الإدارة الذاتية تقدم بنودها العشرة إلى حكومة النظام حول مستقبل – شرق الفرات وقوات سوريا الديمقراطية « L’administration de l’auto-gestion » présente ses dix clauses au gouvernement du régime syrien


Carte SyrieCommunautes

 

الإدارة الذاتية تقدم بنودها العشرة إلى حكومة النظام حول مستقبل شرق الفرات وقوات سوريا الديمقراطية

19 يناير,2019

حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على نص البنود التي جرى التوصل إليه بين الإدارة الذاتية الديمقراطية في شرق الفرات، ومناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية، بغية تقديمها في التفاوض مع النظام السوري، في إطار المباحثات التي تجري للتوصل لحل حول مستقبل المنطقة بين ممثلي الإدارة الذاتية وسلطات النظام، وجاء في البنود التي حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على نسخة منها::
أولاً:: وحدة الأراضي السورية

ثانياً:: النظام في سوريا نظام جمهوري ديمقراطي، والإدارات الذاتية جزء من هذا النظام.

ثالثاً:: الإدارات الذاتية لها ممثلون في البرلمان في المركز دمشق، عبر ممثلين لها.

رابعاً:: إلى جانب العلم السوري، يجب أن تكون هناك أعلام تمثل الإدارات الذاتية.

خامساً:: الدبلوماسية في مناطق الإدارات الذاتية تسير بما لا يتعارض مع مصالح الشعب السوري، والدستور.

سادساً:: قوات سوريا الديمقراطية هي جزء من الجيش السوري، والمسؤولة عن حماية الحدود السورية.

سابعاً:: قوى الأمن الداخلي في مناطق الإدارات الذاتية تعمل وفق المجالس المحلية بما لا يتعارض مع الدستور السوري.

ثامناً:: التعلم باللغة الأم وهي أساس التعليم في مناطق الإدارات الذاتية، واللغة العربية هي اللغة الرسمية في عموم سوريا.

تاسعاً:: في مناطق الإدارات الذاتية يتم التعليم باللغات المحلية في كليات التاريخ والثقافة واللغات والآداب وما يماثلها.

عاشراً:: توزيع الثروات السورية على المناطق السورية بشكل عادل

 

« L’administration de l’auto-gestion » présente ses dix clauses au gouvernement du régime syrien sur l’avenir de l’Euphrate oriental et des forces démocratiques syriennes (FDS)

OSDH – 19 janvier 2019

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a obtenu le texte des termes conclus entre la Direction démocratique à l’auto-gestion de l’est de l’Euphrate et les zones sous contrôle des Forces Démocratiques de la Syrie (FDS) afin de les présenter aux négociations avec le régime syrien dans le cadre des discussions en cours, pour parvenir à une solution pour l’avenir de la région entre les représentants de la Direction de l’auto-administration et les autorités du régime.

Les clauses ::

1 : l’unité du territoire syrien

 

2 : le régime en Syrie est un système républicain démocratique et les départements de l’auto-administration en font partie de ce système.

 

3 : les départements de l’auto-administration ont des représentants au parlement central de Damas, par l’intermédiaire de leurs représentants.

 

4 : avec le drapeau syrien, il doit y avoir des drapeaux représentant les administrations de l’auto-gestion.

 

5 : la diplomatie dans les zones départementales de l’autonomie fonctionne d’une manière qui ne contredit pas les intérêts du peuple syrien et la Constitution.

 

6 : les forces démocratiques de la Syrie font partie de l’armée syrienne, chargée de protéger la frontière syrienne.

 

7 : les forces de sécurité internes dans les zones d’administration d’auto-gestion fonctionnent conformément aux conseils locaux de manière à ne pas contredire la constitution syrienne.

 

8 : l’apprentissage de la langue maternelle est la base de l’éducation dans les départements de l’administration autonome. L’arabe est la langue officielle dans toute la Syrie.

 

9 :l’enseignement en langues locales doit être dans zones de l’administration de l’auto-gestion,  appliqué dans les facultés d’histoire, de culture, de langues, de littérature et similaires.

 

10 : Répartition équitable des richesses syriennes dans les régions syriennes de manière équitable

 

 

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L’ordre jihadiste de Hay’at Tahrir Al-Cham à Idleb


Syrie : l’ordre djihadiste de Hayat Tahrir Al-Cham règne à Idlib

La prise de contrôle de la province syrienne par l’ancienne branche d’Al-Qaida pourrait définitivement condamner l’opposition civile.

Par Marie Jégo et Madjid Zerrouky  Mis à jour le 15 janvier 2019 

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Des combattants syriens du mouvement djihadiste HTS dans la province d’Idlib, en Syrie, le 14 août 2018. OMAR HAJ KADOUR / AFP

L’ordre djihadiste règne à Idlib. Dimanche 13 janvier, le « gouvernement de salut national » a enjoint aux commerçants, transporteurs et chauffeurs de taxi de cette province du nord-ouest de la Syrie de s’enregistrer sur-le-champ et d’acquérir une licence. Réglementer les professions et percevoir des taxes : quoi de plus naturel pour qui veut exercer un semblant de souveraineté ? Moins anecdotique, une circulaire du ministère en charge des collectivités locales dudit gouvernement ordonne désormais aux boutiques de baisser le rideau pendant la prière hebdomadaire du vendrediL’étendard de la Syrie révolutionnaire a, lui, perdu ses étoiles, remplacées par la shahâda, la profession de foi de l’islam.

Derrière les oripeaux civils de ce gouvernement autoproclamé et la rondeur apparente de ses technocrates se cache en fait le plus puissant mouvement djihadiste de Syrie : Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), ancien Front Al-Nosra et ex-branche d’Al-Qaida en Syrie, qui s’est emparé de la province et de ses 3 millions d’habitants au détriment des factions armées réunies au sein du Front national de libération (FNL), une coalition de forces disparates soutenues par la Turquie.

Ce coup de tonnerre consacre la stratégie du groupe et de son chef, Abou Mohammed Al-Jolani, qui s’emploie depuis des années à neutraliser l’opposition armée non djihadiste dans la province. Il signe aussi, de fait, la fin du compromis de Sotchi, négocié en septembre par Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, dans la ville russe.

Ankara a d’autres priorités

La Turquie avait promis à la Russie que ses supplétifs syriens neutraliseraient à Idlib les factions les plus extrémistes, dont le HTS. C’est le contraire qui s’est produit. Sur le terrain, les rebelles proturcs du Front de libération national, réputés mauvais guerriers, indisciplinés, ont baissé les armes. Quand ils n’ont pas battu en retraite en direction des territoires contrôlés par Ankara après la déroute, début janvier à l’ouest d’Alep, de la principale formation affiliée au FNL, Noureddine Al-Zinki.

« La défaite d’Al-Zinki, le groupe qui était militairement le plus à même de contrer le HTS a signifié aux autres factions que toute résistance serait vaine. Beaucoup ont choisi de proclamer leur neutralité pour éviter d’être écrasées par un HTS enhardi », observe Elizabeth Tsurkov, chercheuse associée au Forum for Regional Thinking et spécialiste de la société civile en Syrie. « Le fait que la Turquie ne leur ait pas porté assistance a également contribué à l’effondrement du FNL. »

Obsédées par leur volonté d’éradiquer les forces kurdes des YPG (unités de protection du peuple, proche du PKK) à l’est de l’Euphrate, les autorités turques semblent, elles, peu préoccupées par ce qui se passe dans la province. Ankara a d’autres priorités, à savoir négocier son incursion dans le nord-est avec Washington et Moscou. Sous couvert d’anonymat, certains analystes en Turquie sont persuadés que Moscou et Ankara ont trouvé un accord : le HTS peut être attaqué à Idlib par le régime syrien et l’aviation russe, la Turquie ne réagira pas. En retour, elle aurait l’aval russe pour mener son incursion au nord-est de la Syrie.

La suite dépendra de la Russie et de l’Iran

Mevlut Cavusoglu, le ministre des affaires étrangères turc, semble s’être fait à l’idée d’une offensive à venir des Russes et des forces du président syrien Bachar Al-Assad. « Le but du régime et des pays qui le soutiennent est d’attaquer Idlib », a-t-il déclaré lundi 14 janvier lors d’une conférence de presse avec son homologue luxembourgeois, Jean Asselborn.

