القوى الدولية العظمى، هل سيهزمها داعش ؟ / Les forces militaires mondiales seraient-elles battues par ….


Source : أمريكا، القوة الدولية العظمى، يهزمها داعش / La première force militaire mondiale serait-elle battue par ….

Nid-de-Frelons-

Nid-de-Frelons-

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Plus hypocrite que Bachar Al-Assad tu meurs !! المنافق


Le président syrien accuse l’Occident de duplicité sur les migrants

16 Sept. 2015

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé mercredi l’Occident de duplicité en pleurant sur le sort des réfugiés syriens tout en alimentant, selon lui, la guerre qui les pousse à l’exil.

“C’est comme si l’Occident pleurait d’un oeil sur les réfugiés et du second les visait avec une arme”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’un entretien à des médias russes diffusé mercredi.

“L’Occident (…) soutient les terroristes depuis le début de la crise et (fait porter la responsabilité de ce qui se passe) sur le régime ou sur le président syrien”, a-t-il souligné dans sa première réaction au drame des migrants qui affluent en Europe.

Le régime de Damas désigne par le terme “terroristes” tous ses opposants: les dissidents politiques qui ont choisi la lutte pacifique, les rebelles qui ont pris les armes et les jihadistes dont ceux du groupe Etat islamique (EI).

“Si l’Europe est tellement concernée par le sort des réfugiés, qu’elle arrête de soutenir le terrorisme”, a martelé M. Assad.

Nombre de pays européens soutiennent l’opposition “modérée” à M. Al-Assad mais luttent en revanche contre les jihadistes de l’EI.
Plus de 500.000 migrants ont traversé les frontières de l’Union européenne entre janvier et août de cette année, contre 280.000 en 2014, selon l’agence européenne Frontex. Une majorité vient de Syrie.

La guerre dans ce pays a débuté par des manifestations pacifiques de citoyens demandant davantage de démocratie en 2011. Réprimées dans le sang par le régime de M. Assad, elles ont dégénéré en rébellion armée puis en guerre civile.

Plus de 240.000 personnes sont mortes en quatre ans et demi.

La Syrie, pays riche d’une civilisation millénaire, connaît égalemet un pillage “à l?échelle industrielle via des milliers de fouilles archéologiques illégales”, s’est alarmée mercredi la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.

– Prochaines frappes françaises –

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, détracteur de M. Assad, a estimé qu’un règlement du conflit constituait la seule solution pour endiguer le flot de réfugiés.

“La solution (…) ne peut être de fermer la porte à ces gens ou de mettre des barbelés à la frontière. La vraie question est d’arrêter le conflit dans ce pays le plus vite possible”, a-t-il déclaré, appelant une nouvelle fois “à faire tomber le régime du tyran”.

Sur le front, l’Australie a mené mercredi sa première frappe contre l’EI en Syrie, détruisant un transport de troupes blindé des jihadistes.

La France effectuera “dans les prochaines semaines” ses premières frappes aériennes contre l’EI en Syrie, a annoncé mercredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Mardi, il avait mis en garde contre la progression de cette organisation.

“Aujourd’hui Daech (acronyme arabe de l’EI) a progressé de telle sorte qu’elle menace à la fois l’Armée syrienne libre et la résistance syrienne dans la région d’Alep mais aussi, derrière l’axe Damas-Homs, le Liban si d’aventure Daech arrivait à percer cette ligne”, avait-il dit.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), “de violents combats continuent dans la région d’Alep, à la périphérie de Marea et des cinq villages limitrophes contrôlés depuis la semaine dernière par l’EI”, sans toutefois noter de progression jihadiste ces derniers jours.

L’opposition en exil a affirmé que l’EI a attaqué à deux reprises Marea avec des armes chimiques.

A Homs, troisième ville du pays (centre), 13 personnes ont été blessées dans un attentat à la voiture piégée dans un quartier à majorité alaouite, communauté à laquelle appartient le président Assad.

Sur le front diplomatique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rendra la semaine prochaine en Russie pour discuter avec le président Vladimir Poutine “du déploiement de forces militaires russes en Syrie”, selon son bureau.

Il “exposera les menaces pesant sur Israël à la suite du renforcement militaire sur la scène syrienne et à la fourniture d’armement au Hezbollah et à d’autres organisations terroristes”.

Le Pentagone et des sources américaines ont fait état du déploiement de l’artillerie et de chars russes sur un aéroport du nord de la Syrie ainsi que de la présence de plusieurs dizaines de troupes d’infanterie de marine et de bâtiments préfabriqués susceptibles d’abriter plusieurs centaines de personnes.

Le monstre qui a causé ces destructions revient-image à Hay Al Sakhour Alep le 19 01 2014

Ce sont les aviations du Régime de Bachar Al-Assad qui lancent les barils explosifs sur la population en Syrie… Le monstre qui a causé ces destructions revient-image à Hay Al Sakhour Alep le 19 01 2014

http://www.courrierinternational.com/depeche/le-president-syrien-accuse-loccident-de-duplicite-sur-les-migrants.afp.com.20150916.doc.4l6my.xml

Poutine promet d’anéantir avec Assad le peuple syrien


V.-Poutine-et-B.-al-Assad-

V.-Poutine promet d’anéantir avec al-Assad la population syrienne

Poutine promet de soutenir Damas, y compris militairement

Lundi 29 Juin 2015

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a affirmé lundi à Moscou avoir reçu des assurances du président russe, Vladimir Poutine, que son pays continuerait à aider la Syrie, y compris militairement. “J’ai reçu une promesse du président Poutine qu’il allait soutenir la Syrie, politiquement, économiquement et militairement”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse commune avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, et après une rencontre avec le dirigeant russe.

La Russie est un allié de premier plan du régime de Bachar el-Assad qu’il a soutenu depuis le début du conflit en mars 2011. Son appui s’est traduit par des vétos au Conseil de sécurité de l’Onu chaque fois que les Occidentaux ont voulu condamner Damas ainsi que par une assistance militaire et financière. Moscou a également accueilli deux séances de négociations entre le régime et une opposition tolérée mais peu représentative, qui n’ont pas abouti à des conclusions concrètes d’autant que l’opposition en exil, soutenue par l’Occident, n’y participait pas.

M. Poutine, après sa rencontre avec M. Mouallem, a assuré que son pays continuerait à se ranger du côté du régime syrien, faisant ainsi taire les rumeurs et les affirmations d’analystes sur un prétendu changement de position de Moscou. “Nous sommes convaincus qu’au final, le peuple syrien sera victorieux. Et notre politique, qui vise à soutenir la Syrie, les dirigeants syriens et le peuple syrien, reste inchangée”, a affirmé le président russe.

Il a également discuté de la possibilité de constituer une nouvelle coalition internationale pour combattre le “terrorisme”, notamment le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle des pans entiers en Syrie et en Irak. “Si les dirigeants syriens considèrent l’idée d’une coalition acceptable et possible, nous ferons tout notre possible pour vous soutenir. Et nous utiliserons nos relations, qui sont bonnes avec tous les pays de la région, pour tenter de créer à tout prix une telle coalition”, a déclaré M. Poutine.

Selon lui, pour lutter contre le “terrorisme”, “tous les pays de la région doivent joindre leurs efforts”. “Tous nos contacts avec les pays de cette région montrent que lorsqu’il s’agit de combattre le soi-disant Etat islamique, chacun est prêt à combattre ce mal. Cela s’applique à la Turquie, à la Jordanie, à l’Arabie saoudite”, a-t-il ajouté.

Mais M. Mouallem s’est montré sceptique. “Je sais que Poutine est un homme qui fait des miracles, mais une alliance avec l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar ou les Etats-Unis nécessite un grand miracle”, a-t-il dit avec humour. “Comment ces pays qui ont encouragé et financé le terrorisme peuvent-ils devenir des alliés contre le terrorisme”, a-t-il souligné. Le régime syrien accuse ces pays de financer les rebelles qu’il combat depuis plus de quatre ans.

http://www.lorientlejour.com/article/932051/poutine-promet-de-soutenir-damas-y-compris-politiquement.html

Epouvantail – فزاعة الشعوب


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Epouvantail-des-ipérialistes-face-aux révandications-populaires

