Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb


5e sommet sur la Syrie depuis 2017

 

Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb

AFP- 16 septembre 019

POOL/AFP / Pavel Golovkin De gauche à droite, le président iranien Hassan Rohani,
ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine avant un sommet à Ankara le 16 septembre 2019

 

La Turquie, la Russie et l’Iran, principaux acteurs internationaux dans le conflit en Syrie, se sont engagés lundi à éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans le bastion rebelle d’Idleb et d’y protéger la population civile.

Ces promesses ont figuré dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’un sommet à Ankara qui a réuni les présidents turc Recep Tayyip Erdogan, russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani.

Dans le texte, les trois dirigeants ont souligné “la nécessité de faire respecter le calme sur le terrain avec la pleine mise en oeuvre de tous les accords relatifs à Idleb”, notamment celui conclu il y a un an par Ankara et Moscou et qui avait permis d’éviter une vaste offensive qui semblait imminente des forces du régime appuyées par la Russie.

Les trois dirigeants se sont en outre dits “alarmés par le risque d’une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans la région d’Idleb en raison de l’escalade continue” et se sont mis d’accord pour “prendre des mesures concrètes afin de réduire les violations”.

Ils ont en outre exprimé leur “sérieuse préoccupation” face à la “présence accrue” du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda et “réitéré leur détermination” à l’éliminer à terme.

– “Rencontre productive” –

Ils ont aussi convenu “de prendre des mesures concrètes, sur la base des précédents accords, pour assurer la protection de la population civile”.

Il s’agit du cinquième sommet sur la Syrie depuis 2017 entre M. Erdogan, dont le pays soutient l’opposition syrienne, et MM. Poutine et Rohani, garants du régime de Damas.

“La rencontre a été très productive et s’est soldée d’un succès”, s’est félicité M. Poutine qui avait souligné en ouverture la nécessité de poursuivre “une lutte sans compromis contre les terroristes en Syrie”.

Au moment où la victoire de Bachar al-Assad semble de plus en plus acquise, la priorité pour Ankara est de se prémunir d’un nouvel afflux massif de réfugiés en provenance d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Malgré des appels à un cessez-le-feu durable, cette zone, où vivent environ 3 millions de personnes, est sous le coup d’une offensive du régime syrien.

Ankara y dispose, en vertu d’un accord conclu l’année dernière avec Moscou, de douze postes d’observation dont l’un est désormais encerclé par les troupes de Damas.

Des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb, malgré un fragile cessez-le-feu décrété le 31 août, à l’issue de quatre mois de bombardements du régime et de l’allié russe qui ont tué, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 960 civils.

AFP/Archives / Jim WATSON Le président iranien Hassan Rohani lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2018 à New York

 

Le sommet a eu lieu alors que la Turquie et les Etats-Unis s’efforcent de créer une zone tampon à l’est de l’Euphrate qui séparerait la frontière turque des zones syriennes contrôlées par une milice kurde, appuyée par Washington mais considérée comme “terroriste” par Ankara.

– Comité constitutionnel –

L’un des objectifs de cette “zone de sécurité” pour Ankara est de pouvoir y renvoyer une partie des plus de 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

M. Erdogan a affirmé lundi que la Turquie mettrait unilatéralement une telle zone en place en cas de désaccord avec Washington.

Le communiqué final a aussi fait part d’une avancée majeure sur la création d’un comité chargé de la rédaction de la constitution pour l’après-guerre en Syrie avec un accord sur la composition de ses membres. Ce comité constitutionnel doit se mettre au travail prochainement à Genève.

Syrian Presidency Telegram Page/AFP / – Le président syrien Bachar el-Assad (d) et l’envoyé spécial du président russe, Alexander Lavrentiev (g), le 15 septembre 2019 à Damas

 

Le régime Assad a reconquis environ 60% du territoire syrien avec l’appui militaire de Moscou, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Outre le secteur d’Idleb, les vastes régions aux mains des forces kurdes lui échappent dans l’est du pays.

Le sommet d’Ankara survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont imputé à Téhéran la responsabilité d’une attaque de drones menée samedi contre des installations pétrolières saoudiennes, revendiquée par des rebelles yéménites.

Les Etats-Unis ont déclaré lundi qu’ils allaient “défendre l’ordre international” qui est “sapé par l’Iran” après cette attaque, qui a entraîné une réduction de moitié de la production pétrolière de l’Arabie et provoqué une forte hausse des cours de l’or noir.

Moscou a pour sa part appelé à “ne pas tirer de conclusions hâtives” de cette attaque.

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Rohani, Poutine et Erdogan affirment la création d’un comité chargé de rédiger la Constitution


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Idleb: Poutine, Erdogan et Rohani s’en tiennent au statu quo

Pavel Golovkin/Pool via REUTERS

Les présidents turc, russe et iranien se sont retrouvés ce lundi 16 septembre à Ankara pour un nouveau sommet consacré, en priorité, à la province d’Idleb, soumise depuis avril à une offensive du régime de Damas. 

Avec notre correspondante à Istanbul,Anne Andlauer

Sur le sujet le plus pressant de cette rencontre – la situation à Idleb – les trois présidents n’ont annoncé aucun progrès. Recep Tayyip Erdogan a tenu à faire savoir que, malgré les apparences, l’accord conclu il y a un an sur la zone de désescalade n’était pas caduc et que la Turquie continuerait à « remplir ses engagements »… Pas question, donc, pour le leader turc de retirer ses troupes d’Idleb. De leur côté, les présidents russe et iranien ont renouvelé leur soutien à l’offensive de l’armée syrienne, qui menace de déplacer des centaines de milliers de civils.

Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est le premier concerné par ce nouvel afflux de réfugiés, a évoqué avec ses hôtes les dernières avancées de la zone « de sécurité » que l’armée turque met en place avec les Etats-Unis dans le nord-est du pays… La Turquie veut y renvoyer 2 des plus de 3,5 millions de Syriens qu’elle accueille, tout en éloignant de ses frontières les forces kurdes syriennes. 

« Comme je l’ai dit à mes deux homologues, si, d’ici deux semaines, nous n’obtenons pas des Etats-Unis les résultats souhaités, nous commencerons à mettre en œuvre notre plan d’offensive », a prévenu le président turc.

La seule avancée de ce sommet concerne le processus politique que ces trois pays négocient depuis près de deux ans. Hassan Rohani, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont affirmé avoir réglé leurs derniers désaccords sur la création d’un comité chargé de rédiger la Constitution de l’après-guerre. Ce comité devrait commencer sous peu son travail à Genève.

L’OCCUPATION RUSSE – الاحتلال الروسي لسوريـــا


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La Russie et Israël vont “revitaliser leurs accords” en Syrie – وقاحة المستعمر


Qu’en pense Bachar Al-Assad, le héro de la résistance et son ami Hassan Nasrallah, de leur collaboration avec Poutine, qui donne davantage carte blanche à l’Israël pour bombarder la Syrie ?

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La Russie et Israël vont “revitaliser leurs accords” en Syrie

 

Netanyahu avait déjà anticipé la réunion en réaffirmant son intention de discuter “de la nécessité pour Israël d’obtenir la liberté de mouvement en Syrie et dans la région“, et s’est adressé à Poutine au début de la réunion, soulignant “l’importance particulière de la coopération, particulièrement depuis que nous avons constaté ces derniers mois, intensifier les tentatives de l’Iran d’utiliser le territoire de la Syrie pour lancer des attaques contre nous” .

 

روسيا وإسرائيل لـ«تنشيط تفاهماتهما» في سوريا

نتنياهو أشاد بـ«مستوى التعاون» بعد تلقيه «دعماً انتخابياً» من بوتين
الجمعة – 13 سبتمبر 2019 مـ رقم العدد [ 14899] – الشرق الأوسط

الرئيس الروسي بوتين مستقبلاً نتنياهو أمس (أ.ف.ب)

موسكو: رائد جبر

حملت المحادثات التي أجراها الرئيس الروسي فلاديمير بوتين مع رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو، في سوتشي أمس، إشارات عن تنشيط التفاهمات بين موسكو وتل أبيب على الصعيدين العسكري والأمني في سوريا.

وأكد بوتين أن «التفاعل الأمني والعسكري بين روسيا وإسرائيل مهم جداً في مواجهة التهديد المستمر للإرهاب الدولي». وأشاد بمستوى العلاقات مع نتنياهو، مشيراً إلى أن «علاقاتنا سواء في مجال الأمن أو في المجال العسكري، اكتسبت نوعية جديدة بفضل جهودكم إلى حد كبير».

وعكست الإشارة دعماً مباشراً لنتنياهو في الانتخابات المقبلة؛ إذ لفت بوتين إلى أن «أكثر من 1.5 مليون شخص في إسرائيل يتحدرون من الاتحاد السوفياتي السابق؛ ولذلك تتابع روسيا باهتمام مسار الانتخابات. وآمل بأن يفوز سياسيون مسؤولون، يحافظون على ما تم إنجازه في العلاقات الثنائية خلال الفترة الأخيرة».

وأشاد نتنياهو، من جانبه، بمستوى التعاون العسكري بين الطرفين في سوريا، ولفت إلى دور خاص لبوتين في تعزيز التعاون مع إسرائيل، مشيراً إلى أن الاتصالات مع الرئيس الروسي «سمحت بتفادي وقوع أي احتكاك أو تصادم بين عسكريينا». ورأى أن هذا يعد «عنصراً مهماً لاستقرار المنطقة».

وكان نتنياهو استبق اللقاء بتأكيد عزمه على مناقشة «ضرورة حصول إسرائيل على حرية حركة في سوريا والمنطقة»، وخاطب بوتين في مستهل اللقاء، مشيراً إلى «الأهمية الخاصة للتعاون، خصوصاً أننا رأينا خلال الأشهر الأخيرة، تكثيف إيران محاولاتها لاستخدام أراضي سوريا لشنّ هجمات علينا».

وكانت مصادر روسية، أكدت أن بوتين يسعى إلى «إعادة ضبط تنسيق التحركات العسكرية» مع الجانب الإسرائيلي بعدما برز في الفترة الماضية استياء روسي بسبب تجاهل تل أبيب إبلاغ موسكو بتحركاتها العسكرية «قبل وقت كافٍ».

Guerre au Proche et Moyen-Orient…


 

Embrassement-au-Proche-et-Moyen-Orient

« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ? – “لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟

Messages sur les ruines


 

Messages sur les ruines
Le cessez le feu est garanti
La Russie nous tue, la Défense civile nous sauve
La Russie tue nos enfants – Khan Cheikhoun
Poutine, fils de ….

Destruction région Idleb - La russie nous tue-tue nos enfant-AFP

Où étaient les missiles S-300 russes face à l’attaque israélienne sur la Syrie, hier ?


S300-missile-Syrie 2018

Mécontentements russes «sans précédent» face aux raids israéliens sur la Syrie

2 juillet 2019 – OSDH

Face aux frappes israélien sur des sites syriens hier, Moscou s’est exprimé avec un accent de mécontentement face à l’évolution de la situation, invitant à ne pas les lier à sa participation aux réunions russo-américaines qui ont eu lieux dernièrement. Le ministère des Affaires étrangères a enfin souligné la nécessité de « respecter le droit international », en critique directe des frappes israéliennes.

La réponse russe à la nouvelle attaque israélienne, contrairement au silence habituel dans des positions similaires, Moscou semblait être « géné », selon un expert russe à qui Asharq Al-Awsat s’est entretenu.

Quelques jours seulement après la réunion des présidents des conseils de sécurité russes, américains et israéliens à Jérusalem-Ouest, l’attaque pourrait être interprétée que Moscou aurait donné une couverture à Israël pour continuer ses frappes en Syrie, alors que le dossier de la présence iranienne en Syrie constituait un point de discorde, sur lequel Moscou espérait poursuivre le dialogue, plutôt que d’agir avec un nouvel acte provocateur ».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a commenté l’évolution de la situation, contrairement aux positions précédentes sur les frappes israéliennes, et a déclaré que son pays « est en train d’étudier la situation, quant au rapport d’information sur l’attaque aérienne israélienne à Damas ». Le ministre russe des Affaires étrangères a souligné l’importance de respecter et de mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, notant que Moscou considère qu’il est un point de départ pour évaluer les actions de toutes les parties de la région.

« Il n’y a pas de lien entre les pourparlers entre le président Vladimir Poutine et Donald Trump (en marge du sommet d’Osaka) et les raids sur la banlieue de Damas », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitry Peskov. Cette phrase reflétait également le désir de la Russie de souligner le mécontentement de Moscou face au développement et ne donnait pas le feu vert aux Israéliens pour mener à bien l’attaque.

(…)

استياء روسي «غير مسبوق» من الغارات الإسرائيلية على سوريا

2 juillet 2019

برزت، أمس، لهجة استياء غير مسبوقة من جانب موسكو حيال الضربات الإسرائيلية على مواقع في سوريا، وتعمد الكرملين إرسال إشارات بعدم ارتياحه للتطور، ودعا إلى عدم ربطه باللقاءات الروسية – الأميركية، أخيراً، في حين شددت وزارة الخارجية على ضرورة «احترام القانون الدولي»، في انتقاد مباشر للضربات الإسرائيلية.

وبدا من توالي ردود الفعل الروسية على الهجوم الإسرائيلي الجديد، في مقابل تعمد موسكو في مواقف مماثلة سابقاً التزام الصمت، أن الجانب الروسي يشعر بـ«حرج»، وفقاً لتعليق خبير روسي تحدثت إليه «الشرق الأوسط»، وأوضح أن قيام إسرائيل بشن ضربات قوية وواسعة بعد مرور أيام فقط على اجتماع رؤساء مجالس الأمن القومي الروسي والأميركي والإسرائيلي في القدس الغربية «يمكن أن يفسر بأن موسكو منحت غطاءً لمواصلة إسرائيل توجيه ضرباتها في سوريا، في حين أن ملف الوجود الإيراني في سوريا شكّل نقطة خلافية كانت موسكو تأمل في مواصلة الحوار بشأنها، بدلاً من القيام بعمل استفزازي جديد».

وكان وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف سارع أمس خلافاً لمواقف سابقة حيال ضربات إسرائيلية، إلى التعليق على التطور، وقال إن بلاده «تدرس الضربة الإسرائيلية، التي استهدفت مواقع في سوريا، وتدعو إلى احترام القوانين الدولية». وأوضح لافروف، أن الجانب الروسي «بصدد دراسة الحقائق فيما يتعلق بالتقارير عن غارة جوية إسرائيلية على دمشق». وأكد وزير الخارجية الروسي على أهمية احترام وتنفيذ قرارات مجلس الأمن التابع للأمم المتحدة، مشيراً إلى أن موسكو تعتبرها منطلقاً لتقييم أي أفعال تقوم بها أي جهة في المنطقة.

وفي وقت لاحق علق الكرملين على الحدث، وقال الناطق باسم الرئاسة الروسية، دميتري بيسكوف، إنه «لا وجود لأي صلة بين محادثات الرئيسين فلاديمير بوتين ودونالد ترمب (على هامش قمة أوساكا) وموضوع الغارات التي استهدفت ضواحي دمشق». وعكست هذه العبارة أيضاً حرصاً روسياً على إبراز عدم رضا موسكو عن التطور، وأنها لم تمنح الإسرائيليين ضوءاً أخضر لتنفيذ الهجوم.

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