Amalgame voulu entre les termes “Antisémite” et “anti-sioniste”


Le sionisme est un mouvement idéologique-politique

L’Etat d’Israël repend l’amalgame entre l’antisémitisme et l’anti-sionisme, pour combattre toute sorte d’opposition à sa politique d’occupation, de répression et d’apartheid contre les palestiniens en Palestine…

“Être antisioniste” ca ne veut pas dire “Être antisémite”…

 

1- LES ANTISIONISTES juifs religieux contre la création d’Israël

Voir la charte du Réseau juif antisioniste international ((International Jewish anti-Zionist Network, IJAN)

Les Neturei Karta (en judéo-araméen babylonien : נטורי קרתא ; « les gardiens de la cité ») sont un groupe de juifs haredim (ultra-orthodoxes) radicalement antisioniste prônant le « démantèlement » de l’État d’Israël.

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2- Les sionistes chrétiens évangéliques américains,

“Sionistes chrétiens”

Les chrétiens évangéliques “ont toujours considéré les prophéties bibliques comme des aperçus de réalités à venir”, observe Sébastien Fath, chercheur au Groupe de sociologie des religions et de la laïcité, dans un article consacré à Israël et aux évangéliques américains. Ainsi, en 2010, 58% des Évangéliques blancs (et 41% de l’ensemble des Américains) estimaient que Jésus allait revenir sur terre avant 2050, selon le Pew research center.

 

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Non, Israël n’est pas une démocratie (Ilan Pappé)

  • 2 juil. 2018

Le 14 juin 2018

Source : katehon

Traduit par jj, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

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Aux yeux de nombreux Israéliens et de leurs partisans dans le monde entier – même ceux qui pourraient critiquer certaines de ses politiques – Israël est, au bout du compte, un État démocratique bienveillant, cherchant la paix avec ses voisins et garantissant l’égalité à tous ses citoyens.

Ceux qui critiquent Israël supposent que si quelque chose tournait mal dans cette démocratie, c’était dû à la guerre de 1967. Dans cette optique, la guerre a corrompu une société honnête et travailleuse en offrant de l’argent facile dans les territoires occupés, en permettant aux groupes messianiques d’entrer dans la politique israélienne et surtout en transformant Israël en une entité occupante et oppressive dans les nouveaux territoires.

Le mythe selon lequel un Israël démocratique aurait connu des difficultés en 1967 mais serait toujours resté démocratique est même propagé par certains savants palestiniens et pro-palestiniens notables – mais il n’a aucun fondement historique.

Avant 1967 Israël n’était pas une démocratie

Avant 1967, Israël n’aurait certainement pas pu être dépeint comme une démocratie. Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, l’État a soumis un cinquième de ses citoyens à un régime militaire fondé sur des règlements d’urgence britanniques draconiens et obligatoires qui privaient les Palestiniens de tous les droits humains ou civils fondamentaux.

Les gouverneurs militaires locaux étaient les dirigeants absolus de la vie de ces citoyens : ils pouvaient concevoir des lois spéciales pour eux, détruire leurs maisons et leurs moyens de subsistance, et les envoyer en prison quand ils le voulaient. Ce n’est qu’à la fin des années 1950 qu’une forte opposition juive à ces abus a émergé, ce qui a finalement allégé la pression sur les citoyens palestiniens.

Pour les Palestiniens qui vivaient dans l’Israël d’avant-guerre et ceux qui vivaient dans la Cisjordanie et la bande de Gaza après 1967, ce régime permettait même au plus simple soldat de diriger et de ruiner leur vie. Ils étaient sans défense si un tel soldat, ou son unité ou commandant, décidait de démolir leurs maisons, ou de les détenir pendant des heures à un point de contrôle, ou de les incarcérer sans procès. Il n’y avait rien qu’ils puissent faire contre.

À tout moment, de 1948 à aujourd’hui, il y a eu certains groupes de Palestiniens qui ont vécu une telle expérience.

Le premier groupe à souffrir sous un tel joug était la minorité palestinienne en Israël même. Cela a commencé dans les deux premières années d’existence de l’État durant lesquelles ils ont été poussés dans des ghettos, comme la communauté palestinienne de Haïfa vivant sur la montagne du Carmel, ou expulsés des villes qu’ils avaient habitées pendant des décennies, comme Safad. Dans le cas d’Isdud, toute la population a été expulsée vers la bande de Gaza.

À la campagne, la situation était encore pire. Les différents mouvements du Kibboutz convoitaient les villages palestiniens installés sur des terres fertiles. Parmi eux figurait le kibboutzim socialiste, Hashomer Ha-Zair, qui se serait soi-disant engagé dans la solidarité binationale.

Longtemps après la fin des combats de 1948, les villageois de Ghabsiyyeh, Iqrit, Birim, Qaidta, Zaytun et beaucoup d’autres ont quitté leurs maisons pour une période de deux semaines – après avoir été trompés par l’armée qui affirmait avoir besoin de leurs terres pour s’entraîner – seulement pour constater à leur retour que leurs villages avaient été anéantis ou remis à quelqu’un d’autre.

Cet état de terreur militaire est illustré par le massacre de Kafr Qasim en octobre 1956, lorsque, à la veille de l’opération du Sinaï, quarante-neuf citoyens palestiniens ont été tués par l’armée israélienne. Les autorités ont affirmé qu’ils étaient rentrés tard chez eux après avoir travaillé dans les champs alors qu’un couvre-feu avait été imposé au village. Mais ce n’était pas la vraie raison.

Des preuves ultérieures montrent qu’Israël avait sérieusement envisagé l’expulsion des Palestiniens de toute la zone appelée le Wadi Ara et le Triangle dans lequel le village se trouvait. Ces deux zones : la première une vallée reliant Afula à l’est et Hadera sur la côte méditerranéenne, la seconde étendant l’arrière-pays oriental de Jérusalem, ont été annexées par Israël en vertu de l’accord d’armistice de 1949 avec la Jordanie.

Comme nous l’avons vu, un territoire supplémentaire était toujours bien accueilli par Israël, mais une augmentation de la population palestinienne ne l’était pas. Ainsi, à tout moment, lorsque l’État d’Israël s’est développé, il a cherché des moyens pour restreindre la population palestinienne dans les zones récemment annexées.

L’opération « Hafarfert » (« taupe ») était le nom de code d’une série de propositions pour l’expulsion des Palestiniens lorsqu’une nouvelle guerre éclata avec le monde arabe. De nombreux chercheurs pensent aujourd’hui que le massacre de 1956 était un exercice pour voir si les gens dans la région pouvaient être intimidés pour partir.

Les auteurs du massacre ont été jugés grâce à la diligence et à la ténacité de deux membres de la Knesset : Tawaq Tubi du Parti communiste et Latif Dori du Parti sioniste de gauche Mapam. Cependant, les commandants responsables de la zone, et l’unité elle-même qui a commis le crime, s’en sont sortis sans beaucoup de dégâts, écopant seulement de petites amendes. C’était une preuve supplémentaire que l’impunité était garantie à l’armée pour les meurtres dans les territoires occupés.

La cruauté systématique ne s’affichait pas seulement lors d’un événement majeur comme un massacre. Les pires atrocités pouvaient également résider dans la présence quotidienne et banale du régime.

Les Palestiniens en Israël ne parlent toujours pas beaucoup de cette période d’avant 1967, et les documents de cette époque ne révèlent pas l’image complète. Étonnamment, c’est dans la poésie que nous trouvons une indication de ce que c’était que de vivre sous le régime militaire.

Natan Alterman était l’un des poètes les plus célèbres et les plus importants de sa génération. Il avait une chronique hebdomadaire, intitulée « La septième colonne », dans laquelle il commentait les événements qu’il avait lus ou entendus. Parfois, il omettait des détails sur la date ou même le lieu de l’événement, mais donnait au lecteur juste assez d’informations pour comprendre à quoi il faisait allusion. Il a souvent exprimé ses attaques sous forme poétique :

« La nouvelle est apparue brièvement pendant deux jours, et a disparu
Personne ne semble s’en soucier, et personne ne semble le savoir
Dans le village lointain d’Um al-Fahem, des enfants – devrais-je dire des citoyens de l’État – jouaient dans la boue
Et l’un d’eux a semblé suspect à l’un de nos braves soldats qui lui a crié :
Arrête !
Un ordre, est un ordre,mais le garçon stupide ne s’est pas arrêté,
Il s’est enfui.
Donc, notre brave soldat a tiré, pas étonnant
Il a touché et tué le garçon
Et personne n’en a parlé. »

Dans une autre occasion il a écrit un poème au sujet de deux citoyens palestiniens de Wadi Ara. Dans un autre cas, il a raconté l’histoire d’une Palestinienne très malade qui a été expulsée avec ses deux enfants, âgés de trois et six ans, sans explication, et envoyée de l’autre côté du Jourdain. Quand elle a essayé de revenir, elle et ses enfants ont été arrêtés et mis dans une prison de Nazareth.

Altman espérait que son poème sur la mère remuerait les cœurs et les esprits, ou du moins susciterait une réponse officielle. Mais il a écrit une semaine plus tard :

« Et cet auteur a supposé, à tort, que l’histoire serait niée ou expliquée
Mais rien, pas un mot. »

Il y a d’autres preuves qu’Israël n’était pas une démocratie avant 1967. L’État a poursuivi une politique de tirer pour tuer à l’encontre des réfugiés qui tentaient de récupérer leurs terres, leurs récoltes et leurs élevages. Il organisait une guerre coloniale pour renverser le régime de Nasser en Égypte. Ses forces de sécurité avaient également la gâchette facile, tuant plus de cinquante citoyens palestiniens pendant la période de 1948-1967.

L’assujettissement des minorités en Israël n’est pas démocratique

Le test décisif de toute démocratie est le niveau de tolérance qu’elle est prête à accorder aux minorités qui y vivent. À cet égard, Israël est loin d’être une véritable démocratie.

Par exemple, après les nouveaux acquis territoriaux, plusieurs lois ont été adoptées assurant une position supérieure à la majorité : les lois régissant la citoyenneté, les lois sur la propriété foncière, et le plus important, la loi du retour.

Cette dernière accorde la citoyenneté automatique à tous les juifs dans le monde, où qu’il soient nés. Cette loi est particulièrement antidémocratique car elle s’accompagne d’un rejet total du droit au retour des Palestiniens – reconnu internationalement par la Résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies de 1948. Ce refus interdit aux citoyens palestiniens d’Israël de s’unir avec leurs familles proches, ou avec ceux qui ont été expulsés en 1948.

Refuser aux gens le droit de retourner dans leur patrie et, en même temps, offrir ce droit à d’autres qui n’ont aucun lien avec la terre, est un modèle de pratique antidémocratique.

Ajouté à cela il y avait une nouvelle strate au déni des droits du peuple palestinien. Presque chaque discrimination contre les citoyens palestiniens d’Israël est justifiée par le fait qu’ils ne servent pas dans l’armée. L’association entre les droits démocratiques et les devoirs militaires est mieux comprise si nous revenons sur les années formatrices au cours desquelles les décideurs israéliens ont essayé de réfléchir à la façon de traiter un cinquième de la population.

Leur hypothèse était que les citoyens palestiniens ne voulaient pas rejoindre l’armée de toute façon, et ce refus supposé, à son tour, a justifié la politique discriminatoire contre eux. Cet a priori  a été mis à l’épreuve en 1954 lorsque le ministère israélien de la Défense a décidé d’appeler ces citoyens palestiniens éligibles à la conscription pour servir dans l’armée.

À leur grande surprise, tous les convoqués se rendirent au bureau de recrutement, avec la bénédiction du Parti communiste, la force politique la plus nombreuse et la plus importante du pays à l’époque. Les services secrets ont expliqué plus tard que la raison principale était l’ennui des adolescents dans leur vie à la campagne et leur désir d’action et d’aventure.

Malgré cet épisode, le ministère de la Défense a continué à colporter un récit décrivant la communauté palestinienne comme rétive au service militaire.

Inévitablement, avec le temps, les Palestiniens se sont effectivement retournés contre l’armée israélienne, qui était devenue leur oppresseur perpétuel, mais l’exploitation par le gouvernement de ce prétexte de discrimination jette un grand doute sur les prétentions à être une démocratie.

Si vous êtes un citoyen palestinien et que vous n’avez pas servi dans l’armée, vos droits à l’aide gouvernementale en tant que travailleur, étudiant, parent, ou en tant que couple, sont sévèrement restreints. Cela affecte en particulier le logement, ainsi que l’emploi – où 70% de l’industrie israélienne est considérée comme sensible à la sécurité et donc fermée à ces citoyens en tant que lieu d’embauche.

L’hypothèse sous-jacente du ministère de la défense était non seulement que les Palestiniens ne veulent pas servir, mais qu’ils sont potentiellement un ennemi intérieur auquel on ne peut pas faire confiance. Le problème avec cet argument est que dans toutes les grandes guerres entre Israël et le monde arabe, la minorité palestinienne ne s’est pas comportée comme cela. Elle n’a pas formé une cinquième colonne et ne s’est pas dressée contre le régime.

Cela ne les a pourtant pas aidés : à ce jour, ils sont considérés comme un problème « démographique » qui doit être résolu. La seule consolation est que, de nos jours, la plupart des hommes politiques israéliens ne croient pas que la solution du « problème » passe par le transfert ou l’expulsion des Palestiniens – du moins pas en temps de paix.

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La politique foncière israélienne n’est pas démocratique

La revendication du titre de démocratie est également discutable quand on examine la politique budgétaire entourant la question foncière. Depuis 1948, les conseils locaux et les municipalités palestiniennes ont reçu beaucoup moins de financement que leurs homologues juifs. La pénurie de terres et la rareté des possibilités d’emploi créent une réalité socioéconomique anormale.

Par exemple, la communauté palestinienne la plus prospère, le village de Meilya en Haute-Galilée, est encore moins bien lotie que la ville juive la plus pauvre du Néguev. En 2011, le Jerusalem Post rapportait que « le revenu juif moyen était de 40% à 60% supérieur au revenu moyen arabe entre les années 1997 et 2009. »

Aujourd’hui, plus de 90% des terres appartiennent au Fonds national juif (FNJ). Les propriétaires fonciers ne sont pas autorisés à effectuer des transactions avec des citoyens non juifs, et les terres publiques sont prioritaires pour l’utilisation de projets nationaux, ce qui signifie que de nouvelles colonies juives sont construites alors qu’il n’y a pratiquement pas de nouvelles colonies palestiniennes. Ainsi, la plus grande ville palestinienne, Nazareth, malgré le triplement de sa population depuis 1948, n’a pas augmenté d’un kilomètre carré, tandis que la ville de développement construite au-dessus, Haut-Nazareth, a triplé sur les terres expropriées des propriétaires palestiniens.

D’autres exemples de cette politique peuvent être constatés dans les villages palestiniens à travers la Galilée, révélant la même histoire : comment ils ont été réduits de 40%, parfois même 60%, depuis 1948, et comment de nouvelles colonies juives ont été construites sur des terres expropriées. Après 1967, le gouvernement israélien s’est inquiété de l’absence de Juifs vivant dans le nord et le sud de l’État et a donc prévu d’augmenter la population dans ces régions. Un tel changement démographique nécessitait la confiscation de terres palestiniennes pour la construction de colonies juives.

Le pire était l’exclusion des citoyens palestiniens de ces colonies. Cette violation brutale du droit du citoyen à vivre où il veut se poursuit aujourd’hui, et tous les efforts déployés par les ONG de défense des droits de l’homme en Israël pour contester cet apartheid se sont soldés par un échec total.

La Cour suprême israélienne n’a pu que remettre en question la légalité de cette politique dans quelques cas individuels, mais pas en principe. Imaginez si au Royaume-Uni ou aux États-Unis, les citoyens juifs, ou les catholiques d’ailleurs, étaient interdits, par la loi, de vivre dans certains villages, quartiers, ou même des villes entières ? Comment une telle situation peut-elle se concilier avec la notion de démocratie ?

L’occupation n’est pas démocratique

Ainsi, compte tenu de son attitude envers deux groupes palestiniens – les réfugiés et la communauté présente en Israël – l’État juif ne peut, malgré tous les efforts d’imagination, être considéré comme une démocratie.

Mais le défi le plus évident à cette hypothèse est l’attitude israélienne impitoyable envers un troisième groupe palestinien : ceux qui ont vécu sous sa domination directe et indirecte depuis 1967, à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Depuis l’infrastructure juridique mise en place au début de la guerre, jusqu’au pouvoir absolu incontesté de l’armée en Cisjordanie et à l’extérieur de la bande de Gaza, en passant par l’humiliation de millions de Palestiniens dans la routine quotidienne, la « seule démocratie » du Moyen-Orient se comporte comme une dictature de la pire espèce.

La principale réponse israélienne, diplomatique et académique, à cette dernière accusation est que toutes ces mesures sont temporaires – elles changeront si les Palestiniens, où qu’ils soient, se comportent « mieux ». Mais si on fait des recherches dans les territoires occupés, sans même parler d’y habiter, on comprendra à quel point ces arguments sont ridicules.

Les décideurs politiques israéliens, comme nous l’avons vu, sont déterminés à maintenir l’occupation aussi longtemps que l’État juif existera. Cela fait partie de ce que le système politique israélien considère comme le statu quo, ce qui est toujours mieux que tout changement. Israël contrôlera la plus grande partie de la Palestine et, comme elle contiendra toujours une importante population palestinienne, cela ne peut se faire que par des moyens non démocratiques.

En outre, malgré toutes les preuves du contraire, l’État israélien affirme que l’occupation est éclairée. Le mythe, ici, veut qu’Israël est venu avec de bonnes intentions pour mener une occupation bienveillante mais a été forcé de prendre une attitude plus dure à cause de la violence palestinienne.

En 1967, le gouvernement a traité la Cisjordanie et la bande de Gaza comme une partie naturelle d’« Eretz Israël », la terre d’Israël, et cette attitude a continué depuis. Quand vous regardez le débat entre les partis de droite et de gauche en Israël sur cette question, leurs désaccords portent sur la façon d’atteindre cet objectif, pas sur sa validité.

Cependant, parmi le grand public, il y avait un véritable débat entre ce que l’on pourrait appeler les « rédempteurs » et les « gardiens ». Les « rédempteurs » croyaient qu’Israël avait récupéré l’ancien cœur de sa patrie et ne pourrait pas survivre à l’avenir sans lui. En revanche, les « gardiens » ont fait valoir que les territoires devraient être négociés en échange de la paix avec la Jordanie, dans le cas de la Cisjordanie, et avec l’Égypte dans le cas de la bande de Gaza. Cependant, ce débat public a eu peu d’impact sur la façon dont les principaux décideurs ont gouverné les territoires occupés.

Le pire de cette supposée « occupation éclairée » a été la méthode de gestion des territoires par le gouvernement. Au début, la zone était divisée en espaces « arabes » et potentiellement « juifs ». Les zones densément peuplées par les Palestiniens sont devenues autonomes, gérées par des collaborateurs locaux sous un régime militaire. Ce régime n’a été remplacé par une administration civile qu’en 1981.

Les autres zones, les espaces « juifs », ont été colonisées par des installations juives et des bases militaires. Cette politique visait à parquer la population, aussi bien de la Cisjordanie que de la bande de Gaza, dans des enclaves déconnectées sans espaces verts ni possibilité d’expansion urbaine.

Les choses n’ont fait qu’empirer, tout de suite après l’occupation, lorsque le mouvement politique juif Gush Emunim a commencé à s’installer en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, prétendant suivre la carte biblique de la colonisation plutôt que celle du gouvernement. Alors qu’il pénétrait dans les zones palestiniennes densément peuplées, l’espace laissé aux locaux se rétrécissait encore davantage.

Ce dont tout projet de colonisation a surtout besoin, c’est de la terre. Dans les territoires occupés, ce but a été atteint seulement par l’expropriation massive des habitants, expulsant les gens de lieux où ils vivaient depuis des générations, et les confinant dans des enclaves difficilement habitables.

Lorsque vous survolez la Cisjordanie, vous pouvez voir clairement les résultats cartographiques de cette politique : des ceintures de colonies qui divisent la terre et découpent les communautés palestiniennes en petites communautés isolées et déconnectées. Les ceintures de judaïsation séparent les villages entre-eux, les villages des villes, et parfois divisent un seul village.

C’est ce que les spécialistes appellent une géographie du désastre, notamment parce que ces politiques se sont avérées être une catastrophe écologique, asséchant les sources d’eau et ruinant certaines des plus belles régions de la campagne palestinienne.

De plus, les colonies sont devenues des foyers dans lesquels l’extrémisme juif s’est développé de façon incontrôlable – dont les principales victimes étaient les Palestiniens. Ainsi, la colonie d’Efrat a détruit le site du patrimoine mondial de la vallée de Wallajah près de Bethléem, et le village de Jafneh près de Ramallah, célèbre pour ses canaux d’eau douce, a perdu son identité en tant qu’attraction touristique. Ce ne sont que deux petits exemples sur des centaines de cas similaires.

Détruire les maisons des Palestiniens n’est pas démocratique

La démolition des maisons n’est pas un phénomène nouveau en Palestine. Comme beaucoup des méthodes de punition collective les plus barbares utilisées par Israël depuis 1948, elles ont d’abord été conçues et exercées par le gouvernement mandataire britannique pendant la grande révolte arabe de 1936-1939.

C’était le premier soulèvement palestinien contre la politique pro-sioniste du mandat britannique, et il a fallu trois ans à l’armée britannique pour le réprimer. Dans le processus, ils ont démoli environ deux mille maisons au cours de diverses punitions collectives infligées à la population locale.

Israël a démoli des maisons à partir du premier jour de son occupation militaire de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. L’armée a fait sauter des centaines de maisons chaque année en réponse à divers actes commis par des membres individuels de la famille.

Lors de violations mineures du régime militaire, jusqu’à la participation à des actes violents contre l’occupation, les Israéliens ont rapidement envoyé leurs bulldozers pour éliminer non seulement des bâtiments physiques mais aussi des foyers de vie. Dans la région du Grand Jérusalem (comme à l’intérieur d’Israël), la démolition était aussi une punition pour l’extension non autorisée d’une maison existante ou le non-paiement des factures.

Une autre forme de punition collective qui est récemment revenue dans le répertoire israélien est celui du blocage des maisons. Imaginez que toutes les portes et fenêtres de votre maison soient bloquées par du ciment, du mortier et des pierres, de sorte que vous ne pouvez pas rentrer ni récupérer tout ce que vous n’avez pas réussi à sortir à temps. J’ai regardé attentivement dans mes livres d’histoire pour trouver un autre exemple de ce comportement, mais je n’ai trouvé aucune preuve d’une mesure si dure pratiquée ailleurs.

L’écrasement de la résistance palestinienne n’est pas démocratique

Finalement, sous « l’occupation éclairée », les colons ont été autorisés à former des bandes de vigiles pour harceler les gens et détruire leurs biens. Ces gangs ont changé leur approche au cours des années. Au cours des années 1980, ils ont utilisé la terreur réelle – blessant les dirigeants palestiniens (l’un d’eux a perdu l’usage de ses jambes dans une telle attaque), ou ​​envisageant de faire exploser les mosquées de Haram al-Sharif à Jérusalem.

Au cours de ce siècle, ils se sont livrés au harcèlement quotidien des Palestiniens : déracinant leurs arbres, détruisant leurs récoltes et tirant au hasard sur leurs maisons et leurs véhicules. Depuis 2000, au moins une centaine d’attaques de ce type ont été signalées chaque mois dans certaines régions, telles qu’Hébron, où les cinq cents colons, avec la collaboration silencieuse de l’armée israélienne, ont harcelé les habitants vivant à proximité d’une manière encore plus brutale.

Dès le début de l’occupation, les Palestiniens ont eu deux options : accepter la réalité de l’incarcération permanente dans une méga-prison pendant très longtemps, ou affronter les risques face à l’armée la plus forte du Moyen-Orient. Lorsque les Palestiniens ont résisté – comme ils l’ont fait en 1987, 2000, 2006, 2012, 2014 et 2016 – ils ont été ciblés en tant que soldats et unités d’une armée conventionnelle. Ainsi, les villages et les villes ont été bombardés comme s’ils étaient des bases militaires et la population civile désarmée était ciblée comme une armée sur le champ de bataille.

Aujourd’hui, nous en savons trop sur la vie sous occupation, avant et après Oslo, pour prendre au sérieux les arguments prétendant que la non-résistance assurera moins d’oppression. Les arrestations sans procès, telles qu’elles ont été vécues par tant de personnes au cours des années ; la démolition de milliers de maisons ; le meurtre et la mutilation des innocents ; le drainage des puits – tout cela témoigne de l’un des régimes les plus sévères de notre époque.

Amnesty International documente chaque année de manière très complète la nature de l’occupation. Voici ce qui ressort de leur rapport de 2015 :

« En Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, les forces israéliennes ont commis des homicides illégaux de civils palestiniens, y compris des enfants, et détenu des milliers de Palestiniens qui protestaient ou s’opposaient à l’occupation militaire continue d’Israël. La torture et les mauvais traitements sont fréquents et impunis.

Les autorités ont continué de promouvoir les colonies illégales en Cisjordanie et ont sévèrement restreint la liberté de mouvement des Palestiniens, renforçant encore les restrictions imposées par l’escalade de la violence à partir d’octobre, impliquant des attaques contre des civils israéliens et apparemment des exécutions extrajudiciaires pratiquées par les forces israéliennes. Les colons israéliens en Cisjordanie ont attaqué les Palestiniens et leurs biens en toute impunité. La bande de Gaza est restée sous le blocus militaire israélien qui a imposé une punition collective à ses habitants. Les autorités ont continué à démolir des maisons palestiniennes en Cisjordanie et à l’intérieur d’Israël, en particulier dans les villages bédouins de la région du Néguev/Naqab, en expulsant de force leurs résidents. »

Prenons ceci par étape. Premièrement, les assassinats – ce que le rapport d’Amnesty appelle les « exécutions illégales » : environ quinze mille Palestiniens ont été tués « illégalement » par Israël depuis 1967. Parmi eux se trouvaient deux mille enfants.

L’emprisonnement des Palestiniens sans procès n’est pas démocratique

Une autre caractéristique de « l’occupation éclairée » est l’emprisonnement sans jugement. Un Palestinien sur cinq, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza a vécu une telle expérience.

Il est intéressant de comparer cette pratique israélienne avec des politiques américaines similaires dans le passé et le présent. Le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) prétend que les pratiques américaines sont bien pires. En fait, le pire exemple américain fut l’emprisonnement sans jugement de cent mille citoyens japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, et trente mille plus tard détenus sous la soi-disant « guerre contre la terreur ».

Aucun de ces chiffres ne se rapproche du nombre de Palestiniens qui ont connu un tel processus, y compris les très jeunes, les vieux, ainsi que les incarcérés à long terme.

L’arrestation sans jugement est une expérience traumatisante. Ne pas connaître les accusations portées contre vous, n’avoir aucun contact avec un avocat et pratiquement aucun contact avec votre famille ne sont que quelques-unes des préoccupations qui vous affecteront en tant que prisonnier. Plus brutalement, nombre de ces arrestations servent de moyen de pression sur les gens pour qu’ils collaborent. Répandre des rumeurs ou humilier les gens pour leur orientation sexuelle présumée ou réelle sont aussi fréquemment utilisées comme méthodes pour forcer la collaboration.

Quant à la torture, le site web fiable Middle East Monitor a publié un article déchirant décrivant les deux cents méthodes utilisées par les Israéliens pour torturer les Palestiniens. La liste est basée sur un rapport de l’ONU et un rapport de l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem. Entre autres méthodes, elle comprend des passages à tabac, l’enchaînement de prisonniers à des portes ou des chaises pendant des heures, en leur versant de l’eau froide et chaude, en écartelant les doigts et en tordant les testicules.

Israël n’est pas une démocratie

Ce que nous devons contester ici, par conséquent, ce n’est pas seulement la prétention d’Israël à maintenir une occupation éclairée, mais aussi sa prétention à être une démocratie. Un tel comportement envers des millions de personnes sous son règne contrevient à de telles chicanes politiques.

Cependant, bien que de vastes parties de la société civile dans le monde nient à Israël sa prétention à la démocratie, leurs élites politiques, pour diverses raisons, la traitent toujours comme une membre du club exclusif des États démocratiques. À bien des égards, la popularité du mouvement BDS reflète les frustrations de ces sociétés avec les politiques de leur gouvernement à l’égard d’Israël.

Pour la plupart des Israéliens, ces contre-arguments sont au mieux inappropriés et au pire malveillants. L’État israélien s’accroche à l’idée qu’il est un occupant bienveillant. L’argument de « l’occupation éclairée » suggère que, selon le citoyen juif moyen en Israël, les Palestiniens sont bien mieux lotis sous l’occupation et qu’ils n’ont aucune raison d’y résister, encore moins de force. Si vous êtes un partisan non critique d’Israël à l’étranger, vous accepterez également ces hypothèses.

Il existe toutefois une partie de la société israélienne qui reconnait la validité de certaines des affirmations faites ici. Dans les années 1990, avec une certaine conviction, un nombre important d’universitaires, de journalistes et d’artistes juifs ont exprimé leurs doutes quant à la définition d’Israël comme démocratie.

Il faut du courage pour défier les mythes fondateurs de sa propre société et de son État. C’est pourquoi plusieurs d’entre eux abandonnèrent plus tard cette position courageuse et retournèrent à la ligne générale.

Néanmoins, pendant un certain temps durant la dernière décennie du siècle précédent, ils produisirent des œuvres qui remirent en question l’hypothèse d’un Israël démocratique. Ils ont dépeint Israël comme appartenant à une communauté différente, celle des nations non-démocratiques. L’un d’entre eux, le géographe Oren Yiftachel de l’Université Ben Gourion, a décrit Israël comme une ethnocratie, un régime qui régit un État ethnique mixte avec une préférence légale et formelle pour un groupe ethnique par rapport à tous les autres. D’autres sont allés plus loin, qualifiant Israël d’État d’apartheid ou d’État colonisateur.

Bref, quelle que soit la description de ces chercheurs critiques, la « démocratie » n’en faisait pas partie.

Ilan Pappé est un historien israélien et un activiste socialiste. Il est professeur au Collège des sciences sociales et des études internationales de l’Université d’Exeter, directeur du Centre européen d’études palestiniennes de l’université et co-directeur du Centre d’études ethno-politiques d’Exeter. Plus récemment, il est l’auteur de Ten Myths About Israel. Cet article a été publié pour le première fois par Jacobin Mag.

Ilan Pappé : “Si on résout la question palestinienne, le Moyen-Orient changera de visage”

 

 

Ilan Pappé: Comment Israël a fait de la Palestine la plus grande prison du monde

 

 

 

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Un journaliste israélien décrit les soldats torturant les Palestiniens comme des “animaux humains” – Vidéo

17 février 2019
JERUSALEM: Une journaliste israélienne a décrit les soldats torturant des Palestiniens comme des “animaux humains”, se causant des critiques généralisées par des extrémistes, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
“Vous envoyez nos enfants à l’armée et dans les territoires (les territoires occupés), ils reviennent des animaux humains, c’est le résultat de l’occupation”, a déclaré Kotler dans une émission diffusée sur Channel 13.
Cela est venu en réponse au procès de cinq soldats du bataillon “Nitzah Yehuda”, dédié aux juifs “orthodoxes” religieux, accusés de torture.
Mais Kotler, en revanche, a exigé une peine plus légère pour les accusés, tous les Israéliens ayant contribué à “cette réalité improbable”. (…)

De son côté, le mouvement Peace Now (à gauche) a défendu Kotler et aurait cité Maariv: “Il est nécessaire de se regarder dans le miroir et de reconnaître les dommages causés par l’occupation, et ceux qui se soucient de l’avenir de leurs enfants doivent travailler pour mettre fin au conflit et ne pas le poursuivre. “Il a dit.
Il est à noter que le procès des soldats accusés dans cette affaire a commencé jeudi dernier, dans le contexte des actes de torture subis par un Palestinien et son fils après leur arrestation.
Selon Haaretz, les soldats ont donné des coups de pied et battu les détenus avec des instruments tranchants alors qu’ils étaient menottés et les yeux bandés.
Elle indique également que les accusés ont retiré le bandeau des yeux du fils et l’ont forcé à regarder battre son père, qui a eu les côtes et le nez cassés. (…)

 

صحافية إسرائيلية تصف جنودا عذبوا فلسطينيين بـ”حيوانات بشرية”- (فيديو)

17 février 2019

القدس: وصفت صحافية إسرائيلية جنودًا عذبوا فلسطينيين بأنهم “حيوانات بشرية”، ما عرضها لهجوم واسع من قبل متطرفين، بينهم رئيس الوزراء بنيامين نتنياهو.
ومساء السبت، قالت “أوشرات كوتلر” في برنامج تقدمه على القناة الثالثة عشرة المحلية: “ترسلون أبناءنا إلى الجيش، وإلى المناطق (الأراضي المحتلة) فيعودون إلينا حيوانات بشرية، هذه هي نتيجة الاحتلال”.
جاء ذلك في معرض تعليقها على محاكمة 5 جنود من كتيبة “نيتسح يهودا” والمخصصة لليهود “الحريديين” المتدينين؛ بتهمة التعذيب.
إلا أن “كوتلر” في المقابل طالبت بعقوبة مخففة للمتهمين، على اعتبار أن الإسرائيليين جميعًا ساهموا في “هذا الواقع غير المُحتمل”.
كما أكدت، في ختام البرنامج، مواصلتها التعبير عن رأيها، وذلك في رد على بدء موجة انتقادات لها عبر مواقع التواصل الاجتماعي.

وذكرت صحيفة “يديعوت أحرونوت” العبرية، صباح الأحد، فقد سارع نتنياهو إلى مهاجمة الصحافية وإدانة موقفها، والتعبير عن “فخره” بالجيش و”حبه” للجنود.
بدوره دعا حزب “اليمين الجديد” إلى محاكمة كوتلر بتهمة “التشهير بالجنود الإسرائيليين”، حسب صحيفة “معاريف”.

في المقابل، دافعت حركة السلام الآن (يسار) عن كوتلر، ونقلت معاريف عن بيان للحركة قولها: “من الضروري أن ننظر إلى أنفسنا في المرآة والاعتراف بالضرر الذي يتسبب به الاحتلال، ومن يهمه مستقبل أبنائه فعليه العمل على إنهاء الصراع لا أن يعمل على استمراره”.

يشار أن محاكمة الجنود المتهمين في القضية بدأت الخميس الماضي، على خلفية تعذيبهم فلسطينيًا وابنه بعد اعتقالهما.
وحسب “هآرتس” العبرية فإن الجنود قاموا بركل وضرب المُحتجزين باستخدام أدوات حادة، بينما كانا مقيدي الأيدي ومعصوبي الأعين.
كما تشير إلى قيام المُتهمين بإزالة العصبة عن عيني الابن وأجبروه على مشاهدة ضرب والده، الذي كسرت أضلاعه وأنفه.

ووقع حادث الاعتداء في 8 يناير/كانون الثاني الماضي داخل قاعدة عسكرية قرب مستوطنة “بيت إيل”، وسط الضفة الغربية المُحتلة. (الأناضول)

Blanchiment de l’apartheid


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BOYCOTT

Israël bombarde illégalement des cibles en Syrie,


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Israël-Daech-Assad: les épouvantails des peuples

Israël bombarde illégalement des cibles en Syrie, alors que le conflit avec l’Iran devient public

 

إسرائيل تضرب أهدافا بسوريا مع خروج الصراع مع إيران إلى العلن

OSDH – 20 janvier 2019 المرصد السوري لحقوق الإنسان

L’armée israélienne a bombardé des cibles iraniennes en Syrie

France info-20 janvier 2019

Tsahal a visé, dans la nuit de dimanche à lundi, la force Quds des Gardiens de la révolution iranienne en Syrie.

Israël a annoncé avoir frappé des positions iraniennes en Syrie, dans la nuit du dimanche 20 janvier au lundi 21 janvier. Dans un communiqué, l’armée israélienne dit viser la force Quds des Gardiens de la révolution iranienne en Syrie, sans davantage de précisions sur le nombre de tirs.

Elle a mis en garde les forces syriennes contre “toute tentative de frapper le territoire ou les forces d’Israël”, en référence à la roquette qu’elle dit avoir interceptée dimanche. Selon Israël, cette roquette a été tirée depuis le nord du plateau du Golan, territoire syrien.

Des dépôts d’armes visés

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), a fait état de frappes de missiles israéliens dans le secteur de l’aéroport de Damas et les environs de la capitale. Ces bombardements ont touché des dépôts d’armes vraisemblablement iraniens et appartenant au Hezbollah, la milice chiite libanaise soutenue par Téhéran, selon cette ONG. L’agence de presse officielle syrienne Sana a fait savoir que la défense anti-aérienne syrienne avait riposté, dans la nuit de dimanche à lundi, à de nouveaux tirs “ennemis” contre la Syrie.

 

Les bombardements de l’entité sioniste contre la Syrie reprennent


Les informations de l’occupation:

L’armée syrienne aurait abattu un avion militaire israélien et quatre roquettes

© AP Photo / Baz Ratner – SPUTNIK
International

Les troupes gouvernementales syriennes ont abattu un avion militaire israélien et quatre roquettes au sud de Damas, d’après une source au sein des services de sécurité syriens.

Un avion militaire israélien et quatre roquettes ont été abattus au sud de Damas par les forces de défense antiaérienne syriennes, a annoncé jeudi un représentant des services de sécurité syriens.

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Selon lui, il s’agit d’un avion militaire israélien et de quatre roquettes qui n’ont pas atteint leurs cibles.

L’agence Sana avait précédemment indiqué que les militaires syriens avaient abattu plusieurs cibles aériennes.

«Notre système de la défense antiaérienne a repoussé une attaque de plusieurs cibles ennemis près de Kiswa, dans le sud du pays, en les abattant», a indiqué l’agence citant une source militaire syrienne.

Un porte-parole de l’armée israélienne a quant à lui démenti le fait qu’un avion ait été abattu.

«Les informations selon lesquelles un avion israélien ou d’autres cibles aériennes israéliennes auraient été endommagés, ne correspondent pas à la réalité», a indiqué le porte-parole. 

Les militaires israéliens ne confirment pas non plus leur implication présumée dans la frappe aérienne menée jeudi dans le sud de la Syrie.

La Russie a livré des S-300 à la Syrie début octobre, suite à la destruction d’un avion de reconnaissance russe Iliouchine Il-20 près de la Syrie le 17 septembre dernier. L’avion russe a été abattu par erreur par un système antiaérien S-200 syrien alors qu’il ciblait quatre chasseurs F-16 israéliens pendant leur raid dans le gouvernorat syrien de Lattaquié. Les 15 militaires russes qui se trouvaient à bord de l’avion ont été tués.

Moscou a imputé la responsabilité de cette tragédie à Israël qui porte des frappes aériennes en Syrie. Selon la Défense russe, Israël a informé Moscou qu’il allait mener un raid seulement une minute avant son début et n’a pas précisé le lieu de sa frappe.

L’ex-ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, avait de son côté affirmé qu’Israël ne pouvait pas abandonner ses opérations en Syrie, malgré la livraison de systèmes de missiles antiaériens russes S-300.

L’opposition au terrorisme d’État n’est pas un crime, c’est un devoir


Terrorisme-d'état-Terrorisme-de-l'état-russe-2018

https://orientxxi.info/magazine/ce-que-la-russie-a-gagne-de-son-intervention-militaire-en-syrie,2660

الخلل الرئيسي لم يعد بقاء “مجرم الحرب” بشار الأسد… الحلقة المفصلية هي إنهاء الاحتلال الأجنبي – Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre


Entretien avec l’opposant Riad el-Turk

– Parier sur l’Occident était contraire aux intérêts de la révolution
– Le rôle d’Israël est très dangereux, il est, peut être, l’alternative et l’allié des Russes dans la réhabilitation et la protection du régime
– Aucune opposition ne réussira si elle ne prend pas sa légitimité de l’intérieur …

– Les gens ont besoin d’éclaircissements et nous devons accepter les critiques
– La position américaine est la pire sur la question syrienne et l’ambassadeur Ford a oeuvré à la division de l’opposition pour réduire le plafond de ses revendications
– Le respect des droits nationaux des Kurdes s’inscrit dans un contexte national et ne doit pas être imposé de l’extérieur

– Aujourd’hui, je suis convaincu qu’il n’y a plus en Syrie de régime Assad ou le régime du “clan al-Assad”. C’est une illusion dans les têtes de certains. Aujourd’hui, il n’est qu’une marionnette entre les mains des Russes et des Iraniens.
– Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre
– Les lignes rouges d’Obama ont abouti à des accords internationaux garantissant la réhabilitation d’Assad
– la communauté allaouite a payé un lourd tribut à cause de la guerre brutale de Bachar contre la société syrienne

في أول حديث له بعد خروجه متسللا من سوريا… رياض الترك: الخلل الرئيسي لم يعد بقاء “مجرم الحرب” بشار الأسد… الحلقة المفصلية هي إنهاء الاحتلال الأجنبي

الرهان على الغرب كان معاكسا لمصالح الثورة

أجرى الحوار: محمد علي الآتاسي

Sep 03, 2018

دور إسرائيل خطير جدا وقد تكون هي البديل والحليف للروس في تعويم النظام وحمايته

لن تقوم قائمة لأي معارضة إذا لم تنجح في أخذ مشروعيتها من الداخل… الناس بحاجة لتوضيحات وعلينا أن نتقبل النقد

الموقف الأمريكي هو الأسوأ تجاه القضية السورية وفورد عمل على تقسيم المعارضة لخفض سقف مطالبها

تلبية الحقوق الوطنية والقومية للأكراد تأتي في سياق وطني ولا تفرض من الخارج

Reflet-de-miroire-Etat-du-Kalifat-islamique-2

Reflet-de-miroire-Etat-du-Kalifat-islamique / Israël deux faces, mêmes intérêts

قد يظن البعض أن واحدا من دلائل هزيمة الثورة السورية وانكسار إرادة التغيير لدى الشعب السوري، يتمثل في خروج المعارض السياسي المخضرم رياض الترك (88 عاما) من سوريا، بعد سنوات طويلة أمضاها متخفيا في العمل السري.
لكن من يقرأ هذه اللقاء الذي أجريته معه لـ«القدس العربي» في ضواحي مدينة باريس بعد أسبوعين من وصوله إلى العاصمة الفرنسية، قادما من الداخل السوري، سيدرك أن ميراثا كاملا من مناهضة الاستبداد ومن النضال في سبيل الحرية والكرامة، صنعته أرواح ونضالات عشرات الألوف من المعارضين السوريين، لا يزال حاضرا وفاعلا الآن وهنا، وما «إبن العم» كما يلقبه السوريون، إلا واحد من أهم وأصلب رموزه.
ولا يضر الترك شيئا أن يكون السبّاق إلى نقد تجربة الثورة والدعوة إلى استخلاص النتائج والعبرّ، ومراجعة الدور الذي لعبه هو شخصيا ولعبه حزبه، وإعلان دمشق في صفوف الثورة.
في الوقت الذي لم نشهد لدى سياسيي المعارضة الذين انخرطوا في مؤسسات الائتلاف ومن قبله المجلس الوطني، القدرة لأن يحذو حذو الترك في مراجعة تجربتهم والاعتراف بأخطائهم.
سوريا كانت وستبقى ولادة، والترك ليس استثناء سوريا معارضا، وهناك الكثير من الرموز والشخصيات والجنود المجهولين الذين قدّموا الكثير وضحوا بالكثير وبقوا بعيدين عن الأضواء. واليوم بوجود مثل هؤلاء الأشخاص داخل وخارج البلد، وبوصوله إلى باريس، هناك فرصة لأن يكون للمعارضة السورية، عنوان وحضور وشخصيات ذات ثقل رمزي، متجردة من الأهواء والطموحات الشخصية، تعمل من أجل الدفاع عن القضية السورية في المحافل الدولية، وتحاول إسماع صوت الشعب السوري المغيب، وتدفع باتجاه خلق بنى مؤسساتية تفسح المجال أمام الأجيال الشابة لاستلام زمام المبادرة ومواجهة الاحتلال واستعادة سوريا الحرة والمستقلة.

٭ بعد أن أمضيت عشر سنوات في العمل السري متخفيا في مدينة دمشق، قررت أن تغادر سوريا ورفاقك في الداخل وأن تلتحق بعائلتك في فرنسا، هل انتابك أي نوع من أنواع الخوف عندما قررت المغادرة والعبور في اتجاه الأراضي التركية؟ وكم يوماً أخذت منك هذه الرحلة؟ وما هي المصاعب التي تعرضت لها؟
٭ عندما قررت المغادرة، لم يكن لديّ أي خوف من الاعتقال. كنت قد أخذت قراري واحتياطاتي وبعدها لم يعد من الممكن إلا القبول بمنطق «شو ما صار يصير». لقد عبرنا سوريا من جنوبها لشمالها واستمرت الرحلة 3 أيام وكان الطريق شاقا وطويلا، خصوصا لمن هم في مثل عمري، لكن الشباب الذي رافقني كان خير معين ورفيق، وأحب أن اتوجه لهم بالشكر الجزيل لمخاطرتهم بحياتهم من أجل تأمين وصولي الآمن إلى الحدود التركية عند معبر باب الهوى. لقد كانوا شباباً رائعين وكانت أغلب المسافات التي قطعناها من دمشق مرورا بالسلمية ومدينة حلب تحت سيطرة النظام، وصولا لقلعة المرقب، وأمضينا ليلة في مدينة حلب المحتلة من القوات الروسية والإيرانية. والطريف أن أغلب حواجز النظام كانت تشترى بمبلغ زهيد، لكن لكثرة الحواجز أصبح المبلغ مجزيا في نهاية المطاف.
٭ في الجزء الثاني من فيلم «ابن العم» الذي صورته معك في بداية الثورة، قلت إنك لن تخرج من سوريا وستموت فيها وبقيت بعدها صامدا 6 سنوات؟ لماذا قبلت في النهاية مغادرة بلدك وما هي الأسباب؟
٭ خروجي كان لسببين، الأول إرضاء لابنتيّ خزامى ونسرين، فقد كانت لدى كل منهما رغبة شديدة بالتئام شمل العائلة بعد كل هذه السنين، وبعد وفاة زوجتي الدكتورة أسما الفيصل، وأنا بعيد عنها وعن العائلة. طبعا إحساسي الداخلي كان يدفعني لأن أكون إلى جانبهما، ولكنني لم أعبر عنه أمام رفاقي في الحزب في الداخل، مخافة أن يُفهم على أنه انسحاب، هذا مع أنهم للأمانة كانوا يشجعونني على الخروج.
العامل الثاني كان شعوري الذاتي بأن دوري في الحزب وفي الداخل بدأ يضعف، وهذا الشعور ازداد مع مرضي وتقدمي في السن وصعوبة وجود متابعة طبية ضمن ظروف العمل السري. في الفترة الأخيرة أصبح أدائي ضعيفا، وشعرت بأنني لم أعد مفيدا لرفاقي في الداخل. رغم ذلك، وبعيدا عن أي مكابرة، أحس اليوم وكأنني سمكة أخرجت من بحرها، وما زلت أعتقد أن العمل المجدي والأساسي هو داخل سوريا.

حُرم الكثير من السوريين في الداخل ليس فقط من حقهم في الحياة ولكن أيضا من حقهم في المقابر!

٭ هل تخاف أن ينتهي بك المطاف لاجئا في الخارج؟ وهل لديك أمل بعودة قريبة وكيف ترى دورك المستقبلي في الخارج؟
٭ أحيانا ينتابني الخوف من أن أموت وأُدفن خارج سوريا، ويبدو أن هذه باتت حالنا اليوم ـ نحن السوريين المشتتين في أصقاع الأرض. والمفارقة المفجعة في هذا أنه حتى من تبقّى من السوريين في الداخل، حرم الكثير منهم ليس فقط من حقهم في الحياة ولكن أيضا من حقهم في المقابر! لا أستطيع من الآن أن أحدد إذا كان دوري في المقبل من الأيام سيحظى برضا الناس، ولكن شعوري بأن هذه المرحلة بحاجة لجهد الشباب، وأشعر وكأن دورنا انتهى وجاء دور الآخرين. أنا صدقا متحفظ ويراودني الكثير من التساؤلات بخصوص الخوض في غمار هذه التجربة الجديدة.
لكن الأمل لا يزال قائما في أن أعود ويعود غيري إلى وطننا سوريا، ولن أبخل بجهد، إذا سمحت لي الظروف، لجعل ذلك ممكنا. وإذا تطلب الأمر أن أعود لضرورة ما قبل توفر الظروف السياسية المناسبة، فأنا مستعد لأن أخاطر وأسلك الطريق ذاته رجوعا وأن أعود بشكل سري إلى الداخل.
٭ هل هناك من شيء تندم عليه على المستوى السياسي وعلى المستوى الشخصي والعائلي خلال هذه السنوات السبع الماضية؟
٭ من الزاوية السياسية، كنا نتحدث بحتمية انتصار الثورة وربما لم ندرك إلى أي حد كانت هناك ممانعة إقليمية ودولية للتغيير في سوريا وفي المنطقة. أشعر باننا، كما حال الآخرين، علينا أن نقوم بمراجعة معمقة. فنحن سرنا في طريق مليء بالمصاعب، وهذا الطريق لم يؤد في النهاية إلى نجاح الثورة وإسقاط النظام، فنحن بحاجة إلى أن ندرك الأسباب التي أدت إلى هذا الفشل. المطلوب اليوم إعادة النظر في كثير من المسلّمات، وأن نجدد أفكارنا وقوانا وعلاقاتنا، لأننا خسرنا جولة من جولات هذه المعركة التاريخية الكبرى، والمواجهة المتجددة مع المحتلين. الناس في حاجة لتوضيحات وعلينا أن نتقبل النقد ومساءلة الناس لنا وتقبل الآخر.
على المستوى الشخصي، بصراحة لم أفكر فيها! قد أندم على بعض المواقف التفصيلية، ولكن لا أظن أنني أندم على المراحل الرئيسية التي مررت بها من الاستقلالية عن السوفييت والوقوف في وجه خالد بكداش، إلى مواجهة استبداد حافظ الأسد، إلى رفض التوريث والانخراط في ربيع دمشق، إلى تشكيل إعلان دمشق ومن ثم الانخراط في الثورة. أما على المستوى العائلي، فإن نظرتي كانت أن السياسة والحزب يأتيان في المقدمة، ومن بعدهما العائلة، وأرى اليوم أن في هذا بعض المبالغة، لكنه كان إجراء ضروريا لراحتي النفسية وللضرورة ومتطلبات العمل السياسي المعارض. واليوم بعد أن كبرت ابنتاي واستقلتا، فإنني أنال منهما عطفا ودعما لا أستحقهما صراحة.

الأسس التي بنيت عليها سياسات ورهانات المجلس الوطني والائتلاف الوطني فشلت

٭ معنى هذا أن الأسس التي بنيت عليها سياسات ورهانات وتحالفات المجلس الوطني ومن بعده الائتلاف الوطني لقوى الثورة السورية فشلت هي الأخرى في تحقيق أهدافها في التغيير الوطني الديمقراطي؟
٭ نعم في رأيي أنها فشلت، وحبذا لو تكون هناك وقفة نقديه جادة. فنحن أمام حالة جديدة باتت فيها سوريا محتلة من قبل قوى أجنبية، وبالتالي الحلقة الرئيسية اليوم هي النضال في كافة الأشكال من أجل إخراج هذه القوى الأجنبية من أرضنا. من المهم أن يدرك الناس أن الخلل الرئيسي اليوم، لم يعد في بقاء بشار الأسد من عدمه، أو في التمديد له سنتين أو أكثر، فهو مجرم حرب أمعن في قتل شعبه وديكتاتور سلّم بلاده للمحتل الأجنبي ومصيره في النهاية أن يحاكم ويحاسب. الخلل الرئيسي والحلقة المفصلية اليوم هي الاحتلال وضرورة النضال في سبيل إنهائه.
٭ أين يكمن الخطأ الذي ارتكب بخصوص تشكيل المجلس الوطني في بداية الثورة؟
٭ الخطأ الرئيسي كان الاستعجال في تحقيق وحدة القوى وتشكيل المجلس الوطني بناء على اتفاق بين عدة أطراف سياسية، على رأسها إعلان دمشق والإخوان المسلمون، من دون وضع شروط على الأطراف المشاركة، في حال أخلوا ببنود الاتفاق، تسمح بالانسحاب أو تمنع هذا الخلل. في البداية كان الاتفاق أن يتشكل المجلس الوطني في هيئته القيادية من سبع جهات سياسية، يتمثل كل منها على قدم المساواة بأربعة مندوبين، بحيث يكون المجموع العام 28 عضوا. ولكن سرعان ما أتت أطراف أخرى كالعشائر مطالبة أيضا بأن تتمثل سياسيا في المجلس، وبعد دخولها تبين أنها تدين عمليا بالولاء إلى جماعة الإخوان المسلمين. في النتيجة سربت جماعة الإخوان المسلمين إلى جانبها عدة جهات تحمل صفة سياسية اعتبارية مستقلة عن الإخوان، لكن ممثليها هم عمليا أعضاء في الإخوان المسلمين. وفي هذا المعنى كنا أمام 28 ممثلا وأصبحنا أمام 52 ممثلا يدين جزء مهم منهم بالولاء إلى جماعة الإخوان المسلمين.
الخطأ الثاني كان استسهال مقولة الدفاع عن النفس في وجه عنف وبربرية النظام، من دون أي رقابة أو تنظيم أو تخطيط محكم. نحن من جهتنا في الحزب وفي إعلان دمشق لم ننخرط في أي عمل مسلح، ولم نرتبط بأي جهة أجنبية، لكن غيرنا انخرط منذ البداية في العمل المسلح، وكانت له امتدادات إقليمية ودولية. وبالتالي تقدم الكثيرون إلى الساحة تحت مسميات إسلامية، وتمت شيئا فشيئا عسكرة الثورة ومن ثم أسلمتها لصالح أجندات العديد من الدول الإقليمية الراعية للتنظيمات الإسلامية المسلحة، وهذا بدوره أدى في النهاية إلى الانحراف عن توجهات الثورة الأساسية وإلى نوع من الوصاية الدولية على مؤسسات المعارضة.
الخطأ الثالث كان الحلم والتمني لدى بعض القوى السياسية المعارضة في أن تنال الثورة دعما غربيا في مواجهة النظام وهذا لم يتحقق وكان في النهاية معاكسا لمصالح الثورة.
٭ ما هو رأيك في اتهامات العديد من ناشطي الثورة للإخوان المسلمين بأنهم غدروا بالثورة؟
٭ لا، الامر لا يتعلق بالغدر. وأعتقد أنه كانت لديهم رغبة في السيطرة والاستيعاب، وأن تكون لهم الكلمة الفصل أمام الرأي العام، وكانت هناك ثقة مفرطة بالنفس، تصل إلى حد الغرور في بعض الأحيان، وربما كان البعض منهم يخضع لتأثيرات إقليمية ودولية، وظن البعض الآخر أنهم قاب قوسين أو أدنى من إسقاط النظام. لقد مررنا بتجربة كان فيها تيار الإسلام السياسي واحداً من الأسباب الرئيسية التي أدت إلى الفشل، ومن واجبنا نقده والاشتباك معه سياسيا وأيديولوجيا، ولكن هذا لا يعني إقصاءه من الحياة السياسية أو التشكيك بتمثيله لشرائح مهمة من مجتمعاتنا.
في النهاية هذا لا يمنعني من أن أقول إن الإخوان المسلمين، كما الآخرين، كانوا ضحايا للعديد من المؤامرات التي تعرض لها الشعب السوري. من هنا أعتقد أن على جميع أطراف المعارضة، بمن فيهم الإخوان المسلمون وإعلان دمشق وحزب الشعب الديمقراطي، أن يقوموا بعملية نقد ذاتي ومراجعة لتجربتهم خلال السنوات السبع الماضية.
٭ هل من الممكن أن تحدد لي من وجهة نظرك، ما هي أولويات العمل المعارض السوري في ظل الظروف الراهنة؟
٭ أنا أميل إلى التأكيد على أن سوريا تم إفراغها من الداخل، ويجب أن نناضل بكل الوسائل من أجل عودة الناس من جديد إلى داخل سوريا، ولضمان سلامتهم وحفظ حقوقهم وعودتهم عودة كريمة وآمنة في ظل ظروف لا تكون الكلمة الفصل فيها للنظام القديم. فنضالنا سيبقى محدودا إذا بقي الناس خارج سوريا. يجب أن يعود الناس، ولكن ليس لأحضان الروس والنظام، فواحدهما أوحش من الآخر. وهنا المعضلة والتناقض، خصوصا في غياب أي تغيير جدي في بنية النظام وغياب أي ضمانات دولية، وأي توازن قوى يسمح بتأمين العودة الآمنة والطوعية والكريمة للناس. النضال من الخارج سيبقى على الأغلب مقيدا ومحكوما بشروط وضغوط الدول المضيفة، وبتوازنات القوى الدولية المنخرطة في الصراع في سوريا وعلى سوريا وبضعف التعاطف الدولي مع القضية السورية، وبعجز وضعف العديد من أطراف المعارضة المرتهنة للمحاور الإقليمية. ولن تقوم قائمة لأي معارضة حقيقة إذا لم تنجح في أخذ مشروعيتها من الداخل، وفي الدفع من أجل عودة السوريين الكريمة إلى بلادهم. وهنا يطرح السؤال عن إمكانية ودور الشباب وقدرتهم على بلورة حالة مستقلة ومغايرة تدفع في هذا الاتجاه.
للأسف، بتنا محكومين ضمن موازين القوى السائدة، بقدرة الدول المنخرطة داخل الصراع في سوريا، على الضغط من أجل الوصول إلى تسوية سياسية تتضمن تقاسم السلطة، ضمن مرحلة انتقالية لا تكون الكلمة الفصل فيها للنظام السابق، وتفرض على جميع الأطراف تقديم تنازلات متبادلة على أمل الوصول إلى حل دائم وعادل للقضية السورية، لكن آفاق الصراع مفتوحة على كل الاحتمالات في المستقبل وموازين القوى في حالة تبدل مستمر.
٭ هل معنى ذلك أنك تدعو إلى تسوية مع النظام القائم؟
٭ أنا اليوم، على قناعة بأنه لم يعد هناك في سوريا شيء اسمه نظام بشار الأسد أو نظام آل الأسد. هذا وهم موجود في رؤوس البعض. اليوم عندنا دمية بيد الروس والإيرانيين. وهنا يحضرني بيتان من الشعر القديم يصف حال أحد الخلفاء العباسيين المتأخرين، إبان سيطرة القادة التركمان على مقاليد السلطة الفعلية.

خليفة في قفص بين وصيف وبغا
يقول ما قالا له كما تقول الببغا

ما معنى وجود رأس النظام ولا يوجد جيش قائم ولا توجد وزارات ومؤسسات تعمل، ولا يوجد نظام قضائي! الناس اليوم تدير نفسها بنفسها في كل حي وبلدة وقضاء.
أنا لست مقتنعا بأن هناك اليوم نظام اسمه نظام سوريا الأسد. هذا وهمّ. هناك عصابات مرتبطة بولي نعمة روسي وعصابات مرتبطة بولي نعمة إيراني وأخرى مرتبطة بولي نعمة أمريكي أو تركي. لكن يبدو أن الروس في حاجة اليوم لمثل أداة أو فزاعة كهذه اسمها «النظام»، ليقولوا إنه يشرعن لاحتلالهم. لكن في الحقيقة ليس هناك نظام سوري، بل هناك احتلال مباشر. ليخرج الاحتلال اليوم من سوريا، ولن تجد للنظام قائمة تقوم. من هنا الحلقة الأساسية اليوم هي النضال ضد الوجود الأجنبي في سوريا في كافة أشكاله ومسمياته من الروسي إلى الإيراني إلى الأمريكي إلى التركي. فهذه القوى التي تعتبر نفسها اليوم منتصرة عسكريا على أنقاض الثورة السورية والحركة الوطنية السورية، هل هي قادرة على أن تطرح مخرجا سياسيا؟ أشك في ذلك، فليس هناك من أفق أمامها؟ وفي رأيي الكلام الغربي عن تسوية سياسية مقابل إعادة الإعمار، لا يصلح هو الآخر كأساس للحل. الأهم اليوم أن لا تبقى سوريا فارغة من أبنائها، وعلينا أن نعمل من أجل تسوية سياسية تسمح بأن يعود السوريون إلى بلدهم. من أجل ذلك فإن المعركة اليوم هي مع المحتل، وليس مع النظام لأنه لم يبق هناك نظام يحكم، ولكن هناك بلد محتل ومحكوم من الأجنبي.
٭ ألا تعتقد معي بأنه من الصعوبة بمكان اليوم استنهاض وطنية سوريا في وجه الاحتلال، خصوصا أن هناك شرخاً طائفياً مذهبياً لعب النظام دورا مهما في تأجيجه واستثماره والبناء عليه؟
٭ أنا ما زلت غير مؤمن بطغيان هذا الانقسام الطائفي على غيره من الانقسامات في الاجتماع والسياسة السوريين. ناهيك عن أنني غير مقتنع بأن الطائفة العلوية تتمثل في بشار الأسد أو أنها ستجدد الولاء له. صحيح أن جرائم بشار الأسد سببت الأهوال لأبناء الطائفة السنية، من قتل وتهجير واعتقال، لكن في المقابل هناك ثمن باهظ دفعه أبناء الطائفة العلوية نتيجة الحرب التي شنها بشار الأسد على المجتمع السوري. فهناك قرى بأكملها أفرغت من رجالها وشبابها بسبب القتال، أو هربا من الخدمة العسكرية. والنتيجة النهائية كانت الدمار الذي أصاب كل الأطراف. ومهما حاول بشار الأسد أن يفعل، فيبقى أنه في إطار المعادلة السورية لا يمكن لأي طرف أن ينفي الطرف الآخر.
٭ في رأيك هل هناك إمكانيه حقيقية بعد كل الذي حدث أن يقبل السوريون العيش تحت مظلة وطنية يرتضي بها الجميع؟
٭ الأمر ليس حول إمكانية عودة التعايش بين الناس من عدمه، لأن هذا الأمر هو بمثابة حاجة يجب أن نعي أهميتها ونعمل من أجلها، سواء توفرت هذه الإمكانية أو لم تتوفر. فالبديل هو الانقسام والمزيد من الانقسام. والبديل هو انتقال الانقسام إلى البلدان المحيطة بسوريا. وبصرف النظر عن الانتماء الديني أو القومي أو المناطقي، نحن بحاجة لبعضنا بعضا، وهذا يجب أن يكون جزءا من وعينا السياسي وأن تبنى السياسات وفقا لهذا الاعتبار، من أجل إعادة وحدة سوريا بعد أن تم تقسيمها إلى محميات ومناطق نفوذ بين الدول. في النهاية الوطنية السورية هي اليوم المرجعية والمظلة التي نلتقي تحتها جميعا، وهي أوسع من أي مظلة إسلامية أو قومية أو دينية أو حزبية.
٭ ضمن هذا السياق كيف ترى مستقبل القضية الكردية في سوريا، في ضوء انكماش دور المجلس الوطني الكردي، وتغول دور حزب العمال الكردستاني والسيطرة العسكرية لقوات سوريا الديمقراطية على منطقة الجزيرة؟
٭ القضية الكردية في سوريا في رأيي الشخصي تكمل القضية السورية، والعكس صحيح، فعندما ثار السوريون من أجل كرامتهم وحريتهم، كان منهم وفي مقدمتهم الأكراد السوريون. وما وقع على أبناء الشعب السوري من أهوال وإجرام وتهجير، وقع كذلك على الأكراد منهم. واليوم، ورغم كل الوقائع الجديدة التي خلقت على الأرض بيد غلاة الأكراد، فأنا أرى أن تلبية الحقوق الوطنية والقومية للأكراد وحل القضية الكردية في سوريا، لا يمكن أن يفرض بالقوة أو بالاستعانة بالدول الأجنبية، بل يجب أن يأتي في السياق الوطني، وهو لا يمكن أن يتحقق ويستمر إلا في سياق وحدة الأراضي السورية، وفي سياق النضال من أجل سوريا حرة وديمقراطية، تحترم وتصون حقوق جميع أبنائها.
٭ أشرت مرارا في مقابلات سابقة، كما في بداية هذه المقابلة إلى أهمية تمكين الشباب وإعطائهم دورا أكبر في العمل السياسي المعارض، لكنك في الوقت ذاته، لم تنجح في إبقاء التعاون مستمرا خلال الثورة مع واحدة من أكثر الناس قربا إليك وهي رزان زيتونة؟
٭ علاقتي مع رزان قديمة وقوية. وقد رافقتها وواكبتها في عملها المعارض وحتى في ممارستها لمهنة المحاماة. ومن النادر أن تجد إنسانا بمثل تفانيها، ولطالما احترمت فيها ذكاءها وعنادها وصلابتها، وهي لعبت دورا يفوق بمراحل أهمية الدور الذي لعبه أغلب المعارضين المخضرمين. في الحقيقة أنا لم أبعد رزان، ولكنها هي آثرت الابتعاد في بدايات الثورة، بعد أن وجهت لها نقدا شديدا لمشاركتها في مؤتمر أنطاليا، وكان هذا في رأيي واحداً من أول المؤتمرات التي عقدت برعاية دولية، في محاولة لاحتواء الشباب. رزان وقتها لم تتقبل نقدي وآثرت الابتعاد. وبكل أسف اعترف اليوم بأنني كنت قاسيا جدا في هذا الموقف، وما كان يجب أن أكون بهذه القسوة. لأن هذه كانت أول تجربة لها في العلاقات العامة في الخارج، لكن قسوتي كانت نابعة من غيرتي وحرصي عليها وكنت وقتها شديد الخوف عليها من أن تقع في مطبات هي في غنى عنها، وهي كانت مستعجلة وذات خبرة قليلة في هذا المجال. حتى ذهابها إلى دوما أنا كنت متخوفاً منه. كان لدي شعور بأن جيش الإسلام مخترق من قبل النظام، وبالتالي فلا أمان حقيقيا في دوما.
٭ كنت تردد في السنوات الماضية أن الثورة السورية منتصرة ولو انهزمت! هل تعتقد اليوم أن الثورة السورية هزمت، وكيف تضع هذه الثورة في سياق ما سمي ثورات الربيع العربي؟
٭ نعم هذه الثورة منتصرة ولو هزمت، إذا نظرنا إليها من زاوية عمق التحولات الاجتماعية التي تجري في منطقتنا. نحن خسرنا جولة من جولات الصراع، ولكننا لم نخسر المعركة. وأنا أميل إلى أن المعركة مازالت مستمرة، وقوة المعركة آتية من ضخامة التآمر الدولي وضخامة الوحشية التي حلت على السوريين.
هذه معركة تاريخية لا تقاس بهزيمة أو انتصار ثورة استمرت لعدة سنوات. وقوة هذه المعركة تأتي من عمقها العربي وليس فقط من عمقها السوري.
المجتمعات العربية وصلت اليوم إلى مرحلة تحتاج فيها إلى تغيير جذري وعميق، تعبر عنه حالات الاضطراب والانتفاضات التي تعيشها هذه المجتمعات منذ سبع سنوات. وهناك في مواجهتها ما يشبه الاستنفار الاستعماري من أجل منع هذه الشعوب من أخذ زمام أمورها بيدها، وأن تكون جزءا من العالم المعاصر وان تختار حكومات تستمد شرعيتها من صندوق الانتخاب ومن الإرادة الشعبية، بل إن هناك قلقاً وخوفاً عند بعض مراكز القرار الغربية، يتحجج بمصير اتفاقيات سايكس بيكو، وبالحرص الشديد في الحفاظ على مخرجاتها، في حين أن الهدف الحقيقي هو كسر إرادة التغيير الديمقراطي لدى شعوبنا، والوقوف في وجه موجة التحرر التي هزت المنطقة خلال السنوات السبع الماضية. طبعا هنا، يجب أن لا يغيب عنا الدور الكارثي الذي لعبته تيارات الإسلام الجهادي والفكر المتطرف في مواجهة هذا المد الشعبي، وفي إفراغ المجتمعات من الداخل من قوى التغيير والتجديد.
نعم هناك الكثير من الترابط والتشابه بين ثورات ما سمي «الربيع العربي»، وإن كانت تحكمها أطوار مختلفة، ولكل منها ظروفها الخاصة، لكن يبقى أن الأساس والرابط المشترك هو حاجة هذه المجتمعات للتغيير الجذري والخلاص من الأنظمة المستبدة والفاسدة، والوصول إلى نوع من الحكم الرشيد، وهي في هذا يكمل بعضها بعضاً.
قد تفشل ثوره هنا أو هناك، لكنها ستعود بشكل جديد. شعوبنا اليوم هي في قلب التاريخ، بل هي من يصنع التاريخ. هذا مسار تاريخي من المستحيل إيقافه.
٭ ما هو تقييمك للدور الأمريكي على مدى سنوات الثورة؟ وكيف تنظر اليوم للدور الإسرائيلي المتجدد في الساحة السورية؟
٭ لا يمكن فهم الدور الأمريكي بخصوص سوريا، خارج سياق موقف إدارة أوباما تجاه ثورات الربيع العربي. فهذه الإدارة، لم تكن قادرة ولا راغبة في القبول بنتائج صناديق الانتخاب وبعودة الشعوب العربية لتكون جزءا من المعادلة السياسية وبإدخال تيارات الإسلام السياسي المعتدلة داخل اللعبة الديمقراطية، وفضلت في النهاية كما سابقاتها، إبقاء التعامل مع أنظمة عسكرية تدعي الاستقرار وتحكمها طغمة حاكمة يقودها رجل واحد يسهل التفاوض معه، وعقد الصفقات والحصول على تنازلات. في السياق السوري، يكفي النظر إلى مصير الخطوط الحمر لأوباما، وما نتج عنها من اتفاقات دولية لنزع سلاحه الكيميائي، جعلت في النهاية النظام السوري شريكا في هذه الاتفاقيات، وضمنت بقاءه ولم تمنعه من الاستمرار في استخدام هذه الأسلحة ضد الشعب السوري.
في هذا السياق، لا يمكن أن أنسى الدور الملتبس والسيئ الذي لعبه السفير الأمريكي فورد منذ اليوم الأول لتعيينه ممثلا لبلاده في دمشق. وكأنه أتى ليعمل على تقسيم المعارضة وزيادة البلبلة داخل صفوفها تجاه الثورة وخفض سقف مطالبها إلى أدنى المراتب، بما لا يمس بنية النظام واستقراره.
أنا ما أزال اعتبر أن الموقف الأمريكي في العموم هو الأسوأ بين المواقف على المستوى الغربي تجاه القضية السورية. ومع ذلك، وباعتبار أن الإدارة الأمريكية هي دولة كبرى وذات نفوذ إقليمي واسع، لا يمكن لنا إلا أن نأخذ بعين الاعتبار هذا الموقف، وأن نتعامل معه ونحاول أن نقلل من آثاره السلبية. أما عن الدور الإسرائيلي اليوم، فهو في رأيي خطير جدا، وأنا قلق من أن تكون إسرائيل هي البديل أو الحليف للروس في تعويمه وحمايته، هذا مع العلم أن اللوبي الإسرائيلي لعب منذ البداية دورا في الضغط على الإدارة الأمريكية لضمان بقاء النظام والعمل على إضعافه بعض الشيء. واعتقد أنه في حال تحقق مستقبلا نهوض وطني سوري واستعادة الحركة الوطنية بعضا من عافيتها، فإنه ستكون في مواجهتنا قوة قمعية جديدة لا تختلف في وحشيتها عن القوة الروسية أو الإيرانية.
٭ ما هو ردك على الآراء التي تتهمك بأنك أصبحت متسلطا كحال خالد بكداش ومتمسكاً بقيادة حزب الشعب الديمقراطي، وتديره من وراء الكواليس، وأنك لا تسمح ببروز أي شخصية قيادية ذات كاريزما، وأنك غالبا ما تقوم بتهميشها وإقصائها؟
٭ لا اعتقد أن هذا الكلام دقيق. الكلام الأصح من وجهة نظري، هو أنني متشدد في الموقف السياسي، وربما أتجاوز أحيانا حدودي فيه، وليس في الموقف من الأشخاص. مع ذلك أنا طالما دفعت بأن يتسلم الكثير من الرفاق الشباب أعلى المسؤوليات وكنت أرغبُ في أن تتكشف معادنهم من خلال تبوئهم لأخطر المسؤوليات. أما بخصوص الحزب، فأنا كنت المبادر لتجديد شباب الحزب، وهدفي كان هو الانسحاب التدريجي، ومن هنا تركت الأمانة الأولى للحزب في المؤتمر السادس. ولو نجحنا في عقد مؤتمرنا السابع عام 2008 لكنت الآن خارج اللجنة المركزية.
٭ في دردشة مع الدكتورة فداء حوراني الرئيسة السابقة للمجلس الوطني لإعلان دمشق، أشارت إلى أهمية أن يتم تشكيل نوع من هيكلية أو مؤتمر وطني في الخارج يحدد أولويات العمل الوطني ويسمح بخلق عملية فرز داخل صفوف المعارضة السورية، حول استقلالية القرار الوطني السوري. من هنا وعلى ضوء العلاقات الخاصة والمقربة التي تجمعك مع الدكتورة فداء، كيف تنظر إلى الطرح وما هي أولويات العمل الوطني السوري في الخارج في نظرك اليوم؟
ـ في الحقيقة هذا سؤال مهم ولم تتبلور لديّ بعد أجوبة مرضية عليه. وباعتقادي أن هناك ضرورة للحركة الوطنية السورية بشخصياتها وقواها وأحزابها، أن تجدد رؤاها وبرنامجها وهياكلها على أرضية مراجعة نقدية لمسار الثورة. وهذا في رأيي لن يكون من صناعة فرد أو حزب، بل يجب أن يكون حصيلة حوار معمق على مستوى الوطن وحصيلة مسار في طور التكون. وعلى كل قوة سياسية أو شخصيات وطنية أن تدلو بدلوها، وعلينا هنا أن نصغي إلى من له باع وخبرة في مقارعة الاستبداد، وعلينا أن نصغي إلى الشباب وأن نصغي إلى الناس التي هجرت وشردت. وإذا سمحت لنفسي بأن أدلي باقتراح هنا، فهو الثبات على شعارات الثورة والتركيز على إنهاء الاحتلال، والتأكيد على أن لا وجود لنظام قائم في سوريا، وما يتم محاولة إخافتنا به هو عبارة عن وهمّ. فما هو موجود وقائم على أرض الواقع، هو عبارة عن مجموعة من العصابات والهياكل التي تستخدم على أنها امتداد للنظام، ولكنها في الواقع موضوعة في خدمة الاحتلال الروسي أو الإيراني.
٭ منذ خروجك من السجن في نهاية التسعينيات لم تنفك تؤكد على أهمية وأولوية نقل سوريا من الاستبداد إلى الديمقراطية، أين نحن اليوم من هذه المقولة بعد انكفاء الثورة السورية وتقاسم سوريا بين قوى الاحتلال الأجنبية؟
ـ اليوم المسألة الأولى والواجب الوطني الأول هو التحرر ومواجهة الاحتلال، وبالتالي كل المسائل الوطنية الأخرى من الصعب تحقيقها والنضال من أجلها من دون أن نكون أحرارا في بلدنا. صحيح أن الديمقراطية هي العمود الفقري للقضية السورية، لكن الآن، كل القوى وكل الإمكانيات ينبغي أن تنصب من أجل إخراج المحتل الأجنبي من أرضنا وبلدنا. صحيح أن شعبنا السوري ناضل في الماضي ضد الاحتلال الفرنسي، لكن الآن العملية أعقد لأنها لا تشمل فقط سوريا والمنطقة، ولكنها أصبحت بمثابة أزمة دولية تخص عمق سياسات وتوازنات الدول الكبرى. من هنا لا بد أن نعي أنه أصبح لدينا شكلان من النضال: النضال الداخلي ضد الاحتلال والوقوف في وجه محاولات تعويم النظام من جديد، والنضال الخارجي والعمل في المجالات الدولية من أجل تحصيل أي دعم ولو بسيط للقضية السورية.

Peuple-Syrien

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