Jusqu’ici, la Turquie se montrait plutôt compréhensive envers le HTS, qu’elle a fini, malgré tout, par classer comme « organisation terroriste » en août 2018

« Si Idlib est un nid de terroristes, ce n’est pas la faute de la Turquie mais celle du régime syrien et des pays qui soutiennent ce régime », a-t-il ajouté, déplorant que « des terroristes armés aient été envoyés depuis l’est de la Ghouta, Homs et Deraa vers Idlib ». La suite dépendra de la Russie et de l’Iran, les partenaires de la Turquie au sein du groupe d’Astana qui devraient se rencontrer d’ici la fin du mois de janvier.

Jusqu’ici, la Turquie se montrait plutôt compréhensive envers le HTS, qu’elle a fini, malgré tout, par classer comme « organisation terroriste » en août 2018. Or, pour la première fois, dimanche 13 janvier, la police a lancé des opérations contre des membres présumés du groupe djihadiste. Treize personnes ont été arrêtées à Istanbul, à Ankara et à Adana. Les prévenus sont accusés d’avoir aidé le HTS au moyen de recrutements, d’envois d’argent au groupe et aussi d’avoir participé à des combats en Syrie. Le début d’un lâchage ?

Faussement magnanime, Abou Mohammed Al-Jolani a promis lors d’une rare apparition filmée, mise en ligne lundi, que son groupe « ne sera pas un obstacle à une opération [turque] visant à déraciner le PKK des régions sunnites [et que le pouvoir à Idlib] serait exercé par des institutions civiles ».

Mais dans les rues de la province, les 3 000 hommes et femmes de la police libre d’Idlib ont mis fin à leurs patrouilles. Ce corps paramilitaire non armé, qui veillait à la sécurité publique et routière, a préféré prendre les devants en annonçant sa dissolution avant même que le HTS ne prenne le contrôle de ses locaux. En août déjà, son principal bailleur de fonds, le gouvernement britannique, avait annoncé la fin de son programme de soutien.

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Manifestations d’ampleur

« Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont déjà réduit leurs fonds de stabilisation qui ont été utilisés pour soutenir des ONG et des conseils locaux [les municipalités], poussant nombre d’entre eux à cesser leurs activités. La prise de contrôle du gouvernement du salut national entraînera probablement l’arrêt complet des fonds de stabilisation destinés à la Syrie », confirme Elizabeth Tsurkov.

« Les organisations de la société civile sont impuissantes, elles ne sont pas en mesure de se protéger, Elizabeth Tsurkov, chercheuse

L’appareil sécuritaire du HTS occupe pendant ce temps le terrain à grand renfort de descentes musclées. Elles visent officiellement le grand banditisme. Mais ce sont les escadrons de la mort qui inquiètent aujourd’hui ses opposants. A Maarat Al-Noaman, théâtre en septembre de manifestations d’ampleur contre les djihadistes, un militant – qui préfère taire son nom – garde à l’esprit le sort réservé à plusieurs activistes, enlevés ou assassinés ces derniers mois.

Le 23 novembre 2018, Raed Fares, fondateur et animateur de Radio Fresh et l’une des dernières figures de renom qui continuait de s’exprimer depuis l’intérieur de la Syrie, tombait sous les balles des djihadistes avec l’un de ses compagnons, Hammoud Al-Jneid. « Les organisations de la société civile sont impuissantes, elles ne sont pas en mesure de se protéger, constate Elizabeth Tsurkov. Elles ont pu mobiliser des manifestants pacifiques. Mais en Syrie, encore une fois, les acteurs pacifiques finissent écrasés par les acteurs armés. »

Sur la question du retrait américain de la Syrie et de ses répercussions possibles


Stafs-militaires
Dimanche 23 décembre 2018
Ziad Majed

Le président américain Donald Trump a surpris son administration, la plupart des responsables américains et du monde entier dans un tweet annonçant sa décision de retirer les forces spéciales de son pays basées au nord-est de la Syrie dans le cadre de la « Coalition internationale contre le terrorisme ».

La surprise résidait dans le calendrier et le format de la déclaration plutôt que dans la décision elle-même. Trump ne semblait pas être dérangé par la question syrienne. Lui, malgré ses reproches à son prédécesseur Obama le retrait hâtif et non réussi de l’Irak, annoncée au cours de sa campagne électorale et à deux reprises ces deux dernières années, il a exprimé le souhait de retirer les soldats américains (nombre estimé à 2 000 soldats) de la Syrie, avant même l’achèvement de « leurs victoires » et de leurs alliés les milices Kurdes contre l’organisation de l’Etat islamique « Daech », raison de leur intervention déclarée dans le conflit à l’été 2014.

Mais le moment est venu maintenant, après l’escalade politique et économique de l’administration américaine contre Téhéran et le retrait américain de l’accord nucléaire, suite à la nomination de James Jeffrey en tant qu’envoyé spécial en Syrie, ainsi qu’après les déclarations d’un certain nombre de faucons qui ont confirmé de rester dans la région jusqu’à la confirmation du retrait de l’Iran et de ses alliés de la Syrie, a surpris plusieurs personnes et a poussé le ministre de la Défense Américain James Matisse à démissionner.

La Turquie et les Kurdes de Syrie
Parmi les spéculations, certaines sont liées au moment choisi pour annoncer le retrait, suite à un contact direct avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui mobilise ses forces depuis un certain temps et menace d’intervenir contre les milices kurdes à Manbej et de l’Est de l’Euphrate, afin de les éloigner de la frontière avec son pays et de nuire à leur projet politique et souverain. Cela pourrait conduire, si le retrait était réalisé, à une main mise de la Turquie dans des zones où les Américains ont jusqu’ici protégé leurs alliés kurdes, aidés par des milliers de raids aériens pour avancer aux dépens de « Daech ».

De l’autre côté, les forces kurdes semblent être privées de toute couverture internationale décisive et devant choisir deux obligations. La première, faire face à la perspective d’une invasion turque et à la poursuite des Américains, des Russes et des Européens, afin de la maintenir confinée à Manbej et à certains points frontaliers. La seconde consiste à négocier avec le régime syrien une coordination face à l’expansion turque et à obtenir l’appui de la Russie à cette coordination, ce qui signifie « le capitulation » aux conditions d’Assad et de Moscou, et le retrait de la plupart des propositions d’indépendance et l’ouverture des régions de l’est et du nord-est à l’armée et aux milices du régime (ainsi qu’aux milices chiites proche de Téhéran). Mais en tout cas, tout ceci ne donne aucune garantie aux kurdes, car Ankara négocie principalement avec la Russie et l’Iran, ainsi qu’avec les États-Unis, et peut échanger une partie d’Idleb contre une partie du nord-est de la Syrie si elle est contrainte, voire limitée, à un accord avec Moscou pour soutenir les projets russes dans le cadre de la prochaine étape, sans nécessité de faire « beaucoup de concessions ».

Iran et Israël
Parmi les conjonctures proposées, celles de l’équation israélo-iranienne et de son évolution, et de ce que la décision de Trump montre un déclin du rôle direct des Etats-Unis, précédemment évoqué, face à Téhéran en Syrie, en contrepartie de l’escalade israélienne contre elle et de la reprise des attaques sur ses positions et les positions de ses alliés (ce qui a nettement reculé les derniers mois à la demande de la Russe). Si la fuite dans la presse prouve que Netanyahu était le seul officiel étranger que Trump avait informé de sa décision avant de Twitter, cela signifie que Washington a promis de couvrir de tels processus en rassurant Tel Aviv, inquiet des répercussions possibles du retrait américain sur la question de la prolifération iranienne et de l’activité du parti du Hizbollah près du Golan occupé.

La Russie en tant que premier bénéficiaire
De tout ce qui précède, il semble que la décision du président américain bénéficiera en premier lieu à la Russie. En l’absence d’un rival international et au moment de la transition de la mission de médiation de l’ONU de Staffan de Mistura (dont le nom n’était associé qu’à l’échec de sa mission en Syrie) à Gader Pederson. Elle tentera, probablement, à consacrer les voies politiques et distribuer les rôles entre les différentes parties régionales (Iran, Israël et Turquie) ce qui les laissent suspendues à son « arbitrage », par exemple, elle accepterait l’élargissement du contrôle du nord par Ankara et, en retour, favoriserait un accord entre le régime et les forces kurdes permettant de rapprocher temporairement le reste du nord-est et de l’est. Il est, également, possible de fermer les yeux sur l’escalade israélienne contre l’Iran et ses alliés à condition que celui-ci reste confiné géographiquement et ne soit pas hors de contrôle. Quant à Téhéran, qui concentre son attention sur les frontières irako-syriennes, syro-libanaises et sur certaines zones autour de Damas et de son aéroport international, où des milices loyales sont déployées dans des villes et villages vidés de leur population, il serait conscient de ses marges étroites et se contentant de son contrôle actuel et de sa stratégie habituelle de miser sur le temps, et sur « l’ennui des adversaires et sur leurs épuisements ».

Cependant, tout ce qui reste à faire est bien entendu subordonné à la transformation de la décision déclarée de Trump en action rapide sur le terrain. Ce n’est pas encore certain pour plusieurs raisons, notamment la possibilité de demander à ses conseillers et à l’institution militaire de différer ou de mettre sa décision en œuvre par étapes de manière qui ne sort pas complètement Washington hors de l’équation. De nombreux alliés traditionnels des États-Unis en Europe (la France et la Grande-Bretagne, qui disposent également de forces spéciales sur le terrain au sein de l’Alliance internationale) et dans la région (Israël et l’Arabie saoudite) ne favorisent pas ce retrait chacun pour ses propres raisons. Trump, qui a besoin de la déclaration « d’accomplissement », a choisi de l’appeler une « victoire sur le terrorisme » au moment où il est exposé à une pression interne résultant des enquêtes sur ses relations russes illicites, de son affrontement avec les démocrates (et certains républicains) sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, pourrait considérez la logistique de retrait annoncée et les problèmes de calendrier sont des questions décidées par l’administration des forces américaines, donnant à Washington plus de temps pour finaliser des accords et éviter des scénarios qui accentueraient ses traces et l’érosion de son emprise internationale.

Tout cela signifie que nous entrons dans une nouvelle phase du long conflit en Syrie, sans horizon clair ni données diplomatiques et de terrain capables de résoudre les problèmes dans un avenir proche.

* Écrivain et universitaire libanais

عن مسألة الانسحاب الأمريكي من سوريا وتداعياته المحتملة

فاجأ الرئيس الأمريكي دونالد ترامب إدارته ومعظم المسؤولين في الولايات المتّحدة الأمريكية وفي العالم بتغريدة أعلن فيها قراره سحب قوات بلاده الخاصة المتمركزة في الشمال الشرقي السوري، في إطار ما يُعرف بـ”التحالف الدولي لمكافحة الإرهاب”.

والمفاجأة كمنت في توقيت الإعلان وشكله أكثر منها في القرار نفسه. فترامب لم يبدُ مرّة مكترثاً بالشأن السوري. وهو، وإن عاب على سلفه باراك أوباما انسحاباً مبكراً وغير موفّق من العراق، سبق وأعلن خلال حملته الانتخابية ثم في مناسبتين في العامين الماضيين عن رغبته في سحب الجنود الأمريكيّين (المقدّر عددهم بألفي مقاتل) من سوريا، حتى قبل اكتمال “انتصارهم” وحلفائهم في الميليشيات الكردية على تنظيم الدولة الإسلامية “داعش”، سبب تدخّلهم المعلن في الصراع هناك صيف العام 2014.

لكن التوقيت الآن، بعد تصعيد الإدارة الأمريكية سياسياً واقتصادياً ضد طهران والانسحاب من الاتفاق النووي معها، وبعد تعيينها جيمس جيفري مبعوثاً خاصاً لِسوريا، وبعد تصريحات لعدد من صقورها أكّدت على البقاء في المنطقة إلى حين التأكّد من انسحاب إيران وحلفائها منها، داهمت كُثراً ودفعت وزير الدفاع الأمريكي جيمس ماتيس إلى الاستقالة، وأطلقت العديد من التكهّنات.

تركيا وأكراد سوريا
من هذه التكهّنات ما يرتبط بتوقيت الإعلان الترامبي بُعَيد اتصال مباشر مع الرئيس التركي رجب طيّب اردوغان، الذي يحشد منذ فترة قواته ويهدّد بالتدخّل ضد الميليشيات الكردية في منبج وشرق الفرات لإبعادها عن الحدود مع بلاده وضرب مشروعها السياسي السيادي. وهذا قد يُفضي، إن تحقّق الانسحاب، إطلاقاً لِيد تركيا في مناطق حمى فيها الأمريكيون حلفاءهم الأكراد حتى الآن بعد أن عاونوهم بآلاف الغارات الجويّة للتقدّم على حساب “داعش”.

في المقلب الآخر، تبدو القوى الكردية عاريةً من كلّ غطاء دولي حاسم ومضطرة لخيارَين كلاهما مرّ. الأول، مواجهة احتمالات الاجتياح التركي والسعي لدى الأمريكيين والروس والأوروبيين لإبقائه محصوراً في منبج وبعض النقاط الحدودية. والثاني، التفاوض مع النظام السوري للتنسيق في مواجهة التوسّع التركي إياه، والحصول على دعم روسي لهكذا تنسيق، بما يعني “الاستسلام” لشروط الأسد وموسكو والتراجع عن معظم الطروحات الاستقلالية وفتح المناطق الشرقية والشمالية الشرقية أمام جيش النظام وميليشياته (ومعها الميليشيات الشيعية الموالية لطهران). وهذا كلّه غير مضمون للأكراد في أي حال، إذ أن أنقرة تفاوض أساساً مع كلّ من روسيا وإيران كما مع الولايات المتحدة، ويمكن لها مقايضة بعض إدلب ببعض الشمال الشرقي السوري إذا اضطرّت، أو حتى الاكتفاء بتفاهمات مع موسكو لدعم الخطط الروسية للمرحلة المقبلة من دون الحاجة إلى “تنازلات” كثيرة.

إيران وإسرائيل
من التكهّنات المطروحة أيضاً، ما يتعلّق بالمعادلة الإيرانية – الإسرائيلية سورياً وتطوّرها، وما يُظهره قرار ترامب من تراجع للدور الأمريكي المباشر الملوَّح به سابقاً في مواجهة طهران داخل سوريا، مقابل عودة التصعيد الإسرائيلي ضدّها واستئناف ضرب مواقعها ومواقع حلفائها (وهو ما تقلّص في الأشهر الأخيرة بِطلب روسي). وإذا تأكّد ما تسرّب في الصحافة من أن نتنياهو كان المسؤول الأجنبي الوحيد الذي أطلعه ترامب على قراره قبل تغريده، ففي الأمر ما يشير إلى وعود بتغطية واشنطن لهكذا عمليات تطمئن تل أبيب القلقة من التداعيات المحتملة للانسحاب الأمريكي على مسألة الانتشار الإيراني والنشاط الحزب-إلهي على مقربة من الجولان المحتل.

روسيا كمستفيد أوّل
يبدو من كلّ ما ورد آنفاً أن روسيا ستكون الأكثر استفادة من قرار الرئيس الأمريكي. فهي ستحاول تكريس قيادتها للمسارات السياسية كما للديناميات الميدانية السورية في غياب منافس دولي لها وفي لحظة انتقال مهمّة الوساطة الأممية المترنّحة من ستافان دي مستورا (الذي لم يقترن اسمه بغير الفشل) إلى غير بيدرسون. وهي ستعمد على الأرجح إلى تعزيز السيناريوهات التي تقسّم الأدوار بين مختلف الأطراف الإقليمية (إيران وإسرائيل وتركيا) بما يبقيها جميعاً محتاجةً إلى “تحكيمها”. ولا يُستبعد مثلاً أن تقبل موسكو بتوسيع أنقرة لرقعة سيطرتها شمالاً وأن تعمد بالمقابل إلى رعاية اتفاق بين النظام والقوى الكردية يجعل باقي مناطق الشمال الشرقي والشرق بعهدتهما معاً مؤقتاً. كما لا يُستبعد أن تغضّ النظر عن تصعيد إسرائيلي ضد إيران وحلفائها شرط بقائه محصوراً جغرافياً وعدم خروجه عن السيطرة. أما طهران التي تركّز اهتمامها على الحدود العراقية السورية والسورية اللبنانية وبعض المناطق المحيطة بدمشق ومطارها الدولي حيث تنتشر الميليشيات الموالية لها في مدن وبلدات أُفرغت من سكّانها، فتدرك ضيق هوامشها وتكتفي راهناً بما تسيطر عليه وبالرهان المعهود في استراتيجيتها على الوقت وعلى “ملل الخصوم وتعبهم”.

على أن كل ما ورد يبقى بالطبع مشروطاً بتحوّل قرار ترامب المُعلن إلى إجراءات ميدانية سريعة. وهذا ما ليس مؤكّداً بعد لعدّة أسباب، منها احتمالات طلب مستشاريه ومعهم المؤسسة العسكرية تأجيله أو تنفيذه على مراحل لا تُخرج واشنطن تماماً من المعادلة. ومنها أنّ كثرة من حلفاء الولايات المتّحدة التقليديّين في أوروبا (فرنسا وبريطانيا ولهما أيضاً قوات خاصة على الأرض ضمن “التحالف الدولي”) وفي المنطقة (إسرائيل والمملكة العربية السعودية) لا يحبّذونه كلّ لأسبابه. ومنها أخيراً أن ترامب المحتاج إلى إعلان “إنجاز” ما اختار أن يسمّيه “انتصاراً على الإرهاب” في لحظة تعرّضه لضغط داخلي نتيجة التحقيقات الخاصة بعلاقاته الروسية غير المشروعة، وبصدامه مع الديمقراطيين (وبعض الجمهوريّين) حول تمويل الجدار على الحدود مع المكسيك، إنما يستطيع لاحقاً اعتبار لوجستيات الانسحاب الذي أعلنه وجدوله الزمني مسائل تقرّرها إدارة القوات الأمريكية، بما يمنح واشنطن المزيد من الوقت لإتمام اتفاقات وتفادي سيناريوهات تزيد من إرباكها ومن تهاوي سطوتها دولياً.

وهذا كلّه يعني أننا ندخل في مرحلة جديدة من مراحل الصراع الطويل في سوريا وعليها، من دون أفق واضح أو معطيات ديبلوماسية وميدانية يمكن أن تحسم الأمور في المدى المنظور.

* كاتب وأكاديمي لبناني

٠«عشائر الجربا» و«بيشمركه روجافا» خياران متداولان لقوات حدودية بين سوريا وتركيا – «Un compromis entre Ankara et Washington pour la crise à l’est de l’Euphrate»


عشائر-الجربا-وبيشمركة-روجافا

«حل وسط بين أنقرة وواشنطن لأزمة شرقي الفرات»
«عشائر الجربا» و«بيشمركه روجافا» خياران متداولان لقوات حدودية بين سوريا وتركيا

لأربعاء , 19 ديسمبر , 2018
انطاكيا – القدس العربي – من وائل عصام

ما زالت أنقرة تصعد من تهديداتها بشن عملية عســكرية على القوى الكردية في شــرق الفرات، ورغم الأنبــاء التي تحدثت عن حشــود للقوات التركيــة و»الجيش الوطني» الســوري الحليف لتركيــا، الا ان الهدف من هذه الحشــود قد يكون الضغط التركــي على واشــنطن للحصول على «حل ما « للوجود الكردي جنوب حدودها، وربما قــد يصل الامر لقصف بعــض المواقع والتقدم في شــريط حدودي ضمن عملية محــدودة، وليس تنفيذ عملية برية واسعة٠
حديث اردوغان الاخيــر عن «موقف إيجابي» حصل عليه من ترامب خلال مكالمة هاتفية، فسرته بعض الصحف القريبة من السلطات التركية على انه موافقة على عملية عســكرية، لكن اســتنتاج الرئيــس التركــي المعلن قد لا يكــون بالضرورة هــو حقيقة موقــف الرئيــس الأمريكــي، فوفق تصريحــات وزارة الدفــاع الأمريكيــة اللاحقة، النافية لما جــاء في حديث اردوغــان عن مكالمته مــع ترامب، خصوصا حول غولــن، قال المتحدث الإعلامي فــي البنتاغــون، الكولونيــل روبرت مانينغ، إن القادة العســكريين الأمريكيين اطلعوا علــى تصريحــات الرئيس التركــي رجب طيب اردوغان الذي تحدث فيها عن «الموقف الإيجابي» للرئيس ترمب حول العملية العســكرية التركية في شــرق الفرات. وان اردوغان نقل مواقف عن الرئيس دونالد ترامب «لا علــم للبنتاغون بها»، واضاف مانينغ ان «البنتاغون يرى مخاطر مقلقة فيما لو قرر القادة الأتراك شن عمل عسكري بري للتوغل داخل سوريا٠

إذن يبــدو ان مضمــون محادثــة ترامب مع اردوغان، هو انه أبدى «تجاوبا» لايجاد حل لهذه
الازمة المتصاعــدة مع أنقرة حول النفوذ الكردي، تراعي مخاوف الجانب التركي، وليس بالضرورة موافقة على تقدم عسكري واسع يتعدى الشريط الحدودي٠
بعض هذه الحلــول، تم تداولها فــي اليومين الاخيرين، وتقضي بوضع قوات حدودية اشــبه بـ»قوات فصل» على الشــريط الحــدودي، وفي أحد هــذه السيناريوهات، طرح اســم رئيس الائتلاف السوري السابق الجربا، اذ نقلت أنباء نشرها موقع «نورس» الاخباري المتخصص، بأن الجربا وصل لأنقرة للمرة الثانية خلال الأشــهر الثلاثة الأخيرة، لمناقشــة مقترح لتشكيل «جيش عشائر عربي» ينتشر على طول الحدود السورية – التركيــة شــرقي الفــرات، وان هــذا المقترح يحظــى بقبول الجانب الأمريكي وقوات ســوريا الديمقراطية «قسد»٠
أما الخيار الثاني، فهو نشــر قــوات من أكراد سوريا تدعى بيشــمركا «روجافا» يتم نقلها من كردســتان العراق، وهي على خصومة مع حزب «البي كي كي « الذي يــؤرق نشــاطه المعادي الحكومة التركية منذ نحو نصف قرن، وقد اشار اليه بعض الصحافيين الأكراد، كرامان يوســف، الذي يدير موقــع «زمان الحدث» المختص بأخبار المناطق الكردية في ســوريا، كما ان مراسل موقع ردواد الكردي الذي يعمل من كردســتان العراق، نقل تصريحا لجيمــس جيفري المبعوث الأمريكي الخاص إلى ســوريا، بان هذه القــوات الكردية التي تضم مقاتلين ســوريين مقيمين في كردستان العراق، دخلت لـ»كردســتان» ســوريا بعلم من قوات «قسد» لـ «نشر الامن والاستقرار»، وهو ما تم تفســيره كمبادرة امريكية لوضع قوات كردية على الحدود اقــل ارتباطا بحزب ال»بي كي كي»، بالرغم ان قوات «قسد» ووحدات حماية الشعب الكرديــة نفت دخول هــذه القوات لكردســتان سوريا٠
«بيشــمركه روجافا» هي وحدة عسكرية تضم آلاف العناصر من أكراد سوريا، شاركت مع قوات البيشمركه العراقية في محاربة تنطيم «الدولة»، وينظر اليهــا كقوة مقربــة من الزعيــم الكردي مســعود البارزاني، وهو أكثــر الاطراف الكردية المختلفة في السياسة مع حزب الـ «بي كي كي»٠

قيادي في «البيشمركه السورية»: سننتقل إلى شمالي سوريا قريبا

القدس العربي
الأربعاء , 19 ديسمبر , 2018

أربيــل – الأناضــول: قال «بدل بنــدي»، أحد قادة «البيشــمركه الســورية» المتمركزة شــمالي العراق، إن قواتهم ســتنتقل إلى شــمالي ســوريا، خــلال فترة قصيــرة. ويتبع هذا الفصيل المجلس الوطني الكردي الممثل بدوره في الائتلاف الســوري المعارض، وتشكل عام 2012، وأشــرفت قوات البيشــمركه في إقليم شــمالي العراق فضلا عن قوات التحالف على تدريبهــم. وفي تصريحات نقلها الموقع الرســمي للحــزب الديمقراطي الكردســتاني، الذي يتزعمه مســعود بارزاني أوضح بندي أن مقاتليهم «سيعودون إلى شمالي سوريا في أقرب وقت، اليوم أو غدا .»
ولفــت إلى أن قواتهم «تلقت تدريبات في إقليم شــمالي العراق، وجــرى تكليفهم بحماية الشــمال الســوري». ولم يتطرق بندي إلــى تصريحات المبعوث الأمريكي الخاص بســوريا، جيمس جيفري، الذي قال أمس الأول، إن نحو «100 مقاتل من البيشــمركه الســورية انتقلوا إلى شمالي البلاد، بعلم الولايات المتحدة».

والإثنين، قال مســلم محمد عضو الحزب الديمقراطي الكردســتاني السوري (منضو في المجلس)، إن «قادة البيشــمركه الســورية، وشخصيات من تنظيم ي ب ك (الامتداد السوري لمنظمة بي كا كا الإرهابية)، عقدوا اجتماعا ســريا، الأحد، برعاية الولايات المتحدة، شــمالي سوريا.

 

L’armée Kurde, branche syrienne


La-salle-guerre-contre-le-peuple-syrien

À propos de l’armée kurde, branche syrienne

Samir Salha
18 décembre 2018

Depuis deux ans, Ankara poursuit ses critiques sur la politique américaine dans l’est de l’Euphrate en Syrie et sa poursuite du projet de formation d’une armée régulière de 40 000 combattants., que « Les Unités de protection du peuple kurde » sera son coeur battant. Les dirigeants politiques turcs affirment que Washington prend des mesures alarmantes pour légitimer son organisation afin qu’il puisse rester durablement dans la région, plutôt que de cesser de soutenir ces unités, considérées par la Turquie comme une extension du PKK (parti des travailleur kurdes), déclaré organisation terroriste dans de nombreux pays. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré à plusieurs reprises que les forces turques allaient expulser ces factions des zones frontalières, car elles menaçaient la sécurité nationale turque, quel qu’en soit le coût. Ankara tient bien sûr compte de la possibilité d’une confrontation directe avec les forces américaines déployées dans ce pays sous le couvert de la construction de tours de séparation et de surveillance dans la région.
En contre partie, la coalition internationale dirigée par les États-Unis annonce qu’elle travaille avec ses factions amies pour former une nouvelle force frontalière, dont la moitié seront des vétérans des « Forces de la Syrie démocratique ». L’autre moitié est en cours de recrutement. Ces forces seront déployées le long de la frontière avec la Turquie au nord, de la frontière irakienne au sud-est et le long de la vallée de l’Euphrate. Ce que Washington ne dit pas, c’est que ces unités seront transformées en une armée entièrement armée et entraînée, à salaires mensuels fixes et à des rangs militaires reconnus au niveau international, et que des équipes de sécurité intérieure, des unités spéciales et des services de renseignements militaires sont en cours de préparation pour mener à bien les tâches de cette armée. Le problème maintenant est que pendant cette période de transition dans le nord-est de la Syrie, qui sera achevée dans quelques semaines, les forces de la coalition internationale protégeront ces factions, mais le principal problème est que cette protection sera maintenue tant que la crise syrienne se poursuivra.

Le projet de l’armée kurde syrienne est inévitable: l’administration américaine, les forces de la coalition et certaines capitales arabes veulent aujourd’hui l’habiller de couleurs harmonieuses, arabe et kurde unifiée, en attendant les préparatifs en vue de la prochaine étape. Une armée kurde chargée par Washington de protéger les zones frontalières avec la Turquie, alors qu’est-ce qui énerve Ankara?

(…)
L’armée kurde aura pour tâche de lutter contre l’Organisation de l’État islamique (Daech) et le terrorisme, ainsi que d’assurer la sécurité et la protection de la région. Parmi ses tâches, elle doit également faire face aux deux projets, l’Iranien et le Turc, et d’exercer de la pression sur le régime syrien, pour qu’il accepte la possibilité de négocier autour d’une table le partage (morcellement) et de donner à Washington et à ses alliés ce qu’ils veulent en Syrie. Nous ne pouvons pas ignorer les déclarations de dirigeants tels que Riad Darrar, coprésident du Conseil démocratique de Syrie, selon lesquels le problème dépendra non seulement de l’aspect militaire et de la sécurité, mais « nous avons vu que la présence d’un conseil exécutif qui dirige toute la région est en lui même un système de gouvernance temporaire, nous négocions avec le régime afin de faire perdurer le modèle décentralisé démocratique.

تواصل أنقرة، ومنذ عامين، انتقاداتها السياسة الأميركية في شرق الفرات في سورية، ومضيها في مشروع تشكيل جيش نظامي قوامه 40 ألف مقاتل، تكون “وحدات حماية الشعب الكردية” قلبه النابض. وتجمع القيادات السياسية التركية على أن واشنطن تقوم بخطواتٍ مثيرةٍ للقلق، لإضفاء الشرعية على هذا التنظيم، ليبقى دائما في المنطقة، بدلا من أن توقف دعمها هذه الوحدات التي ترى فيها تركيا امتدادا لحزب العمال الكردستاني، المعلن تنظيما إرهابيا في دول عديدة. وقد كرّر الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، مراتٍ أن القوات التركية ستتحرك لطرد هذه الفصائل من المناطق الحدودية، لأنها تشكل خطرا على الأمن القومي التركي، مهما كان الثمن. والمقصود هنا طبعا أن أنقرة تضع بعين الاعتبار احتمال وقوع مواجهة مباشرة مع القوات الأميركية المنتشرة هناك تحت غطاء إنشاء أبراج فصل ومراقبة في المنطقة. 

في المقابل، يعلن التحالف الدولي الذي تقوده الولايات المتحدة في سورية، أنه يعمل مع الفصائل السورية الحليفة له، لتشكيل قوة حدودية جديدة، سيكون نصفها من المقاتلين المخضرمين في “قوات سوريا الديمقراطية”. ويجري حاليا تجنيد النصف الآخر. وستنتشر هذه القوات على طول الحدود مع تركيا شمالا، والحدود العراقية باتجاه الجنوب الشرقي، وعلى طول وادي نهر الفرات. ما لا تقوله واشنطن إن هذه الوحدات ستتحول إلى جيش كامل التسليح والتدريب، وبرواتب شهرية ثابتة، وبرتب عسكرية نظامية متعارف عليها دوليا، وإن فرقا للأمن الداخلي والوحدات الخاصة والاستخبارات العسكرية يجري التحضير لها لاستكمال مهام هذا الجيش. والمشكلة الآن أنه خلال هذه المرحلة الانتقالية في شمال شرق سورية، والتي ستكتمل خلال أسابيع، تتولى قوات التحالف الدولي حماية هذه الفصائل، لكن المشكلة الكبرى والأهم أن هذه الحماية ستستمر، طالما أن الأزمة السورية مستمرة.

“ما لا تقوله واشنطن إن  الوحدات ستتحول إلى جيش كامل التسليح والتدريب”

مشروع الجيش الكردي السوري لا مفر منه بعد الآن، فالإدارة الأميركية وقوات التحالف وعواصم عربية تريده، سيكون لباسه اليوم بألوان متناسقة، عربية كردية جامعة موحدة، حتى يتم التحضير للخطوة المقبلة. وهو جيش كردي كلفته واشنطن بحماية المناطق الحدودية التركية، فما الذي يغضب أنقرة؟ استفادت واشنطن مثلا من دروس شمال العراق، وإهدار فرصة عدم تحويل البشمركه هناك إلى جيش صغير قوي. لذلك نراها تريد أن تطبق هذا الاختبار على الحدود التركية السورية والسورية العراقية. هي تريد جيشا كرديا متماسكا بتسليح حديث، وخبرات قتالية أوسع. لماذا هذا الجيش، وضد من سيقاتل؟ “مسألة ثانوية” تترك لعامل الوقت والظروف.
يتحدث وزير الخارجية التركي، جاووش أوغلو، عن أربعمائة ألف كردي نازح من سورية اختاروا الهروب من النظام، ومن هيمنة “وحدات حماية الشعب” الكردية. ويقول نائب الرئيس التركي، فؤاد أوكتاي، نريد أن ننقل تجربة غرب الفرات إلى شرقه، مشترطا تفتيت ممر الإرهاب هناك، لكن واشنطن تتحرّك باتجاه إعداد حلفائها الأكراد، ليكونوا الرقم الصعب في المعادلة السورية. وتريد لنهر الفرات أن يلعب دور قناة السويس بين عامي 1967 و1973، ويشكل الحدود الشمالية الواقية للكيان الكردي. وبانتظار إنجاز المشروع، فإن القوات الأميركية هي التي ستلعب دور قوات الفصل والطوارئ والمراقبة في الشمال السوري.
وستكون مهمة الجيش الكردي محاربة تنظيم الدولة الإسلامية (داعش) والإرهاب، وتوفير أمن المنطقة وحمايتها . لكن بين مهامه أيضا التصدي للمشروعين، الإيراني والتركي، والضغط على النظام في سورية، ليلتزم بخيار طاولة التفاوض على التقسيم، وإعطاء واشنطن وحلفائها ما يريدونه في سورية. من دون أن نهمل ما تقوله قياداتٌ، مثل رياض درار الرئيس المشارك لـ”مجلس سوريا الديمقراطية”، إن المسألة لن تتوقف عند الشق العسكري والأمني فقط، و”ارتأينا أن وجود مجلس تنفيذي يدير كل هذه المناطق هو بمثابة نظام حكم إداري مؤقت، ونحن نفاوض النظام على تكريس النموذج اللامركزي الديمقراطي”.
شأن سوري بحت ربما، لكن أن يتم ذلك بحمايةٍ ورعايةٍ أميركيتين، فهو من دون شك لن يبقي حوار أنقرة وموسكو وطهران في أستانة محصورا بإدلب وأمنها. وقد قال وزير الدفاع التركي، خلوصي أكار، الذي استقبل المبعوث الأميركي الخاص إلى سورية، جيمس جيفري، في أنقرة إن بلاده لن تسمح على الإطلاق بتشكيل “ممر إرهابي” على حدود تركيا الجنوبية. لكن البيان التركي الأميركي المشترك، الصادر عن اجتماع مجموعة العمل المشترك بين البلدين، يؤكد فقط على ضمان تحقيق تقدم ملموس وسريع في خريطة الطريق المرسومة حول منبج السورية، حتى نهاية 2018، وعلى التزامهما الحفاظ على سيادة سورية واستقلالها ووحدة ترابها. كل ما تقدمه الإدارة الأميركية لأنقرة وتعد به هو التنسيق في موضوع منبج، مع الأخذ بالاعتبار أن لا يعني ذلك سيطرة القوات التركية على المدينة. وقد يكون نموذج القامشلي مشابها للحالة السياسية والدستورية القائمة في أربيل اليوم بتعديلاتٍ “طفيفة”، حيث التفاهمات على حالة خاصة بين الفيدرالية والكونفدرالية. سيكون النظام موجودا ماليا واقتصاديا وسياسيا، لكنه لن يتدخل في شؤون المنطقة أمنيا وعسكريا، المهمة والدور هنا سيكونان للجيش الكردي.

“تركيا تريد نقل تجربة غرب الفرات إلى شرقه، لتفتيت ممر الإرهاب هناك”

نحن لا نتحدّث هنا عن حقوق الأكراد السوريين، السياسية والاجتماعية والثقافية، المهدورة منذ عقود، بل عن مشروع تفتيتي، يراد أن يكون بعض أكراد سورية رأس الحربة فيه، وكأن الثورة في سورية نشبت من أجل هذا المشروع لا غير.
مرة أخرى، وللتذكير فقط، تنتظر الإدارة الأميركية من أنقرة القبول بالحوار مع تشكيل سياسي كردي جديد، بلافتات وعناوين سياسية دستورية ملمّعة، فهل من الممكن أن تقبل أنقرة بما عارضته وحاربت ضده عقودا: إعطاء حزب الاتحاد الديمقراطي، الصورة طبق الأصل لحزب العمال الكردستاني، المشروعية المطلوبة بضمانات أميركية؟
هل ما تفعله واشنطن اليوم في شرق الفرات تقوم به باسمها، ونيابة عن الروس، لأن التفاهمات الأولية تمت بين البلدين منذ اتفاقية هلسنكي في يوليو/ تموز المنصرم بشقها السوري؟ وهل الإدارة الأميركية أساسا تنفذ مشروعا روسيا هناك، في إطار مسودة الدستورالسوري الجديد التي أشرف عليها نيكولاي باتروشيف، سكرتير مجلس الأمن الروسي وفينالي نومكين مستشار الرئيس بوتين للشرق الأوسط، وحيث يفاوض النظام في سورية عليها ومنذ فترة، إلهام أحمد القيادية الكردية في حزب الاتحاد الديمقراطي.

Washington met en garde l’opposition syrienne de ne pas participer à la campagne contre les unités kurdes


Syria civil war map February 2018 military situation in syria february 2018

15.12.2018
Ankara: le gouvernement américain a menacé l’opposition syrienne, tant politique que militaire, de participer à toute opération militaire turque contre des unités kurdes au nord-est de la Syrie.
Les responsables américains ont envoyé une lettre à la Coalition nationale pour la révolution syrienne et l’opposition syrienne ainsi qu’à « l’Armée syrienne libre », dans laquelle ils ont menacé les éléments qui participeront à toute opération turque à l’est du pays se trouveront directement face à l’armée américaine.
« La participation de la coalition ou de l’Armée Libre de quelque manière que ce soit à l’opération signifie une attaque contre les Etats-Unis et les forces de la coalition, ce qui entraînera une confrontation directe avec eux », indique la lettre. « Les forces américaines et les forces démocratiques de la Syrie sont dans un état de chevauchement, de sorte qu’il ne peut pas attaquer les forces démocratiques de la Syrie sans cibler les forces de la coalition occidentale et les forces américaines »
La lettre comprenait également: « Quand les éléphants dansent, vous devez rester à l’écart de la scène. »
Cela intervient trois jours après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé l’intention de son pays de lancer une campagne militaire dans les prochains jours afin de débarrasser la région du nord-est en Syrie des forces kurdes.
La présence d’unités kurdes en Syrie dans une zone de plus de 45 mille kilomètres carrés, à partir des rives de l’Euphrate jusqu’à la frontière irakienne au nord-est de la Syrie, et représentent environ 480 km de la frontière du pays avec la Turquie, sur 911 km au total. Elle compte environ 15 000 éléments armés dans la région où elle s’est développée avec le soutien militaire américain depuis 2014. Les Arabes représentent 70% de la population de la région.
Des unités kurdes contrôlent les plus grands champs et installations pétrolier et de gaz du pays, ainsi que 60% des terres agricoles et les plus grands barrages de production d’eau et d’électricité.
Il est à noter que le département de la Défense américain a déclaré auparavant qu’il est en train d’établir une force de 35 000 à 40 000 combattants à l’est du pays, afin d’assurer le contrôle permanent de la région.
La Turquie s’oppose au plan de Washington, qui consiste à transformer les forces kurdes en une armée régulière et à imposer une entité que Ankara considère comme un « terroriste » à sa frontière sud.

واشنطن تحذر المعارضة السورية من المشاركة في حملة ضد الوحدات الكردية

15.12.2018

أنقرة: هددت الإدارة الأمريكية المعارضة السورية، بشقيها السياسي والعسكري، من المشاركة في أي عملية عسكرية تركية ضد الوحدات الكردية شرق نهر الفرات، شمال شرقي سوريا.

وأرسل مسؤولون أمريكيون رسالة إلى الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية، و”الجيش السوري الحر”، هددوا فيها بأن العناصر التي ستشارك في أي عملية تركية شرق الفرات ستواجه الجيش الأمريكي بشكل مباشر.

وورد في الرسالة: “إن مشاركة الائتلاف أو السوري الحر بأي شكل في العملية تعني الهجوم على الولايات المتحدة وقوات التحالف، وهذا سيؤدي إلى صدام مباشر معها”. وأضافت “القوات الأمريكية وقوات سوريا الديمقراطية في حالة متداخلة مع بعضهما، لذلك لا يمكن مهاجمة قوات سوريا الديمقراطية دون استهداف قوات التحالف والقوات الأمريكية والاشتباك معهما”.

وتضمنت الرسالة أيضا عبارة: “حينما ترقص الفيلة؛ عليك أن تبقى بعيدًا عن الساحة”.

يأتي ذلك بعد ثلاثة أيام من إعلان الرئيس التركي رجب طيب أردوغان عزم بلاده إطلاق حملة عسكرية في غضون أيام لتخليص منطقة شرق الفرات في سوريا من القوات الكردية.

وتتواجد الوحدات الكردية في سوريا في مساحة تزيد عن 45 ألف كلم مربع، تبدأ من ضفاف نهر الفرات حتى الحدود العراقية شمال شرقي سوريا، وتشكل نحو 480 كلم من حدود البلاد مع تركيا، من إجمالي 911 كلم. ولديها نحو 15 ألف عنصر مسلح في المنطقة التي توسّعت فيها بدعم عسكري أمريكي منذ 2014. ويشكل العرب 70 في المئة من عدد سكان المنطقة.

كما تسيطر الوحدات الكردية على أكبر حقول ومنشآت النفط والغاز في البلاد، علاوة عن 60 في المئة من الأراضي الزراعية وأكبر موارد المياه وسدود توليد الكهرباء.

يشار إلى أن وزارة الدفاع الأمريكية صرّحت، في وقت سابق، أنها بصدد تأسيس قوة يتراوح قوامها بين 35 و40 ألف مقاتل شرق نهر الفرات، لضمان سيطرة دائمة على المنطقة.

وتعارض تركيا خطة واشنطن، التي تعني تحويل القوات الكردية إلى جيش نظامي، وفرض نشوء كيان تعتبره أنقرة “إرهابيا” بالأمر الواقع على حدودها الجنوبية.

(الأناضول)

 

Un chef de l’armée syrienne libre: Nous allons combattre les milices kurdes malgré les avertissements de Washington

قيادي بـ”الجيش السوري الحر”: سنحارب المليشيات الكردية رغم تحذيرات واشنطن

أحمد الإبراهيم

15.12.2018 – Al-Arabi Al-Jadid

قال المتحدث باسم هيئة أركان الجيش الوطني، التابع للجيش السوري الحر، يوسف حمود، إن “الحر” سيشارك إلى جانب الجيش التركي في معركته ضد المليشيات الكردية، على الرغم من التحذيرات الأميركية.

وأوضح حمود، في تسجيل صوتي اطّلع عليه “العربي الجديد”، أن “الجيش الحر” عندما نوى المشاركة إلى جانب الأتراك لم يستشر الأميركان، لذا فهو غير معني بأية تحذيرات.

وأضاف أن “المليشيات الكردية الانفصالية تهدّد الوحدة السورية، وتسعى إلى إقامة مشروع مبني على إرهاب الآخرين، وسيحاربها الجيش الحر هي وقياداتها أينما وجدت”.

وحذّرت الإدارة الأميركية المعارضة السورية، بشقيها السياسي والعسكري، من المشاركة في أي عملية عسكرية تركية ضد تنظيم الوحدات الكردية، شرق نهر الفرات، شمال شرقي سورية.

وبحسب وكالة “الأناضول”، فإن مسؤولين أميركيين بعثوا رسالة إلى الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية، والجيش السوري الحر، هددوا فيه بأن العناصر التي ستشارك في أي عملية تركية شرق الفرات ستواجه الجيش الأميركي بشكل مباشر.

وورد في الرسالة “إن مشاركة الائتلاف أو السوري الحر بأي شكل في العملية تعني الهجوم على الولايات المتحدة وقوات التحالف، وهذا سيؤدي إلى صدام مباشر معها”.

وأضافت أن “القوات الأميركية والوحدات الكردية في حالة متداخلة بعضها مع بعض، لذلك لا يمكن مهاجمتها من دون استهداف قوات التحالف والقوات الأميركية والاشتباك معهما”.

ويأتي ذلك بعد ثلاثة أيام من إعلان الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، عزم بلاده على إطلاق حملة عسكرية في غضون أيام لتخليص منطقة شرق الفرات في سورية من المليشات الكردية.

موقف أوروبي

في غضون ذلك، طلبت وزيرة خارجية الاتحاد الأوروبي فيديريكا موغيريني، اليوم السبت، من تركيا “الامتناع عن أي تحرك أحادي الجانب” في سورية.

واعتبرت موغيريني، في بيان، يوم السبت، أنّ “التصريحات عن عملية عسكرية تركية جديدة محتملة في شمال شرق سورية، هي مصدر قلق”.

وأضافت أنّها تتوقع من “السلطات التركية الامتناع عن أي تحرك أحادي الجانب من شأنه أن يقوّض جهود التحالف ضد داعش أو تصعيد عدم الاستقرار في سورية”، وفق ما نقلت “فرانس برس”.

استعدادات “قسد”

ومع تصاعد حدّة التهديدات التركية، اتخذت مليشيا “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) بعض الإجراءات الاحترازية للتقليل من الأضرار في صفوف عناصرها في حال وقع الهجوم.

وقال ناشط إعلامي من مدينة الحسكة، لـ”العربي الجديد”، إن “قسد” غطّت الشوارع القريبة من مقراتها العسكرية في مدينة رأس العين في ريف الحسكة، كي لا يرصد طيران الاستطلاع التركي حركة آلياتها وجنودها.

وأوضح الناشط، الذي رفض الكشف عن اسمه لأسباب أمنية، أن هذا الإجراء تم اتباعه في العديد من المدن والبلدات الخاضعة لسيطرة المليشيا.

وأضاف أن عناصر المليشيا قاموا بإنزال الرايات الخاصة ورفعوا بدلاً منها أعلاماً أميركية، وهو إجراء تتبعه المليشيا في كل مرة تتلقى فيها تهديداً.

كذلك أشار إلى أن بعض الآليات العسكرية تم تمويهها ونقل جزء منها إلى المناطق السكنية الكثيفة، بهدف إيقاع خسائر في صفوف المدنيين في حال تم استهدافها من قبل تركيا.

وقال الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، أمس الجمعة، إن القوات التركية “ستدخل مدينة منبج إذا لم تُخرج الولايات المتحدة الإرهابيين (وحدات حماية الشعب الكردية) منها”.

وأضاف أن تركيا عازمة على إحلال السلام في المنطقة الواقعة شرقي نهر الفرات في سورية. وقال إن “الهجوم الغادر الذي نُفذ (مساء أول من أمس وأدّى إلى مقتل جندي تركي) من تل رفعت ضد الجنود الأتراك في عفرين يُظهر مدى صواب قرار العملية العسكرية”.

وحذّر أردوغان أميركا بشأن مدينة منبج  الواقعة غربي نهر الفرات، قائلاً “في حال عدم لجوئكم إلى تطهير منطقة منبج فإننا سندخل هذه المنطقة أيضاً”.

ورأى أن تركيا “خسرت الكثير من الوقت بشأن التدخل في مستنقع الإرهاب شرق نهر الفرات، لكن هذه المسألة لم تعد تتحمل التأخير حتى يوماً واحداً”.

(…)

Face à l’escalade des menaces turques, les Forces démocratiques de la Syrie (FDS) ont pris des mesures de précaution pour minimiser les dommages que pourraient subir leurs rangs en cas d’attaque.
Un militant médiatique d’Al-Hasakah a déclaré à Al-Arabi Al-Jadid que les «  FDS » a couvert les rues à proximité de leur quartier général militaire à Ras Al-Ain, dans la campagne de Hasaka, de sorte que les avions de reconnaissance turcs ne surveillent pas les mouvements de ses véhicules et de ses soldats.
Le militant, qui a refusé de dévoiler son identifié pour des raisons de sécurité, a déclaré que cette mesure avait été suivie dans plusieurs villes et villages contrôlés par la milice.
Il a ajouté que les membres de la milice avaient enlevé leurs drapeaux et bannières et  levé, en remplacement, les drapeaux américains, une démarche que la milice applique à chaque fois que nous recevons des menaces.

(…)

 

روسيا «قلقة» من الوضع شرقي نهر الفرات – La Russie “s’inquiète” de la situation à l’est de l’Euphrate


Military-situation-in-Syria-19-décember-2017

La Russie “s’inquiète” de la situation à l’est de l’Euphrate

jeudi 11 octobre 2018

■ Moscou-Anatolie: Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, s’est dite préoccupée par la situation à l’est de l’Euphrate en Syrie. “La situation à l’est de l’Euphrate est une source de préoccupation croissante pour la Russie”, a-t-elle déclaré, faisant référence au soutien de Washington à l’organisation YPJ / PKK dans l’établissement de la soi-disant “autogestion”. Elle a indiqué que les États-Unis, en coopération avec leur entité existante (YPJ / PKK), travaillaient dans ce domaine pour mettre en place une autogestion. Elle a souligné que les efforts déployés pour mettre en place cette administration, contraires à la Constitution syrienne, ont abouti à “des résultats qui ne sont pas du tout positifs”. Elle a ajouté que la mise en place de l’autogestion perturbait la population non kurde, en particulier les Arabes, les Syriaques et les Turkmènes.

روسيا «قلقة» من الوضع شرقي نهر الفرات
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

■ موســكو-الأناضول: أعربت المتحدثة باسم وزارة الخارجية الروســية ماريا زاخاروفا، عن قلقها من الوضع شرقي نهر الفرات في سوريا. وقالت: «الوضع في شرقي نهر الفرات يثير قلقا متصاعدا لدى روسيا، في إشارة إلى دعم واشنطن تنظيم «ي ب ك/بي كا كا» في إقامة ما يسمى بـ «الإدارة الذاتية». وأشــارت إلى أن الولايات المتحدة تعمل في هذه المنطقة، بالتعاون مع الكيان الموجود فيها (ي ب ك/بي كا كا)، على إقامة إدارة ذاتية. ولفتت إلى أن الجهود الرامية لإقامة هذه الإدارة التي تنافي الدســتور السوري، تقود إلى «نتائج غير إيجابية على الإطلاق». وأضافت أن إقامة إدارة ذاتية تزعج السكان غير الأكراد لاسيما العرب والسريانيون والتركمان٠

Conseil démocratique syrien: les négociations avec le régime chancèlent

Jeudi 11 octobre 2018

Damas – Le « Conseil démocratique syrien » a démenti toute rencontre avec des représentants du gouvernement du régime dans la capitale Damas dimanche dernier. Le porte-parole du Conseil, Amjad Othman, a déclaré dans un communiqué de presse: “En raisons du dialogue défaillant et les cadres étroits établis par le gouvernement de Damas dans le processus de dialogue qui stagne toujours, nous déclarons que les informations qui ont été diffusées par les médias sont erronées ». Le Conseil est bien à Damas pour reprendre les discussions et rencontrer des personnalités du gouvernement et de la sécurité pour discuter de l’avenir des régions à l’Est de l’Euphrate. Il convient de noter que le « Conseil démocratique syrien » est le bras politique des « Forces démocratiques syriennes/FDS », dont les militants kurdes forment la composante principale. Les FDS, avec l’appui des États-Unis, ont libéré de nombreuses zones qui étaient sous le contrôle de l’organisation Daech en Syrie
Le conseil contrôle, actuellement, de vastes régions du nord-est de la Syrie, estimées à 27% du territoire, incluant les régions de l’Est de l’Euphrate à Deir Ez-Zor et la plupart des terres de Hassakeh et de Raqqa, ainsi que Manbej et Ain al-Arab (Kobané) dans la campagne orientale d’Alep. « Nous sommes attachés à notre position de principe en faveur de tout processus de dialogue mettant fin à la crise syrienne et aboutissant à des formules nationales par le biais de solutions politiques », a déclaré M. Osman.

مجلس سوريا الديمقراطية: المفاوضات مع النظام متعثرة
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

■ دمشــق – د ب أ: نفى «مجلس ســوريا الديمقراطية» عقد أي لقاء مع مسؤولين حكوميين في العاصمة
دمشق يوم أول أمس. وقال المتحدث الرسمي باسم المجلس أمجد عثمان، في تصريح صحافي: «أسباب تعثر الحوار والأطر الضيقة التي حددتها حكومة دمشق في عملية الحوار ما زالت قائمة، لذلك نعلن أن ما تناولته وسائل الإعلام من أنباء غير صحيحة».عن المجلس موجود في دمشــق لاستئناف اللقاءات مع الحكومة الســورية، وأنه سيلتقي شــخصيات حكومية وأمنية بهدف بحث مســتقبل مناطق شرق الفرات. وتجدر الإشــارة إلى أن «مجلس سوريا الديمقراطية» هو الذراع السياســية لـ «قوات سوريا الديمقراطية»
(قســد)، التي يشــكل المســلحون الأكراد أبرز مكوناتها. وكانت (قســد) قامت، بدعم من الولايات المتحدة، بتحرير العديد من المناطق التي كانت خاضعة لسيطرة تنظيم داعش في سوريا٠
ويسيطر المجلس على مناطق واسعة شمال شرقي سوريا تقدر بنحو ٢٧ بالمئة من مساحة سوريا، وتشمل مناطق شرق الفرات في محافظة دير الزور وأغلب أراضي محافظتي الحســكة والرقة، إضافة إلى منطقتي منبج وعين العرب في ريف حلب الشــرقي. وأكد عثمان الالتزام بالحــوار، موضحا :»إننا ملتزمون بموقفنا المبدئي المؤيد لأية عملية حوار من شــأنها أن تنهي الأزمة الســورية والوصول إلى صيغ وطنية عبر الحلول السياسية«٠

 

سوريا: اغتيال المستشار الأمني لـ«الجولاني» وتصفية القائد العسكري لـ«تحرير الشام»٠
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

عواصم ـ «القدس العربي» : في سياق تنفيذ إحدى مراحل اتفاق «سوتشي» الأولى في خصوص ملف إدلب وبقاء أخرى أكثر تعقيداً، أكد الناطق الرسمي باسم الجبهة الوطنية للتحرير التابعة للمعارضة السورية، الانتهاء من عمليات سحب السلاح الثقيل من «المنطقة المنزوعة السلاح» في إدلب شمالي سوريا. وأوضح النقيب ناجي مصطفى، في تصريح خاص لـ«القدس العربي»، أنه «بعد أن أعلنا بدء عملية سحب السلاح الثقيل للمقرات الخلفية، نعلن الآن عن انتهاء العملية واستكمال عملية إرجاع السلاح الثقيل»٠

الناطق باسم الجبهة الوطنية لـ«القدس العربي»: انتهاء مرحلة سحب السلاح الثقيل من المنطقة العازلة في إدلب
يأتي ذلك متزامناً مع إشادة وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أمس، بـ«الشركاء الأتراك الذين يلعبون الدور الرئيسي في تنفيذ اتفاق «سوتشي» حول إدلب السورية»، خلال مؤتمر صحــــافي عقــــده أمـــس في العاصمة الروسية موسكو، مؤكداً أن «هذه العملية تتقدم بشكل ثابت بما فيه الكفاية». وكشف النقيب مصطفى أنه «سيتم تسيير دوريات (تركية) في المنطقة»، مشدداً على أن «موضوع الدوريات الروسية قد رفضناه رفضاً قاطعاً»٠
من جهته قال مدير المرصد السوري لحقوق الانسان رامي عبد الرحمن إنه «لم يتم رصد أي سلاح ثقيل أمس في كامل المنطقة المنزوعة السلاح»٠
وليس بعيداً عن تعقيدات ملف إدلب، فقد دخلت «هيئة تحرير الشام» في الشمال السوري منعطفاً أمنياً حرجاً، بتسارع وتيرة الاغتيالات ضد قيادات الحلقة الضيقة فيها، فقد تعرضت الهيئة التي يقودها «أبو محمد الجولاني» لضربات موجعة خلال اليومين الماضيين، تمثلت باغتيال المستشار الأمني للجولاني «أبو يوسف الجزراوي»، والقائد العسكري للهيئة «محمد أبو إسلام»، على أيدي جهات مجهولة في محافظة إدلب، في سياسة يبدو أنها تسير من اغتيال إلى آخر في سياق تصفية وإنهاء ملف إدلب المعقد.
ويعد أبو يوسف الجزراوي، وهو من القيادات «المهاجرة» في هيئة تحرير الشام، سعودي الجنسية، وكان يشغل خلال الفترات الماضية، منصب المستشار الأمني لـ «الجولاني»، ضمن الحلقة الضيقة التي تحيط به. (تفاصيل ص 4)

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