Ça arrive à Afrin


 

Photo Ocalan et Assad 2018

Arrivée de miliciens syriens pro-Bachar Al Assad à Afrin, venus prêter main-forte aux Kurdes.


Salamé Kailéh
22 mars 2018

Les troupes turques ont pu occuper Afrin, en utilisant certaines factions de l’Armée syrienne libre (selon certaines vidéos elles ne sembleraient pas très différentes de « Daech »), suite à son contrôle sur une vaste partie du nord-ouest de la Syrie. C’est la deuxième bataille que la Turquie mène, après avoir pu occuper Jarablus, jusqu’al-Bab. Dans les deux batailles, elle a troqué au détriment du peuple et de la révolution syrienne, d’abord Alep, et la seconde le sud-est d’Idlib, fermant les yeux sur ce qui se déroule à la Ghouta orientale, et elle était même susceptible de laisser l’armée du régime et les milices sectaires iraniennes entrer dans Afrin. Elle mène sa bataille contre ce qu’elle considère la menace : les Kurdes. Elle craigne l’établissement d’une entité kurde au nord et à l’est de la Syrie. Elle a combattu sous la rubrique du « terrorisme », un outil que tous les partis utilisent contre tous les dissidents. Je comprends que les Turcs considèrent les Kurdes des séparatistes, bien que cela soit leur droit à leur terre historique, mais que cette appelation devient la mode ressemble plutôt à une farce, au détriment du peuple syrien en toutes circonstances.
La position de l’auteur de ces lignes de l’Union démocratique (kurde) est claire, contre son contrôle sur le nord et l’est de la Syrie, et contre sa déclaration de la fédération de Rojava, puis la région fédérale du Nord en Syrie, où elle découpe ce qu’elle voulait de la terre pour construire son autorité sous le nom du « fédéralisme », sans qu’il y ait une majorité kurde ou une prédominance dans certaines régions. L’Union démocratique (kurde) ou le PYD/YPG fait partie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), et certains dirigeants de ce parti mène le conflit en Syrie, et c’est lui qui contrôle la zone fédérale. Le Parti mène une mauvaise bataille en Turquie, et il surestime son ambition « kurde » en provoquant les Arabes et d’autres nationalistes. Le rôle du Parti de l’Union démocratique a été mauvais en ce qui concerne la Révolution syrienne, où il était enclin à des compromissions avec le régime syrien, qui lui a remis des zones de contrôle au début de la révolution, où il a réprimé la jeunesse kurde qui a participé aux manifestations contre le régime, il a arrêté les opposants des autres partis kurdes. Par conséquent, c’est un pouvoir autoritaire qui sert des intérêts particuliers, c’est pourquoi il a fait des alliances avec ceux qui l’aident, comme il a fait des alliances avec les Amériques, qui l’a employé pour servir sa politique en Syrie. Il cherchait, dans tout cela, à construire une entité spéciale, nuisant ainsi au parcours de la révolution, voire même la contredisait, en poursuivant ses intérêts égoïstes, voire même fanatiques.
Mais l’alternative n’est pas l’occupation de la Turquie du nord syrien, d’autant plus que le président turc Recep Tayyip Erdogan cherche à contrôler tout le nord syrien et atteindre les régions du nord de l’Irak. Pour se faire, il a détourné des factions armées syriennes de sa propre guerre « contre Daech » (ce que l’Amérique a échoué de faire quand elle a essayé d’engager l’armée libre dans la guerre « contre Daech » au lieu de combattre le régime), et maintenant contre les Kurdes. Dans tous les lieux où elles parviennent à contrôler, elles élèvent le drapeau turc, et imposent le contrôle de ce dernier, comme tout Etat occupant, ceci, malgré la rhétorique démagogique d’Erdogan sur le soutien au peuple syrien. La Turquie rejette la formation d’une entité kurde sur ses frontières, et cherche à empêcher la communication entre la jazeeré (Cizré) syrienne et Afrin, où le Parti de l’Union démocratique (kurde) cherche à contrôler le nord syrien, de la Méditerranée à Deir Ez-Zor, tout au long des zones décidées par « l’Union des travailleurs démocratiques » du Kurdistan. Cependant, il impose une nouvelle occupation, qui veut étendre son influence en Syrie, et soumettre à sa politique les factions armées qui combattaient le régime, les détournant ainsi de leur lutte initiale pour servir sa stratégie. Cela a conduit à troquer les zones que ces factions défendaient (Alep).
Nous sommes situé entre l’ambition de l’Union démocratique qui veut contrôler une partie de la Syrie, qui est en alliance avec les USA, et une occupation turque qui refuse seulement de se laisser faire, et veut aussi la zone. Les deux options imposent une occupation du territoire syrien: «l’Union démocratique – PYD/YPG» soumise à l’occupation américaine dans le nord et l’est de la Syrie, contrôlant désormais les puits du pétrole, et la Turquie qui veut imposer son occupation dans le nord syrien.

La Syrie est soumise à l’occupation avec des outils locaux,
l’image est, probablement, ainsi.

Syrie:les forces prorégime entrent en soutien dans l’enclave kurde d’Afrin

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De nouveaux indicateurs du soutien logistique de Damas aux forces kurdes à Afrin


مؤشرات جديدة لدعم دمشق القوات الكردية لوجستياً في عفرين

De nouveaux indicateurs du soutien logistique de Damas aux forces kurdes à Afrin

2018-02-14

Extermination-Kurde-des-Assyriens.Web

Avec l’approche de la fin de la quatrième semaine du processus de « Rameau d’Olivier » turc à Afrin, au nord-ouest d’Alep, afin d’éliminer l’influence des « unités de protection du peuple, » kurdes, le rythme des données a commencé à accélérer au cours des derniers jours, confirmant la présence d’un soutien logistique du régime syrien aux unités kurdes dans cette bataille, alors que ces derniers ont renouvelé leur demande pour que le régime “remplisse son devoir” et envoie ses forces pour “défendre Afrin”. Depuis le début de l’opération Rameau d’Olivvier, les déclarations des leaders des unités kurdes ont bien étaient claires, exigeant que le régime syrien de se ranger à leurs côtés dans cette bataille, mais le régime, qui considérait l’opération turque à Afrin comme une “agression contre la souveraineté syrienne”, n’a pas déclaré officiellement qu’il soutiendrait militairement les unités kurdes soutenues par les Etats-Unis pour contrer la campagne menée par les Turcs, avec la large participation des factions dans l’Armée syrienne libre.
Cependant, des indicateurs du soutien logistique et militaire du régime syrien aux Kurdes ont commencé à apparaitre il y a quelques jours et les données se sont ont accélérées à cet égard, bien que la direction des unités kurdes disent que le soutien apporté à Afrin par le régime est limité à l’aide humanitaire. La dernière déclaration du leader des « Unités kurdes » Siban Hammo, qui a dit que : « Jusqu’à présent, nous n’avons vu aucune mesure concrète prise par le régime », prétendant qu ‘ « il y a une coordination limitée avec les forces du régime pour faciliter l’introduction de l’aide humanitaire à Afrin ». Affirmant lors de son entretien aux journalistes par Skype « Nous n’avons aucun problème avec l’entrée des forces du régime pour défendre Afrin », ajoutant que « Le régime déclare toujours qu’Afrin est une terre syrienne et il doit faire son devoir ».
Bien que Hammo n’a pas confirmé l’arrivée d’un soutien militaire direct du régime aux « Unités » à Afrin, quant au régime, pour sa part, il  n’en a pas parlé ouvertement, mais le porte-parole de la délégation des factions de l’opposition syrienne aux réunions d’ « Astana », Ayman al-Asma, a confirmé que « le régime syrien a soutenu militairement les unités séparatistes à Afrin », notamment « quand le régime a laissé, il y a quelques ans, derrière lui pour ses alliés le Parti des travailleurs du Kurdistan et son extension en Syrie « le Parti de l’Union démocratique », des armes afin de les utiliser comme outils pour déstabiliser la frontière, et pour mettre de la pression contre le gouvernement turc ».
Al-Asami a ajouté que « la coordination entre le régime et les unités séparatistes est très claire », soulignant que ces « unités » ont dernièrement reçu « le soutien militaire du régime, en permettant le passage des troupes de renforts militaires, qui sont arrivées de l’est de l’Euphrate, portant des armes et munitions américaines, après les avoir laisser traverser les zones sous son contrôle à Alep (…). Notant qu’ils avaient abattu ces derniers jours un hélicoptère turc et détruit un certain nombre de blindés grâce aux soutiens parvenus dernièrement, et qui ne sont pas apparus au début de l’opération du Rameau d’Olivier. En outre, al-Asami a souligné que « les unités séparatistes reçoivent le soutien des milices iraniennes dans les villages de Nobel et Zahra, comme le confirment les images récentes de véhicules militaires utilisés par les milices iraniennes en Syrie ».

 

Rassemblement à Azaz contre le PYD – PYDمظاهرات في عزاز للتنديد بقوات حماية الشعب الكردي


 

Un rassemblement populaire civil à Azaz (campagne nord d’Alep) pour demander à l’ASL (Armée Syrienne Libre) de reconquérir les villages occupés par le PYD /Force de Protection Populaire Kurde/٠

مظاهرة في مدينة اعزاز في ريف حلب الشمالي طالبت الجيش الحر باسترجاع القرى المحتلة من قبل وحدات حماية الشعب الكردي في ريفي حلب الشمالي والشرقي٠

تصوير: يحيى هنداوي

https://www.facebook.com/AleppoAMC/?hc_ref=NEWSFEED&fref=nf

مظاهرة في مدينة اعزاز في ريف حلب الشمالي طالبت الجيش الحر باسترجاع القرى المحتلة من قبل وحدات حماية الشعب الكردي في ريفي حلب الشمالي والشرقي.

