La Commission constitutionnelle syrienne


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L’occident abandonne t-il la Commission constitutionnelle syrienne ?

Amin Al-Assi – 30 juin 2019

La question de la formation d’un comité qui remettra en place une nouvelle constitution syrienne est revenue au devant de la scène, avec des signes d’abandon occidental de ce projet, que le régime et ses alliés russes tentent encore de saper, que l’opposition syrienne décrit comme une « tactique » des Etats-Unis pour pousser le régime à faciliter les tâches de l’envoyé de l’ONU, Geir Pedersen, qui se rendra dans quelques jours dans la capitale, Damas, pour résoudre le sort de ce comité, que l’opposition considère comme l’entrée à la solution politique, que le régime tente de brouiller par divers moyens. Comme on ne s’y attendait pas, des appels pour que le projet de la Commission constitutionnelle syrienne soit abandonné, ont été lancés, pour rechercher d’autres alternatives, compte tenu de l’insistance du régime pour ne faire preuve d’aucune souplesse dans cette direction, afin que les Nations Unies puissent constituer ce comité, censé servir de porte d’entrée large pour une solution politique dans le pays.

Lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations unies jeudi dernier, l’ambassadeur américain aux Nations Unies, Jonathan Cohen, a invité Pedersen à réfléchir à une initiative autre que la Commission constitutionnelle en raison du manque de progrès dans sa formation et de la procrastination du régime syrien. Cohen a déclaré qu’ « il est temps, 17 mois après l’annonce de constitution de la Commission constitutionnelle à Sotchi, de reconnaître que le dossier n’a pas progressé et qu’il est toujours difficile et le restera », ajoutant que « le moment est venu pour le Conseil d’encourager Pedersen à essayer d’autres moyens de parvenir à une solution politique, à travers la préparer des élections nationales sous les auspices des Nations Unies et impliquant environ cinq millions de réfugiés syriens, la libération des détenus et l’instauration d’un cessez-le-feu dans tout le pays ».
(…)

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Hôpitaux bombardés en Syrie l’ONU réclame des comptes à Moscou


La Ghouta - 34

Le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, a indiqué mardi avoir demandé à la Russie des explications sur ce qu’il est advenu des localisations de centres médicaux en Syrie données pour éviter des attaques et qui ont été bombardés.

« Je ne suis pas sûr » que donner leur localisation a protégé ces hôpitaux, a-t-il dit devant le Conseil de sécurité lors d’une réunion sur la Syrie au cours de laquelle des mots acerbes ont été échangés entre Paris et Londres d’un côté et Moscou de l’autre. 

Depuis l’intensification en avril des bombardements de l’armée syrienne soutenue par l’armée russe dans la région d’Idleb (nord-ouest), plus d’une vingtaine de centres médicaux ont été attaqués. 

La Russie et la Syrie ont démenti viser des installations civiles, assurant ne vouloir s’en prendre qu’à des groupes « terroristes ». 

« J’ai écrit à la Russie pour savoir comment sont utilisées les informations transmises » a précisé Mark Lowcock, citant un mécanisme créé pour éviter des incidents aériens en Syrie entre Washington et Moscou. Il avait été fortement conseillé aux ONG apportant une aide médicale de transmettre leur localisation pour contribuer à leur protection. 

« Nous savons qui a la maîtrise du ciel dans le nord-ouest », a souligné l’ambassadeur des États-Unis Jonathan Cohen en réclamant à la Russie de « faire davantage » pour la protection des civils.    

« Nous réfutons toutes les accusations de frappes aveugles à Idleb », a affirmé de son côté lors d’une liaison vidéo depuis Damas le général russe Alexey Bakin, chef du Centre russe pour la réconciliation des belligérants. Il a déploré que la communauté internationale ne condamne pas plus les groupes « terroristes ». 

Son intervention avait été précédée d’une mise en garde de la France. « Le Centre russe pour la réconciliation n’est ni un acteur humanitaire ni une agence onusienne, c’est une émanation du ministère de la Défense russe qui est une partie active au conflit », a noté l’ambassadeur François Delattre, en alertant sur l’objectivité des propos émis par son chef. 

L’Allemagne et le Royaume-Uni, qui a parlé de « conflit d’intérêts », ont aussi émis des critiques.  

« Notre délégation n’a jamais remis en question les intervenants proposés » par les autres, a rétorqué l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia. « Si les délégations souhaitent se lancer dans ce jeu, nous sommes prêts à y jouer à l’avenir », a-t-il ajouté. 

Devant le Conseil de sécurité, David Lillie, directeur de l’ONG Syrian American Medical Society, a réclamé des enquêtes sur les bombardements d’hôpitaux et relevé que la Russie avait « la capacité » de les mener. « 1200 travailleurs humanitaires ont péri en Syrie depuis le début du conflit » en 2011, a-t-il précisé.

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A medical facility in Kafranbel was among those destroyed in reported air strikes

Ambulance bombardée par les forces du régime et par l’occupation Russe

 

https://www.lorientlejour.com/article/1176383/hopitaux-bombardes-en-syrie-lonu-reclame-des-comptes-a-moscou.html

240 000 personnes déplacées à cause des opérations de pilonnages sur Idleb et le nord de Hama


ONU: 240 000 personnes déplacées à cause des opérations de pilonnages sur Idleb et la campagne nord de Hama

 

الأمم المتحدة: 240 ألف نازح جراء عمليات القصف على إدلب وريف حماة

24 mai 2019الأمم-المتحدة-240-ألف-نازح-déplacées-Syrie-

24 mai 2019

ANKARA – «al-Qods al-Arabi»: Les Nations Unies ont estimé le total de déplacé.e.s de Idleb et Hama à la suite des frappes aériennes et des tirs d’artillerie de l’alliance des forces du régime en moins de deux mois à 240 mille personnes, se référant au déplacement de quelque 210 000 personnes en seulement 16 jours.
Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue au siège de permanent de l’Organisation internationale à New York, que «les Nations Unies est profondément préoccupé par les informations persistantes faisant état de raids aériens et de l’artillerie» sur Idleb et dans la province de Hama.
Dujarric a souligné que ce qui précède a abouti «à la mort de plus de 100 personnes depuis la fin du mois d’avril, ainsi que les attaques répétées contre les infrastructures civiles, et en augmentant les niveaux de déplacement.»
Il a expliqué que la coalition de l’opposition syrienne nous a informé « que près de 210 mille personnes ont été obligées au déplacement, à cause de la violence, entre la première et le seizième de ce mois-ci», en soulignant qu’avec le nouveau chiffre, ce qui augmente le nombre total de personnes déplacées au nord de Hama et dans le sud Idleb à partir, du premier avril à 240 mille personnes , hommes, femmes et les enfants. Le porte-parole du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a demandé «le respect des obligations en vertu du droit international humanitaire pour protéger les civils et les infrastructures civiles et le respect intégral des accords de cessez-le feu entre la Russie et la Turquie au mois de Septembre de l’année 2017.
Amnesty International a condamné il y a trois jours, les attaques des forces du régime Assad, contre les hôpitaux et autres centres de santé dans les provinces de Hama et Idleb, et a estimé que ces attaques contre des installations médicales «des crimes contre l’humanité».

Reconquête de terres…


 

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L’ONU craint un “désastre humanitaire” à Idleb et Moscou nie avoir pris pour cible des civils

19 mais 2019 – OSDH

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« Ni l’armée syrienne ni l’armée russe ne ciblent les civils ou les installations civiles », a confirmé l’ambassadeur de Russie auprès des Nations Unies, Vassili Nibenzia.
« Les terroristes sont notre objectif (…). Nous rejetons toutes les accusations de violation du droit international humanitaire », a-t-il déclaré.

L’ambassadeur de Syrie auprès des Nations Unies, Bachar al-Jaafari, a déclaré: « Il n’y a pas d’attaques aléatoires contre la population civile ».
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L’ambassadeur de France auprès des Nations Unies, François Delater, a déclaré que “les attaques (contre le nord de Hama et Idleb) ne s’inscrivent pas dans le cadre de la lutte contre le terrorisme” mais “d’une reconquête” de territoires.

 

الأمم المتحدة تخشى “كارثة إنسانية” في إدلب وموسكو تنفي استهداف مدنيين

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في المقابل، أكّد السفير الروسي لدى الأمم المتحدة فاسيلي نيبنزيا أنّ “لا الجيش السوري ولا الجيش الروسي يستهدفان مدنيّين أو منشآت مدنيّة”٠

وأكّد أنّ “الإرهابيّين هم هدفنا (…) ونحن ننفي كلّ الاتهامات بانتهاك القانون الإنساني الدولي”٠

بدوره، أكّد السفير السوري لدى الأمم المتحدة بشار الجعفري أنّه “ليست هناك هجمات عشوائيّة ضدّ السكّان المدنيّين”٠

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واعتبر السفير الفرنسي فرنسوا ديلاتر أنّ “الهجوم القائم لا يندرج في إطار مكافحة الإرهاب” بل “استعادة” أراض٠

Combattre le terrorisme !!


Terrorisme-d'Etat-Monture-idéale-2019

ONU: Crimes de guerre à Gaza


Des enquêteurs de l’ONU appellent à des arrestations pour crimes de guerre à Gaza

Diplomates: Assad empêche les émissaires de l’UE d’entrer à Damas


union-européenne

Diplomates: Assad empêche les émissaires de l’UE d’entrer à Damas

22 janvier 2019

Trois hauts diplomates de l’UE ont déclaré que le président syrien Bachar al-Assad avait annulé les visas spéciaux pour les diplomates et les responsables de l’UE voyageant régulièrement entre Beyrouth et Damas, compliquant les efforts de distribution de l’aide aux victimes de la guerre en Syrie.

Des diplomates ont déclaré que le gouvernement syrien avait annulé le permis spécial utilisé pour obtenir des visas à entrées multiples à Damas à partir du début janvier, sans donner d’explication.

Les diplomates européens ont déclaré qu’ils pensaient que c’était une tentative pour forcer les gouvernements européens et le bloc à rouvrir les ambassades à Damas, alors que le régime syrien reprenait le contrôle d’une grande partie de son territoire, soutenu par la Russie et l’Iran.

« C’est un problème sérieux pour l’aide humanitaire de l’UE, a déclaré un diplomate. Cette action concerne les diplomates, le personnel des ambassades européennes et les institutions de l’UE ».
Plus de sept ans après le déclenchement de la guerre en Syrie, la Commission européenne a dépensé quelque 800 millions d’euros (909,44 millions de dollars) en aide alimentaire, en médicaments et en abris pour les Syriens à l’intérieur de leur pays. Aucune estimation n’est disponible concernant l’impact de l’interdiction des visas multiples, mais un porte-parole du HCR a déclaré que le bloc « fait tout son possible pour prendre les mesures appropriées afin de minimiser tout impact sur l’acheminement de l’aide humanitaire de l’UE en Syrie ».

Lundi, l’Union européenne a imposé le dernier paquet de sanctions économiques au gouvernement de Bachar al-Assad, tandis que Bruxelles a toujours déclaré que sa politique envers la Syrie ne serait pas modifiée tant que la transition politique ne serait pas réalisée sans la participation d’Assad au processus de paix dirigé par l’ONU.

« Jusqu’à présent, l’UE est en un seul coeur dans sa politique consistant à ne pas traiter avec Assad, mais il semble avoir le sentiment que sa position de négociation est plus forte maintenant », a déclaré un diplomate à Reuters.

Les dirigeants de l’UE et la Ligue arabe organiseront un rare sommet de deux jours au Caire à partir du 24 février.

(Reuters)

 

ذكر ثلاثة دبلوماسيين كبار في الاتحاد الأوروبي أن رئيس النظام السوري بشار الأسد، ألغى تأشيرات دخول خاصة لدبلوماسيين ومسؤولين من الاتحاد، يسافرون بانتظام بين بيروت ودمشق، ما يعقد جهود توزيع المساعدات على ضحايا الحرب في سورية٠

وقال الدبلوماسيون إن الحكومة السورية ألغت اعتباراً من بداية يناير/كانون الثاني الحالي، التصريح الخاص الذي يستخدم للحصول على تأشيرات دخول متعدد إلى دمشق، دون أن تقدم تفسيراً لذلك٠

وأعرب دبلوماسيو الاتحاد عن اعتقادهم بأن ذلك محاولة لإجبار الحكومات الأوروبية والتكتل على معاودة فتح سفارات في دمشق، مع استعادة قوات النظام السوري السيطرة على نسبة واسعة من الأراضي السورية، بدعمٍ من روسيا وإيران٠

وقال أحد الدبلوماسيين: “إنها مشكلة خطيرة بالنسبة للمساعدة الإنسانية التي يقدمها الاتحاد الأوروبي… هذا إجراء يؤثر على الدبلوماسيين وموظفي السفارات الأوروبية ومؤسسات الاتحاد الأوروبي”٠

وبعد ما يربو على سبع سنوات من اندلاع الحرب في سورية، أنفقت المفوضية الأوروبية نحو 800 مليون يورو (909.44 ملايين دولار) على المساعدات الغذائية وتوفير الأدوية والمأوى للسوريين داخل بلادهم. وليست هناك تقديرات متاحة لتأثير منع تأشيرة الدخول المتعدد، لكن متحدثا باسم المفوضية قال إن التكتل “يفعل كل ما في الوسع لاتخاذ الإجراءات المناسبة لتقليل أي تأثير على توصيل مساعدات الاتحاد الأوروبي الإنسانية إلى داخل سورية إلى الحد الأدنى”٠

وفرض الاتحاد الأوروبي، أمس الإثنين، آخر حزمة من العقوبات الاقتصادية على حكومة بشار الأسد، فيما تعلن بروكسل باستمرار أن سياسة الاتحاد لن تتغير حيال سورية، حتى يتم الانتقال السياسي من دون مشاركة الأسد في إطار عملية سلام تقودها الأمم المتحدة٠

وقال دبلوماسي لوكالة “رويترز” إنه “حتى الآن، الاتحاد الأوروبي على قلب رجل واحد في ما يتعلق بسياسته بألا نتعامل مع الأسد، لكن يبدو أنه يشعر أن موقفه التفاوضي أقوى الآن”٠

ويعقد قادة الاتحاد الأوروبي وجامعة الدول العربية قمة نادرة تستمر يومين في القاهرة اعتباراً من 24 فبراير/ شباط المقبل٠

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