Dans une prison kurde, des ex-combattants de l’EI végètent, en piteux état


Actualités

AFP – 29 oct 2019

AFP / FADEL SENNA Des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) entassés dans une prison kurde du nord-est de la Syrie, le 26 octobre 2019

Il y a quelques mois, nombre d’entre eux s’acharnaient encore à défendre l’ultime résidu du “califat” du groupe Etat islamique (EI) à Baghouz. Aujourd’hui, dans une précarité extrême, ils sont parmi les 5.000 jihadistes présumés à s’entasser dans une prison kurde du nord de la Syrie.

L’AFP a obtenu un accès exceptionnel à ce centre situé dans la province d’Hassaké. Ses journalistes y ont découvert des milliers de détenus, dont des enfants, survivant dans une odeur pestilentielle et une chaleur étouffante, recroquevillés ou allongés dans leur combinaison orange de prisonniers, le visage émacié et le corps décharné.

Bien loin de l’image du groupe qui a fait régner la terreur ces dernières années en Syrie et en Irak, en violant, décapitant et en procédant à des exécutions de masse.

AFP / FADEL SENNA Des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) entassés dans une prison kurde du nord-est de la Syrie, le 26 octobre 2019

La plupart sont Irakiens ou Syriens, Tunisiens, Marocains, Saoudiens. Mais on trouve aussi des Européens, et même des Américains malgré les appels répétés du président Donald Trump aux Européens à rapatrier leur propres ressortissants.

Aucun ne sait sans doute que le chef Abou Bakr al-Baghdadi a été tué dimanche dans une opération américaine dans le nord-ouest de ce même pays.

“Ils n’ont aucun lien avec l’extérieur. Ils ne voient le soleil que s’ils sont transférés vers l’infirmerie”, explique le directeur de la prison, qui se présente sous le pseudonyme de Serhat.

L’infirmerie accueille actuellement plus de 300 blessés ou amputés. Au total, 1.500 prisonniers, soit près d’un tiers, sont blessés ou malades, d’après ce responsable.

AFP / FADEL SENNA Des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) entassés dans une prison kurde du nord-est de la Syrie, le 26 octobre 2019

Dans la prison, des dizaines de garçons parfois à peine adolescents ont été placés dans la même cellule, des “lionceaux du califat” comme se plaisait à surnommer ces enfants la propagande de l’EI.

Aujourd’hui, quelque 12.000 jihadistes de l’EI, dont 2.500 à 3.000 étrangers originaires de 54 pays, sont détenus dans les prisons des forces kurdes.

Avec le chaos sécuritaire provoqué par l’offensive turque contre les forces kurdes du nord syrien, les Occidentaux redoutent des évasions. Washington a affirmé que plus de 100 prisonniers du groupe jihadiste s’étaient échappés depuis le lancement de l’opération turque le 9 octobre.

AFP / FADEL SENNA Des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) détenus dans une prison kurde du nord-est syrien, le 26 octobre 2019. Parmi eux, quelque 1.500 blessés et malades, selon le directeur de l’établissement

Directeur de l’Observatoire syrien :: Le ciblage était destiné aux dirigeants jihadistes “les gardiens de la religion” et le groupe Les partisans de Tawhid”


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Directeur de l’Observatoire syrien :: Le ciblage était destiné aux dirigeants jihadistes “les gardiens de la religion” et le groupe Les partisans de Tawhid”

31 août 2019 – OSDH

Directeur de l’Observatoire syrien de droit de l’homme :: Les attaques étaient dirigées contre les dirigeants jihadistes « les Partisans de Tawhid », ces factions jihadistes qui sont d’une manière ou d’une autre proches d’Al-Qaïda, dont certains ont quitté le Hayat Tahrir Al-Cham, et ont formé les « gardes de la religion » et ont formé des « partisans de Tawhid » «Sous le nom de« salle d’opération » et de « Harredh al-Mu’mineen », l’objectif était une réunion dans la région proche de la ville d’Idleb qui aurait entraîné la mort de dizaines de combattants et de chefs djihadistes. Jusqu’à présent, le nombre est supérieur à 50, mais des corps sont toujours extraits sous les décombres. Avec au moins sept roquettes explosives Ce n’est pas la première la première fois que la coalition internationale cible les dirigeants jihadistes, car il y a au moins deux mois, dans la soirée du 30 juin, les dirigeants d’Al-Qaïda ont également été pris pour cibles. Cinq des nationalités arabes égyptiennes, tunisiennes et algériennes ne savent pas aujourd’hui qui étaient les cibles, mais des chefs de file des premier et deuxième rangs figurent parmi les cibles visées par les États-Unis, qui ont admis avoir visé la région après environ 13 Heures après l’entrée en vigueur d’un cessé le Feu dans la région…

مدير المرصد السوري:: الاستهداف كان لقيادات جهادية من حراس الدين وأنصار التوحيد

OSDH -31 أغسطس,2019

مدير المرصد السوري:: الاستهداف كان لقيادات جهادية من حراس الدين وأنصار التوحيد هذه الفصائل الجهادية التي هي بصورة أو أخرى مقربة من تنظيم “القاعدة” وبعضهم كان قد انشق عن “هيئة تحرير الشام” و شكلوا تنظيم “حراس الدين” كما شكلوا “أنصار التوحيد” تحت مسمى غرفة عمليات “وحرض المؤمنين”، الاستهداف كان لاجتماع في المنطقة الواقعة بالقرب من مدينة إدلب أدى لمقتل العشرات من المقاتلين والقيادات الجهادية، إلى الآن المعلومات تفيد بأن العدد يفوق الـ 50 ولكن هناك جثث لا يزال يجري استخراجها من تحت الأنقاض، الإستهداف كان بـ 7 صواريخ على الأقل شديدة الإنفجار سمعت بالمنطقة، هذا ليس الإستهداف الأول للتحالف الدولي الذي استهدف قياديين جهاديين ، قبل شهرين على الأقل مساء الـ 30 من شهر يونيو / حزيران الفائت جرى أيضاً استهدافات لقيادات بتنظيم “القاعدة” وتحديداً حراس الدين المقربين من تنظيم “القاعدة” أدى لمقتل 8 منهم كان بينهم 5 من جنسيات عربية مصرية وتونسية وجزائرية، اليوم حتى اللحظة لا نعلم من هي الشخصيات التي جرى استهدافها، ولكن هناك قيادات من الصف الأول والثاني من بين الذين تم استهدافهم من قبل الولايات المتحدة الأمريكية التي اعترفت بأنها هي التي استهدفت تلك المنطقة، بعد مضي نحو 13 ساعة من دخول وقف إطلاق النار حيز التنفيذ

Syrie : une nouvelle trêve dans la province d’Idlib, dévastée par quatre mois de bombardements

Une précédente trêve avait été décrétée début août, mais elle n’avait duré que quelques jours et le régime, appuyé par la Russie, avait repris ses raids.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 14h00, mis à jour 31 août 2019 à 20h07

 

Quelques heures avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle trêve, le 31 août, une frappe aérienne russe a touché un établissement de santé dans la province d’Alep, selon l’OSDH. Des membres du personnel ont été blessés.
Quelques heures avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle trêve, le 31 août, une frappe aérienne russe a touché un établissement de santé dans la province d’Alep, selon l’OSDH. Des membres du personnel ont été blessés. OMAR HAJ KADOUR / AFP

La trève aura été de courte durée. Un civil a été tué samedi dans des tirs de missiles du régime syrien sur Idleb, première « violation » d’une trêve ayant débuté en matinée et concernant uniquement l’armée syrienne, après quatre mois de bombardements sur cette région du nord-ouest de la Syrie en guerre, a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Un civil a été tué par des tirs de missiles du régime syrien sur la ville de Kafranbel, le premier martyr depuis l’entrée en vigueur de la trêve », a-t-il déclaré. Le régime syrien avait dans un premier temps cessé ses frappes aériennes, samedi 31 août, sur la région d’Idlib, au premier jour d’une trêve annoncée après quatre mois de bombardements dévastateurs sur cette région du nord-ouest du pays.

Cette trêve avait été annoncée la veille par la Russie, alliée du président syrien Bachar Al-Assad qu’elle aide dans le conflit, particulièrement dans son offensive contre les djihadistes et les rebelles dans la région d’Idlib.

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Damas « se réserve le droit de réagir aux violations »

Une précédente trêve décrétée début août dans cette même région a volé en éclats au bout de quelques jours, le régime ayant repris ses raids après avoir accusé ses adversaires de ne pas la respecter.

A Damas, l’agence officielle Sana avait fait savoir un peu plus tôt que l’armée syrienne avait accepté de respecter l’arrêt des hostilités mais qu’elle « se réservait le droit de réagir aux violations ».

Vendredi, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie a affirmé qu’un accord avait été conclu pour « un cessez-le-feu unilatéral des forces gouvernementales » et appelé « les groupes armés à renoncer aux provocations ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La machine de guerre russo-syrienne à la reconquête de la province rebelle d’Idlib

Fin avril, le régime de Bachar Al-Assad aidé de Moscou a lancé une opération de bombardements aériens, appuyée par l’artillerie, contre la province d’Idlib et les secteurs limitrophes dans les provinces voisines de Hama, Lattaquié et Alep, dominés par les djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda) et où des groupes rebelles sont également présents.

Le 8 août, il a commencé une offensive au sol reprenant de nombreux secteurs, dont la ville stratégique de Khan Cheikhoun au sud d’Idlib et la totalité de la province de Hama.

« Cauchemar humanitaire »

La trêve semble constituer un nouvel effort pour éviter ce que l’ONU a décrit comme l’un des pires « cauchemars humanitaires » du conflit. Depuis la fin du mois d’avril, les bombardements syriens et russes ont tué plus de 950 civils dans la région d’Idlib selon l’OSDH et plus de 400 000 personnes ont été déplacées, d’après l’ONU.

Lire l’éditorial du « Monde » : Syrie : catastrophe humanitaire à Idlib

Les attaques contre des « Syriens innocents à Idlib doivent immédiatement cesser pour que la crise humanitaire puisse prendre fin et le processus politique progresser », a déclaré vendredi le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, après une rencontre avec l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen.

Quelques heures avant l’entrée en vigueur de la nouvelle trêve, l’OSDH a signalé une frappe aérienne russe contre un établissement de santé dans la province d’Alep, qui a blessé des membres du personnel. Selon l’ONU, 43 établissements de santé ont été touchés depuis avril.

L’ensemble de la région d’Idlib, qui abrite quelque trois millions d’habitants, était censé être protégé par un accord sur une « zone démilitarisée », annoncé en 2018 par la Turquie, un allié de groupes rebelles, et la Russie pour séparer les zones gouvernementales des territoires aux mains des djihadistes et insurgés. Mais cet accord n’a pas été respecté et n’a pas empêché l’offensive.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Idlib, une bataille majeure pour les loyalistes alaouites de Syrie

Le régime d’Assad, qui a repris environ 60 % du territoire avec l’aide militaire de Moscou mais aussi de l’Iran et du Hezbollah libanais, s’est engagé à récupérer le reste du territoire, y compris Idlib. De vastes régions aux mains des forces kurdes dans l’Est syrien échappent également au contrôle du régime.

Des chefs djihadistes tués par des frappes américaines

Au moins 40 chefs djihadistes d’Al-Qaïda en Syrie (AQ-S) ont été tués dans des tirs de missiles près d’Idleb, toujours selon l’OSDH. « Des tirs de missile ont visé une réunion de chefs de groupes jihadistes de Hourras al-Din et d’Ansar al-Tawhid ainsi que d’autres groupes alliés à l’intérieur d’un camp d’entraînement, tuant au moins 40 d’entre eux » près d’Idleb, a affirmé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’ONG.

Les Etats-Unis ont indiqué samedi dans un communiqué avoir mené cette frappe : « Cette opération visait des leaders d’AQ-S responsables d’attaques menaçant des citoyens américains, nos partenaires, ainsi que des civils innocents », a indiqué le Pentagone.

Après l’ambiguïté sur son sort depuis des mois … Hay’at Tahrir al-Cham (ex al-Nosra) arrête « le surnaturel Jihadiste Français » – le leader d’un groupe franco-islamique


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Après l’ambiguïté sur son sort depuis des mois … Hay’at Tahrir al-Cham (ex al-Nosra) arrête « le surnaturel Jihadiste Français » – le leader d’un groupe franco-islamique

OSDH-5 janvier 2019

Après plusieurs mois de doute, la question du « surnaturel jihadiste français », Omar Omsen, est revenue pour clarifier les choses. L’Observatoire syrien des droits de l’homme a reçu une copie d’une déclaration publiée par le « bataillon des Ghouraba’/étrangers », qui inclut des combattants de nationalité française, reprochant à l’Organisation de Hay’at Tahrir al-Cham d’arrêter Omsen : « Après avoir été acquitté par le tribunal indépendant de toute accusation d’enlèvement ou de rançon de la petite Yasmin, Omar Omsen est toujours détenu dans les prisons de l’Organisation de Hay’at Tahrir al-Cham. Le juge Abu Abdul Rahman Al-Chami (Zubair al-Ghazzi) avait condamnait le frère Omar à la prison pour 4 mois, suite aux plaintes de trois anciens membres du groupe Ghouraba’, Omar s’est réfugié, après cette décision, à un appel téléphonique qui n’a pas encore été pris en compte, et deux hauts responsables du groupe Ghouraba’ ont été chargés de suivre le dossier d’Omar, ont été à leur tour arrêtés sans accusation jusqu’à présent, le frère Omar est toujours en prison depuis quatre mois, et malgré cela, il reste toujours avec les deux frères, détenus dans les prisons de Hay’at Tahrir al-Cham, où ils ont été transférés pendant plus de deux mois dans une prison dédiée à la sécurité militaire, où aucune visite n’est acceptée, sans aucune nouvelle à leur propos ».

La déclaration rajoute: « En outre, d’anciens prisonniers ont été témoins d’actes de torture et d’injustice en prison, ainsi que de menaces d’exil en Turquie. Omar Omsen est une figure marquante de la société française en adoptant l’idéologie d’al-Qaïda, qui l’a placé sur la liste du terrorisme américain, en plus des pressions internationales sur la Turquie et sur des factions en Syrie pour le capturer, le comité de E’tissam devait, après la conclusion de l’affaire de la petite Yasmine, poursuivre ses efforts et s’efforcer d’appliquer la loi de Dieu d’un point de vue neutre ».

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a publié le 25 novembre 2018 qu’un groupe de combattants de nationalité française avait livré un enfant détenu, la fille d’un ancien « jihadiste » français actif dans leurs rangs, Cette extradition intervient quelques jours après les négociations sur l’extradition de la fillette, qui était détenue dans des conditions inhumaines. Sa libération a été refusée qu’avec le versement d’une somme de 16 000 euros. (…) Et, dans les détails documentés précédemment par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une Belge était l’épouse d’un combattant du bataillon Omar le français, affirmant l’existence de son enfant avec le commandant du bataillon Omar, après la mort de son mari lors d’une des batailles à l’intérieur du Syrien, Les négociations entre les deux parties, la Belge et Omar al-Fransi, au point que Hay’at Tahrir al-Cham donne l’ordre au commandant du bataillon de livrer la jeune fille, mais ce dernier a refusé, ce qui a amené le tribunal à arrêter le “Prince Omar al-faransi »  et d’encercler son groupe à Harem, composé de 17 combattants. Le bataillon a remis la jeune fille à la cour, qui l’a à son tour remis la fillette à la Turquie. (…)
Omar Omsin, connu sous le nom de « surnaturel jihadiste français », est arrivé sur le territoire syrien en 2013 et était le fondateur et le chef d’un bataillon appelé «La brigade des étrangers». Il comprenait des dizaines de combattants français et tunisiens, algériens, Accuser le recrutement de dizaines de jeunes Français et Marocains pour se déplacer en Syrie et se battre dans les rangs des organisations djihadistes.

 

بعد الغموض حول مصيره على مدار أشهر…هيئة تحرير الشام تعتقل “جهادي فرنسا الخارق” -قائد فرقة فرقة فرنسية إسلامية مع آخرين

5 janvier 2019

 

بعد أشهر طويلة من مصيره المجهول، عادت قضية “جهادي فرنسا الخارق”، عمر أومسين إلى التوضح، حيث وردت إلى المرصد السوري لحقوق الإنسان نسخة من بيان أصدرته فرقة الغرباء التي تضم مقاتلين من الجنسية الفرنسية، اتهمت فيه هيئة تحرير الشام باعتقال أومسين، وجاء في البيان:: “”بعد أن تم تبرئته من المحكمة المستقلة من أي اتهامات خطف أو فدية، ضد ياسمين الصغير، لا يزال عمر أومسن معتقلاً في سجون هيئة تحرير الشام، وكان القاضي أبو عبد الرحمن الشامي (زبير الغزي) حكم على الأخ عمر بالسجن أربعة أشهر، بعد ورود شكاوى من قبل ثلاثة أعضاء سابقين في فرقة الغرباء، لجأ الأخ عمر، بعد هذا الحكم، الى مكالمة لم تؤخذ في الاعتبار بعد، وقد تم تكليف اثنان من كبار المسؤولين في فرقة الغرباء بمتابعة ملف الأخ عمر، تم احتجازهم بدورهم من قبل هيئة تحرير الشام دون سبب، ولم يُدعى عليه أنهم ارتكبوا أي جريمة حتى الآن، قضى الأخ عمر حكما كاملا بالسجن لمدة أربعة أشهر على الرغم من ذلك، لا يزال الأخ عمر أومسين والأخوة الاثنين محتجزين في سجون تحرير الشام وتم نقلهم لأكثر من شهرين الى سجن عسكري مخصص، لشؤون الأمن الداخلي أمني حيث لا يتم قبول أي زيارة، وليس لدينا أي أخبار عنهم””.

وأضاف البيان:: “”علاوة على ذلك فقد شهد السجناء السابقين التعذيب والظلم في السجن، فضلا عن التهديدات بالنفي الى تركيا، ويعتبر عمر أومسن أحد الأشخاص البارزين في المجتمع الفرنسي من خلال تنبيه لفكر القاعدة، ما جعله يصنف أمريكيا على لوائح الإرهاب، وهناك ضغوط دولية على تركيا وكذلك على فصائل في سوريا من أجل الحصول عليه، وبعد الانتهاء من قضية ياسمين الصغيرة، كان لزاما على “لجنة الاعتصام” لمواصلة جهودها وسعيها في تطبيق شرع الله من وجهة نظر محايدة ونحن نذكر خضوعنا الكامل لها، مهما حدث””.

ونشر المرصد السوري لحقوق الإنسان في الـ 25 من تشرين الثاني / نوفمبر الفائت من العام 2018، أن مجموعة تضم مقاتلين من الجنسية الفرنسية، عمدت لتسليم طفلة محتجزة لديهم، وهي ابنة “جهادي” فرنسي سابق، كان ينشط في صفوفهم، إلى محكمة تحرير الشام في إدلب التي سلمتها لحكومة الإنقاذ، والتي سلمتها بدورها لتركيا لتسليمها إلى والدتها البلجيكية وسفارة بلادها، وتأتي عملية التسليم هذه بعد أيام من التفاوض حول تسليم الطفلة التي احتجزت في ظروف غير إنسانية، وجرى رفض الإفراج عنها إلا بالحصول على مبلغ مالي وصل لنحو 16 ألف يورو، بعد مطالبات بمبلغ أكبر وصل لأكثر من 50 ألف يورو، وفي التفاصيل التي كان وثقها المرصد السوري لحقوق الإنسان في وقت سابق، فإن سيدة بلجيكية كانت زوجة مقاتل في صفوف كتيبة عمر الفرنسي، ادعت بوجود طفلتها مع قائد الكتيبة وهو عمر الفرنسي، بعد مصرع زوجها في إحدى المعارك في الداخل السوري، وتطور السجال بين الطرفين، -السيدة البلجيكية وعمر الفرنسي- لحين وصل الأمر لقيام هيئة تحرير الشام بمطالبة قائد الكتيبة بتسليم الطفلة، إلا أن الأخير رفض تسليمها، ما دفع المحكمة التابعة للهيئة لاعتقال “الأمير عمر الفرنسي” ومحاصرة مجموعته في حارم والمؤلفة من 17 مقاتلاً، ومن ثم تسليم الكتيبة للطفلة إلى المحكمة، والتي بدورها عمدت لتسليمها إلى تركيا، كما نشر المرصد السوري في الـ 17 من نوفمبر من العام 2018، أنه رصد تحركات خلقت توتراً في مدينة حارم الواقعة في القطاع الشمالي من ريف محافظة إدلب، وفي التفاصيل التي حصل عليها المرصد السوري فإنه وبعد حل التوتر والخلاف بين كل من هيئة تحرير الشام وتنظيم حراس الدين، في منطقة حارم، على خلفية اعتقالات جرت بحق عناصر غير سوريين من حراس الدين، أقدمت مجموعات من هيئة تحرير الشام على محاصرة مقر لمقاتلين في تنظيم حراس الدين من الجنسية الفرنسية، حيث جرى إطلاق نار كثيف في محيط المقر من قبل المجموعة التي حاصرت المبنى، فيما تجري محاولات لتهدئة الأمور وحل الخلاف مجدداً وإنهاء التوتر، ويأتي هذا التوتر في أعقاب التوتر السابق الذين نشره المرصد السوري لحقوق الإنسان في الـ 15 من نوفمبر من العام 2018، حيث رصد ونشر المرصد حينها أن توتراً جديداً بين تنظيم حراس الدين الرافض لاتفاق نزع السلاح وهيئة تحرير الشام الغامضة في موقفها، وذلك في ريف محافظة إدلب الشمالي، وفي التفاصيل التي رصدها المرصد السوري فإن التوتر الجديد جاء على خلفية اعتقال تحرير الشام لـ 7 مقاتلين من حراس الدين من جنسية غير سورية وذلك في منطقة حارم بريف إدلب الشمالي، لترد حراس الدين باستنفار في المنطقة ونشر حواجز، وسط تبادل التهم بين الطرفين عن أسباب وطبيعة هذه الاعتقالات، بالتزامن مع مخاوف من اندلاع اقتتال جديد في المنطقة، إذ تسعى أطراف مقربة من الطرفين للتدخل بغية حل الخلاف والتوصل إلى اتفاق بين الطرفين

في حين نشر المرصد السوري في الـ 17 من أغسطس من العام المنصرم 2018، أنه لا تزال المعلومات متضاربة حول صحة الأنباء الواردة عن اعتقال هيئة تحرير الشام، للقيادي الجهادي الفرنسي عمر ديابي والمعروف باسم “عمر أومسين”، حيث يلف الغموض قضية اعتقال أومسين الذي شغل منصباً قيادياً رفيعاً ضمن القسم “الجهادي” من الفصائل العاملة على الأراضي السورية، عبر استلام قيادة “فرقة الغرباء” التي أسسها بنفسه، وتضم مقاتلين غربيين ومغاربة وأفارقة، وفي التفاصيل التي وثقها المرصد السوري لحقوق الإنسان عن عمر أومسين فإن القيادي ينحدر من أصول سنغالية ويحمل الجنسية الفرنسية، ووردت معلومات عن اعتقاله وإيداعه في أحد السجون غير المعلنة لهيئة تحرير الشام، بتهمة محاولة شق الصف وإقناع مقاتلي تحرير الشام غير السوريين، بالانضمام إلى صفوف الفرقة التي أسسها في العام 2013، عند دخوله للأراضي السورية، قادماً من مكان إقامته في مدينة نيس بفرنسا، كما أن فرقة الغرباء التي تأسست من قبل عمر ديابي، شاركت في معارك السيطرة على محافظة إدلب، كما شاركت في عمليات الاقتتال ضد الجبهة الوطنية للتحرير، والفصائل الإسلامية العاملة في إدلب وريف حلب الغربي، على الرغم من مشاركتها في مساعي وقف الاقتتال مع تنظيم جند الأقصى الذي بايع قسم من عناصره تنظيم “الدولة الإسلامية” لاحقاً، فيما أصيب أومسين خلال معارك في الشمال السوري، ورغم تأكيدات مصادر فرنسية ومصادر أخرى مقربة من عائلة أومسين في فرنسا، إلا أن مصادر أخرى نفت مقتله، وادعت تضليل فرقته، للرأي العام لتتمكن من نقل أومسين بعد إصابته، وعلاجه في دولة مجاورة، ليعود ويظهر في شريط مصور في آب / أغسطس من العام 2016

كذلك فإن “عمر أومسين” والملقب بـ “جهادي فرنسا الخارق”، وصل إلى الأراضي السورية في العام 2013، وكان مؤسساً ومتزعماً لكتيبة اسمها “فرقة الغرباء”، وتضم عشرات المقاتلين الفرنسيين ومقاتلين من الجنسيات التونسية والجزائرية والمغربية وأخرى أفريقية، حيث كان “أومسين” متهماً بتجنيد عشرات الشبان الفرنسيين والمغاربة، للانتقال إلى سوريا والقتال فيها ضمن صفوف التنظيمات الجهادية.

2 révolutions parasites : celle des Kurdes et celle des djihadistes de “Daech”


“Le drame de la révolution populaire syrienne est qu’elle a accouché de 2 révolutions parasites : celle des Kurdes et celle des djihadistes. Les Occidentaux ne voient la crise syrienne qu’à travers le prisme des djihadistes et les Turcs par le prisme des Kurdes.” François Burgat, La Grande Table

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/comprendre-lislam-politique
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Visages du terrorisme contre les populations en Syrie

«ثورتان طفيليتان» كرديّة و «داعشية» صادرتا الانتفاضة الشعبيّة «السورية»

François Burgat

 ٢ نوفمبر/ تشرين الثاني ٢٠١٦

النزاع في سورية، كان في الأساس ولا يزال انتفاضة شعب على ديكتاتور. ومنذ خمس سنوات، تعاظم تعقيد الأزمة وتدولت. وبدا أن الثورة الشعبية الأولى «حجبت» حركتين أخريين هما تعبئة الكرد وتعبئة الجهاديين، ولهاتين غايات وأساليب عمل مختلفة. فالكرد يريدون «أقل» (مما يريده الطرفان الآخران): فهم لا يرغبون في الحلول محل بشار الأسد في دمشق، ويسعون في بلوغ الحلم الذي حيل بينهم وبين إدراكه أواخر حقبة السلطنة العثمانية، وهو الإقرار لهويتهم الثقافية بحقها في كيان دولة سياسي. وتريد الجماعات الإسلامية الجهادية «أكثر» (مما يريده الكرد والغالبية العربية)، أي الأراضي الإقليمية السورية وإليها بلاد المسلمين السنّة، ما وراء الحدود، حرة من كل تدخل غربي وشيعي.

وتذرُّع النظام بـ «الثورتين الطفيليتين» هاتين، جرّ الثورة الشعبية الكبيرة الى المأزق الذي تتخبط فيه اليوم. فلوح للكرد تباعاً بالتنازلات والمواجهات، ونجح في تفريق بقية المعارضة وتقسيمها. وتوسل بفزاعة «الجهاديين» الى الطعن في المعارضين وتحريض الرأي العام الغربي والإقليمي والدولي، عليهم. فصادر من اختاروا «الثورة على حدة»، تدريجاً، معركة المعارضة، وسطوا على معظم الوجه المرئي منها. فاختصرت الأزمة، البالغة التعقيد في مراحلها الأولى، في صورة بالغة البساطة اقتصرت على سحق النظام والروس وإيران معظم المعارضة التي تحركها إرادة تحرر. والمجتمع الدولي يندّد بالأعمال العسكرية، لكنه يرفض التدخل بغير البيانات في عملية ساهم تردّده مساهمة راجحة في حصولها على النحو الذي تحصل عليه.

ويلاحظ أن تدويل النزاع جرى على صورة بالغة التفاوت والخلل. فالذين أيدوا النظام وساندوه تولوا تأييده ومساندته بهمة ثابتة ودائبة، ولم يترددوا في معالجة قلب الموضوع: فحاصروا ديبلوماسياً مجلس الأمن، وحرصوا على ترجيح كفة النظام العسكرية. فإيران، في معسكر دعم النظام، تخشى بروز جماعات سنّية متطرفة في جوارها. ولم يكن لروسيا، في أول الأمر، ميل أيديولوجي غالب، وأرادت معاقبة الغربيين على إقحامهم سياستهم في «مربعها» الأوكراني، ومزايدتهم الليبية.

وأشاح أنصار المعارضة الأجانب بوجوههم عن الانتفاضة الشعبية، وصبّوا اهتمامهم على معالجة «الفرعين»، الكردي و «الجهادي». فالأتراك لا يرون من الأزمة إلا ما يثير مخاوفهم من التوسع الكردي. وشاغل الدول الغربية الأوحد هو تقليل الخطر الإرهابي على بلادهم وأراضيهم الوطنية والإقليمية. فماشوا، من غير تبصّر استراتيجي، السياسة الداعية الى «محاربة داعش جميعاً ولا أحد غير داعش». وهذا عمى يشبه عمى الثور حين يلوّح له بالخرقة الحمراء. فهم أعانوا بشار الأسد على التخفف من عبء محاربة «داعش»، وأطالوا أمد الأزمة نتيجة سياستهم هذه. وهكذا يتركون الروس يسحقون المعارضة، بل يتواطأون معهم على سحقها، خدمة لمصالحهم المباشرة والقريبة.

والجواب عن سؤال يتناول الوجه المذهبي للصراع منذ بداياته (قيام غالبية سنية على قلة علوية) لا يمكن إلا أن يكون ملتبساً. فطيف المذهبية في سورية «مرجعه» أو «ركنه» هو اغتيال 83 تلميذاً في مدرسة حلب العسكرية عام 1979 قام به ضابط بعثي ضمّه «الإخوان المسلمون» في ما بعد إلى صفوفهم (ونجم عنه، في أعقاب 3 سنوات، هجوم الجيش على مدينة حماة وتدميرها وارتكاب مجزرة في حق أهاليها). وتقدّر الإحصاءات نسبة العلويين آنذاك من جملة السكان بـ10 في المئة، ومعظم تلاميذ المدرسة الحربية هم من العلويين! وتنبغي مقارنة طرفي هذه المعادلة. ومنذ 1980، أعلن «الإخوان» إدانتهم من غير لبس مبدأ شن حرب طائفية على العلويين، وحصروا نضالهم ومعارضتهم بأصحاب السلطة والجهاز الأمني الاستخباراتي الذي أنشأه النظام، وأرساه بعيداً من دعاوى «البعث» العلمانية، على أسس طائفية. فكان ذلك سبباً في نزاع مزمن مع الجهاز القمعي الذي وحَّده السوريون في حرف «العين» كناية عن العلويين الذين يخشى ذكرهم بالاسم.

وإدانة انتفاضة 2011 الشعبية، في ضوء هذا الجانب السلبي من النظام، تبسيط مجحف في حقها، فالنظام هو صاحب المبادرة لإرساء الطائفية، ويتحمّل المسؤولية عن انفجار الحرب الطائفية، وعن إعمال هذا الاحتمال في تفريق معارضيه. وكسب النظام جزئياً مسعاه في التفريق الطائفي، فصبغ صورة الثورة بصباغ «سنّي»، وحمل أهل السنة على العسكرة، مدركاً أنهم غالبية السكان. وبعد 8 أشهر على بدء الانتفاضة في شتاء 2011، كانت كل قياداتها العسكرية تقريباً من السنّة.

وتوسّل النظام لتسريع هذه الوجهة إعمالاً انتقائياً للقمع: فاقتصر قمع المتظاهرين الدروز على رائحة الغاز المسيل للدموع، وهذا أمر نادر في سورية. وجبهت التظاهرات السلمية في الأحياء السنية، منذ البداية بزخّات الرصاص، وأعفي مسلحو «داعش»، على غرابة ذلك، من الرصاص القاتل. والقول أن النظام تفادى الانهيار نتيجة مساندة الأقليات التي أرعبها التطرف «الجهادي»، يجافي الحقيقة. فصموده يعود الى الأمصال العسكرية التي مدته بها طهران أولاً، بواسطة قوات «حزب الله»، ثم موسكو، الى الميليشيات الشيعية العراقية والأفغانية التي حشدها النظام تحت لواء مزاعمه العلمانية! ولا ننسَى حرص الدول الغربية على حماية «الأقليات» حصراً، على حساب الغالبية.

ولا شك في أن نظام الأسد تلاعب بالجماعات «الجهادية»، في العراق ولبنان، في العقد الأول من القرن الواحد والعشرين، واستعملها في خدمة سياسته، على شاكلة تلاعب الجيش الجزائري بالجماعات المسلحة والإسلامية الجزائرية في تسعينات القرن الشعرين. فأطلق، منذ أيار (مايو) 2011، السجناء الإسلاميين جماعات، على يقين من التحاقهم بـ «الجهاديين». وهؤلاء الذين سرحوا من السجون انضموا الى جماعات «جهادية»، غير «داعش». فـ «داعش» هو صنيعة النظام على معنى محدد: فالنظام غذّى بقمعه الأعمى التطرف «الجهادي» الذي رفد «داعش» من غير عناء، بالأنصار والمسلحين. ومَنْ تعمّد الأسد القضاء عليهم هم المعارضون المحترمون، وليس الفزاعات التي تمنى لها حياة مديدة! فأخلى مدينة تدمر من غير قتال، في 27 آذار (مارس) 2015، ودعا الغربيين الى الفرجة على «داعش» وهو يدمر هياكل «لؤلؤة الصحراء». ومتفجرات دمشق الأولى، وإخراجها المسرحي الفج، كان عسيراً على «داعش» أو «النصرة» تدبيرها.

لا ينفي ذلك امتلاك «داعش» كياناً تاريخياً لا ينكر. فهو ثمرة استقلال الجناح المتطرف من المعارضة العراقية في وجه الجيش الأميركي أولاً، ثم في وجه نظام المالكي «الطائفي» ببغداد. والفريق المتحدر من الميدان الأفغاني لم يلبث أن «تعرقن» قبل أن يوافي الأراضي السورية. وساهمت الدول الغربية في تقويته حين تخلّت عن الذين لم يستوفوا، في نظرها، شروط «العلمانية»، وفاقمت بأسهم وحملتهم على الالتحاق بصفوف «الجهاديين».

وتعجز السياسات الغربية، والسياسة الفرنسية في صدارتها، عن فهم دور الثقافة الدينية في المجتمعات المسلمة، غداة خروج الجنوب من السيطرة الاستعمارية إلى مرحلة ما بعد الكولونيالية. فهذه المجتمعات، وفي هذه المرحلة، تُعمِل ثقافتها الدينية في خدمة هويتها وتحصينها، على نحو لا مثيل له في الثورة الحداثية الغربية. فأثمرت المساندة الفرنسية للثورة السورية تنديد قطاعات واسعة من التيارات اليسارية العربية والأوروبية، «المناهضة للإمبريالية». لكن هذه المساندة، من وجه آخر، لم تفلح في احتواء التدخل العسكري الإيراني والروسي، ولم تبلغ مقداراً يتيح لها مثل هذا الاحتواء.

سقوط الموصل، في حزيران (يونيو) 2014، وانهيار الجيش العراقي أولاً، نهض قرينة على خطأ اعتبار «الجهادية» حاشية طرفية على هامش القوس السياسي. فهم أظهروا طاقة لا تنكر على التناغم العميق مع قطاعات من الجمهور العراقي. وانخرطت دول غربية (فرنسا في طليعتها)، قبل أي عملية إرهابية على أراضيها، في قتال «داعش»، أي في صف القوى العاملة على إدامة سيطرة النظام السوري، وإدامة الأزمة. فحين حل «الشتاء الإسلامي»، استعادت دمشق غطرستها، وامتنعت عن تقديم أضعف تنازل يوحي بإمكان التفاوض على مخرج معقول من الحرب. وهذا القرار كان خطأ استراتيجياً وتكتيكياً، ولم يساهم قيد شبر في تحصين أمن الفرنسيين في الداخل، بل ساهم في إضعافه.

وليس من الحكمة استبعاد قتال تنظيم «داعش»، على ألا يكون قتاله الحل الوحيد! فإحراز انتصار عسكري عليه لن يؤدي إلا الى انتشاره في بلدان، وإلى إرجاء التصدّي للمعضلات التي نجم ظهوره عنها، فمن يحصي المرات التي «حررت» فيها الفلوجة من «الجهاديين» منذ 2004؟ وماذا يحصل حين لا يُترك، غداة التحرير، حل سياسي معقول؟ لا تلبث التربة الغنية أن تلد «جهاديين» جدداً، أو أن تصدّر «جهاديين» الى الجوار. فـ «داعش» هو وليد «إجازة القتل» التي منحها النظام السوري، وليس السبب في الأزمة. وبينما يصور «داعش» أعمال النحر على أشرطة ملونة وبطيئة، يتولى النظام أعمال القتل مضاعفة، ويلقي بمسؤوليتها على معارضيه.

نحن (الغربيين) وقعنا في هذا الشرك، وغفلنا عن نتائج تخلينا عن مساندة مَن يقاتلون في إطار وطني، ويقرون بهذا الإطار وحده.

* مدير بحوث في المركز الوطني للبحوث العلمية، صاحب «فهم الإسلام السياسي. مسار بحث في الاختلاف الإسلاموي (1973 – 2016)»، عن «لوموند» الفرنسية، 23-24/10/2016، إعداد منال نحاس.

NON AU TERRORISME DES FANATIQUES d’ALLAH


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Le trio : Muet, sourd et aveugle…

ILS NE PASSERONT PAS…

Il est hallucinant de remarquer jusqu’où la politique d’inaction et de silence assourdissants des états, des forces démocratiques, des partis, des syndicats, des  militants de la gauche et des organisations des droits de l’homme, françaises comme internationales, nous a conduit, face aux carnages qui se déroulent depuis 5 ans au Proche et au Moyen orient (au Yemen, en Libye, en Iraq, en Syrie, ainsi que face au terrorisme des sionistes pratiqué depuis des décennies par l’état d’Israël contre le peuple Palestinien).

L’ONU et les Etats Nations ont laissé la situation arriver à un point de pourrissement tel que l’on observe actuellement et on récolte les conséquences, et toujours, sans qu’aucune solution juste ne soit proposée face à l’oppression des dictatures (telle que pratiquée par le régime syrien contre les civils).

L’indifférence et baffouage des principes et valeurs des droits de l’homme, menés par les Etats nations dans les zones en ébullition dans le monde arabe, les deux poids deux mesures face à la barbarie, aux répressions et aux massacres pratiqués quotidiennement par les pouvoirs en place, le mensonge et l’inaction face aux appels de secours des civils, ont laissé l’accès libre aux idées des extrémistes et fanatiques d’allah de s’infiltrer dans les cerveaux de certains jeunes aux âmes fragiles, et s’accaparer injustement des luttes des peuples épris de justice, de liberté et de démocratie.

Tant que les bombes au phosphore, à fragmentation, au TNT, de la Russie et du dictateur syrien continuent de tuer les civils, cela est, aussi, équivalent à laisser les portes ouvertes à la terreur des salafistes/jihadistes, aux idées radicales portées par l’organisation extrémiste “Daech”, de répandre sa terreur dans le monde,

Tans que l’intérêt économique prime sur toute autre solution de justice,

Tant que l’hypocrisie des pays occidentaux restera  la seule réponse face aux revendications populaires de la région au Moyen-Orient, les jihadistes vont nous tenir en étaux pour semer la terreur dans notre vie,

Ne laissons pas les extrémistes confisquer nos luttes,

Ne laissons pas le désespoir nous prendre en otage,

Ne restons pas indifférents face à la souffrance, à l’injustice et aux massacres,

Combattons la philosophie du néant et du sang, pratiquée par les dictateurs et les jihadistes…

Réagissons, condamnons, trouvons des solutions urgentes pour la paix et la justice.

Poutine promet d’anéantir avec Assad le peuple syrien


V.-Poutine-et-B.-al-Assad-

V.-Poutine promet d’anéantir avec al-Assad la population syrienne

Poutine promet de soutenir Damas, y compris militairement

Lundi 29 Juin 2015

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a affirmé lundi à Moscou avoir reçu des assurances du président russe, Vladimir Poutine, que son pays continuerait à aider la Syrie, y compris militairement. “J’ai reçu une promesse du président Poutine qu’il allait soutenir la Syrie, politiquement, économiquement et militairement”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse commune avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, et après une rencontre avec le dirigeant russe.

La Russie est un allié de premier plan du régime de Bachar el-Assad qu’il a soutenu depuis le début du conflit en mars 2011. Son appui s’est traduit par des vétos au Conseil de sécurité de l’Onu chaque fois que les Occidentaux ont voulu condamner Damas ainsi que par une assistance militaire et financière. Moscou a également accueilli deux séances de négociations entre le régime et une opposition tolérée mais peu représentative, qui n’ont pas abouti à des conclusions concrètes d’autant que l’opposition en exil, soutenue par l’Occident, n’y participait pas.

M. Poutine, après sa rencontre avec M. Mouallem, a assuré que son pays continuerait à se ranger du côté du régime syrien, faisant ainsi taire les rumeurs et les affirmations d’analystes sur un prétendu changement de position de Moscou. “Nous sommes convaincus qu’au final, le peuple syrien sera victorieux. Et notre politique, qui vise à soutenir la Syrie, les dirigeants syriens et le peuple syrien, reste inchangée”, a affirmé le président russe.

Il a également discuté de la possibilité de constituer une nouvelle coalition internationale pour combattre le “terrorisme”, notamment le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle des pans entiers en Syrie et en Irak. “Si les dirigeants syriens considèrent l’idée d’une coalition acceptable et possible, nous ferons tout notre possible pour vous soutenir. Et nous utiliserons nos relations, qui sont bonnes avec tous les pays de la région, pour tenter de créer à tout prix une telle coalition”, a déclaré M. Poutine.

Selon lui, pour lutter contre le “terrorisme”, “tous les pays de la région doivent joindre leurs efforts”. “Tous nos contacts avec les pays de cette région montrent que lorsqu’il s’agit de combattre le soi-disant Etat islamique, chacun est prêt à combattre ce mal. Cela s’applique à la Turquie, à la Jordanie, à l’Arabie saoudite”, a-t-il ajouté.

Mais M. Mouallem s’est montré sceptique. “Je sais que Poutine est un homme qui fait des miracles, mais une alliance avec l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar ou les Etats-Unis nécessite un grand miracle”, a-t-il dit avec humour. “Comment ces pays qui ont encouragé et financé le terrorisme peuvent-ils devenir des alliés contre le terrorisme”, a-t-il souligné. Le régime syrien accuse ces pays de financer les rebelles qu’il combat depuis plus de quatre ans.

http://www.lorientlejour.com/article/932051/poutine-promet-de-soutenir-damas-y-compris-politiquement.html

TIMBUKTU… à voir absolument فيلم موريتاني يواجه القاعدة


٠”تمبكتو” فيلم موريتاني يواجه القاعدة

فيلم تومبوكتو فيلما مميزا نال الاعجاب في المهرجانات الدوليه،ويروي قصه عائله كانت تنعم بظروف حياه هادئه في شمال مالي حتي وصول الجهاديين اليها.

وكان الفيلم الوحيد الذي دخل مسابقه السعفه الذهبيه  في الدوره الاخيره لمهرجان كان السينمائي. ونال جائزه (فرانسوا شالي) وهي جائزه تمنح علي هامش المهرجان من قبل لجنه تحكيم مكونه من الصحفيين

وقد أشاد نقاد ونجوم مهرجان “كان” السينمائي بشجاعة المخرج الموريتاني، عبدالرحمن سيساكو، الذي يتناول في فيلمه موضوع التطرف الديني الذي يجتاح دول الساحل الإفريقي، ويقدم مدينة “تمبكتو”، المعروفة بتاريخها الثقافي وانفتاحها على العالم فنيا وثقافيا، ضحية للعنف الذي تمارسه القاعدة في المدن والقرى الإفريقية التي قامت بغزوها وأعلنتها دولا إسلامية تحكمها بقوة السلاح والسوط وبفتاوى بعيدة عن تقاليد وأعراف إفريقيا.

وفي الفيلم، يواجه إمام جامع تمبكتو، الذي يمثل الإسلام المعتدل، التطرف ببدء حوار مع مجموعة تمثل القاعدة حول مفاهيم الإسلام، وفتاوى زواج القاصرات بالقوة، ومنع الموسيقى، وتحريم عمل المرأة وغيرها. ويسألهم إمام الجامع: من أرسلكم لتطبيق هذه القوانين البعيدة عن الإسلام؟ ولماذا تحرمون كل شيء حتى لعبة كرة القدم لشباب المدينة؟ وهنا يترك أعضاء القاعدة الجامع، ويطالبون الإمام بالطاعة وتطبيق الشريعة الإسلامية دون تقديم إجابات عن تساؤلاته.وفي تحدٍّ لعناصر القاعدة، يقيم شباب القرية مباراة لكرة القدم ولكن دون كرة، ويجرون وراء كرة افتراضية، وتتعالى صيحاتهم دون أن نرى أي كرة في الملعب. ويضع الموقف الغريب عناصر القاعدة في حيرة، فيتركون الشباب يلهون بالكرة الافتراضية. كثيرة هي مشاهد الكوميديا السوداء في الفيلم، لعل أبرزها مشهد تعذيب المغنية التي حكمت عليها محكمة جهادية بالجلد 22 جلدة، واستمرت في الغناء أثناء تنفيذ العقوبة، ثم تنهار وتترك في العراء.

Visionnez la bande-annonce, les extraits et teasers du film Timbuktu, réalisé par Abderrahmane Sissako, avec Ibrahim Ahmed, Toulou Kiki, Abel J…
Timbuktu

Timbuktu

Timbuktu – Extraits VOST : bandes-annonces
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  • Date de sortie :  10 décembre 2014
  • Réalisé par : Abderrahmane Sissako
  • Avec : Ibrahim Ahmed, Toulou Kiki, Abel Jafri, …..
  • SYNOPSIS

    Des djihadistes ont investi un village pas très loin de Tombouctou. Face à eux, les habitants tentent de se rebeller comme ce modeste éleveur de vaches dont la préférée se nomme GPS, son épouse, brillante et sage, et leur belle petite fille. Un sage tente de faire entendre la voie de la raison et du Coran. Mais les extrémistes excités refusent de l’entendre : ils organisent des mariages forcés, prétendent faire porter des gants aux femmes qui travaillent, traquent ceux qui se réunissent, la nuit, dans une chambre, pour y faire de la musique et interdisent le foot…

    LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 10/12/2014

    On aime beaucoup

    En avril 2012, la ville de Tombouctou tomba aux mains des djihadistes, qui soumirent la population à la loi islamique, jusqu’à l’intervention des militaires français et maliens, en janvier 2013. Avec une réactivité digne de Holly­wood, où l’actualité brûlante est vite recyclée en sujet de film, le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako reconstitue cette occupation pour le grand écran. Il le fait avec une formidable liberté. Timbuktu n’a rien de ces films à chaud, mimant l’urgence d’une réalité bouleversée. C’est une oeuvre réfléchie qui affirme ses choix, souvent audacieux. Une oeuvre de courage.

    Une gazelle s’enfuit, poursuivie par des djihadistes dans une jeep. Des masques africains traditionnels se brisent sous les balles. Dès les premières images, Sissako, qui a un oeil d’esthète (Bamako, 2006), parle dans un langage visuel, symbolique et universel. Un Touareg qui vit avec sa femme et sa fille dans les dunes, près de Tombouctou, incarne le bonheur, l’harmonie — pres­que trop parfaitement. Mais autour d’eux, les autres tentes ont dis­paru : la terreur a fait le vide. L’image du bonheur est donc aussi l’image d’une résistance. Comme celle de ce groupe d’amis qui, dans la nuit, chantent et font de la musique. La scène prend une valeur exemplaire : gratter une guitare, c’est braver l’interdit de la loi islamique. Fredonner une chanson, c’est un cri d’indépendance.

    Les extrémistes religieux ont rendu la population de Tombouctou héroïque, nous dit Sissako. D’une femme qui vendait des poissons dans les rues, ils ont fait une allégorie de la liberté : parce qu’elle a refusé de se soumettre à leur pouvoir et de couvrir ses mains. La logique des représentations traditionnelles s’inverse : les asservis sont montrés avec grandeur, comme des icônes, et les oppresseurs sont, eux, des figures presque banales. L’un d’entre eux, Abdelkrim, est un homme en conflit avec les interdits qu’il est chargé de faire respecter et avec les désirs qu’il est censé condamner. Il se cache pour fumer, il convoite une femme mariée qu’il courtise comme un adolescent maladroit et ridicule.

    Faire des fanatiques des histrions de comédie, c’est leur infliger une gifle magistrale. Dans la guerre de l’organisation de l’Etat islamique, les images des combattants (notamment français) sont des outils de propagande. Dans Timbuktu, le pouvoir de ces images est brisé : les guerriers ne sont que des pantins. Depuis sa présentation à Cannes, où le jury l’a incompréhensiblement ignoré, le film paraît avoir encore gagné en pertinence. Chaque plan ruine l’entreprise de terreur des djihadistes. Sans, pourtant, mésestimer leur pouvoir. Quand l’horreur surgit (la lapidation), elle est repoussée par une scène étonnante où Abdelkrim, envoûté peut-être par une magicienne de la ville, dépose les armes et se met à danser, à faire l’oiseau.

    Aux barbares obnubilés par des sacrilèges minuscules (un ourlet de pantalon trop court ou trop long), le film oppose une vision plus vaste. Une interrogation sur l’humanité et la violence. Au milieu d’une étendue d’eau dans le désert, un homme en tue un autre et ce crime n’a rien à voir avec l’islam. Dans ce décor presque biblique, c’est une haine et un meurtre à la Caïn et Abel qui ont surgi, vieux comme le monde. Heureusement, des lois, des valeurs demeurent pour celui qui reconnaît sa faute, pour celui qui pardonne. La sauvagerie n’est jamais devenue la norme. Toutes les tyrannies ont été combattues et celle des djihadistes ne triomphera pas, affirme Sissako. Qui admet seulement leur pouvoir de nous jeter dans un monde chaotique : il le décrit sur le ton de la fable à travers l’histoire d’une vache perdue, qui s’appelait GPS… Pour nous aider à ne pas être désorientés restent l’intelligence, l’esprit, l’humour, le raffinement, la beauté. Toutes les qualités de Timbuktu. — Frédéric Strauss

    En savoir plus sur http://www.telerama.fr/cinema/films/timbuktu,491849.php#8oLMl2wdFd8VEYpq.99

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