Jeffrey à Deir Ez-Zor: Les forces américaines resterons.. et l’égalité entre Arabes et Kurdes


 

Forces américianes 2019

Jeffrey à Deir Ez-Zor: Les forces américaines resterons.. et l’égalité entre Arabes et  Kurdes

Al-Modon – Mercredi 10/07/2019

Pour la deuxième fois en un mois, la base américaine dans la zone du puit de pétrole à l’est de Deir Ez-Zor, a vu en une seul mois deux réunions de hauts responsables américains avec les parties syriennes locales, selon notre correspondant Mohammed Khalaf.

Mardi, l’envoyé spécial américain en Syrie, Jamis Jeffrey, l’ambassadeur américain William Ruback et le commandant américain en Irak et en Syrie, le général Black Miran sont arrivés à la base.
Les sources du « Modon »  ont indiqué que la délégation américaine avait tenu deux réunions: dans la première, en présence des deux coprésidents du « Conseil civil de Deir Ez-Zor », Ghassan Al-Yousef et Laila Al-Hassan. La délégation américaine a confirmé qu’une partie des troupes américaines devant se retirer y resterait dans le cadre de l’engagement des États-Unis de défendre la région et d’assurer sa sécurité et sa stabilité.
Hajim al-Bachir, représentant de la tribu Baggara, et Jamil Rachid al-Hafel, représentant de la tribu al-Okeidat, la plus grande tribu de l’Est syrien, se sont joints à la deuxième réunion. La délégation américaine a souligné son attachement à une répartition équitable du pouvoir et des ressources dans la région et à son soutien économique, ainsi qu’à une représentation réelle de tous les habitants des régions, dans toutes ses composantes, afin de créer un équilibre politique dans le nord-est de la Syrie et de développer la bonne gouvernance.
Dans ce contexte, Jeffrey a annoncé le retour de la mission diplomatique américaine, qui s’était précédemment retirée de Syrie, à la suite de la décision de Trump de retirer l’armée sur place. Il a annoncé le retour des programmes parrainés par le département d’État, notamment le programme « Star », qui soutient la bonne gouvernance et les élections locales. C’est un signe qu’il y a un effort américain pour organiser des élections dans la région, pour former des dirigeants locaux acceptables pour la population, pour gérer leurs affaires.
Notre correspondant a appris que la délégation américaine a tenu une réunion non annoncée avec les dirigeants kurdes de la région, axée sur le transfert des pouvoirs militaires et de la sécurité à la composante arabe, afin de créer un équilibre effectif dans la direction des « Forces démocratiques syriennes ».
Jeffrey a insisté lors de ses entretiens sur la survie des forces américaines jusqu’à l’annonce d’une solution permanente au problème syrien et a annoncé que le retrait d’une partie des forces américaines serait couvert par les alliés, comme le confirme le journal “Foreign Policy”, qui a confirmé l’approbation de Londres et de Paris pour renforcer sa présence militaire en Syrie. Entre 10 et 15%, alors que l’Italie s’apprête à annoncer son accord sur l’invitation américaine à contribuer à combler le vide laissé par le retrait de certaines troupes américaines, le journal a annoncé qu’un certain nombre de pays des Balkans et de la Baltique enverraient une « poignée » de soldats confirmant leur engagement à soutenir la position américaine. Alors que l’Italie envisage la décision d’envoyer des forces militaires dans la région. Lundi, l’Allemagne a rejeté une demande américaine d’envoi de troupes en Syrie et a annoncé son intention de ne poursuivre que les contributions militaires actuelles à l’alliance contre l’organisation « Daech ».

جيفري في ديرالزور: بقاء القوات الأميركية..ومساواة العرب والأكراد

المدن – عرب وعالم | الأربعاء 10/07/2019

جيفري في ديرالزور: بقاء القوات الأميركية..ومساواة العرب والأكراد Getty ©
للمرة الثانية في غضون شهر، تشهد القاعدة الأميركية في حقل العمر النفطي شرقي ديرالزور، اجتماعات يعقدها مسؤولون أميركيون رفيعو المستوى، مع الأطراف المحلية السورية، بحسب مراسل “المدن” محمد الخلف.

