Manbej dans l’attente…


 

قوات-روسية-منبج-

Sans parvenir à un résultat pour le moment … Les Forces Démocratiques de la Syrie et les forces du régime continuent leurs rencontres et discussions, afin de remettre davantage au dernier des zones, tandis que les mobilisations et les rassemblements de masse continuent dans la région de Manbej

28 décembre 2018

دون التوصل إلى نتيجة بعد…إجتماعات ومناقشات متواصلة بين قوات سوريا الديمقراطية وقوات النظام لتسليم الأخير مزيد من المناطق، واستنفارات وتحشدات مستمرة في منطقة منبج

28 décembre 2018

 

Une rue commercante à Manbej 2018

Les dirigeants de l ‘”Armée Nationale syrienne/des rebelles soutenus par la Turquie” que les forces d’Assad se sont retirés des environs de Manbej, vendredi soir, après être entrés dans la région à l’invitation des “Unités de protection du peuple” (kurdes).
Le chef de la “Brigade du Nord”, Abu Al-Farouk a annoncé aujourd’hui, samedi 29 décembre, que les forces du régime se sont retirées de la région d’Ariméh et des zones où elles sont entrées à l’ouest de la ville de Manbej.

Le chef a ajouté: ” Hier soir, des autobus sont entrés dans les villages de Ariméh et ont emmené tous les éléments du régime et ses Chabbiha (voyous)”

 

قال قياديون في “الجيش الوطني” إن قوات الأسد انسحبت من محيط منبج، مساء أمس الجمعة، بعد دخولها إلى المنطقة بدعوة من “وحدات حماية الشعب” (الكردية).

وأوضح القيادي في “لواء الشمال”، “أبو الفاروق” اليوم، السبت 29 من كانون الأول، أن القوات التابعة للنظام انسحبت من منطقة العريمة والمناطق التي دخلتها غربي مدينة منبج.

وقال القيادي لعنب بلدي، “البارحة ليلًا دخلت باصات على قرى العريمة وسحبت كل عناصر النظام والشبيحة”.

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Sur la question du retrait américain de la Syrie et de ses répercussions possibles


Stafs-militaires
Dimanche 23 décembre 2018
Ziad Majed

Le président américain Donald Trump a surpris son administration, la plupart des responsables américains et du monde entier dans un tweet annonçant sa décision de retirer les forces spéciales de son pays basées au nord-est de la Syrie dans le cadre de la « Coalition internationale contre le terrorisme ».

La surprise résidait dans le calendrier et le format de la déclaration plutôt que dans la décision elle-même. Trump ne semblait pas être dérangé par la question syrienne. Lui, malgré ses reproches à son prédécesseur Obama le retrait hâtif et non réussi de l’Irak, annoncée au cours de sa campagne électorale et à deux reprises ces deux dernières années, il a exprimé le souhait de retirer les soldats américains (nombre estimé à 2 000 soldats) de la Syrie, avant même l’achèvement de « leurs victoires » et de leurs alliés les milices Kurdes contre l’organisation de l’Etat islamique « Daech », raison de leur intervention déclarée dans le conflit à l’été 2014.

Mais le moment est venu maintenant, après l’escalade politique et économique de l’administration américaine contre Téhéran et le retrait américain de l’accord nucléaire, suite à la nomination de James Jeffrey en tant qu’envoyé spécial en Syrie, ainsi qu’après les déclarations d’un certain nombre de faucons qui ont confirmé de rester dans la région jusqu’à la confirmation du retrait de l’Iran et de ses alliés de la Syrie, a surpris plusieurs personnes et a poussé le ministre de la Défense Américain James Matisse à démissionner.

La Turquie et les Kurdes de Syrie
Parmi les spéculations, certaines sont liées au moment choisi pour annoncer le retrait, suite à un contact direct avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui mobilise ses forces depuis un certain temps et menace d’intervenir contre les milices kurdes à Manbej et de l’Est de l’Euphrate, afin de les éloigner de la frontière avec son pays et de nuire à leur projet politique et souverain. Cela pourrait conduire, si le retrait était réalisé, à une main mise de la Turquie dans des zones où les Américains ont jusqu’ici protégé leurs alliés kurdes, aidés par des milliers de raids aériens pour avancer aux dépens de « Daech ».

De l’autre côté, les forces kurdes semblent être privées de toute couverture internationale décisive et devant choisir deux obligations. La première, faire face à la perspective d’une invasion turque et à la poursuite des Américains, des Russes et des Européens, afin de la maintenir confinée à Manbej et à certains points frontaliers. La seconde consiste à négocier avec le régime syrien une coordination face à l’expansion turque et à obtenir l’appui de la Russie à cette coordination, ce qui signifie « le capitulation » aux conditions d’Assad et de Moscou, et le retrait de la plupart des propositions d’indépendance et l’ouverture des régions de l’est et du nord-est à l’armée et aux milices du régime (ainsi qu’aux milices chiites proche de Téhéran). Mais en tout cas, tout ceci ne donne aucune garantie aux kurdes, car Ankara négocie principalement avec la Russie et l’Iran, ainsi qu’avec les États-Unis, et peut échanger une partie d’Idleb contre une partie du nord-est de la Syrie si elle est contrainte, voire limitée, à un accord avec Moscou pour soutenir les projets russes dans le cadre de la prochaine étape, sans nécessité de faire « beaucoup de concessions ».

Iran et Israël
Parmi les conjonctures proposées, celles de l’équation israélo-iranienne et de son évolution, et de ce que la décision de Trump montre un déclin du rôle direct des Etats-Unis, précédemment évoqué, face à Téhéran en Syrie, en contrepartie de l’escalade israélienne contre elle et de la reprise des attaques sur ses positions et les positions de ses alliés (ce qui a nettement reculé les derniers mois à la demande de la Russe). Si la fuite dans la presse prouve que Netanyahu était le seul officiel étranger que Trump avait informé de sa décision avant de Twitter, cela signifie que Washington a promis de couvrir de tels processus en rassurant Tel Aviv, inquiet des répercussions possibles du retrait américain sur la question de la prolifération iranienne et de l’activité du parti du Hizbollah près du Golan occupé.

La Russie en tant que premier bénéficiaire
De tout ce qui précède, il semble que la décision du président américain bénéficiera en premier lieu à la Russie. En l’absence d’un rival international et au moment de la transition de la mission de médiation de l’ONU de Staffan de Mistura (dont le nom n’était associé qu’à l’échec de sa mission en Syrie) à Gader Pederson. Elle tentera, probablement, à consacrer les voies politiques et distribuer les rôles entre les différentes parties régionales (Iran, Israël et Turquie) ce qui les laissent suspendues à son « arbitrage », par exemple, elle accepterait l’élargissement du contrôle du nord par Ankara et, en retour, favoriserait un accord entre le régime et les forces kurdes permettant de rapprocher temporairement le reste du nord-est et de l’est. Il est, également, possible de fermer les yeux sur l’escalade israélienne contre l’Iran et ses alliés à condition que celui-ci reste confiné géographiquement et ne soit pas hors de contrôle. Quant à Téhéran, qui concentre son attention sur les frontières irako-syriennes, syro-libanaises et sur certaines zones autour de Damas et de son aéroport international, où des milices loyales sont déployées dans des villes et villages vidés de leur population, il serait conscient de ses marges étroites et se contentant de son contrôle actuel et de sa stratégie habituelle de miser sur le temps, et sur « l’ennui des adversaires et sur leurs épuisements ».

Cependant, tout ce qui reste à faire est bien entendu subordonné à la transformation de la décision déclarée de Trump en action rapide sur le terrain. Ce n’est pas encore certain pour plusieurs raisons, notamment la possibilité de demander à ses conseillers et à l’institution militaire de différer ou de mettre sa décision en œuvre par étapes de manière qui ne sort pas complètement Washington hors de l’équation. De nombreux alliés traditionnels des États-Unis en Europe (la France et la Grande-Bretagne, qui disposent également de forces spéciales sur le terrain au sein de l’Alliance internationale) et dans la région (Israël et l’Arabie saoudite) ne favorisent pas ce retrait chacun pour ses propres raisons. Trump, qui a besoin de la déclaration « d’accomplissement », a choisi de l’appeler une « victoire sur le terrorisme » au moment où il est exposé à une pression interne résultant des enquêtes sur ses relations russes illicites, de son affrontement avec les démocrates (et certains républicains) sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, pourrait considérez la logistique de retrait annoncée et les problèmes de calendrier sont des questions décidées par l’administration des forces américaines, donnant à Washington plus de temps pour finaliser des accords et éviter des scénarios qui accentueraient ses traces et l’érosion de son emprise internationale.

Tout cela signifie que nous entrons dans une nouvelle phase du long conflit en Syrie, sans horizon clair ni données diplomatiques et de terrain capables de résoudre les problèmes dans un avenir proche.

* Écrivain et universitaire libanais

عن مسألة الانسحاب الأمريكي من سوريا وتداعياته المحتملة

فاجأ الرئيس الأمريكي دونالد ترامب إدارته ومعظم المسؤولين في الولايات المتّحدة الأمريكية وفي العالم بتغريدة أعلن فيها قراره سحب قوات بلاده الخاصة المتمركزة في الشمال الشرقي السوري، في إطار ما يُعرف بـ”التحالف الدولي لمكافحة الإرهاب”.

والمفاجأة كمنت في توقيت الإعلان وشكله أكثر منها في القرار نفسه. فترامب لم يبدُ مرّة مكترثاً بالشأن السوري. وهو، وإن عاب على سلفه باراك أوباما انسحاباً مبكراً وغير موفّق من العراق، سبق وأعلن خلال حملته الانتخابية ثم في مناسبتين في العامين الماضيين عن رغبته في سحب الجنود الأمريكيّين (المقدّر عددهم بألفي مقاتل) من سوريا، حتى قبل اكتمال “انتصارهم” وحلفائهم في الميليشيات الكردية على تنظيم الدولة الإسلامية “داعش”، سبب تدخّلهم المعلن في الصراع هناك صيف العام 2014.

لكن التوقيت الآن، بعد تصعيد الإدارة الأمريكية سياسياً واقتصادياً ضد طهران والانسحاب من الاتفاق النووي معها، وبعد تعيينها جيمس جيفري مبعوثاً خاصاً لِسوريا، وبعد تصريحات لعدد من صقورها أكّدت على البقاء في المنطقة إلى حين التأكّد من انسحاب إيران وحلفائها منها، داهمت كُثراً ودفعت وزير الدفاع الأمريكي جيمس ماتيس إلى الاستقالة، وأطلقت العديد من التكهّنات.

تركيا وأكراد سوريا
من هذه التكهّنات ما يرتبط بتوقيت الإعلان الترامبي بُعَيد اتصال مباشر مع الرئيس التركي رجب طيّب اردوغان، الذي يحشد منذ فترة قواته ويهدّد بالتدخّل ضد الميليشيات الكردية في منبج وشرق الفرات لإبعادها عن الحدود مع بلاده وضرب مشروعها السياسي السيادي. وهذا قد يُفضي، إن تحقّق الانسحاب، إطلاقاً لِيد تركيا في مناطق حمى فيها الأمريكيون حلفاءهم الأكراد حتى الآن بعد أن عاونوهم بآلاف الغارات الجويّة للتقدّم على حساب “داعش”.

في المقلب الآخر، تبدو القوى الكردية عاريةً من كلّ غطاء دولي حاسم ومضطرة لخيارَين كلاهما مرّ. الأول، مواجهة احتمالات الاجتياح التركي والسعي لدى الأمريكيين والروس والأوروبيين لإبقائه محصوراً في منبج وبعض النقاط الحدودية. والثاني، التفاوض مع النظام السوري للتنسيق في مواجهة التوسّع التركي إياه، والحصول على دعم روسي لهكذا تنسيق، بما يعني “الاستسلام” لشروط الأسد وموسكو والتراجع عن معظم الطروحات الاستقلالية وفتح المناطق الشرقية والشمالية الشرقية أمام جيش النظام وميليشياته (ومعها الميليشيات الشيعية الموالية لطهران). وهذا كلّه غير مضمون للأكراد في أي حال، إذ أن أنقرة تفاوض أساساً مع كلّ من روسيا وإيران كما مع الولايات المتحدة، ويمكن لها مقايضة بعض إدلب ببعض الشمال الشرقي السوري إذا اضطرّت، أو حتى الاكتفاء بتفاهمات مع موسكو لدعم الخطط الروسية للمرحلة المقبلة من دون الحاجة إلى “تنازلات” كثيرة.

إيران وإسرائيل
من التكهّنات المطروحة أيضاً، ما يتعلّق بالمعادلة الإيرانية – الإسرائيلية سورياً وتطوّرها، وما يُظهره قرار ترامب من تراجع للدور الأمريكي المباشر الملوَّح به سابقاً في مواجهة طهران داخل سوريا، مقابل عودة التصعيد الإسرائيلي ضدّها واستئناف ضرب مواقعها ومواقع حلفائها (وهو ما تقلّص في الأشهر الأخيرة بِطلب روسي). وإذا تأكّد ما تسرّب في الصحافة من أن نتنياهو كان المسؤول الأجنبي الوحيد الذي أطلعه ترامب على قراره قبل تغريده، ففي الأمر ما يشير إلى وعود بتغطية واشنطن لهكذا عمليات تطمئن تل أبيب القلقة من التداعيات المحتملة للانسحاب الأمريكي على مسألة الانتشار الإيراني والنشاط الحزب-إلهي على مقربة من الجولان المحتل.

روسيا كمستفيد أوّل
يبدو من كلّ ما ورد آنفاً أن روسيا ستكون الأكثر استفادة من قرار الرئيس الأمريكي. فهي ستحاول تكريس قيادتها للمسارات السياسية كما للديناميات الميدانية السورية في غياب منافس دولي لها وفي لحظة انتقال مهمّة الوساطة الأممية المترنّحة من ستافان دي مستورا (الذي لم يقترن اسمه بغير الفشل) إلى غير بيدرسون. وهي ستعمد على الأرجح إلى تعزيز السيناريوهات التي تقسّم الأدوار بين مختلف الأطراف الإقليمية (إيران وإسرائيل وتركيا) بما يبقيها جميعاً محتاجةً إلى “تحكيمها”. ولا يُستبعد مثلاً أن تقبل موسكو بتوسيع أنقرة لرقعة سيطرتها شمالاً وأن تعمد بالمقابل إلى رعاية اتفاق بين النظام والقوى الكردية يجعل باقي مناطق الشمال الشرقي والشرق بعهدتهما معاً مؤقتاً. كما لا يُستبعد أن تغضّ النظر عن تصعيد إسرائيلي ضد إيران وحلفائها شرط بقائه محصوراً جغرافياً وعدم خروجه عن السيطرة. أما طهران التي تركّز اهتمامها على الحدود العراقية السورية والسورية اللبنانية وبعض المناطق المحيطة بدمشق ومطارها الدولي حيث تنتشر الميليشيات الموالية لها في مدن وبلدات أُفرغت من سكّانها، فتدرك ضيق هوامشها وتكتفي راهناً بما تسيطر عليه وبالرهان المعهود في استراتيجيتها على الوقت وعلى “ملل الخصوم وتعبهم”.

على أن كل ما ورد يبقى بالطبع مشروطاً بتحوّل قرار ترامب المُعلن إلى إجراءات ميدانية سريعة. وهذا ما ليس مؤكّداً بعد لعدّة أسباب، منها احتمالات طلب مستشاريه ومعهم المؤسسة العسكرية تأجيله أو تنفيذه على مراحل لا تُخرج واشنطن تماماً من المعادلة. ومنها أنّ كثرة من حلفاء الولايات المتّحدة التقليديّين في أوروبا (فرنسا وبريطانيا ولهما أيضاً قوات خاصة على الأرض ضمن “التحالف الدولي”) وفي المنطقة (إسرائيل والمملكة العربية السعودية) لا يحبّذونه كلّ لأسبابه. ومنها أخيراً أن ترامب المحتاج إلى إعلان “إنجاز” ما اختار أن يسمّيه “انتصاراً على الإرهاب” في لحظة تعرّضه لضغط داخلي نتيجة التحقيقات الخاصة بعلاقاته الروسية غير المشروعة، وبصدامه مع الديمقراطيين (وبعض الجمهوريّين) حول تمويل الجدار على الحدود مع المكسيك، إنما يستطيع لاحقاً اعتبار لوجستيات الانسحاب الذي أعلنه وجدوله الزمني مسائل تقرّرها إدارة القوات الأمريكية، بما يمنح واشنطن المزيد من الوقت لإتمام اتفاقات وتفادي سيناريوهات تزيد من إرباكها ومن تهاوي سطوتها دولياً.

وهذا كلّه يعني أننا ندخل في مرحلة جديدة من مراحل الصراع الطويل في سوريا وعليها، من دون أفق واضح أو معطيات ديبلوماسية وميدانية يمكن أن تحسم الأمور في المدى المنظور.

* كاتب وأكاديمي لبناني

٠«عشائر الجربا» و«بيشمركه روجافا» خياران متداولان لقوات حدودية بين سوريا وتركيا – «Un compromis entre Ankara et Washington pour la crise à l’est de l’Euphrate»


عشائر-الجربا-وبيشمركة-روجافا

«حل وسط بين أنقرة وواشنطن لأزمة شرقي الفرات»
«عشائر الجربا» و«بيشمركه روجافا» خياران متداولان لقوات حدودية بين سوريا وتركيا

لأربعاء , 19 ديسمبر , 2018
انطاكيا – القدس العربي – من وائل عصام

ما زالت أنقرة تصعد من تهديداتها بشن عملية عســكرية على القوى الكردية في شــرق الفرات، ورغم الأنبــاء التي تحدثت عن حشــود للقوات التركيــة و»الجيش الوطني» الســوري الحليف لتركيــا، الا ان الهدف من هذه الحشــود قد يكون الضغط التركــي على واشــنطن للحصول على «حل ما « للوجود الكردي جنوب حدودها، وربما قــد يصل الامر لقصف بعــض المواقع والتقدم في شــريط حدودي ضمن عملية محــدودة، وليس تنفيذ عملية برية واسعة٠
حديث اردوغان الاخيــر عن «موقف إيجابي» حصل عليه من ترامب خلال مكالمة هاتفية، فسرته بعض الصحف القريبة من السلطات التركية على انه موافقة على عملية عســكرية، لكن اســتنتاج الرئيــس التركــي المعلن قد لا يكــون بالضرورة هــو حقيقة موقــف الرئيــس الأمريكــي، فوفق تصريحــات وزارة الدفــاع الأمريكيــة اللاحقة، النافية لما جــاء في حديث اردوغــان عن مكالمته مــع ترامب، خصوصا حول غولــن، قال المتحدث الإعلامي فــي البنتاغــون، الكولونيــل روبرت مانينغ، إن القادة العســكريين الأمريكيين اطلعوا علــى تصريحــات الرئيس التركــي رجب طيب اردوغان الذي تحدث فيها عن «الموقف الإيجابي» للرئيس ترمب حول العملية العســكرية التركية في شــرق الفرات. وان اردوغان نقل مواقف عن الرئيس دونالد ترامب «لا علــم للبنتاغون بها»، واضاف مانينغ ان «البنتاغون يرى مخاطر مقلقة فيما لو قرر القادة الأتراك شن عمل عسكري بري للتوغل داخل سوريا٠

إذن يبــدو ان مضمــون محادثــة ترامب مع اردوغان، هو انه أبدى «تجاوبا» لايجاد حل لهذه
الازمة المتصاعــدة مع أنقرة حول النفوذ الكردي، تراعي مخاوف الجانب التركي، وليس بالضرورة موافقة على تقدم عسكري واسع يتعدى الشريط الحدودي٠
بعض هذه الحلــول، تم تداولها فــي اليومين الاخيرين، وتقضي بوضع قوات حدودية اشــبه بـ»قوات فصل» على الشــريط الحــدودي، وفي أحد هــذه السيناريوهات، طرح اســم رئيس الائتلاف السوري السابق الجربا، اذ نقلت أنباء نشرها موقع «نورس» الاخباري المتخصص، بأن الجربا وصل لأنقرة للمرة الثانية خلال الأشــهر الثلاثة الأخيرة، لمناقشــة مقترح لتشكيل «جيش عشائر عربي» ينتشر على طول الحدود السورية – التركيــة شــرقي الفــرات، وان هــذا المقترح يحظــى بقبول الجانب الأمريكي وقوات ســوريا الديمقراطية «قسد»٠
أما الخيار الثاني، فهو نشــر قــوات من أكراد سوريا تدعى بيشــمركا «روجافا» يتم نقلها من كردســتان العراق، وهي على خصومة مع حزب «البي كي كي « الذي يــؤرق نشــاطه المعادي الحكومة التركية منذ نحو نصف قرن، وقد اشار اليه بعض الصحافيين الأكراد، كرامان يوســف، الذي يدير موقــع «زمان الحدث» المختص بأخبار المناطق الكردية في ســوريا، كما ان مراسل موقع ردواد الكردي الذي يعمل من كردســتان العراق، نقل تصريحا لجيمــس جيفري المبعوث الأمريكي الخاص إلى ســوريا، بان هذه القــوات الكردية التي تضم مقاتلين ســوريين مقيمين في كردستان العراق، دخلت لـ»كردســتان» ســوريا بعلم من قوات «قسد» لـ «نشر الامن والاستقرار»، وهو ما تم تفســيره كمبادرة امريكية لوضع قوات كردية على الحدود اقــل ارتباطا بحزب ال»بي كي كي»، بالرغم ان قوات «قسد» ووحدات حماية الشعب الكرديــة نفت دخول هــذه القوات لكردســتان سوريا٠
«بيشــمركه روجافا» هي وحدة عسكرية تضم آلاف العناصر من أكراد سوريا، شاركت مع قوات البيشمركه العراقية في محاربة تنطيم «الدولة»، وينظر اليهــا كقوة مقربــة من الزعيــم الكردي مســعود البارزاني، وهو أكثــر الاطراف الكردية المختلفة في السياسة مع حزب الـ «بي كي كي»٠

قيادي في «البيشمركه السورية»: سننتقل إلى شمالي سوريا قريبا

القدس العربي
الأربعاء , 19 ديسمبر , 2018

أربيــل – الأناضــول: قال «بدل بنــدي»، أحد قادة «البيشــمركه الســورية» المتمركزة شــمالي العراق، إن قواتهم ســتنتقل إلى شــمالي ســوريا، خــلال فترة قصيــرة. ويتبع هذا الفصيل المجلس الوطني الكردي الممثل بدوره في الائتلاف الســوري المعارض، وتشكل عام 2012، وأشــرفت قوات البيشــمركه في إقليم شــمالي العراق فضلا عن قوات التحالف على تدريبهــم. وفي تصريحات نقلها الموقع الرســمي للحــزب الديمقراطي الكردســتاني، الذي يتزعمه مســعود بارزاني أوضح بندي أن مقاتليهم «سيعودون إلى شمالي سوريا في أقرب وقت، اليوم أو غدا .»
ولفــت إلى أن قواتهم «تلقت تدريبات في إقليم شــمالي العراق، وجــرى تكليفهم بحماية الشــمال الســوري». ولم يتطرق بندي إلــى تصريحات المبعوث الأمريكي الخاص بســوريا، جيمس جيفري، الذي قال أمس الأول، إن نحو «100 مقاتل من البيشــمركه الســورية انتقلوا إلى شمالي البلاد، بعلم الولايات المتحدة».

والإثنين، قال مســلم محمد عضو الحزب الديمقراطي الكردســتاني السوري (منضو في المجلس)، إن «قادة البيشــمركه الســورية، وشخصيات من تنظيم ي ب ك (الامتداد السوري لمنظمة بي كا كا الإرهابية)، عقدوا اجتماعا ســريا، الأحد، برعاية الولايات المتحدة، شــمالي سوريا.

 

L’armée Kurde, branche syrienne


La-salle-guerre-contre-le-peuple-syrien

À propos de l’armée kurde, branche syrienne

Samir Salha
18 décembre 2018

Depuis deux ans, Ankara poursuit ses critiques sur la politique américaine dans l’est de l’Euphrate en Syrie et sa poursuite du projet de formation d’une armée régulière de 40 000 combattants., que « Les Unités de protection du peuple kurde » sera son coeur battant. Les dirigeants politiques turcs affirment que Washington prend des mesures alarmantes pour légitimer son organisation afin qu’il puisse rester durablement dans la région, plutôt que de cesser de soutenir ces unités, considérées par la Turquie comme une extension du PKK (parti des travailleur kurdes), déclaré organisation terroriste dans de nombreux pays. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré à plusieurs reprises que les forces turques allaient expulser ces factions des zones frontalières, car elles menaçaient la sécurité nationale turque, quel qu’en soit le coût. Ankara tient bien sûr compte de la possibilité d’une confrontation directe avec les forces américaines déployées dans ce pays sous le couvert de la construction de tours de séparation et de surveillance dans la région.
En contre partie, la coalition internationale dirigée par les États-Unis annonce qu’elle travaille avec ses factions amies pour former une nouvelle force frontalière, dont la moitié seront des vétérans des « Forces de la Syrie démocratique ». L’autre moitié est en cours de recrutement. Ces forces seront déployées le long de la frontière avec la Turquie au nord, de la frontière irakienne au sud-est et le long de la vallée de l’Euphrate. Ce que Washington ne dit pas, c’est que ces unités seront transformées en une armée entièrement armée et entraînée, à salaires mensuels fixes et à des rangs militaires reconnus au niveau international, et que des équipes de sécurité intérieure, des unités spéciales et des services de renseignements militaires sont en cours de préparation pour mener à bien les tâches de cette armée. Le problème maintenant est que pendant cette période de transition dans le nord-est de la Syrie, qui sera achevée dans quelques semaines, les forces de la coalition internationale protégeront ces factions, mais le principal problème est que cette protection sera maintenue tant que la crise syrienne se poursuivra.

Le projet de l’armée kurde syrienne est inévitable: l’administration américaine, les forces de la coalition et certaines capitales arabes veulent aujourd’hui l’habiller de couleurs harmonieuses, arabe et kurde unifiée, en attendant les préparatifs en vue de la prochaine étape. Une armée kurde chargée par Washington de protéger les zones frontalières avec la Turquie, alors qu’est-ce qui énerve Ankara?

(…)
L’armée kurde aura pour tâche de lutter contre l’Organisation de l’État islamique (Daech) et le terrorisme, ainsi que d’assurer la sécurité et la protection de la région. Parmi ses tâches, elle doit également faire face aux deux projets, l’Iranien et le Turc, et d’exercer de la pression sur le régime syrien, pour qu’il accepte la possibilité de négocier autour d’une table le partage (morcellement) et de donner à Washington et à ses alliés ce qu’ils veulent en Syrie. Nous ne pouvons pas ignorer les déclarations de dirigeants tels que Riad Darrar, coprésident du Conseil démocratique de Syrie, selon lesquels le problème dépendra non seulement de l’aspect militaire et de la sécurité, mais « nous avons vu que la présence d’un conseil exécutif qui dirige toute la région est en lui même un système de gouvernance temporaire, nous négocions avec le régime afin de faire perdurer le modèle décentralisé démocratique.

تواصل أنقرة، ومنذ عامين، انتقاداتها السياسة الأميركية في شرق الفرات في سورية، ومضيها في مشروع تشكيل جيش نظامي قوامه 40 ألف مقاتل، تكون “وحدات حماية الشعب الكردية” قلبه النابض. وتجمع القيادات السياسية التركية على أن واشنطن تقوم بخطواتٍ مثيرةٍ للقلق، لإضفاء الشرعية على هذا التنظيم، ليبقى دائما في المنطقة، بدلا من أن توقف دعمها هذه الوحدات التي ترى فيها تركيا امتدادا لحزب العمال الكردستاني، المعلن تنظيما إرهابيا في دول عديدة. وقد كرّر الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، مراتٍ أن القوات التركية ستتحرك لطرد هذه الفصائل من المناطق الحدودية، لأنها تشكل خطرا على الأمن القومي التركي، مهما كان الثمن. والمقصود هنا طبعا أن أنقرة تضع بعين الاعتبار احتمال وقوع مواجهة مباشرة مع القوات الأميركية المنتشرة هناك تحت غطاء إنشاء أبراج فصل ومراقبة في المنطقة. 

في المقابل، يعلن التحالف الدولي الذي تقوده الولايات المتحدة في سورية، أنه يعمل مع الفصائل السورية الحليفة له، لتشكيل قوة حدودية جديدة، سيكون نصفها من المقاتلين المخضرمين في “قوات سوريا الديمقراطية”. ويجري حاليا تجنيد النصف الآخر. وستنتشر هذه القوات على طول الحدود مع تركيا شمالا، والحدود العراقية باتجاه الجنوب الشرقي، وعلى طول وادي نهر الفرات. ما لا تقوله واشنطن إن هذه الوحدات ستتحول إلى جيش كامل التسليح والتدريب، وبرواتب شهرية ثابتة، وبرتب عسكرية نظامية متعارف عليها دوليا، وإن فرقا للأمن الداخلي والوحدات الخاصة والاستخبارات العسكرية يجري التحضير لها لاستكمال مهام هذا الجيش. والمشكلة الآن أنه خلال هذه المرحلة الانتقالية في شمال شرق سورية، والتي ستكتمل خلال أسابيع، تتولى قوات التحالف الدولي حماية هذه الفصائل، لكن المشكلة الكبرى والأهم أن هذه الحماية ستستمر، طالما أن الأزمة السورية مستمرة.

“ما لا تقوله واشنطن إن  الوحدات ستتحول إلى جيش كامل التسليح والتدريب”

مشروع الجيش الكردي السوري لا مفر منه بعد الآن، فالإدارة الأميركية وقوات التحالف وعواصم عربية تريده، سيكون لباسه اليوم بألوان متناسقة، عربية كردية جامعة موحدة، حتى يتم التحضير للخطوة المقبلة. وهو جيش كردي كلفته واشنطن بحماية المناطق الحدودية التركية، فما الذي يغضب أنقرة؟ استفادت واشنطن مثلا من دروس شمال العراق، وإهدار فرصة عدم تحويل البشمركه هناك إلى جيش صغير قوي. لذلك نراها تريد أن تطبق هذا الاختبار على الحدود التركية السورية والسورية العراقية. هي تريد جيشا كرديا متماسكا بتسليح حديث، وخبرات قتالية أوسع. لماذا هذا الجيش، وضد من سيقاتل؟ “مسألة ثانوية” تترك لعامل الوقت والظروف.
يتحدث وزير الخارجية التركي، جاووش أوغلو، عن أربعمائة ألف كردي نازح من سورية اختاروا الهروب من النظام، ومن هيمنة “وحدات حماية الشعب” الكردية. ويقول نائب الرئيس التركي، فؤاد أوكتاي، نريد أن ننقل تجربة غرب الفرات إلى شرقه، مشترطا تفتيت ممر الإرهاب هناك، لكن واشنطن تتحرّك باتجاه إعداد حلفائها الأكراد، ليكونوا الرقم الصعب في المعادلة السورية. وتريد لنهر الفرات أن يلعب دور قناة السويس بين عامي 1967 و1973، ويشكل الحدود الشمالية الواقية للكيان الكردي. وبانتظار إنجاز المشروع، فإن القوات الأميركية هي التي ستلعب دور قوات الفصل والطوارئ والمراقبة في الشمال السوري.
وستكون مهمة الجيش الكردي محاربة تنظيم الدولة الإسلامية (داعش) والإرهاب، وتوفير أمن المنطقة وحمايتها . لكن بين مهامه أيضا التصدي للمشروعين، الإيراني والتركي، والضغط على النظام في سورية، ليلتزم بخيار طاولة التفاوض على التقسيم، وإعطاء واشنطن وحلفائها ما يريدونه في سورية. من دون أن نهمل ما تقوله قياداتٌ، مثل رياض درار الرئيس المشارك لـ”مجلس سوريا الديمقراطية”، إن المسألة لن تتوقف عند الشق العسكري والأمني فقط، و”ارتأينا أن وجود مجلس تنفيذي يدير كل هذه المناطق هو بمثابة نظام حكم إداري مؤقت، ونحن نفاوض النظام على تكريس النموذج اللامركزي الديمقراطي”.
شأن سوري بحت ربما، لكن أن يتم ذلك بحمايةٍ ورعايةٍ أميركيتين، فهو من دون شك لن يبقي حوار أنقرة وموسكو وطهران في أستانة محصورا بإدلب وأمنها. وقد قال وزير الدفاع التركي، خلوصي أكار، الذي استقبل المبعوث الأميركي الخاص إلى سورية، جيمس جيفري، في أنقرة إن بلاده لن تسمح على الإطلاق بتشكيل “ممر إرهابي” على حدود تركيا الجنوبية. لكن البيان التركي الأميركي المشترك، الصادر عن اجتماع مجموعة العمل المشترك بين البلدين، يؤكد فقط على ضمان تحقيق تقدم ملموس وسريع في خريطة الطريق المرسومة حول منبج السورية، حتى نهاية 2018، وعلى التزامهما الحفاظ على سيادة سورية واستقلالها ووحدة ترابها. كل ما تقدمه الإدارة الأميركية لأنقرة وتعد به هو التنسيق في موضوع منبج، مع الأخذ بالاعتبار أن لا يعني ذلك سيطرة القوات التركية على المدينة. وقد يكون نموذج القامشلي مشابها للحالة السياسية والدستورية القائمة في أربيل اليوم بتعديلاتٍ “طفيفة”، حيث التفاهمات على حالة خاصة بين الفيدرالية والكونفدرالية. سيكون النظام موجودا ماليا واقتصاديا وسياسيا، لكنه لن يتدخل في شؤون المنطقة أمنيا وعسكريا، المهمة والدور هنا سيكونان للجيش الكردي.

“تركيا تريد نقل تجربة غرب الفرات إلى شرقه، لتفتيت ممر الإرهاب هناك”

نحن لا نتحدّث هنا عن حقوق الأكراد السوريين، السياسية والاجتماعية والثقافية، المهدورة منذ عقود، بل عن مشروع تفتيتي، يراد أن يكون بعض أكراد سورية رأس الحربة فيه، وكأن الثورة في سورية نشبت من أجل هذا المشروع لا غير.
مرة أخرى، وللتذكير فقط، تنتظر الإدارة الأميركية من أنقرة القبول بالحوار مع تشكيل سياسي كردي جديد، بلافتات وعناوين سياسية دستورية ملمّعة، فهل من الممكن أن تقبل أنقرة بما عارضته وحاربت ضده عقودا: إعطاء حزب الاتحاد الديمقراطي، الصورة طبق الأصل لحزب العمال الكردستاني، المشروعية المطلوبة بضمانات أميركية؟
هل ما تفعله واشنطن اليوم في شرق الفرات تقوم به باسمها، ونيابة عن الروس، لأن التفاهمات الأولية تمت بين البلدين منذ اتفاقية هلسنكي في يوليو/ تموز المنصرم بشقها السوري؟ وهل الإدارة الأميركية أساسا تنفذ مشروعا روسيا هناك، في إطار مسودة الدستورالسوري الجديد التي أشرف عليها نيكولاي باتروشيف، سكرتير مجلس الأمن الروسي وفينالي نومكين مستشار الرئيس بوتين للشرق الأوسط، وحيث يفاوض النظام في سورية عليها ومنذ فترة، إلهام أحمد القيادية الكردية في حزب الاتحاد الديمقراطي.

Washington met en garde l’opposition syrienne de ne pas participer à la campagne contre les unités kurdes


Syria civil war map February 2018 military situation in syria february 2018

15.12.2018
Ankara: le gouvernement américain a menacé l’opposition syrienne, tant politique que militaire, de participer à toute opération militaire turque contre des unités kurdes au nord-est de la Syrie.
Les responsables américains ont envoyé une lettre à la Coalition nationale pour la révolution syrienne et l’opposition syrienne ainsi qu’à « l’Armée syrienne libre », dans laquelle ils ont menacé les éléments qui participeront à toute opération turque à l’est du pays se trouveront directement face à l’armée américaine.
« La participation de la coalition ou de l’Armée Libre de quelque manière que ce soit à l’opération signifie une attaque contre les Etats-Unis et les forces de la coalition, ce qui entraînera une confrontation directe avec eux », indique la lettre. « Les forces américaines et les forces démocratiques de la Syrie sont dans un état de chevauchement, de sorte qu’il ne peut pas attaquer les forces démocratiques de la Syrie sans cibler les forces de la coalition occidentale et les forces américaines »
La lettre comprenait également: « Quand les éléphants dansent, vous devez rester à l’écart de la scène. »
Cela intervient trois jours après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé l’intention de son pays de lancer une campagne militaire dans les prochains jours afin de débarrasser la région du nord-est en Syrie des forces kurdes.
La présence d’unités kurdes en Syrie dans une zone de plus de 45 mille kilomètres carrés, à partir des rives de l’Euphrate jusqu’à la frontière irakienne au nord-est de la Syrie, et représentent environ 480 km de la frontière du pays avec la Turquie, sur 911 km au total. Elle compte environ 15 000 éléments armés dans la région où elle s’est développée avec le soutien militaire américain depuis 2014. Les Arabes représentent 70% de la population de la région.
Des unités kurdes contrôlent les plus grands champs et installations pétrolier et de gaz du pays, ainsi que 60% des terres agricoles et les plus grands barrages de production d’eau et d’électricité.
Il est à noter que le département de la Défense américain a déclaré auparavant qu’il est en train d’établir une force de 35 000 à 40 000 combattants à l’est du pays, afin d’assurer le contrôle permanent de la région.
La Turquie s’oppose au plan de Washington, qui consiste à transformer les forces kurdes en une armée régulière et à imposer une entité que Ankara considère comme un « terroriste » à sa frontière sud.

واشنطن تحذر المعارضة السورية من المشاركة في حملة ضد الوحدات الكردية

15.12.2018

أنقرة: هددت الإدارة الأمريكية المعارضة السورية، بشقيها السياسي والعسكري، من المشاركة في أي عملية عسكرية تركية ضد الوحدات الكردية شرق نهر الفرات، شمال شرقي سوريا.

وأرسل مسؤولون أمريكيون رسالة إلى الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية، و”الجيش السوري الحر”، هددوا فيها بأن العناصر التي ستشارك في أي عملية تركية شرق الفرات ستواجه الجيش الأمريكي بشكل مباشر.

وورد في الرسالة: “إن مشاركة الائتلاف أو السوري الحر بأي شكل في العملية تعني الهجوم على الولايات المتحدة وقوات التحالف، وهذا سيؤدي إلى صدام مباشر معها”. وأضافت “القوات الأمريكية وقوات سوريا الديمقراطية في حالة متداخلة مع بعضهما، لذلك لا يمكن مهاجمة قوات سوريا الديمقراطية دون استهداف قوات التحالف والقوات الأمريكية والاشتباك معهما”.

وتضمنت الرسالة أيضا عبارة: “حينما ترقص الفيلة؛ عليك أن تبقى بعيدًا عن الساحة”.

يأتي ذلك بعد ثلاثة أيام من إعلان الرئيس التركي رجب طيب أردوغان عزم بلاده إطلاق حملة عسكرية في غضون أيام لتخليص منطقة شرق الفرات في سوريا من القوات الكردية.

وتتواجد الوحدات الكردية في سوريا في مساحة تزيد عن 45 ألف كلم مربع، تبدأ من ضفاف نهر الفرات حتى الحدود العراقية شمال شرقي سوريا، وتشكل نحو 480 كلم من حدود البلاد مع تركيا، من إجمالي 911 كلم. ولديها نحو 15 ألف عنصر مسلح في المنطقة التي توسّعت فيها بدعم عسكري أمريكي منذ 2014. ويشكل العرب 70 في المئة من عدد سكان المنطقة.

كما تسيطر الوحدات الكردية على أكبر حقول ومنشآت النفط والغاز في البلاد، علاوة عن 60 في المئة من الأراضي الزراعية وأكبر موارد المياه وسدود توليد الكهرباء.

يشار إلى أن وزارة الدفاع الأمريكية صرّحت، في وقت سابق، أنها بصدد تأسيس قوة يتراوح قوامها بين 35 و40 ألف مقاتل شرق نهر الفرات، لضمان سيطرة دائمة على المنطقة.

وتعارض تركيا خطة واشنطن، التي تعني تحويل القوات الكردية إلى جيش نظامي، وفرض نشوء كيان تعتبره أنقرة “إرهابيا” بالأمر الواقع على حدودها الجنوبية.

(الأناضول)

 

Un chef de l’armée syrienne libre: Nous allons combattre les milices kurdes malgré les avertissements de Washington

قيادي بـ”الجيش السوري الحر”: سنحارب المليشيات الكردية رغم تحذيرات واشنطن

أحمد الإبراهيم

15.12.2018 – Al-Arabi Al-Jadid

قال المتحدث باسم هيئة أركان الجيش الوطني، التابع للجيش السوري الحر، يوسف حمود، إن “الحر” سيشارك إلى جانب الجيش التركي في معركته ضد المليشيات الكردية، على الرغم من التحذيرات الأميركية.

وأوضح حمود، في تسجيل صوتي اطّلع عليه “العربي الجديد”، أن “الجيش الحر” عندما نوى المشاركة إلى جانب الأتراك لم يستشر الأميركان، لذا فهو غير معني بأية تحذيرات.

وأضاف أن “المليشيات الكردية الانفصالية تهدّد الوحدة السورية، وتسعى إلى إقامة مشروع مبني على إرهاب الآخرين، وسيحاربها الجيش الحر هي وقياداتها أينما وجدت”.

وحذّرت الإدارة الأميركية المعارضة السورية، بشقيها السياسي والعسكري، من المشاركة في أي عملية عسكرية تركية ضد تنظيم الوحدات الكردية، شرق نهر الفرات، شمال شرقي سورية.

وبحسب وكالة “الأناضول”، فإن مسؤولين أميركيين بعثوا رسالة إلى الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية، والجيش السوري الحر، هددوا فيه بأن العناصر التي ستشارك في أي عملية تركية شرق الفرات ستواجه الجيش الأميركي بشكل مباشر.

وورد في الرسالة “إن مشاركة الائتلاف أو السوري الحر بأي شكل في العملية تعني الهجوم على الولايات المتحدة وقوات التحالف، وهذا سيؤدي إلى صدام مباشر معها”.

وأضافت أن “القوات الأميركية والوحدات الكردية في حالة متداخلة بعضها مع بعض، لذلك لا يمكن مهاجمتها من دون استهداف قوات التحالف والقوات الأميركية والاشتباك معهما”.

ويأتي ذلك بعد ثلاثة أيام من إعلان الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، عزم بلاده على إطلاق حملة عسكرية في غضون أيام لتخليص منطقة شرق الفرات في سورية من المليشات الكردية.

موقف أوروبي

في غضون ذلك، طلبت وزيرة خارجية الاتحاد الأوروبي فيديريكا موغيريني، اليوم السبت، من تركيا “الامتناع عن أي تحرك أحادي الجانب” في سورية.

واعتبرت موغيريني، في بيان، يوم السبت، أنّ “التصريحات عن عملية عسكرية تركية جديدة محتملة في شمال شرق سورية، هي مصدر قلق”.

وأضافت أنّها تتوقع من “السلطات التركية الامتناع عن أي تحرك أحادي الجانب من شأنه أن يقوّض جهود التحالف ضد داعش أو تصعيد عدم الاستقرار في سورية”، وفق ما نقلت “فرانس برس”.

استعدادات “قسد”

ومع تصاعد حدّة التهديدات التركية، اتخذت مليشيا “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) بعض الإجراءات الاحترازية للتقليل من الأضرار في صفوف عناصرها في حال وقع الهجوم.

وقال ناشط إعلامي من مدينة الحسكة، لـ”العربي الجديد”، إن “قسد” غطّت الشوارع القريبة من مقراتها العسكرية في مدينة رأس العين في ريف الحسكة، كي لا يرصد طيران الاستطلاع التركي حركة آلياتها وجنودها.

وأوضح الناشط، الذي رفض الكشف عن اسمه لأسباب أمنية، أن هذا الإجراء تم اتباعه في العديد من المدن والبلدات الخاضعة لسيطرة المليشيا.

وأضاف أن عناصر المليشيا قاموا بإنزال الرايات الخاصة ورفعوا بدلاً منها أعلاماً أميركية، وهو إجراء تتبعه المليشيا في كل مرة تتلقى فيها تهديداً.

كذلك أشار إلى أن بعض الآليات العسكرية تم تمويهها ونقل جزء منها إلى المناطق السكنية الكثيفة، بهدف إيقاع خسائر في صفوف المدنيين في حال تم استهدافها من قبل تركيا.

وقال الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، أمس الجمعة، إن القوات التركية “ستدخل مدينة منبج إذا لم تُخرج الولايات المتحدة الإرهابيين (وحدات حماية الشعب الكردية) منها”.

وأضاف أن تركيا عازمة على إحلال السلام في المنطقة الواقعة شرقي نهر الفرات في سورية. وقال إن “الهجوم الغادر الذي نُفذ (مساء أول من أمس وأدّى إلى مقتل جندي تركي) من تل رفعت ضد الجنود الأتراك في عفرين يُظهر مدى صواب قرار العملية العسكرية”.

وحذّر أردوغان أميركا بشأن مدينة منبج  الواقعة غربي نهر الفرات، قائلاً “في حال عدم لجوئكم إلى تطهير منطقة منبج فإننا سندخل هذه المنطقة أيضاً”.

ورأى أن تركيا “خسرت الكثير من الوقت بشأن التدخل في مستنقع الإرهاب شرق نهر الفرات، لكن هذه المسألة لم تعد تتحمل التأخير حتى يوماً واحداً”.

(…)

Face à l’escalade des menaces turques, les Forces démocratiques de la Syrie (FDS) ont pris des mesures de précaution pour minimiser les dommages que pourraient subir leurs rangs en cas d’attaque.
Un militant médiatique d’Al-Hasakah a déclaré à Al-Arabi Al-Jadid que les «  FDS » a couvert les rues à proximité de leur quartier général militaire à Ras Al-Ain, dans la campagne de Hasaka, de sorte que les avions de reconnaissance turcs ne surveillent pas les mouvements de ses véhicules et de ses soldats.
Le militant, qui a refusé de dévoiler son identifié pour des raisons de sécurité, a déclaré que cette mesure avait été suivie dans plusieurs villes et villages contrôlés par la milice.
Il a ajouté que les membres de la milice avaient enlevé leurs drapeaux et bannières et  levé, en remplacement, les drapeaux américains, une démarche que la milice applique à chaque fois que nous recevons des menaces.

(…)

 

‪Scénarios de guerres en parallèle à la « stratégie de Trump » contre l’Iran


La-veuve-noire

Vendredi 19 octobre 2017,

Abdelwahab Badrakhan

Il y a une guerre ou de petites guerres dont les causes et les files se tissent dans l’atmosphère de la région arabe, qui pourraient-être la traduction réelle de « tempête » mentionnée par le président américain avant de dévoiler sa nouvelle stratégie pour faire face à l’Iran. Il est possible que les motivations de Donald Trump «America First» ne soient pas concomitantes avec les besoins de la région, mais ils convergent sous une forme ou une autre, et si les risques et les menaces ont des degrés, il ne fait aucun doute que l’Iran soit aujourd’hui le plus élevé et le plus sévère. Lorsque la crise nucléaire a éclaté, Téhéran a mis en service sa bombe des milices sectaires alors qu’elle travaillait pour achever sa bombe nucléaire. En réalité il aurait dû traiter avec ces deux bombes ensemble à égalité, comme étant des menaces essentielles. Mais Barack Obama a choisi de répondre à la menace nucléaire urgente et reporter le danger des milices sectaires, réel et interactif, contribuant ainsi à sa couverture, pour obtenir le «pire accord» Américain, mais l’Iran l’a déclaré comme « meilleure accord » qui cache une acceptation des ses crimes sectaires, comme en témoigne la levée des sanctions, qui ne la prive aucunement de sa bombe nucléaire.

Le comportement interne de l’Iran n’a pas changé, mais à l’étranger il a déchaîné les brides tactiques de vandalismes et de destructions des communautés, car son prochain objectif visait à arracher la reconnaissance politique de son influence, tout en profitant de deux nouveaux outils: l’organisation «Daech» et la guerre américaine déclarée contre l’organisation. Bien que l’administration Obama, avec tous ses organes, était consciente de la relation profonde entre l’Iran et le régime syrien avec les groupes terroristes, refuse d’affronter les deux simultanément. La séparation de la « Stratégie Trump » de celle de la « stratégie d’Obama » est claire, car il positionne le rôle de l’Iran dans le soutien au terrorisme et la déstabilisation de la région en parallèle au problème de l’accord nucléaire et les dangers, qui étaient définis superficiellement et timidement par Obama, ressortent le dossier noir de l’Iran – République islamique-, et sa contribution à la mise à mort de centaines de soldats américains tout au long des trois dernieres décennies, aussi la violence sectaire en Iraq et l’embrasement de la guerre civile en Syrie et au Yémen, outre sa menace pour ses voisins, pour le commerce international et la liberté de navigation… dans le sens où «l’esprit» de l’accord (nucléaire) était nécessaire pour faire face à toutes ces questions, y compris limiter le développement des missiles balistiques, ce qui était une question de débat et de désaccord lors des négociations de Vienne.

Tout cela construit un «problème» qui existe déjà et nécessite un traitement sérieux nottamenent la stabilité de la région arabe et la lutte contre le terrorisme sont de véritables objectifs pour les puissances internationales, en particulier pour les États-Unis. La «question» est également devenue en réalité: comme l’a montré la « stratégie Trump » ne dispose pas d’éléments de négociation, que les États-Unis veulent réduire l’influence des Iraniens et que l’Iran le cherche une reconnaissance de son influence. D’autres facteurs, tels que la crise nord-coréenne, le conflit froid entre les Amériques, la Russie et la Chine, ainsi que la réticence européenne, excluent la pression (ou le compromis) pour une solution négociée. Ces partis sont sortis en profitant de l’accord nucléaire ou attendent des gains gelés par les restrictions des Etats-Unis; même les Européens qui méprisent le régime iranien et sont au courant des résultats désastreux de son expansion régionale ne semblent pas en faveur de l’annulation de cet accord ou être soumis aux normes de Washington. Mais la « stratégie Trump » peut les forcer à clarifier, tôt ou tard, leurs positions «avec» ou «contre». Et ce n’est pas une coïncidence que deux personnes concernées à l’époque (Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU, et Mohamed El-Baradei, Directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique) mentionnent que l’atmosphère actuelle est similaire à celle qui régnait avant l’Invasion et l’occupation de l’Iraq. Cela est peut être vrai, mais ce ne sera pas une invasion ou une occupation cette fois-ci, quant au théâtre choisi, il est décidé par Israël, ce sera en Syrie et au Liban, et est toléré par les Américains (et les Russes?) Avec des répercussions qui peuvent s’étendre à l’Iraq.

L’importance de cette stratégie, en ce qu’elle est la première qui est claire de l’époque de Trump. Elle est la conséquence d’un consensus entre les différentes ailes de l’administration, et était saluée par des personnalités distinctes au Congrès (John McCain et Paul Ryan). Les explications les plus importantes sont venues des parties contribuantes à sa formulation, en particulier le ministre des Affaires étrangères Rex Tillerson, qui a dit que « la fin du jeu (avec l’Iran), mais c’est un jeu à long terme », en insistant sur le traitement avec toutes les menaces iraniennes et non sur l’accord nucléaire uniquement, concluant que Washington cherche à « changer » le régime iranien en soutenant les forces de l’opposition. Le Pentagone, quant à lui, il a annoncé qu’il effectue un examen exhaustif des activités et des plans soutenant la nouvelle stratégie, le conseiller à la sécurité nationale Herbert McMaster complète en disant que Trump « n’autorisera pas que l’accord soit une couverture à un gouvernement épouvantable pour le développement d’une arme nucléaire … et nous savons du comportement iranien dans la région et envers l’accord qu’ils ont franchi les lignes tracées maintes fois ». Quant à la déléguée des États-Unis auprès des Nations Unies Nikki Haley, elle a de nouveau souligné « ne pas permettre à l’Iran de devenir la prochaine Corée du Nord », bien que les critiques envers l’administration Trump-poniste prétextant que la déstabilisation de l’accord avec l’Iran pourrait saper les perspectives d’une solution pacifique à la crise avec la Corée du Nord.

Il est clair que la confrontation avec l’Iran est au cœur de la stratégie de Trump et qu’elle pourrait mener à une guerre dont on parlait ces derniers temps. Les services israéliens ont récemment intensifié leurs contacts avec Washington et Moscou, et ont soulevé des idées sur la présence iranienne en Syrie, ils ont défini les lignes rouges qu’il est interdit de dépasser. Il est à signaler que l’accord nucléaire n’est plus la priorité actuelle d’Israël, mais la réduction de l’influence iranienne. Un autre indicateur, la série de réunions tenues récemment à Washington, avec la participation des politiciens et des militaires américains et israéliens et d’autres, en présence des responsables de grandes institutions financières, discutant les axes et les options possibles faces à l’expansion iranienne. Bien que la classification des gardiens de la révolution (pasdaram) en tant que groupe terroriste semble être nécessaire, et formellement adoptée par le président américain, ce qui l’oblige de lui déclarer la guerre comme les autres organisations terroristes, ce qui signifie une guerre étendue que les Amériques n’en veulent pas pour des raisons internes et externes. Quant à la guerre contre le Hezbollah et d’autres milices iraniennes au Liban et en Syrie, en tant qu’outils pour les « gardes » iraniennes, Israël pourrait en prendre l’initiative avec l’approbation implicite des Etats-Unis. Il est à noter que l’appréciation des positions a penché jusqu’au dire que la Russie n’aurait aucune objection, à l’«opportunité» qui s’y présente pour limiter la présence iranienne en Syrie, et qu’elle aurait plus tard un rôle pour la gestion du cessez-le-feu.

Dans tous les cas, si ces attentes seraient vraies, la guerre, cependant, ne sera pas imminente, car elle est liée à la première phase de «post Daech» en Iraq et en Syrie, puis par l’installation des « zones de désescalade » en Syrie, et aussi l’éclaircissement du conflit sur la question kurde. Se sont des étapes que l’Iran cherche à exploiter pour renforcer son influence. Il ne fait aucun doute que les frappes israéliennes continues sur les sites iraniens en Syrie font partie du scénario qui se déroulent sous les yeux des Russes. Le potentiel de confrontation militaire pourrait être voulue aussi par l’Iran, tant qu’elle serait d’abord en dehors de son territoire, et deuxièmement, lui assurerait la perpétuité des conflits, tant qu’il n’obtiendrait pas la reconnaissance attendue, chose qui ne cesse s’éloigner. Par conséquent, le climat de confrontation pourrait le rendre plus agressif dans toute la région arabe.

Traduit de l’arabe:  سيناريوات حربية بموازاة «إستراتيجية ترامب» ضد إيران

عبد الوهاب بدرخان – الحياة ١٩ اكتوبر/تشرين الأول ٢٠١٧

 

الرقة بين أوجلان والسبهان – Raqqa entre Ocalan et Sabhan


Raqqa 2017

 

La cérémonie d’arracher Raqqa à l’organisation « Daech », qui a eu lieu jeudi dernier, était très expressive et portait pleine de sens. L’image d’Ocalan accrochée au centre-ville de Raqqa reste la plus singulière et la plus bizarre. Bien que les forces qui se sont battues pour vaincre « Daech » à Raqqa soient une branche du PKK, mais l’image d’Ocalan portait des messages au-delà de son simple affichage, c’est offrir la victoire au chef kurde détenu en Turquie, elle dépasse dans le sens le projet de l’Union nationale démocratique kurde pour la région de la Jazirah syrienne, et aspire à sa transformation en une région Kurde.


Le droit kurde de défendre Ocalan devient un non sens et se transforme en une provocation et une occupation, lorsque la cérémonie associe son image flottante dans le centre ville de Raqqa (à 80% détruite), et cela est vrai pour le reste des actions des milices kurdes dans la Jazirah syrienne, dont les déclaration reflétaient l’inverse de ses actions sur le terrain, elles auraient dû porter la cérémonie de la victoire de sorte à confirmer l’identité arabe syrienne, puisque son nom indique qu’elles sont des « forces démocratiques syriennes » et que les Américains insistent qu’elles réunissent dans ses rangs d’autres composantes non-kurde.

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الرقة بين أوجلان والسبهان 

بشير البكر
22- أكتوبر -2017

انتهت معركة الرّقة بإعلان المليشيات الكردية هزيمة “داعش”، ورفعت، في احتفال النصر وسط المدينة، علمها الخاص وصورة زعيم حزب العمال الكردستاني، عبدالله أوجلان، ونقلت صور بثتها الوكالات من المدينة جانبا من الدمار الذي حل بالرّقة التي كانت أولى المدن التي سقطت بيد المعارضة السورية في مارس/ آذار 2013، ولم يدم ذلك طويلا حتى استولت عليها الفصائل الإسلامية، وحولتها إلى ساحة تصفية حسابات في ما بينها. في البداية، قامت أحرار الشام وجبهة النصرة بتصفية الجيش الحر، وبعد ذلك استولى تنظيم داعش عليها، وطرد الجميع منها في بداية عام 2014، وحكمها وفق “شريعة التوحش” التي طبقها على كل الأراضي التي سيطر عليها من ليبيا وحتى العراق٠

كان حفل إعلان انتزاع الرقة من “داعش”، يوم الخميس الماضي، حافلا بالمعاني، ومعبرا إلى حد كبير. وتظل صورة أوجلان وسط الرقة الأكثر مدعاة للغرابة. وعلى الرغم من أن القوات التي قاتلت لهزيمة “داعش” في الرقة محسوبة على حزب العمال الكردستاني، إلا أن الصورة تحمل من الرسائل أبعد من أن تهدي النصر على الرّقة إلى القائد الكردي المعتقل في تركيا، وتتجاوز في معانيها مشروع حزب الاتحاد الوطني الديموقراطي الكردي لمنطقة الجزيرة السورية الذي يطمح إلى تحويلها إلى إقليم كردستاني.
الحق الكردي بالدفاع عن أوجلان يصبح بلا معنى، ويتحول إلى استفزاز واحتلال، حين يقترن بصورته مرفوعة في الرّقة المدمرة، وهذا أمر ينسحب على بقية تصرفات المليشيات الكردية في الجزيرة السورية، التي تتحدث بياناتها عكس تصرفاتها على الأرض، ولو كان الأمر غير ذلك لكانت رفعت في احتفال النصر ما يدل على هوية الرّقة العربية والسورية، طالما أن اسمها “قوات سورية الديموقراطية”، ويصر الأميركيون على أنها تضم في صفوفها مكونات أخرى غير الأكراد٠
بالاضافة إلى الدمار (80% حسب الأمم المتحدة) الذي شكل خلفية الاستعراض العسكري الصغير الذي قامت به قوات ما تعرف بـ”سورية الديموقراطية”، كان المسرح بلا حضور من أهل المدينة، الأمر الذي يؤكد أن الرّقة كانت خالية كليا من المدنيين لحظة دخول المليشيات الكردية إليها، على عكس مدينة الموصل التي بقيت مسكونة بأهلها، على الرغم من أنها تعرّضت إلى الدمار نفسه الذي يبدو أنه كان نتيجة لقصف عشوائي من الطيران والمدفعية الثقيلة في الحالتين٠
خلو الرّقة من المدنيين ليس الأمر الوحيد المستغرب، بل هناك جملة من الأسئلة تبحث عن إجابات، تتعلق بمصير الدواعش الذين حكموا المدينة قرابة ثلاث سنوات، ومئات المعتقلين لديهم من نشطاء الرقة وأصدقاء الثورة السورية، كالأب باولو، نصير الثورة السورية الذي ذهب إلى المدينة في 29 يوليو/ تموز 2013، كي يتوسط من أجل الإفراج عن صحفيين فرنسيين، واستقبله الناشط فراس الحاج صالح الذي اختفى معه، ثم لم يظهر لهما أثر منذ ذلك اليوم. وقد تسربت معلومات عن طلب “داعش” فدية في عام 2014 للإفراج عن الأب باولو، غير أن الأمر لم يفض إلى نتيجة، وبقي الأمل قائما بعودة الأب باولو وفراس الحاج صالح٠
صورة أخرى لا تقل استفزازا عن رفع صورة أوجلان هي صورة وزير شؤون الخليج السعودي، ثامر السبهان، وهو يزور بعض مناطق الرقة المحرّرة في هيئة متسلل، على الرغم من أنه كان برفقة المبعوث الأميركي المكلف بملف الحرب على “داعش”، وروجت وسائل الإعلام السعودية لجولة السبهان على أنها في إطار إعادة الإعمار. وحتى لو صدق المرء هذه الرواية، لماذا تستعجل السعودية فتح هذا الملف، في حين أن بقية الأطراف الدولية المعنية تربط إعادة الإعمار بالحل السياسي وضرورة رحيل الأسد؟
ما خفي من صورة السبهان سر، يخص استعادة الدواعش السعوديين الذين كانوا في الرقة، ولن يتأخر الكشف عنه٠

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Image Ocalan à Raqqa jeudi 19 oct 2017                      Raqqa : Hafez Al Assad                   Daech                     Ocalan
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