AMNESTY: Une vague d’hostilité contredit l’idée que les réfugié·e·s syriens rentrent de leur plein gré


 

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Liban. Une vague d’hostilité contredit l’idée que les réfugié·e·s syriens rentrent de leur plein gré

L’attaque qui a forcé des centaines de réfugié·e·s syriens à quitter Deir al Ahmar, un camp informel de la plaine de la Bekaa la semaine du 3 juin 2019 illustre clairement l’escalade des hostilités qui amène de nombreuses personnes réfugiées au Liban à rentrer en Syrie, malgré les violations du droit international humanitaire qui ont cours dans ce pays, a déclaré Amnesty International le 12 juin.

Depuis juillet 2018, les autorités libanaises organisent le retour de réfugié·e·s en Syrie et soutiennent qu’il s’agit d’une démarche totalement volontaire. Cependant, l’analyse réalisée par Amnesty International montre que des personnes sont poussées vers la Syrie sous l’effet conjugué de politiques gouvernementales restrictives, de conditions humanitaires déplorables et d’une discrimination endémique.

« Pour de nombreux réfugié·e·s syriens, la vie au Liban est marquée par la peur, les manœuvres d’intimidation constantes et un sentiment de désespoir. Bien que l’État libanais affirme que les retours en Syrie sont volontaires, des événements comme l’attaque de Deir al Ahmar montrent que le quotidien des réfugié·e·s devient insoutenable, ce qui ne laisse d’autre choix à beaucoup d’entre eux que de rentrer dans leur pays », a déclaré Lynn Maalouf, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient à Amnesty International.

Pour de nombreux réfugié·e·s syriens, la vie au Liban est marquée par la peur, les manœuvres d’intimidation constantes et un sentiment de désespoir.
Lynn Maalouf, directrice de la recherche sur le Moyen-Orient à Amnesty International

L’organisation a constaté que les expulsions forcées, les couvre-feux, les raids constants dans les camps et les arrestations collectives rendaient la vie insupportable à de nombreuses personnes réfugiées au Liban, obligeant nombre d’entre elles à retourner en Syrie malgré les dangers.

« En ne protégeant pas les réfugié·e·s des attaques, du harcèlement ni des manœuvres d’intimidation et en appliquant des politiques iniques et restrictives qui leur rendent la vie plus difficile, les autorités libanaises alimentent une situation qui, de fait, contraint des réfugié·e·s à rentrer en Syrie, où ils risquent d’être interrogés dès leur arrivée, torturés et victimes de disparition forcée ou d’autres violations », a déclaré Lynn Maalouf.

Pour que le retour de réfugié·e·s en Syrie soit véritablement volontaire, il doit reposer sur un consentement libre et éclairé. Or, Amnesty International est convaincue que de nombreux réfugié·e·s syriens qui émettent le souhait de quitter le Liban ne sont pas en mesure de prendre une décision libre et éclairée, ce pour plusieurs raisons : les conditions déplorables dans lesquelles ils vivent au Liban, notamment la difficulté d’obtenir ou de renouveler leur visa de résidence, ce qui les empêche d’accéder pleinement aux services essentiels, et l’impossibilité d’obtenir des informations objectives et à jour sur la situation des droits humains en Syrie.

Par conséquent, les autorités libanaises ne respectent pas leur obligation de ne pas renvoyer de réfugié·e·s dans un endroit où ceux-ci risqueraient de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains (obligation de non-refoulement) car elles leur imposent des conditions qui, en réalité, les forcent à quitter le Liban.

Deir al Ahmar

Le 5 juin, les autorités libanaises ont ordonné l’évacuation du camp de Deir al Ahmar, qui accueillait 600 réfugié·e·s, car la situation était tendue depuis qu’un incendie avait eu lieu. Les personnes qui y vivaient s’étaient plaintes de l’arrivée tardive des secours, ce qui avait donné lieu à une altercation avec la population locale. Les travailleurs et travailleuses d’organisations non gouvernementales (ONG) qui étaient présents ont indiqué à Amnesty International que des hommes de Deir al Ahmar avaient menacé de brûler des réfugié·e·s dans leur tente, poussant nombre d’entre eux à fuir immédiatement.

Plus tard dans la soirée, au moins 50 hommes avaient attaqué le camp : ils avaient incendié trois tentes et en avaient démoli deux autres au bulldozer. Ils avaient hurlé des menaces aux réfugié·e·s : « Vous souillez notre sol – dégagez d’ici – brûlez ici et en enfer. » Aucun agent des forces de sécurité en faction n’était intervenu pour arrêter l’attaque. Un jour plus tard, les municipalités de Deir al Ahmar, de villages environnants et de la ville voisine de Baalbek avaient publié une déclaration ordonnant aux réfugié·e·s syriens de quitter Deir al Ahmar « pour leur propre sécurité ».

Aucun village des alentours n’a accepté d’accueillir les réfugié·e·s mais quelque 90 familles sur 120 ont finalement été autorisées, le 10 juin, à s’installer dans le village reculé de Mekna. La grande majorité d’entre elles vivent dehors dans les champs, sans électricité, eau, nourriture ni tentes, et sans aucun service essentiel à proximité.

En ne protégeant pas les réfugié·e·s des attaques, du harcèlement ni des manœuvres d’intimidation et en appliquant des politiques iniques et restrictives qui leur rendent la vie plus difficile, les autorités libanaises alimentent une situation qui, de fait, contraint des réfugié·e·s à rentrer en Syrie.
Lynn Maalouf

Des conditions déplorables

Autre élément illustrant à quel point l’atmosphère est devenue hostile aux personnes réfugiées au Liban, le Courant patriotique libre, un parti politique libanais, a organisé une réunion le 8 juin pour mobiliser l’opinion publique contre les réfugié·e·s et demander leur retour dans leur pays. Il a distribué des tracts portant le slogan « La Syrie est un pays sûr et le Liban ne peut plus faire face » et des affiches exhortant la population à « protéger les travailleurs et travailleuses libanais en dénonçant les réfugié·e·s qui violent le droit du travail ».

En avril, le Haut Conseil de défense, un organe militaire libanais, a fixé la date butoir du 10 juin pour la démolition de « toutes les structures semi-permanentes » en ciment et d’une hauteur supérieure à 1,5 mètre construites par des réfugié·e·s syriens dans des camps informels à Arsal, une ville du nord du pays. Selon un travailleur humanitaire en poste à Arsal, les autorités font pression sur les réfugié·e·s pour qu’elles démolissent elles-mêmes ces structures afin d’éviter les images de militaires détruisant de force des logements. Une vidéo examinée par Amnesty International semble montrer une réfugiée en train de démolir à la masse un mur en béton.

Par ailleurs, un document publié le 10 juin par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a révélé que les autorités libanaises avaient durci les restrictions imposées aux réfugié·e·s syriens et aux enfants de moins de 15 ans sollicitant un titre de séjour. Elles ont également émis un nouveau décret ordonnant l’expulsion de toute personne de nationalité syrienne entrée au Liban de façon irrégulière après le 24 avril 2019.

Environ 73 % des réfugié·e·s de Syrie vivent au Liban sans visa de résidence valable, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer les 200 dollars de frais, soit en raison d’un retard de traitement des demandes par les autorités locales. Les réfugié·e·s en situation irrégulière risquent d’être placés en détention et de se voir imposer des restrictions d’accès à des services comme l’éducation et la santé.

Mettre fin aux « retours volontaires »

Amnesty International estime que, compte tenu du contexte coercitif dans lequel les retours en Syrie s’inscrivent, ils ne peuvent être volontaires. Par conséquent, les autorités libanaises ne respectent pas leur obligation au regard du droit international de ne pas renvoyer de réfugié·e·s dans un endroit où ils risqueraient véritablement de subir des persécutions ou d’autres graves violations des droits humains.

À ce jour, les civils qui rentrent chez eux doivent se soumettre à une « vérification de sécurité » qui comprend notamment un interrogatoire par les forces de sécurité syriennes, responsables de violations des droits humains généralisées et systématiques constituant des crimes contre l’humanité, y compris d’actes de torture, d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées.

« Il faut que l’État libanais élimine de toute urgence l’ensemble des facteurs coercitifs, comme l’impossibilité pour les réfugié·e·s d’obtenir des documents de résidence officiels et d’autres restrictions, ou cesse purement et simplement de renvoyer des réfugié·e·s en Syrie. La communauté internationale, pour sa part, doit mettre à disposition des fonds et des ressources suffisants pour réinstaller les réfugié·e·s et faire pression sur les autorités libanaises pour qu’elles ne renvoient pas de réfugié·e·s en Syrie tant qu’il ne sera pas établi clairement que le pays est sûr et que les droits des personnes qui rentrent seront protégés », a déclaré Lynn Maalouf.

Complément d’information

Le Liban accueille actuellement 938 531 réfugié·e·s syriens enregistrés auprès du HCR et 31 000 réfugié·e·s palestiniens venus de Syrie et enregistrés auprès de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

En outre, l’État libanais affirme qu’environ 550 000 réfugié·e·s vivent sur son territoire sans être enregistrés.

En mars 2019, la Direction générale de la sécurité a annoncé que 172 046 réfugié·e·s étaient rentrés en Syrie depuis décembre 2017 du fait de l’assouplissement des restrictions administratives et de la facilitation et de l’organisation des retours.   

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Les sommets de La Mecque: non à la guerre, non à l’abus de l’Iran de la sécurité régionale


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Les sommets de La Mecque: non à la guerre, non à l’abus de l’Iran de la sécurité régionale

Abdul Wahab Badrakhan – 30 mai 2019

Chaque fois que Téhéran proposait un « accord de non-agression » avec les États du Golfe, il était trop tard. Le cadre général de l’offre était basé sur deux points, premièrement, le résultat global de ses interventions élargies faisait de l’Iran une gagnante dans tous les scénarios. Deuxièmement, l’autre partie n’a aucune chance de limiter ses pertes… tant que l’offre n’a pas été acceptée et n’a pas été mis en action, Téhéran est toujours parvenue à deux conclusions: premièrement, son maintien dans son approche est devenu acceptable et justifié. Deuxièmement, les circonstances changeront plus tard avec le renouvellement de l’offre de « non-agression » afin de mieux servir ses intérêts et de rendre les termes de l’accord plus sévères de l’autre côté … C’est une méthode de négociation bien connue, Israël a poursuivi avec les Arabes et les Palestiniens, et même après avoir tranché les guerres avec eux, il s’est cramponné à son agressivité, et qu’aucun signe de paix ou de bon voisinage n’est apparu dans son orientation.

Dans tous les cas, la paix et le bon voisinage ne faisaient pas partie de ses principes, il propose le « non-agression » après l’avoir utilisé d’une manière exagérée et après avoir propagé le discorde dans des pays, alimentant des guerres civiles, jouant des contradictions sectaires et causant des destructions massives et des sociétés déchirées. C’est la situation actuelle produite par « l’exportation de la révolution » et l’extension des milices qu’elle a créées, comme en témoignent l’Iraq, la Syrie, le Yémen et le Liban, dans laquelle l’Iran n’a pas hésité à réitérer son intention de l’exporter vers les pays du Golfe. Il a essayé à Bahreïn et a commencé à mettre en place une structure armée au Koweït et des agents dans d’autres pays, notamment en Arabie saoudite. Mais certains Arabes, ainsi que certains musulmans, veulent ignorer les faits et son ignorance ne peuvent être excusé, ou penser que l’illusion qu’ils puissent tirer quelque chose d’un conflit existant imposé par l’Iran par son comportement agressif, qu’il considère comme un « investissement ». Il cherche de plus en plus à cueillir des profits.

(…)

قمم مكّة: لا للحرب ولا لعبث إيران بأمن المنطقة

عبدالوهاب بدرخان |

في كل المرّات التي عرضت فيها طهران “اتفاق عدم اعتداء” مع دول الخليج كانت متأخرةً جداً، وكان الإطار العام للعرض قائماً على أمرين؛ أولاً: أن الحصيلة العامة لتدخلاتها المتوسّعة تجعل إيران كاسبة في كل السيناريوات. وثانياً: أن لا فرصة أمام الطرف الآخر سوى أن يحدّ من خسائره… وما دام أن العرض لم يُقبل ولم يُفعّل فإن طهران خلصت دائماً إلى نتيجتين؛ أولاً: أن استمرارها في نهجها أصبح مقبولاً ومبرّراً. وثانياً: أن الظروف ستتغيّر لاحقاً لدى تجديد عرضها “عدم الاعتداء” لتكون أكثر ملاءمة لمصالحها ولتصبح شروط الاتفاق أكثر قسوةً على الطرف الآخر… هذا أسلوب معروف في التفاوض، وقد انتهجته إسرائيل مع العرب والفلسطينيين، وحتى بعد حسمها الحروب معهم تشبّثت بعدوانيتها ولم يلح في توجهاتها أي ملمح للسلام أو حسن الجوار.
لا يختلف الأمر مع إيران، ففي كل المرّات لم يكن السلام وحسن الجوار بين منطلقاتها، فهي تعرض “عدم الاعتداء” بعدما اعتدت وبالغت وبثّت الفتنة في البلدان وأجّجت الحروب الأهلية ولعبت بالتناقضات المذهبية وشحنتها وتسبّبت بالدمار الهائل والشامل وبتمزيق المجتمعات… هذا هو الوضع الراهن الذي أنتجه “تصدير الثورة” واستشراس الميليشيات التي فرّخها، كما يتبدّى في العراق وسورية واليمن ولبنان، بل هذا هو الوضع الذي لم تتردّد إيران بأصوات مسؤوليها في تكرار الإفصاح عن نيتها تصديره أيضاً إلى دول الخليج، وكانت حاولت في البحرين وباشرت إقامة بنية مسلّحة في الكويت ودسّت عملاء لها في الدول الأخرى ولاسيما السعودية. وهذه مجرّد عناوين لوقائع معروفة وموثّقة لا تحامل فيها ولا افتراء، لكن بعض العرب وكذلك بعض المسلمين يتعامى عن الحقائق، ولا عذر له في الجهل والتجاهل ولا في التوهّم بأنه يمكن أن يجني شيئاً من صراع قائم فرضته إيران فرضاً بسلوكها العدواني الذي تعتبره “استثماراً” تتشبّث به أكثر فأكثر وتسعى إلى الحصول على مكاسبه.

أي مقارنة ستُظهر بوضوح الفارق بين نهجَين خليجي وايراني. وكلّما أرادت طهران أن تبرّر عدوانيتها فإنها تغوص في التاريخ لتستخرج من حقبة ما قبل الإسلام ما يمكن أن يسوّغ الثأرية الضارية التي تحكم عقلها السياسي، أو تعود إلى ما قبل ثورتها على الشاه لتقنع نفسها وتحاجج الآخرين بـ “أحقية” أن تكون “شرطي المنطقة” متجاهلة متغيّرات تلك المنطقة خلال أربعة عقود، أو تستند إلى حربها مع عراق النظام السابق متجاوزة ما أعقب تلك الحرب في العراق وجواره لتستأنف تلك حرب وتديمها، متناسيةً أن أحداً من جيرانها أو من العرب عموماً لم يعتد عليها ولم يتدخّل في شؤونها منذ31 عاماً على رغم كل ما ارتكبته بواسطة “الحرس الثوري” وأتباعه. فـ “عدم الاعتداء” متّبع ومحترم من جانب العرب، باتفاق ومن دون اتفاق، عملاً بالأعراف والقوانين الدولية أو تسهيلاً لاستعادة حسن الجوار وحل الخلافات بالحوار والحكمة متى أمكن ذلك. وإذا كانت الغطرسة جعلت طهران تعتقد بأن في سلميّة جيرانها ضعفاً أو تخاذلاً فإنها واهمة بلا شك، وكما أن دهاءها وحنكتها لم يمنعاها من التصرّف بانفصال عن الواقع الدولي والإقليمي فإنهما قد لا يمنعانها أيضاً من ارتكاب أي تهوّر يشعل التوتر الحالي.

“عدم الاعتداء” – وليس “الاعتداء” – هو الرسالة التي تريد الرياض أن تكون مسموعةً مباشرةً من الخليجيين والعرب والمسلمين والعالم خلال القمم الثلاث في مكة المكرّمة، بل تسعى إلى أن يكون هناك أوسع تضامنٍ مع ما أعلنته على كل المستويات بأنها لا تريد أي حرب في المنطقة. والأهم أن جمع الخليجيين والعرب والمسلمين في مكة المكرّمة والعشر الأواخر من شهر رمضان، يرمي إلى استيحاء رمزية المكان والزمان وليكون الجميع شهوداً على النيات والأهداف. فالسعودية لم تعتدِ ولن تعتدي على إيران أو غيرها، وحتى الحرب في اليمن لم تكن خيارها الأول بل فُرضت عليها قسراً وخاضتها تحوّطاً من أي عدوان عليها ونصرةً للشرعية وللغالبية الغالبة من الشعب اليمني.

لا تعتبر السعودية نفسها محرّكة للولايات المتحدة ولا محرّضة لها على محاربة إيران، فهذه مسألة تتعلّق أولاً وأخيراً بالاستراتيجية الأميركية للأمن الدولي والإقليمي التي تتحدّاها طهران وتعتقد أنها قادرة على تغييرها أو تعديلها أو استيعابها حصرياً لمصلحتها. ثم أن هاتين الدولتين تتواجهان في صراع ثنائي محتدم منذ أربعة عقود ولم تكن السعودية أو أي دولة خليجية طرفاً مباشراً فيه إلا في دفاعها عن استقرار المنطقة وكان في إمكان إيران أن تسهم بتعزيزه بدل أن تعرّضه لمخاطر تضرّ بها وبجيرانها. ولا شك أن اقتراب هذا الصراع من زعزعة الاستقرار هو ما رسم التحالفات، إذ إن العدائية الإيرانية الراسخة والمصممة على الإيذاء والتخريب حالت وتحول دون الحياد ازاءها أو الاصطفاف معها.

بديهي أن الهدف من استخراج ورقة “اتفاق عدم اعتداء” من الأدراج استباق قمم مكة، والسعي إلى شقّ الصفوف فيها والتأثير في مداولاتها ومخرجاتها. ومن الواضح أن طهران تبالغ في الاعتقاد من جهة بأن سلوكها يلقى مباركةً واعجاباً كبيرين في كثير من العواصم أو أنه مجهول ويمكن التحايل لتزيينه، وبأنها من جهة أخرى ضحية استهداف أميركي مفتعل مع أنها واقعياً سعت إليه. فما يزعج إيران حالياً أنها اكتشفت تقصيرها السياسي المزمن والفادح، لأن كل الأطروحات والأوراق التي يمكن أن تطرحها الآن تبدو محترقة ومستهلكة وليست ذات صدقية. ما يزعجها أيضاً أنها احتاطت للأسوأ وتمنّته لتثبت جدوى عدوانيتها لكنها لم تتخيّل ذلك الأسوأ أولاً في شكل عقوبات شاملة تشلّ اقتصاده، وثانياً في شكل حشد قوة أميركي هدفه ردعها لا الهجوم عليها أو احتلال أرضها، بل إن الرئيس الأميركي نفسه شدّد قبل أيام أن الهدف ليس إسقاط النظام. وللمرّة الأولى تجد إيران نفسها موضوعة تحت المجهر مع “حرسها” ووكلائها وأدواتها. يمكنها أن تتصرّف كما فعلت دائماً لكنها مجبرة على توقّع ردود عليها، ويمكنها أن تهدّد بـ “صواريخ سرّية” تغرق السفن الأميركية لكنها تجهل ما في الترسانة الأميركية التي باتت قريبةً منها والأفضل ألا تمتحنها.

لا مبالغة في أن أي حرب تؤذي الجميع، لكن السعودية ودول الخليج لم تهدّد يوماً بـ “إشعال المنطقة” كما فعلت ايران، ولا شك أن خياراتها في هذا السبيل لا تزال متاحة بل ممكنة إلا أنها ضاقت ولم تعد خططها قادرة على ضمان بقائها في مأمن من أي تهوّر تقدم عليه. ولا مبالغة أيضاً في أن أي تفاوض لن يكون مجدياً إذا حُصر بالبرنامج النووي أو الصاروخي، لأن مفاعيل تدخلات إيران وسياساتها التخريبية فاقت حصيلة أي قنبلة نووية أو مئات آلاف الصواريخ. أظهرت الرسائل التي أطلقتها إيران أخيراً أنها لا تستطيع التفاوض في ظل العقوبات والحشد العسكري الأميركي، لكن واشنطن مدركة أن تخفيف ضغوطها لا يضمن أن تتخلّى إيران عن رفضها التفاوض الثنائي مع أميركا أو أن تعدّل شروطها للتفاوض حصرياً في إطار الاتفاق النووي، ثم أن تخفيف الضغوط سيشجع إيران على مواصلة استنفار أتباعها للعبث بأمن المنطقة واستدراج مساومات تحسيناً لموقفها التفاوضي. وفي كل الأحوال، ما لم يكن التفاوض على حصر التدخّلات الإيرانية وتقليصها خارج حدودها فإنه لن يكون مجدياً لفتح صفحة جديدة في المنطقة.

Les exploits de l’armée russe en Syrie


17 mille syriens, sur 5 500 000 réfugiés, retournent en Syrie, quittant les camps au Liban et en Jordanie, selon le ministre de la défense russe, depuis juillet 2018

مآثر الجيش الروسي

  عاد 17 ألف سوري إلى بلادهم من لبنان والأردن منذ شهر تموز من هذا العام

حسب تصريحات وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو

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Etat Isolé, colonialiste, raciste et sectaire


Le Sionisme

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بوتين و”شعوب سورية”

حسام كنفاني

22 أكتوبر 2017

مرّت تصريحات الرئيس الروسي، فلاديمير بوتين، يوم الخميس الماضي، بشأن سورية مروراً عابراً في مختلف وسائل الإعلام، على الرغم مما تحويه من أبعاد يمكن من خلالها قراءة المستقبل الذي تراه موسكو حلاً للوضع القائم في سورية الآن. بوتين الذي كان يتحدث في أثناء مشاركته في منتدى فالداي الدولي للحوار في سوتشي الروسية، استخدم تعابير غامضة تحمل، في طياتها، مشاريع سياسية مكتملة العناصر لما يمكن أن تؤول إليه الأمور في ظل التحولات في مسارات الحل السوري، والانتقال من مسار جنيف إلى أستانة، ومن ثم أخيراً إلى حميميم٠
لم يكن كلام بوتين مطولاً، مجرّد جمل صغيرة، غير أنها تحمل أبعاداً كبيرة، بدءاً من “كونغرس شعوب سورية”، وصولاً إلى المخاوف من التقسيم وإمكان عدم منعه، في تمهيد ربما للواقع الذي تسعى روسيا إلى فرضه في سورية، للحفاظ على النفوذ في المنطقة ضمن توازن قوى في الداخل السوري، تضبطه موسكو مباشرة، بالتعاون مع حلفاء جدد، في مقدمتهم السعودية ومصر اللتان طالبهما بوتين بالمساعدة في عقد “كونغرس الشعوب” هذا٠
لم يوضح الرئيس الروسي مقصده بعبارة كونغرس الشعوب السورية، إذ ورد في كلمته حرفياً: “ثمة فكرة لتأسيس كونغرس شعوب سورية، تشارك فيه كل المجموعات العرقية والدينية والحكومة والمعارضة، في حال تمكنّا من تنفيذ هذه الفكرة بمساعدة الدول الضامنة والقوى الإقليمية الكبرى مثل السعودية ومصر، فإن هذا سيمثل خطوة تالية إضافية، لكن غاية في الأهمية للتسوية السياسية، ثم صياغة الدستور الجديد”. الفكرة، بحسب ما يمكن استنباطه من التصريح، هي تشكيل ما يمكن اعتباره جمعية تأسيسية جديدة للدولة السورية، والتي بالتأكيد لن تكون مثل الدولة الحالية، لا جغرافياً ولا سياسياً ولا دستورياً في ما يخص نظام الحكم. ولعل استخدام عبارة “الشعوب” يمكن أن تعطي فكرة عما يوحي إليه بوتين في مسعاه، والذي يمكن أن يكون مستمداً من التجربة الفدرالية الروسية نفسها، حيث تعيش “الشعوب الروسية” في ظل نظام حكم فدرالي يتكون من 83 كياناً فدرالياً، بينها 22 جمهورية. ولا تختلف هذه الجمهوريات عن الكيانات الفدرالية الأخرى سوى في حقها في اتخاذ لغة رسمية، بحسب المادة 68 من دستور الاتحاد الروسي، على أن تكون خاضعة في أمورها الخارجية إلى روسيا الفدرالية، مع هامش استقلال داخلي٠
قد يكون هذا المنحى هو الأقرب إلى تفسير ما أراد الرئيس الروسي قوله في ما يخص سورية، ولا سيما أن استخدامه تعبير “الشعوب” يشير إلى أن هناك قناعة باتت قائمة بأن سورية لم تعد مؤلفة من شعب واحد، بل من مكونات مقسّمة، حسب ما ورد في تصريح بوتين، بين “المجموعات العرقية والدينية والحكومة والمعارضة”، وهي المجموعات التي يريد جمعها في هذا الكونغرس. أي أن التقسيم الفدرالي السوري لن يكون على أساس عرقي أو ديني فقط، بل على أساس سياسي أيضاً، بين مؤيدي النظام القائم ومعارضيه. أما شكل رأس هذه الفدرالية وهيكلته، فسيكون خاضعاً لكثير من الأخذ والرد، وربما يمكن اللجوء إلى فكرة المجلس الرئاسي الذي سبق أن تم اعتماده في البوسنة والهرسك٠
ويبدو أن الرئيس الروسي لا يرى من بديل عن هذا التصور للحل، لتجنيب سورية مخاطر التقسيم الذي يراه واقعاً من وحي مناطق “خفض التصعيد”، والتي هي ابتكار روسي في الأساس، وهو ما ألمح إليه في التصريح نفسه، في رسالةٍ مبطنةٍ إلى السوريين، وإلى الدول ذات النفوذ في الداخل السوري. رسالة تحمل، في طياتها، خياراً بين اثنين، فإما أن يكون السوريون شعوباً متفرقة في دولة متشرذمة أو ينضووا ضمن “كونغرس شعوب” في إطار “الاتحاد الفدرالي السوري“٠
*https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/10/21/%D8%A8%D9%88%D8%AA%D9%8A%D9%86-%D9%88-%D8%B4%D8%B9%D9%88%D8%A8-%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-1

 

Le raid mené par l’armée près d’Ersal le 30 juin est le dernier d’une longue série de raids menés par l’armée libanaise


 

الجيش اللبناني يقتحم مخيمات للنازحين السوريين في بلدة عرسال ويعتقل العشرات منهم كما قام بتخريب المخيمات ومصادرة بعض أملاك اللاجئين – L’armée libanaise mène des raids dans les camps de réfugiés syriens à Ersal, arrêtant des dizaines de réfugiés, elle a également procédé à des actes de vandalisme dans les camps et a confisqué des biens appartenant aux réfugiés.

EXCLUSIF : L’armée libanaise accusée de torturer des réfugiés syriens
Middle East Eye
18 juillet 2017

Des images choquantes montrent la gravité des blessures de quatre hommes décédés après avoir été détenus lors de raids menés par l’armée dans des camps de réfugiés près d’Ersal

BEYROUTH – L’armée libanaise a été accusée de torture généralisée contre des prisonniers syriens, dont quatre sont morts en détention après avoir été arrêtés lors de rafles dans des camps de réfugiés près d’Ersal, à la frontière entre la Syrie et le Liban.

Ces quatre hommes sont morts après avoir apparemment passé plusieurs jours sous la garde de l’armée libanaise après la rafle, ce qui a poussé cette dernière à ouvrir une enquête. Les premiers rapports médico-légaux, consultés par Middle East Eye, ont indiqué qu’il n’y avait « aucune preuve de violence » contre les prisonniers et que les quatre hommes étaient morts de causes naturelles.

Cependant, les photos, également vues par Middle East Eye, montrent d’énormes entailles et contusions sur les corps de trois des quatre hommes, identifiés comme Mustafa Abdel-Kareem Absi, Anas Hussein al-Hsaikeh, Khalid Hussein Moulays et Othman Merhi Moulays.
Les victimes ont été attachées avec des menottes en plastique pendant des jours, « au point que cela a causé des dommages physiques extrêmes – sur leurs mains et leurs jambes », a déclaré une source judiciaire qui avait vu les corps avant leur enterrement le 11 juillet.

Une photo obtenue par Middle East Eye montrant les blessures de l’un des hommes décédés (MEE)
Cette source a déclaré à MEE que les blessures profondes sur les cadavres étaient des indicateurs manifestes de torture.
« Il y a aussi des blessures sur l’ensemble de leurs corps – sur les épaules, les bras, les genoux – en particulier aux genoux. Les personnes qui ont été détenues puis relâchées m’ont dit qu’elles avaient également été torturées. »
Notre source, qui ne peut être nommée pour des raisons de sécurité, a remis en question la version officielle de l’armée selon laquelle les défunts sont morts de crises cardiaques et d’un accident vasculaire cérébral provoqué par la chaleur.
« Comment le rapport de décès de l’armée peut-il répéter à maintes reprises qu’il n’y a pas eu la moindre violence ? Comment un médecin peut-il affirmer qu’il n’y a pas la moindre source de violence ? », s’interrogeait la source. « Il est clair qu’il y a eu des blessures à la tête qui ont entraîné des saignements. »

Une deuxième source ayant une grande expérience dans l’examen d’images de victimes de torture a déclaré que les images présentaient « suffisamment de preuves manifestes de torture ».
« Cela ne fait aucun doute. Il y a des signes évidents de tension et de traumatisme sur les poignets, ce qui pourrait indiquer que les victimes ont été pendues par les poignets », a affirmé cette source.
« Il ne peut pas s’agir de marques de menottes ordinaires, l’ampleur du traumatisme et de la pression indique clairement que les victimes ont été pendues par les mains. »
« Nous pouvons également voir des traumatismes ronds intenses sur l’abdomen et le bas du dos, qui ne sont pas des signes de chute. Si quelqu’un tombe, le traumatisme se situe au niveau des extrémités, et non sur la partie centrale de l’abdomen. »
Les proches des personnes décédées ont également déclaré qu’ils étaient troublés par la version des événements présentée par l’armée.
« Il n’y avait pas de problème de santé préexistant », a rapporté à MEE un parent de l’une des victimes, qui a partagé des images de l’enterrement.

« Il allait parfaitement bien. »
Lorsqu’on leur a demandé s’ils pensaient que les défunts avaient été torturés, les proches ont déclaré : « Dieu seul le sait… mais les images parlent d’elles-mêmes. »

Une source médicale dans un hôpital d’Ersal a déclaré que l’un des défunts était un médecin qui ne vivait pas dans le camp.
« Il était anesthésiste », a déclaré cette source à MEE. « Lorsque la déclaration [de l’armée] a indiqué qu’il avait des problèmes de santé préexistants, nous étions choqués parce que ce n’était pas le cas. Il est mort en bonne santé. »
Les avocats représentant les familles de trois de ces hommes avaient obtenu la permission d’examiner indépendamment les corps, mais les services de renseignements militaires sont intervenus et ont confisqué les échantillons médico-légaux avant qu’ils ne puissent être étudiés.
« Nous ne sommes pas convaincus que le rapport initial [du médecin désigné par l’armée] soit exact », a déclaré Wissam Tarif, un défenseur des droits de l’homme représentant trois des familles.

« Il n’y a pas encore eu d’analyse indépendante, ils y ont fait obstacle. »
De profondes entailles sur le poignet de l’une des personnes décédées en détention (MEE)
« Nous avons obtenu une ordonnance d’un juge de Zahlé pour obtenir un avis médico-légal indépendant et les échantillons médico-légaux ont été emmenés à l’Hôtel-Dieu [un hôpital de Beyrouth], mais les renseignements militaires sont intervenus et les ont pris ainsi que les [échantillons d’]organes. »
Des défenseurs des droits de l’homme ont envoyé des photos des corps à l’étranger pour un examen indépendant, craignant que les résultats de l’enquête de l’armée ne soient pas rendus publics.
« Nous avons envoyé des photos de trois des corps à un médecin spécialisé dans la documentation de la torture pour examen, afin de voir si elles indiquent la cause de la mort », a déclaré à MEE Bassam Khawaja, chercheur pour l’ONG Human Rights Watch Liban.
« Il est arrivé au Liban que les services de sécurité ouvrent des enquêtes mais ne publient pas les conclusions, de sorte que le public et les familles ne connaissent pas les résultats », a-t-il poursuivi.

Raids sur Ersal
Les quatre hommes ont été arrêtés lors de raids de l’armée dans deux camps de réfugiés syriens à Ersal, al-Nur et al-Qariya, à la recherche de prétendus « terroristes ». Elle a été accueillie par une série d’attentats suicides et une attaque à la grenade qui a blessé plusieurs soldats.
L’armée a officiellement reconnu qu’une enfant syrienne de 4 ans était décédée dans l’un des attentats suicides et que quatre autres Syriens avaient perdu la vie ultérieurement en détention.
Toutefois, des sources présentes à Ersal affirment qu’au moins sept autres ont été tués, ce qui porterait le nombre de victimes à douze.
Une source médicale à Ersal a indiqué que l’armée libanaise et les hôpitaux environnants de l’est du Liban avaient envoyé plusieurs corps avant et après les opérations militaires.
« Quatre jours après l’opération [le 4 juillet], nous avons reçu quatre corps de la municipalité de Baalbek », a affirmé la source.
« Trois ont été enterrés immédiatement et le quatrième, qui était décapité et dont les bras avaient été amputés, a été conservé pendant une semaine pour pouvoir être identifié. Il a été enterré une semaine plus tard. »
Ils n’ont reçu les corps des quatre Syriens explicitement identifiés dans le communiqué de l’armée que le 11 juillet.
Tandis que l’armée affirme que la fillette syrienne a péri lors des attentats suicides, d’autres sources prétendent qu’elle a été écrasée par un véhicule blindé. Les militaires ont empêché les médecins d’examiner le corps.
« Nous avons également reçu le corps d’une enfant de 4 ans, mais nous n’avons pas pu l’examiner », a indiqué la source.
« La plupart des familles des camps ont affirmé qu’elle avait été écrasée, mais je ne peux évidemment pas en témoigner. »
Un autre corps aurait été transféré à l’hôpital universitaire Rafic Hariri de Beyrouth, puis à Ersal pour être enterré. On ignore la raison de son isolement.

Des antécédents de torture
Ces potentiels décès sous la torture de personnes détenues par l’armée libanaise font suite à plusieurs rapports de maltraitances de la part des services de sécurité libanais.
En décembre dernier, Human Rights Watch avait publié le témoignage poignant d’un réfugié syrien affirmant avoir été battu, agressé verbalement et violé à l’aide d’une barre introduite dans l’anus dans la prison militaire de Rehanieh car on le suspectait d’être homosexuel.

Human Rights Watch a rigoureusement documenté dix cas de civils ayant affirmé avoir été torturés alors qu’ils étaient détenus par l’armée libanaise, y compris lors des interrogatoires réalisés en l’absence de leur avocat ou de leur famille.

« Il est indéniable que la torture est employée [dans les services de sécurité libanais] », a indiqué George Ghali, directeur des programmes de l’organisation libanaise de défense des droits de l’homme Alef, à MEE.
« Il n’y a pas eu de suivi judiciaire adéquat pour ces cas, ce qui engendre une culture d’impunité, de tolérance et d’acceptation. »

Le Comité contre la torture des Nations unies a exprimé des préoccupations similaires.
Le raid mené par l’armée près d’Ersal le 30 juin est le dernier d’une longue série de raids menés pour des raisons de sécurité et au cours desquels 350 réfugiés ont été arrêtés.
Les défenseurs des droits de l’homme craignent que les services de sécurité ne respectent pas la dignité des réfugiés lors de leurs opérations.
Le raid du 30 juin a suscité la colère et renforcé les accusations de maltraitance des réfugiés par les forces de sécurité libanaises suite à la diffusion de photos montrant des réfugiés allongés face contre terre sous la garde de soldats armés.

MEE a également appris que certains prisonniers n’étaient pas informés du motif de leur arrestation.
« Les mettre face contre terre, à plat ventre – cela n’accroîtra pas la protection ou la sécurité », a affirmé George Ghali.
« Nous pensons que les violations constantes et systématiques des droits de l’homme alimentent un environnement propice à la radicalisation. »
Depuis le raid du 30 juin, les médias et les défenseurs des droits de l’homme se sont vu refuser l’accès à Ersal, que l’armée libanaise considère comme une zone de sécurité.
Si certaines des personnes arrêtées ont été libérées, les observateurs sont préoccupés par le sort des nombreux prisonniers qui risquent de disparaître dans l’appareil de sécurité opaque du Liban.
« Il ne fait aucun doute qu’il y a encore des prisonniers », a affirmé Bassam Khawaja de Human Rights Watch.
Bien qu’il n’existe aucune preuve de retours forcés vers la Syrie, il indique que l’accès des avocats ou des familles aux personnes détenues par l’armée libanaise est systématiquement « très difficile ».
Le 10 juillet, le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a précisé que l’enquête de l’armée sur les décès en détention serait terminée dans « deux ou trois jours ».
Mais les résultats n’ont pas encore été divulgués.
« L’armée mène une enquête claire et transparente sur cette question et personne ne devrait en douter car l’armée est plus préoccupée par la sécurité des citoyens et des civils que quiconque », a-t-il affirmé.
« Par ailleurs, toute remise en question de l’enquête menée par le commandement de l’armée est inacceptable. »
Une source militaire libanaise a indiqué à MEE n’avoir aucune autre information à communiquer que celles fournies par les déclarations émises précédemment. L’armée a jugé que les allégations de torture étaient « infondées ».
Elle a refusé de répondre aux questions de MEE quant à la confirmation du nombre de victimes suite au raid sur Ersal, au nombre de personnes toujours en détention ou aux éventuelles mesures visant à améliorer la transparence.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/exclusif-l-arm-e-libanaise-accus-e-de-torturer-des-r-fugi-s-syriens-1885927646

 

Plus de cinq millions de réfugiés syriens


 

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Plus de cinq millions de réfugiés syriens
Publié le 30/03/2017

Plus de cinq millions de Syriens, soit environ un quart de la population, sont devenus des réfugiés, a annoncé jeudi l’ONU, alors que des ONG exhortent de nouveau la communauté internationale à accroître son aide.

“C’est une étape importante”, a résumé la porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) en commentant ce nombre record de réfugiés.

“Alors que le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants ayant fui six années de guerre en Syrie a franchi la barre des 5 millions, la communauté internationale doit faire davantage pour les aider”, a lancé le HCR.

La guerre en Syrie a déclenché la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale, avec plus de 320.000 morts en six ans et des millions de déplacés. Le pays comptait 22 millions d’habitants avant la guerre.

Malgré une baisse d’intensité des combats dans plusieurs régions, “la situation n’est pas encore assez sûre pour que les gens puissent retourner chez eux. Nous voyons encore chaque jour des gens être déracinés”, a souligné à l’AFP Alun McDonald, le porte-parole régional de Save the Children.

Il a regretté que la communauté internationale, incapable de régler le conflit, a failli à augmenter son aide au fur et à mesure que la crise humanitaire s’aggravait, fermant au contraire de plus en plus les frontières, notamment en Europe.

Près de trois millions de Syriens sont réfugiés en Turquie, le pays voisin le plus affecté, selon le HCR. Moins de 10% d’entre eux ont été accueillis dans des camps, tandis qu’une majorité vit dans les villes, dont plus de 500.000 à Istanbul.

Plus d’un million ont fui au Liban et 657.000 en Jordanie, mais les autorités d’Amman évaluent leur nombre à 1,3 million. Ils sont par ailleurs plus de 233.000 en Irak, plus de 120.000 en Egypte et près de 30.000 dans les pays d’Afrique du Nord, selon le HCR.

Les enfants affectés

Dans un communiqué conjoint avec des organisations syriennes, l’organisation Oxfam a appelé jeudi à apporter plus d’aide aux pays voisins de la Syrie.

Sa directrice exécutive, Winnie Byanyima, a appelé “les pays riches à afficher leur soutien aux voisins de la Syrie qui ont accueilli ces réfugiés et à relocaliser au moins 10% des réfugiés syriens les plus vulnérables d’ici la fin 2017”.

“Il s’agit d’une crise qui dure et les financements ne suivent pas”, a déploré la porte-parole d’Oxfam à Beyrouth, Joëlle Bassoul, à l’AFP. “Avec moins de ressources, nous devons aider maintenant plus de personnes”.

Les ONG et l’ONU mettent également régulièrement en garde contre les conséquences à long terme de la crise, tout particulièrement sur les enfants.

“Un million d’enfants réfugiés syriens ne sont pas scolarisés (…) et ils sont ceux qui devront contribuer à reconstruire la Syrie pour la prochaine génération”, a indiqué M. McDonald, de Save The Children.

Outre ces cinq millions de réfugiés, des millions d’autres Syriens sont déplacés dans leur propre pays.

La plupart ont été obligés de fuir les combats entre les différents acteurs en conflit, et d’autres ont été déplacés à l’issue d’accords en rebelles et régime. Plus de 30.000 personnes doivent ainsi être évacuées dans les prochains jours de quatre localités assiégées.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie s’est progressivement complexifiée avec l’implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.

Aucune solution n’est en vue pour le conflit malgré plusieurs rounds de négociations indirectes entre régime et opposition sous l’égide de l’ONU, dont l’un est en cours actuellement à Genève.

© 2017 AFP
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/30/2546947-syrie-barre-5-millions-refugies-ete-franchie.html

أكثر من ٥ ملايين لاجيء

أكدت المفوضية العليا لشؤون اللاجئين التابعة للأمم المتحدة، أمس الخميس، أن عدد اللاجئين السوريين في تركيا ولبنان والاردن والعراق ومصر تجاوز خمسة ملايين للمرة الأولى، منذ اندلاع الثورة السورية في مارس/آذار ٢٠١١. وأشارت بيانات جمعتها المفوضية والحكومة التركية إلى أن «إجمالي أحدث عدد للاجئين بلغ ٥ ملايين و ٨ آلاف و ٤٧٣، منهم ٤ ملايين و ٨٨ ألفا و ٥٣١ يعيشون في خيام». كما نزح داخليا حوالي ٦،٣ مليون شخص آخرين، بحسب تقديرات الوكالة نفسها. وحثت المفوضية الدول المعنية لتكثيف جهودها للوفاء بوعود توطين نحو ٥٠٠ ألف سوري٠

 

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اسرائيل تفضل وجود بشار لتأمين مصالحها – l’intérêt d’Israël…est le maintien d’Al Assad au pouvoir


 

 

ميدفيديف”: “اسرائيل تفضل وجود بشار لتأمين مصالحها”

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قال رئيس الوزراء الروسي “ديمتري ميدفيديف”: إن “إسرائيل تفضل وجود بشار الأسد على رأس النظام في سوريا لتأمين مصالحها”، وذلك في لقاء مع القناة الثانية في التلفزيون الإسرائيلي، عشية زيارته إلى تل أبيب، أمس الأربعاء.
وأوضح “ميدفيديف” أنه خلال أحد لقاءاته مع كبار المسؤولين الإسرائيليين، أبلغوه أنهم لا يؤيدون الأسد بشكل كامل، لكنهم يفضّلون وجوده لأنه يستطيع السيطرة على الوضع الميداني في سوريا، ولأن سيطرته أفضل من سيطرة الإرهابيين، على حد وصفه.
وأشار “ميدفيديف” إلى أن موقف المسؤولين الإسرائيلين –الذين لم يُّحدد ميدفيديف هويتهم- يتطابق مع الموقف الروسي.
ولفت “ميدفيديف” إلى أن الهجمات الإسرائيلية على الأراضي السورية، لا تُهدّد نظام الأسد وإنما هي رد على إرسال الشحنات التسليحية إلى ميليشيا حزب الله، بقوله “أنطلق من فرضية مفادها أنه ليس هناك دولة تريد القيام بخطوات من شأنها زيادة التوتر في المنطقة، وأظن أن سوريا تفهم ذلك جيدا”.
وكانت صحيفة “السياسة” الكويتية كشفت العام الماضي، نقلًا عن قيادي رفيع في تيار مقتدى الصدر، عن محادثات سرية تمت بين إسرائيل ونظام الأسد برعاية روسية قبل بدء العمليات العسكرية الروسية في سوريا في نهاية أيلول العام الماضي.
وأكد القيادي للصحيفة، على وجود تعاون حقيقي بين نظام الأسد وتل أبيب بدعم روسي، وأن اسرائيل لعبت دورًا مهمًّا في تشجيع موسكو على التدخل العسكري؛ لأنها لا تريد سقوط نظام الأسد، الذي يمثل لها صمام أمان.
وتجدر الإشارة إلى أن مصادر عسكرية إسرائيلية كانت قد أكدت في وقت سابق، على وجود إجماع في مراكز صنع القرار في تل أبيب على أهمية بقاء نظام الأسد بالنسبة لإسرائيل، عبّر عنها مسؤول في هيئة أركان الجيش الإسرائيلي بقوله: “رغم أنّ أحدًا في إسرائيل لا يمكنه قول ذلك بشكل علني وصريح، إلا أنّ أفضل الخيارات بالنسبة لإسرائيل هو بقاء نظام الأسد، وتواصل القتال الداخلي إلى أبعد مدى”٠

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