis 2015. Quant au Soudan, il a connu plusieurs vagues de protestation sociale depuis 2011, dont celle de 2013, durement réprimée.

Partout, les questions de l’emploi ou du coût de la vie ont été au centre des revendications. Ces problèmes étaient souvent exacerbés par la main trop visible du Fonds monétaire international (FMI), lequel s’est montré d’une fidélité inébranlable au credo néolibéral qui l’anime. Il fait preuve d’un dogmatisme totalement contraire aux leçons de l’expérience, corroborant l’accusation qui lui est faite de relever bien plus de la représentation des intérêts du grand capital que d’une rationalité pragmatique fourvoyée. Il a ainsi conclu que l’implosion du monde arabe était due à une application insuffisante de ses prescriptions, alors que, de toute évidence, elle résulte directement de ces mêmes prescriptions, complètement inadaptées au contexte régional.

Prônant le désengagement de l’État et postulant un rôle moteur du secteur privé dans le développement qui n’a jamais été attesté, le FMI a grandement contribué à produire le blocage économique régional. Depuis 2011, il a augmenté sa pression sur les gouvernements afin qu’ils observent à la lettre ses plans d’austérité. Le résultat ne s’est pas fait attendre : aux cas cités plus haut s’est même ajoutée une éruption sociale en Iran, où des causes identiques ont plus d’une fois donné des résultats similaires depuis décembre 2017, en dépit de la spécificité du système politique iranien par rapport à ses voisins arabes. En janvier 2018, des protestations provoquées par les diktats du Fonds secouaient donc simultanément trois pays de la région : Iran, Soudan et Tunisie.

Il n’est pas fortuit, par ailleurs, que le seul gouvernement qui ait pu imposer en bloc les mesures d’austérité requises par le FMI ait été le régime autoritaire du maréchal Al-Sissi. De cette « thérapie de choc » inaugurée en novembre 2016 la population égyptienne n’a connu jusqu’ici que le choc. Contrairement aux autres peuples de la région, elle ne s’est pourtant pas soulevée. Sa léthargie est due à la fois au climat répressif entretenu par le pouvoir et à la résignation suscitée par le constat que trois années de bouleversements, entre 2011 et 2013, n’ont servi qu’à instaurer un régime qui fait regretter celui de M. Hosni Moubarak (4). Une résignation qu’aggrave encore l’absence de toute solution de rechange crédible.

Néanmoins, l’expérience égyptienne n’a pas été vaine. Les peuples des pays voisins en ont retenu la leçon : ils sont maintenant prémunis contre les illusions du type de celles que s’étaient faites les Égyptiens lorsque leurs forces armées ont poussé à la démission M. Moubarak, le 11 février 2011, puis lorsqu’elles ont renversé son successeur élu et membre des Frères musulmans, M. Mohamed Morsi, en juillet 2013. Il est devenu clair pour tous que, lorsque les militaires forment l’ossature même du pouvoir politique, le président et son entourage immédiat ne représentent que le sommet de l’iceberg. La masse immergée est essentiellement constituée par le complexe militaro-sécuritaire — qu’il est maintenant convenu d’appeler « État profond », ce qui va bien avec la métaphore de l’iceberg.

Les systèmes politiques de l’espace arabophone sont tous dominés par des castes qui mettent en coupe réglée les États et leurs ressources. Ces systèmes relèvent de deux catégories : des familles régnantes dans un cadre monarchique ou prétendument républicain d’appropriation privée de l’État, et des castes militaro-sécuritaires et bureaucratiques dont les membres profitent d’un usufruit de l’État dans un cadre néopatrimonial. C’est cette différence entre les deux catégories qui a déterminé le sort contrasté des insurrections de 2011.

Des présidents sacrifiés par l’armée

En 2011, dans les États néopatrimoniaux que sont la Tunisie et l’Égypte, l’appareil étatique n’a pas tardé à se débarrasser du groupe dirigeant, devenu trop encombrant. Dans les États patrimoniaux, en revanche, les familles régnantes n’ont pas hésité à recourir à leurs gardes prétoriennes afin d’écraser les soulèvements dans le sang, précipitant ainsi leurs pays dans la guerre civile, comme en Libye et en Syrie, tandis qu’à Bahreïn l’intervention des monarchies du CCG dissuadait le mouvement populaire de prendre les armes. Le Yémen se situait dans une catégorie intermédiaire : la révolte de 2011 s’est conclue par un partage bancal du pouvoir qui devait fatalement aboutir à un conflit armé.

Le Soudan et l’Algérie appartiennent, eux, comme l’Égypte, à la catégorie des régimes à charpente militaro-sécuritaire. Et, comme en Égypte, les militaires ont fini par tenter d’apaiser la population révoltée en sacrifiant le président. M. Abdelaziz Bouteflika a été poussé à la démission par le commandement militaire algérien le 2 avril 2019, et M. Omar Al-Bachir a été destitué par la junte militaire soudanaise et mis aux arrêts le 11 avril.

Ce sont là deux coups d’État conservateurs, semblables à celui qu’avaient orchestré les militaires en Égypte en février 2011, lorsqu’ils avaient annoncé la « démission » de M. Moubarak : des putschs par lesquels l’armée se débarrasse du sommet de l’iceberg afin d’en préserver la masse immergée. Là encore, les militaires algériens et soudanais ont livré en pâture aux manifestants les proches du président déchu et les personnages et institutions les plus directement compromis dans les exactions et les malversations du régime honni. Mais, tant en Algérie qu’au Soudan, le mouvement populaire, instruit par l’expérience égyptienne (ainsi que par des expériences locales antérieures pour les anciennes générations soudanaises), n’est pas tombé dans le panneau. Il persiste à exiger, avec une remarquable ténacité, la fin du contrôle du pouvoir politique par les militaires et l’avènement d’un gouvernement véritablement civil et démocratique.

Ces nouveaux soulèvements ont en commun l’amplitude extraordinaire de la mobilisation et ses modalités exaltantes, dans la tradition de liesse des grandes révoltes émancipatrices qui mettent « l’imagination au pouvoir (5)  ». Ils ont également en commun la conscience très claire d’être en butte à un régime dont les militaires forment la charpente et dont leur haut commandement ne saurait par conséquent se faire le fossoyeur. Tant en Algérie qu’au Soudan, la plus haute instance militaire prétend devenir le fer de lance du changement révolutionnaire auquel aspire la population, à la manière des officiers libres dirigés par Gamal Abdel Nasser en 1952 en Égypte ou du Mouvement des forces armées du Portugal de 1974 — deux cas de rébellion de jeunes officiers contre leur hiérarchie ; mais bien peu en sont dupes.

Une différence majeure sépare cependant les deux révoltes de 2019, qui tient à la présence ou à l’absence de direction. C’est là un point crucial : l’échec patent de la plupart des soulèvements de 2011 ou le succès partiel du seul d’entre eux dont les conquêtes démocratiques ont pu être préservées étaient dus à cette question. Le « printemps arabe » a été qualifié de « postmoderne » en raison de l’illusion d’optique qui l’a fait prendre pour un mouvement sans direction. Or aucun mouvement populaire ne peut s’installer dans la durée dans ces conditions : même ceux dont la genèse est spontanée doivent se doter d’une direction s’ils veulent persévérer.

Compromission de l’opposition

Dans l’expérience tunisienne, les syndicalistes de l’UGTT ont joué un rôle-clé dans l’extension du soulèvement sur le plan national et dans le renversement de la dictature en janvier 2011. En Égypte, un conglomérat d’organisations politiques de l’opposition est à l’origine de la révolte et en a pris la tête jusqu’au départ de M. Moubarak. À Bahreïn, des membres de l’opposition politique et des syndicalistes sont montés en première ligne. Au Yémen, une partie des forces du régime s’est alliée à des forces d’opposition pour tirer profit du mouvement, au détriment des jeunes révolutionnaires qui avaient joué un rôle majeur dans son déclenchement. En Libye, l’évolution rapide vers un conflit armé a donné naissance à une direction où se mêlaient opposants anciens et nouveaux, dont des dissidents du régime. La Syrie a connu la plus longue expérience de direction horizontale — ce qui n’est pas la même chose, bien sûr, que l’absence de direction —, avec la constitution de comités de coordination fonctionnant grâce aux réseaux sociaux, jusqu’à ce que le Conseil national syrien, créé à Istanbul sous la double égide de la Turquie et du Qatar, s’octroie le rôle de leader.

Le tandem turco-qatari a réussi à placer sous sa tutelle tous les soulèvements de 2011, à l’exception du cas particulier de Bahreïn. Il y est parvenu grâce à son parrainage de la confrérie des Frères musulmans, qui, bien que n’ayant été nulle part à l’origine de la révolte, n’a pas tardé à s’y joindre et à prendre le dessus. Les Frères musulmans et assimilés disposaient déjà d’importantes organisations ayant pignon sur rue en Égypte et au Yémen. Bien que réduits à la clandestinité en Libye, en Tunisie et en Syrie, ils bénéficiaient dans ces trois pays d’un important réseau qui recevait, de même que les branches légales ou semi-légales de la confrérie dans les autres pays, le soutien matériel et télévisuel (à travers la chaîne Al-Jazira) de l’émirat du Qatar.

Sur fond de faiblesse générale des organisations de l’opposition libérale (au sens politique du terme) et de gauche dans l’espace arabophone, dépourvues de soutien étatique extérieur et éreintées par la répression, le réseau des Frères musulmans et assimilés a atteint l’apogée de son influence régionale en 2011-2012. Il a tiré pleinement avantage de l’organisation d’élections à brève échéance en Tunisie et en Égypte, s’emparant du pouvoir dans ces deux pays. La monarchie marocaine, elle, prenait les devants et cherchait à prévenir l’amplification de la contestation populaire enclenchée le 20 février 2011 en cooptant au gouvernement la branche locale de la confrérie.

Seule surprise : l’échec des Frères musulmans aux élections parlementaires de juillet 2012 en Libye, où ils furent largement devancés par l’Alliance des forces nationales, coalition de groupes politiques et d’organisations non gouvernementales d’orientation libérale qui remporta près de la moitié des suffrages (avec un taux de participation de 61,6 %) et près de cinq fois plus de voix que les Frères musulmans. Ce résultat arrivait après l’élection présidentielle en Égypte, en mai-juin 2012, où, au premier tour, le total des voix dispersées des candidats des partis libéraux et de gauche avait dépassé le résultat combiné des deux candidats de tête (celui des Frères musulmans et celui de l’ancien régime) et correspondait à plus du double du score de M. Morsi. Il apportait ainsi une démonstration supplémentaire du fait que, contrairement à une idée reçue d’inspiration orientaliste — au sens d’Edward Saïd (6) —, les populations de la région ne sont pas culturellement acquises à ce que d’aucuns appellent l’« islam politique ».

Plutôt que d’ordre culturel, le problème est classiquement d’ordre politico- organisationnel. Sont en cause, d’une part, l’incapacité des forces démocratiques — des libéraux (laïques et musulmans) à la gauche radicale —, qui ont partout traduit les aspirations majoritaires des mouvements populaires, à s’organiser en coalition ; et, d’autre part, leur incapacité à apparaître ensemble comme une solution de rechange aux deux pôles réactionnaires que forment les anciens régimes et leurs rivaux intégristes musulmans. Malheureusement, dans tous les pays qui ont été au premier plan du « printemps arabe » de 2011, les groupes de l’opposition libérale et de gauche ont commis l’erreur de se compromettre avec l’un des deux pôles réactionnaires pour lutter contre l’autre, passant même parfois de l’un à l’autre, selon l’identification par chacun du danger principal du moment. Il en a résulté la marginalisation de ces groupes sur la scène politique.

Dans une large mesure, les soulèvements en cours au Soudan et en Algérie sont tous deux immunisés contre une mainmise des intégristes musulmans. Cela renforce en retour leur opposition aux manigances des militaires : en effet, les Frères musulmans avaient représenté de précieux alliés de ces derniers en Égypte durant les premiers mois de 2011. En Algérie, l’épreuve de la « décennie noire » — l’affrontement sanglant entre le complexe militaro-sécuritaire et les intégristes du Front islamique du salut (FIS) et ses dérivés à la suite du coup d’État de janvier 1992 — a suscité une forte défiance envers ces deux acteurs. Quant à la branche algérienne des Frères musulmans, elle a collaboré avec les militaires et a longtemps soutenu M. Bouteflika, en participant notamment aux gouvernements formés sous son égide. Dans leur grande majorité, ceux qui mènent la mobilisation dans les rues algériennes depuis février dernier s’opposeraient à toute prétention des forces intégristes à diriger le mouvement avec autant, sinon plus, d’énergie qu’ils en mettent à rejeter la prétention du haut commandement militaire à porter leurs aspirations.

Au Soudan, la double opposition populaire aux deux pôles réactionnaires est d’autant plus radicale qu’ils ont gouverné en commun depuis le coup d’État perpétré en 1989 par M. Al-Bachir. Chef d’une dictature militaire alliée aux Frères musulmans (certes avec des hauts et des bas), ce dernier était en quelque sorte une combinaison de M. Morsi et de M. Al-Sissi (7). Un des aspects forts du soulèvement soudanais — d’une radicalité politique supérieure à celle de tous les soulèvements qu’a connus l’espace arabophone depuis 2011 — est son opposition déclarée à la fois au pouvoir des militaires et à celui de leurs compères islamistes, et la proclamation sans ambages de son aspiration à un gouvernement civil et laïque, démocratique et même féministe.

Cette radicalité est étroitement liée à un autre avantage qui contribue à la supériorité du mouvement soudanais : sa direction politique exceptionnelle. La mobilisation algérienne est limitée par la pluralité et l’horizontalité mêmes de ses instances organisatrices, où coopèrent, grâce aux réseaux sociaux, étudiants organisés sur leurs lieux d’études, groupes de l’opposition politique libérale et de gauche, collectifs de travailleurs et de membres des professions libérales, sans qu’aucune instance soit en mesure d’en revendiquer la direction. En revanche, personne ne conteste le rôle de premier plan que jouent au Soudan les Forces de la Déclaration de la liberté et du changement (FDLC).

Dans cette coalition constituée autour de la déclaration dont elle porte le nom, adoptée le 1er janvier 2019, l’Association des professionnels soudanais occupe une place centrale. Elle a été créée en octobre 2016 dans la clandestinité par des médecins, des journalistes et des avocats auxquels se sont joints d’autres collectifs : enseignants, ingénieurs, pharmaciens, artistes et, plus récemment, ouvriers, cheminots, etc. Les FDLC comprennent aussi un large éventail de forces politiques d’opposition, allant du parti Oumma — dirigé par M. Sadek Al-Mahdi, deux fois premier ministre dans les années 1960 et 1980, libéral et chef d’un ordre religieux musulman soufi — au Parti communiste soudanais, le plus important des partis communistes encore actifs dans le monde arabe (même s’il s’est considérablement affaibli depuis les années 1960), en passant par des mouvements régionaux de lutte armée contre le régime de M. Al-Bachir. Y participent également deux groupes féministes, l’initiative Non à l’oppression des femmes et les Groupes féministes civils et politiques, dont l’influence est bien visible dans le programme de la coalition. Elle se traduit par exemple par la revendication d’un quota de 40 % réservé aux femmes dans l’assemblée législative que la coalition exige de mettre sur pied (l’Association des femmes démocrates a également joué un rôle notable dans la contestation et dans le processus constituant en Tunisie, mais la revendication féministe y apparaissait moins centrale).

Sur le Soudan, David Pilling, journaliste au Financial Times, a eu ce commentaire qui n’aurait pas déparé dans une gazette d’extrême gauche : « Bien que le soulèvement doive beaucoup à la technologie du XXIe siècle, avec la force organisatrice des smartphones et des mots-clics, un mouvement qui présente des aspects à la fois laïques et syndicaux a comme un air rétrorévolutionnaire. On ne peut savoir avec certitude à quoi ressemblaient la Russie en 1917, lorsque le tsar fut renversé, ou la France durant les journées exaltantes et idéalistes de l’éphémère Commune de Paris, en 1871. Mais on y a probablement respiré quelque chose de semblable à l’air de Khartoum en avril 2019  (8).  »

Les FDLC sont engagées dans un bras de fer avec le haut commandement militaire autour de deux questions essentielles : qui doit exercer le pouvoir durant la période de transition, et combien de temps celle-ci doit-elle durer ? La coalition exige la formation d’un conseil de souveraineté dans lequel elle prédominerait, avec une participation militaire minoritaire, tandis que les forces armées insistent pour garder le contrôle du pouvoir souverain. Il peut sembler paradoxal que la coalition exige en outre une période transitoire de trois ans au moins avant l’organisation d’élections, tandis que les militaires veulent la limiter autant que possible. Mais les FDLC ont tiré la leçon des élections constitutionnelles, législatives et présidentielles organisées à brève échéance en Tunisie et en Égypte, qui ont favorisé la polarisation réactionnaire au détriment des progressistes. Elles veulent se donner le temps de construire de nouvelles institutions pour un pouvoir civil, démocratique et laïque, progressiste sur le plan socio-économique comme sur celui de la condition féminine — autant de dimensions que traduit leur projet de Constitution transitoire. Elles veulent aussi se donner le temps de construire une force politique progressiste capable de consolider son leadership dans un cadre partidaire, aujourd’hui inadéquat.

On comprend dès lors pourquoi le soulèvement soudanais suscite au sein des forces réactionnaires de la région une inquiétude bien plus grande que son équivalent algérien. Les frères ennemis du CCG — Saoudiens et Émiratis comme Qataris — ont tous offert leur aide à M. Al-Bachir avant sa chute. L’axe Abou Dhabi – Riyad a redoublé d’efforts dans le soutien aux militaires, maintenant dirigés par des officiers ayant combattu à ses côtés au Yémen. Il cherche à faire éclater la coalition progressiste en retournant sa fraction « modérée », notamment Oumma, tandis que l’armée est encouragée à recourir à la démagogie religieuse — elle accuse les FDLC de vouloir expurger la législation soudanaise de la charia —, avec le soutien des salafistes, clients des Saoudiens, et des Frères musulmans, clients du Qatar, qui contestent le leadership populaire des FDLC.

La situation débouchera-t-elle sur une radicalisation révolutionnaire, comme dans la Russie de 1917, ou sur une « semaine sanglante », comme celle qui mit fin à la Commune de Paris, pour reprendre les comparaisons faites par le journaliste du Financial Times ? Le principal atout des révolutionnaires soudanais est leur grande influence sur les soldats et les officiers subalternes, dont certains ont utilisé leurs armes pour défendre les protestataires. C’est ce qui a poussé le haut commandement à refuser de faire donner la troupe contre le mouvement lorsque M. Al-Bachir l’y a incité. Ce facteur déterminera le sort de la révolution soudanaise comme il a déterminé le sort contrasté de ses précédents russe et parisien.

Gilbert Achcar

Professeur à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de l’université de Londres, auteur notamment de Symptômes morbides. La rechute du soulèvement arabe, Sindbad, Paris, 2017.

(1Cf. Bahey Eldin Hassan, «Égypte. Le coup d’État permanent», Orient XXI, 15 avril 2019.

(2On trouvera analyses et données chiffrées de ce blocage dans Le peuple veut. Une exploration radicale du soulèvement arabe, Sindbad, Paris, 2013.

(3À propos de l’UGTT, colauréate du prix Nobel de la paix en 2015, lire Hèla Yousfi, «Un syndicat face à Ennahda», dans «Le défi tunisien», Manière de voir, n° 160, août-septembre 2018.

(4Lire Pierre Daum, «Place Tahrir, sept ans après la “révolution”», Le Monde diplomatique, mars 2018.

(5«“L’imagination au pouvoir”, une interview de Daniel Cohn-Bendit par Jean-Paul Sartre», Le Nouvel Observateur, Paris, 20 mai 1968.

(6Edward W. Saïd, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, Seuil, Paris, 1980.

(7Cf. «The fall of Sudan’s “Morsisi”», Jacobin, 12 mai 2019.

(8David Pilling, «Sudan’s protests feel like a trip back to revolutionary Russia», Financial Times, Londres, 24 avril 2019.

 

L'intégrisme-l'ogre-de-l'impérialisme

L’intégrisme-l’ogre-de-l’impérialisme

صدام الهمجيات – Affrontement des sauvages


Affrontement des sauvages 2019 .jpg

 

هذا ويقدّم مصير “الربيع العربي” مثالاً فاقعاً لظهور أعراض مرضية. فالنظام الدولاني الإقليمي العربي يحتضر، لكنّ القوى التقدّمية التي أطلقت الانتفاضة الإقليمية تبيّن أنها لم تكن على مستوى مهمة قيادة التغيير المطلوب. ونتيجة لذلك، ظهرت أعراض مرضية حادة داخل القوى الإسلامية التي كانت هي أيضاً تتحدّى النظام القديم. وقد أنتجت هذه الأعراض جماعات غارقة في الرجعية اشتبكت مع النظام الإقليمي القديم بوحشية فائقة: فتصاعد العنف إلى أقصى حدوده على الجانبين، مما أدّى إلى حالة من “صدام الهمجيات” في بلدان شتى – كما حصل في سوريا على نحو مأساوي للغاية مع نظام الأسد من جهة وتنظيمي “داعش” و”القاعدة” من الجهة الأخرى. ومع ذلك، يبقى أن المنطقة شهدت عام 2011 الموجة الثورية الإقليمية الأكثر إثارة منذ الموجتين اللتين نشأتا في نهاية الحرب العالمية الأولى ونهاية الحرب الباردة، وهذه الحقيقة هي دافع حقيقي للأمل في المستقبل٠

 

جلبير أشقر

Déclaration du Comité préparatoire à la formation du Front national démocratique (FND/JUD) / Pôle démocratique


20141214-Peuple-Syrien

Traduction de la déclaration du Comité préparatoire à la formation du FND/JUD – Pôle démocratique

Comité préparatoire pour la formation du Front national démocratique: La souffrance des Syriens a atteint un niveau insupportable

02 février 2019

Déclaration du Comité préparatoire à la formation du Front national démocratique (FND/JUD) / Pôle démocratique
Une déclaration sur les souffrances des Syriens, qui a atteint un niveau insupportable et qui a sonné l’alarme. Depuis huit ans, la sphère de la mort et de la destruction continue de récolter la vie des Syriens, détruit leurs villes et leurs biens. Ainsi, les meurtres, les vols et les enlèvements se sont répandus dans l’ensemble de la géographie syrienne, nuisant à la sécurité de la société. Et est accompagné des rebonds négatifs de cette guerre folle dirigée par le sang syrien.

La crise étouffantes bouleversent leurs vie humaine, comme celle du carburant et du gaz et la rareté de leur existence, en plus des prix élevés, de la crise de l’électricité et ses interruptions intermittentes et de l’interruption de l’eau et du chauffage, qui ont transformé la vie des gens en enfer, sans parler de la dévaluation de la livre syrienne plus de dix fois sa valeur depuis moins de Huit ans, comparés aux augmentations astronomiques des prix de tous les produits consommables nécessaires à la vie des citoyens, de sorte que les salaires et les revenus du citoyen ne suffisent que pour quelques jours.

