واشنطن وموسكو على صفيح ساخن – Washington et Moscou dans une marmite bouillante


Regard-missile

Washington et Moscou dans une marmite bouillante
Ali Al Abdullah
17 octobre 2018

L’abattement d’un avion espion russe (EL-20) et l’assassinat de 15 officiers le 17 septembre ont été un moment révélateur pour la réalité des relations américano-russes, avec des déclarations et des positions en escalade de part et d’autre.

Les commentaires russes sur l’incident ont révélé une tendance d’intensification en Russie, exprimée par le vice-président du comité de défense de la Douma d’Etat, Yuri Shvetkin. « Les avions militaires étrangers franchissant la frontière syrienne avec des intentions floues, ne doivent pas rester impunis, ils devraient se rendre compte à partir de maintenant qu’ils est possible de les abattre à tout moment, et qu’il seront exposés à une attaque si nos forces sont menacées. « Cela dissuadera les activités criminelles des pays qui lancent ou planifient des attaques contre la Syrie », et annonce à Israël qu’« attaquer des cibles en Syrie est contraire à ses intérêts dans la région », laissant échapper des indications sur une orientation russe vers la consolidation des coopération avec Téhéran, au point de fermer l’oeil sur le renforcement de la présence militaire iranienne dans certaines zones, selon une source militaire russe, parlant au journal Nizavisimaya Gazeta, et d’annoncer, en réponse à la position américaine au sujet du programme des missiles Balistiques de l’Iran, le droit souverain de l’Iran de développer ses capacités antimissiles et son engagement envers l’Iran d’assurer sa protection aérienne de ses sites stratégiques en Syrie et lui fournir un parapluie de défense aérienne. Ce qui est considéré comme une violation aux engagements pris par le président russe Vladimir Poutine, envers le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 11 juillet et avec le président américain au Sommet de Helsinki le 16 juillet, et la suspension des renseignements militaires russes, selon un plan préparé pour combattre les activités iraniennes, en envoyant des unités des forces spéciales de la « Brigade Depth », pour lancer des opérations secrètes contre des responsables iraniens, des centres de commandement et des installations de renseignement, ainsi que l’engagement du président russe Vladimir Poutine envers le président iranien Hassan Rowhani, le 7 septembre, de mettre tous les moyens de la Russie à la disposition de l’Iran, pour l’aider à faire face aux sanctions américaines, qui entreront en vigueur en novembre et à sa décision finale de remettre au régime syrien les batteries de missiles S-300, d’établir un système de gestion unifié des forces et des moyens de défense antiaérienne dans toute la Syrie, y compris les moyens de guerre électroniques et les moyens de tir, en établissant un point de commandement central unifié, à travers lequel l’armée du régime reconnaîtra sa cible. En même temps, les Russes vérifieront l’identité des avions en attaque et confirmeront leurs identités aux forces du régime, des avions amis ou ennemis, et déploieront le long de la côte syrienne, dans l’est de la Méditerranée, des dispositifs sophistiqués capables de perturber tous les systèmes de contrôle des avions, des navires de guerre et des satellites. ainsi que de perturber les communications à ondes courtes et hautes fréquences. (26 navires, deux sous-marins et 34 avions, les porte-missiles stratégiques “T-160”, les avions de chasse “To-142”, “El-38”, en plus des chasseurs “Su-33″ et ” Su-30 “), et ont mené des exercices à munitions réelles pendant plus d’une semaine, ce qui a permis de maintenir les forces navales devant des navires américains, israéliens, britanniques et français prenant des positions offensives au large de la côte syrienne. Ils ont lancé une campagne médiatique et des déclarations contre la présence américaine en Syrie; ils ont critiqué son rôle à l’est de l’Euphrate, l’accusant de s’être employé à créer un État kurde en Syrie et à susciter un tollé dans la région du Kurdistan, en jouant sur l’idée du soi-disant Grand Kurdistan, selon le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Cela s’ajoute au retrait de ses accords avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterich, concernant la Commission constitutionnelle syrienne: l’approbation par le régime syrien de la liste des représentants de la société civile et de soutenir la demande du président pour obtenir la présidence du comité et d’une majorité des deux tiers.

L’escalade de la Russie était liée aux mouvements des positions américains annoncés par les faucons de l’administration (conseiller national pour la sécurité, John Bolton, le secrétaire d’État Mike Pompeo, le représentant spécial des États-Unis en Syrie, James Jeffrey) et par les généraux du Pentagone (secrétaire à la Défense, James Matisse, le chef d’état-major adjoint, Joseph Danford, le Commandement central américain, le général Joseph Fotel), en réaction aux préparatifs de la Russie en vue d’une opération militaire dans la province d’Idleb, accentué après la déclaration de la Russie de sa volonté de livrer les missiles S-300 au régime syrien (Bolton: cette décision est une “grave erreur” : Approvisionner la Syrie avec le système de défense aérienne “S-300” est « une escalade dangereuse » et la « réponse américaine » était de commencer à établir une base aérienne dans la région d’Al-Shadadi, dans le gouvernorat d’Al-Hasakah, ainsi que le déploiement de l’américain USS Sullivan », les navires de guerre stratégiques du P-1B, les navires de guerre USN Carson City » et de « San Antonio »; des positions offensives en Méditerranée et dans le golfe Persique, le renforcement des capacités d’armes des forces américaines dans le nord-est de la Syrie (armes lourdes, radars fixes et mobiles), parler d’une approche américaine pour relancer l’alliance tripartite (franco-britannique-américaine) pour mener une nouvelle frappe contre le régime  et ses alliés iraniens.

C’est une guerre de mots et de renseignements qui a eu lieu entre les États-Unis et la Russie. Les Russes ont alors informé, par écrit, les forces américaine, le 6 septembre, qu’ils mèneraient des frappes précises contre les « terroristes au Tanaf » considéré comme une zone de « non-collision », ce qui a incité le commandement militaire américain à confirmer que les Etats-Unis n’hésiteront pas de faire appel à « l’utilisation de la force pour défendre nos forces et les forces de la coalition ou de nos partenaires, comme nous l’avons montré lors d’incidents précédents », le général Joseph Danford, chef d’état-major américain, a annoncé le 9 septembre que « l’envoi de marine’s pour mener des manœuvres de tir réel est un message pour tous ceux qui croient que la base Tanaf est un cible facile », et l’approche d’un groupe de navires de guerre occidentaux, dont: la frégate De-Reuter de la marine néerlandaise, les destroyers américains « Carney », « Ross », « Winston Churchill » équipés de missiles Tomahawk, le sous-marin « British Taint » équipé également de Tomahawk, trois sous-marines américaines et le navire « Mount Whitney » de la marine américaine, le 16 septembre, sur la frontière maritime syrienne, dans un message d’alerte et de dissuasion à la Russie et de fuite d’informations sur le développement par le Pentagone de scénarios militaires en Syrie, notamment cibler les capacités militaires iraniennes en Syrie par l’armée de l’air et d’autres forces des États-Unis et Israël, ainsi que des frappes locales sur les installations extérieures des « Gardes de la révolution iraniennes », principalement la Force « Qods » et le « Basij », et environ 21 milices chiites irakiennes, afghanes et pakistanaises, dont le Hezbollah libanais, et l’engagement des Etats-Unis à fournir un parapluie de défense aérienne américain pour les raids israéliens en territoire syrien, en particulier près des frontières irakienne et turque, ou pour des missions contre des cibles pro-Téhéran en Irak, les États-Unis ont également promis de mettre leurs forces terrestres en alerte en prévention de tout bombardement aériens qui pourraient donner lieu à un niveau élevé, selon l’accord passé entre John Bolton et Benjamin Netanyahu en août et la menace de l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Kay Bailey Hutchison, de lancer une frappe militaire pour détruire un système de missiles à moyenne portée contraire aux accords conclus entre les deux pays. Moscou développe secrètement le contrôle des armes nucléaires. À cela s’ajoute le mouvement politique et diplomatique sur plusieurs axes: un mouvement des Nations Unies pour stabiliser le lien de reconstruction avec la transition politique, constituer un front international pour lutter contre les cyber-attaques russes à la lumière de ses attaques contre les États-Unis, l’OTAN et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, et l’activation pour l’établissement d’une « Alliance stratégique pour le Moyen-Orient (MESA) » comprenant les États-Unis, le Koweït, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman, Bahreïn, l’Égypte et la Jordanie, couvrant les régions du Golfe, de la Mer d’Arabie, de la Mer Rouge et de la Méditerranée, le détroit d’Ormuz, Bab El Mandeb et le canal de Suez pour surveiller la navigation et la contrebande d’armes, d’une part, et la formation d’une force terrestre pouvant être déployée aux côtés des forces américaines dans la région de l’est de l’Euphrate, d’autre part, ainsi que l’activation de la loi fédérale dite « Code pénal pour faire face aux énemis des Amériques » à travers des sanctions à chaque pays qui achète des armes à la Russie. ce qui a poussé les analystes à envisager un affrontement militaire entre les deux parties, directement ou par procuration, une confrontation qui met à rude épreuve l’atmosphère et mélangé les cartes en vue de nouvelles ententes.

 

واشنطن وموسكو على صفيح ساخن

علي العبدالله
17 أكتوبر 2018

شكّل إسقاط طائرة التجسّس الروسية (إيل 20) ومقتل طاقم العمل، 15ضابطا، يوم 17 سبتمبر/ أيلول الماضي لحظة كاشفة لواقع العلاقات الأميركية الروسية، حيث تواترت التصريحات والمواقف التصعيدية من كلا الطرفين٠
كشفت التعليقات الروسية على الحادث توجهاً روسياً تصعيديا عبّر عنه يوري شفيتكن، نائب رئيس لجنة الدفاع في مجلس الدوما، بقوله “على الطائرات الأجنبية العسكرية التي تعبر الحدود السورية بنيات غير واضحة، ألا تشعر بقدرتها على الإفلات من العقاب، يجب أن تدرك من الآن أنه يمكن ضربها في أي لحظة، وأنها ستكون عرضة للهجوم إذا كان هناك تهديد لقواتنا. سيكون هذا أحد العوامل الرادعة للنشاط الإجرامي من الدول التي تشن هجمات على سورية أو تخطط للقيام بذلك”، وإبلاغها إسرائيل “أن مهاجمة أهداف في سورية أمر يتعارض مع مصالحها في المنطقة”، وتسريبها مؤشراتٍ على توجه روسي إلى تعزيز التعاون مع طهران في سورية، لجهة غضّ النظر عن تعزيز الوجود العسكري الإيراني في بعض المناطق، بحسب مصدر عسكري روسي، تحدث إلى صحيفة نيزافيسيمايا غازيتا، وإعلانها، ردا على الموقف الأميركي من برنامج الصواريخ الباليستية الإيرانية، حق إيران السيادي في تطوير قدراتها الصاروخية، وتعهدها لإيران بتوفير حماية جوية لمواقعها الإستراتيجية في سورية، وتقديم مظلة دفاع جوي لها، ما يُعد نكثاً بالتعهدات التي التزم بها الرئيس الروسي، فلاديمير بوتين، لرئيس الوزراء الإسرائيلي، بنيامين نتنياهو، يوم 11 يوليو/ تموز، وللرئيس الأميركي في قمة هلسنكي يوم 16 يوليو/ تموز، وإيقاف الاستخبارات العسكرية الروسية خطة كانت أعدّتها لمكافحة الأنشطة الإيرانية عبر إرسال وحداتٍ من القوات الخاصة البرية من “لواء العمق” لشن عمليات نوعية سرّية ضد شخصيات ومراكز قيادة ومنشآت استخباراتية إيرانية؛ والتزام الرئيس الروسي فلاديمير بوتين للرئيس الإيراني حسن روحاني يوم 7 سبتمبر/ أيلول بوضع الإمكانات الروسية تحت تصرف إيران، لمساعدتها في مواجهة العقوبات الأميركية التي ستدخل حيز التنفيذ في شهر نوفمبر/ تشرين الثاني المقبل، وقرارها الأخير تسليم النظام السوري بطاريات صواريخ إس – 300، وإنشاء نظام إدارة موحّدة لقوى الدفاع الجوي ووسائله في جميع أنحاء سورية؛ بما في ذلك وسائل الحرب الإلكترونية، ووسائل إطلاق النار؛ بإنشاء نقطة قيادة مركزية موحّدة، سيتعرف جيش النظام من خلالها على الهدف. وفي الوقت نفسه، سيتأكّد الروس من هوية الطائرات المغيرة، ويؤكّدون لقوات النظام لمن تعود، لخصمٍ أو لصديق، ونشر أجهزة تشويش كهرومغناطيسية على طول الساحل السوري في شرق المتوسط، أجهزة متطوّرة قادرة على تعطيل كل أنظمة التحكّم في الطائرات والسفن الحربية والأقمار الاصطناعية؛ كما التشويش على الاتصالات بتردّدات على الموجات القصيرة والتردّدات العالية. كانت قد حشدت قوة عسكرية كبيرة قبالة الساحل السوري (26 سفينة، وغواصتان و34 طائرة، حاملات الصواريخ الإستراتيجية “تو – 160” وطائرات مكافحة الغواصات “تو – 142” و”إيل – 38″، إضافة إلى مقاتلات “سو-33″ و”سو- 30”)، وأجرت مناوراتٍ بالذخيرة الحية استمرت أكثر من أسبوع، أبقت على هذا الحشد البحري حاجز صد أمام السفن الأميركية والإسرائيلية والبريطانية والفرنسية التي تتخذ مواقع هجومية قبالة السواحل السورية، وشنّت حملة إعلامية وتصريحات نارية ضد الوجود الأميركي في سورية؛ غير الشرعي بنظرها، وانتقاد دورها شرق الفرات واتهامها بالعمل على تشكيل دويلة كردية هناك، والدخول في مغامرة خطيرة في كردستان العراق، عبر اللعب على فكرة ما يسمّى كردستان الكبرى، وفق تصريح وزير الخارجية، سيرغي لافروف. هذا بالإضافة إلى تراجعها عن تنفيذ التفاهمات التي توصلت إليها مع الأمين العام للأمم المتحدة، أنطونيو غوتيريش، بخصوص اللجنة الدستورية السورية؛ عبر اشتراط موافقة النظام السوري على قائمة ممثلي المجتمع المدني، وتأييد طلبه الحصول على رئاسة اللجنة وأغلبية الثلثين فيها٠

ارتبط التصعيد الروسي بتحرّكات ومواقف أميركية تصعيدية، أعلنها صقور الإدارة (مستشار الأمن القومي جون بولتون، وزير الخارجية مايك بومبيو، ممثل الولايات المتحدة الخاص في سورية جيمس جيفري) وجنرالات البنتاغون (وزير الدفاع جيمس ماتيس، رئيس هيئة الأركان الأميركية المشتركة جوزيف دانفورد، قائد القيادة المركزية الأميركية الجنرال جوزيف فوتيل)، ردا على الاستعدادات الروسية لشن عملية عسكرية في محافظة إدلب، ارتفعت حدّتها بعد إعلان روسيا عن نيتها تسليم صواريخ إس 300 للنظام السوري (بولتون: القرار “خطأ فادح”؛ ويهدّد بـ “تصعيد خطير” في المنطقة، بومبيو: توريد روسيا منظومة “إس 300” للدفاع الجوي إلى سورية “تصعيد خطير”، فوتيل: تسليم المنظومة “رد غير محسوب”)، وشروع القوات الأميركية في إنشاء قاعدة جوية في منطقة الشدادي في محافظة الحسكة، واتخاذ المدمرة الأميركية “يو أس أس سوليفان” وقاذفة القنابل البحرية الإستراتيجية “بي 1- بي”، والسفينتين الحربيتين “يو إس إن إس كارسون سيتي”، و”سان أنطونيو”؛ مواقع هجومية في البحر المتوسط والخليج العربي، وتعزيز القدرات التسليحية للقوات الأميركية في شمال شرق سورية (أسلحة ثقيلة ورادارات ثابتة ومحمولة)، والحديث عن توجه أميركي لإحياء التحالف الثلاثي (الفرنسي- البريطاني-الأميركي) لتوجيه ضربةٍ ثلاثيةٍ جديدةٍ ضد النظام وحلفائه الإيرانيين. كانت حرباً كلامية واستخباراتية قد دارت بين الولايات المتحدة وروسيا، حيث أشعر الروس القوات الأميركية خطياً يوم 6 سبتمبر/ أيلول بأنهم سينفذون ضرباتٍ دقيقة ضد “الإرهابيين في التنف” التي تعتبر منطقة “عدم تصادم”، ما دفع بالقيادة العسكرية الأميركية للتأكيد على أنها لن تتردد في “استخدام القوة للدفاع عن قواتنا وعن قوات التحالف أو قوات شركائنا كما برهنا على ذلك في حوادث سابقة”، وأعلن رئيس هيئة الأركان الأميركية المشتركة الجنرال جوزيف دانفورد يوم 9 سبتمبر/ أيلول “أن إرسال قوات مشاة البحرية (المارينز) للقيام بمناورات بالذخيرة الحية يعتبر رسالة لكل من يعتقد أن قاعدة التنف هدف سهل”، واقتراب مجموعة من السفن الحربية الغربية، وفي مقدمها: فرقاطة “دي رويتر” التابعة للبحرية الهولندية، والمدمرات الأميركية “كارني” و”روس” و”ونستون تشرشل” المزوّدة بصواريخ توماهوك، وغواصة “تاينت” النووية البريطانية المزودة كذلك بصواريخ توماهوك، وثلاث غواصات نووية أميركية، إضافةً لسفينة ماونت ويتني القيادية التابعة للأسطول السادس الأميركي، يوم 16 سبتمبر/ أيلول؛ من الحدود السورية البحرية، في رسالة تحذير وردع لروسيا، وتسريب معلومات عن قيام البنتاغون بتطوير سيناريوهات عسكرية في سورية، من ضمنها استهداف سلاحي الجو والقوات الخاصة الأميركية والإسرائيلية العمود الفقري للقدرات العسكرية الإيرانية في سورية، وتوجيه ضربات موضعية للأذرع الخارجية للحرس الثوري، وفي مقدمتها “فيلق القدس” و”الباسيج”، ونحو 21 مليشيا شيعية عراقية وأفغانية وباكستانية، بما في ذلك “حزب الله” اللبناني، وتعهد الولايات المتحدة بتوفير مظلة دفاع جوي أميركي للغارات الإسرائيلية في عمق الأراضي السورية، وخصوصا التي تتم بالقرب من الحدود العراقية والتركية، أو المهام التي يتم تنفيذها ضد الأهداف الموالية لطهران في العراق، كما تعهدت الولايات المتحدة بوضع قواتها البرية في المنطقة على أهبة الاستعداد، تحسباً لأي تصعيد يمكن أن ينتج عن عمليات القصف الجوي، وفق اتفاق جون بولتون ــ بنيامين نتنياهو في شهر أغسطس/ آب الماضي، وتهديد المندوبة الأميركية لدى حلف شمال الأطلسي (الناتو) كاي بايلي هاتشيسون بتوجيه ضربة عسكرية لتدمير نظام صواريخ متوسطة المدى مخالف للاتفاقات المعقودة بين البلدين حول الحد من التسلح النووي تقوم موسكو بتطويره سرا. هذا إلى جانب تحرك سياسي ودبلوماسي على عدة محاور: التحرّك في الأمم المتحدة لتثبيت ربط إعادة الإعمار بالانتقال السياسي، تشكيل جبهة دولية للتصدي للهجمات السيبرانية الروسية في ضوء هجماتها ضد الولايات المتحدة الأميركية ومنظمة حلف شمال الأطلسي (الناتو) ومنظمة حظر الأسلحة الكيميائية، والتحرّك لإقامة “تحالف الشرق الأوسط الإستراتيجي” (ميسا)، يضم الولايات المتحدة والكويت والسعودية والإمارات وقطر وعُمان والبحرين ومصر والأردن، بحيث يغطي عمله مناطق الخليج وبحر العرب والبحر الأحمر والبحر الأبيض المتوسط، بما في ذلك المعابر المائية الثلاثة التي تربط هذه المساحات المائية، وهي مضيق هرمز، وباب المندب، وقناة السويس، لمراقبة الملاحة وتهريب الأسلحة، من جهة، وتشكيل قوة برية يمكن أن تنتشر إلى جانب القوات الأميركية في منطقة شرق الفرات، من جهة ثانية، وتفعيل القانون الفيدرالي المسمّى “مواجهة أعداء أميركا من خلال قانون العقوبات” بفرض عقوبات على كل دولة تشتري أسلحة من روسيا. ما دفع محللين إلى توقع صدام عسكري بين الجانبين، مباشر أو عبر وكلاء، صدام يوتّر الأجواء ويخلط الأوراق، تمهيدا لتفاهماتٍ جديدة.

 

 

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L’accord de “Manbij” entre la procrastination américaine et les options turques


 


Adnan Ahmed
12 octobre 2018

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré jeudi que l’accord entre son pays et les Etats-Unis concernant la ville de Manbij, à l’est d’Alep, est toujours dans l’impasse et peut-être même en échec, à la lumière des relations froides américano-turques. et l’entrée du régime syrien comme acteur clé dans l’affaire Manbij après le soutien de ses forces par la Russie, il contrôlait la plupart des zones d’opposition (à l’exception d’Idleb et de ses environs) et dirigeait sa boussole vers l’est pour compléter ce contrôle. Dans ses condoléances non déclarées de l’accord de Manbej, Erdogan a dit que « l’accord n’est pas complètement mort mais a été reporté ».

Les déclarations d’Erdogan sont venues à un moment où les relations américano-turques sont déjà très froides, à la suite de l’arrestation du révérend américain Andor Brunson en Turquie et après que les sanctions américaines qui ont fait chutter la lire turque. Malgré l’annonce au début de ce mois-ci de la reprise des patrouilles communes à Manbij entre les parties américaine et turque, les patrouilles, qui sont presque le seul élément qui a été respecté dans la « feuille de route » signée entre les deux parties en juin, n’ont plus de sens. À la lumière des actions entreprises par les parties américaine et kurde sur le terrain en vue de la consolidation du contrôle de la ville et non du retrait selon l’accord.

La « feuille de route » comprend plusieurs étapes, à commencer par le retrait des commandants des « Forces de protection du peuple » (kurdes), suivies par la saisi des militaires et des services de renseignement turcs et américains pour surveiller la ville. La troisième étape prévoit la formation d’une administration locale dans un délai de 60 jours, de sorte que le conseil local et militaire, qui fourniront les services et la sécurité dans la ville, selon la répartition ethnique de la population. Mais rien n’a été fait sauf des patrouilles des deux côtés de la ligne de démarcation entre les milices kurdes et le « Bouclier de l’Euphrate » soutenu par la Turquie.

Ces derniers jours, plusieurs sources ont rapporté que les États-Unis avaient fourni du matériel de forage aux milices kurdes de la ville, afin de compléter le périmètre de la ville de Manbij en creusant des tranchées et des barricades. Selon des sources locales, « des camions chargés de matériel de forage, d’armes et de matériel sont arrivés du nord de l’Irak, y compris trois bulldozers et une excavatrice, en plus de l’armure KOGAR remise à l’armée du Conseil de Manbij. De son côté, la coalition dirigée par les États-Unis a révélé que « Un groupe de véhicules et de véhicules de service ont été envoyées dans la ville de Manbij, dans le cadre d’une opération de reconstruction de la région ». Les « Forces Démocratiques syriennes » FDS avait contrôlé la ville de Manbej en août 2016, grâce aux soutien des Américains, dans le cadre de la guerre contre l’organisation Daech ».

Selon l’agence « Anatolie » turque, des « unités » ont commencé à creuser le périmètre de la ville depuis le contrôle de la région l’an dernier, mais le rythme des forages s’est accéléré après le lancement de l’armée turque et de l’armée syrienne libre l’opération « Free Syrian Army » (bouclier de l’Euphrate) dans la campagne nordique d’Alep, « Le rythme des forages a diminué après que les forces américaines ont construit deux bases près des zones de (bouclier de l’Euphrate), en avril dernier, mais elles sont revenues à leurs activités antérieures après l’accord turco-américain sur la feuille de route ».

À la lumière de cette tergiversation américain dans la mise en œuvre de l’accord, Ankara a de nouveau fait allusion à l’option militaire consistant à expulser les milices kurdes de la ville, qui est soumise à une situation militaire et politique complexe en raison de l’enchevêtrement des intérêts régionaux et internationaux. Les États-Unis ont déployé des unités militaires autour de la ville avec des opportunités croissantes d’affrontements entre leurs alliés kurdes et les forces turques en mars 2017. La Russie a également déployé des forces de police militaires dans les villages de Manbij, évacués par les Kurdes avec l’avancée des forces turques, et remplacés par des unités du régime syrien. La manœuvre kurde a fourni au régime syrien un corridor terrestre qui a permis de relier les zones sous son contrôle dans l’extrême nord et qui a été isolé depuis le déclenchement de la révolution syrienne à Alep et ses zones situées au sud.

Bien entendu, le régime syrien et la Russie réalisent qu’ils ne peuvent pas contrôler Manbij en raison de la protection des États-Unis, alors que deux rounds de négociations entre les représentants kurdes et le régime n’ont pas permis de déterminer le statut définitif de la région, ce qui augmente les chances que le régime cherche d’autres moyens de contrôle, tels que la mobilisation des réseaux tribaux qui lui sont loyaux contre les milices kurdes, notamment avec l’échec des accords entre la Turquie et les États-Unis sur la ville.

L’option militaire turque à Manbij semble également présenter de nombreux dangers: Ankara préférera peut-être faire preuve de plus de patience envers les États-Unis, dans l’attente d’une amélioration des relations entre les deux pays afin de revigorer la feuille de route de Manbij. En fait, dès le départ, l’accord était ambigu et constituait un compromis entre les deux parties dans lequel Washington cherchait à absorber l’impulsion turque envers Manbij sans pour autant être fidèle au contenu de l’accord.

 

سورية: اتفاق “منبج” بين المماطلة الأميركية والخيارات التركية

عدنان أحمد
12 octobre 2018

كشفت تصريحات الرئيس التركي رجب طيب أردوغان التي نقلتها الصحافة التركية، أمس الخميس، أن الاتفاق بين بلاده والولايات المتحدة بخصوص مدينة منبج، شرقي حلب، ما زال في مرحلة التعثر، وربما الفشل، في ضوء برودة العلاقات التركية – الأميركية، فضلاً عن دخول النظام السوري كلاعب رئيسي في قضية منبج بعد تمكن قواته بدعم روسي، من السيطرة على معظم مناطق المعارضة (باستثناء إدلب ومحيطها) وتوجيه بوصلته شرقاً لاستكمال هذه السيطرة. وفي نعيه غير الصريح لاتفاق منبج، قال أردوغان إن “الاتفاق تأجل، لكن لم يمت تماماً”.

وأتت تصريحات أردوغان في وقت باتت فيه العلاقات الأميركية ــ التركية أسيرة البرود الشديد، نتيجة قضية اعتقال القس الأميركي أندور برونسون في تركيا، وما تبع ذلك من عقوبات أميركية هوت بالليرة التركية. ورغم الإعلان مطلع الشهر الحالي عن استئناف تسيير دوريات مشتركة في منبج بين الجانبين الأميركي والتركي، إلا أن هذه الدوريات، التي تكاد تكون البند الوحيد الذي تمّ التقيّد به في اتفاق “خارطة الطريق” الموقع بين الجانبين في يونيو/ حزيران الماضي، لم تعد ذات معنى في ظل ما يتخذه الجانبان الأميركي والكردي من إجراءات على الأرض باتجاه تكريس سيطرتهما على المدينة، وليس الانسحاب منها بموجب الاتفاق.
وتتضمن “خارطة الطريق” خطوات عدة تبدأ بانسحاب قادة “وحدات حماية الشعب” (الكردية)، ويليها تولي عناصر من الجيش والاستخبارات التركية والأميركية مهمة مراقبة المدينة. أما المرحلة الثالثة فتنص على تشكيل إدارة محلية في غضون 60 يوماً، بحيث يتم تشكيل المجلس المحلي والعسكري اللذين سيوفران الخدمات والأمن في المدينة، حسب التوزيع العرقي للسكان. لكن كل ما سبق لم ينفذ منه شيء سوى تسيير دوريات على جانبي الخط الفاصل بين المليشيات الكردية وفصائل “درع الفرات” المدعومة من تركيا.
وفي الأيام الأخيرة، ذكرت مصادر عدة أن الولايات المتحدة زوّدت المليشيات الكردية في المدينة بمعدات حفر، لاستكمال تطويق محيط مدينة منبج بالحفر والخنادق والمتاريس. وقالت مصادر محلية إن “شاحنات محمّلة بمعدات الحفر وبالأسلحة والعتاد وصلت من شمال العراق إلى المدينة، بما في ذلك ثلاث جرافات وحفارة إضافة إلى مدرعات من نوع “كوجار” سُلّمت لمجلس منبج العسكري. من جهته، كشف التحالف الدولي بقيادة الولايات المتحدة، أنه “أرسل مجموعة من الآليات والسيارات الخدمية إلى مدينة منبج، وذلك ضمن عملية إعادة إعمار المنطقة”. وكانت “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) قد سيطرت على منبج التابعة لمحافظة حلب السورية، في أغسطس/ آب 2016 بدعم أميركي، في إطار الحرب على تنظيم “داعش”.
وحسب وكالة “الأناضول” التركية، فإن “الوحدات التركية بدأت في حفر محيط المدينة منذ سيطرتها على المنطقة العام الماضي، لكن وتيرة الحفر زادت بعد إطلاق الجيش التركي والجيش السوري الحر عملية (درع الفرات) في ريف حلب الشمالي، في الشهر ذاته”، مشيرة إلى أن “وتيرة الحفر انخفضت بعد قيام القوات الأميركية ببناء قاعدتين قرب مناطق (درع الفرات، في إبريل/ نيسان الماضي، لكنها عادت لنشاطها السابق بعد الاتفاق التركي الأميركي على خارطة الطريق”.
وفي ضوء هذه المماطلة الأميركية في تنفيذ الاتفاق، عادت أنقرة إلى التلويح بالخيار العسكري لطرد المليشيات الكردية من المدينة الخاضعة لوضع عسكري وسياسي معقد بسبب تشابك المصالح الإقليمية والدولية فيها. وكانت الولايات المتحدة قد نشرت وحدات عسكرية في محيط المدينة مع تزايد فرص الصدام بين حلفائها الأكراد والقوات التركية في مارس/ آذار 2017، فيما نشرت روسيا بدورها قوات شرطة عسكرية في قرى تابعة لمنبج، كان الأكراد قد أخلوها مع تقدم القوات التركية، لتشغلها وحدات تابعة للنظام السوري. ووفرت المناورة الكردية للنظام السوري ممراً برياً أعاد ربط المناطق الخاضعة لسيطرته في أقصى الشمال والمعزولة عنها منذ اندلاع الثورة السورية بمحافظة حلب والمناطق الواقعة إلى الجنوب منها.
وبطبيعة الحال، يدرك النظام السوري وروسيا أنه ليس باستطاعتهما السيطرة على منبج بسبب خضوعها للحماية الأميركية، فيما لم تحقق جولتان من المفاوضات بين ممثلين أكراد والنظام أي تقدم لتحديد الوضع النهائي للمنطقة، ما يزيد من احتمال أن يعمد النظام إلى البحث عن وسائل بديلة للسيطرة عليها، مثل تعبئة الشبكات العشائرية الموالية له ضد المليشيات الكردية، خاصة مع تعثر التفاهمات بين تركيا والولايات المتحدة بشأن المدينة.

أما الخيار العسكري لتركيا في منبج، فيبدو هو الآخر محفوفا بالمخاطر، وقد تفضّل أنقرة المزيد من الصبر مع الولايات المتحدة بانتظار تحسن العلاقات بين البلدين لإعادة تفعيل خارطة طريق منبج. والواقع أنه منذ البداية كان هذا الاتفاق مشوباً بالغموض، ومثّل حلاً وسطاً في حينه بين الجانبين، سعت من خلاله واشنطن لامتصاص الاندفاعة التركية باتجاه منبج، من دون أن تكون مخلصة فعلاً للتقيد بمضمون الاتفاق٠

 

MANBIJ L’ARAMÉENNE

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روسيا «قلقة» من الوضع شرقي نهر الفرات – La Russie “s’inquiète” de la situation à l’est de l’Euphrate


Military-situation-in-Syria-19-décember-2017

La Russie “s’inquiète” de la situation à l’est de l’Euphrate

jeudi 11 octobre 2018

■ Moscou-Anatolie: Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, s’est dite préoccupée par la situation à l’est de l’Euphrate en Syrie. “La situation à l’est de l’Euphrate est une source de préoccupation croissante pour la Russie”, a-t-elle déclaré, faisant référence au soutien de Washington à l’organisation YPJ / PKK dans l’établissement de la soi-disant “autogestion”. Elle a indiqué que les États-Unis, en coopération avec leur entité existante (YPJ / PKK), travaillaient dans ce domaine pour mettre en place une autogestion. Elle a souligné que les efforts déployés pour mettre en place cette administration, contraires à la Constitution syrienne, ont abouti à “des résultats qui ne sont pas du tout positifs”. Elle a ajouté que la mise en place de l’autogestion perturbait la population non kurde, en particulier les Arabes, les Syriaques et les Turkmènes.

روسيا «قلقة» من الوضع شرقي نهر الفرات
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

■ موســكو-الأناضول: أعربت المتحدثة باسم وزارة الخارجية الروســية ماريا زاخاروفا، عن قلقها من الوضع شرقي نهر الفرات في سوريا. وقالت: «الوضع في شرقي نهر الفرات يثير قلقا متصاعدا لدى روسيا، في إشارة إلى دعم واشنطن تنظيم «ي ب ك/بي كا كا» في إقامة ما يسمى بـ «الإدارة الذاتية». وأشــارت إلى أن الولايات المتحدة تعمل في هذه المنطقة، بالتعاون مع الكيان الموجود فيها (ي ب ك/بي كا كا)، على إقامة إدارة ذاتية. ولفتت إلى أن الجهود الرامية لإقامة هذه الإدارة التي تنافي الدســتور السوري، تقود إلى «نتائج غير إيجابية على الإطلاق». وأضافت أن إقامة إدارة ذاتية تزعج السكان غير الأكراد لاسيما العرب والسريانيون والتركمان٠

Conseil démocratique syrien: les négociations avec le régime chancelent

Jeudi 11 octobre 2018

Damas – Le « Conseil démocratique syrien » a démenti toute rencontre avec des représentants du gouvernement dans la capitale
Damas dimanche. Le porte-parole du Conseil, Amjad Othman, a déclaré dans un communiqué de presse: “Les raisons du dialogue défaillant et les cadres étroits établis par le gouvernement de Damas dans le processus de dialogue qui est toujours en place, nous déclarons donc que les informations qui ont été traitées par les médiats sont erronés ». Le Conseil est à Damas pour reprendre les discussions et qu’il rencontrera des personnalités du gouvernement et de la sécurité pour discuter de l’avenir des régions de l’Est de l’Euphrate. Il convient de noter que le « Conseil démocratique syrien » est le bras politique des « Forces démocratiques syriennes/FDS ».
(FDS), dont les militants kurdes sont les composantes principales. Les FDS, avec l’appui des États-Unis, ont libéré de nombreuses zones sous le contrôle de l’organisation Daech en Syrie
Le conseil contrôle de vastes régions du nord-est de la Syrie, estimées à 27% du territoire, incluant les régions de l’Est de l’Euphrate à Deir Ez-Zor et la plupart des terres de Hassakeh et de Raqqa, ainsi que Manbej et Ain al-Arab (Kobané) dans la campagne orientale d’Alep. « Nous sommes attachés à notre position de principe en faveur de tout processus de dialogue mettant fin à la crise syrienne et aboutissant à des formules nationales par le biais de solutions politiques », a déclaré M. Osman.

مجلس سوريا الديمقراطية: المفاوضات مع النظام متعثرة
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

■ دمشــق – د ب أ: نفى «مجلس ســوريا الديمقراطية» عقد أي لقاء مع مسؤولين حكوميين في العاصمة
دمشق يوم أول أمس. وقال المتحدث الرسمي باسم المجلس أمجد عثمان، في تصريح صحافي: «أسباب تعثر الحوار والأطر الضيقة التي حددتها حكومة دمشق في عملية الحوار ما زالت قائمة، لذلك نعلن أن ما تناولته وسائل الإعلام من أنباء غير صحيحة».عن المجلس موجود في دمشــق لاستئناف اللقاءات مع الحكومة الســورية، وأنه سيلتقي شــخصيات حكومية وأمنية بهدف بحث مســتقبل مناطق شرق الفرات. وتجدر الإشــارة إلى أن «مجلس سوريا الديمقراطية» هو الذراع السياســية لـ «قوات سوريا الديمقراطية»
(قســد)، التي يشــكل المســلحون الأكراد أبرز مكوناتها. وكانت (قســد) قامت، بدعم من الولايات المتحدة، بتحرير العديد من المناطق التي كانت خاضعة لسيطرة تنظيم داعش في سوريا٠
ويسيطر المجلس على مناطق واسعة شمال شرقي سوريا تقدر بنحو ٢٧ بالمئة من مساحة سوريا، وتشمل مناطق شرق الفرات في محافظة دير الزور وأغلب أراضي محافظتي الحســكة والرقة، إضافة إلى منطقتي منبج وعين العرب في ريف حلب الشــرقي. وأكد عثمان الالتزام بالحــوار، موضحا :»إننا ملتزمون بموقفنا المبدئي المؤيد لأية عملية حوار من شــأنها أن تنهي الأزمة الســورية والوصول إلى صيغ وطنية عبر الحلول السياسية«٠

 

سوريا: اغتيال المستشار الأمني لـ«الجولاني» وتصفية القائد العسكري لـ«تحرير الشام»٠
الخميس , 11 أكتوبر , 2018

عواصم ـ «القدس العربي» : في سياق تنفيذ إحدى مراحل اتفاق «سوتشي» الأولى في خصوص ملف إدلب وبقاء أخرى أكثر تعقيداً، أكد الناطق الرسمي باسم الجبهة الوطنية للتحرير التابعة للمعارضة السورية، الانتهاء من عمليات سحب السلاح الثقيل من «المنطقة المنزوعة السلاح» في إدلب شمالي سوريا. وأوضح النقيب ناجي مصطفى، في تصريح خاص لـ«القدس العربي»، أنه «بعد أن أعلنا بدء عملية سحب السلاح الثقيل للمقرات الخلفية، نعلن الآن عن انتهاء العملية واستكمال عملية إرجاع السلاح الثقيل»٠

الناطق باسم الجبهة الوطنية لـ«القدس العربي»: انتهاء مرحلة سحب السلاح الثقيل من المنطقة العازلة في إدلب
يأتي ذلك متزامناً مع إشادة وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أمس، بـ«الشركاء الأتراك الذين يلعبون الدور الرئيسي في تنفيذ اتفاق «سوتشي» حول إدلب السورية»، خلال مؤتمر صحــــافي عقــــده أمـــس في العاصمة الروسية موسكو، مؤكداً أن «هذه العملية تتقدم بشكل ثابت بما فيه الكفاية». وكشف النقيب مصطفى أنه «سيتم تسيير دوريات (تركية) في المنطقة»، مشدداً على أن «موضوع الدوريات الروسية قد رفضناه رفضاً قاطعاً»٠
من جهته قال مدير المرصد السوري لحقوق الانسان رامي عبد الرحمن إنه «لم يتم رصد أي سلاح ثقيل أمس في كامل المنطقة المنزوعة السلاح»٠
وليس بعيداً عن تعقيدات ملف إدلب، فقد دخلت «هيئة تحرير الشام» في الشمال السوري منعطفاً أمنياً حرجاً، بتسارع وتيرة الاغتيالات ضد قيادات الحلقة الضيقة فيها، فقد تعرضت الهيئة التي يقودها «أبو محمد الجولاني» لضربات موجعة خلال اليومين الماضيين، تمثلت باغتيال المستشار الأمني للجولاني «أبو يوسف الجزراوي»، والقائد العسكري للهيئة «محمد أبو إسلام»، على أيدي جهات مجهولة في محافظة إدلب، في سياسة يبدو أنها تسير من اغتيال إلى آخر في سياق تصفية وإنهاء ملف إدلب المعقد.
ويعد أبو يوسف الجزراوي، وهو من القيادات «المهاجرة» في هيئة تحرير الشام، سعودي الجنسية، وكان يشغل خلال الفترات الماضية، منصب المستشار الأمني لـ «الجولاني»، ضمن الحلقة الضيقة التي تحيط به. (تفاصيل ص 4)

Washington se déplace à l’est de la Syrie: aucun retour proche au régime dans la région


Photo Ocalan et Assad 2018

Washington bouge à l’est de la Syrie: aucun retour proche  au régime dans la région

Amin Al-Assi
6 août 2018

A peine la région de l’Euphrate orientale en Syrie s’éclipse de la scène syrienne, pour réapparaitre en état plus dynamique, avec des développements politiques et militaires confirmant le rôle central de cette région économique et stratégique la plus importante dans le contexte du conflit régional et international complexe sur la Syrie. Dans ce contexte, les États-Unis ont dernièrement commencé un mouvement politique dans la campagne de Raqqa, quelques jours après une première série de négociations entre les « forces démocratiques de la Syrie /FDS » soutenu par Washington, avec le régime, afin de déterminer le sort de la région. Des responsables de l’aile politique des FDS ont confirmé que « les négociations avec le régime ne signifie pas du tout le retour de ses troupes et de ses forces de sécurité dans les zones sous contrôle des FDS », notant en même temps que les « FDS » possèdent des cartes de négociation « forte » et qu’elles sont à la recherche de « l’autonomie » dans les régions kurdes, ce qui signifie l’abandon définitif de l’idée d’une Syrie fédérale, qui a été revendiqué par les partis kurdes syriens.

L’ancien ambassadeur des États-Unis à Bahreïn, William Rubak, a visité jeudi dernier, la ville de Tabqa dans la campagne de Raqqa ouest, et a rencontré, selon des sources kurdes de Syrie, un certain nombre de dirigeants de « FDS », y compris les coprésidents de la soi-disant « Conseil législatif » dans la ville, et les co-présidents du Conseil d’administration et des Membres de l’administration civile à Tabqa. Les sources ont indiqué que Rubak a donné une explication sur la directives du président américain, Donald Trump, de garder les forces américaines, avec les forces de la « coalition internationale » dans diverses régions du nord de la Syrie, y compris le sud de la région de l’Euphrate, afin d’éviter le vide militaire dans la région et pour empêcher le retour de l’organisation « Daech », en soutien à la sécurité et la stabilité dans la zone.

L’ambassadeur des États-Unis et sa délégation ont visité après la réunion, l’hôpital national de la ville al-Tabqa, puis ils ont quitté la ville vers la base de « Khrab el-‹Ichq » » située dans la campagne nord de Raqqa, considéré comme la première visite de sa genre pour un ambassadeur américain. La visite de Rubak parvient quelques jours seulement après le début des négociations entre le « Conseil de la Syrie démocratique » et le régime syrien, dans le cadre du retour de ce dernier dans la zone contrôlée par les FDS, ce qui a été considéré par le régime comme une restauration d’un « dépôt » donné auparavant à ces forces, que les unités kurdes forment le poids principal, dans le cadre de sa stratégie visant à embêter la Turquie et empêcher les factions de la révolution d’aller de l’avant pour conquérir davantage de régions.

Il est clair que la visite du responsable américain porte de nombreux messages politiques aux parties du conflit en Syrie, notamment que la présence américaine à l’Est  a une importance économique, que Washington ne compte pas abandonner les kurdes syriens actuellement. Depuis 2014, les États-Unis ont soutenu les unités kurdes, la branche militaire du Parti de l’Union démocratique, pour contrôler environ un quart de la Syrie. Ces forces contrôlent aujourd’hui la majeure partie de l’est de la région de l’Euphrate, qui est considérée « la Syrie utile » avec sa richesse en eaux, en agriculture et en pétrole, et ont pris le contrôle des zones qui étaient dominées par l’organisation « Daech » sur la majeure partie de la province de Raqqa et toute la campagne de Deir az-Zor au nord de l’Euphrate, ainsi que son contrôle sur la majeure partie de la province de Hassaka à l’extrême nord-est de la Syrie, à l’exception de deux carrées de sécurité du régime dans les villes de Qamichli et Hassaka, et dans certaines parties de la campagne de sa province. En outre, elles contrôlent une grande partie de la campagne d’Alep au nord-est, à l’est de l’Euphrate et une série de villages situés au sud de l’Euphrate, allant de la ville de Tabqa à l’ouest jusqu’à la ville de Raqqa à l’est, sur une distance de plus de 60 kilomètres.

(…)

Les Kurdes syriens ne cachent pas leurs craintes que leur alliance avec Washington se brise un jour, ce qui signifie les laisser seuls face à l’armée turque très motivée pour attaquer la zone orientale de l’Euphrate pour enterrer toute tentative d’imposer une région à caractère kurde dans le nord de la Syrie, considéré par Ankara comme une violation directe de sa sécurité nationale. Par conséquent, les Kurdes se sont rués pour tisser la toile d’un accord avec le régime, qui pourrait les aider à éviter une intervention militaire Turque semblable à celle parvenue dans le canton d’Afrin à majorité kurde au nord-ouest d’Alep, qui a fini par écraser les unités kurdes, et a ouvert la voie à une compréhension turco-américaine sur la ville de Manbej à l’ouest de l’Euphrate et devrait mettre fin à toute présence kurde militairement efficace à l’ouest de l’Euphrate, ce qui signifie la disparition de tout rêve kurde dans la formation d’une région kurde en Syrie, similaire à la région du Kurdistan d’Irak

واشنطن تتحرك شرقي سورية: لا عودة للنظام قريباً

أمين العاصي
6 أغسطس 2018

لا تكاد تتوارى منطقة شرقي الفرات في سورية عن واجهة المشهد السوري، حتى تعود بزخم أكبر، وبتطورات سياسية وعسكرية تؤكّد مركزية هذه المنطقة الأهم اقتصادياً واستراتيجياً في إطار الصراع المعقد إقليمياً ودولياً على سورية. وفي هذا الإطار، بدأت الولايات المتحدة أخيراً تحركاً سياسياً لافتاً في ريف الرقة، بعد أيام قليلة من جولة تفاوض أولية بين “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) المدعومة من واشنطن، والنظام، لتحديد مصير المنطقة. ويؤكّد مسؤولون في الجناح السياسي لهذه القوات أنّ “المفاوضات مع النظام لا تعني على الإطلاق عودة قواته وأجهزته الأمنية إلى أماكن سيطرة هذه القوات”، مشيرين في الوقت ذاته إلى أنّ “قسد” تملك أوراق تفاوض “قوية”، وإلى أنّها تبحث عن “حكم ذاتي” في المناطق الكردية، ما يعني التخلّي نهائياً عن فكرة سورية الفيدرالية التي كانت تطالب بها أحزاب كردية سورية.

وزار السفير الأميركي السابق في البحرين، وليام روباك، الخميس الماضي، مدينة الطبقة بريف الرقة الغربي، والتقى، وفق مصادر سورية كردية، بعدد من قيادات “قسد”، بينهم الرئيسان المشتركان لما يسمى بـ”المجلس التشريعي” في المدينة، والرئيسان المشتركان للمجلس التنفيذي، وأعضاء الإدارة المدنية في الطبقة. وأشارت المصادر إلى أنّ روباك قدّم شرحاً حول توجيهات الرئيس الأميركي، دونالد ترامب، بإبقاء القوات الأميركية إلى جانب قوات “التحالف الدولي” في مختلف مناطق شمال سورية، بما فيها منطقة جنوب الفرات، وذلك منعاً لحصول أي فراغ عسكري في المنطقة، ولضمان عدم عودة تنظيم “داعش” إليها، ولدعم الأمن والاستقرار فيها.

وتوجه السفير الأميركي والوفد المرافق له عقب انتهاء الاجتماع إلى مشفى مدينة الطبقة الوطني، ومن ثمّ غادر المدينة نحو قاعدة “خراب العشق” بريف الرقة الشمالي، في زيارة هي الأولى من نوعها لسفير أميركي إلى مدينة الطبقة بريف الرقة. وتأتي زيارة روباك بعد أيام فقط من بدء مفاوضات بين “مجلس سورية الديمقراطية” والنظام السوري، لعودة الأخير إلى المنطقة التي تسيطر عليها هذه القوات، وهو ما اعتبر بمثابة استعادة النظام “وديعة” سبق له أن أعطاها لهذه القوات التي تشكّل الوحدات الكردية ثقلها الرئيسي، وذلك في إطار استراتيجيته لمناكفة تركيا ولمنع تقدّم فصائل الثورة نحو المزيد من المناطق.

ومن الواضح أنّ زيارة المسؤول الأميركي تحمل العديد من الرسائل السياسية لأطراف الصراع في سورية، لعلّ أبرزها أنّ الوجود الأميركي في الشرق ذي الأهمية الاقتصادية، ليس طارئاً، وأنّ واشنطن ليست في وارد التخلي النهائي عن الكرد السوريين في الوقت الراهن. ودعمت الولايات المتحدة منذ عام 2014 الوحدات الكردية، وهي الذراع العسكرية لحزب “الاتحاد الديمقراطي”، حتى باتت تسيطر على نحو ربع مساحة سورية. وتسيطر هذه القوات اليوم على أغلب منطقة شرق الفرات التي تعدّ “سورية المفيدة” بثرواتها المائية والزراعية والنفطية، كما انتزعت السيطرة من تنظيم “داعش” على أغلب محافظة الرقة، وكامل ريف دير الزور شمال نهر الفرات، إلى جانب سيطرتها على أغلب محافظة الحسكة، أقصى شمال شرقي سورية، باستثناء مربعين أمنيين للنظام في مدينتي القامشلي والحسكة، وأجزاء من ريف المحافظة. كذلك تسيطر على أجزاء واسعة من ريف حلب الشمالي الشرقي، شرق نهر الفرات، وسلسلة قرى جنوب نهر الفرات تمتد من مدينة الطبقة غرباً وحتى مدينة الرقة شرقاً، على مسافة أكثر من 60 كيلومتراً.

وكانت روّجت وسائل إعلام تابعة للنظام أنّ الوحدات الكردية سلّمت مشفى الطبقة وسدّ الفرات في المدينة لقوات النظام، ولكن مصادر محلية مطلعة أكدت في اتصال مع “العربي الجديد” أنّ هذا الكلام “عار من الصحة”، مشيرةً إلى أنّ الحوار في بدايته، ولن يتم تسليم النظام المنطقة في المدى المنظور. وكان عُقد في العاصمة السورية أخيراً لقاء بين وفد من “مجلس سورية الديمقراطية” (مسد)، ومسؤولين في النظام. وقالت الرئيسة التنفيذية لـ”مسد”، إلهام أحمد، في حديث تلفزيوني يوم الجمعة عن هذا الموضوع، إن هذا اللقاء يأتي “في إطار معرفة جهوزية دمشق للبدء بمرحلة التفاوض والحوار لحلّ الأزمة في سورية بالكامل”، مشيرةً إلى أنّه “تمّ الاتفاق مع دمشق على تشكيل لجان مشتركة من الطرفين مهمتها بالأساس بحث مسائل تتعلّق بنظام الحكم والإدارة في مناطق سورية المختلفة وخصوصاً في مناطقنا، إذ لم نلحظ أي اعتراض من جانب الحكومة في اتجاه الإبقاء على إدارة الحكم الذاتي في المناطق الكردية في البلاد”، وفق تعبيرها.

وشددت أحمد على أنّ “الملف الأمني لم يكن مطروحاً على طاولة المفاوضات مع وفد النظام”، لافتةً إلى أنّ غالبية الأحزاب الكردية المنضوية تحت “الإدارة الذاتية” ستكون ممثلة في الحوار مع دمشق. وأكدت أنّ “مسألة تسليم مناطق لدمشق غير واردة حالياً في المفاوضات”، وأن “معظم المسائل التي طرحت في اللقاء الأول مع وفد الحكومة السورية سيتم مناقشتها في مراحل مقبلة”، موضحةً أنّ “غالبيتها تتعلّق بالحكم في مناطق الحكم الذاتي وحقوق القوميات في سورية، وخصوصاً حقوق الشعب الكردي، وكذلك مسائل المكونات والقوميات الأخرى”، وفق أحمد التي رأست وفد “سورية الديمقراطية”.

وحول الموضوع ذاته، أكّد بسام اسحق، عضو “مجلس سورية الديمقراطية”، في حديث مع “العربي الجديد”، أنه “جرت جولة مفاوضات واحدة بطلب من النظام”، موضحاً أنها “تناولت المواضيع الخدمية كخطوة أولى، وتمّ الاتفاق على متابعة التفاوض، وتناول الملفات السياسية”. ونفى اسحق أن تكون نتيجة المفاوضات عودة قوات النظام إلى المناطق التي تسيطر عليها “قوات سورية الديمقراطية”، قائلاً “لو كان الأمر سيصل إلى تسليم شرقي الفرات للنظام، لما جرت مفاوضات ولا احتاج الأمر للتفاوض”.

وأضاف أنّ مفاوضات “مجلس سورية الديمقراطي” مع النظام “لا تجري حسب مفاوضات أستانة وسوتشي التي انتهت بتسليم مناطق للنظام. وتابع أن هذا المجلس ذو الغالبية الكردية “يملك أوراقاً قوية في التفاوض، فهو يسيطر على مساحة واسعة شرقي الفرات اكتسبها ليس بمحاربة النظام، بل بمحاربة تنظيم إرهابي مارق (داعش)، وبمساندة تحالف دولي. مسد يريد سورية جديدة، أي دستور جديد، ونظام سياسي جديد يعبّر عن تطلعاته لسورية تعددية تشاركية لا مركزية”، بحسب اسحق وهو رئيس المجلس السرياني الوطني السوري المنضوي سابقاً في المجلس الوطني قبل أن ينخرط في صفوف “قسد”.

وحول مخاوف المدنيين في محافظة الرقة من عودة قوات النظام وأجهزته الأمنية للمنطقة نتيجة المفاوضات، شدّد اسحق على أنّ مجلس سورية الديمقراطية “لن يقبل بدخول النظام إلى الرقة أو أي منطقة شرق الفرات ويكون له يد مطلقة كما حصل في المناطق الأخرى”، وفق قوله.

ولا يخفي الأكراد السوريون مخاوفهم من انفراط عقد تحالفهم مع واشنطن، ما يعني تركهم وحيدين في مواجهة الجيش التركي المتحفّز للانقضاض على منطقة شرقي الفرات لوأد أي مسعى لفرض إقليم ذي صبغة كردية في شمال سورية تعتبره أنقرة مساساً مباشراً بأمنها القومي. ومن هنا جاءت اندفاعة الأكراد لنسج خيوط تفاهم مع النظام ربما يجنّبهم تدخلاً عسكرياً تركياً شبيهاً بالتدخل في منطقة عفرين ذات الغالبية الكردية شمال غربي حلب، والذي انتهى بسحق الوحدات الكردية، ومهّد الطريق أمام تفاهم تركي أميركي حول مدينة منبج غربي الفرات ومن المتوقّع أن ينهي أي وجود عسكري فعّال للأكراد غربي نهر الفرات، وهو ما يعني تلاشي أي حلم كردي في تشكيل إقليم في سورية شبيه بإقليم كردستان العراق

Transformations à l’Est de l’Euphrate … Les Kurdes parviendront-ils à un accord avec le régime? تحولات في شرقي الفرات… هل يتفاهم الأكراد مع النظام؟


Extermination-Kurde-des-Assyriens.Web

Transformations à l’Est de l’Euphrate … Les Kurdes parviendront-ils à un accord avec le régime?

Ameen Al – Asi Rayan Mohammed
1er juillet 2018
L’Est de la Syrie s’oriente vers des transformations qui pourraient conduire au retour du régime progressivement dans les zones sous le contrôle d’une faction kurde, en essayant d’éviter les conséquences d’une compréhension turco-américaine qui s’est déjà manifestée  dans Afrin et Manbej, il est possible que les Kurdes seront délogés de l’avant scènes des événements politiques et militaires syriens. Il est devenu évident l’existence d’une négociation non déclarée entre le régime et le parti « Union démocratique » kurde autour de la province de Raqqa, dans une tentative du parti de se retirer des prétextes des mains d’Ankara pour une action militaire dans l’est de l’Euphrate, similaire au processus de « rameau d’olivier », qui a eu lieu au début de cette année dans Afrin au nord-est d’Alep, et s’est terminée par l’expulsion des unités kurdes, l’aile militaire du parti mentionné, de cette région.

Des sources locales ont confirmé que “le régime exigeait le démantèlement des brigades des rebelles de Riqqa, qui sont toujours affiliées à l’Armée syrienne libre (ASL), respectée de la rue de l’opposition à Raqqa, la remise du chef des révolutionnaires de Raqqa Abu Issa au régime et l’arrêt des autres éléments pour faire avancer les négociations. C’est ce qui est arrivée effectuvement, la brigade a été dissoute et un accord négocié par les tribus garantisant le retrait du commandant de la brigade de Raqqa, après avoir rejeté une offre de rejoindre les unités kurdes en tant que commandant militaire et de remettre les armes de la brigade et de ses composants. “

“Le Parti unioniste démocratique a conclu un accord avec le régime pour retirer les drapeaux kurdes et les images des symboles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)”, a rapporté jeudi le quotidien syrien al-Watan, citant des sources locales non identifiées. ainsi que les images des martyrs dans les villes de Qamishli et Hasaka, “notant que” l’accord inclut les villes de Ras al-Ain et Amouda au nord-ouest et à l’ouest de Hasaka. “Les centres de recrutements seront ramenés dans certaines villes de la province et des barrières conjointes seront établies entre les forces de l’armée arabe syrienne régulière et les milices kurdes affiliées au parti”, a-t-elle dit.

تحولات في شرقي الفرات… هل يتفاهم الأكراد مع النظام؟

أمين العاصي ــ ريان محمد

1 يوليو 2018

يتجه الشرق السوري إلى تحوّلات ربما تفضي إلى عودة سلطة النظام تدريجياً إلى المناطق التي تقع تحت سيطرة فصيل كردي، يحاول تجنّب تبعات تفاهم تركي أميركي تجلى في عفرين ومنبج، ومن الممكن أن يزيح الأكراد من واجهة الحدثين السياسي والعسكري السوريين. وبات بحكم المؤكد وجود مفاوضات غير معلنة بين النظام وحزب “الاتحاد الديمقراطي” الكردي حول محافظة الرقة، في محاولة من الحزب لسحب الذرائع من يد أنقرة للقيام بعمل عسكري في شرقي الفرات شبيه بعملية “غصن الزيتون” التي جرت في بداية العام الحالي في منطقة عفرين شمال شرقي حلب، وانتهت بطرد الوحدات الكردية، الذراع العسكرية للحزب المذكور، من هذه المنطقة٠

وأكدت مصادر محلية مطلعة أن “النظام اشترط حلّ لواء ثوار الرقة الذي لا يزال منتسباً للجيش السوري الحر، وهو محل احترام للشارع المعارض في الرقة، وتسليم قائده أبو عيسى واعتقال بقية العناصر، من أجل المضي قدماً بالمفاوضات. وهو ما تم بالفعل، مع حلّ اللواء بعد التوصل لاتفاق جرى بوساطة عشائرية وتضمن إخراج قائد اللواء من الرقة، بعد رفضه عرضاً بأن ينضم للوحدات الكردية بصفة قائد عسكري وتسليم أسلحة اللواء وعناصره”. وأكدت المصادر لـ “العربي الجديد”، أن “بعض الموالين للنظام في الرقة يعملون على استثمار الأخبار عن مفاوضات بين الأكراد والنظام وقرب دخول النظام إلى المحافظة، بهدف تخويف السكان، وخلق أرضية تمهد لعودة النظام”٠

وكانت صحيفة “الوطن” السورية، المقربة من النظام، قد ذكرت يوم الخميس، نقلاً عن مصادر محلية لم تسمها، أن “حزب الاتحاد الديمقراطي توصّل إلى اتفاق مع النظام لإزالة الأعلام الكردية وصور رموز حزب العمال الكردستاني الذي يتبع له، وصور قتلاه من الشوارع الرئيسية في مدينتي القامشلي، والحسكة”، مشيرة إلى أن “الاتفاق يشمل مدن رأس العين وعامودا شمال غرب وغرب الحسكة”. وأضافت أنه “ستتم إعادة شعب التجنيد إلى بعض المدن في المحافظة وإقامة حواجز مشتركة بين قوات الجيش العربي السوري ومسلحي المليشيات الكردية التي تتبع للحزب”٠

من جانبه، قال أكاديمي كردي، في حديث مع “العربي الجديد”، إن “هناك مباحثات حول مصير المنطقة، لم تعلن بعد، إلى حين اتضاح الخطوط العريضة المتوافق عليها من قبل الطرفين”، مضيفاً أن “النظام يطرح الإدارة المحلية والمدنية، على أن تكون المليشيات الكردية ضمن منظومة النظام، وقد يكون الشكل المقبل لإدارة المنطقة على أساس اللامركزية الإدارية الموسعة”.واستبعد أن “تلقى هذه المفاوضات معارضة أميركية”، مضيفاً أن “الأميركيين يطلبون عدم محاربة النظام، فليس في أجنداتهم إسقاط النظام، وأولويتهم اليوم هي الوجود الإيراني فقط”. بدوره قال مستشار الرئاسة المشتركة، عضو الهيئة التنفيذية في حزب الاتحاد الديمقراطي سيهانوك ديبو، في حديث لـ”العربي الجديد”، إنه “لا يوجد شيء رسمي حول وجود مفاوضات”، مستدركاً بالقول: “لكن الطرفين أبديا استعداداً للعملية، كما أن الوضع الميداني يدفع لذلك، حيث يجب أن يهدف التفاوض لإيجاد الجمهورية الثالثةوأشار إلى أن “الطرفين يسعيان إلى ردم الهوة والتقارب”، مضيفاً أنه “نحن سنناضل للوصول إلى نموذج الإدارات الذاتية سلمياً ولا يمكن أن تفرض بالقوة على مكونات الشعب السوري”. ولفت إلى أن “إزالة الصور والشعارات والأعلام الحزبية، تندرج ضمن مسألة خدمية تنظيمية لا غير، ويجب أن تكون محصورة في المقرات الحزبية والخاصة، وليست في الأماكن العامة أو المؤسسات الرسمية”٠

ويسيطر حزب الاتحاد الديمقراطي، تحت غطاء “قوات سورية الديمقراطية” وبدعم أميركي مباشر، على نحو ربع مساحة سورية، إذ يسيطر على كل منطقة شرق الفرات التي تعدّ “سورية المفيدة” بثرواتها المائية والزراعية والنفطية، وتسيطر قواته على أغلب محافظة الرقة، وكامل ريف دير الزور شمال نهر الفرات، وأغلب محافظة الحسكة باستثناء مربعين أمنيين للنظام في مدينتي القامشلي والحسكة. كذلك يسيطر على ريف حلب الشمالي الشرقي، شرقي نهر الفرات، وسلسلة قرى جنوب نهر الفرات تمتد من مدينة الطبقة غرباً وحتى مدينة الرقة شرقاً، على مسافة أكثر من 60 كيلومتراً. وأدّت التطورات الكبيرة في منطقة عفرين شمال غربي حلب، وفي مدينة منبج شمال شرقي حلب، دوراً مهماً في تعديل استراتيجية هذا الحزب، الذي تُرك لمصيره أمام الجيش التركي وفصائل تابعة للمعارضة السورية، وهو ما دفعه إلى فتح باب حوار جدي مع النظام، والتسريع في خطوات تفاهم مع النظام، تجنباً لعملية عسكرية تركية في محافظة الرقة ربما تفضي إلى اختفاء الحزب نهائياً من المشهد العسكري والسياسي السوري٠

وتتلقّى “الوحدات الكردية” دعماً مباشراً من واشنطن، ما يعني أن أي مفاوضات تجرى مع النظام لا يمكن لها أن تستمر من دون ضوء أخضر من الولايات المتحدة التي تتخذ من شرقي سورية الغني بالثروات الطبيعية والزراعية منطقة نفوذ مباشر لها، ولكن مسؤولين أميركيين ألمحوا أخيراً إلى احتمال انسحاب القوات الأميركية من سورية مع الاحتفاظ بأكثر من قاعدة. وأكدت مصادر محلية في مدينة الطبقة التابعة إدارياً للرقة لـ”العربي الجديد” أن “وفداً كبيراً من النظام زار المدينة أخيراً، حيث جرى اتفاق مع الوحدات على إعادة بعض مؤسسات النظام الخدمية على مراحل”، مشيرة إلى أن “المفاوضات لم تفض لاتفاق حول السيطرة العسكرية وهي لا تزال مستمرة”٠

وكانت “قوات سورية الديمقراطية” قد سيطرت في أكتوبر/ تشرين الأول في عام 2017 على مدينة الرقة، بعد معارك طاحنة امتدت لأشهر مع تنظيم “داعش”، انتهت بتدمير المدينة بشكل شبه كامل نتيجة القصف الجوي من طيران التحالف الدولي، بقيادة أميركا، والمدفعي من هذه القوات. وتُتهم الوحدات الكردية من قبل فعاليات مدنية معارضة باتباع سياسة لا تقل خطورة عن سياسة “داعش” في فرض ثقافة دخيلة على المحافظة، تقوم على مبادئ زعيم حزب العمال الكردستاني، عبد الله أوجلان. وهي ثقافة تجد رفضاً من عموم سكان محافظة الرقة، وذات الطبيعة العشائرية المحافظة. وتدرك الوحدات الكردية أن وجودها في محافظتي الرقة ودير الزور محفوف بالمخاطر، حيث لا حاضن اجتماعياً لها، فالوجود السكاني الكردي يكاد يكون معدوماً في المحافظتين، ومن هنا فهي تعمل على نسج خيوط تفاهم مع النظام لحفظ مصالحها في الشرق السوري٠

وأكد مصدر عسكري في مجلس دير الزور العسكري التابع لـ “قسد” منذ أيام أن “هناك توتراً كبيراً بين المكون العربي والأحزاب الانفصالية الكردية داخل قسد”، مشيراً إلى أن “هناك خوفاً دائماً لدى الطرفين من خوض صراع مسلح على السلطة في مناطق دير الزور”. وأضاف أن “قسد تسعى بشكل مستمر لإيجاد حالة من الخلخلة وعدم الترابط بين أهالي وعشائر دير الزور، متخذة تنظيم داعش والانتماء له شماعة تعلق عليها كل التهم”٠

ولا يوجد أي حضور سكاني كردي في ريف دير الزور وفي ريف الحسكة الجنوبي، وتنتشر قبائل عربية في المنطقة، ولا تخفي تخوفها من الوجود العسكري الكردي في المنطقة. ومن المرجح أن تعمل الوحدات على تفاهم مع قوات النظام لتحديد مصير ريف دير الزور شمال نهر الفرات، الذي يضم أبرز حقول النفط في الشرق السوري، ولكن من غير الواضح الموقف الأميركي النهائي حيال هذه المنطقة مع اعتراض الطيران الأميركي أكثر من مرة قوات تابعة للنظام، من بينها مرتزقة تدعمهم إيران وروسيا، حاولت التقدم فيها٠

الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه


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La ville syrienne Raqqa … devient un théâtre de tension entre arabes et kurdes que l’Amérique tente de contenir

Amin Al-Assi
30 mai 2018

Un conflit s’est émergé récemment dans la ville syrienne « Raqqa », entre des forces soutenues par les États-Unis, une faction solide kurde et une brigade faisant partie de l’Armée syrienne libre, dont le coeur du conflit sur le sort de cette vaste province stratégiquement importante. Il semblerait que la coalition internationale ait rapidement entouré ce différend, car l’escalade pourrait embrouiller les cartes dans l’est de la Syrie, notamment avec l’émergence du mécontentement populaire contre les tentatives des partis kurdes de dominer la région à majorité arabe, tandis que des sources locales confirment que ces troubles pourraient devenir une désobéissance civile.

Des affrontements ont éclaté dimanche dernier, entre les combattants « de la Brigade Révolutionnaire de Raqqa » et les « forces démocratiques de la Syrie » (FDS), que les unités kurdes représente son poids principal, suite à la récente attaque contre le quartier général de la brigade dans le quartier Rumaila à la périphérie de la ville nord-est de Raqqa, tandis que les FDS demandent la sortie des combattants de la Brigade de quitter complètement la ville. Des sources locales ont confirmé que les “Forces démocratiques syriennes” ont déployé des renforts militaires dans le quartier et ses environs, avant que la coalition internationale, qui soutient les « FDS », ne limite le conflit,

 

الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه

أمين العاصي
30 مايو 2018

طفا على السطح في مدينة الرقة السورية أخيراً خلاف مستحكم بين قوات تدعمها أميركا، ويشكل فصيل كردي نواتها الصلبة، وبين لواء تابع للجيش السوري الحر، جوهره الصراع على مصير هذه المحافظة مترامية الأطراف وذات الأهمية الاستراتيجية. ويبدو أن التحالف الدولي طوّق هذا الخلاف سريعاً، لأن من شأن تصاعده خلط الأوراق في شرق سورية، مع ظهور تململ شعبي ضد محاولات حثيثة من قبل أحزاب كردية للهيمنة على منطقة ذات غالبية عربية، فيما تؤكد مصادر محلية أن هذا التململ ربما يتطور إلى عصيان مدني.

واندلعت اشتباكات، الأحد الماضي، بين مقاتلي “لواء ثوار الرقة”، و”قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، التي تشكّل الوحدات الكردية ثقلها الرئيسي، إثر مهاجمة الأخيرة مقراً للواء في حي الرميلة على أطراف مدينة الرقة الشمالية الشرقية، فيما تطالب هذه القوات بخروج مقاتلي اللواء من المدينة بشكل كامل. وأكدت مصادر محلية أن “قوات سورية الديمقراطية” نشرت تعزيزات عسكرية في الحي ومحيطه، قبل أن يتدخل التحالف الدولي، الذي يدعم “قسد”، لتطويق الخلاف، عقب خروج تظاهرة في حي الرميلة منددة بـ”قوات سورية الديمقراطية” ومناصرة لـ”لواء ثوار الرقة”. وجاءت الاشتباكات بعد أسبوع من التوتر بين الطرفين، قتلت خلاله “قسد” 3 من مقاتلي “ثوار الرقة” في حوادث متفرقة، في محاولة “ترهيب” جديدة للواء الذي نقل مقراته من ريف الرقة الشمالي إلى حي الرميلة ومقرات “قيادة الفرقة 17” سابقاً ومزرعة الأسدية و”السجن المدني”، شمال مدينة الرقة. من جانبه، أكد المرصد السوري لحقوق الإنسان أن مناطق في مدينة الرقة تشهد توتراً بين “قسد” من جهة و”لواء ثوار الرقة” من جهة أخرى، مشيراً إلى خروج تظاهرة في حي الرميلة بالمدينة في محاولة لمنع “قوات سورية الديمقراطية” من اعتقال قيادي من “لواء ثوار الرقة”.

ويعد “لواء ثوار الرقة”، التابع لـ”الجيش السوري الحر”، من أوائل الفصائل العسكرية التي تشكلت في محافظة الرقة في العام 2012، وكان له دور بارز في السيطرة على مدينة الرقة بداية العام 2013. كما خاض اللواء، الذي يضم المئات من أبناء محافظة الرقة، معارك ضد تنظيم “داعش”، مطلع العام 2014، انتهت بخروج مقاتلي اللواء إلى الشمال السوري، حيث شارك مع الوحدات الكردية في صد هجوم “داعش” على مدينة عين العرب في العام ذاته، وسقط العشرات من مقاتليه قتلى في تلك المعارك. ووجد اللواء، الذي يحظى باحترام كبير من أبناء المحافظة، نفسه مضطراً للانضواء تحت راية “قوات سورية الديمقراطية” بحكم تمركزه الجغرافي في ريف الرقة الشمالي، ولكن هذه القوات استبعدته عن معركة تحرير الرقة من “داعش” بسبب ثقله الشعبي في المحافظة. وأكدت مصادر محلية، لـ”العربي الجديد”، أن قيادة اللواء “ضاقت ذرعاً من تصرفات قوات سورية الديمقراطية بحق المدنيين في المحافظة، خصوصاً لجهة إجبار الشبان على التطوع في صفوفها، إضافة إلى مساعي الوحدات الكردية الحثيثة من أجل العبث بالهوية العربية الخالصة لمحافظة الرقة”. وكشفت المصادر عن أن هناك حراكاً مدنياً سلمياً ضد “قسد” في الرقة بدأ يتصاعد أخيراً و”ربما يتطور إلى عصيان مدني”، مضيفة: “بدأت الأصوات ترتفع مطالبة بانسحاب هذه القوات من عموم المحافظة، وتسليم الرقة لمجلس مدني حقيقي مكون من أبنائها القادرين على إدارتها، بعيداً عن محاولات الوحدات الكردية إخضاع المحافظة لمشيئتها”.

وكانت “قوات سورية الديمقراطية” قد سيطرت في أكتوبر/ تشرين الأول العام 2017 على مدينة الرقة بعد معارك طاحنة امتدت لأشهر مع تنظيم “داعش”، انتهت بتدمير المدينة بشكل شبه كامل نتيجة القصف الجوي من طيران التحالف الدولي، بقيادة أميركا، والمدفعي من هذه القوات. وشرعت “قسد” منذ ذلك الوقت في تطبيق إجراءات ترى مصادر محلية أن هدفها “تكريس سيطرة الوحدات الكردية على واحدة من أهم المحافظات السورية من الناحية الاقتصادية”، إذ تعد الرقة واحدة من أهم السلال الغذائية في سورية. وتعد محافظة الرقة رابع المحافظات السورية الأربع عشرة من حيث المساحة، بعد حمص ودير الزور والحسكة، وتبلغ نحو 20 ألف كيلومتر مربع، أي أكثر من 10 في المائة من مساحة سورية. وتمتد محافظة الرقة على مساحة أكثر من 150 كيلومتراً من الغرب للشرق، وعلى مساحة 200 كيلومتر من الشمال إلى الجنوب، إذ تصل حدودها إلى قلب بادية الشام. وتضم المحافظة عدة مدن وبلدات كبرى، أبرزها مدينة الرقة، مركز المحافظة، ومدينة الطبقة، التي تقع إلى الغرب من الرقة بنحو 50 كيلومتراً، وهي الأكثر أهمية، كونها تضم سد الفرات الذي يحتجز بحيرة يصل طولها إلى 80 كيلومتراً وعرضها في بعض المواقع أكثر من 5 كيلومترات. كما تتبع لمحافظة الرقة أيضا مدينة تل أبيض التي تقع شمال الرقة بنحو مائة كيلومتر على الحدود السورية التركية، وباتت من أهم معاقل الوحدات الكردية في شمال شرقي سورية، حتى أصبحت تشكل مصدر قلق للجانب التركي. وتسيطر قوات النظام ومليشيات محلية موالية لها على قسم من ريف الرقة الجنوبي الشرقي جنوب نهر الفرات الذي يقسم المحافظة من الوسط.

ومرت محافظة الرقة السورية بتحولات كبرى خلال فترة زمنية قصيرة، إذ وقعت تحت سيطرة المعارضة السورية في العام 2013، بعد طرد النظام منها، ثم استولى عليها تنظيم “داعش”، وأصبحت أهم معاقله في سورية، قبل أن تستولي عليها “قوات سورية الديمقراطية” التي تُتهم من قبل فعاليات مدنية معارضة باتباع سياسة لا تقل خطورة عن سياسة “داعش” في فرض ثقافة دخيلة على المحافظة، تقوم على مبادئ زعيم حزب العمال الكردستاني، عبد الله أوجلان، وهي مرفوضة من عموم سكان محافظة الرقة ذات الطبيعة العشائرية المحافظة. وهاجر عدد كبير من أبناء محافظة الرقة مع استيلاء “داعش” عليها، خصوصاً النشطاء الذين كانوا هدفاً مباشراً للتنظيم، واستقر غالبية هؤلاء المهاجرين في مدينة شانلي أورفة في جنوب تركيا. وتعمل الحكومة السورية المؤقتة، المرتبطة بالائتلاف الوطني السوري، على تشكيل مجلس محلي للرقة، ولكن يبقى بلا تأثير مباشر كونه يعمل من خارج الأراضي السورية، فيما شكلت “قوات سورية الديمقراطية” مجلساً محلياً، أغلبه من الموالين لها، لذا لا يتمتع بثقة الشارع في المحافظة.

 

تجدد المخاوف من فتنة عربية – كردية بعد مواجهات بين «قسد» و«ثوّار الرقة»

دبي – «الحياة» | منذ 29 مايو 2018

Peurs renouvelées d’une émeute arabe-kurde après des affrontements entre les «FDS» et les «rebelles de Raqqa»

Arrivée de milices pro-Damas à Afrin


A Afrin, les Kurdes reçoivent le soutien de milices prorégime

 

Syrie : l’offensive turque se poursuit à Afrin après l’arrivée de milices pro-Damas

Source : RT

La Turquie poursuit ses bombardements sur l’enclave d’Afrin alors que des milices pro-Damas sont venues soutenir les forces Kurdes. Ankara affirme les avoir empêchées de pénétrer dans la ville mais elles maintiennent y être parvenu.

La Turquie a de nouveau bombardé la région d’Afrin, dans la nuit du 20 au 21 février, alors que des milices pro-Damas sont venues prêter main-forte aux Forces démocratiques syriennes (FDS), la coalition arabo-kurde dirigée par les Unités de protection du peuple (YPG) qui tient la région.

Auteur: RT France

Dans la journée du 20 février, les miliciens pro-Damas venus se battre aux côtés des Kurdes pour faire face à «l’agression turque» avaient été ciblés à leur arrivée par des tirs d’artillerie des forces turques, selon l’agence d’Etat syrienne Sana.Un journaliste du média pan-arabiste basé au Liban Al Mayadeen avait pu filmer les tirs en question en plein reportage, à quelques mètres de lui.

Un responsable des forces pro-Damas, cité par Reuters le 20 février, a affirmé que ses unités avaient fait demi-tour sous le feu de l’artillerie turque mais avaient ensuite poursuivi leur avancée et se trouvaient désormais à Afrin.

Auteur: euronews

De son côté, le président turc Recep Erdogan a soutenu lors d’un discours devant les députés que les forces syriennes dans la région avait été «obligées de faire demi-tour après les tirs d’artillerie», ajoutant que que les forces turques assiégeraient la ville syrienne d’Afrin, «dans les prochains jours et de façon beaucoup plus rapide».

Une position réitérée le 21 février par le porte-parole du président turc Ibrahim Kalin, qui a expliqué qu’Ankara avait repoussé un convoi de 40 à 50 véhicules de forces pro-Damas, avertissant que toute autre mesure de ce type entraînerait des «conséquences très graves».

Après une première opération «Bouclier de l’Euphrate» d’août 2016 à mars 2017, la Turquie a lancé le 20 janvier 2018 celle du «Rameau d’olivier» en territoire syrien, avec le même but : contenir les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition arabo-kurde dominée par les YPG kurdes, et empêcher la formation de tout ce qui pourrait ressembler à un territoire administré par des Kurdes à sa frontière.

 

أفادَت مراسلتُنا في عفرين بأنّ القواتِ الشعبيةَ المواليةَ لدمشقَ تستكملُ دخولَها عفرين رغمَ تعرّضِها لقصفِ القواتِ التركية، وأضافت مُراسلتُنا أنّ القواتِ الشعبيةَ عَبَرَت الحواجزَ الكردية نَحو نقاطِ تمركزِ المقاتلين الأكراد.

La correspondante de RT arabic a confirmé que les forces populaires pro-Damas entame son entrée à Afrin, malgré les bombardements des forces turques, elle a ajouté que les forces populaires ont traversé les barrages kurdes, vers le point du rassemblement des combattant kurdes.

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