واشنطن وموسكو على صفيح ساخن – Washington et Moscou dans une marmite bouillante


Regard-missile

Washington et Moscou dans une marmite bouillante
Ali Al Abdullah
17 octobre 2018

L’abattement d’un avion espion russe (EL-20) et l’assassinat de 15 officiers le 17 septembre ont été un moment révélateur pour la réalité des relations américano-russes, avec des déclarations et des positions en escalade de part et d’autre.

Les commentaires russes sur l’incident ont révélé une tendance d’intensification en Russie, exprimée par le vice-président du comité de défense de la Douma d’Etat, Yuri Shvetkin. « Les avions militaires étrangers franchissant la frontière syrienne avec des intentions floues, ne doivent pas rester impunis, ils devraient se rendre compte à partir de maintenant qu’ils est possible de les abattre à tout moment, et qu’il seront exposés à une attaque si nos forces sont menacées. « Cela dissuadera les activités criminelles des pays qui lancent ou planifient des attaques contre la Syrie », et annonce à Israël qu’« attaquer des cibles en Syrie est contraire à ses intérêts dans la région », laissant échapper des indications sur une orientation russe vers la consolidation des coopération avec Téhéran, au point de fermer l’oeil sur le renforcement de la présence militaire iranienne dans certaines zones, selon une source militaire russe, parlant au journal Nizavisimaya Gazeta, et d’annoncer, en réponse à la position américaine au sujet du programme des missiles Balistiques de l’Iran, le droit souverain de l’Iran de développer ses capacités antimissiles et son engagement envers l’Iran d’assurer sa protection aérienne de ses sites stratégiques en Syrie et lui fournir un parapluie de défense aérienne. Ce qui est considéré comme une violation aux engagements pris par le président russe Vladimir Poutine, envers le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 11 juillet et avec le président américain au Sommet de Helsinki le 16 juillet, et la suspension des renseignements militaires russes, selon un plan préparé pour combattre les activités iraniennes, en envoyant des unités des forces spéciales de la « Brigade Depth », pour lancer des opérations secrètes contre des responsables iraniens, des centres de commandement et des installations de renseignement, ainsi que l’engagement du président russe Vladimir Poutine envers le président iranien Hassan Rowhani, le 7 septembre, de mettre tous les moyens de la Russie à la disposition de l’Iran, pour l’aider à faire face aux sanctions américaines, qui entreront en vigueur en novembre et à sa décision finale de remettre au régime syrien les batteries de missiles S-300, d’établir un système de gestion unifié des forces et des moyens de défense antiaérienne dans toute la Syrie, y compris les moyens de guerre électroniques et les moyens de tir, en établissant un point de commandement central unifié, à travers lequel l’armée du régime reconnaîtra sa cible. En même temps, les Russes vérifieront l’identité des avions en attaque et confirmeront leurs identités aux forces du régime, des avions amis ou ennemis, et déploieront le long de la côte syrienne, dans l’est de la Méditerranée, des dispositifs sophistiqués capables de perturber tous les systèmes de contrôle des avions, des navires de guerre et des satellites. ainsi que de perturber les communications à ondes courtes et hautes fréquences. (26 navires, deux sous-marins et 34 avions, les porte-missiles stratégiques “T-160”, les avions de chasse “To-142”, “El-38”, en plus des chasseurs “Su-33″ et ” Su-30 “), et ont mené des exercices à munitions réelles pendant plus d’une semaine, ce qui a permis de maintenir les forces navales devant des navires américains, israéliens, britanniques et français prenant des positions offensives au large de la côte syrienne. Ils ont lancé une campagne médiatique et des déclarations contre la présence américaine en Syrie; ils ont critiqué son rôle à l’est de l’Euphrate, l’accusant de s’être employé à créer un État kurde en Syrie et à susciter un tollé dans la région du Kurdistan, en jouant sur l’idée du soi-disant Grand Kurdistan, selon le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Cela s’ajoute au retrait de ses accords avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterich, concernant la Commission constitutionnelle syrienne: l’approbation par le régime syrien de la liste des représentants de la société civile et de soutenir la demande du président pour obtenir la présidence du comité et d’une majorité des deux tiers.

L’escalade de la Russie était liée aux mouvements des positions américains annoncés par les faucons de l’administration (conseiller national pour la sécurité, John Bolton, le secrétaire d’État Mike Pompeo, le représentant spécial des États-Unis en Syrie, James Jeffrey) et par les généraux du Pentagone (secrétaire à la Défense, James Matisse, le chef d’état-major adjoint, Joseph Danford, le Commandement central américain, le général Joseph Fotel), en réaction aux préparatifs de la Russie en vue d’une opération militaire dans la province d’Idleb, accentué après la déclaration de la Russie de sa volonté de livrer les missiles S-300 au régime syrien (Bolton: cette décision est une “grave erreur” : Approvisionner la Syrie avec le système de défense aérienne “S-300” est « une escalade dangereuse » et la « réponse américaine » était de commencer à établir une base aérienne dans la région d’Al-Shadadi, dans le gouvernorat d’Al-Hasakah, ainsi que le déploiement de l’américain USS Sullivan », les navires de guerre stratégiques du P-1B, les navires de guerre USN Carson City » et de « San Antonio »; des positions offensives en Méditerranée et dans le golfe Persique, le renforcement des capacités d’armes des forces américaines dans le nord-est de la Syrie (armes lourdes, radars fixes et mobiles), parler d’une approche américaine pour relancer l’alliance tripartite (franco-britannique-américaine) pour mener une nouvelle frappe contre le régime  et ses alliés iraniens.

C’est une guerre de mots et de renseignements qui a eu lieu entre les États-Unis et la Russie. Les Russes ont alors informé, par écrit, les forces américaine, le 6 septembre, qu’ils mèneraient des frappes précises contre les « terroristes au Tanaf » considéré comme une zone de « non-collision », ce qui a incité le commandement militaire américain à confirmer que les Etats-Unis n’hésiteront pas de faire appel à « l’utilisation de la force pour défendre nos forces et les forces de la coalition ou de nos partenaires, comme nous l’avons montré lors d’incidents précédents », le général Joseph Danford, chef d’état-major américain, a annoncé le 9 septembre que « l’envoi de marine’s pour mener des manœuvres de tir réel est un message pour tous ceux qui croient que la base Tanaf est un cible facile », et l’approche d’un groupe de navires de guerre occidentaux, dont: la frégate De-Reuter de la marine néerlandaise, les destroyers américains « Carney », « Ross », « Winston Churchill » équipés de missiles Tomahawk, le sous-marin « British Taint » équipé également de Tomahawk, trois sous-marines américaines et le navire « Mount Whitney » de la marine américaine, le 16 septembre, sur la frontière maritime syrienne, dans un message d’alerte et de dissuasion à la Russie et de fuite d’informations sur le développement par le Pentagone de scénarios militaires en Syrie, notamment cibler les capacités militaires iraniennes en Syrie par l’armée de l’air et d’autres forces des États-Unis et Israël, ainsi que des frappes locales sur les installations extérieures des « Gardes de la révolution iraniennes », principalement la Force « Qods » et le « Basij », et environ 21 milices chiites irakiennes, afghanes et pakistanaises, dont le Hezbollah libanais, et l’engagement des Etats-Unis à fournir un parapluie de défense aérienne américain pour les raids israéliens en territoire syrien, en particulier près des frontières irakienne et turque, ou pour des missions contre des cibles pro-Téhéran en Irak, les États-Unis ont également promis de mettre leurs forces terrestres en alerte en prévention de tout bombardement aériens qui pourraient donner lieu à un niveau élevé, selon l’accord passé entre John Bolton et Benjamin Netanyahu en août et la menace de l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Kay Bailey Hutchison, de lancer une frappe militaire pour détruire un système de missiles à moyenne portée contraire aux accords conclus entre les deux pays. Moscou développe secrètement le contrôle des armes nucléaires. À cela s’ajoute le mouvement politique et diplomatique sur plusieurs axes: un mouvement des Nations Unies pour stabiliser le lien de reconstruction avec la transition politique, constituer un front international pour lutter contre les cyber-attaques russes à la lumière de ses attaques contre les États-Unis, l’OTAN et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, et l’activation pour l’établissement d’une « Alliance stratégique pour le Moyen-Orient (MESA) » comprenant les États-Unis, le Koweït, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman, Bahreïn, l’Égypte et la Jordanie, couvrant les régions du Golfe, de la Mer d’Arabie, de la Mer Rouge et de la Méditerranée, le détroit d’Ormuz, Bab El Mandeb et le canal de Suez pour surveiller la navigation et la contrebande d’armes, d’une part, et la formation d’une force terrestre pouvant être déployée aux côtés des forces américaines dans la région de l’est de l’Euphrate, d’autre part, ainsi que l’activation de la loi fédérale dite « Code pénal pour faire face aux énemis des Amériques » à travers des sanctions à chaque pays qui achète des armes à la Russie. ce qui a poussé les analystes à envisager un affrontement militaire entre les deux parties, directement ou par procuration, une confrontation qui met à rude épreuve l’atmosphère et mélangé les cartes en vue de nouvelles ententes.

 

واشنطن وموسكو على صفيح ساخن

علي العبدالله
17 أكتوبر 2018

شكّل إسقاط طائرة التجسّس الروسية (إيل 20) ومقتل طاقم العمل، 15ضابطا، يوم 17 سبتمبر/ أيلول الماضي لحظة كاشفة لواقع العلاقات الأميركية الروسية، حيث تواترت التصريحات والمواقف التصعيدية من كلا الطرفين٠
كشفت التعليقات الروسية على الحادث توجهاً روسياً تصعيديا عبّر عنه يوري شفيتكن، نائب رئيس لجنة الدفاع في مجلس الدوما، بقوله “على الطائرات الأجنبية العسكرية التي تعبر الحدود السورية بنيات غير واضحة، ألا تشعر بقدرتها على الإفلات من العقاب، يجب أن تدرك من الآن أنه يمكن ضربها في أي لحظة، وأنها ستكون عرضة للهجوم إذا كان هناك تهديد لقواتنا. سيكون هذا أحد العوامل الرادعة للنشاط الإجرامي من الدول التي تشن هجمات على سورية أو تخطط للقيام بذلك”، وإبلاغها إسرائيل “أن مهاجمة أهداف في سورية أمر يتعارض مع مصالحها في المنطقة”، وتسريبها مؤشراتٍ على توجه روسي إلى تعزيز التعاون مع طهران في سورية، لجهة غضّ النظر عن تعزيز الوجود العسكري الإيراني في بعض المناطق، بحسب مصدر عسكري روسي، تحدث إلى صحيفة نيزافيسيمايا غازيتا، وإعلانها، ردا على الموقف الأميركي من برنامج الصواريخ الباليستية الإيرانية، حق إيران السيادي في تطوير قدراتها الصاروخية، وتعهدها لإيران بتوفير حماية جوية لمواقعها الإستراتيجية في سورية، وتقديم مظلة دفاع جوي لها، ما يُعد نكثاً بالتعهدات التي التزم بها الرئيس الروسي، فلاديمير بوتين، لرئيس الوزراء الإسرائيلي، بنيامين نتنياهو، يوم 11 يوليو/ تموز، وللرئيس الأميركي في قمة هلسنكي يوم 16 يوليو/ تموز، وإيقاف الاستخبارات العسكرية الروسية خطة كانت أعدّتها لمكافحة الأنشطة الإيرانية عبر إرسال وحداتٍ من القوات الخاصة البرية من “لواء العمق” لشن عمليات نوعية سرّية ضد شخصيات ومراكز قيادة ومنشآت استخباراتية إيرانية؛ والتزام الرئيس الروسي فلاديمير بوتين للرئيس الإيراني حسن روحاني يوم 7 سبتمبر/ أيلول بوضع الإمكانات الروسية تحت تصرف إيران، لمساعدتها في مواجهة العقوبات الأميركية التي ستدخل حيز التنفيذ في شهر نوفمبر/ تشرين الثاني المقبل، وقرارها الأخير تسليم النظام السوري بطاريات صواريخ إس – 300، وإنشاء نظام إدارة موحّدة لقوى الدفاع الجوي ووسائله في جميع أنحاء سورية؛ بما في ذلك وسائل الحرب الإلكترونية، ووسائل إطلاق النار؛ بإنشاء نقطة قيادة مركزية موحّدة، سيتعرف جيش النظام من خلالها على الهدف. وفي الوقت نفسه، سيتأكّد الروس من هوية الطائرات المغيرة، ويؤكّدون لقوات النظام لمن تعود، لخصمٍ أو لصديق، ونشر أجهزة تشويش كهرومغناطيسية على طول الساحل السوري في شرق المتوسط، أجهزة متطوّرة قادرة على تعطيل كل أنظمة التحكّم في الطائرات والسفن الحربية والأقمار الاصطناعية؛ كما التشويش على الاتصالات بتردّدات على الموجات القصيرة والتردّدات العالية. كانت قد حشدت قوة عسكرية كبيرة قبالة الساحل السوري (26 سفينة، وغواصتان و34 طائرة، حاملات الصواريخ الإستراتيجية “تو – 160” وطائرات مكافحة الغواصات “تو – 142” و”إيل – 38″، إضافة إلى مقاتلات “سو-33″ و”سو- 30”)، وأجرت مناوراتٍ بالذخيرة الحية استمرت أكثر من أسبوع، أبقت على هذا الحشد البحري حاجز صد أمام السفن الأميركية والإسرائيلية والبريطانية والفرنسية التي تتخذ مواقع هجومية قبالة السواحل السورية، وشنّت حملة إعلامية وتصريحات نارية ضد الوجود الأميركي في سورية؛ غير الشرعي بنظرها، وانتقاد دورها شرق الفرات واتهامها بالعمل على تشكيل دويلة كردية هناك، والدخول في مغامرة خطيرة في كردستان العراق، عبر اللعب على فكرة ما يسمّى كردستان الكبرى، وفق تصريح وزير الخارجية، سيرغي لافروف. هذا بالإضافة إلى تراجعها عن تنفيذ التفاهمات التي توصلت إليها مع الأمين العام للأمم المتحدة، أنطونيو غوتيريش، بخصوص اللجنة الدستورية السورية؛ عبر اشتراط موافقة النظام السوري على قائمة ممثلي المجتمع المدني، وتأييد طلبه الحصول على رئاسة اللجنة وأغلبية الثلثين فيها٠

ارتبط التصعيد الروسي بتحرّكات ومواقف أميركية تصعيدية، أعلنها صقور الإدارة (مستشار الأمن القومي جون بولتون، وزير الخارجية مايك بومبيو، ممثل الولايات المتحدة الخاص في سورية جيمس جيفري) وجنرالات البنتاغون (وزير الدفاع جيمس ماتيس، رئيس هيئة الأركان الأميركية المشتركة جوزيف دانفورد، قائد القيادة المركزية الأميركية الجنرال جوزيف فوتيل)، ردا على الاستعدادات الروسية لشن عملية عسكرية في محافظة إدلب، ارتفعت حدّتها بعد إعلان روسيا عن نيتها تسليم صواريخ إس 300 للنظام السوري (بولتون: القرار “خطأ فادح”؛ ويهدّد بـ “تصعيد خطير” في المنطقة، بومبيو: توريد روسيا منظومة “إس 300” للدفاع الجوي إلى سورية “تصعيد خطير”، فوتيل: تسليم المنظومة “رد غير محسوب”)، وشروع القوات الأميركية في إنشاء قاعدة جوية في منطقة الشدادي في محافظة الحسكة، واتخاذ المدمرة الأميركية “يو أس أس سوليفان” وقاذفة القنابل البحرية الإستراتيجية “بي 1- بي”، والسفينتين الحربيتين “يو إس إن إس كارسون سيتي”، و”سان أنطونيو”؛ مواقع هجومية في البحر المتوسط والخليج العربي، وتعزيز القدرات التسليحية للقوات الأميركية في شمال شرق سورية (أسلحة ثقيلة ورادارات ثابتة ومحمولة)، والحديث عن توجه أميركي لإحياء التحالف الثلاثي (الفرنسي- البريطاني-الأميركي) لتوجيه ضربةٍ ثلاثيةٍ جديدةٍ ضد النظام وحلفائه الإيرانيين. كانت حرباً كلامية واستخباراتية قد دارت بين الولايات المتحدة وروسيا، حيث أشعر الروس القوات الأميركية خطياً يوم 6 سبتمبر/ أيلول بأنهم سينفذون ضرباتٍ دقيقة ضد “الإرهابيين في التنف” التي تعتبر منطقة “عدم تصادم”، ما دفع بالقيادة العسكرية الأميركية للتأكيد على أنها لن تتردد في “استخدام القوة للدفاع عن قواتنا وعن قوات التحالف أو قوات شركائنا كما برهنا على ذلك في حوادث سابقة”، وأعلن رئيس هيئة الأركان الأميركية المشتركة الجنرال جوزيف دانفورد يوم 9 سبتمبر/ أيلول “أن إرسال قوات مشاة البحرية (المارينز) للقيام بمناورات بالذخيرة الحية يعتبر رسالة لكل من يعتقد أن قاعدة التنف هدف سهل”، واقتراب مجموعة من السفن الحربية الغربية، وفي مقدمها: فرقاطة “دي رويتر” التابعة للبحرية الهولندية، والمدمرات الأميركية “كارني” و”روس” و”ونستون تشرشل” المزوّدة بصواريخ توماهوك، وغواصة “تاينت” النووية البريطانية المزودة كذلك بصواريخ توماهوك، وثلاث غواصات نووية أميركية، إضافةً لسفينة ماونت ويتني القيادية التابعة للأسطول السادس الأميركي، يوم 16 سبتمبر/ أيلول؛ من الحدود السورية البحرية، في رسالة تحذير وردع لروسيا، وتسريب معلومات عن قيام البنتاغون بتطوير سيناريوهات عسكرية في سورية، من ضمنها استهداف سلاحي الجو والقوات الخاصة الأميركية والإسرائيلية العمود الفقري للقدرات العسكرية الإيرانية في سورية، وتوجيه ضربات موضعية للأذرع الخارجية للحرس الثوري، وفي مقدمتها “فيلق القدس” و”الباسيج”، ونحو 21 مليشيا شيعية عراقية وأفغانية وباكستانية، بما في ذلك “حزب الله” اللبناني، وتعهد الولايات المتحدة بتوفير مظلة دفاع جوي أميركي للغارات الإسرائيلية في عمق الأراضي السورية، وخصوصا التي تتم بالقرب من الحدود العراقية والتركية، أو المهام التي يتم تنفيذها ضد الأهداف الموالية لطهران في العراق، كما تعهدت الولايات المتحدة بوضع قواتها البرية في المنطقة على أهبة الاستعداد، تحسباً لأي تصعيد يمكن أن ينتج عن عمليات القصف الجوي، وفق اتفاق جون بولتون ــ بنيامين نتنياهو في شهر أغسطس/ آب الماضي، وتهديد المندوبة الأميركية لدى حلف شمال الأطلسي (الناتو) كاي بايلي هاتشيسون بتوجيه ضربة عسكرية لتدمير نظام صواريخ متوسطة المدى مخالف للاتفاقات المعقودة بين البلدين حول الحد من التسلح النووي تقوم موسكو بتطويره سرا. هذا إلى جانب تحرك سياسي ودبلوماسي على عدة محاور: التحرّك في الأمم المتحدة لتثبيت ربط إعادة الإعمار بالانتقال السياسي، تشكيل جبهة دولية للتصدي للهجمات السيبرانية الروسية في ضوء هجماتها ضد الولايات المتحدة الأميركية ومنظمة حلف شمال الأطلسي (الناتو) ومنظمة حظر الأسلحة الكيميائية، والتحرّك لإقامة “تحالف الشرق الأوسط الإستراتيجي” (ميسا)، يضم الولايات المتحدة والكويت والسعودية والإمارات وقطر وعُمان والبحرين ومصر والأردن، بحيث يغطي عمله مناطق الخليج وبحر العرب والبحر الأحمر والبحر الأبيض المتوسط، بما في ذلك المعابر المائية الثلاثة التي تربط هذه المساحات المائية، وهي مضيق هرمز، وباب المندب، وقناة السويس، لمراقبة الملاحة وتهريب الأسلحة، من جهة، وتشكيل قوة برية يمكن أن تنتشر إلى جانب القوات الأميركية في منطقة شرق الفرات، من جهة ثانية، وتفعيل القانون الفيدرالي المسمّى “مواجهة أعداء أميركا من خلال قانون العقوبات” بفرض عقوبات على كل دولة تشتري أسلحة من روسيا. ما دفع محللين إلى توقع صدام عسكري بين الجانبين، مباشر أو عبر وكلاء، صدام يوتّر الأجواء ويخلط الأوراق، تمهيدا لتفاهماتٍ جديدة.

 

 

Advertisements

La paix de l’occupation


 

La-paix-de-l'occupation-russe-en-syrie

La sécurité ukrainienne publie les noms de mercenaires russes en Syrie

الأمن الأوكراني ينشر أسماء مرتزقة روس في سوريا

Oct 08, 2018

كييف ـ الاناضول: نشر جهاز الأمن الأوكراني (SBU)، الأحد، أسماء 206 أشخاص، معظمهم روس، قال إنهم عناصر قوة مسلحة خاصة تقاتل في سوريا تحت مسمى «فاغنر».
وأشار جهاز الأمن الاوكراني، في بيان، إلى مقتل 58 عنصرا من «فاغنر» في مدينة «دير الزور» السورية في فبراير/شباط الماضي.
وقال إن من بين الأشخاص الـ206 من يحملون جنسيات أوكرانيا وبيلاروس وأرمينيا ومولدوفا وكازاخستان وأوزبكستان، إلى جانب المواطنين الروس. وأشار البيان إلى تقارير سابقة حول مقتل أكثر من 600 شخص يعملون كمرتزقة ضمن «فاغنر»، شرقي أوكرانيا وسوريا.
وكانت تقارير كشفت، في وقت سابق، أن قوة مسلحة خاصة تدعى «فاغنر» وتضم حوالي 3 آلاف مواطن روسي، تقاتل في سوريا وشرقي أوكرانيا وهي مرتبطة بالكرملين بطريقة غير مباشرة.

Moscou se vante à nouveau: nous avons essayé 200 types d’armes en Syrie


La Russie dit avoir « testé » 200 armes en Syrie, sans faire de victimes civiles

L’armée de Moscou a toujours nié avoir visé des civils dans ses bombardements, alors que l’Observatoire syrien des droits de l’homme compte près de 8 000 morts.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter

Une patrouille de l’armée russe à Deraa, en juillet.

Viktor Bondarev n’est pas seulement le président de la commission de défense et de sécurité au Conseil de la Fédération de Russie, la chambre haute du Parlement. Il a surtout commandé les forces aériennes d’août 2015 à septembre 2017, quand Vladimir Poutine a déclenché une vaste intervention militaire – la plus importante de la Russie hors de ses frontières depuis l’Afghanistan – pour venir en aide à son allié syrien Bachar Al-Assad. C’est donc ce haut gradé, devenu sénateur de Kirov, qui s’est chargé du bilan, trois ans précisément après le début de cet engagement commencé le 30 septembre 2015. Depuis, selon lui, 63 000 soldats russes ont été envoyés sur le territoire syrien.

Ce chiffre est en hausse constante. En décembre 2017, le chef du Kremlin avait parlé de 48 000 militaires, ce qui tend à prouver que, malgré des déclarations répétées sur un « retrait » russe progressif de Syrie, les rotations sont restées inchangées, avec 5 000 soldats en moyenne envoyés sur place tous les trois mois. Autre indication commentée dans le document de neuf pages du général Bondarev : « La précision des frappes aériennes » aurait abouti à la destruction de « dizaines de milliers » de cibles – « dépôts de munitions, QG de commandement, zones fortifiées… » –, et « environ 100 000 terroristes ont été tués, dont 85 000 grâce au mérite de nos forces aériennes ».

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui possède un vaste réseau d’informations dans ce pays en guerre depuis 2011, dresse un bilan bien différent. Entre septembre 2015 et septembre 2018, les frappes aériennes russes, affirme l’ONG, ont provoqué la mort de 18 096 personnes, dont 7 988 civils, soit 44 % du total. Parmi les victimes figurent également 5 233 combattants de l’organisation Etat islamique et 4 875 autres de divers groupes rebelles, islamistes et jihadistes, a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire. Or, la Russie a

via Moscou se vante à nouveau: nous avons essayé 200 types d’armes en Syrie

Syrie: pourparlers de la dernière chance pour éviter l’offensive d’Idleb


 

Syrie: pourparlers de la dernière chance pour éviter l’offensive d’Idleb

30.08.2018 – AFP

Un convpoi de forces turques sur une autoroute près de Saraqeb dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest), menacée d'une offensive du régime, le 29 août 2018-AFP - OMAR HAJ K
 AFP / OMAR HAJ KADOUR Un convpoi de forces turques sur une autoroute près de Saraqeb dans la province syrienne d’Idleb (nord-ouest), menacée d’une offensive du régime, le 29 août 2018

Des pourparlers de la dernière chance sont en cours depuis plusieurs jours pour tenter d’éviter un assaut du régime sur Idleb, ultime grand bastion rebelle en Syrie, qui pourrait selon l’ONU provoquer une nouvelle catastrophe humanitaire.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a proposé jeudi d’aller dans cette province du nord-ouest du pays en guerre pour garantir la mise en place d’un “couloir humanitaire” afin d’évacuer la population civile, en cas d’offensive.

Depuis des semaines, le régime amasse des renforts aux abords de cette région frontalière de la Turquie, avant une probable offensive qui s’annonce comme l’ultime bataille d’envergure dans le conflit qui déchire le pays depuis 2011.

Car Idleb est le dernier grand fief insurgé où ont été envoyés des milliers de rebelles et de jihadistes, à mesure que le régime de Bachar al-Assad, aidé par la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, a réussi à reprendre près des deux-tiers du territoire.

La province est contrôlée à 60% par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, groupe dominé par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, ainsi que par des factions rebelles. Celles-ci et le groupe HTS se mènent une guerre interne avec assassinats et rapts.

En outre, des cellules dormantes du groupe jihadiste rival Etat islamique (EI) s’y trouvent aussi, alors que le régime a repris des villages à la périphérie sud-est à la faveur d’une opération menée il y a quelques mois. Des troupes turques sont aussi stationnées dans la zone.

La Turquie, parrain de certains groupes rebelles et dont le président a rencontré mercredi un ministre iranien, ne veut pas d’assaut pour prévenir un nouvel afflux de réfugiés vers sa frontière.

AFP / Thomas SAINT-CRICQ La province d’Idleb : dernier bastion insurgé en Syrie

“La Russie, elle, exige une dissolution de HTS pour éviter une offensive d’envergure” à Idleb, a affirmé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

“Des discussions indirectes sont en cours entre la Turquie et HTS”, a-t-il ajouté, précisant que le lancement d’une offensive dépendrait “de l’échec ou du succès des pourparlers”.

– “Liquider cet abcès” –

Aucune confirmation de ces discussions n’a pu être obtenue de source turque ou indépendante, mais le HTS, dans des déclarations publiques, a laissé la porte ouverte à une solution négociée.

“Une dissolution de HTS, si elle devait se produire, est une affaire interne qui doit être discutée par le Conseil consultatif du groupe et non dictée par des parties locales ou étrangères”, a affirmé mardi le groupe, en disant qu’il tentait de “trouver une solution” qui protégerait les habitants d’Idleb.

Mais l’influence de la Turquie sur HTS est limitée. “Les rapports de la Turquie avec HTS sont compliqués”, indique Elizabeth Teoman, analyste à l’Institute for study of war (ISW), en évoquant une forme de “coopération” marquée par de “l’animosité”.

AFP / OMAR HAJ KADOUR Des combattants syriens participent à des exercices militaires dans un camp d’entraînement du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham dans une région de la province syrienne d’Idleb, menacée d’une offensive du régime, le 14 août 2017

Entretemps, la Turquie a renforcé ses 12 postes d’observation dans la province d’Idleb, alors que la Russie a consolidé sa présence militaire au large de la Syrie, disposant désormais du plus gros contingent naval depuis le début du conflit.

Mercredi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dit espérer que les Occidentaux n’allaient pas “entraver l’opération antiterroriste” à Idleb.

Il a jugé “nécessaire de liquider” HTS qualifié “d’abcès”, tout en faisant état d’une “compréhension” entre Moscou et Ankara pour “dissocier l’opposition modérée des terroristes et de préparer une opération contre ces derniers, en minimisant les risques pour les civils”.

Côté régime, après M. Assad, son ministre de la Défense a récemment affirmé qu'”Idleb va revenir sous la houlette de la nation”. Mais les médias étatiques n’ont pas du tout mentionné une offensive imminente contre la province.

– “Catastrophe humanitaire” –

Dans ce contexte, le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif pour parler entre autres de la Syrie, alors que le sort d’Idleb inquiète l’ONU et les Occidentaux également.

Des enfants dans un camp de déplacés dans la province syrienne d'Idleb, près de la frontière turque, le 26 août 2018-AFP - Aaref WATAD 
AFP / Aaref WATAD Des enfants dans un camp de déplacés dans la province syrienne d’Idleb, près de la frontière turque, le 26 août 2018

Une offensive contre Idleb pourrait faire jusqu’à 800.000 déplacés parmi les civils qui vivent déjà dans des conditions précaires, a averti l’ONU. Et le patron de l’ONU Antonio Guterres a mis en garde contre “les risques croissants d’une catastrophe humanitaire”.

La province d’Idleb et les zones insurgées adjacentes accueillent quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés ayant fui les combats ailleurs en Syrie où la guerre complexe aux multiples acteurs locaux, régionaux et internationaux, a fait plus de 350.000 morts en plus de sept ans.

En outre, les craintes d’une nouvelle attaque chimique ont été brandies; les Occidentaux ont mis en garde contre toute attaque du genre par le régime. Les Russes, eux, ont accusé les Occidentaux de “réchauffer activement” le thème d’une “soit-disant attaque chimique” qui sera imputée au régime.

La mort est un maître de Damas – الموت سيد من دمشق


Monsters

La mort est un maître de Damas

La guerre en Syrie a montré que le régime familial de Assad n’est rien d’autre qu’un grand appareil de sécurité doté de 100 corps et visages. La guerre a presque déraciné le régime, la majeure partie du territoire syrien est devenue incontrôlable et le pays s’est presque désintégré, mais une chose est restée efficace tout le temps: son appareil de sécurité. C’est le secret du régime syrien (plutôt Assadiste) et rien d’autre. Inutile de lui rappeler que ses “alliés” qui lui ont permis de “survivre” à ce jour n’ont pas été épuisés à cet égard: voici sa spécialité et il est donc capable de servir même l’homme du KGB à Moscou.

Amjad Nasser

قد بيّنت الحرب في سورية أن نظام عائلة الأسد ليس سوى جهاز أمني كبير بمئة جسد ووجه. كادت الحرب تقتلع النظام من جذوره، وخرجت معظم مناطق سورية من سيطرته، وكادت البلاد تتفكّك أجزاء، لكنَّ شيئاً واحداً ظل يعمل في كفاءةٍ طول الوقت: جهازه الأمني. هذا هو سرّ النظام السوري (الأسدي بالأحرى) ولا شيء غيره. ولا ضرورة للتذكير أن “حلفاءه” الذين مكَّنوه من “البقاء” حتى الآن لم يرهق كاهلهم على هذا الصعيد، فهنا اختصاصه، وبهذا هو قادرٌ على تقديم خدمةٍ حتى لرجل “كي جي بي” في موسكو.

L’accord d’Astana s’effondrait si Assad bombarde Idleb / Des combattants de l’opposition syrienne se préparent à quitter Daraa vers les régions du nord


 

Poutine-Guerrier-en-Syrie

Erdogan à Poutine: L’accord d’Astana s’effondrait si Assad bombarde Idleb

Une source présidentielle turque a déclaré que le président turc Recep Tayyip Erdoğan a a informé samedi son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique qu’un accord visant à contenir le conflit syrien pourrait s’effondrer, si les forces du régime syrien visaient la province d’Idleb.

La source a ajouté « Le président Erdogan a confirmé que le ciblage des civils à Daraa était inquiétant, et si les forces du régime de Damas cibleraient la province d’Idleb de la même manière, l’essence même de l’accord d’Astana pourrait s’effondrer totalement », selon Reuters.

Sur le terrain, les factions de l’opposition dans la ville de Daraa ont commencé à rendre leurs armes lourdes à l’armée du régime syrien, ce qui permet à cette dernière de reprendre le contrôle de la ville entière en vertu de l’accord conclu par la Russie, selon la déclaration des médias du régime.

Les forces d’Assad ont levé le drapeau sur les quartiers saisis par les factions de l’opposition pendant des années dans la province de Daraa au sud, qui devrait bientôt voir l’évacuation des combattants de l’opposition refusant l’arrangement, signalant ainsi la restauration complète de la zone par l’armée du régime.

L’agence officielle du régime syrien (SANA) a rapporté, samedi, « la remise des munitions lourdes et moyennes des militants dans la zone de Daraa-Ville, dans le cadre de l’accord et que le processus sera poursuivi jusqu’à la fin de la livraison des armes. »

Le 19 juin, le régime a commencé une opération militaire avec le soutien des russes dans la province de Daraa.

Sous l’impact de la pression militaire, la Russie et les factions de l’opposition ont conclu le 6 juillet un accord de cessez-le-feu, qui prévoit la livraison des factions de l’opposition des armes lourdes et l’entrée de ce qu’ils appellent les institutions de l’Etat pour contrôler les zones progressivement et l’évacuation des combattants refusant l’accord vers la province de Idleb au nord de la Syrie.

Vendredi, les forces du régime et les éléments des factions de l’opposition à Daraa ont enlevé les bermes qui divisaient les quartiers de la ville depuis des années.

Source: Arabiya.Net

أردوغان لبوتين: اتفاق أستانا ينهار إذا قصف الأسد إدلب

15 juillet 2018

قال مصدر بالرئاسة التركية، إن الرئيس التركي رجب طيب #أردوغان أبلغ نظيره الروسي فلاديمير بوتين في اتصال هاتفي، السبت، بأن الاتفاق الذي يهدف إلى احتواء الصراع السوري قد ينهار إذا استهدفت قوات النظام السوري محافظة #إدلب.

وأضاف المصدر “الرئيس أردوغان أكد أن استهداف #المدنيين في #درعا كان مقلقا، وقال إنه إذا استهدف النظام في#دمشق محافظة إدلب بنفس الطريقة فإن جوهر اتفاق آستانا قد ينهار تماما”، بحسب رويترز.

من ناحية ميدانية، بدأت الفصائل المعارضة في مدينة درعا تسليم سلاحها الثقيل لجيش النظام السوري، وهو ما يمهد لاستعادة الأخيرة السيطرة على كامل المدينة بموجب اتفاق أبرمته روسيا، وفق ما أفاد إعلام النظام.

ورفعت قوات الأسد العلم فوق أحياء سيطرت عليها الفصائل المعارضة لسنوات في مدينة درعا، مركز المحافظة الجنوبية، الذي من المفترض أن تشهد قريباً على عملية إجلاء المقاتلين المعارضين الرافضين للتسوية منها، إيذاناً باستعادة جيش النظام السيطرة عليها بالكامل.

وأفادت وكالة أنباء النظام السوري الرسمية (سانا) أنه جرى السبت “استلام ذخيرة ثقيلة وعتاد متنوع من المسلحين في منطقة درعا البلد في سياق الاتفاق على أن تتواصل العملية حتى الانتهاء من تسليم السلاح الثقيل والمتوسط”.

وكانت قوات النظام بدأت في 19 حزيران/يونيو بدعم روسي عملية عسكرية في محافظة درعا.

وعلى وقع الضغط العسكري، أبرمت روسيا وفصائل معارضة في المحافظة في السادس من تموز/يوليو اتفاقاً لوقف إطلاق النار ينص على تسليم الفصائل المعارضة سلاحها الثقيل ودخول ما أسمته مؤسسات الدولة إلى مناطق سيطرتها تدريجياً وإجلاء المقاتلين الرافضين للتسوية في محافظة إدلب إلى الشمال السوري.

وعملت قوات النظام وعناصر من فصائل المعارضة في درعا، الجمعة، على إزالة السواتر الترابية التي قسمت أحياء المدينة لسنوات.

المصدر: العربية.نت

 

15 juillet 2015
Amman / Beyrouth (Reuters) –
Des opposants ont déclaré à Reuters que des centaines de combattants de l’opposition et leurs familles se préparent à quitter la ville de Daraa dans le sud-ouest du pays, ce dimanche, vers les zones contrôlées par l’opposition dans le nord.

Abu Shaima, un responsable de l’opposition, a déclaré qu’au moins 500 combattants prendraient environ 15 bus et qu’il fera partie des départs.

Les combattants quittent le district Daraa-Ville, dans Daraa, qui a été sous le contrôle de l’opposition armée pendant des années, jusqu’à la conclusion d’un accord la semaine dernière. En vertu de l’accord, les combattants devraient remettre leurs armes et ceux qui ne veulent pas rester sous la domination de l’Etat seront déplacés hors de la zone.

Les forces gouvernementales syriennes, soutenues par l’armée russe, ont récupéré la majeure partie de la province de Daraa lors d’une attaque lancée en juin.

La ville de Daraa était le berceau des contestations pacifiques contre le régime du président Bachar al-Assad en Mars 2011, qui a dégénéré plus tard pour se transformer en une guerre civile, où certains statistiques estimant qu’elle a causé environ un demi-million de victimes.

Abou Bayan, un commandant militaire dans l’opposition, a déclaré que la plupart des combattants de Daraa ont décidé de rester plutôt que d’affronter le sort inconnu dans le nord contrôlé par l’opposition, dans l’espoir que la Russie tiendrait ses promesses pour les protéger contre des représailles de vengeances des autorités syriennes.

Mais le combattant Abdullah Massalméh, qui a décidé de quitter, a dit, lorsqu’il était sur le point de monter dans le bus « nous n’oublierons pas les milliers de martyrs, les milliers d’orphelins et les détenus, sans oublier les blessés et détenus par le régime .. Je ne fais pas confiance aux Russes ni au régime »

L’agence de presse  arabe syrienne a déclaré dimanche que « les groupes armés déployés dans le pays dans la zone de Daraa ont continué à livrer des armes lourdes et moyennes à l’armée arabe syrienne dans le cadre de l’accord conclu mercredi dernier. »

L’agence a publié des images de véhicules blindés et d’artilleries lourdes qu’elle a déclaré avoir récupérés auprès d’eux.

Préparé par Salma Najem pour la publication en arabe – édité par Ali Khafaji

مقاتلون من المعارضة السورية يستعدون لمغادرة درعا إلى مناطق في الشمال

 رويترز
15 juillet 2015

عمان/بيروت (رويترز) – أبلغ معارضون رويترز بأن مئات من مقاتلي المعارضة وأسرهم يستعدون لمغادرة مدينة درعا في جنوب غرب البلاد يوم الأحد إلى مناطق تسيطر عليها المعارضة في الشمال٠

وقال أبو شيماء وهو مسؤول في المعارضة إن 500 مقاتل على الأقل سيستقلون نحو 15 حافلة وإنه سيكون من بين المغادرين٠

ويغادر المقاتلون حي درعا البلد في مدينة درعا التي ظلت تحت سيطرة المعارضة المسلحة لسنوات إلى أن جرى التوصل إلى اتفاق استسلام الأسبوع الماضي. وسيسلم المقاتلون بموجب الاتفاق أسلحتهم وسيتم نقل من لا يريد البقاء منهم تحت حكم الدولة إلى خارج المنطقة٠

وسيطرت القوات الحكومية السورية بدعم من الجيش الروسي على أغلب محافظة درعا في هجوم بدأ في يونيو حزيران٠

وكانت مدينة درعا مهد احتجاجات سلمية كبرى ضد حكم الرئيس بشار الأسد في مارس آذار 2011 التي تصاعدت فيما بعد للتحول إلى حرب أهلية تشير تقديرات إلى أنها تسببت في مقتل نحو نصف مليون شخص.٠

وقال أبو بيان، وهو قائد عسكري في المعارضة، إن أغلب المقاتلين في درعا قرروا البقاء بدلا من مواجهة مصير غامض في الشمال الذي تسيطر عليه المعارضة على أمل أن تفي روسيا بوعودها الخاصة بحمايتهم من أي عمليات انتقامية من السلطات السورية٠

لكن المقاتل عبد الله مسالمه الذي قرر المغادرة قال بينما كان على وشك الصعود إلى الحافلة ”لن ننسى الاف الشهداء وآلاف اليتامى غير الجرحى و المعتقلين الذين قتلهم النظام.. أنا لا أثق بالروس أو النظام“٠

وقالت الوكالة العربية السورية للأنباء يوم الأحد ”واصلت المجموعات المسلحة المنتشرة في منطقة درعا البلد تسليم أسلحتها الثقيلة والمتوسطة للجيش العربي السوري وذلك في سياق الاتفاق الذي تم التوصل إليه الأربعاء الماضي“٠

ونشرت الوكالة صورا لعربات مدرعة ومدفعية ثقيلة قالت إنها جمعتها منهم٠

إعداد سلمى نجم للنشرة العربية – تحرير علي خفاجي

 

Coupe du Monde, FIFA World Cup, Russia


 

Russian-air-strikes-and-FIFA-World-2018-.jpg

منذ بداية مونديال 2018 القوات الروسية السورية قتلت 71 مدنياً بينهم 20 طفلاً، وشرَّدت 270 ألفاً آخرين

 

Since the Start of the 2018 World Cup, Russian-Syrian Forces Have Killed 71 Civilians, including 20 Children, and Displaced 270,000 Others

 

Depuis le début de la Coupe du Monde 2018, les forces russes et syriennes ont tué 71 civils, dont 20 enfants, et 270 000 autres déplacés

 

%d bloggers like this: