Syrie : le conflit à Idlib perturbe les distributions de nourriture du PAM dans le nord-ouest du pays


 

Syrie : le conflit à Idlib perturbe les distributions de nourriture du PAM dans le nord-ouest du pays

OCHA
Des enfants jouent dans un camp pour personnes déplacées dans le sud d’Idlib, en Syrie.
14 février 2020

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) continue de fournir une aide alimentaire d’urgence aux personnes qui en ont désespérément besoin dans le nord-ouest de la Syrie, malgré l’escalade des hostilités qui a provoqué cette semaine une interruption de 24 heures des distributions de vivres.

« Nous sommes profondément préoccupés par le sort de milliers de familles qui ont dû quitter leur maison par des températures hivernales glaciales en quête de sécurité dans des camps déjà surpeuplés », a déclaré Muhannad Hadi, le directeur régional du PAM pour le Moyen-Orient, l’Asie centrale et l’Europe de l’Est.

Le PAM et ses partenaires sont confrontés à « des conditions de plus en plus difficiles » dans le nord-ouest de la Syrie. « Les organismes humanitaires ont été contraints mardi d’arrêter temporairement les distributions », a déclaré Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève lors d’un point de presse vendredi. Selon l’agence onusienne humanitaire, la récente recrudescence des hostilités a perturbé le mouvement des camions acheminant de l’aide vers la région depuis la Turquie.

Des rations alimentaires fournies aux déplacés

Face à cette situation, le PAM a prépositionné de la nourriture dans le nord-ouest de la Syrie pour répondre aux besoins croissants des populations vulnérables. Le l’agence onusienne et ses partenaires ont lancé en décembre une opération de réponse immédiate pour fournir des vivres à toutes les personnes déplacées.

Depuis le début de cette année, l’agence onusienne a fourni des rations alimentaires d’urgence prêtes à consommer à plus de 300.000 personnes déplacées. Cette nourriture peut être consommée sans cuisson et est légère à transporter. En outre, les partenaires du PAM ont distribué une aide alimentaire mensuelle à près de 900.000 personnes.

Selon le PAM, les civils continuent de payer un lourd tribut dans ce conflit syrien. Les bombardements intensifs de la ville d’Atareb ces deux derniers jours ont provoqué d’importants déplacements de population. A ce jour, les frappes aériennes et les affrontements armés dans le nord-ouest de la Syrie ont déplacé plus de 800.000 personnes depuis décembre 2019 – dont 80 % sont des femmes et des enfants.

Les familles déplacées se dirigent en direction du nord, vers des camps déjà surpeuplés près de la frontière entre la Syrie et la Turquie. Plus de 140.000 personnes ont été déplacées cette semaine. De nombreuses familles ont été forcées de fuir à pied en plein hiver, avec des températures nocturnes atteignant parfois -10 degrés Celsius. Au cours des neuf dernières années de conflit, les populations du nord-ouest de la Syrie ont déjà été déplacées à plusieurs reprises et dépendent fortement de l’aide humanitaire.

مقتل سليماني، وحلم الامبراطورية الفارسية


Prédateurs-s'entredéchir

سليماني كان يمثل العقيدة العسكرية المنفذة لمخطط إيران في إحياء حلمها بالسيطرة على المنطقة وإشادة مشروع الامبراطورية الفارسية ؟

ما الذي كان مسؤول العمليات العسكرية والعمليات السرية خارج الحدود الإقليمية لإيران، قاسم سليماني، يفعله باستمرار ومنذ عقدين وهو يتنقل ما بين لبنان والعراق و سوريا وإيران ؟

لم يكن سليماني داعية سلام، هو عسكري، يعمل لمصلحة إيران، يدعم عسكريا مجرمي الحرب المتعاملين مع إيران في العراق وفي سوريا على حساب وضد مصلحة الشعبين

Soleimani représentait la doctrine militaire de l’Iran, qui mettait en œuvre le plan du système iranien pour relancer son rêve de contrôler la région et de louer le projet de l’Empire perse…

Qu’est-ce que Qassem Soleimani, qui était responsable des opérations militaires et secrètes en dehors des frontières de l’Iran, faisait depuis deux décennies, en se déplaçant entre le Liban, l’Irak, la Syrie et l’Iran?

Soleimani n’était pas un défenseur de Paix, mais un militaire, travaillait pour l’intérêt de l’Iran, il soutenait militairement les gouverneurs corrompus et criminels de guerre, qui ont choisis d’être les alliés de l’Iran, notamment en Irak et en Syrie, aux dépens et contre les intérêts et la volonté des deux peuples syrien et irakien.

 

Statistiques-2019

Soleimani: une opération sans précédent pour l’armée américaine


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Suleimani-apparait-dans-les-décombres-de-la-ville-d'Alep-17-décembre-2016Soleimani-apparait-dans-les-décombres-de-la-ville-d’Alep -à-côté-d’un-gradé-de l’armée-du régime-de-Bachar-Al-Assad-17-décembre-2016

Soleimani: une opération sans précédent pour l’armée américaine

AFP-3 janv 2020

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Un slogan en arabe “mort à l’Amérique” est dessiné sur le sol à Bagdad, le 3 janvier 2020

Le raid américain sans précédent dans lequel le général iranien Qassem Soleimani a été tué vendredi à Bagdad ouvre une période d’incertitude pour les Etats-Unis et leurs alliés dans la région, et suscite de nombreuses questions.

Comment l’opération a-t-elle été menée?

Le Pentagone est resté vague sur l’opération elle-même lorsqu’il a reconnu dans un communiqué avoir mené cette action sur ordre du président Donald Trump. Mais selon plusieurs médias américains, elle a été menée par un drone américain qui a frappé deux véhicules convoyant Soleimani, dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la république islamique, sur une route d’accès à l’aéroport international de Bagdad.

Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l’Etat irakien, est également mort dans ce bombardement.

Ce style d’assassinat de militaires étrangers fait davantage penser aux méthodes de l’armée israélienne qu’à celle des militaires américains, qui organisent d’habitude avec précision des opérations de leurs forces spéciales quand ils veulent éliminer des personnes recherchées comme Oussama Ben Laden ou, plus récemment, le leader du groupe Etat islamique Abou Bakr Al-Baghdadi.

Pourquoi aujourd’hui?

Les Etats-Unis suivaient depuis des mois les déplacements du général Soleimani de près et auraient pu le tuer bien avant. Le Pentagone a expliqué que le général iranien “préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains en Irak et à travers la région”.

AFP / Janis LATVELS Mini bio du général Qassem Soleimani, en charge des opérations extérieures de la République islamique, tué à Bagdad dans un raid américain.

Plus tôt, le ministre américain de la Défense Mark Esper avait prévenu que les États-Unis n’hésiteraient pas à prendre des mesures “préventives” s’ils avaient vent de nouvelles attaques en préparation.

Il avait prévenu que la mort la semaine dernière d’un sous-traitant américain dans une attaque à la roquette sur une base de Kirkouk (nord) attribuée à une faction pro-iranienne avait “changé la donne”.

Quelles conséquences?

D’ores et déjà, les prix du pétrole ont bondi de plus de 4% après l’annonce de la mort de Soleimani, les marchés craignant une escalade des tensions dans la région.

AFP / Les relations et interventions de l’Iran au Moyen-Orient

L’Iran a promis de se venger, de même que le mouvement chiite libanais Hezbollah qui s’est engagé à “apporter le juste châtiment aux assassins criminels (…) dans le monde entier”.

Les nombreux groupes pro-iraniens de la région, pourraient lancer des attaques contre des bases américaines dans les Etats du Golfe, ou contre des pétroliers ou des navires marchands dans la région du détroit d’Ormuz que Téhéran peut fermer à tout moment

Ils pourraient viser les nombreuses bases où l’armée américaine est déployée en Irak, en Syrie, d’autres ambassades américaines dans la région, ou s’attaquer à des alliés des Etats-Unis comme Israël ou l’Arabie saoudite, voire des pays européens.

Pour Kim Ghattas, du Carnegie Endowment for International Peace, il est difficile de savoir comment la situation va évoluer.

“Une guerre? Le chaos? Des représailles limitées? Rien? Personne ne sait vraiment, ni dans la région, ni à Washington, parce que ceci est sans précédent.”

Quelles mesures de sécurité?

Les États-Unis ont envoyé plus de 14.000 militaires en renfort dans la région ces derniers mois, et ils ont annoncé l’envoi de 500 hommes de plus après l’attaque contre leur ambassade à Bagdad.

Jeudi, M. Esper a indiqué qu’un bataillon de 4.000 hommes avait reçu l’ordre de se tenir prêt et qu’ils pourraient être déployés dans les prochains jours.

AFP / Ali DIA Des véhicules des Nations Unies patrouillent dans la région du Golan, frontalier avec le Liban et la Syrie, le 3 janvier 2020

Les Etats-Unis ont actuellement 5.200 militaires déployés en Irak, officiellement pour “assister et former” l’armée irakienne et pour éviter une résurgence du groupe Etat islamique. Leurs effectifs globaux au Moyen-Orient s’élève à 60.000 personnes.

L’ambassade américaine a appelé les ressortissants américains résidant en Irak à quitter le pays au plus vite.

Israël a fermé une station de ski sur les flancs du Golan, une région annexée à la frontière de la Syrie et du Liban.

En mémoire des dizaines de milliers de victimes mortes au nom de la liberté au Moyen-Orient : en Iraq, en Syrie, en Palestine,…


via En mémoire des dizaines de milliers de victimes mortes dans les prisons du régime syrien

En-mémoire-de-nos-frères-et-soeurs-mort.e.s-pour-la-liberté

Noms des victimes pour la liberté en Iraq ) 2019

Les États-Unis et Israël ne sont pas au-dessus des lois


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L’annonce de Mike Pompeo sur les colonies israéliennes accroît les risques pour les Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés

En réaction à l’annonce du Secrétaire d’État des États-Unis Mike Pompeo, qui a déclaré que les États-Unis ne considèrent plus les colonies israéliennes en Cisjordanie comme illégales au titre du droit international, Philippe Nassif, directeur du plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :

« Aujourd’hui, le gouvernement des États-Unis a annoncé au reste du monde qu’il pense que les États-Unis et Israël sont au-dessus des lois et qu’Israël peut continuer de violer le droit international et les droits fondamentaux des Palestiniens, les États-Unis lui apportant leur ferme soutien.

Aujourd’hui, le gouvernement des États-Unis a annoncé au reste du monde qu’il pense que les États-Unis et Israël sont au-dessus des lois et qu’Israël peut continuer de violer le droit international et les droits fondamentaux des Palestiniens, les États-Unis lui apportant leur ferme soutien.

Philippe Nassif, directeur du plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International

« Cette annonce ne modifie et ne modifiera pas la loi qui est tout à fait limpide : la construction et le maintien des colonies en Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est, enfreignent le droit international et s’apparentent à des crimes de guerre. Toutefois, cela fait courir des risques accrus aux Palestiniens en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, en donnant à Israël le feu vert pour poursuivre sa politique d’implantation et d’expansion des colonies qui se trouve au cœur de la crise des droits humains dans la région.

« L’annonce des États-Unis va à l’encontre du consensus international sur l’illégalité des colonies israéliennes, mais aussi de l’obligation légale qui incombe aux États-Unis de respecter et de faire respecter les Conventions de Genève.

L’annonce des États-Unis va à l’encontre du consensus international sur l’illégalité des colonies israéliennes, mais aussi de l’obligation légale qui incombe aux États-Unis de respecter et de faire respecter les Conventions de Genève.

Philippe Nassif, Amnesty International

« Nous n’avons pas peur de dire clairement et sans ambiguïté : aucune annonce des États-Unis ne peut modifier la loi et nous continuerons d’œuvrer afin que le droit international et les droits humains soient respectés et protégés, et que les auteurs présumés de violations soient amenés à rendre des comptes. »

Informations générales et contexte

La situation dans les territoires palestiniens occupés est principalement régie par deux régimes juridiques internationaux : le droit international humanitaire (notamment les règles du droit relatif à l’occupation) et le droit international relatif aux droits humains. Le droit pénal international s’applique également, car certaines violations graves sont susceptibles de constituer des crimes de guerre.

La politique israélienne qui consiste à installer ses civils dans les territoires palestiniens occupés et à déplacer la population locale viole les dispositions fondamentales du droit international humanitaire.

Tous les États parties à la Quatrième Convention de Genève, y compris Israël et les États-Unis, sont tenus de « veiller au respect » de la Convention. Cette obligation est largement interprétée comme nécessitant une action positive de la part des États individuels. Tous les États sont également tenus au titre du droit international coutumier de ne pas conférer de reconnaissance à une situation illégale, comme celle créée par les colonies israéliennes en Cisjordanie.

Amnesty International demande à Israël de cesser immédiatement toute activité de colonisation à titre de première mesure, en vue de démanteler toutes les colonies israéliennes et les infrastructures liées dans les territoires palestiniens occupés et de réinstaller les civils israéliens vivant dans ces colonies en dehors des territoires palestiniens occupés.

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Non à l’ingérence iranienne dans les pays du Moyen-Orient


Vive la résistance du peuple iranien face au pouvoir sectaire et libéral

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The Guardian: l’Occident a laissé l’Irak une terre à conquérir à l’Iran


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Le journal britannique Guardian s’est attaqué à l’Occident, en particulier aux Etats-Unis et à l’Angleterre, affirmant qu’ils avaient laissé l’Irak une terre à conquérir à l’Iran, qui contrôle désormais les vies en Irak, en particulier après le départ de la plupart des troupes américaines en 2011.

Elle a ajouté que l’Occident manifestait une indifférence vis-à-vis des manifestations en Irak, qui exigent des réformes politiques et luttent contre la corruption et la démocratie, malgré l’assassinat de plus de 250 personnes et des milliers d’autres blessés.

La détermination de l’Iran à soutenir le gouvernement impopulaire irakien ne présage rien de bon pour la démocratie au Moyen-Orient.

Elle a ajouté que, bien que les responsables iraniens aient affirmé ne pas avoir l’ambition de restaurer l’empire persan au Moyen-Orient et que contrairement aux États-Unis, il n’est pas une puissance impériale, cela ne semble pas être le cas pour de nombreux observateurs.

Au Liban, l’Iran entretient des liens financiers et militaires étroits avec le Hezbollah, qui a été au centre des manifestations de rue en colère la semaine dernière.

Il n’est pas facile non plus de croire que l’Iran soit un pays ami travaillant pour aider ses voisins, avec son soutien à l’insurrection houthie au Yémen, où le bilan des morts en quatre ans atteint 100 000 personnes.

Le contrôle des Gardes de la révolution sur les institutions de l’Etat iranien et ses relations étroites avec le guide suprême Ali Khamenei et les principaux dirigeants du brigadier général des gardiens de la révolution Qasem Soleimani, qui dirige la corps Al-Qods, la main exécutante de la garde hors d’Iran.

(…)
La responsabilité de l’Occident
Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, nombreux sont ceux qui pensent que la page de l’Irak a été tournée, mais ce n’est pas le cas. Les pays occidentaux qui ont agi cruellement et illégalement d’imposer un changement de régime à l’Irak, et donc de contrôler et de gérer ses affaires, ont la responsabilité constante de contribuer à son intégrité démocratique et sa libération du terrorisme et sa viabilité économique et sociale.

Cette responsabilité concerne principalement le peuple irakien, qui réclame avec force un nouveau départ. Quelque 250 personnes ont été tuées et des milliers d’autres blessées, les manifestants insistant sur la démocratie juste promise en 2003.
Le Guardian a déclaré qu’un tel massacre, s’il se produisait à Hong Kong ou à Barcelone, les cris auraient assourdi les oreilles, et s’est demandé: Où est cette revendication d’un grand intérêt pour l’Irak?

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الغارديان: الغرب ترك العراق لقمة سائغة لإيران

متظاهرون في بغداد يغلقون الطرق ويشعلون إطارات السيارات (رويترز)
متظاهرون في بغداد يغلقون الطرق ويشعلون إطارات السيارات (رويترز)

هاجمت صحيفة الغارديان البريطانية الغرب، وتحديدا الولايات المتحدة وبريطانيا، وقالت إنهم تركوا العراق لقمة سائغة لإيران، التي باتت تسيطر بشكل كبير على مفاصل الأمور في العراق، خاصة بعد خروج معظم القوات الأميركية منه عام 2011.

وأضافت أن الغرب أبدى عدم مبالاة للاحتجاجات في العراق، التي تطالب بإصلاحات سياسية ومحاربة الفساد وتحقيق الديمقراطية، رغم مقتل أكثر من 250 شخصا وإصابة آلاف آخرين.

وتقول الصحيفة إن تصميم إيران على دعم حكومة العراق غير الشعبية لا يبشر بالخير للديمقراطية في الشرق الأوسط.

وأضافت أنه رغم تأكيد المسؤولين الإيرانيين أنه ليست لهم مطامع لإعادة الإمبراطورية الفارسية في الشرق الأوسط، وإنها عكس الولايات المتحدة ليست قوة إمبريالية، فإن الأمر لا يبدو كذلك بالنسبة للعديد من المراقبين.

ففي لبنان -حسب الصحيفة- لإيران صلات مالية وعسكرية وثيقة بحزب الله، الذي كان محور الاحتجاجات الغاضبة في الشارع الأسبوع الماضي.

وأضافت الصحيفة أنه ليس من السهل أيضا تصديق كون إيران دولة صديقة تعمل من أجل مساعدة الجيران، مع دعمها حركة التمرد الحوثي في اليمن، حيث بلغ عدد القتلى في أربع سنوات في الحرب مئة ألف شخص.

وأكدت سيطرة الحرس الثوري على مؤسسات الدولة الإيرانية، وعلاقته الوطيدة بالقائد الأعلى الإيراني علي خامنئي، وأن من أبرز قادة الحرس الثوري اللواء قاسم سليماني الذي يقود فيلق القدس؛ يد الحرس خارج إيران.

سليماني في بغداد
وترى الصحيفة أن ظهور سليماني في بغداد الأسبوع الماضي لم يكن غريبا، بعد أن طالبت مظاهرات حاشدة في بغداد ومدن عراقية أخرى بالإطاحة بالحكومة التي يرأسها عادل عبد المهدي، والتي تعزو الفضل لطهران في وصوله للمنصب.

وكان التفسير الرسمي الإيراني لزيارة سليماني لبغداد، هو أن أمن العراق مهم بالنسبة لإيران، وقال مسؤول إيراني (طلب عدم الكشف عن هويته) “إن سليماني يزور العراق ودولا إقليمية أخرى بانتظام، خاصة عندما يطلب حلفاؤنا المساعدة”.

وقالت الصحيفة إن سليماني في الواقع جاء للتقريع في أعقاب تهديدات زعماء الشيعة الرئيسيين بالتخلي عن عبد المهدي.

وبدا للصحيفة أن سليماني نجح في إصلاح بعض الأمور، مستدلة على ذلك بتراجع طرح استقالة عبد المهدي، وهو ما رأت أنه لا يبشر بالخير، حيث خرجت بعد يومين من تدخله في بغداد أكبر مظاهرة مناهضة للحكومة حتى الآن.

النخبة الحاكمة
وقالت الصحيفة إن المتظاهرين طالبوا هذه المرة بالتخلص بصورة جذرية من النخبة الحاكمة في العراق، بغض النظر عن الولاءات الطائفية والعرقية، وبوضع حد للتأثير الإيراني.

وهذا التحدي الذي تطرحه المظاهرات لم يسبق له مثيل في مرحلة ما بعد سقوط الرئيس الراحل صدام حسين، وأنه لا يطرح مشكلة لطهران فحسب، بل هو مشكلة وجودية لنظام تقاسم السلطة الثلاثي (شيعة وسنة وأكراد) الهش في العراق، الذي تم تأليفه بعد الغزو الأميركي عام 2003، كما ترى الصحيفة.

ويأتي هذا التحدي –حسب الصحيفة- بعد أن فشل قادة العراق في توفير الضروريات الأساسية، مثل المياه النظيفة والكهرباء، وفي وقت يفتقر فيه شباب العراق إلى الفرص والوظائف، وأصبح السياسيون، سواء كانوا من العرب السنة أو الشيعة أو الأكراد ينظر إليهم على نطاق واسع باعتبارهم فاسدين وغير أكفاء.

وعلقت الصحيفة بأن مثل هذه الإخفاقات المستمرة يصعب تبريرها في بلد يمثل ثاني أكبر منتج للنفط في منظمة أوبك، ولديه 12% من احتياطي النفط العالمي، وإن كان العراق ما زال في مرحلة التعافي من الاحتلال الأميركي ومحاربة تنظيم الدولة الإسلامية.

مسؤولية الغرب
ومع أن كثيرين في الولايات المتحدة وبريطانيا يرون أن صفحة العراق قد طويت، فإن الأمر ليس كذلك، إذ إن الدول الغربية التي تصرفت بقسوة وبشكل غير قانوني لفرض تغيير النظام على العراق، ومن ثم السيطرة على شؤونه وإدارتها، تتحمل مسؤولية مستمرة للمساعدة في ضمان سلامته الديمقراطية، وتحريره من الإرهاب، وقابليته الاقتصادية والاجتماعية للحياة.

وقالت الصحيفة إن هذه المسؤولية تمتد في المقام الأول إلى الشعب العراقي الذي يطالب بصوت عال ببداية جديدة، حيث قتل نحو 250 شخصا وجرح الآلاف بسبب إصرار المتظاهرين على نيل الديمقراطية العادلة التي وعدوا بها عام 2003.

وعلقت غارديان بأن مثل هذه المذبحة لو حدثت في هونغ كونغ أو برشلونة لأصمت الضجة الآذان، وتساءلت: أين هذا الادعاء بالاهتمام الكبير من العراق؟

المصدر : غارديان

Syrie: La logique de l’occupation… Moscou annonce “la fin de la guerre en Syrie”


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Moscou déclare «la fin de la guerre syrienne» et confirme la priorité de la constitution «constitutionnelle»

Netanyahu annonce avoir convenu avec Poutine de poursuivre les raids israéliens en Syrie

Samedi – 14 septembre 2019, numéro [14900]
Moscou: Raed Jabr – Tel Aviv: Nazir Majli

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que la situation en Syrie « est en train de revenir à la normale ». Il a déclaré que la guerre en Syrie était « terminée », notant qu’il « n’y a que des foyers de tension limités ».
« La guerre en Syrie est vraiment terminée », a déclaré M. Lavrov dans une interview publiée hier par le journal russe Trud: «La guerre en Syrie est déjà terminée. Cet état revient peu à peu à une vie normale et paisible. Il existe encore des foyers de tension sur le territoire qui n’est pas contrôlé par le gouvernement syrien, par exemple à Idleb et à l’est de l’Euphrate ».

Le ministre a souligné que «face aux derniers développements et à la situation actuelle, il s’agit en premier lieu de fournir une assistance humanitaire complète à la Syrie et de faire avancer le processus politique visant à résoudre la crise, afin de parvenir à une stabilité à long terme dans ce pays et au Moyen-Orient en général».

Lavrov a identifié les priorités de la prochaine étape, soulignant l’importance particulière de «la formation et la mise en place d’un comité visant à promouvoir la réforme constitutionnelle». Il a estimé que l’achèvement de la formation de la Commission « constituera une étape importante dans la progression du processus politique mené par les Syriens eux-mêmes et dans la mise en œuvre de ses tâches avec l’assistance des Nations Unies ».

Il est à noter que M. Lavrov a estimé que la formation du Comité constitutionnel constituerait un lancement automatique du processus de négociations directes entre le gouvernement et l’opposition, au mépris des autres bases de dialogue proposées par les Nations Unies, et a souligné que le lancement du travail « constitutionnel » donnerait l’occasion d’engager un dialogue direct entre le gouvernement L’opposition concerne l’avenir du pays ».

Il a souligné que Moscou « attache une grande importance au maintien de contacts réguliers avec tous les partis syriens, y compris l’opposition », et demande également la représentation la plus large possible de tous les segments de la société syrienne dans le processus politique.

Lavrov a déclaré: «Nous partons du fait que l’opposition joue un rôle important: elle participe aux contacts syriens communs à Genève et aux réunions dans le cadre des pourparlers d’Astana. Les représentants de l’opposition doivent également faire partie de la Commission constitutionnelle. Par conséquent, nous estimons que les opposants peuvent et doivent apporter une contribution constructive à un processus de règlement politique global conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. “
Le ministre russe a ajouté que son pays œuvrait pour « le retour de la Syrie en tant qu’État doté de la souveraineté territoriale totale et surmontant rapidement les conséquences d’un terrorisme effréné, ainsi que le retour de tous les Syriens dans leur pays et de l’État lui-même dans la famille arabe, ce qui garantirait la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient».

S’agissant des résultats des négociations du président Vladimir Poutine avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il a déclaré que les deux parties « sont convenues de poursuivre et d’intensifier le dialogue au niveau militaire sur la question syrienne ». Il a souligné que « ce dialogue (militaire) se développe bien ».
« Les discussions ont principalement porté sur la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et plus particulièrement sur le règlement syrien », a-t-il déclaré.

M. Lavrov a déclaré que le Premier ministre israélien avait parlé en détail de « menaces contre la sécurité israélienne », ajoutant que la partie russe « avait particulièrement insisté sur la nécessité de garantir le respect véritable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie. Les Israéliens sont pleinement d’accord avec nous à cet égard ».
Il a ajouté que le président Poutine avait indiqué lors de la réunion que les sanctions américaines et européennes imposées au gouvernement syrien légitime n’étaient pas constructives.

La réunion de Poutine avec Netanyahu à Sochi a duré environ trois heures. Le ministre russe des Affaires étrangères et ministre de la Défense, Sergueï Lavrov, et Sergueï Choïgou, le vice-Premier ministre, Maxim Akimov, le vice-président Yuri Ouchakov et l’envoyé du président russe en Syrie Alexander Lavrentiyev ont pris part aux discussions. Cela indique que la principale préoccupation au cours des entretiens s’est tournée vers le dossier syrien.

À Tel Aviv, des journaux israéliens ont cité Netanyahu qui aurait déclaré à l’aube vendredi aux journalistes qui l’accompagnaient qu’il était parvenu à un « accord pour poursuivre et renforcer la coordination de la sécurité entre les deux pays sans porter préjudice au droit d’Israël de maintenir la liberté d’opération de ses avions afin d’empêcher l’Iran de renforcer sa présence militaire en Syrie ».

Netanyahu a nié les accusations qui accompagnaient sa visite à Tel Aviv comme « juste une visite électorale dans laquelle il s’était imposé à Poutine comme un invité fantôme », et a déclaré que « la réunion a pris deux heures et que nous sommes entrés dans les détails de la situation en Syrie, et lui avons présenté des cartes, des documents et des renseignements fiables montrant la recherche de l’Iran ces dernières semaines, pour fixer sa présence militaire plus qu’avant, et comment il tente de transférer des armes de qualité telles que des drones et des missiles de précision dans des zones proches de la frontière avec Israël afin que des éléments de sa milice puissent les activer contre nous ».

Netanyahu a déclaré avoir conclu un accord avec le président Poutine et accepté avec le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, de « continuer à travailler librement et à renforcer la coordination en matière de sécurité ». « Ce n’est pas une donnée. Le ciel de la Syrie est encombré d’avions. Nous nous souvenons très bien de la situation dans laquelle nous nous trouvions lors des guerres avec l’Égypte, où nous avons failli entrer en collision à plusieurs reprises avec l’armée de l’air russe. « Aujourd’hui, grâce à la coordination, nous évitons toute collision avec les Russes ».

