Frappes aériennes ciblent la région de désescalade


Syrie-Bombardement-ExplosionPhoto d’archive 2019

Environ 75 frappes aériennes ciblent la région de désescalade «Poutine-Erdogan», qui coïncide avec des affrontements dans la campagne d’Alep, alors que des positions de contrôle étaient mutuellement bombardées

7 novembre 2019 – Observatoire syrien des droits de l’homme

نحو 75 غارة جوية تستهدف منطقة “بوتين-أردوغان” تزامنا مع اشتباكات في ريف حلب وسط قصف متبادل يطال مواقع السيطرة

7 نوفمبر,2019 – المرصد السوري لحقوق الإنسان

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Parallèlement à son ciblage des installations vitales dans les zones rurales d’Idleb .. Plus de 50 frappes aériennes dans la région de “désescalade” Poutine-Erdogan

6 novembre 2019 – Observatoire syrien des droits de l’homme

Les bombardements du régime syrien et du «garant» russe au cours de la journée ont principalement porté sur des installations vitales et des bâtiments résidentiels situés dans les zones de «désescalade». .

تزامناً مع استهدافها مرافق حيوية في ريف إدلب.. أكثر من 50 غارة جوية على منطقة “بوتين-أردوغان”

تركز قصف طائرات النظام السوري و”الضامن” الروسي، خلال اليوم، على مرافق حيوية وأبنية سكنية ضمن مناطق “خفض التصعيد”، في حين قصفت طائرات روسية فجر اليوم مشفى “الإخلاص” في بلدة شنان بريف إدلب، ما أدى إلى تدميره وخروجه عن الخدمة.

 

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Trois hélicoptères se relaient pour cibler la campagne de Lattaquié avec des barils explosifs, en plus de 70 frappes aériennes environ dans la région de «Poutine-Erdogan»

6 novembre 2019 – Observatoire syrien des droits de l’homme

L’OSDH a documenté le martyre d’un enfant du village d’Al-Sahara, blessé par les raids aériens russes, tandis que l’Observatoire syrien avait documenté le martyre de 6 personnes, dont deux citoyens, lors du même massacre.

3 مروحيات تتناوب على استهداف ريف اللاذقية بالبراميل المتفجرة تزامنا مع نحو 70 ضربة جوية استهدفت منطقة” بوتين-أردوغان”

وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان استشهاد طفل في قرية السحارة متأثراً بجراحه التي أصيب بها جراء غارات الطائرات الروسية اليوم، في حين كان “المرصد السوري” وثّق استشهاد 6 بينهم مواطنتين ظهر اليوم في المجزرة ذاتها.

La Russie se porte garante du retrait kurde de la frontière syro-turque


إذا-لم-تستح-فافعل-وقل-ما-شئت

ANKARA/MOSCOU (Reuters) – La Turquie et la Russie se sont entendues mardi sur un départ des combattants de la milice kurde syrienne YPG d’une zone de 30 km de profondeur le long la frontière syro-turque, ce qui va permettre d’éviter une reprise de l’offensive des forces d’Ankara, a annoncé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

La Turquie et la Russie se sont entendues mardi sur un départ des combattants de la milice kurde syrienne YPG d’une zone de 30 km de profondeur le long la frontière syro-turque, ce qui va permettre d’éviter une reprise de l’offensive des forces d’Ankara. /Photo prise le 22 octobre 2019/Sergei Chirikov.

Aux termes de l’accord, la police militaire russe et des garde-frontières syriens vont se déployer le long d’une partie de la frontière à partir de midi mercredi pour faciliter le retrait des derniers combattants kurdes et de leurs armes.

Ce retrait devrait être parachevé dans six jours, a précisé Sergueï Lavrov, selon lequel l’accord russo-turc mettra fin au bain de sang dans la région.

Les présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan se sont aussi entendus lors d’un entretien dans la station balnéaire de Sotchi sur le retrait des combattants kurdes des villes de Manbij et Tel Rifaat.

“Le principal objectif de l’opération est d’obtenir le départ des organisations terroristes PKK/YPG de la région et de faciliter le retour des réfugiés syriens”, a déclaré Erdogan au côté de son homologue russe.

“Cette opération garantit aussi l’intégrité territoriale et l’unité politique de la Syrie”, a-t-il ajouté.

La Turquie considère les Unités de protection du peuple (YPG) comme une organisation terroriste liée aux séparatistes kurdes du sud-est de son territoire. Elle souhaite établir une “zone de sécurité” en Syrie, le long de sa frontière, dont les YPG seraient exclues.

Une fois les combattants kurdes partis, les armées russe et turque effectueront des patrouilles conjointes dans le nord de la Syrie, jusqu’à 10 km de la frontière, prévoit l’accord conclu à Sotchi.

Les deux pays vont aussi travailler ensemble au retour des réfugiés syriens qui vivent en Turquie, a déclaré Erdogan.

LES KURDES DISENT S’ÊTRE RETIRÉS

En annonçant une pause des opérations militaires jeudi dernier sous la pression des Etats-Unis, le président turc avait donné aux miliciens kurdes jusqu’à 22h00 ce mardi (19h00 GMT) pour effectuer leur retrait de la région frontalière, sous peine de reprendre son offensive.

Le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les YPG sont la principale composante, a assuré que ses hommes avaient respecté toutes les conditions de la trêve, selon un membre de l’administration américaine.

Donald Trump, critiqué pour avoir ouvert la voie aux Turcs en annonçant le retrait des Etats-Unis du nord de la Syrie, avait évoqué lundi une éventuelle prolongation de la pause observée depuis jeudi mais Recep Tayyip Erdogan avait prévenu que l’offensive turque pourrait reprendre.

“Si les promesses que nous a faites l’Amérique ne sont pas tenues, nous continuerons notre opération là où nous l’avons laissée, cette fois avec une bien plus grande détermination”, avait dit le président turc.

La Turquie dit vouloir sécuriser les 440 km de frontière avec la Syrie mais son offensive s’est pour l’instant concentrée sur deux localités dans le centre de cette bande de territoire, Ras al Aïn et Tal Abyad, distantes de 120 km.

À l’occasion d’une rare visite dans la province d’Idlib, près du dernier grand bastion rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, le président syrien Bachar al Assad a qualifié Erdogan de “voleur”. “Maintenant il vole notre terre”, a-t-il dit, cité par les médias syriens.

Darya Korsunskaya et Tuvan Gumrukcu; Bertrand Boucey et Tangi Salaün pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief

Poutine et Erdogan se rencontrent avant la fin de la trêve

mediaLe président turc Erdogan et le président russe Poutine se rencontrent à Sotchi ce mardi 22 octobre juste avant la fin de la trêve dans l’offensive turque sur la Syrie.Reuters/Mustafa Kamaci/Turkish Presidential Press Office/

Ce mardi 22 octobre 2019, le président turc Recep Tayyip Erdogan rencontre son homologue russe quelques heures avant la fin de la trêve dans l’attaque turque sur le nord de la Syrie à Sotchi. C’est là-bas qu’il négocie la suite de ses plans.

Avec notre correspondante à Istanbul,  Anne Andlauer

À 19h TU ce mardi, c’est la fin du délai accordé par la Turquie aux forces kurdes pour évacuer une zone frontalière dans le nord de la Syrie. Recep Tayyip Erdogan a menacé de reprendre son offensive sans attendre en cas de non-respect de l’accord conclu avec les États-Unis.

Le président turc est arrivé à Sotchi, en Russie, pour s’entretenir avec son homologue Vladimir Poutine. C’est surtout là-bas que Tayyip Erdogan va négocier la suite de ses plans.

Pour ce qui est de l’ultimatum qui court jusqu’à ce mardi soir, le président turc semble finalement se contenter d’une région de 120 kilomètres de long sur 32 kilomètres de profondeur, entre Tal Abyad et Ras Al Aïn. Cela correspond à la zone couverte par l’armée turque et ses supplétifs syriens pendant les neuf premiers jours de leur offensive.

Avant de s’envoler pour Sotchi, Recep Tayyip Erdogan a évoqué le chiffre de 700 à 800 combattants kurdes qui auraient déjà évacué la zone, et de 1 200 à 1 300 autres qui seraient en train de se retirer. Il a rejeté les appels à allonger le cessez-le-feu et a répété qu’il reprendrait son opération si le retrait n’était pas entièrement terminé ce mardi soir.

Mêmes menaces du côté du ministère de la Défense, qui a annoncé dans un communiqué que l’armée turque frapperait dès 22h01 heure locale – une minute après la fin de la trêve – si elle se retrouvait face à des « terroristes », autrement dit des combattants kurdes.

Les forces pro-Assad dans le nord de la Syrie

Mais le président turc n’a pas abandonné son objectif d’une vaste zone de sécurité d’environ 440 kilomètres de long. Le problème est que dans les zones non encore investies par l’armée turque, c’est le régime syrien, appuyé par la Russie, qui a pris position ces derniers jours.

Recep Tayyip Erdogan va donc négocier avec Vladimir Poutine une formule qui permettrait d’éloigner totalement les forces kurdes de la frontière turco-syrienne.

Poutine: la Russie est prête de quitter la Syrie si jamais un nouveau gouvernement légitime lui demande de le faire… !!


La Ghouta - 34

بوتين:روسيا مستعدة لمغادرة سوريا بمجرد أن تطلب منها حكومة شرعية جديدة ذلك

السبت 12/10/2019

بوتين: سوريا يجب أن تتحرر من الوجود العسكري الأجنبي.. أي طرف يوجد بشكل غير مشروع على أرض أي دولة، وفي هذا السياق سوريا، عليه أن يغادرها. هذا ينطبق على كل الدول والقوات الروسية في سوريا مستعدة أيضا لمغادرتها بمجرد أن تقول حكومة سورية شرعية جديدة لموسكو إنها لم تعد بحاجة لمساعدتها.

Syrie: les forces kurdes résistent aux soldats turcs, les civils fuient


Syrie: les forces kurdes résistent aux soldats turcs, les civils fuient

AFP-11 octobre 2019

AFP / Nazeer Al-khatib Un char et des combattants syriens pro-Ankara traversent la frontière turco-syrienne et entrent en Syrie, le 11 octobre 2019

Les forces turques et leurs alliés tentent vendredi de progresser dans le nord de la Syrie mais font face à une farouche résistance des combattants kurdes, au troisième jour d’une offensive ayant provoqué un exode de civils.

Voisine de la Syrie en guerre, la Turquie a lancé mercredi une opération militaire, impliquant des forces aériennes et terrestres, contre une milice kurde syrienne qu’elle considère comme “un groupe terroriste” et qu’elle cherche à éloigner de sa frontière.

L’offensive a suscité un tollé international, plusieurs pays, notamment européens, s’inquiétant du sort des civils mais aussi des nombreux jihadistes détenus par les forces kurdes, qui contrôlent de vastes régions dans le nord syrien, et qui pourraient s’enfuir.

Selon un dernier bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), 41 combattants kurdes et 17 civils ont été tués dans l’assaut depuis mercredi. Ankara a annoncé la mort d’un de ses soldats dans les combats et de huit civils, dont un bébé et une fillette, dans la chute de roquettes kurdes tirées sur des villes frontalières en Turquie.

De violents combats continuent d’opposer les Forces démocratiques syriennes (FDS) -une coalition de combattants arabes et kurdes- aux troupes turques et leurs supplétifs syriens, a ajouté l’OSDH.

Les affrontements se concentrent dans une bande de 120 km, le long de la frontière syro-turque. “Il y a d’intenses combats (…) sur plusieurs fronts, principalement de Tal Abyad à Ras al-Aïn”, villes frontalières, d’après la même source.

– Tunnels et tranchées –

AFP / Offensive turque en Syrie

Les FDS, qui utilisent des tunnels et des tranchées pour se défendre, luttent pour freiner l’avancée des forces turques, qui ont pris le contrôle jeudi de 11 villages, dont deux ont été depuis repris par les forces kurdes, a poursuivi l’ONG syrienne.

Les forces turques et leurs alliés ont recours à des frappes aériennes, à l’artillerie lourde et à des tirs de roquettes, selon l’OSDH.

Les villes de Tal Abyad et Ras al-Aïn, presque entièrement désertées par leurs habitants, sont les plus touchées, selon un centre de presse affilié aux autorités kurdes locales.

Certaines tribus arabes ont rejoint les rangs des forces turques et mené des attaques à l’intérieur des lignes kurdes en activant des cellules dormantes, selon la même source.

L’ONU estime que 70.000 personnes ont fui les combats en direction de l’est, vers la ville syrienne de Hassaké, une ville épargnée par les combats.

“Que veut de nous Erdogan? (…) C’est juste parce que nous sommes kurdes?”, demande une femme qui a trouvé refuge avec sa famille dans une école de Hassaké.

Médecins sans frontières (MSF) a indiqué avoir été contraint de fermer un hôpital que l’ONG soutenait à Tal Abyad. Les bombardements ont obligé à fuir les patients et les membres du personnel soignant, selon MSF.

D’autres ONG ont mis en garde contre un nouveau désastre humanitaire en Syrie, où la guerre implique depuis 2011 plusieurs grandes puissances régionales et internationales.

– Résurgence de l’EI? –

AFP / Delil SOULEIMAN Des civils arrivent à Tall Tamr, dans le nord-ouest de la Syrie, après avoir fui les bombardements turcs sur le nord-est du pays, le 10 octobre 2019

D’après les médias turcs, Ankara souhaite prendre le contrôle de la bande entre Ras al-Aïn et Tal Abyad afin d’éloigner de la frontière la principale milice kurde syrienne, les Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale des FDS et principal acteur de la défaite du groupe Etat islamique (EI).

La Turquie espère via cette offensive créer une “zone de sécurité” où pourront être installés une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens vivant sur son sol.

En réponse aux critiques européennes contre l’offensive, le président turc Recep Tayyip Erdogan a d’ailleurs menacé d’envoyer en Europe des millions de réfugiés syriens accueillis par son pays.

“Nous n’accepterons jamais que les réfugiés soient utilisés comme arme et pour nous faire chanter”, lui a rétorqué vendredi le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le feu vert donné de facto par les Etats-Unis à l’opération turque -en annonçant le retrait de soldats américains stationnés côté syrien de la frontière- a été perçu comme une trahison par les forces kurdes, étaient jusqu’alors alliées de la coalition internationale antijihadistes menée par Washington. Les Etats-Unis tentent cependant d’arranger un cessez-le-feu.

A New York, les cinq pays européens siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU -Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, Varsovie- ont exigé l’arrêt de l’offensive. La France a dit que les Européens examineraient “la semaine prochaine” la possibilité de sanctions contre Ankara.

Le président russe Vladimir Poutine, dont le pays est allié au régime syrien, a dit craindre que l’offensive ne provoque une résurgence de l’EI vaincus en mars dernier en Syrie par les FDS avec l’aide de la coalition internationale.

La guerre complexe en Syrie, où interviennent de nombreux acteurs régionaux et internationaux, a fait plus de 370.000 morts depuis 2011.

Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb


5e sommet sur la Syrie depuis 2017

 

Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb

AFP- 16 septembre 019

POOL/AFP / Pavel Golovkin De gauche à droite, le président iranien Hassan Rohani,
ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine avant un sommet à Ankara le 16 septembre 2019

 

La Turquie, la Russie et l’Iran, principaux acteurs internationaux dans le conflit en Syrie, se sont engagés lundi à éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans le bastion rebelle d’Idleb et d’y protéger la population civile.

Ces promesses ont figuré dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’un sommet à Ankara qui a réuni les présidents turc Recep Tayyip Erdogan, russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani.

Dans le texte, les trois dirigeants ont souligné “la nécessité de faire respecter le calme sur le terrain avec la pleine mise en oeuvre de tous les accords relatifs à Idleb”, notamment celui conclu il y a un an par Ankara et Moscou et qui avait permis d’éviter une vaste offensive qui semblait imminente des forces du régime appuyées par la Russie.

Les trois dirigeants se sont en outre dits “alarmés par le risque d’une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans la région d’Idleb en raison de l’escalade continue” et se sont mis d’accord pour “prendre des mesures concrètes afin de réduire les violations”.

Ils ont en outre exprimé leur “sérieuse préoccupation” face à la “présence accrue” du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda et “réitéré leur détermination” à l’éliminer à terme.

– “Rencontre productive” –

Ils ont aussi convenu “de prendre des mesures concrètes, sur la base des précédents accords, pour assurer la protection de la population civile”.

Il s’agit du cinquième sommet sur la Syrie depuis 2017 entre M. Erdogan, dont le pays soutient l’opposition syrienne, et MM. Poutine et Rohani, garants du régime de Damas.

“La rencontre a été très productive et s’est soldée d’un succès”, s’est félicité M. Poutine qui avait souligné en ouverture la nécessité de poursuivre “une lutte sans compromis contre les terroristes en Syrie”.

Au moment où la victoire de Bachar al-Assad semble de plus en plus acquise, la priorité pour Ankara est de se prémunir d’un nouvel afflux massif de réfugiés en provenance d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Malgré des appels à un cessez-le-feu durable, cette zone, où vivent environ 3 millions de personnes, est sous le coup d’une offensive du régime syrien.

Ankara y dispose, en vertu d’un accord conclu l’année dernière avec Moscou, de douze postes d’observation dont l’un est désormais encerclé par les troupes de Damas.

Des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb, malgré un fragile cessez-le-feu décrété le 31 août, à l’issue de quatre mois de bombardements du régime et de l’allié russe qui ont tué, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 960 civils.

AFP/Archives / Jim WATSON Le président iranien Hassan Rohani lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2018 à New York

 

Le sommet a eu lieu alors que la Turquie et les Etats-Unis s’efforcent de créer une zone tampon à l’est de l’Euphrate qui séparerait la frontière turque des zones syriennes contrôlées par une milice kurde, appuyée par Washington mais considérée comme “terroriste” par Ankara.

– Comité constitutionnel –

L’un des objectifs de cette “zone de sécurité” pour Ankara est de pouvoir y renvoyer une partie des plus de 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

M. Erdogan a affirmé lundi que la Turquie mettrait unilatéralement une telle zone en place en cas de désaccord avec Washington.

Le communiqué final a aussi fait part d’une avancée majeure sur la création d’un comité chargé de la rédaction de la constitution pour l’après-guerre en Syrie avec un accord sur la composition de ses membres. Ce comité constitutionnel doit se mettre au travail prochainement à Genève.

Syrian Presidency Telegram Page/AFP / – Le président syrien Bachar el-Assad (d) et l’envoyé spécial du président russe, Alexander Lavrentiev (g), le 15 septembre 2019 à Damas

 

Le régime Assad a reconquis environ 60% du territoire syrien avec l’appui militaire de Moscou, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Outre le secteur d’Idleb, les vastes régions aux mains des forces kurdes lui échappent dans l’est du pays.

Le sommet d’Ankara survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont imputé à Téhéran la responsabilité d’une attaque de drones menée samedi contre des installations pétrolières saoudiennes, revendiquée par des rebelles yéménites.

Les Etats-Unis ont déclaré lundi qu’ils allaient “défendre l’ordre international” qui est “sapé par l’Iran” après cette attaque, qui a entraîné une réduction de moitié de la production pétrolière de l’Arabie et provoqué une forte hausse des cours de l’or noir.

Moscou a pour sa part appelé à “ne pas tirer de conclusions hâtives” de cette attaque.

Rohani, Poutine et Erdogan affirment la création d’un comité chargé de rédiger la Constitution


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Idleb: Poutine, Erdogan et Rohani s’en tiennent au statu quo

Pavel Golovkin/Pool via REUTERS

Les présidents turc, russe et iranien se sont retrouvés ce lundi 16 septembre à Ankara pour un nouveau sommet consacré, en priorité, à la province d’Idleb, soumise depuis avril à une offensive du régime de Damas. 

Avec notre correspondante à Istanbul,Anne Andlauer

Sur le sujet le plus pressant de cette rencontre – la situation à Idleb – les trois présidents n’ont annoncé aucun progrès. Recep Tayyip Erdogan a tenu à faire savoir que, malgré les apparences, l’accord conclu il y a un an sur la zone de désescalade n’était pas caduc et que la Turquie continuerait à « remplir ses engagements »… Pas question, donc, pour le leader turc de retirer ses troupes d’Idleb. De leur côté, les présidents russe et iranien ont renouvelé leur soutien à l’offensive de l’armée syrienne, qui menace de déplacer des centaines de milliers de civils.

Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est le premier concerné par ce nouvel afflux de réfugiés, a évoqué avec ses hôtes les dernières avancées de la zone « de sécurité » que l’armée turque met en place avec les Etats-Unis dans le nord-est du pays… La Turquie veut y renvoyer 2 des plus de 3,5 millions de Syriens qu’elle accueille, tout en éloignant de ses frontières les forces kurdes syriennes. 

« Comme je l’ai dit à mes deux homologues, si, d’ici deux semaines, nous n’obtenons pas des Etats-Unis les résultats souhaités, nous commencerons à mettre en œuvre notre plan d’offensive », a prévenu le président turc.

La seule avancée de ce sommet concerne le processus politique que ces trois pays négocient depuis près de deux ans. Hassan Rohani, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont affirmé avoir réglé leurs derniers désaccords sur la création d’un comité chargé de rédiger la Constitution de l’après-guerre. Ce comité devrait commencer sous peu son travail à Genève.

L’OCCUPATION RUSSE – الاحتلال الروسي لسوريـــا


Occupation-russe-et-bombardement-d'Israël-de-Syrie-2019

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