 

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Rassemble civil à Azaz, contre la présence du PYD (Branche du PKK en Syrie)

Pourquoi les syriens kurdes ont abandonné le projet “Rojava” ?


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Carte d’après l’Université d’Austin à Texas, datée de 1992 indiquant la présence des Kurdes en Syrie, Irak, Iran et la Turquie. En ce qui concerne leur présence dans la partie syrienne ils sont situés dans l’extrême nord-est et à Afrin au nord-est d’Alep.
Kurdish-inhabited area, by CIA (1992)*

Pourquoi les Syriens Kurdes du PYD ont abandonné le projet « Rojava »?

Par : Khurshid Delly, écrivain syrien kurde,
Khurshid Delly a travaillé dans des chaînes de télévision. Il a publié en 1999 l’ouvrage « La Turquie et les problèmes de la politique étrangère », ainsi que de nombreuses études et articles dans plusieurs journaux et sites Web.

Mardi 03 janvier 2017

Il y a près de quatre ans avait eu lieu la déclaration de l’auto-gestion, par des Kurdes de Syrie, de la province de « Rojava Kurdistan » qui signifie « l’Ouest de Kurdistan ».

Les 27 et 28 décembre 2016 a ensuite eu lieu la réunion de Rmeilan à laquelle avaient participé 165 personnalités politiques syriennes kurdes appartenant à des partis et organisations affiliées à la direction de « l’auto-gestion ». Une déclaration en est sortie annonçant l’annulation du terme « Rojava » et la proclamation d’une Fédération du nord de la Syrie. Cette dernière était présentée comme un projet de solution démocratique à la crise syrienne.

Cette décision avait été refusée par certains membres et des intellectuels kurdes. Certains l’ont considéré comme une trahison des aspirations nationalistes kurdes, d’autres sont allés plus loin en disant qu’il ne s’agissait que de l’aboutissement d’une transaction entre le régime de Bachar al-Assad et le Parti de l’Union démocratique kurde (PYD).

Les partisans de ce projet n’ont pas prêté beaucoup d’attention aux critiques, estimant que le contenu de ce nouveau projet était plus réaliste et plus acceptable aux niveaux local, régional et international. Ils ont souligné que cette décision ne signifiait pas la renonciation aux revendications nationalistes des Kurdes, dans la mesure où celles-ci seraient consolidées dans un cadre national syrien. Pour eux, en effet, cette fédération permettra la réalisation des revendications, loin des conflits identitaires ou nationaux. Et cela d’autant plus que les parties prenantes locales, comme les Syriaques et Assyriens, montraient leur mécontentement face au mouvement national kurde. Que l’on soit pour ou contre ce projet, il faut le placer dans le cadre d’une série de développements dramatiques en Syrie, notamment, après que le régime et ses alliés aient remporté militairement la bataille d’Alep.

Mais, les plus important de ces développements sont les suivants :

– Tout d’abord, l’annonce du nouveau projet est arrivée à un moment où des négociations entre le régime syrien et des partis kurdes se déroulaient dans la base militaire (russe) de Hmeimin, sous les auspices de la Russie. Bien que le premier tour des négociations n’ait pas débouché sur un accord, il a été convenu qu’un nouveau cycle de négociations aurait lieu, ce qui signifiait une reprise des relations entre les deux parties, après leur arrêt dans les dernières années.

– En second lieu, la révélation publique de la préparation en cours de négociations à Astana (Kazakhstan). Les Russes ont demandé aux Kurdes de former une délégation unifiée pour participer à ces négociations. Ils ont également annoncé qu’un nouveau cycle de négociations de Genève était prévue à partir du 8 février prochain.

– Troisièmement, l’annonce de ce projet est liée à l’opération « Bouclier de l’Euphrate » dirigée par la Turquie, et son extension vers la ville stratégique d’Al-Bab (sous contrôle de Daech). Les troupes turques et celles qui coopèrent avec elles s’approchent de cette ville, ce qui coupe la route au projet kurde (du PYD) qui visait à relier les cantons kurdes de ’Afrin et de Ayn Al-Arab (Kobané) jusqu’au Jazireh. Le projet d’un territoire à caractère nationaliste kurde s’en retrouve bloqué.

– Quatrièmement, le rapprochement russo-turc a poussé à l’annonce de ce projet de Fédération qui a eu une influence dans les développements de la crise syrienne, à la fois dans le domaine militaire comme politique. Et cela d’autant plus que cette convergence est doublement soutenue au niveau régional et international.

– Cinquièmement, l’existence d’un scepticisme profond parmi les Kurdes (du PYD) envers la possibilité que la nouvelle administration américaine, dirigée par Donald Trump, poursuive le soutien américain aux forces kurdes, comme c’était le cas à l’époque de Barack Obama qui se prépare à quitter la Maison Blanche. Les promoteurs de ce projet de fédération anticipent sur le tournant prévisible de la politique de la nouvelle administration américaine. Et cela d’autant plus qu’ils sont sont devenus pratiquement les seuls alliés de Washington en Syrie.

Globalement, les facteurs ci-dessus sont au cœur des raisons qui ont poussé les Kurdes (du PYD) à remplacer le projet « Rojava » par celui d’une Fédération du Nord de la Syrie. Si cette décision reflète un pragmatisme politique anticipant sur la situation et ses évolutions, le plus grand problème reste cependant interne aux kurdes qui souffre de la division résultant du conflit en cours entre le gouvernement kurde d’Erbil (Irak) et le PKK.

 

* Source stated “The following maps were produced. By the U.S. Central Intelligence Agency, unless otherwise indicated.” — Perry-Castañeda Library Map Collection at The University of Texas at Austin
http://www.lib.utexas.edu/maps/middle_east_and_asia/kurdish_lands_92.jpg linked from Perry-Castañeda Library Map Collection at The University of Texas at Austin

لماذا تخلّى السوريون الكرد عن “روج آفا”؟

خورشيد دلي

3 يناير 2017

بعد نحو أربع سنوات على إعلان كرد سورية الإدارة الذاتية، والإعلان عن إقليم “روج آفا كردستان – غرب كردستان”، جاء اجتماع رميلان الذي حضرته 165 شخصية حزبية وسياسية سورية كردية، وإعلان المجتمعين عن إلغاء مصطلح “روج آفا”، والإعلان عن فيدرالية شمال سورية، معتبرين أن الفيدرالية مشروع الحل الديمقراطي للأزمة السورية. قوبل القرار برفض أوساط كردية حزبية وثقافية، بل اعتبره بعضهم خيانة للطموحات القومية الكردية إلى درجة أن هناك من ذهب إلى القول إن ما جرى لم يكن سوى استكمال لصفقة بين النظام وحزب الاتحاد الديمقراطي الكردي٠ 
لم يبالِ أصحاب القرار كثيراً بالانتقادات، واعتبروا أن المشروع الجديد أكثر واقعيةً، من حيث المضمون والقبول المحلي والإقليمي والدولي، مؤكدين أن ما جرى لا يعني التنازل عن المطالب القومية للكرد، بقدر ما يعني تحصينها في إطار وطني سوري، على اعتبار أن الفيدرالية تحقق هذه المطالب، بعيداً عن الصدام القومي أو الهوياتي، خصوصاً وأن أطرافاً محلية، كالسريان والآشوريين، كانت تبدي عدم الرضى من الصبغة القومية الكردية للحراك الجاري. لكن، بعيداً عن هذه التبريرات، وكذلك الرفض، لا بد من النظر إلى الحدث في إطار جملةٍ من التطورات الدراماتيكية التي تشهدها سورية، بعد حسم النظام وحلفائه معركة حلب عسكرياً لصالحهم، ولعل من أهم هذه التطورات:٠ 
أولاً، جاء إعلان المشروع الجديد في ظل رعاية روسية لمفاوضاتٍ بين النظام وأحزاب كردية في قاعدة حميميم. وعلى الرغم من أن الجولة الأولى من هذه المفاوضات فشلت في التوصل إلى نتيجة، إلا أنه تم الاتفاق على جولة جديدة من المفاوضات، وهو ما يعني عودة مسار العلاقات بين الجانبين، بعد أن توقفت في السنوات الماضية. 
ثانياً، جاء الإعلان في ظل التحضيرات الجارية لمفاوضات أستانة، حيث طلب الروس من الكرد تشكيل وفد موحد للمشاركة في هذه المفاوضات، ولاحقاً الجولة الجديدة من مفاوضات جنيف المقرّرة في الثامن من فبراير/ شباط المقبل٠
ثالثاً، لم يكن الإعلان بعيداً عن تداعيات عملية درع الفرات، وتطور هذه العملية باتجاه مدينة الباب الاستراتيجية التي باتت القوات التركية والمتعاونة معها على أبوابها، ما يعني قطع الطريق أمام المشروع الكردي في ربط الكانتونات الكردية بين عفرين وعين العرب (كوباني)، وصولاً إلى الجزيرة، أي قطع الطريق أمام احتمال إقليم كردي بطابع قومي٠ 
رابعاً، لا يمكن النظر إلى هذا الإعلان بعيداً عن مفاعيل التقارب الروسي – التركي الذي تحوّل عاملاً مؤثراً في تطورات الأزمة السورية، بشقيها الميداني والسياسي، خصوصاً وأن هذا التقارب يحظى بدعمين، إقليمي ودولي٠ 
خامساً، ثمة شكوكٌ عميقة لدى الكرد بأن الإدارة الأميركية الجديدة، برئاسة دونالد ترامب، قد لا تواصل مسيرة الدعم الأميركي لهم، كما في عهد باراك أوباما الذي يستعد للرحيل عن البيت الأبيض. وبالتالي، تبدو هذه الخطوة استباقيةً لاستشراف مستقبل العلاقة مع الإدارة الأميركية واحتمال تخليها عنهم. وبالتالي، التخفيف من حدة التداعيات عليهم، خصوصاً وأنهم عمليا باتوا الحلفاء الوحيدين لواشنطن في سورية٠ 
مجمل العوامل السابقة هي في صلب الأسباب التي دفعت الكرد إلى التخلي عن “روج آفا” لمصلحة فيدرالية شمال سورية، وإذ كان القرار يعكس براغماتيةً سياسيةً على شكل استشراف للظروف والتطورات، فالإشكالية الكبرى تبقى في البيت الكردي الذي يعيش على وقع الخلافات، ويعاني من الانقسام نتيجة الصراع الجاري بين أربيل وقنديل على المشهد الكردي في الشرق الأوسط٠

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/1/2/لماذا-تخلى-السوريون-الكرد-عن-روج-آفا-1

في شأن حق تقرير المصير للكرد السوريين -La question de l’autodétermination des Kurdes Syriens


 

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سوريا لون الطيف الإنساني – Syrie couleur de l’humanité

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ما يغيب في كل هذه المقاربات التي خلقت أو أسهمت في خلق مشكلة عربية كردية هو دور الدولة الأسدية في تفجر هذه المشكلة في نطاق التفجر العام في البلد. كان الأسديون سهلوا عمل حزب البي كي كي الكردي التركي الذي كان زعيمه أوجلان ينفي في كتاباته وجود كردستان في سورية (كان يقول أن كرد سورية جاؤوا من كردستان الشمالية، أي من الدولة التركية الحالية)، مثلما سيسلهون في زمن لاحق عمل السلفيين الجهاديين في العراق. وبعد الثورة ارتدت التجربة السلفية الجهادية إلى سورية من العراق، مثلما ارتدت تجربة بي كي كي إلى سورية من تركيا. وبسبب خارجية التجربة في الحالين وغربتها عن الوقائع الاجتماعية المحلية، اقترنت بالفوقية والعنف والعدوان على السكان، وبتغيبب المشكلة الأساسية: تلاعب دولة السلالة الأسدية المديد بالنسيج الاجتماعي السوري، وتحريض تماهيات متباعدة ومتنافرة. هذا الدور المديد يتجاوز تأليب قطاعات من السكان على بعض خلال سنوات الثورة. يتعلق الأمر بالأحرى بسياسة “فرِّق تسُد” عمرها يقترب من نصف قرن، ولم يعرف غير أطرها الاجتماعية النازعة إلى التباعد والتنافر نحو 90% من مجتمع السوريين ذي التركيب العمري الفتي. ولا تظهر فاعلية هذه السياسة أكثر مما في واقعة أن الشرير النمطي في سردية القوميين الكرد في السنوات الثلاثة أو الأربعة الأخيرة هو العرب السنيون، وليس بحال الدولة الأسدية. وهذا في واقع الأمر لوم للضحايا الذين لم يكن لهم يوما قرار في شأن وضع الكرد، أو وضعهم هم بالذات. ويخطئ أي ناشطين سوريين، عرب بخاصة، الخطأ المقابل، حين يرون أن الشرير في قصة روجافا هو الكرد السوريون، وليس تنظيماً كردياً بعينه٠

http://aljumhuriya.net/35527

(…)

Ce qui disparait dans les approches citées, qui ont créé ou contribué à la création d’un problème kurdo-arabe (en Syrie) était le rôle jouait par l’État Assadiste dans l’explosion du problème et les éruptions générales dans le pays. Les Assadistes ont facilité le travail du parti du PKK Kurde de la Turquie, dont son leader Oçalan avait nié dans ses écrits la présence du Kurdistan en Syrie (il disait que les Kurdes de la Syrie sont venus du nord du Kurdistan, c’est-à-dire de la Turquie actuelle), comme ils ont, dans un temps ultérieur, facilité les activités des jihadistes salafistes en Irak. Après la révolution, l’expérience salafiste jihadiste rebondi en Syrie en partant d’Irak, comme l’expérience du PKK en Syrie a rebondi en provenance de Turquie. A cause de l’expérience extérieure dans les deux cas précédents, et son étrangeté à la réalité sociale  locale, elle a été timbrée par la supériorité, la violence et l’agression contre la population locale, et l’absence du problème fondamental: la manipulation prolongée de l’état du tissu social syrien, la provocation espacée et la discordance qui datent d’avant la révolution. Une politique dont le slogan «diviser pour mieux régner» vieille d’un demi-siècle (âge du régime actuel syrien), a aidé à l’instauration de la divergence et de la discorde envers 90% de la population de la société syrienne à majorité d’âge jeune. L’efficacité de cette politique se dévoile dans le discours nationaliste kurde notamment dans les trois ou quatres dernières années, contre les arabes sunnites (de la région) et nullement contre l’état assadiste. Ceci, en fait, blâme les victimes qui n’ont jamais eu une quelconque décision concernant la situation des Kurdes en Syrie, et encore moins dans leurs situations à eux-même. D’un autre côté, les militants syriens, en particulier les Arabes, ils se trompent quand il voient que les méchants dans l’histoire de Rojava sont les Kurdes syriens et non pas un parti kurde spécifique.