Avigdor Lieberman, chef du parti juif russe, « Yisrael Beituna », a répondu aux propos tenus lors d’une réunion électorale vendredi: « Netanyahu ment », a-t-il déclaré. Sa visite était purement électorale. Il n’a rien apporté de nouveau. Les Russes ont été surpris par l’urgence de la tenir cinq jours avant les élections. Ils ont su montrer leur ressentiment. Le président Poutine a tardé à rencontrer Netanyahu, ce n’est pas un hasard. Les Russes sont ponctuels et tout a un sens pour eux ».
Lieberman a ajouté:

 

موسكو تعلن «انتهاء الحرب السورية» وتؤكد أولوية تشكيل «الدستورية»٠

نتنياهو يعلن أنه اتفق مع بوتين على استمرار الغارات الإسرائيلية في سوريا

السبت – 14 سبتمبر 2019 مـ رقم العدد [ 14900]

موسكو: رائد جبر- تل أبيب: نظير مجلي

أكد وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أن الوضع في سوريا «آخذ في العودة إلى الوضع الطبيعي». وقال إن الحرب السورية «انتهت»، مشيراً إلى أن «هناك فقط بؤر توتر محدودة».
وقال لافروف في مقابلة نشرتها أمس، صحيفة «ترود» الروسية: «لقد انتهت الحرب في سوريا فعلاً. هذه الدولة تعود بشكل تدريجي إلى الحياة الطبيعية السلمية. لقد بقيت هناك بؤر توتر في الأراضي التي لا تسيطر عليها الحكومة السورية، على سبيل المثال في إدلب وشرق الفرات»٠
ولفت الوزير إلى أنه «بالتعامل مع المستجدات والوضع الحالي تبرز في المقام الأول، مهام تقديم مساعدات إنسانية شاملة لسوريا ودفع العملية السياسية لحل الأزمة لتحقيق استقرار موثوق وطويل الأجل في هذا البلد، وفي منطقة الشرق الأوسط عموماً»٠

وحدد لافروف أولويات المرحلة المقبلة، بالإشارة إلى الأهمية الخاصة لـ«تشكيل وإطلاق لجنة تهدف إلى دفع الإصلاح الدستوري». ورأى أن إنجاز تشكيل اللجنة «سيكون خطوة مهمة في دفع العملية السياسية التي يقودها السوريون أنفسهم وتنفيذ مهامها بمساعدة من جانب الأمم المتحدة»٠

واللافت أن لافروف رأى أن تشكيل اللجنة الدستورية سيشكل إطلاقاً تلقائياً لعملية المفاوضات المباشرة بين الحكومة والمعارضة، في تجاهل لسلات الحوار الأخرى التي كانت الأمم المتحدة اقترحتها في وقت سابق، وشدد على أن إطلاق عمل «الدستورية» سوف «يعطي فرصة البدء في حوار مباشر بين الحكومة والمعارضة حول مستقبل البلاد»٠

ولفت إلى أن موسكو «تولي أهمية كبيرة للحفاظ على الاتصالات المنتظمة مع كل الأطراف السورية، بما في ذلك المعارضة»، وتدعو أيضاً إلى أوسع تمثيل ممكن لجميع فئات المجتمع السوري في العملية السياسية٠

وقال لافروف: «ننطلق من أن المعارضة تلعب دوراً مهماً؛ فهي تشارك في الاتصالات السورية المشتركة في جنيف وفي اللقاءات ضمن مباحثات آستانة. ويجب أن يدخل ممثلو المعارضة كذلك في قوام اللجنة الدستورية. لذلك، نعتقد أن المعارضين يمكنهم، ويجب عليهم، تقديم مساهمة بناءة في عملية تسوية سياسية شاملة وفقاً لقرار مجلس الأمن الدولي 2254».
وأضاف الوزير الروسي أن بلاده تعمل بشكل عام على «عودة سوريا دولةً ذات سيادة إقليمية كاملة، والتغلب بسرعة على عواقب الإرهاب المتفشي، وعودة جميع السوريين إلى وطنهم، والدولة نفسها إلى الأسرة العربية، وهو ما سيضمن الأمن والاستقرار في الشرق الأوسط».
وتطرق إلى نتائج محادثات الرئيس فلاديمير بوتين أول من أمس، مع رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو، وقال إن الطرفين «اتفقا على مواصلة وتكثيف الحوار على المستوى العسكري في الشأن السوري». وأكد أن «هذا الحوار (العسكري) يتطور بشكل جيد»٠
وذكر أن «الاهتمام الرئيسي خلال المحادثات انصب على الوضع في الشرق الأوسط وشمال أفريقيا مع التركيز بالدرجة الأولى على التسوية السورية»٠

وقال لافروف إن رئيس الوزراء الإسرائيلي تحدث بالتفصيل عن «الأخطار التي تهدد أمن إسرائيل»، مضيفاً أن الجانب الروسي «أكد بشكل خاص ضرورة ضمان احترام حقيقي… لسيادة ووحدة أراضي سوريا، والإسرائيليون متفقون بالكامل معنا بهذا الشأن»٠
وتابع أن الرئيس بوتين أشار خلال اللقاء إلى أن العقوبات الأميركية والأوروبية المفروضة على الحكومة الشرعية السورية غير بناءة٠

تجدر الإشارة إلى أن لقاء بوتين مع نتنياهو في سوتشي استمر نحو 3 ساعات. وشارك في المباحثات عن الجانب الروسي وزيرا الخارجية والدفاع الروسيان سيرغي لافروف وسيرغي شويغو، ونائب رئيس الوزراء مكسيم أكيموف، ومساعد الرئيس الروسي يوري أوشاكوف، ومبعوث الرئيس الروسي إلى سوريا، ألكسندر لافرينتييف. ما دل على أن الاهتمام الأساسي خلال المحادثات اتجه إلى الملف السوري٠

وفي تل أبيب، نقلت صحف إسرائيلية عن نتنياهو، قوله فجر أمس (الجمعة)، للصحافيين المرافقين، إنه توصل إلى «اتفاق لمواصلة وتعزيز التنسيق الأمني بين البلدين من دون أن يمس الأمر بحق إسرائيل في مواصلة حرية عمل طائراتها لمنع إيران من تعزيز وجودها العسكري في سوريا»٠
ونفى نتنياهو الاتهامات التي رافقت زيارته في تل أبيب بأنها «مجرد زيارة انتخابية فرض فيها نفسه على بوتين ضيفاً ثقيل الظل»، وقال إن «اللقاء استغرق ساعتين ودخلنا فيه بتفاصيل دقيقة حول الوضع في سوريا، وعرضت عليه خرائط ووثائق ومعلومات استخبارية موثوقة تبين كيف تسعى إيران في الأسابيع الأخيرة تثبيت وجودها العسكري أكثر من ذي قبل وكيف تحاول نقل أسلحة نوعية مثل الدرونات والصواريخ الدقيقة إلى مناطق قريبة من الحدود مع إسرائيل ليقوم عناصر من ميليشياتها بتفعيلها ضدنا»٠

وقال نتنياهو، إنه تفاهم مع الرئيس بوتين وقبله مع وزير الدفاع الروسي، سيرغي شويغو، على «الاستمرار في حرية العمل وتعزيز التنسيق الأمني». وأضاف: «هذا ليس بالأمر المفروغ منه. فسماء سوريا مزدحمة بالطائرات. ونحن نذكر جيداً كيف كنا في وضع كهذا أيام الحروب مع مصر، حيث كدنا نصطدم عدة مرات مع سلاح الجو الروسي. اليوم نحن بفضل التنسيق نمتنع عن أي تصادم مع الروس»٠

وقد رد رئيس حزب اليهود الروس «يسرائيل بيتنا»، أفيغدور ليبرمان، على هذه التصريحات في اجتماع انتخابي له، أمس (الجمعة)، فقال إن «نتنياهو يكذب. زيارته كانت انتخابية بحتة. لم يأتِ فيها بأي جديد. والروس فوجئوا بإلحاحه على إجرائها قبل 5 أيام من الانتخابات. وعرفوا كيف يظهرون امتعاضهم منها. فقد تأخر الرئيس بوتين عن لقاء نتنياهو، وليس صدفة. فالروس دقيقون في المواعيد وكل شيء عندهم له معنى»٠

وأضاف ليبرمان: «ما لم يتطرق إليه نتنياهو هو ما صرح به وزير الخارجية، سيرغي لافروف، بعد اللقاء في سوتشي، وهو أن رئيس الوزراء الإسرائيلي تعهد أمام بوتين بألا يمس بالسيادة السورية وأن يمتنع عن العمل في سوريا. عملياً قال أموراً نقيضة وأنا أصدق لافروف وليس نتنياهو»٠

وكان مكتب نتنياهو، قد أصدر بياناً مقتضباً، عقب الاجتماع ببوتين، جاء فيه أن «العلاقات الروسية – الإسرائيلية منعت الاحتكاكات الخطيرة وغير الضرورية في سوريا، وتمثل العلاقة عنصراً أساسياً لاستقرار المنطقة. وخلال الشهر الماضي، حدثت زيادة حادة في عدد محاولات إيران لضرب إسرائيل من الأراضي السورية، كما سعت لتثبيت صواريخ دقيقة موجهة ضدنا. أخبرت الرئيس بوتين أن هذا كان تهديداً لا يمكن السكوت عنه، ونحن نعمل وسنواصل العمل ضده»٠

ومع أن نتنياهو رفض التعليق على الأنباء التي نشرت قبل يومين عن حادثة وقعت يوم الاثنين الماضي، وجاء فيها أن طائرات سلاح الجو الإسرائيلي دخلت أجواء سوريا بغرض قصف أهداف لها قرب دمشق، لكن طائرات روسية من طراز سوخوي 35 انطلقت باتجاهها من مطار «حميميم» واضطرتها للعودة إلى إسرائيل. وقال في هذا الشأن: «هذه الزيارة هدفت إلى مواصلة التنسيق بيننا وبين الروس في سوريا لكي نمنع الاصطدامات»٠

على صعيد آخر، دعا مركز المصالحة الروسي في سوريا، واشنطن، إلى التأثير على المسلحين الواقعين تحت نفوذها في منطقة التنف، لوقف «تعسفهم تجاه لاجئي مخيم الركبان»، الذي أدى إلى تفاقم الأزمة الإنسانية هناك٠

وقال رئيس المركز، اللواء أليكسي باكين، إن بلاده حثت القيادة الأميركية في منطقة التنف على ممارسة الضغط على الجماعات المسلحة التي تقع تحت نفوذها لضمان سلامة اللاجئين في الركبان، وتنظيم التوزيع العادل للمساعدات الإنسانية والإجلاء السريع للمهجرين الذين بقوا في المخيم٠

وقال إنه بناء على المعلومات الواردة من اللاجئين، فإن مسلحين صادروا جزءاً كبيراً من المساعدات الإنسانية التي تم تسليمها إلى الركبان في الأيام السابقة من قبل ممثلي الأمم المتحدة والهلال الأحمر العربي السوري، وتم نقلهم إلى منطقة «قوات الشهيد أحمد العبدو»، التي تقع على بعد 2.5 كم شمال مخيم اللاجئين٠

Terrorisme-d'Etat-Monture-idéale-2019

Guerre au Proche et Moyen-Orient…


 

Embrassement-au-Proche-et-Moyen-Orient

« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ? – “لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟

Endoctriner la population… profite-il aux peuples de la région ?!! الحشد الصهيوني، حشد الملالي، والحشد الوهابي من المستفيد الأكبر ؟


Régimes-brutaux-politico-religieux

Régimes-brutaux-politico-religieux

الحشد الديني في الشرق الأوسط

 من المستفيد؟

من الخاسر؟

وأين مصلحة الشعوب من هذه الاصطفافات ؟

 

Les tentacules de l’Iran au Moyen-Orient – الأذرع الإيرانية في الشرق الأوسط


 

Les-tantacules-des-milices-iraniennes-au-Moyen-Orient

Les tentacules de l’Iran implantés au Moyen-Orient

A travers ses milices armées implantées dans plusieurs pays arabes,
l’Iran déchire le tissu social au Moyen-Orient
Tels que le Hezbollah au Liban
les Hachd Chaabi en Irak
les diverses milices en Syrie
Et les milices Houthies au Yémen

Iran soutient les Criminels


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La criminalité de l’Iran envers les populations de la région continue,

en soutenant et imposant des criminels de guerre et des assassins

Comme le Criminel Nouri al-Maliki en Iranq

et le boucher Bachar al-Assad en Syrie

Non-à-l'ingérence-iranienne-au-moyen-orient

 

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Dictateur restitué en Syrie !!


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Daech-Vaincu-Dictateur-restitué.jpg

 

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Syrie. Carnage et dévastation à Raqqa après la « guerre d’anéantissement » dirigée par les États-Unis


  • Amnesty International a enquêté sur le terrain dans la ville dévastée.
  • La coalition dirigée par les États-Unis a utilisé de nombreuses munitions explosives imprécises dans des zones peuplées de civils.
  • Même les bombes de précision de la coalition ont fait un nombre effroyable de victimes parmi la population civile.
  • La coalition a tué des centaines de civils pour finalement laisser partir les combattants de l’État islamique. 

Au milieu des ruines de Raqqa, les habitants ne comprennent pas pourquoi les forces de la coalition menée par les États-Unis ont détruit la ville, tuant des centaines de civils, dans le but de la « libérer » du groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI), a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport publié à la veille du premier anniversaire du lancement de cette offensive. 

Les chercheurs de l’organisation se sont rendus sur 42 sites touchés par des frappes aériennes de la coalition aux quatre coins de la ville dévastée et ont interrogé 112 habitants ayant survécu au carnage et perdu des proches. 

Les récits détaillés figurant dans le rapport Syrie. La « guerre d’anéantissement » a fait des ravages dans la population civile à Raqqa mettent sérieusement à mal les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles ses forces ont fait le nécessaire pour limiter au maximum les pertes civiles. Ce rapport donne quatre exemples emblématiques de familles civiles qui ont été lourdement touchées par les bombardements aériens incessants. À elles quatre, elles ont perdu 90 proches et voisins – dont 39 d’une même famille –, presque tous tués par des frappes de la coalition. 

Ces cas sont loin d’être isolés et prouvent clairement que de nombreuses attaques de la coalition ayant fait des morts et des blessés parmi les civils et détruit des habitations et des infrastructures ont bafoué le droit international humanitaire.

« Quand tant de civils sont tués attaque après attaque, c’est clairement qu’il y a un problème ; cette tragédie est en outre aggravée par l’absence d’enquêtes, plusieurs mois après les faits. Les victimes méritent que justice leur soit rendue », a déclaré Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies.

Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise

« Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies. 

« Durant les quatre années où il a contrôlé la ville, l’EI a commis de nombreux crimes de guerre. Toutefois, ces violations – dont l’utilisation de civils comme boucliers humains – ne dégagent pas la coalition de son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les dommages infligés aux civils. C’est l’utilisation répétée d’armes explosives dans des zones d’habitation, où la coalition savait pourtant que des civils étaient piégés, qui est la cause de la dévastation de la ville et du nombre si important de morts et de blessés. Même avec des armes de précision, tout repose dans le choix des cibles. »

Une « guerre d’anéantissement » 

Peu avant le lancement de cette campagne militaire, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, avait promis une « guerre d’anéantissement » de l’EI.

L’opération menée par la coalition sous la direction des États-Unis du 6 juin au 12 octobre 2017 pour chasser l’EI de sa « capitale » autoproclamée, Raqqa, a fait des milliers de morts et de blessés parmi la population civile et a détruit la majeure partie de la ville. Des habitations, des bâtiments publics et privés et des infrastructures ont été réduits à l’état de ruines ou trop endommagés pour pouvoir être réparés.

Les habitants se sont trouvés piégés tandis que les combats faisaient rage dans les rues de Raqqa entre les militants de l’EI et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) sous direction kurde, soutenus par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie incessants de la coalition. L’EI a placé des mines sur les voies de sortie de la ville et a tiré sur les personnes qui essayaient de s’enfuir. Plusieurs centaines de civils ont été tués chez eux ou dans les lieux où ils s’abritaient, ou ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de fuir.

Les forces américaines, britanniques et françaises de la coalition ont conduit des dizaines de milliers de frappes aériennes et les forces américaines ont reconnu avoir procédé à 35 000 tirs d’artillerie pendant l’offensive sur Raqqa. Plus de 90 % des frappes aériennes ont été menées par les forces américaines.

« Un haut responsable militaire américain a déclaré que jamais autant d’obus n’avaient été tirés sur un même lieu depuis la guerre du Viêt-Nam. Les tirs d’obus n’étant précis qu’à 100 mètres près, il n’est pas étonnant que les victimes civiles aient été si nombreuses », a déclaré Donatella Rovera. 

Un carnage parmi la population civile

Le rapport d’Amnesty International mentionne des victimes de tous milieux socioéconomiques et de tous âges (la plus jeune étant une petite fille d’un an et la plus âgée un octogénaire respecté). Certaines ont été contraintes de rester dans la ville car elles étaient trop pauvres pour payer des passeurs pour les faire sortir ; d’autres sont restées car, ayant travaillé toute leur vie, elles avaient trop à perdre en laissant leur maison ou leur entreprise derrière elles.

Leurs histoires poignantes et l’ampleur des pertes contrastent fortement avec les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour limiter le nombre de victimes civiles. En septembre 2017, au plus fort du conflit, le général de corps d’armée Stephen Townsend, commandant américain de la coalition, a écrit qu’il n’y avait « jamais eu une campagne aérienne plus précise dans toute l’histoire des conflits armés ». 

Ce n’est pas ce que disent les habitants de Raqqa, comme Munira Hashish, qui a survécu à une frappe aérienne : « Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

« Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

Les quatre familles dont il est question dans le rapport ont vécu un calvaire.

La famille Aswad est une famille de commerçants qui avaient travaillé dur toute leur vie pour se construire une maison à Raqqa. Certains de ses membres sont restés pour protéger leurs biens des pillages, trouvant refuge à la cave. Cependant, le 28 juin, une frappe aérienne de la coalition a détruit le bâtiment, tuant huit civils – en majorité des enfants. Un autre membre de la famille a perdu la vie en marchant sur une mine posée par l’EI quand il est revenu dans la ville plusieurs jours plus tard pour essayer de récupérer les corps. 

Bien qu’elle ait tenté à plusieurs reprises de fuir, la famille Hashish a perdu au mois d’août 17 de ses membres en l’espace de deux semaines, principalement des femmes et des enfants. Neuf ont été tués par une frappe aérienne de la coalition, sept sont morts en tentant de fuir sur une route minée par l’EI, et deux autres ont été victimes d’un tir de mortier des FDS.

Le cas de la famille Badran est peut-être celui qui illustre le mieux le calvaire vécu par les civils piégés à Raqqa. En quelques semaines, 39 membres de cette famille ont été tués lors de quatre frappes aériennes distinctes menées par la coalition, alors que la famille tentait désespérément d’éviter les lignes de front très mouvantes en changeant régulièrement d’endroit dans la ville.

« Nous pensions que les forces qui venaient chasser Daesh [l’EI] savaient ce qu’elles faisaient et s’en prendraient à Daesh en épargnant les civils. Nous étions naïfs. Quand nous avons réalisé à quel point la situation était devenue dangereuse partout, il était trop tard ; nous étions piégés », a déclaré Rasha Badran à Amnesty International. Après avoir tenté de fuir à plusieurs reprises, elle et son mari ont finalement réussi à s’échapper ; ils ont perdu toute leur famille, dont leur unique enfant, une petite fille d’un an prénommée Tulip, dont ils ont enterré le petit corps près un arbre.

Ruines à Raqqa

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

 

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/06/syria-raqqa-in-ruins-and-civilians-devastated-after-us-led-war-of-annihilation/

Syria: Raqqa in ruins and civilians devastated after US-led ‘war of annihilation’

سوريا: مدينة الرقَّة تحولت إلى أنقاض والمدنيون يعانون أهوال الدمار في أعقاب “حرب الإبادة” التي يشنُّها التحالف بقيادة الولايات المتحدة

Washington nie son implication dans l’accord kurde et «Daech» – Perquisition chez LafargeHolcim


Washington nie son implication dans l’accord kurde et «Daech»
Le Pentagone a nié toute implication dans un accord secret entre les combattants kurdes et a “Daech” pour quitter la ville de Raqqa, tout en notant le respect de l’accord. Le porte-parole du pentagone pour le Moyen-Orient, Eric Bahon, a déclaré que l’accord était “une solution locale à un problème local“, ajoutant que “l’accord permettait aux civils, aux familles des combattants de Daech et aux sympathisants de sortir de la ville de Raqqa, et donne une chance aux membre locaux de l’organisation à se réintégrer à nouveau dans la société”.
(Agence Anatolie)

واشنطن تنفي ضلوعها في اتفاق الأكراد و«داعش»٠
نفت وزارة الدفاع الأميركية ضلوعها في اتفاق سري بين المقاتلين الأكراد و «داعش» من أجل مغادرة الأخير مدينة الرقة، مشيرة في الوقت ذاته إلى احترامها للاتفاق. واعتبر المتحدث باسم البنتاغون لـشـؤون الـشـرق الأوسـط إريك باهون، أن الاتفاق «حل محلي لمشكلة محلية»، موضحاً أن «الاتفاق يسمح للمدنين، وعائلات مسلحي داعش، بالخروج من الرقة، ويعطي لـعـنـاصـر التنظيم المـحـلـيـن فرصة
الاندماج بالمجتمع من جديد»٠
(الأناضول)

 

Embarquement-Deir-Ez-Zor

 

Les locaux parisiens de la société LafargeHolicim ont été perquisitionnés ce mardi dans le cadre de l’enquête sur sa cimenterie de Djalabiya, en Syrie.

 

LafargeHolcim---Daech

مداهمة مقر لافارج في باريس

داهم المحققون الفرنسيون، أمس الثلاثاء، في باريس مقر مجموعة لافارج، التي يشتبه بآنها مولت بطريقة غير مباشرة جماعات إرهابية في سوريا، بينها «داعش» وفق ما ذكر مصدر قريب من التحقيق والمجموعة الفرنسية السويسرية للإسمنت وقالت ناطقة باسم لافارج «نحن نتعاون بشكل تام مع المحققين، لكن ليس بوسعنا الإدلاء بمزيد من التعليقات حول هذا التحقيق الذي لا يزال جاريا»٠

 

Syrie: Perquisition en cours chez LafargeHolcim à Paris

 

PARIS (Reuters) – LafargeHolcim a déclaré mardi qu‘une perquisition était en cours à son siège parisien dans le cadre de l‘enquête sur les conditions de fonctionnement de sa cimenterie de Jalabiya, en Syrie, confirmant une information de France Inter. 

LafargeHolcim a déclaré mardi qu’une perquisition était en cours à son siège parisien dans le cadre de l’enquête sur les conditions de fonctionnement de sa cimenterie de Djalabiya, en Syrie, confirmant une information de France Inter. /Photo d’archives/REUTERS/Arnd Wiegmann
 

“LafargeHolcim confirme qu‘une perquisition est en cours à son siège corporate français”, a dit une porte-parole du cimentier franco-suisse. “LafargeHolcim coopère pleinement avec les autorités, mais ne peut faire d‘autre commentaire car il s‘agit d‘une enquête en cours.”

Le parquet de Paris a ouvert en juin dernier une information judiciaire contre Lafarge, soupçonné d‘avoir contribué à financer l‘organisation Etat islamique pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie syrienne en 2013 et 2014.

Le groupe, alors dirigé par le PDG Bruno Lafont, a fusionné l‘année suivante avec le suisse Holcim.

Une enquête interne a confirmé que des paiements avaient été effectués à des groupes armés en Syrie et a jugé que des mesures visant à maintenir la cimenterie en activité étaient “inacceptables”.

LafargeHolcim a engagé des mesures correctives, mais a estimé que le directeur général Eric Olsen, dont le départ a été annoncé au printemps dernier, “n’était ni responsable, ni pouvant être considéré comme informé des actes répréhensibles identifiés dans le cadre de cette enquête”.

Le parquet de Paris n‘a pas fait de commentaire à ce stade.

Par ailleurs, GBL, qui détient une participation de 9,4% dans le cimentier, a également annoncé mardi que ses locaux avaient été perquisitionnés en Belgique dans le cadre de cette affaire.

La holding du milliardaire belge Albert Frère a dit qu‘elle coopérait pleinement à l‘enquête.

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1DE1DG-OFRTP

التطرّف الإيراني – l’Iran islamiste intégriste


L'ogresse-iranienne

‪Scénarios de guerres en parallèle à la « stratégie de Trump » contre l’Iran


La-veuve-noire

Vendredi 19 octobre 2017,

Abdelwahab Badrakhan

Il y a une guerre ou de petites guerres dont les causes et les files se tissent dans l’atmosphère de la région arabe, qui pourraient-être la traduction réelle de « tempête » mentionnée par le président américain avant de dévoiler sa nouvelle stratégie pour faire face à l’Iran. Il est possible que les motivations de Donald Trump «America First» ne soient pas concomitantes avec les besoins de la région, mais ils convergent sous une forme ou une autre, et si les risques et les menaces ont des degrés, il ne fait aucun doute que l’Iran soit aujourd’hui le plus élevé et le plus sévère. Lorsque la crise nucléaire a éclaté, Téhéran a mis en service sa bombe des milices sectaires alors qu’elle travaillait pour achever sa bombe nucléaire. En réalité il aurait dû traiter avec ces deux bombes ensemble à égalité, comme étant des menaces essentielles. Mais Barack Obama a choisi de répondre à la menace nucléaire urgente et reporter le danger des milices sectaires, réel et interactif, contribuant ainsi à sa couverture, pour obtenir le «pire accord» Américain, mais l’Iran l’a déclaré comme « meilleure accord » qui cache une acceptation des ses crimes sectaires, comme en témoigne la levée des sanctions, qui ne la prive aucunement de sa bombe nucléaire.

Le comportement interne de l’Iran n’a pas changé, mais à l’étranger il a déchaîné les brides tactiques de vandalismes et de destructions des communautés, car son prochain objectif visait à arracher la reconnaissance politique de son influence, tout en profitant de deux nouveaux outils: l’organisation «Daech» et la guerre américaine déclarée contre l’organisation. Bien que l’administration Obama, avec tous ses organes, était consciente de la relation profonde entre l’Iran et le régime syrien avec les groupes terroristes, refuse d’affronter les deux simultanément. La séparation de la « Stratégie Trump » de celle de la « stratégie d’Obama » est claire, car il positionne le rôle de l’Iran dans le soutien au terrorisme et la déstabilisation de la région en parallèle au problème de l’accord nucléaire et les dangers, qui étaient définis superficiellement et timidement par Obama, ressortent le dossier noir de l’Iran – République islamique-, et sa contribution à la mise à mort de centaines de soldats américains tout au long des trois dernieres décennies, aussi la violence sectaire en Iraq et l’embrasement de la guerre civile en Syrie et au Yémen, outre sa menace pour ses voisins, pour le commerce international et la liberté de navigation… dans le sens où «l’esprit» de l’accord (nucléaire) était nécessaire pour faire face à toutes ces questions, y compris limiter le développement des missiles balistiques, ce qui était une question de débat et de désaccord lors des négociations de Vienne.

Tout cela construit un «problème» qui existe déjà et nécessite un traitement sérieux nottamenent la stabilité de la région arabe et la lutte contre le terrorisme sont de véritables objectifs pour les puissances internationales, en particulier pour les États-Unis. La «question» est également devenue en réalité: comme l’a montré la « stratégie Trump » ne dispose pas d’éléments de négociation, que les États-Unis veulent réduire l’influence des Iraniens et que l’Iran le cherche une reconnaissance de son influence. D’autres facteurs, tels que la crise nord-coréenne, le conflit froid entre les Amériques, la Russie et la Chine, ainsi que la réticence européenne, excluent la pression (ou le compromis) pour une solution négociée. Ces partis sont sortis en profitant de l’accord nucléaire ou attendent des gains gelés par les restrictions des Etats-Unis; même les Européens qui méprisent le régime iranien et sont au courant des résultats désastreux de son expansion régionale ne semblent pas en faveur de l’annulation de cet accord ou être soumis aux normes de Washington. Mais la « stratégie Trump » peut les forcer à clarifier, tôt ou tard, leurs positions «avec» ou «contre». Et ce n’est pas une coïncidence que deux personnes concernées à l’époque (Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU, et Mohamed El-Baradei, Directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique) mentionnent que l’atmosphère actuelle est similaire à celle qui régnait avant l’Invasion et l’occupation de l’Iraq. Cela est peut être vrai, mais ce ne sera pas une invasion ou une occupation cette fois-ci, quant au théâtre choisi, il est décidé par Israël, ce sera en Syrie et au Liban, et est toléré par les Américains (et les Russes?) Avec des répercussions qui peuvent s’étendre à l’Iraq.

