L’auto-administration empêche la vente de blé en dehors de ses régions


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Le 6 juin 2020 – JesPress

Hier, vendredi, la présidence conjointe du Conseil exécutif de l’auto-administration a rendu une décision interdisant la sortie de la récolte du blé de ses zones de contrôle.

Le texte de la décision indiquait qu ‘”il est interdit d’exporter ou de faire sortir le blé, en dehors des frontières de l’auto-administration dans le nord-est de la Syrie, à la date de la publication de la décision”, notant qu’une violation exposerait son propriétaire à une responsabilité légale.
La présidence a chargé des personnes nécessaires d’informer à qui de droit sa mise en œuvre, dans l’intention de prendre cette mesure «conformément aux exigences de l’intérêt public.

Les observateurs ont considéré que la décision constituait une injustice contre l’agriculteur, le prix fixé par l’autogestion par kilo de blé ne dépassant pas 315 livres, alors que le régime Assad a rendu une décision d’acheter le kilo de blé à 400 livres syriennes.

Selon la décision du “gouvernement syrien de sauvetage” affilié au siège de “Hayat Tahrir Al-Cham”, rendue avant-hier, le prix d’un kilo de blé l’un de plus élevé, car la valeur d’une tonne de blé atteignait 240 dollars, tandis que le “gouvernement syrien intérimaire” fixait le prix à 220 dollars par tonne de blé dur à partir de Première classe et à 210 dollars pour le blé tendre de première qualité.

الإدارة الذاتية تمنع بيع القمح خارج مناطقها

أصدرت الرئاسة المشتركة للمجلس التنفيذي في الإدارة الذاتية قراراً، يوم أمس الجمعة، منعت بموجبه إخراج محصول القمح من مناطق سيطرتها.

وجاء في نص القرار الصادر أنه “يمنع تصدير أو إخراج مادة القمح، خارج حدود الإدارة الذاتية شمال شرق سوريا، اعتباراً من صدور تاريخ القرار”، لافتاً إلى أن مخالفة ستعرض صاحبها للمساءلة االقانونية.

وأوعزت الرئاسة بإبلاغ القرار لمن يلزم من أجل تنفيذه، عازية اتخاذ هذا الإجراء “وفقاً لمقتضيات المصلحة العامة.

واعتبر مراقبون أن القرار يشكل إجحافاً بحق المزارع إذ أن السعر الذي حددته الإدارة الذاتية، لكيلو القمح الواحد لا يتجاوز 315 ليرة، فيما أصدر نظام الأسد قراراً بشراء كيلو القمح بـ 400 ليرة سورية.

ووفقاً لقرار حكومة الإنقاذ السورية التابعة لهيئة تحرير الشام، الذي صدر أول أمس الخميس، فقد رصدت لسعر كيلو القمح أعلى تسعيرة، حيث بلغت قيمة الطن الواحد من القمح 240 دولاراً، أما الحكومة السورية المؤقتة فحددت مبلغ “220” دولاراً للطن الواحد من القمح القاسي من الدرجة الأولى، و”210″ دولاراً للقمح الطري من الدرجة الأولى.

“L’auto-administration” accuse le régime syrien de faire un changement démographique dans la campagne d’Alep


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Enab Baladi 25/04/2020

Le «district d’Al-Shahba» de l ‘«auto-administration» a accusé le régime syrien de faire un changement démographique dans la campagne nord d’Alep.

Aujourd’hui, samedi 25 avril, le «Conseil de district d’Al-Shahba» a condamné la décision du régime d’effectuer un changement démographique dans les villages kurdes sous son contrôle dans la campagne nord d’Alep.

Le Conseil a souligné que le régime syrien poursuit la politique de déni des droits des Kurdes en Syrie, selon un communiqué diffusé par l’agence “Hawar” de “l’auto-administration”.

Il a expliqué que dans les villages de Tal Aaran et Tal Hassel, à majorité kurde, le régime a mis en place, sous prétexte de prévenir le ” coronavirus ” (Covid-19), un centre de quarantaine au sein d’une école pour rassembler les Roms dans les différentes zones sous son contrôle.

Il a ajouté que cette mesure ouvre la voie à la mise en œuvre du changement démographique dans cette région d’une part, et contribue à la propagation de l’épidémie de « Coronavirus » parmi les citoyens d’autre part.

Jusqu’à présent, le régime n’a émis aucun commentaire sur ces accusations.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré le 16 avril que le régime syrien avait imposé une quarantaine à 60 Roms dans la campagne d’Alep, dans le nord de la Syrie.

L’observatoire a déclaré que “les autorités du régime ont amené un groupe de Roms de régions inconnues, venus dans des bus et qu’il a choisi l’école des martyrs d’Al-Aqsa dans le quartier sud-ouest de Tel Aaran leur imposant une quarantaine”.

« l’autorité sanitaire’ » de l ‹ »Auto-Administration” pour le nord et l’est de la Syrie a tenu le gouvernement du régime syrien responsable de tout cas d’infection par le “Coronavirus” dans ses zones de contrôle.

L’autorité a déclaré dans un communiqué le 8 avril que le régime était “imprudent” et n’était pas attaché aux règles et procédures de prévention, et qu’il continuait d’envoyer des voyageurs et de les amener dans les domaines de “l’autogestion”.

Plusieurs Françaises liées à l’Etat islamique s’évadent de camps en Syrie


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Par Luc Mathieu

L’une de ces Françaises a été recapturée et emprisonnée par les forces kurdes, mais les autres se sont évaporées.

Le camp de Al-Hol, dans le Nord-Est syrien, n’a jamais été bien gardé. Trop grand, surpeuplé, entouré de barbelés usés : environ 66 000 personnes y vivent dans des tentes, en majorité des femmes et des enfants, membres de familles liées à l’Etat islamique. Depuis la mi-mars, au moins trois Françaises, et plusieurs de leurs enfants, se sont évadées, selon nos informations. Une autre Française s’est, elle, échappée du camp de Roj, mieux gardé. Elle a été rattrapée et emprisonnée par les forces kurdes.

Les évadées d’Al-Hol courent toujours. L’une a profité d’un séjour à l’hôpital pour s’échapper. Les autres ont simplement disparu. Le plus probable est qu’elles tentent de franchir la frontière turque. Si elles réussissent, elles bénéficieront du protocole dit «Cazeneuve», un accord de coopération policière qui permet à la Turquie de les renvoyer en France, où elles seront arrêtées, placées en garde à vue ou directement mises en examen et incarcérées.

Elles peuvent aussi tenter, si elles ont les contacts et sont toujours radicalisées, de rejoindre des groupes de l’Etat islamique présents dans la région. Ils restent actifs, voire regagnent en puissance dans la zone de Deir Ezzor. Selon le média en ligne DeirEzzor 24, des cellules se manifestent à nouveau, menaçant ceux qui travaillent avec les autorités locales de l’administration autonome kurde et relançant les rackets. Les opérations militaires des Forces démocratiques syriennes, une alliance kurdo-arabe, contre les jihadistes ont largement diminué depuis la menace de la pandémie de Covid-19.

«Si le virus arrive, il se propagera très rapidement»

Les conditions de vie dans les camps, déjà précaires et où des cas de tuberculose ont été répertoriés, se sont, elles, encore dégradées. «Il y a beaucoup d’appréhension à propos de l’épidémie dans le camp de Roj. Certaines paniquent, d’autres s’en remettent à Dieu, explique un proche d’une Française. Les autorités kurdes ont revu quelques règles d’organisation. Il n’y a plus de queue pour récupérer les colis d’aide alimentaire. Ils passent en voiture dans le camp et les jettent devant les tentes. Il y a aussi un couvre-feu mais il n’est pas respecté, les gardes ne veulent pas s’approcher. Mais de toute façon, il y a trop d’enfants pour que cela soit tenable. Leurs mères ne peuvent pas les enfermer dans les tentes. Si le virus arrive, il se propagera très rapidement.»

Pour l’heure, aucun cas n’a été recensé. Mais aucun test n’a non plus été effectué. L’administration kurde n’en a pas. Elle a quand même envoyé des prélèvements en utilisant des kits prévus pour d’autres maladies à Damas, mais le régime syrien a refusé de les examiner. Pour limiter les risques de propagation, les effectifs des employés des camps ont été réduits et le nombre de leurs rotations diminuées. Les services médicaux ont encore été restreints un peu plus.

«La majorité sont des enfants»

Si l’épidémie venait à gagner le nord-est syrien, les conséquences seraient d’autant plus dramatiques que la région est coupée du monde. Le poste-frontière d’Al-Yarubiyah, en Irak, par où transitait l’aide de l’ONU, a été fermé en début d’année suite à un véto de la Russie au Conseil de sécurité. Celui de Fishkabour a lui été fermé après le déclenchement de la pandémie.

«Il est probable que le Covid-19 affectera le nord-est syrien, et toute la Syrie […]. On ne peut pas attendre des autorités du nord-est qu’elles supportent le fardeau de cette énorme crise humanitaire, indique l’International Crisis Group dans un rapport publié le 7 avril. La majorité de la population d’Al-Hol et de Roj sont des enfants, et qu’ils soient irakiens, syriens ou de n’importe quelle autre nationalité, leur survie et celle de ceux qui s’en occupent doivent être assurées.»

Les autorités kurdes demandent depuis la chute de l’Etat islamique, il y a plus d’un an à Al Baghouz, l’aide de la communauté internationale pour gérer les camps et les prisons de jihadistes. Elles réclament aussi en vain que les pays étrangers, dont la France, récupèrent leurs ressortissants.

Luc Mathieu

Syrie : 11 millions de personnes, plus de la moitié de la population, ont besoin d’aide humanitaire (ONU)


 

© UNICEF/Omar Haj Kadour
A Binnish, en Syrie, des personnes déplacées originaires d’Idlib vivent dans une école détruite.
14 novembre 2019

La population syrienne continue de subir les conséquences de huit ans et demi de guerre, a rappelé jeudi le chef de l’humanitaire de l’ONU aux membres du Conseil de sécurité.

« Les Nations Unies et les organisations humanitaires font tout leur possible pour chaque mois atteindre les personnes dans le besoin », a souligné, Mark Lowcock, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires.

Cette année, l’ONU et ses partenaires ont pu venir en aide à 5,6 millions de personnes dans toute la Syrie, en accordant la priorité à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Devant les membres du Conseil de sécurité, M. Lowcock a déclaré « être toujours très préoccupé » par la situation dans le nord-ouest de la Syrie. « Ces dernières semaines, il y a eu une hausse des frappes aériennes et tirées depuis le sol dans les parties sud et ouest d’Idlib », a dit le Secrétaire général adjoint. Des frappes qui, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), ont causé un grand nombre de victimes civiles.

« Ces deux derniers jours, des informations ont fait état de plus de 100 frappes aériennes à Idlib et dans ses environs ». Selon le HCDH, quatre infrastructures de santé dont un hôpital ont été touchées par des frappes et tirs les 4 et 6 novembre.