Epouvantail-des-impérialistes-face-aux revandications-des peuples

يطلق قطعان تنظيم الدولة الإجرامية «داعش» على المجازر التي يرتكبونها «بالفتوحات»٠

وعلى جزّ الأعناق بـ «الحدّ»٠

وعلى إرهاب المواطنين العزّل «تطبيق شرع الله»٠

وعلى نهب الموارد والآتاواة بـ «الجزية»٠

وعلى احتلال القرى والمدن بـ «الغزو»٠

وعلى تطبيق شريعة ابن تيمية المجرم/ والوهابية بـ «الخلافة الراشدة»٠

وعلى رئيس العصابة أبو بكر البغدادي بـ «أمير المؤمنين»٠

فهل يدركون إلى أي مدى هم مجرمون ٠؟

وبحق الله والوطن والإنسان همُ كافرون ؟٠

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بقايا الإنسان


L'intégrisme-l'ogre-de-l'impérialisme

L’intégrisme-l’ogre-de-l’impérialisme

 سيوط رؤوس الأموال الغربية والشركات الضخمة المسيطرة على اقتصاد العالم، تضرب عبر قنابلها الموقوتة (المتمثلة بالجماعات المتطرفة والحركات السلفية الوهابية) كل الحركات الوطنية التي تحاول الخروج من حظائر الاستغلال والهيمنة الاقتصادية أو الوصاية الفكرية ومن مربع الاقتصاد الريعي بغية العيش بكرامة في ظل دولة ديمقراطية حديثة٠٠٠

إن هدف الدول المسيطرة على الإنتاج العالمي هو المحافظة على تخلف العالم الثالث، بما فيه الشرق أوسطي، ولأطول فترة ممكنة، كي تبقى شعوب هذه المناطق سوقا استهلاكية خاضعة اقتصاديا (وبالتالي سياسيا) ترزح تحت وطأة قرارات الدول الغنية الغربية. سوقا مستهلكة لمنتجاتها. إن التخلف الذي تفرضه رؤوس الأموال العالمية على العالم الثالث عبر فزّاعاتها المعاصرة من الجماعات التكفيرية والدكتاتوريات، هي  بالدرجة الأولى للمحافظة على عجلة التصنيع والانتاج في دولها وعلى ديمومة هذه العجلة بالدوران، واستدامة نموها الاقتصادي وجعل الدول الأقل تقدما سوقا استهلاكية لتصريف مصنوعاتها الحربية أو التكنولوجيا٠

أما وسيلتها للضغط على الشعوب الراغبة بالانطلاق والتغيير منذ بدء ثورات الربيع العربي، فلم تكن مفاجأة، وقد استخدمت كل ما بجعبتها من أساليب قذرة من حقد وإجرام للوقوف في وجه المطالبين بحقوقهم، وقامت بمساعدة الدكتاتوريات الحاكمة (بالصمت عن جرائمها أو بمساندتها عسكريا) لإرهاب المواطنين عبر الجماعات الوهابية التكفيرية الداعية إلى التزمت الديني وإلى تطبيق الشريعة الإسلامية الوهابية ونشر أفكار محمد بن عبد الوهاب الجهنمية، بغية إغراق شعوب المناطق الباحثة عن الخروج من جحيم التخلف والدكتاتورية، بالفوضى الخلاقة الدامية، فصمتت على عتي السلطة الدكتاتورية، ودعمت من جانب آخر الإرهاب المبرمج للجماعات الوهابية، وأشعلت فتيل حروب بالوكالة على أيدي المرتزقة والمأجورين لها وللأنظمة الاستبدادية، لإجبارها العزوف عن مسارها التحرري، عاملة على بث الذعر والخوف في نفوس المواطنين عبر المجازر المروعة التي نفذتها في المناطق الثائرة على الطغيان٠

وها هي أفكار الدول المتحضرة تنتهز فرصة المطالبات الشعبية في سوريا، كعادتها، لنشر التطرف الديني وتحيي من قبورها مشاريع قد تعيد ليس فقط سوريا وحدها بل دول الشرق الأوسط   ١٤٠٠ عام إلى الوراء، باسم الدين، مستخدمة مجموعات مجرمة من المتطرفين الذي أخرجتهم والدكتاتوريات الحاكمة من سجونها، وفتحت الأبواب للقادمين من أصقاع الأرض تحت شعار الجهاد وإحياء دولة الخلافة وتطبيق قوانين الشريعة (تحت راية الإسلام) على المواطنين، مثيرة بين أبناء الوطن الواحد النعرات الطائفية-المذهبية والإثنية-العرقية  ناشرة الذعر والكراهية والقتل والذبح والتعذيب والتهجير والدمار بين الموطنين أبناء المنطقة وديورهم، والتي أعلن المواطن رفضها جملة وتفصيلا على امتداد تعايشه التاريخي المشترك٠

إنهم لا يقتلون فقط منطق التحرر والمطالبة بالديمقراطية من خلال زرع بؤر الذعر والتخلف، بل يعملون على نسف قيم الإنسان والفكر الحر عبر الإرهاب، من أجل حماية مصالحهم المادية والاقتصادية والسياسية الدولية الاستعمارية، والقضاء على ما تبقى من بقايا الإنسان في المنطقة من أي طيف كان٠

Les ventes d’armes, une très juteuse affaire ..م


Les ventes d’armes, une très juteuse affaire pour

l’Occident Les USA et la Russie

WAR - MONEY - BLOOD

MONEY – WAR – BLOOD –

WACHINGTON VA VENDRE DES ARMES À L’ARABIE SAOUDITE ET AUX ÉMIRATS 

Agence France-Presse Washington, Publié le 01 octobre 2014 

Les États-Unis prévoient de vendre des batteries de missiles Patriot à l’Arabie saoudite pour une valeur de 1,75 milliard de dollars et de l’artillerie de longue portée aux Émirats arabes unis pour 900 millions de dollars, selon le Pentagone mercredi.

Le département de la Défense a informé le Congrès de ces possibles ventes d’armes cette semaine, alors que des avions de chasse de ces deux pays du Golfe ont pris part à la campagne internationale de frappes aériennes menée par les États-Unis contre les djihadistes de l’organisation État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Le gouvernement saoudien a demandé l’achat de 202 missiles Patriot à capacité perfectionnée-III (PAC-3), la version la plus sophistiquée des armes anti-missiles Patriot, ainsi qu’un test de cible en vol, des kits de télémétrie et autres équipements de ce genre, a précisé dans un communiqué la Defense Security Cooperation Agency, l’agence fédérale chargée de la supervision des ventes d’armes.

«Cette offre de vente aidera à renouveler les missiles Patriot actuels de l’Arabie saoudite qui sont obsolètes et difficiles à conserver en raison de leur âge et de la disponibilité limitée des pièces de rechange», explique l’agence.

Cela contribuera aussi «à la politique étrangère et à la sécurité nationale des États-Unis, en aidant à améliorer la sécurité d’un partenaire qui a été, et continue d’être, une force importante pour la stabilité politique et la croissance économique au Moyen-Orient», ajoute-t-elle.

Les Etats-Unis livrent des armes à l’Irak : pourquoi ils n’ont plus aucune idée de ce qu’ils sont en train de faire au Moyen-Orient.

LES ÉTATS-UNIS VEULENT LIVRER DES ARMES À L’IRAK, ALORS QUE CE PAYS N’EN A PAS BESOIN. Tentative de décryptage d’une stratégie américaine qui se cherche.

Publié le 8 Août 2013

Atlantico : Ces deux dernières semaines le Pentagone a soumis à l’approbation du Congrès américain plusieurs ventes d’armes à l’Irak, pour un total de 5 milliards de dollars. Les autorités militaires américaines invoquent la nécessité de protéger l’espace aérien irakien, notamment vis-à-vis de l’Iran. Quel est l’enjeu stratégique de ce contrôle des airs ?

Irak : Londres va livrer des armes aux Kurdes, pas la Suède

AFP , Libération, 12 AOÛT 2014

David Cameron a annoncé que du «matériel militaire d’autres Etats contributeurs» sera acheminé aux forces kurdes, qui font face à l’offensive jihadiste dans le nord de l’Irak.

LA FRANCE VA LIVRER DES ARMES AUX KURDES D’IRAK

Le Figaro, Mis à jour le 13/08/2014

Afin de répondre aux besoin urgents exprimés par les autorités régionales du Kurdistan, la France va faire acheminer des armes «dans les heures qui viennent».

L’Union européenne se saisit également du dossier irakien, sous l’impulsion de la France. Une réunion extraordinaire des ministres des affaires étrangères se tiendra vendredi. Mardi matin, Laurent Fabius avait fermement appelé à l’organisation d’une telle réunion, pour évoquer une éventuelle livraison d’armes aux Kurdes à l’échelle européenne. Dans la soirée, les 27 n’étaient pas parvenus à un accord commun, se contentant de laisser aux gouvernements qui le souhaitent le soin d’envoyer des armes en prenant contact avec Bagdad. L’Allemagne pourrait ainsi expédier aux troupes irakiennes des véhicules blindés, des casques, des équipements de vision nocturne, des détecteurs de mines et du matériel médical, selon la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen.

L’Angleterre a également annoncé son intention d’acheminer des armes «d’autres pays contributeurs». Sur le terrain, Les peshmergas ont repris l’initiative face à l’Etat islamique, avec le soutien militaire américain. Ils ont repris les villes de Gweir et de Makhmour, à proximité d’Erbil.

L’ITALIE ET L’ALLEMAGNE S’APPRÊTENT À LIVRES DES ARMES AUX KURDES D’IRAK 

Le Monde.fr avec AFP | 20.08.2014 à 13h53 • Mis à jour le 20.08.2014 à 21h00

L’Allemagne se prépare à envoyer des armes en Irak contre les islamistes

POUR LA PREMIÈRE FOIS, BERLIN AUTORISE LA LIVRAISON D’ARMES DANS UN PAYS EN GUERRE, EN SOUTIEN AUX COMBATTANTS KURDS.

Le Figaro, le 20/08/2014

Le changement de doctrine est un petit événement. L’Allemagne se dit désormais «prête» à livrer des armes aux combattants kurdes qui, en Irak, affrontent les forces de l’Etat Islamique. Jusqu’à présent, Berlin s’était toujours refusé à la vente d’armes à des pays en guerre. Traumatisés par leur histoire, les Allemands hésitent à s’engager militairement, d’une manière ou d’une autre, en dehors de cadres internationaux biens définis.

VENTES D’ARMES: UN CONTRAT QUI SENT LE SOUFRE

Le 21 août 2014 | Mise à jour le 21 août 2014, FRANÇOIS LABROUILLÈRE

Des problèmes de commissions bloquent une énorme livraison d’armement français vers le Liban.

Le général Kahwagi, patron de l’armée libanaise, est en colère. Ses troupes viennent d’affronter durement à Ersal, un village de la frontière syrienne, les djihadistes de l’Etat islamique (EI), qui veulent établir un « califat » de la terreur au Moyen-Orient. Or, au moment où Paris annonce des livraisons d’armes aux Kurdes d’Irak, les soldats du Liban, pays ami, n’ont pas reçu le moindre fusil français. Pourtant, en décembre 2013, grâce à un financement accordé par l’Arabie saoudite, la France avait promis de vendre pour 2,2 milliards d’euros d’armement au Liban. Cette « commande du siècle » avait été l’un des points forts de la visite à Riyad de François Hollande et du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Depuis, le contrat est resté au point mort. « Dans la bataille actuelle contre le terrorisme, il est nécessaire d’accélérer la fourniture des armes demandées à la France », réclame le général Kahwagi, dont l’armée de 75 000 hommes est notoirement sous-équipée. Inquiet du retard pris par ces livraisons, un ami du Liban depuis trente ans, le député PS de Haute-Garonne Gérard Bapt, a écrit à François Hollande et aux ministres concernés. « Malgré l’urgence de la situation et les menaces sur plusieurs villages chrétiens du Liban, je n’ai reçu aucune réponse, déplore le parlementaire. C’est incroyable. Il y a beaucoup de mystères dans ce dossier. »

DES PROBLÈMES DE COMMISSIONS EMPÊCHERAIENT LE «DEAL» DE SE CONCRÉTISER

A Paris, tant au Quai d’Orsay qu’au ministère de la Défense ou chez Odas, la société publique chargée de mettre en œuvre le contrat, c’est silence radio. Pour les Libanais, comme en a fait état le quotidien de Beyrouth « L’Orient-Le Jour », des problèmes de « commissions » – le chiffre de 500 millions de dollars est avancé –, empêcheraient le « deal » de se concrétiser. En effet, les industriels français – tels DCNS, Thales, Renault Trucks, Airbus ou Nexter – sollicités pour armer le Liban ont chacun des « agents » dans la zone, qu’ils doivent en principe commissionner, même s’ils ne sont pas à l’origine du contrat. Or la monarchie saoudienne, échaudée par de précédentes affaires de « rétrocoms » – tant du côté libanais que français –, ne veut pas entendre parler de versements de commissions. Sous peine de rompre l’accord. Des différends portent aussi sur le contenu des livraisons. La France doit faire face aux pressions d’Israël, qui redoute de voir des armements sensibles tomber entre les mains du Hezbollah, le mouvement chiite libanais classé comme terroriste. Si l’armée du pays du Cèdre a besoin d’armes modernes et opérationnelles (hélicoptères d’assaut, artillerie, missiles), Paris est plus enclin à lui livrer des hélicos d’occasion, des blindés légers, des véhicules de transport de troupes ou des navires patrouilleurs classiques. Aux dernières nouvelles, devant l’escalade de la terreur au Proche-Orient, un protocole d’accord définitif pourrait toutefois être signé avec l’Arabie saoudite dans une quinzaine de jours.

L’ALLEMAGNE SIGNE UN CONTRAT DE VENTE D’ARMES RECORD À L’ALGERIE

le 18 juin 2014

L’Allemagne a signé un accord de ventes d’armes pour 2,7 milliards d’euros, rapporte le quotidien allemand Handesblatt, ce mercredi 18 juin.

Les sociétés d’armements Rheinmetall de Düsseldorf, Daimler et Thyssen-Krupp doivent livrer 980 véhicules blindés de type Fuchs ainsi que des SUV et des camions.

Une usine destinée à la construction des véhicules Fuchs sera construite à Ain Samara, alors que l’Algérie s’est engagée à ne pas revendre les véhicules à d’autres pays.

Selon un rapport gouvernemental allemand, l’Algérie était le plus grand marché de vente d’armes pour l’Allemagne en 2013.

LA RUSSIِِE ACCÉLÈRE SES LIVRAISONS D’ARMES À LA SYRIE

Reuters – ven. 17 janv. 2014

LONDRES (Reuters) – La Russie a augmenté, en quantité et en qualité, ses livraisons d’armes à la Syrie ces dernières semaines, renforçant les troupes du président Bachar al Assad au moment où les rebelles qui cherchent à le renverser s’entre-déchirent, disent des sources au fait de ces livraisons.

Moscou, depuis longtemps le premier fournisseur d’armes à la Syrie, assure depuis le début du conflit il y a bientôt trois ans qu’elle se conforme aux lois internationales en ne fournissant plus de matériel “offensif” à son allié.

Selon ces sources, les forces gouvernementales syriennes ont toutefois reçu depuis le mois de décembre des véhicules blindés, des missiles guidés par laser et des drones de surveillance, appelés UAV, livrés directement par la Russie ou par l’intermédiaire d’autres pays.

“Des dizaines d’Antonov 124 (avion-cargo russe) ont acheminé des véhicules blindés, du matériel de surveillance, des radars, des systèmes de guerre électronique, des pièces détachées d’hélicoptères et diverses armes dont des missiles air-sol guidés par laser”, dit une source sécuritaire proche-orientale.

“Des conseillers (militaires) russes et des experts en matière de renseignement font voler des UAV sans interruption pour aider l’armée syrienne à repérer les positions rebelles, analyser leurs moyens et effectuer des frappes d’artillerie ou aériennes précises sur leurs positions”, ajoute la source.

BULGARIE, ROUMANIE ET UKRAINE IMPLIQUÉS?

Interrogé par Reuters, Viatcheslav Davidenko, porte-parole de la société publique Rosoboronexport, qui a le monopole des exportations d’armement russe, a dit ne pas être autorisé à s’exprimer sur les livraisons à la Syrie.

La Russie a commencé la livraison d’hélicoptères de combat et d’avions de chasse à l’Irak, a rapporté jeudi une source du secteur militaire russe, alors que le ministre irakien de la Défense s’est rendu à Moscou pour évoquer la coopération militaire.

« Un certain nombre de contrats avec l’Irak sont entrés en vigueur et sont en train d’être honorés », a indiqué une source dans le secteur des exportations militaires russes, cité par l’agence de presse Interfax.

Les livraisons d’hélicoptères de combat Mi-35 (photo) et de chasseurs-bombardiers Su-25 ont déjà commencé, a précisé cette source, ajoutant que Bagdad avait également des contrats pour des hélicoptères Mi-28 et des systèmes antiaériens mobiles Pantsir-S1.

L’ambassadeur de Russie à Bagdad, Ilia Mogounov, avait auparavant indiqué que tous les avions Soukhoi seraient livrés d’ici à la fin de l’été.

En 2012, l’Irak et la Russie ont signé des contrats d’un montant total de 3,1 milliards d’euros pour la livraison de 36 Mi-28 et 48 systèmes Pantsir, selon la holding publique Rostec. Des contrats pour six Mi-35, et entre cinq et dix Su-25 ont été signés par la suite.

Le ministre irakien de la Défense, Saadoun al-Dulaimi, s’est rendu jeudi à Moscou pour s’entretenir avec son homologue russe, Sergueï Choïgou, de la coopération militaire entre les deux pays, alors que l’Irak fait face à une rébellion jihadiste armée.

M. Dulaimi a souligné que la Russie et l’Irak avaient une « riche histoire » de coopération militaire et qu’il fallait « aujourd’hui la renforcer et la développer ».

M. Choïgou a de son côté déclaré que « la coopération militaire et technique se développait avec succès » et que la Russie « soutenait le combat (de l’Irak) contre le terrorisme ».

La source russe citée par Interfax a pour sa part estimé que compte tenu des tensions internationales liées à l’accident de l’avion malaisien en Ukraine, Washington pourrait faire pression sur Bagdad pour que l’Irak annule ces commandes à la Russie.

Malgré les milliards dépensés par les États-Unis pour entraîner et équiper l’armée irakienne pendant les huit ans de leur occupation du pays, les forces gouvernementales n’ont pas été en mesure de repousser l’offensive des insurgés menée par l’État islamique (EI) le mois dernier.

En quelques jours, les jihadistes et leurs alliés parmi les factions sunnites ont conquis Mossoul, la deuxième plus grande ville d’Irak, ainsi que de larges pans du territoire dans le nord et l’ouest.

Syrie : “Les trente derniers mois ont démontré que la pire action est l’inaction”


Douma à la Ghouta Orientale ke 22082013

Douma à la Ghouta Orientale ke 22082013

 

Syrie : “Les trente derniers mois ont démontré que la pire action est l’inaction”

LE MONDE | 11.09.2013 à 11h41 • Mis à jour le 11.09.2013 à 12h22 | Propos recueillis par Benjamin Barthe

 L’essayiste politique syrien Yacine Al-Hadj Saleh est l’un des principaux théoriciens de la révolution anti-Assad. Agé de 52 ans, ancien membre du Parti communiste, il a vécu jusqu’au début du mois d’août dans la Ghouta, la banlieue de Damas touchée par l’attaque chimique du 21 août. Il réside désormais, clandestinement, dans une autre région de la Syrie. Le Monde a pu le contacter par Skype, avec l’aide du politologue libanais Ziad Majed.

Que pensez-vous de la proposition russe visant à mettre l’arsenal chimique syrien sous contrôle ?

Yacine Al-Hadj Saleh : L’initiative russe a brouillé les cartes et ouvert la porte à des manœuvres diplomatiques qui pourraient s’éterniser. Cette initiative n’aurait pas pu être possible si Moscou et le régime de Damas lui-même n’avaient pas senti l’hésitation occidentale. Ils ont offert à l’Occident ce qui pourrait lui permettre de ne pas intervenir. J’étais convaincu, depuis que l’on a évoqué la frappe à la suite du massacre à l’arme chimique commis par le régime Assad, qu’une telle réaction était trop morale et dénuée d’intérêts pour que les Américains l’adoptent.