L’importance de cette stratégie, en ce qu’elle est la première qui est claire de l’époque de Trump. Elle est la conséquence d’un consensus entre les différentes ailes de l’administration, et était saluée par des personnalités distinctes au Congrès (John McCain et Paul Ryan). Les explications les plus importantes sont venues des parties contribuantes à sa formulation, en particulier le ministre des Affaires étrangères Rex Tillerson, qui a dit que « la fin du jeu (avec l’Iran), mais c’est un jeu à long terme », en insistant sur le traitement avec toutes les menaces iraniennes et non sur l’accord nucléaire uniquement, concluant que Washington cherche à « changer » le régime iranien en soutenant les forces de l’opposition. Le Pentagone, quant à lui, il a annoncé qu’il effectue un examen exhaustif des activités et des plans soutenant la nouvelle stratégie, le conseiller à la sécurité nationale Herbert McMaster complète en disant que Trump « n’autorisera pas que l’accord soit une couverture à un gouvernement épouvantable pour le développement d’une arme nucléaire … et nous savons du comportement iranien dans la région et envers l’accord qu’ils ont franchi les lignes tracées maintes fois ». Quant à la déléguée des États-Unis auprès des Nations Unies Nikki Haley, elle a de nouveau souligné « ne pas permettre à l’Iran de devenir la prochaine Corée du Nord », bien que les critiques envers l’administration Trump-poniste prétextant que la déstabilisation de l’accord avec l’Iran pourrait saper les perspectives d’une solution pacifique à la crise avec la Corée du Nord.

Il est clair que la confrontation avec l’Iran est au cœur de la stratégie de Trump et qu’elle pourrait mener à une guerre dont on parlait ces derniers temps. Les services israéliens ont récemment intensifié leurs contacts avec Washington et Moscou, et ont soulevé des idées sur la présence iranienne en Syrie, ils ont défini les lignes rouges qu’il est interdit de dépasser. Il est à signaler que l’accord nucléaire n’est plus la priorité actuelle d’Israël, mais la réduction de l’influence iranienne. Un autre indicateur, la série de réunions tenues récemment à Washington, avec la participation des politiciens et des militaires américains et israéliens et d’autres, en présence des responsables de grandes institutions financières, discutant les axes et les options possibles faces à l’expansion iranienne. Bien que la classification des gardiens de la révolution (pasdaram) en tant que groupe terroriste semble être nécessaire, et formellement adoptée par le président américain, ce qui l’oblige de lui déclarer la guerre comme les autres organisations terroristes, ce qui signifie une guerre étendue que les Amériques n’en veulent pas pour des raisons internes et externes. Quant à la guerre contre le Hezbollah et d’autres milices iraniennes au Liban et en Syrie, en tant qu’outils pour les « gardes » iraniennes, Israël pourrait en prendre l’initiative avec l’approbation implicite des Etats-Unis. Il est à noter que l’appréciation des positions a penché jusqu’au dire que la Russie n’aurait aucune objection, à l’«opportunité» qui s’y présente pour limiter la présence iranienne en Syrie, et qu’elle aurait plus tard un rôle pour la gestion du cessez-le-feu.

Dans tous les cas, si ces attentes seraient vraies, la guerre, cependant, ne sera pas imminente, car elle est liée à la première phase de «post Daech» en Iraq et en Syrie, puis par l’installation des « zones de désescalade » en Syrie, et aussi l’éclaircissement du conflit sur la question kurde. Se sont des étapes que l’Iran cherche à exploiter pour renforcer son influence. Il ne fait aucun doute que les frappes israéliennes continues sur les sites iraniens en Syrie font partie du scénario qui se déroulent sous les yeux des Russes. Le potentiel de confrontation militaire pourrait être voulue aussi par l’Iran, tant qu’elle serait d’abord en dehors de son territoire, et deuxièmement, lui assurerait la perpétuité des conflits, tant qu’il n’obtiendrait pas la reconnaissance attendue, chose qui ne cesse s’éloigner. Par conséquent, le climat de confrontation pourrait le rendre plus agressif dans toute la région arabe.

Traduit de l’arabe:  سيناريوات حربية بموازاة «إستراتيجية ترامب» ضد إيران

عبد الوهاب بدرخان – الحياة ١٩ اكتوبر/تشرين الأول ٢٠١٧

 

Etat Isolé, colonialiste, raciste et sectaire


Le Sionisme

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بوتين و”شعوب سورية”

حسام كنفاني

22 أكتوبر 2017

مرّت تصريحات الرئيس الروسي، فلاديمير بوتين، يوم الخميس الماضي، بشأن سورية مروراً عابراً في مختلف وسائل الإعلام، على الرغم مما تحويه من أبعاد يمكن من خلالها قراءة المستقبل الذي تراه موسكو حلاً للوضع القائم في سورية الآن. بوتين الذي كان يتحدث في أثناء مشاركته في منتدى فالداي الدولي للحوار في سوتشي الروسية، استخدم تعابير غامضة تحمل، في طياتها، مشاريع سياسية مكتملة العناصر لما يمكن أن تؤول إليه الأمور في ظل التحولات في مسارات الحل السوري، والانتقال من مسار جنيف إلى أستانة، ومن ثم أخيراً إلى حميميم٠
لم يكن كلام بوتين مطولاً، مجرّد جمل صغيرة، غير أنها تحمل أبعاداً كبيرة، بدءاً من “كونغرس شعوب سورية”، وصولاً إلى المخاوف من التقسيم وإمكان عدم منعه، في تمهيد ربما للواقع الذي تسعى روسيا إلى فرضه في سورية، للحفاظ على النفوذ في المنطقة ضمن توازن قوى في الداخل السوري، تضبطه موسكو مباشرة، بالتعاون مع حلفاء جدد، في مقدمتهم السعودية ومصر اللتان طالبهما بوتين بالمساعدة في عقد “كونغرس الشعوب” هذا٠
لم يوضح الرئيس الروسي مقصده بعبارة كونغرس الشعوب السورية، إذ ورد في كلمته حرفياً: “ثمة فكرة لتأسيس كونغرس شعوب سورية، تشارك فيه كل المجموعات العرقية والدينية والحكومة والمعارضة، في حال تمكنّا من تنفيذ هذه الفكرة بمساعدة الدول الضامنة والقوى الإقليمية الكبرى مثل السعودية ومصر، فإن هذا سيمثل خطوة تالية إضافية، لكن غاية في الأهمية للتسوية السياسية، ثم صياغة الدستور الجديد”. الفكرة، بحسب ما يمكن استنباطه من التصريح، هي تشكيل ما يمكن اعتباره جمعية تأسيسية جديدة للدولة السورية، والتي بالتأكيد لن تكون مثل الدولة الحالية، لا جغرافياً ولا سياسياً ولا دستورياً في ما يخص نظام الحكم. ولعل استخدام عبارة “الشعوب” يمكن أن تعطي فكرة عما يوحي إليه بوتين في مسعاه، والذي يمكن أن يكون مستمداً من التجربة الفدرالية الروسية نفسها، حيث تعيش “الشعوب الروسية” في ظل نظام حكم فدرالي يتكون من 83 كياناً فدرالياً، بينها 22 جمهورية. ولا تختلف هذه الجمهوريات عن الكيانات الفدرالية الأخرى سوى في حقها في اتخاذ لغة رسمية، بحسب المادة 68 من دستور الاتحاد الروسي، على أن تكون خاضعة في أمورها الخارجية إلى روسيا الفدرالية، مع هامش استقلال داخلي٠
قد يكون هذا المنحى هو الأقرب إلى تفسير ما أراد الرئيس الروسي قوله في ما يخص سورية، ولا سيما أن استخدامه تعبير “الشعوب” يشير إلى أن هناك قناعة باتت قائمة بأن سورية لم تعد مؤلفة من شعب واحد، بل من مكونات مقسّمة، حسب ما ورد في تصريح بوتين، بين “المجموعات العرقية والدينية والحكومة والمعارضة”، وهي المجموعات التي يريد جمعها في هذا الكونغرس. أي أن التقسيم الفدرالي السوري لن يكون على أساس عرقي أو ديني فقط، بل على أساس سياسي أيضاً، بين مؤيدي النظام القائم ومعارضيه. أما شكل رأس هذه الفدرالية وهيكلته، فسيكون خاضعاً لكثير من الأخذ والرد، وربما يمكن اللجوء إلى فكرة المجلس الرئاسي الذي سبق أن تم اعتماده في البوسنة والهرسك٠
ويبدو أن الرئيس الروسي لا يرى من بديل عن هذا التصور للحل، لتجنيب سورية مخاطر التقسيم الذي يراه واقعاً من وحي مناطق “خفض التصعيد”، والتي هي ابتكار روسي في الأساس، وهو ما ألمح إليه في التصريح نفسه، في رسالةٍ مبطنةٍ إلى السوريين، وإلى الدول ذات النفوذ في الداخل السوري. رسالة تحمل، في طياتها، خياراً بين اثنين، فإما أن يكون السوريون شعوباً متفرقة في دولة متشرذمة أو ينضووا ضمن “كونغرس شعوب” في إطار “الاتحاد الفدرالي السوري“٠
*https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/10/21/%D8%A8%D9%88%D8%AA%D9%8A%D9%86-%D9%88-%D8%B4%D8%B9%D9%88%D8%A8-%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-1

 

في اتفاقية مع الأسد.. «طرطوس» روسية بالمجان لـ “49 عامًا”٠/ Tartous” passe gratuitement sous contrôle Russe, pendant 49 ans…


 

في اتفاقية مع الأسد.. «طرطوس» روسية بالمجان لـ “49 عامًا”٠
وحق نشر 11 سفينة نووية٠٠

أيمن الأمين
٠21 يناير/كانون الثاني 2017

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بعد 16 شهرا من الوجود العسكري الروسي في سوريا بدأت تظهر المكاسب الروسية في دمشق، فبعيدا عن المكاسب السياسية التي منحت الروس لقب اللاعب والمتحكم الأول في الشرق الأوسط، نجد المكاسب العسكرية تأتي واحدة تلو الأخرى٠٠
فبعد أن جعل الروس سوريا حقلا لتجارب أسلحتهم الفتاكة والمحرمة، منحهم الأسد اتفاقا بحق استخدام قاعدة طرطوس بالمجان٠

توقيت إعلان الروس اتفاقهم مع الأسد يثير تساؤلات، حول التوقيت والإعلان الروسي عن إرسال سفن حربية نووية، خصوصا وأن الاتفاق الأسدي الروسي جاء قبل أيام من انطلاق مفاوضات أستانة بمشاركة ممثلي جميع الأطراف المتحاربة سوى طرف كردي تعارضه أنقرة٠

ونشرت موسكو رسمياً أمس، نص اتفاق وقعته مع دمشق يمنح الروس حق الاستخدام المجاني لقاعدة طرطوس البحرية لمدة 49 سنة قابلة للتمديد تلقائياً. ويوفر الاتفاق للقوات الروسية حصانة كاملة وحق نشر 11 سفينة حربية في الميناء الموسع، بما في ذلك سفن نووية.

ونصُّ الاتفاق، الذي نشر على موقع الوثائق الرسمية التابع للكرملين أمس، مطابق للاتفاق الذي وقعته روسيا مع الحكومة السورية في (سبتمبر) 2015 ويتناول الوجود العسكري الروسي في قاعدة “حميميم” الجوية، مع فوارق بسيطة، منها أن الاتفاق الأول لم يقيد الروس بسقف زمني، بينما نص اتفاق طرطوس على “49 سنة قابلة للتمديد بشكل تلقائي في حال لم يقع أي انتهاك لبنود الاتفاق”٠

ولفت الموقع الرئاسي إلى أن الطرفين وقعا الوثيقة في 18 (يناير) 2017 وهو التاريخ الذي سيبدأ منه سريان الاتفاق، الذي أعلنت الوثيقة أنه “دفاعي وليس موجهاً ضد أي طرف”٠

ومنح الاتفاق الروس حق الوجود واستخدام “مركز الإمداد والتموين” الذي تقوم موسكو بعمليات ضخمة لتوسيعه وتحويله إلى قاعدة عسكرية متكاملة، من دون مقابل مادي، كما تتمتع القاعدة والأملاك المنقولة وغير المنقولة فيها والأراضي التابعة لها والقوات العاملة فيها بحصانة كاملة ولا تخضع للقوانين السورية. ولا يحق للجهات السورية دخول القاعدة أو منشآت تابعة لها إلا بإذن مسبق من قائدها٠

ووفق الاتفاق، سيكون من حق موسكو نشر 11 سفينة حربية في الميناء الموسع، بما في ذلك السفن النووية، على أن تراعي روسيا متطلبات حماية البيئة٠
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وتتولى روسيا تأمين الحماية اللازمة للقاعدة، كما ينظم الاتفاق دخول السفن الحربية الروسية إلى المياه الإقليمية السورية والموانئ٠

وبحسب النص المنشور، تقوم روسيا بإبلاغ الجانب السوري بوصول سفنها الحربية قبل 12 ساعة، وفي حالات خاصة قبل 6 ساعات، كما تبلغه بمغادرة سفنها قبل 3 ساعات، وفي حالات الضرورة قبل ساعة واحدة من تحرك السفن العسكرية.
وسمح الاتفاق لروسيا بنشر نقاط تمركز متنقلة خارج الأراضي التابعة للقاعدة البحرية، بهدف حراسة ميناء طرطوس، على أن تقوم بإبلاغ الجانب السوري بخططها٠

وقال الأميرال فيكتور كرافتشينكو، الرئيس السابق لهيئة أركان الأسطول الحربي الروسي، إن الاتفاق تضمن إشارة إلى “تحويل مركز الإمداد المادي التقني في طرطوس قاعدة عسكرية بحرية متكاملة”٠
وأوضح أن ذلك يعني تأهيل المركز لاستقبال كل أنواع السفن الروسية مهما كان حجمها. وزاد أن ضمان أمن القاعدة سوف يتطلب نشر منظومات صاروخية جديدة حولها، إضافة إلى نشر منظومات صاروخية في البحر من طراز “بال” أو “باستيون”، علماً أن موسكو نشرت في وقت سابق صواريخ “أس 300” في محيط قاعدة طرطوس. وفقا للحياة٠
السياسي السوري أحمد المسالمة قال، إن الإعلان الروسي في هذا التوقيت قبيل ساعات من مباحثات الأستانة، جاء ليوصل رسالة إلى الجميع بأنه باق في سوريا مهما كانت النتائج، وهي رسالة إلى المعارضة قبل إيران بأن أي تسوية أو اتفاقيات سيتم الوصول إليها، فروسيا باقية وتتمدد بسوريا بعد حميميم والآن طرطوس٠
وأوضح السياسي السوري لـ”مصر العربية” أن روسيا لن تكتفي بهذه القواعد أيضا، فلها قواعد باللاذقية على البحر المتوسط، وهي بحلب متواجدة وتمنع عناصر النظام من الاقتراب كما أنها أنشأت قاعدة جنوبا بالفرقة التاسعة بمدينة الصنمين بريف درعا٠

