‪Scénarios de guerres en parallèle à la « stratégie de Trump » contre l’Iran


La-veuve-noire

Vendredi 19 octobre 2017,

Abdelwahab Badrakhan

Il y a une guerre ou de petites guerres dont les causes et les files se tissent dans l’atmosphère de la région arabe, qui pourraient-être la traduction réelle de « tempête » mentionnée par le président américain avant de dévoiler sa nouvelle stratégie pour faire face à l’Iran. Il est possible que les motivations de Donald Trump «America First» ne soient pas concomitantes avec les besoins de la région, mais ils convergent sous une forme ou une autre, et si les risques et les menaces ont des degrés, il ne fait aucun doute que l’Iran soit aujourd’hui le plus élevé et le plus sévère. Lorsque la crise nucléaire a éclaté, Téhéran a mis en service sa bombe des milices sectaires alors qu’elle travaillait pour achever sa bombe nucléaire. En réalité il aurait dû traiter avec ces deux bombes ensemble à égalité, comme étant des menaces essentielles. Mais Barack Obama a choisi de répondre à la menace nucléaire urgente et reporter le danger des milices sectaires, réel et interactif, contribuant ainsi à sa couverture, pour obtenir le «pire accord» Américain, mais l’Iran l’a déclaré comme « meilleure accord » qui cache une acceptation des ses crimes sectaires, comme en témoigne la levée des sanctions, qui ne la prive aucunement de sa bombe nucléaire.

Le comportement interne de l’Iran n’a pas changé, mais à l’étranger il a déchaîné les brides tactiques de vandalismes et de destructions des communautés, car son prochain objectif visait à arracher la reconnaissance politique de son influence, tout en profitant de deux nouveaux outils: l’organisation «Daech» et la guerre américaine déclarée contre l’organisation. Bien que l’administration Obama, avec tous ses organes, était consciente de la relation profonde entre l’Iran et le régime syrien avec les groupes terroristes, refuse d’affronter les deux simultanément. La séparation de la « Stratégie Trump » de celle de la « stratégie d’Obama » est claire, car il positionne le rôle de l’Iran dans le soutien au terrorisme et la déstabilisation de la région en parallèle au problème de l’accord nucléaire et les dangers, qui étaient définis superficiellement et timidement par Obama, ressortent le dossier noir de l’Iran – République islamique-, et sa contribution à la mise à mort de centaines de soldats américains tout au long des trois dernieres décennies, aussi la violence sectaire en Iraq et l’embrasement de la guerre civile en Syrie et au Yémen, outre sa menace pour ses voisins, pour le commerce international et la liberté de navigation… dans le sens où «l’esprit» de l’accord (nucléaire) était nécessaire pour faire face à toutes ces questions, y compris limiter le développement des missiles balistiques, ce qui était une question de débat et de désaccord lors des négociations de Vienne.

Tout cela construit un «problème» qui existe déjà et nécessite un traitement sérieux nottamenent la stabilité de la région arabe et la lutte contre le terrorisme sont de véritables objectifs pour les puissances internationales, en particulier pour les États-Unis. La «question» est également devenue en réalité: comme l’a montré la « stratégie Trump » ne dispose pas d’éléments de négociation, que les États-Unis veulent réduire l’influence des Iraniens et que l’Iran le cherche une reconnaissance de son influence. D’autres facteurs, tels que la crise nord-coréenne, le conflit froid entre les Amériques, la Russie et la Chine, ainsi que la réticence européenne, excluent la pression (ou le compromis) pour une solution négociée. Ces partis sont sortis en profitant de l’accord nucléaire ou attendent des gains gelés par les restrictions des Etats-Unis; même les Européens qui méprisent le régime iranien et sont au courant des résultats désastreux de son expansion régionale ne semblent pas en faveur de l’annulation de cet accord ou être soumis aux normes de Washington. Mais la « stratégie Trump » peut les forcer à clarifier, tôt ou tard, leurs positions «avec» ou «contre». Et ce n’est pas une coïncidence que deux personnes concernées à l’époque (Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU, et Mohamed El-Baradei, Directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique) mentionnent que l’atmosphère actuelle est similaire à celle qui régnait avant l’Invasion et l’occupation de l’Iraq. Cela est peut être vrai, mais ce ne sera pas une invasion ou une occupation cette fois-ci, quant au théâtre choisi, il est décidé par Israël, ce sera en Syrie et au Liban, et est toléré par les Américains (et les Russes?) Avec des répercussions qui peuvent s’étendre à l’Iraq.

L’importance de cette stratégie, en ce qu’elle est la première qui est claire de l’époque de Trump. Elle est la conséquence d’un consensus entre les différentes ailes de l’administration, et était saluée par des personnalités distinctes au Congrès (John McCain et Paul Ryan). Les explications les plus importantes sont venues des parties contribuantes à sa formulation, en particulier le ministre des Affaires étrangères Rex Tillerson, qui a dit que « la fin du jeu (avec l’Iran), mais c’est un jeu à long terme », en insistant sur le traitement avec toutes les menaces iraniennes et non sur l’accord nucléaire uniquement, concluant que Washington cherche à « changer » le régime iranien en soutenant les forces de l’opposition. Le Pentagone, quant à lui, il a annoncé qu’il effectue un examen exhaustif des activités et des plans soutenant la nouvelle stratégie, le conseiller à la sécurité nationale Herbert McMaster complète en disant que Trump « n’autorisera pas que l’accord soit une couverture à un gouvernement épouvantable pour le développement d’une arme nucléaire … et nous savons du comportement iranien dans la région et envers l’accord qu’ils ont franchi les lignes tracées maintes fois ». Quant à la déléguée des États-Unis auprès des Nations Unies Nikki Haley, elle a de nouveau souligné « ne pas permettre à l’Iran de devenir la prochaine Corée du Nord », bien que les critiques envers l’administration Trump-poniste prétextant que la déstabilisation de l’accord avec l’Iran pourrait saper les perspectives d’une solution pacifique à la crise avec la Corée du Nord.

Il est clair que la confrontation avec l’Iran est au cœur de la stratégie de Trump et qu’elle pourrait mener à une guerre dont on parlait ces derniers temps. Les services israéliens ont récemment intensifié leurs contacts avec Washington et Moscou, et ont soulevé des idées sur la présence iranienne en Syrie, ils ont défini les lignes rouges qu’il est interdit de dépasser. Il est à signaler que l’accord nucléaire n’est plus la priorité actuelle d’Israël, mais la réduction de l’influence iranienne. Un autre indicateur, la série de réunions tenues récemment à Washington, avec la participation des politiciens et des militaires américains et israéliens et d’autres, en présence des responsables de grandes institutions financières, discutant les axes et les options possibles faces à l’expansion iranienne. Bien que la classification des gardiens de la révolution (pasdaram) en tant que groupe terroriste semble être nécessaire, et formellement adoptée par le président américain, ce qui l’oblige de lui déclarer la guerre comme les autres organisations terroristes, ce qui signifie une guerre étendue que les Amériques n’en veulent pas pour des raisons internes et externes. Quant à la guerre contre le Hezbollah et d’autres milices iraniennes au Liban et en Syrie, en tant qu’outils pour les « gardes » iraniennes, Israël pourrait en prendre l’initiative avec l’approbation implicite des Etats-Unis. Il est à noter que l’appréciation des positions a penché jusqu’au dire que la Russie n’aurait aucune objection, à l’«opportunité» qui s’y présente pour limiter la présence iranienne en Syrie, et qu’elle aurait plus tard un rôle pour la gestion du cessez-le-feu.

Dans tous les cas, si ces attentes seraient vraies, la guerre, cependant, ne sera pas imminente, car elle est liée à la première phase de «post Daech» en Iraq et en Syrie, puis par l’installation des « zones de désescalade » en Syrie, et aussi l’éclaircissement du conflit sur la question kurde. Se sont des étapes que l’Iran cherche à exploiter pour renforcer son influence. Il ne fait aucun doute que les frappes israéliennes continues sur les sites iraniens en Syrie font partie du scénario qui se déroulent sous les yeux des Russes. Le potentiel de confrontation militaire pourrait être voulue aussi par l’Iran, tant qu’elle serait d’abord en dehors de son territoire, et deuxièmement, lui assurerait la perpétuité des conflits, tant qu’il n’obtiendrait pas la reconnaissance attendue, chose qui ne cesse s’éloigner. Par conséquent, le climat de confrontation pourrait le rendre plus agressif dans toute la région arabe.

Traduit de l’arabe:  سيناريوات حربية بموازاة «إستراتيجية ترامب» ضد إيران

عبد الوهاب بدرخان – الحياة ١٩ اكتوبر/تشرين الأول ٢٠١٧

 

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الرقة بين أوجلان والسبهان – Raqqa entre Ocalan et Sabhan


Raqqa 2017

 

La cérémonie d’arracher Raqqa à l’organisation « Daech », qui a eu lieu jeudi dernier, était très expressive et portait pleine de sens. L’image d’Ocalan accrochée au centre-ville de Raqqa reste la plus singulière et la plus bizarre. Bien que les forces qui se sont battues pour vaincre « Daech » à Raqqa soient une branche du PKK, mais l’image d’Ocalan portait des messages au-delà de son simple affichage, c’est offrir la victoire au chef kurde détenu en Turquie, elle dépasse dans le sens le projet de l’Union nationale démocratique kurde pour la région de la Jazirah syrienne, et aspire à sa transformation en une région Kurde.


Le droit kurde de défendre Ocalan devient un non sens et se transforme en une provocation et une occupation, lorsque la cérémonie associe son image flottante dans le centre ville de Raqqa (à 80% détruite), et cela est vrai pour le reste des actions des milices kurdes dans la Jazirah syrienne, dont les déclaration reflétaient l’inverse de ses actions sur le terrain, elles auraient dû porter la cérémonie de la victoire de sorte à confirmer l’identité arabe syrienne, puisque son nom indique qu’elles sont des « forces démocratiques syriennes » et que les Américains insistent qu’elles réunissent dans ses rangs d’autres composantes non-kurde.

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الرقة بين أوجلان والسبهان 

بشير البكر
22- أكتوبر -2017

انتهت معركة الرّقة بإعلان المليشيات الكردية هزيمة “داعش”، ورفعت، في احتفال النصر وسط المدينة، علمها الخاص وصورة زعيم حزب العمال الكردستاني، عبدالله أوجلان، ونقلت صور بثتها الوكالات من المدينة جانبا من الدمار الذي حل بالرّقة التي كانت أولى المدن التي سقطت بيد المعارضة السورية في مارس/ آذار 2013، ولم يدم ذلك طويلا حتى استولت عليها الفصائل الإسلامية، وحولتها إلى ساحة تصفية حسابات في ما بينها. في البداية، قامت أحرار الشام وجبهة النصرة بتصفية الجيش الحر، وبعد ذلك استولى تنظيم داعش عليها، وطرد الجميع منها في بداية عام 2014، وحكمها وفق “شريعة التوحش” التي طبقها على كل الأراضي التي سيطر عليها من ليبيا وحتى العراق٠

كان حفل إعلان انتزاع الرقة من “داعش”، يوم الخميس الماضي، حافلا بالمعاني، ومعبرا إلى حد كبير. وتظل صورة أوجلان وسط الرقة الأكثر مدعاة للغرابة. وعلى الرغم من أن القوات التي قاتلت لهزيمة “داعش” في الرقة محسوبة على حزب العمال الكردستاني، إلا أن الصورة تحمل من الرسائل أبعد من أن تهدي النصر على الرّقة إلى القائد الكردي المعتقل في تركيا، وتتجاوز في معانيها مشروع حزب الاتحاد الوطني الديموقراطي الكردي لمنطقة الجزيرة السورية الذي يطمح إلى تحويلها إلى إقليم كردستاني.
الحق الكردي بالدفاع عن أوجلان يصبح بلا معنى، ويتحول إلى استفزاز واحتلال، حين يقترن بصورته مرفوعة في الرّقة المدمرة، وهذا أمر ينسحب على بقية تصرفات المليشيات الكردية في الجزيرة السورية، التي تتحدث بياناتها عكس تصرفاتها على الأرض، ولو كان الأمر غير ذلك لكانت رفعت في احتفال النصر ما يدل على هوية الرّقة العربية والسورية، طالما أن اسمها “قوات سورية الديموقراطية”، ويصر الأميركيون على أنها تضم في صفوفها مكونات أخرى غير الأكراد٠
بالاضافة إلى الدمار (80% حسب الأمم المتحدة) الذي شكل خلفية الاستعراض العسكري الصغير الذي قامت به قوات ما تعرف بـ”سورية الديموقراطية”، كان المسرح بلا حضور من أهل المدينة، الأمر الذي يؤكد أن الرّقة كانت خالية كليا من المدنيين لحظة دخول المليشيات الكردية إليها، على عكس مدينة الموصل التي بقيت مسكونة بأهلها، على الرغم من أنها تعرّضت إلى الدمار نفسه الذي يبدو أنه كان نتيجة لقصف عشوائي من الطيران والمدفعية الثقيلة في الحالتين٠
خلو الرّقة من المدنيين ليس الأمر الوحيد المستغرب، بل هناك جملة من الأسئلة تبحث عن إجابات، تتعلق بمصير الدواعش الذين حكموا المدينة قرابة ثلاث سنوات، ومئات المعتقلين لديهم من نشطاء الرقة وأصدقاء الثورة السورية، كالأب باولو، نصير الثورة السورية الذي ذهب إلى المدينة في 29 يوليو/ تموز 2013، كي يتوسط من أجل الإفراج عن صحفيين فرنسيين، واستقبله الناشط فراس الحاج صالح الذي اختفى معه، ثم لم يظهر لهما أثر منذ ذلك اليوم. وقد تسربت معلومات عن طلب “داعش” فدية في عام 2014 للإفراج عن الأب باولو، غير أن الأمر لم يفض إلى نتيجة، وبقي الأمل قائما بعودة الأب باولو وفراس الحاج صالح٠
صورة أخرى لا تقل استفزازا عن رفع صورة أوجلان هي صورة وزير شؤون الخليج السعودي، ثامر السبهان، وهو يزور بعض مناطق الرقة المحرّرة في هيئة متسلل، على الرغم من أنه كان برفقة المبعوث الأميركي المكلف بملف الحرب على “داعش”، وروجت وسائل الإعلام السعودية لجولة السبهان على أنها في إطار إعادة الإعمار. وحتى لو صدق المرء هذه الرواية، لماذا تستعجل السعودية فتح هذا الملف، في حين أن بقية الأطراف الدولية المعنية تربط إعادة الإعمار بالحل السياسي وضرورة رحيل الأسد؟
ما خفي من صورة السبهان سر، يخص استعادة الدواعش السعوديين الذين كانوا في الرقة، ولن يتأخر الكشف عنه٠

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Image Ocalan à Raqqa jeudi 19 oct 2017                      Raqqa : Hafez Al Assad                   Daech                     Ocalan

Des arrestation dans le camp de Rass Al Aïn (Sri Kanéh) suite aux manifestations organisées dans le camp – اعتقالات في مخيم بريف رأس العين (سري كانيه) في أعقاب مظاهرة خرجت في المخيم


Des arrestation dans le camp de Rass Al Aïn (Sri Kanéh) suite aux manifestations organisées dans le camp

4 septembre 2017

District de Hassaka- Observatoir syrien des droits de l’homme: Des sources croisées ont informé l’OSDH que les forces de sécurité intérieure kurde “ASAYIS” a arrêté 4 personnes originaires de la région de Deir Ez-Zor, dans la région du camp d’Al-Mabrouka dans la campagne ouste de la ville de Ras Al-Aïn (Sri Kaneh). Ils sont accusés d’ “incitation au chaos”, suite aux manifestations des réfugiés, demandant l’amélioration de leurs conditions de vie et l’augmentation des aides et de l’assistance qui leur étaient apportées jusqu’alors. Il est à rappeler qu’une précédente manifestation organisée quelques jours auparavant, lors de laquelle les manifestants ont réclamé à la Direction de gestion autonome démocratique (kurde) de leur permettre de quittez le camp, afin de se rendre en Turquie ou dans les autres régions syriennes. Des sources fiables ont confirmé que l’administration du camp a autorisé alors des dizaines de réfugiés de quitter le camp suite à cette manifestation.

الآسايش

اعتقالات في مخيم بريف رأس العين (سري كانيه) في أعقاب مظاهرة خرجت في المخيم

محافظة الحسكة – المرصد السوري لحقوق الإنسان:: أبلغت مصادر متقاطعة المرصد السوري لحقوق الإنسان، أن قوات الأمن الداخلي الكردي “الآسايش” اعتقلت 4 أشخاص ينحدرون من محافظة دير الزور، في منطقة مخيم المبروكة في الريف الغربي لمدينة رأس العين (سري كانيه)، بتهمة “إثارة الفوضى والتحريض على التظاهر”، حيث شهد المخيم تظاهرات من قبل نازحين يقطنون فيه، مطالبين بتحسين واقع معيشتهم وزيادة المساعدات المقدمة لهم، وكان المرصد السوري نشر قبل أيام أنه يسود توتر في مخيم المبروكة الواقع في ريف مدينة رأس العين (سري كانيه)، عقب خروج مظاهرة في المخيم، طالب خلالها المتظاهرون، من الإدارة الذاتية الديمقراطية، بالسماح لهم بالخروج من المخيم، وأبدى بعضهم رغبته بترك المخيم والانتقال إلى تركيا  أو إلى محافظات سورية أخرى، وأكدت مصادر موثوقة أن إدارة المخيم سمحت للعشرات بالخروج من المخيم عقب المظاهرة

http://www.syriahr.com/2017/09/04/اعتقالات-في-مخيم-بريف-رأس-العين-سري-كان/

Rassemblement à Azaz contre le PYD – PYDمظاهرات في عزاز للتنديد بقوات حماية الشعب الكردي


 

Un rassemblement populaire civil à Azaz (campagne nord d’Alep) pour demander à l’ASL (Armée Syrienne Libre) de reconquérir les villages occupés par le PYD /Force de Protection Populaire Kurde/٠

مظاهرة في مدينة اعزاز في ريف حلب الشمالي طالبت الجيش الحر باسترجاع القرى المحتلة من قبل وحدات حماية الشعب الكردي في ريفي حلب الشمالي والشرقي٠

تصوير: يحيى هنداوي

https://www.facebook.com/AleppoAMC/?hc_ref=NEWSFEED&fref=nf

مظاهرة في مدينة اعزاز في ريف حلب الشمالي طالبت الجيش الحر باسترجاع القرى المحتلة من قبل وحدات حماية الشعب الكردي في ريفي حلب الشمالي والشرقي.

 

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Rassemble civil à Azaz, contre la présence du PYD (Branche du PKK en Syrie)

منبج: نذر صدام “درع الفرات” وتحالف النظام-المقاتلين الأكراد Manbij/Menbij: menace d’affrontement entre le “bouclier de l’Euphrate” et مa coalition du régime-combattants kurdes


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محمد أمين / 3 مارس 2017

فرضت التطورات العسكرية المتلاحقة حول مدينة منبج نفسها على المشهد السوري المتأزم، وبدأ سباق جديد بين قوات المعارضة السورية المدعومة من تركيا، وبين قوات النظام ومليشيات تساندها للوصول إلى هذه المدينة الاستراتيجية الواقعة شمال شرقي حلب، في مسعى من الطرفين لتثبيت الأقدام في جغرافيا الشمال السوري، وتغيير خارطة السيطرة في سياق الصراع في وعلى سورية. 

وأتى تسليم “قوات سورية الديمقراطية” التي تشكّل مليشيات “وحدات حماية الشعب” الكردية ركنها الأساسي، عدة قرى في ريف منبج لقوات النظام، ليؤكد مدى التحالف الذي يربطهما والتنسيق العالي بينهما، في سياق محاولات القضاء على المعارضة السورية، والذي تجلى في العديد من المواقع على مدى سنوات.

لكن “الجيش السوري الحر” يؤكد أن ما قامت به الوحدات لم يفاجئه، وفق قيادي بارز في عملية “درع الفرات” التي تدعمها أنقرة. وشدد على أن معركة استعادة منبج من هذه الوحدات قريبة على الرغم من التحالفات القائمة. وأقر ما يُسمّى بـ”المجلس العسكري لمنبج وريفها” التابع لـ”سورية الديمقراطية”، أمس الخميس، أنه سلّم قوات النظام “القرى الواقعة على خط التماس مع درع الفرات، والمحاذية لمنطقة الباب في الجبهة الغربية لمنبج”. وأضاف أن التسليم جاء “بهدف حماية المدنيين وتجنيبهم ويلات الحرب والدماء وما تحمله من مآسٍ وحفاظاً على أمن وسلامة مدينة منبج وريفها وقطع الطريق أمام الأطماع التركية باحتلال المزيد من الأراضي السورية”، وفق بيان صدر عن المجلس المذكور. وأشار إلى أن تسليم القرى جاء باتفاق مع “الجانب الروسي”، مشيراً إلى ما سماه بـ”قوات حرس الحدود التابعة للدولة السورية التي ستقوم بمهام حماية الخط الفاصل بين قوات مجلس منبج العسكري ومناطق سيطرة الجيش التركي ودرع الفرات”، بحسب البيان.

وعلى الرغم من نفي وزير الخارجية التركي مولود جاووش أوغلو، أمس الخميس، أن تكون القوات الكردية قد سلّمت قرى في محيط منبج لقوات النظام، إلا أن قوات المعارضة السورية المشاركة في عملية “درع الفرات” كانت قد أبدت منذ أيام خشيةً من قيام “سورية الديمقراطية” بتسليم مدينة منبج لقوات النظام وحزب الله ومليشيات أخرى. وتدرك المعارضة أن الهدف من ذلك يتمثل في “خلط الأوراق” والدفع باتجاه صدام دامٍ بين قوات المعارضة المدعومة من تركيا وقوات النظام، لا سيما أن المليشيات الكردية باتت تدرك أن “الجيش السوري الحر” مصمم على استرداد منبج “مهما كانت الضغوط الخارجية”، وفق قيادي في هذا الجيش.

وكانت “سورية الديمقراطية” التي تضم خليطاً غير متجانس من المليشيات، تراهن على تفاهمات دولية تحول دون انصياعها لرغبة المعارضة السورية في الخروج من مدينة منبج، والعودة إلى شرقي نهر الفرات. ولكنها فوجئت بتقدم سريع من قوات المعارضة باتجاه منبج لحسم مصيرها، بعد ظهور بوادر على نيّة “وحدات حماية الشعب” الكردية الهروب إلى الأمام من خلال تسليم هذه المدينة الاستراتيجية إلى قوات النظام. وتعتبر المعارضة السورية المسلحة منبج البوابة الحقيقية نحو الرقة معقل تنظيم “الدولة الإسلامية” (داعش). فمن دون السيطرة على المدينة لا يمكنها التوجه شرقاً ومن ثم لا يمكنها دخول السباق إلى الرقة، وهي المحافظة السورية الاستراتيجية التي تسعى “الوحدات” الكردية إلى أن تكون رأس الحربة في معركة انتزاع السيطرة عليها، لتوسيع النطاق الجغرافي لإقليم انفصالي تعمل على تشكيله في شمال وشمال شرقي سورية.

وكان “الجيش السوري الحر” قد سيطر يوم الأربعاء على قرى شرقي مدينة الباب من “قوات سورية الديمقراطية”، مثل قريتي تل تورين وقارة، ليتقرب أكثر من منبج، وهو ما دفع هذه القوات إلى البدء في تسليم المدينة إلى قوات النظام على مراحل كي تتفادى استياءً شعبياً كردياً، بدأ يتصاعد أخيراً على خلفية قيامها بحملات تجنيد إجباري في المناطق التي تسيطر عليها. وكانت هذه المليشيات قد دفعت الشباب الكردي إلى معارك يعتبرها غالبية الأكراد في سورية أنها تخدم أجندات لا تمت بصلة للمشروع الوطني السوري والقضية الكردية.

ويحصل كل ذلك في ظل إصرار تركي واضح على دعم « الجيش السوري الحر » لانتزاع السيطرة على منبج لوضع حد نهائي لمحاولات تبذل من قبل قوات النظام ومليشيات “الوحدات” الكردية وصل مناطق سيطرتهما جغرافياً لفتح طريق بري طويل يمتد من الحسكة شمال شرقي سورية إلى حلب ومنها إلى باقي مناطق سيطرة النظام. ونجاح هذه السيطرة يعني تسهيل نقل النفط والحبوب من الحسكة إلى مناطق النظام. كذلك يسهّل هذا الطريق للمليشيات الكردية تأمين ممر بري آخر يربط مناطق سيطرتها في شرقي الفرات بمنطقة عفرين ذات الأغلبية الكردية شمال غربي حلب.

وبدأت أنقرة أمس الخميس، بدفع المزيد من التعزيزات العسكرية إلى جنوب البلاد لدعم قوات “درع الفرات”، في إشارة واضحة إلى نيّة وزارة الدفاع التركية الاستعداد لتصعيد عسكري بات مرجحاً في الشمال السوري. وذكرت وكالة “الأناضول” الرسمية التركية أن “شاحنات تحمل على متنها عربات ومعدات عسكرية وحواجز خرسانية وصلت الخميس إلى المنطقة الحدودية جنوبي تركيا”، مشيرة إلى أن “موكب الشاحنات المحملة بالتعزيزات العسكرية المرسلة من عدة مناطق وصل إلى مدينة ألبيلي بولاية كيليس المتاخمة للحدود التركية مع سورية”. ونقلت الوكالة عن مصادر عسكرية أن المعدات العسكرية أُرسلت، في ظل تدابير أمنية مشددة، بهدف تعزيز الوحدات العاملة على الحدود مع سورية. ولفتت إلى أنه وصل الإثنين الماضي، إلى ولاية غازي عنتاب جنوبي تركيا، قطار يحمل تعزيزات عسكرية مرسلة من ولايات تركية مختلفة إلى الحدود مع سورية. وأضافت أن القطار يحمل 22 عربة نقل جنود مصفحة، وأنها توجهت نحو الحدود السورية على شكل رتل، وسط إجراءات أمنية مشددة، وفق “الأناضول”.

التحذير التركي

وعلى الرغم من الاشتباكات بين قوات “درع الفرات” وتلك التابعة لـ”الاتحاد الديمقراطي” (الجناح السوري لحزب العمال الكردستاني)، أكد وزير الخارجية التركي، جاووش أوغلو، أن العملية التي تهدف إلى طرد قوات “الاتحاد الديمقراطي” من مدينة منبج لم تبدأ بعد. وقال “سنذهب إلى منبج بعد الانتهاء من الباب، العمليات لم تبدأ بعد، قد يكون هناك بعض الاشتباكات على الأرض، ولكن العملية التي خططت لها قواتنا لم تبدأ بعد”. وأضاف “نعلم أن القوات الخاصة الأميركية موجودة في المنطقة، وفي الأصل نعلم بوجود قوات الاتحاد الديمقراطي في المنطقة، وطلبنا من الإدارة الأميركية الجديدة يتمثل في انسحاب قوات الاتحاد الديمقراطي في أسرع وقت ممكن من منبج”. وحذر الوزير التركي قائلاً “إن لم تنسحب قوات الاتحاد الديمقراطي الآن من منبج، بطبيعة الحال سنوجه لها الضربات، وهذا أمر تحدثنا عنه في وقت سابق وليس شيئاً جديداً”، بحسب تعبيره.

وفي ردّه على احتمال المواجهة مع القوات الأميركية في حال التقدم باتجاه الباب، شدد جاووش أوغلو على أنه لا يوجد أي خطر أو احتمال المواجهة بين حليفين في حلف شمال الأطلسي (الناتو). وأضاف: “إن هذه الأرض ليست أراضي أميركية، لمَ إذاً سنتواجه مع القوات الأميركية، الهدف هو تطهير المنطقة مع عملية درع الفرات وتسليمها إلى أصحابها الحقيقيين، وإن قامت الولايات المتحدة باختيار الاتحاد الديمقراطي كحليف، وقالت إن من يلمسهم يلمسني، عندها سيكون الأمر مختلفاً، ونحن نعلم بأنه لا يوجد أمر كهذا، لذلك لا يجب أن يضعنا قتال قوات الاتحاد الديمقراطي وباقي التنظيمات الإرهابية في مواجهة مع الأميركيين”، على حد قوله. وتابع الوزير التركي “نحن نتمنى ألا يقف حليف لنا إلى جانب منظمة إرهابية”.

وفي ما بدا تعليقاً على الأخبار التي تتحدث عن قيام قوات “الاتحاد الديمقراطي” بتسليم النظام القرى الموجودة على الجبهات المشتركة في عملية درع الفرات، أكد جاووش أوغلو أنه بموجب الاتفاقات مع روسيا فإنه من غير المسموح للنظام بالتوجه إلى شمال مدينة الباب، وكذلك لن تتوجه قوات المعارضة المدعومة من أنقرة إلى جنوب المدينة، وفق تأكيده. وقال “كما تعلمون، لقد توجهت قوات النظام باتجاه الشرق، لقد عقدنا اتفاقاً لمنع التصادم بين قوات النظام السوري وقوات المعارضة المعتدلة في محيط الباب، وكان هذا الاتفاق مع روسيا، ورأينا هناك كيف تحول أحد الطرق إلى حدود مؤقتة (جنوب الباب)، حيث لن تتجاوز قوات النظام نحو الشمال ولن تذهب قوات المعارضة المعتدلة جنوباً”. وأوضح أن “الهدف من ذلك كان منع الاشتباكات والتمكن من الاستمرار بشكل فعال في المعارك ضد داعش”. وخلص إلى القول: “كنا نعلم بأنه مع هذا التقدم ستلتقي قوات النظام مع قوات الاتحاد الديمقراطي، وستتواجه باقي القوى، ولمنع هذا كله كان الطريق الوحيد هو وقف إطلاق النار الذي توصلنا إليه، والذي لم يشمل الإرهاب ولكن لوقف الاشتباكات بين قوات النظام وقوات المعارضة المعتدلة”، وفق جاووش أوغلو.

ورأى القيادي في “الفرقة 13” التابعة لـ”الجيش السوري الحر”، المقدم أبو حمود، أن مليشيات “الوحدات” الكردية وقوات النظام تحاول عزل المعارضة السورية المسلحة عن المناطق التي يسيطر عليها تنظيم “داعش” من خلال تسليم مدينة منبج لقوات النظام. وأضاف أن الهدف يتمثل في “وضع العراقيل أمام قيام المعارضة بتحرير الأراضي السورية من التنظيم”. وقال لـ”العربي الجديد”: “لن نتوانى عن تحرير أرضنا على الرغم من كل التفاهمات”. 

وأكد القيادي في “فيلق الشام” التابع للمعارضة، النقيب سعد أبو الحزم، وهو من الفصائل البارزة المشاركة في “درع الفرات”، أن معركة انتزاع السيطرة على مدينة منبج “قاب قوسين أو أدنى، مهما كان اسم العدو الذي يحتلها”، وفق تعبيره. وذكر أن قيام “الوحدات” الكردية بتسليم قرى في منبج إلى قوات النظام لم يكن مفاجئاً. وقال “نحن نعلم أن الوحدات الكردية متعاملة مع النظام، وقلنا هذا سابقاً. معركتنا واحدة لم تتغير، لأن العدو هو نفسه”، على حد وصفه.

https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/3/2/منبج-نذر-صدام-درع-الفرات-وتحالف-النظام-المقاتلين-الأكراد

Syrie : les forces kurdes (PYD) confient au régime syrien le contrôle des villages de l’ouest de Manbij

Sergueï Roudskoï, chef du commandement opérationnel principal de l’état-major général des forces armées russes, a déclaré qu’en vertu d’un accord conclu avec les Kurdes, les forces syriennes entreraient, dès ce vendredi 3 mars, dans les régions sous leur contrôle à Manbij.

Selon Fars News, Sergueï Roudskoï a affirmé que des unités de l’armée syrienne étaient arrivées dans la zone située au sud-ouest de Manbij, contrôlée par les forces kurdes.

« À partir du 3 mars, des détachements de l’armée syrienne seront introduits sur les territoires situés à l’ouest de Manbij et contrôlés jusqu’à présent par les milices kurdes », a annoncé ce vendredi Sergueï Roudskoï, chef du commandement opérationnel principal de l’état-major général des forces armées russes, cité par Sputnik.

L’agence de presse Interfax, citant M. Roudskoï, a écrit que les accords prévoyant la restitution des territoires avaient été obtenus avec l’implication du commandement des forces russes en Syrie.

Le Conseil militaire de Manbij, lié aux forces démocratiques kurdes, a réitéré, jeudi, être tombé d’accord avec la partie russe pour restituer à l’armée syrienne des villages situés sur la ligne de front des affrontements avec l’Armée syrienne libre (ASL) et les forces du Bouclier de l’Euphrate, ainsi que des villages situés près d’al-Bab, à l’ouest de Manbij.

Manbij entre les mains du PYD de Mouslem !!


Est-ce que les combattants français en Syrie savent qu’historiquement la ville de Manbij est le berceau des araméens (ancêtres des arabes) ?

Que les Kurdes du PYD cherchent à s’en emparer, injustement, pour lier les 2 cantons à l’est de l’Euphrat, au canton d’Afrine situé à l’ouest de la rivière ?!!

Manbij / منبج – l’araméenne/الآرامية

La brigade Henri Krasucki à Manbij en Syrie

Des combattants francais en Syrie soutiennent les 16 salariés d’Air France en procès à bobigny entre mardi et mercredi 28 septembre

DE MANBIJ A BOBIGNY, NOUS LUTTONS CONTRE L’OPPRESSION ET L’INJUSTICE !

Solidaire contre la répression.

C’est de la ville de Manbij nouvellement liberée que nous nous adressons à vous.

Nous, combattants français, de la Brigade Henri Krasucki, du Bataillon Internationaliste de Libération, soutenons la journée de mobilisation contre la repression du 27 Septembre à l’initiative de notre syndicat, la Confédération Génerale du Travail ; et apportons notre soutien aux syndicalistes d’Air France et à toutes celles et ceux qui luttent.

Le 27 Septembre se tiendra le procès des 16 syndicalistes d’Air France poursuivis pour ne pas s’être pliés devant leur direction et pour avoir exprimé leur juste colère à travers le sacrifice d’une chemise.
Une chemise contre les centaines de vies de travailleuses et de travailleurs brisées.

Le gouvernement et le patronat veulent faire de ce procès un exemple en montrant aux travailleuses et aux travailleurs ce qui les attend s’ils osent leur résister.
Mais que cet exemple soit le symbole de notre lutte pour toutes les victimes de la répression syndicale, de la répression contre le mouvement massif et légitime contre la Loi Travail et pour toutes les victimes du trop de pouvoir laissé à la police.

Si nous luttons ici, loin de chez nous, pour le peuple syrien opprimé par les années de guerre et successivement par les régimes dictatoriaux et fascistes djihadistes,
si nous luttons aux côtés du peuple kurde pour sa libération et son indépendance,
si nous luttons contre l’organisation terroriste fasciste DAECH,
notre but n’est pas différent du votre : LIBERTE ET JUSTICE !

VIVE LA CGT !

SYNDICALISTES, PAS VOYOUS !
Antifascistes, pas terroristes !

Brigade Henri Krasucki du Bataillon Internationaliste de libération.

Manbij / منبج – l’araméenne/الآرامية


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 Ne doit pas être confondu avec Hiérapolis.

Manbij / (ar) منبج

Manbij (en arabe : منبج), est une ville syrienne du gouvernorat d’Alep, chef-lieu du district.

Elle était le lieu d’un important sanctuaire dédié à la déesse syrienne Atargatis, la Dea Syria dont le culte est rapporté par Lucien de Samosate dans son livre De Dea Syria.

Géographie

Manbij est bâtie sur la rive droite de l’Euphrate — à 20 km du fleuve lui-même —, à 30 km de l’ancienne Karkemish, à la hauteur d’un gué sur le fleuve, sur la route entre Harran (Carrhès) et Antioche, à 84 km au nord-est d’Alep et à 370 km au nord-nord-est de Damas.

Toponymie

La ville est l’ancienne Mabog, Mabbog ou Mabbogh, appelée Hiérapolis Bambyce par les Grecs à l’époque séleucide, ou Hiérapolis de Syrie (en grec : Ίεράπολις Συρίας) pour la distinguer de Hiérapolis de Phrygie.

Histoire

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Monnaie frappée en la cité de Manbij

L’endroit est mentionné pour la première fois par les Grecs sous les noms de Bambyce et Edesse2. Selon Pline l’Ancien (v. 60).

C’était sans doute un ancien sanctuaire de Commagène. La première mention historique date des Séleucides, qui en font la principale étape sur l’importante route entre Antioche et Séleucie du Tigre (située entre Harran (Carrhes) et Antioche). Elle est aussi signalée comme un centre du culte de la Déesse de la nature syrienne, Atargatis (Dercéto). Elle est connue des Grecs comme la ville du sanctuaire (Hiéropolis) Ἱερόπολις, puis finalement comme la ville sainte Ἱεράπολις (Hierapolis). Elle est documentée dans le De Dea Syria (en) de Lucien de Samosate.

Lors de son expédition contre les Parthes, le temple est saccagé en -53 par le Romain Crassus, mort à la bataille de Carrhes.

À partir de 341, elle est une ville importante et un épiscopat de l’Euphratèse, province romaine du Bas-Empire romain. À l’époque de Julien (empereur romain) (360), elle serait en ruines.

Procope de Césarée (500-565) la considère comme la plus belle ville de cette partie du monde. L’empereur Justinien le Grand (483-565) ne réussit pas à la protéger. Khosro Ier (531-579) la met à l’amende. Hâroun ar-Rachid (763-809) la restaure, en fait la capitale fortifiée de la province d’Al-Awasim, tampon à la frontière byzantine.

La place est reconquise par l’Empire byzantin sous Romain IV Diogène  (1030-1072), qui y installe une colonie militaire romaine peuplée de Grecs et d’Arméniens. Saladinla reprend en 1175.

Le souverain mongol Houlaqou Khan (1217-1265) en fait son quartier général, puis la détruit.

Sous l’empire ottoman (1520-1922), c’est une Caza (juridiction) du sandjak et de la wilaya d’A’lep.

Henry Maundrell (1665-1701) est le premier occidental à en parler, dans son Journey from Aleppo to Jerusalem at Easter A.D. 16973.

Après la guerre serbo-bulgare (1885-1886), une colonie d’Adyguéens (Tcherkesses, Circassiens), originaires de Vidin,ḷ s’installent dans les ruines, dont ils vendent les antiquités à Alep et Gaziantep. En 1911, la ville compte uniquement 1 500 Circassiens.

Pour les irrédentistes du Parti social nationaliste syrien, la région fait partie de la Grande Syrie ou Bilad el-Cham.

La Déesse Araméenne : Atargatis-Dercéto

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Atargatis sur le revers d’une pièce de Démétrios III.

Dercéto ou Dercétis (en grec ancien Δερκετώ1 / Derketố ou Δερκετίς / Derketís) est le nom donné chez les Phéniciens à une grande déesse du nord de la Syrie dont le sanctuaire principal se trouvait dans la ville sainte de Hiérapolis Bambyce (aujourd’hui, Mambidj, au nord d’Alep). Elle est aussi nommée Atargatis (ou Atar’ateh) en araméen2. D’après Olivier Rayet3, « malgré la forme toute différente sous laquelle on la représentait, Atargatis a les rapports les plus étroits avec la Derceto d’Ascalon et du pays philistin. Les éléments des deux noms sont les mêmes, et le peu de détails que les auteurs anciens nous ont transmis sur les deux cultes sont exactement semblables. »

Comme souveraine des eaux et des sources, Dercéto avait un corps de poisson et un visage de femme, et elle vivait, d’après Diodore de Sicile, dans un lac de Syrie proche d’Ascalon. Aphrodite voulut se venger d’elle et lui inspira une violente passion pour un jeune Syrien nommé Caÿstros, dont elle eut une fille, Sémiramis. Après la naissance de celle-ci, honteuse de sa faiblesse, Dercéto exposa l’enfant, tua Caÿstros et se jeta au fond du lac où elle fut transformée en poisson.

Les rois hellénistiques, respectueux des sanctuaires et des cultes syriens, conformément à la tradition inaugurée par Alexandre le Grand, s’approprièrent les panthéons locaux : c’est ainsi que le culte d’Atargatis fut attesté en Égypte, en Grèce, en Macédoine4.

ATARGATIS

Grande déesse du nord de la Syrie ; son principal sanctuaire se trouvait à Hiérapolis-Bambyce (moderne Manbij/Menbij) au nord d’Alep, où elle était vénérée avec son parèdre Hadad. Son ancien temple fut reconstruit en ~ 300 environ par la reine Stratonice, et ce fut sans doute en partie grâce à ce patronage que son culte se répandit dans diverses parties du monde grec où la déesse était généralement considérée comme une forme d’Aphrodite.

Tout d’abord, elle fut une déesse de la fertilité, mais, en tant que baalan (maîtresse) de sa ville et de son peuple, elle était également responsable de leur sécurité et de leur bien-être. Elle était donc souvent représentée portant la couronne murale et tenant une gerbe de blé, tandis que les lions qui portent son trône symbolisent sa puissance et son pouvoir sur la nature.

Comme souveraine des eaux et des sources, on la rencontre, identique, sous le nom d’Atar‘ateh chez les Araméens, et de Derceto chez les Phéniciens ; en fait, ces deux noms semblent désigner une nouvelle forme de l’antique déesse ‘Anat. Comme parèdre d’Hadad, elle est très proche d’Astarté, elle aussi parèdre de ce dieu ; sans doute peut-on les identifier, bien qu’Atargatis présente des parentés avec l’Anatolienne Cybèle.

https://en.wikipedia.org/wiki/Atargatis

أترعتا

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أترعتا (ATARGATIS) من أعظم الآلهة التي كانت تُعبد في الجزء الشمالي من سوريا، كان أهم هياكل الإلهة أترعتا موجوداً في مدينة منبج الواقعة شمال شرق مدينة حلب، حيث كانت تُعبد إلى جانب قرينها حدد.أُعيد بناء معبدها في العام 300 ق.م بأمرٍ من الملكة ستراتونيس زوجة سلوقس الأول، و لعل السبب في هذا الأهتمام من قبل ستراتونيس، إنما يكمن في أن الإغريق كانوا قد تبنوا عبادة أترعتا، حيث ذاع صيتها في بلاد الإغريق بفضل التجار و المرتزقة المحاربين من الإغريق، فنظر لها عامة الإغريق بوصفها النسخة السورية من أفروديت. كانت طبيعة الإلهة أترعتا قريبة الشبه بعشتروت نظيرتها السورية الكنعانية، مع أنها كانت تتشابه مع الإلهة سيبل الأناضولية في بعض صفاتها، كانت إلهة للخصب في المقام الأول، لكنها كانت أيضاً بعلة(سيدة، مدبرة، قائدة) لمدينتها و لشعبها، كما كانت هي المسؤولة عن حمايتهم و عيشهم الكريم. لذلك كثيراً ما كانت تُرسم واضعةً التاج و قابضة على حزمة من الحنطة، بينما تعطي الأسود التي تحرس عرشها إنطباعاً بأن قوتها و سلطانها يفوقان الطبيعة.

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