Les conséquences catastrophiques de la scène syrienne ont jeté leurs ombres sur la société, en plus de la guerre et des meurtres, destructions, déplacements et enlèvements qui en ont résulté. Les crises qui affectent la majorité des Syriens se poursuivent et l’intensité de la situation se resserre. Le commerce de contrebande, de meurtres, de vols et d’enlèvements, sans responsabilité ni dissuasion, faute de volonté réelle de s’attaquer à ces aspects destructeurs de la société, au fait que les membres des institutions et organes du régime ou associés qui y sont attachés par le biais de quotas et de courtage, ces derniers et leurs partisans sont les principaux fabricants de crises et les bénéficiaires, ils ont leurs richesses grâce aux pillages et le sang des pauvres. La majorité des Syriens sont de plus en plus étouffés quoi qu’elles soient leurs couches sociales, où la majorité de notre peuple est appauvrie et de plus en plus marginalisée, atteignant le stade de la famine et de l’oppression mortelle.

La réalité de la situation soulève de nombreuses questions quant à l’existence de partis dominants qui ont intérêt à asservir de plus en plus de personnes en opprimant et poussant la population qui reste au déplacement, pour atteindre un chaos plus sanglant.

Objectivement, la réalité de la situation soulève ne fait pas distinction entre les syriens sur la base de classifications d’opposition et de fidèles ou indépendantes, mais exerce une pression croissante sur tous les Syriens où qu’ils soient à l’intérieur du pays ou à l’étranger, quelles que soient leurs affiliations et leurs classifications, c’est pourquoi faire face à ces rebonds négatifs et mettre fin à tous ces abus est la responsabilité de tous les Syriens qui paient le prix de la guerre et des crises.

Nous pensons qu’il n’y a pas de solution à ces crises, si ce n’est de se sécher les sources qui l’alimentent, avec un programme national complet, démocratique et formateur, en faveur d’une solution politique nationale mettant fin à la guerre et à toutes les formes de violence, de harcèlement contre le peuple et répondant aux aspirations des Syriens visant à renverser la tyrannie dans tous les secteurs de l’État et de la société, ouvrant la route à la construction d’une nouvelle Syrie, où les Syriens vivront dans la sécurité, la dignité, la liberté et la justice humaine.

Chèr.es tout.e.s, notre peuple où que vous soyez : Les peuples ne jouissent pas de leurs droits et de leur liberté que par leurs efforts et leurs sacrifices. Il est impossible de rechercher une solution politique nationale et de résoudre la crise qui frappe la majorité des Syriens sans unification et une organisation consciente des efforts et des bases humanitaires nationales.
Les soulèvements populaires pacifiques qui ont eu lieu dans les pays du Printemps arabe, ainsi que le soulèvement du peuple soudanais et d’autres pays, ne cesseront toutefois pas, et ne sera accompli sans que tous les régimes d’oppression, de corruption et de tyrannie, par la transition vers des système démocratique, dans le cadre d’un Etat de citoyenneté et égalité, qui libère la liberté et sauvegarde la dignité et veille sur les droits.

C’est la logique de la droits, de vérité, d’histoire et la victoire des peuples, et la défaite de toutes les formes de prostitution et de corruption.

Damas, le 23 janvier 2019

Comité préparatoire à la formation du Front Démocratique National (JUD) / Pôle Démocratique

Au Soudan, une « semaine de soulèvement » sans précédent


SUDAN-PROTESTS-BASHIR_17 jav 2019.JPG

Au Soudan, une « semaine de soulèvement » sans précédent

Les « émeutes du pain » se sont muées en manifestations contre le régime d’Omar Al-Bachir, qui tente désormais de briser un mouvement sans leader identifié.

Par Jean-Philippe Rémy Publié 17 janvier 2019 à 17h53, mis à jour à 01h29

هل القيم الإنسانية كذبة كبرى عملت الدول المسيطرة عالميا على ترويجها لتخدير الشعوب الضعيفة والمستضعفة ؟ – Les « Valeurs » humaines, seraient-elles un grotesque mensonge anesthésiant les peuples en quête de liberté et de justice ?


هل للسياسة أخلاق ؟؟

هل للسياسة قيم يمكن على أساسها إشادة نظام عالمي عادل ؟؟

ما أثبتته القضية الفلسطينية منذ عقود

وثورات الربيع العربي على مدى ثماني سنوات

أن الكلمة الفصل الأولى والأخيرة هي لمن يمسك بزمام الإعلام والمال والسلاح… فإلى أين ستقود معايير الدول الاستعمارية العالم برمته ؟؟

هل القيم الإنسانية كذبة عملت الأنظمة المسيطرة عالميا منذ قرون على ترويجها لتخدير الشعوب التي تبحث عن الحرية والعدالة والديمقراطية ؟

 

Opposition-2

La politique a-t-elle des valeurs morales ??
La politique a-t-elle des valeurs sur lesquelles il est possible de bâtir un ordre international équitable ?
Ce que la cause palestinienne a prouvé depuis des décennies et les révolutions du Printemps dans le monde arabe depuis huit ans, nous prouvent toujours que le premier et dernier mot appartiennent à ceux qui détiennent le contrôle des médias, de l’argent et des forces militaires dissuasives …

jusqu’à quelle gouffre les « normes politiques » de grandes puissances coloniales et impérialistes, de notre époque, guideront-elles le monde ?

Les « Valeurs » humaines, dont les régimes dominants ne cessent de nous gaver depuis les temps, seraient-elles un grotesque MENSONGE, une piqûre anesthésiante des peuples en quête de liberté d’équité et de justice ???

Réfugiés syriens – Aout 2015


Ces chiffres n’inclus pas les réfugiés qui ne sont pas enregistrés dans les camps de réfugiés tenus par l’UHCR… et avant le 30 septembre 2015, début des bombardements de l’aviation Russe

  • 4 089 023 réfugiés
  • 7 600 000 déplacés

refugies-syriens-fin aout 2015

 

{

11 millions de réfugiés et déplacés syriens à cause de la guerre menée par ; Bachar Al-Assad ..


*

labirynthe-Syrien

*

النور قادم


Justice

Justice

ولأن الشعوب لا تموت، مهما طالت عهود الظلم والظلام، فإن النور قادم، وكلمة السر هي الدولة، بشرط أن تكون الدولة الحقيقية، الحديثة، المدنية، الديمقراطية التي يؤمن بها، ويلتزم بشروطها، ويعمل وفق قوانينها، الجميع. هذا هو المطلب الحقيقي الذي يجب أن تتحرك من أجله كل الشعوب في كل الأقطار العربية، تحت شعار واحد هو (الشعب يريد إقامة الدولة الحقيقية)٠

الشعب بين الثورة والدولة؟

عادل سليمان

http://www.alaraby.co.uk/opinion/2015/7/1/الشعب-بين-الثورة-والدولة

Des documents du régime syrien prouvent des crimes de guerre d’Assad


Des documents du régime syrien prouvent des crimes de guerre d’Assad

Le Point- le 13/05/2015 à 21:35

Bachar Al-Assad la Cour pénale internationale (CPI)
Bachar Al-Assad la Cour pénale internationale (CPI)

Plusieurs actes d’accusation pour crimes de guerre contre le président syrien Bachar al-Assad et ses collaborateurs ont été établis par une commission internationale financée par les Occidentaux se fondant sur des documents officiels sortis illégalement de Syrie.

La Commission internationale pour la justice et la responsabilité (CIJA) a révélé mercredi avoir déjà établi trois actes d’accusation pour crimes contre l’humanité contre le régime, et dit continuer à amasser des preuves contre lui ainsi que contre les rebelles.

La CIJA a confirmé dans un mail adressé à l’AFP que les actes d’accusation, dont le quotidien britannique The Guardian a eu la primeur mercredi, reposaient sur des documents gouvernementaux sortis clandestinement de Syrie par une équipe de 50 enquêteurs syriens, au péril de leur vie.

Environ 500.000 pages ont été rassemblées par la CIJA, qui a en outre engagé des personnes supplémentaires pour visionner des heures de vidéos de crimes présumés commis par les rebelles ou les groupes extrémistes.

Les trois actes d’accusation portent principalement sur les premiers mois du soulèvement contre le régime, qui a commencé en mars 2011.

Le premier vise Bachar al-Assad et son cabinet de guerre, la Cellule centrale de gestion de la crise (CCGC), le deuxième le Bureau national de sécurité, qui regroupe les principaux chefs des services de renseignement et de sécurité, et le troisième le Comité de sécurité chargé des provinces orientale et septentrionale de Deir Ezzor et de Raqa.

Ils ont été rédigés à partir de documents officiels subtilisés faisant apparaître des “ordres précis pour écraser le soulèvement populaire qui s’étendait de Damas aux différentes provinces”.

– “Mal nécessaire” –
Le quotidien The Guardian relève que la “manie du régime de donner des ordres écrits à travers la chaîne de commandement et de rapporter aussi par écrit ce qui s’est passé montre que tout remonte au plus haut niveau du pouvoir à Damas”.

Ces documents permettent de connaître le rôle des différents rouages du régime pendant la guerre. Ils montrent que le CCGC se réunit tous les jours, et les minutes de la réunion sont transmises directement à M. Assad pour être approuvées avant de redescendre la chaîne de commandement.

Ils montrent aussi que le Baas, le parti au pouvoir, est le principal “exécuteur” des décisions et que les mêmes types de tortures sont utilisées dans les différentes provinces, “ce qui laisse supposer qu’il y a une politique dont l’impulsion est donnée par le centre”.

Mais en dépit de tout ce matériel accumulé la CIJA, les membres de cette organisation financée par plusieurs gouvernements occidentaux ont reconnu qu’il n’y avait jusqu’à présent pas de tribunal auprès duquel déposer ces actes d’accusation.
Estimant que “le régime d’Assad a commis des milliers d’atrocités contre le peuple syrien depuis le début du conflit en 2011”, le Royaume Uni a réagi en affirmant que “la CIJA (qui) a travaillé sans relâche, souvent dans des circonstances dangereuses, pour rassembler des preuves afin de faire rendre compte aux responsables”, selon un communiqué du Foreign Office.
“Le Royaume Uni a un engagement de longue date à faire en sorte que les responsables de crime de guerre et de crimes contre l’humanité en Syrie rendent des comptes”, souligne le texte.

La Russie, un allié de Bachar al-Assad, a systématiquement bloqué à l’ONU toute tentative de transférer le cas de la Syrie devant la Cour pénale internationale, qui siège à La Haye.

Selon Mark Kersten, expert en justice internationale basé à Londres, des poursuites devant un tribunal ad hoc pour les crimes commis en Syrie, comme cela avait été le cas en ex-Yougoslavie, ne semblent pas non plus imminentes.

“Des gens comme Assad sont enfin montrés du doigt, mais le contexte du conflit lui confère une pseudo réhabilitation”, a affirmé M. Kersten à l’AFP.
“Les Etats qui seraient absolument indispensables pour créer un tribunal ad hoc ou obtenir que la Cour pénale Internationale soit compétente en Syrie par le biais d’un renvoi du Conseil de sécurité de l’ONU ont changé de ton”, a-t-il ajouté.
“Nous assistons maintenant à un aveu, même explicite, qu’Assad est un mal nécessaire pour une solution pacifique”, selon la même source.

13/05/2015 21:33:13 – La Haye (AFP) – © 2015 AFP

Statistiques-victimes-du-régime-d'Assad-au-mi-avril-2015

Statistiques-victimes-du-régime-d’Assad-au-mi-avril-2015

Et il en reste des centaines de milliers


Bachar al-Assad a promulgué un décret d’amnistie … à l’insu du nombre de détenus dans les prisons

Voulant se présenter, maintenant qu’il a été réélu pour un nouveau mandat de sept ans, comme le champion de la “réconciliation” et de la main tendue, Bachar Al-Assad a décrété, selon la télévision d’Etat, une “amnistie générale” pour tous les “crimes” commis jusqu’à ce lundi

Syria Torture (Report 2011-2013)

Syria Torture (Report 2011-2013) –

 

 

Deux jours après son élection, Bachar al-Assad promulgue  un décret accordant une amnistie générale pour les “crimes” commis avant la 9 Juin 2014.
Le décret est venu après la libération de centaines de détenus retenus dans les prisons du régime, la plupart des habitants des faubourgs de Damas.
Une source du ministère de l’Administration locale à Damas a annoncé : que Bachar al-Assad a promulgué un décret pour libérer les détenus, il y a deux jours, afin de donner de la crédibilité aux « comités de réconciliation » des faubourgs de Damas.
La source a ajouté: la récente libération des détenus ont eu lieu à travers les comités dit de réconciliation qui étaient en contact avec « Hussein Makhlouf » le gouverneur de la campagne de Damas, qui exécute un plan délibéré pour faire respecter l’armistice, coordonné avec le commandant de la Garde républicaine et les chefs des services de sécurité.

La source a, cependant, minimisé l’importance de l’arrêté, pour quelque raison, qui est que Bachar al-Assad personnellement ne possède pas de statistiques complètes des nombres de détenus, ainsi que ceux se trouvant dans les prisons des « Shabeeha » et des « comités populaires » dont les moukhabarat d’Al-Assad eux mêmes ne connaissent pas parfois leurs nombres exact.

 

Prison centrale d'Alrp une fillette de 5 -6 ans s'y trouve depuis avant la révolution - 2014.

Prison centrale d’Alep une fillette de 5 -6 ans s’y trouvait depuis avant la révolution – Alep 2014.

 

 

 

عود على بدء – أهداف الثورة السورية – La révolution syrienne


عود على بدء - مبادىء الثورة السورية

عود على بدء – أهداف وشعارات انطلاق الثورة السورية

Hamza

L’enfant Hamza Ali al-Khatib 13 ans – Torturé et assassiné dans les geoles du régime dictatorial Assadiste le 25 mai 2011 

 

*

La Syrie, depuis deux ans, souffre à cause du terrorisme d’Al Assad de l’Iran et de la Russie


Térrorisme du régime d'Al Assad, de l'Iran et de la Russie contre le peuple syrien

Térrorisme du régime d’Al Assad, de l’Iran et de la Russie contre le peuple syrien

 

ردا على خطاب بشار الأسد ٦ كانون الثاني ٢٠١٣ – Réponse au discours de Bachar al Assad 6 janvier 2013


Bachar-al-Assad-Shut-Up

Bachar-al-Assad-Shut-Up

ردا على خطاب بشار الأسد ٦ كانون الثاني ٢٠١٣

Réponse au discours de Bachar al Assad du 6 janvier 2013

إلى الذين ينفون عن العربية السعودية تاريخ دعمها وتحالفها مع الإخوان المسلمين… l’Arabie Saoudite et les frères musulmans


Logo-et-drapeau-du-royaume-d'Arabie

كان الإخوان يمدحون حكومة السعودية على أفعالها الحسنة في خدمة الإسلام والأمة فقد انتقد الإخوان بعض التصرفات مثل استعانة المملكة برءوس أموال وخبرات أجنبية لإصلاح قبلتهم، وإنشاء بعض الخدمات في المملكة، ورفضهم إنشاء شركات عربية للتنقيب عن البترول وغيره.

يقول الأستاذ جمعة أمين عبد العزيز -كما جاء في مجلة الإخوان المسلمون  الأسبوعية بتاريخ سبتمبر ١٩٤٥ ميلادي – قوله: ومع ذلك لم يكن للإخوان شعبة، ولا يعني هذا عدم وجود أفراد تنتمي إلى الدعوة، فقد كان من السعوديين أفراد ينتمون لدعوة الإخوان من أمثال الشاعر أحمد محمد جمال الذي أوكل إليه الإخوان كتابة رسالة الحجاز، وهي صفحة من  مجلة الإخوان المسلمون  في الأربعينيات خصصت للحديث عن الأرض المقدسة وما يأمله الإخوان تجاهها، وكان يوقع عليها باسمه في أول الأمر، ثم أصبح يوقع بعد ذلك بكنيته “ابن محمد”، وقد كان بعض الحجازيين يتحمسون لما يقوم به الإخوان من أعمال، ويعلنون انتسابهم لدعوتهم، كما حدث من السيد عبد الرحمن المدني مدير مدرسة التهذيب بالمدينة المنورة، وكان الإخوان يرحبون به على صفحات جرائدهم، لكنه بقي شعورًا فياضًا، وعاطفة متدفقة وحسب.

كما عقد المركز العام للإخوان المسلمين يوم الثلاثاء الموافق ٢٨ رجب ١٣٦٦ هـ  -٢٧ يونيه ١٩٤٧ ميلادي مؤتمرًا إسلاميًا جامعًا بمناسبة ذكرى الإسراء والمعراج ودعا إليه ممثلي الهيئات الإسلامية وكبار الشخصيات العربية والشرقية وكان يحضر عن المملكة العربية السعودية السيد سعد المقي وأسعد الفاسي.

وفي رحلة الحج التي كانت في نوفمبر عام ١٩٤٦ ميلادي الموافق ذو الحجة ١٣٦٥هـ  أقام الملك عبد العزيز آل سعود الاحتفالات ومآدب الطعام لكبار الحجاج ودعا فيها الإخوان المسلمين ومرشدهم بدعوة خاصة، وتحدث الملك مع الإمام البنا حول قضية فلسطين وكيفية حلها, فقال له الإمام البنا : أنه لا يفضل تدخل الدول العربية بجيوش منظمة, بل يجب مساعدة القبائل الفلسطينية فى حرب العصابات وإمدادهم بالسلاح, وقد سر الملك بذلك الرأي, كما أقام أخو الملك مأدبة عشاء للإخوان , وقد لبت البعثة الدعوة.

كما أقامت بعثة الحج للإخوان المسلمين حفل شاي فى فندق بنك مصر بمكة المكرمة حضره الأمراء وكبار رجال الحكومة والحجاج البارزين من مختلف البلاد.

ولم تقتصر العلاقة على ذلك بل ساهم قسم الطلبة في مصر في ذلك فقد عقد مؤتمرا جامعا للطلبة الشرقيين بمختلف الكليات والمعاهد يوم ١٩٤٧/٥/١ ميلادي حيث تحدث الاستاذ عز الدين ابراهيم مرحبا بأبناء العروبة والإسلام, ثم أعقبه السيد عبد العليم الإسلامية بالهند, ثم تلاه الأستاذ  أحمد علي المبارك عضو البعثة العربية السعودية.

يقول الأستاذ محسن محمد: وفي رحلة الحج الأخيرة للامام البنا والتي كانت في سبتمبر من عام ١٩٤٨م حاول الحزب السعدي اغتيال الأستاذ البنا خارج مصر خاصة في السعودية أثناء تأديته رحلة الحج ولكن الحكومة السعودية استشعرت ذلك فأنزلت المرشد العام ضيفًا عليها وأحاطت مقره بحراسة شديدة وقدمت إليه سيارة خاصة بها جندي مسلح لمنع الاعتداء عليه، وعاد حسن البنا في ٨٢ من نوفمبر ١٩٤٨م.

وأثناء فترة المستشار حسن الهضيبي قام في يونيو عام ١٩٥٤م بزيارة للسعودية حيث أكرم الملك عبدالعزيز وفادته وزوده بطائرة لنقله للشام.

ولقد زاد نشاط الإخوان في السعودية بشكل واضح في فترة حكم الملك فيصل بن عبد العزيز ملك السعودية في الفترة بين (١٩٦٤-١٩٧٥)، خاصة حينما حكم عبدالناصر على الشهيد سيد قطب ورفاقه بالإعدام شنقا، حيث حاول الملك فيصل التدخل لدى عبد الناصر لتخفيف الحكم غير أن  عبد الناصر  تجاوز عن ذلك واعدم سيد قطب ورفاقه، وفي ذلك أمر الملك فيصل بطباعة مؤلفات الشهيد سيد قطب على نطاق واسع.

وبعد خروج الإخوان من السجون سافر كثير منهم للعمل بالسعودية  وهناك كانوا القدوة الحسنة للناس.

ولا يعرف على وجه الدقة عدد المنتمين لجماعة الإخوان المسلمين في السعودية، كما أنه لايوجد لديهم مايسمى “المراقب العام للجماعة” كما في الاردن وسوريا وغيرها.

ومن أبرز الشخصيات التي عملت الشيخ مناع خليل القطان (الذي أصبح فيما بعد الأب الروحي للإخوان في المملكة)، والشيخ عشماوي سليمان، ومصطفى العالم… وعبد العظيم لقمة وغيرهم.

لكن كما ذكرنا لا يوجد تنظيم بالشكل المعروف في السعودية بسبب طبيعة البلاد التي انتهجت المنهج الوهابي والذي استند إلى السلطة منذ نشأته، وإن كان البعض يحاول أن يثير الزوبعة حول بعض الشخصيات الحالية ككونهم من الإخوان

“كل من كتب عن الإخوان في السعودية من الإخوان أنفسهم، ومن بينهم الشيخ يوسف القرضاوي، يؤكدون فيما كتبوه أن الإخوان في مصر عندما جاءوا إلى السعودية في الخمسينات والستينات من القرن العشرين، كان لهم تنظيمهم الخاص، وأن مناع خليل القطان كان على رأس هذا التنظيم، بل أكد بعضهم في كتاباتهم أن قيادات التنظيم عندما جاءوا إلى السعودية اتخذوا قرارا وكانوا متمسكين به، بعدم العمل التنظيمي بين السعوديين على الإطلاق، وذكر بعضهم أن دواعي العمل التنظيمي في مصر لم تكن قائمة في السعودية ولا حاجة لها، وأن ما أقيم التنظيم من أجل تحقيقه في مصر قائم ومتحقق في السعودية، يبقى بعد ذلك التأثر الفكري وهذا أمر طبيعي، فحركة بحجم الإخوان منتشرة في المنطقة وكتبها موجودة، وشخصياتها منتشرة وإعلامها منتشر، من الطبيعي أن يحصل هناك تأثير وتأثر، حتى الكتابات المنصفة تؤكد أن الثقافة الدينية المحلية في السعودية بعد اتصالها بالإخوان أثرت فيهم، في مصر وغير مصر، وحدث على ضوء ذلك عدد من المراجعات في فكر الإخوان. هذا أمر طبيعي، فإذا وجد في أرض الحرمين من اعتنق الفكر الماركسي، والفكر القومي، والفكر الليبرالي والفكر الحداثي، أفلا يمكن أن يوجد من يعتنق الفكر الإسلامي أيا كان هذا الفكر. ولكن مرة أخرى أوضح أن وجود الإخوان في السعودية والجهات الرسمية تعلم ذلك، بين السعوديين هو تيار فكري يؤثر ويتأثر، ولا يستطيع أحد أن يقدم دليلا على أنه نشأ تنظيم خاص بالسعوديين على شاكلة التنظيمات في الدول الأخرى ومرتبطة بها تنظيميا، لا لعدم جواز قيام التنظيمات، بل لعدم الحاجة لقيامه.

