La Chine mène avec la Russie une campagne pour « ne pas politiser le Coronavirus » en Syrie…


Londres: Ibrahim Hamidi
27/03/2020

L’épidémie du Coronavirus a ouvert la porte à la Chine et à la Russie pour mener des efforts aux Nations Unies visant à lever les sanctions économiques américaines et européennes contre un certain nombre de pays, dont la Syrie, pour « lever complètement les mesures de pression économique unilatérales » et à « ne pas politiser » la lutte contre l’épidémie.

La Russie et la Chine se sont appuyées sur le texte du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelant à un « cessez-le-feu complet » en Syrie et dans d’autres arènes de conflit, pour lui envoyer, ainsi que six autres pays, un message appelant à « la levée immédiate et complète des mesures de pression économique connexes illégales, coercitives et injustifiées » en raison de sa conviction de « l’effet dévastateur des mesures coercitives unilatérales sapant les efforts continus des gouvernements nationaux pour lutter contre Covid-19, en particulier en termes d’efficacité et de calendrier d’achat de l’équipement et des fournitures médicales, tels que les kits de test et les médicaments nécessaires pour accueillir et traiter les patients ».

Les représentants des pays signataires, dont le Venezuela, la Syrie, la Corée du Nord et Cuba soumis aux sanctions occidentales, ont souligné la nécessité « de ne pas politiser une telle épidémie ». Ils se sont adressés à Guterres: « Comme vous l’avez annoncé, il y a peu,, nous avons plus que jamais besoin de solidarité, d’espoir et de volonté politique pour surmonter ensemble cette crise, de serrer et unir véritablement les rangs des États ».

Et le message, dont Al-Sharq Al-Awsat a obtenu le texte, a poursuivi: « Nous sommes aujourd’hui contre un ennemi commun: le virus Covid 19″. Et comme vous l’avez déterminé, le temps est venu pour le renforcement, le soutien et l’intensification des actions. Nos gouvernements nationaux ont la volonté politique et morale nécessaire pour aller dans cette direction (…) il existe des mesures unilatérales qui entravent l’impact dévastateur de nos actions au niveau national (…) qui sapent les efforts des gouvernements nationaux en cours pour lutter contre le virus, en particulier en ce qui concerne l’approvisionnement efficace et rapide en matériel et fournitures médicaux ».

Par conséquent, les représentants des huit pays ont demandé à Guterres « la levée immédiate et complète de ces mesures de pression économique illégales, répressives et arbitraires – conformément à la position de longue date et responsable des Nations Unies de rejeter les mesures répressives unilatérales afin d’assurer la réponse complète, efficace et effective de tous les États membres de la communauté internationale contre le « Coronavirus », et de refuser de politiser cette épidémie.

Ce message est venu après la visite du ministre russe de la Défense Sergey Shoigu à Damas et sa rencontre avec le président Bachar al-Assad, où ils ont discuté «des efforts déployés par les dirigeants russes aux niveaux régional et international pour briser le siège et lever les sanctions et l’isolement contre le peuple syrien, et qu’il y a un consensus sur les politiques et les étapes conjointes pour l’étape suivante ».

Il semblerait que Pékin essaie de profiter de la guerre contre la pandémie de Coronavirus pour réaliser des profits politiques sur la scène internationale profitant du « vide » résultant de l’absence du rôle américain sur la scène internationale, à un moment où Washington critique le traitement de la Chine avec “Corona” l’accusant de « désinformation » .

D’un autre côté, un haut responsable occidental a déclaré à Asharq Al-Awsat qu ‘« il n’y a pas d’autorité exécutive pour ce message car les sanctions américaines sont imposées par le ministère du Trésor et les européens par le Conseil ministériel ». « La Russie et la Chine devraient fournir une assistance humanitaire et médicale et de mettre la pression pour un cessez-le-feu global au lieu de soulever la question aux Nations Unies », a-t-il ajouté.

Dans une certaine mesure, Washington et Bruxelles adhèrent à la poursuite des sanctions économiques, aux institutions gouvernementales et aux personnalités économiques syriennes proches du régime. Et des efforts sont faits pour précipiter la mise en œuvre de la « loi César » qui interdit de contribuer à la reconstruction de la Syrie avant qu’un processus politique crédible n’ait lieu à compter de son entrée en vigueur à la mi-juin prochain, parallèlement à la publication d’un message similaire de la conférence des donateurs à Bruxelles fin juin. Mais la « loi César » permet au pouvoir exécutif d’accorder certaines exceptions médicales pour des raisons politiques.

Le Département d’État américain a appelé le « régime Assad à prendre des mesures concrètes et à protéger le sort de milliers de civils, y compris des citoyens américains, détenus par le régime arbitrairement dans des centres de détention surpeuplés et des conditions inhumaines. Nous exigeons la libération immédiate de tous les civils détenus arbitrairement. En outre, le régime doit accorder aux entités impartiales et indépendantes, y compris les organisations médicales et sanitaires, un accès immédiat aux centres de détention du régime.

Le Comité international de la Croix-Rouge a demandé à Damas d’autoriser ses représentants à visiter neuf centres de détention du pays, quelques jours après que le président Assad a publié un décret prévoyant l’amnistie pour certains crimes.

Le Département d’État américain a déclaré: « Le régime devrait mettre fin à toutes les hostilités et permettre un accès sans entrave aux camps humanitaires dans les camps de déplacés en Syrie, et les dizaines de milliers de civils détenus arbitrairement dans les centres de détention devraient être libérés pour limiter la propagation catastrophique du virus ».

Les pays occidentaux ont mis la pression à Moscou pour installer un cessez-le-feu dans le nord-ouest de la Syrie et de faciliter l’assistance humanitaire et médicale à Idleb et aux camps de déplacées civils pour combattre « Coronavirus », où vivent plus de 3,5 millions de personnes, dont la plupart dans de mauvaises conditions sans infrastructure médicale.

Il a été noté que l’envoyé de l’ONU Gere Pedersen a fait référence dans son appel à « un cessez-le-feu immédiat et complet en Syrie », au dossier des sanctions de manière indirecte. « Les donateurs internationaux devraient soutenir pleinement les efforts humanitaires et répondre aux appels des Nations Unies », a-t-il déclaré. « Ils doivent faire tout ce qui est nécessaire pour garantir que tous les Syriens de toute la Syrie disposent de l’équipement et des ressources nécessaires pour combattre le virus et soigner les personnes infectées. Rien ne devrait empêcher cela ». Il a ajouté: «Un accès humanitaire complet, durable et sans entrave à toutes les régions de la Syrie est essentiel ». « Il faudra utiliser tous les mécanismes pour fournir de l’aide et accroître les mesures de prévention et de protection ».

Cessez-le-feu

الصين تقود مع روسيا حملة لـ«عدم تسييس كورونا» في سورية

لندن: إبراهيم حميدي – 2020/03/27
الشرق الأوسط

فتح فيروس «كورونا» الباب أمام الصين وروسيا لقيادة جهود في الأمم المتحدة باتجاه رفع العقوبات الاقتصادية الأميركية والأوروبية عن عدد من الدول بينها سوريا، حيث طالبت الدول بـ«الرفع الكامل لتدابير الضغط الاقتصادي الانفرادية» و«عدم تسييس» محاربة الوباء.

واستندت روسيا والصين إلى نداء الأمين العام للأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش لـ«وقف نار شامل» في سوريا وغير من ساحات الصراع، كي توجه له مع ست دول أخرى رسالة للمطالبة بـ«الرفع الكامل والفوري لتدابير الضغط الاقتصادي غير القانونية والقسرية وغير المبررة ذات الصلة» لاعتقادها أن «التأثير المدمر للتدابير القسرية الانفرادية، يقوض الجهود المستمرة التي تبذلها الحكومات الوطنية لمكافحة كوفيد – 19. لا سيما من جهة فعالية وتوقيت شراء المعدات واللوازم الطبية، مثل مجموعات الاختبار والأدوية اللازمة لاستقبال وعلاج المرضى».

وشدد ممثلو الدول الموقعة، بينها فنزويلا وسوريا وكوريا الشمالية وكوبا الخاضعة لعقوبات غربية، على ضرورة «عدم تسييس مثل هذا الوباء». وخاطبوا غوتيريش: «مثلما أعلنت في وقت قريب، فإننا أكثر عن أي وقت مضى، بحاجة إلى التضامن والأمل والإرادة السياسية لاجتياز هذه الأزمة معاً، مع توحد صفوف الدول معاً بحق».

وتابعت الرسالة، التي حصلت «الشرق الأوسط» على نصها: «نقف اليوم في مواجهة عدو مشترك: فيروس «كوفيد – 19». ومثلما أقررتم سعادتكم، فإن الوقت قد حان للتعزيز والدعم والتصعيد. ولدى حكوماتنا الوطنية الإرادة السياسية والأخلاقية اللازمة للمضي قدماً في هذا الاتجاه (لكن) هناك إجراءات انفرادية تعوق التأثير المدمر لهذه إجراءاتنا على الصعيد الوطني (…) ما يقوض الجهود الجارية من جانب حكومات وطنية لمحاربة الفيروس خاصة فيما يتعلق بالتوريد الفاعل والفوري للمعدات والإمدادات الطبية».

عليه، ناشد ممثلو الدول الثماني غوتيريش «المطالبة بالرفع الكامل والفوري لمثل هذه الإجراءات غير القانونية والقمعية والتعسفية للضغط الاقتصادي ـ يما يتوافق مع الموقف طويل الأمد والمسؤول من جانب الأمم المتحدة المتمثل في رفض الإجراءات القمعية الانفرادية من أجل ضمان الاستجابة الكاملة والفاعلة والفعالة من قبل جميع الدول الأعضاء بالمجتمع الدولي لفيروس «كورونا»، ولرفض تسييس هذا الوباء».

وجاءت هذه الرسالة بعد زيارة وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو إلى دمشق ولقائه الرئيس بشار الأسد حيث بحثا في «الجهود التي تبذلها القيادة الروسية على الصعيدين الإقليمي والدولي لكسر الحصار ورفع العقوبات والعزل عن الشعب السوري، وكان هناك توافق في الآراء حول السياسات والخطوات المشتركة في المرحلة المقبلة».

ويعتقد أن بكين تحاول الإفادة من الحرب على وباء «كورونا» لتحقيق مكاسب سياسية في الساحة الدولية والإفادة من «الفراغ» الناتج من غياب الدور الأميركي في الساحة الدولية، في وقت توجه واشنطن انتقادات لتعاطي الصين مع «كورونا» وتتهمها بـ«التضليل».

في المقابل، قال مسؤول غربي رفيع المستوى لـ«الشرق الأوسط» إنه «لا سلطة تنفيذية لهذه الرسالة لأن العقوبات الأميركية مفروضة من وزارة الخزانة والأوروبية مفروضة من المجلس الوزاري». وأضافت: «على روسيا والصين تقديم مساعدات إنسانية وطبية والضغط عليها لوقف نار شامل بدلاً من إثارة الموضوع في الأمم المتحدة».

وتتمسك واشنطن وبروكسل إلى حد ما في المضي في العقوبات الاقتصادية إلى مؤسسات حكومية وشخصيات اقتصادية سورية قريبة من دمشق. وتبذل جهودا لاستعجال تنفيذ «قانون قيصر» الذي يمنع المساهمة في إعمار سوريا قبل حصول عملية سياسية ذات صدقية اعتبارا من سريانه في منتصف يونيو (حزيران) المقبل، بالتزامن مع صدور رسالة مشابهة من مؤتمر المانحين في بروكسل في نهاية يونيو. لكن «قانون قيصر» يسمح للسلطة التنفيذية بمنح بعض الاستثناءات الطبية لأسباب سياسية.

وكانت الخارجية الأميركية دعت «نظام الأسد لاتخاذ خطوات ملموسة وحماية مصير آلاف المدنيين، بمن فيهم مواطنين أميركيين، معتقلين تعسفيا في مراكز الاعتقال المكتظة التابعة للنظام في ظروف غير إنسانية. نطالب بالإفراج الفوري عن كافة المدنيين المحتجزين تعسفيا. إضافة إلى ذلك، يجب على النظام أن يمنح كيانات محايدة ومستقلة، بما في ذلك منظمات طبية وصحية، إمكانية الوصول إلى مرافق الاحتجاز التابعة للنظام بشكل فوري».

وكانت «اللجنة الدولية للصليب الأحمر» دعت دمشق إلى السماح لممثليها بزيارة تسعة مراكز اعتقال في البلاد بعد أيام على إصدار الرئيس الأسد مرسوما تضمن العفو عن بعض الجرائم.

وقالت الخارجية الأميركية: «ينبغي أن يوقف النظام كافة الأعمال العدائية ويتيح وصول المساعدات الإنسانية إلى مخيمات النازحين الموجودة في سوريا بدون عوائق، كما ينبغي أن يطلق سراح عشرات آلاف المدنيين المعتقلين تعسفيا في مراكز الاعتقال التابعة له لتخفيف حدة انتشار الفيروس بشكل كارثي».

وضغطت دول غربية على موسكو لتثبيت وقف النار في شمال غربي سوريا وتسهيل وصول المساعدات الإنسانية والطبية إلى إدلب ومخيمات النازحين لمكافحة «كورونا»، حيث يوجد أكثر من 3.5 مليون شخص يعيش معظمهم في ظروف سيئة دون بنية تحتية طبية.

ولوحظ أن المبعوث الأممي غير بيدرسن أشار في النداء الذي خصصه لـ«وقف نار شامل وفوري في سوريا»، إلى ملف العقوبات بطريقة غير مباشرة. إذ قال: «يتعين على المانحين الدوليين مساندة الجهود الإنسانية بشكل كامل والاستجابة لنداءات الأمم المتحدة وعليهم القيام بما يلزم لضمان حصول كافة السوريين في كل أنحاء سوريا على المعدات والموارد المطلوبة من أجل مكافحة الفيروس ومعالجة المصابين. لا شيء يجب أن يعيق ذلك». وأضاف: «الوصول الإنساني الكامل والمستدام ودون عوائق لكافة المناطق في سوريا هو أمر أساسي. وستكون هناك حاجة لاستخدام كافة آليات إيصال المساعدات وزيادة إجراءات الوقاية والحماية».

Dixième année, l’année de “Corona”, Al-Assad s’en va


 

10e-anniversaire

Abdul Wahab Badrakhan – 16 mars 2020

Les informations confirmées – et non les souhaits – sont rares jusqu’à présent, mais plusieurs facteurs marquent désormais la 10e année de la calamité syrienne comme une année cruciale. Elle place le départ ou l’expulsion d’Assad dans le cadre de l’intersection des intérêts internationaux, avec une vision d’une « alternative » en attente d’un accord américano-russe.

Y a-t-il quelque chose que l’on regarde de nos jours que sous l’angle « Corona »? Les analystes israéliens disent que le virus aide Benjamin Netanyahu à diluer sa crise, car il a reporté la date de son procès. Les analystes américains pensent que les milliers de milliards de pertes à cause du virus ont commencé à ravager les chances de Donald Trump d’être réélu. Tandis que, les dirigeants de la Chine et de l’Iran semblent être sur la même ligne, avec deux contradictions idéologiques, mais avec deux mentalités similaires, que l’arrivée du « Corona » dans leurs territoires pourraient être une « guerre biologique » conçue par les États-Unis contre eux, mais il est arrivé qu’ils aient été suivis par l’invasion des régions américaines, et des alliés tels que la Corée du Sud, l’Italie et d’autres. L’accent mis sur le virus a contribué à bloquer les projecteurs sur d’autres événements importants, tels que l’adoption d’amendements constitutionnels qui permettraient à Vladimir Poutine de rester au pouvoir jusqu’en 2036 comme s’il était inspiré par les amendements précédés par Bachar al-Assad. Mais le virus a provoqué le report des élections à la soi-disant «Assemblée populaire» syrienne d’avril à mai, une farce qu’Assad voulait comme préjugé de sa réélection théâtrale de l’année prochaine pour un autre mandat « éternel ».

« Corona » pourrait l’aider à cet égard, comme il pourrait travailler contre lui, mais l’expérience de neuf ans peut l’avoir rempli (Assad) de la conviction que la « chance » est de son côté. Pourquoi pas, et de nombreux événements et crises se sont conjugués pour que la communauté internationale se détourne de la tragédie syrienne, de l’Iran à la Corée du Nord, et du Yémen à la Libye, aux différents de Donald Trump avec la Chine, la Russie, l’Europe et l’Amérique latine, autant de problèmes qui ont peut-être semblé à Assad qu’ils étaient conçu pour le soulager de la pression. Il ne fait aucun doute que le plus grand coup de chance a été celui qui a rassemblé plusieurs objectifs stratégiques et inspiré Poutine que son intervention en Syrie lui permettrait de l’atteindre, mais c’était la plus importante qui n’a pas encore été accomplie. Dans la mesure où le feu aveugle a rendu la « tâche » en Syrie assez facile , autant son investissement semble difficile et pénible, en particulier à cause d’Assad.

Voici la dixième année qui débarque sur la Syrie dans sa plus grande épreuve. Depuis la manifestation à Hariqa à Damas ou le massacre de la mosquée Al-Omari à Daraa et ce qui a suivi en 2011, chaque jour au cours des neuf années est devenu un jour en plus dans la vie d’un régime qui a perdu toute légitimité qu’il croyait lui avoir été accordée, bien que de façon erronée, par le peuple syrien. Les jours et les expériences ont prouvé, partout et dans le temps, que ce qui est imposé par l’oppression et le sang, puis mesuré par la peur, le silence et l’immobilisme est un état de coercition et d’assujettissement, et il ne peut pas être « légitime ». Ceux qui se sont révoltés contre le régime ont dit leurs mots et ne l’ont pas changée, y compris ceux qui vivent aujourd’hui de force « sous son contrôle ». Ceux qui lui sont restés fidèles, il ne leur signifie plus rien pour eux, ni pour lui, car ils ne lui sont pas un lien pour l’aider dans son épreuve actuelle, et il n’est pas non plus le pilier de la “stabilité” dont ils rêvent après qu’il leur a prêché qu’il remporterait victoire après victoire.

Le sort d’Al-Assad réside dans le fait qu’il n’a pas pu et ne pourra pas jouir des « victoires » qu’il attendait et enregistrait en son nom, puis il les a vues être comptées soit en faveur des Iraniens soit pour le compte des Russes, et comme preuve, ils ont extrait leur prix sous diverses formes. Dans une certaine mesure, Assad aurait pu mieux considérer son moral au cours des années où il a subi des défaites et des déclins qui l’ont failli presque le renversé. Les Iraniens ont d’abord dit que sans eux, il serait tombé, puis les Russes sont venus et ont dit qu’ils l’avaient sauvé de la chutte. Il pensait que les pays coopèrent ou rivalisent avec lui parce qu’il possède les clés de l’emplacement stratégique le plus important du Moyen-Orient, mais ce qui est arrivé à Assad au premier moment de la révolution populaire est ce qui lui manque maintenant. Il a manquait de comprendre que son problème soit essentiellement interne et qu’il ne puisse être toléré en négligeant les syriens en facilitant leur tuerie et la maîtrise de toutes sortes de crimes contre le peuple. Il manque maintenant que sa validité soit sur le point de se terminer avec la fin du cycle de sabotage massif. Il a rempli toutes les attentes et le jeu a complètement changé. Ce n’est plus son axe, mais la Syrie qui compte, et les alliés ne lui sont plus attachés pour lui-même ou ce qu’il représente, mais leurs comptes sont désormais axés sur l’évaluation de leurs intérêts dans l’avenir.

Quand on regarde les manœuvres et les tensions qui se déroulent dans le nord de la Syrie, il devient clair que les pays du « Trio d’Astana » sont embourbés sur des chemins allongés sans plafonds. Ils prétendent préserver une « Syrie unifiée » à des fins incohérentes, la Russie parce qu’elle veut toute la Syrie sous son occupation, et l’Iran parce qu’il veut renforcer ses colonies d’influence, et la Turquie Parce qu’elle veut garder les zones qu’elle a saisies. Mais il s’avère également que les États-Unis restent symboliquement persuadés d’exhorter la Russie à ajuster ses partenaires iraniens et turcs afin qu’il soit possible de rechercher avec elle une formule pour la Syrie d’après-guerre, et dans tous les scénarios possibles de la compréhension des deux pays, un rôle pour Assad ne peut pas être conçu, d’autant plus qu’ils sont guidés par la résolution 2254 comme un document qu’ils ont rédigé ensemble et comprend tous les éléments comme une solution finale.

Dix ans de destruction systématique de la Syrie et de son peuple, reposant sur Assad, suffiront. Cinq ans suffisent également pour le rôle de la Russie dans son état actuel, car la guerre est devenue plus coûteuse que Poutine ne peut s’y attendre et ne peut se le permettre, et il ne peut plus attendre. Les positions américaines et européennes ne changeront pas même si elles sont sous la pression des convois de réfugiés traversant la Turquie. Ces positions ne s’opposent pas à la survie d’Assad et n’exigent pas que Poutine décide de son sort, mais elle l’a informé qu’il devrait gérer ses affaires dans ce cas et ne pas attendre d’eux que des contributions humanitaires, ni constructives ni politiques.

Bien sûr, il y a beaucoup de circulation et ne peut être invoquée, car les attentes ont souvent été soulevées concernant le départ d’Assad et étaient basées sur des discussions qui n’ont pas mûri ou des souhaits. Indépendamment de ces considérations, son départ est maintenant devenu la traduction d’une intersection d’intérêts internationaux, dont le plus important est le russe, d’une part, son rôle a pris fin, et d’autre part, des caractéristiques de son alternative commencent à apparaitre, en attendant un accord international définitif sur lui.

في السنة العاشرة، سنة “كورونا”، يرحل الأسد

عبد الوهاب بدرخان16 مارس 2020

المعلومات المؤكّدة – وليس التمنيات – شحيحة حتى الآن، لكن عوامل عدة باتت تحدّد السنة الـ 10 للمحنة السورية كسنة حاسمة. إذ تضع رحيل الأسد أو ترحيله في إطار تقاطع مصالح دولية، مع تصوّرٍ لـ “بديل” ينتظر توافقاً أميركياً – روسياً.

هل يُنظَر الى أي شيء هذه الأيام إلا من زاوية “كورونا”. يقول محللون إسرائيليون إن الفيروس يساعد بنيامين نتانياهو في تمييع أزمته، إذ نال تأجيلاً لموعد محاكمته. ويعتبر محللون اميركيون أن الخسائر التريليونية جرّاء الفيروس بدأت تعصف بحظوظ دونالد ترامب في إعادة انتخابه. وبدا حكام الصين وإيران أخيراً كأنهم على خطّ واحد، بمنطلقَين ايديولوجيَين متناقضَين لكن بعقليتيَن متشابهتَين، بأن حلول “كورونا” في ربوعهم قد يكون “حرباً بيولوجية” صمّمتها الولايات المتحدة ضدّهم، لكن صادف أنها أخذت بدربها مناطق أميركية وحلفاء ككوريا الجنوبية وإيطاليا وغيرهما. وساهم التركيز على الفيروس في حجب الأضواء عن أحداث أخرى مهمّة، منها مثلاً تمرير تعديلات دستورية تسمح لفلاديمير بوتين بالبقاء في سدّة الحكم حتى سنة 2036 وكأنها مستوحاة من تعديلات سبقه اليها بشار الأسد. لكن الفيروس تسبّب بتأجيل انتخابات ما يسمّى “مجلس الشعب” السوري من نيسان (ابريل) الى أيار (مايو)، وهي مهزلة يريدها الأسد إرهاصاً لمسرحية إعادة انتخابه السنة المقبلة لولاية “أبدية” أخرى.

ربما يساعده “كورونا” في ذلك، وربما يعمل ضدّه، لكن تجربة الأعوام التسعة قد تكون ملأته اقتناعاً بأنه “الحظ” الى جانبه. كيف لا وقد تضافرت أحداث وأزمات كثيرة لتشغل المجتمع الدولي عن المأساة السورية، من ايران الى كوريا الشمالية، ومن اليمن الى ليبيا، الى خلافات دونالد ترامب مع الصين وروسيا وأوروبا وأميركا اللاتينية، كلّها مسائل ربما أشعرت الأسد بأن قدَراً ما هندسها لتخفيف الضغوط عنه. لا شك أن ضربة الحظ الكبرى كانت تلك التي جمّعت أهدافاً استراتيجية عدة وألهمت بوتين بأن تدخّله في سورية سيمكّنه من تحقيقها، لكنه أهمها لم يتحقق بعد، فبمقدار ما أن النار العمياء جعلت “المهمة” في سورية سهلة بمقدار ما أن استثمارها يبدو صعباً وعسيراً، تحديداً بسبب الأسد.

ها هي السنة العاشرة تحلّ على سورية في محنتها الكبرى. ومنذ تظاهرة الحريقة في دمشق أو مجزرة الجامع العمري في درعا وما تلاهما عام 2011، صار كل يوم في الأعوام التسعة يوماً زائداً في عمر نظام فقد كل شرعية كان يعتقدها ممنوحة، ولو مخاتلةً، من الشعب السوري. أثبتت الأيام والتجارب، في كل مكان وزمان، أن ما يُفرض بالبطش والدموية ثم يُقاس بالخوف والصمت والاستكانة هو حال إكراه وقهر، ولا يمكن أن يكون “شرعية”. الذين ثاروا على النظام قالوا كلمتهم ولم يبدّلوها، بمن فيهم الذين يعيشون اليوم قسراً “تحت سيطرته”. والذين كانوا وظلّوا يوالونه لم يعد يعني لهم ولا هم يعنون له – شيئاً، فلا هم سندٌ يعينه في محنته الحالية، ولا هو ركيزة “الاستقرار” التي يحلمون بها بعدما بشّرهم بأنه يحقق انتصاراً تلو انتصار.

تكمن محنته في أنه لم ولن يُمكّن من التمتع بـ “الانتصارات” التي انتظرها وسجّلها باسمه، ثم رآها تُحسَب إما محسوبة للإيرانيين أو للروس، بدليل أنهم ينتزعون منه ثمنها بأشكال شتّى. الى حدٍّ ما كان يمكن للأسد اعتبار أوضاعه المعنوية أفضل في الأعوام التي كان عانى خلالها هزائم وتراجعات كادت أن تطيحه. قال الإيرانيون أولاً أن لولاهم لكان سقط، ثم جاء الروس وقالوا إنهم أنقذوه. كان يعتقد أن الدول تهادنه أو تسايره أو تتنافس عليه لأنه يملك مفاتيح الموقع الاستراتيجي الأهم في الشرق الأوسط، لكن ما فات الأسد في اللحظة الأولى لثورة الشعب هو ما يفوته الآن. فاته أن مشكلته داخلية في الأساس، وأنها لا تحلّ بالتفريط بالشعب واستسهال القتل والتفنن بكل أنواع الإجرام. ويفوته الآن أن صلاحيته توشك على الانتهاء مع انتهاء دورة التخريب الشامل، فقد أنجز كلّ ما يُتوقّع منه واللعبة تغيّرت كليّاً. لم يعد هو محورها بل سورية، ولم يعد الحلفاء متمسّكين به لذاته ولما يمثّل بل تنصبّ حساباتهم حالياً على تقدير مستقبل مصالحهم.

لدى النظر الى المناورات والتجاذبات الحاصلة في شمال سورية، يتبيّن أن دول “ثلاثي استانا” غارقة في مسارات تكاذب بلا سقوف، فهي تدّعي الحفاظ على “سورية موحّدة” لغايات متنافرة، روسيا لأنها تريدها كلّها تحت احتلالها، وإيران لأنها تريد تحصين مستوطنات نفوذها، وتركيا لأنها نريد الاحتفاظ بالمناطق التي انتزعتها. لكن يتبيّن ايضاً أن الولايات المتحدة باقية رمزياً لحثّ روسيا على ضبط شريكيها الإيراني والتركي ليكون ممكناً البحث معها عن صيغة لسورية ما بعد الحرب، وفي كل السيناريوات المحتملة لتفاهم الدولتين الكبريين لا يمكن تصوّر دور للأسد، خصوصاً أنهما تسترشدان القرار 2254 كوثيقة صاغتاها معاً وتتضمّن كل عناصر حلٍّ نهائي.

عشر سنين من التدمير المنهجي لسورية وشعبها، بالاعتماد على الأسد، ستكون كافية. خمسة أعوام كافية أيضاً للدور الروسي بحاله الراهنة إذ غدا مكلفاً بأكثر مما يتوقّعه بوتين ويتحمّله، بل لم يعد يجديه الانتظار فالمواقف الأميركية والأوروبية لن تتغيّر حتى لو ضغط عليها بقوافل اللاجئين عبر تركيا. تلك المواقف لا تمانع بقاء الأسد ولا تطالب بوتين ببتّ مصيره، لكنها أبلغته أن يتدبّر أمره في هذه الحال وألّا يتوقع منها سوى اسهامات إنسانية، لا إعمارية ولا سياسية.

بطبيعة الحال هناك الكثير المتداول ولا يمكن الركون اليه، فكثيراً ما راجت توقعات في شأن رحيل الأسد وكانت مبنية على محادثات لم تنضج أو على تمنيات. بمعزل عن هذه الاعتبارات أصبح رحيله الآن ترجمة لتقاطع مصالح دولية أهمها روسية، فقد انتهى دوره من جهة، ومن جهة أخرى باتت هناك ملامح لبديله في انتظار توافق دولي نهائي عليه.

La “poterie” et l’”épervier” –


La poterie et l'épervier - Le dictateur Bachar al-Assad

La “poterie” et l’”épervier”

Michel Kilo – 14 mars 2020
Al-Arabi al-Jadeed

La génération post-indépendance en Syrie croyait qu’il n’y a pas de pouvoir pour ceux qui trahissent la Palestine, ou abandonnent un pouce de terre syrienne, ou affament le peuple, ou violent leur liberté et sapent leur société en les accusant de contradictions qui subvertissent leur unité et déchirent leurs rangs, ou qui gouverne à sa guise et non pas avec la constitution et la loi, mais établit plutôt un système de tyrannie contre les droits de l’homme et de la citoyenneté, il construit son système sur la discrimination entre les gens, rejetant ses justes exigences … etc. Celui qui fait tout cela n’atteint pas le pouvoir ou le perd, car le peuple se révoltera contre lui, à cause de son incompatibilité absolue avec le patriotisme et ses valeurs.

Hafez al-Assad a gouverné la Syrie notamment avec ces politiques, contrairement aux aspirations des Syriens, des citoyens ordinaires et des élites, parce qu’il a construit son régime sur une formation sectaire présociétale / infranationale, et ne l’a pas assigné au peuple, et le Golan a été remis à Israël sans combat, il a établi une règle autoritaire hostile aux droits de l’homme, à l’égalité des citoyens devant la loi, et a géré la Syrie selon ses humeurs et ses tempéraments, il a agressé les Syriens de manière jamais rencontrée de pareille expansion et violence. Cependant, son règne a duré trente ans. La raison en est due à ces facteurs, qui ont formé un système complet qui a surpris les porteurs syriens de la culture, des politiques nationalistes qui se sont retrouvés sur une autorité à deux niveaux: l’un extérieurement visible habité par le gouvernement et la bureaucratie, et l’autre dirigé par l’État profond, décisionnaire unique contrôleur de l’État et de la société dont l’existence était secrète et mystérieuse. Car il n’est pas permis au peuple d’en savoir quoi que ce soit, et il est permis de tout savoir sur le peuple, et de pénétrer ses catégories d’une manière anarchique sans respect de la loi, bien sûr.

Avec la mort de Hafez al-Assad, la Syrie est passée de la tragédie à la comédie, dans sa forme la plus proche de la farce qui couvre tout ce qu’il dit et fait son fils Bachar, qui a failli tomber et faire ses valises pour partir, en 2012, si le général iranien, Qassem Soleimani, ne l’avait pas découragé, et le chef suprême Khamenei qui a ordonné le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de le secourir. Lorsque ce dernier n’a pas pu remplir sa mission, Soleimani s’est rendu à Moscou à deux reprises, avertissant que l’effondrement du régime d’Assad était devenu une question de jours, et Poutine a décidé d’envahir la Syrie pour le sauver, comme il l’a dit dans un discours enregistré le 27 septembre 2015, en présence de ses généraux, après une manœuvre militaire au cours de laquelle ils lui ont montré leurs capacités aériennes militaires et de combat. Poutine a déclaré: Vous allez en Syrie pour sauver Assad, et les institutions de l’État … Les Gardiens de la révolution iraniens avaient déjà envahi la Syrie avant la révolution, pour empêcher la chute de son président et protéger son régime, car ce serait un prélude à la chute du régime de Téhéran.

Ces faits, qui éveilleraient le sentiment de honte pour ceux qui maintiennent leur position avec l’arme des envahisseurs étrangers, les invitent à occuper un pays qui ne lui appartient pas, n’empêchent pas Bachar al-Assad de placer derrière lui, lors de son allocution médiatique, une « Poterie » et un « Epervier » en bois, tout en exerçant son droit de parole pendant dix minutes, que les Russes l’ont autorisé à dire, au cours de laquelle il a prononcé un discours sous prétexte de “libérer” Alep … pour la dixième fois!. Quant à la « poterie », il a prétendu, ou l’un de ses proche menteur, que c’était un cadeau offert à Assad le père, par un soldat qui avait amené de l’argile du lac de Tibériade pendant la guerre de 1973, dont aucun soldat assadiste ne s’en est approché depuis la défaite de 1967, et il était rempli d’eau apportée par un autre soldat. Assad-père a dit à Clinton quand il a posé des questions à ce sujet: celle-ci (la poterie) est faites à partir d’argile du lac de Tibériade et pleines de son eau, que moi ou l’un de mes enfants y retournerons. Quant à l’ « épervier », un crédule s’en sert pour persuader ses victimes qu’une guerre de restitution de l’eau de poterie à Tibériade est imminente.

Assad, le père, a régné sur la Syrie avec morosité et tragédie, et son fils a régné avec la banalité des farces. Sans son insignifiance, il n’aurait pas imaginé qu’un seul Syrien croirait que quiconque a combattu “l’ennemi” pendant quelques heures dans le Golan, tandis qu’il a pilonné son « Peuple » neuf ans durant dans la plupart de ses villages et villes, pourrait sortir sa tête des décombres de son régime, pour libérer le Golan avec une fierté pleine de mensonges et avec un épervier qui ne vole pas.

الفخّارة والباشق

ميشيل كيلو – 14 مارس 2020

آمن جيل ما بعد الاستقلال في سورية بأنه لا حكم لمن يخون فلسطين، أو يتخلى عن أي شبر من الأرض السورية، أو يجوع الشعب وينتهك حريته ويقوّض مجتمعه بشحنه بتناقضات تخرّب وحدته وتمزق صفوفه، أو من يحكم بالهوى ولا يحكم بالدستور والقانون، بل يقيم نظام استبداد فرديا مناهضا لحقوق الإنسان والمواطن، ويبني نظامه على التمييز بين أبناء الشعب، ورفض مطالبه العادلة… إلخ. من يفعل هذا إما لا يصل إلى السلطة أو يفقدها، لان الشعب سيثور عليه، بسبب تنافي مواقفه المطلق مع الوطنية وقيمها.

حكم حافظ الأسد سورية بهذه السياسات بالذات، المخالفة لتطلعات السوريين، مواطنين عاديين ونخبا، ذلك أنه بنى نظامه على تكوين طائفي ما قبل مجتمعي/ ما دون وطني، ولم يسنده إلى الشعب، وسلم الجولان لإسرائيل من دون قتال، وأقام حكما استبداديا معاديا لحقوق الإنسان، ومساواة المواطنين أمام القانون، وأدار سورية بالهوى والمزاج، ونكّل بالسوريين بطرقٍ لم يسبق لهم أن واجهوا ما يماثلها في الاتساع والعنف. ومع ذلك، استمر حكمه نيفا وثلاثين عاما. يرجع سبب ذلك إلى هذه العوامل التي كوّنت منظومة كاملة وتفاعلية، وفاجأت حملة الثقافة السياسية الوطنية من السوريين الذين وجدوا أنفسهم حيال سلطة من طابقين: واحد ظاهري تسكنه الحكومة والبيروقراطية، وآخر للدولة العميقة، صاحبة القرار والخيار، والمتحكّم الوحيد بالدولة والمجتمع الذي اتسم وجوده بالسرية والغموض، لعدم جواز أن يعرف الشعب أي شيءٍ عنه، وجواز أن يعرف هو كل شيء عن الشعب، وأن يخترق فئاته بطرقٍ خارجة على القانون، بطبيعة الحال.

بوفاة حافظ الأسد، انتقلت سورية من المأساة إلى الملهاة، في أكثر صورها قربا من المهزلة التي تتلبس كل ما يقوله ويفعله ابنه بشار الذي كاد يسقط عام 2012، وحزم حقائبه للرحيل، لو لم يثنه عن فعلته الجنرال الإيراني، قاسم سليماني، لكن المرشد خامنئي أمر أمين عام حزب الله، حسن نصر الله، بإنقاذه. وبعد فشل الحزب في تحقيق مهمته، زار سليماني موسكو مرتين، محذّرا من أن انهيار نظام الأسد صار مسألة أيام، فقرّر بوتين غزو سورية لإنقاذه، كما قال في خطاب مسجل ألقاه يوم 27 سبتمبر/ أيلول عام 2015، بحضور جنرالاته، بعد مناورةٍ عسكرية أطلعوه خلالها على قدرات طيرانهم القتالية. قال بوتين: أنتم ذاهبون إلى سورية لإنقاذ الأسد، ومؤسسات الدولة… وكان الحرس الثوري الإيراني قد غزا سورية قبل الثورة، لمنع سقوط رئيسها ونظامه، بما أنه سيكون مقدمة لسقوط نظام طهران.

هذه الوقائع التي من شأنها أن تثير الشعور بالخجل لدى من يحافظ على موقعه بسلاح غزاة أجانب، دعاهم إلى احتلال بلاد ليست ملكه، لم تمنع بشار الأسد من وضع إناء من الفخار وباشق خشبي وراءه، وهو يمارس حقه في الحديث عشر دقائق، سمح الروس له أن يلقي خلالها كلمة بحجّة “تحرير” حلب… للمرة العاشرة. أما الفخارة فزعم هو، أو أحد كذبته، أنها هدية للأسد الأب من جندي جلب رملها من بحيرة طبرية في أثناء حرب عام 1973 التي لم يقترب جندي أسدي واحد منها منذ هزيمة 1967، وملئت بماء جلبه جندي آخر منها. وقد أخبر الأسد الأب الرئيس كلينتون حين سأل عنها: هذه مصنوعة من رمل بحيرة طبرية، ومليئة بمائها الذي سأعيده أنا أو أحد أبنائي إليها. أما الباشق، فيستخدمه ساذجٌ لإقناع ضحاياه بأن حرب إعادة مياه الفخارة إلى طبرية صارت وشيكة.

حكم الأسد الأب سورية بتجهم المآسي، ويحكم ابنه بتفاهة المهازل. ولولا تفاهته، لما توهم أن سورياً واحدا سيصدّق أن من حارب “العدو” سويعات في الجولان و”شعبه”، تسعة أعوام في معظم قراه ومدنه، يستطيع إخراج رأسه من ركام نظامه، ليحرّر الجولان بفخارة مليئة بالأكاذيب، وباشق لا يطير.

Le régime syrien est le seul gagnant de l’accord turco-russe à Idleb


Le régime syrien est le seul gagnant de l’accord turco-russe à Idleb

Ahmed Al-Ibrahim
5 mars 2020

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont annoncé jeudi soir la conclusion d’un accord de cessez-le-feu dans la quatrième zone de désescalade à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, et la mise en place d’un couloir sécurisé sur la route internationale “M4”.

Dans deux brefs discours lors d’une conférence de presse à Moscou, les deux présidents ont déclaré que le cessez-le-feu débutera à minuit et ont souligné la protection des civils et l’acheminement de l’aide aux déplacés.

À son tour, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé qu’il avait été convenu d’établir un passage sécurisé le long d’un tronçon de six kilomètres le long de la route M4 afin de préserver l’intégrité territoriale de la Syrie.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoglu a indiqué que des patrouilles turques et russes seront lancées le 15 mars le long de la route M4 entre Tarnaba (à l’ouest de Saraqeb) et Ain Al-Hour.

Grâce à l’accord, les lignes tracées par les forces du régime syrien restent les mêmes, car l’accord n’a pas abordé le retrait, sur la base du désir turc.

La route « M5 » qui relie le nord de la Syrie à son sud, et qui occupe un emplacement plus important que celui dont bénéficie la route « M4 », était absente dans l’accord.

L’un des points les plus importants que l’accord a négligés était la levée du siège des points d’observation turcs qui dépassait le nombre de ce que le régime a assiégé, y compris les dix, dans les gouvernorats d’Alep, de Hama et d’Idleb.

Il était également absent de l’accord les discussions autour du retrait du régime des zones de Jabal al-Zawiya, Maarat al-Noumane et Saraqeb, qui sont d’une importance stratégique, et des endroits qui bordent les routes internationales.
(…)

النظام السوري الرابح الوحيد من الاتفاق التركي الروسي في إدلب

أحمد الإبراهيم
5 مارس 2020

أعلن الرئيسان التركي رجب طيب أردوغان ونظيره الروسي فلاديمير بوتين، مساء اليوم الخميس، التوصّل لاتفاق لوقف إطلاق النار في منطقة خفض التصعيد الرابعة في إدلب، شمال غربي سورية، وإنشاء ممر آمن على الطريق الدولي “إم 4”.

وقال الرئيسان، في كلمتين مقتضبتين خلال مؤتمر صحافي بموسكو، إنّ وقف إطلاق النار سيبدأ منتصف الليلة، وأكدا على حماية المدنيين وإيصال المعونات للنازحين.

وبدوره، أكّد وزير الخارجية الروسي سيرغي لافروف، أنه تم الاتفاق على إنشاء ممر آمن على امتداد ستة كيلومترات على طول الطريق “إم 4” بهدف الحفاظ على وحدة الأراضي السورية.

وأشار وزير الخارجية التركي مولود جاووش أوغلو، إلى أنّ دوريات تركية وروسية ستنطلق في 15 مارس/ آذار على امتداد الطريق البري “إم 4” بين منطقتي ترنبة (غرب سراقب)، وعين الحور.

ومن خلال الاتفاق، تبقى الخطوط التي رسمتها قوات النظام السوري كما هي، إذ لم يتطرّق الاتفاق إلى الانسحاب منها، بناء على الرغبة التركية.

كما غاب عن الاتفاق الحديث عن طريق “إم 5” الذي يحتل موقعاً أهم من الموقع الذي يتمتع به طريق “إم 4″، وهو الذي يربط شمال سورية بجنوبها.

ومن أهم النقاط التي أغفلها الاتفاق، فك الحصار عن نقاط المراقبة التركية التي فاق عدد ما حاصره النظام منها العشر، في محافظات حلب وحماة وإدلب.

وغاب عنه أيضاً الحديث عن انسحاب النظام من مناطق جبل الزاوية ومعرة النعمان وسراقب، ذوات الأهمية الاستراتيجية، والمواقع التي تحاذي الطرقات الدولية.

Trois messages remarquables de la délégation américaine au poste frontière syrien de Bab Al-Hawa avant la rencontre avec Erdogan-Poutine


Rencontre délégation américaine et des casques blancs de la défense civile syrienne 3 mars 2020

Hiba Mohammad – 4 mars 2020

Damas – “Al-Quds Al-Arabi”: au milieu d’une escalade majeure à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où de violents affrontements ont lieu entre le régime syrien et l’opposition, tandis qu’hier, l’armée turque a abattu le troisième avion de guerre du régime syrien, après que des avions de guerre turcs du F-16 aient été interceptés avec des missiles ( Air-to-air) deux avions du type L-39, causant la chute du premier et des dégâts de l’autre. Washington a envoyé des messages politiques et humanitaires en soutien aux Syriens déplacés et à la position turque en Syrie.

Les premiers messages des États-Unis étaient la visite d’une délégation américaine qui comprenait l’Envoyé spécial des États-Unis en Syrie, James Jeffrey, et le représentant des États-Unis auprès des Nations Unies, Kelly Kraft, accompagné du Représentant permanent de la Turquie auprès des Nations Unies, Fereydun Senerlioglu, mardi, au passage de Bab Al Hawa à Idleb, en Syrie, et ont rencontré une délégation de la défense civile syrienne (casques blancs), à la suite d’une visite de la délégation américaine au Centre de logistique des Nations Unies dans le district de Rihanli, dans la province méridionale de Hatay, et des informations sur le travail du centre ont été rapportées par Mark Lukoc, Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires humanitaires.

Le deuxième message était le soutien militaire à la Turquie, comme l’envoyé spécial américain en Syrie James Jeffrey a déclaré hier que les États-Unis étaient prêts à fournir à la Turquie des munitions et une aide humanitaire dans la région syrienne d’Idleb. “La Turquie est un partenaire de l’OTAN”, a déclaré Jeffrey aux journalistes. La plupart des militaires utilisent du matériel américain. Nous nous assurerons que le matériel est prêt et utilisable. » Par ailleurs, l’ambassadeur américain en Turquie, David Satterfield, a déclaré lors de la conférence de presse que Washington envisageait la demande d’Ankara pour des défenses aériennes. Les autorités turques ont demandé à Washington de leur fournir des missiles Patriot pour défendre leur espace aérien et de couvrir leurs avions, mais les responsables américains ont répondu que “tous les systèmes de missiles Patriot sont saisis en raison des développements au Moyen-Orient et qu’il y a une batterie Patriot à la base d’Incirlik”.

La visite de la délégation américaine à Hatay et le point de passage de Bab Al-Hawa est venue comme une visite officielle de représentants de l’administration américaine, conjointement avec l’opération militaire turque en Syrie, et la prochaine réunion entre les présidents turcs Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine, demain jeudi, qui lui a fait porter des références politiques selon Observateurs de “Al-Quds Al-Arabi”.

Le troisième message est humanitaire, venu du Représentant permanent des Nations Unies, l’Ambassadeur Kelly Kraft, qui a annoncé lors d’une déclaration officielle que c’était “au nom du Président Donald Trump et du Secrétaire d’État Mike Pompeo que je suis venu à la frontière turco-syrienne pour montrer la solidarité américaine avec le peuple syrien” et a annoncé sur la page officielle de l’ambassade de l’administration américaine à Damas a annoncé le don de 108 millions de dollars d’aide humanitaire supplémentaire au peuple syrien en réponse à la crise actuelle provoquée par le régime d’Assad et les forces russes et iraniennes. Cela comprend environ 56 millions de dollars du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations du Département d’État et plus de 52 millions de dollars de l’Agence des États-Unis pour le développement international. “L’administration Trump est heureuse d’annoncer aujourd’hui qu’elle a fourni 108 millions de dollars supplémentaires d’aide américaine au peuple syrien. Les États-Unis ont ouvert la voie en donnant plus de 10 milliards de dollars depuis le début de la crise. Nous invitons d’autres pays responsables à se joindre à cet effort. »

Plus de 15 milliards

Selon le communiqué, le montant fourni “porte la réponse humanitaire totale des États-Unis à plus de 10,6 milliards de dollars depuis le début de la crise syrienne” et a ajouté: “Les États-Unis restent le plus grand donateur d’aide humanitaire – en Syrie et dans le monde”. Cette assistance est un élément de notre stratégie de sécurité nationale visant à donner la priorité à la réduction des souffrances humaines. Nous apprécions tous les donateurs qui se sont intensifiés et continuent d’encourager les donateurs traditionnels et les nouveaux donateurs à intensifier leurs efforts pour aider ».

Selon l’agence turque Anadolu, la délégation américaine s’est rendue au centre logistique des Nations Unies dans le district de “Rehanli” pour voir l’état d’avancement des distributions d’aide humanitaire aux Syriens déplacés fuyant le gouvernorat d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.
La représentante des États-Unis auprès de l’Organisation des Nations Unies, Kelly Kraft, a parlé, dans un communiqué, de l’importance de fournir une aide humanitaire dans cette situation aux Syriens déplacés, et de la nécessité de travailler à la réalisation d’un cessez-le-feu permanent, et a ajouté que son pays avait alloué 108 millions de dollars d’aide supplémentaire aux Syriens, appelant les autres pays à accroître leur aide. Kraft a également accusé le régime Assad de l’escalade de la crise humanitaire en Syrie, soulignant la nécessité pour la Russie et le régime de mettre un terme à leurs attaques brutales, exprimant sa gratitude à la Turquie d’avoir porté le poids du fardeau de répondre aux besoins des Syriens. La délégation américaine était arrivée à Ankara, la capitale turque, pour discuter des développements dans la province syrienne d’Idleb.

Demandes de protection civile

Le directeur de la défense civile en Syrie, Raed Al-Saleh, a déclaré à Al-Quds Al-Arabi qu’un membre du conseil d’administration de la défense civile, Ammar Salmou et son équipe, a rencontré la délégation américaine de haut niveau sur le sol syrien, à la frontière, où des discussions ont eu lieu sur la protection des civils et la garantie de leur retour dans leurs foyers en toute sécurité, en plus de faire pression pour l’arrêt des opérations militaires, le ciblage des installations médicales et l’augmentation des interférences dans le dossier d’intervention d’urgence des États-Unis. Al-Saleh a parlé de leurs demandes adressées à la délégation américaine, dont la principale était de soutenir les efforts de secours dans le nord de la Syrie, afin d’alléger les souffrances des civils, soulignant l’importance du rôle de la défense civile, qui continue jour et nuit pour répondre à la crise catastrophique d’Idleb et ses environs, en limitant et réduisant les dégâts.
Dimanche début mars, les avions de chasses turcs ont également frappé avec des missiles air-air avec des missiles les chasseurs Sukhoi 24 et les ont largués dans les zones de contrôle du régime, suite à l’attaque contre deux hélicoptères du régime visés avec des missiles sol-air les 11 et 14 février de cette année dans la campagne d’Alep ouest et Idleb de l’est, portant le nombre total à 5 depuis le début de l’opération turque en Syrie, dans le cadre de l’opération du « bouclier du printemps ».

ثلاث رسائل لافتة لوفد أمريكي عند معبر باب الهوى السوري قبل لقاء اردوغان ـ بوتين

4 mars 2020

هبة محمد

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دمشق – «القدس العربي»: وسط تصعيد كبير في إدلب شمال غربي سوريا حيث تجري مواجهات طاحنة بين النظام السوري والمعارضة وبينما أسقط الجيش التركي، أمس، الطائرة الحربية الثالثة، للنظام السوري، بعدما اعترضت مقاتلات حربية تركية من نوع «إف 16» بصواريخ (جو – جو) طائرتين للنظام من نوع «إل 39» ما تسبب بإسقاط الأولى وإعطاب الأخرى، وجهت واشنطن رسائل سياسية وإنسانية لافتة داعمة للنازحين السوريين والموقف التركي في سوريا.
أولى رسائل الولايات المتحدة، كانت زيارة وفد أمريكي يضم المبعوث الخاص للولايات المتحدة إلى سوريا جيمس جيفري، ومندوبة الولايات المتحدة لدى الأمم المتحدة كيلي كرافت، برفقة ممثل تركيا الدائم لدى الأمم المتحدة، فريدون سينرلي أوغلو الثلاثاء، معبر باب الهوى في إدلب السورية، والتقى وفداً من الدفاع المدني السوري، وذلك في أعقاب زيارة قام بها الوفد الأمريكي للمركز اللوجستي التابع للأمم المتحدة في قضاء ريحانلي في ولاية هطاي جنوبي تركيا، واطلع على معلومات حول عمل المركز من قبل مارك لوكوك، نائب الأمين العام للأمم المتحدة للشؤون الإنسانية.
الرسالة الثانية كانت دعم تركيا عسكرياً حيث قال المبعوث الأمريكي الخاص بسوريا جيمس جيفري أمس إن الولايات المتحدة مستعدة لتزويد تركيا بالذخيرة والمساعدات الإنسانية في منطقة إدلب السورية. وأضاف جيفري للصحافيين «تركيا شريك بحلف شمال الأطلسي. معظم الجيش يستخدم عتاداً أمريكياً. سنعمل على التأكد من أن العتاد جاهز ويمكن استخدامه». وعلى نحو منفصل، قال السفير الأمريكي لدى تركيا ديفيد ساترفيلد في المؤتمر الصحافي إن واشنطن تبحث طلب أنقرة للحصول على دفاعات جوية. وكانت السلطات التركية قد طلبت من واشنطن تزويدها بصواريخ باتريوت للدفاع عن أجوائها وتأمين غطاء لطائراتها لكن المسؤولين الأمريكيين ردوا «أن كل أنظمة صواريخ الباتريوت محجوزة بسبب التطورات في الشرق الأوسط وهناك بطارية باتريوت في قاعدة إنجرليك».
وجاءت زيارة الوفد الأمريكي إلى ولاية هطاي ومعبر باب الهوى، كزيارة رسمية من أشخاص يمثلون الإدارة الامريكية، وذلك تزامناً مع العملية العسكرية التركية في سوريا، واللقاء المرتقب بين الرئيسين التركي رجب طيب أردوغان، والروسي فلادمير بوتين، غداً الخميس، ما جعلها تحمل إشارات سياسية بحسب مراقبين لـ«القدس العربي».
والرسالة الثالثة إنسانية جاءت على لسان الممثلة الدائمة لدى الأمم المتحدة، السفيرة كيلي كرافت، التي قالت في بيان رسمي إنها «نيابة عن الرئيس دونالد ترامب ووزير الخارجية مايك بومبيو جئت إلى الحدود التركية السورية لإظهار التضامن الأمريكي مع الشعب السوري»، وأعلنت عبر الصفحة الرسمية للسفارة الأمريكية في دمشق عن التبرع بـ»108 ملايين دولار كمساعدات إنسانية إضافية لشعب سوريا استجابة للأزمة المستمرة التي تسبب بها نظام الأسد والقوات الروسية والإيرانية. ويشمل هذا ما يقرب من 56 مليون دولار من مكتب السكان واللاجئين والهجرة التابع لوزارة الخارجية وأكثر من 52 مليون دولار من الوكالة الأمريكية للتنمية الدولية». وأضافت «يسر إدارة ترامب أن تعلن اليوم عن تقديم 108 ملايين دولار إضافية من المساعدات الأمريكية لشعب سوريا. قادت الولايات المتحدة الطريق، حيث تبرعت بأكثر من 10 مليارات دولار منذ بداية الأزمة. ندعو الدول المسؤولة الأخرى للانضمام إلى هذا الجهد».

أكثر من 15 مليارات

وحسب البيان فإن المبلغ المقدم «يجلب إجمالي الاستجابة الانسانية الامريكية لأكثر من 10.6 مليار دولار منذ بدء أزمة سوريا» وأضافت «لا تزال الولايات المتحدة أكبر مانحة للمساعدة الانسانية – سواء في سوريا وفي جميع انحاء العالم. هذه المساعدة هي عنصر من استراتيجيتنا للامن القومي لتحديد أولويات الحد من المعاناة الإنسانية. ونحن نقدر جميع المانحين الذين كثفوا وما زالوا يشجعون على السواء المانحين التقليديين والجدد على زيادة جهودهم للمساعدة».
ووفقاً لوكالة الأناضول التركية، فإن الوفد الأمريكي زار المركز اللوجستي التابع للأمم المتحدة في قضاء «ريحانلي» للاطلاع على سير عمليات توزيع المساعدات الإنسانية للنازحين السوريين الفارين من محافظة إدلب شمال غربي سوريا
وتحدثت مندوبة الولايات المتحدة لدى الأمم المتحدة كيلي كرافت، في تصريح لها، عن أهمية تسليم المساعدات الإنسانية في هذا الوضع للنازحين السوريين، وضرورة العمل على تحقيق وقف دائم لإطلاق النار، وأضافت أن بلادها خصصت 108 ملايين دولار كمساعدات إضافية للسوريين، داعية الدول الأخرى لزيادة مساعداتها، كما حمّلت كرافت، نظام الأسد مسؤولية تفاقم الأزمة الإنسانية في سوريا، مشددة على ضرورة إيقاف روسيا والنظام هجماتهما الوحشية، معربة عن امتنانها لتركيا لتحملها العبء الأكبر في تلبية احتياجات السوريين. وكان الوفد الأمريكي قد وصل إلى العاصمة التركية أنقرة، لبحث تطورات الأوضاع في محافظة إدلب السورية.

مطالب الدفاع المدني

مدير الدفاع المدني في سوريا، رائد الصالح، قال لـ»القدس العربي» إن عضو مجلس الإدارة في الدفاع المدني، عمار سلمو وفريقه، التقى الوفد الأمريكي الرفيع المستوى على الأراضي السورية، عند البوابة الحدودية، حيث دار الحديث حول حماية المدنيين وتأمين عودتهم الى منازلهم بشكل آمن، إضافة إلى الضغط من أجل ايقاف العمليات العسكرية واستهداف المنشآت الطبية وزيادة التدخل في ملف الاستجابة الطارئة من قبل الولايات المتحدة. وتحدث الصالح حول مطالبهم التي وجهت للوفد الأمريكي، وعلى رأسها دعم جهود الإغاثة في الشمال السوري، من أجل تخفيف معاناة المدنيين مؤكداً على أهمية دور الدفاع المدني الذي يواصل الليل والنهار للاستجابة للازمة الكارثية في إدلب ومحطيها والحد منها.
كما كانت المقاتلات التركية ضربت بصواريخ (جو – جو) الأحد مطلع شهر آذار الجاري، مقاتلتين حربيتين من نوع سوخوي 24، وأسقطتهما ضمن مناطق سيطرة النظام، وذلك في أعقاب استهداف مروحيتين للنظام، بصواريخ أرض جو في 11 و14 شباط من العام الجاري في ريفي حلب الغربي وإدلب الشرقي، ليصبح العدد الإجمالي 5 طائرات منذ بدء العملية العسكرية التركية شمالاً.
وأعلنت وزارة الدفاع التركية إسقاط مقاتلة للنظام السوري من طراز «ال 39» في إطار عملية درع الربيع بمحافظة إدلب شمال غربي سوريا، جاء ذلك في بيان صادر عن الوزارة، الثلاثاء، قالت فيه: «تم إسقاط مقاتلة حربية تابعة للنظام في إطار عملية درع الربيع المتواصلة بنجاح».

خسائر النظام

وكشفت وزارة الدفاع التركية على تويتر؛ عن حصيلة خسائر النظام السوري، وبينت ان القوات التركية «دمرت اليوم طائرة واحدة لنظام الأسد، وطائرة بدون طيار و6 دبابات و5 مدافع هاوتزر ومنظومتي دفاع جوي و3 مركبات قتالية و5 شاحنات صغيرة و6 مركبات عسكرية ومستودع للذخيرة وحيدت 327 عنصراً للنظام».
من جهته، أعلن رئيس مؤسسة الصناعات الدفاعية التركية إسماعيل دمير، الثلاثاء، عن عزم تركيا على نشر منظومتي «حصار آ» و «حصار او» للدفاع الجوي في إدلب، واستخدامها في عملية «درع الربيع» العسكرية الأسبوع المقبل، قائلاً «سنراهما في ميدان المعركة خلال الأسبوع المقبل».
في غضون ذلك، تتواصل الاشتباكات بوتيرة عنيفة على محور آفس شمال غربي مدينة سراقب في ريف إدلب الشرقي، بين قوات النظام والميليشيات المحلية والأجنبية الداعمة لها من جهة، والفصائل ومجموعات جهادية مدعمة بالمدفعية التركية من جهة أخرى.
وقال المرصد السوري لحقوق الانسان ان قوات النظام تحاول استعادة السيطرة على القرية بغطاء جوي من قبل الطائرات الروسية، وذلك تزامناً مع مواصلة القصف التركي المكثف على مواقع قوات النظام في مدينة سراقب وقرى بريفها.
كما استهدفت طائرات مسيرة تركية رتلاً عسكرياً لقوات النظام في منطقة معرة النعمان، وسط معلومات أولية عن قتلى وجرحى جدد، لافتاً الى أن الضربات التركية الجوية والبرية تسببت بمقتل 119 عنصراً من قوات النظام والميليشيات المحلية، بالإضافة لمقتل 20 من القوات الحليفة للنظام السوري من جنسيات أجنبية بينهم 10 من حزب الله و4 إيرانيين.

La Turquie a vivement riposté après la mort de 22 soldats turcs en Syrie


En représailles de la mort de 22 soldats turcs dans la région d’Idlib ce jeudi par des raids syriens, Ankara a frappé à son tour des positions du régime de Bachar al-Assad.

Par Le Figaro avec Reuters
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Des soldats syriens dans la région d’Idlib. BAKR ALKASEM / AFP

Le risque d’embrasement a rarement été aussi grand ces derniers mois au Moyen-Orient. Après que 22 soldats ont été tués ce jeudi par des frappes aériennes attribuées au régime syrien dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, Ankara a bombardé des positions du régime de Bachar al-Assad.

Dans une déclaration publiée par l’agence de presse étatique Anadolu, le directeur de la communication de la présidence, Fahrettin Altun, a par ailleurs exhorté la communauté internationale à «prendre ses responsabilités» à Idlib.

Le chef de l’État turc Recep Tayyip Erdogan menace depuis plusieurs jours de déloger par la force les forces du régime de certaines positions dans cette ville syrienne stratégique. Il a convoqué dans la soirée un conseil de sécurité extraordinaire à Ankara, en présence notamment du ministre de la Défense, du chef de l’armée et du patron des services secrets, selon la présidence.

Les lourdes pertes essuyées par Ankara ce jeudi interviennent après des semaines d’escalade à Idlib entre les forces turques et celles du régime de Bachar al-Assad, qui se sont affrontées à plusieurs reprises. Le bilan de soldats turcs tués ce jeudi pourrait encore s’alourdir, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG, ayant fait état de plus de 30 morts dans des bombardements aériens et d’artillerie du régime.

Un nouveau round de pourparlers entre Russes et Turcs visant à trouver une issue à la crise d’Idlib s’est achevé ce jeudi à Ankara, sans annonce de résultat concluant. Selon l’agence de presse étatique Anadolu, le chef de la diplomatie turque s’est entretenu jeudi soir avec le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg.

Ville stratégique

Avec le soutien de l’aviation de Moscou, Damas a déclenché en décembre une offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle et djihadiste d’Idlib. Le régime et son allié russe ont mis les bouchées doubles ces dernières semaines et repris plusieurs localités dans cette province frontalière de la Turquie. Cependant, les groupes rebelles, dont certains sont appuyés par Ankara, ont contre-attaqué et repris jeudi la ville stratégique de Saraqeb, selon l’OSDH. Selon un correspondant de l’AFP, les rebelles sont entrés le matin dans cette localité de l’est de la province d’Idleb. Les insurgés se sont déployés en grand nombre dans les rues de la ville en ruines et totalement vidée de ses habitants.

Saraqeb, qui avait été reconquise le 8 février par le régime, se trouve à la jonction de deux autoroutes que le pouvoir veut sécuriser pour consolider son emprise dans le nord du pays. En reprenant la ville, djihadistes et rebelles coupent l’autoroute M5 reliant la capitale Damas à la métropole d’Alep. Ce jeudi, les membres occidentaux du Conseil de sécurité de l’ONU ont réclamé un «cessez-le-feu humanitaire», resté lettre morte face au refus de la Russie.

Depuis décembre, plus de 400 civils ont été tués dans l’assaut selon l’OSDH et plus de 948.000 personnes, dont plus d’un demi-million d’enfants, ont été déplacées d’après l’ONU.

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Syrie : pas d’accord «total» pour un sommet quadripartite selon Erdogan


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Lors d’une conférence de presse à Ankara le 25 février, le président Erdogan a déclaré qu’il n’y avait pas encore d’accord «total» sur un sommet quadripartite sur la Syrie. REUTERS/Denis Balibouse

L’organisation d’un sommet sur la Syrie réunissant la Turquie, la Russie, la France et l’Allemagne ne fait pas l’objet d’un accord « total », a déclaré ce mardi 25 février le président turc Recep Tayyip Erdogan, jetant un doute sur cette réunion annoncée pour la semaine prochaine.

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« Il n’y a pas d’accord total » entre le président français et la chancelière allemande d’un côté, et le chef de l’État russe de l’autre. C’est ce qu’a affirmé le président turc lors d’une conférence de presse à Ankara.

Le 22 février, Erdogan avait annoncé la tenue d’un sommet quadripartite sur la Syrie le 5 mars, une initiative visant à trouver une solution à la crise dans la région d’Idleb, au nord-ouest de la Syrie, où une offensive du régime de Damas a provoqué une crise humanitaire.

Vers un entretien bilatéral avec la Russie ?

Lors de sa conférence de presse, Erdogan a affirmé que « dans le pire des cas », il pourrait avoir un entretien bilatéral avec le président russe à cette date-là.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a cependant assuré que « la possibilité d’une rencontre multilatérale est en train d’être étudiée ». Avant de rajouter qu’il « ne s’agit pas de contacts bilatéraux » entre Poutine et Erdogan.

« La décision n’a pas encore été prise puisque tous les participants potentiels n’ont pas donné leur accord », a expliqué Dmitri Peskov. Il a également laissé entendre qu’un sommet tripartite entre la Russie, la Turquie et l’Iran pourrait être organisé à la place d’une rencontre quadripartite.

Depuis 2017, cinq sommets entre Erdogan, dont le pays soutient l’opposition syrienne, et les présidents russe et iranien, Vladimir Poutine et Hassan Rohani, garants du régime de Damas, ont été organisés. Le dernier sommet de ce type a eu lieu en septembre 2019 à Ankara.

À Idleb, les tensions montent

Les tensions sont montées de plusieurs crans à Idleb depuis le début du mois de février avec des affrontements inédits entre l’armée turque et les forces du régime de Bachar al-Assad. Ces combats ont également suscité des frictions entre Ankara et Moscou, qui appuie le régime syrien.

Le président Erdogan a sommé les forces d’Assad de se retirer de certaines zones dans la province d’Idleb d’ici fin février, menaçant dans le cas contraire d’avoir recours à la force.

Quelque 900 000 personnes ont fui les combats à Idleb depuis le déclenchement en décembre de l’offensive du régime qui est déterminé à prendre ce dernier bastion rebelle, majoritairement contrôlé par des groupes jihadistes, en Syrie.

(avec AFP)

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