Vous sentez-vous à nouveau abandonné par la communauté internationale ?

L’initiative russe et l’aval de principe des Occidentaux montrent l’immoralité du système international qui ne se préoccupe pas de la mort de dizaines de milliers de Syriens depuis trente mois. Dépouiller le régime de son arsenal chimique tout en le laissant en place, ce n’est pas faire justice. Depuis quand laisse-t-on un criminel libre s’il se contente de rendre l’arme du crime ? Les observateurs évoquent la satisfaction de “tout le monde” à la suite de cette initiative. Tout le monde peut-être, sauf le peuple syrien !

L’hypothèse de frappes contre le régime syrien a suscité et continue de susciter beaucoup de peurs en France, notamment celles d’un embrasement régional et d’une montée des djihadistes. Que répondez-vous ?

L’après-frappe suscite nos peurs aussi. C’est pour cela que si une attaque était finalement déclenchée, il faudrait qu’elle s’intègre dans une stratégie plus large, qui inclue de renverser le régime ou du moins de faciliter son renversement par les révolutionnaires. Si tout cela avait été fait il y a un an, la situation, aujourd’hui, aurait été meilleure pour tout le monde. Les trente derniers mois ont démontré que la pire action est l’inaction. Un pays entier, situé dans une région cruciale de la planète, est laissé en ruine. Les groupes djihadistes sont les seuls à bénéficier d’une situation de chaos généralisé. Le régime n’est pas un rempart contre eux, au contraire. Ils se légitiment l’un l’autre et coexistent parfaitement.

Au sein des gauches arabes et occidentales, beaucoup estiment que la révolution syrienne est instrumentalisée pour affaiblir le camp de la résistance à Israël. Votre avis ?

J’ai été membre de la branche du Parti communiste qui s’est opposée à Hafez Al-Assad [le père de l’actuel président syrien]. Puis j’ai été emprisonné de 1980 à 1996, et durant cette période, j’ai cessé d’être communiste. Il me semblait que le communisme étouffait les demandes de liberté et de justice. Je constate qu’en Syrie et ailleurs, beaucoup de communistes ont fait le contraire. Ils ont sacrifié la dimension morale, pour s’attacher au rite. Ces milieux sont restés en retrait de la révolution, car ils sont enfermés dans une mentalité de clan. Ils sont à l’écart de la lutte réelle des gens et compensent cette distance par des considérations externes, comme une pseudo-lutte contre les Etats-Unis.

Les Américains et les Israéliens ont sûrement des plans. Mais qui, sinon le régime, a détruit la Syrie, une destruction qui dépasse les rêves les plus fous de la droite israélienne ?

Quelles sont les conditions de vie dans la Ghouta ?

Depuis la libération de cette zone, le régime a coupé l’électricité, les réseaux de communication et l’eau, pour la punir. La population s’éclaire grâce à des générateurs électriques chinois. Le litre d’essence vaut presque 2 dollars et les générateurs consomment 1 litre par heure. Les plus pauvres se contentent de lampes de poche. Les gens vivent la plupart du temps dans les sous-sols, pour des raisons de sécurité. L’eau est utilisée d’abord pour boire ou se laver, et ensuite pour les toilettes. Mais la vie continue. Les gens cultivent des légumes sur des petits lopins, à un mètre de l’endroit où les corps sont enterrés. Le voisinage entre la mort et la vie est l’une des caractéristiques de la Ghouta.

Vous avez écrit très tôt que cette révolution était “impossible”. Pourquoi ? Une issue heureuse est-elle encore possible ?

Impossible parce que le régime n’est concerné que par sa perpétuation et qu’il est prêt à tout faire pour maintenir le clan Assad au pouvoir. Impossible aussi parce que la société est chargée de tensions, tant le régime l’a fracturée et a empêché l’émergence de forces alternatives. Mais la révolution impossible a eu lieu malgré tout. Je ne parlerai pas d’une fin heureuse. La seule chose qui pourrait apaiser un peu les douleurs des Syriens et qui permettrait d’ouvrir une nouvelle page, où tout sera difficile, est la chute du régime.

 

 

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