وعلى صعيد متصل هناك الكثيرون من الناشطين والمثقفين المعارضين الذي نشروا بيانات تقول إن هذه الاتفاقيات باطلة، وقال حقوقيون أيضا أن أي اتفاقيات وقع عليها الأسد ستكون لاغية فور سقوطه٠
ولفت أن هذه الأحداث المتسارعة أيضا تحجم الدور الإيراني بسوريا وأصبحنا نشعر بأن خلافا خلف الكواليس روسي إيراني على المصالح وبدا هذا الخلاف صريحا وواضحا بحلب وفي وادي بردى، حيث تصر إيران على الحلول العسكرية وبقاء القصف رغم الهدنة التي أعلنتها روسيا بالاتفاق مع تركيا، فإيران عبر ميلشياتها ماتزال مستمرة بالقصف وخرق للاتفاق وقف إطلاق النار وروسيا تحاول، إيقافها وتضغط بها المجال، كون إيران أحرجت الموقف الروسي كثيرا من الهدنة٠

وأنهى المسالمة كلامه أن استعجال الاتفاقية عن قاعدة بطرطوس هو رسالة إلى إيران قبل الأستانة هذه الرسالة تقول مصالح روسيا فوق أي اعتبار٠
المعارض والحقوقي السوري زياد الطائي قال، إن المكاسب الروسية في سوريا بدأت مبكرا، فمنح الأسد روسيا التحكم في طرطوس ليس بالجديد، فالروس يتحكمون في كل سوريا، كل مناطق سيطرة الأسد في قبضتهم، كل الموانئ والمطارات تخضع لإمرتهم، فلا يمكن دخول مناطق بعينها إلا بإذن مسبق من الروس، للأسف الأسد حول سوريا لمستعمرة روسية ويوثقها الآن باتفاقات مكتوبة٠

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وأوضح الحقوقي السوري لـ”مصر العربية” قائلا: “للأسف الاتفاقات التي أعلن الروس عنها في طرطوس وحميميم وغيرها ستكون ملزمة للشعب السوري حتى لو سقط نظام الأسد، خصوصا وأنها جاءت في ظل وجود روسي متحكم في القرار السوري، سواء بالحل السياسي أو العسكري٠
وتابع: “طرطوس سيكون بمثابة قاعدة روسية كبيرة في سوريا، لخدمة مصالحها في الشرق الأوسط، لافتا أن الروس يعرفون جيدا مكاسبهم من وجودهم بسوريا٠

http://www.masralarabia.com/العرب-والعالم/1349664-في-اتفاقية-مع-الأسد—طرطوس–روسية-بالمجان-لـ–49-عاما

En accord avec Al Assad…  “Tartous” passe gratuitement sous contrôle russe, pendant 49 ans… 

et des droits pour déployer 11 portes avions nucléaires

Ayman Al-Amine, 21 janvier 2017

Après 16 mois de présence militaire en Syrie les profits de la Russie commencent à s’afficher, car en dehors des gains politiques qui lui ont donné le titre du contrôleur et du joueur d’excellence au Moyen-Orient, nous trouvons des gains militaires qui viennent s’ajouter successivement ..

Après avoir fait de la Syrie un terrain d’expérimentation des armes meurtrières et interdites, Bachar Al-Assad vient de lui accorder le droit d’utiliser la base navale de « Tartus » gratuitement.

L’annonce de l’accord Russe avec Al-Assad soulève des questions sur le calendrier et l’annonce des Russes d’envoyer des navires de guerre nucléaire, d’autant plus que l’accord russo-Asadi est venu quelques jours avant le début des négociations d’Astana avec la participation des représentants de toutes les parties au conflit, à l’exclusion d’un seul parti kurde qu’Ankara a refusé sa participation.

Moscou a officiellement publié hier, le texte de l’accord signé avec Damas qui donne les Russes le droit à la libre utilisation de la base navale de Tartous pour une période de 49 ans qui peut être prolongée automatiquement. L’accord prévoit pour les troupes russes l’immunité complète et le droit de déployer 11 navires de guerre dans le port élargi, y compris les navires nucléaires.

L’accord, qui a été affiché sur le site des documents officiels du Kremlin, est identique à l’accord que la Russie a signé avec le gouvernement syrien en (Septembre) 2015 et traite de la présence militaire russe dans la base aérienne de « Hmaimine », avec des différences mineures, telles que le premier accord est illimité dans le temps, tandis que l’accord de « Tartous » est limité à «49 ans reconductible automatiquement s’il n’y a pas de violation des termes de l’accord ».

Le site a souligné que les deux parties ont signé le document le 18 (Janvier) 2017, date à laquelle l’accord prend effet, soulignant qu’il est à but «défensive et non dirigée contre une partie.”

L’accord donne aux Russes le droit de présence et d’utilisation en tant que «centre d’approvisionnement et de logistiques » que Moscou effectue d’énorme opérations d’élargissement et de transformation en une base militaire complète, sans contrepartie financier, la base joui également de l’immunité totale que ce soit au niveau de la propriété des biens mobiliers et immobiliers, sur les territoires et ses forces affiliées opérantes et qu’elle n’est pas soumis aux lois syriennes. Les autorités syriennes n’ont pas le droit d’entrer dans la base ou dans ses installations sans autorisation préalable du chef.

Selon l’accord, Moscou aura le droit au déploiement de 11 navires de guerre dans le port élargi, y compris les navires nucléaires, à condition que la Russie tient en compte les exigences de la protection de l’environnement.

A la Russie d’assurer la protection nécessaire à la base, l’accord réglemente également l’entrée de navires de guerre russes dans les eaux territoriales et les ports syriens.

Nous sommes les géographes de la mort


 

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Nous sommes les géographes de la mort, 
par Mathias Enard, Prix Goncourt 2015

“Nous savions tous que le régime du Baas syrien était un régime toxique, d’assassins et de tortionnaires : nous l’avons toléré.

Nous avons fait plus encore : nous l’avons renforcé. Bachar al-Assad était invité à la tribune présidentielle du défilé du 14 Juillet, à Paris, à quelques mètres de Nicolas Sarkozy, qui lui a chaleureusement serré la main, deux ans avant le début des manifestations à Deraa.

Nous savions tous que le régime Assad était prêt à massacrer sans hésitation sa population civile et celle de ses voisins : les événements connus sous le nom de «massacres de Hama», en 1982 (mais qui, en fait, s’étendirent aussi à de nombreuses villes syriennes), ou les exactions syriennes au Liban l’ont suffisamment montré. Nous l’avons toléré.

Nous savions que l’armée syrienne et ses nervis, qui ont organisé la répression pendant des décennies, n’hésiteraient pas une seconde à tirer sur la foule, à torturer des opposants, à bombarder villes et villages: nous les avons laissés faire.

Nous savions que le régime syrien était passé maître dans l’art de la manipulation diplomatique régionale, sachant renforcer temporairement ses ennemis, les infiltrer, jouant un terrifiant double jeu mortel: l’histoire des relations de la Syrie avec les différents groupes palestiniens, par exemple, l’a montré. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Nous les avons tous oubliés, ces exemples, ou avons fait semblant de les oublier.

Nous savions tous que le personnel politique syrien n’est qu’une clientèle de nantis qui ne survit que grâce au fonctionnement clanique, aux largesses de la caste Assad. Nous avons pourtant espéré le changement. Nous avons tous appris que lors du si bref Printemps de Damas, en 2000, les clubs de la démocratie avaient été réprimés, que de nombreux leaders s’étaient soudainement retrouvés en prison ou avaient été contraints à quitter le pays. Nous nous sommes résignés.

Nous avons imaginé que l’ouverture économique déboucherait sur une ouverture démocratique. Nous avons clairement vu comment cette ouverture ne servait qu’à distribuer de nouvelles prébendes pour intéresser de nouveaux clients et renforcer le clan au pouvoir. Nous avons vendu des voitures, de la technologie et des usines clés en main sans nous en émouvoir.

Nous connaissions tous les lignes de faille qui traversent le territoire syrien; nous n’ignorions pas que le régime Assad s’appuie essentiellement sur la minorité alaouite, surtout pour son appareil militaire et répressif; nous avions connaissance de son alliance stratégique avec l’Iran, qui remonte à la guerre Iran-Irak et à la guerre du Liban, dans les années 1980; nous étions témoins de la puissance militaire et politique du Hezbollah libanais; nous avons assisté à l’instrumentalisation des Kurdes dans les relations entre la Syrie et la Turquie au cours des trente dernières années; nous savions tout du ressentiment des sunnites syriens pauvres, exclus du clientélisme et méprisés par leurs propres élites; nous avions bien conscience du poids de l’Arabie saoudite et du Qatar dans l’économie européenne et de la «guerre froide» que ces deux puissances livrent depuis des années à l’Iran.

Nous nous souvenons (ou devrions nous souvenir) que la carte du Moyen-Orient au XXe siècle est issue des accords secrets signés entre Mark Sykes et François Georges-Picot en 1916, ou plutôt des conséquences de ces accords et de leur mise en place entre 1918 et 1925. Le Liban, la Syrie, l’Irak, la (Trans)Jordanie et la Palestine sont issus de ces frontières, il y a presque cent ans, et celles-ci n’ont été remises en question qu’une fois directement, lorsque Daech a rassemblé l’été dernier les provinces de l’ouest de l’Irak et celles du nord et de l’est de la Syrie, faisant trembler d’un coup toutes les autres frontières, notamment celles de la Jordanie et de l’Arabie saoudite.

Nous savions que le Liban était un pays fragile, dont certaines composantes souhaitaient la redéfinition (ou l’implosion) géographique, la transformation du territoire en une confédération, pour «protéger les minorités». Les Balkans nous ont appris que personne ne souhaite être une minorité sur le territoire de l’autre quand l’empire s’effondre. Nous savons par ailleurs que l’invasion – la destruction totale – de l’État irakien a débouché sur l’injustice, la corruption, l’insécurité, la famine et la faillite des services publics.

De tout cela, nous n’avons tiré aucune conclusion.

Quand les manifestations se sont transformées en révolte, quand la révolte est devenue révolution, quand les premiers obus sont tombés sur des civils, quand la révolution s’est transformée en Armée libre, nous n’avons rien fait.

Nous savions pertinemment que la solution au «problème syrien», la réponse à la «question syrienne» passait par Moscou et Téhéran, et nous n’avons pas souhaité aller à Moscou et à Téhéran.

Nous avons assuré soutenir les démocrates.
Nous avons menti.
Nous avons laissé mourir l’Armée libre et toutes les forces de la liberté.
Nous avons débattu du nombre de morts.
Nous avons débattu de lignes rouges, que nous avons placées, puis déplacées car nous n’étions pas sûrs qu’elles aient été réellement franchies.
Nous avons débattu de la couleur de la bave dans la bouche des cadavres.
Nous avons assuré soutenir les forces démocratiques.
Nous avons menti.
Nous avons convoqué des conférences dans des palais européens.
Où nous avons vu les cartes dans la main de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie.
Nous avons continué à mentir.
Chaque jour nous débattions du nombre de morts.
Nous avons regardé les tentes fleurir en Turquie, en Jordanie, au Liban.
Chaque jour nous comptions les tentes.
Lassés de compter les corps mutilés nous nous sommes félicités de l’amélioration des conditions de vie des réfugiés.
Nous avons vu des hommes égorgés dans le désert sur lesquels nous n’avions pas compté.
Nous nous sommes indignés et notre indignation s’est transformée en bombes et en attaques aériennes.
Chaque jour nous débattons de l’efficacité de nos bombes.
Nous comptons les morts et les tentes.
Nous vendons des avions.
Nous apprenons des noms de villes, nous apprenons des noms de villes détruites aussitôt que nous les avons appris.
Nous mentons.
Nous sommes les géographes de la mort.
Les explorateurs de la destruction.
Nous sommes des concierges.
Des concierges à la porte de la tristesse.
Chaque jour on frappe à nos portes.
Nous comptons les coups contre nos portes.
L’un dit «cent mille personnes frappent à nos portes».
L’autre dit «ils sont des millions, ils poussent».
Ils poussent pour chier devant nos portes closes.
Nous sommes les concierges de la lâcheté.
Nous n’accueillons personne.
Nous ne plions devant personne.
Nous sommes fiers de n’être personne.

Mathias Enard
©Points Seuil

Les Palestiniens se battent pour leur vie, Israël se bat pour l’occupation


Amira Hass: « Les Palestiniens se battent pour leur vie, Israël se bat pour l’occupation »

http://www.agencemediapalestine.org/blog/2015/10/09/amira-hass-les-palestiniens-se-battent-pour-leur-vie-israel-se-bat-pour-loccupation/

Terrorisme d'état en Syrie et en Palestine

Terrorisme d’état en Syrie et en Palestine

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Syrie: La nouvelle alliance anti-Daech


Galactéros – Syrie : la nouvelle alliance anti-Daech

Jeudi 03.09.2015

Rouge-et-Mort

Rouge-et-Mort

On n’y croyait plus ! Les exécutions aussi spectaculaires qu’impunies, le saccage laissé sans réponse de trésors culturels de l’humanité, le grignotage méthodique et ultraviolent d’immenses territoires, les émules sanguinaires aux quatre coins du monde ont fini par inquiéter. “On” semble avoir pris la pleine mesure de la menace constituée par l’État islamique et décidé de lui porter un coup important.
La lutte est en effet sur le point de prendre un tour décisif avec la décision de Moscou d’apporter un soutien militaire important à Damas (déjà appuyé militairement au sol par Téhéran) pour empêcher Daech de submerger le régime exsangue de Bachar el-Assad. Enfin une once de lucidité et de détermination pour rebattre les cartes de nos apprentis sorciers occidentaux, et notamment français, au Moyen-Orient. Car, encore une fois, Paris n’a très probablement rien vu venir et/ou s’est enferré avec jubilation dans son soutien au plus mauvais cheval, celui de la “Coalition nationale syrienne”, très modérément “modérée” et à vendre au plus offrant. Nous qui nous alarmons sans cesse du retour de la politique de puissance de “l’ogre russe” venons, à force d’aveuglement dogmatique, de lui offrir un point d’ancrage régional et d’influence globale considérable…

Des pilotes russes à la rescousse
Une délégation militaire russe serait déjà arrivée en Syrie, installant son camp sur une base aérienne contrôlée par le régime dans la région de Damas et devant servir d’avant-poste aux opérations russes. Dans son sillage, des milliers d’hommes, conseillers, instructeurs, responsables logistiques, personnel technique, responsables de la défense aérienne et pilotes des forces aériennes russes (hélicoptères d’attaque et chasse) seraient en phase de déploiement pour combattre enfin efficacement l’État islamique (et les rebelles) sur le territoire syrien. Russes comme Iraniens ont certes du mal à entraîner et équiper une armée syrienne, laissée en lambeaux par la guerre civile et dont la remontée en puissance opérationnelle pourrait prendre du temps. Mais Moscou fournit déjà chaque semaine, via le port de Tartous, armes (missiles, pièces détachées et différents types de munitions) aux forces syriennes, négocie avec Damas pour la livraison d’avions Mig-29 et Yak-130. Et l’arrivée de pilotes russes dans le ciel syrien ne sera pas sans effet.
Ce mouvement stratégique est aussi le fruit de consultations multiples entre la Russie et l’Iran. Téhéran a dépêché récemment à Moscou le général iranien Quasem Soleimani, chef d’Al-Qods, la force spéciale des Gardiens de la révolution, afin de parler de la menace que l’EI représente pour le régime d’Assad. Empêcher Daech de faire de Damas très affaiblie sa capitale, d’atteindre les républiques de l’ancienne URSS et de remettre en cause la mainmise de Moscou sur Tartous justifie de tout mettre en œuvre pour maintenir Assad au pouvoir et faire du pays une zone tampon précieuse.

Le jeu de Washington
Les Russes ne sont toutefois pas les seuls à coordonner avec les Iraniens leur politique au Moyen-Orient. Washington aussi a consulté des représentants de la République islamique pour agir contre l’EI en Irak. L’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet dernier a permis de faire converger les vues sur la place centrale de l’Iran dans la coalition contre l’organisation jihadiste en Irak, la coopération irano-américaine se concentrant sur la province d’Anbar (où les Irakiens n’ont pas su repousser l’EI) et sur Mossoul, toujours occupée.
On peut logiquement déduire du silence américain sur ce mouvement militaire russe qu’il traduit un quitus implicite à cette implication inquiétante mais bienvenue. L’Amérique, on le sait, ne veut pas s’engager massivement au sol. À ce jour, d’ailleurs, nulle dénonciation publique à Washington de la manœuvre russe et une opportune cessation des appels des États-Unis à la dissolution du régime d’Assad… Tandis que Paris, au plus haut niveau, appelle à la “neutralisation” (sic) du président syrien.
On ne peut toutefois exclure un calcul plus machiavélique de Washington en arrière-fond de cette bienveillance quasi affichée. En effet, Téhéran et Moscou, chaque jour plus affaiblis économiquement par les sanctions (et pour Téhéran par son implication militaire au Yémen et en Irak), ne peuvent que s’enferrer économiquement dans un soutien militaire de longue haleine à Damas, difficile à financer et à légitimer sur le plan intérieur. Cela pourrait favoriser les positions commerciales américaines en faisant pression pour une ouverture maximale du marché iranien, mais aussi les manœuvres politiques de Washington, en relançant la contestation populaire interne dans ces deux pays jusqu’à la déstabilisation de leurs régimes, que les États-Unis appellent toujours de leurs vœux. À tort ou à raison…

Une alliance à fronts renversés
Même la Turquie, qui avait jusqu’alors évité toute action renforçant Assad, a dû digérer le silence américain et se faire pardonner son soutien initial aux mouvements de combattants et d’armements du jeune État islamique. Ankara mène désormais des raids aériens contre Daech en Syrie pour rentrer dans le rang otanien. Mieux encore, au cours d’un récent voyage au Qatar, Erdogan serait parvenu à un accord avec les Qataris et les Saoudiens (!) concernant un programme d’armement des rebelles d’al-Nosra soutenus par les Frères musulmans – pourtant ennemis jurés du régime du Caire et du royaume wahhabite – qui luttent contre Daech (pour des raisons différentes, toutefois). Nous ne sommes plus très loin d’une alliance de circonstance et à fronts renversés entre, d’une part, ces mouvements sunnites rebelles appuyés par les monarchies du Golfe et, de l’autre, le Hezbollah et autres milices chiites ! Tout cela au profit immédiat du “boucher Assad” mais surtout de la sécurité globale des grands acteurs traditionnels.
À défaut d’avoir permis un rapprochement historique entre l’Iran et l’Arabie saoudite, encouragé par Moscou mais contraire aux intérêts pétroliers américains, ces rapprochements de terrain témoignent en tout cas d’une prise de conscience de l’ampleur de la menace que fait peser Daech sur la stabilité du monde. Il ne semble pas que cette lucidité salutaire ait encore atteint les rives de la seine.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/caroline-galacteros/galacteros-syrie-la-nouvelle-alliance-anti-daesh-03-09-2015-1961580_2425.php

La carotte Iranienne

La carotte Iranienne

de la Seine

La Croix-Rouge: L’ONU est responsable de la propagation des conflits / الأمم المتحدة مسؤولة


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Comité internationale de la Croix rouge اللجنة العالمية للصليب الأحمر

Comité internationale de la Croix rouge اللجنة العالمية للصليب الأحمر

La Croix-Rouge: L’ONU est responsable de la propagation des conflits

juin 2015

Le directeur des opérations au Comité international de la Croix-Rouge Dominique Stillhart, a fait porter, vendredi, la responsabilité aux Nations Unies en ce qui concerne le “nombre sans précédent” des conflits armés, qui se déroulent actuellement dans le monde.

D. Stillhart a ajouté : « Nous assistons à un certain nombre de conflits armés simultanées sans précédent, qui entrainent des besoins humanitaires croissants » ajoutant que la paix mondiale est menacée à cause de « l’absence de politique internationale commune » sur les crises qui affligent le monde, soulignant que le « cercle vicieux » dans lequel ces conflits se déroulent, conduisent à « les prolonger et les étendre au niveau régional. »

Stillhart continue: « Si nous prenons le Conseil de sécurité de l’ONU, par exemple, nous constatons que pratiquement, il n’y est pas question aujourd’hui de conflit autour duquel il pourrait se rencontrer pour parvenir à une solution politique”

Le responsable au Comité international de la Croix-Rouge a cité la crise en Syrie comme exemple de ce qu’il dit, soulignant que cette « crise affecte l’ensemble du Moyen-Orient. La Syrie est devenue inévitablement la pire crise humanitaire que nous affrontons, avec la moitié de la population en exode » hors de leurs maisons, tant à l’intérieur du pays ou à l’étranger.

La Guerre qui se déroule en Syrie a mis en évidence l’incapacité du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine, ont utilisé le droit de veto, dont ils jouissaient en leur qualité de membres permanents du Conseil, pour bloquer l’émission d’une décision contre le régime du président Bachar al-Assad.

الصليب الاحمر: الأمم المتحدة مسؤولة عن انتشار النزاعات

 حمّل مدير العمليات في اللجنة الدولية للصليب الاحمر دومينيك ستيلهارت، الأمم المتحدة مسؤولية “العدد غير المسبوق للنزاعات” المسلحة التي يشهدها العالم حالياً.

وقال ستيلهارت: “نشهد عدداً لا سابق له من النزاعات المسلّحة المتزامنة التي تنتج عنها احتياجات انسانية لا تنفك تتزايد”، مضيفاً أن السلام في العالم مُهدّد بسبب “عدم وجود سياسة دولية مشتركة” بشأن الأزمات التي يعاني منها العالم، مؤكداً أن “الحلقة المفرغة” التي تدور فيها هذه النزاعات هي التي تؤدي إلى “إطالة أمدها وانتشارها اقليمياً”.

وتابع ستيلهارت: “إذا اخذنا مجلس الأمن الدولي مثلاً نجد أنه عملياً، ليس هناك اليوم أي مسألة أو نزاع يجتمع حوله للتوصّل إلى حل سياسي”.دول

وأورد المسؤول في اللجنة الدولية للصليب الأحمر أزمة سوريا مثالاً على ما يقول، مؤكداً أن هذه “الازمة تؤثر على مجمل الشرق الأوسط. سوريا أصبحت حتماً أسوأ أزمة انسانية نواجهها مع نزوح نصف السكان” عن ديارهم، سواء داخل البلاد أو خارجها.

وسلطت الحرب الدائرة في سوريا الضوء على عجز مجلس الامن، اذ ان روسيا والصين استخدمتا في مجلس الامن حق الفيتو الذي تتمتعان به بصفتهما عضوين دائمين في المجلس لتعطيل صدور اي قرار ضد نظام الرئيس بشار الاسد.

Le changement de régime en Iran est nécessaire pour contrer l’intégrisme islamiste


Maryam Radjavi devant le Congrès américain:

Le changement de régime en Iran est nécessaire pour contrer l’intégrisme islamiste

:مريم رجوي للكونجرس الأمريكي

تغيير النظام في إيران أمر ضروري لمواجهة الأصولية الإسلامية

 30 avril 2015

CNRI – Maryam Radjavi, Présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré mercredi devant le Congrès américain que « l’absence d’une politique de fermeté vis-à-vis de Téhéran aura des conséquences destructrices ».

Pour contrer l’extrémisme islamiste, il est nécessaire de soutenir les tenants de l’Islam démocratique et tolérant, a-t-elle expliqué. La dirigeante de la Résistance iranienne a témoigné devant une sous-commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américains via une vidéo-conférence.

Décrivant le régime iranien d’«épicentre de l’intégrisme islamiste » dans le Moyen-Orient, elle a déclaré à la ‘Commission sur le terrorisme, la non-prolifération et le commerce’ : « Nous pouvons et nous devons vaincre le fondamentalisme islamiste, qu’il soit chiite ou sunnite. » Maryam Radjavi a mis l’accent sur les mesures à prendre par les gouvernements occidentaux pour atteindre cet objectif, notamment « la reconnaissance des aspirations du peuple iranien à renverser les mollahs et mettre fin à l’inaction vis-à-vis des graves violations des droits humains en Iran ».

Elle a déclaré devant les députés américains : « Aujourd’hui, l’extrémisme et l’intégrisme islamistes, sous le nom de Daech ou de groupes paramilitaires chiites, ont lancé une attaque brutale sur les pays de la région et au-delà, y compris en Amérique et en Europe. L’intégrisme islamiste a émergé comme une menace pour la paix et la sécurité quand Khomeiny a usurpé la direction d’une révolution populaire en 1979 et établi une dictature religieuse en Iran », a-t-elle ajouté. « Depuis 36 ans, nous résistons à la tyrannie religieuse et luttons pour la démocratie en Iran. Le régime iranien sert de principale source à ce phénomène inquiétant dans la région et à travers le monde.

L’objectif principal des intégristes islamistes, comme Daech, est d’établir un califat islamique et d’y appliquer la charia. » Soulignant que les intégristes islamistes « ne reconnaissent pas les frontières », elle a précisé : « L’intégrisme islamiste a émergé comme une menace pour la paix et la sécurité quand Khomeiny a usurpé la direction d’une révolution populaire en 1979 et établi une dictature religieuse en Iran. Depuis 36 ans, nous résistons à la tyrannie religieuse et luttons pour la démocratie en Iran. Le régime iranien sert de principale source à ce phénomène inquiétant dans la région et à travers le monde. L’objectif principal des intégristes islamistes, comme Daech, est d’établir un califat islamique et d’y appliquer la charia. »

Déplorant l’échec de la politique occidentale, il a ajouté : « Malheureusement, l’incapacité d’arrêter l’ingérence post-2003 du régime iranien en Irak, a permis à ce dernier d’occuper progressivement ce pays, entraînant la propagation sans précédent de l’intégrisme islamiste. De même, les crimes commis par la Force Qods et Bachar el-Assad en Syrie ainsi que le massacre et l’exclusion des sunnites en Irak par Maliki, auxquels s’ajoute le silence de l’Occident, ont renforcé Daech. » Radjavi a également averti que le régime des mollahs ne pouvait faire partie de la solution à la crise actuelle dans la région, « il est en effet le cœur du problème ».

« Le peuple iranien considère le régime des mollahs comme l’inspirateur de Daech et des autres groupes intégristes. La solution ultime à ce problème est un changement de régime par le peuple iranien et sa Résistance. Ce régime est extrêmement fragile et vulnérable. Comme on l’a vu pendant le soulèvement de 2009, l’écrasante majorité du peuple iranien veut un changement de régime.” « La démonstration de force du régime est creuse et résulte de la faiblesse de la politique occidentale. En raison du rôle central de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) en tant que mouvement musulman démocrate, la Résistance iranienne constitue l’antithèse de l’intégrisme islamiste. »

Maryam Radjavi a proposé les mesures suivantes comme autant d’étapes nécessaires pour vaincre le phénomène funeste de l’intégrisme islamiste :

1) Expulser la Force Qods d’Irak et mettre fin à l’influence du régime iranien dans ce pays ;

2) Permettre la pleine participation des sunnites dans le partage du pouvoir et armer les tribus sunnites pour assurer la sécurité de leurs communautés ;

3) Aider l’opposition modérée et le peuple en Syrie à mettre fin au régime d’Assad et à établir la démocratie dans ce pays ;

4) Reconnaître les aspirations du peuple iranien à renverser les mollahs et mettre fin à l’inaction vis-à-vis des graves violations des droits humains en Iran.

5) Assurer la protection et le respect des droits des membres de l’opposition iranienne organisée, l’OMPI, qui se trouvent au camp Liberty en Irak.

6) Promouvoir l’islam authentique, démocratique et tolérant pour contrer les interprétations intégristes de cette religion ;

7) bloquer toutes les voies menant le régime iranien à se doter de l’arme nucléaire.

Question1-Réponse-2-carton-rouge

Question1-Réponse-2-carton-rouge

http://www.ncr-iran.org/fr/actualites/iran-resistance/15894-maryam-radjavi-devant-le-congres-americain-le-changement-de-regime-en-iran-est-necessaire-pour-contrer-l-integrisme-islamiste.html

Les ventes d’armes, une très juteuse affaire ..م


Les ventes d’armes, une très juteuse affaire pour

l’Occident Les USA et la Russie

WAR - MONEY - BLOOD

MONEY – WAR – BLOOD –

WACHINGTON VA VENDRE DES ARMES À L’ARABIE SAOUDITE ET AUX ÉMIRATS 

Agence France-Presse Washington, Publié le 01 octobre 2014 

Les États-Unis prévoient de vendre des batteries de missiles Patriot à l’Arabie saoudite pour une valeur de 1,75 milliard de dollars et de l’artillerie de longue portée aux Émirats arabes unis pour 900 millions de dollars, selon le Pentagone mercredi.

Le département de la Défense a informé le Congrès de ces possibles ventes d’armes cette semaine, alors que des avions de chasse de ces deux pays du Golfe ont pris part à la campagne internationale de frappes aériennes menée par les États-Unis contre les djihadistes de l’organisation État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Le gouvernement saoudien a demandé l’achat de 202 missiles Patriot à capacité perfectionnée-III (PAC-3), la version la plus sophistiquée des armes anti-missiles Patriot, ainsi qu’un test de cible en vol, des kits de télémétrie et autres équipements de ce genre, a précisé dans un communiqué la Defense Security Cooperation Agency, l’agence fédérale chargée de la supervision des ventes d’armes.

«Cette offre de vente aidera à renouveler les missiles Patriot actuels de l’Arabie saoudite qui sont obsolètes et difficiles à conserver en raison de leur âge et de la disponibilité limitée des pièces de rechange», explique l’agence.

Cela contribuera aussi «à la politique étrangère et à la sécurité nationale des États-Unis, en aidant à améliorer la sécurité d’un partenaire qui a été, et continue d’être, une force importante pour la stabilité politique et la croissance économique au Moyen-Orient», ajoute-t-elle.

Les Etats-Unis livrent des armes à l’Irak : pourquoi ils n’ont plus aucune idée de ce qu’ils sont en train de faire au Moyen-Orient.

LES ÉTATS-UNIS VEULENT LIVRER DES ARMES À L’IRAK, ALORS QUE CE PAYS N’EN A PAS BESOIN. Tentative de décryptage d’une stratégie américaine qui se cherche.

Publié le 8 Août 2013

Atlantico : Ces deux dernières semaines le Pentagone a soumis à l’approbation du Congrès américain plusieurs ventes d’armes à l’Irak, pour un total de 5 milliards de dollars. Les autorités militaires américaines invoquent la nécessité de protéger l’espace aérien irakien, notamment vis-à-vis de l’Iran. Quel est l’enjeu stratégique de ce contrôle des airs ?

Irak : Londres va livrer des armes aux Kurdes, pas la Suède

AFP , Libération, 12 AOÛT 2014

David Cameron a annoncé que du «matériel militaire d’autres Etats contributeurs» sera acheminé aux forces kurdes, qui font face à l’offensive jihadiste dans le nord de l’Irak.

LA FRANCE VA LIVRER DES ARMES AUX KURDES D’IRAK

Le Figaro, Mis à jour le 13/08/2014

Afin de répondre aux besoin urgents exprimés par les autorités régionales du Kurdistan, la France va faire acheminer des armes «dans les heures qui viennent».

L’Union européenne se saisit également du dossier irakien, sous l’impulsion de la France. Une réunion extraordinaire des ministres des affaires étrangères se tiendra vendredi. Mardi matin, Laurent Fabius avait fermement appelé à l’organisation d’une telle réunion, pour évoquer une éventuelle livraison d’armes aux Kurdes à l’échelle européenne. Dans la soirée, les 27 n’étaient pas parvenus à un accord commun, se contentant de laisser aux gouvernements qui le souhaitent le soin d’envoyer des armes en prenant contact avec Bagdad. L’Allemagne pourrait ainsi expédier aux troupes irakiennes des véhicules blindés, des casques, des équipements de vision nocturne, des détecteurs de mines et du matériel médical, selon la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen.

L’Angleterre a également annoncé son intention d’acheminer des armes «d’autres pays contributeurs». Sur le terrain, Les peshmergas ont repris l’initiative face à l’Etat islamique, avec le soutien militaire américain. Ils ont repris les villes de Gweir et de Makhmour, à proximité d’Erbil.

L’ITALIE ET L’ALLEMAGNE S’APPRÊTENT À LIVRES DES ARMES AUX KURDES D’IRAK 

Le Monde.fr avec AFP | 20.08.2014 à 13h53 • Mis à jour le 20.08.2014 à 21h00

L’Allemagne se prépare à envoyer des armes en Irak contre les islamistes

POUR LA PREMIÈRE FOIS, BERLIN AUTORISE LA LIVRAISON D’ARMES DANS UN PAYS EN GUERRE, EN SOUTIEN AUX COMBATTANTS KURDS.

Le Figaro, le 20/08/2014

Le changement de doctrine est un petit événement. L’Allemagne se dit désormais «prête» à livrer des armes aux combattants kurdes qui, en Irak, affrontent les forces de l’Etat Islamique. Jusqu’à présent, Berlin s’était toujours refusé à la vente d’armes à des pays en guerre. Traumatisés par leur histoire, les Allemands hésitent à s’engager militairement, d’une manière ou d’une autre, en dehors de cadres internationaux biens définis.

VENTES D’ARMES: UN CONTRAT QUI SENT LE SOUFRE

Le 21 août 2014 | Mise à jour le 21 août 2014, FRANÇOIS LABROUILLÈRE

Des problèmes de commissions bloquent une énorme livraison d’armement français vers le Liban.

Le général Kahwagi, patron de l’armée libanaise, est en colère. Ses troupes viennent d’affronter durement à Ersal, un village de la frontière syrienne, les djihadistes de l’Etat islamique (EI), qui veulent établir un « califat » de la terreur au Moyen-Orient. Or, au moment où Paris annonce des livraisons d’armes aux Kurdes d’Irak, les soldats du Liban, pays ami, n’ont pas reçu le moindre fusil français. Pourtant, en décembre 2013, grâce à un financement accordé par l’Arabie saoudite, la France avait promis de vendre pour 2,2 milliards d’euros d’armement au Liban. Cette « commande du siècle » avait été l’un des points forts de la visite à Riyad de François Hollande et du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Depuis, le contrat est resté au point mort. « Dans la bataille actuelle contre le terrorisme, il est nécessaire d’accélérer la fourniture des armes demandées à la France », réclame le général Kahwagi, dont l’armée de 75 000 hommes est notoirement sous-équipée. Inquiet du retard pris par ces livraisons, un ami du Liban depuis trente ans, le député PS de Haute-Garonne Gérard Bapt, a écrit à François Hollande et aux ministres concernés. « Malgré l’urgence de la situation et les menaces sur plusieurs villages chrétiens du Liban, je n’ai reçu aucune réponse, déplore le parlementaire. C’est incroyable. Il y a beaucoup de mystères dans ce dossier. »

DES PROBLÈMES DE COMMISSIONS EMPÊCHERAIENT LE «DEAL» DE SE CONCRÉTISER

A Paris, tant au Quai d’Orsay qu’au ministère de la Défense ou chez Odas, la société publique chargée de mettre en œuvre le contrat, c’est silence radio. Pour les Libanais, comme en a fait état le quotidien de Beyrouth « L’Orient-Le Jour », des problèmes de « commissions » – le chiffre de 500 millions de dollars est avancé –, empêcheraient le « deal » de se concrétiser. En effet, les industriels français – tels DCNS, Thales, Renault Trucks, Airbus ou Nexter – sollicités pour armer le Liban ont chacun des « agents » dans la zone, qu’ils doivent en principe commissionner, même s’ils ne sont pas à l’origine du contrat. Or la monarchie saoudienne, échaudée par de précédentes affaires de « rétrocoms » – tant du côté libanais que français –, ne veut pas entendre parler de versements de commissions. Sous peine de rompre l’accord. Des différends portent aussi sur le contenu des livraisons. La France doit faire face aux pressions d’Israël, qui redoute de voir des armements sensibles tomber entre les mains du Hezbollah, le mouvement chiite libanais classé comme terroriste. Si l’armée du pays du Cèdre a besoin d’armes modernes et opérationnelles (hélicoptères d’assaut, artillerie, missiles), Paris est plus enclin à lui livrer des hélicos d’occasion, des blindés légers, des véhicules de transport de troupes ou des navires patrouilleurs classiques. Aux dernières nouvelles, devant l’escalade de la terreur au Proche-Orient, un protocole d’accord définitif pourrait toutefois être signé avec l’Arabie saoudite dans une quinzaine de jours.

L’ALLEMAGNE SIGNE UN CONTRAT DE VENTE D’ARMES RECORD À L’ALGERIE

le 18 juin 2014

L’Allemagne a signé un accord de ventes d’armes pour 2,7 milliards d’euros, rapporte le quotidien allemand Handesblatt, ce mercredi 18 juin.

Les sociétés d’armements Rheinmetall de Düsseldorf, Daimler et Thyssen-Krupp doivent livrer 980 véhicules blindés de type Fuchs ainsi que des SUV et des camions.

Une usine destinée à la construction des véhicules Fuchs sera construite à Ain Samara, alors que l’Algérie s’est engagée à ne pas revendre les véhicules à d’autres pays.

Selon un rapport gouvernemental allemand, l’Algérie était le plus grand marché de vente d’armes pour l’Allemagne en 2013.

LA RUSSIِِE ACCÉLÈRE SES LIVRAISONS D’ARMES À LA SYRIE

Reuters – ven. 17 janv. 2014

LONDRES (Reuters) – La Russie a augmenté, en quantité et en qualité, ses livraisons d’armes à la Syrie ces dernières semaines, renforçant les troupes du président Bachar al Assad au moment où les rebelles qui cherchent à le renverser s’entre-déchirent, disent des sources au fait de ces livraisons.

Moscou, depuis longtemps le premier fournisseur d’armes à la Syrie, assure depuis le début du conflit il y a bientôt trois ans qu’elle se conforme aux lois internationales en ne fournissant plus de matériel “offensif” à son allié.

Selon ces sources, les forces gouvernementales syriennes ont toutefois reçu depuis le mois de décembre des véhicules blindés, des missiles guidés par laser et des drones de surveillance, appelés UAV, livrés directement par la Russie ou par l’intermédiaire d’autres pays.

“Des dizaines d’Antonov 124 (avion-cargo russe) ont acheminé des véhicules blindés, du matériel de surveillance, des radars, des systèmes de guerre électronique, des pièces détachées d’hélicoptères et diverses armes dont des missiles air-sol guidés par laser”, dit une source sécuritaire proche-orientale.

“Des conseillers (militaires) russes et des experts en matière de renseignement font voler des UAV sans interruption pour aider l’armée syrienne à repérer les positions rebelles, analyser leurs moyens et effectuer des frappes d’artillerie ou aériennes précises sur leurs positions”, ajoute la source.

BULGARIE, ROUMANIE ET UKRAINE IMPLIQUÉS?

Interrogé par Reuters, Viatcheslav Davidenko, porte-parole de la société publique Rosoboronexport, qui a le monopole des exportations d’armement russe, a dit ne pas être autorisé à s’exprimer sur les livraisons à la Syrie.

La Russie a commencé la livraison d’hélicoptères de combat et d’avions de chasse à l’Irak, a rapporté jeudi une source du secteur militaire russe, alors que le ministre irakien de la Défense s’est rendu à Moscou pour évoquer la coopération militaire.

« Un certain nombre de contrats avec l’Irak sont entrés en vigueur et sont en train d’être honorés », a indiqué une source dans le secteur des exportations militaires russes, cité par l’agence de presse Interfax.

Les livraisons d’hélicoptères de combat Mi-35 (photo) et de chasseurs-bombardiers Su-25 ont déjà commencé, a précisé cette source, ajoutant que Bagdad avait également des contrats pour des hélicoptères Mi-28 et des systèmes antiaériens mobiles Pantsir-S1.

L’ambassadeur de Russie à Bagdad, Ilia Mogounov, avait auparavant indiqué que tous les avions Soukhoi seraient livrés d’ici à la fin de l’été.

En 2012, l’Irak et la Russie ont signé des contrats d’un montant total de 3,1 milliards d’euros pour la livraison de 36 Mi-28 et 48 systèmes Pantsir, selon la holding publique Rostec. Des contrats pour six Mi-35, et entre cinq et dix Su-25 ont été signés par la suite.

Le ministre irakien de la Défense, Saadoun al-Dulaimi, s’est rendu jeudi à Moscou pour s’entretenir avec son homologue russe, Sergueï Choïgou, de la coopération militaire entre les deux pays, alors que l’Irak fait face à une rébellion jihadiste armée.

M. Dulaimi a souligné que la Russie et l’Irak avaient une « riche histoire » de coopération militaire et qu’il fallait « aujourd’hui la renforcer et la développer ».

M. Choïgou a de son côté déclaré que « la coopération militaire et technique se développait avec succès » et que la Russie « soutenait le combat (de l’Irak) contre le terrorisme ».

La source russe citée par Interfax a pour sa part estimé que compte tenu des tensions internationales liées à l’accident de l’avion malaisien en Ukraine, Washington pourrait faire pression sur Bagdad pour que l’Irak annule ces commandes à la Russie.

Malgré les milliards dépensés par les États-Unis pour entraîner et équiper l’armée irakienne pendant les huit ans de leur occupation du pays, les forces gouvernementales n’ont pas été en mesure de repousser l’offensive des insurgés menée par l’État islamique (EI) le mois dernier.

En quelques jours, les jihadistes et leurs alliés parmi les factions sunnites ont conquis Mossoul, la deuxième plus grande ville d’Irak, ainsi que de larges pans du territoire dans le nord et l’ouest.

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