En direct à la télévision officielle, l’Etat syrien admet manipuler Daesh


En direct à la télévision officielle, l’Etat syrien admet manipuler Daesh

Depuis quatre ans déjà, Daesh terrorise le monde. Après avoir mis en déroute à l’été 2014 une armée irakienne soigneusement décalcifiée par l’envahisseur puis occupant américain, l’organisation jihadiste jusqu’alors groupusculaire a fondu sur les populations chrétiennes et yézidies locales, puis saisi tout au long de la frontière avec la Syrie un territoire vaste comme la Grande-Bretagne. Face à une coalition aérienne internationale qui s’avérait contre lui impuissante, n’ayant quasiment causé de pertes que civiles, «l’Etat islamique», comme se faisait désormais appeler le groupe régnant sur un «califat», défiait le monde entier en tant que premier Etat terroriste déclaré de l’histoire.

Après trois ans de terreur, d’attentats de par le monde, du Canada à l’Australie en passant par ceux, tragiques, de janvier et novembre 2015 à Paris puis du 14 janvier 2016 à Nice, une armée irakienne remise sur pied également par les Etats-Unis chassait Daesh de la portion irakienne du «califat», les forces armées du Rojava, entité kurde autonome autoproclamée en Syrie, terminant le travail à la fin 2017 – et effaçant au passage du souvenir de l’opinion publique la lutte acharnée contre Daesh de l’Armée syrienne libre, bras armé de la révolution populaire syrienne de mars 2011. Daesh était vaincu.

Bien que n’ayant jamais rien entrepris pour le combattre, si ce n’est quelques combats d’apparence, l’Armée arabe syrienne du régime de Bachar al-Assad sortait des années Daesh auréolée de la gloire d’une force laïque, occidentalisée, ayant fait face au fanatisme et à l’obscurantisme, comme absoute de ses innombrables atrocités envers la population syrienne en révolte. Il est pourtant notoire que Daesh, sous la forme qu’il a revêtue entre 2014 et fin 2017, était un pur produit du régime Assad. Et pour qui s’attarderait encore à rêver d’un Assad rempart contre le terrorisme, le régime vient lui-même de sonner le réveil.
«Les services secrets syriens gèrent tous les actes de Daesh, partout»

Capture-décran-2018-Khaled al-Aboud 0x150  Une vidéo publiée récemment montre un extrait diffusé, en mai dernier, par la chaîne libanaise Daily News Analysis, «DNA», reprenant des images de la chaîne de télévision officielle du régime, Sourya, dans une sombre parodie du C dans l’Air de France 5 dont l’invité était Khaled al-Aboud, Secrétaire général de l’Assemblée du Peuple qui est la chambre unique du Parlement syrien, et en tant que tel, grand maître du renseignement.

A l’occasion d’un éloge de Bachar al-Assad qui allait être sa contribution au «débat», Khaled al-Aboud a livré ce que personne n’aurait osé espérer d’un responsable du régime – l’aveu de la responsabilité de Damas dans les crimes de Daesh depuis le départ.

«D’abord, la Syrie sans Assad, ça veut dire qu’il n’y aura plus de Syrie», a claironné le parlementaire, allant jusqu’à décrier bien ingratement un Hezbollah libanais qui n’a pourtant pas ménagé son zèle au soutien du régime. «Quand les milices du Hezbollah sont entrées en Syrie pour défendre Assad, nous Syriens, nous n’avions pas besoin d’elles. Après leur arrivée, nous avons eu les Iraniens, car le Hezbollah, lui, ne nous a pas servi. Puis il y a eu la Russie.»

La Russie, qui intervenait officiellement contre Daesh mais s’en est bien moins souvent prise à l’organisation terroriste qu’à la révolution syrienne.

«Pourtant, le terrorisme est toujours là», n’a pu que relever le présentateur, s’interrogeant sur le fait que, bien qu’ayant approché Damas de quelques kilomètres seulement, Daesh ne s’en soit pas pris à la capitale baathiste. La question de trop. Du moins pour qui veut croire au mythe du sauveur Assad.

«Malgré la présence de Daesh partout, il n’a pas touché Damas, car les services secrets [du régime] gèrent Daesh et l’ont infiltré. Nous les contrôlons en Turquie, ainsi qu’en Jordanie. Je vous confirme que les services secrets sont en contact avec Daesh et gèrent ses actes partout, même en Turquie, partout.»

En quelques mots, ceux d’un haut responsable du régime, adieu l’image d’Assad en rempart contre le jihadisme, méritant jusqu’à l’effacement de son ardoise devant l’histoire. Le piège avait pourtant admirablement fonctionné, droite et gauche radicales à travers le monde s’étant prises à voir en le dictateur dynastique damascène le seul de ces tyrans arabes enfin ébranlés sur leur trône qui méritât d’être sauvé. Mais c’était bien un piège et son propre chef du renseignement l’avoue.

Assad, pourfendeur du terrorisme : qui peut encore y croire ?

Pour les plus à droite, Assad était le pourfendeur du terrorisme et le protecteur des Chrétiens d’Orient. Le sera-t-il toujours, maintenant que l’on sait que ces archevêques assyriens enlevés par Daesh, et dont le sort a tant ému la fachosphère acquise à Assad, l’ont été par une organisation dont l’on sait désormais que ce même Assad la contrôle entièrement ?

Pour les plus à gauche, Assad défiait tout à la fois l’impérialisme américain, le sionisme israélien, le colonialisme turc, l’ingérence qatarie et l’on ne sait quoi d’autre encore, si ce n’est Daesh qui ne pouvait être qu’un horrible complot des quatre horribles agresseurs consubstantiels de l’idéale Syrie baathiste. Qu’en sera-t-il désormais, puisque l’on sait de la source la plus irréfutable qui soit que le seul et unique complot visant la Syrie, ce sont Assad et son régime qui en sont à l’origine ?

A l’heure où, en France, l’opprobre touche le Groupe Lafarge pour ses compromissions morbides avec Daesh en Syrie, les révélations pourtant plus anciennes encore de la collaboration entre l’organisation terroriste et l’Etat syrien ne semblent tourmenter la conscience de personne. Pas plus que, devant les ruines de l’insurrection populaire syrienne à Deraa et alors que l’Armée arabe syrienne regarde enfin vers Idlib afin d’achever tout reste de résistance militaire, l’on ne doute apparemment que des villes assiégées par cette même armée comme le furent Yarmouk et Palmyre aient pu être «prises» par Daesh, qui se trouvait toujours vaincu dans ses combats contre Armée syrienne libre et/ou forces kurdes, puis «libérées» par la même Armée arabe syrienne à laquelle Daesh était censé avoir peu avant botté l’arrière-train …

Si la lutte contre Daesh est le curseur de la normalisation, le cas Assad appelle un réexamen immédiat. On n’est jamais l’ennemi du terrorisme quand on ne le combat pas mais le manipule.

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La manipulation russe à propos du retour des réfugié.es


Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-septembre-2017

Syrie. La manipulation russe à propos du retour des réfugié·e·s

Publié par Alencontre le 14 – août – 2018

Par Anwar al-Bouni

(Introduction par FemmeS pour la démocratie).

En parallèle avec les déclarations répétitives de Poutine pour le retour des réfugiés syriens en Syrie, l’aviation Russe vient de recommencer une offensive militaire contre les civils de la région du nord syrien (Idlib, la campagne de Hama et d’Alep) en soutien à l’aviation d’Assad. Les civils du nord de la Syrie comprennent aujourd’hui, en plus de la population locale, tous ceux qui ont déjà subi un déplacement forcé en Syrie (de Homs, Darayya, al-Ghouta de Damas, Yarmouk, Alep, Deir-Ezzor, etc. et même une partie des réfugiés de la Bekka-Ersal au Liban) suite aux bombardements russo-assadiens, excepté pour ceux de la Bekka qui se sont fait prétendument rapatrier… les civils de cette région du nord sont aujourd’hui au nombre de plus de 5 millions dont au moins la moitié sont des déplacés forcés!

Poutine en Syrie s’était déjà donné le rôle de l’homme de guerre, de garant de paix et de négociateur de paix, aujourd’hui il se présente en bienfaiteur soucieux des réfugiés syriens. Pour les Syriens, Poutine n’est qu’un criminel de guerre, occupant de leur pays, soutien fidèle et correcteur d’image d’Assad, le dictateur mafieux et le plus grand criminel de guerre de notre temps. Poutine, tout comme Assad, est un menteur dont les actes sont à l’opposé de ses paroles… Ceux qui se ressemblent s’assemblent…

Dans un article en arabe, Anwar al-Bouni, ancien détenu d’opinion, avocat, activiste pour les droits de l’homme et directeur du centre syrien pour les études et la recherche légales, revient sur ces déclarations récentes de Poutine et analyse les buts recherchés et la faisabilité de ce prétendu retour. FSD a choisi de le traduire en français et de le publier ici. (FemmeS pour la démocratie)

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Poutine en Syrie

Quel est le but du petit jeu russe qui consiste à soulever maintenant la question du retour des réfugiés syriens et en lui donnant la priorité? La Russie entend-elle vraiment que les réfugiés retournent en Syrie?

  • Le premier but est d’envoyer un message interne aux Russes, pour les rassurer et leur dire que le temps de la guerre et des pertes est révolu, qu’il n’y a plus lieu de s’inquiéter de l’augmentation des pertes humaines et matérielles russes dorénavant et que le moment des récoltes est proche.
  • Le deuxième but, c’est de déclarer la victoire et la fin de la guerre, et d’annoncer que les choses ont commencé à se stabiliser, en posant le cadre politique pour la réhabilitation du régime Assad pour diriger la Syrie.
  • Le troisième, c’est de profiter de la préoccupation des pays accueillant les réfugiés syriens, en particulier des pays voisins, concernant la situation des réfugié·e·s et de la grande pression qu’ils exercent sur leurs sociétés et sur leurs économies respectives, ceci dans le but de les pousser à traiter directement avec le régime syrien. C’est donc un message direct à leur intention pour leur dire de renvoyer les réfugié·e·s en Syrie, où la Russie, le régime Assad et l’Iran assureront leur extermination, résolvant ainsi leurs problèmes liés aux réfugié·e·s pour de bon.
  • Le quatrième, c’est de motiver l’Europe, qui se préoccupe fortement de la présence de ces réfugiés sur son territoire, à financer la reconstruction de la Syrie, permettant ainsi aux entreprises russes, qui ont déjà signé des contrats avec le régime syrien, d’en tirer profit et de commencer enfin à récupérer la fortune dépensée militairement en Syrie.
  • Et le but final est de faire en sorte que soit abandonné complètement tout processus qui touche aux négociations, aux règlements de crise ou de modification de la structure du régime. Ceci implique pratiquement l’oubli du processus de Genève et même son annulation totale, mais aussi l’abandon des résolutions internationales émises antérieurement; car la situation du conflit syrien, telle qu’elle est présentée par les Russes, aurait été résolue et aurait pris fin. Les pourparlers d’Astana [Kazakhstan, initiés en 2017] n’ont eux déjà plus aucun sens, surtout que ce processus est une pure fabrication russe. Les résultats très maigres issus de la dernière réunion confirment d’ailleurs que ces pourparlers n’ont aucune signification ou valeur.

La manipulation russe peut-elle fonctionner? C’est impossible, seul un esprit malade pourrait croire en une telle illusion. Le petit jeu des Russes ignore les lois internationales qui interdisent le retour forcé des réfugié·e·s dans leurs pays. Bien que le système des lois internationales se soit effondré complètement et qu’on l’ait ignoré entièrement dans le cas du dossier syrien, la négligence du droit international fera des pays qui prennent part à une telle manipulation un partenaire officiel du crime de génocide. Ces pays en porteraient alors le fardeau et pourraient être poursuivis en justice. Le jeu russe passe aussi sous silence la volonté du régime Assad de ne pas permettre le retour des réfugié·e·s dans les zones sous son contrôle, afin de ne pas être confronté à des problèmes sécuritaires ou économiques.

La position du régime est claire sur la question du retour des réfugiés du Liban, il a imposé l’établissement de listes pour approbation des réfugiés qui souhaitent rentrer et il a refusé le retour d’un grand nombre d’entre eux. D’ailleurs, la Russie n’a pas abordé la question du lieu d’accueil pour leur retour, car de larges régions de la Syrie restent hors du contrôle du régime Assad. Ce sont les zones qui ont eu de grandes vagues d’exode, comme Alep, Raqqa, Deir-Ezzor, Hasaka et d’autres.

La Russie a aussi ignoré la destruction étendue des habitations de ces réfugiés l’absence des services et d’alimentation en eau potable, en électricité et de tout système économique capable de les absorber, en particulier dans les zones lourdement dévastées, comme les faubourgs de Damas, Homs et Alep. Même les réfugiés qui sont dans les camps au Liban ou en Jordanie, pour la plupart d’entre eux, ne souhaitent pas retourner en Syrie pour vivre dans une tente sur les décombres de leurs maisons détruites et sous la menace permanente d’arrestation, sans aucune assistance, alors qu’en Jordanie, au Liban ou en Turquie ils reçoivent au moins de l’aide humanitaire et profitent d’un peu de liberté, au moins pour exprimer leur opinion, ou essayer de se rendre dans d’autres pays afin de demander l’asile; cette possibilité devient invraisemblable en cas de retour en Syrie.

Le jeu russe néglige aussi la question fondamentale de la sécurité des réfugié·e·s. Comment les réfugiés pourraient-ils accepter de retourner vivre, et vivre en sécurité, en Syrie, alors que le régime sécuritaire continue de contrôler tous les aspects de la vie en Syrie? Les lois protégeant les éléments des services de «sécurité», de l’armée et de la police contre les poursuites pour les crimes qu’ils commettent continuent de s’appliquer, leur permettant de commettre leurs crimes contre les Syriens sans aucun moyen de dissuasion. En même temps, des dizaines de milliers de détenus ont disparu dans les geôles du régime et on ignore tout de leurs sorts. Récemment, le régime a finalement annoncé que beaucoup parmi eux sont morts en détention en émettant des documents certifiant leur décès ou bien en informant directement leurs parents. (Voir l’article publié sur le site alencontre.org en date du 28 juillet 2018: https://alencontre.org/laune/syrie-le-regime-assad-a-des-centaines-de-parents-syriens-votre-enfant-est-mort-en-detention.html)

Qui veillera sur la sécurité des Syriens et Syriennes et garantira qu’ils ne sont pas molestés en cas de retour en Syrie? On connaît le triste sort de tous ceux qui ont signé les accords de réconciliation avec le régime dans la campagne de Damas et la région de Deraa, et comment ils ont été ensuite maltraités, arrêtés et même tués, dans l’impunité totale, ceci malgré et avec la présence du «garant» russe sur le terrain.

Retourner pour vivre sous quel régime?

La manipulation russe est complètement transparente. Malheureusement certains Syriens soi-disant opposants au régime, et également certains pays, se laisseront prendre au jeu, alors que la Russie elle-même, comme tout le monde, sait bien que seule une transition politique complète permettrait un retour effectif et la réinstallation digne des réfugié·e·s syriens dans leur pays. Une telle transition doit œuvrer pour un changement du régime tyrannique et criminel, pour le jugement des responsables des crimes commis et pour le changement du mécanisme légal actuel qui fait du service de «sécurité» la seule institution qui détient le pouvoir réel assurant ainsi l’impunité des criminels. Aucun retour des réfugié·e·s ne sera possible sans qu’ils puissent se sentir en sécurité. Ils ne pourront pas retourner vivre sous le règne de celui qui a tué leurs enfants dans les prisons, sous des barils d’explosifs, les bombardements de l’aviation ou les armes chimiques, et ils ne pourront pas cohabiter avec lui.

Ils ne reviendront pas non plus avec pour «garant» un autre meurtrier, un criminel qui a contribué à la mort de leurs enfants et à la destruction de leurs maisons avec les bombardements de son aviation. Les réfugié·e·s ne retourneront pas non plus vivre sous l’influence de milices sectaires, qui imposent leur idéologie, sunnite ou chiite. Ils ne retourneront pas non plus sous le contrôle d’un projet idéologique chiite qui tente de contrôler la région et de relier l’Iran à la Méditerranée.

Les réfugiés ne peuvent retourner que pour résister à ces projets et à cette occupation, s’ils en ont la possibilité et l’espace nécessaire. De cela le régime criminel et ses partenaires les plus criminels, la Russie et l’Iran, en sont certains. Par conséquent, ils sont bien placés pour savoir que leur jeu ne fonctionnera pas et que le retour des réfugié·e·s, dont ils parlent, déclencherait une nouvelle résistance contre eux pour les expulser et les tenir responsables de leurs actes. (10 août 2018, article traduit de l’arabe par FemmeS pour la démocratie; source: https://www.alaraby.co.uk)

Mensonges et manipulation des informations publiées sur la chaîne RT (Russia Tuday) en langue arabe, en faveur du régime syrien – كذب وتلاعب بالمعلومات المنشورة على قناة (روسيا توداي / آر تي) باللغة العربية ، لصالح النظام السوري


Attacks Douma-Ghouta-7 april 2018

Des civils autorisent le « Réseau syrien des droits de l’homme / SNHR » à poursuivre les dirigeants des factions armées

Dans un article, diffusé sur le site de la chaine Russe RT, nous constatons la manipulation exercée par la diffusion des informations en lien avec le SNHR, qui annonce la saisie des habitants de la Ghouta orientale du SNHR, afin qu’il fasse des poursuites contre un certains nombres de leader des groupes et factions armés, qui ont commis des crimes contre l’humanité.

Jusqu’à là rien à signaler, mais à lire le paragraphe suivant, la chaîne nous étonne par sa manière de justifier les victimes civiles tuées sous les obus du bombardement aveugle de l’armée du régime contre cette zone proche de Damas, accusant ainsi “jaych al-Islam” de les avoir pris comme boucliers humains, ceci malgré le siège pratiqué par le régime contre les civils des zones rebelles, durant plusieurs années afin de les obliger à se soumettre à son pouvoir…. En réponse à cette pratique inhumaine, la population avait comme slogan: ” Plutôt Mourir que d’être humilié “

Le rapport préparé et publié par le réseau du SHNR présente (d’après l’article)  le témoignage des civils qui lui ont assuré que “les factions armées, en particulier” l’Armée de l’Islam/Jaych al-Islam ” qui les prenaient comme boucliers humains, pendant les batailles avec les forces de l’armée syrienne.

Le rapport accuse les divers groupes armés tels que l ‘ « Armée de l’Islam », la « Légion du Rahman », « Ansar al-Islam », « Front islamique », « Armée de la Nation », « Brigade Bara’a » et les deux organisations de « Daech » et « Front al-Nosra », de pratiquer le terrorisme.

Le paragraphe le plus grotesque de l’article se dévoile lorsqu’il mentionne que 90% des habitants de Douma, ont souffert de la répression, des violations des droits de l’homme, de la famine et de l’intimidation durant le contrôle des groupes armés de ces régions.

Or, l’utilisation de la « tactique cruelle » du siège, devient une arme systématique « par le gouvernement syrien » qui soumet les zones, notamment la Ghouta, au siège drastique à partir de 2013 et jusqu’en février 2018, et y commet la nuit du 21 août 2013 un massacre aux armes chimiques (au gaz sarin) tuant environ 1400 civil.e.s.

Voir aussi:

Syrie : dans la Ghouta orientale, chronologie d’un désastre humanitaire

 

Le rapport confirme qu’un procuration a été confiée au « Réseau syrien pour les droits de l’homme »  pour la poursuite juridique et judiciaire  devant les juridictions nationales et internationales pour un certain nombre de personnes des dirigeants des groupes et factions armés qui ont commis des crimes contre l’humanité, affamé la population, torturé, assassiner en dehors de la loi, pratiqué la l’arrestation et la détention de civils, sans aucune autorisation qui leur permettait ces actes.

Pour rappel, des rapports des organisations de droits de l’homme estiment que le nombre de détenus et des disparu.e.s dans les prisons du régime est estimé au moins à 121 000 personnes… sans oublier de mentionner le rapport César qui documente (grâce à 50000 images) la mort sous la torture dans les prisons du régime d’environ 13 000 détenus

Peut-on parler D’OBJECTIVITÉ, DE CRÉDIBILITÉ OU D’IMPARTIALITÉ DANS CET ARTICLE REPRIS mot à mot D’UNE SOURCE PRO-RÉGIME : AL-WATAN, pour être publié sur le site RT pro-régime du président V. Poutin !!!

كذب وتلاعب بالمعلومات المنشورة على قناة

RT (روسيا توداي)

باللغة العربية ، لتبييض سمعة النظام السوري

مدنيون يفوضون “الشبكة السورية لحقوق الإنسان” بملاحقة قادة فصائل مسلحة

تاريخ النشر:27.05.2018 | 06:37 GMT | أخبار العالم العربي

حصلت “الشبكة السورية لحقوق الإنسان” على توكيلات مواطنين في الغوطة الشرقية، تفوضها بملاحقة عدد من قيادات مجموعات وفصائل مسلحة، ارتكبوا جرائم ضد الإنسانية.

وكشف تقرير أعدته الشبكة أن المدنيين أكدوا لفريقها أن “الفصائل المسلحة وخصوصا “جيش الإسلام” كانت تستخدمهم دروعا بشرية، خلال المعارك مع قوات الجيش السوري.

واتهم التقرير مختلف الجماعات المسلحة مثل “جيش الإسلام” و”فيلق الرحمن” و”أنصار الإسلام” و”الجبهة الإسلامية” و”جيش الأمة” و”لواء البراء” وتنظيمي “داعش” و”جبهة النصرة”، بممارسة الإرهاب.

ولفت التقرير إلى أن أكثر من 90% من أهالي دوما عانوا من القمع وانتهاكات حقوق الإنسان، والتجويع الشديد والترهيب أثناء سيطرة الفصائل المسلحة على مناطقهم.

وأكد التقرير أنه تم توكيل “الشبكة السورية لحقوق الإنسان” بالملاحقة القضائية والقانونية أمام المحاكم الوطنية والدولية لعدد من الأشخاص من قيادات المجموعات والفصائل المسلحة الذين ارتكبوا جرائم ضد الإنسانية من تجويع السكان وحالات تعذيب وقتل خارج القانون وتوقيف واحتجاز أشخاص مدنيين من دون أي سلطة تخولهم ذلك، وكل من يثبت تورطه بهذه الانتهاكات والجرائم.

كما طالب السكان المدنيون بإنصاف أبنائهم الموقوفين “الذين دخلوا السجن منذ بداية الأزمة بتقارير كيدية أو وهمية من أجل إخلاء سبيلهم”.

المصدر: الوطن

Le ferai-je un jour ?


 

J'irai-cracher-sur-vos-tombes

Le ferai-je un jour ?

إلى عديمي الضمير

إلى القتلة والسفلة والمرتزقة وأصحاب المصالح والحكام والمتسلطين والرعاع والمجرمين والمتطرفين

 

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Nous sommes les géographes de la mort


 

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Nous sommes les géographes de la mort, 
par Mathias Enard, Prix Goncourt 2015

“Nous savions tous que le régime du Baas syrien était un régime toxique, d’assassins et de tortionnaires : nous l’avons toléré.

Nous avons fait plus encore : nous l’avons renforcé. Bachar al-Assad était invité à la tribune présidentielle du défilé du 14 Juillet, à Paris, à quelques mètres de Nicolas Sarkozy, qui lui a chaleureusement serré la main, deux ans avant le début des manifestations à Deraa.

Nous savions tous que le régime Assad était prêt à massacrer sans hésitation sa population civile et celle de ses voisins : les événements connus sous le nom de «massacres de Hama», en 1982 (mais qui, en fait, s’étendirent aussi à de nombreuses villes syriennes), ou les exactions syriennes au Liban l’ont suffisamment montré. Nous l’avons toléré.

Nous savions que l’armée syrienne et ses nervis, qui ont organisé la répression pendant des décennies, n’hésiteraient pas une seconde à tirer sur la foule, à torturer des opposants, à bombarder villes et villages: nous les avons laissés faire.

Nous savions que le régime syrien était passé maître dans l’art de la manipulation diplomatique régionale, sachant renforcer temporairement ses ennemis, les infiltrer, jouant un terrifiant double jeu mortel: l’histoire des relations de la Syrie avec les différents groupes palestiniens, par exemple, l’a montré. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Nous les avons tous oubliés, ces exemples, ou avons fait semblant de les oublier.

Nous savions tous que le personnel politique syrien n’est qu’une clientèle de nantis qui ne survit que grâce au fonctionnement clanique, aux largesses de la caste Assad. Nous avons pourtant espéré le changement. Nous avons tous appris que lors du si bref Printemps de Damas, en 2000, les clubs de la démocratie avaient été réprimés, que de nombreux leaders s’étaient soudainement retrouvés en prison ou avaient été contraints à quitter le pays. Nous nous sommes résignés.

Nous avons imaginé que l’ouverture économique déboucherait sur une ouverture démocratique. Nous avons clairement vu comment cette ouverture ne servait qu’à distribuer de nouvelles prébendes pour intéresser de nouveaux clients et renforcer le clan au pouvoir. Nous avons vendu des voitures, de la technologie et des usines clés en main sans nous en émouvoir.

Nous connaissions tous les lignes de faille qui traversent le territoire syrien; nous n’ignorions pas que le régime Assad s’appuie essentiellement sur la minorité alaouite, surtout pour son appareil militaire et répressif; nous avions connaissance de son alliance stratégique avec l’Iran, qui remonte à la guerre Iran-Irak et à la guerre du Liban, dans les années 1980; nous étions témoins de la puissance militaire et politique du Hezbollah libanais; nous avons assisté à l’instrumentalisation des Kurdes dans les relations entre la Syrie et la Turquie au cours des trente dernières années; nous savions tout du ressentiment des sunnites syriens pauvres, exclus du clientélisme et méprisés par leurs propres élites; nous avions bien conscience du poids de l’Arabie saoudite et du Qatar dans l’économie européenne et de la «guerre froide» que ces deux puissances livrent depuis des années à l’Iran.

Nous nous souvenons (ou devrions nous souvenir) que la carte du Moyen-Orient au XXe siècle est issue des accords secrets signés entre Mark Sykes et François Georges-Picot en 1916, ou plutôt des conséquences de ces accords et de leur mise en place entre 1918 et 1925. Le Liban, la Syrie, l’Irak, la (Trans)Jordanie et la Palestine sont issus de ces frontières, il y a presque cent ans, et celles-ci n’ont été remises en question qu’une fois directement, lorsque Daech a rassemblé l’été dernier les provinces de l’ouest de l’Irak et celles du nord et de l’est de la Syrie, faisant trembler d’un coup toutes les autres frontières, notamment celles de la Jordanie et de l’Arabie saoudite.

Nous savions que le Liban était un pays fragile, dont certaines composantes souhaitaient la redéfinition (ou l’implosion) géographique, la transformation du territoire en une confédération, pour «protéger les minorités». Les Balkans nous ont appris que personne ne souhaite être une minorité sur le territoire de l’autre quand l’empire s’effondre. Nous savons par ailleurs que l’invasion – la destruction totale – de l’État irakien a débouché sur l’injustice, la corruption, l’insécurité, la famine et la faillite des services publics.

De tout cela, nous n’avons tiré aucune conclusion.

Quand les manifestations se sont transformées en révolte, quand la révolte est devenue révolution, quand les premiers obus sont tombés sur des civils, quand la révolution s’est transformée en Armée libre, nous n’avons rien fait.

Nous savions pertinemment que la solution au «problème syrien», la réponse à la «question syrienne» passait par Moscou et Téhéran, et nous n’avons pas souhaité aller à Moscou et à Téhéran.

Nous avons assuré soutenir les démocrates.
Nous avons menti.
Nous avons laissé mourir l’Armée libre et toutes les forces de la liberté.
Nous avons débattu du nombre de morts.
Nous avons débattu de lignes rouges, que nous avons placées, puis déplacées car nous n’étions pas sûrs qu’elles aient été réellement franchies.
Nous avons débattu de la couleur de la bave dans la bouche des cadavres.
Nous avons assuré soutenir les forces démocratiques.
Nous avons menti.
Nous avons convoqué des conférences dans des palais européens.
Où nous avons vu les cartes dans la main de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie.
Nous avons continué à mentir.
Chaque jour nous débattions du nombre de morts.
Nous avons regardé les tentes fleurir en Turquie, en Jordanie, au Liban.
Chaque jour nous comptions les tentes.
Lassés de compter les corps mutilés nous nous sommes félicités de l’amélioration des conditions de vie des réfugiés.
Nous avons vu des hommes égorgés dans le désert sur lesquels nous n’avions pas compté.
Nous nous sommes indignés et notre indignation s’est transformée en bombes et en attaques aériennes.
Chaque jour nous débattons de l’efficacité de nos bombes.
Nous comptons les morts et les tentes.
Nous vendons des avions.
Nous apprenons des noms de villes, nous apprenons des noms de villes détruites aussitôt que nous les avons appris.
Nous mentons.
Nous sommes les géographes de la mort.
Les explorateurs de la destruction.
Nous sommes des concierges.
Des concierges à la porte de la tristesse.
Chaque jour on frappe à nos portes.
Nous comptons les coups contre nos portes.
L’un dit «cent mille personnes frappent à nos portes».
L’autre dit «ils sont des millions, ils poussent».
Ils poussent pour chier devant nos portes closes.
Nous sommes les concierges de la lâcheté.
Nous n’accueillons personne.
Nous ne plions devant personne.
Nous sommes fiers de n’être personne.

Mathias Enard
©Points Seuil

Manipulation ou lavage de cerveau-التلاعب بالعقول


Lavage de cerveau

L’expression lavage de cerveau regroupe des procédés qui auraient la faculté de reconditionner le libre arbitre d’un individu par la modification cognitive, peut-être aussi physiologique et neurologique, du cortex cérébral. Ces procédés sont à distinguer d’autres types de manipulation mentales et comportementales ou chirurgicales (la lobotomie), la distinction principale dans ces derniers exemples étant de supprimer la capacité d’analyse et non de la fausser. Le lavage de cerveau est parfois assorti de violences verbales ou physiques afin de créer un rapport de domination du « laveur » sur le « lavé ». On en trouve des exemples dans le cinéma d’espionnage par exemple. (wikipédia)

 

Par-Osiris-et-par-Apis-tu-es-un-sanglier...

Lavage de cerveau, ou soumission, d’après Astérix et les 12 travaux / التلاعب بالعقول – أو غسيل الدماغ

 غسيل الدماغ / أو التلاعب بالعقول

غسيل الدماغ (بالانجليزية : Brainwashing) هو استخدام أي طريقة للتحكم في فكر شخص واتجاهاته دون رغبة أو إرادة منه، ويسمى أيضا غسيل المخ أو لحس المخ (أو الدماغ) أو التفكيك النفسي.

عن ويكيبديا

La secte qui veut gouverner le Proche-Orient … détruit l’arc de triomphe millénaire à Palmyre


Arc de triomphe de Palmyre /détruite par les Intégristes de Daech / photographie-en-juin-2010_

Arc de triomphe de Palmyre /détruite par les Intégristes de Daech / photographie-en-juin-2010_

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sites_detruites_en Syrie et en Iraq - sources l' l'UNESCO

sites_detruites_en Syrie et en Iraq – sources l’ l’UNESCO

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Ceux qui veulent nous gouverner au nom de leur secte destructrice !!

Ceux qui veulent nous gouverner au nom de leur secte destructrice !!

Une secte:

    Un groupe dans lequel on pratique une manipulation mentale qui entraîne endoctrinement, contrôle de la pensée, viol psychique, destruction de la personne et de la famille, voire de la société.
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