ووصل إلى القاعدة جواً، الثلاثاء، كل من المبعوث الأميركي الخاص إلى سوريا جميس جيفري، والسفير الأميركي وليم روباك، وقائد القوات الأميركية في سوريا والعراق الجنرال بلاك ميران.

مصادر “المدن” أشارت إلى أن الوفد الأميركي عقد اجتماعين؛ الأول حضره الرئيسان المشتركان لـ”مجلس ديرالزور المدني” غسان اليوسف وليلى الحسن، وتم التركيز فيه على الوضع الخدمي والإنساني في المنطقة، وجهود محاربة “داعش” وضمان عدم عودته. وأكد خلاله الوفد الاميركي أن جزءاً من القوات الاميركية المقرر انسحابها سيبقى هناك، في اطار التزام الولايات المتحدة بالدفاع عن المنطقة وضمان أمنها واستقرارها.

أما الاجتماع الثاني، فانضم إليه كل من حاجم البشير، ممثلاً عن قبيلة البكارة، وجميل رشيد الهفل ممثلاً عن قبيلة العكيدات، كبرى قبائل الشرق السوري. وأكد الوفد الاميركي على الالتزام بتوزيع عادل للسلطة والموارد في المنطقة، والعمل على توفير دعم اقتصادي لها، كما وعد بدعم سياسي والعمل على وجود تمثيل حقيقي لكل أبناء المناطق، بكل مكوناتها، لخلق توازن سياسي في شمال شرق سوريا وتطوير الحوكمة الرشيدة ودعم قدرات الإدارات المحلية.

وفي هذا الإطار أعلن جيفري، عن عودة البعثة الديبلوماسية الاميركية، التي كانت قد انسحبت سابقاً من سوريا، عقب قرار ترامب المغادرة. وأعلن عودة البرامج التي ترعاها الخارجية الاميركية للعمل هناك، وعلى رأسها برنامج “ستار” الذي يدعم الحوكمة الرشيدة والانتخابات المحلية. وتعتبر هذه إشارة إلى وجود مسعى أميركي لإجراء انتخابات في المنطقة، لإفراز قيادات محلية مقبولة من السكان، لإدارة شؤونها.

كما علم مراسل “المدن”، أن الوفد الاميركي عقد لقاءاً غير معلن عنه مع القيادات الكردية في المنطقة، تتمحور حول عمليات نقل الصلاحيات الأمنية والعسكرية إلى المكون العربي، بهدف احداث توازن فعلي في قيادة “قوات سوريا الديموقراطية”.

جيفري أكد خلال لقاءاته، على بقاء القوات الاميركية، حتى إيجاد حل دائم للقضية السورية، واعلن أن انسحاب جزء من القوات الاميركية سيتم تغطيته من الحلفاء، وهو ما أكدته صحيفة “فورين بوليسي”، التي أكدت موافقة لندن وباريس على زيادة وجودها العسكري في سوريا بنسبة بين 10 و15%، بينما تستعد إيطاليا لإعلان موافقتها على الدعوة الاميركية للمساهمة بملء الفراغ الذي سيخلفه انسحاب بعض القوات الاميركية، واضافت الصحيفة أن عدداً من دول البلقان والبلطيق سترسل “حفنة” من الجنود لتأكيد التزامها بدعم الموقف الاميركي. فيما تدرس إيطاليا قراراً حول إرسالها قوات عسكرية إلى المنطقة. وكانت ألمانيا، قد رفضت الاثنين، طلباً أميركياً لإرسال قوات إلى سوريا، وقالت إنها تعتزم فقط مواصلة الإسهامات العسكرية الحالية في تحالف مكافحة تنظيم “داعش”.

وكانت الولايات المتحدة قد أرسلت نحو 2000 مقاتل إلى سوريا، من المقرر أن تحتفظ بـ400 منهم فقط، بينما تحتفظ كل من لندن وباريس بعدد غير مصرح عنه من الجنود، يقدر بين 200 إلى 300 جندي. وفي حال ارسال كافة الدول المدعوة، ومنها بعض الدول العربية، مقاتلين منها سيتم تعويض القوات الاميركية المنسحبة، لكن الأهم هو تشكيل حلف دولي على الأرض من تلك القوات، يجعل من أي تحرك مضاد لها بمثابة عدوان مباشر على تلك الدول، وهو ما يبدو أن الإدارة الاميركية تسعى إليه من خلال الإصرار على تحمل حلفائها لجزء من المهمة في سوريا.

Advertisements

L’impasse de « FDS » s’aggrave : des signes d’abandon américain menacent le projet kurde


FDS Syrie 2019

L’impasse de « FDS » : des signes d’abandon américain menacent le projet kurde

Amine al-Assi – 26 mai 2019

La discussion autour de l’avenir des Kurdes sur la carte du conflit syrien, en particulier dans la région orientale de l’Euphrate, et leur projet de créer une région kurde, revient à nouveau, après la position frappant des États-Unis selon laquelle ils ne soutiennent pas les combattants kurdes, qui contrôlent la région pour cristalliser leur propre avenir politique dans le contexte d’une solution. La question syrienne porte un dur coup aux espoirs de ceux, affiliés spécifiquement aux « Forces démocratiques de la Syrie »  (FDS), pour la formation d’une région kurde au nord-est de la Syrie, en particulier à la lumière du refus de la Turquie, qui considére ce projet comme préjudiciable à la sécurité nationale et oeuvre à l’affaiblir par tout moyen. Cela exacerbe l’impasse des Kurdes en Syrie, également, à la lumière des menaces du régime syrien de retourner dans cette région, que ce soit par la paix ou par la guerre, alors que « FDS » ne trouvent pas leur place dans le processus politique parrainé par les Nations Unies à Genève.

Les Etats-Unis ont annoncé qu’il ne travaille pas avec les « FDS », dont les unités kurdes sont le principale poids, sur aucun projet sur l’avenir politique des Kurdes syriens, Ils sont considérés comme des partenaires militaires uniquement. L’envoyé spécial américain en Syrie, James Jeffrey, a déclaré au cours d’une audience devant la commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants, mercredi dernier: « Nous nous réservons nos relations avec les FDS en tant que partenaire dans la lutte contre Daech, afin d’établir la stabilité dans la région. » Le responsable américain a noté que « nous n’avons pas d’agenda politique commun avec eux, à l’exception de notre présence dans la région qu’ils contrôlent militairement et administrativement », a t-il dit, ajoutant: « C’est pourquoi nous devons maintenir des relations rationnelles avec eux et nous les soutenons, et nous leur devons d’une certaine manière, car ils se sont battus dans nos rangs ». « Mais nous ne leur offrons aucun avenir politique, autre que ce que nous présentons à tout le monde en Syrie ». Il a souligné que les États-Unis sont attachés au processus politique, comme stipulé dans la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La déclaration du responsable américain renforce les craintes des Kurdes syriens selon lesquels Washington les aurait abandonnés après l’élimination de l’organisation Da’ech dans le nord-est de la Syrie, les laissant à leur sort sous la menace turque d’envahir l’Est de l’Euphrate pour éliminer les combattants kurdes. Le régime syrien a également réitéré sa menace directe de revenir à l’est de l’Euphrate tant que ce soit par la paix ou la guerre. Commentant les remarques de Jeffrey, une source importante du « Conseil de Syrie démocratique » (CSD), branche politique de FDS, a souligné que les déclarations du responsable américain « ne changent rien sur le terrain ». Dans une interview avec « al-Qods al-Arabi » que « les déclarations de Jeffrey sont à l’étude ». Pendant des années, les forces démocratiques de Syrie ont pris le contrôle de la région située à l’est de l’Euphrate, ce qui réprésente le tiers du territoire syrien, à la suite de l’expulsion de l’organisation Da’ech de cette région, avec l’aide militaire de la coalition internationale, dirigée par les États-Unis. Cette région est considérée comme une « Syrie utile », qui comprend les ressources naturelles les plus importantes de la Syrie, ainsi que sa position géographique exceptionnelle dans le contexte du conflit qui sévit contre la Syrie. Bien que les Kurdes soient une minorité dans cette région, les Arabes constituent l’écrasante majorité de la population, mais les unités kurdes contrôlent la région sous le couvert de FDS, qui est devenu le bras américain des États-Unis en Syrie.

Mais les efforts des Kurdes pour créer des faits sur le terrain poussent la communauté internationale à accepter l’existence d’une région kurde dans le nord-est de la Syrie, et se sont heurtés à un large rejet turc, Ankara estimant que la création de ce territoire violerait sa sécurité nationale et s’attaquerait à la saper de diverses manières. Le responsable américain a déclaré au milieu des tentatives américaines et turques de développer un accord qui résoudrait le sort de la région afin d’empêcher la « menace kurde » contre la Turquie en créant une « zone de sécurité » ne dépassant pas 30 km de la frontière syro-turque à l’est de l’Euphrate. Il est clair que Washington souhaite améliorer ses relations avec Ankara, puis tenter de dissiper les craintes des Turcs quant à l’ambition kurde en Syrie d’établir une région similaire à la région du Kurdistan irakien avec l’aide de l’Occident, pourrait inciter les Kurdes de Turquie à rechercher un territoire similaire.

مأزق “قسد” يتفاقم: بوادر تخلٍ أميركي تهدد المشروع الكردي

أمين العاصي – 26 مايو 2019

يعود الحديث من جديد عن مستقبل الأكراد في خارطة الصراع السوري، وتحديداً في منطقة شرقي الفرات، ومشروعهم إقامة إقليم ذي صبغة كردية في تلك المنطقة، بعد موقف لافت للولايات المتحدة بأنها لا تدعم المقاتلين الأكراد الذين يسيطرون على المنطقة لبلورة مستقبل سياسي خاص بهم في سياق حل القضية السورية، ليوجّه ذلك ضربة قوية لآمال هؤلاء، المنضوين تحديداً في “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، في تشكيل إقليم بصبغة كردية شمال شرقي سورية، خصوصاً في ظل رفض تركيا لذلك الإقليم، الذي تعتبره مساساً بأمنها القومي وتعمل على تقويضه بشتى السبل. ويفاقم ذلك مأزق الأكراد في سورية، في ظل تهديدات من النظام السوري بالعودة إلى تلك المنطقة، سلماً أو حرباً، فيما تكاد “قسد” لا تجد مكاناً لها في العملية السياسية التي ترعاها الأمم المتحدة في جنيف٠

وأعلنت الولايات المتحدة أنها لا تعمل مع “قسد”، التي تشكّل الوحدات الكردية ثقلها الرئيسي، على أي مشروع حول المستقبل السياسي للأكراد السوريين، وتعدها شريكاً عسكرياً فقط. وقال المبعوث الأميركي الخاص إلى سورية، جيمس جيفري، خلال جلسة استماع في لجنة الشؤون الخارجية في مجلس النواب الأربعاء الماضي: “نحتفظ بعلاقاتنا مع قسد باعتبارها شريكاً عسكرياً في محاربة داعش من أجل إرساء الاستقرار في المنطقة”. وأشار المسؤول الأميركي إلى أنه “ليست لدينا أي أجندة سياسية مشتركة معهم، باستثناء وجودنا في المنطقة التي يسيطرون عليها عسكرياً وإدارياً”، مضيفاً: “لهذا السبب يجب علينا الحفاظ على علاقات عقلانية معهم ونقوم بدعمهم. ونحن أيضاً مدينون لهم بشكل من الأشكال، لأنهم حاربوا داعش في صفوفنا”. وتابع: “لكننا لا نطرح عليهم أي مستقبل سياسي، إلا ذلك الذي نعرضه على الجميع في سورية”. وشدد على أن الولايات المتحدة متمسكة بالعملية السياسية، التي ينص عليها القرار 2254 الصادر عن مجلس الأمن التابع للأمم المتحدة٠

ويعزز تصريح المسؤول الأميركي مخاوف الأكراد السوريين من تخلّي واشنطن عنهم بعد القضاء على تنظيم “داعش” في شمال شرقي سورية، وتركهم لمصيرهم في ظل تهديدات تركية باجتياح منطقة شرقي الفرات للقضاء على المقاتلين الأكراد. كما أن النظام السوري لم ينفك يكرر تهديده المباشر بالعودة إلى شرقي نهر الفرات سلماً أو حرباً. وتعليقاً على كلام جيفري، شدد مصدر رفيع المستوى في “مجلس سورية الديمقراطية” (مسد)، الذراع السياسية لـ”قسد”، على أن تصريحات المسؤول الأميركي “لا تغير شيئاً على أرض الواقع”، مضيفاً، في حديث مع “العربي الجديد”، أن “تصريحات جيفري قيد الدراسة”. وكانت “قوات سورية الديمقراطية” قد سيطرت لأعوام على منطقة شرقي نهر الفرات التي تعادل ثلث مساحة سورية، عقب طردها تنظيم “داعش” من هذه المنطقة، بمساعدة عسكرية من التحالف الدولي بقيادة الولايات المتحدة. ويُنظر إلى هذه المنطقة باعتبارها “سورية المفيدة”، إذ تضم أهم الثروات الطبيعية السورية، فضلاً عن موقعها الجغرافي الاستثنائي في سياق الصراع المحتدم على سورية. وعلى الرغم من أن الأكراد السوريين أقلية في هذه المنطقة، إذ يشكّل العرب الغالبية الساحقة من السكان، إلا أن الوحدات الكردية هي المتحكّمة بالمنطقة تحت قناع “قسد”، التي باتت الذراع البرية للولايات المتحدة في سورية٠

لكن المساعي الكردية لخلق وقائع على الأرض تدفع المجتمع الدولي إلى القبول بوجود إقليم ذي صبغة كردية شمال شرقي سورية، تصطدم برفض تركي كبير، إذ تعتبر أنقرة إقامة هذا الإقليم مساساً بأمنها القومي وتعمل على تقويضه بشتى السبل. وتأتي تصريحات المسؤول الأميركي في خضم محاولات أميركية تركية لبلورة تفاهم يحسم مصير هذه المنطقة لدرء “الخطر الكردي” على تركيا من خلال إقامة “منطقة آمنة” لا وجود للوحدات الكردية فيها، بعمق يتجاوز 30 كيلومتراً على طول الحدود السورية التركية شرقي الفرات. ومن الواضح أن واشنطن حريصة على تحسين علاقتها مع أنقرة، ومن ثم تحاول تبديد مخاوف الأتراك من الطموح الكردي في سورية بإقامة إقليم شبيه بإقليم كردستان العراق بمساعدة غربية، يمكن أن يغري أكراد تركيا للسعي إلى إقامة إقليم شبيه٠

وما يصعّب من مهمة “قسد”، أنها غير حاضرة في العملية السياسية في جنيف، إذ لا تزال المعارضة السورية ترفض أن يكون “مسد” جزءاً منها ومن وفدها المفاوض في جنيف، بسبب اتهامات تطاول ذراعه العسكرية “قسد” بارتكاب جرائم تهجير واسعة النطاق بحق المعارضين لها من عرب وأكراد وتركمان، فضلاً عن اتهامها بمحاولة تشكيل إقليم في خطوة نحو تقسيم البلاد. وتعتبر المعارضة السورية “المجلس الوطني الكردي”، المنضوي في الائتلاف الوطني السوري، ممثلاً للأكراد السوريين. وكانت وسائل إعلام تداولت أنباء عن ضغط أميركي على المعارضة السورية لضم “مسد” إلى صفوفها، خصوصاً في الوفد المفاوض في جنيف، لكن المصدر الرفيع المستوى في “مسد” أكد، لـ”العربي الجديد”، أن الموضوع “مجرد إشاعات”، مضيفاً: “سألنا الأميركيين عن الأمر، فقالوا إنهم لم يقوموا بذلك”٠

في المقابل، لم تثمر عدة جلسات حوار وتفاوض بين “مسد” والنظام في العاصمة السورية دمشق عن أي اتفاق، إذ يصر النظام على استرجاع شرقي الفرات من دون شروط مسبقة، في حين يرفض الأكراد، ومن يحالفهم من مكوّنات هذه المنطقة من عرب وسريان، عودة الوضع إلى ما كان عليه قبل الثورة السورية عام 2011، مطالبين بأن تكون “قسد” جزءاً من جيش النظام، وأن تتمتع المنطقة بوضع خاص من خلال نظام لا مركزي. كما يطالب الأكراد السوريون بالاعتراف بحقوقهم دستورياً، والاعتراف بالإدارة الذاتية التي شكلوها في مناطق سيطرتهم، رافضين مبدأ المصالحات الذي يطرحه النظام عليهم، والذي أثبتت الوقائع أنه مدخل لعودة النظام مرة أخرى إلى المناطق التي خرجت عن سيطرته للفتك بها وإخضاعها من جديد٠

وتطالب أحزاب كردية، تدور في فلك حزب “الاتحاد الديمقراطي”، الذي يتخذ من الوحدات الكردية ذراعاً عسكرية له، بدستور جديد، ينص وفق مسودة نُوقشت في مؤتمر عُقد في مارس/آذار الماضي، على أن “سورية جمهورية موحدة ديمقراطية، ذات سيادة وشخصية قانونية، نظامها (مختلط) رئاسي-نيابي. ولا يجوز التخلي عن أي جزء من أراضيها”، وأنه لا يجوز تحديد هوية من يتولى رئاسة البلاد “على أساس انتماء قومي أو ديني”. ومن مبادئ المسودة أيضاً أن “سورية دولة تعددية ومتنوعة قومياً ودينياً، تقوم على فصل الدين عن الدولة، وتصون اللامركزية الديمقراطية هذه التعددية وتعتبر المعيار لها. وتمثل هذه اللامركزية نموذج الإدارة الذاتية في شمال سورية وشرقها”، إضافة إلى ضرورة اعتماد “النسبية والتوافقية، واعتماد نظام الدوائر الانتخابية مع اعتماد اللامركزية الديمقراطية وفصل السلطات الثلاث”٠

وتعليقاً على ذلك، أشار الباحث السياسي المقرّب من “الإدارة الذاتية” الكردية، إدريس نعسان، في حديث مع “العربي الجديد”، إلى أن الولايات المتحدة الأميركية “تسعى بشكل حثيث في الفترة الأخيرة إلى إبقاء الوضع بين قسد وتركيا هادئاً قدر المستطاع”، مضيفاً: “هي تحاول تشجيع الطرفين على التقارب والتفاهم، للاحتفاظ بحلفائها جميعاً في الميدان السوري وقطع الطريق أمام قيام الخصوم باستغلالهم، كما هو الحال مع التقارب الروسي التركي المزعج والمقلق للجانب الأميركي”. ورأى نعسان أن “الحديث عن منطقة آمنة تديرها قوات محلية يأتي في سياق الاستراتيجية الأميركية ذاتها، ولكن من دون أن يعني ذلك إبعاد قسد أو وحدات حماية الشعب التي هزمت داعش من المنطقة”، مضيفاً: “لكن قد تحتم التوافقات إعادة ترتيب شكل القوة العسكرية التي ستدير المنطقة، وذلك عبر مشاركة لاعبين محليين من خارج قسد فيها”. وأشار إلى أن “قسد قوة منظمة تضم إدارات وأطراً سياسية كبيرة تمثل الأطياف المجتمعية المتنوعة في شمال سورية وشرقها، ولهذا فمن غير الممكن إنضاج أي حلول سياسية في سورية من دون مشاركة هذه القوات ومظلاتها السياسية”٠

%d bloggers like this: