Les observateurs assurent: impossible d’attaquer Idleb et d’y pénétrer


20121220--Non-à-Jabhat-Al-Nosra---Non-à-l'intégrisme-

 

Les observateurs assurent: impossible d’attaquer Idleb et d’y pénétrer

2 septembre 2019 – Hiba Mohammad

DAMAS, Al-Qods Al-Arabi -Le nord de la Syrie était l’arène, samedi, d’une manifestation populaire en colère réclamant la dissolution de Tahrir al-Cham, dirigée par Jabhat al-Nosra, et dénonçant les massacres commis par les régimes syrien et russe dans la zone de « réduction de désescalade », parallèlement, la Turquie avait évoqué l’application de l’accord d’Idleb au sens littéral, considérant que c’est une région avec certaines frontières, où la sécurité doit être assurée, avec la garantie de la Turquie et de la Russie, il semble aux observateurs qu’il s’agit de la solution la plus efficace pour Idleb puisque les Russes tiennent la partie turque pour responsable de la réduction des risques et du coût des combats dans la région, en particulier avec l’impossibilité de démanteler Tahrir al-Cham.
En l’absence d’une vision claire du futur d’Idleb, difficile à pénétrer, des experts et observateurs s’accordent sur le fait que la solution finale à la dernière région restante sous contrôle de l’opposition, n’aurait lieu que des années plus tard au moyen d’une solution militaire décisive, le ramenant sous le contrôle du régime syrien, précédé de nombreuses manœuvres visant à affaiblir les diverses factions, avec des opérations d’isolement et rongement systématiques, tout comme ce qui s’est passé dans la ville stratégique de Khan Cheikhoun et dans d’autres.

Une position turque remarquable
Ankara a souligné dans les propos du porte-parole présidentiel turc Ibrahim Qalan la nécessité d’une cessation immédiate des attaques du régime syrien sous prétexte de la présence d’éléments terroristes, sous l’orientation de Russes et d’Iraniens, révélant la tenue d’un sommet tripartite sur la Syrie entre les dirigeants turcs, russes et iraniens, dans la capitale Ankara le 16 septembre en cours. Qalan a déclaré que le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont discuté de la question d’Idleb lors de leur rencontre en Russie la semaine dernière. Il a également souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la solution politique en Syrie, sans délai, ainsi que la mise en place des mesures nécessaires pour mettre en place un comité constitutionnel et un gouvernement de transition et s’orienter vers des élections pour compléter les traces d’Astana et de Genève.

Dans le nord, des manifestations populaires, rassemblant environ 500 personnes, ont eu lieu dans la ville de Saraqeb, au sud-est d’Idle, où des manifestants ont dénoncé les massacres russes et scandé des slogans appelant à la chute du « gouvernement du salut/formé par Al-Nosra » et du chef du HTS, dans un calme relatif noté part l’Observatoire Syrien des droits de l’homme «Après un bombardement de roquettes et d’artillerie, des zones de Kafranbel, Jerjanaz, Hass, Hayesh Deir Al-Gharbi, Deir Al-Charqi et Maaret Harma, dans le sud et le sud-est d’Idleb, ainsi qu’à Deir Sonbol, Chahranaz, Cora, Meydane Ghazal dans la campagne de Hama au Nord et nord-ouest, en plus les force du régime on piloné avec l’artillerie lourde les région de Kinda, Marend dans la campagne de Jesr Al-Choughour ouest, parallèlement avec des bombardement visant les axes de Kabbana et Khadra dans la campagne nord de Lattakié ».

Démantèlement de la « Nosra »
Avec le retour de HTS sur le devant de la scène et son rattachement à l’avenir d’Idleb, les observateurs estiment que la question de la dissolution de Jabhat al-Nosra, voire de son démantèlement pacifique sans combat, est extrêmement difficile, notamment après de nombreuses demandes de civils et des factions de l’opposition syrienne, surnommées modérées. Considérant que c’est un fardeau pour la révolution. À la lumière de ces manifestations, le chercheur spécialisé dans les affaires de groupes extrémistes, Hassan Abu Haniyeh, a déclaré que la commission avait été exposée à de nombreuses demandes, dont les plus importantes sont les demandes régionales et internationales. Mais toutes ces tentatives ont clairement échoué. “Nous n’oublions pas l’accord d’Astana entre la Russie et la Turquie qui prévoyait son démantèlement, ainsi que l’accord de Sotchi qui prévoyait le démantèlement de HTS par Ankara »
L’expert a prédit qu’Idleb poserait un dilemme pour le régime syrien et un dilemme pour les Russes, car l’alliance du régime syrien, Moscou et Téhéran tentent de reconcquérir Idleb avec le moins de pertes possible et au prix le plus bas, d’une manière ou d’une autre par le biais des Turcs. Cela s’applique facilement, d’autant plus qu’Idleb est devenu un grand rassemblement non seulement de Jabhat Al-Nosra, mais également d’autres djihadistes et mouvements qualifiés de terroristes ou d’extrémistes parmi les Syriens et d’autres factions modérées. Au final, c’est le point de vue du régime syrien et russe pour toutes les factions de l’opposition, qu’ils considèrent comme des mouvement terroristes, une tactique qui ne fonctionnera pas ».

Pour renforcer la vision de Haniyeh, les forces spéciales russes ont tenté d’infiltrer jeudi soir dans la région située au sud de la région de « réduction de désescalade » au nord-ouest de la Syrie, alors qu’elles prétendaient annoncer une trêve dans la région, a annoncé l’agence de presse Anatolie. Mohammed Rashid a expliqué que les forces spéciales russes avaient tenté de s’infiltrer dans la région d’Al-Qassabiya, à l’ouest de la ville de Khan Cheikhoun, au sud de la province d’Idleb.
Il a ajouté que les forces spéciales russes, qui avaient déjà participé à l’infiltration du régime syrien dans la campagne de Hama, ont tenté hier soir de procéder à cette infiltration de manière autonome, soulignant que la méthode employée par les forces russes lors de l’attaque commence par des drones armés, puis des bombes de protection, puis des snipers et l’utilisation d’armes à guidage thermique.
À la lumière de ce qui précède, Mohamed Sarmini, expert en relations internationales, lit dans le traitement du dossier Idleb par la Russie, que la dernière insiste toujours sur le recours à l’option militaire dans la zone tampon pour assurer la sécurité de ses troupes et sa présence militaire en Syrie, tout en adhérant à son approche pour rétablir l’ordre dans le contrôle de toute la province d’Idleb et ses environs, dépassant les accords signés avec la Turquie à Astana et à Sotchi.

L’exemple de Grozny

(…)

مراقبون يؤكدون لـ «القدس العربي» استحالة الهجوم على إدلب والتوغل فيها

2 septembre – 2019 – هبة محمد

دمشق – «القدس العربي» : شهد الشمال السوري أمس، مظاهرة شعبية غاضبة طالبت بحل هيئة تحرير الشام التي تقودها «جبهة النصرة» ونددت بالمجازر التي ارتكبها النظام السوري والروسي ضمن المنطقة الداخلة في نظام «خفض التصعيد»، وذلك في وقت توعدت فيه تركيا بتطبيق اتفاق إدلب حرفياً، على اعتبار أنها منطقة ذات حدود معينة، ينبغي تحقيق الأمن فيها، بضمانة تركيا وروسيا، فيما يبدو لمراقبين ان ذلك هو الحل الاجدى حيال ادلب، كون الروس يحملون الجانب التركي مسؤولية تقليل المخاطر وكلفة المعركة في المنطقة، لاسيما مع استحالة تفكيك هيئة تحرير الشام.
ومع غياب رؤية واضحة حول مستقبل ادلب، التي يصعب اقتحامها أو التوغل فيها، يجمع خبراء ومراقبون ان الحل النهائي للمنطقة المتبقية للمعارضة، سيكون بعد سنوات عبر حل عسكري حاسم، يعيدها إلى سيطرة النظام السوري، على ان يسبق ذلك مناورات عديدة لاضعاف الفصائل على اختلاف مشاربها، وعمليات عزل وقضم، ممنهجة أسوة بما جرى في مدينة خان شيخون الاستراتيجية وغيرها.

موقف تركي لافت

وفي موقف تركي لافت شددت أنقرة على لسان المتحدث باسم الرئاسة التركية إبراهيم قالن، على ضرورة الوقف الفوري لهجمات النظام السوري بحجة وجود عناصر إرهابية، وذلك بتوجيه روسي وايراني له، كاشفة عن قمة ثلاثية حول سوريا ستعقد بين زعماء تركيا وروسيا وإيران، بالعاصمة أنقرة، 16 أيلول/سبتمبر الجاري، حيث لفت قالن إلى ان الرئيس التركي رجب طيب اردوغان ونظيره الروسي فلاديمير بوتين، بحثا خلال لقائهما في روسيا الأسبوع المنصرم، ملف ادلب بشكل مستفيض. كما أكد على ضرورة الاسراع في تطبيق مسار الحل السياسي في سوريا، بدون تلكؤ، وتنفيذ خطوات انشاء لجنة دستورية وحكومة انتقالية والتوجه إلى انتخابات، استكمالاً لمساري أستانة وجنيف.

شمالاً، خرجت مظاهرات شعبية، ضمت ما يقارب 500 شخص في مدينة سراقب جنوب شرقي إدلب، حيث ندد المتظاهرون بالمجازر الروسية، ورددوا شعارات نادت بإسقاط حكومة الإنقاذ التابعة للنصرة وزعيم «هيئة تحرير الشام» وذلك وسط حالة من الهدوء النسبي وثقه المرصد السوري لحقوق الإنسان «بعد قصف صاروخي ومدفعي تعرضت له أمس مناطق في كل من كفرنبل وجرجناز وحاس وحيش بابولين وكفرسجنة والتح والديرالغربي والديرالشرقي ومعرة حرمة بريف إدلب الجنوبي والجنوبي الشرقي، وديرسنبل و شهرناز و كورة وميدان غزال بريف حماة الشمالي والشمالي الغربي، بالإضافة لذلك قصفت قوات النظام بالمدفعية الثقيلة مناطق في كل من الكندة ومرعند بريف جسر الشغور الغربي بالتزامن مع قصف استهدف محاور كبانة والخضرا بريف اللاذقية الشمالي».

تفكيك «النصرة»

ومع عودة هيئة تحرير الشام إلى الواجهة من جديد، وربطها بمستقبل ادلب، يعتقد مراقبون ان موضوع حل جبهة النصرة، او حتى تفكيكها سلمياً بدون قتال هو أمر في غاية الصعوبة، لا سما بعد مطالبات عدة، من المدنيين وفصائل المعارضة السورية والتي تلقب بالمعتدلة، على اعتبارها عبئاً يثقل كاهل الثورة. وعلى ضوء هذه المظاهرات يقول الباحث المتخصص في شؤون الجماعات المتطرفة حسن أبو هنية، ان الهيئة تعرضت لمطالبات كثيرة سابقاً، أهمها المطالب الاقليمية والدولية، «ولا ننسى اتفاقية استانة بين روسيا وتركيا التي كانت تنص على تفكيكها وكذلك اتفاقية سوتشي التي أعطت مهمة تفكيك هيئة تحرير الشام والنصرة لأنقرة» لكن كل هذه المحاولات كانت باعتقاد المتحدث فاشلة كما هو واضح.
وتوقع الخبير لـ»القدس العربي» ان تشكل ادلب معضلة للنظام السوري ومعضلة للروس، اذ يحاول حلف النظام السوري وموسكو وطهران الاستيلاء على ادلب بأقل الخسائر الممكنة وأقل التكاليف بشكل أو بآخر من خلال الأتراك، ، مستدركاً «في الوقت نفسه اثبتت الوقائع انه من غير الممكن تطبيق ذلك بسهولة خصوصاً ان ادلب اصبحت تجمعاً كبيراً ليس فقط للنصرة بل لبقية الجهاديين والحركات المصنفة كإرهابية او متطرفة من السوريين وغيرها من الفصائل المعتدلة، وفي النهاية هذه هي نظرة النظام السوري والروسي لكل فصائل المعارضة باعتبارها حركات إرهابية فهذا تكتيك لا ينفع».
ويبدو ان اقتحام ادلب أمرٌ صعبٌ للغاية، رغم ان النظام والروس يقولون انهم سيدخلون ادلب بالنهاية وهي تحاول ان تقلل التكلفة، لكن من المعلوم حسب رؤية أبو هنية ان «الكلف عالية، بما فيها الكلفة الانسانية والمادية والحرب ذاتها»، وبالتالي ان الأفضل هو اعادة وضع اتفاقية سوتشي واستانا لان الروس بمعنى ديناميكي تحاول تحميل الجانب التركي تقليل المخاطر» معتبرا انه حتى الان لا يوجد افق واضح لمستقبل المنطقة مع صعوبة تفكيك هيئة تحرير الشام قائلاً «مهما كانت هناك وسائل فبالنهاية سيكون الحل بالحسم عسكري ولكنه بعيد، وتبقى الان المناوشات والضغوطات واحياناً المناكفات الدولية حول المنطقة، فكلما اقتربت تركيا من امريكا تتوتر العلاقات بين تركيا وروسيا، واذا اقتربت تركيا من الروس تتوتر العلاقات مع واشنطن».
لا يوجد شيء واضح، حسب المتحدث، لكن الواضح الذي يجمع عليه الكثيرون ان ادلب مقبلة خلال السنوات المقبلة على معركة فاصلة وصفها الخبير بالجماعات الجهادية «بأنها كبرى بعد محاولات اضعاف ومناوشات وقضم، وذلك بشكل ممنهج كما حصل في خان شيخون وغيرها من المناطق».
وتعزيزاً لرؤية المتحدث، حاولت قوات خاصة روسية، ليل الخميس الجمعة، التسلل إلى جنوبي منطقة «خفض التصعيد» شمال غربي سوريا، بالرغم من ادعائها اعلان هدنة في المنطقة، في تصريح للأناضول، أوضح مدير المكتب الإعلامي لـ»جيش النصر» (أحد فصائل المعارضة السورية)، محمد رشيد، أن قوات خاصة روسية حاولت التسلل إلى منطقة القصابية الواقعة غربي مدينة خان شيخون جنوبي محافظة إدلب.
وأضاف أن القوات الخاصة الروسية التي شاركت سابقاً في عمليات تسلل النظام السوري إلى ريف حماة، حاولت الليلة الماضية تنفيذ عملية التسلل بمفردها، لافتاً إلى أن أسلوب القوات الروسية في الهجوم يبدأ عبر طائرات بدون طيار مسلحة، ثم إطلاق قنابل مضيئة، وعقب ذلك تلجأ إلى قناصين واستخدام أسلحة موجهة حرارياً.
وعلى ضوء ما تقدم، قرأ الخبير في العلاقات الدولية محمد سرميني تعاطي روسيا مع ملف إدلب، بان روسيا ما تزال تصرّ على استخدام خيار الحسم العسكري في المنطقة العازلة لضمان أمن قواتها ووجودها العسكري في سوريا، وكذلك ما زالت تتمسّك بمقاربتها القائمة على استعادة النظام للسيطرة على كامل محافظة إدلب ومحيطها، متجاوزة التفاهمات التي تم توقيعها مع تركيا في أستانة وسوتشي.

نموذج غروزني

وقال لـ»القدس العربي» إن تمسك روسيا بالتفاهمات السياسية مع تركيا نابع من الرغبة بالحفاظ على العلاقات الثنائية التي تتعدى الملف السوري لكنها لا ترغب في منحها فرصة تعزيز دورها الإقليمي بالمنطقة، وهذا ما يُفسر سعيها الحثيث إلى الاستجابة بالحد الأدنى لمصالح تركيا وتأطير تواجدها عبر إعادة التنسيق مع النظام. معتبراً ان استمرار روسيا في هذا السياسة ربّما يعزز من عدم ثقة تركيا في التعاون الوثيق معها، ويساهم في رفع مستوى تدخلها للحفاظ على مصالحها الأمنية والسياسية، وبذل جهد أكبر لتحقيق توافق مع الولايات المتحدة لتعزيز قدرتها على التحرّك.
فروسيا من وجهة نظره تحاول تطبيق نموذج غروزني في سوريا لاستعادة السيطرة على جميع المناطق التي خسرها النظام، وجرى ذلك في حلب والآن في إدلب، من استخدام سياسة الأرض المحروقة وإحداث كارثة إنسانية لبث الذعر بين الأهالي من أجل التأثير على قراراتهم السياسية، وللضغط على تركيا والمعارضة، كما إنّ سياسة روسيا في التعاطي مع ملف إدلب ربما تعيد نموذج أفغانستان والمصير الذي لاقته هناك. وسيعزز خيار الحسم العسكري من رغبة الأهالي والمعارضة في الانتقام ويخلق ثغرات أمنية في المناطق التي يستعيد النظام السيطرة عليها، وبرز هذا الأمر في بقية مناطق خفض التصعيد لا سيما جنوب البلاد حسب المتحدث.

%d bloggers like this: