A l’instigation de l’Iran et avec l’aval de Bachar al-Assad, les chiites se comportent en maîtres à Damas


 

La-veuve-noire

Parmi les multiples phénomènes qui attisent en Syrie le mécontentement de l’ensemble des Damascènes, et de manière particulière celui de la majorité sunnite de la population, il en est deux qui occupent en ces jours une place particulière. Ils sont liés au caractère de plus en plus ostensible et provocateur de la présence chiite dans une ville où, communauté minoritaire avec moins de 1 % de la population, les Syriens chiites ont depuis toujours veillé à ne pas se faire remarquer.

Un chef de milice chiite irakienne inspectant ses troupes à Damas (mai 2014)

Comme leurs concitoyens, les sunnites supportent mal les bombardements qui affectent tour à tour les différents quartiers de la ville, qu’ils soient le fait des forces régulières tenant les sommets du Qassioun ou de l’opposition retranchée dans certaines localités « libérées » de la Ghouta. Comme eux, ils ravalent leur colère face à la perte de temps, aux prélèvements arbitraires et aux humiliations que les soldats, moukhabarat et chabbiha installés à un nombre incalculable de points de contrôle infligent, au gré de leurs humeurs, à ceux qui ne peuvent faire autrement que de se déplacer dans la ville. Comme eux, ils protestent… à voix basse, faute de pouvoir s’exprimer publiquement, contre les coupures d’eau et d’électricité répondant à des critères illisibles, contre l’augmentation constante du prix des produits de première nécessité, contre la complaisance des responsables pour les prévaricateurs en tous genres, contre les enlèvements crapuleux dont se rendent coupables des protégés du pouvoir…

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Tirant parti des difficultés économiques des propriétaires, de la connivence des édiles locaux et de la protection des plus hautes personnalités de l’Etat, ils ont récemment multiplié les acquisitions de biens, concentrant leurs efforts sur les hôtels situés au cœur de la capitale, dans le quadrilatère délimité par le pont Victoria, la gare du Hijaz, la Place Merjeh et la rue al-Bahsa… soit autour du Centre culturel iranien, principal lieu de distribution des publications religieuses et de diffusion de la doctrine chiite. Parmi les établissements dont ils assurent désormais la gestion directement ou indirectement, figurent les hôtels al-Iwan, Kinda, Asia, Damas International, Venezia, Pétra… et le Sémiramis, propriété de la Société du Chemin de Fer du Hijaz, dont le nouvel investisseur est un membre de la famille Nazha qui travaillait jusqu’alors dans le secteur du fret.

Emplacement des hôtels acquis par les Iraniens au centre de Damas

De nombreux témoignages attestent aussi que, depuis la mosquée de Sayyida Roqaya, au nord de la mosquée des Omeyyades, les Iraniens ont encouragé avec la complicité des responsables syriens un programme de récupération de maisons dans la vieille ville de Damas. Il a d’ores et déjà abouti à renforcer et à concentrer la présence des chiites dans la partie orientale de la ville intra muros. Ayant fait la jonction, en direction de Bab Touma, avec leur quartier historique de Joura, ils se sont déployés vers le sud pour rejoindre le quartier al-Amin, et, en suivant la rue Midhat Bacha (rue droite), ils s’approprient désormais l’espace délimité par les porte al-Kisan et al-Charqi. La relation avec l’Iran ayant définitivement supplanté dans les priorités du régime la « protection des chrétiens », ceux-ci n’ont pu s’opposer ni à la « chiisation » de leur centre traditionnel de Bab Touma, ni à l’expulsion sous la contrainte de fidèles de différentes Eglises habitant ou travaillant du mauvais côté de cette nouvelle frontière.

Pour lire l’intégralité de l’article: http://syrie.blog.lemonde.fr/2014/11/10/a-linstigation-de-liran-et-avec-laval-de-bachar-al-assad-les-chiites-se-comportent-en-maitres-a-damas/
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