Comment le PKK de Cemil Bayik a trahi les Kurdes de Syrie


 

Comment le PKK de Cemil Bayik a trahi les Kurdes de Syrie

Les Kurdes de Syrie sont en train de payer le prix fort d’une nouvelle trahison. Mais c’est bel et bien la guérilla séparatiste du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) et son chef Cemil Bayik qui les ont sacrifiés à leurs folles ambitions régionales. Le PKK a d’ailleurs construit historiquement sa présence en Syrie sur un partenariat avec le régime Assad, dont l’idéologie panarabe niait la réalité kurde.

LE PKK ET LE REGIME ASSAD

Le PKK, fondé en 1978 sur une base marxiste-léniniste, lance en 1984 sa guérilla séparatiste en Turquie. Son chef et fondateur, Abdallah Öcalan, objet d’un impressionnant culte de la personnalité jusqu’à ce jour, s’installe alors à Damas, sous la protection des renseignements militaires d’Ali Douba. La dictature Assad, en contrepartie de ce soutien, enrôle le PKK comme force supplétive de quadrillage de la population kurde de Syrie, avec ses propres centres de détention. Ce partenariat se poursuit durant 14 ans, jusqu’à ce qu’un ultimatum d’Ankara à Damas, avec incursion ponctuelle de blindés turcs dans le nord de la Syrie, entraîne l’expulsion d’Öcalan vers Moscou en octobre 1998 (après une cavale complexe de plusieurs mois, le chef du PKK est kidnappé par les services turcs au Kenya en février 1999 ; il appelle peu après ses partisans armés à quitter la Turquie, puis à respecter un cessez-le-feu unilatéral).

Le PKK, qui perd de ce fait ses facilités en Syrie, se retourne contre Hafez al-Assad, auquel succède Bachar en juin 2000. Il participe dès lors, aux côtés des formations kurdes proprement syriennes, au « printemps kurde » durement réprimé de mars 2004. Mais, lors du déclenchement du soulèvement populaire de mars 2011, Bachar al-Assad décide de diviser l’opposition en jouant Kurdes contre Arabes. Le PKK est encouragé à sévir contre les partis kurdes syriens (c’est ainsi que l’opposant Mechaal Tamo est assassiné en octobre 2011). La branche syrienne du PKK, le PYD (Parti de l’Union démocratique), est légalisée par le régime Assad, qui autorise le retour d’exil de son chef, Salih Muslim, et la libération de 600 de ses cadres et militants. Surtout, 3000 combattants du PKK peuvent passer du Nord-Ouest de l’Irak au Nord-Est de la Syrie, échappant ainsi à la pression du Gouvernement régional kurde (GRK) d’Erbil.

LE TOURNANT DE KOBANE

En juillet 2012, le GRK tente de parrainer un accord entre le PKK/PYD, d’une part, et le Conseil national kurde (CNK), composante de la direction révolutionnaire syrienne (présidée alors par le Kurde Abdelbasset Sayda), d’autre part. Mais, plutôt que cette entente avec l’opposition syrienne, l’aile militaire du PKK, menée par Cemil Bayik depuis le massif de Qandil, dans l’extrême nord irakien, décide de renforcer son alliance avec Assad : une cogestion entre le PKK et la dictature s’instaure dans la Jazira, soit la portion de territoire syrien fichée entre la Turquie et l’Irak, d’une part, et la « Montagne des Kurdes », autour d’Afrin, au nord-ouest d’Alep, d’autre part. Les portraits d’Öcalan remplacent les portraits d’Assad, les différentes polices politiques du régime se font plus discrètes, sans pour autant se retirer, tandis que le PKK traque sans merci tous ses rivaux dans la population kurde.

A l’intérieur même du PKK, les tensions sont réelles entre les inconditionnels d’Öcalan, qui ouvre des pourparlers de paix avec Ankara à l’automne 2012, et les « faucons » regroupés autour de Bayik, convaincus du caractère inéluctable de la reprise des hostilités en Turquie. Bayik est formellement élu à la direction politique du PKK et confie la branche militaire à un de ses proches, originaire de Syrie. Dans un entretien accordé peu après au « Monde » en août 2013, il se fait l’avocat d’un « Etat autonome kurde syrien », prélude à l’établissement d’un Kurdistan indépendant, dont le coeur serait en Turquie. Ce sont les partisans de Bayik (en photo ci-dessous), qui poussent à la proclamation, en novembre 2013, d’un Rojava, ou « Kurdistan occidental », dans les zones syriennes sous contrôle partagé du PKK et du régime Assad.

Unknown

La prise de Mossoul par Daech, le bien mal-nommé « Etat islamique », en juin 2014, est suivie d’une campagne d’extermination à l’encontre des Yézidis. Les combattants du PKK en Irak s’illustrent dans une audacieuse opération qui brise le siège jihadiste du dernier refuge des Yézidis, la montagne du Sinjar. Ce coup d’éclat impressionne le Pentagone et la CIA, par ailleurs très déçus par le manque de pugnacité des « peshmergas » du GRK. C’est alors que se noue une collaboration de plus en plus étroite entre les forces spéciales américaines et le PKK, malgré les protestations d’Ankara. Cette collaboration n’est pas sans rappeler le soutien majeur accordé en 1999 par Washington à l’UCK (Armée de libération du Kossovo), elle aussi d’inspiration marxiste-léniniste, aux dépens de l’opposition kossovare modérée, jugée trop peu « efficace ».

Le pari des Etats-Unis sur le PKK devient clair lors de la bataille de Kobané, de septembre 2014 à janvier 2015, avec un soutien aérien sans précédent dispensé aux partisans d’Öcalan, en vue de reprendre à Daech cette ville frontalière de la Turquie. La direction du PKK en Irak joue sur l’émotion immense suscitée par le martyre de Kobané, afin de mobiliser les Kurdes de Turquie contre le gouvernement d’Ankara. Bayik ne cache plus depuis Qandil sa volonté de relancer la lutte armée en Turquie, même s’il doit ménager un « processus de paix » auquel Öcalan accorde toujours sa caution depuis sa prison. Le sort de Kobané est cyniquement instrumentalisé dans ce bras de fer interne au PKK. En revanche, les fidèles du parti s’entendent tous pour imposer leur vision de la « reconstruction » de Kobané à la population revenue dans le champ de ruines qu’est la ville « libérée ».

LE MIRAGE DU ROJAVA

La reprise du conflit entre le PKK et le gouvernement turc, à l’été 2015, s’accompagne d’une extension du « Rojava » le long de la frontière turco-syrienne. Cette progression s’effectue certes aux dépens de Daech, et avec un soutien multiforme des Etats-Unis, mais elle débouche sur une véritable « purification ethnique » à l’encontre des populations non-kurdes. En étendant son emprise territoriale, le PKK dissout en effet la majorité déjà relative des Kurdes dans la population sous son contrôle. Et c’est compter sans les voix dissidentes au sein même des Kurdes de Syrie, étouffées sans ménagement.

En décembre 2015, dans un nouvel entretien au « Monde », Bayik constate sans déplaisir excessif que « Öcalan est réduit au silence » et affirme que « la guerre civile qui sévit en Turquie va s’aggraver ». A ses yeux, « les évolutions en Turquie, en Irak et en Syrie relèvent d’un même conflit ». Son bras armé en Syrie est constitué par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), doux euphémisme pour une milice dominée par « les structures militaires kurdes syriennes », elles-mêmes « émanations du PKK », selon un tout récent article du correspondant sur place du « Monde ». L’objectif de Bayik est bel et bien de constituer une continuité territoriale à la frontière sud de la Turquie, afin d’intensifier la guérilla en Turquie même, son objectif stratégique.

C’est dans cette perspective qu’il faut lire les développements de ces derniers mois : les FDS, inféodées au PKK, loin de se lancer à l’assaut de Raqqa, la « capitale » de Daech en Syrie, se sont détournées vers Manbij, « libérée » en août 2016 à un coût exorbitant pour la population locale ; plus à l’ouest, les fidèles de Bayik ont contribué au siège par le régime Assad des quartiers révolutionnaires d’Alep, siège brisé par une contre-offensive des insurgés, là aussi en août 2016. J’avais déjà suggéré en mai dernier sur ce blog que le PKK avait épuisé sa capacité de contribuer efficacement à la lutte anti-jihadiste. Ses velléités expansionnistes ont retourné contre lui ses anciens partenaires de Moscou et ses nouveaux alliés de Washington, qui ont donné tous deux leur aval à l’offensive de la Turquie et de ses alliés syriens pour repousser les affidés du PKK à l’est de l’Euphrate.

La carte ci-dessous, élaborée par l’Institute for the Study of War (ISW) de Washington, fait figurer en jaune les positions au 30 août 2016 des SDF/FDS/PKK, en violet celles de la Turquie et de ses alliés, en vert celles des révolutionnaires syriens, en gris celles des jihadistes de Daech/ISIS et en rouge celles du régime Assad.

Military Situation in Northern Syria-30 AUG 2016_2

En conclusion, il est aussi réducteur qu’erroné de considérer « les Kurdes » comme des partisans exclusifs du PKK. En revanche, il est incontestable que les Kurdes de Syrie ont été trahis par Bayik et la direction militaire du PKK qui, depuis leur quartier général irakien, ont subordonné le front de la Syrie, à leurs yeux secondaire, à la priorité absolue accordée à la guerre contre l’Etat turc.

ديناميات المناطق الخمس في سوريا


جغرافيا الصراع: ديناميات المناطق الخمس في سوريا

تتمايز خمس مناطق للصراع في سوريا بديناميات تكاد تكون مستقلة، لكن التفاعل فيما بينها سيحدد النتيجة النهائية٠

زياد ماجد

الخميس, 08 سبتمبر, 2016

وهذا كله يُحيل إلى خلاصةٍ مفادها ميلٌ دولي لتجميد بعض الجبهات، و”تلزيم” جبهات أُخرى لقوى إقليمية أو غض النظر عن تدخلها فيها مقابل مساهمتها في ضرب تنظيم الدولة وتقليص مساحات انتشاره. أما الحل السياسي الجدي المرتبط بانتقال السلطة في دمشق ووقف جميع الأعمال الحربية، فيبدو أنه ما زال بعيدًا٠

http://studies.aljazeera.net/ar/reports/2016/09/160908080556993.html

Victimes-de-la-répression-en-Syrie-Ames-sensibles-s'abstenir

victimes syriens – sans yeux, ni bras, ni corps, des chiffres, rien que des chiffres pour ne pas heurter les âmes sensibles

تبقى سوريا خامسة، هي “سوريا الشمال”، وهذه، من الحسكة ومناطق الجزيرة مرورًا بحلب وصولًا إلى إدلب نزولًا إلى شمال حماه وشرق اللاذقية، صارت اليوم مسرح العمليات كلها ومنطلقها، كما أنها صارت مسرح تجسيد المتغيرات الإقليمية والدولية جانبية كانت أم أساسية. وفي “سوريا الشمال” يتواجه جميع أطراف الصراع السوري؛ فالمعارضة بأجسامها العسكرية والأيديولوجية المختلفة، المتوائمة والمتصادمة، موجودة هناك. والنظام والميليشيات السورية كما العراقية واللبنانية والأفغانية والإيرانية الداعمة له متواجدون أيضًا. الميليشيات الكردية حاضرة بدورها، وبقوة، وتحاول توسيع رقعة انتشارها لربط ثلاثة “كانتونات” غرب الفرات وشرقه ببعضها. و”تنظيم الدولة” ما زال موجودًا أيضًا ويحاول تأخير تقهقره جنوبًا وانكفائه عن كامل محافظة حلب وعن شمال محافظة الرقة. كما أن التهديد على “سوريا النظام” التي ذكرناها أولًا، يأتي اليوم من هذه الـ”سوريا الخامسة”. فمنها تنطلق العمليات في جبال اللاذقية، ومنها انطلقت في مطلع سبتمبر/أيلول الجاري هجمات “جند الأقصى” و”جيش العزة” المقاتل تحت راية “الجيش الحر” على مواقع النظام في ريف حماه، حيث حققت تقدمًا وسيطرت على عدد من البلدات والمواقع العسكرية (15)٠

و”سوريا الشمال” هي موقع التسويات، من اتفاقات وقت النار المحدودة التي يتفاوض عليها الروس والأميركيون، إلى توسع الدور التركي الذي سيُضعف “الدولة الإسلامية” و”قوات سوريا الديمقراطية” (الكردية) على حدٍّ سواء، معزِّزًا بالمقابل حضور “الجيش الحر” (من دون أن يحدد بعدُ سُبل ربط التعزيز المذكور بمعركة “الجيش الحر” مع نظام الأسد، واستطرادًا بسُبل حماية المناطق التي سيسيطر عليها هذا الجيش من قصف النظام وحليفه الروسي، بما يعني فرضها كمناطق آمنة)٠

في انتظار اتضاح كل ذلك، وفي انتظار اتضاح مآل المعارك الدائرة في جنوب حلب وجنوبها الغربي (16) كما في ريف حماه، وفي انتظار تبلور اتفاق تركي-أميركي حول منبج أو تعذر ذلك، يبدو الشمال السوري مُقبلًا على المزيد من التطورات الميدانية. وتبدو الـ”سوريات” الأربع الأُخرى أقرب إلى حال المراوحة أو التبدلات البطيئة التي تسمح لنظام الأسد بغطاء روسي وإيراني وبصمت أميركي وأممي بمواصلة “سياسة القضم” حول العاصمة دمشق وداخل مدينة حمص٠

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