L’ONU suit également de près la situation dans le nord-est de la Syrie. Si les hostilités ont baissé depuis la conclusion de deux accords de la Turquie – le premier le 17 octobre avec les Etats-Unis et le second le 22 octobre avec la Russie – mettant fin à son opération dans la région, des affrontements ont été constatés dans des zones frontalières, a dit M. Lowcock.

Sur les plus de 200.000 personnes ayant fui le nord-est de la Syrie après le début de l’opération turque, « la plupart d’entre elles sont rentrées », a dit le chef de l’humanitaire de l’ONU, « mais plus de 70.000 personnes sont toujours déplacées ».

M. Lowcock qui est également Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, s’est dit toujours préoccupé par l’impact que le changement de « contrôle administratif » dans le nord-est de la Syrie – à savoir la conduite de patrouilles turco-russes – pourrait avoir sur les opérations humanitaires dans la région.

Opérations humanitaires transfrontalières : il n’y a pas d’alternatives

Le mois dernier, M. Lowcock s’est rendu en Turquie où il a pu voir l’étendue des opérations humanitaires transfrontalières à destination de la Syrie. En octobre, 900 convois sont partis du territoire turc pour acheminer de l’aide humanitaire (nourriture, eau, produits médicaux, abris) aux civils syriens.

« Rien que le mois dernier, les Nations Unies ont acheminé de la nourriture à 1,1 million de personnes à travers des livraisons transfrontalières », a-t-il rappelé, permettant ainsi d’éviter une grave crise humanitaire dans le nord de la Syrie. Le Coordinateur des secours d’urgence a précisé que cette aide humanitaire transfrontalière a été contrôlée et vérifiée tout au long du processus, à la frontière, dans les entrepôts en Syrie, aux points de distribution et après avoir été distribuée.

Pour Mark Lowcock, les opérations humanitaires transfrontalières sont indispensables et doivent être renouvelées par le Conseil de sécurité car il n’y a pas de « Plan B ». « Sans opération transfrontalière, nous verrions une fin immédiate de l’aide apportée à des millions de personnes », a-t-il prévenu.

La crise syrienne, loin de se limiter à la Syrie, a un large impact sur toute la région. 5,6 millions de Syriens sont actuellement réfugiés dans des pays voisins, accentuant la pression sur ces derniers. « J’exhorte la communauté internationale à être plus généreuse en les aidant à soutenir la charge qu’ils ont prise », a dit le Secrétaire général adjoint.

La Turquie commence à renvoyer des jihadistes étrangers


AFP/Archives / JOSEPH EID Le drapeau du groupe jihadiste Etat islamique à Homs, reprise par l’armée syrienne le 4 avril 2016

La Turquie a commencé lundi à expulser des membres étrangers du groupe Etat islamique (EI) qu’elle détient, renvoyant trois jihadistes et annonçant la prochaine expulsion de 22 autres, notamment des Français et des Allemands.

Ces renvois surviennent dans la foulée d’une offensive menée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie, vivement critiquée par l’Occident car elle a visé les forces kurdes alliées de la Coalition internationale dans la lutte contre les jihadistes.

“Un terroriste étranger américain a été déporté de Turquie après que toutes les démarches ont été complétées”, a déclaré le porte-parole du ministère Ismail Catakli, sans préciser vers quelle destination.

Deux autres jihadistes, l’un Allemand et le second de nationalité danoise, ont été expulsé un peu plus tard dans la journée.

Sept autres “terroristes étrangers d’origine allemande seront expulsés jeudi”, a ajouté le porte-parole, cité par l’agence étatique Anadolu.

Des démarches sont en cours en vue du prochain renvoi de 15 autres jihadistes: onze Français, deux Allemands, et deux Irlandais, selon la même source.

A Paris, le Quai d’Orsay a rappelé que des jihadistes et leurs familles sont régulièrement renvoyés en France depuis la Turquie et arrêtés à leur descente d’avion.

“La plupart du temps secrètement, l’information ne sort pas ou beaucoup plus tard”, souligne-t-on au ministère.

Ces retours se font aux termes d’un accord à ce sujet négocié en 2014 par le ministre de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve “qui pour l’instant fonctionne sans accroc”, selon la même source.

Une source proche du dossier a indiqué que les individus que la Turquie annonce vouloir expulser “sont majoritairement des femmes, pour certains en Turquie depuis longtemps, pour d’autres arrivés plus récemment”.

“Ces 11 personnes seront traités dans le cadre du protocole Cazeneuve et donc judiciarisées”, a ajouté la source.

– “Ils sont à vous” –

Selon une source aéroportuaire, les modalités et le lieu d’arrivée “sont encore en discussion”.

A Berlin, le gouvernement allemand a confirmé le renvoi d’un Allemand lundi par la Turquie, et que sept autres allaient être expulsés jeudi et deux autres vendredi.

Il s’agit de 3 hommes, 5 femmes et deux enfants, selon la même source.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a indiqué qu’il n’était “pas encore confirmé qu’il s’agit de combattants de l’EI”.

AFP / John SAEKI Jihadistes retenus prisonniers dans le nord-est de la Syrie

Le début d’expulsion de jihadistes étrangers à partir de lundi avait été annoncé vendredi par le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu.

“Nous commencerons à partir de lundi”, avait-il déclaré lors d’un discours à Ankara. “Pas besoin de courir dans tous les sens : nous allons vous renvoyer les membres de l’EI. Ils sont à vous, faites-en ce que vous voudrez”, avait-t-il ajouté.

Le ministre turc n’avait pas précisé quels étaient les pays concernés par cette mesure, mais s’était notamment adressé à l'”Europe” pendant son discours.

Longtemps soupçonnée d’avoir laissé les jihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, frappée par plusieurs attentats commis par l’EI, a rejoint en 2015 la coalition antijihadiste.

Mais Ankara a été accusé ces dernières semaines d’affaiblir la lutte contre les éléments dispersés de l’EI en lançant, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l’organisation jihadiste.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué vendredi que la Turquie avait capturé 287 personnes qui s’étaient échappées de prison pour membres de l’EI en Syrie après le déclenchement de l’offensive d’Ankara.

Il n’y a pas de guerre contre les Kurdes en Syrie – لا حرب ضدّ الأكراد في سورية


 

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Il n’y a pas de guerre contre les Kurdes en Syrie…

al-Arabi al-Jadid – 9 novembre 2019

Mohannad al-Qate’

Depuis l’annonce du lancement de l’opération militaire turque « Source de Paix » dans le nord de la Syrie, il est apparu dans le milieu des partisans de la politique kurde du PKK, et ceux qui s’y opposent, des voix qui condamnent la bataille comme une « guerre contre les Kurdes ». En fait, la tentative de jumelage entre les forces démocratiques syriennes FDS et tous les Kurdes au sein de cette équation est trompeuse, et une tentative d’investir des événements dans la promotion de la propagande du « ciblage des Kurdes », en tant qu’un des outils de la mobilisation nationale, qui semble avoir eu des effets plus négatifs que ceux attendus. Cette propagande a renforcé les craintes des Kurdes eux-mêmes et a incité des centaines de familles à se diriger vers les frontières du Kurdistan irakien pour échapper à cette bataille qui « les éliminerait » », comme présenté.

Franchement, de facto et loin de tout emploi politique, les allégations d’actes armés visant les Kurdes en Syrie ne sont absolument pas véridiques et il est absolument faux que l’ampleur des combats qui se sont déroulés dans le cadre de Source de paix (Tal Abyad – Ras al-Aïn) visait les Kurdes, Les Kurdes ne représentent pas plus de 5% de la population de Tal Abyad, alors qu’ils ne constituent pas plus de 15% de la population de la ville de Ras al-Aïn, avec une nette majorité kurde dans la campagne de l’est de Ras al-Aïn en direction de Darbasiyah, par conséquent, le déplacement qui a naturellement eu lieu pendant les combats a été largement imputable aux Arabes, en raison de la démographie de ces zones, preuve que la plupart des plaintes déposées contre des violations de la propriété à Ras al-Aïn et dans ses campagnes occidentales en particulier ont été documentées à l’encontre des Arabes décrivant ainsi l’opération comme étant uniquement contre les Kurdes, comme si les Kurdes vivaient dans des îles isolées du reste du peuple syrien dans le nord-est de la Syrie, ce qui est faux. Malheureusement, certains Syriens qui ignorent la composition de la population l’ont saisie.

Les forces et personnalités kurdes syriennes (souvent affiliées à Massoud Barzani), exclues de force du projet du PKK, après avoir refusé de partager le pouvoir avec elles, après des négociations et des accords parrainés par Barzani en 2013, justifient le rejet du processus qui a effectivement interrompu le projet de ce parti, sous prétexte de sauvegarder la souveraineté syrienne, Mais ce sont des affirmations contradictoires, tout en accueillant à la fois les Américains, les Russes et même encourageant l’entrer du régime dans la région !! Sans compter que les cartes «imaginées» d’une entité kurde en Syrie contredisent également le prétendu souci de la souveraineté qui a été violé pendant un demi-siècle.

En cas d’exclusion de la position adoptée par l’Association des kurdes indépendants en Syrie, qui soutenait les efforts visant à éliminer le parti des « travailleurs du Kurdistan » de Syrie, les raisons de la position du reste des forces et des personnalités kurdes en Syrie qui ne sont pas affiliées à ce parti, mais ont soudainement commencé à chanter le héroïsme de ces éléments, fuyant vers l’adoption de la propagande qui repend: que les Kurdes en Syrie sont tous visés, et qui pourraient être résumé comme suit:
Premièrement, déplorer les gains militaires expansionnistes des FDS sur un territoire auquel les Kurdes n’avaient jamais rêvé, et même leurs cartes imaginaires ne s’étendaient pas jusqu’à la colline des vastes étendues d’un tiers de la Syrie, abondante en richesses où les Arabes représentent plus de 85% de la population. Ils (les partisans de Barzani) espéraient pouvoir renverser la situation à un moment donné et intégrer leurs éléments de « Peshmerga de Rojava », qui est maintenant entièrement commandé par des éléments du Peshmerga Barzani, entrainés militairement depuis le début de la révolution dans le nord de l’Iraq.
Deuxièmement, ce que la Turquie représente en particulier pour les Kurdes syriens, c’est un ennemi national associé à la mémoire des incidents collectifs de déplacement de leurs terres à l’époque de « Kemalist Ataturk » et la privation du Kurdistan telle que définie par l’Accord de Sèvres sur la carte turque actuelle, qui s’est étendue aux Kurdes tribaux en Syrie touchés par le premier mouvement de réfugiés kurdo/turc en Syrie, qui a été adopté par les Français depuis la fin des années 1920 en Syrie.

Au milieu de tous les événements qui s’accélèrent dans le nord de la Syrie, la position en faveur de l’éradication de FDS est traitée comme une position lâche vis-à-vis de l’occupation étrangère du territoire syrien par la partie turque. La ruée vers les erreurs, sur ces points, pourraient être résumés comme suit:

– Premièrement, les forces de la Turquie étaient les dernières à entrer en Syrie avec les factions de l’opposition, bien des années après l’intervention iranienne, russe, américaine et française, qui étaient toutes des armées d’États non frontaliers avec la Syrie.
– Deuxièmement, en ce qui concerne la révolution syrienne, la Turquie est le pays le plus lourdement touché, ayant ouvert ses frontières à des millions de réfugiés, ce qui a également causé des problèmes internes.
– Troisièmement, la Turquie a mené une guerre contre le PKK depuis 1978, dont les victimes étaient plus de 30 000 Kurdes et a détruit plus de 4 000 villages kurdes, qui ont été incendiés par les milices du « Travailleur de Kurdistan », sous accusation de soumission à l’État turc.
– Quatrièmement, le peuple syrien a intérêt à éliminer le projet des travailleurs kurdo/turcs (PKK), qui ne le représente pas ni à travers ses dirigeants, ni ses slogans, ni ses objectifs, ses pratiques, ses violations, son autoritarisme et ses relations avec le régime.
– Cinquièmement, la prétendue victoire sur l’État islamique (Daech), outre qu’elle a exagéré sa taille, était, également, à l’origine de la destruction de 80% du gouvernorat de Raqqa, selon le rapport de l’ONU, et de la perpétration de massacres de guerre contre des civils, selon le rapport d’Amnesty International, dont 22 massacres documentés, selon divers rapports de commissions locales des droits de l’homme et le déplacements ethniques de centaines de villages voire même de zones entières déplacées, comme ce fut le cas dans les régions de Chouyoukh et de Hol par les milices « FDS » du PKK.
– Sixièmement, accepter le fait que les Syriens ont un intérêt commun à contrecarrer le projet du PKK avec les Turcs, ce qui ne signifie pas que la bataille est contre les Kurdes car les FDS sont multiethniques, et que les Arabes y constituent plus de 70% de ses membres, mais ils servent le programme du PKK et agissent sous la direction militaire du « Mont Qandil ».
– Septièmement, reconnaître le danger du projet « PKK » ne signifie pas, en contrepartie, se féliciter du remplacement d’une force étrangère par une autre force étrangère sur le sol syrien. Que cela, quelles que soient les excuses. L’auteur, cependant, considère la situation sous l’angle d’une intervention temporaire pour un intérêt commun, suivie du retrait de toutes les forces étrangères de la Syrie, et aucun Syrien ne peut accepter une condition inférieure, quel que soit le prétexte.

Enfin, nous devons souligner le fait que nos choix, le peuple syrien, est aujourd’hui dans un état de faiblesse indéniable, avec l’occupation de notre territoire par diverses armées et milices, limitée, dans l’espoir de plaider sérieusement pour un processus politique conduisant à l’isolement d’Assad et mettant fin à l’ère de la tyrannie et à la restauration du pouvoir du peuple syrien. Plus important encore, que la composante du peuple syrien, en particulier les minorités, puissent absorber les leçons des révoltes irakienne et libanaise, et comprendre que les quotas ne construisent pas le Patrie et n’offrent aucun avenir à aucun groupe ethnique, religieux ou sectaire.

لا حرب ضدّ الأكراد في سورية

مهند الكاطع – 9 نوفمبر 2019

منذ الإعلان عن بدء عملية نبع السلام، العسكرية التركية في شمال سورية، ظهرت في الوسط الكردي المؤيد لسياسات العمال الكردستاني، أو المخالفة لها، أصوات تندد بالمعركة بوصفها “حربا ضدّ الأكراد” بحسب رأيهم. والواقع أنّ محاولة التوأمة بين قوات سورية الديمقراطية (قسد) وجميع الكرد ضمن هذا المعادلة مضللة للواقع، بل ومحاولة لاستثمار الأحداث في ترويج دعاية “استهداف الكرد”، كإحدى أدوات الحشد القومي التي يبدو أن تأثيراتها العكسية كانت أكبر من المكاسب التي توقعها أصحاب تلك الدعاية، فقد ساهمت هذه الدعايات بتعزيز مخاوف الأكراد أنفسهم، ودفعت مئات العائلات إلى الاتجاه نحو حدود كردستان العراق، للهروب من هذه المعركة التي “ستقضي عليهم”، وفق ما جرى تصويره.

بصراحة، وبحكم مجريات الأمر الواقع، وبعيداً عن التوظيف السياسي، لا صحة البتة لمزاعم وجود عمل مسلّح يستهدف الأكراد في سورية، وغير صحيح بالمطلق أن نطاق المعارك التي جرت ضمن إطار عملية نبع السلام (تل أبيض – رأس العين) استهدفت الأكراد، إذ إن عدد الأكراد لا يتجاوز 5% من سكان تل أبيض، في حين أنهم لا يشكلون أكثر من 15% من سكان بلدة رأس العين، مع أغلبية كردية واضحة في الريف الشرقي لرأس العين باتجاه الدرباسية، وبالتالي فعمليات النزوح التي حدثت بشكل طبيعي في أثناء المعارك كانت من العرب بغالبيتها العظمى، بحكم ديمغرافية تلك المناطق، بدليل أن معظم الشكاوي التي تم تسجيلها عن انتهاكاتٍ على الأملاك في رأس العين وريفها الغربي خصوصا، جرى توثيقها بحق العرب، لذلك فتصوير العملية أنها ضد الأكراد فقط، كما لو كان الأكراد يعيشون في جزر معزولة عن باقي مكونات الشعب السوري في الشمال الشرقي السوري غير صحيح. وللأسف، تلقفها بعض السوريين الذين يجهلون تركيبة المنطقة السكانية.

القوى والشخصيات الكردية السورية (غالبا التابعة لمسعود البارزاني)، والمستبعدة قسراً من مشروع حزب العمال الكردستاني، بعد رفضه تقاسمه السلطة معها، بعد مفاوضات واتفاقيات رعاها البارزاني سنة 2013، تبرر موقفها الرافض العملية التي أجهضت عملياً مشروع هذا الحزب، بحجة الحرص على السيادة السورية، لكنها مزاعم متناقضة مع ترحيبها، في الوقت نفسه، بالوجودين، الأميركي والروسي، بل وحتى التهليل لدخول النظام!! ناهيك عن أن الخرائط “المتخيّلة” لكيان كردي في سورية أيضاً تناقض الحِرص المزعوم على السيادة المنتهكة بالأساس منذ نصف قرن.

وفي حال استثناء الموقف الذي تبنته رابطة المستقلين الكرد في سورية، والتي أيدت جهود اجتثاث “العمال الكردستاني” من سورية، فإن الأسباب الكامنة وراء موقف باقي القوى والشخصيات الكردية في سورية غير المحسوبة على هذا الحزب، وعلى الرغم من هذا، بدأت فجأة تتغنّى ببطولات عناصره، وتهرب باتجاه تبنّي دعاية استهداف الأكراد في سورية، يمكن تلخيصها بالآتي:
أولا، التحسّر على مكاسب “قسد” العسكرية التوسعية على الأرض التي لم يكن يحلم بها الأكراد يوماً، ولم تكن حتى خرائطهم المتخيلة تمتد لتقضم كل تل المساحات الشاسعة التي شملت ثلث سورية، الغني بالثروات الذي يشكل العرب فيه أكثر من 85% من السكان، حيث كان هؤلاء (أي التابعون للبرزاني) يأملون أن تؤول إليهم الأمور في لحظة معينة، ويستطيعون إدخال عناصرهم التي تدعى “بيشمركه روجافا” والتي تخضع حاليا لقيادة عناصر من بيشمركة البرزاني بشكل كامل، وتخضع لتدريبات منذ بدء الثورة في شمال العراق.

ثانيا، ما تمثله تركيا لأكراد سورية تحديدا من عدو قومي يرتبط بذاكرة جمعية تتعلق بحوادث التهجير الكمالي الأتاتوركي لهم من أرضهم، وحرمانهم من كردستان التي حدّدتها اتفاقية سيفر ضمن الخريطة التركية الحالية، كانت هذه العداوة قد انتقلت إلى الأكراد العشائريين في سورية الذين تأثروا ببواكير الحركة الكردية/ التركية اللاجئة إلى سورية، والتي احتضنها الفرنسيون منذ أواخر عشرينيات القرن الماضي في سورية.

وفي خضم كل ما يحدث من مجرياتٍ تتسارع وتيرتها في الشمال السوري، يتم تناول الموقف المؤيد لعمليات اجتثاث تنظيم “قسد” بأنه موقفٌ متخاذل اتجاه احتلال أجنبي تركي للأراضي السورية، في الوسع إيجاز النقاط التي توضح تهافت هذه المغالطات من خلال الآتي:
أولا، كانت تركيا آخر القوات التي دخلت في سورية جنباً إلى جنب مع فصائل المعارضة، بعد سنوات على التدخل الإيراني والروسي والأميركي والفرنسي، وكلها جيوش لدول غير حدودية مع سورية.
ثانيا، من الناحية المتعلقة بمجريات الثورة السورية، كانت تركيا الدولة التي تتحمّل الشطر الأكبر من الأعباء، بعد أن فتحت حدودها أمام ملايين اللاجئين، الأمر الذي سبب لها أيضاً مشكلات داخلية لا تخفى على أحد.

ثالثا، خاضت تركيا حربا مع منظومة العمال الكردستاني منذ عام 1978، ذهب ضحيتها أكثر من 30 ألف كردي، وتم خلالها تدمير أكثر من أربعة آلاف قرية كردية، كانت تتعرض للحرق على أيدي مليشيات “العمال الكردستاني”، بتهمة الخضوع للدولة التركية.
رابعا، للشعب السوري مصلحة بالقضاء على مشروع العمال الكردستاني/ التركي الذي لا يمثل في مرجعيته وقادته وشعاراته وأهدافه وممارساته وانتهاكاته وتسلطه وعلاقته مع النظام، ثم الأميركان أدنى مصلحة الشعب السوري ومستقبله.

خامسا، الانتصار المزعوم على تنظيم الدولة الإسلامية (داعش)، بخلاف المبالغة بتصوير حجمه، إلا أنه كان يخفي وراءه تدمير 80% من محافظة الرّقة، وفق تقرير الأمم المتحدة، وارتكاب مجازر حرب بحق المدنيين، وفق تقرير منظمة العفو الدولية، وارتكاب أكثر من 22 مجزرة موثقة بحق المدنيين، وفق تقارير مختلفة للجان حقوقية محلية، وتهجير عرقي لمئات القرى، بل ونواح بأكملها، كما حدث في نواحي الشيوخ والهول على يد مليشيات “قسد” التابعة لحزب العمال الكردستاني.
سادسا، قبول حقيقة المصلحة المشتركة للسوريين مع الأتراك في إحباط مشروع العمال الكردستاني لا يعني أن المعركة ضد الأكراد، فمليشيات “قسد” متعدّدة الأعراق والجنسيات أيضا يشكل العرب أكثر من 70% من عناصرها، لكنها تخدم أجندة “العمال الكردستاني”، وتعمل تحت قيادة عسكرية من جبل قنديل.

سابعا، إدراكنا خطر مشروع “العمال الكردستاني” لا يعني في المقابل الترحيب باستبدال قوة أجنبية أخرى على الأرض السورية، بمعنى أن الكاتب ينظر إلى الأمر من زاوية التدخل المؤقت لمصلحة مشتركة، يعقبه انسحاب كل القوات الأجنبية من سورية، ولا يمكن لأي سوري القبول بأدنى من ذلك، مهما كانت الذرائع.

أخيرا يجب التأكيد على حقيقة أن خياراتنا، نحنُ أبناء الشعب السوري، اليوم في حالة ضعف لا يمكن إنكارها، وفي ظل احتلال أرضنا من مختلف الجيوش والمليشيات، محدودة، مع أملنا بدفع جدي لعمليةٍ سياسيةٍ تفضي إلى عزل الأسد وإنهاء حقبة الاستبداد واستعادة الشعب السوري قراره. والأهم أن تستوعب مكونات الشعب السوري، وخصوصا الأقليات من الثورات المشتعلة في العراق ولبنان، بأن المحاصصات لا تبني أوطاناً، ولا تحقّق مستقبلاً لأي مجموعة إثنية أو دينية أو طائفية.

Plus de 90 civils tués au nord et nord-est de la Syrie en octobre depuis le début de l’offensive turque


 

Plus de 90 civils tués au nord et nord-est de la Syrie en octobre depuis le début de l’offensive turque

© UNICEF/Masoud Hasan
Deux enfants attendent de collecter de l’eau apportée par l’UNICEF à Tall Tamr, dans le nord-est de la Syrie.
8 novembre 2019

Depuis le 9 octobre dernier, date marquant le début du lancement de l’offensive militaire turque dans le nord-est de la Syrie, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) indique avoir vérifié la mort de 92 civils.

« A la date du 5 novembre, nous avons pu vérifier des incidents qui auraient entraîné la mort d’au moins 92 civils dans le nord et le nord-est de la Syrie », a déclaré Rupert Colville, porte-parole du HCDH lors d’un point de presse ce vendredi à Genève.

Selon les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet, ces chiffres témoignent du lourd tribut que continuent de payer les civils dans les hostilités en cours en Syrie.

Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées dans les situations largement distinctes qui se produisent simultanément dans le nord-est et le nord-ouest de la Syrie, pour diverses causes, notamment des frappes aériennes et des frappes militaires au sol, et de plus en plus à la suite de ce qui semble être une utilisation sans discrimination d’engins explosifs improvisés dans les zones habitées, notamment sur les marchés locaux.

Et sur les 92 civils tués, 49 ont été victimes de frappes aériennes, de frappes au sol, de tirs de tireurs isolés et d’exécutions perpétrées par des groupes armés affiliés à la Turquie, mais aussi par des groupes armés kurdes.

En outre, au cours de la même période, le Haut-Commissariat a vérifié la mort de 31 autres civils tués par des engins explosifs improvisés, ou restes explosifs de guerre, dans la zone géographique de l’offensive militaire turque, c’est-à-dire à Al-Hassakeh, Ar-Raqqa et dans une partie du gouvernorat d’Alep.

Recrudescence des frappes aériennes au sud et à l’ouest d’Idlib

Les services de la Haut-Commissaire Bachelet ont également enregistré le meurtre de 12 autres civils au cours de la même période à la suite d’attaques à l’aide d’engins explosifs improvisés ou de frappes au sol par des groupes armés kurdes et d’autres auteurs non identifiés, dans des zones ne relevant pas de l’opération militaire turque, telles que Afrin, Jarablus, al-Bab et Azaz.

Par ailleurs, alors qu’une grande partie de l’attention internationale se porte sur le nord-est de la Syrie, le Haut-Commissariat note un regain de tension au nord-ouest de la Syrie après l’accalmie des hostilités dans le gouvernorat d’Idlib en octobre.

« Il y a eu récemment une recrudescence des frappes aériennes et des frappes terrestres, principalement au sud et à l’ouest d’Idlib, et d’autres attaques contre des installations médicales ont encore eu lieu », a ajouté M. Colville.

Quatre installations distinctes auraient été touchées les 4 et 6 novembre, portant le total à plus de 60 installations sanitaires endommagées depuis le 29 avril. Le dernier épisode en date a été le mercredi dernier quand l’hôpital de Kafr Nobol a été frappé. Selon l’ONU, le même site avait déjà été frappé et endommagé à plusieurs reprises en mai et juillet.

Lors de la réunion du Groupe de travail humanitaire jeudi à Genève, la Conseillère humanitaire de Geir Pedersen, Najat Rochdi et des hauts responsables humanitaires onusiens basés sur le terrain ont alerté sur cette question de la protection des civils et de l’accès humanitaire.

« La sécurité et la protection de centaines de milliers de civils touchés par la récente escalade des hostilités dans le nord-est de la Syrie demeurent une grave préoccupation », a dit aux médias Jenifer Fenton, porte-parole du Bureau de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie.

S’agissant du mouvement des populations, sur plus de 200.000 personnes qui ont fui les combats ces dernières semaines, près de 100.000 n’ont pas encore pu rentrer chez elles. Ces déplacés internes vivent dans des camps improvisés et des abris collectifs.

Selon l’ONU, ces récents déplacements aggravent une situation déjà catastrophique dans laquelle quelque 710.000 personnes étaient déjà déplacées et environ 1,8 million de personnes ont encore besoin d’une aide humanitaire.

S’agissant de la réponse humanitaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) assure avoir déjà fourni de la nourriture à plus de 300.000 déplacés internes et aux familles d’accueil.

Le manque de fonds menace l’assistance aux enfants syriens

De son côté, l’UNICEF rappelle qu’à huit semaines de la fin de l’année, ses opérations d’urgence en Syrie sont financées à moitié. Sur les 295 millions de dollars requis en 2019, l’agence onusienne n’a reçu que 138 millions de dollars.

Or ce manque de financement représente aujourd’hui l’obstacle le plus sérieux pour atteindre les enfants qui ont besoin d’aide de toute urgence. « Sans financement supplémentaire, l’intervention de l’UNICEF dans le nord-est pourrait se trouver compromise », a mis en garde, Marixie Mercado, porte-parole de l’UNICEF.

Dans ces conditions, l’agence onusienne ne sera pas en mesure d’apporter des soins spécialisés à 1.700 enfants qui en ont besoin après avoir vécu des expériences extrêmement brutales, notamment les enfants qui ont été associés à des groupes armés ou qui ont vécu dans des zones contrôlées par eux.

L’UNICEF ne pourra pas venir en aide à 170.000 personnes à risque grâce à la sensibilisation aux dangers des mines. Le manque de fonds pourrait aussi empêcher les organismes humanitaires de vacciner de façon systématique 55.000 enfants, mais aussi de consulter près de 140.000 femmes et enfants en matière de santé et de nutrition.

Plus globalement, le Plan global d’intervention humanitaire (PIH) pour la Syrie de 3,3 milliards de dollars n’est actuellement financé qu’à moitié, soit près de 1,7 milliard de dollars.

Le total des fonds humanitaires alloués à la crise en Syrie – à la fois dans le cadre des projets du Plan et en dehors de celui-ci – s’élève à 4,7 milliards de dollars.

« Alors qu’il reste huit semaines avant la fin de l’année 2019, les humanitaires exhortent les donateurs à envisager d’augmenter leur financement avec toutes les ressources qui pourraient encore être disponibles cette année », a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Photo UNIFEED
Des membres du Comité constitutionnel syrien réuni à Genève.

Le Comité constitutionnel se réunira à nouveau le 25 novembre à Genève

Par ailleurs, le Comité constitutionnel syrien se réunira pour une nouvelle série de discussions le 25 novembre prochain à Genève, a annoncé vendredi l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen.

« Les deux coprésidents ont décidé de se réunir à nouveau à Genève dans 14 jours, de sorte que les prochaines discussions débuteront le 25 novembre », a-t-il déclaré à la presse lors d’un point de presse à Genève.

Le médiateur de l’ONU a ajouté que le prochain cycle de discussions serait un défi mais si les travaux se tiennent « dans le même esprit des discussions de cette semaine », il espère que les différentes parties continuerons à progresser.

Dans l’ensemble, le diplomate norvégien de l’ONU s’est félicité de la tenue du 1er cycle des négociations sur le Comité. Il a déclaré que les premiers pourparlers sur la Constitution ont « été bien meilleurs » que beaucoup ne l’auraient imaginé. « Je pense que les choses se sont déroulées mieux ce à quoi la plupart des gens s’attendaient », a-t-il ajouté.

Il a précisé que les discussions ont porté sur les questions de souveraineté, d’intégrité territoriale, de l’état de droit et de la séparation des pouvoirs et de la lutte contre le terrorisme.

Même s’il admet que les discussions étaient parfois « difficiles et pénibles », M. Pedersen a indiqué que les délégués du gouvernement, de l’opposition et de la société civile ont abordé ces travaux du Comité avec professionnalisme.

« Je pense que nous avons eu des discussions très substantielles et très bonnes », a dit le Médiateur de l’ONU au sujet des travaux du groupe restreint de 45 membres. « Si vous aviez été dans la salle, vous auriez été surpris de voir de nombreuses questions sur lesquelles les 45 sont déjà d’accord ».

Une façon pour l’Envoyé spécial de l’ONU de saluer ce « très bon début », non sans rappeler que le Comité « n’est pas en soi une solution au conflit syrien ». Il a réitéré ses espoirs que le comité puisse « ouvrir la voie à un processus politique plus large » en Syrie, après huit ans et demi de guerre.

Les interventions étrangères menacent la diversité en Syrie


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Les interventions étrangères menacent la diversité en Syrie

Dr. Samira Mobaied*
Golias Hebdo n° 596 semaine du 24 au 30 octobre 2019

Depuis l’annonce, mercredi 9 octobre, du début d’une nouvelle opération militaire de la Turquie contre les miliciens kurdes du PYD, la branche syrienne du PKK, les Syriens sont partagés entre ceux qui approuvent cette attaque contre une milice qualifiée de terroriste, pourtant alliée des Occidentaux dans la lutte contre le groupe État islamique, et ceux qui redoutent que la Syrie ne soit devenue le jouet des puissances étrangères, et qui refusent l’incursion des forces turques sur le sol syrien.

L’offensive turque en Syrie

En toile de fond, il ne faut pas oublier que toutes ces interventions résultent d’une façon ou d’une autre du processus d’Astana (Kazakhstan), où ont été signés le 4 mai 2017 des accords par la Russie, l’Iran et la Turquie, qui n’ont été validés ni par le régime syrien ni par l’opposition.

La cause syrienne est ainsi devenue un conflit international entre grandes puissances. Ces dernières marginalisent de plus en plus le peuple syrien et traitent ses territoires comme s’ils étaient un domaine public, sans aucune considération pour sa souveraineté. C’est l’un des résultats de la politique du régime Assad qui a vendu les territoires syriens et commis des génocides contre son peuple pour se maintenir au pouvoir. Il n’y a pas moins de responsabilité pour les forces d’opposition qui se sont trop souvent alignées sur une dépendance étrangère – y compris les Forces démocratiques syriennes (FDS).

En effet, les FDS se sont éloignées des Syriens en s’associant au parti PYD, branche du PKK turc, ouvrant ainsi la voie au transfert d’un conflit turco-turc sur le territoire syrien. Des Syriens s’y sont impliqués, alors que cela n’apportait rien à leur cause ni à leur avenir. Cet élément a fortement contribué à la création des groupes islamistes radicaux contrôlés par la Turquie durant les dernières années. Quels que soient les termes invoqués pour la désigner, cette alliance apparaît aujourd’hui comme un facteur déclenchant de l’intervention turque sur le territoire syrien.

On assiste à une nouvelle violation de la souveraineté syrienne lorsque des décisions sont prises sans se soucier de la présence des Syriens en tant que peuple existant sur son territoire, dans le pays de leurs ancêtres. Des millions de Syriens sont ainsi abusés, sans aucune représentation ni consultation quant à leur sort, sans visibilité sur leur avenir et menacés par la persistance de conflits extérieurs et internationaux au détriment de leur vie et de leur stabilité.

Des craintes pour les civils et pour la diversité ethnique dans la Djézireh

La Djézireh se trouve dans la partie du Nord de la Mésopotamie située au nord-est de la Syrie, le long des frontières avec la Turquie et l’Irak. Cette zone intermédiaire entre plusieurs foyers de civilisation bénéficie d’une diversité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse remarquable ; elle est peuplée principalement par des Arabes,
des Kurdes et des Assyriens.

Cette région s’est trouvée contrôlée par un parti marxiste et par des forces qui, depuis plusieurs années, ont joué de facto un rôle important pour combattre les forces de l’État islamique. Mais l’idéologie portée par ces courants ne faisait pas partie de la société syrienne dans cette région, et n’était pas en harmonie avec la diversité religieuse et ethnique actuelle.

On a déploré et documenté de nombreuses violations visant les droits des acteurs de la société civile arabe, assyrienne ainsi que des Kurdes ne faisant pas partie du PYD. De même, on a observé un trucage des résultats statistiques du recensement général dans le dessein de réduire les droits des autres communautés présentes au nord-est de la Syrie. Des associations de la société civile ont aussi relevé des tentatives de mise en cause par le PYD du patrimoine culturel local au cours de cette période.

D’un autre côté, plusieurs éléments font que les forces turques ne sont pas bien vues par les Syriens en général et par ceux de la Djézireh plus particulièrement. Parmi ces éléments, il y a le conflit Turco-Kurde qui dure depuis trois décennies. Il renvoie à une histoire particulièrement lourde des relations entre l’Empire Ottoman et les minorités, et finalement à l’affaire du « Sandjak d’Alexandrette » qui faisait partie des territoires de la République syrienne passé sous l’autorité de la Turquie en 1939 sous le mandat français.

Le discours haineux et le comportement discriminatoire et violent des forces islamistes contrôlées par la Turquie à Idleb (Al Noussra et Haiaa Tahrir Al Sham) envers les différentes composantes de la société syrienne, fait craindre une répétition de ces violations au nord-est de la Syrie. À Idleb, le nombre des Chrétiens ne dépasse pas mille personnes qui vivent sous la menace, humiliées et privées de pratiquer leurs rites religieux, sans oublier le meurtre de Suzanne Der Karkour, une enseignante chrétienne qui a été torturée, violée et tué à Yaqubiye, dans la région d’Idlib contrôlée par Hayat Tahrir Al Sham, où les biens des chrétiens ont été confisqués.

Quant à l’Armée nationale syrienne, qui combat aux côtés de la Turquie dans cette zone, elle relève officiellement du «gouvernement» en exil de l’opposition syrienne basée en Turquie et proche du courant de l’Islam politique. Ces courants idéologiques, qui visent à l’établissement d’un État fondé sur les principes de l’Islam, sont incompatibles avec la reconnaissance de la pluralité des valeurs et avec une définition de l’identité collective voulue comme multiculturelle et multiethnique. Ces courants sont également incompatibles avec la sécularisation politique et la séparation entre pouvoirs religieux et politiques. Des risques de violations des droits humains et du droit international existent. Cependant, l’Armée nationale syrienne a mis en place un comité de suivi des violations présidé par un militaire, membre d’un mouvement politique indépendant nommé « Déclaration de la Fédération Syrienne », composé selon une grande diversité ethnique, et qui porte la décentralisation, comme projet politique, ce qui peut permettre de transmettre des compétences administratives de l’État vers des entités locales, ainsi que la séparation entre pouvoirs religieux et politiques.

Toutes les interventions militaires en Syrie se succèdent sans afficher clairement leurs véritables objectifs, et l’on ne voit venir aucun mécanisme de retrait de toutes les forces militaires étrangères dans la perspective d’une Syrie libre et démocratique. Quant aux violations commises envers les civils, elles restent sans sanctions, l’impunité étant jusqu’ici la règle.

D’autres facteurs de menace depuis que le régime syrien reprend pied dans cette région

Face à cette situation, les Kurdes ont conclu, quelques jours après le début de l’opération militaire turque, un accord avec le régime Assad en vue d’un déploiement de l’armée régulière syrienne dans le nord du pays. Cette présence du régime syrien expose à d’autres facteurs de menace.

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque


 

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque

Le régime syrien et son allié russe ont accéléré vendredi le déploiement de leurs troupes à la frontière syro-turque, au moment où les Américains ont annoncé l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière plus à l’est sous contrôle kurde.

Selon un photographe de l’AFP, un long convoi de transports de troupes, avec à bord des centaines de soldats agitant des drapeaux syriens, a fait son entrée dans la ville de Kobané, à l’extrême nord du pays en guerre depuis 2011.

Ils ont paradé dans les rues en chantant: “Un, un, un, le peuple syrien n’est qu’un!”

Près de la ville à majorité kurde de Qamichli, dans le nord-est, des véhicules blindés arborant des drapeaux russes ont quitté une base du régime syrien en direction de l’ouest pour une nouvelle journée de patrouilles près de la frontière turque, conformément à un accord conclu entre Moscou et Ankara.

AFP / Les champs pétroliers en Syrie

Conclu pour permettre un arrêt définitif d’une offensive turque contre les forces kurdes, l’accord s’est traduit par l’abandon de positions tenues depuis des années par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les combattants kurdes).

Il signe aussi la fin du rêve d’autonomie des Kurdes syriens dans cette région frontalière de la Turquie.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), environ 180 véhicules de l’armée du président syrien Bachar al-Assad sont arrivés vendredi à Kobané.

L’OSDH a par ailleurs fait état vendredi d’affrontements sporadiques dans la zone sous contrôle turc, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 octobre entre les FDS et les forces d’Ankara. Une attaque de drone turc a blessé cinq membres d’une même famille dans leur voiture près de la ville d’Ain Issa.

L’évolution du conflit en Syrie profite largement au régime Assad, qui récupère sans combattre de larges portions d’un territoire qui lui échappaient depuis des années.

– Soldats russes venus de Tchétchénie –

Selon Moscou, près de 300 militaires russes basés en Tchétchénie ont été envoyés en renfort dans le nord-est de la Syrie.

Ils appuieront les troupes russes déjà présentes sur le territoire, Moscou prêtant main forte depuis 2015 à Assad, son allié, dans la guerre.

Ces renforts seront déployés dans la zone de 30 km de large à la frontière syro-turque définie par l’accord russo-turc sur le retrait des forces kurdes. Selon l’armée russe, 20 véhicules blindés supplémentaires ont été envoyés en Syrie.

AFP / Delil SOULEIMAN Un véhicule blindé arborant un drapeau russe patrouille le long de la frontière syro-turque près de la ville syrienne de Darbasiyah (nord-est), le 25 octobre 2019

L’offensive turque avait été déclenchée le 9 octobre après un feu vert de facto du président américain Donald Trump qui avait alors spectaculairement lâché les FDS, forces qui avaient été déterminantes pour vaincre sur le terrain le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Les Américains se sont retirés de plusieurs bases du nord de la Syrie, mais M. Trump a annoncé jeudi l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière dans l’Est toujours sous contrôle kurde. Quelque 200 soldats américains y sont actuellement postés.

L’opération se fera en coopération avec les FDS, qui restent présentes dans l’Est au delà de la zone frontalière “neutralisée” par les Turcs.

“L’objectif est d’empêcher que les champs pétroliers tombent aux mains de l’EI ou d’autres groupes déstabilisateurs”, a expliqué un responsable militaire. “Nous devons interdire à l’EI cette source de revenus pour prévenir toute résurgence” du groupe jihadiste.

– Civils renvoyés par la force –

Washington, largement critiquée par les capitales occidentales à propos de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie, où les Kurdes assuraient la garde de camps de détenus de l’EI, a reconnu que plus de 100 prisonniers du groupe jihadiste s’étaient échappés depuis le lancement de l’opération turque.

L’offensive visait à éloigner de son territoire les milices kurdes -que la Turquie qualifie de “terroristes”- et à faciliter le retour dans leur pays d’une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son sol.

Pour les Kurdes, cela impliquera d’importants déplacements de populations à leur détriment. Selon l’OSDH, quelque 300.000 civils ont été chassés depuis le 9 octobre.

Les ONG Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Ankara d’avoir déjà renvoyé par la force des civils syriens dans leur pays en guerre pendant les mois ayant précédé le déclenchement de l’offensive turque.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit syrien s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 370.000 morts.

Près de 180.000 déplacés dont environ 80.000 enfants (OCHA), dont plus de 7.000 Syriens réfugiés en Iraq en une semaine (HCR)


Plus de 7.000 Syriens réfugiés en Iraq en une semaine, les trois quarts sont des femmes et des enfants (HCR)

© UNHCR/Hossein Fatemi
Une fillette de quatre ans erre dans le camp de Bardarash à Duhok, en Iraq. Elle fait partie des plus de 7.000 réfugiés syriens qui ont fui les combats dans le nord-est de leur pays.
22 octobre 2019

Le flux de réfugiés syriens en Iraq continue, a indiqué mardi l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Depuis le 14 octobre, plus de 7.100 Syriens ont trouvé refuge en Iraq, fuyant les hostilités dans le nord-est de leur pays.

La plupart des réfugiés syriens sont originaires de villes et de villages du nord-est de la Syrie. « Trois réfugiés sur quatre sont des femmes et des enfants », a déclaré le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic, lors d’un point de presse mardi à Genève.

A la frontière, le HCR et d’autres organisations appuient l’action menée par les autorités locales, en fournissant des secours d’urgence et des services humanitaires. Dès leurs arrivées sur le territoire iraquien, les réfugiés syriens sont enregistrés, reçoivent des repas chauds, avant d’être transportés vers un camp. Dans les centres de réception situés à la frontière, les équipes du HCR assurent également le suivi de la protection des réfugiés – notamment celles des enfants et des personnes ayant des besoins spécifiques.

La grande majorité de ces réfugiés syriens – un peu moins de 7.000 – sont hébergés dans un camp à Barda-rash, une ville iraquienne située à environ 140 kilomètres à l’est de la frontière avec la Syrie. Dans ce camp, le HCR a installé un système d’approvisionnement en eau, un réseau électrique et un système d’égouts. Des infrastructures qui, selon l’agence onusienne, doivent être élargies à mesure que le nombre de réfugiés arrivant dans le camp augmente.

© UNHCR/Hossein Fatemi
En Iraq, le HCR fournit aide et hébergement aux réfugiés fuyant le nord-est de la Syrie.

 

Des enfants non accompagnés font partie de ces réfugiés. Certains d’entre eux, en particulier les enfants, ont besoin de premiers soins et d’une prise en charge psychosociale, Nombre d’entre eux ont été témoins d’explosions et de bombardements alors qu’ils fuyaient les combats et vivent toujours dans la peur. « Les réfugiés dont des parents vivent dans la région sont autorisés à quitter le camp et à rejoindre leur famille », a précisé M. Mahecic.

Avant cette dernière vague d’arrivées, près de 228.000 Syriens avaient trouvé refuge en Iraq, fuyant plus de huit années de conflit et de destruction en Syrie.

Près de 180.000 déplacés dont environ 80.000 enfants (OCHA)

L’opération militaire lancée par la Turquie le 9 octobre dans le nord-est de la Syrie n’est pas sans conséquence humanitaire.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 176.000 personnes ont été déplacées par les hostilités – dont près de 80.000 enfants – en deux semaines.

Des infrastructures civiles vitales dans le nord-est de la Syrie ont été endommagées. Dans le gouvernorat d’Al-Hassakah, la station d’eau d’Alouk, qui était hors service depuis 10 jours a pu être réparé, grâce aux efforts de désescalade menés par les Nations Unies auprès du gouvernement turque.

Source de la Paix: Israël condamne !! Qu’en est-il du peuple courageux palestinien?


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Israël condamne !!
Qu’en est-il du peuple courageux palestinien?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejoint la chorale condamnant l’opération turque, prévenant de la possibilité d’un nettoyage ethnique. Il a déclaré dans “Twitter”: « Israël condamne fermement l’invasion turque des zones kurdes en Syrie et met en garde contre l’implication de la Turquie et de ses agents dans le nettoyage ethnique des Kurdes ». « Israël est prêt à fournir une assistance humanitaire au commando du peuple kurde », a-t-il ajouté.

إسرائيل تندد !!٠
وماذا عن الشعب الفلسطيني المغوار ؟

وانضم إلى جوقة المنددين بالعملية التركية، رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو، “محذراً من احتمال حدوث تطهير عرقي”. وقال في “تويتر”: “إسرائيل تندد بقوة بالغزو التركي للمناطق الكردية في سوريا وتحذر من ضلوع تركيا ووكلائها في تطهير عرقي للأكراد”. وأضاف: “إسرائيل مستعدة لتقديم مساعدات إنسانية للشعب الكردي المغوار”.

 

“Source de la Paix”: Qatar soutien… et Israël condamne

نبع السلام: قطر تؤيد..واسرائيل تندد

La turquie lande son offensive contre les kurdes en Syrie - AFP - D. SOuleiman.jpg

La politique de sang bon marché: les conscrits arabes dans FDS – سياسة الدماء الرخيصة: المجندون العرب في (قسد)


FDS - Syrie 2019.jpgLa politique de sang bon marché: les conscrits arabes dans FDS

Ibrahim al-Abdallah – 24/12/2018

Au cours des récents combats dans la banlieue est de Deir al-Zour, l’organisation Daech a lancé plusieurs publications. Parmi les plus récentes révèlent à quel point cette organisation terroriste brutalise les prisonniers des Forces Démocratiques de la Syrie FDS): de la décapitation, à l’exécution par le feu (brûlé vif), l’organisation a envoyé des messages sanglants et brutaux à ses ennemis, comme c’est le cas depuis sa création. Cependant, il est intéressant de noter que les publications de l’organisation faisait exprès de faire connaître l’identité des prisonniers eux-mêmes et de leurs affiliations nationales, tribales et régionales, laissant apparaitre que tous les prisonniers sont des Arabes, à l’exception d’une personne qui est Assyrien de Rass Al-Ayn. La deuxième observation à propos de ces publications est que les prisonniers sont tous des hommes jeunes qui ont été recrutés de force, par les FDS, après avoir pris le contrôle de leurs régions dans la Jazeerah syrienne, que la plupart de ceux-ci étant originaires des campagnes de Raqqa occidentale et orientale. La troisième observation est le recrutement récent de ces jeunes hommes, allant de quelques jours à plusieurs semaines.

La conclusion qui se dégage de la caractérisation de ces affaires est que les FDS poursuivent sa politique systématique consistant à placer les recrues arabes face à l’organisation de « Daech », tandis que des éléments des « unités de protection du peuple » et les « unités de protection des femmes » en assument la direction, Après la fin des hostilités, dans le but de présenter ces unités en tant que combattants, ainsi que dans l’intention de voler symboliquement et politiquement tous les résultats des combats, devant les médias et l’opinion publique. Depuis la formation des Forces démocratiques de la Syrie, il a été conseillé par les États-Unis de prendre un nom qui cache l’identité et l’agenda national des « unités de protection du peuple » kurde, en particulier après l’expansion de cette milice sur le terrain dans les gouvernorats de Hassakah, Alep, Raqqa et Deir Ez-Zor récemment, où elles recrutaient de jeunes Arabes dans les régions qu’elles occupent, afin de les mettre sur les fronts dans les batailles. C’est ce qui s’est passé dans la campagne orientale de Raqqa, depuis 2015 et Manbej, puis dans la région de Tabqa et Raqqa.

Cette politique raciste et discriminatoire implique que les Arabes, qu’ils soient parmi les FDS, ou de l’organisation de (Da’ech) forment un seul parti et doivent être éliminés. En effet, la plupart des victimes des opérations de la coalition internationale contre l’organisation Da’ech sont des Arabes qui sont enrôlés dans les rangs de la milice FDS. Les statistiques des derniers jours des combats à « Hajine »  indiquent que plus de 220 combattants arabes dans les rangs des FDS ont été tués. Le nombre n’inclut pas ceux qui ont été tués après leurs captures et annoncés dans les publications de Da’ech.

Parallèlement au grand nombre de morts arabes dans les rangs de la milice FDS ne fait que diminuer, voire même vider leurs zones de la jeunesse arabe, il existait, par ailleurs, un autre mécanisme qui exploitait ces recrues et leurs familles en les extorquant en soudoyant les dirigeants de FDS afin de transférer le recru, dont la famille a les moyens de le faire, dans des lieux calmes loin des combats, ou moins chauds que les fronts d’affrontement avec Da’ech.

(…)

 

سياسة الدماء الرخيصة: المجندون العرب في (قسد)

طرح تنظيم (داعش) عدة إصدارات، خلال معاركه الأخيرة في ريف دير الزور الشرقي. الإصدارات الأخيرة تكشف مدى الوحشية التي يعامل بها هذا التنظيم الإرهابي أسراه من (قوات سوريا الديمقراطية/ قسد)؛ فمن قطع الرؤوس إلى الخوازيق إلى حرق الأسرى وهم أحياء، عمل التنظيم على إرسال رسائل دموية ووحشية إلى أعدائه، كعادته منذ نشأته. لكن اللافت في شأن هذه الإصدارات، التي حرص التنظيم على أن تكون مسبوقة بتعريف الأسرى بأنفسهم وانتماءاتهم القومية والعشائرية والمناطقية، أن كل الأسرى الذين ظهروا في هذه الإصدارات الأخيرة كانوا عربًا، باستثناء شخص واحد كان آثوريًا من رأس العين. الملاحظة الثانية في ما يخص هذه الإصدارات هي أن الأسرى جميعًا من الشبان الذين جندتهم (قسد) قسرًا، بعد بسط سيطرتها على مناطق سكناهم في الجزيرة السورية، ومعظم من ظهروا في هذه الإصدارات كانوا من أرياف الرقة الغربية والشرقية. والملاحظة الثالثة هي حداثة تجنيد هؤلاء الشبان، إذ تراوح مدة التحاقهم بين بضعة أيام وعدة أسابيع.

الاستنتاج الذي يخرج به المرء، من توصيف هذه الحالات، أن (قسد) تواصل اتباع سياسة منهجية في وضع المجندين العرب في مواجهة تنظيم (داعش) فيما يقوم عناصر “وحدات حماية الشعب” و”وحدات حماية المرأة” بالأدوار القيادية واللوجستية والأمنية، وخاصة الإعلامية والاستعراضية، بعد انتهاء المعارك، بقصد إظهار هذه (الوحدات) بدور مقاتل، وكذلك بقصد السطو الرمزي والسياسي على كل مخرجات المعارك، أمام الإعلام والرأي العام. إلّا أن هذه السياسية ليست جديدة، فمنذ أن تشكلت (قوات سوريا الديمقراطية)، على إثر نصيحة أميركية باتخاذ اسم يُخفي الهوية والأجندة القوميتين لـ “وحدات حماية الشعب” الكردية، وبوجه خاص بعد أن بدأت هذه الميليشيا التوسع على الأرض، في محافظات الحسكة وحلب والرقة ودير الزور مؤخرًا، كانت تُجند الشبان العرب في المناطق التي تستولي عليها، بغية وضعهم في الواجهة. هذا ما حدث في ريف الرقة الشمالي، منذ عام 2015 ومنبج، ولاحقًا الطبقة والرقة وأريافهما.

هذه السياسية التمييزية العنصرية تستبطن أن العرب، سواء أكانوا في عداد (قسد) أم في عداد تنظيم (داعش) هم طرف واحد، ويجب التخلص منهم. وبالفعل، فإن معظم قتلى حملات التحالف الدولي ضد تنظيم (داعش) هم من العرب المجندين إلزاميًا في صفوف ميليشيا (قسد)، تُشير إحصاءات الأيام الأخيرة من معارك “هجين” إلى أن أكثر من 220 مقاتلًا عربيًا في صفوف (قسد) قد قُتلوا، وهذا العدد لا يشمل من قُتلوا بعد أسرهم في إصدارات (داعش) الأخيرة.

وبموازاة العدد الكبير من القتلى العرب في صفوف ميليشيا (قسد) وتفريغ مناطقهم من العنصر الشاب، كان ثمة آلية أخرى تعمل على استثمار هؤلاء المجندين، واستغلال أسرهم من خلال ابتزازها بدفع رشًا لقيادات في (قسد) كي تنقل المجند القادر على الدفع، إلى أماكن هادئة أو أقلّ سخونة من جبهات القتال مع (داعش).

وأسعار تنقلات المجندين العرب معروفة، في أوساط الأهالي والمجندين الراغبين في الابتعاد عن جبهات القتال وخطر الموت أو الوقوع في الأسر، وهي كالآتي: يجب أن يدفع المجند الراغب في نقل خدمته، من ريف دير الزور الشرقي إلى مناطق هادئة أو أقل سخونة، مثل تل أبيض أو عين العرب أو الرقة، 1500 دولار أميركي. أما نقل مجند من ريف دير الزور الشرقي إلى ريف دير الزور الغربي أو ريف الحسكة الجنوبي البعيدين نسبيًا عن ميادين القتال، فيكلف 1000 دولار. بينما الإعفاء النهائي من التجنيد، فيكلف الشاب 3000 دولار. ويصل الفساد والرغبة المحمومة في جمع المال أوجهما، في فسح المجال أمام تهريب شبان انشقوا عن ميليشيا (قسد) ذاتها، ويودون التسلل إلى تركيا عبر الحدود التي تُسيطر عليها الميليشيا من الجانب السوري، حيث يجب أن يدفع المجند المنشق مبلغًا يراوح بين 3500 و5000 دولار أميركي. أما إذا كان الشاب غير مجند، لكنه في سن التجنيد ويود الهرب قبل طلبه إلى التجنيد، فإن عليه أن يدفع مبلغًا يراوح بين 1500 و2000 دولار. أما الشبان النازحون من دير الزور وأريافها المعنيون بنظر (قسد) في الانخراط بالمعارك الدائرة في ريف دير الزور الشرقي ضد تنظيم (داعش)، والذين يقطنون مع أسرهم في المخيمات التي تُديرها (قسد) في ريف الرقة الشمالي، مثل مخيم عين عيسى، فيمكن أن يحصلوا على أوراق تُثبت أنهم من ريف حلب كي ينجوا من التجنيد، لكن عليهم أن يدفعوا رشوة لهذا الغرض، تراوح بين 200 و500 دولار أميركي.

هذه الحال فرَّغت المناطق العربية في شمال سورية من العنصر الشاب؛ حيث يفضل معظم هؤلاء الهرب إلى تركيا على التجنيد الإلزامي والزج بهم في المحرقة، فيما يعيش مئات الشبان في سن التجنيد حياة ليلية، في قرى منطقة تل أبيض والطبقة والرقة، فيقضون نهارهم مختفين أو نيامًا، كي لا تُلقي دوريات (قسد) القبض عليهم، وتسوقهم إلى جبهات القتال.

nous combatterons contre toutes les forces arabes qui pourraient intervenir – سنقاتل أي قوات عربية تدخل إلى منبج وشرق الفرات


Stafs-militaires

L’armée nationale syrienne : nous combatterons contre toutes les forces arabes qui pourraient intervenir à Manbej et dans la région à l’est l’Euphrate

2 janvier-2019
Heba Mohamed et Wael Essam

Al-Qods Al-Arabi et ses agences : La question de l’envoi de troupes arabes à Manbej n’a toujours pas été résolue et des pourparlers à haut niveau ont eu lieu entre les États-Unis, l’Égypte et les Émirats arabes unis. Une source officielle de l’opposition armée syrienne a décrit les efforts déployés par les Etats-Unis pour remplacer leurs forces par des troupes arabes qui seraient déployées depuis la ville de Manbej dans la campagne d’Alep au nord de la Syrie, jusqu’à la frontière irakienne, comme un « développement dangereux ».

« Jusqu’à présent, nous ne disposons d’aucune information précise sur des réunions ou des tentatives visant à amener des forces arabes dans Manbej et à l’Est du fleuve l’Euphrate », a déclaré Mustafa Sieger, dirigeant de l’armée de l’opposition syrienne, en se confiant à al-Qods al-Arabi. « Si les nouvelles sont exactes, nous ne pouvons que le traiter qu’en terme de protection des « forces séparatistes ». Il a souligné le classement de ces forces « dans le cadre du soutien direct au terrorisme du PKK, et qu’il s’agit d’une étape au détriment du peuple syrien dans son cadre général et dirigée contre les Arabes sunnites en particulier».
« Jusqu’à présent, nous ne disposons d’aucune information précise sur des réunions ou des tentatives visant à amener des forces arabes dans Manbej et de l’Est de l’Euphrate en Syrie », a déclaré Mustafa Sieger, dirigeant de l’armée de l’opposition syrienne, qui a confié à al-Qods al-Arabi. “Si les nouvelles sont exactes, Avec lui uniquement en termes de protection des “forces séparatistes”. Il a souligné le classement de l’entrée de ces forces «dans le cadre du soutien direct du PKK au terrorisme, et qu’il s’agit d’une étape au détriment du peuple syrien dans son cadre général et dirigée contre les Arabes sunnites en particulier».
Sieger a déclaré: « Nous considérerons les forces arabes comme des « forces d’occupation » comme les forces russes et iraniennes. Le dirigeant a noté une coordination totale au plus haut niveau entre l’opposition syrienne et la Turquie et a indiqué qu’elle ne coopérerait avec aucune force arabe qui entrerait dans Manbej ou dans l’Euphrate oriental afin d’empêcher l’avancée de l’armée syrienne libre sur des positions contrôlées par des milices kurdes.
« L’axe arabe basé à Riyad et au Caire renforcera son dynamisme et sa force vers les axes régionaux iranien et turc dans la région. Nous sommes peut-être toujours dans les zones grises, mais la présence arabe est devenue plus importante et son rôle est plus important », a déclaré Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères des Émirats Arabes Unis. Contrairement aux années passées ».
Selon le site «Debka», israélien les pourparlers entre le président américain Donald Trump et le ministre de la Défense des Emirats arabes unis Mohammed bin Zayed et le président égyptien Abdul Fateh al-Sissi d’envoyer des troupes arabes de cinq pays en Syrie pour succéder à l’armée américaine qui a annoncé le retrait du nord-est de la Syrie. en plus de l’adhésion d’autres pays arabes tels que le Maroc, l’Algérie et l’Arabie saoudite.

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الجيش الوطني السوري لـ«القدس العربي»: سنقاتل أي قوات عربية تدخل إلى منبج وشرق الفرات

2 – يناير – 2019
هبة محمد ووائل عصام

عواصم ـ «القدس العربي» ـووكالات: ما زال موضوع إرسال قوات عربية الى منبج يتفاعل، حيث بحث على مستوى عالٍ بين الولايات المتحدة ومصر والإمارات. ووصف مصدر مسؤول في المعارضة السورية المسلحة، المساعي الأمريكية لاستبدال قواتها في سوريا بقوات عربية تنتشر من مدينة «منبج» في ريف حلب شمال البلاد وصولاً إلى الحدود العراقية بـ «التطور الخطير».

وقال القيادي في الجيش السوري الوطني المعارض المدعوم من أنقرة، مصطفى سيجري لـ «القدس العربي»: «إلى الآن لا نمتلك أي معلومات دقيقة حول لقاءات أو مساع لإدخال قوات عربية إلى منبج وشرق الفرات في سوريا، وفي حال صحت الأنباء المتداولة، لا يمكننا التعامل معه إلا من زاوية حماية «القوى الانفصالية». وأشار إلى تصنيف دخول هذه القوات «ضمن خانة الدعم المباشر للإرهاب المتمثل بحزب العمال الكردستاني، وبأنه خطوة على حساب الشعب السوري في إطاره العام، وموجه ضد العرب السنة على وجه الخصوص».

وحول موقفهم في حال صحة هذه الأنباء قال سيجري: موقفنا من هذا الإجراء أننا سنعتبر القوات العربية «قوات احتلال» شأنها شأن القوات الروسية والإيرانية. ونوه القيادي إلى وجود تنسيق كامل على أعلى المستويات بين المعارضة السورية وتركيا، وبأنهم لن يجروا أي تعاون مع أي قوات عربية ستدخل منبج أو شرق الفرات في محاولة لمنع تقدم الجيش السوري الحر نحو مواقع تسيطر عليها الميليشيات الكردية.
وكان وزير الشؤون الخارجية الإماراتي أنور قرقاش، أعلن عبر معرفه الشخصي في تويتر، أن «المحور العربي المرتكز على الرياض والقاهرة سيزداد زخماً وقوة تجاه المحاور الإقليمية الإيرانية والتركية في المنطقة، لعلنا ما زلنا في المساحات الرمادية، ولكن الحضور العربي أصبح أكثر أهمية ودوره أكبر حضوراً بعكس السنوات الماضية».
كما ذكر موقع «ديبكا» الإسرائيلي أن مباحثات تجري بين الرئيس الأمريكي دونالد ترامب ووزير الدفاع الإماراتي محمد بن زايد والرئيس المصري عبد الفاتح السيسي لإرسال قوات عربية من خمس دول إلى سوريا لخلافة الجيش الأمريكي الذي أعلن ترامب عن اقتراب انسحابه من شرق سوريا، بالإضافة إلى إمكانية انضمام دول عربية أخرى إلى ذلك كالمغرب والجزائر والسعودية.

Trump: Nous n’avons pas fixé de calendrier pour le retrait de la Syrie


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Trump: Nous n’avons pas fixé de calendrier pour le retrait de la Syrie

2 janvier 2019

Le président américain Donald Trump a nié mercredi avoir fixé un calendrier pour le retrait des troupes américaines de la Syrie, affirmant que les Etats-Unis se retireraient de la Syrie « lentement ».
Lors d’une réunion du cabinet de la Maison-Blanche, Trump a déclaré qu’il n’avait jamais fixé de calendrier de retrait de quatre mois, ce qu’il avait annoncé le mois dernier, ignorant les conseils de ses principaux collaborateurs de la sécurité nationale et sans consulter les législateurs américains ou leurs alliés impliqués dans des opérations contre l’organisation terroriste « Daech ».

Il a déclaré: « Les États-Unis se retireront de la Syrie selon un certain temps. L’un d’eux (non nommé) a déclaré que nous nous retirerions sur quatre mois, mais ce n’est pas ce que j’ai dit ».
Le président américain a déclaré que Washington voulait protéger les militants kurdes lorsque les troupes américaines seront retirées.
Hier, le New York Times a cité des sources de l’administration Trump selon lesquelles « Trump donnera quatre mois au ministère de la Défense pour achever le retrait des troupes de la Syrie et qui comptent environ deux mille combattants ».

نفى الرئيس الأميركي دونالد ترامب، اليوم الأربعاء، أن يكون قد حدد جدولاً زمنياً للانسحاب من سورية، مشيراً إلى أن الولايات المتحدة ستنسحب من سورية “ببطء”.

وأضاف ترامب في اجتماع لمجلس الوزراء بالبيت الأبيض أنه لم يحدد أبداً أربعة أشهر جدولاً زمنياً للانسحاب، الذي كان قد أعلنه الشهر الماضي متجاهلاً مشورة كبار مساعديه للأمن القومي ومن دون تشاور مع المشرعين أو حلفاء الولايات المتحدة الذين يشاركون في العمليات ضد تنظيم “داعش” الإرهابي.

وقال: “الولايات المتحدة ستنسحب من سورية على مدار فترة من الزمن.. أحدهم (لم يذكر اسمه) قال إننا سننسحب على مدار 4 أشهر، لكني لم أقل ذلك”. 

وأشار الرئيس الأميركي إلى أن واشنطن تريد حماية المقاتلين الأكراد مع سحب القوات الأميركية.

وأمس، نقلت صحيفة “نيويورك تايمز” الأميركية عن مصادر في إدارة ترامب (لم تسمها) إنّ “ترامب سيمهل وزارة الدفاع أربعة أشهر لإتمام سحب القوات من سورية والبالغ عددها نحو ألفي مقاتل”.

وأوضحت أنّ ذلك الطرح جاء “في اجتماع بين ترامب والجنرال بول لاكاميرا، قائد القوات الأميركية التي تقاتل تنظيم داعش في سورية والعراق، خلال الزيارة التي أجراها الرئيس الأميركي إلى العراق قبل أيام”.

وعلى صعيد آخر، اتهم ترامب القادة العسكريين الأميركيين بـ”عدم القيام بعمل جيد في أفغانستان”.

وتابع خلال الاجتماع الحكومي: “أعطينا جنرالاتنا جميع الأموال التي يريدونها، لكنهم لم يقوموا بأي عمل جيد، فهم يحاربون في أفغانستان منذ 19 عاماً”.

وتأتي تصريحات ترامب في إطار تأكيده على أنه قام بإقالة وزير الدفاع السابق جيمس ماتيس وليس قبول استقالته، موضحاً أن من أسباب الإقالة “عدم رضاه عما قام به ماتيس في أفغانستان”.

غيّر أن تقارير إعلامية قالت إن استقالة ماتيس جاءت اعتراضاً منه على قرار ترامب سحب القوات الأميركية من سورية.

وبعد أيام على قراره المفاجئ بسحب قوات بلاده من سورية، عاد الرئيس الأميركي، الإثنين، إلى وسيلته المفضلة في التواصل “تويتر”، للتأكيد على صواب قراره وأنه يستحق أن يُنظر له كأي بطل قومي، مشدداً، في الآن ذاته، على أن القوات الأميركية ستعود بوتيرة بطيئة إلى الوطن.

وكتب ترامب في تغريدته: “إن كان أحد ما غير دونالد ترامب قد حقق ما قمت به في سورية، التي كانت مليئة بالفوضى بسبب (داعش) حينما تسلمت منصب الرئاسة، فقد كان سينظر إليه كبطل قومي”.

وأضاف: “لقد تم القضاء بشكل شبه كلي على (داعش)، وسوف نعيد قواتنا بوتيرة بطيئة إلى الديار كي يكونوا بين أحضان عائلاتهم، وفي الآن نفسه سنواصل محاربة فلول (داعش)”.

والأسبوع قبل الماضي، أمر الرئيس الأميركي بسحب القوات الأميركية المنتشرة في شمال سورية والبالغ عددها نحو ألفي جندي، وهي في غالبيتها قوّات خاصّة لمقاتلة تنظيم “داعش” وتدريب القوات المحلّية في المناطق التي تمّت استعادتها من التنظيم.

واتّخذ ترامب قراره على الرغم من التحذيرات المتكرّرة للمسؤولين العسكريّين الأميركيّين من مخاطر انسحاب متسرّع من سورية من شأنه أن يُطلق يد حليفتي بشار الأسد، روسيا وإيران، في سورية.

(العربي الجديد، رويترز)

L’armée syrienne est entrée dans Manbej suite à l’appel des milices kurdes YPG + Démenti


تعزيزات تركية إضافية إلى الحدود مع سورية… والوحدات الكردية تستنجد بالنظام
إسطنبول ــ العربي الجديد، جلال بكور
28 ديسمبر 2018

Des renforts turcs supplémentaires à la frontière avec la Syrie … et des unités kurdes demande l’aide au régime syrien
Al-Arabi Al-Jadid – Istanbul, Jalal Bakour
28 décembre 2018

Des renforts turcs supplémentaires à la frontière avec la Syrie … et des unités kurdes cherchent le régime
Nouvel Arabe Istanbul, Jalal Bakour
28 décembre 2018
Vendredi, l’armée turque a continué d’envoyer des renforts militaires à la frontière syrienne alors que les préparatifs se poursuivaient en vue de la prochaine opération de Ankara contre les milices kurdes de l’est de l’Euphrate, tandis que les Milices des « Unités de protection du peuple » kurdes, a demandé dans une déclaration courte, aujourd’hui, les forces du régime syrien, de « Protéger la ville de Manbej des menaces turques ».

L’agence de presse « d’Anatolie » a rapporté vendredi que de nouveaux renforts militaires étaient arrivés dans le district d’Albili, dans la province méridionale de Kellis, afin de renforcer les unités déployées le long de la frontière avec la Syrie.
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Et jeudi, dans le même état, davantage de renforts militaires ont été envoyés aux unités turques postées à la frontière avec la Syrie.
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Les derniers renforts ont eu lieu après que le président turc Recep Tayyip Erdoğan eut annoncé la semaine dernière l’intention de son pays de lancer une campagne militaire dans quelques jours contre la milice « Unités de protection du peuple », qui dirige les « Forces de la Syrie démocratique » dans la zone nord et nord-est en Syrie.

Des attentes prédisaient le début d’une opération turque, mercredi, avec la participation de milliers de « l’Armée syrienne libre », mais le processus a été reporté jusqu’à la cristallisation d’un accord turc avec la partie russe, qui tente d’investir la situation sur le terrain en faveur du régime syrien, suite à la déclaration de Donald Trump, à propos du retrait de ses troupes de Syrie.

Une délégation turque de haut niveau devrait se rendre à Moscou samedi, comprenant les ministres des Affaires étrangères, Mouloud Gaooshoglu, Khulosi Akkar, ministre de la Défense, Hakan Fidan, chef du renseignement, et le porte-parole présidentiel, Ibrahim Kalan, pour finaliser le sort de la ville de Manbej et de ses environs.

Parallèlement, le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, se rendra en Turquie au début de 2019. Une délégation turque conduite par le vice-ministre des Affaires étrangères, Sadat Unal, se rendra également aux États-Unis sans fixer de date pour cette visite.

Les milices kurdes font appel au régime syrien
Dans un communiqué publié vendredi, les « forces de protection du peuple » kurdes ont appelé les forces du régime syrien à « protéger la ville de Manbej des menaces turques ».

Après l’annonce du retrait de Manbej, les « Unités de protection du peuple » ont déclaré dans un communiqué: “Nous nous sommes chargés de mener la guerre contre « Daech » et d’autres groupes terroristes, à l’este de l’Euphrate et dans d’autres régions, c’est pourquoi nous appelons l’Etat syrien auquel nous appartenons en tant que peuple, terre et frontières, pour envoyer ses forces armées pour récupérer ces zones et pour protéger la région de Manbej, des menaces turques ».

Les milices des « unités de protection du peuple » kurdes, la branche armée du parti de « l’Union démocratique » kurde, dirigent « la zone de l’aut-administration »,, le « Conseil démocratique de la Syrie » et les « FDS/Forces de la Syrie démocratique » du nord-est de la Syrie, des coalition qui regroupe d’autres factions que les kurdes, et reçoivent le soutien de Washington.

« Nous ne sommes pas en désaccord avec le gouvernement syrien pour défendre la souveraineté syrienne et l’armée syrienne a le devoir de défendre la souveraineté syrienne face à l’occupation », a déclaré mercredi à la presse la présidence conjointe de « l’auto-administration ».

Selon des sources bien informées, des négociations, autour de Manbej, sont en cours entre le régime et les unités kurdes, sous les auspices de la Russie, parallèlement aux négociations entre Washington et Ankara, dans le cadre de la poursuite du renforcement militaire des forces armées par le régime syrien et la Turquie dans la région.

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L’armée syrienne est entrée dans Manbej suite à l’appel des milices kurdes YPG

© REUTERS / Rodi Said

International

Suite à l’appel des Kurdes des YPG, invitant Damas à venir les protéger des Turcs à Manbij, le commandement de l’armée syrienne a annoncé son entrée dans le secteur.

Les forces gouvernementales syriennes ont annoncé ce vendredi leur entrée dans la ville de Manbij, zone cruciale au nord de la Syrie, jusqu’ici sous contrôle kurde. Le drapeau syrien a été hissé dans la ville. 

L’armée a également promis dans un communiqué de «garantir la sécurité de tous les citoyens syriens présents (à Manbij) et de tous ceux qui s’y trouvent».

Plus tôt dans la journée, les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) ont invité les forces syriennes à prendre position à Manbij pour éviter une offensive de l’armée turque.

La milice kurde, qu’Ankara considère comme un mouvement terroriste étroitement lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), assure que ses membres ont quitté la ville pour aller combattre Daech* dans l’est du pays.

Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé plus tôt qu’Ankara était prêt à lancer une offensive contre les milices kurdes du YPG à Manbij si les États-Unis ne les évacuaient pas de la zone. Le chef d’État turc a par la suite affirmé que le lancement de l’opération avait été différé après un entretien téléphonique avec Donald Trump.

Le 19 décembre, Donald Trump a annoncé que les États-Unis avaient écrasé Daech* en Syrie, notant que la lutte contre ce groupe terroriste était la seule raison de la présence des militaires américains dans le pays. La Maison-Blanche a plus tard publié une déclaration annonçant que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs troupes de Syrie.

*Organisation terroriste interdite en Russie

 

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Démenti:

“Russia Today/RT”, l’agence Spoutnik ment à propos de Manbej et des “FDS”
https://www.orient-news.net/ar/news_show/159110/0/روسيا-اليوم-يكذّب-وكالة-سبوتنيك-بشأن-منبج-والسبب-قسد

Les FDS dément, sur RT, ses déclarations publiées sur le site Sputnik (Russe), autour de son accord pour l’entrée de l’armée syrienne à Manbej.

RT dément Sputnik

Les bases militaires américaines au nord-est de la Syrie


القواعد العسكرية الأمريكية في شمال شرق سوريا ـالجزيرة السورية) شمال نهر الفرات – décembre 2018

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