Site: Ikhwan Wiki

Bachar al-Assad à la CPI – بشار الأسد إلى المحكمة الجنائية الدولية


Wanted-l’assassin B. AL ASSAD

Bachar al Assad et son Clan à la CPI –

(Cour Pénale Internationale)

المحكمة الجنائية الدولية تأسست سنة 2002 كأول محكمة قادرة على محاكمة الأفراد المتهمين بجرائم الإبادة الجماعية والجرائم ضد الإنسانية وجرائم الحرب 

 

Syrian Revolution

Day 559: Sunday, 23 September 2012

Revolution Statistics

Syrians killed: 34,112

Children killed: 2,502

Females killed: 2,744

Soldiers killed: 2,927

Protestors killed under torture: 1025

Missing: +76,000

Protestors currently incarcerated: +216,000

Syrian refugees since March: +293,870

Refugees in Turkey: +83,870

Refugees in Lebanon: +74,537

Refugees in Jordan: +92,778

Refugees in Iraq: +43,295

 

ما هو الثمن الذي قبضه النظام الأسدي عن إجرامه في حق الثورة والشعب السوري وتحطيم القدرات العسكرية السورية ؟


 

كم قبض  نظام الأسد من أمريكا وإسرائيل ثمن تدمير قدرات الجيش السوري القتالية ؟

وكم قبض هذا النظام من السعودية وإيران ثمنا عن سماحه بدخول المجاهدين والتكفيريين إلى سوريا وثمن قمعه وتصفيتة لمئات الآلاف من المواطنين الثوار من خيرة أبناء سوريا ؟

وما هو الثمن الذي دفعته روسيا ثمن دعمه مصالحها الاقتصادية والحفاظ على مواقعها الاستراتيجية على الساحل السوري ؟

كم قبض الأسد من أعداء الشعب السوري ثمن تحويله سوريا إلى ركام  ؟

 

ولمصلحة من يجرم هذا النظام الفاشي بحق الدولة السورية وبحق الشعب السوري  ؟

 

Destructions du matériel de l’armée par le régime de Bachar al Assad

Syrie- Exécutions sommaires – “الجيش الحر” يعدم اشخاصا موالين للنظام السوري في حلب


Syria- Valeur révolutionnaire – Quand tu combats les monstres, sois prudent pour ne pas en devenir un des leurs

“الجيش الحر” يعدم اشخاصا موالين للنظام السوري في حلب
اقدم “الجيش الحر” على اعدام اشخاص موالين للنظام في حلب التي تشهد منذ 20 تموز معارك ضارية للسيطرة على المدينة، وذلك حسب صور التقطها احد الهواة وبثها ناشطون على موقع “يوتيوب”.
واظهر شريط الفيديو مسلحين يقتادون رجالا الى مكان فيه رجال مسلحون وهم يهتفون “الجيش الحر للابد”. واظهر الشريط ايضا المقاتلين وهم يحيطون باحد الاسرى الذي غطت الدماء وجهه وكان شبه عار قبل ان يضعه قبالة حائط. واصطف اخرون الى جانبه في حين ردد المقاتلون “الله اكبر”.
وبعد ذلك فتح المقاتلون النار على رجال قالوا انهم ينتمون الى عشيرة بري وكانوا يشاركون في القتال الى جانب قوات نظام بشار الاسد في حلب.

(ا ف ب)

Syrie – ASL-Non-à-l’exécution-sommaire

Des rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) ont exécuté mardi des partisans du régime à Alep, en proie depuis le 20 juillet à de violents combats pour le contrôle de la ville, selon des images tournées par un amateur et postées sur Youtube par des militants.

La vidéo montre des hommes qui sont conduits sur une place pleine d’hommes armés criant :”l’ASL pour toujours”!

Les rebelles entourent l’un des captifs, au visage ensanglanté et presque nu, avant de le mettre face à un mur. D’autres sont alignés à côté de lui alors que les combattants scandent “Dieu est le plus grand”.

Ces derniers ouvrent ensuite le feu sur leurs prisonniers, identifiés comme membres de la tribu des Berri, qui participaient aux combats au côté des forces du régime de Bachar al-Assad à Alep (nord).

“Le clan des Berri est fidèle au régime Assad”, a dit Rami Abdel Rahmane, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). “Mais aucune loi -internationale ou islamique- n’autorise l’exécution d’un prisonnier. C’est un crime, une vengeance”, a-t-il déploré.

M. Abdel Rahmane a ajouté que ce clan avait aidé les troupes régulières à réprimer la révolte à Alep.

Syria, valeurs révolutionnaires: votre comportement reflète la moralité des Révolutionnaires – soyons à la hauteur de la responsabilité

ما بعد سقوط الأسد… إلى أين ؟


يصرّ أنصار النظام الأسدي وبعض المحللون الغربيون المتابعون للثورة السورية بقذف سموم زعاف تحليلاتهم السياسية في جسد الثورة السورية، عاملين على بث الرعب والشائعات في عقول القراء وعلى زرع الشك وزعزعة الثقة في صدور المتشككين والمستضعفين عبر كتاباتهم ومراوغتهم المزعومة بوجود نزاع إثني مذهبي بين أبناء الشعب الواحد، (وليس بين رئيس طاغية وشعب ثار كالبركان في وجه آلة قمعه الهمجية وطغيان أمنه وفساد مؤسسات نظامه ضد الذل والحرمان)، مؤكدين في مقالاتهم على وجود وتنامي الطائفية في ربوع سوريا، وما ذلك إلا لبث الرعب في صدور «الأقليات»  وتحديدا منهم المسيحيين والعلويين، ولإرعابهم من مرحلة ما بعد سقوط النظام الأسدي الفاسد، مؤكدين على أنهم من «الأقليات» التي لا زالت تساند النظام المجرم، على الرغم من ثبوت العكس على أرض الواقع التي تكذب ادعاءاتهم الضلالية، ومشككين بوجود التعايش السلمي والتآخي الذي جعل من منطقة الشرق أوسط منطقة استثنائية برهنت على قدرة شعوبها على التعايش فيما بينها منذ آلالاف السنين بكل وئام وتوافق ومحبة، عبر تنظيم حياتي متميز وبناء علاقات وشرائع اجتماعية تجاوزت ولا زالت البعد العقائدي الديني والمذهبي الطائفي بما يتوافق وانفتاحهم الثقافي والفكري والروحي على التنوع والتميز والاختلاف وقبول الآخر على امتداد عقود وقرون… فيتهمون بمقالتهم المدسوسة وبتحاليلهم المنقوصة أبناء الديانة المسيحية سواء باستمرار مساندتهم للنظام الأسدي أو بالحياد، وكذلك بمؤازرة الطائفة العلوية له، نافين بذلك الوجود المكثف والفعّال للنشطاء من أبناء هاتين الطائفتين الكريمتين من المساندين والداعمين للثورة والثوار بكل عدّتهم وعتادهم وقناعاتهم بعدالة الثورة ومطالبها المحقة٠٠٠

كما خرج علينا بعضهم بتحاليل تؤكد على التشابه ما بين التركيبة الإجتماعية والدينية العراقية والسورية، وعلى احتمال سقوط سوريا في مستنقع الحروب الداخلية على غرار ما حدث في العراق، متناسين أن السبب الأساسي الذي أدى إلى ما آلت إليه الأوضاع في العراق من فوضى واحتراب طائفي وتقسيم جغرافي وتقاتل إثني ديني وعرقي، سببه الرئيسي كان الحرب التي شنتها أمريكا ضد هذا البلد لتقويض حكم المستبد صدام حسين قبل القضاء عليه وعلى العراق وإشعال فتيل النزاعات والحروب بكافة أشكالها والتي لا يزال هذا البلد  العريق عراقة الوجود الإنساني في المنطقة الأوسطية يعاني منها٠

يتحدثون عن احتمالات تفكيك سوريا، وعن حروب أهلية وطائفية دينية وعن حمامات الدم المذهبي الذي ستتصاعد وتيرتها بعد سقوط الأسد، وكأن امتناع الشعب السوري من التحارب الأهلي حتى الآن يعود فضله إلى الأسد حامي البلاد ومانع سقوط الشعب في غياهب الطائفية والاحتراب، وكأن هذا الشعب الأصيل لا يملك من الوعي الحضاري والادراك الثقافي والمجتمعي أو القيم التاريخية والاخلاقية والمناقب السامية التي نقلها إلى العالم حيثما حل في حلّه وترحاله في العالم، التي تحيل دون السقوط في مستنقع التحارب والتناحر وسفك الدماء بين أبناء البلد الواحد٠

يأتينا المحللون والصحفيون الأمريكان ليتحدثون عن حرب طويلة وعن فوضى عارمة لفترة ما بعد رحيل الجزار الأسد، وبأن عليهم (هم) ضبط الوضع عبر التنسيق مع بيادقهم السورية المشكلة من بعض شخصيات المعارضة الرخيصة الحليفة لتوجهاتهم٠٠٠

 فهل سينطلي على الشعب السوري العظيم هراءهم ويسقط في مطبات مكائدهم ؟

 أم لا يزال يمتلك المصل الحضاري المضاد لسموم المتآمرين عليه ؟

Syria-Objets-syriens-Civilisation-en-Syrie

فياطار التعاون والتاخي بين افرادالشعب السوريالواحد قامت منظمة سوريون مسيحيون مناجل الديمقراطية بالتعاون معتنسيقية الاردن بدعم حملة افطارك واصل لعندك حيثقامت بتامين 250 سلة غذائية للصائمين تم توزيعها ضمنالحملة في مدينة معان الأردنية ..كما قامت بتقديم الدعم لعمل يوم مفتوح لأطفال الللاجئين السوريين اقيم يوم الجمعة

Dans le cadre de la coopération et la fraternité entre le peuple syrien uni, lorganisation des  Syriens chrétiens pour la démocratie, a pris linitiative, en collaboration avec la coordination Jordanienne, afin de soutenir la campagne « un petit déjeuner livré chez vous » où elle a assuré 250 paniers de nourritures pour le jeûne de ramadan, qui ont été distribués dans le cadre de cette campagne dans la ville Jordanienne de Ma’an .. elle a également apporté son soutien à travers la journée de travail ouvert, en faveur des  enfants réfugiés Syriens, qui a eu lieu vendredi dernier

 

Syrian Revolution Statistics July- Juillet 2012.. إحصائيات الثورة السورية تموز/يوليو ٢٠١٢


 

Syria-Sans commentaire

   
ملخص أحداث الثورة
 اليوم٥٠٥: الثلاثاء٣١تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 22,690      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,755
ضحايا الثورة من الإناث 1,744
ضحايا الثورة من العساكر: 1675
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 834
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +127,337
اللاجئون السوريون في تركيا: +43,387
اللاجئون السوريون في لبنان: +34,096
اللاجئون السوريون في الأردن: +38,883
اللاجئون السوريون في العراق: +10,794
 
Syrian Revolution
Day 505: Tuesday, 31 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 22,690
Children killed: 1,755
Females killed: 1,744
Soldiers killed: 1,675
Protestors killed under torture: 834
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +127,337
Refugees in Turkey: +43,387
Refugees in Lebanon: +34,096
Refugees in Jordan: +38,883
Refugees in Iraq: +10,794
 
 

free-syrian-army-opposition-fighters-detain-policemen-after-overrunning-the-shaar-district-police-station-in-aleppo-on-july-25-2012

  
ملخص أحداث الثورة
 اليوم٥٠٤: الأثنين٣٠تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 22,580      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,749
ضحايا الثورة من الإناث 1,741
ضحايا الثورة من العساكر: 1658
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 834
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +127,337
اللاجئون السوريون في تركيا: +43,387
اللاجئون السوريون في لبنان: +34,096
اللاجئون السوريون في الأردن: +38,883
اللاجئون السوريون في العراق: +10,794
  
Syrian Revolution
Day 504: Monday, 30 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 22,580
Children killed: 1,749
Females killed: 1,741
Soldiers killed: 1,658
Protestors killed under torture: 834
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +127,337
Refugees in Turkey: +43,387
Refugees in Lebanon: +34,096
Refugees in Jordan: +38,883
Refugees in Iraq: +10,794
 

aleppo-window

ملخص أحداث الثورة
٥٠٣: الأحد٢٩تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 22,444      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,743
ضحايا الثورة من الإناث 1,736
ضحايا الثورة من العساكر: 1627
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 830
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +127,337
اللاجئون السوريون في تركيا: +43,387
اللاجئون السوريون في لبنان: +34,096
اللاجئون السوريون في الأردن: +38,883
اللاجئون السوريون في العراق: +10,794
 
Syrian Revolution
Day 503: Sunday, 29 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 22,444
Children killed: 1,743
Females killed: 1,736
Soldiers killed: 1,627
Protestors killed under torture: 830
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +127,337
Refugees in Turkey: +43,387
Refugees in Lebanon: +34,096
Refugees in Jordan: +38,883
Refugees in Iraq: +10,794
 

Alep , juillet 29, 2012

 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم٥٠٢: السبت٢٨تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 22,216      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,728
ضحايا الثورة من الإناث 1,712
ضحايا الثورة من العساكر: 1590
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 820
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +120,028
اللاجئون السوريون في تركيا: +43,387
اللاجئون السوريون في لبنان: +31,596
اللاجئون السوريون في الأردن: +36,600
اللاجئون السوريون في العراق: +8,445
 
Syrian Revolution
Day 502: Saturday, 28 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 22,216
Children killed: 1,728
Females killed: 1,712
Soldiers killed: 1,590
Protestors killed under torture: 820
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +120,028
Refugees in Turkey: +43,387
Refugees in Lebanon: +31,596
Refugees in Jordan: +36,600
Refugees in Iraq: +8,445
 

Fighters from the Syrian opposition guar

ملخص أحداث الثورة
اليوم٥٠١: الخميس٢٦تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 21,689      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,699
ضحايا الثورة من الإناث 1,624
ضحايا الثورة من العساكر: 1810
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 818
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +120,028
اللاجئون السوريون في تركيا: +43,387
اللاجئون السوريون في لبنان: +31,596
اللاجئون السوريون في الأردن: +36,600
اللاجئون السوريون في العراق: +8,445
 
النظام يستعد لاقتحام حلب
استمرت كتائب الثوار في تقدمها وانتشارها في مزيد من الأحياء والمدن في حلب وسيطروا على ما يزيد عن نصف المدينة في وقت يستمر فيه النظام باستقدام تعزيزات عسكرية إلى المدينة تمهيداً لشن هجوم كبير غداً الجمعة أو السبت من أجل استعادة السيطرة عليها. وقد حذرت الولايات المتحدة من استعداد النظام لارتكاب مجزرة في المدينة بعد أن واصلت قواته قصفها العنيف مستخدمة طائرات الميغ والمروحيات الحربية والمدفعية مما أدى إلى سقوط عدد من القتلى والجرحى. وقد عُثِر على 
 
Syrian Revolution
Day 501: Friday, 27 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 21,689
Children killed: 1,699
Females killed: 1,624
Soldiers killed: 1,810
Protestors killed under torture: 718
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +120,028
Refugees in Turkey: +43,387
Refugees in Lebanon: +31,596
Refugees in Jordan: +36,600
Refugees in Iraq: +8,445
 
 
 
 
26 7 2012 Al Bab Aleppo أوغاريت الباب حلب , مظاهرة مسائية نصرة للمدن المنكوبة
 
 
ملخص أحداث الثورة
اليوم 500: الخميس٢٦تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 21,529      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,682
ضحايا الثورة من الإناث 1,614
ضحايا الثورة من العساكر: 1779
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 812
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +120,028
اللاجئون السوريون في تركيا: +43,387
اللاجئون السوريون في لبنان: +31,596
اللاجئون السوريون في الأردن: +36,600
اللاجئون السوريون في العراق: +8,445
 

Enfant victime du régime d’Assad – Syria

 
النظام يستعد لاقتحام حلب
استمرت كتائب الثوار في تقدمها وانتشارها في مزيد من الأحياء والمدن في حلب وسيطروا على ما يزيد عن نصف المدينة في وقت يستمر فيه النظام باستقدام تعزيزات عسكرية إلى المدينة تمهيداً لشن هجوم كبير غداً الجمعة أو السبت من أجل استعادة السيطرة عليها. وقد حذرت الولايات المتحدة من استعداد النظام لارتكاب مجزرة في المدينة بعد أن واصلت قواته قصفها العنيف مستخدمة طائرات الميغ والمروحيات الحربية والمدفعية مما أدى إلى سقوط عدد من القتلى والجرحى. وقد عُثِر على 14 جثة مجهولة الهوية في أحياء الزهراء والحمدانية
وتمكنت قوات النظام في دمشق من استعادة السيطرة بشكل شبه كامل فيما واصلت قصفها العنيف على أحياء الحجر الأسود والسيدة زينب والقدم وسط اشتباكات متفرقة مع كتائب الثوار في أحياء القدم والعسالي ومخيم اليرموك مما أدى إلى سقوط عدد من الشهداء. وأدى القصف العنيف على بلدة يلدا إلى سقوط عشرات الشهداء والجرحى من الشيوخ والأطفال والنساء، وسقط ما يزيد عن سبعة شهداء في مدينة داريا نتيجة القصف العشوائي والحملة الشرسة على المدينة.
وعلى الصعيد الإقليمي ذكرت مصادر أمنية إسرائيلية أن إسرائيل تقوم بتعزيز قواتها على طول خط وقف إطلاق النار مع سورية في هضبة الجولان المحتلة، بينما كشف قائد القوات البحرية الروسية الأميرال فيكتور تشيركوف النقاب عن القافلة الحربية الروسية التي دخلت البحر المتوسط والتي تتألف من عشرة سفن بحرية وتحمل وحدات من مشاة البحرية بكامل عتادها وأنها لن ترسي في ميناء طرطوس ولاعلاقة لدخولها البحر المتوسط بالأزمة السورية، وأضاف تشيركوف بأنه ليس لدى روسيا أي نوايا للتخلي عن قاعدتها البحرية في ميناء طرطوس
وقتلت قوات النظام اليوم ما يزيد عن 170 مواطناً، 23 مهم في محافظة حلب، وعشرة في العاصمة دمشق و33 آخرون في ريفها، و 16 في محافظة إدلب جراء العمليات العسكرية التي استهدفت قرية الدانا وبلدات خان شيخون وكفرعويد ومشمان وخلال الاشتباكات التي جرت في بلدات كورين وسراقب وشنان في ريف إدلب، و12 موطناً في محافظة حمص، و27 في محافظة درعا جراء القصف الذي استهدف منطقة العجمي على الحدود السورية الأردنية وحي درعا البلد في مدينة درعا، وستة مواطنين في محافظة حماة في أحياء القصور وطريق حلب وبلدة صوران في ريفها، وثمانية مواطنين في مدينة دير الزور والميادين في ريفها، كما قتل ما لا يقل عن 41 من القوات النظامية إثر استهدافها من قبل كتائب الثوار في محافظات حلب وإدلب وحمص ودمشق ودير الزور
وواصلت قوات النظام انتهاكاتها عبر البلاد حيث تجدد القصف العشوائي وبشكل عنيف على مدن القصير وتلبيسة والحولة والرستن في محافظة حمص، ومدن البوكمال وبلدات محيميدة والحصان والعليان وقرية سفيرة في محافظة دير الزور، وبلدات الصورة والحراك ومدن داعل والشيخ مسكين وطفس في محافظة درعا، وقرى جبل الأكراد في محافظة اللاذقية، وقرية جباتا الخشب في محافظة القنيطرة، كما قامت بشن حملة مداهمات واعتقالات واسعة في أحياء الأربعين وكازو والضاهرية في مدينة حماة.
 

Alep – préparatifs contre l’offensive de l’armée assadiste

 
Syrian Revolution
Day 500: Thursday, 26 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 21,529
Children killed: 1,682
Females killed: 1,614
Soldiers killed: 1,779
Protestors killed under torture: 712
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +120,028
Refugees in Turkey: +43,387
Refugees in Lebanon: +31,596
Refugees in Jordan: +36,600
Refugees in Iraq: +8,445
 
 
25 7 2012 – AL Bara – Idlib أوغاريت البارة حلب , تدمير عربة لعصابات الاسد
Vole des biens des habitants par les bandes armées du régime  
 
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم٤٩٩: الأربعاء٢٥تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 21,349      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,671
ضحايا الثورة من الإناث 1,604
ضحايا الثورة من العساكر: 1745
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 808
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +119,751
اللاجئون السوريون في تركيا: +43,387
اللاجئون السوريون في لبنان: +31,596
اللاجئون السوريون في الأردن: +36,323
اللاجئون السوريون في العراق: +8,445
 
شام حمص تلبيسة قصف الطيران العنيف مع انفجارات غربية تحدث لاول مرة 25 7 2012
Cham-Homs, Talbisseh- Bombardement aérien et d’étranges explosions qui suivent – 25 Juillet 2012
 
watch?feature=endscreen&NR=1&v=IgOfV7e6X1k
 
Syrian Revolution
Day 499: Wednesday, 25 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 21,349
Children killed: 1,671
Females killed: 1,604
Soldiers killed: 1,745
Protestors killed under torture: 778
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +119,751
Refugees in Turkey: +43,387
Refugees in Lebanon: +31,004
Refugees in Jordan: +36,323
Refugees in Iraq: +8,445
 
 
ملخص أحداث الثورة
٤٩٨: الثلاثاء٢٤تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 21,299      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,654
ضحايا الثورة من الإناث: 1,585
ضحايا الثورة من العساكر: 1712
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 778
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +118,204
اللاجئون السوريون في تركيا: +43,387
اللاجئون السوريون في لبنان: +31,004
اللاجئون السوريون في الأردن: +36,323
اللاجئون السوريون في العراق: +7,490
 
  
 
Syrian Revolution
Day 498: Tuesday, 24 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 21,299
Children killed: 1,654
Females killed: 1,585
Soldiers killed: 1,712
Protestors killed under torture: 778
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +118,204
Refugees in Turkey: +43,387
Refugees in Lebanon: +31,004
Refugees in Jordan: +36,323
Refugees in Iraq: +7,490
 
ملخص أحداث الثورة
٤٩٧: الاثنين٢٣تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 21,149      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,624
ضحايا الثورة من الإناث: 1,573
ضحايا الثورة من العساكر: 1690
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 770
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +114,894
اللاجئون السوريون في تركيا: +42,682
اللاجئون السوريون في لبنان: +29,986
اللاجئون السوريون في الأردن: +34,736
اللاجئون السوريون في العراق: +7,490
  
Syrian Revolution
Day 497: Monday, 23 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 21,149
Children killed: 1,624
Females killed: 1,573
Soldiers killed: 1,690
Protestors killed under torture: 770
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +114,894
Refugees in Turkey: +42,682
Refugees in Lebanon: +29,986
Refugees in Jordan: +34,736
Refugees in Iraq: +7,490
 
 
ملخص أحداث الثورة
اليوم٤٩٦: الأحد٢٢تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 20,989      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,619
ضحايا الثورة من الإناث: 1,568
ضحايا الثورة من العساكر: 1664
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 766
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +114,894
اللاجئون السوريون في تركيا: +42,682
اللاجئون السوريون في لبنان: +29,986
اللاجئون السوريون في الأردن: +34,736
اللاجئون السوريون في العراق: +7,490
  
Syrian Revolution
Day 496: Sunday, 22 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 20,989
Children killed: 1,619
Females killed: 1,568
Soldiers killed: 1,664
Protestors killed under torture: 766
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +114,894
Refugees in Turkey: +42,682
Refugees in Lebanon: +29,986
Refugees in Jordan: +34,736
Refugees in Iraq: +7,490
 
ملخص أحداث الثورة
اليوم٤٩٥: السبت٢١تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 20,849      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,610
ضحايا الثورة من الإناث: 1,565
ضحايا الثورة من العساكر: 1639
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 764
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +108,385
اللاجئون السوريون في تركيا: +37,353
اللاجئون السوريون في لبنان: +30,986
اللاجئون السوريون في الأردن: +36,449
اللاجئون السوريون في العراق: +6,547
  
Syrian Revolution
Day 495: Saturday, 21 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 20,849
Children killed: 1,610
Females killed: 1,565
Soldiers killed: 1,639
Protestors killed under torture: 764
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +108,385
Refugees in Turkey: +37,353
Refugees in Lebanon: +30,986
Refugees in Jordan: +36,449
Refugees in Iraq: +6,547
 
 

Syria-Camion en feu à Erbine- près de Damas

 
ملخص أحداث الثورة
اليوم٤٩٤: الجمعة٢٠تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 20,699      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,595
ضحايا الثورة من الإناث: 1,561
ضحايا الثورة من العساكر: 1594
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 760
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +108,385
اللاجئون السوريون في تركيا: +37,353
اللاجئون السوريون في لبنان: +29,986
اللاجئون السوريون في الأردن: +34,449
اللاجئون السوريون في العراق: +6,547
  
Syrian Revolution
Day 494: Friday, 20 July 2012  
Revolution Statistics
Syrians killed: 20,699
Children killed: 1,595
Females killed: 1,561
Soldiers killed: 1,594
Protestors killed under torture: 760
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +108,385
Refugees in Turkey: +37,353
Refugees in Lebanon: +29,986
Refugees in Jordan: +34,449
Refugees in Iraq: +6,547
 
19 7 2012 Damascus أوغاريت دمشق جبل قاسيون الحريق الذي نشب في كتيبة الصواريخ ج2
 
 
ملخص أحداث الثورة
٤٩٣: الخميس١٩تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 20,477      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,584
ضحايا الثورة من الإناث: 1,510
ضحايا الثورة من العساكر: 1554
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 757
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +216,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +108,385
اللاجئون السوريون في تركيا: +37,353
اللاجئون السوريون في لبنان: +29,986
اللاجئون السوريون في الأردن: +34,449
اللاجئون السوريون في العراق: +6,547
  
الثواريستولونعلىمدنومنافذحدوديةفيالشمال
قامت كتائب الثوار بالسيطرة على منفذي باب الهوى وباب السلام الحدوديين مع تركيا ومنفذ البوكمال على الحدود مع العراق، كما أعلنت غلبتها على قوات الجيش بشكل كامل في مدن منبج وإعزاز وكوباني في ريف حلب بعد اشتباكات عنيفة تكبدت عناصر الجيش خلالها خسائر فادحة شملت العشرات من الدبابات والمدرعات. تأتي هذه التطورات كعلامة بارزة على أن النظام بدأ يفقد السيطرة بشكل تام على شمال البلاد عدا مدينة حلب ثاني أكبر المدن السورية وذات الأهمية الاقتصادية الكبيرة بالنسبة له
 
Syrian Revolution
Day 493: Thursday, 19 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 20,477
Children killed: 1,584
Females killed: 1,554
Soldiers killed: 1,554
Protestors killed under torture: 757
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +216,000
Syrian refugees since March: +108,385
Refugees in Turkey: +37,353
Refugees in Lebanon: +29,986
Refugees in Jordan: +34,449
Refugees in Iraq: +6,547
 
 
ملخص أحداث الثورة
٤٩٢: الأربعاء ١٨ تموز/يوليو ٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 20,227      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,624
ضحايا الثورة من الإناث: 1,473
ضحايا الثورة من العساكر: 1736
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 748
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 25,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +25,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
مقتلوزراءومسؤولينكبارفيالنظامالسوري
لقي عدد من كبار قادة النظام السوري مصرعهم اليوم في انفجار عنيف هز مبنى الأمن القومي في حي الروضة وسط العاصمة دمشق مستهدفاً اجتماعاً لقيادات بارزة تعرف باسم خلية الأزمة التي تدير السياسة الأمنية تجاه ثورة الكرامة. وقتل اليوم وزير الدفاع العماد داود راجحة ونائبه العماد آصف شوكت صهر الرئيس السوري بشار الأسد ورئيس خلية الأزمة حسن التركماني ووزير الداخلية محمد الشعار 
 
Syrian Revolution
Day 492: Wednesday, 18 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 20,227
Children killed: 1,624
Females killed: 1,473
Soldiers killed: 1,736
Protestors killed under torture: 748
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 25,564
Refugees in Lebanon: +25,000
Refugees in Jordan: +8,000
  
الاستيلاء على دبابة في الميدان 17-7-2012
 
watch?v=GbOlpLnZDas&feature=plcp&utm_source=SRCC+Loyal+Contacts&utm_campaign=06aa6b487b-News_Roundup&utm_medium=email&ct=t(Syrian_Revolution_News_Round_up8_30_2011)
 
ملخص أحداث الثورة
اليوم٤٩١: الثلاثاء١٧تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 20,032      
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,615
ضحايا الثورة من الإناث: 1,469
ضحايا الثورة من العساكر: 1702
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 746
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 25,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +25,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
الجيشالحريعلنبدءبركاندمشق
أعلنت قيادات الجيش السوري الحر والكتائب المسلحة عن بدء هجوم شامل على العاصمة دمشق أطلق عليه اسم “بركان دمشق وزلزال سورية” رداً على المجازر والجرائم الوحشية لنظام الرئيس بشار الأسد، حيث شهدت العاصمة دمشق معارك ضارية منذ أمس الاثنين بين قوات النظام والجيش السوري الحر وصلت إلى منطقة المهاجرين القريبة من القصر الرئاسي ومكان إقامة بشار الأسد
وبعد أن أصدر بشار الأسد قراراً بتسليح جميع الموظفين في القطاعات العسكرية الذين يعملون في الأعمال المكتبية ومشاركتهم أفراد الجيش في كافة العمليات العسكرية الميدانية، استخدمت قوات النظام الطيران المروحي والدبابات والهاون في قصف عدد من الأحياء والمدن. وتركَّز القصف على أحياء القابون والميدان والتضامن ونهر عيشة ومزارع برزة ومخيم كتائب الثوار التي تصدت للهجوم. وأدى القصف إلى تدمير عدد من المنازل وسقوط عشرات الجرحى
 
Syrian Revolution
Day 491: Tuesday, 17 July 2012  
Revolution Statistics
Syrians killed: 20,032
Children killed: 1,615
Females killed: 1,469
Soldiers killed: 1,702
Protestors killed under torture: 746
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 25,564
Refugees in Lebanon: +25,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
 
 
ملخص أحداث الثورة
٤٩٠: الأثنين١٦تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,950        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,599
ضحايا الثورة من الإناث: 1,465
ضحايا الثورة من العساكر: 1665
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 742
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 25,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +25,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
ثواردمشقيجابهوندباباتالنظام
تواصلت الاشتباكات العنيفة بين قوات الجيش النظامية وكتائب الثوار في أحياء الميدان والقدم والمزة والتضامن وبرزة وكفرسوسة وساحة العباسيين وسط العاصمة ومدن الذيابية ودف الشوك وزملكا في العاصمة دمشق بعد أن قامت قوات النظام مصحوبة بالدبابات والمدرعات باقتحامها وسط إطلاق نار وقصف عنيف أسفر عن سقوط عدد من الضحايا بين قتيل وجريح
كما دارت اشتباكات عنيفة بين كتائب الثوار والقوات النظامية السورية في قرية قرفا في محافظة درعا التي ينحدر منها اللواء رستم غزالي أحد قادة جهاز المخابرات العسكرية بعد أنباء عن انشقاق صهره مع مئات من عناصر الأمن والمجندين. وكانت القوات النظامية قد اقتحمت القرية وسط إطلاق نار كثيف وعمليات سلب ونهب وحرق للممتلكات ومداهمات واعتقالات طالت أكثر من عشرة أشخاص من عائلة الغزالي وحدها
وقتلت قوات النظام ما يزيد عن مئة مواطنٍ اليوم،
 

Dans les rues de Damas

Syrian Revolution
Day 490: Monday, 16 July 2012
Revolution Statistics
 Syrians killed: 19,950
Children killed: 1,599
Females killed: 1,465
Soldiers killed: 1,665
Protestors killed under torture: 742
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 25,564
Refugees in Lebanon: +25,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
٤٨٩: الأحد١٥تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,850        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,577
ضحايا الثورة من الإناث: 1,459
ضحايا الثورة من العساكر: 1620
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 738
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 25,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +25,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000 
 

Corniche al Midane-Damas-juillet 2012الميدا

احتدامالاشتباكاتفيالعاصمةدمشق
شهدت العاصمة دمشق اشتباكات عنيفة بين كتائب الثوار وقوات الجيش النظامي في أحياء القدم والعسالي ونهر عيشة والتضامن ودف الشوك ومخيمي اليرموك وفلسطين للاجئين الفلسطينيين في مدينة دمشق ومدن  دوما وحمورية والمليحة والضمير ومعضمية الشام في ريفها بعد أن قامت القوات النظامية بقصفها واقتحامها بالدبابات مما أدى إلى تدمير عدد من المنازل وسقوط أعداد كبيرة من القتلى والجرحى بين المدنيين والمسلحين
ومن أبرز الانشقاقات الأخيرة عن النظام إعلان كلً من رئيس فرع الأمن السياسي في دمشق وسفير سوريا لدى روسيا البيضاء الانشقاق عن النظام السوري، إضافةً لما يزيد عن 68 ضابطاً انشقوا خلال الأسبوع الماضي فقط حسب مصادر قيادات الجيش السوري الحر
 
Syrian Revolution
Day 489: Sunday, 15 July 2012 
Revolution Statistics
 Syrians killed: 19,850
Children killed: 1,577
Females killed: 1,459
Soldiers killed: 1,620
Protestors killed under torture: 738
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 25,564
Refugees in Lebanon: +25,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
٤٨٨: السبت ١٤ تموز/يوليو ٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,765        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,567
ضحايا الثورة من الإناث: 1,454
ضحايا الثورة من العساكر: 1596
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 729
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 25,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +25,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000 
 
المخيماتالفلسطينيةفيدمشقتنضمإلىالثورةضدالنظام
تعرضت مدينة الحجر الأسود في العاصمة دمشق لقصف مروحي عنيف راح ضحيته شهيدين و12 جريحاً، تبعه اقتحام بالآليات العسكرية واشتباكات مع كتائب الثوار المسلحة. يأتي هذا التصعيد تزامناً مع خروج عشرات الآلاف من الفلسطينيين والسوريين في مخيمي فلسطين واليرموك لتشييع الشهداء الفلسطينيين الذين سقطوا أمس برصاص الأمن السوري. وردد المتظاهرون شعارات نددت بالنظام السوري وهتفت للجيش السوري الحر معلنة تضامنها مع ثورة الشعب السوري ضد نظام بشار الأسد
 

النظام الأسدي والصهاينة

Syrian Revolution
Day 488: Saturday, 14 July 2012  
Revolution Statistics
Syrians killed: 19,765
Children killed: 1,567
Females killed: 1,454
Soldiers killed: 1,596
Protestors killed under torture: 729
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 25,564
Refugees in Lebanon: +25,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
٤٨٧: الجمعة١٣تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,695        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,559
ضحايا الثورة من الإناث: 1,449
ضحايا الثورة من العساكر: 1587
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 727
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
Syrian Revolution
Day 487: Friday, 13 July 2012
Revolution Statistics  
Syrians killed: 19,695
Children killed: 1,559
Females killed: 1,449
Soldiers killed: 1,587
Protestors killed under torture: 727
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم٤٨٦: الخميس١٢تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,589        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,551
ضحايا الثورة من الإناث: 1,445
ضحايا الثورة من العساكر: 1566
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 725
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
أكثرمن٢٠٠شهيدفيمجزرةجديدةفيحماة
  
في وقت لوحت روسيا مجدداً باستخدام حق النقض في وجه أي قرار ملزم تحت الفصل السابع قامت قوات النظام بارتكاب مجزرة تُعدُّ الأفظع حتى الآن حيث راح ضحيتها أكثر من 250 شهيداً في قرية التريمسة في ريف حماة حيث قامت بمحاصرتها وقصفها منذ ساعات الصباح الأولى لعدة ساعات ثم اقتحمتها وسط عزل تام للمدينة عن العالم الخارجي بسبب انقطاع الكهرباء والاتصالات
 Plus de 200 victimes lors d’un nouveau massacre à Hama
Alors que plus de 150 personnes ont été tuées dans le village de Treimseh jeudi, la Russie condamne mais demeure hostile à tout projet de résolution du Conseil de sécurité, le régime syrien accentue la répression. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), plus de 150 personnes ont été tuées jeudi dans l’attaque du village de Treimsa, dans le centre de la Syrie. Le bilan dépasserait les 220 morts, selon un chef rebelle. «Considérant la petite taille de la ville, c’est peut-être le plus grand massacre commis depuis le début de la révolution», a commenté le président de l’OSDH Abdel Rahmane.

Le village a été bombardé puis mis à sac par des chabiha, des miliciens progouvernementaux, disent les opposants. Selon un militant, les forces gouvernementales ont pilonné une mosquée où de nombreux habitants avaient cherché refuge. Treimsa «est vide maintenant. Tout le monde est mort ou a fui», affirme-t-il. «Une trentaine de véhicules de l’armée ont totalement encerclé le village. Quiconque essayait de fuir à travers les champs était abattu», raconte un autre militant.

 
 

Massacre à Trémseh 12.7.12

Massacre-de-Trémseh-12.7.2012-é
 
Syrian Revolution
Day 486: Thursday, 12 July 2012  
Revolution Statistics
Syrians killed: 19,589
Children killed: 1,551
Females killed: 1,445
Soldiers killed: 1,566
Protestors killed under torture: 725
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
  اليوم٤٨٥: الأربعاء١١تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,261        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,519
ضحايا الثورة من الإناث: 1,421
ضحايا الثورة من العساكر: 1546
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 722
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
سفيرسوريةللعراقينشقوينضمللثورة
 
Syrian Revolution
Day 485: Wednesday, 11 July 2012  
Revolution Statistics
Syrians killed: 19,261
Children killed: 1,519
Females killed: 1,421
Soldiers killed: 1,546
Protestors killed under torture: 722
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم٤٨٤: الأثنين١٠تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,187        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,514
ضحايا الثورة من الإناث: 1,416
ضحايا الثورة من العساكر: 1530
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 720
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000 
 
Syrian Revolution
Day 484: Tuesday, 10 July 2012
Revolution Statistics
 Syrians killed: 19,187
Children killed: 1,514
Females killed: 1,416
Soldiers killed: 1,530
Protestors killed under torture: 720
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم٤٨٣: الأثنين٩ تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,112        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,511
ضحايا الثورة من الإناث: 1,411
ضحايا الثورة من العساكر: 1519
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 715
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
Syrian Revolution
Day 483: Monday, 9 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 19,112
Children killed: 1,511
Females killed: 1,411
Soldiers killed: 1,519
Protestors killed under torture: 715
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم٤٨٢: الأحد٨تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 19,031        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,508
ضحايا الثورة من الإناث: 1,408
ضحايا الثورة من العساكر: 1506
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 715
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
عنانيصلإلىدمشقفيظلاستمرارللمجازر
 
Syrian Revolution
Day 482: Sunday, 8 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 19,031
Children killed: 1,508
Females killed: 1,408
Soldiers killed: 1,506
Protestors killed under torture: 715
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000

 

Massacre de la ville de Douma

 
ملخص أحداث الثورة
  اليوم٤٨١: السبت٧تموز/يوليو٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 18,959        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,406
ضحايا الثورة من الإناث: 1,407
ضحايا الثورة من العساكر: 1470
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 714
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
Syrian Revolution
Day 481: Saturday, 7 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 18,959
Children killed: 1,406
Females killed: 1,407
Soldiers killed: 1,470
Protestors killed under torture: 714
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
اليوم ٤٨٠: الجمعة ٦ تموز/يوليو ٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 18,892        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,399
ضحايا الثورة من الإناث: 1,405
ضحايا الثورة من العساكر: 1461
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 713
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000 
 
Syrian Revolution
Day 480: Friday, 6 July 2012  
Revolution Statistics
Syrians killed: 18,892
Children killed: 1,399
Females killed: 1,405
Soldiers killed: 1,461
Protestors killed under torture: 713
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم ٤٧٩: الخميس ٥ تموز/يوليو ٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 18,625        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,399
ضحايا الثورة من الإناث: 1,359
ضحايا الثورة من العساكر: 1459
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 713
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
Syrian Revolution
Day 479: Thursday, 5 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 18,625
Children killed: 1,399
Females killed: 1,359
Soldiers killed: 1,459
Protestors killed under torture: 713
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم ٤٧٨: الأربعاء ٤ تموز/يوليو ٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 18,559        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,392
ضحايا الثورة من الإناث: 1,353
ضحايا الثورة من العساكر: 1459
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 710
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +8000
 
Syrian Revolution
Day 478: Wednesday, 4 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 18,559
Children killed: 1,392
Females killed: 1,353
Soldiers killed: 1,459
Protestors killed under torture: 710
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +8,000

Mon frère le Révolutionnaire, que tes actes soient le reflet de la moralité des révolutionnaires – sois à la hauteur de la responsabilité  / Les révolutionnaires de la ville d’al-Tall

ملخص أحداث الثورة
   اليوم ٤٧٧: الثلاثاء، ٣ تموز/يوليو ٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 18,479        
ضحايا الثورة من الأطفال: 1,389
ضحايا الثورة من الإناث: 1,350
ضحايا الثورة من العساكر: 1454
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب: 707
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
للاجئون السوريون في تركيا: 24,564
اللاجئون السوريون في لبنان: +24,000
اللاجئون السوريون في الأردن: +5,600
 
Syrian Revolution
Day 477: Tuesday, 3 July 2012
Revolution Statistics
Syrians killed: 18,479
Children killed: 1,389
Females killed: 1,350
Soldiers killed: 1,454
Protestors killed under torture: 707
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +5,600
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم ٤٧٦: الاثنين، ٢ تموز/يوليو ٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 18,408
ضحايا الثورة من الأطفال:  1,384
ضحايا الثورة من الإناث:  1,349
ضحايا الثورة من العساكر:  1,454
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب:  705
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
اللاجئون السوريون في تركيا:  24,564
اللاجئون السوريون في لبنان:  24,000
اللاجئون السوريون في الأردن:  5,600
 
Syrian Revolution
Day 476: Monday, 2 July 2012 
Revolution Statistics
Syrians killed: 18,408
Children killed: 1,384
Females killed: 1,349
Soldiers killed: 1,454
Protestors killed under torture: 705
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +5,600
 
 
ملخص أحداث الثورة
 اليوم ٤٧٥: الأحد، ١ تموز/يوليو ٢٠١٢
إحصائيات الثورة
ضحايا الثورة تجاوزت: 18,236
ضحايا الثورة من الأطفال:  1,378
ضحايا الثورة من الإناث:  1,343
ضحايا الثورة من العساكر:  1,449
ضحايا الثورة الذين ماتوا تحت التعذيب:  700
المفقودون: +65,000
المعتقلون حالياً حوالي:  +212,000
اللاجئون السوريون منذ بداية الثورة: +54,164
اللاجئون السوريون في تركيا:  24,564
اللاجئون السوريون في لبنان:  24,000
اللاجئون السوريون في الأردن:  5,600
 
Syrian Revolution
Day 475: Sunday, 1 July 2012
 Revolution Statistics
Syrians killed: 18,236
Children killed: 1,378
Females killed: 1,343
Soldiers killed: 1,449
Protestors killed under torture: 700
Missing: +65,000
Protestors currently incarcerated: +212,000
Syrian refugees since March: +54,164
Refugees in Turkey: 24,564
Refugees in Lebanon: +24,000
Refugees in Jordan: +5,600

Mains-rouges-de-sang-Les deux assassins du peuple syrien Maher-et-Bachar-al-Assad أيادي سفاحي الشعب السوري: ماهر وبشار الأسد مضرجة بدماء آلاف المواطنين السوريين


Mains-rouges-de sang-des deux assassins-Maher-et-Bachar-al-Assad-2

قالت بعض المصادر بان عنان نفسه لا يعتقد ان خطته يمكن ان تنفّذ، الاّ انه يكسب بعض الوقت او يشتريه حتى نضوج المواقف والتوصل الى تسوية.

ونقول له وللمراهنين على خطته بأن كل لحظة تمر في انتظار نضوج الطبخة يدفع آلاف المواطنين السوريين ثمنه من أرواحهم الغالية… وبأن كل أبناء سوريا في كافة أرجاء الوطن، باتوا مهددين بالقتل على يد قوات التشبيح والإجرام الأسدية٠٠٠

أوليس كسب الوقت الذي يتحدث عنه عنان باهظ الثمن ؟ أليس الشعب السوري الصامد والجبار هو من يدفع وحده الثمن الباهظ من المدنيين الأطفال والنساء والرجال الأبرياء العزّل، إن النظام الأسدي لم يتوان ولن يتردد لحظة من الاستمرار في التنكيل بهم وحصد أرواحهم بلا هوادة إلى أن يرحل قاتلا أو مقتولا٠٠٠

أخلاقيات القتل ٠٠٠


Bestialité

هل للحرب أخلاقيات كما يدّعون ؟

أية إنسانية تلك التي يحاولون مأسسة القتل فيها وتهذيبه ؟

وهل القتل بشكل «أخلاقي» يختلف عن القتل اللاأخلاقي ؟

أم أن في كلا الحالتين يبقى القتل قتلاً والإجرام إجراما لا أخلاقيا ً؟

 

هل يمكننا وصم العسكر الذي يقصف ويدمر ويقتل المئات من المدنيين  بالأخلاقي ووصف قصف الجيش للمدنيين بالمهنية العسكرية ؟

أم هي طريقة أخرى ملتوية لقبول الفعل الوحشي الذي يمارسه الإنسان بلا هوادة ضد الآخرين ؟

ألتواء أخر من التواءات الدول المصنّعة للأسلحة الفتاكة من قبل شركات ودول تتحدث بوقاحة عن حقوق الإنسان، وتدافع برياء عن الأمن والاستقرار في العالم، وصولا إلى تبرير استمرار تصنيع الأسلحة وتغذية العالم وإغراقه في الحروب دفاعا عن مصالحها ؟

متغاضين عما تدرّه تجارة هذه السلع الفتاكة على العديد من الدول العظمى من أرباحٍ طائلة، سواء الروسية أو الأوروبية أوالأمريكية أوالإسرائيلية ؟

إلى أي مدى يمكننا تقبّل فكرة القتل وتهذيبه والتعايش معه ومع العنف والتدمير على حساب إنكار أخلاقيات إنسانية متسامية سامية تقود البشر حقيقة إلى بر الأمان، وتقضي نهائيا على وجه من الوجوه الشرسة الحيوانية للإنسان ؟

 

%d bloggers like this: