Les FDS détiennent des dizaines de membres de tribus … et des campagnes de recrutement forcé


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Arabe 21 – Yaman Neama
09 juillet 2020

Mercredi, les FDS ont lancé une campagne d’arrestation massive contre des dizaines d’éléments arabes dans ses rangs dans ses zones de contrôle à Manbej et Al-Cheyoukh dans la campagne orientale d’Alep.

Des sources privées ont déclaré à « Arabi 21 » que les arrestations comprenaient des dirigeants arabes, dont Saïd Abdul-Razzaq, un chef de la « Brigade des révolutionnaires de Manbij » affiliée aux «  »FDS ».

Le journaliste, Adnan Al-Hussein, a confirmé l’arrestation de plus de 50 membres des tribus arabes dans la ville de Manbej et sa campagne, l’attribuant à « la crainte des FDS que les éléments arabes traitent avec les forces de l’armée nationale de l’opposition ».

Il a poursuivi dans son entretien, faisant référence à l’actualité concernant la possibilité pour l’armée nationale, soutenue par l’armée turque, de lancer une opération militaire sur des sites dans la campagne d’Ain al-Arab (Kobané) dans la campagne orientale d’Alep, qui est sous le contrôle de « FDS ».

Selon Al-Hussein, dès le début de sa formation, les « FDS » avaient l’intention d’exclure la composante arabe et de la marginaliser en l’excluant des articulations militaires importantes. Il a déclaré: « Ces arrestations ne sont pas les premières du genre, car « FDS » travaille de temps en temps pour lancer des arrestations contre des membres de tribus arabes, sachant qu’ils sont intégrés dans ses rangs ».

Une source locale de la ville de Manbej a confirmé que la majorité des détenus étaient membres du clan « Bani Saïd », et a dénoncé un état de colère qui régnait dans la communauté clanique à la suite des arrestations, soulignant la possibilité que le clan appelle à une grève générale dans la ville de Manbej.

Cela survient, un jour après que la Turquie a brandi une nouvelle opération militaire contre les « FDS » comme le ministère turc de la Défense a déclaré mercredi dans un communiqué que la Turquie n’autoriserait aucune activité d’unités terroristes kurdes visant à établir un couloir terroriste dans le nord de la Syrie.

La déclaration a poursuivi que la lutte contre le terrorisme se poursuivra résolument jusqu’à ce que la sécurité des frontières de la Turquie et de son peuple soit garantie, ainsi que la sécurité et la paix des frères syriens.

Intensification des campagnes de recrutement
En revanche, « FDS » a intensifié ses campagnes de recrutement forcé dans ses zones de contrôle, dans les gouvernorats de Hassakah, Deir Ez-Zor et Raqqa.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré qu’environ 4 000 jeunes hommes avaient été arrêtés par les « FDS » aux fins de recrutement forcé depuis le début de juillet.

Il a ajouté que la grande majorité des personnes arrêtées venaient de la ville de Hassakah et de sa campagne.

Selon le directeur du réseau « Al-Khabour », Ibrahim al-Habach, les arrestations dénotent de réelles inquiétudes des « FDS » contre le lancement d’une opération militaire contre lui, que ce soit de Turquie, ou de Russie et du régime.

Il a ajouté que « les campagnes de recrutement se poursuivent de manière intensive à Hassakah, Al-Raqqa et dans la campagne de Deir Ez-Zor, notant également les enlèvements d’enfants en vue du recrutement.

Les troupes américaines poursuivent leur retrait du nord de la Syrie vers l’Irak voisin


 

Retirés de Syrie, des soldats américains ont rejoint une base en Irak

AFP – 21 octobre 2019

AFP / SAFIN HAMED Des véhicules militaires américains arrivent dans la ville de Bardarach, dans la province kurde irakienne de Dohouk, le 21 octobre 2019

Des dizaines de blindés américains avec à leur bord des soldats sont arrivés lundi dans une base américaine du nord-ouest de l’Irak, après être entrés sur le territoire depuis la Syrie, par le Kurdistan irakien, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les troupes américaines sont d’abord passées sur le pont du poste-frontière de Fichkhabour, aux confins des territoires irakien, syrien et turc avant de traverser la province kurde de Dohouk et de rejoindre une base américaine près de Mossoul (nord-ouest).

Le 13 octobre, les Etats-Unis avaient annoncé le retrait de quelque 1.000 militaires américains déployés dans le nord et l’est de la Syrie en guerre, cinq jours après le début d’une offensive turque dans ce secteur contre une milice kurde, les Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme “terroriste” par Ankara.

C’est un premier retrait, le 7 octobre, de soldats américains des abords de la frontière turque dans le nord de la Syrie, après une annonce du président américain Donald Trump en ce sens, qui avait ouvert la voie à l’offensive de la Turquie contre les combattants kurdes.

L’offensive d’Ankara est suspendue depuis jeudi par une trêve négociée par Washington, qui expirera mardi à 19H00 GMT.

Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères sont passés par la ville syrienne de Tal Tamr (est), a constaté un correspondant de l’AFP.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ce convoi s’était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, plus à l’ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville clé de Minbej et d’une autre située aussi près de Kobané, près de la frontière turque.

Les Etats-Unis ont actuellement 5.200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

 

Les troupes américaines poursuivent leur retrait du nord de la Syrie vers l’Irak voisin

Au départ de ce convoi des forces américaines, les Kurdes de Syrie ont manifesté leur mécontentement en brandissant des pancartes accusant le président Donald Trump de les avoir trahis.

 

Le Monde avec AFP, AP et Reuters Publié aujourd’hui à 15h31

 

Des véhicules blindés américains arrivent dans la ville de Bardarash, dans le Kurdistan irakien, lundi 21 octobre.
Des véhicules blindés américains arrivent dans la ville de Bardarash, dans le Kurdistan irakien, lundi 21 octobre. SAFIN HAMED / AFP

Un convoi de l’armée américaine d’une centaine de véhicules jusqu’ici stationnés en Syrie a pénétré, lundi 21 octobre, dans le nord de l’Irak par le poste-frontière de Sahela, dans la province de Dohouk, selon des journalistes de l’Agence France-presse sur place. Un responsable des services de sécurité du Kurdistan irakien a confirmé que les troupes américaines étaient arrivées dans le territoire autonome.

Au départ de ce convoi, les Kurdes de Syrie ont manifesté leur mécontentement en brandissant des pancartes remerciant les soldats américains mais accusant le président Donald Trump de les avoir trahis. D’autres ont lancé des projectiles sur les véhicules américains. L’annonce du retrait des troupes américaines du nord de la Syrie a ouvert la voie à une offensive turque dans la région, contre les alliés kurdes de la coalition internationale de lutte contre l’Etat islamique. Les forces kurdes des Unités de protection du peuple sont considérées comme des terroristes par Ankara.

« Des moments déchirants alors que les forces américaines ont ordre de quitter le nord de la Syrie, laissant derrière elles des Kurdes, des Arabes, des syriaques et des yézidis sans défense », commente Mutlu Civiroglu, un expert des affaires kurdes.

« Lorsque les troupes américaines sont arrivées pour la première fois dans le nord de la Syrie, les Kurdes les ont accueillies comme des héros avec des fleurs et des ululations. Aujourd’hui, des Kurdes de Syrie terrifiés lancent des tomates et des pierres sur les forces américaines qui s’en vont », écrit Jenan Moussa, journaliste de la chaîne de télévision Al Aan TV, à Dubaï.

Cessez-le-feu temporaire

Carte de situation de l’offensive turque en Syrie, au mercredi 9 octobre.
Carte de situation de l’offensive turque en Syrie, au mercredi 9 octobre. Infographie Le Monde

Jeudi, un accord de cessez-le-feu temporaire a été annoncé par la Turquie et les Etats-Unis, prévoyant la suspension pour cent vingt heures (jusqu’à mardi 21 heures, heure de Paris) de l’offensive pour permettre un retrait des combattants kurdes de zones frontalières du nord syrien.

Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères sont passés par la ville syrienne de Tell Tamer, au nord du pays, à près de 200 km à l’ouest de la frontière avec l’Irak. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, le convoi s’était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, à environ 200 km plus à l’ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville-clé de Manbij et d’une autre située aussi près de Kobané, près de la frontière turque.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Un accord de cessez-le-feu temporaire en trompe-l’œil en Syrie

Poursuite de la lutte contre l’EI depuis l’Irak

Le secrétaire américain à la défense, Mark Esper, affirme discuter d’une option qui consisterait à maintenir une petite force militaire américaine dans le nord-est de la Syrie pour sécuriser les champs de pétrole et poursuivre la lutte contre les militants du groupe Etat islamique. Mais l’essentiel des quelque 1 000 soldats américains déployés dans le nord de la Syrie devrait rejoindre l’ouest de l’Irak au cours des prochaines semaines pour continuer de lutter contre les combattants de l’EI.

Les Etats-Unis ont actuellement 5 200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antidjihadistes emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

Mise au point sur l’agression turque au Rojava


Realpolitik-Russe

Dans ce contexte d’attaque des populations par l’armée turque et de reprise en main de la situation par un régime syrien responsable de centaines de milliers de morts, il nous paraît important de défendre le peuple syrien ainsi que l’autodétermination du peuple kurde. Plutôt que de tomber dans le campisme imbécile et l’idéalisation naïve, qui ne sont que la déclinaison d’extrême-gauche du discours antiterroriste et de la focalisation sur l’islamisme, nous devons appeler au soutien aux populations vivant en Syrie.

Mise au point sur l’agression turque au Rojava

Depuis le mercredi 9 octobre, prétextant la mise en place d’une « zone de sécurité », l’armée turque et des brigades syriennes à son service bombardent et envahissent le Rojava, région syrienne du Kurdistan. Cette agression contre les populations arabe et kurde du nord de la Syrie, et la réponse du régime, qui envoie son armée dans les villes menacées par l’intervention d’Erdogan, a été rendue possible par la défaite de l’insurrection populaire qui avait débuté en 2011, écrasée par Assad, et ses alliés Poutine et Rohani.

Chaque jour, l’armée turque et ses supplétifs prennent pour cible les populations sous prétexte de combattre le « terrorisme » des YPG kurdes (branche armée du PYD, équivalent syrien du PKK), comme, dans les villes de l’insurrection syrienne, l’écrasement du peuple en révolte est présenté depuis huit ans par Assad et Poutine comme une lutte contre le « terrorisme ». Les manifestations s’opposant en France à l’invasion du Rojava (région du nord de la Syrie, où vivent de nombreux Kurdes) se bornent à dénoncer Erdogan et les « djihadistes ». Pourtant, nous devons rappeler que cette guerre entre les YPG d’une part, et d’autre part des bataillons issus de l’opposition à Assad et maintenant au service d’Erdogan, a été rendue possible par la transformation de cette opposition en ensemble de mercenaires travaillant pour celui qui assurait leur protection, au fur et à mesure des trêves faisant suite à une répression féroce de l’insurrection par le régime.

Aussi, alors que l’expérience politique menée au Rojava est idéalisée par la gauche occidentale, qui la qualifie d’autogestionnaire sans citer un seul exemple concret, nous devons rappeler que l’autonomie de cette région ne découle pas d’un soulèvement, mais, dès 2011, d’un accord conclu entre le régime de Bachar Al-Assad et le PYD (parti historiquement proche du régime et minoritaire au sein des Kurdes syriens), contre les forces kurdes qui s’opposaient au régime en compagnie des autres Syriens. De 2011 à aujourd’hui, en échange du retrait des troupes de l’armée de Bachar Al-Assad du Rojava, les YPG se sont chargés d’interdire et de réprimer les manifestations contre le régime, d’intimider, d’arrêter ou de faire disparaître leurs opposants. Puis, en 2015, dans un contexte de développement de l’État Islamique et de répression de l’insurrection syrienne, les YPG ont conclu un double accord : avec les États-Unis contre l’Etat islamique d’une part, avec la Russie contre la rébellion d’autre part.

Après avoir réprimé les manifestations de l’opposition à Assad dans les villes, les villages et les quartiers kurdes, les YPG ont combattu en 2016 avec le soutien aérien russe et aux côtes de l’armée syrienne, contre les rebelles à Menagh, Tell Rifaat et Alep, et plus récemment, ont mené aux côtés des soldats du régime des offensives contre l’opposition à Deir ez-zor et Idlib. En plus d’avoir participé à la victoire du régime sur les rebelles syriens, les YPG sont souvent perçus comme des envahisseurs par les populations arabes des villes qu’ils occupent, et ont été accusés de nettoyage ethnique. En juillet et août 2015, des chercheurs d’Amnesty International se sont rendus dans 14 villes et villages des gouvernorats d’Hassaké et de Raqqa, et en ont conclu à l’existence de démolitions de logements et de déplacements forcés de populations sur des bases ethniques. Si les YPG ont parfois été dans un premier temps accueillis d’une manière relativement favorables dans les villes arabes reprises à l’État Islamique, comme à Manbij ou dans la région d’Hassaké, ils se sont vite vus reprocher d’imposer leur joug politique, de mettre en place une conscription forcée dans les brigades des « Forces Démocratiques Syriennes » qu’ils dominent, de ne pas permettre aux conseils locaux issus de la révolution et élus par les habitants de revenir siéger, et d’empêcher le retour des réfugiés arabes dans leurs villes d’origine. Aujourd’hui, le retour du régime dans les villes que le PYD est prêt à remettre à l’armée syrienne est la perspective la plus terrifiante qui soit pour nombre d’habitants, connus pour avoir participé au soulèvement contre Assad.

Parallèlement, au fur et à mesure de la militarisation du conflit entraînée par la répression de l’insurrection par le régime et ses alliés russe et iranien, une partie de l’opposition armée à Assad, extrêmement affaiblie, a développé un sectarisme et une hostilité à l’égard des Kurdes, et s’est transformée en une fédération de mercenaires au service d’Erdogan. L’ « armée nationale syrienne », créée en 2018 au bénéfice de l’Etat turc, regroupe différentes brigades qui n’ont plus grand chose à voir avec le vent d’insurrection qui avait soufflé en 2011, et participent dorénavant à l’invasion du Kurdistan au bénéfice de l’oppresseur historique du peuple kurde. A Afrin, ville conquise en 2018 par les mercenaires de l’Etat turc et occupée depuis, les témoignages se succèdent quant aux crimes dont sont victimes les Kurdes : vols, pillages, saisies des maisons abandonnées, assassinats, enlèvements contre rançon, etc. Depuis le 9 octobre et la dernière attaque de la Turquie contre le Rojava, pas un jour ne passe sans connaître son lot de bombardement de civils ou d’exécutions sommaires.

Et si une partie des Syriens arabes se réjouissent de l’opération en cour, par ressentiment envers les YPG ou par espoir de pouvoir revenir dans les villes qui pourraient être conquises, il y a fort à parier que les brigades au service de l’État turc, si elles venaient à s’implanter, se comporteraient à leur tour comme un groupe d’occupants, ne tolérant aucune forme de pouvoir civil, et se contentant de mener les opérations de guerre ou de police décidées par le donneur d’ordre. De plus, il est évident que la guerre menée ne vise pas que le PKK et sa branche syrienne, mais l’ensemble du peuple kurde, et ses capacités à être politiquement autonome. Alors que des dizaines de milliers de personnes fuient les combats au Rojava, la volonté d’Erdogan d’instrumentaliser les réfugiés syriens présents en Turquie pour tenter de les transférer en zone kurde prouve là aussi une volonté de procéder à un remplacement de population sur une base ethnique. L’assassinat par des combattants de l’ « Armée nationale syrienne » au service d’Erdogan d’Hevrin Khalaf, co-présidente du Parti pour le Futur de la Syrie, scission du PYD, fondé pour dialoguer avec les populations arabes et obliger la Turquie à un compromis sur la question du Kurdistan, est révélateur des objectifs poursuivis par cette opération militaire : celle-ci n’a rien à voir avec les intérêts des populations civiles, et s’inscrit dans les tensions relatives à la répartition des territoires entre les armées et brigades au service des différents États.

Pourtant, dans une situation où des Kurdes et des ex-rebelles syriens s’entretuent pour le bénéfice de dictateurs, plutôt que d’insister sur les risques de nettoyage ethnique, sur la situation des populations, sur le droit à l’autodétermination du peuple kurde (qui ne se réduit pas au PKK) et sur la manière dont ces opérations servent in fine un retour à l’ordre dont Bachar Al-Assad sera le bénéficiaire, la gauche occidentale préfère fantasmer une révolution au Rojava, en plus de reprendre les poncifs sur le terrorisme islamiste. Dans les manifestations de solidarité avec le Rojava en France, l’ennemi est réduit à Erdogan et l’État islamique (auquel est souvent amalgamé l’ensemble de l’opposition à Assad), et rien n’est dit sur le régime syrien. Quant aux 500 000 personnes mortes depuis 2011 en Syrie, sous les bombes du régime et de ses alliés ou sous celles de la coalition internationale, elles ne sont jamais mentionnées.

Comme toutes les simplification idéologiques plaquées sur la situation syrienne, la description qui est faite par la gauche française, celle d’une révolution démocratique et multiethnique qui aurait lieu au Rojava, attaquée par des groupes djihadistes d’anciens combattants de l’Etat islamique liés à Al-Qaida, ne correspond pas à la réalité. Le Front Fatah Al-Cham, issu du Front Al-Nosra (la branche syrienne d’Al-Qaida), n’a jamais été membre ni de l’Armée Syrienne Libre fondée en 2011-2012 pour défendre l’insurrection, ni de l’ « Armée nationale syrienne » créée en 2018 au bénéfice d’Erdogan. De plus, au milieu d’une guerre d’une telle intensité, les alliances et leurs retournements dépendent moins des schémas idéologiques que des opportunités en rapport avec les nécessités de la guerre. Pour illustrer ces retournements d’alliance, nous pouvons prendre l’exemple de la Brigade des révolutionnaires de Raqqa, fondée en 2012 par des civils de l’opposition à Assad et des déserteurs de l’armée syrienne refusant de tirer sur les manifestations, afin de défendre la population de Raqqa face à la répression du régime. Un peu plus d’un an plus tard, à la fin de l’année 2013, suite aux menaces de l’Etat islamique , la Brigade des révolutionnaires de Raqqa avait dû prêter allégeance au Front Al-Nosra, lié à Al-Qaida, avant de finalement se réfugier à Kobane, au Rojava, et de rompre tout lien avec Al-Nosra pour se rapprocher des YPG. Après avoir intégré les « Forces Démocratiques Syriennes » et repris Kobané puis Raqqa en compagnie des YPG, en 2018, 700 membres de la Brigade des révolutionnaires de Raqqa furent arrêtés et emprisonnés (la majorité sont encore détenus), pour avoir dénoncé l’hégémonie du PKK et des YPG sur Raqqa, et leur répression des opposants. Aujourd’hui libéré, Abou Issa al-Raqqawi, ancien commandant de la Brigade des révolutionnaires de Raqqa, fut après sa libération, et malgré l’emprisonnement de la plupart de ses hommes, placé à la tête d’une brigade à Taqba, qui lutte aujourd’hui contre l’opération menée sous patronage turc. Pour autant, nombre de brigades arabes membres des FDS ne cachent plus leur aversion pour les YPG et le PYD, et des défections sont fortement probables maintenant que l’alliance avec le régime est ouvertement assumé. Enfin, pour ce qui est des « anciens membres de Daech », si des déserteurs de l’Etat Islamique ont effectivement pu être intégrés à tel ou tel bataillon rebelle suite à des processus de « déradicalisation » plus ou moins longs et crédibles, André Hébert, combattant français au sein des YPG, reconnaît lui-même dans son ouvrage Jusqu’à Raqqa que d’anciens membres de l’État Islamique sont aussi présents au sein de groupes armés associés aux YPG et que « le YPG a dû faire alliance avec des tribus arabes (dont certaines s’étaient précédemment associées à Daech) pour former une coalition militaire représentative de la population du nord de la Syrie ». Comme tous les discours simplificateurs plaqués sur cette guerre, la caricature de la situation qui est faite dans un objectif de propagande ne correspond à aucun examen minutieux des faits.

Par ailleurs, puisque les débats en France sont focalisés sur l’Etat Islamique, le risque d’évasion massive de ses anciens combattants ou sympathisants est aussi omniprésent dans les discours. Pourtant, ce n’est pas le risque que la reformation d’une cellule de l’Etat Islamique ferait courir aux populations locales qui est évoqué (alors qu’une partie des combattants considérés comme les plus dangereux pour l’Occident sont détenus dans des prisons situées dans des zones désertiques de Syrie et d’Irak, et protégées par l’armée américaine), mais l’éventualité que telle ou telle Française mariée à un combattant emprisonné et qui s’est elle évadée d’un camp de déplacés puisse revenir en France. Jusqu’à l’extrême-gauche, les discours sécuritaires prennent parfois une place plus importante que la préoccupation pour les populations civiles.

Si certains des Français membres ou sympathisants de l’Etat islamique ont demandé depuis des années à pouvoir revenir en France pour y être jugés, et qu’une partie des personnes présentes sur place craignent aujourd’hui de tomber entre les mains du régime, au fur et à mesure des arrestations de membres français de l’Etat islamique, les gouvernements français ont répété que ceux-ci devaient être jugés « sur place », bien que les tribunaux du Rojava ne soient pas reconnus internationalement et ne respectent aucun des droits de la défense, et bien que l’Etat irakien applique la peine de mort. Selon Human Rights Watch, dans la négociation en cours en vue d’un jugement des Français accusés d’être liés à l’Etat islamique, l’Etat irakien veut s’assurer qu’il ne sera pas mis en cause par la France, quelles que soient les conditions de transfert, de détention ou les modalités du déroulement des audiences. Pour ce qui est des civils, parfois proches des combattants de l’Etat Islamique, arrêtés en Syrie par les YPG, alliés des Occidentaux, ils ont jusqu’ici été le plus souvent parqués dans des camps, en dehors de toute procédure légale. Pourtant, en plus de ne pas dénoncer en premier lieu les dégâts causés par les différentes opérations militaires sur les conditions de vie des populations, la gauche ne s’oppose pas au renoncement de l’Etat français à toute norme de droit dans son soutien à ces dispositifs de gestion de l’ennemi. Pire, dans un contexte de névrose islamophobe et de psychose antiterroriste en France, la gauche ne trouve rien de mieux à faire que d’exacerber l’angoisse relative aux risques supposément encourus en France. Un autre renoncement est le fait de ne reprocher aux Etats-Unis que le redéploiement de leurs troupes, et non les cinq années de bombardements massifs sur des populations civiles et les destructions de villes entières menées par la coalition occidentale en Syrie et en Irak, effectuées sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

Dans ce contexte d’attaque des populations par l’armée turque et de reprise en main de la situation par un régime syrien responsable de centaines de milliers de morts, il nous paraît important de défendre le peuple syrien ainsi que l’autodétermination du peuple kurde. Plutôt que de tomber dans le campisme imbécile et l’idéalisation naïve, qui ne sont que la déclinaison d’extrême-gauche du discours antiterroriste et de la focalisation sur l’islamisme, nous devons appeler au soutien aux populations vivant en Syrie.

Ci-dessous, nous republions « Le point d’explosion de l’idéologie au Kurdistan« , écrit en 2018 et toujours d’actualité. Refusant les lectures policières de l’histoire comme la géopolitique de comptoir, ce texte se propose d’étudier les raisons de l’engouement unanime et l’idéalisation des YPG au sein des gauches françaises. Il n’y est pas question de la « cause kurde » ni précisément de l’insurrection syrienne en tant que telles (ce serait beaucoup trop vaste) mais de la façon dont celles-ci auront servi de révélateur à la faillite du monde militant « de gauche », révolutionnaire comme réformiste. Nous y discutons la facilité de la gauche à se laisser embarquer par l’antiterrorisme et les idéologies d’États. À distance des postures « anti-impérialistes » caricaturales (campisme favorable au régime syrien) ou néo-conservatrices, il s’agissait déjà pour nous de rétablir quelques douloureuses vérités.

Que l’on songe au stalinisme ou à ses innombrables déclinaisons, l’histoire du mouvement ouvrier est jonchée de mystifications et de falsifications. À partir du moment où, dans les années 1920, l’Internationale Communiste est devenue la courroie de transmission des intérêts du jeune État « soviétique » 1, de larges pans du mouvement ouvrier ont été mis au service d’une propagande systématique. Celle-ci devait présenter la politique d’industrialisation forcée menée par un État autoritaire comme l’horizon et la base arrière de la révolution mondiale. Les mots même de révolution et de communisme ont pendant longtemps été entachés par cette expérience, ne désignant plus une existence débarrassée du travail et de l’État, mais, pour le plus grand nombre, une réalité sordide et brutale sans lien avec les promesses d’émancipation, ni avec une quelconque forme de vérité.

S’il serait possible de débattre longuement des circonstances historiques qui ont conduit à cet état de fait, on s’accordera volontiers à dire que cela a durablement nui à la cause révolutionnaire. Et si nous pensions depuis quelques décennies nous être éloignés de cet héritage embarrassant, les dernières années ont vu émerger un processus analogue s’étendant progressivement à toutes les sphères de la gauche, y compris celles se définissant comme « révolutionnaire ». C’est ce phénomène, et ce qu’il révèle, que nous tenterons d’analyser.

Hier comme aujourd’hui, la révolution n’est pas une affaire de parti.

Au sein des milieux de gauche « radicale » ou « révolutionnaire », de la France Insoumise aux libertaires et à certains « autonomes », en passant par le NPA, ce qu’il reste de maoïstes en France et certains secteurs du syndicalisme de lutte, la dernière mode semble être, non sans un certain essentialisme, « les Kurdes ».

S’il est stupéfiant de constater le peu de prudence à assimiler tout un peuple à un parti, fût-il un parti de masse (le PYD, branche syrienne du PKK), ce qui nous frappe davantage est le caractère absolument soudain, totalement fantasmé et inconséquent de l’intérêt de la majorité de la gauche française pour la « cause kurde ».

Ce soutien extatique s’expliquerait par l’« expérience révolutionnaire » déclenchée en 2011/2012 au Rojava (Kurdistan syrien), qu’il faudrait comparer à l’Espagne de 1936. De nombreux militants parlent à son sujet d’autogestion, d’écologie et d’égalité hommes-femmes, quand ce n’est pas de communes ou de communisme. Le plus souvent, même si rien n’est dit de ce qu’il se passe au Rojava, le caractère supposément utopique de cette expérience vise à discréditer l’organisation de la vie dans les villes de l’insurrection syrienne. Une tribune signée par tout le gratin de l’extrême-gauche française et publiée par Ballast cite par exemple l’inénarrable Noam Chomsky pour asséner avec lui que l’utopie rojavienne est « très différente de tout ce qui se trouve en Syrie 2. Dans une autre tribune, signée par des syndicalistes et publiée par l’Humanité, on peut lire : « C’est aujourd’hui une véritable alternative progressiste, égalitaire, féministe et laïque dans cette région. Elle peut dessiner un avenir émancipé de tous les obscurantismes et de toutes les barbaries » 3

Danielle Simonet, représentante de la France Insoumise, décrète que cette expérience « socialiste écologiste et féministe » est « inédite dans cette région », avant d’ajouter « un message politique aux féministes : venez, vous êtes pour l’égalité femmes-hommes, il y a dans cette région une expérience politique inédite qui promeut l’égalité femmes-hommes » 4 Dans le documentaire  Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien  réalisé par Mireille Court, dont le titre résume la volonté de produire une opposition entre le Rojava et la situation syrienne, la voix off nous invite à « découvrir une autre place pour les femmes au Moyen-Orient » 5

Plutôt que de tenter de saisir les dynamiques en cours au Rojava, ou de comprendre l’auto-organisation qui a réellement existé dans les villes rebelles syriennes au début de l’insurrection (conseils communaux, auto-gestion des hôpitaux, enseignants qui écrivent leurs propres programmes etc 6 , l’extrême gauche s’identifie ainsi « aux Kurdes », perçus comme l’incarnation de la Lumière dans une « région » où régneraient sans partage « les obscurantismes ». Dans nombre de discours, la gauche radicale va jusqu’à opposer « les Kurdes » aux « musulmans », et même aux « sunnites », en oubliant qu’ils le sont souvent eux-mêmes. Et puisqu’il ne faudrait pas s’arrêter en si bon chemin, il est même devenu systématique pour une partie de la gauche d’assimiler la totalité des forces de l’opposition syrienne à l’« islamisme », en la qualifiant de « djihadiste », quand ce n’est pas de « barbare ». Comme le résumait Kendal Nezan, président de l’Institut kurde de Paris lors d’une émission de France Culture, « il y a l’unanimité de l’opinion publique, de la gauche libertaire à l’extrême droite » 7

Pourtant, parler de révolution au Rojava semble a minima exagéré, pour ne pas dire purement mensonger 8 Qu’on écoute les longs meetings tenus par l’extrême gauche « pro-kurde » ou la communication officielle du PYD, qu’on lise les déclarations du chef – objet d’un véritable culte de la personnalité – Abdullah Öcalan ou des reportages à la gloire de cette prétendue utopie, on ne trouve au mieux que des éléments de langage et des slogans creux, masquant très probablement l’absence de réalisations concrètes.

Ce que l’on sait en revanche, c’est que l’autonomie relative du Rojava n’est pas le résultat d’une insurrection ou d’une grève générale expropriatrice, mais d’une négociation avec le régime syrien, qui a d’abord consisté en une quasi neutralité des YPG (branche armée du PYD), vis-à-vis de la révolution syrienne 9.

Parler de neutralité ici revient en vérité à faire preuve de complaisance dans la mesure où l’on a assisté au musellement des éléments anti-Assad par le PYD, du moins à leur marginalisation, en échange du départ des troupes loyalistes. Depuis, au Rojava, les salaires des fonctionnaires continuent d’être versés par le régime. Et Assad, débarrassé de la gestion politico-militaire de ce territoire confié (au moins temporairement) au PYD, a pu concentrer ses efforts contre-insurrectionnels sur la « Syrie utile » (la zone urbanisée allant d’Alep à Damas) 10 .

Notre but n’est pas de diaboliser ce que l’extrême gauche française idéalise de manière outrancière mais de contextualiser. Il ne semble pas excessif d’affirmer que la société syrienne est extrêmement segmentée, que ce soit politiquement, ethniquement ou confessionnellement. L’oppression systémique des Kurdes, et celle vécue en Syrie en particulier, signifie de nombreuses discriminations : avant 2011, 300 000 Kurdes syriens n’avaient pas accès à la nationalité et 70 000 n’avaient aucune existence légale. L’accès la propriété et à de nombreux emplois ainsi que la pratique de la langue leur sont interdits.

La population kurde est dans son ensemble traitée avec violence et suspicion par le pouvoir, en atteste aussi la politique dite de la « ceinture arabe » mise en place en 1966 qui consistait en un transfert à des groupes de colons arabes armés de terres agricoles appartenant jusqu’alors à des paysans kurdes. Paradoxalement, Assad père et fils ont su instrumentaliser le PKK (puis le PYD) dès les années 80 comme moyen de pression contre la Turquie, en l’armant et/ou en le finançant. Ajoutons que le soutien de l’État turc à l’opposition syrienne dès le début de la répression de l’insurrection n’a pas contribué à faciliter les bonnes relations entre révolutionnaires arabes et kurdes. Un ministre du canton d’Afrin a expliqué la réticence de son mouvement à s’engager aux côtés de la révolution syrienne par le risque que cela comportait pour les Kurdes de se voir désignés comme boucs émissaires par le régime 11 . Il convient aussi de garder à l’esprit l’existence d’une  certaine hostilité vis-a-vis de l’autodétermination kurde au sein de certaines composantes de l’insurrection syrienne (en particulier chez celles issues des Frères Musulmans), ce qui a poussé, à la faveur d’un soulèvement anti-Assad s’appuyant sur les références à « l’unité de la Syrie » ou à « la Syrie arabe et islamique », de nombreux Kurdes à soutenir le PYD plutôt que la révolution en Syrie.

En somme, pour comprendre ce qu’il se passe au Rojava, nous ne semblons avoir d’autre choix que celui de quitter les illusions pseudo-révolutionnaires pour nous plonger dans les eaux glacées de la realpolitik en temps de guerre. S’il est évident que les intérêts du PYD et du régime syrien ne sont pas identiques, rappelons quelques épisodes où ils ont convergé :

  • – De nombreux activistes anti-Assad ont été menacés (et parfois arrêtés) dans les zones contrôlées par le PYD dès 2012. Des manifestations anti-Assad ont été réprimées, et il est arrivé que les YPG tirent sur une foule désarmée, comme lors de la manifestation d’Amouda en juillet 2013.
  • Lors de la reprise d’Alep par le régime et ses alliés, les YPG ont combattu les groupes rebelles, contribuant à la chute de la ville et à l’écrasement de sa population 12. Avant cela, les YPG avaient attaqué et repris Menagh et Tal Rifaat contrôlées de longue date par l’ASL.
  • Le PYD et le PKK, relaient la propagande assadienne, faisant de Daech « l’ennemi principal », et n’hésitent pas à y amalgamer une partie des rebelles syriens (alors que ceux-ci l’affrontent parfois en première ligne).

Il n’est par ailleurs pas étonnant que, comme pour tous les autres camps en présence, des crimes de guerre commis par les YPG soient révélés, bien qu’ils ne soient en aucune mesure comparables à ceux du régime syrien ou de l’État Islamique. Pourtant, le plus souvent, ces révélations ne rencontrent que l’aveuglement volontaire de la gauche française. Quand Human Rights Watch, qui a réalisé une enquête au Rojava en février 2015, et Amnesty International, qui s’y est rendu en octobre 2015, accusent les YPG de « nettoyage ethnique » en raison de la destruction de plusieurs villages arabes au Rojava et du déplacement de populations sur des bases ethniques 13 , de nombreux militants n’y voient pourtant que propagande hostile et malveillante, quitte à oublier que le président d’Amnesty International est emprisonné et inculpé en Turquie pour « appartenance à une organisation terroriste armée », pour y avoir dénoncé la guerre faite aux Kurdes. Quant à l’enrôlement de force de combattants par les YPG et l’emprisonnement des récalcitrants, ou l’utilisation d’enfants soldats, ils sont justifiés par de nombreux partisans des YPG comme liés à la nécessité de la guerre … S’il semble difficile de juger de telles pratiques sans prendre en compte le contexte de guerre, il convient en revanche de se demander comment et pourquoi on a pu travestir la guerre menée par les YPG en révolution libertaire. Il est en outre étonnant que l’on considère l’enrôlement d’enfants comme une contingence liée au manque de combattants, mais que la présence de femmes en première ligne (sur laquelle la propagande des YPG insiste lourdement) soit nécessairement une preuve de féminisme de l’organisation, voire d’égalité des sexes au Kurdistan …

S’il est douteux de parler de révolution au sens communiste du terme en la circonscrivant à une petite localité imperméable à son en-dehors, il est absolument grotesque de postuler la mise en place d’une utopie libertaire par une organisation militaire, au milieu d’une guerre d’une telle intensité, où se confrontent des acteurs mondiaux et régionaux. En outre, si l’on parle d’une « révolution », il faudrait dire où et quand les peuples du Rojava se sont soulevés pour abolir les formes de pouvoir existantes. Par ailleurs, rien n’indique, tout au long de l’histoire du PYD, une sympathie pour l’autogestion, ni même pour les mouvements de révolte qui ne sont pas à son initiative ou contrôlés par lui. De l’intifada de la jeunesse kurde en 2004 pendant laquelle la direction du PYD lançait des appels au calme, aux débuts de l’insurrection syrienne en 2011, que nombre de partis kurdes appelaient à rejoindre à l’exception notable du PYD, l’organisation n’a en effet pas brillé par son apologie de l’auto-organisation et de la démocratie « par en bas ».

En outre, rappelons qu’au sein de la supposée utopie autogestionnaire du Rojava, si des assemblées municipales ont été mises en place, celles-ci n’ont aucun pouvoir décisionnel ni même consultatif à propos de ce qui relève des décisions stratégiques, politiques et militaires, qui sont, elles, centralisées par le parti 14 . Pour ce qui est de la révolution sociale, la constitution du Kurdistan syrien (appelée « contrat social ») sanctifie la propriété privée, ce qui signifie que les classes sociales ne sont pas remises en question, loin s’en faut. En plus d’avoir inventé le confédéralisme démocratique, Abdullah Öcalan semble avoir inventé la révolution qui ne naît pas d’une lutte mais d’un accord avec une dictature, ne remet pas en cause le pouvoir militaire en place, et ne touche pas à l’exploitation.

Il est donc assez gênant de voir des militants se revendiquant du « communisme libertaire » applaudir une « révolution » où on n’aurait pas touché aux rapports de production. Alors que l’autogestion d’une seule usine au Rojava aurait fait la une de tous les médias gauchistes, et puisque nous savons maintenant que les « coopératives » d’Afrin ont été mises en place par la famille Assad 15 , de nombreux militants se retrouvent, faute de mieux, et en l’absence d’un quelconque exemple concret à citer, à exalter l’identité d’un peuple totalement fétichisé, rebelle par nature et vivant en harmonie. Il en est de même sur la question du féminisme où, en plus de se borner à des images de propagande représentant de jeunes combattantes cheveux au vent, il est question dans de nombreux discours français d’un « matriarcat originel » chez les Kurdes …

Les Kurdes, les Arabes et nous.

En parallèle de l’essentialisation d’un peuple, annexé dans son entier à une organisation militaire, et dont la culture serait, selon certains discours de gauche, par essence démocratique et féministe, le soutien de la gauche et de l’extrême-gauche françaises aux YPG est empreint de l’ethnocentrisme le plus caricatural, et teinté de l’opportunisme le plus crasse. Si le droit à l’autodétermination du peuple kurde, et la légitimité de la résistance face à la politique oppressive menée par les États turc, syrien, iranien ou irakien ou aux tentatives d’assimilation par le nationalisme arabe et l’islam politique sont absolument légitimes et doivent être défendus, et si les méfiances de nombreux Kurdes vis-a-vis de l’insurrection syrienne qui, globalement, les a peu pris en compte, sont compréhensibles, nous constatons que c’est rarement cela qui guide le soutien unanime aux « Kurdes », c’est-à-dire aux YPG, dans les discours politiques en France.

En effet, si la rumeur d’une révolution au Rojava avait couru dans la gauche française dès 2012, c’est en 2015, après l’attentat du 7 janvier et encore plus après celui du 13 novembre, que la gauche française s’est particulièrement passionnée pour le combat « des Kurdes » contre l’État Islamique. Et ce alors que, dans son immense majorité, cette même gauche n’a rien compris au soulèvement syrien de 2011, et n’a, à l’inverse de nombreuses associations musulmanes, jamais essayé d’y apporter le moindre soutien, pas même humanitaire.

Et c’est ainsi qu’en France, en 2015, dans un contexte d’union nationale contre la « barbarie islamiste », le slogan « Fuck ISIS, support PKK » a commencé à fleurir chez les gauchistes, en même temps que la prolifération des mythes sur l’« expérience autogestionnaire au Rojava ». Parallèle troublant, ces discours se sont répandus au moment même où la diplomatie française rompait avec sa politique de pression (modérée) vis-a-vis d’Assad, et considérait désormais l’État Islamique (ou « l’islamisme ») comme l’ennemi unique, Assad n’étant plus un ennemi, Poutine et le PYD constituaient même des partenaires dans cette lutte.

Que l’État français prenne pour position « tous contre Daech et seulement contre Daech » alors que l’État Islamique ne fera jamais autant de dégâts en Syrie qu’Assad et Poutine ni autant de morts dans le monde que la France ou les États-Unis est une chose, mais que l’extrême-gauche, « révolutionnaire » et « anti-impérialiste » autoproclamée, ait le même réflexe, tout en continuant d’ignorer d’une part l’insurrection syrienne et sa répression, et d’autre part la politique des États occidentaux dans le monde, est pour le moins obscène. En réalité, « les Kurdes » semblent être aux militants de gauche ce que « les chrétiens d’Orient » sont à ceux de la droite catholique : la justification de leurs peurs et de leurs lâchetés.

Au delà du parallèle troublant entre d’une part les positions diplomatiques de l’État français ou des États occidentaux, et d’autre part celles de « révolutionnaires » internationaux s’engageant dans les YPG (ou de la gauche française les soutenant), c’est parfois jusqu’aux arguments pour justifier ces positions qui convergent. Dans divers reportages télévisés diffusés en 2016, des volontaires français, qui ne se seraient jamais intéressés à la Syrie si des Français n’étaient pas morts dans une salle de rédaction, en terrasse ou dans une salle de concerts, affirment s’être décidés à rejoindre les YPG après le 13 novembre 2015. Dans un documentaire de Russia Today à propos de la prise de Raqqa, un volontaire suédois s’indigne de la supposée faiblesse de la répression dans son pays contre Daech, puis affirme que l’État Islamique est « l’incarnation de la méchanceté », puisque « le monde entier est contre eux ». Dans le même reportage, c’est une volontaire suédoise des YPJ (branche féminine des YPG), qui, dans un discours qui n’est pas sans rappeler les arguments avancés pour justifier toutes les guerres de l’OTAN depuis près de vingt ans, dit vouloir « lutter pour les droits des femmes ici au Moyen-Orient » 16 . Et la palme de l’ethnocentrisme et de l’ignominie revient sans doute aux anarchistes qui, à Raqqa, dans une ville ravagée et vidée de ses habitants par les bombardements internationaux, ont décidé de prendre la pose dans les ruines avec le drapeau LGBT et la banderole « This faggot kills fascists ».

Après avoir proprement ignoré l’insurrection syrienne et son écrasement par Assad et ses alliés, une bonne partie de la gauche se cache maintenant derrière « les Kurdes » pour reprendre les éléments de langage du régime syrien, ou ceux des représentants kurdes en France, calibrés pour plaire à la gauche française. Ainsi, lors du meeting parisien du 24 mars en solidarité avec la lutte des YPG à Afrin, les combattants de l’Armée Syrienne Libre furent désignés systématiquement comme « Al Qaida » et d’« anciens combattants de Daech ». Alors que nous sommes dans une situation tragique et complexe où Erdogan a réussi à s’acheter la loyauté d’une partie de l’ASL pour mener un combat ouvert contre le PYD 17 , dans un contexte où le parti kurde est de plus en plus perçu comme un « occupant » par certaines populations arabes 18 , la gauche française a décidé, de manière unanime, de ne décrire qu’une partie du drame. Lors des prises de paroles de ce meeting du 24 mars, toutes consacrées au récit de la « lutte contre le terrorisme », où se sont succédés les responsables de SOS Racisme (!), de Solidaires, du MRAP, de la France insoumise, d’Alternative Libertaire ; les représentants de cette dernière organisation et Olivier Besancenot furent les seuls à mentionner le régime syrien, renvoyant Erdogan et Assad dos à dos, et rappelant que la guerre en Syrie avait commencé par une révolte contre une dictature ignoble.

Sans souci de nuance, sur les sites internet et les pages facebook favorables au PYD, ce sont les termes « barbares » et « islamo-fascistes » qui prévalent, sans que l’on sache très bien ce qu’englobent ces catégories. Et ces messages sont relayés par des militants qui, s’ils ne pouvaient se cacher derrière « les Kurdes », n’assumeraient pas l’islamophobie du propos. Quant à Mélenchon, connu pour sa reprise depuis 2011 de tous les arguments d’Assad et de Poutine à propos des rebelles syriens, il twittait récemment : « Incroyable courage des combattant(e)s kurdes. Sous nos yeux le lâche abandon de nos alliés aux mains de Erdogan. Le parti médiatique préfère soutenir les Daech de la Goutta

19

. Et ce alors même que la majorité des morts à la Ghouta (et non à « la Goutta » …) furent bien sûr des civils, et que les insurgés de la Ghouta ont toujours été opposés à l’État Islamique…

En réalité, le soutien de la gauche française aux « Kurdes » est moins lié au soutien à l’autonomie du Kurdistan qu’au fait que « les Kurdes » seraient « nos alliés », contre l’ennemi que la France a désigné dans cette guerre contre le terrorisme, un paradigme qui fait disparaître toute autre considération. Dans la tribune parue dans l’Humanité déjà mentionnée, de nombreux syndicalistes CGT et Solidaires justifient ainsi leur soutien aux YPG : « En Syrie, les forces kurdes des YPG/YPJ et les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont pourtant combattu en première ligne contre l’État islamique. Elles ont défendu et sauvé Kobané. Elles ont libéré Raqqa, la « capitale » du califat sanguinaire » 20 . Et Danielle Simmonet justifie notamment son soutien aux YPG par le fait qu’ils seraient les « meilleurs combattants contre Daech » 21 . La suite de son propos illustre ce qu’elle pense de l’insurrection syrienne : « [Les YPG] sont une alternative à la fois à Assad, à Daech et à certaines milices qui se disent rebelles et sont aussi dans des formes de djihadisme » …

L’internationalisme n’est donc plus, pour la gauche, le soutien aux révolutions par-delà les frontières, mais la justification de ses propres lâchetés, de son désintérêt pour les habitants des villes de l’insurrection syrienne sous les bombardements, et de sa peur des « islamo-fascistes ». S’ensuit logiquement le soutien aux milices YPG que certains Occidentaux ont rejoint, et que l’OTAN appuie périodiquement pour se défendre contre les barbares qui attaquent parfois à Paris notre art de vivre et notre goût pour la liberté. Ainsi, alors que 500 000 Syriens sont morts depuis le début de la guerre, alors que ceux qui ont instauré des conseils communaux, ont organisé le ravitaillement des villes assiégées, ont mis en place les brigades de casques blancs, autogéré les hôpitaux et les écoles dans des villes en guerre, alors que les habitants des villes écrasées sous un tapis de bombe ont été ignorés voire insultés par une partie de la gauche française, et notamment par la France Insoumise, les seuls morts qui sont commémorées, les seuls noms qui sont cités dans les médias de gauche et d’extrême-gauche comme dans les médias de masse, sont ceux des volontaires occidentaux des YPG. Parfois, nous pouvons même lire ou entendre moult détails sur la vie d’avant-guerre de ces combattants européens, aux engagements ou aux modes de vie proches des nôtres, donnant l’impression qu’il faut insister sur le fait que ce sont ces vies là qui sont dignes d’être pleurées.

Le plus souvent, les discours de l’extrême-gauche radicale ou des organisations antifascistes ne valent pas mieux que ceux de la gauche institutionnelle, donnant ainsi une caution « révolutionnaire » au rôle de mercenaires confié par l’OTAN aux YPG. Nombreux sont ceux qui nomment « intervention antifasciste » l’avancée des combattants occidentaux du « Bataillon international » des YPG dans les ruines de villes et de villages arabes syriens détruits par les bombardements de l’OTAN et de la Russie ou la prise de Mossoul par l’OTAN et ses alliés en Irak, après que ses habitants furent ensevelis sous les bombes de la coalition, avant d’être écrasés par les bulldozers des forces irakiennes 22 . A l’inverse, ceux qui ont un minimum de culture historique se rappellent que le fascisme est un mouvement né en Europe, porté par les volontés expansionnistes des États européens, et non la réaction, aussi criminelle et détestable que fut celle de l’État Islamique en Irak et dans le monde, à la destruction d’un pays par la plus puissante armée du monde, ainsi qu’à l’oppression par des dictatures.

La confusion entre antiterrorisme et antifascisme pour la séquence qui nous intéresse date du siège de Kobané par l’État Islamique, alors présenté comme le nouveau Stalingrad 23 . Même si nous pouvons comprendre qu’il est toujours tentant d’associer atrocités, crimes de masse et nettoyage ethnique au fascisme, cette pseudo-analyse a de nombreux effets pervers. Le principal d’entre eux est que cela nous ferait oublier que l’État Islamique n’a pas le monopole des atrocités et que le plus grand responsable de massacres en Syrie est de très loin le régime syrien (avec ses soutiens russes, iraniens et libanais) disposant d’une force de frappe sans commune mesure avec celle de l’État Islamique, et pratiquant notamment la torture systématique, les bombardements aériens sur les populations et l’usage d’armes chimiques.

Quitte à parler de fascisme et d’expansionnisme, rappelons que ce même régime syrien entretient de longue date des relations privilégiées avec les milieux fascistes, néo-nazis et nationalistes européens. Aloïs Bruner 24 , « meilleur homme » d’Adolf Eichmann, a formé les services de renseignement du régime de Damas pendant quarante ans, et la quasi-totalité des groupes fascistes sévissant actuellement en Europe le soutiennent, en échange de quoi ils sont reçus bras ouverts lors de voyages « diplomatiques » 25 . Ce soutien de l’extrême droite, se prétendant « anti-impérialiste », prolonge en vérité une alliance assez ancienne du régime syrien avec la bourgeoisie française (incarné par exemple par les liens entre Chirac et Assad 26 , laquelle, mise à mal par l’étendue de la répression de 2011, s’est peu à peu réaffirmée au nom de la lutte prioritaire contre le terrorisme.

Cette comparaison historique entre la guerre de l’OTAN et des YPG contre l’État Islamique et la lutte contre le nazisme et le fascisme n’a aucun fondement sérieux, tout comme la plupart des schémas idéologiques qui ont été projetés sur cette guerre. Nous pourrions enfoncer le clou, en questionnant l’usage même de la catégorie de « terrorisme » dans un contexte de guerre généralisée en Syrie. Le PKK est considéré comme terroriste par la Turquie (et encore officiellement par l’Union Européenne), et le Hezbollah, qui se bat aux côtés de l’armée régulière syrienne, reçoit la même qualification de la part de l’UE et des États-Unis. Agiter de tels mots épouvantails, étiqueter son ennemi comme « terroriste » dans un contexte de guerre ne conduit qu’à empêcher de penser la réalité et la complexité du conflit, ainsi que la nature des rapports de force.

« Anti-interventionnisme » et intervention réellement existante.

L’opposition à toute « ingérence occidentale » constitue une autre réaction fréquente à gauche. Lundi Matin a par exemple été vigoureusement attaqué sur les réseaux sociaux pour avoir publié le texte de Sarah Kilani et Thomas Moreau sur l’alter-complotisme de la pravda mélenchoniste 27 , article dans lequel était préconisé une intervention contre le régime syrien. Nous partageons évidemment le réflexe de principe qui consiste, pour des révolutionnaires, à ne pas solliciter le chef des armées et lui demander de venir en aide à des camarades à l’autre bout du monde. Les États sont nos ennemis, à commencer par celui qui nous domine et nous réprime le plus directement. Dans l’immense majorité des cas cette position « anti-impérialiste » ou « anti-interventionniste » oublie cependant que des bombardements français ont déjà lieu depuis septembre 2014 … contre l’État Islamique (c’est-à-dire avant que celui-ci ne frappe la France). Or, ceci n’a entraîné presque aucune protestation, pas plus que les nombreuses autres interventions de « maintien de l’ordre » menées par la France, en Côte d’ivoire, au Mali, en Centrafrique, etc. Visiblement il serait plus légitime du point de vue de la gauche que l’armée française intervienne pour « lutter contre le terrorisme » et maintenir sa sphère d’influence, que pour renverser une dictature. Sur ce point, nous devons admettre que les positionnements « pro-intervention » comme celui de Sarah Kilani sont plus conséquents, puisqu’en plus de ne pas dissocier la nécessité d’en finir avec le terrorisme de celle d’en finir avec les dictatures 28 , ils n’occultent pas la centralité du processus révolutionnaire déclenché dans le monde arabe contre ces dictatures.

S’il est naïf et paradoxal de demander à l’État français ou à ses alliés de se comporter en défenseur des droits de l’Homme, voire en promoteur de la révolution et de la démocratie dans le monde, que dire de la posture anti-impérialiste proclamée par ses adversaires ? L’inquiétude quant à une intervention militaire anti-Assad, dont on a vu, après de nombreux dépassements de « lignes rouges », de 2013 à 2018, qu’elle n’avait pas lieu, a contribué à invisibiliser la dynamique insurrectionnelle et même à la faire passer pour le résultat d’une manipulation extérieure 29 . Pourtant, comme nous l’avons déjà mentionné, ce sont la Russie, l’Iran et le Hezbollah qui interviennent massivement contre la population syrienne, tandis que les occidentaux, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche restent obnubilés par la menace « islamo-fasciste ». Cette occultation des interventions réelles paraît encore plus douteuse quand on voit la place que prend l’anecdotique soutien israélien à certains groupes rebelles dans les discours de certains militants de gauche. Le fourvoiement de cet anti-impérialisme de pacotille est total.

Finalement, nous arrivons à un moment où l’union sacrée dans la guerre contre le terrorisme a réussi à fédérer la totalité du champ politique. Alors que les détentions arbitraires et l’usage de la torture à Guantanamo étaient dénoncés par la gauche française, tous les principes semblent avoir disparu maintenant que « nous » sommes visés par les « barbares » : les bombardements sur Raqqa et Mossoul, les exécutions par drone sans l’ombre d’un procès, les détentions arbitraires et les jugements expéditifs (en particuliers ceux pratiqués par « nos boys », les YPG 30 , ne semblent plus gêner personne. La gauche, dans sa grande diversité, aura été incapable de se reconnaître dans les révolutions qui ont secoué les pays arabes, sûrement les seules que notre génération a connu jusqu’alors. En fin de compte, la gauche préfère applaudir plus ou moins honteusement à leur anéantissement : plutôt l’ordre que le chaos ou, comme aurait dit Marx, « plutôt une fin effroyable qu’un effroi sans fin ». Du soutien plus ou moins honteux à Poutine-Assad à celui qui s’exprime pour la coalition occidentale avec au centre les YPG, chacun aura depuis son confortable fauteuil choisi un camp comme dans une partie de Risk.

Peu avant son procès, un des inculpés de l’affaire dite de Tarnac soulignait lors d’une interview radiophonique que le soutien dont lui et ses camarades avaient bénéficié de la part de la gauche n’aurait probablement jamais existé s’il s’étaient appelés Youssef ou Mohamed 31 . Les réactions timorées vis-à-vis de l’état d’urgence, parfois les tentatives de sabotages de celles-ci au prétexte que s’y trouvaient les « islamistes » du CCIF (ou tout autre groupe antiraciste composé de musulmans réels ou supposés) lui donnent raison 32 , tout autant que l’absence de réaction de la gauche face au fait que l’État français assume dorénavant d’assassiner certains de ses ressortissants par drone parce qu’ils sont dans le camp de l’ennemi, ou encourage qu’ils soient jugés dans les tribunaux antiterroristes du Rojava, sans avocat ni possibilité de faire appel 33

On l’a vu, les raisons du soutien au PYD sont multiples, et certaines seraient tout-à-fait légitimes si elles étaient prudemment formulées, dans le cadre strict de la lutte pour l’autodéfense et l’autodétermination kurde. Il serait possible de comprendre le décalage abyssal entre le récit « révolutionnaire » sur le Rojava et le réel des compromissions politiques qui s’y déroulent par les « nécessités de la guerre ». Mais si nous acceptons cela, alors affirmons que le ralliement d’une part importante de l’ASL à Erdogan n’est pas moins justifié que l’alliance de circonstance du PYD avec Assad, Poutine ou Trump. Une analyse cohérente de la situation ne donne certes pas de solution clés en main à ce drame où rebelles et Kurdes s’entretuent pour le compte de dictateurs, mais devons-nous continuer à nous réfugier derrière les slogans et les postures quand il semble difficile de faire face au réel ? Comme l’écrivait Louis Mercier-Véga dans La Chevauchée anonyme, « Il y a des périodes où l’on ne peut rien, sauf ne pas perdre la tête » 34


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Evin Kahtleen, « Retour sur l’affaire dite de Tarnac avec Julien Coupat et Mathieu Burnel », France Inter, 17/02/2018, https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-17-fevrier-2018 .

« Syrie : des abus sont commis dans les enclaves sous contrôle kurde », Human Rights Watch, 19/06/2014, http://www.hrw.org/fr/news/2014/06/19/syrie-des-abus-sont-commis-dans-les-enclaves-sous-controle-kurde .

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“Massacre à Mossoul : « Nous avons tué tout le monde – l’EI, les hommes, les femmes et les enfants », Middle East Eye, 27/07/2017, http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/massacre-mossoul-nous-avons-tu-tout-le-monde-l-ei-les-hommes-les-femmes-et-les-enfants .

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« Rojava : brisons le silence », Revue Ballast, mars 2018, http://www.revue-ballast.fr/rojava-brisons-le-silence/ .

« Le ministre de l’économie du canton d’Afrin : le Rojava défie les normes de classe, de genre et de pouvoir », rojavasolidarite.noblogs.org, 01/01/2015, http://rojavasolidarite.noblogs.org/post/2015/01/07/le-ministre-de-leconomie-du-canton-defrin-le-rojava-defie-les-normes-de-classe-de-genre-et-de-pouvoir/ .

Rubel Maximilien, « Formation et développement du capital en URSS », Economie appliquée, 1957, marxists.orghttps://www.marxists.org/francais/rubel/works/1957/rubel_19570900.htm .

Ruptura Collectiva, “La guerilla anarchiste IRPGF est née au Rojava pour lutter pour la révolution au Kurdistan”, 08/04/2017, http://www.youtube.com/watch?v=91W5OeT_yYE&t=87s .

Shrooms Leila, “Syrie : qui sont les soutiens fascistes d’Assad ?”, lahorde.samizdat.net, 2014, http://lahorde.samizdat.net/2014/01/15/syrie-qui-sont-les-soutiens-fascistes-dassad/ .

Simon Cyril, « Djihadistes français en Syrie : « On ne peut pas parler de procès équitable », Le Parisien, 05/01/2018, http://www.leparisien.fr/international/djihadistes-francais-en-syrie-on-ne-peut-pas-parler-de-proces-equitable-05-01-2018-7485120.php .

Simonet Danielle, « Discours à la marche mondiale pour Afrin », Place de la République, 24/03/2018, https://www.youtube.com/watch?v=DN6ZlnpJvJU .

T.K.G.V, « Lettre à des amis « rojavistes » », ddt21.noblogs.org, 2015, http://ddt21.noblogs.org/?page_id=914 .

Trofimova Anastasia, « The road to Raqqa », rt.com, 18/09/2017, https://rtd.rt.com/films/road-to-raqqa/ .

« Amnesty International wirft Kurden Vertreibung vor », Zeit Online, 13/10/2015, http://www.zeit.de/politik/ausland/2015-10/syrien-amnesty-international-bericht-vertreibungen


1. Vaste sujet, que nous mentionnons ici simplement à titre d’analogie. Sur la« bolchévisation » des partis communistes, le développement du capitalisme d’État, et la contre-révolution stalinienne, (re)lire les gauches communistes :

Panekoek Anton, « Au sujet du parti communiste », International Council Correspondence, Vol. 1, no. 7, 1936, marxists.org,

Rubel Maximilien, « Formation et développement du capital en URSS », Economie appliquée, 1957, marxists.org

Bilan,« Seizième anniversaire de la révolution russe », Bilan, n°1, 1933, archivesautonomies.org, 2016

2. Rojava : brisons le silence », Revue Ballast, mars 2018, http://www.revue-ballast.fr/rojava-brisons-le-silence/ (où on retrouve côte à côte l’auteur de la Fabrique du Musulman et la crème de l’islamo-gauchisme). 

3.  Collectif de syndicalistes, « Afrin. Appel de soutien de syndicalistes », L’Humanité.fr, 26/03/2018, http://www.humanite.fr/afrin-appel-de-soutien-de-syndicalistes-652630

4Simonet Danielle, « Discours à la marche mondiale pour Afrin », Place de la République, 24/03/2018, https://www.youtube.com/watch?v=DN6ZlnpJvJU .

5Den Hond Chris & Court Mireille, « Rojava : une utopie au cœur du chaos syrien », OrientXXI.info, 2017 https://www.youtube.com/watch?v=Js6PAWd202M .

6 Daher Joseph, « L’auto-organisation des luttes populaires en Syrie face au régime et aux groupes islamistes ? Oui, ça existe ! », europe-solidaire.org, 04/09/2013, http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29650

7Nezan Kendal in « Kurdistan syrien : jusqu’ou ira Erdogan ? », France Culture, 23/03/2018, https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-vendredi-23-mars-2018

8 T.K.G.V, « Lettre à des amis « rojavistes » », ddt21.noblogs.org, 2015, http://ddt21.noblogs.org/?page_id=914

9 Leverrier Ignace,  « Les Kurdes sur la voie de l’autonomie en Syrie … avec l’aval de Bachar Al-Assad », lemonde.fr, 02/11/2011, http://syrie.blog.lemonde.fr/2011/11/02/les-kurdes-sur-la-voie-de-l%E2%80%99autonomie-en-syrie%E2%80%A6-avec-l%E2%80%99aval-de-bachar-al-assad/

10 Jarin Affar, Interview avec Omar Jian, « Die Wahrheit ist, dass die PKK eine kurdisch-türkische Partei ist und die syrischen Kurden nicht vertreten kann. », Huffington Post, 02/11/2017, https://www.huffingtonpost.de/arin-jaafar/die-wahrheit-ist-dass-die_b_18400356.html

11« Les Arabes disaient : « Nous vous attendons. Rebellez-vous, nous sommes prêts, renversons le régime ». Nous disions : « Non, nous sommes 15% de la Syrie et vous êtes 85% de la Syrie. Que 50% d’entre vous se soulève et 100% d’entre nous se soulèvera ». Ils se sont trouvés être des menteurs. Si nous avions fait comme ils voulaient que nous le fassions, le régime aurait dit « Ceux-là veulent briser la Syrie » et ils auraient organisé tous les arabes contre nous. Et les kurdes au Rojava auraient dû faire face à un génocide. Nous avons réalisé la situation. Nous disions que nous allions mettre en application notre modèle sur une fondation démocratique et sans bain de sang et que notre porte était ouverte à celles et ceux qui voulaient se joindre à nous » in « Le ministre de l’économie du canton d’Afrin : le Rojava défie les normes de classe, de genre et de pouvoir », rojavasolidarite.noblogs.org, 01/01/2015

12 Ibrahim Arwa, « L’aide apportée à Assad par les amis-ennemis » kurdes à Alep, middleeasteye.net, 6/12/2016, http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/analyse-l-aide-apport-e-assad-par-les-amis-ennemis-kurdes-alep-1473848762

13 « Amnesty International wirft Kurden Vertreibung vor », Zeit Online, 13/10/2015, http://www.zeit.de/politik/ausland/2015-10/syrien-amnesty-international-bericht-vertreibungen

14 Ibid

14 Bonzon Ariane, « Tout le monde sait que les Turcs ne repartent pas facilement de là où ils sont entrés », slate.fr, 21/02/2018, http://www.slate.fr/story/157858/syrie-turquie-kurdes?amp&__twitter_impression=true

16Trofimova Anastasia, « The road to Raqqa », rt.com, 18/09/2017, https://rtd.rt.com/films/road-to-raqqa/

17Barthe Benjamin, « L’armée syrienne libre : de la lutte contre Assad à la milice pro-turque », Le Monde, 30/01/2018, http://mobile.lemonde.fr/syrie/article/2018/01/30/l-armee-syrienne-libre-de-la-lutte-contre-assad-a-la-milice-proturque_5249012_1618247.html

18«Dozens of civilians and armed groups fighters from Tal Rifaat city protested yesterday near Bab al-Salame border crossing demanding to open a new military campaign to retake their city which was captured by SDF groups more than 2 years ago »,  Northern Syria Observer, 23/03/2018, https://www.youtube.com/watch?v=Z8GzlvOCGGM&feature=share

19 Mélenchon Jean-Luc, tweet du 14/03/2018, https://twitter.com/tremblay_p/status/973922508457041921

20 Collectif de syndicalistes, « Afrin. Appel de soutien de syndicalistes », L’Humanité.fr, 26/03/2018, http://www.humanite.fr/afrin-appel-de-soutien-de-syndicalistes-652630

21Simonet Danielle, « Discours à la marche mondiale pour Afrin », Place de la République, 24/03/2018, https://www.youtube.com/watch?v=DN6ZlnpJvJU

22 “Massacre à Mossoul : « Nous avons tué tout le monde – l’EI, les hommes, les femmes et les enfants », Middle East Eye, 27/07/2017, http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/massacre-mossoul-nous-avons-tu-tout-le-monde-l-ei-les-hommes-les-femmes-et-les-enfants

23Ruptura Collectiva, “La guérilla anarchiste IRPGF est née au Rojava pour lutter pour la révolution au Kurdistan”, 08/04/2017, http://www.youtube.com/watch?v=91W5OeT_yYE&t=87s

24Aouidj Hedi & Palain Mathieu, “ Le nazi de Damas”, revue 21, n°37, 2017, http://www.revue21.fr/tous_les_numeros#n-37_le-nazi-de-damas

25 Shrooms Leila, “Syrie : qui sont les soutiens fascistes d’Assad ?”, lahorde.samizdat.net, 2014, http://lahorde.samizdat.net/2014/01/15/syrie-qui-sont-les-soutiens-fascistes-dassad/

26 Drouelle Fabrice, “Chirac-Assad. Dix ans de dipomatie franco-syrienne 1996-2006”, franceinter.fr, 30/01/2018, http://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-30-janvier-2018

27Kilani Sarah & Moreau Thomas, « Le Média sur la Syrie: naufrage du journalisme alternatif », lundi.am, 28/02/2018, https://lundi.am/Le-Media-sur-la-Syrie-naufrage-du-journalisme-alternatif

28 Monsieur le président, maintenir Assad c’est soutenir le terrorisme”, Libération, 02/07/2017, http://www.liberation.fr/debats/2017/07/02/monsieur-le-president-maintenir-assad-c-est-soutenir-le-terrorisme_1581057

29 Breteau Pierre, “Les pipelines et les gazoducs sont-ils à l’origine de la guerre en Syrie, comme l’affirme Jean-Luc Mélechon ?”, Le Monde, 12/04/2017, http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/12/les-pipelines-et-les-gazoducs-sont-ils-a-l-origine-de-la-guerre-en-syrie-comme-l-affirme-jean-luc-melenchon_5110147_4355770.html ; lire également Cournebouc Alain, « Ni Allah, ni pétrole : pour une approche ouverte de la question syrienne », carbureblog.com, 04/02/2017, http://carbureblog.com/2017/02/04/ni-dieu-ni-petrole-pour-une-approche-ouverte-de-la-question-syrienne/

30 Lire à ce sujet les rapports de Human Rights Watch et les rares analyses publiées : « Syrie : des abus sont commis dans les enclaves sous contrôle kurde », Human Rights Watch, 19/06/2014, http://www.hrw.org/fr/news/2014/06/19/syrie-des-abus-sont-commis-dans-les-enclaves-sous-controle-kurde ; Simon Cyril, « Djihadistes français en Syrie : « On ne peut pas parler de procès équitable », Le Parisien, 05/01/2018, http://www.leparisien.fr/international/djihadistes-francais-en-syrie-on-ne-peut-pas-parler-de-proces-equitable-05-01-2018-7485120.php ; « La cour antierroriste de Qamishli », francetvinfo.fr, 23/01/2018, http://www.francetvinfo.fr/france/jihadistes-francais/video-pas-d-avocat-pas-d-appel-une-audience-dans-un-bureau-comment-la-cour-antiterroriste-kurde-juge-les-jihadistes_2574880.html ; Digiacomi Claire, « Les jihadistes arrêtés en Syrie peuvent-ils vraiment être jugés au Kurdistan syrien ? », huffingtonpost.fr, 04/01/2018,https://www.huffingtonpost.fr/2018/01/04/les-jihadistes-francais-arretes-en-syrie-peuvent-ils-vraiment-etre-juges-au-kurdistan-syrien_a_23324075/ ; Boggio Philippe, « Dans le secret des opérations homo », slate.fr, 29/03/2015, https://www.slate.fr/story/99473/operations-homo .

31 Evin Kahtleen, « Retour sur l’affaire dite de Tarnac avec Julien Coupat et Mathieu Burnel », France Inter, 17/02/2018, https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-17-fevrier-2018

32 Réactions analogues chez les insurrectionnalistes chauvins de Non Fides vis-à-vis de l’organisation du « banquet contre l’état d’urgence » ( « Mais avec banquetez-vous  ?  » non-fides.fr, 28/01/2016, http://www.non-fides.fr/?Mais-avec-qui-banquetez-vous ) et dans la mouvance de la « gauche » identitaire du Printemps Républicain contre la LDH ( Dumont Françoise, « Réponse LDH à Gilles Clavreul, le soi disant DILCRA », solidaires.org, 16/12/2015, http://solidaires.org/Reponse-LDH-a-Gilles-Clavreul-le-soi-disant-DILCRA ).

33 Lire à ce sujet les rapports de Human Rights Watch et les rares analyses publiées : « Syrie : des abus sont commis dans les enclaves sous contrôle kurde », Human Rights Watch, 19/06/2014, http://www.hrw.org/fr/news/2014/06/19/syrie-des-abus-sont-commis-dans-les-enclaves-sous-controle-kurde ; Simon Cyril, « Djihadistes français en Syrie : « On ne peut pas parler de procès équitable », Le Parisien, 05/01/2018, http://www.leparisien.fr/international/djihadistes-francais-en-syrie-on-ne-peut-pas-parler-de-proces-equitable-05-01-2018-7485120.php ; « La cour antierroriste de Qamishli », francetvinfo.fr, 23/01/2018, http://www.francetvinfo.fr/france/jihadistes-francais/video-pas-d-avocat-pas-d-appel-une-audience-dans-un-bureau-comment-la-cour-antiterroriste-kurde-juge-les-jihadistes_2574880.html ; Digiacomi Claire, « Les jihadistes arrêtés en Syrie peuvent-ils vraiment être jugés au Kurdistan syrien ? », huffingtonpost.fr, 04/01/2018, https://www.huffingtonpost.fr/2018/01/04/les-jihadistes-francais-arretes-en-syrie-peuvent-ils-vraiment-etre-juges-au-kurdistan-syrien_a_23324075/ ; Boggio Philippe, « Dans le secret des opérations homo », slate.fr, 29/03/2015, https://www.slate.fr/story/99473/operations-homo

34 Mercier-Vega Louis in « « La Chevauchée anonyme ». Ni l’un ni l’autre camp (1939-1941 », gimenologues.org, 22/09/2006,  http://gimenologues.org/spip.php?article201

« Source de paix » n’apportera pas la paix


« La source de la paix » n’apportera pas la paix

Ali Al-ABdallah – 16 octobre 2019

L’idée d’établir une zone de sécurité ou sécurisée, selon le nouveau nom turc, tout au long de la frontière syrienne n’est pas nouvelle: la Turquie cherchait à la commercialiser depuis des années mais en vain, ce qui est nouveau c’est la mettre en œuvre à un moment délicat en raison des conséquences du conflit en Syrie. L’établissement de la région a de nombreuses répercussions graves, sans compter l’instauration de la paix promue par l’État turc, qu’elle l’a qualifiée de : «Source de la paix».

L’opération militaire turque est liée au retour des réfugiés syriens dans la zone de sécurité que la Turquie souhaite mettre en place dans le cadre d’un projet intégré qui devrait mettre fin à l’occasion d’établir une entité kurde, quelle que soit sa nature et ses frontières, elle visait à commercialiser et à justifier le processus à l’extérieur, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, car l’opération militaire n’est pas le principal facteur de la vision turque; c’est un moyen d’avorter le projet du parti de l’Union démocratique kurde : auto-administration, en frappant la force militaire de ce parti, le YPG, et un important changement démographique dans la région, en renvoyant des réfugiés, principalement arabes, dans les zones arabes en particulier, de sorte que Le nombre d’Arabes à l’est de l’Euphrate devient écrasant, et les revendications des Kurdes vis-à-vis d’une région ou d’une administration autonome ou fédérale particulière deviennent sans objet.

Toutefois, l’opération turque a touché des équilibres géopolitiques, sur lesquels les forces locales, régionales et internationales ont misé, afin de servir ses perceptions de la solution politique en Syrie, de sorte que la Syrie ne soit pas attachée à la Russie et à l’Iran, largement liée à la survie des forces américaines à l’est de l’Euphrate et au maintien de son autonomie, une carte d’échange dans le cadre d’une solution finale. Par conséquent, il a provoqué des réactions de colère, exprimant diverses positions qui ont été réparties après avoir condamné l’opération la qualifiant d’agression, d’invasion et d’occupation, entre demander l’arrêt du processus (et se retirer immédiatement) et imposer des sanctions politiques, économiques et touristiques (la décision des ministres des Affaires étrangères arabes), l’arrêt de fourniture d’armes (décision de la Suède, des Pays-Bas, de la Finlande, du Norvège, de l’Allemagne et de la France), chercher une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies pour l’arrêter (cinq pays européens siégeant au conseil, France, Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne et Pologne), préparer une résolution imposant des sanctions économiques sévères si les forces turques dépassent certaines limites géographiques et opérationnelles, telles que le ciblage des Civils (décision américaine), condamner l’opération et exiger sa cessation immédiate et des sanctions économiques (résolution de l’UE), élever les conditions et les limites imposées par l’ONU au retour des réfugiés: un retour volontaire et un retour uniquement à l’est de l’Euphrate, ce qui limitera le nombre de rapatriés et reliera leur retour à leurs régions d’origine, et l’émergence de manifestations de masse dans un certain nombre de pays occidentaux contre le processus.

La plupart de ces mesures n’ont peut-être pas d’effets immédiats et efficaces sur le processus turc, mais elles reflètent l’isolement politique auquel la Turquie sera confrontée et l’impasse politique dans laquelle elle se retrouvera, en particulier si elle échoue de respecter les conditions et déterminants américains et ne pas parvenir à saisir le dossier des prisonniers de Daech et de leurs familles dans les camps, et le changement dans la position des Etats-Unis n’est pas en sa faveur, ce qui l’obligerait à négocier avec d’autres acteurs, la Russie et l’Iran, et le pousserait à renoncer à une partie importante de sa perception de la zone de sécurité: ses frontières et le nombre de réfugiés pouvant être renvoyés, la Russie lui demande de se coordonner avec le régime syrien et l’Iran veut que la route entre Moussoul et Alep reste en dehors des frontières de la zone de sécurité de la Turquie, une alternative qui sera difficile.

En revenant à la perception turque de la zone de sécurité, dans tous ses détails, et aux conséquences de son établissement sur le plan politique et sécuritaire, nous sentirons, sans grand effort, qu’elle est loin d’une « Source de la paix », mais au contraire, elle sera un foyer de tension permanent et brûlant, pour épuiser la région et ses habitants pendant des générations.Il est possible que le premier de ces facteurs est peut-être l’explosion de la concurrence pour le reste de l’Euphrate, à la lumière de la tendance américaine à s’y retirer, à la suite d’une promesse électorale de ramener les soldats américains à la maison, que le président Donald Trump souhaite mettre en œuvre avant la prochaine élection présidentielle. La Russie et l’Iran attendent avec impatience le retrait des forces américaines, chacun pour ses propres calculs, la Russie pour mettre en œuvre sa décision de contrôler le régime syrien sur tout le territoire syrien et de détenir les clés d’une solution politique, soulignant l’importance de la région sur le plan économique et les avantages qu’il peut apporter pour atténuer les crises du régime dans les domaines du carburant et du céréale. Pour assurer son contrôle sur les zones, l’Iran fait partie du projet routier qu’il cherche à construire de son territoire vers la Méditerranée. Le retrait des forces américaines et la frappe de l’unité de protection du peuple (YPG) constituent une occasion idéale pour mettre en œuvre le projet routier, en plus de faire avorter les aspirations des Kurdes en Iran, stimulés par la situation kurde syrienne. Cela transformerait la solution politique et les travaux du Comité constitutionnel syrien en redondance inutile et détruirait les chances de la stabilité de la Syrie pendant des décennies.

La deuxième conséquence est de déstabiliser la population et de créer un problème explosif entre les Arabes et les Kurdes, en notant que les relations entre eux ne sont pas bonnes, compte tenu de la participation des factions de l’Armée nationale à l’opération, l’approfondissement du fossé entre les deux parties avec des affrontements sanglants, reprise du conflit entre eux sur le droit à la terre et gestion politique et économique de la région, longue déstabilisation à la lumière des estimations relatives aux déplacements et migrations massifs et à la participation de parties externes au conflit dans la région, en raison de considérations politiques et géopolitiques et alimentées par les différences et les tensions pour prolonger les opportunités d’investissements dans la région.

La troisième conséquence, plus grave, de la perception par la Turquie de renvoyer ses réfugiés syriens dans la zone de sécurité est la naissance d’une nouvelle Syrie fondée sur la séparation sectaire, où les Arabes sunnites au nord et à l’est, les Alaouites et les Chiites, les Arabes, les Perses, les Afghans et les Pakistanais s’accumuleront à l’ouest. En acquérant un gain géopolitique important et un contrôle ouvert de la route allant de la mer au Liban, grâce au contrôle doctrinal des zones adjacentes à la frontière libanaise.

La quatrième et dernière conséquence est la disparition progressive des revendications de la révolution syrienne et des aspirations de ses bases populaires de liberté et de dignité à éliminer les vestiges de la distinction entre les objectifs de la révolution et ceux des pays qui ont suivi l’opposition, politique et armée, transformant leurs forces en soldats dans leurs plans.

Il reste à dire que le Conseil démocratique syrien (CDS) et son branche militaire, les Forces démocratiques syriennes (FDS), ont commis des erreurs odieuses qui les ont conduits à l’impasse actuelle. (CDS), qui a pour politique de dépeindre l’oppression des Kurdes comme une minorité persécutée pour des motifs nationaux et religieux, selon un discours prononcé par son représentant aux États-Unis, Cinem Mohammed, au siège du Conseil de recherche sur la famille, à droite, à Washington, le 16/7/2019, suggérant qu’il courtise la stratégie de l’Alliance des minorités, s’efforçant d’obtenir le soutien politique américain de son projet par le biais d’une alliance avec la droite raciste américaine, et s’efforçant d’imposer sa perception au peuple syrien, s’appuyant sur une alliance avec l’Amérique, ignorant que l’alliance actuelle croisait un réformateur en plusieurs étapes, Parce que l’Amérique a répété maintes fois qu’elle n’adoptait pas son projet politique. La seconde, les « FDS », par ses pratiques, réprime l’opposition arabe et kurde, provoque un changement démographique dans les villages arabes et turkmènes et impose le recrutement forcé aux habitants de l’est de l’Euphrate, sous le slogan de l’autodéfense, bien que la plupart d’entre eux n’approuvent pas le projet d’autogestion. La privation de population de la région, y compris les gouvernorats de Deir Ezzor et Raqqa, a rendu la communication entre eux et les communautés arabes limitée et assombrie par la suspicion et la méfiance, et sa précipitation à bombarder des villes et villages turcs avec le début de l’attaque turque et la riposte turque par des bombardements des villages syriens, ce qui a conduit à la perte de solidarité des habitants de la région, comme l’avait exprimé les dignitaires de Qamechli à cet égard, et a affaibli son argument devant l’opinion publique internationale, la vulnérabilité des civils dans les villes syriennes.

La « Source de paix » n’atteindra pas la paix et ne pourra pas continuer jusqu’à la fin, comme l’envisagent les dirigeants turcs, car la Turquie souffre de faiblesses et de fragilités dans plus d’un domaine, ce qui permet à d’autres forces de faire pression pour arrêter le processus à un moment donné ou l’obliger au retrait en dehors de la région, pareillement, ni le « CDS » et les « FDS » ne parviendront pas à vaincre les forces offensives, ni à maintenir leur projet, en revenant à l’entente et à l’alliance avec le régime, la hâte de demander la protection du régime et d’appeler à envoyer ses troupes pour se déployer à la frontière, sachant que c’est la fin de son projet d’autonomie, ils ont déjà connu les conditions du régime pour les aider, et ceci rien de moins qu’un suicide politique.

٠”نبع السلام” لن يجلب السلام

علي العبدالله – 16 أكتوبر 2019

ليست فكرة إقامة منطقة آمنة، أو أمنية وفق التسمية التركية الجديدة، على طول الحدود مع سورية جديدة، فقد سعت تركيا إلى تسويق الفكرة منذ سنوات من دون جدوى، لكن الجديد هو تنفيذها في لحظة دقيقة وحساسة، بسبب ما ترتب على تحولات الصراع في سورية وعليها؛ حيث باتت لإقامة المنطقة العتيدة تبعات وانعكاسات كثيرة وخطيرة، ليس من بينها تحقيق السلام، كما تروّج الدولة التركية، الذي وضعته في اسم العملية: “نبع السلام”٠

ترتبط العملية العسكرية التركية بإعادة اللاجئين السوريين إلى المنطقة الأمنية التي تريد تركيا إقامتها، في إطار مشروع متكامل، يُؤمل منه أن يُنهي فرص قيام كيان كردي، مهما كانت طبيعته وحدوده، والعمل على تسويق العملية وتبريرها خارجيا بذريعة محاربة الإرهاب، فالعملية العسكرية ليست العامل الرئيس في التصور التركي؛ إنها وسيلة لإجهاض مشروع حزب الاتحاد الديمقراطي الكردي: الإدارة الذاتية، بضرب القوة العسكرية لهذا الحزب، وحدات حماية الشعب، وإجراء تغيير سكاني واسع في المنطقة، عبر إعادة اللاجئين إليها، أغلبهم من العرب، إلى المناطق العربية بشكل خاص، بحيث يصبح عدد العرب في شرق الفرات طاغيا، وتصبح دعاوى الكرد ٠ومطالباتهم بإقليم خاص أو إدارة ذاتية أو فدرالية غير ذات موضوع

غير أن العملية التركية قد مسّت توازناتٍ جيوسياسية، راهنت قوى محلية وإقليمية ودولية عليها، لخدمة تصوّراتها للحل السياسي في سورية؛ بحيث لا تكون سورية ملحقةً بروسيا وإيران، وهذا مرتبطٌ، إلى حد كبير، ببقاء القوات الأميركية في شرق الفرات، والمحافظة على الإدارة الذاتية ورقة مساومة في إطار الحل النهائي. لذا استثارت ردود فعل غاضبة، عبّرت عن نفسها بمواقف متعدّدة توزعت، بعد إدانة العملية ووصفها بالعدوان والغزو والاحتلال، بين الدعوة إلى وقف العملية (والانسحاب فورا) والتلويح بعقوبات سياسية واقتصادية وسياحية (قرار وزراء الخارجية العرب)، ووقف توريد الأسلحة (قرار السويد وهولندا وفنلندا والنرويج وألمانيا وفرنسا)، والسعي إلى إصدار قرار من مجلس الأمن الدولي لوقفها (خمس دول أوروبية في المجلس، فرنسا وألمانيا وبلجيكا وبريطانيا وبولندا)، وتحضير قرار بفرض عقوبات اقتصادية قاسية، فيما لو تجاوزت القوات التركية حدودا معينة، جغرافية وعملياتية، مثل استهداف المدنيين (قرار الولايات المتحدة)، وإدانة العملية والمطالبة بوقفها فورا وفرض عقوبات اقتصادية (قرار الاتحاد الأوروبي)، ورفع شروط الأمم المتحدة ومحدداتها لإعادة اللاجئين في وجهها: العودة الطوعية وعودة أبناء منطقة شرق الفرات فقط إليها التي ستحد من عدد العائدين، وتربط عودتهم بمناطقهم الأصلية، وخروج تظاهرات حاشدة في عدد من الدول الغربية ضد العملية٠

قد لا تكون لمعظم هذه الخطوات آثار قريبة وفاعلة على العملية التركية، لكنها تعكس حالة العزلة السياسية التي ستواجهها تركيا والمأزق السياسي الذي ستنزلق نحوه، خصوصا إذا فشلت في الالتزام بالشروط والمحدّدات الأميركية، وعجزت عن الإمساك بملف سجناء الدواعش وأسرهم في المخيمات، وحصول تغيير في الموقف الأميركي في غير صالحها، ما سيضطرها للدخول في مساوماتٍ مع القوى الفاعلة الأخرى، روسيا وإيران، ويدفعها إلى التنازل عن جزء مهم من تصوّرها للمنطقة الأمنية: حدودها وعدد اللاجئين الممكن إعادتهم إليها، روسيا تطالبها بالتنسيق مع النظام السوري، وإيران تريد بقاء طريق الموصل حلب خارج حدود المنطقة الأمنية التركية، فتكون كالمستجير من الرمضاء بالنار٠

في العودة إلى التصور التركي للمنطقة الأمنية، بكل تفاصيلها، وما يمكن أن يترتب على إقامتها سياسيا وأمنيا، سنلمس، من دون كبير عناء، أنها أبعد ما تكون عن “نبع سلام”، بل على العكس ستكون بؤرة توتر دائمة ومحرقة، لاستنزاف المنطقة وشعوبها لأجيال قادمة. لعل أول مترتّبات قيامها انفجار التنافس على المتبقي من منطقة شرق الفرات، في ضوء توجه أميركي إلى الانسحاب منها على خلفية وعد انتخابي بإعادة الجنود الأميركيين إلى الوطن، يريد الرئيس دونالد ترامب تنفيذه قبيل انتخابات رئاسية باتت على الأبواب. وروسيا وإيران تنتظران بلهفة انسحاب القوات الأميركية، كل لحساباتها الخاصة، روسيا لتنفيذ قرارها بإعادة سيطرة النظام السوري على كل الأرض السورية، والإمساك بمفاتيح الحل السياسي، مع ملاحظة أهمية المنطقة اقتصاديا، وما يمكن أن تقدّمه من فوائد للتخفيف من أزمات النظام في مجالات المحروقات والحبوب، وإيران لضمان بسط سيطرتها على مساحاتٍ هي جزء من مشروع الطريق البرّي الذي تسعى إلى إقامته من أراضيها إلى البحر الأبيض المتوسط. وانسحاب القوات الأميركية وضرب وحدات حماية الشعب فرصة مثالية لتنفيذ مشروع الطريق، بالإضافة إلى إجهاض التطلعات الكردية في إيران التي حفّزتها الحالة الكردية السورية. وهذا إن تم سيحوّل الحل السياسي وعمل اللجنة الدستورية السورية إلى نافلةٍ لا لزوم لهما، ويدمّر فرص استقرار سورية عقودا طويلة٠

أما المترتب الثاني فزعزعة الاستقرار السكاني وإحداث مشكلة متفجرة بين العرب والكرد، علما أن العلاقة بينهما ليست على ما يرام، على خلفية إشراك فصائل الجيش الوطني في العملية، وتعميق الفجوة بين الطرفين بالمواجهات الدامية، وتجدّد الصراع بينهما على الأحقية بالأرض، وإدارة المنطقة سياسيا واقتصاديا، زعزعة مديدة في ضوء تقديراتٍ بحصول نزوح وهجرة واسعين، وبانخراط أطرافٍ خارجية في الصراع على المنطقة، لاعتباراتٍ سياسية وجيوسياسية وتغذيتها الخلافات والتوترات لإدامة فرص الاستثمار في أزماتها٠

المترتب الثالث، وهو الأخطر، إن تحقق التصور التركي بإعادة اللاجئين السوريين لديها إلى المنطقة الأمنية العتيدة هو ولادة سورية جديدة قائمة على فرز مذهبي، حيث سيتكدس العرب السّنة في الشمال والشرق، والعلويون والشيعة، العرب والفرس والأفغان والباكستانيون، في الغرب، وهذا يحقق حلم إيران بتحقيق مكسب جيوسياسي مهم، وسيطرة مفتوحة على الطريق من البحر إلى لبنان، عبر السيطرة المذهبية على المناطق المحاذية للحدود اللبنانية٠

 

المترتب الرابع والأخير، تلاشي مطالب الثورة السورية، وتطلع حواضنها الشعبية إلى الحرية والكرامة، بالقضاء على بقايا التمايز بين أهداف الثورة وأهداف الدول التي استتبعت المعارضة، السياسية والمسلحة، بتحوّل قواها إلى جنودٍ في خطط هذه الدول٠

 

يبقى أن نقول إن مجلس سورية الديمقراطية (مسد) وجناحه العسكري، قوات سورية الديمقراطية (قسد)، قد ارتكبا أخطاء شنيعة، أوصلتهما إلى المأزق الحالي. “مسد”، بسياسته التي تقوم على تصوير مظلومية الكرد أقلية مضطهدة لأسباب قومية ودينية، وفق محاضرة ممثلته في الولايات المتحدة، سينم محمد، في مقر جمعية “مجلس أبحاث العائلة” اليميني في واشنطن يوم 16/7/2019، ما يشي بمغازلتها استراتيجية تحالف الأقليات، والعمل على كسب تأييد سياسي أميركي لمشروعها من خلال التحالف مع اليمين الأميركي العنصري، والعمل على فرض تصوّرها على الشعب السوري، بالاعتماد على التحالف مع أميركا، متجاهلا أن التحالف الراهن تقاطع مصلحي مرحلي، لأن أميركا قالت مرات إنها لا تتبنى مشروعه السياسي. والثانية، “قسد”، بممارساتها، قمع المعارضة العربية والكردية، وإحداث تغيير سكاني في قرى عربية وتركمانية، وفرض تجنيد قسري على سكان شرق الفرات، تحت شعار الدفاع الذاتي، على الرغم من أن معظمهم لا يوافقون على مشروع الإدارة الذاتية، والاستئثار بخيرات شرق الفرات وحرمان أهل المنطقة منها، محافظتي دير الزور والرقة، وهذا جعل التواصل بينها وبين المجتمعات العربية محدودا ومشوبا بسحابات الشك وانعدام الثقة، ومسارعتها إلى قصف المدن والبلدات والقرى التركية مع بداية الهجوم التركي والرد التركي بقصف المدن والبلدات السورية، الأمر الذي أفقدها تضامن أبناء المنطقة، كما عبر عن ذلك بيان أعيان القامشلي في هذا الخصوص، وأضعف حجتها أمام الرأي العام الدولي بتعرّض المدنيين في المدن والبلدات والقرى السورية للقصف التركي٠

 

لن تحقق عملية “نبع السلام” السلام، مع احتمال عدم مواصلتها حتى النهاية، كما تصوّرتها القيادة التركية، لأن تركيا تعاني من نقاط ضعف وهشاشة في أكثر من مجال، ما يسمح للقوى الأخرى بالضغط عليها لدفعها إلى وقف العملية عند نقطة معينة، أو إجبارها على الانسحاب خارج المنطقة، كما لن تنجح “مسد” و”قسد” في هزيمة القوات المهاجمة، أو الحفاظ على مشروعها، بالعودة إلى التفاهم والتحالف مع النظام، فالمسارعة إلى طلب حماية النظام ودعوته إلى إرسال قواته للانتشار على الحدود، وهي تعلم أن في ذلك نهاية لمشروعها، فقد سبق وعرفت شروطه لمساعدتها، ليس أقل من انتحار سياسي٠

 

Syrie: Suite au retrait américain de Manbej…


ALLIÉS-DE-L'YPG-2019

Les soldats syriens ont hissé le drapeau national, à Manbej, après le retrait des soldats américains

Alexandre Lavrentiev : la Russie ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne

Washington n’avait pas “constaté à ce staded’évasion majeure” de prisonniers de l’EI

Un responsable kurde a rapporté une nouvelle tentative d’évasion de femmes et d’enfants de jihadistes du camp de déplacés d’Al-Hol,  mais ils ont été rattrapés 🙂

 

Syrie: résistance des forces kurdes, patrouilles russes après le retrait américain

AFP – 15 octobre 2019

AFP / – Les soldats syriens font le V de la victoire et brandissent des portraits du président Bachar al-Assad à la périphérie nord de la ville de Minbej dans le nord de la Syrie, le 15 octobre 2019

Les forces kurdes opposent une résistance féroce mardi aux militaires turcs dans le nord de la Syrie, où le retrait de troupes américaines a permis un déploiement de l’armée du régime syrien et de son allié russe.

En lançant le 9 octobre son offensive pour éloigner de sa frontière la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370.000 morts depuis 2011.

Plusieurs pays interviennent militairement en Syrie. Les soldats américains, déployés pour aider les Kurdes face au groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu l’ordre de partir. Abandonnés face aux forces turques, les Kurdes ont appelé dimanche à l’aide le régime de Bachar al-Assad, soutenu sur le terrain par la Russie mais aussi l’Iran.

L’offensive turque a provoqué un tollé international et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à nouveau mercredi. Le vice-président américain Mike Pence va partir pour la Turquie “dans les prochaines 24 heures” pour négocier un cessez-le-feu.

AFP / Gal ROMA Carte du nord-est de la Syrie montrant les derniers événements sur la zone d’affrontement et les dates-clés au 15 octobre

La Turquie a toutefois assuré qu’elle poursuivrait son opération “avec ou sans le soutien” du monde, dénonçant le “sale marché” conclu entre les forces kurdes et le régime Assad.

Son objectif affiché: la création d’une “zone de sécurité” de 32 km de profondeur le long de sa frontière, qui permettra notamment de rapatrier une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

Depuis le 9 octobre, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont pris le contrôle d’une bande frontalière de près de 120 km. Une ville clé reste à conquérir, celle de Ras Al-Aïn.

C’est là où les combats les plus violents se concentrent, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG, opposant une résistance acharnée en utilisant un réseau de tunnels. En soirée, les affrontements se sont poursuivis dans l’ouest de Ras al-Aïn et près de la ville de Tal Abyad conquise par les forces turques, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

– Pas de combats syro-turcs –

AFP / Ozan KOSE Photo prise le 15 octobre 2019 depuis la ville turque de Ceylanpinar, montrant de la fumée s’élever au dessus de la ville syrienne de Ras al-Aïn

A l’appel des Kurdes, les forces du régime se sont déployées dès lundi dans des secteurs du Nord, notamment à Minbej où les soldats syriens ont hissé le drapeau national, après le retrait des soldats américains.

Dans ce contexte explosif, la Russie a souligné qu’elle ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne. Ils “ne sont dans l’intérêt de personne et seraient inacceptables”, a déclaré l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

La police militaire russe mène d’ailleurs “des patrouilles le long de la ligne de contact” entre les forces syriennes et turques dans le secteur de Minbej, selon Moscou.

Deux soldats turcs ont toutefois été tués selon Ankara par des obus tirés depuis la région de Minbej, où de violents combats nocturnes avaient opposé les forces d’Ankara aux Kurdes.

SYRIAN TV/AFP / – Captures écran d’images de la télévision d’Etat syrienne diffusées le 15 octobre et présentant des habitants de Minbej avec des drapeaux et des portraits de Bachar al-Assad

En sept jours, 71 civils, 158 combattants des FDS ainsi que 128 combattants proturcs ont été tués, d’après l’OSDH.

Ankara a déploré la mort de six soldats en Syrie ainsi que de 20 civils par des tirs de roquettes sur des villes turques en provenance de Syrie.

De plus, l’offensive a provoqué l’exode de 160.000 personnes d’après l’ONU.

– Pence en Turquie –

Les autorités kurdes se sont alarmées de l’arrêt des activités de “toutes” les ONG internationales et le retrait de leurs employés du secteur, qui accueille plusieurs camps de déplacés déjà sous pression.

L’ONG Médecins sans frontières a dit avoir dû “suspendre la majorité de ses activités et évacuer tout son personnel international”.

Les agences de l’ONU poursuivent elles leurs opérations, malgré la situation dangereuse.

Après avoir annoncé le départ du nord syrien de près d’un millier de soldats américains, les Etats-Unis ont adopté des sanctions contre des ministres turcs mais cherchent dans le même temps à sauver leur alliance historique avec la Turquie qui accueille des bases américaines stratégiques.

“Notre objectif numéro un est de déployer notre diplomatie pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu”, a dit un responsable américain en annonçant la visite de M. Pence en Turquie.

Suivant l’exemple de plusieurs pays occidentaux, la Grande-Bretagne a annoncé la suspension des exportations vers la Turquie d’armes “qui pourraient être utilisées” dans son offensive.

Paris et d’autres capitales européennes ont dit en outre craindre la fuite de jihadistes de l’EI détenus par les Kurdes à la faveur de cet assaut.

Mais un responsable américain a assuré que Washington n’avait pas “constaté à ce stade d’évasion majeure” de prisonniers de l’EI.

Un responsable kurde a néanmoins rapporté une nouvelle tentative d’évasion de femmes et d’enfants de jihadistes du camp de déplacés d’Al-Hol dans le nord syrien, soulignant que les fugitifs avaient été rattrapés.

« l’urgence pousse les Kurdes à se retourner vers Assad et la Russie »


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En Syrie, « l’urgence pousse les Kurdes à se tourner vers Assad et la Russie »

La Turquie a déclenché, le 9 octobre, une offensive militaire visant à éliminer l’influence des forces à dominante kurde dans le nord-est syrien. Dans un tchat, notre envoyé spécial, Allan Kaval, a répondu à vos questions sur le conflit et ses implications.

 

Publié 14.10.2019 

 

Des forces pro-Turques lors des combats dans la ville de Ras al-Ain, au nord-est de la Syrie.
Des forces pro-Turques lors des combats dans la ville de Ras al-Ain, au nord-est de la Syrie. NAZEER AL-KHATIB / AFP

La Turquie a lancé une offensive dans le nord-est de la Syrie, mercredi 9 octobre, après le retrait américain et malgré de vives critiques internationales. Un premier bilan fait état, lundi 14 octobre, de 104 combattants kurdes et plus de 60 civils tués, selon les Nations unies. Plus de 130 000 personnes ont déjà été déplacées. Les Kurdes de Syrie, lâchés par les Etats-Unis, ont annoncé, dimanche 13 octobre, avoir conclu un accord avec le régime de Bachar Al-Assad pour le déploiement de l’armée syrienne dans le nord du pays, afin de s’opposer à l’avancée rapide des troupes turques et de leurs alliés. Notre journaliste Allan Kaval, qui a passé plusieurs jours dans le nord-est syrien, a répondu à vos questions lors d’un tchat.

Yoann : Les forces kurdes annoncent que l’armée turque est renforcée par d’anciens soldats djihadistes. Quelles relations la Turquie entretient-elle avec Daech et les islamistes ?

Ankara soutient, depuis le début de la guerre civile syrienne, plusieurs groupes d’opposition très divers mais qui sont tous marqués par une certaine coloration islamiste. Ces groupes ont pris les armes en vue de renverser Bachar Al-Assad. Avec le renforcement du régime et l’éloignement de l’horizon révolutionnaire, elles sont maintenant des milices supplétives servant l’obsession stratégique de la Turquie depuis au moins quatre ans : affaiblir, voire éliminer toute influence des forces à dominante kurde dans le nord-est du pays.

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KipeufRkoi ? : Suite à l’inaction américaine et du fait des incapacités européennes, quel pourrait être le rôle de la Russie ?

La Russie n’a jamais totalement coupé les ponts avec les autorités kurdes syriennes, qui ont elles-mêmes toujours entretenu des lignes de communication et de négociation avec le régime de Damas, protégé par Moscou. On ne peut douter que la Russie joue un rôle central dans la construction de la relation à venir entre les autorités à dominante kurde et le régime de Bachar Al-Assad. Toutefois, la Russie ne peut se mettre totalement Ankara à dos. Conserver de bonnes relations avec la Turquie, ne pas la contraindre dans ses plans de manière trop forte, permet à Moscou d’enfoncer encore davantage un coin entre Ankara et ses partenaires de l’OTAN.

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GN : En combien de temps la Turquie peut-elle conquérir le nord de la Syrie ? Quelle serait ensuite l’administration de cette zone ?

Le problème, c’est que les alliés occidentaux des YPG (unités de protection du peuple), qui sont la composante kurde dominante des Forces démocratiques syriennes (FDS), ont renoncé à les défendre depuis le début de l’offensive. Au contraire, ils se retirent. L’opération turque en cours n’aurait pas pu avoir lieu sans le blanc-seing donné à M. Erdogan par M. Trump.

« C’est une guerre asymétrique qui illustre un rapport de force très déséquilibré entre les belligérants et qui est favorable à la Turquie et à ses alliés. »

Malgré une frappe turque contre une implantation militaire de la coalition internationale où étaient présents des militaires français et américains – frappe qui n’a pas fait de victimes –, il n’est pas envisageable pour les principales nations membres de la coalition – qui font, comme la Turquie, partie de l’OTAN – d’avoir une posture agressive à l’égard d’Ankara. Contrairement aux milices islamistes déployées par la Turquie qui sèment la terreur dans le nord-est syrien avec l’appui de l’artillerie, de l’aviation et des moyens techniques des forces armées turques, les FDS sont parfaitement démunies. Une haute responsable kurde de Syrie me confiait encore, samedi, que les FDS avaient dû passer en « mode guérilla ». C’est une guerre asymétrique qui illustre un rapport de force très déséquilibré entre les belligérants et qui est favorable à la Turquie et à ses alliés. Reste maintenant à voir comment les forces du régime Assad, qui se déploient dans le nord du pays à l’appel des FDS, vont transformer les termes de l’équation…

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Travailleur acharné : Cette offensive ne sacre-t-elle pas la victoire totale de Bachar Al-Assad dans cette guerre civile ?

Bachar Al-Assad boit du petit-lait. Si l’on observe la situation d’un œil cynique, on comprend qu’il a profité de l’intervention de la coalition contre l’Etat islamique avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) pour voir le territoire syrien débarrassé de toute emprise territoriale djihadiste. Et qu’il a ensuite profité des obsessions stratégiques turques et des flottements au sein du pouvoir à Washington pour qu’une opération lancée par Ankara se traduise, en définitive, par le retrait de cette même coalition.

Avec son parrain russe, il devient alors le seul recours des FDS et investit des territoires dont il n’aurait pu reprendre le contrôle dans d’autres circonstances. L’objectif de Bachar Al-Assad est d’imposer de nouveau son autorité sur l’ensemble du territoire syrien. Prises dans leurs intérêts stratégiques irréconciliables et par l’impossibilité d’une confrontation directe entre elles, les grandes puissances qui gravitent autour de la crise syrienne font le travail pour lui.

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Qwinmore : Quels sont les différents moyens de pression dont la France peut faire usage contre la Turquie pour l’inciter à renoncer à cette opération militaire ?

Paris se veut en pointe de l’opposition internationale à l’intervention turque. Face à Ankara, la France entend utiliser son influence au niveau de l’Union européenne pour pousser des prises de position fortes ou la mise en place de régimes de sanction. Elle œuvre aussi au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU pour accroître le niveau de pression internationale sur la Turquie, imposer un cessez-le-feu, une zone de non survol…

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Mais ces efforts diplomatiques se déploient dans une temporalité qui n’est pas celle des évolutions sur le terrain qui, elles-mêmes, créent des situations de fait accompli sur lesquelles il sera impossible de revenir. Ankara pousse son avantage en profitant de l’incapacité des alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) à agir. Et ce, d’autant plus que c’est le dirigeant premier de ces alliés, le président américain Donald Trump, qui, contre l’avis de son administration, a rendu possible cette opération…

Quoi qu’il en soit, la forme que pourrait prendre une quelconque solution politique ou diplomatique portée par de tels efforts reste extrêmement floue. Il semble qu’il soit désormais trop tard et que l’urgence de la situation a poussé les FDS à cesser d’attendre quoi que ce soit de ses partenaires les plus proches pour se tourner vers la Russie et le régime syrien, quitte à perdre un large partie de leur autonomie

A Kamechliyé, un homme gravement brûlé se fait soigner à l’hôpital, le 13 octobre. Il était dans le convoi de civils bombardé par l’armée turque.
A Kamechliyé, un homme gravement brûlé se fait soigner à l’hôpital, le 13 octobre. Il était dans le convoi de civils bombardé par l’armée turque. LAURENCE GEAI POUR « LE MONDE »

Dr. Folamour : Quelle est l’intensité des combats en cours ?

Au cours des dernières heures, et d’après des sources ouvertes, les tensions montent autour de la ville de Manbij, véritable nœud entre les zones tenues par les Forces démocratiques syriennes (FDS), celles tenues par le régime syrien et celles dominées de longue date par la Turquie dans le nord de la Syrie. La reprise de Manbij est un objectif formulé par Ankara depuis 2016 et la victoire que les FDS ont obtenue face à l’Etat islamique (EI) avec le soutien de la coalition.

« Manbij qui pourrait être le théâtre d’un face-à-face dangereux entre la Turquie et le régime syrien où les FDS à dominante kurde seraient un acteur de deuxième plan. »

Or, face à la menace turque, ces dernières ont invité le régime syrien à investir la ville et ses environs. D’après les déclarations de l’exécutif turc, c’est Manbij qui pourrait être le théâtre d’un face-à-face dangereux entre la Turquie et le régime syrien où les FDS à dominante kurde seraient un acteur de deuxième plan. Par ailleurs, la ville de Ras Al-Aïn, historiquement mixte avec des populations arabe et kurde, est toujours disputée entre les supplétifs d’Ankara et les FDS. Après la frappe turque contre un convoi civil, dimanche 13 octobre, de nouveaux tirs d’artillerie ont été relevés ce lundi après-midi. Près de Tal Abyad, les forces supplétives turques accroissent leur emprise. Outre Manbij, les forces du régime syrien poursuivent leur déploiement dans le nord-est à l’invitation des FDS. Elles ont repris le contrôle de leur base d’Aïn Issa, au nord de Rakka où les unités des forces kurdes ont levé le drapeau syrien. Pour un suivi régulier des évolutions de terrain, je vous conseille de consulter ce site qui agrège les derniers développements sur une carte interactive.

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Un avion de la coalition internationale cible un convoi des forces du régime dans la région de Rasafah au sud-ouest de Raqqa


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13 octobre 2019

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris que les avions de combat appartenant à la coalition internationale avaient visé un convoi de forces du régime dans la région de Rasafah au sud-ouest de la ville de Raqqa. L’OSDH n’a eu connaissance d’aucune victime. Le convoi se dirigeait vers la ville de Tabqa avant d’être ciblé par un avion de la coalition dans la région de Rasafah.
Les forces du régime et les forces russes se sont, par ailleurs, déployées dans la zone située entre les zones d’influence du Conseil militaire de Manbij et les zones du bouclier de l’Euphrate entre al-A’rima et Aoun al-Dadat dans la campagne d’Alep, ce déploiement s’achèvera plus tard à la frontière syro-turque dans la région d’Ayn al-Arab (Kobani) et s’étendra à Al-Jazeera et aux frontières syro-irakiennes du côté du gouvernorat d’Al-Hassakah. Cet accord est conforme aux promesses russes selon lesquelles la Russie travaillera à renvoyer les personnes déplacées d’Efrin dans leurs régions et que les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) se battront sous le nom de forces parallèles avec les Russes et les forces du régime dans la province d’Edleb, tandis que des sources syriennes ont rapporté que les forces américaines tentent d’empêcher le déploiement du régime et des forces russes dans la région.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a publié il y a quelques heures que la coalition internationale avait informé les dirigeants des Forces démocratiques syriennes de son intention de se retirer de sa base militaire située près de la ville de Manbej, et de la base de Kharab Echk dans la campagne d’Ayn al-Arab (Kobani), elle s’est également retirée de la ville d’Ayn Issa dans la campagne nord de Al-Raqqa.

Syrie: Le régime rassemble ses forces près de Manbij en préparation de son entrée dans la ville


Patrouille russe de la police militaire à Manbij octobre 2019

13 octobre 2019 – Syrie, Enab Baladi Online

Des renforts militaires du régime syrien ont atteint la périphérie de la ville de Manbij, dans la campagne nord-est d’Alep, en vue de leur déploiement à l’intérieur de la ville.

L’agence de presse Spoutnik a cité samedi 12 octobre une source anonyme sur le terrain, selon laquelle ces mesures sont régies par un accord conclu entre la Russie et la Syrie, d’une part, et entre la Russie, les États-Unis et les « Forces démocratiques syriennes ».

La source a souligné que « l’accord inclut le déploiement d’unités de l’armée syrienne avec des armes lourdes et moyennes dans la ville de Manbij et lève le drapeau syrien sur les centres gouvernementaux et sur les entrées et les sorties de la ville ».

Pour sa part, un porte-parole des « SDF » a déclaré, samedi, que « les forces du régime syrien avancent sur le front de Manbij, mais ce n’est pas notre préoccupation », selon la chaîne « Al Jazeera ».

عاجل | المتحدث باسم “قوات
#سوريا الديمقراطية”: قوات
النظام السوري تتقدم على جبهة
منبج وهذا أمر لم يعد يعنينا
— الجزيرة – عاجل (@AJABreaking) October 12, 2019

Urgent: le Porte-parole des « Forces
démocratiques syriennes »: les forces
du régime syrien avancent sur le front de Manbij
mais ce n’est plus notre souci
(@AJABreaking) 12 octobre 2019

Selon l’agence « Spoutnik », « la ville de Manbij s’est libérée des principaux dirigeants kurdes et ceux qui restent sont des Arabes ».

Dans un contexte connexe, la chaîne « Mayadeen » libanaise proche du « Hezbollah » a déclaré samedi qu’il y avait « des informations sur une réunion américano-russe qui a pris une heure dans le village d’Al-Farat au nord de Manbij »

#سوريا: مراسل الميادين: معلومات عن لقاء أميركي روسي
استغرق ساعة كاملة في قرية الفارات شمال غرب منبج
— الميادين عاجل (@AlMayadeenLive) October 12, 2019

Urgent:  # Syrie: correspondant d’Al-Mayadeen: information sur une réunion américano-russe d’une heure dans le village d’Al-Farat, au nord-ouest de Manbej
(@AlMayadeenLive) 12 octobre 2019

Le journal « Al-Watan », proche du régime, a déclaré que « l’armée syrienne a apporté des renforts militaires supplémentaires à la ville d’al-Arima et à la frontière entre Manbij et la ville d’Al-Bab, où l’armée turque est retranchée ».

Al-Watan a ajouté que les renforts avaient été amenés parallèlement à la police militaire russe qui patrouillait la frontière séparant Manbej des zones contrôlées par l’armée turque et ses milices, du côté sud-ouest de la ville par le crime.

Le 7 octobre, Les SDF ont annoncé que les forces du régime syrien se préparaient à se déplacer vers la ville de Manbej, dans la campagne d’Alep.

Elles ont ajouté que le mouvement des forces du régime soutenu par la Russie vers la ville de Manbej est le premier résultat de la décision américaine de se retirer.

Le régime syrien s’est installé près de Manbij, quelques jours après le début de l’opération militaire turque dans l’est de l’Euphrate, avec la participation de l’armée nationale syrienne.

Le ministère turc de la Défense a annoncé le 9 octobre le début des opérations militaires, “Source de paix”, et a déclaré que son objectif était de créer une “zone de sécurité” à l’est de l’Euphrate.

Pour plus d’informations: https://www.enabbaladi.net/archives/334807#ixzz62EevBxOC

Forces d’autogestion Kurdes : Augmentation des arrestations et disparitions forcées – تقرير: ارتفاع وتيرة الاعتقال والاختفاء القسري على يد قوات الإدارة الذاتية الكردية


YPG - Syrie

Kurdish Self- Management forces arrested two civilians from the same family in al Twaina village in Hasaka suburbs, on February 18

 

تقرير: ارتفاع وتيرة الاعتقال والاختفاء القسري على يد قوات الإدارة الذاتية الكردية

19 février 2019

 ١٠٧معتقل بينهم أربعة أطفال وست سيدات منذ مطلع كانون الثاني ٢٠١٩

قالت الشبكة السورية لحقوق الإنسان في تقريرها الصادر اليوم إنَّ قوات الإدارة الذاتية الكردية صعَّدت من وتيرة عمليات الاعتقال والإخفاء القسري منذ مطلع عام 2019 في ظلِّ سياسة من التضييق والقمع وانتهاك المعايير الأساسية في القانون الدولي لحقوق الإنسان في الأراضي التي تُسيطر عليها.

وذكر التَّقرير أنَّ قوات الإدارة الذاتية نفَّذت منذ مطلع عام 2019 عمليات دهم واعتقال واسعة في كل من محافظتي الرقة والحسكة، وتحوَّل نصف المعتقلين إلى عداد المختفين قسرياً في ظلِّ إنكار تلك القوات وجودهم لديها، وجهلِ أهلهم مكان وجودهم، ومنعهم من الاتصال بعائلاتهم أو توكيل محامٍ.

وتحدَّث التقرير الذي جاء في أربع صفحات عن وجود أنماط متعددة من الانتهاكات التي ارتكبتها الإدارة الذاتية الكردية، يأتي في مقدمتها الاعتقال التعسفي الذي يتحول في معظم الأحيان إلى اختفاء قسري، وحالات التعذيب، وتجنيد الأطفال، والتجنيد القسري. وكان من أفظع تلك الانتهاكات مقتل شخصين بسبب التَّعذيب وإهمال الرعاية الصحية في مراكز الاحتجاز التابعة لها، وقد سلَّمت الإدارة الذاتية جثمانيهم لعائلاتهما.

كما أوردَ التقرير أبرز المناطق، التي شهدت عمليات اعتقال ودهم كمدن الرقة وتل أبيض والطبقة، وقرى القحطانية وعين العروس، ومسعدة، وخس هبال، وخس دعكول، وخس عالج، وبلدتي سلوك والمنصورة في محافظة الرقة، ومدينتي عين العرب ومنبج في محافظة حلب، ومدينتي الحسكة والدرباسية في محافظة الحسكة.

وسجَّل التقرير اعتقال قوات الإدارة الذاتية ما لا يقل عن 107 أشخاص بينهم أربعة أطفال وست سيدات منذ مطلع كانون الثاني 2019 حتى لحظة إصداره، 52 معتقلاً منهم باتوا في عداد المختفين قسرياً، وبحسب التقرير فقد استهدفت عمليات الاعتقال النازحين المقيمين في مناطق سيطرة قوات الإدارة الذاتية، بشكل رئيس الموجودين في المخيمات، وتذرَّعت قوات الإدارة الذاتية بتهمٍ مختلفة كوجود صلات قربى بين من اعتقلتهم وبين أفراد في تنظيم داعش أو فصائل في المعارضة المسلحة. كما سجَّل التقرير اعتقالها أشخاصاً عدة من عائلة واحدة، وأشار إلى استهدافها بعمليات الاعتقال المشاركين في الاحتجاجات المناهضة لسياساتها، وبعض الوجهاء وشيوخ العشائر لرفضهم تأييد قرارتها كتلك المتعلقة بفرض التجنيد أو إدانة الاحتجاجات المناوئة لها، وأوضحَ التقرير أنها استهدفت أيضاً بعض المعلمين المخالفين للتعاليم التي فرضتها حول المنهاج الدراسي أو طرق التدريس.

أكَّد التقرير أنَّ معظم عمليات الاعتقال والمداهمة قد تمَّت بدون مذكرة قضائية، وفي حالات أخرى سجَّل التقرير تنفيذ قوات الإدارة الذاتية ما يُشبه عمليات الخطف من الأسواق والأماكن العامة.

وأشارَ إلى أنَّ بعض الأهالي الذين تلاحقهم قوات الإدارة الذاتية قالوا أنَّهم تلقوا تهديدات بإحراق ممتلكاتهم، واعتقال أفراد من أسرهم في حال عدم تسليم أنفسهم.

وإضافة إلى ما سبق ذكره فقد وثَّق التقرير أربع حوادث تجنيد لأطفال تتراوح أعمارهم ما بين 13 – 17 عاماً في المدة التي يغطيها، اختطفتهم قوات الإدارة الذاتية، ورفضت إعطاء عائلاتهم أية معلومات عنهم باستثناء أنَّ أطفالهم قد اقتيدوا إلى مراكز التدريب.

أكَّد التَّقرير أنَّ قوات الإدارة الذاتية الكردية انتهكت القانون الدولي لحقوق الإنسان على نحو متكرر وفي العديد من المناطق، وبحسب المادة السابعة من قانون روما الأساسي تُشكل كل من عمليات التعذيب والإخفاء القسري، والحرمان الشديد من الحرية البدنية جرائم ضدَّ الإنسانية إذا مورست عن علم وعلى نحو واسع النطاق، مُشيراً إلى وجود نمطٍ استراتيجي واسع لدى قوات الإدارة الذاتية الكردية.

وبحسب التقرير فإنَّ القانون الدولي يوفّر الحماية الخاصة للأطفال في حالات النزاع المسلح، ويشمل ذلك حظراً صارماً على تجنيد الأطفال واستخدامهم في الأعمال العدائية، ووفقاً للتقرير فقد انتهكت قوات الإدارة الذاتية الكردية هذا الحظر عبر اختطافها أطفالاً واستغلال أوضاعهم المعيشية والنفسية لزجهم في صفوف قواتها.

وأوصى التقرير قوات الإدارة الذاتية باحترام مبادئ القانون الدولي لحقوق الإنسان، وإيقاف أشكال الاعتقال التعسفي كافة، والكشف عن مصير المعتقلين، والسماح لهم بالاتصال بأهلهم وإخضاعهم لمحاكمة عادلة، والاعتراف بمصير المختفين قسرياً، وإيقاف أشكال التعذيب كافة. كما دعا الدول الداعمة الداعمة لقوات سوريا الديمقراطية إلى الضَّغط عليها لوقف الانتهاكات في جميع المناطق والبلدات التي تُسيطر عليها. وإيقاف جميع أشكال الدعم بالسِّلاح، معتبراً أنَّ تزويد قوات سوريا الديمقراطية بالسِّلاح والدَّعم مع العلم بإمكانية استخدامها له في جرائم حرب أو جرائم ضدَّ الإنسانية، يُعتبر بمثابة مساهمة في ارتكاب هذه الجرائم.

وأخيراً شدَّد التقرير على ضرورة دعم مسار عملية سياسية ديمقراطية في مناطق شرق سوريا والبدء بعملية انتخابية يُشارك فيها جميع أبناء المجتمع بإشراف دولي، وصولاً إلى سلطة سياسية تُمثل المجتمع وتقوده نحو الاستقرار والعدالة

Rapport:

Forces d’autogestion Kurdes : Augmentation des arrestations et disparitions forcées

19 février 2019

107 détenus dont 4 enfant et 6 femmes depuis janvier 2019

Dans son rapport, le réseau syrien des droits de l’homme a annoncé aujourd’hui que les forces d’autogestion kurdes avaient accéléré le nombre d’arrestations et de disparitions forcées depuis le début de 2019 dans le cadre d’une politique de répression et de violation des normes fondamentales du droit international des droits de l’homme dans les territoires contrôlés par les unités kurdes.

Depuis le début de 2019, des forces d’autogestion ont procédé à des perquisitions et à des arrestations à grande échelle dans les provinces de Raqqa et d’Al-Hasakah: la moitié des détenus ont été forcés de disparaître sous le déni de leur présence, leurs familles ignoraient où elles se trouvaient et se sont vu refuser le contact avec leur famille ou avec un avocat.

(…)

 

Embouteillage de consultations sur la Syrie… زحمة مشاورات حول سورية: حلحلة منتظرة بشأن اللجنة الدستورية


Embouteillage de consultations sur la Syrie: une solution attendue pour le comité constitutionnel

Amin Al-Assi – 5 février 2019

Les consultations régionales et internationales sur le dossier syrien s’intensifient, dans le but de parvenir à un accord, au moins au minimum, sur les dossiers les plus importants, à commencer par la zone de sécurité que la Turquie insiste pour établir dans le nord-est de la Syrie, en passant sur le destin de la ville de Manbej dans la campagne du nord-est d’Alep, jusqu’au Idleb à la lumière de l’accord de Sotchi conclu entre Moscou et Ankara et du retrait américain de la Syrie.
La cinquième session de la réunion ministérielle arabo-européenne s’est tenue hier à Bruxelles pour discuter de la coopération entre les deux parties afin d’instaurer la paix et la sécurité internationales et préparer le premier sommet arabo-européen prévu pour le 24 février. Mais le dossier syrien a été présenté comme un élément majeur parmi la volonté européenne d’empêcher les pays arabes de se précipiter vers la normalisation avec le régime d’Assad. À l’issue de la réunion, le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il n’y avait pas de consensus arabe sur le retour de la Syrie à la ligue. “Nous consultons les frères arabes pour obtenir un résultat incluant la mise en œuvre de la résolution 2254”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubeir, faisant référence à la résolution adoptée par le Conseil de sécurité en 2015, qui adoptait la déclaration de Genève et soutenait les données de Vienne sur la Syrie. En tant que pierre angulaire de la transition politique.
La ministre des Affaires étrangères de l’UE, Federica Mugherini, a souligné lundi l’importance d’une solution politique en Syrie, rappelant que l’UE organiserait une conférence sur l’avenir de la Syrie du 12 au 14 mars à Bruxelles.

Mardi, des responsables turcs ont eu des entretiens avec des responsables américains sur le dossier syrien, en particulier après le retrait des Etats-Unis. Après que le président turc Recep Tayyip Erdogan ait annoncé dimanche que le ministre des Affaires étrangères Mouloud Gawishoglu s’entretienne à Washington avec des responsables américains sur la question syrienne, le ministère turc des Affaires étrangères a annoncé lundi que la réunion du groupe de travail américano-turc sera tenue à Washington aujourd’hui. Le ministre a déclaré dans un communiqué que le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Sadat Unal, dirigera la partie turque, tandis que le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques, David Hill, dirigera la délégation américaine à la réunion, sans donner plus de détails sur la réunion. Le ministre turc des Affaires étrangères a annoncé hier que la Turquie tentait de se coordonner avec les États-Unis sur les mesures à prendre dans le nord de la Syrie après la décision des États-Unis de se retirer du pays. Il a souligné que “les discussions portent actuellement sur la manière de gérer le processus de retrait américain et l’instauration d’une stabilité permanente en Syrie par le biais d’une coordination avec les pays voisins et concernés, notamment la Russie et l’Iran”.

Sommet de Sotchi

La réunion des dirigeants du garant tripartite en Syrie (Russie, Turquie et Iran) à Sotchi le 14 février, selon le Kremlin, pour examiner de nombreux dossiers syriens, ce qui montre que les trois parties sont en mesure de trouver un minimum d’ententes sur le dossier syrien pour la prochaine étape. , Compte tenu des développements rapides intervenus après la décision du retrait des États-Unis. Alors que le sommet de Sotchi ne devrait pas aboutir à une solution à toutes les questions syriennes à l’ordre du jour, les responsables russes et turcs sont divisés sur un compromis au sein du comité constitutionnel. Les trois capitales cherchent à combler le fossé qui les sépare d’une solution politique en Syrie, Chacune des parties derrière ce qui lui semble le mieux adapté à ses intérêts en Syrie, qui est devenue une sphère d’influence pour les pouvoirs régionaux et internationaux, compte tenu de l’incapacité apparente du régime et de l’opposition d’influencer directement la scène.
La constitution du Comité constitutionnel syrien chargé de mettre en place une constitution syrienne permanente devrait être fondée sur des élections qui, espèrent-ils, seront portées à une solution politique sérieuse à la crise syrienne, est la principale priorité des trois dirigeants notament après des signes qui font comprendre de l’approche de sa formation, et qui sera annoncé avec sa composition finale à la fin des pourparlers de Sotchi.

Le signe le plus important de l’évolution du dossier de la commission constitutionnelle a été annoncé par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lundi, concernant l’approche de l’achèvement de la formation de la commission constitutionnelle. « Parallèlement à la lutte contre le terrorisme, la Russie, la Turquie et l’Iran ont lancé une initiative visant à former la Commission constitutionnelle syrienne, sur la base des résultats de la conférence de dialogue nationale syrienne organisée l’année dernière à Sotchi”, a déclaré M. Lavrov, s’adressant aux étudiants de l’université russe de Bichkek. “Le travail sur la formation de la Commission est presque terminé.

(…)

Le régime et ses alliés ont entravé la formation du comité au cours de la dernière période, craignant que la mise en œuvre de résolutions internationales, l’opposition va considérer ce point comme référence pour les négociations, appelant à une transition politique sérieuse rejetée par le régime. Le principe de la commission constitutionnelle est l’aboutissement de la conférence de Sotchi ou de la “conférence du dialogue national syrien” qui s’est tenue début 2018 en présence d’une délégation élargie représentant le régime et ses loyalistes, dont certains chefs de l’opposition. L’ancien envoyé des Nations Unies en Syrie, Stéphane de Mistura, a approuvé, au quatrième tour des négociations de Genève, en accord avec l’opposition et le régime, le principe de la négociation de quatre paniers: la gouvernance, la constitution, les élections et la lutte contre le terrorisme. Mais de Mistura a succombé sous la pression russe pour présenter la question constitutionnelle à d’autres questions, et l’opposition n’a pas pu résister à une pression régionale similaire afin d’engager des négociations constitutionnelles avant la transition politique.

 

تتكثف المشاورات الإقليمية والدولية حول الملف السوري، في محاولة للتوصل إلى تفاهمات، ولو في الحد الأدنى، حول أبرز الملفات بدءاً من المنطقة الآمنة التي تصرّ تركيا على إقامتها في شمال شرقي سورية، مروراً بمصير مدينة منبج في ريف حلب الشمالي الشرقي، وصولاً إلى وضع محافظة إدلب على ضوء اتفاق سوتشي المبرم بين موسكو وأنقرة والانسحاب الأميركي من سورية.

وعقدت أمس في بروكسل أعمال الدورة الخامسة للاجتماع الوزاري العربي – الأوروبي، المخصص لبحث أوجه التعاون بين الجانبين من أجل إرساء الأمن والسلم الدوليين، وتمهيداً للقمة “العربية – الأوروبية” الأولى المقررة في مصر في الـ24 من شهر فبراير/شباط الحالي. لكن الملف السوري حضر كبند رئيسي وسط رغبة أوروبية في وقف اندفاعة بعض الدول العربية تجاه التطبيع مع نظام الأسد. وعقب انتهاء أعمال الاجتماع خروج الأمين العام لجامعة الدول العربية، أحمد أبو الغيط، ليعلن في مؤتمر صحافي، أنه لا يوجد توافق عربي على عودة سورية إلى الجامعة. من جهته، قال وزير الدولة السعودي للشؤون الخارجية، عادل الجبير، “نتشاور مع الأشقاء العرب من أجل نتيجة تضمن تطبيق القرار الدولي 2254″، في إشارة إلى القرار الذي تبناه مجلس الأمن في عام 2015، الذي اعتمد بيان جنيف ودعم بيانات فيينا الخاصة بسورية، باعتبارها الأرضية الأساسية لتحقيق عملية الانتقال السياسي.
أما وزيرة خارجية الاتحاد الأوروبي، فيديريكا موغيريني، فشددت أمس الاثنين، على أهمية الحل السياسي في سورية، معيدة التذكير بأن الاتحاد سيعقد مؤتمراً حول مستقبل سورية في الفترة بين 12 و14 مارس/آذار المقبل في بروكسل.

من جهتهم، يجري مسؤولون أتراك، اليوم الثلاثاء، في واشنطن، مباحثات مع مسؤولين أميركيين، تتمحور حول الشأن السوري ولا سيما بعد قرار الانسحاب الأميركي. وبعدما كان الرئيس التركي رجب طيب أردوغان أعلن أول من أمس الأحد أن وزير الخارجية مولود جاويش أوغلو، سيعقد اليوم الثلاثاء، في واشنطن، مباحثات مع مسؤولين أميركيين، تتمحور حول الشأن السوري، أعلنت الخارجية التركية، أمس الاثنين، أن اجتماع مجموعة العمل التركية الأميركية المشتركة سيعقد في واشنطن اليوم. وقالت الوزارة في بيان إن نائب وزير الخارجية التركي سادات أونال سيترأس الجانب التركي في حين سيترأس وكيل وزارة الخارجية الأميركية للشؤون السياسية ديفيد هيل وفد الولايات المتحدة بالاجتماع، من دون كشف المزيد من التفاصيل حول الاجتماع. مع العلم أن وزير الخارجية التركي أعلن أول من أمس أن تركيا تحاول التنسيق مع الولايات المتحدة حول ما ستفعله في شمال سورية بعد قرار الانسحاب الأميركي. ولفت إلى أن “الحديث في هذه الآونة يجري عن كيفية إدارة عملية الانسحاب الأميركي وتحقيق الاستقرار الدائم في سورية من خلال التنسيق مع الدول المجاورة والمعنية، بما في ذلك روسيا وإيران”.

قمة سوتشي

ويشكل اجتماع قادة الثلاثي الضامن في سورية (روسيا وتركيا وإيران) في سوتشي الروسية يوم 14 فبراير/شباط، بحسب ما أعلن الكرملين، للتباحث حول العديد من الملفات السورية، مؤشراً حول مدى قدرة الأطراف الثلاثة على إيجاد حد أدنى من التفاهمات بشأن الملف السوري للمرحلة المقبلة، أخذاً بعين الاعتبار التطورات المتسارعة بعد قرار الانسحاب الأميركي. وبينما لا يتوقع أن تخرج قمة سوتشي بحلول لجميع القضايا السورية المطروحة على جدول المباحثات، تتقاطع تصريحات المسؤولين الروس والأتراك التي تفيد بالتوصل إلى حل وسط في ما يتعلق باللجنة الدستورية.وتسعى العواصم الثلاث الى تجسير الهوة الواسعة بين رؤاها حيال الحل السياسي في سورية، إذ يتمترس كل طرف خلف ما يراه الأنسب لمصالحه في سورية التي تحولت الى مناطق نفوذ للقوى الإقليمية والدولية، في ظل العجز الواضح من قبل النظام والمعارضة عن التأثير المباشر في المشهد.
ومن المتوقع أن يكون تشكيل اللجنة الدستورية السورية المنوط بها وضع دستور سوري دائم تجري على أساسه انتخابات يأمل المجتمع الدولي أن تكون بوابة حل سياسي جاد للأزمة السورية على رأس أولويات القادة الثلاثة ولا سيما بعد المؤشرات التي تفيد بقرب الانتهاء منها، الأمر الذي يرجح الإعلان عن تشكيلتها النهائية والمتوافق عليها في ختام مباحثات سوتشي.
وجاءت الإشارة الأبرز بشأن التقدم في ملف اللجنة الدستورية على لسان وزير الخارجية الروسي سيرغي لافروف، الذي أعلن أمس الاثنين، قرب الانتهاء من تشكيل اللجنة الدستورية. وقال لافروف، متحدثاً أمام طلاب الجامعة الروسية في بيشكيك، إنه “بالتوازي مع محاربة الإرهاب، هناك مسار سياسي طرحت في إطاره روسيا وتركيا وإيران مبادرة لتشكيل اللجنة الدستورية السورية، بناء على مخرجات مؤتمر الحوار الوطني السوري الذي عقد العام الماضي في سوتشي”، مشيراً إلى أن “العمل على تشكيل اللجنة شارف على الانتهاء”.

بدوره، كان وزير الخارجية التركي مولود جاويش أوغلو، أوضح الأحد الماضي، أنه تقرر تشكيل اللجنة الدستورية السورية في غضون بضعة أيام، مضيفاً “خلال الأيام القليلة المقبلة سنشكل اللجنة الدستورية السورية بمشاركة ممثلي المجتمع المدني، والنظام السوري والمعارضة، وسنقدم المساعدة في صياغة مشروع الدستور السوري”. وبدت هذه الحلحلة نتيجة للمشاورات المكثفة خلال الأيام الماضية. وبينما زار وفد تركي العاصمة الروسية الأسبوع الماضي، و”عقد مباحثات إيجابية” على حد تعبير أردوغان، زار وفد روسي رفيع المستوى العاصمة الإيرانية طهران السبت الماضي للعمل على تشكيل اللجنة الدستورية السورية “وإطلاق عملها في أسرع وقت ممكن”، حسب الخارجية الروسية.
وعرقل النظام وحلفاؤه طوال الفترة الماضية تشكيل اللجنة مخافة أن تكون بداية تطبيق القرارات الدولية التي تعتبرها المعارضة مرجعاً التفاوض مع النظام وتدعو إلى انتقال سياسي جاد يرفضه النظام. ويعدّ مبدأ اللجنة الدستورية نتاج مؤتمر “سوتشي” أو ما سمي بـ”مؤتمر الحوار الوطني السوري” الذي عقد مطلع 2018 بحضور وفد موسّع يمثّل النظام والموالين له وبعضهم من قادة المعارضة المتباينة المواقف. وكان المبعوث الأممي السابق الى سورية، ستيفان دي ميستورا، قد أقرّ في الجولة الرابعة من مفاوضات جنيف، بالاتفاق مع المعارضة والنظام، مبدأ التفاوض على أربع سلال، هي: الحكم، الدستور، الانتخابات، ومحاربة الإرهاب. ولكن دي ميستورا رضخ لضغوط روسية لتقديم المسألة الدستورية على ما عداها من المسائل، كما أن المعارضة لم تستطع مقاومة ضغوط إقليمية مماثلة للدخول في مفاوضات الدستور قبل الانتقال السياسي.

الحرج من الجلوس بجانب بن سلمان والبشير يهدّد انعقاد القمة العربية الأوروبية

L’embarras d’être assis à côté de Ben Salman et َAl-Bashir menace le sommet arabo-européen

5 février 2019

الإدارة الذاتية تقدم بنودها العشرة إلى حكومة النظام حول مستقبل – شرق الفرات وقوات سوريا الديمقراطية « L’administration de l’auto-gestion » présente ses dix clauses au gouvernement du régime syrien


Carte SyrieCommunautes

 

الإدارة الذاتية تقدم بنودها العشرة إلى حكومة النظام حول مستقبل شرق الفرات وقوات سوريا الديمقراطية

19 يناير,2019

حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على نص البنود التي جرى التوصل إليه بين الإدارة الذاتية الديمقراطية في شرق الفرات، ومناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية، بغية تقديمها في التفاوض مع النظام السوري، في إطار المباحثات التي تجري للتوصل لحل حول مستقبل المنطقة بين ممثلي الإدارة الذاتية وسلطات النظام، وجاء في البنود التي حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على نسخة منها::
أولاً:: وحدة الأراضي السورية

ثانياً:: النظام في سوريا نظام جمهوري ديمقراطي، والإدارات الذاتية جزء من هذا النظام.

ثالثاً:: الإدارات الذاتية لها ممثلون في البرلمان في المركز دمشق، عبر ممثلين لها.

رابعاً:: إلى جانب العلم السوري، يجب أن تكون هناك أعلام تمثل الإدارات الذاتية.

خامساً:: الدبلوماسية في مناطق الإدارات الذاتية تسير بما لا يتعارض مع مصالح الشعب السوري، والدستور.

سادساً:: قوات سوريا الديمقراطية هي جزء من الجيش السوري، والمسؤولة عن حماية الحدود السورية.

سابعاً:: قوى الأمن الداخلي في مناطق الإدارات الذاتية تعمل وفق المجالس المحلية بما لا يتعارض مع الدستور السوري.

ثامناً:: التعلم باللغة الأم وهي أساس التعليم في مناطق الإدارات الذاتية، واللغة العربية هي اللغة الرسمية في عموم سوريا.

تاسعاً:: في مناطق الإدارات الذاتية يتم التعليم باللغات المحلية في كليات التاريخ والثقافة واللغات والآداب وما يماثلها.

عاشراً:: توزيع الثروات السورية على المناطق السورية بشكل عادل

 

« L’administration de l’auto-gestion » présente ses dix clauses au gouvernement du régime syrien sur l’avenir de l’Euphrate oriental et des forces démocratiques syriennes (FDS)

OSDH – 19 janvier 2019

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a obtenu le texte des termes conclus entre la Direction démocratique à l’auto-gestion de l’est de l’Euphrate et les zones sous contrôle des Forces Démocratiques de la Syrie (FDS) afin de les présenter aux négociations avec le régime syrien dans le cadre des discussions en cours, pour parvenir à une solution pour l’avenir de la région entre les représentants de la Direction de l’auto-administration et les autorités du régime.

Les clauses ::

1 : l’unité du territoire syrien

 

2 : le régime en Syrie est un système républicain démocratique et les départements de l’auto-administration en font partie de ce système.

 

3 : les départements de l’auto-administration ont des représentants au parlement central de Damas, par l’intermédiaire de leurs représentants.

 

4 : avec le drapeau syrien, il doit y avoir des drapeaux représentant les administrations de l’auto-gestion.

 

5 : la diplomatie dans les zones départementales de l’autonomie fonctionne d’une manière qui ne contredit pas les intérêts du peuple syrien et la Constitution.

 

6 : les forces démocratiques de la Syrie font partie de l’armée syrienne, chargée de protéger la frontière syrienne.

 

7 : les forces de sécurité internes dans les zones d’administration d’auto-gestion fonctionnent conformément aux conseils locaux de manière à ne pas contredire la constitution syrienne.

 

8 : l’apprentissage de la langue maternelle est la base de l’éducation dans les départements de l’administration autonome. L’arabe est la langue officielle dans toute la Syrie.

 

9 :l’enseignement en langues locales doit être dans zones de l’administration de l’auto-gestion,  appliqué dans les facultés d’histoire, de culture, de langues, de littérature et similaires.

 

10 : Répartition équitable des richesses syriennes dans les régions syriennes de manière équitable

 

 

مقتل أربعة جنود بتفجير في منبج


4 soldats américains tués au nord de la syrie. janv 2019

ترامب يستقبل نعوش أربعة أمريكيين قتلوا في سوريا- (صور)

قاعدة دوفر الجوية (ديلاوير): وصل الرئيس الأمريكي دونالد ترامب إلى قاعدة دوفر الجوية بولاية ديلاوير، اليوم السبت، ليكون في استقبال نعوش أربعة أمريكيين قتلوا في تفجير انتحاري بشمال سوريا.

 

ضربات «الدولة» تلاحق القوات الأمريكية قبل انسحابها: مقتل أربعة جنود بتفجير في منبج

٠”النصرة” تحسم السيطرة على الشمال السوري… وتركيا تنسب لنفسها دوراً بوقف المعارك


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“النصرة” تحسم السيطرة على الشمال السوري… وتركيا تنسب لنفسها دوراً بوقف المعارك

عدنان أحمد

11 يناير 2019

بعد سيطرتها على مساحات واسعة من مناطق الشمال السوري خلال الأيام العشرة الأخيرة، توصلت “هيئة تحرير الشام”، التي تمثل “جبهةُ النصرة” عمودها الفقري، إلى اتفاق مع “الجبهة الوطنية للتحرير” ينهي الاقتتال الدائر بينهما، ويثبت السيطرة الإدارية الكاملة لـ”الهيئة” على مناطق الشمال السوري، عبر ما يسمى “حكومة الإنقاذ” التابعة لها. وفيما تثار تساؤلات حول حقيقة الموقف التركي مما يجري، برغم إعلان أنقرة أنها اتخذت إجراءات (دون توضيحها) لوقف القتال في الشمال السوري، فإن الأنظار تتجه أيضاً إلى منبج وشرق الفرات في ظل الخلاف الناشئ بين تركيا والولايات المتحدة بعد “التريث” الأميركي في موضوع سحب قواتها، والمتضمن اشتراطات جديدة على تركيا رفضتها الأخيرة، ولوحت بالتنسيق مع محور روسيا وإيران لسد الفراغ الناجم عن الانسحاب الأميركي المحتمل.

ويتضمن الاتفاق بين “هيئة تحرير الشام” و”الجبهة الوطنية”، وهي ائتلاف من فصائل مسلحة في الشمال السوري توصف بالمعتدلة، تثبيت مناطق السيطرة الحديثة لكلا الطرفين في كل من محافظة إدلب وأرياف حماة وحلب الغربي واللاذقية. كما أكد الاتفاق أن تكون جميع تلك المناطق خاضعة إدارياً لسلطة “حكومة الإنقاذ” التابعة إلى “هيئة تحرير الشام”، على أن تبقى جميع المناطق التي تخضع لسلطة “الوطنية للتحرير” بيدها أمنياً وعسكرياً، أما الأمور الإدارية فستتولاها “الإنقاذ”. كما نص الاتفاق على الوقف الفوري لإطلاق النار بينهما وإزالة السواتر والحواجز، بالإضافة إلى تبادل الموقوفين من الطرفين على خلفية الأحداث الأخيرة. ولاحظ ناشطون أن “حكومة الإنقاذ” كانت تدخل بشكل فوري إلى المناطق التي تسيطر “هيئة تحرير الشام” عليها لإدارتها خدمياً وتنظيمياً، ما يشير إلى وجود تحضير مسبق من جانب “تحرير الشام” للسيطرة على المنطقة وإدارتها عسكرياً ومدنياً٠

وفي سياق متصل، اقترح القائد السابق لـ”هيئة تحرير الشام”، هاشم الشيخ (أبو جابر)، إشراك “الجبهة الوطنية للتحرير” في الهيئة التأسيسية لـ”حكومة الإنقاذ”. وقال الشيخ، عبر حسابه في “تلغرام”، إنه “من الإعقال (العقل) والحكمة إشراك الأخوة في الجبهة الوطنية للتحرير في الهيئة التأسيسية مشاركة فاعلة تليق بمكانتهم وحجمهم، وتمكينهم من حمل حقائب وزارية ضمن حكومة الإنقاذ”. ورغم هذا الاتفاق، واصلت “هيئة تحرير الشام” ملاحقة قادة من فصائل المعارضة في محافظة إدلب، إذ دهم عناصرها منازل مقاتلين من “صقور الشام” في قرية الغدفة جنوب إدلب، ومخفر “الشرطة الحرة” في الغدفة وصادروا معداته. وفي المقابل، ذكرت وسائل إعلام تابعة إلى “تحرير الشام” أن “حركة أحرار الشام” احتجزت عضو “الهيئة التأسيسية” التي انبثقت عنها “حكومة الإنقاذ” العاملة في مناطق سيطرة “الهيئة” المحامي عبد السلام القاسم، الذي يشغل منصب رئيس المجلس المحلي التابع إلى “حكومة الإنقاذ” في مدينة مورك بحماة. كما أعلنت مجموعة تابعة إلى “حركة أحرار الشام” في منطقة التح جنوب إدلب انشقاقها عنها والتزام مواقعها على خطوط التماس مع قوات النظام السوري، بالتنسيق مع “هيئة تحرير الشام”. من جهة ثانية، أعادت الفصائل فتح الطرقات الرئيسية في محافظة إدلب وريف حلب الغربي، والتي أغلقت خلال الأيام الماضية، حيث تم فتح الطرقات الواصلة إلى مدينة معرة النعمان وأريحا. كما تمت إزالة السواتر الترابية على أطراف معرة النعمان في ريف إدلب الجنوبي.

في غضون ذلك، وبينما تثار تساؤلات حول حقيقة الموقف التركي مما يجري في الشمال السوري، أعلنت أنقرة أنها اتخذت خطوات ضرورية لوقف المعارك الدائرة هناك. وقال وزير الخارجية التركية، مولود جاووش أوغلو، أمس الخميس، إن “الجماعات الراديكالية تهاجم المعارضة السورية في إدلب، وأنقرة اتخذت خطوات ضرورية لوقف هذه الهجمات”، بحسب وكالة “الأناضول”، من دون أن يفصح عن طبيعة هذه الخطوات. وأضاف جاووش أوغلو أن النظام السوري جلب إلى إدلب “منظمات إرهابية” من باقي المناطق التي خضعت له خلال العام الماضي، بهدف إيجاد حجة لمهاجمة المدينة بدعوى وجود هذه التنظيمات.

ورفض قادة ومحللون من المعارضة السورية الاتهامات الموجهة لتركيا، وذلك في إشارة إلى كلام مدير المرصد السوري لحقوق الإنسان رامي عبد الرحمن عن أنه “لولا موافقة الاستخبارات التركية لما تجرأت هيئة تحرير الشام واكتسحت المناطق التي توجد فيها فصائل مدعومة منها”. وقال عضو وفد أستانة للمعارضة السورية، العقيد فاتح حسون، إن “بعض الجهات غير الموثوقة تحاول أن تلصق كل سلبية تحدث على امتداد الساحة السورية بتركيا، وتنظر لكل إيجابية تحدث فيها بريبة وشك، ومن هذه الجهات المرصد السوري لحقوق الإنسان”. من جهته، قال المحلل العسكري، العميد أحمد رحال، إن المسؤولية عن تمدد “تحرير الشام” في الشمال السوري تقع بالدرجة الأولى على عاتق فصائل المعارضة التي تقول إن لديها عشرات آلاف المقاتلين، لكن على الأرض لا نجد سوى العشرات. وأضاف رحال أنه ليس المطلوب من تركيا القتال نيابة عن هذه الفصائل التي لم تعرف كيف تنسق عملية الدفاع عن نفسها في مواجهة استفراد “الجبهة” بكل منها. غير أن رئيس اتحاد الديمقراطيين السوريين، ميشيل كيلو، اعتبر أن انشغال تركيا وتحضيراتها لمعركة شرق الفرات، سمح لـ”هيئة تحرير الشام” بالتقدم في إدلب وحماة وحلب، على حساب فصائل الجيش السوري الحر. واستبعد كيلو، في تسجيلات صوتية أن يكون لتركيا مصلحة بما يحدث، مشيراً إلى أنه يستحيل أن تتعامل تركيا مستقبلاً مع تنظيم مؤلف من 15 ألف مسلح يعلنون صراحة انتسابهم إلى تنظيم “القاعدة”. ورأى أن موضوع الحسم في إدلب مؤجل لما بعد الانتهاء من تأسيس اللجنة الدستورية، التي ستحدد الهوية السياسية لسورية المستقبل. ولفت إلى أن تركيا تخشى وقوع خسائر بشرية في صفوف مقاتليها في حال شنّت حرباً على “الهيئة”، وقد تطلب من الدول الضامنة لاتفاق أستانة مشاركتها المعركة لاحقاً٠

بدوره قال رئيس الائتلاف السابق وعضو هيئة المفاوضات السورية، هادي البحرة، لـ”العربي الجديد”، إن المعارضة السياسية تجري مشاورات على الصعيد الميداني والسياسي والدبلوماسي الإقليمي، من أجل تجاوز محنة الشمال السوري، فيما أعلن المتحدث باسم هيئة التفاوض، يحيى العريضي، لـ”العربي الجديد”، أن الدول المهتمة بالشأن السوري اتفقت على إنهاء الحالة العسكرية في سورية، لكن ما هو غير معلوم هو كيفية حدوث ذلك. وأشار إلى أن الفصائل التابعة إلى “الجيش السوري الحر”، غير متفقة فيما بينها، ما مكن “النصرة” من القضاء على بعضها، مشيراً إلى أن “إنهاء العسكرة والبدء في الجانب السياسي، لا يعني إعادة تأهيل النظام، بل على العكس، هناك نية دولية لإعادة فتح المفاوضات السياسية بشكلها الصحيح”.

في غضون ذلك، تواصل تركيا تأكيد عزمها على القيام بعملية عسكرية في منطقتي منبج وشرق الفرات، بالرغم من الخلاف الناشئ مع الولايات المتحدة، بعد أن أعلنت الأخيرة نيتها “التريث” في سحب قواتها من سورية، واشترطت على تركيا حماية المقاتلين الأكراد الذين قاتلوا مع الولايات المتحدة أو عدم التعرض لهم بعد سحب قواتها. وأعلن جاووش أوغلو إن العملية العسكرية التركية في شرق الفرات ليست مرتبطة بالانسحاب  الأميركي من سورية. وقال، في مقابلة مع قناة “إن تي في” التركية أمس الخميس، “لن نتردد أبداً في اتخاذ الخطوات اللازمة شرق نهر الفرات، مثلما اتخذناها في عفرين وجرابلس والباب غرب الفرات”. وأشار إلى أن الرئيس التركي رجب طيب أردوغان أعلن اعتزام بلاده دخول شرق الفرات وإطلاق عملية هناك قبل قرار الولايات المتحدة الانسحاب من سورية. وأكّد أن “تركيا ستتخذ الخطوات اللازمة ضد التنظيم الإرهابي الذي يهدد أمنها القومي، سواء انسحبت الولايات المتحدة أم لم تنسحب”. وفي هذا الإطار بحث وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو الوضع في منطقة “خفض التصعيد” في إدلب مع نظيره التركي خلوصي آكار، في اتصال هاتفي وفق وزارة الدفاع الروسية، فيما كشف موقع محلي عن قيام القوات الروسية الموجودة في سورية، بإنشاء نقطة عسكرية جديدة في ريف حماة الشمالي الغربي، وذلك بعد يومين من أنباء عن إرسال النظام السوري تعزيزات كبيرة إلى المنطقة قادمة من درعا في الجنوب السوري ومن مطار حماة.

 

 

 

Après plusieurs jours d’affrontements, les jihadistes de l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda ont signé un accord de trêve avec des groupes rebelles soutenus par la Turquie leur permettant de prendre le contrôle total de la province d’Idleb.

En vertu d’un accord de trêve avec des factions rebelles, signé jeudi 10 janvier, les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, vont prendre le contrôle total de la province d’Idleb, ultime grand bastion insurgé du nord-ouest de la Syrie.

L’accord conclu, annoncé par les jihadistes sur leur site de propagande, met fin à plusieurs jours d’affrontements meurtriers entre les HTS et des rebelles, regroupés notamment au sein du Front national de libération (FNL), coalition appuyée par la Turquie.

Située dans le nord-ouest de la Syrie en guerre, la province d’Idleb ainsi que des pans des provinces voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié échappent toujours au contrôle du régime du président Bachar al-Assad et abritent une multitude de groupes rebelles et jihadistes.

>> À voir : Analyse de Wassim Nasr : le brouillard d’Idleb

Ces derniers jours, les jihadistes avaient lancé un assaut contre les factions rebelles, ayant fait plus de 130 morts, et pris le contrôle d’une cinquantaine de localités et villages, notamment dans l’ouest de la province d’Alep, un secteur tombé intégralement aux mains de HTS.

“Zone démilitarisée”

“Ce matin (jeudi), HTS et le FNL ont signé un accord mettant fin aux hostilités et établissant le contrôle du gouvernement du salut sur l’ensemble” d’Idleb, a annoncé Ebaa, le site de propagande de l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda. Ce “gouvernement de salut” est une administration locale instaurée par HTS.

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne et disposant d’un important réseau de sources en Syrie, l’accord de jeudi fait passer l’intégralité de la province d’Idleb sous le contrôle administratif de HTS.

D’autres groupes jihadistes comme Houras al-Din et le parti islamique de Turkestan (TIP) sont aussi présents dans la région d’Idleb, mais ce sont des alliés de HTS, a souligné le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Le 17 septembre 2018, Moscou et Ankara ont conclu un accord sur la création d’une “zone démilitarisée” dans la province d’Idleb et ses environs. Cette initiative prévoyait la mise en place d’une zone tampon pour séparer les secteurs insurgés des régions gouvernementales adjacentes et éviter ainsi une offensive d’envergure du régime syrien et de son allié russe.

Cet accord n’a toutefois été que partiellement respecté, les jihadistes refusant de se retirer de la zone de séparation.

Avec AFP

nous combatterons contre toutes les forces arabes qui pourraient intervenir – سنقاتل أي قوات عربية تدخل إلى منبج وشرق الفرات


Stafs-militaires

L’armée nationale syrienne : nous combatterons contre toutes les forces arabes qui pourraient intervenir à Manbej et dans la région à l’est l’Euphrate

2 janvier-2019
Heba Mohamed et Wael Essam

Al-Qods Al-Arabi et ses agences : La question de l’envoi de troupes arabes à Manbej n’a toujours pas été résolue et des pourparlers à haut niveau ont eu lieu entre les États-Unis, l’Égypte et les Émirats arabes unis. Une source officielle de l’opposition armée syrienne a décrit les efforts déployés par les Etats-Unis pour remplacer leurs forces par des troupes arabes qui seraient déployées depuis la ville de Manbej dans la campagne d’Alep au nord de la Syrie, jusqu’à la frontière irakienne, comme un « développement dangereux ».

« Jusqu’à présent, nous ne disposons d’aucune information précise sur des réunions ou des tentatives visant à amener des forces arabes dans Manbej et à l’Est du fleuve l’Euphrate », a déclaré Mustafa Sieger, dirigeant de l’armée de l’opposition syrienne, en se confiant à al-Qods al-Arabi. « Si les nouvelles sont exactes, nous ne pouvons que le traiter qu’en terme de protection des « forces séparatistes ». Il a souligné le classement de ces forces « dans le cadre du soutien direct au terrorisme du PKK, et qu’il s’agit d’une étape au détriment du peuple syrien dans son cadre général et dirigée contre les Arabes sunnites en particulier».
« Jusqu’à présent, nous ne disposons d’aucune information précise sur des réunions ou des tentatives visant à amener des forces arabes dans Manbej et de l’Est de l’Euphrate en Syrie », a déclaré Mustafa Sieger, dirigeant de l’armée de l’opposition syrienne, qui a confié à al-Qods al-Arabi. “Si les nouvelles sont exactes, Avec lui uniquement en termes de protection des “forces séparatistes”. Il a souligné le classement de l’entrée de ces forces «dans le cadre du soutien direct du PKK au terrorisme, et qu’il s’agit d’une étape au détriment du peuple syrien dans son cadre général et dirigée contre les Arabes sunnites en particulier».
Sieger a déclaré: « Nous considérerons les forces arabes comme des « forces d’occupation » comme les forces russes et iraniennes. Le dirigeant a noté une coordination totale au plus haut niveau entre l’opposition syrienne et la Turquie et a indiqué qu’elle ne coopérerait avec aucune force arabe qui entrerait dans Manbej ou dans l’Euphrate oriental afin d’empêcher l’avancée de l’armée syrienne libre sur des positions contrôlées par des milices kurdes.
« L’axe arabe basé à Riyad et au Caire renforcera son dynamisme et sa force vers les axes régionaux iranien et turc dans la région. Nous sommes peut-être toujours dans les zones grises, mais la présence arabe est devenue plus importante et son rôle est plus important », a déclaré Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères des Émirats Arabes Unis. Contrairement aux années passées ».
Selon le site «Debka», israélien les pourparlers entre le président américain Donald Trump et le ministre de la Défense des Emirats arabes unis Mohammed bin Zayed et le président égyptien Abdul Fateh al-Sissi d’envoyer des troupes arabes de cinq pays en Syrie pour succéder à l’armée américaine qui a annoncé le retrait du nord-est de la Syrie. en plus de l’adhésion d’autres pays arabes tels que le Maroc, l’Algérie et l’Arabie saoudite.

(…)

الجيش الوطني السوري لـ«القدس العربي»: سنقاتل أي قوات عربية تدخل إلى منبج وشرق الفرات

2 – يناير – 2019
هبة محمد ووائل عصام

عواصم ـ «القدس العربي» ـووكالات: ما زال موضوع إرسال قوات عربية الى منبج يتفاعل، حيث بحث على مستوى عالٍ بين الولايات المتحدة ومصر والإمارات. ووصف مصدر مسؤول في المعارضة السورية المسلحة، المساعي الأمريكية لاستبدال قواتها في سوريا بقوات عربية تنتشر من مدينة «منبج» في ريف حلب شمال البلاد وصولاً إلى الحدود العراقية بـ «التطور الخطير».

وقال القيادي في الجيش السوري الوطني المعارض المدعوم من أنقرة، مصطفى سيجري لـ «القدس العربي»: «إلى الآن لا نمتلك أي معلومات دقيقة حول لقاءات أو مساع لإدخال قوات عربية إلى منبج وشرق الفرات في سوريا، وفي حال صحت الأنباء المتداولة، لا يمكننا التعامل معه إلا من زاوية حماية «القوى الانفصالية». وأشار إلى تصنيف دخول هذه القوات «ضمن خانة الدعم المباشر للإرهاب المتمثل بحزب العمال الكردستاني، وبأنه خطوة على حساب الشعب السوري في إطاره العام، وموجه ضد العرب السنة على وجه الخصوص».

وحول موقفهم في حال صحة هذه الأنباء قال سيجري: موقفنا من هذا الإجراء أننا سنعتبر القوات العربية «قوات احتلال» شأنها شأن القوات الروسية والإيرانية. ونوه القيادي إلى وجود تنسيق كامل على أعلى المستويات بين المعارضة السورية وتركيا، وبأنهم لن يجروا أي تعاون مع أي قوات عربية ستدخل منبج أو شرق الفرات في محاولة لمنع تقدم الجيش السوري الحر نحو مواقع تسيطر عليها الميليشيات الكردية.
وكان وزير الشؤون الخارجية الإماراتي أنور قرقاش، أعلن عبر معرفه الشخصي في تويتر، أن «المحور العربي المرتكز على الرياض والقاهرة سيزداد زخماً وقوة تجاه المحاور الإقليمية الإيرانية والتركية في المنطقة، لعلنا ما زلنا في المساحات الرمادية، ولكن الحضور العربي أصبح أكثر أهمية ودوره أكبر حضوراً بعكس السنوات الماضية».
كما ذكر موقع «ديبكا» الإسرائيلي أن مباحثات تجري بين الرئيس الأمريكي دونالد ترامب ووزير الدفاع الإماراتي محمد بن زايد والرئيس المصري عبد الفاتح السيسي لإرسال قوات عربية من خمس دول إلى سوريا لخلافة الجيش الأمريكي الذي أعلن ترامب عن اقتراب انسحابه من شرق سوريا، بالإضافة إلى إمكانية انضمام دول عربية أخرى إلى ذلك كالمغرب والجزائر والسعودية.

Manbej dans l’attente…


 

قوات-روسية-منبج-

Sans parvenir à un résultat pour le moment … Les Forces Démocratiques de la Syrie et les forces du régime continuent leurs rencontres et discussions, afin de remettre davantage au dernier des zones, tandis que les mobilisations et les rassemblements de masse continuent dans la région de Manbej

28 décembre 2018

دون التوصل إلى نتيجة بعد…إجتماعات ومناقشات متواصلة بين قوات سوريا الديمقراطية وقوات النظام لتسليم الأخير مزيد من المناطق، واستنفارات وتحشدات مستمرة في منطقة منبج

28 décembre 2018

 

Une rue commercante à Manbej 2018

Les dirigeants de l ‘”Armée Nationale syrienne/des rebelles soutenus par la Turquie” que les forces d’Assad se sont retirés des environs de Manbej, vendredi soir, après être entrés dans la région à l’invitation des “Unités de protection du peuple” (kurdes).
Le chef de la “Brigade du Nord”, Abu Al-Farouk a annoncé aujourd’hui, samedi 29 décembre, que les forces du régime se sont retirées de la région d’Ariméh et des zones où elles sont entrées à l’ouest de la ville de Manbej.

Le chef a ajouté: ” Hier soir, des autobus sont entrés dans les villages de Ariméh et ont emmené tous les éléments du régime et ses Chabbiha (voyous)”

 

قال قياديون في “الجيش الوطني” إن قوات الأسد انسحبت من محيط منبج، مساء أمس الجمعة، بعد دخولها إلى المنطقة بدعوة من “وحدات حماية الشعب” (الكردية).

وأوضح القيادي في “لواء الشمال”، “أبو الفاروق” اليوم، السبت 29 من كانون الأول، أن القوات التابعة للنظام انسحبت من منطقة العريمة والمناطق التي دخلتها غربي مدينة منبج.

وقال القيادي لعنب بلدي، “البارحة ليلًا دخلت باصات على قرى العريمة وسحبت كل عناصر النظام والشبيحة”.

Déploiement des forces du régime sur les lignes de démarcation autour de Manbej


Une course sur la ville Manbej: la décision finale attend les résultats de la rencontre russo-turque

سباق على منبج السورية: الحسم ينتظر نتائج الحراك الروسي التركي

عدنان أحمد

29 ديسمبر 2018

عكست التطورات والتحركات على الساحة السورية أمس الجمعة سباقاً بين أطراف مختلفة لحسم مصير مدينة منبج شمالي شرق مدينة حلب، الواقعة تحت سيطرة الوحدات الكردية، والتي بدأت منذ إعلان الرئيس الأميركي دونالد ترامب قراره بسحب قواته بشكل كامل من سورية، محادثات مع النظام السوري لإدخاله إلى مناطقها، بهدف حماية نفسها من عملية عسكرية توعّدت بها تركيا لطرد الوحدات من شرقي الفرات. ميدانياً بدا أن النظام السوري ومن خلفه روسيا يستعجلان فرض السيطرة على منبج، وذلك من خلال مسارعة النظام إلى الإعلان أمس الجمعة عن دخول قواته إلى مدينة منبج، الأمر الذي نفته تركيا، متحدثة عن “عملية نفسية” يقوم بها النظام. كذلك نفى التحالف الدولي إلى جانب وزارة الدفاع الأميركية “البنتاغون” صحة ما أعلنه النظام، بالتوازي مع إعلان المعارضة السورية المسلحة استعدادها لبدء عملية لتحرير المدينة.
في موازاة ذلك، يبدو جلياً أن حسم مصير المدينة لن يتم قبل حصول توافقات سياسية تركية-روسية، قد تبدأ معالمها تظهر خلال زيارة مسؤولين أتراك إلى موسكو اليوم السبت، ويُتوقع أن تتبلور بشكل نهائي خلال القمة الثلاثية بين الرؤساء الروسي فلاديمير بوتين والتركي رجب طيب أردوغان والإيراني حسن روحاني في موسكو مطلع العام المقبل، وذلك وسط ضغوط من أنقرة لتسوية تحفظ مصالحها، مع تشديدها على أن منطقة شرقي الفرات ومنبج هي قضية أمن قومي بالنسبة لها، نظراً لجغرافية المنطقة ومحاذاتها الحدود التركية السورية.

وتسارعت أمس التطورات المتعلقة بمدينة منبج، إذ بادر النظام السوري إلى الإعلان عن دخول قواته إلى المدينة، وذلك بعد دعوة تلقاها من الوحدات الكردية. وقال متحدث باسم قوات النظام إنه “انطلاقاً من الالتزام الكامل للجيش بتحمل مسؤولياته الوطنية في فرض سيادة الدولة على كل أراضي الجمهورية السورية، واستجابة لنداء الأهالي في منطقة منبج، تعلن القيادة العامة للجيش والقوات المسلحة عن دخول وحدات من الجيش السوري إلى منبج ورفع علم الجمهورية العربية السورية فيها”.
وكانت “وحدات حماية الشعب” الكردية قد دعت قوات النظام للدخول إلى منبج لمنع العملية العسكرية التي تحضّر تركيا لتنفيذها في المدينة وفي شرق نهر الفرات. وقالت الوحدات في بيان لها إنها انسحبت من منبج نتيجة استمرار التهديدات التركية بشن عملية عسكرية ضدها، داعية قوات النظام لإرسال عناصرها لاستلام النقاط التي انسحبت منها وحمايتها من هجوم الجيش التركي.

لكن إعلان النظام دخول قواته إلى المدينة قوبل بتشكيك كبير. وأوضحت نائبة الرئاسة المشتركة للمجلس التنفيذي في منبج، نورا الحامد، لوكالة “فرانس برس”، أن المفاوضات مع النظام بشأن منبج “تمت برعاية روسية”، مشيرة إلى أن “قوات النظام لن تدخل مدينة منبج نفسها، بل ستنتشر عند خطوط التماس” مع تركيا والفصائل السورية الموالية لها. وأوضحت الحامد أن قوات التحالف الدولي “ما تزال موجودة في مواقعها ومقراتها وتسيّر دورياتها عند خطوط التماس”.
كما قال التحالف الدولي إنه لا توجد تغييرات في الانتشار العسكري في منبج، مضيفاً أن إعلان قوات النظام دخولها إلى المدينة “غير صحيح”. ودعا “الجميع إلى احترام وحدة أراضي منبج وسلامة مواطنيها”.

كذلك ذكرت مصادر محلية لـ”العربي الجديد” أن قوات النظام لم تدخل إلى مدينة منبج، وما زالت في بلدة العريمة الواقعة جنوب غرب منبج بعدة كيلومترات، مشيرة إلى أن الوحدات الكردية رفعت علم النظام في إطار التمويه. وأوضحت المصادر أن القوات الأميركية المتمركزة في قرية السعدية في منبج أطلقت الليلة قبل الماضية قنابل مضيئة باتجاه المنطقة التي تتمركز بها قوات النظام في العريمة، فيما حلقت أمس الجمعة طائرات مروحية تابعة للتحالف الدولي على طول الحدود التي تفصل قوات النظام عن مناطق سيطرة “وحدات حماية الشعب”.

كذلك نفى المتحدث العسكري الرسمي باسم “الجيش الوطني” التابع للمعارضة السورية، الرائد يوسف حمود، دخول قوات النظام إلى منبج، موضحاً في تصريح صحافي أن كل ما حصل هو استقدام تعزيزات عسكرية للنظام إلى منطقة التايهة التي تبعد عن منبج حوالي 16 كيلومتراً. واعتبر أن ما قام به النظام من ترويج لدخوله إلى مدينة منبج هو “تعبير عن إفلاسه، بغية تحقيق نصر معنوي عن طريق الشبيحة داخل منبج، من خلال إصدار بيانات كاذبة”٠

من جهته، قال القيادي في الجيش السوري الحر، مصطفى سيجري، لـ”العربي الجديد”، إن منبج “ما زالت خاضعة لسيطرة المجموعات الإرهابية، ولم يحدث أي انسحاب”، معتبراً أن عملية رفع علم النظام “مسرحية لا تختلف عن المسرحيات السابقة كما حدث في ‎عفرين وغيرها”. وأضاف أن البيانات الصادر عن “‎قسد” ونظام بشار ‎الأسد “محاولة للالتفاف على التفاهمات الأميركية-التركية، وفرض أمر واقع جديد”.

فيما أفاد مدير المرصد السوري لحقوق الإنسان، رامي عبد الرحمن، وكالة “فرانس برس”، عن “انتشار أكثر من 300 عنصر من قوات النظام والقوات الموالية لها على خطوط التماس بين مناطق سيطرة قوات سورية الديمقراطية والقوات التركية مع الفصائل السورية الموالية لها”. وقال إن قوات النظام “فرضت ما يشبه طوقاً عازلاً بين الطرفين على تخوم منطقة منبج من جهتي الغرب والشمال”٠

تركيا المعنية الأبرز بهذا الملف، لم تتأخر للتشكيك في إعلان النظام. وقال الرئيس التركي رجب طيب أردوغان، في تصريحات صحافية، إن النظام السوري يقوم بـ”عملية نفسية” في منبج، موضحاً أن لا شيء مؤكداً حتى اللحظة حول ما أعلنه على الأرض. وأضاف أردوغان: “تواصلت مع أصدقائنا ومع جهاز الاستخبارات، نعلم أن هناك شيئاً من قبيل رفع علم (النظام) هناك، لكن لم يحدث أي شيء مؤكد بعد، والجهات الرسمية الروسية تؤكد الأمر نفسه”. وتابع: “علينا أن نأخذ الأمر على محمل الجد”.
وأكد أردوغان أن الوضع لا يتعلق بمنبج وحدها، بل يتم السعي من أجل القضاء على المنظمات الإرهابية المنتشرة في كامل المنطقة. وشدد على “أننا نعارض تقسيم سورية وهدفنا هو خروج التنظيمات الإرهابية منها، وعندما يتحقق ذلك لن يبقى لنا شيء نفعله في هذا البلد”. وتابع “هدفنا تلقين المليشيات الكردية الدرس اللازم، ومصرّون تماماً على ذلك”. وأوضح أردوغان أن علاقات بلاده مع الجانبين الأميركي والروسي متواصلة بصورة طيبة. وأشار إلى إمكانية عقد مباحثات هاتفية أو زيارة يقوم بها إلى موسكو للقاء نظيره الروسي للحديث حول المستجدات في سورية. وأضاف أن وفداً تركياً برئاسة وزير الخارجية مولود جاووش أوغلو ووزير الدفاع خلوصي آكار، سيتوجه اليوم السبت إلى موسكو، وسيناقش القضية السورية بشكل مفصل. ويضم الوفد رئيس جهاز الاستخبارات هاكان فيدان، وممثل الرئيس إبراهيم كالين، فضلاً عن السفير التركي في موسكو.
من جهتها، قالت وزارة الدفاع التركية إن “وحدات حماية الشعب ليس لها الحق أو السلطة لدعوة عناصر أخرى لدخول منبج”. وطالبت الوزارة كل الأطراف بالامتناع عن اتخاذ أي إجراءات تزعزع استقرار المنطقة.

في المقابل، كانت روسيا ترحب بدخول قوات النظام منطقة منبج، معتبرة أنه أمر “إيجابي”. وقال المتحدث باسم الرئاسة الروسية دميتري بيسكوف، “هذا يسير في اتجاه استقرار الوضع. إنّ توسيع منطقة سيطرة القوات الحكومية هو بالتأكيد توجّه إيجابي”. ولفت إلى أنّه سيتمّ بحث المسألة خلال زيارة وزيري الخارجية والدفاع التركيين لموسكو اليوم، ويتوقّع بحسب قوله أن “تلقي بعض الضوء” وتسمح بـ”تنسيق التحرك” بين روسيا وتركيا.

وتأتي الزيارة الرسمية التركية إلى موسكو اليوم استباقاً لقمة رئاسية ثلاثية حول سورية، تجمع بوتين وأردوغان وروحاني بعد أيام، أعلنت عنها روسيا أمس. ونقلت وكالة أنباء “انترفاكس” الروسية عن نائب وزير الخارجية الروسي ميخائيل بوغدانوف قوله أمس “جاء دورنا لاستضافة قمة الدول الثلاث الضامنة، بين الرئيسين التركي والإيراني ورئيسنا. وتم التوافق على عقدها في مطلع الأسبوع الأول من السنة. يتوقف ذلك على أجندة الرؤساء”.

في السياق، قال وزير الخارجية الروسي سيرغي لافروف، في مؤتمر صحافي مشترك أمس، مع نظيره الأردني أيمن الصفدي في موسكو، إن موسكو تنظر للعملية التركية المرتقبة شرقي الفرات، من “منظور القضاء على الإرهاب ووحدة أراضي سورية واستعادة سيادتها”. ورفض التعليق على القرار الأميركي بالانسحاب من سورية، قائلاً إنه “ينتظر أن تقترن الأفعال بالأقوال”. وأضاف أن “الأميركيين لا ينفذون دائماً وعودهم، وبعيداً عن ذلك… من الواضح أن واشنطن تريد نقل المسؤوليات على الأرض لشركائها في التحالف”

وتشهد منبج حالة من الترقب والتوتر منذ إعلان واشنطن نيتها سحب قواتها من سورية، وتوجّه رتل عسكري تركي إلى الحدود الجنوبية بولاية كليس التركية. وفي السياق، أعلنت هيئة الأركان العامة في “الجيش الوطني” التابع للمعارضة السورية، عن جاهزية قواتها إلى جانب الجيش التركي عند حدود مدينة منبج شمال سورية لبدء عملية عسكرية بهدف تحرير المدينة من الوحدات الكردية. وقالت الهيئة في بيان إن أرتال قواتها إلى جانب الجيش التركي بدأت بالتحرك نحو حدود منبج وتعلن جاهزيتها التامة لبدء عملية تحرير المدينة. وأشار البيان إلى أن ذلك يأتي استجابة لـ”مناشدات أهلنا في منبج لتخليصهم من ممارسات عصابات الأحزاب الانفصالية الإرهابية”.

كذلك قالت وكالة “الأناضول” التركية أمس، إن تعزيزات عسكرية تركية جديدة وصلت إلى قضاء ألبيلي التابع لولاية كليس جنوبي تركيا، بهدف تعزيز الوحدات المنتشرة على الشريط الحدودي مع سورية، مشيرة إلى أن الرتل العسكري يضم دبابات ومدافع وناقلات جنود مدرعة محملة على الشاحنات.

وكانت مصادر عدة قد أشارت إلى تحركات تقوم بها الوحدات الكردية من أجل تسليم قوات النظام بعض المواقع في المناطق التي تسيطر عليها، وذلك من خلال زيارات تقوم بها ممثلة “قسد” جيهان أحمد إلى دمشق، إضافة إلى اجتماع عدد من ممثلي الوحدات الكردية مع وفد من النظام في منطقة عين عيسى بريف الرقة. وفي هذا الإطار، قال مسؤول لجنة العلاقات الدبلوماسية التابعة للوحدات الكردية، آلدار خليل، “إنه لا مانع من انضمام وحدات حماية الشعب إلى جيش النظام وفق تفاهمات محددة”. وقال خليل في تصريحات نقلتها مواقع كردية أمس الجمعة إن مفاوضاتهم ما زالت مستمرة مع نظام الأسد وروسيا من أجل إرسال قوات عسكرية إلى الحدود مع تركيا. وجدد رفض الوحدات الكردية عودة قوات البشمركة التابعة لإقليم كردستان العراق إلى مناطقهم.

 

رغم عدم وجود أوامر وتحركات تركية… الفصائل الموالية لها تهدد بتنفيذ هجوم على منبج بعد ساعات من انتشار قوات النظام على خطوط التماس

28 décembre 2018
OSDH

Malgré l’absence d’ordres et de mouvements turcs, les factions qui leur sont fidèles menacent de lancer une attaque sur Manbej quelques heures après le déploiement des forces du régime sur les lignes de démarcation

28 décembre 2018
OSDH

Forces syriennes Assad 2018 près de Manbej

L’armée syrienne est entrée dans Manbej suite à l’appel des milices kurdes YPG + Démenti


تعزيزات تركية إضافية إلى الحدود مع سورية… والوحدات الكردية تستنجد بالنظام
إسطنبول ــ العربي الجديد، جلال بكور
28 ديسمبر 2018

Des renforts turcs supplémentaires à la frontière avec la Syrie … et des unités kurdes demande l’aide au régime syrien
Al-Arabi Al-Jadid – Istanbul, Jalal Bakour
28 décembre 2018

Des renforts turcs supplémentaires à la frontière avec la Syrie … et des unités kurdes cherchent le régime
Nouvel Arabe Istanbul, Jalal Bakour
28 décembre 2018
Vendredi, l’armée turque a continué d’envoyer des renforts militaires à la frontière syrienne alors que les préparatifs se poursuivaient en vue de la prochaine opération de Ankara contre les milices kurdes de l’est de l’Euphrate, tandis que les Milices des « Unités de protection du peuple » kurdes, a demandé dans une déclaration courte, aujourd’hui, les forces du régime syrien, de « Protéger la ville de Manbej des menaces turques ».

L’agence de presse « d’Anatolie » a rapporté vendredi que de nouveaux renforts militaires étaient arrivés dans le district d’Albili, dans la province méridionale de Kellis, afin de renforcer les unités déployées le long de la frontière avec la Syrie.
(…)

Et jeudi, dans le même état, davantage de renforts militaires ont été envoyés aux unités turques postées à la frontière avec la Syrie.
(…)

Les derniers renforts ont eu lieu après que le président turc Recep Tayyip Erdoğan eut annoncé la semaine dernière l’intention de son pays de lancer une campagne militaire dans quelques jours contre la milice « Unités de protection du peuple », qui dirige les « Forces de la Syrie démocratique » dans la zone nord et nord-est en Syrie.

Des attentes prédisaient le début d’une opération turque, mercredi, avec la participation de milliers de « l’Armée syrienne libre », mais le processus a été reporté jusqu’à la cristallisation d’un accord turc avec la partie russe, qui tente d’investir la situation sur le terrain en faveur du régime syrien, suite à la déclaration de Donald Trump, à propos du retrait de ses troupes de Syrie.

Une délégation turque de haut niveau devrait se rendre à Moscou samedi, comprenant les ministres des Affaires étrangères, Mouloud Gaooshoglu, Khulosi Akkar, ministre de la Défense, Hakan Fidan, chef du renseignement, et le porte-parole présidentiel, Ibrahim Kalan, pour finaliser le sort de la ville de Manbej et de ses environs.

Parallèlement, le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, se rendra en Turquie au début de 2019. Une délégation turque conduite par le vice-ministre des Affaires étrangères, Sadat Unal, se rendra également aux États-Unis sans fixer de date pour cette visite.

Les milices kurdes font appel au régime syrien
Dans un communiqué publié vendredi, les « forces de protection du peuple » kurdes ont appelé les forces du régime syrien à « protéger la ville de Manbej des menaces turques ».

Après l’annonce du retrait de Manbej, les « Unités de protection du peuple » ont déclaré dans un communiqué: “Nous nous sommes chargés de mener la guerre contre « Daech » et d’autres groupes terroristes, à l’este de l’Euphrate et dans d’autres régions, c’est pourquoi nous appelons l’Etat syrien auquel nous appartenons en tant que peuple, terre et frontières, pour envoyer ses forces armées pour récupérer ces zones et pour protéger la région de Manbej, des menaces turques ».

Les milices des « unités de protection du peuple » kurdes, la branche armée du parti de « l’Union démocratique » kurde, dirigent « la zone de l’aut-administration »,, le « Conseil démocratique de la Syrie » et les « FDS/Forces de la Syrie démocratique » du nord-est de la Syrie, des coalition qui regroupe d’autres factions que les kurdes, et reçoivent le soutien de Washington.

« Nous ne sommes pas en désaccord avec le gouvernement syrien pour défendre la souveraineté syrienne et l’armée syrienne a le devoir de défendre la souveraineté syrienne face à l’occupation », a déclaré mercredi à la presse la présidence conjointe de « l’auto-administration ».

Selon des sources bien informées, des négociations, autour de Manbej, sont en cours entre le régime et les unités kurdes, sous les auspices de la Russie, parallèlement aux négociations entre Washington et Ankara, dans le cadre de la poursuite du renforcement militaire des forces armées par le régime syrien et la Turquie dans la région.

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L’armée syrienne est entrée dans Manbej suite à l’appel des milices kurdes YPG

© REUTERS / Rodi Said

International

Suite à l’appel des Kurdes des YPG, invitant Damas à venir les protéger des Turcs à Manbij, le commandement de l’armée syrienne a annoncé son entrée dans le secteur.

Les forces gouvernementales syriennes ont annoncé ce vendredi leur entrée dans la ville de Manbij, zone cruciale au nord de la Syrie, jusqu’ici sous contrôle kurde. Le drapeau syrien a été hissé dans la ville. 

L’armée a également promis dans un communiqué de «garantir la sécurité de tous les citoyens syriens présents (à Manbij) et de tous ceux qui s’y trouvent».

Plus tôt dans la journée, les milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) ont invité les forces syriennes à prendre position à Manbij pour éviter une offensive de l’armée turque.

La milice kurde, qu’Ankara considère comme un mouvement terroriste étroitement lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), assure que ses membres ont quitté la ville pour aller combattre Daech* dans l’est du pays.

Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé plus tôt qu’Ankara était prêt à lancer une offensive contre les milices kurdes du YPG à Manbij si les États-Unis ne les évacuaient pas de la zone. Le chef d’État turc a par la suite affirmé que le lancement de l’opération avait été différé après un entretien téléphonique avec Donald Trump.

Le 19 décembre, Donald Trump a annoncé que les États-Unis avaient écrasé Daech* en Syrie, notant que la lutte contre ce groupe terroriste était la seule raison de la présence des militaires américains dans le pays. La Maison-Blanche a plus tard publié une déclaration annonçant que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs troupes de Syrie.

*Organisation terroriste interdite en Russie

 

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Démenti:

“Russia Today/RT”, l’agence Spoutnik ment à propos de Manbej et des “FDS”
https://www.orient-news.net/ar/news_show/159110/0/روسيا-اليوم-يكذّب-وكالة-سبوتنيك-بشأن-منبج-والسبب-قسد

Les FDS dément, sur RT, ses déclarations publiées sur le site Sputnik (Russe), autour de son accord pour l’entrée de l’armée syrienne à Manbej.

RT dément Sputnik

Washington met en garde l’opposition syrienne de ne pas participer à la campagne contre les unités kurdes


Syria civil war map February 2018 military situation in syria february 2018

15.12.2018
Ankara: le gouvernement américain a menacé l’opposition syrienne, tant politique que militaire, de participer à toute opération militaire turque contre des unités kurdes au nord-est de la Syrie.
Les responsables américains ont envoyé une lettre à la Coalition nationale pour la révolution syrienne et l’opposition syrienne ainsi qu’à « l’Armée syrienne libre », dans laquelle ils ont menacé les éléments qui participeront à toute opération turque à l’est du pays se trouveront directement face à l’armée américaine.
« La participation de la coalition ou de l’Armée Libre de quelque manière que ce soit à l’opération signifie une attaque contre les Etats-Unis et les forces de la coalition, ce qui entraînera une confrontation directe avec eux », indique la lettre. « Les forces américaines et les forces démocratiques de la Syrie sont dans un état de chevauchement, de sorte qu’il ne peut pas attaquer les forces démocratiques de la Syrie sans cibler les forces de la coalition occidentale et les forces américaines »
La lettre comprenait également: « Quand les éléphants dansent, vous devez rester à l’écart de la scène. »
Cela intervient trois jours après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé l’intention de son pays de lancer une campagne militaire dans les prochains jours afin de débarrasser la région du nord-est en Syrie des forces kurdes.
La présence d’unités kurdes en Syrie dans une zone de plus de 45 mille kilomètres carrés, à partir des rives de l’Euphrate jusqu’à la frontière irakienne au nord-est de la Syrie, et représentent environ 480 km de la frontière du pays avec la Turquie, sur 911 km au total. Elle compte environ 15 000 éléments armés dans la région où elle s’est développée avec le soutien militaire américain depuis 2014. Les Arabes représentent 70% de la population de la région.
Des unités kurdes contrôlent les plus grands champs et installations pétrolier et de gaz du pays, ainsi que 60% des terres agricoles et les plus grands barrages de production d’eau et d’électricité.
Il est à noter que le département de la Défense américain a déclaré auparavant qu’il est en train d’établir une force de 35 000 à 40 000 combattants à l’est du pays, afin d’assurer le contrôle permanent de la région.
La Turquie s’oppose au plan de Washington, qui consiste à transformer les forces kurdes en une armée régulière et à imposer une entité que Ankara considère comme un « terroriste » à sa frontière sud.

واشنطن تحذر المعارضة السورية من المشاركة في حملة ضد الوحدات الكردية

15.12.2018

أنقرة: هددت الإدارة الأمريكية المعارضة السورية، بشقيها السياسي والعسكري، من المشاركة في أي عملية عسكرية تركية ضد الوحدات الكردية شرق نهر الفرات، شمال شرقي سوريا.

وأرسل مسؤولون أمريكيون رسالة إلى الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية، و”الجيش السوري الحر”، هددوا فيها بأن العناصر التي ستشارك في أي عملية تركية شرق الفرات ستواجه الجيش الأمريكي بشكل مباشر.

وورد في الرسالة: “إن مشاركة الائتلاف أو السوري الحر بأي شكل في العملية تعني الهجوم على الولايات المتحدة وقوات التحالف، وهذا سيؤدي إلى صدام مباشر معها”. وأضافت “القوات الأمريكية وقوات سوريا الديمقراطية في حالة متداخلة مع بعضهما، لذلك لا يمكن مهاجمة قوات سوريا الديمقراطية دون استهداف قوات التحالف والقوات الأمريكية والاشتباك معهما”.

وتضمنت الرسالة أيضا عبارة: “حينما ترقص الفيلة؛ عليك أن تبقى بعيدًا عن الساحة”.

يأتي ذلك بعد ثلاثة أيام من إعلان الرئيس التركي رجب طيب أردوغان عزم بلاده إطلاق حملة عسكرية في غضون أيام لتخليص منطقة شرق الفرات في سوريا من القوات الكردية.

وتتواجد الوحدات الكردية في سوريا في مساحة تزيد عن 45 ألف كلم مربع، تبدأ من ضفاف نهر الفرات حتى الحدود العراقية شمال شرقي سوريا، وتشكل نحو 480 كلم من حدود البلاد مع تركيا، من إجمالي 911 كلم. ولديها نحو 15 ألف عنصر مسلح في المنطقة التي توسّعت فيها بدعم عسكري أمريكي منذ 2014. ويشكل العرب 70 في المئة من عدد سكان المنطقة.

كما تسيطر الوحدات الكردية على أكبر حقول ومنشآت النفط والغاز في البلاد، علاوة عن 60 في المئة من الأراضي الزراعية وأكبر موارد المياه وسدود توليد الكهرباء.

يشار إلى أن وزارة الدفاع الأمريكية صرّحت، في وقت سابق، أنها بصدد تأسيس قوة يتراوح قوامها بين 35 و40 ألف مقاتل شرق نهر الفرات، لضمان سيطرة دائمة على المنطقة.

وتعارض تركيا خطة واشنطن، التي تعني تحويل القوات الكردية إلى جيش نظامي، وفرض نشوء كيان تعتبره أنقرة “إرهابيا” بالأمر الواقع على حدودها الجنوبية.

(الأناضول)

 

Un chef de l’armée syrienne libre: Nous allons combattre les milices kurdes malgré les avertissements de Washington

قيادي بـ”الجيش السوري الحر”: سنحارب المليشيات الكردية رغم تحذيرات واشنطن

أحمد الإبراهيم

15.12.2018 – Al-Arabi Al-Jadid

قال المتحدث باسم هيئة أركان الجيش الوطني، التابع للجيش السوري الحر، يوسف حمود، إن “الحر” سيشارك إلى جانب الجيش التركي في معركته ضد المليشيات الكردية، على الرغم من التحذيرات الأميركية.

وأوضح حمود، في تسجيل صوتي اطّلع عليه “العربي الجديد”، أن “الجيش الحر” عندما نوى المشاركة إلى جانب الأتراك لم يستشر الأميركان، لذا فهو غير معني بأية تحذيرات.

وأضاف أن “المليشيات الكردية الانفصالية تهدّد الوحدة السورية، وتسعى إلى إقامة مشروع مبني على إرهاب الآخرين، وسيحاربها الجيش الحر هي وقياداتها أينما وجدت”.

وحذّرت الإدارة الأميركية المعارضة السورية، بشقيها السياسي والعسكري، من المشاركة في أي عملية عسكرية تركية ضد تنظيم الوحدات الكردية، شرق نهر الفرات، شمال شرقي سورية.

وبحسب وكالة “الأناضول”، فإن مسؤولين أميركيين بعثوا رسالة إلى الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية، والجيش السوري الحر، هددوا فيه بأن العناصر التي ستشارك في أي عملية تركية شرق الفرات ستواجه الجيش الأميركي بشكل مباشر.

وورد في الرسالة “إن مشاركة الائتلاف أو السوري الحر بأي شكل في العملية تعني الهجوم على الولايات المتحدة وقوات التحالف، وهذا سيؤدي إلى صدام مباشر معها”.

وأضافت أن “القوات الأميركية والوحدات الكردية في حالة متداخلة بعضها مع بعض، لذلك لا يمكن مهاجمتها من دون استهداف قوات التحالف والقوات الأميركية والاشتباك معهما”.

ويأتي ذلك بعد ثلاثة أيام من إعلان الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، عزم بلاده على إطلاق حملة عسكرية في غضون أيام لتخليص منطقة شرق الفرات في سورية من المليشات الكردية.

موقف أوروبي

في غضون ذلك، طلبت وزيرة خارجية الاتحاد الأوروبي فيديريكا موغيريني، اليوم السبت، من تركيا “الامتناع عن أي تحرك أحادي الجانب” في سورية.

واعتبرت موغيريني، في بيان، يوم السبت، أنّ “التصريحات عن عملية عسكرية تركية جديدة محتملة في شمال شرق سورية، هي مصدر قلق”.

وأضافت أنّها تتوقع من “السلطات التركية الامتناع عن أي تحرك أحادي الجانب من شأنه أن يقوّض جهود التحالف ضد داعش أو تصعيد عدم الاستقرار في سورية”، وفق ما نقلت “فرانس برس”.

استعدادات “قسد”

ومع تصاعد حدّة التهديدات التركية، اتخذت مليشيا “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) بعض الإجراءات الاحترازية للتقليل من الأضرار في صفوف عناصرها في حال وقع الهجوم.

وقال ناشط إعلامي من مدينة الحسكة، لـ”العربي الجديد”، إن “قسد” غطّت الشوارع القريبة من مقراتها العسكرية في مدينة رأس العين في ريف الحسكة، كي لا يرصد طيران الاستطلاع التركي حركة آلياتها وجنودها.

وأوضح الناشط، الذي رفض الكشف عن اسمه لأسباب أمنية، أن هذا الإجراء تم اتباعه في العديد من المدن والبلدات الخاضعة لسيطرة المليشيا.

وأضاف أن عناصر المليشيا قاموا بإنزال الرايات الخاصة ورفعوا بدلاً منها أعلاماً أميركية، وهو إجراء تتبعه المليشيا في كل مرة تتلقى فيها تهديداً.

كذلك أشار إلى أن بعض الآليات العسكرية تم تمويهها ونقل جزء منها إلى المناطق السكنية الكثيفة، بهدف إيقاع خسائر في صفوف المدنيين في حال تم استهدافها من قبل تركيا.

وقال الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، أمس الجمعة، إن القوات التركية “ستدخل مدينة منبج إذا لم تُخرج الولايات المتحدة الإرهابيين (وحدات حماية الشعب الكردية) منها”.

وأضاف أن تركيا عازمة على إحلال السلام في المنطقة الواقعة شرقي نهر الفرات في سورية. وقال إن “الهجوم الغادر الذي نُفذ (مساء أول من أمس وأدّى إلى مقتل جندي تركي) من تل رفعت ضد الجنود الأتراك في عفرين يُظهر مدى صواب قرار العملية العسكرية”.

وحذّر أردوغان أميركا بشأن مدينة منبج  الواقعة غربي نهر الفرات، قائلاً “في حال عدم لجوئكم إلى تطهير منطقة منبج فإننا سندخل هذه المنطقة أيضاً”.

ورأى أن تركيا “خسرت الكثير من الوقت بشأن التدخل في مستنقع الإرهاب شرق نهر الفرات، لكن هذه المسألة لم تعد تتحمل التأخير حتى يوماً واحداً”.

(…)

Face à l’escalade des menaces turques, les Forces démocratiques de la Syrie (FDS) ont pris des mesures de précaution pour minimiser les dommages que pourraient subir leurs rangs en cas d’attaque.
Un militant médiatique d’Al-Hasakah a déclaré à Al-Arabi Al-Jadid que les «  FDS » a couvert les rues à proximité de leur quartier général militaire à Ras Al-Ain, dans la campagne de Hasaka, de sorte que les avions de reconnaissance turcs ne surveillent pas les mouvements de ses véhicules et de ses soldats.
Le militant, qui a refusé de dévoiler son identifié pour des raisons de sécurité, a déclaré que cette mesure avait été suivie dans plusieurs villes et villages contrôlés par la milice.
Il a ajouté que les membres de la milice avaient enlevé leurs drapeaux et bannières et  levé, en remplacement, les drapeaux américains, une démarche que la milice applique à chaque fois que nous recevons des menaces.

(…)

 

Deux responsables américains en visite à la base al-Tanaf, Manbej et Raqqa


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Deux responsables américains en visite à la base al-Tanaf, Manbej et Raqqa

Date: 24-10-2018 – Radio el-Koll

Deux visites de responsables américains dans des régions de Syrie pourraient indiquer une nouvelle approche américaine de la question syrienne : après que l’émissaire américain James Jeffrey s’est rendu dans les villes de Manbej et Raqqa, une visite du chef des opérations militaires américaines au Moyen-Orient, le général Joseph Fotel, a été annoncée, d’où il a fait des déclarations confirmant la poursuite de la présence militaire américaine en Syrie afin de créer les conditions d’un règlement politique et d’influencer les activités de l’Iran.

Le commandant des opérations militaires américaines au Moyen-Orient, le général Joseph Fotel, a confirmé, lors de sa visite à la base américaine à Al-Tanaf, et souligné l’importance de la présence militaire de son pays en Syrie afin de créer les conditions d’un règlement politique et d’influencer certaines des activités malveillantes de l’Iran, selon l’agence Associated Press.

L’agence a publié la déclaration du général américain, après la visite à la base al-Tanaf : qu’elle a duré 6 heures hier et n’a pas été annoncée qu’après la visite à la demande du Pentagone pour des raisons de sécurité. Notant qu’un groupe de journalistes a accompagné le général Fotil à la base, qui a ouvert ses portes pour la première fois devant les médias. Al-Tanaf, une filiale de l’Alliance internationale, est située à un triangle frontalier entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak.

Le général américain a expliqué que la présence américaine en Syrie était un outil de pression des diplomates américains. « Nous avons une tâche ardue à vaincre, mais je reconnais que notre présence, le développement de nos partenaires et relations ici ont un impact indirect sur certaines des activités malveillantes que l’Iran et ses agents cherchent à exercer. Signalant en même temps que la mission de la coalition dans al-Tanaf ne se transformera pas en une campagne contre l’Iran.

L’agence a estimé que le nombre de soldats de la coalition internationale présents sur la base serait entre 200 et 300, pour la plupart des Américains, et formerait des membres du groupe de guérilla de l’opposition composé d’environ 300 personnes.

Fotel a mis en garde contre l’abandon de combattre « Daech » au stade actuel, soulignant que la tâche principale de la base est de faire pression sur les extrémistes fuyant les combats dans la vallée de l’Euphrate et de les empêcher d’utiliser cette région pour réorganiser leurs rangs.

Des manœuvres militaire ont été organisées à la base, il y a environ un mois, après que le régime et l’Iran aient intensifié leurs déclarations sur leur intention de contrôler la base. L’intérêt américain pour la base a augmenté en raison de son emplacement stratégique le long de la route reliant le régime à ses partisans à Téhéran.

La base, qui ne compte que des centaines de combattants, confirme que les États-Unis ont pris des mesures moins dangereuses pour affronter l’Iran sur le terrain, alors même que ses hauts responsables intensifiaient la guerre des mots et intensifiaient les pressions économiques et diplomatiques sur Téhéran.

La visite du général américain à la base al-Tanaf a coïncidé avec une visite de l’envoyé spécial américain en Syrie dans les villes de Raqqa et de Manbej, à la suite de déclarations de Bachar al-Assad selon lesquelles son régime rétablirait tous les territoires syriens sans exception.

L’envoyé américain James Jeffrey a déclaré: Bachar al-Assad ne contrôle que la moitié du pays, tandis que l’autre moitié est sous le contrôle des États-Unis et de ses alliés, notant que son pays adoptera avec ses alliés une « stratégie d’isolement » comprenant des sanctions, si Bachar al-Assad bloquait le processus politique pour mettre fin à la guerre .

Cela s’inscrit dans le contexte des efforts de Washington pour donner une impulsion plus forte à la solution politique en Syrie, comme l’a confirmé la porte-parole régionale américaine en arabe, « Erica Chusano », à notre correspondant, ajoutant que les États-Unis s’emploient à donner une impulsion plus forte à la solution politique en Syrie par le biais de réunions et de consultations de responsables américains. Y compris l’envoyé américain James Jeffrey.

Selon des sources de presse, une nouvelle approche de l’administration syrienne vis-à-vis de la question syrienne et l’ancien ministre jordanien de l’Information, Saleh al-Qallab, ont déclaré dans un article paru dans le journal koweïtien: qu’il existait des informations correctes, que les États-Unis préparaient une nouvelle « feuille de route »  pour leur stratégie syrienne; englobant de garder les forces des Etats-Unis dans les régions de l’Est de l’Euphrate et à la base de « al-Tanaf », pour soutenir et renforcer sa mission dans la région d’Idleb, ainsi que les fortes pressions qui pèsent même sur la Russie pour faire sortir l’Iran de la Syrie, au début militairement puis politiquement.

L’accord de “Manbej” entre la procrastination américaine et les options turques


 


Adnan Ahmed
12 octobre 2018

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré jeudi que l’accord entre son pays et les Etats-Unis concernant la ville de Manbej, à l’est d’Alep, est toujours dans l’impasse et peut-être même en échec, à la lumière des relations froides américano-turques. et l’entrée du régime syrien comme acteur clé dans l’affaire Manbej après le soutien de ses forces par la Russie, il contrôlait la plupart des zones d’opposition (à l’exception d’Idleb et de ses environs) et dirigeait sa boussole vers l’est pour compléter ce contrôle. Dans ses condoléances non déclarées de l’accord de Manbej, Erdogan a dit que « l’accord n’est pas complètement mort mais a été reporté ».

Les déclarations d’Erdogan sont venues à un moment où les relations américano-turques sont déjà très froides, à la suite de l’arrestation du révérend américain Andor Brunson en Turquie et après que les sanctions américaines qui ont fait chutter la lire turque. Malgré l’annonce au début de ce mois-ci de la reprise des patrouilles communes à Manbej entre les parties américaine et turque, les patrouilles, qui sont presque le seul élément qui a été respecté dans la « feuille de route » signée entre les deux parties en juin, n’ont plus de sens. À la lumière des actions entreprises par les parties américaine et kurde sur le terrain en vue de la consolidation du contrôle de la ville et non du retrait selon l’accord.

La « feuille de route » comprend plusieurs étapes, à commencer par le retrait des commandants des « Forces de protection du peuple » (kurdes), suivies par la saisi des militaires et des services de renseignement turcs et américains pour surveiller la ville. La troisième étape prévoit la formation d’une administration locale dans un délai de 60 jours, de sorte que le conseil local et militaire, qui fourniront les services et la sécurité dans la ville, selon la répartition ethnique de la population. Mais rien n’a été fait sauf des patrouilles des deux côtés de la ligne de démarcation entre les milices kurdes et le « Bouclier de l’Euphrate » soutenu par la Turquie.

Ces derniers jours, plusieurs sources ont rapporté que les États-Unis avaient fourni du matériel de forage aux milices kurdes de la ville, afin de compléter le périmètre de la ville de Manbej en creusant des tranchées et des barricades. Selon des sources locales, « des camions chargés de matériel de forage, d’armes et de matériel sont arrivés du nord de l’Irak, y compris trois bulldozers et une excavatrice, en plus de l’armure KOGAR remise à l’armée du Conseil de Manbej. De son côté, la coalition dirigée par les États-Unis a révélé que « Un groupe de véhicules et de véhicules de service ont été envoyées dans la ville de Manbej, dans le cadre d’une opération de reconstruction de la région ». Les « Forces Démocratiques syriennes » FDS avait contrôlé la ville de Manbej en août 2016, grâce aux soutien des Américains, dans le cadre de la guerre contre l’organisation Daech ».

Selon l’agence « Anatolie » turque, des « unités » ont commencé à creuser le périmètre de la ville depuis le contrôle de la région l’an dernier, mais le rythme des forages s’est accéléré après le lancement de l’armée turque et de l’armée syrienne libre l’opération « Free Syrian Army » (bouclier de l’Euphrate) dans la campagne nordique d’Alep, « Le rythme des forages a diminué après que les forces américaines ont construit deux bases près des zones de (bouclier de l’Euphrate), en avril dernier, mais elles sont revenues à leurs activités antérieures après l’accord turco-américain sur la feuille de route ».

À la lumière de cette tergiversation américain dans la mise en œuvre de l’accord, Ankara a de nouveau fait allusion à l’option militaire consistant à expulser les milices kurdes de la ville, qui est soumise à une situation militaire et politique complexe en raison de l’enchevêtrement des intérêts régionaux et internationaux. Les États-Unis ont déployé des unités militaires autour de la ville avec des opportunités croissantes d’affrontements entre leurs alliés kurdes et les forces turques en mars 2017. La Russie a également déployé des forces de police militaires dans les villages de Manbej, évacués par les Kurdes avec l’avancée des forces turques, et remplacés par des unités du régime syrien. La manœuvre kurde a fourni au régime syrien un corridor terrestre qui a permis de relier les zones sous son contrôle dans l’extrême nord et qui a été isolé depuis le déclenchement de la révolution syrienne à Alep et ses zones situées au sud.

Bien entendu, le régime syrien et la Russie réalisent qu’ils ne peuvent pas contrôler Manbej en raison de la protection des États-Unis, alors que deux rounds de négociations entre les représentants kurdes et le régime n’ont pas permis de déterminer le statut définitif de la région, ce qui augmente les chances que le régime cherche d’autres moyens de contrôle, tels que la mobilisation des réseaux tribaux qui lui sont loyaux contre les milices kurdes, notamment avec l’échec des accords entre la Turquie et les États-Unis sur la ville.

L’option militaire turque à Manbej semble également présenter de nombreux dangers: Ankara préférera peut-être faire preuve de plus de patience envers les États-Unis, dans l’attente d’une amélioration des relations entre les deux pays afin de revigorer la feuille de route de Manbij. En fait, dès le départ, l’accord était ambigu et constituait un compromis entre les deux parties dans lequel Washington cherchait à absorber l’impulsion turque envers Manbij sans pour autant être fidèle au contenu de l’accord.

 

سورية: اتفاق “منبج” بين المماطلة الأميركية والخيارات التركية

عدنان أحمد
12 octobre 2018

كشفت تصريحات الرئيس التركي رجب طيب أردوغان التي نقلتها الصحافة التركية، أمس الخميس، أن الاتفاق بين بلاده والولايات المتحدة بخصوص مدينة منبج، شرقي حلب، ما زال في مرحلة التعثر، وربما الفشل، في ضوء برودة العلاقات التركية – الأميركية، فضلاً عن دخول النظام السوري كلاعب رئيسي في قضية منبج بعد تمكن قواته بدعم روسي، من السيطرة على معظم مناطق المعارضة (باستثناء إدلب ومحيطها) وتوجيه بوصلته شرقاً لاستكمال هذه السيطرة. وفي نعيه غير الصريح لاتفاق منبج، قال أردوغان إن “الاتفاق تأجل، لكن لم يمت تماماً”.

وأتت تصريحات أردوغان في وقت باتت فيه العلاقات الأميركية ــ التركية أسيرة البرود الشديد، نتيجة قضية اعتقال القس الأميركي أندور برونسون في تركيا، وما تبع ذلك من عقوبات أميركية هوت بالليرة التركية. ورغم الإعلان مطلع الشهر الحالي عن استئناف تسيير دوريات مشتركة في منبج بين الجانبين الأميركي والتركي، إلا أن هذه الدوريات، التي تكاد تكون البند الوحيد الذي تمّ التقيّد به في اتفاق “خارطة الطريق” الموقع بين الجانبين في يونيو/ حزيران الماضي، لم تعد ذات معنى في ظل ما يتخذه الجانبان الأميركي والكردي من إجراءات على الأرض باتجاه تكريس سيطرتهما على المدينة، وليس الانسحاب منها بموجب الاتفاق.
وتتضمن “خارطة الطريق” خطوات عدة تبدأ بانسحاب قادة “وحدات حماية الشعب” (الكردية)، ويليها تولي عناصر من الجيش والاستخبارات التركية والأميركية مهمة مراقبة المدينة. أما المرحلة الثالثة فتنص على تشكيل إدارة محلية في غضون 60 يوماً، بحيث يتم تشكيل المجلس المحلي والعسكري اللذين سيوفران الخدمات والأمن في المدينة، حسب التوزيع العرقي للسكان. لكن كل ما سبق لم ينفذ منه شيء سوى تسيير دوريات على جانبي الخط الفاصل بين المليشيات الكردية وفصائل “درع الفرات” المدعومة من تركيا.
وفي الأيام الأخيرة، ذكرت مصادر عدة أن الولايات المتحدة زوّدت المليشيات الكردية في المدينة بمعدات حفر، لاستكمال تطويق محيط مدينة منبج بالحفر والخنادق والمتاريس. وقالت مصادر محلية إن “شاحنات محمّلة بمعدات الحفر وبالأسلحة والعتاد وصلت من شمال العراق إلى المدينة، بما في ذلك ثلاث جرافات وحفارة إضافة إلى مدرعات من نوع “كوجار” سُلّمت لمجلس منبج العسكري. من جهته، كشف التحالف الدولي بقيادة الولايات المتحدة، أنه “أرسل مجموعة من الآليات والسيارات الخدمية إلى مدينة منبج، وذلك ضمن عملية إعادة إعمار المنطقة”. وكانت “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) قد سيطرت على منبج التابعة لمحافظة حلب السورية، في أغسطس/ آب 2016 بدعم أميركي، في إطار الحرب على تنظيم “داعش”.
وحسب وكالة “الأناضول” التركية، فإن “الوحدات التركية بدأت في حفر محيط المدينة منذ سيطرتها على المنطقة العام الماضي، لكن وتيرة الحفر زادت بعد إطلاق الجيش التركي والجيش السوري الحر عملية (درع الفرات) في ريف حلب الشمالي، في الشهر ذاته”، مشيرة إلى أن “وتيرة الحفر انخفضت بعد قيام القوات الأميركية ببناء قاعدتين قرب مناطق (درع الفرات، في إبريل/ نيسان الماضي، لكنها عادت لنشاطها السابق بعد الاتفاق التركي الأميركي على خارطة الطريق”.
وفي ضوء هذه المماطلة الأميركية في تنفيذ الاتفاق، عادت أنقرة إلى التلويح بالخيار العسكري لطرد المليشيات الكردية من المدينة الخاضعة لوضع عسكري وسياسي معقد بسبب تشابك المصالح الإقليمية والدولية فيها. وكانت الولايات المتحدة قد نشرت وحدات عسكرية في محيط المدينة مع تزايد فرص الصدام بين حلفائها الأكراد والقوات التركية في مارس/ آذار 2017، فيما نشرت روسيا بدورها قوات شرطة عسكرية في قرى تابعة لمنبج، كان الأكراد قد أخلوها مع تقدم القوات التركية، لتشغلها وحدات تابعة للنظام السوري. ووفرت المناورة الكردية للنظام السوري ممراً برياً أعاد ربط المناطق الخاضعة لسيطرته في أقصى الشمال والمعزولة عنها منذ اندلاع الثورة السورية بمحافظة حلب والمناطق الواقعة إلى الجنوب منها.
وبطبيعة الحال، يدرك النظام السوري وروسيا أنه ليس باستطاعتهما السيطرة على منبج بسبب خضوعها للحماية الأميركية، فيما لم تحقق جولتان من المفاوضات بين ممثلين أكراد والنظام أي تقدم لتحديد الوضع النهائي للمنطقة، ما يزيد من احتمال أن يعمد النظام إلى البحث عن وسائل بديلة للسيطرة عليها، مثل تعبئة الشبكات العشائرية الموالية له ضد المليشيات الكردية، خاصة مع تعثر التفاهمات بين تركيا والولايات المتحدة بشأن المدينة.

أما الخيار العسكري لتركيا في منبج، فيبدو هو الآخر محفوفا بالمخاطر، وقد تفضّل أنقرة المزيد من الصبر مع الولايات المتحدة بانتظار تحسن العلاقات بين البلدين لإعادة تفعيل خارطة طريق منبج. والواقع أنه منذ البداية كان هذا الاتفاق مشوباً بالغموض، ومثّل حلاً وسطاً في حينه بين الجانبين، سعت من خلاله واشنطن لامتصاص الاندفاعة التركية باتجاه منبج، من دون أن تكون مخلصة فعلاً للتقيد بمضمون الاتفاق٠

 

MANBIJ L’ARAMÉENNE

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روسيا «قلقة» من الوضع شرقي نهر الفرات – La Russie “s’inquiète” de la situation à l’est de l’Euphrate


Military-situation-in-Syria-19-décember-2017

La Russie “s’inquiète” de la situation à l’est de l’Euphrate

jeudi 11 octobre 2018

■ Moscou-Anatolie: Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, s’est dite préoccupée par la situation à l’est de l’Euphrate en Syrie. “La situation à l’est de l’Euphrate est une source de préoccupation croissante pour la Russie”, a-t-elle déclaré, faisant référence au soutien de Washington à l’organisation YPJ / PKK dans l’établissement de la soi-disant “autogestion”. Elle a indiqué que les États-Unis, en coopération avec leur entité existante (YPJ / PKK), travaillaient dans ce domaine pour mettre en place une autogestion. Elle a souligné que les efforts déployés pour mettre en place cette administration, contraires à la Constitution syrienne, ont abouti à “des résultats qui ne sont pas du tout positifs”. Elle a ajouté que la mise en place de l’autogestion perturbait la population non kurde, en particulier les Arabes, les Syriaques et les Turkmènes.

روسيا «قلقة» من الوضع شرقي نهر الفرات
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

■ موســكو-الأناضول: أعربت المتحدثة باسم وزارة الخارجية الروســية ماريا زاخاروفا، عن قلقها من الوضع شرقي نهر الفرات في سوريا. وقالت: «الوضع في شرقي نهر الفرات يثير قلقا متصاعدا لدى روسيا، في إشارة إلى دعم واشنطن تنظيم «ي ب ك/بي كا كا» في إقامة ما يسمى بـ «الإدارة الذاتية». وأشــارت إلى أن الولايات المتحدة تعمل في هذه المنطقة، بالتعاون مع الكيان الموجود فيها (ي ب ك/بي كا كا)، على إقامة إدارة ذاتية. ولفتت إلى أن الجهود الرامية لإقامة هذه الإدارة التي تنافي الدســتور السوري، تقود إلى «نتائج غير إيجابية على الإطلاق». وأضافت أن إقامة إدارة ذاتية تزعج السكان غير الأكراد لاسيما العرب والسريانيون والتركمان٠

Conseil démocratique syrien: les négociations avec le régime chancèlent

Jeudi 11 octobre 2018

Damas – Le « Conseil démocratique syrien » a démenti toute rencontre avec des représentants du gouvernement du régime dans la capitale Damas dimanche dernier. Le porte-parole du Conseil, Amjad Othman, a déclaré dans un communiqué de presse: “En raisons du dialogue défaillant et les cadres étroits établis par le gouvernement de Damas dans le processus de dialogue qui stagne toujours, nous déclarons que les informations qui ont été diffusées par les médias sont erronées ». Le Conseil est bien à Damas pour reprendre les discussions et rencontrer des personnalités du gouvernement et de la sécurité pour discuter de l’avenir des régions à l’Est de l’Euphrate. Il convient de noter que le « Conseil démocratique syrien » est le bras politique des « Forces démocratiques syriennes/FDS », dont les militants kurdes forment la composante principale. Les FDS, avec l’appui des États-Unis, ont libéré de nombreuses zones qui étaient sous le contrôle de l’organisation Daech en Syrie
Le conseil contrôle, actuellement, de vastes régions du nord-est de la Syrie, estimées à 27% du territoire, incluant les régions de l’Est de l’Euphrate à Deir Ez-Zor et la plupart des terres de Hassakeh et de Raqqa, ainsi que Manbej et Ain al-Arab (Kobané) dans la campagne orientale d’Alep. « Nous sommes attachés à notre position de principe en faveur de tout processus de dialogue mettant fin à la crise syrienne et aboutissant à des formules nationales par le biais de solutions politiques », a déclaré M. Osman.

مجلس سوريا الديمقراطية: المفاوضات مع النظام متعثرة
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

■ دمشــق – د ب أ: نفى «مجلس ســوريا الديمقراطية» عقد أي لقاء مع مسؤولين حكوميين في العاصمة
دمشق يوم أول أمس. وقال المتحدث الرسمي باسم المجلس أمجد عثمان، في تصريح صحافي: «أسباب تعثر الحوار والأطر الضيقة التي حددتها حكومة دمشق في عملية الحوار ما زالت قائمة، لذلك نعلن أن ما تناولته وسائل الإعلام من أنباء غير صحيحة».عن المجلس موجود في دمشــق لاستئناف اللقاءات مع الحكومة الســورية، وأنه سيلتقي شــخصيات حكومية وأمنية بهدف بحث مســتقبل مناطق شرق الفرات. وتجدر الإشــارة إلى أن «مجلس سوريا الديمقراطية» هو الذراع السياســية لـ «قوات سوريا الديمقراطية»
(قســد)، التي يشــكل المســلحون الأكراد أبرز مكوناتها. وكانت (قســد) قامت، بدعم من الولايات المتحدة، بتحرير العديد من المناطق التي كانت خاضعة لسيطرة تنظيم داعش في سوريا٠
ويسيطر المجلس على مناطق واسعة شمال شرقي سوريا تقدر بنحو ٢٧ بالمئة من مساحة سوريا، وتشمل مناطق شرق الفرات في محافظة دير الزور وأغلب أراضي محافظتي الحســكة والرقة، إضافة إلى منطقتي منبج وعين العرب في ريف حلب الشــرقي. وأكد عثمان الالتزام بالحــوار، موضحا :»إننا ملتزمون بموقفنا المبدئي المؤيد لأية عملية حوار من شــأنها أن تنهي الأزمة الســورية والوصول إلى صيغ وطنية عبر الحلول السياسية«٠

 

سوريا: اغتيال المستشار الأمني لـ«الجولاني» وتصفية القائد العسكري لـ«تحرير الشام»٠
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

عواصم ـ «القدس العربي» : في سياق تنفيذ إحدى مراحل اتفاق «سوتشي» الأولى في خصوص ملف إدلب وبقاء أخرى أكثر تعقيداً، أكد الناطق الرسمي باسم الجبهة الوطنية للتحرير التابعة للمعارضة السورية، الانتهاء من عمليات سحب السلاح الثقيل من «المنطقة المنزوعة السلاح» في إدلب شمالي سوريا. وأوضح النقيب ناجي مصطفى، في تصريح خاص لـ«القدس العربي»، أنه «بعد أن أعلنا بدء عملية سحب السلاح الثقيل للمقرات الخلفية، نعلن الآن عن انتهاء العملية واستكمال عملية إرجاع السلاح الثقيل»٠

الناطق باسم الجبهة الوطنية لـ«القدس العربي»: انتهاء مرحلة سحب السلاح الثقيل من المنطقة العازلة في إدلب
يأتي ذلك متزامناً مع إشادة وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أمس، بـ«الشركاء الأتراك الذين يلعبون الدور الرئيسي في تنفيذ اتفاق «سوتشي» حول إدلب السورية»، خلال مؤتمر صحــــافي عقــــده أمـــس في العاصمة الروسية موسكو، مؤكداً أن «هذه العملية تتقدم بشكل ثابت بما فيه الكفاية». وكشف النقيب مصطفى أنه «سيتم تسيير دوريات (تركية) في المنطقة»، مشدداً على أن «موضوع الدوريات الروسية قد رفضناه رفضاً قاطعاً»٠
من جهته قال مدير المرصد السوري لحقوق الانسان رامي عبد الرحمن إنه «لم يتم رصد أي سلاح ثقيل أمس في كامل المنطقة المنزوعة السلاح»٠
وليس بعيداً عن تعقيدات ملف إدلب، فقد دخلت «هيئة تحرير الشام» في الشمال السوري منعطفاً أمنياً حرجاً، بتسارع وتيرة الاغتيالات ضد قيادات الحلقة الضيقة فيها، فقد تعرضت الهيئة التي يقودها «أبو محمد الجولاني» لضربات موجعة خلال اليومين الماضيين، تمثلت باغتيال المستشار الأمني للجولاني «أبو يوسف الجزراوي»، والقائد العسكري للهيئة «محمد أبو إسلام»، على أيدي جهات مجهولة في محافظة إدلب، في سياسة يبدو أنها تسير من اغتيال إلى آخر في سياق تصفية وإنهاء ملف إدلب المعقد.
ويعد أبو يوسف الجزراوي، وهو من القيادات «المهاجرة» في هيئة تحرير الشام، سعودي الجنسية، وكان يشغل خلال الفترات الماضية، منصب المستشار الأمني لـ «الجولاني»، ضمن الحلقة الضيقة التي تحيط به. (تفاصيل ص 4)

Transformations à l’Est de l’Euphrate … Les Kurdes parviendront-ils à un accord avec le régime? تحولات في شرقي الفرات… هل يتفاهم الأكراد مع النظام؟


Extermination-Kurde-des-Assyriens.Web

Transformations à l’Est de l’Euphrate … Les Kurdes parviendront-ils à un accord avec le régime?

Ameen Al – Asi Rayan Mohammed
1er juillet 2018
L’Est de la Syrie s’oriente vers des transformations qui pourraient conduire au retour du régime progressivement dans les zones sous le contrôle d’une faction kurde, en essayant d’éviter les conséquences d’une compréhension turco-américaine qui s’est déjà manifestée  dans Afrin et Manbej, il est possible que les Kurdes seront délogés de l’avant scènes des événements politiques et militaires syriens. Il est devenu évident l’existence d’une négociation non déclarée entre le régime et le parti « Union démocratique » kurde autour de la province de Raqqa, dans une tentative du parti de se retirer des prétextes des mains d’Ankara pour une action militaire dans l’est de l’Euphrate, similaire au processus de « rameau d’olivier », qui a eu lieu au début de cette année dans Afrin au nord-est d’Alep, et s’est terminée par l’expulsion des unités kurdes, l’aile militaire du parti mentionné, de cette région.

Des sources locales ont confirmé que “le régime exigeait le démantèlement des brigades des rebelles de Riqqa, qui sont toujours affiliées à l’Armée syrienne libre (ASL), respectée de la rue de l’opposition à Raqqa, la remise du chef des révolutionnaires de Raqqa Abu Issa au régime et l’arrêt des autres éléments pour faire avancer les négociations. C’est ce qui est arrivée effectuvement, la brigade a été dissoute et un accord négocié par les tribus garantisant le retrait du commandant de la brigade de Raqqa, après avoir rejeté une offre de rejoindre les unités kurdes en tant que commandant militaire et de remettre les armes de la brigade et de ses composants. “

“Le Parti unioniste démocratique a conclu un accord avec le régime pour retirer les drapeaux kurdes et les images des symboles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)”, a rapporté jeudi le quotidien syrien al-Watan, citant des sources locales non identifiées. ainsi que les images des martyrs dans les villes de Qamishli et Hasaka, “notant que” l’accord inclut les villes de Ras al-Ain et Amouda au nord-ouest et à l’ouest de Hasaka. “Les centres de recrutements seront ramenés dans certaines villes de la province et des barrières conjointes seront établies entre les forces de l’armée arabe syrienne régulière et les milices kurdes affiliées au parti”, a-t-elle dit.

تحولات في شرقي الفرات… هل يتفاهم الأكراد مع النظام؟

أمين العاصي ــ ريان محمد

1 يوليو 2018

يتجه الشرق السوري إلى تحوّلات ربما تفضي إلى عودة سلطة النظام تدريجياً إلى المناطق التي تقع تحت سيطرة فصيل كردي، يحاول تجنّب تبعات تفاهم تركي أميركي تجلى في عفرين ومنبج، ومن الممكن أن يزيح الأكراد من واجهة الحدثين السياسي والعسكري السوريين. وبات بحكم المؤكد وجود مفاوضات غير معلنة بين النظام وحزب “الاتحاد الديمقراطي” الكردي حول محافظة الرقة، في محاولة من الحزب لسحب الذرائع من يد أنقرة للقيام بعمل عسكري في شرقي الفرات شبيه بعملية “غصن الزيتون” التي جرت في بداية العام الحالي في منطقة عفرين شمال شرقي حلب، وانتهت بطرد الوحدات الكردية، الذراع العسكرية للحزب المذكور، من هذه المنطقة٠

وأكدت مصادر محلية مطلعة أن “النظام اشترط حلّ لواء ثوار الرقة الذي لا يزال منتسباً للجيش السوري الحر، وهو محل احترام للشارع المعارض في الرقة، وتسليم قائده أبو عيسى واعتقال بقية العناصر، من أجل المضي قدماً بالمفاوضات. وهو ما تم بالفعل، مع حلّ اللواء بعد التوصل لاتفاق جرى بوساطة عشائرية وتضمن إخراج قائد اللواء من الرقة، بعد رفضه عرضاً بأن ينضم للوحدات الكردية بصفة قائد عسكري وتسليم أسلحة اللواء وعناصره”. وأكدت المصادر لـ “العربي الجديد”، أن “بعض الموالين للنظام في الرقة يعملون على استثمار الأخبار عن مفاوضات بين الأكراد والنظام وقرب دخول النظام إلى المحافظة، بهدف تخويف السكان، وخلق أرضية تمهد لعودة النظام”٠

وكانت صحيفة “الوطن” السورية، المقربة من النظام، قد ذكرت يوم الخميس، نقلاً عن مصادر محلية لم تسمها، أن “حزب الاتحاد الديمقراطي توصّل إلى اتفاق مع النظام لإزالة الأعلام الكردية وصور رموز حزب العمال الكردستاني الذي يتبع له، وصور قتلاه من الشوارع الرئيسية في مدينتي القامشلي، والحسكة”، مشيرة إلى أن “الاتفاق يشمل مدن رأس العين وعامودا شمال غرب وغرب الحسكة”. وأضافت أنه “ستتم إعادة شعب التجنيد إلى بعض المدن في المحافظة وإقامة حواجز مشتركة بين قوات الجيش العربي السوري ومسلحي المليشيات الكردية التي تتبع للحزب”٠

من جانبه، قال أكاديمي كردي، في حديث مع “العربي الجديد”، إن “هناك مباحثات حول مصير المنطقة، لم تعلن بعد، إلى حين اتضاح الخطوط العريضة المتوافق عليها من قبل الطرفين”، مضيفاً أن “النظام يطرح الإدارة المحلية والمدنية، على أن تكون المليشيات الكردية ضمن منظومة النظام، وقد يكون الشكل المقبل لإدارة المنطقة على أساس اللامركزية الإدارية الموسعة”.واستبعد أن “تلقى هذه المفاوضات معارضة أميركية”، مضيفاً أن “الأميركيين يطلبون عدم محاربة النظام، فليس في أجنداتهم إسقاط النظام، وأولويتهم اليوم هي الوجود الإيراني فقط”. بدوره قال مستشار الرئاسة المشتركة، عضو الهيئة التنفيذية في حزب الاتحاد الديمقراطي سيهانوك ديبو، في حديث لـ”العربي الجديد”، إنه “لا يوجد شيء رسمي حول وجود مفاوضات”، مستدركاً بالقول: “لكن الطرفين أبديا استعداداً للعملية، كما أن الوضع الميداني يدفع لذلك، حيث يجب أن يهدف التفاوض لإيجاد الجمهورية الثالثةوأشار إلى أن “الطرفين يسعيان إلى ردم الهوة والتقارب”، مضيفاً أنه “نحن سنناضل للوصول إلى نموذج الإدارات الذاتية سلمياً ولا يمكن أن تفرض بالقوة على مكونات الشعب السوري”. ولفت إلى أن “إزالة الصور والشعارات والأعلام الحزبية، تندرج ضمن مسألة خدمية تنظيمية لا غير، ويجب أن تكون محصورة في المقرات الحزبية والخاصة، وليست في الأماكن العامة أو المؤسسات الرسمية”٠

ويسيطر حزب الاتحاد الديمقراطي، تحت غطاء “قوات سورية الديمقراطية” وبدعم أميركي مباشر، على نحو ربع مساحة سورية، إذ يسيطر على كل منطقة شرق الفرات التي تعدّ “سورية المفيدة” بثرواتها المائية والزراعية والنفطية، وتسيطر قواته على أغلب محافظة الرقة، وكامل ريف دير الزور شمال نهر الفرات، وأغلب محافظة الحسكة باستثناء مربعين أمنيين للنظام في مدينتي القامشلي والحسكة. كذلك يسيطر على ريف حلب الشمالي الشرقي، شرقي نهر الفرات، وسلسلة قرى جنوب نهر الفرات تمتد من مدينة الطبقة غرباً وحتى مدينة الرقة شرقاً، على مسافة أكثر من 60 كيلومتراً. وأدّت التطورات الكبيرة في منطقة عفرين شمال غربي حلب، وفي مدينة منبج شمال شرقي حلب، دوراً مهماً في تعديل استراتيجية هذا الحزب، الذي تُرك لمصيره أمام الجيش التركي وفصائل تابعة للمعارضة السورية، وهو ما دفعه إلى فتح باب حوار جدي مع النظام، والتسريع في خطوات تفاهم مع النظام، تجنباً لعملية عسكرية تركية في محافظة الرقة ربما تفضي إلى اختفاء الحزب نهائياً من المشهد العسكري والسياسي السوري٠

وتتلقّى “الوحدات الكردية” دعماً مباشراً من واشنطن، ما يعني أن أي مفاوضات تجرى مع النظام لا يمكن لها أن تستمر من دون ضوء أخضر من الولايات المتحدة التي تتخذ من شرقي سورية الغني بالثروات الطبيعية والزراعية منطقة نفوذ مباشر لها، ولكن مسؤولين أميركيين ألمحوا أخيراً إلى احتمال انسحاب القوات الأميركية من سورية مع الاحتفاظ بأكثر من قاعدة. وأكدت مصادر محلية في مدينة الطبقة التابعة إدارياً للرقة لـ”العربي الجديد” أن “وفداً كبيراً من النظام زار المدينة أخيراً، حيث جرى اتفاق مع الوحدات على إعادة بعض مؤسسات النظام الخدمية على مراحل”، مشيرة إلى أن “المفاوضات لم تفض لاتفاق حول السيطرة العسكرية وهي لا تزال مستمرة”٠

وكانت “قوات سورية الديمقراطية” قد سيطرت في أكتوبر/ تشرين الأول في عام 2017 على مدينة الرقة، بعد معارك طاحنة امتدت لأشهر مع تنظيم “داعش”، انتهت بتدمير المدينة بشكل شبه كامل نتيجة القصف الجوي من طيران التحالف الدولي، بقيادة أميركا، والمدفعي من هذه القوات. وتُتهم الوحدات الكردية من قبل فعاليات مدنية معارضة باتباع سياسة لا تقل خطورة عن سياسة “داعش” في فرض ثقافة دخيلة على المحافظة، تقوم على مبادئ زعيم حزب العمال الكردستاني، عبد الله أوجلان. وهي ثقافة تجد رفضاً من عموم سكان محافظة الرقة، وذات الطبيعة العشائرية المحافظة. وتدرك الوحدات الكردية أن وجودها في محافظتي الرقة ودير الزور محفوف بالمخاطر، حيث لا حاضن اجتماعياً لها، فالوجود السكاني الكردي يكاد يكون معدوماً في المحافظتين، ومن هنا فهي تعمل على نسج خيوط تفاهم مع النظام لحفظ مصالحها في الشرق السوري٠

وأكد مصدر عسكري في مجلس دير الزور العسكري التابع لـ “قسد” منذ أيام أن “هناك توتراً كبيراً بين المكون العربي والأحزاب الانفصالية الكردية داخل قسد”، مشيراً إلى أن “هناك خوفاً دائماً لدى الطرفين من خوض صراع مسلح على السلطة في مناطق دير الزور”. وأضاف أن “قسد تسعى بشكل مستمر لإيجاد حالة من الخلخلة وعدم الترابط بين أهالي وعشائر دير الزور، متخذة تنظيم داعش والانتماء له شماعة تعلق عليها كل التهم”٠

ولا يوجد أي حضور سكاني كردي في ريف دير الزور وفي ريف الحسكة الجنوبي، وتنتشر قبائل عربية في المنطقة، ولا تخفي تخوفها من الوجود العسكري الكردي في المنطقة. ومن المرجح أن تعمل الوحدات على تفاهم مع قوات النظام لتحديد مصير ريف دير الزور شمال نهر الفرات، الذي يضم أبرز حقول النفط في الشرق السوري، ولكن من غير الواضح الموقف الأميركي النهائي حيال هذه المنطقة مع اعتراض الطيران الأميركي أكثر من مرة قوات تابعة للنظام، من بينها مرتزقة تدعمهم إيران وروسيا، حاولت التقدم فيها٠

Infos Syrie, Manbej et Deraa


Assad menace de lancer une offensive militaire dans le nord de la Syrie

Ahmed Ibrahim, 25 juin 2018
Le président syrien Bachar al-Assad a menacé dimanche de lancer une offensive militaire dans le nord de la Syrie pour reprendre le contrôle si la réconciliation n’était pas atteinte.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision russe NTV, Assad a affirmé que le recours à la force est le seul moyen d’étendre l’autorité de l’Etat sur la Syrie si les parties ne sont pas d’accord pour la réconciliation.

Il a ajouté que l’Occident ne participerait pas à la reconstruction de la Syrie, notant que son pays a le pouvoir de le faire malgré la poursuite de la guerre.

Le nord syrien accueille des millions de Syriens, y compris la majorité de la population syrienne, dont la plupart résidaient dans la Ghouta orientale, à l’est de Damas.

Les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de deux millions de personnes dans la province d’Idleb, alors que les bombardements continuent, ciblant les communautés résidentielles.

الأسد يهدد بشن هجوم عسكري شمالي سورية

أحمد الإبراهيم, 25 يونيو 2018

هدد رئيس النظام السوري، بشار الأسد، يوم الأحد، بشن هجوم عسكري في شمالي سورية، لاستعادة السيطرة عليه، في حال لم يتم التوصل لمصالحة.

وزعم الأسد في مقابلة مع قناة “إن تي في” الروسية، أن استخدام القوة هي الطريقة الوحيدة لبسط سلطة الدولة على سورية، في حال لم توافق الأطراف على المصالحة.

وأضاف أن الغرب لن يشارك في عملية إعادة إعمار سورية، مشيراً إلى أن بلاده لديها القوة على ذلك على الرغم من استمرار الحرب.

ويحتضن الشمال السوري ملايين السوريين، بينهم مهجرون من معظم الأراضي السورية، كان آخرهم أهالي الغوطة الشرقية، شرقي العاصمة دمشق.

وأعلنت الأمم المتحدة عن قلقها بشأن سلامة مليوني شخص في محافظة إدلب، في ظل استمرار القصف، الذي يستهدف التجمعات السكنية.

Des civils tués par le bombardement des forces du régime et de la Russie dans la campagne de Daraa

Ahmed Ibrahim, 25 juin 2018

Six civils ont été tués et d’autres blessés dimanche soir par les bombardements aériens des avions de guerre russes et des forces du régime dans les villes et villages à l’est de la province de Daraa, dans le sud de la Syrie.

Des sources locales ont déclaré qu’une femme et un jeune homme ayant des besoins spéciaux ont été tués et d’autres blessés à la suite de raids aériens sur la ville de Tyr, au nord-est de la ville de Deraa.

Elle a ajouté qu’un jeune homme et une femme ont été tués dans un bombardement similaire dans la ville d’al-Harak, alors qu’un autre civil a été tué et plusieurs autres ont été blessés par des bombardements sur la ville d’Alma.

Entre-temps, les hélicoptères du régime ont largué six barils explosifs sur la ville de Bassora al-Hariri, deux barils sur le village de Jaddal et quatre sur le village d’al-Majidl dans la région d’al-Lujat.

A signaler que les forces syriennes du régime ont lancé une campagne militaire il y a une semaine, dans les villages de Deraa al-Sharqi et Suwayda al-Gharbiya, tuant et blessant des dizaines de civils, dont des femmes et des enfants.

Des signes de Nakba à Daraa à la veille de la bataille globale: l’exode de masse

Adnan Ali, 22 juin 2018

Le régime syrien précipite le bombardement du Sud, en particulier la ville de Deraa, et dans une moindre mesure Quneitra, un front total basé sur une politique reproduite déjà dans la plupart des zones sur lesquelles il a son emprise : la terre brûlée, isolation de certaines régions, le déplacement des populations civiles, le plus grand nombre d’entre eux ont été tués avec des armes de « traditionnelles » ou chimique, une série terminant par un massacre, suivi par une soumission des rebelles armés et des civils qui sont restés dans leurs zones, et seront déplacées puis imposition de la « réconciliation » imposée à ceux qui décident de rester, et conduit les jeunes aux fronts de guerre du régime dans les rangs des milices et de l’armée. C’est Ainsi qu’il a obtenu la ville d’Alep, la Ghouta, Darya,  Qalmoun, le sud de Damas et Homs … C’est le sort qu’attendait, aujourd’hui , la ville de Deraa, qui faisait partie avec Quneitra, parmi les zones de réduction des hostilités l’escalade dans la compréhension onclut suite au accord d’arrangement avec la Russie, l’Iran et la Turquie, et l’accord tacite globale international, qui démenti toutes les promesses qui ont émergé des cercles de décision américaine, qu’elle fera le nécessaire pour empêcher le régime de commettre le massacre dans les provinces du sud à Deraa et Quneitra. Mais il semblerait que l’effet des accords israéliens russes sur le retrait des forces iraniennes et libanaises affiliées à Téhéran de la région du Golan occupé, en échange pour permettre au régime syrien de faire le « nettoyage » de Deraa, était plus puissant que tous les potins américain émis par Washington, ou repportés par des responsables de l’opposition syrienne d’après des fonctionnaires diplomates Américains.
 
Jeudi, il a eu une escalade marquée, par les bombardements et les déplacements de 12 000 personnes, portant à 80 000 le nombre de personnes déplacées en une semaine, avec les menaces dans les médias du régime qu’ils allaient subir le même sort que la Ghouta.

يستعجل النظام السوري تفجير منطقة الجنوب، وخصوصاً درعا، وبدرجة أقل القنيطرة، بجبهة شاملة مبنية على سياسة باتت مستنسخة من معظم المناطق التي أحكم قبضته عليها: الأرض المحروقة، عزل المناطق بعضها عن بعض، تهجير المدنيين وقتل أكبر عدد منهم بأسلحة “تقليدية” أو كيميائية، وهو مسلسل ينتهي بمجزرة يستسلم على أثرها من تبقى من مسلحين ومدنيين في مناطقهم، فيتم تهجيرهم وفرض “مصالحات” قسرية على من يقرر البقاء، ويُساق الشباب منهم إلى جبهات حروب النظام في صفوف المليشيات والجيش. هكذا حصل من حلب إلى الغوطة وداريا والقلمون وجنوب دمشق وحمص… وهو ما تترقبه اليوم محافظة درعا، التي كان يفترض أن تبقى مع القنيطرة منطقة خفض تصعيد بموجب التفاهمات الروسية الإيرانية التركية، وسط موافقة ضمنية عالمية تكذب كل الوعود التي خرجت عن دوائر القرار الأميركي بالقيام بما يلزم لمنع النظام من ارتكاب المجزرة في محافظتي الجنوب، درعا والقنيطرة. لكن يبدو أن مفعول الاتفاقات الإسرائيلية الروسية حول إبعاد القوات الإيرانية واللبنانية المحسوبة على طهران من منطقة الجولان المحتل، في مقابل السماح للنظام السوري بـ”تنظيف” درعا، كانت أقوى من كل الثرثرات الأميركية التي صدرت عن واشنطن، أو نقلها مسؤولون في المعارضة السورية عن دبلوماسيين أميركيين ويوم أمس الخميس، شهد تصعيداً لافتاً، بالقصف والتهجير الذي طاول 12 ألف شخص نزحوا من مناطقهم ليصل عدد المهجرين في غضون أسبوع واحد إلى 80 ألفاً، وبمزيد من تلويح إعلام النظام بمصير الغوطة الذي سينتقل إلى درعا. .

ASL au sud de Syrie-Deraa 2018

Syrie: le Comité constitutionnel et l’occupation permanente

Ammar Dayyoub, 21 juin 2018
L’histoire du Comité constitutionnel a pris place en remplacement de la discussion autour du Conseil transitoire de gouvernance. Le premier convient aux « victoires » de la Russie dans le domaine, et son commandement à la fois l’Iran et la Turquie pour écraser l’opposition, réduire le régime, et d’ajuster les projets des deux pays, qui n’envisagent plus leurs projets d’intérêts, sauf dans le cadre des leurs relations d’alliance avec la Russie. A l’époque du CNS aucune objection de valeur de la part des ‘Amériques et de ses alliés au projet de commission constitutionnelle. Cela était confirmé par les projet installés par les américains sur le territoire syrien notamment son influence dans le nord de l’Euphrate et la Syrie orientale et australe, et une coordination avec la Turquie à  Manbej, ainsi qu’avec la Russie dans toutes les régions de la Syrie. Il est vrai que l’Amérique n’annonce pas son soutien complet à la commission constitutionnelle, et se  contente de déclarations de temps à autre, son rejet et son refus de renouvellement du mandat au président syrien, mais elles viennent dans le cadre d’arrondir les coins avec la  Russie lui faisant des pressions, mais ce n’était pas l’expression d’une vision différente d’une solution en Syrie. Plus précisément: l’Amérique ne rejette pas les projets de la Russie pour résoudre le problème, que ce soit par Astana ou à travers Sotchi, mais les Etats-Unis ne déclarent pas plein appui aussi bien. La raison en est de faire arrondir les coins et de faire pression sur la Russie pour rompre son alliance avec l’Iran et l’expulser de la Syrie.

سورية.. اللجنة الدستورية والاحتلال الدائم

عمار ديوب; 21 يونيو 2018
حلّت بشأن سورية حكاية اللجنة الدستورية مكان النقاش عن الهيئة الانتقالية للحكم. تتناسب الأولى مع “انتصارات” روسيا ميدانياً، وقيادتها كلا من إيران وتركيا في سحق المعارضة، وتحجيم النظام، وضبط مشاريع الدولتين اللتين لم تعودا تفكران بمصالحهما، إلا في سياق العلاقات التحالفية مع روسيا. كانت حكاية الهيئة مطابقة سنوات الثورة الأولى، والتي كانت الكفّة فيها تميل إلى الثورة.
لا اعتراضات ذات قيمة من أميركا وحلفها على مشروع اللجنة الدستورية. يعزز ذلك ما ترسمه أميركا على الأرض السورية من نفوذ لها في شمال الفرات وشرقه وجنوب سورية، وتنسيق ميداني مع تركيا في منبج، ومع روسيا في كل مناطق سورية. صحيح أن أميركا لا تعلن تأييدها كاملاً لحكاية اللجنة هذه، وتُصرّح، بين الفينة والفينة، عن رفضها لها ورفض التجديد للرئيس السوري، لكن ذلك يأتي في إطار تدوير الزوايا مع روسيا والضغط عليها، وليس تعبيرا عن رؤية مختلفة للحل في سورية. بدقة أكثر: لا ترفض أميركا مشاريع روسيا للحل، سواء عبر طريق أستانة أو سوتشي، لكنها لا تعلن تأييدها كاملاً أيضاً. السبب تدوير الزوايا والضغط على روسيا لفكّ تحالفها مع إيران وطردها من سورية.

 

Les factions du Sud de la Syrie forment une salle d’opération centrale pour affronter le régime

Adnan Ali, 21 juin 2018

Un groupe de salles d’opérations militaires dans le sud de la Syrie a annoncé son fusionnement dans une «salle des opérations centrales» pour faire face aux récents événements dans les provinces de Deraa et de Quneitra.

Un communiqué publié mercredi soir a déclaré que “après avoir défini ses bases et achevé son installation dans divers secteurs dans le sud de la Syrie, la salle d’opération, a confirmé sa mission et pris la décision de défi et de résistance.. il a été annoncé la formation d’une salle d’opération centrale, comprenant des salles d’opération “L’édifice serrée”, “Repousser les oppresseurs”, “Unifier les rangs”, “Triangle de la Mort”, “La Victoire de l’Opprimé” et “Repousser les envahisseurs”, afin d’organiser, planifier et diriger les opérations militaires dans le sud de la Syrie.

ASL sud Syrie 2018

فصائل الجنوب السوري تشكل غرفة عمليات مركزية لمواجهة النظام

عدنان علي

21 يونيو 2018

أعلنت مجموعة من غرف العمليات العسكرية في الجنوب السوري اندماجها ضمن “غرفة عمليات مركزيّة”، لمواجهة ما تشهده محافظتا درعا والقنيطرة في الآونة الأخيرة.

وقال بيانٍ، نُشر مساء الأربعاء، إنه “بعد أن أتمّت غرفة العمليات تثبيت أركانها واستلام مهامها في مختلف قطاعات الجنوب السوري، مُتخذةً قرار التحدّي والصمود.. تم الإعلان عن تشكيل غرفة عمليات مركزيّة، تتكون من غرف عمليات (البنيان المرصوص) و(رصّ الصُّفوف) و(صد البغاة) و(توحيد الصُّفوف) و(مثلث الموت) و(النصر المبين) و(صد الغزاة)، وذلك بهدف تنظيم وتخطيط وقيادة الأعمال العسكرية في الجنوب السوري”.

Les troupes turques patrouillent à Manbej … et “FDS” lancent des campagnes d’arrestations

Adnan Ali, 20 juin 2018

les troupes turques ont commencé mercredi après-midi, a faire circuler des patrouilles sur les frontières de la ligne de “Sajour”, dans la zone de Manbej, à l’est de la ville d’Alep, au nord de la Syrie, la mise en œuvre de l’accord comme sur la carte de Washington, en application de l’accord de Route avec Washington, alors que les milices des « unités pour la protection du peuple » kurde, présentes dans la zone de Manbej, ont annoncé qu’elles n’ont pas pu obtenir des garanties ou des promesses de la part de la coalition internationale sur le sort de la région.

L’agence officielle « Anatolie  » a rapporté que les forces armées turques « ont commencé à patrouiller à Manbej syrienne dans le cadre de ses activités visant à nettoyer la zone du groupe terroriste du PKK “unités de protection du peuple », selon son expression. Les forces américaines ont commencé à patrouiller dans la région de Dadat en parallèle avec des patrouilles turques, tandis que des hélicoptères de l’Alliance internationale ont survolé la région.

La rivière Sajur est considérée comme la ligne de démarcation entre les factions de l’opposition syrienne dans la région du “Bouclier de l’Euphrate” et les unités de protection populaire stationnées dans la région de Manbej.

Des sources locales ont dit que les mots d’ordre de « unités de protection du peuple » kurde, est d’enlever ses drapeaux du quartier général militaire de la ville, et a relevé à la place les bannières des « forces démocratiques du conseil militaire de la Syrie/FDS », en notant que les patrouilles turques ont erré pendant environ une heure, puis elles se sont retirées, sans fixé de point ou de bases dans la région.

 

بدأت القوات التركية، ظهر اليوم الأربعاء، تسيير دوريات على حدود خط الساجور، في منطقة منبج، شرق مدينة حلب، شمال سورية، تنفيذاً لاتفاق خارطة الطريق مع واشنطن، بينما أعلنت مليشيات “وحدات حماية الشعب” الكردية، الموجودة في منطقة منبج، أنها لم تتمكن من الحصول على أية ضمانات، أو وعود من التحالف الدولي، حيال مصير المنطقة.

وذكرت وكالة “الأناضول” الرسمية أن القوات المسلحة التركية “بدأت تسيير دوريات في منبج السورية ضمن أنشطتها الرامية إلى تطهير المنطقة من تنظيم ي ب ك (وحدات حماية الشعب) الإرهابي” بحسب تعبيرها. وأوضحت أن القوات الأميركية بدأت تسيير دوريات أيضًا مقابل منطقة الدادات، بالتزامن مع تسيير الدوريات التركية، فيما حلقت مروحيات تابعة للتحالف الدولي في سماء المنطقة.

ويعتبر نهر الساجور الخط الفاصل بين فصائل المعارضة السورية في منطقة درع الفرات، ووحدات حماية الشعب المتمركزة في منطقة منبج.

وقالت مصادر محلية إن شعارات “وحدات حماية الشعب” الكردية أزيلت من المقرات العسكرية في المدينة، ورفعت مكانها رايات المجلس العسكري التابع لـ”قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، مشيرة إلى أن الدوريات التركية ظلت تتجول لمدة ساعة تقريبًا، ثم عادت أدراجها، دون أن تقيم أي نقطة أو قاعدة.

Les choix de la Turquie en Syrie sont des risques sans garanties – خيارات تركيا في سورية كلّها مجازفات بلا ضمانات


Carte nod-Ouest Syrie et Idlib-805x805

خيارات تركيا في سورية كلّها مجازفات بلا ضمانات

Abdelwahab Badrakhan

18 janvier 2018 – Al Hayat

La Turquie est actuellement confrontée à un tournant décisif qui la mène vers une impasse globale par rapport au dossier syrien et ses implications internes. Chaque danger qu’elle a essayé d’éliminer ou d’éviter n’a pas tarder à se redessiner et se confirmer. Alors que tous les acteurs en Syrie ont réussi, momentanément, à arranger leurs intérêts, la Turquie avait tendance à être obsédés par la réduction des pertes. Les Etats-Unis et la Russie ont partagé la «victoire sur Daech » et ont en tiré profit, également, les régimes syrien et iranien, alors que la Turquie tente de mettre en évidence son opération du «Bouclier de l’Euphrate » comme contribution réussie contre « Daech », mais les autres acteurs ne cessent de lui faire porter la principale responsabilité dans le flux de combattants étrangers à travers ses frontières, Ils unissent ainsi leurs efforts pour garder ses gains limités, en particulier, pour l’empêcher d’exploiter le rôle que la Russie lui a attribué, à savoir, limiter le pouvoir des Kurdes syriens qui ont bénéficié, d’abord, de leur coopération avec le régime de Bachar al-Assad et des Iraniens, puis de gagné un soutien croissant des États-Unis et aussi de la Russie qui est à la recherche permanent à les embrasser.

Les relations historiques entre la Turquie et les États-Unis passent par sa pire étape, en dépit de son rigorisme chronique et sa dimension stratégique, cependant, elle n’a pas pu résister à la « tentation kurde » à laquelle Washington s’est attaché, ignorant les dangers qui pourraient menacer un allié comme la Turquie, ou se donner la peine pour apaiser ses craintes sur l’unité de sa géographie.

Les combattants Kurdes n’étaient non seulement un outil efficace entre les mains de l’Amérique pour combattre « Daech », mais pour la première fois, ils l’ont laisser ressentir pour la première fois qu’il a des «intérêts» en Syrie, c’est pourquoi il travaille pour rester dans la bande nord de la Syrie et ceci à long terme, comme la présence Russe, pour gérer ses intérêts, à l’identique de la Russie, à travers la Syrie. Bien que Ankara se précipita dans une relation avancée avec Moscou, et en a obtenu un rôle en Syrie, mais leur coopération n’a pas abouti à un partenariat au même niveau entre la Russie et l’Iran, elle est restée un troisième partenaire pour déstabiliser et saper l’opposition armée syrienne et gérer, ensuite, sa défaite sur le terrain. Même quand il a soudainement eu la coordination entre la Turquie et l’Iran en réponse à la naissance d’un État kurde indépendant, distinct en Irak, leur rapprochement est resté limité en raison de leur différend sur le sort d’al-Assad et son régime, alors que la Turquie a perdu un aspect important de ses investissements avec le Kurdistan irakien, l’Iran a, actuellement, l’exclusivité relationnelle pour le rapprochement relationnel entre Bagdad et Erbil.

Les experts et les observateurs sont d’accord pour dire que la Turquie a accumulé les erreurs dans les premières années de la crise, que ce soit forcé ou volontairement ou bien par ses hésitations, car elle a perdu beaucoup de temps dans la recherche d’un mandat auprès des américain ou de l’OTAN en Syrie et il était évident qu’elle ne l’obtiendra pas ; elle n’a pas intervenu directement quand il était possible, même sous une forme limitée. Lorsque elle a préféré la guerre par procuration, à travers le soutien des factions de l’opposition, elle a également fait erreur dans les options « idéologiques » en donnant la priorité aux islamistes plutôt qu’à se concentrer sur « l’Armée syrienne libre », il était clair que le régime et les Iraniens la considèrent comme le premier ennemi le plus dangereux, et bientôt les Russes après leur intervention ils ont fait de son affaiblissement l’une de leurs priorités Pour sauver le régime.

La perte de l’opposition et ses factions était lourde en raison de l’intervention russe, également, les États qui l’ont soutenu, elle a mis son rôle au point d’accélérer ses difficultés, non seulement à cause de l’abattement de l’avion militaire «Sukhoi» et ses conséquences, mais aussi dans la distanciation de l’«OTAN» de toute confrontation avec la Russie. Et puis les difficultés accumulées dans la relation avec les États-Unis, des négociations ardues sur l’accès aux bases turques des avions participant à la « guerre contre le Daech », à la question épineuse de l’armement des Kurdes syriens et l’entrée des Kurdes de Turquie sur la ligne, jusqu’à la tentative de coup d’Etat le (15 août 2016 ), qu’Ankara a accusé Washington de soutenir.

Cette tentative a été un point tournant dans la réaction du pouvoir, c’est pourquoi suite à la visite de Recep Tayyip Erdogan à la Russie fin Août 2016, la Turquie a lancé le processus de « Bouclier de l’Euphrate » pour expulser « Daech » de l’ouest de la rivière vers l’est. Un processus approuvé par Vladimir Poutine pour le soutien d’Erdogan et le montrer comme celui qui a commencé à réaliser les ambitions de la Turquie en Syrie, alors que la bataille d’Alep fait rage à l’époque et n’a pas été résolu qu’au bout de trois mois après que la Russie a terminé la destruction systématique de l’est de la ville, c’est alors que les Russes et les Turcs ont négocié des arrangements pour le retrait des combattants restants et des civils de la ville. Ce fut la consécration du rôle turc dans les étapes ultérieures en initiant la mise en place de « Triple garants » pour un cessez-le-feu, qui n’a pas été appliquée et est engagé que dans les zones de l’opposition, tandis que les forces du régime et les milices iraniennes ont continué de grignoter des zones ici et là, surtout dans les environs de Damas. Cette coopération s’est développée grâce aux réunions d’Astana qui ont conduit à l’accord sur les quatre régions de « désescalades » que l’aviation russe n’a pas cessé de les bombarder à l’exception de celles situées au sud-ouest de la Syrie, en vertu d’un accord spécial entre la Russie, l’Amérique et la Jordanie (et Israël implicitement).

Huit mois après cet accord, les trois pays « garants » n’ont pas été en mesure d’activer les mécanismes de contrôle des « désescalades » ou faire participer d’autres pays dans ces mécanismes comme promis, mais le trio de la Russie, l’Iran et le régime ont poussé au cours de cette période, vers l’accroissement du nombre de réfugiés et déplacés forcés dans les zones de « désescalades » en direction de la zone d’Idlib, où un mélange de factions armées qualifiées de « modérées » (l’ASL) et d’autres « d’extrémistes » (notamment l’organisation de la Libération du Cham)/ anciennement Jabhat al-Nosra). La Turquie a demandé d’organiser la situation à Idlib, et les deux partenaires ont envoyé une approbation ambiguë. Avant cela, l’opération du « bouclier de l’Euphrate » a heurté deux lignes rouges : Tout d’abord, les Américains ne lui ont pas permis l’accès à Manbij, au point de bloquer le système «GPS» pour paralyser le mouvement des troupes turques, puis ils ont envoyé une force d’observation portant le drapeau américain pour empêcher les forces du régime et l’Iran d’entrer dans la ville et de garder sa population arabe sous le contrôle des kurdes que la population n’en veulent pas. Deuxièmement, une force russe a soudainement atterri dans la région d’Afrine pour la mettre sous sa protection … Donc, il y avait un accord russo-américain pour contrecarrer le rôle turque en Syrie contre les Kurdes. Également, les Américains ont empêché sa participation dans la bataille de Raqqa, malgré son insistance, et les Russes ont refusé sa demande de faire sortir les kurde d’Afrine comme condition pour mener à bien sa mission à Idlib.

Les récentes déclarations de M. Erdogan, avant que le ministère des affaire étrangères ne fasse appel aux ambassadeurs russes et iraniens et le Chargé d’Affaires Américain ensuite, cachent trois indications:

  1. La Turquie a atteint un point dangereux, d’une part, elle n’a pas réussi à dissuader les Américains d’armer les Kurdes et les soutenir pour la création de leur propre entité dans le nord de la Syrie et annexer les zones arabes, et d’autre part, elle n’a pas pu convaincre la Russie de ses préoccupations kurdes, mais Moscou misait sur la coopération avec les Kurdes à long terme.2) Les deux partenaires de l’accord d’Astana, la Russie et l’Iran, n’ont pas abandonné l’objectif de contrôler l’ensemble de la Syrie, ils ont fait, dans le cadre de cet objectif, une alliance dont la tâche est la liquidation des groupes d’extrémistes à Idlib soit en les attaquant directement ou en utilisant les factions de l’opposition les unes contre les autres, et quand ils ont insisté sur les plans de renseignement pour pénétrer la région et isoler « al-Nosra » ils ont lancé avec le régime des attaques au sud-est d’Idlib pour marginaliser clairement le rôle de la Turquie. 3) Le fait de ne pas terminer le processus de « bouclier de l’Euphrate », en l’étendant à Manbej, neutralisant Afrine et expulsant les combattants kurdes, rend ses « régions » vulnérables dans le nord de la Syrie et l’expose aux attaques des troupes d’al-Assade et des iraniens avec une couverture russe par l’air, par conséquent, la Turquie serait obligée, plus tard, d’accueillir au moins deux millions de personnes déplacées supplémentaires.

Les plus dangereux dilemmes de la Turquie sont ses échecs stratégiques, difficilement corrigeables ou compensables, car ses deux alliées russes et iraniens et même américains ont lié son sort à celui des factions de l’opposition, que tous veulent liquider. Certains observateurs attribuent la colère turque au retour des factions syriennes aux combats et leurs résultats surprenants à Idlib et à Harasta contre les forces du régime et de l’Iran. Si Poutine a préféré exclure la responsabilité de la Turquie pour les attaques aériennes au (Dron) sur les bases de Hmeimim et Tartous, c’est parce qu’il veut maintenant qu’elle poursuit son rôle à Idlib où elle devait faire pression sur l’opposition pour participer à la conférence de « dialogue syrien » qu’il compte organiser à Sotchi, mais Ankara attend un prix à Afrine et compte l’obtenir même par la force. D’autre part, les Américains ont avancé plusieurs pas en prenant de nouvelles mesures par la « démarcation » des frontières de l’« entité kurde », en annonçant la formation d’une force militaire kurde pour protéger les frontières au nord, ce qui considéré comme est une provocation face à laquelle Ankara n’a aucune réponse.

 

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محمد أمين / 3 مارس 2017

فرضت التطورات العسكرية المتلاحقة حول مدينة منبج نفسها على المشهد السوري المتأزم، وبدأ سباق جديد بين قوات المعارضة السورية المدعومة من تركيا، وبين قوات النظام ومليشيات تساندها للوصول إلى هذه المدينة الاستراتيجية الواقعة شمال شرقي حلب، في مسعى من الطرفين لتثبيت الأقدام في جغرافيا الشمال السوري، وتغيير خارطة السيطرة في سياق الصراع في وعلى سورية. 

وأتى تسليم “قوات سورية الديمقراطية” التي تشكّل مليشيات “وحدات حماية الشعب” الكردية ركنها الأساسي، عدة قرى في ريف منبج لقوات النظام، ليؤكد مدى التحالف الذي يربطهما والتنسيق العالي بينهما، في سياق محاولات القضاء على المعارضة السورية، والذي تجلى في العديد من المواقع على مدى سنوات.

لكن “الجيش السوري الحر” يؤكد أن ما قامت به الوحدات لم يفاجئه، وفق قيادي بارز في عملية “درع الفرات” التي تدعمها أنقرة. وشدد على أن معركة استعادة منبج من هذه الوحدات قريبة على الرغم من التحالفات القائمة. وأقر ما يُسمّى بـ”المجلس العسكري لمنبج وريفها” التابع لـ”سورية الديمقراطية”، أمس الخميس، أنه سلّم قوات النظام “القرى الواقعة على خط التماس مع درع الفرات، والمحاذية لمنطقة الباب في الجبهة الغربية لمنبج”. وأضاف أن التسليم جاء “بهدف حماية المدنيين وتجنيبهم ويلات الحرب والدماء وما تحمله من مآسٍ وحفاظاً على أمن وسلامة مدينة منبج وريفها وقطع الطريق أمام الأطماع التركية باحتلال المزيد من الأراضي السورية”، وفق بيان صدر عن المجلس المذكور. وأشار إلى أن تسليم القرى جاء باتفاق مع “الجانب الروسي”، مشيراً إلى ما سماه بـ”قوات حرس الحدود التابعة للدولة السورية التي ستقوم بمهام حماية الخط الفاصل بين قوات مجلس منبج العسكري ومناطق سيطرة الجيش التركي ودرع الفرات”، بحسب البيان.

وعلى الرغم من نفي وزير الخارجية التركي مولود جاووش أوغلو، أمس الخميس، أن تكون القوات الكردية قد سلّمت قرى في محيط منبج لقوات النظام، إلا أن قوات المعارضة السورية المشاركة في عملية “درع الفرات” كانت قد أبدت منذ أيام خشيةً من قيام “سورية الديمقراطية” بتسليم مدينة منبج لقوات النظام وحزب الله ومليشيات أخرى. وتدرك المعارضة أن الهدف من ذلك يتمثل في “خلط الأوراق” والدفع باتجاه صدام دامٍ بين قوات المعارضة المدعومة من تركيا وقوات النظام، لا سيما أن المليشيات الكردية باتت تدرك أن “الجيش السوري الحر” مصمم على استرداد منبج “مهما كانت الضغوط الخارجية”، وفق قيادي في هذا الجيش.

وكانت “سورية الديمقراطية” التي تضم خليطاً غير متجانس من المليشيات، تراهن على تفاهمات دولية تحول دون انصياعها لرغبة المعارضة السورية في الخروج من مدينة منبج، والعودة إلى شرقي نهر الفرات. ولكنها فوجئت بتقدم سريع من قوات المعارضة باتجاه منبج لحسم مصيرها، بعد ظهور بوادر على نيّة “وحدات حماية الشعب” الكردية الهروب إلى الأمام من خلال تسليم هذه المدينة الاستراتيجية إلى قوات النظام. وتعتبر المعارضة السورية المسلحة منبج البوابة الحقيقية نحو الرقة معقل تنظيم “الدولة الإسلامية” (داعش). فمن دون السيطرة على المدينة لا يمكنها التوجه شرقاً ومن ثم لا يمكنها دخول السباق إلى الرقة، وهي المحافظة السورية الاستراتيجية التي تسعى “الوحدات” الكردية إلى أن تكون رأس الحربة في معركة انتزاع السيطرة عليها، لتوسيع النطاق الجغرافي لإقليم انفصالي تعمل على تشكيله في شمال وشمال شرقي سورية.

وكان “الجيش السوري الحر” قد سيطر يوم الأربعاء على قرى شرقي مدينة الباب من “قوات سورية الديمقراطية”، مثل قريتي تل تورين وقارة، ليتقرب أكثر من منبج، وهو ما دفع هذه القوات إلى البدء في تسليم المدينة إلى قوات النظام على مراحل كي تتفادى استياءً شعبياً كردياً، بدأ يتصاعد أخيراً على خلفية قيامها بحملات تجنيد إجباري في المناطق التي تسيطر عليها. وكانت هذه المليشيات قد دفعت الشباب الكردي إلى معارك يعتبرها غالبية الأكراد في سورية أنها تخدم أجندات لا تمت بصلة للمشروع الوطني السوري والقضية الكردية.

ويحصل كل ذلك في ظل إصرار تركي واضح على دعم « الجيش السوري الحر » لانتزاع السيطرة على منبج لوضع حد نهائي لمحاولات تبذل من قبل قوات النظام ومليشيات “الوحدات” الكردية وصل مناطق سيطرتهما جغرافياً لفتح طريق بري طويل يمتد من الحسكة شمال شرقي سورية إلى حلب ومنها إلى باقي مناطق سيطرة النظام. ونجاح هذه السيطرة يعني تسهيل نقل النفط والحبوب من الحسكة إلى مناطق النظام. كذلك يسهّل هذا الطريق للمليشيات الكردية تأمين ممر بري آخر يربط مناطق سيطرتها في شرقي الفرات بمنطقة عفرين ذات الأغلبية الكردية شمال غربي حلب.

وبدأت أنقرة أمس الخميس، بدفع المزيد من التعزيزات العسكرية إلى جنوب البلاد لدعم قوات “درع الفرات”، في إشارة واضحة إلى نيّة وزارة الدفاع التركية الاستعداد لتصعيد عسكري بات مرجحاً في الشمال السوري. وذكرت وكالة “الأناضول” الرسمية التركية أن “شاحنات تحمل على متنها عربات ومعدات عسكرية وحواجز خرسانية وصلت الخميس إلى المنطقة الحدودية جنوبي تركيا”، مشيرة إلى أن “موكب الشاحنات المحملة بالتعزيزات العسكرية المرسلة من عدة مناطق وصل إلى مدينة ألبيلي بولاية كيليس المتاخمة للحدود التركية مع سورية”. ونقلت الوكالة عن مصادر عسكرية أن المعدات العسكرية أُرسلت، في ظل تدابير أمنية مشددة، بهدف تعزيز الوحدات العاملة على الحدود مع سورية. ولفتت إلى أنه وصل الإثنين الماضي، إلى ولاية غازي عنتاب جنوبي تركيا، قطار يحمل تعزيزات عسكرية مرسلة من ولايات تركية مختلفة إلى الحدود مع سورية. وأضافت أن القطار يحمل 22 عربة نقل جنود مصفحة، وأنها توجهت نحو الحدود السورية على شكل رتل، وسط إجراءات أمنية مشددة، وفق “الأناضول”.

التحذير التركي

وعلى الرغم من الاشتباكات بين قوات “درع الفرات” وتلك التابعة لـ”الاتحاد الديمقراطي” (الجناح السوري لحزب العمال الكردستاني)، أكد وزير الخارجية التركي، جاووش أوغلو، أن العملية التي تهدف إلى طرد قوات “الاتحاد الديمقراطي” من مدينة منبج لم تبدأ بعد. وقال “سنذهب إلى منبج بعد الانتهاء من الباب، العمليات لم تبدأ بعد، قد يكون هناك بعض الاشتباكات على الأرض، ولكن العملية التي خططت لها قواتنا لم تبدأ بعد”. وأضاف “نعلم أن القوات الخاصة الأميركية موجودة في المنطقة، وفي الأصل نعلم بوجود قوات الاتحاد الديمقراطي في المنطقة، وطلبنا من الإدارة الأميركية الجديدة يتمثل في انسحاب قوات الاتحاد الديمقراطي في أسرع وقت ممكن من منبج”. وحذر الوزير التركي قائلاً “إن لم تنسحب قوات الاتحاد الديمقراطي الآن من منبج، بطبيعة الحال سنوجه لها الضربات، وهذا أمر تحدثنا عنه في وقت سابق وليس شيئاً جديداً”، بحسب تعبيره.

وفي ردّه على احتمال المواجهة مع القوات الأميركية في حال التقدم باتجاه الباب، شدد جاووش أوغلو على أنه لا يوجد أي خطر أو احتمال المواجهة بين حليفين في حلف شمال الأطلسي (الناتو). وأضاف: “إن هذه الأرض ليست أراضي أميركية، لمَ إذاً سنتواجه مع القوات الأميركية، الهدف هو تطهير المنطقة مع عملية درع الفرات وتسليمها إلى أصحابها الحقيقيين، وإن قامت الولايات المتحدة باختيار الاتحاد الديمقراطي كحليف، وقالت إن من يلمسهم يلمسني، عندها سيكون الأمر مختلفاً، ونحن نعلم بأنه لا يوجد أمر كهذا، لذلك لا يجب أن يضعنا قتال قوات الاتحاد الديمقراطي وباقي التنظيمات الإرهابية في مواجهة مع الأميركيين”، على حد قوله. وتابع الوزير التركي “نحن نتمنى ألا يقف حليف لنا إلى جانب منظمة إرهابية”.

وفي ما بدا تعليقاً على الأخبار التي تتحدث عن قيام قوات “الاتحاد الديمقراطي” بتسليم النظام القرى الموجودة على الجبهات المشتركة في عملية درع الفرات، أكد جاووش أوغلو أنه بموجب الاتفاقات مع روسيا فإنه من غير المسموح للنظام بالتوجه إلى شمال مدينة الباب، وكذلك لن تتوجه قوات المعارضة المدعومة من أنقرة إلى جنوب المدينة، وفق تأكيده. وقال “كما تعلمون، لقد توجهت قوات النظام باتجاه الشرق، لقد عقدنا اتفاقاً لمنع التصادم بين قوات النظام السوري وقوات المعارضة المعتدلة في محيط الباب، وكان هذا الاتفاق مع روسيا، ورأينا هناك كيف تحول أحد الطرق إلى حدود مؤقتة (جنوب الباب)، حيث لن تتجاوز قوات النظام نحو الشمال ولن تذهب قوات المعارضة المعتدلة جنوباً”. وأوضح أن “الهدف من ذلك كان منع الاشتباكات والتمكن من الاستمرار بشكل فعال في المعارك ضد داعش”. وخلص إلى القول: “كنا نعلم بأنه مع هذا التقدم ستلتقي قوات النظام مع قوات الاتحاد الديمقراطي، وستتواجه باقي القوى، ولمنع هذا كله كان الطريق الوحيد هو وقف إطلاق النار الذي توصلنا إليه، والذي لم يشمل الإرهاب ولكن لوقف الاشتباكات بين قوات النظام وقوات المعارضة المعتدلة”، وفق جاووش أوغلو.

ورأى القيادي في “الفرقة 13” التابعة لـ”الجيش السوري الحر”، المقدم أبو حمود، أن مليشيات “الوحدات” الكردية وقوات النظام تحاول عزل المعارضة السورية المسلحة عن المناطق التي يسيطر عليها تنظيم “داعش” من خلال تسليم مدينة منبج لقوات النظام. وأضاف أن الهدف يتمثل في “وضع العراقيل أمام قيام المعارضة بتحرير الأراضي السورية من التنظيم”. وقال لـ”العربي الجديد”: “لن نتوانى عن تحرير أرضنا على الرغم من كل التفاهمات”. 

وأكد القيادي في “فيلق الشام” التابع للمعارضة، النقيب سعد أبو الحزم، وهو من الفصائل البارزة المشاركة في “درع الفرات”، أن معركة انتزاع السيطرة على مدينة منبج “قاب قوسين أو أدنى، مهما كان اسم العدو الذي يحتلها”، وفق تعبيره. وذكر أن قيام “الوحدات” الكردية بتسليم قرى في منبج إلى قوات النظام لم يكن مفاجئاً. وقال “نحن نعلم أن الوحدات الكردية متعاملة مع النظام، وقلنا هذا سابقاً. معركتنا واحدة لم تتغير، لأن العدو هو نفسه”، على حد وصفه.

https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/3/2/منبج-نذر-صدام-درع-الفرات-وتحالف-النظام-المقاتلين-الأكراد

Syrie : les forces kurdes (PYD) confient au régime syrien le contrôle des villages de l’ouest de Manbij

Sergueï Roudskoï, chef du commandement opérationnel principal de l’état-major général des forces armées russes, a déclaré qu’en vertu d’un accord conclu avec les Kurdes, les forces syriennes entreraient, dès ce vendredi 3 mars, dans les régions sous leur contrôle à Manbij.

Selon Fars News, Sergueï Roudskoï a affirmé que des unités de l’armée syrienne étaient arrivées dans la zone située au sud-ouest de Manbij, contrôlée par les forces kurdes.

« À partir du 3 mars, des détachements de l’armée syrienne seront introduits sur les territoires situés à l’ouest de Manbij et contrôlés jusqu’à présent par les milices kurdes », a annoncé ce vendredi Sergueï Roudskoï, chef du commandement opérationnel principal de l’état-major général des forces armées russes, cité par Sputnik.

L’agence de presse Interfax, citant M. Roudskoï, a écrit que les accords prévoyant la restitution des territoires avaient été obtenus avec l’implication du commandement des forces russes en Syrie.

Le Conseil militaire de Manbij, lié aux forces démocratiques kurdes, a réitéré, jeudi, être tombé d’accord avec la partie russe pour restituer à l’armée syrienne des villages situés sur la ligne de front des affrontements avec l’Armée syrienne libre (ASL) et les forces du Bouclier de l’Euphrate, ainsi que des villages situés près d’al-Bab, à l’ouest de Manbij.

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