Le nouveau chef de Daech n’est pas arabe, mais turkmène


Le nouveau chef de Daech n’est pas arabe, mais turkmène

 

Le successeur de Baghdadi à la tête de Daech prétend être un descendant arabe du prophète Mohammed, alors même qu’il est d’origine turkmène.

Une des très rares photos du nouveau chef de Daech

La mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, dans un raid américain au nord-ouest de la Syrie, en octobre 2019, a porté un coup très sévère à l’organisation dont il s’était proclamé le « calife ». Daech, le bien mal nommé « Etat islamique », a annoncé que son successeur était Abou Ibrahim al-Hashimi al-Quraishi, soit Abou Ibrahim « l’Hachémite le Qoraychite ». La propagande jihadiste s’efforçait ainsi  d’accréditer la fiction d’un chef, non seulement arabe, mais aussi descendant du prophète Mohammed par sa tribu qoraychite et son clan hachémite. Cette fiction est essentielle pour entretenir la flamme d’un rétablissement à terme du soi-disant « califat » auquel, selon l’orthodoxie islamique, seul un Arabe peut pleinement prétendre, a fortiori s’il se réclame de la lignée prophétique. Mais les mensonges de Daech ne sauraient masquer une réalité bien différente, et au fond assez embarrassante pour des jihadistes endurcis.

UN TURKMENE A LA PLACE D’UN ARABE

Le nouveau chef de Daech s’appelle en fait Amir Mohammed Saïd al-Salbi al-Mawla, surnommé Abou Omar al-Turkmani, soit Abou Omar « le Turkmène ». Il est en effet né dans la ville irakienne de Tal Afar, à 70 kilomètres à l’ouest de Mossoul. Cette enclave turkmène est divisée entre quartiers chiites et sunnites, ceux-ci ayant fourni à Saddam Hussein de nombreux cadres de son armée et de sa police politique. Lorsque le despote irakien a abandonné toute prétention laïque pour mobiliser à son profit les réseaux salafistes, les militants sunnites de Tal Afar ont été à la pointe d’un tel mouvement. Après l’invasion américaine de 2003, ils ont largement rejoint l’insurrection jihadiste, avec le soutien des services du régime Assad. C’est ainsi que Salbi al-Mawla a été incarcéré dans la prison américaine de Bucca, en 2004, où il a rencontré Baghdadi. Les Etats-Unis se sont bien gardés de révéler dans quelles conditions Mawla a été libéré, Baghdadi l’ayant été pour… bonne conduite.

Baghdadi prend en 2010 le contrôle de la branche irakienne d’Al-Qaida, devenue « l’Etat islamique en Irak », puis, en 2013, « l’Etat islamique en Irak et en Syrie », désormais connu sous son acronyme arabe de Daech. Salbi al-Mawla accompagne l’ascension de son ancien camarade de détention. Lorsque Baghdadi proclame en 2014 son « califat » à Mossoul, Tal Afar, vidée de sa population chiite, accueille en retour une vague de « volontaires » étrangers. C’est dans cette ville que de nombreux ateliers d’explosifs sont implantés et que de sanglants attentats sont planifiés. Outre ses responsabilités dans un tel terrorisme de masse, « Abou Omar le Turkmène » joue un rôle majeur dans la campagne jihadiste de liquidation de la minorité yézidie, par les massacres, l’expulsion et l’esclavage sexuel. Les coups portés à Daech favorisent sa promotion jusqu’au premier cercle de l’organisation, y compris après la libération de Tal Afar, en août 2017, quelques semaines après Mossoul.

Carte des combattants de Daech (ISIS) en Irak, établie par le Center for Global Policy en mai 2020

LA PATIENTE REMONTEE DE DAECH

L’accession d’un chef turkmène à la tête de Daech rompt avec plus de trois décennies de direction arabe des groupes jihadistes à vocation internationale, depuis Ben Laden jusqu’à Baghdadi, en passant par Zarqaoui, le fondateur de la branche irakienne d’Al-Qaida, et Zawahiri, l’actuel chef d’Al-Qaida. L’organisation a dès lors nié une telle rupture en inventant la fable d’une ascendance prophétique de son nouveau leader. Le quotidien britannique « Guardian » affirme par ailleurs que le frère aîné du nouveau chef de Daech est installé en Turquie, où il représenterait le Front turkmène d’Irak. Cette coalition de formations turkmènes a été fondée en 1995, avec le soutien actif d’Ankara, dans le cadre d’une solidarité d’Etat avec les minorités turques des pays voisins. Cette politique turque d’appui aux populations turkmènes est désormais moins active en Irak qu’en Syrie, où deux milices turkmènes, la Division Sultan Mourad et la Brigade Suleiman Shah, ont fourni une partie des milliers de mercenaires syriens engagés par la Turquie en Libye.

Lui-même vétéran d’une guérilla jihadiste, et ce avant même l’établissement du pseudo-califat, Abou Omar al-Turkmani organise aujourd’hui avec méthode la patiente remontée en puissance de l’insurrection de Daech en Irak et en Syrie. Le Center for Global Policy (CGP), basé à Washington, a publié le mois dernier un rapport d’une rare précision sur les nouvelles structures de Daech. La carte ci-dessus localise une partie des quelque 4000 guérilleros jihadistes actifs en Irak, le nombre des militants armés, mais pour l’heure inactifs, étant estimés au double. Les combattants de Daech seraient aussi nombreux en Syrie, où ils ont déjà infligé des pertes sérieuses au régime Assad, dans le désert de Palmyre. Ils font aussi preuve d’une pugnacité troublante dans la vallée syrienne de l’Euphrate, moins d’un an après y avoir perdu leur dernier bastion territorial. Turkmani semble déterminé à reconstituer ses réseaux clandestins, dans le cadre d’une stratégie de longue haleine visant, le moment venu, à dépasser le stade d’une guérilla de basse intensité. Son atout majeur est que le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, aggravé de la confrontation entre Turcs et Kurdes, interdit toute reconstitution d’une coalition anti-jihadiste digne de ce nom.

Les Etats-Unis ont mis la tête de Said al-Mawla, alias Abou Omar al-Turkmani, à prix pour 5 millions de dollars. C’était déjà la récompense offerte par Washington pour Ben Laden ==avant== les attentats du 11 septembre 2001.

Une opération de l’organisation de « l’Etat » contre les « FDS » quelques heures après le débarquement de la coalition internationale


Combattants des FDS devant le drapeau américain 2019

Enab Baladi-25/04/2020

« L’État islamique » a pris pour cible une personne qui, selon lui, faisait partie des services de renseignement des unités de « Protection du peuple », quelques heures après le débarquement de la coalition internationale dans la campagne nord de Deir Ez-Zor.

L’agence «A’maq» de l’organisation a déclaré aujourd’hui, samedi 25 avril, par télégramme, que les membres de l’organisation avaient visé une voiture pour des «unités» avec des mitrailleuses sur la route du champ pétrolifère d’Omar dans la région de Bassira.

L’opération a coïncidé avec le vol d’avions de reconnaissance des forces de la coalition internationale au-dessus des zones de contrôle « d’auto-administration » dans le gouvernorat de Deir Ez-Zor, selon la page locale « Fourat Post ».

Hier, l’organisation de l’« Etat » a affirmé qu’un responsable du carburant travaillant dans les institutions d’auto-administration « kurdes » avait été tué à Deir Ez-Zor.

L’organisation cible quotidiennement les membres des « Forces démocratiques syriennes » (FDS), ainsi que les employés des institutions « d’autogestion » de Deir Ez-Zor.

L’agence A’maq publie en continu des données sur ces opérations, et ces données incluent également les opérations lancées par l’organisation contre les forces du régime syrien à Deir Ez-Zor.

La coalition internationale contre « l’Etat » a effectué hier soir, un parachutage dans la campagne nord de Deir Ez-Zor.

La page locale, « Deir Ez-Zor 24 », a indiqué qu’une force de la coalition internationale avait attaqué, à travers un parachutage, dans la région Khazan Gharibah, dans le village de Gharibah-est, dans la campagne nord de Deir Ez-Zor.

La page souligne que l’opération s’est déroulée avec la participation des « Forces démocratiques syriennes » (FDS), au cours de laquelle deux personnes ont été arrêtées, en plus de la confiscation et le transport d’une caisse.

Une déclaration de la coalition internationale dirigée par les États-Unis d’Amérique, publiée il y a une semaine, a confirmé l’intention de la coalition de continuer à combattre les cellules de l ‘« État » en Syrie et en Irak.

عملية لتنظيم “الدولة” ضد “قسد” بعد ساعات من إنزال للتحالف الدولي

عنب بلدي 25/04/2020

استهدف تنظيم “الدولة الإسلامية” شخصًا قال إنه أحد عناصر استخبارات وحدات “حماية الشعب”، بعد ساعات من إنزال للتحالف الدولي في ريف دير الزور الشمالي.

وقالت وكالة “أعماق” التابعة للتنظيم اليوم، السبت 25 من نيسان، عبر “تلغرام”، إن عناصر التنظيم استهدفوا سيارة لـ”الوحدات” بالأسلحة الرشاشة على طريق حقل العمر النفطي في منطقة البصيرة.

وتزامنت عملية التنظيم، مع تحليق لطيران الاستطلاع التابع لقوات التحالف الدولي فوق مناطق سيطرة “الإدارة الذاتية” بمحافظة دير الزور، وفق صفحة “فرات بوست” المحلية.

وتبنى تنظيم “الدولة” أمس، قتل مسؤول محروقات عامل ضمن مؤسسات “الإدارة الذاتية” (الكردية) في دير الزور.

ويستهدف تنظيم “الدولة” بشكل شبه يومي عناصر من “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد)، إلى جانب موظفين في مؤسسات “الإدارة الذاتية” في دير الزور.

وتنشر وكالة “أعماق” بيانات حول تلك العمليات باستمرار، كما تشمل هذه البيانات العمليات التي يشنها التنظيم ضد قوات النظام السوري في دير الزور.

وكان التحالف الدولي ضد تنظيم “الدولة” نفذ مساء أمس، عملية إنزال جوي في ريف دير الزور الشمالي.

وقالت صفحة “دير الزور 24” المحلية، إن قوة تابعة للتحالف الدولي داهمت عبر عملية إنزال جوي منطقة خزان غريبة في بلدة غريبة الشرقية بريف دير الزور الشمالي.

ولفتت الصفحة إلى أن العملية تمت بمشاركة “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد)، وتم خلالها اعتقال شخصين، بالإضافة لمصادرة صندوق ونقله.

وكان بيان للتحالف الدولي بقيادة الولايات المتحدة الأمريكية صدر قبل أسبوع، أكد عزم التحالف مواصلة قتال خلايا تنظيم “الدولة” في كل من سوريا والعراق.

متابعات… كورونا فيروس في الدول العربية


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مع تسجيل سوريا أول إصابة بفيروس «كورونا»… السلطات تُقفل الحدود بالكامل

24/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

كامل صقر

دمشق – «القدس العربي»: أقفلت الحكومة السورية حدود البلاد البرية والجوية حتى على السوريين الراغبين بالعودة إلى بلدهم، وأعلنت وزارة الداخلية إغلاق كل المعابر أمام حركة القادمين من لبنان بمن فيهم السوريون بدءاً من أمس.
هذه الخطوة جاءت بعد ساعة واحدة من إعلان وزارة الصحة السورية عن تسجيل أول إصابة بكورونا في البلاد لفتاة في العشرين من عمرها قادمة من دولة أوروبية، دون أن تُضيف الوزارة مزيداً من المعلومات عن تلك الإصابة، مكتفية بأن الحالة الصحية للمصابة مستقرة وتتماثل للشفاء.
وحسب معلومات «القدس العربي» فإن الفتاة المُصابة بالكورونا قَدِمت من بريطانيا قبل أيام إلى لبنان ومنها دخلت إلى سوريا بسيارة خاصة.
ظُهر يوم الأحد، أوقفت قررت الحكومة السورية إغلاق كل المحال الخدمية والتجارية غير المتخصصة بالمواد الغذائية او بالخدمة الصحية وكذلك أوقفت وسائط النقل العام والتنقل بين المدن والمحافظات السورية بهدف منع انتشار الفيروس.
ولجأ السوريون خلال اليومين الماضيين إلى تخزين المواد الغذائية الضرورية تحسباً لاحتمال إقرار الحكومة السورية حظراً للتحرُّك والتجوال في الأيام المقبلة.
وتُشير معلومات «القدس العربي» إلى نقص حاد في الكمامات داخل المشافي الحكومية السورية مما دفع وزارة الصحة لطلب استيراد وشراء الكمامات من الخارج، وبدأت وُرَش بإنتاج الكمامات يدوياً في عدد من المدن لاسيما حمص ودمشق وحلب لاستدراك النقص وحاجة المواطنين لها في الأيام القادمة.
واستمرت الحكومة السورية في تقليص عدد العاملين في المؤسسات الرسمية إلى الحد الأدنى وقررت وزارة الإعلام إيقاف الإصدار الورقي لجميع الصحف الرسمية والاكتفاء بالنشر الإلكتروني، كما أعلنت صحيفة الوطن التوقف عن الإصدار الورقي حتى إشعار آخر.

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اغسل يديك؟ ملايين اليمنيين بلا مياه

24/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

حجة: يكرّر خبراء الصحة نصيحة غسل اليدين بالمياه والصابون كسبيل الوقاية من فيروس كورونا المستجد الذي ينتشر حاليا في العالم، لكن كيف يمكن لملايين اليمنيين القيام بذلك وسط شح شديد للمياه؟

لم تُسجّل في اليمن حيث أسوأ أزمة إنسانية في العالم أي إصابة بعد وفقا لمنظمة الصحة العالمية، لكن هناك خشية كبرى من أن يتسبب الوباء حال بلوغه أفقر دول شبه الجزيرة العربية بكارثة بشرية.

فبعد خمس سنوات من تصاعد النزاع إثر تدخل السعودية على رأس تحالف عسكري لوقف تقدّم المتمردين الحوثيين، يشهد اليمن انهيارا في قطاعه الصحي، فيما يعيش أكثر من 3,3 ملايين نازح في مدارس ومخيمات تتفشى فيها الامراض كالكوليرا بفعل شح المياه النظيفة.

وتقول مديرة مشاريع منظمة “أطباء بلا حدود” في اليمن والعراق والأردن كارولين سيغين إن اليمنيين “لا يمكنهم الحصول على مياه نظيفة، وبعضهم لا يمكنه الحصول حتى على الصابون”.

وسألت: “يمكننا أن نوصي بغسيل اليدين، ولكن ماذا لو لم يكن لديك أي شيء لتغسل يديك به؟”.

ومع حلول الذكرى الخامسة لبدء عمليات التحالف، تقول اليونيسيف إن 18 مليون نسمة بينهم 9,2 مليون طفل في اليمن لا قدرة لديهم للوصول مباشرة إلى “المياه الآمنة والصرف الصحي والنظافة الصحية”.

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الأردن يمدد حظر التجول ويقرر توصيل الأغذية في أنحاء البلاد إلى المنازل

24/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

عمان:  قال الأردن، الاثنين، إنه سيمدد حظر التجول إلى أجل غير مسمى ووعد بأن يبدأ بتوصيل المواد الغذائية والسلع الأساسية للمنازل في جميع أنحاء البلاد في محاولة لكبح انتشار فيروس كورونا.

وقال وزير الدولة لشؤون الإعلام أمجد العضايلة إن الحكومة رتبت مع البلديات لتوصيل ما يكفي من الخبز والمياه واسطوانات الغاز والمستلزمات الطبية الأساسية في أنحاء البلاد حتى نهاية الأسبوع الجاري.

وأضاف العضايلة لوسائل الإعلام الرسمية “يجب أن نهيئ أنفسنا لمرحلة صعبة”.

وتخشى السلطات أن يؤدي رفع حظر التجول لبضع ساعات إلى عملية شراء هيستيري للسلع وتخزينها مما يهدد بالإسراع بانتشار الفيروس.

وارتفعت بشكل مطرد حالات الإصابة المؤكدة بفيروس كورونا في الأردن الذي يبلغ عدد سكانه عشرة ملايين نسمة في غضون أسبوع من ست حالات إلى 127 حالة. ولم يتم الإبلاغ عن وفاة أحد.

وأعلن الأردن حظر تجول في كل أنحاء البلاد يوم السبت بموجب قوانين طوارئ صارمة تمنح السلطات صلاحيات واسعة.

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قراصنة من إيطاليا يسرقون باخرة محمّلة بالمواد الطبية كانت متجهة إلى تونس

24/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

تونس: أكد وزير التجارة محمد المسيليني، مساء الأثنين، أنّ باخرة كانت قادمة إلى تونس محمّلة بكحول طبيّة سُرقت في البحر من طرف إيطاليين.

وقال وزير التجارة، لدى حضوره في برنامج ”تونس” اليوم على قناة الحوار التونسي، إنّ ما حدث لهذه الباخرة شبيه بسرقة التشيك لشحنة كمامات أرسلتها الصين إلى إيطاليا للمساعدة في مكافحة فيروس كورونا المستجد.

وأشار وزير التجارة إلى أن “كلّ الدول الأوروبية تعيش اليوم حالة من الهستيريا وجميعها تسرق المعدّات خوفا من هذا الفيروس”.

 واضاف المسيليني إن ” هذه الدول التي تسرق بعضها، الاتحاد الأوروبي ما عاد اتحاد أوروبي”.

وفي وقت سابق الإثنين، قالت مديرة المركز الوطني للأمراض الجديدة والمستجدة، نصاف بن علية، إن عدد إصابات فيروس كورونا ارتفع إلى 89، بعد تسجيل 14 حالة جديدة في تونس.

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أكثر من 260 إصابة و23 وفاة بـ «كورونا» في العراق وأهالي الأنبار يتبرعون ببناء مستشفيات طارئة

24/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

بغداد ـ «القدس العربي»: أعلنت وزارة الصحة العراقية، أمس الإثنين، تسجيل 33 حالة إصابة جديدة بـ»كورونا»، ما يرفع عدد المصابين بـ»الوباء» إلى 266 حالة، كما كشفت عن تسجيل 23 حالة وفاة.
وقالت الوزارة في بيان صحافي إنه «تم تشخيص 33 حالة جديدة بفيروس كورونا المستجد في العراق موزعة كالتالي: بغداد الرصافة: 3، بغداد الكرخ: 2، بغداد مدينة الطب: 2، النجف: 2، البصرة: 1، نينوى: 1، السليمانية: 12، اربيل: 10».
وأضافت أنه «تم تسجيل 3 وفيات جديدة في (الرصافة والبصرة وديالى)، وتسجيل 5 حالات شفاء تام جديدة (3 مدينة الطب وحالة في ميسان وحالة في كربلاء)»، مبينةً أن «مجموع الإصابات المشخصة في العراق: 266، وحالات الشفاء: 62، والوفيات: 23».
وأكدت الوزارة «الالتزام بتوجيهاتها وتطبيق قرارات لجنة الأمر الديواني رقم 55 لسنة 2020»، داعيةً «الجهات المعنية كافة إلى متابعة تنفيذ القرارات ومحاسبة المخالفين».
في الأثناء دعت مفوضية حقوق الإنسان في العراق (رسمية)، أمس، الجهات الإنسانية الدولية لدعم الجهود الصحية، فيما أعلنت ستة مؤشرات خلال الأزمة الحالية.

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جنرالات الجيش المصري هدف لـ«كورونا»… و«العفو الدولية» تطالب بالإفراج عن سجناء الرأي

24/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

القاهرة ـ «القدس العربي»: يبدو أن لواءات الجيش المصري باتوا هدفاً «كورونا»، إذ توفي اثنان من لواءات الإدارة الهندسية التابعة للجيش، والمسؤولة عن تنفيذ مشروعات مدنية بالفيروس، وسط أنباء عن إصابة لواءين آخرين، في حين طالبت منظمة «العفو الدولية» بالإفراج عن سجناء الرأي والسجناء الآخرين المعرضين للخطر، ضمن الإجراءات الاحترازية لمواجهة تفشي الفيروس.
وأعلن الجيش المصري وفاة اللواء أركان حرب شفيع عبد الحليم دواد الذي كان يشغل منصب مدير إدارة المشروعات الكبرى في الهيئة الهندسية التابعة للقوات المسلحة نتيجة إصابته بفيروس «كورونا».
وقال في بيان مقتضب: «استمرارا لتضحيات أبنائها لحماية الوطن، فقدت القوات المسلحة فجر اليوم (أمس) اللواء أركان حرب شفيع عبد الحليم الذي وافته المنية نتيجة اشتراكه في أعمال مواجهة فيروس كورونا».
وجاءت وفاة عبد الحليم عقب يوم واحد من وفاة رئيس أركان إدارة المياه في القوات المسلحة المصرية اللواء أركان حرب خالد شلتوت مساء أمس الأول الأحد، نتيجة إصابته بالفيروس
ونعت القوات المسلحة في بيان، وفاة شلتوت، وقالت إن «إصابته بفيروس كورونا جاءت خلال اشتراكه في أعمال مكافحة انتشار المرض في البلاد». وترددت أنباء عن أن لواءين آخرين أصيبا بالفيروس وأن إصابتهما خطيرة.

اجتماعات مع وفود صينية

ووفق مصادر «القدس العربي»، فإن إصابة جنرالات الجيش جاءت بسبب اجتماعات أجروها سابقاً مع وفود صينية في العاصمة الإدارية.

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المغرب يتخذ قواعد صارمة للحد من انتشار الوباء… والبرلمان يصادق على مشروع قانون لفرض حالة الطوارئ الصحية

24/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

الرباط – «القدس العربي»: في حربه ضد «كورونا»، أعلن المغرب عن قواعد صارمة للحد من انتشار الوباء، وسنت الحكومة المغربية مشروع قانون صادق عليه البرلمان أمس الإثنين، يتعلق بحالة الطوارئ الصحية وإجراءات بسائر أرجاء البلاد التي بلغت فيها الإصابات بالفيروس إلى 108 حالات.
وتستمر حالة الطوارئ شهراً، إلى غاية يوم 20 نيسان/ إبريل القادم، على الساعة السادسة مساء.

فيروس كوفيد-19

وقالت رئاسة الحكومة المغربية إن مشروع هذا المرسوم بقانون، المتخذ طبقاً لأحكام الفصل 81 من الدستور المغربي، «يندرج في إطار التدابير الوقائية الاستعجالية التي تتخذها السلطات العمومية من أجل الحد من تفشي جائحة فيروس كوفيد-19».
وأضافت في بلاغ توصلت «القدس العربي» بنسخة منه، أن هذا المشروع يشكل السند القانوني للسلطات العمومية من أجل «اتخاذ كافة التدابير المناسبة والملائمة والإعلان عن حالة الطوارئ الصحية بأي جهة أو عمالة أو إقليم أو جماعة أو أكثر، أو بمجموع أرجاء التراب الوطني عند الاقتضاء، كلما كانت حياة الأشخاص وسلامتهم مهددة من جراء انتشار أمراض معدية أو وبائية، واقتضت الضرورة اتخاذ تدابير استعجالية لحمايتهم من هذه الأمراض والحد من انتشارها، تفادياً للأخطار التي يمكن أن تنتج عنها».

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الجزائر.. الحجر الشامل على البليدة وحظر تجوال جزئي بالعاصمة

24/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

الجزائر: أقرت الجزائر، اليوم الإثنين، الحجر الشامل على سكان ولاية البليدة القريبة من العاصمة الجزائرية لمدة 10 أيام قابلة للتمديد، ضمن المحاولات الرامية لاحتواء تفشي وباء كورونا المستجد (كوفيد – 19).

وسجلت ولاية البليدة 125 إصابة مؤكدة منها 8 وفيات من مجموع 230 إصابة و17 وفيات.

ويسمح بالخروج الاستثنائي من ولاية البليدة، التي تقع على مسافة 40 كيلومترا حنوبي العاصمة الجزائر، بشرط الحصول على ترخيص من جهاز الدرك الوطني الذي يتبع وزارة الدفاع الوطني.

وقرر المجلس الأعلى للأمن الذي ترأسه الرئيس الجزائري عبد المجيد تبون، اليوم، فرض حجر منزلي (حظر للتجوال) بالجزائر العاصمة يمتد من الساعة السابعة مساء حتى السابعة صباحا، إضافة إلى منع تجمعات لأكثر من شخصين في العاصمة طيلة النهار.

كما تقرر منع نشاط سيارات الأجرة عبر كامل التراب الوطني وكل مخالف ستسحب منه رخصة القيادة، مع غلق جميع المطاعم والمقاهي والمحال الأخرى وقاعات الأفراح على المستوى الوطني، عدا متاجر المواد الغذائية والمخابز.

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البدء بتطبيق الإجراءات المشددة لمواجهة “كورونا” بالضفة.. وغزة تطبق قرارات جديدة شملت بيوت العزاء والعمل

23/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

غزة- رام الله- “القدس العربي”:

استفاق سكان الضفة الغربية، على تطبيق القرارات الجديدة، ضمن حالة الطوارئ القائمة، لمواجهة خطر فيروس “كورونا”، والتي شملت وقف حركة المواطنين بعد الساعة العاشرة ليلا، ومنع التنقل بين المحافظات، وتعليق الصلاة في المسجد الأقصى، في وقت بدأت فيه الجهات المسؤولة في قطاع غزة، بتطبيق إجراءات جديدة، لمنع تفشي الفيروس، من بينها منع إقامة بيوت العزاء وأي مظاهر للتجمع، حيث طلبت وزارة الأوقاف من المصلين أداء صلاة الجماعة في منازلهم.

حظر تجول ليلي

وجابت عربات الشرطة العديد من مدن الضفة ليل الأحد، وعبر مكبرات الصوت نادى أفراد الأمن “من أجل سلامتكم وسلامة أحبابكم الزموا بيوتكم”، فيما بدأت عملية منع التنقل بين المحافظات، وكذلك منع الوصول إلى مراكز المدن من صبيحة الاثنين، بناء على التعليمات الأخيرة، حيث أجرى المحافظون برفقة قوات الأمن  جولات في مراكز المدن المختلفة، وأكدوا أن هذه الإجراءات والتدابير الأمنية ليست حظرا للتجول، إنما هي بمثابة “حجر بيتي إلزامي”.

وقال الناطق باسم وزارة الداخلية غسان نمر، صبيحة الاثنين، إنه لم تسجّل أي إصابات جديدة بفيروس كورونا في فلسطين، وإن عدد الحالات المصابة استقر عند 59 حالة، منها 17 حالة تماثلت للشفاء، و42 ما زالت تخضع للحجر الصحي، مشيرا إلى أن الأجهزة الأمنية تتعامل مع المعطيات الخاصة بتقييد الحركة لكافة المواطنين بمهنية عالية وبأعلى درجات المسؤولية.

وحول الإجراءات الأمنية في المناطق “ج”، التي لا تخضع للسيطرة الأمنية الفلسطينية، قال نمر إن “هناك مسؤولية اجتماعية ضرورية من المجتمع المحلي ومؤسسات هذه البلدات كي تتعامل مع المعطيات وتنظم الحركة داخلها للمسائل الضرورية والقصوى”.

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ارتفاع عدد الإصابات بفيروس كورونا في السعودية إلى 562

23/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

الرياض: أعلنت وزارة الصحة السعودية اليوم الاثنين، تسجيل 51 إصابة جديدة بفيروس كورونا المستجد ليرتفع إجمالي الإصابات إلى 562 حالة.

وأشار المتحدث باسم وزارة الصحة السعودية محمد العبد العالي في مؤتمر صحافي اليوم، إلى شفاء 19 حالة.

ودعا المتحدث الجميع للبقاء في منازلهم وتجنب المخالطة والتنقل، مشيرا إلى أن المخالطة هى المسبب الأول حاليا للإصابة بفيروس كورونا.

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الإمارات تعلن ارتفاع إصابات كورونا إلى 198

23/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

أبو ظبي: أعلنت الإمارات، الإثنين، ارتفاع الإصابات بفيروس كورونا إلى 198، بعد تسجيل 45 حالة جديدة.

جاء ذلك على لسان المتحدثة باسم القطاع الصحي، فريدة الحوسني، في مؤتمر صحافي، بحسب ما نقلته وكالة الأنباء الرسمية للبلاد.

وأوضحت الحوسني أن “الإصابات الجديدة بكورونا ترجع لجنسيات مختلفة”.

وأشارت إلى أن “حالة من الحالات المعلنة اليوم كانت عائدة من السفر لم تلتزم بالحجر المنزلي وانتظار ظهور الفحص الطبي، تسببت في نقل العدوى إلى 17 شخصاً”.

وذكرت الحوسني أن مجموع حالات الشفاء من الفيروس في الإمارات ارتفع إلى 41 بعد تعافي 3 حالات جديدة.

(الأناضول)

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ارتفاع عدد الإصابات بكورونا في قطر والمغرب والأردن

23/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

عواصم: سجلت قطر والمغرب والأردن، مساء الإثنين، ارتفاعا في عدد الحالات المصابة بفيروس كورونا.

وأعلنت وزارة الصحة القطرية، 7 إصابات جديدة بكورونا لتصل إجمالي الحالات في البلاد إلى 501.

وأشارت في بيان إلى تسجيل 4 حالات تماثلت للشفاء، من المقيمين والعمالة الوافدة، ليصل إجمالي حالات الشفاء إلى 37 حالة.

وقالت الوزارة إن “حالات الإصابة الجديدة ترتبط بالمسافرين الذين قدموا مؤخرا إلى قطر وبالعمالة الوافدة، منها حالتان لمواطنين”.

من جانبه، أعلن المغرب، ارتفاع عدد المصابين بالفيروس إلى 143، عقب تسجيل 9 حالات جديدة.

جاء ذلك في تصريح صحافي لمحمد اليوبي مدير الأوبئة والأمراض، نشرته وكالة الأنباء الرسمية على حساباتها بمنصات التواصل الاجتماعي.

وأكد اليوبي أن حالتين جديدتين تماثلتا للشفاء من كورونا بشكل تام، ليرتفع عدد الحالات التي تعافت إلى 5.

بدوره، أعلن وزير الصحة الأردني، سعد جابر، تسجيل 15 إصابة بالفيروس، ليترفع العدد الإجمالي إلى 128، بينها حالة شفاء واحدة.

جاء ذلك خلال مؤتمر صحافي بين فيه أن من بين مصابي الأحد، طفل يبلغ من العمر شهران، وطفل آخر بإصابات اليوم عمره 4 سنوات.

وعن حالة المسنة الثمانينية، التي أعلن عن إصابتها سابقاً، لفت جابر أن حالتها الصحية “ممتازة”.

وحتى مساء الإثنين، أصاب كورونا أكثر من 372 ألف شخص في العالم، توفي منهم ما يزيد عن 16 ألفا، أغلبهم في إيطاليا، الصين، إسبانيا، إيران، فرنسا، الولايات المتحدة، بينما تعافى أكثر من 101 ألف.

وأجبر انتشار الفيروس على نطاق عالمي، دولا عديدة على إغلاق حدودها، وتعليق الرحلات الجوية، وإلغاء فعاليات عدة، ومنع التجمعات، إضافة إلى العديد من الإجراءات الاحترازية.

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موريتانيا: طوارئ كورونا تتواصل وأسبوع الحسم يبدأ والوضع مستقر

23/3/2020 – Al-Quds Al-Arabi

عبد الله مولود

نواكشوط -«القدس العربي»: الحالة في موريتانيا مستقرة رغم إرساء نظام طوارئ وقائي يشمل حظر التجول، وإغلاق كامل للحدود براً وبحراً وجواً.
وأعلنت وزارة الصحة الموريتانية، في بيان للرأي العام الوطني والدولي، أنه “ولحد يوم الأحد 22 آذار/مارس 2020، لا توجد في موريتانيا سوى الحالتين المسجلتين مسبقاً من كورونا وهما بوضعية مرضية، كما لا توجد بحمد الله أية حالة وفاة بسبب المرض على أرض الوطن”.
وأوضحت الوزارة في بيانها “أن أي معلومات أخرى عن عدد المصابين أو الوفيات هي أخبار عارية عن الصحة”.
وفي هذا الإطار، نفت الوكالة الموريتانية للأنباء (حكومية)، أمس الإثنين، حسبما ذكرت أنه “خبر نشرته قناة الجزيرة مفاده أن موريتانيا توجد بها 20 حالة من فيروس كورونا”، مؤكدة في برقية نفيها “أنه لا توجد بالبلاد سوى حالتين تم حجزهما ويخضعان لرقابة صحية مكثفة وبدأ أحدهما يتماثل للشفاء فيما أصبحت وضعية الثاني مستقرة”.
هذا وأشرف وزير الصحة الموريتاني، محمد نذير حامد، صباح الإثنين، على تحرير عشرة أشخاص من الحجر الصحي بعد أن أمضوا الفترة المحددة دون أن تظهر عليهم أعراض الإصابة بالفيروس.
ودعا وزير الصحة بالمناسبة “المواطنين إلى إدراك أهمية الحجر الصحي باعتباره أحد أهم الوسائل الأساسية للسيطرة على هذا الوباء”.

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لبنان: فوضى في الشمال و”كورونا” يتمدد: إمرأة مصابة تضع مولوداً

جنى الدهيبي | الثلاثاء 24/03/2020

فوضى في الشمال و"كورونا" يتمدد: إمرأة مصابة تضع مولوداً اضطرت القوى الأمنية للتدخل وإغلاق الأسواق ومنع التجمعات (المدن)

يبدو أنّ الإلتزام بحالة التعبئة العامة والحجر المنزلي، ستكون المهمة الأصعب بالمرحلة المقبلة في مناطق الشمال، لسببين أساسيين: الفقر والحرمان من الرعاية. يوم الإثنين، كانت بداية أسبوعٍ مخيّبةٍ على مستويي التعبئة والحجر. وقد بدا واضحًا أن آلاف المواطنين في الشمال لا يملكون ترف الإلتزام بإخلاء الشوارع، بينما هم مجبرون على تأمين كلفة قوتهم اليومي الزهيدة، لهم ولعائلاتهم، قبل أن يجدوا أنفسهم أمام خياري: الجوع أو المرض.

اكتظاظ السوق
عاد المشهد الأمني إلى الشمال، ولكن هذه المرّة، في سبيل “الصّحة”. ومثلما كان متوقعًا، فتحت منذ فجر الاثنين أسواق طرابلس الشعبية محلاتها أمام فقراء المدينة وأهلها، لشراء اللحوم والخضار وحاجاتهم المنزلية. حالة من الفوضى المستشرية سادت في الأسواق، اكتظاظ واحتكاك وتخالط من دون كفوف ولا معقمات ولا كمامات للوقاية، وكأنّ “كورونا لا تمرّ من هنا”.

في سوق العطارين، كان المشهد الأكثر فظاعة، وقد انتشرت صور وفيديوهات من داخل السوق تظهر حجم الاكتظاظ وتلاصق الناس ببعضهم من دون اتخاذ الاجراءات الوقائية اللازمة. هذا المشهد، أثار غضبًا شعبيًا عارمًا، ووصف كثيرون تصرف الناس بـ “الجهل” وانعدام المسؤولية الصحية والاجتماعية تجاه أنفسهم ومحيطهم. لكنّ آخرين، لم يرموا ثقل الذنوب والتأنيب على الناس وحدهم، بعد أن فرقتهم القوى الأمنية وأخلت السوق من رواده، وإنما على السلطة التي لا تؤمن لهم أدنى حاجاتهم في الغذاء والصحة للبقاء في منازلهم. حتّى كلفة المعقمات، لا يملكها هؤلاء. تقول إحدى السيدات لـ “المدن”: “أنزل إلى السوق لشراء بعض الخضار لعائلتي، لكنني أكاد أصاب بالجنون بسبب الارتفاع المذهل للأسعار. تخيلوا كيلو الخيار بـ 4000 ليرة، كيلو اللوبية 10 آلاف، ولا نستطيع شراء علبة كفوف وكمامات بعد تجاوز سعر الواحدة 12 ألف ليرة في صيدليات”.

الجيش يوزع حصصاً غذائية
وفي السياق، يشير رئيس بلدية طرابلس رياض يمق لـ “المدن” أنّ البلدية مع القوى الأمنية لا تزال تواجه مصاعب كبيرة في ضبط الأمور داخل المدينة، لفرض حالة التعبئة وإجبار الناس أن تلتزم منازلها. وفيما أنّ الرادع الشعبي الوحيد حتى الآن، هو بفرض الغرامات وتسطير محاضر الضبط، يعتبر يمق أنّ إغلاق أسواق طرابلس لا يمكن أن يتحقق بشكل كلي، لأنّ معظم تجار وعمال الأسواق لا يستطيعون الانقطاع عن العمل، و”هم حين لا يعملون لا يأكلون”. لذا، تسعى البلدية بالتعاون مع الأمنيين، وفق يمق، إلى وضع خطة شاملة تضمن عدم انقطاع الأرزاق في الأسواق الشعبية من جهة، وتضمن انتظام تجول الناس وعدم اكتظاظهم من جهة أخرى.

ونهار الاثنين، قام الجيش اللبناني بتوزيع حصص غذائية على عائلات محتاجة تلتزم بالحجر المنزلي، في مناطق التبانة وجبل محسن وضهر المغر، وذلك في إطار برنامج التعاون العسكري ـ المدني.

وفي الضنية، سُجلت يوم الاثنين أوّل إصابة بفيروس كورونا فيها، حين ظهرت على الشاب ف.د. (22 عاماً) عوارض الفيروس من سعال وارتفاع حاد في الحرارة، فقام بإجراء الفحوصات اللازمة في مستشفى سير ـ الضنية الحكومي، الذي طلب منه التوجه إلى مستشفى طرابلس الحكومي، وبعد أن جرى تشخيص إصابته تمّ نقله بواسطة الصليب الأحمراللبناني إلى مستشفى رفيق الحريري الجامعي في بيروت، وأخذت عينة منه كانت نتيجتها إيجابية”.

حامل تجلب كورونا إلى مستشفى
الإنفلات في أسواق طرابلس، ترافق مع فوضى وحالة من الهلع عصفت في مستشفيات المدينة. قبل يومين، دخلت إحدى السيدات إلى مستشفى المنلا الخاص لوضع مولدها الجديد. وبعد ولادتها ومغادرتها المستشفى، تبيّن أنّ زوجها مصاب بفيروس “كورونا”، ثمّ سرعان ما اتصلت المستشفى بالمريضة للتحقق من صحتها، وطلبت منها العودة لإجراء الفحوصات المخبرية المطلوبة لها، وتبين أنها ايجابية ومصابة بـ “كورونا” أيضًا. وهو ما أثار غضب المستشفى والطاقم الطبي الذي أشرف على ولادتها بعد أن عرضته لخطر انتقال العدوى. ولاحقًا، أصدرت المستشفى بيانًا أوضحت فيه ملابسات الحادث، وأكدت أنّها تتخذ الاجراءات الوقائية الكاملة للحد من إمكانية إنتشار الفيروس، ومن بينها التعقيم الشامل للطابق الخاص بالولادة.

عكار: حجر 10 منازل
الوضع في عكار لم يبدُ أحسن حالًا مع بداية الأسبوع. وكان رئيس بلدية فنديق سميح عبد الحي أصدر بيانًا أشار فيه البلدية تتخذ التدابير الوقائية اللازمة، وإن المصابين من البلدة هم إثنان فقط وانتقلت إليهم العدوى من أماكن عملهم. وذكر في البيان أنّ البلدية قامت بحجر 10 منازل وأهلها داخلها، ولا من يدخل إليهم او يخرج من عندهم أحد، مناشدًا تأمين قوتهم اليوم من أجل مساعدتهم. وقال: “نشعر أنّ هناك غبنًا وظلمًا صريحًا لعكار وهي تشعر بالحسرة والندامة، وبأن الدولة تعاملها كطبقة ثالثة أو رابعة، بدليل أنه كان لدينا 3 حالات مشتبه في أصحابها ارسلناهم إلى بيروت مع الصليب الأحمر، للتأكد من فحوصهم فوصلوا إلى مستشفى رفيق الحريري وأجروا فحوصًا، وتركوا أمام باب المستشفى حتى الصباح، وعادوا أدراجهم إلى قريتهم من دون أي مراعاة لمعايير السلامة”.

أمنيًا في عكار، قامت دورية من مديرية أمن الدولة بمعاينة سوق المزاد في مرفأ صيد الأسماك في ببنين – العبدة، وتبين خروقات كثيرة في المعايير الصحية داخل السوق وخارجه، فحررت محاضر انذار بحق المخالفين، وشددت على ضرورة خفض التجمعات الحاصلة الى أدنى مستوى داخل السوق وخارجه وتنظيم عملية الدخول إليه.

البترون: إصابتان
في قضاء البترون، أعلن رئيس بلدية بشعله رشيد جعجع، يوم أمس، عن ظهور إصابتين بفيروس “كورونا” في البلدة، أحدهم يتلقى العلاج في مستشفى القديس جاوجيوس، والآخر في مستشفى رفيق الحريري الحكومي. وأكد جعجع أن العدوى مستوردة من خارج بشعله ومن خارج منطقة البترون أيضاً، باعتبار أن المصابين يسكنان خارج البلدة.

Épidémie de courona virus/Covid-19 dans les régions sous influence du « régime syrien » … 113 cas en quarantaine et 8 infections parmi les milices Iraniennes et Irakiennes à Deir Ez-Zor


 

Virus

14 mars 2020 – Observatoire syrien des droits de l’homme

L’Observatoire syrien des droits de l’homme continue de surveiller la question de l’épidémie de Corona dans les sphères d’influence du « régime syrien », où plusieurs sources médicales à Damas, Homs, Lattaquia et Tartous, l’Observatoire syrien, a rapporté que le nombre de cas mis en quarantaine à la suite de l’épidémie du virus COVID-19 a atteint 113 cas, dont 35 ont été mis en quarantaine après que les résultats positifs de tests, tandis que 78 sont encore en isolement, cependant, les autorités du régime syrien garde le silence sur les cas avérés. Dans un contexte connexe, des sources fiables ont informé l’OSDH que l’épidémie de Corona a éclaté parmi les milices pro-iraniennes, dans la ville d’Al-Mayadine, à l’est de Deir Ez-Zor, où 6 malades de nationalité iranienne et 2 de nationalité irakienne qui présentaient les symptômes d’infection, et mis en quarantaine à l’hôpital iranien Al-Zahra de la ville, des échantillons ont été envoyés à la capitale, Damas, pour diagnostiquer que les huit éléments étaient tous infectés par le virus Covid-19.

L’OSDH a surveillé hier, vendredi, la publication du ministère de l’Éducation du régime d’une déclaration de suspension des classe dans les écoles publiques et privées et similaires, à partir du samedi 14 mars 2020 au jeudi 2 avril 2020.

Selon la déclaration il a été annoncé : « Dans l’intérêt de la sécurité et de la santé des enfants des élèves et des étudiants, compte tenu de la présence d’un grand nombre d’entre eux dans les salles de classe, et de la difficulté d’adhésion des enfants dans leur jeune âge aux méthodes de prévention et aux mesures de sécurité, de précaution et de prudence», et afin de prévenir la propagation du virus Corona, alors que le régime nie toujours le fait que le virus des milices iraniennes se soit propagé en Syrie.

Le 10 mars, l’OSDH a indiqué qu’il avait appris de plusieurs sources médicales à l’intérieur des sphères d’influence du régime syrien que le virus COVID-19, connu sous le nom de virus Corona, s’était propagé principalement dans les gouvernorats de Damas, Tartous, Lattaquia et Homs, et que de nombreux cas avaient été enregistrés comme atteint du virus, certains d’entre eux sont décédés et d’autres ont été placés en “quarantaine”, où l’OSDH a communiqué avec des médecins des hôpitaux des gouvernorats susmentionnés, qui ont confirmé avoir reçu des autorités du “régime syrien” des ordres stricts de la nécessité de garder le secret et de s’abstenir de parler de la propagation du virus Corona sur place, il est a noté la densité d’entrées et sorties des familles des iraniens en Syrie, en raison de la visite des lieux sacrés sur les terres syriennes, en plus de la présence des forces iraniennes déployées là-bas, tandis que l’Iran a enregistré des milliers de cas d’infections au virus “Corona”, causant la mort de  dizaines de personnes. Il est à mentionner  aussi que le régime syrien a suspendu hier ses vols à destination et en provenance de l’Iran et de l’Iraq.

وباء الكورونا ضمن مناطق نفوذ “النظام السوري”.. 113 حالة في الحجر الصحي و8 إصابات في صفوف الإيرانيين والعراقيين بدير الزور

14 مارس,2020 – المرصد السوري لحقوق الإنسان

يواصل المرصد السوري لحقوق الإنسان رصده لقضية تفشي وباء الكورونا ضمن مناطق نفوذ “النظام السوري”، حيث أبلغت مصادر طبية عدة في كل من دمشق وحمص واللاذقية وطرطوس المرصد السوري، بأن أعداد الحالات التي تم حجرها صحياً نتيجة تفشي فيروس (COVID-19) وصل إلى 113 حالة، 35 منهم جرى إخراجهم من الحجر الصحي بعد أن كانت نتيجة التحاليل سلبية، فيما لا يزال 78 في الحجر، وسط استمرار سطات النظام السوري بالتكتم عن الأمر، وفي سياق متصل، أبلغت مصادر موثوقة المرصد السوري بأن وباء الكورونا تفشى بين المليشيات الموالية لإيران في مدينة الميادين شرق دير الزور، حيث جرى الحجر صحياً على 6 من الجنسية الإيرانية و2 من الجنسية العراقية ممن يحملون أعراض الوباء وذلك في مشفى الزهراء الإيراني في المدينة، وجرى إرسال عينات إلى العاصمة دمشق ليتبين إصابة العناصر الثمانية جميعهم بوباء كورونا بعد أن كانت نتائج التحاليل إيجابية.

وكان المرصد السوري رصد يوم أمس الجمعة، إصدار وزارة التربية التابعة للنظام بيانا يقضي بتعليق الدوام المدرسي في المدارس العامة والخاصة وما في حكمها اعتبارا من يوم السبت 14 /آذار/2020 ولغاية يوم الخميس 2/ نيسان/2020.

وبحسب البيان الذي جاء فيه: “حرصا على سلامة وصحة الأبناء التلاميذ والطلاب، ونظرا لوجود أعداد كبيرة منهم في الغرف الصفية، وصعوبة التزام الأطفال في المراحل العمرية الصغيرة بأساليب الوقاية وإجراءات السلامة والحيطة والحذر”، بهدف الوقاية من انتشار فيروس الكورونا، فيما لا يزال النظام ينكر حقيقة انتشار الفيروس القادم من الميليشيات الإيرانية إلى سوريا.

ونشر “المرصد السوري” في 10 مارس/آذار، أنه علم من مصادر طبية عدة داخل مناطق نفوذ النظام السوري، أن فيروس (COVID-19) المعروف باسم فيروس كورونا انتشر بشكل رئيسي في محافظات دمشق وطرطوس واللاذقية وحمص، وهناك إصابات كثيرة تم تسجيلها بالفيروس بعضها قد فارق الحياة وبعضها وضع بـ”الحجر الصحي”، حيث تواصل المرصد السوري مع أطباء بمشافي ضمن المحافظات أنفة الذكر، والذين أكدوا بأنهم تلقوا أوامر صارمة من سلطات “النظام السوري” بضرورة التكتم والامتناع عن الحديث حول انتشار فيروس كورونا هناك، يذكر أن سوريا تشهد عملية دخول وخروج كبيرة للإيرانيين نظراً للمقدسات الموجودة على الأراضي السورية بالإضافة للقوات الإيرانية المنتشرة هناك برفقة عوائلها، حيث سجلت إيران آلاف الإصابات بفيروس “كورونا” توفي على إثرها عشرات الأشخاص. كما يذكر أن النظام السوري علق الرحلات الجوية أمس من وإلى إيران والعراق.

جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي – Le Boucher des Yezidis .. Al-Mawla al-Salbi Khalifah d’Al-Baghdadi


Le Boucher des Yezidis .. Al-Mawla al-Salbi Khalifah d’Al-Baghdadi

Le journal britannique “The Guardian” a cité des sources officielles du renseignement confirmant que Amir Muhammad AbdEl-Rahman al-Mawla al-Salbi avait assumé la succession de l’Etat islamique pour succéder à Abu Bakr al-Baghdadi, tué par les Etats-Unis.

Les sources ont indiqué qu’al-Mawla était l’un des fondateurs de l’organisation « Daech », et qu’il avait dirigé les massacres commis contre les Yézidis en Iraq en 2014. Abu Ibrahim al-Hachemi al-Qorachi a été nommé et il n’est pas connu des services de renseignement ou des experts des groupes extrémistes.

جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي

المدن – عرب وعالم | الثلاثاء 21/01/2020

جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي القرشي خليفة البغدادي: تركماني عراقي (The Guardian)

نقلت صحيفة “الغارديان” البريطانية عن مصادر استخباراتية رسمية تأكيدها تولي أمير محمد عبد الرحمن المولى الصلبي خلافة تنظيم “داعش” خلفا لأبو بكر البغدادي، الذي قتلته الولايات المتحدة.

وقالت المصادر إن المولى هو من المؤسسين لتنظيم “داعش”، وقاد المجازر التي ارتكبت بحق الإيزيديين بالعراق في العام 2014. وقد سمي أبو إبراهيم الهاشمي القرشي وهو ليس معروفا لدى أجهزة الاستخبارات أو لدى الخبراء بشؤون الجماعات المتطرفة.

وكان التنظيم أعلن -بُعيد مقتل البغدادي في غارة أميركية في سوريا نهاية تشرين الأول/أكتوبر- اختيار “خليفة جديد للمسلمين” هو الهاشمي القرشي، لكن هذا الاسم لم يعنِ شيئا لكثيرين من الخبراء في شؤون الجماعات “الجهادية”، لدرجة أن بعضهم شكّك حتى في إمكانية أن يكون شخصية وهمية، في حين قال عنه مسؤول أميركي رفيع المستوى إنه “مجهول تماما”.

لكن مصادر الغارديان قالت إن الزعيم الجديد ل”داعش” كان قيادياً رفيعاً في التنظيم، و”أحد منظريه العقائديين”.

وبحسب المصدر، فإن المولى الصلبي ينحدر من الأقلية التركمانية في العراق، مما يجعله واحداً من القادة غير العرب القلائل في التنظيم. والمولى، الذي تخرج من جامعة الموصل، كانت له اليد الطولى في “حملة الاضطهاد” التي شنها تنظيم “داعش” ضد الأقلية الإيزيدية في العراق عام 2014.

ووفق “الغارديان”، يعد المولى الصلبي أحد أكثر الأيديولوجيين نفوذا في صفوف “داعش”. ولد في بلدة تلعفر، وهو معروف أيضاً باسم “الحجي عبدالله”، أو باسم “عبدالله قردش”، رغم أن الاستخبارات العراقية تقول إن المدعو عبدالله قردش وهو قيادي في “داعش” قتل قبل عامين.

وأشارت “الغارديان” إلى أنه ليس لدى مسؤولي الاستخبارات سوى القليل من المعرفة حول مكان وجود الصلبي، لكنهم يشيرون إلى أنه من غير المرجح أن يكون قد لحق البغدادي إلى محافظة إدلب، إذ كان يفضل البقاء في مجموعة صغيرة من البلدات غرب مدينة الموصل العراقية.

ولفتت الصحيفة إلى أن عملية البحث عن الصلبي امتدت إلى تركيا، حيث يقطن شقيقه عادل الصلبي، وهو معروف بتمثيله لحزب سياسي يدعى “الجبهة التركمانية العراقية”، ويعتقد أن زعيم “داعش” الجديد حافظ على صلاته مع أخيه لغاية تعيينه قائداً.

من جهتها، رصدت الولايات المتحدة في أغسطس/آب 2019 مكافأة مالية تصل قيمتها إلى خمسة ملايين دولار مقابل أي معلومة تقودها إلى المولى، الذي كان لا يزال حينها قيادياً في التنظيم الجهادي، لكنه مع ذلك كان “خليفة محتملا للبغدادي”.

وبحسب موقع “المكافآت من أجل العدالة” التابع للحكومة الأميركية، فإن المولى كان “باحثاً دينياً في المنظمة السابقة لتنظيم الدولة، وهي منظمة القاعدة في العراق، وارتفع بثبات في الصفوف ليتولى دوراً قيادياً كبيراً في التنظيم”.

وأضاف الموقع أنه بصفته “واحداً من أكبر الأيديولوجيين في تنظيم الدولة، ساعد حجي عبد الله على قيادة وتبرير اختطاف وذبح وتهريب الأقلية الدينية الإيزيدية في شمال غرب العراق، ويعتقد أنه يشرف على بعض العمليات الإرهابية العالمية للجماعة”.

Contre l’ogre iranien, contre le communautarisme, contre les dictatures… vive les luttes des peuples


20200127-Syrie-Iraq-Liban-2020

Contre l’ogre iranien, contre le communautarisme, contre les dictatures…
vive les luttes des peuples pour la Liberté et la Démocratie.

متظاهرو العراق يجددون رفضهم مرشحي الأحزاب لرئاسة الوزراء ويحددون مطالبهم


Des manifestants irakiens renouvellent leur rejet des candidats des partis au poste de Premier ministre et définissent leurs revendications…

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“Pourquoi nous Haïssent-ils?”


Khamenei-outside-Syria

“Pourquoi nous Haïssent-ils?”

Hussam Kanafani – 12 janvier 2020

Après les attentats du 11 septembre 2001, une question a circulé parmi les milieux culturels, médiatiques et politiques des États-Unis: pourquoi nous détestent-ils? En référence au choc provoqué par les attaques à l’intérieur des États-Unis, qui sont complètement éloignées des pratiques coloniales des États-Unis, sur la base desquelles Al-Qaïda a justifié son attaque terroriste. La question a rouvert les yeux de certains Américains à ces pratiques, mais, en fin de compte, elle n’a pas conduit à un changement de politique américaine après les attentats, mais plutôt à plus d’ingérence à l’étranger, en particulier dans la région arabe. Mais poser simplement la question à l’époque était un revirement dans l’intérieur américain et a déclenché sans limite la voix à un groupe appelant à la fin des ingérences.

L’occasion de retrouver cette question maintenant ce sont les scènes qui ont circulé dans de nombreuses régions, arabes, à la suite de l’assassinat du commandant de la Force Al-Qouds au sein de la Garde révolutionnaire iranienne, Qassem Soleimani, et de ses accompagnateurs par les américains. Des scènes qui comprenaient des cas de réjouissance et de distribution de gateaux pour célébrer l’assassinat de Soleimani, tandis que les sites de réseaux sociaux, et même certains médias, étaient remplis de nombreux écrits portant le sens de jubiler sur l’Iran après l’attaque américaine. La même chose a été répétée, en particulier en ce qui concerne les écrits, après ce qui aurait été la réponse de Téhéran à l’assassinat de Soleimani, qui a provoqué des missiles qui n’ont entraîné que la mort de 180 personnes, pour la plupart des Iraniens, après qu’un avion ukrainien a été abattu par erreur, ce que Téhéran a reconnu. Outre les nombreuses condamnations pour la responsabilité de l’Iran d’abattre l’avion, le consensus était de ridiculiser et de réduire la réponse iranienne, même si, dans la stratégie et la tactique, elle était censée être réalisée de cette façon, et ne conduirait pas à des morts américaines, et à être entraînée dans une guerre d’attrition où l’Iran serait perdant, ce n’est pas le sujet de l’article.

Après toutes ces scènes et écrits, qui ont atteint les Iraniens directement ou par l’intermédiaire de leurs mandataires dans la région, les Iraniens doivent retrouver, sur les plans politique, social et culturel, une question: pourquoi nous haïssent-ils? La question n’est certainement pas exagérée. L’état de colère contre l’Iran dans la région arabe, en particulier au niveau local, est allé au-delà des rivalités politiques en cours entre Téhéran et certains régimes du Golfe. L’ironie, c’est que pendant ces contradictions passées, la situation populaire en général était favorable à l’Iran et y voit une base libérale pour les questions des peuples. Mais c’était dans le passé, avant que l’Iran ne décide de suivre la même approche impérialiste qu’il disait la combattre, étendant son influence dans la région et détruisant certains de ses pays. Ce qui est devenu la situation aujourd’hui au Liban, en Syrie, au Yémen et en Irak, est en grande partie le résultat de l’idée impériale iranienne qui voulait étendre ses capacités et mener ses guerres par procuration, même si c’était au détriment des habitants de cette région, ce qui se voit clairement en Syrie, où les forces iraniennes et les milices alliées ont commis des massacres contre le peuple syrien, pour s’assurer que Bachar al-Assad reste dépendant du régime iranien et de ses objectifs dans la région. La situation en Irak, au Yémen et au Liban ne diffère pas beaucoup du résultat, même si c’est à travers d’autres pratiques.

“Pourquoi nous détestent-ils?” C’est peut-être une question iranienne nécessaire, en particulier au niveau de la base, qui peut également être classée comme victime de ce régime et de ses pratiques, et c’est lui qui souffre des conséquences du blocus économique étouffant et fait face à des mesures répressives dans toutes ses tentatives pour élever la voix de la protestation. Le régime se cache toujours derrière ses pratique, chez lui et à l’étranger, derrière la soi-disant confrontation de «conspiration», oubliant qu’il peut en faire partie pour les autres peuples de la région.

“لماذا يكرهوننا؟”

12 يناير 2020

بعد اعتداءات “11 سبتمبر” عام 2001، تم تداول سؤال بين الأوساط الثقافية والإعلامية والسياسية في الولايات المتحدة: لماذا يكرهوننا؟ في إشارة إلى الصدمة التي أحدثتها الاعتداءات في الداخل الأميركي البعيد كلياً عن الممارسات الكولونيالية للولايات المتحدة، والتي على أساسها برّر تنظيم القاعدة هجومه الإرهابي. أعاد السؤال فتح أنظار بعض الأميركيين على هذه الممارسات، لكنه، في النهاية، لم يؤدّ إلى تغيير في السياسة الأميركية بعد الاعتداءات، بل أوصل إلى مزيد من التدخل في الخارج، سيما في المنطقة العربية. ولكن مجرد طرح السؤال في ذلك الوقت كان تحولاً في الداخل الأميركي، وأطلق العنان لمجموعةٍ من الأصوات المطالبة بكفّ اليد عن التدخلات.

مناسبة استعادة هذا السؤال الآن المشاهد التي تم تداولها في مناطق كثيرة، عربية، في أعقاب اغتيال الولايات المتحدة قائد فيلق القدس في الحرس الثوري الإيراني، قاسم سليماني، ومن معه. مشاهد شملت حالات ابتهاج وتوزيع حلويات احتفالًا باغتيال سليماني، فيما حفلت مواقع التواصل الاجتماعي، وحتى بعض وسائل الإعلام، بكتابات كثيرة تحمل معنى الشماتة بإيران بعد الضربة الأميركية التي تلقتها. وتكرّر الأمر نفسه، سيما في ما يخص الكتابات، بعد ما قيل إنه رد طهران على اغتيال سليماني، والذي جاء عبر صواريخ لم تؤد إلا إلى إسقاط 180 قتيلاً، معظمهم إيرانيون، إثر إسقاط طائرة أوكرانية بالخطأ، وهو ما اعترفت به طهران. فإضافة إلى القناعة المسبقة لدى كثيرين بمسؤولية إيران عن إسقاط الطائرة، كان الإجماع على السخرية والتقليل من الرد الإيراني، على الرغم من أنه، في الاستراتيجية والتكتيك، كان مقصوداً أن يكون بهذا الشكل، ولا يؤدي إلى سقوط قتلى أميركيين، والانجرار إلى حرب استنزاف تكون إيران خاسرة فيها، وهذا ليس موضوع المقال.
بعد كل هذه المشاهد والكتابات، والتي وصلت إلى الإيرانيين مباشرة أو عن طريق وكلائهم في المنطقة، لا بد أن يستعيد الإيرانيون، على المستويات السياسية والاجتماعية والثقافية، سؤال: لماذا يكرهوننا؟ الأمر بالتأكيد ليس مبالغة، فحالة الغضب ضد إيران في المنطقة العربية، ولا سيما على الصعيد الشعبي، تجاوزت المناكفات السياسية، المستمرة، بين طهران وبعض الأنظمة الخليجية. وللمفارقة أنه في أثناء هذه المناكفات سابقًا كانت الحالة الشعبية بشكل عام متعاطفة مع إيران، وترى فيها سندًا تحرّرياً لقضايا الشعوب. ولكن هذا الأمر كان في السابق، قبل أن تقرّر إيران السير على النهج الإمبريالي نفسه الذي كانت تقول إنها تحاربه، وتمدّد نفوذها في المنطقة، وتدمر بعض دولها، فما آل إليه الوضع اليوم في لبنان وسورية واليمن والعراق، في جزءٍ كبير منه، هو نتيجة الفكرة الإمبراطورية الإيرانية التي أرادت أن توسّع مدى قدرتها، وتخوض حروبها بالوكالة، حتى لو كان ذلك على حساب شعوب تلك المنطقة، وهو ما يمكن تلمّسه بوضوح في سورية، حيث ارتكبت القوات الإيرانية والمليشيات المتحالفة معها مجازر بحق الشعب السوري، لضمان بقاء بشار الأسد تابعاً للنظام الإيراني وأهدافه في المنطقة. ولا تختلف الأوضاع في العراق واليمن ولبنان كثيرا بالنتيجة، وإنْ تمت عبر ممارسات أخرى.
“لماذا يكرهوننا؟” قد يكون سؤالاً إيرانياً واجباً، خصوصاً على المستوى الشعبي، والذي يمكن أن يصنّف أيضاً ضمن ضحايا هذا النظام وممارساته، وهو الذي يعاني تبعات الحصار الاقتصادي الخانق، ويواجه إجراءات القمع عند كل محاولات رفع صوت الاحتجاج. يتلطّى النظام دائماً في ممارساته، في الداخل والخارج، خلف مسمّى مواجهة “المؤامرة”، متناسياً أنه قد يكون جزءاً منها بالنسبة لبقية الشعوب.

Patriotisme irakien…


A-bas-les-collaborateurs-avec-l'Iran-et-ses-milices-Iraq-2020

Manifestations en Irak: non à l’occupation américaine et iranienne


Manifestations en Iraq: non à l’occupation américaine et iranienne

Al-Modon – Lundi 06/01/2020

Des manifestants dans plusieurs villes irakiennes sont sortis dimanche, scandant “Non à l’occupation américaine et iranienne”, modifiant leur slogan pour exiger d’éloigner leur pays du conflit à la lumière de la tension entre Téhéran et Washington après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani lors d’une frappe américaine à Bagdad.

Les manifestations ont eu lieu alors que le parlement irakien a appelé, lors d’une session d’urgence, dimanche, à “mettre fin à la présence de forces étrangères” sur son territoire, les représentants ayant approuvé la décision “d’obliger le gouvernement irakien à préserver la souveraineté de l’Iraq en annulant la demande d’assistance”.

Selon l’agence « AFP », une force américaine en Irak, comptant 5 200 soldats, est déployée en Irak, travaillant à combattre “l’État islamique” au sein d’une coalition internationale dirigée par les États-Unis depuis fin 2014, à la demande du gouvernement irakien.

Les manifestants ont rejeté les interventions américaines et iraniennes, scandant des slogans contre elles dans les rues de Al-Nasiriyah, Al-Diwaniyah, AL-Kut et Al-Amara, au sud de la capitale. A Diwaniyah, l’un des manifestants a déclaré: “Nous nous tiendrons face aux occupations américaines et iraniennes”.
(…)

تظاهرات في العراق: لا للاحتلالين الأميركي والإيراني

تظاهرات في العراق: لا للاحتلالين الأميركي والإيراني

المدن – عرب وعالم | الإثنين 06/01/2020

خرج متظاهرون في عدد من مدن العراق، الأحد، وهم يهتفون “لا للاحتلالين الأميركي والإيراني”، معدلين شعارهم للمطالبة بإبعاد بلدهم عن الصراع في ظل التوتر الذي بلغ أوجه بين طهران وواشنطن إثر اغتيال الجنرال الإيراني قاسم سليماني في ضربة أميركية في بغداد.

وجرت التظاهرات في حين دعا البرلمان العراقي خلال جلسة طارئة عقدها، الأحد، إلى “إنهاء تواجد أي قوات أجنبية” على أراضيه، إذ صادق النواب على قرار “إلزام الحكومة العراقية بحفظ سيادة العراق من خلال إلغاء طلب المساعدة”.

وبحسب وكالة “فرانس برس”، تنتشر قوة أميركية في العراق يبلغ عديدها 5200 جندي في العراق ، تعمل على محاربة تنظيم “الدولة الإسلامية” ضمن تحالف دولي تقوده الولايات المتحدة منذ نهاية العام 2014، بناء على طلب من الحكومة العراقية.

ورفض المتظاهرون التدخلات الأميركية والإيرانية على حد سواء، مرددين هتافات ضدها في شوارع الناصرية والديوانية والكوت والعمارة، جنوب العاصمة. وفي الديوانية، قال احد المتظاهرين “سنقف أمام الاحتلالين الأميركي والإيراني”.
ا ف ب / -متظاهرون معارضون للحكومة يشتبكون مع أنصار لقوات الحشد الشعبي الموالي لإيران في الناصرية بجنوب العراق في 5 كانون الثاني/يناير 2020

ورفع المتظاهرون لافتات كتب عليها “سلام لأرض السلام، خلقت للسلام وما رأت يوماً سلاماً”، تحت مروحيات الجيش العراقي التي تحلق فوق المحتجين.

ولطالما تجنب العراقيون الدخول في حرب بالوكالة بين طهران وواشنطن، لكن بعد عملية اغتيال سليماني ونائب رئيس هيئة الحشد الشعبي أبو مهدي المهندس، وجد العراقيون أنفسهم عالقين وسط حرب محدقة قد تنفجر في أي لحظة.

ففي الناصرية، وقعت مواجهات بين محتجين رفضوا دخول مسيرة جنائزية لتشييع رمزي لسليماني والمهندس إلى شارع الحبوبي وسط المدينة، ما أدى إلى إصابة ثلاثة متظاهرين بجروح جراء إطلاق نار من قبل المشيّعين، وفقاً لمصادر طبية في الناصرية.

وبعد انتهاء مراسم التشييع حتى أصدرت “كتائب حزب الله”، أحد أبرز الفصائل الموالية لإيرن في الحشد الشعبي، تهديدات بشن عمليات انتقامية ضد مصالح أميركية في العراق.

ودعت “كتائب حزب الله” القوات العراقية إلى “الابتعاد (…) لمسافة لا تقل عن ألف متر” عن القواعد التي تضم جنوداً أميركيين اعتباراً من مساء الأحد، ما يوحي بنيّة لاستهداف تلك القواعد.

وفي كربلاء خرجت تظاهرة طلابية تندد بالتدخل الخارجي وخرق سيادة العراق، وطالبت بإخراج العراق من ساحة تصفية الحسابات الإقليمية.

!! صناعة الأصنام – La Fabrique des Idoles


La Fabrique des Idoles

!! صناعة الأصنام

تعددت الأصنام والهدف واحد

تأجيج المشاعر والسيطرة على العقول

La-fabrique-des-idoles-Suleimani-2020

عن عبادة العجل… بيكابيا
L’adoration du veau – d’après F. Picabia

 

 

Soleimani: une opération sans précédent pour l’armée américaine


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Soleimani: une opération sans précédent pour l’armée américaine

AFP-3 janv 2020

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Un slogan en arabe “mort à l’Amérique” est dessiné sur le sol à Bagdad, le 3 janvier 2020

Le raid américain sans précédent dans lequel le général iranien Qassem Soleimani a été tué vendredi à Bagdad ouvre une période d’incertitude pour les Etats-Unis et leurs alliés dans la région, et suscite de nombreuses questions.

Comment l’opération a-t-elle été menée?

Le Pentagone est resté vague sur l’opération elle-même lorsqu’il a reconnu dans un communiqué avoir mené cette action sur ordre du président Donald Trump. Mais selon plusieurs médias américains, elle a été menée par un drone américain qui a frappé deux véhicules convoyant Soleimani, dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la république islamique, sur une route d’accès à l’aéroport international de Bagdad.

Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran désormais intégrés à l’Etat irakien, est également mort dans ce bombardement.

Ce style d’assassinat de militaires étrangers fait davantage penser aux méthodes de l’armée israélienne qu’à celle des militaires américains, qui organisent d’habitude avec précision des opérations de leurs forces spéciales quand ils veulent éliminer des personnes recherchées comme Oussama Ben Laden ou, plus récemment, le leader du groupe Etat islamique Abou Bakr Al-Baghdadi.

Pourquoi aujourd’hui?

Les Etats-Unis suivaient depuis des mois les déplacements du général Soleimani de près et auraient pu le tuer bien avant. Le Pentagone a expliqué que le général iranien “préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains en Irak et à travers la région”.

AFP / Janis LATVELS Mini bio du général Qassem Soleimani, en charge des opérations extérieures de la République islamique, tué à Bagdad dans un raid américain.

Plus tôt, le ministre américain de la Défense Mark Esper avait prévenu que les États-Unis n’hésiteraient pas à prendre des mesures “préventives” s’ils avaient vent de nouvelles attaques en préparation.

Il avait prévenu que la mort la semaine dernière d’un sous-traitant américain dans une attaque à la roquette sur une base de Kirkouk (nord) attribuée à une faction pro-iranienne avait “changé la donne”.

Quelles conséquences?

D’ores et déjà, les prix du pétrole ont bondi de plus de 4% après l’annonce de la mort de Soleimani, les marchés craignant une escalade des tensions dans la région.

AFP / Les relations et interventions de l’Iran au Moyen-Orient

L’Iran a promis de se venger, de même que le mouvement chiite libanais Hezbollah qui s’est engagé à “apporter le juste châtiment aux assassins criminels (…) dans le monde entier”.

Les nombreux groupes pro-iraniens de la région, pourraient lancer des attaques contre des bases américaines dans les Etats du Golfe, ou contre des pétroliers ou des navires marchands dans la région du détroit d’Ormuz que Téhéran peut fermer à tout moment

Ils pourraient viser les nombreuses bases où l’armée américaine est déployée en Irak, en Syrie, d’autres ambassades américaines dans la région, ou s’attaquer à des alliés des Etats-Unis comme Israël ou l’Arabie saoudite, voire des pays européens.

Pour Kim Ghattas, du Carnegie Endowment for International Peace, il est difficile de savoir comment la situation va évoluer.

“Une guerre? Le chaos? Des représailles limitées? Rien? Personne ne sait vraiment, ni dans la région, ni à Washington, parce que ceci est sans précédent.”

Quelles mesures de sécurité?

Les États-Unis ont envoyé plus de 14.000 militaires en renfort dans la région ces derniers mois, et ils ont annoncé l’envoi de 500 hommes de plus après l’attaque contre leur ambassade à Bagdad.

Jeudi, M. Esper a indiqué qu’un bataillon de 4.000 hommes avait reçu l’ordre de se tenir prêt et qu’ils pourraient être déployés dans les prochains jours.

AFP / Ali DIA Des véhicules des Nations Unies patrouillent dans la région du Golan, frontalier avec le Liban et la Syrie, le 3 janvier 2020

Les Etats-Unis ont actuellement 5.200 militaires déployés en Irak, officiellement pour “assister et former” l’armée irakienne et pour éviter une résurgence du groupe Etat islamique. Leurs effectifs globaux au Moyen-Orient s’élève à 60.000 personnes.

L’ambassade américaine a appelé les ressortissants américains résidant en Irak à quitter le pays au plus vite.

Israël a fermé une station de ski sur les flancs du Golan, une région annexée à la frontière de la Syrie et du Liban.

Médias iraniens: des réseaux saoudiens et émiratis sont à l’origine du chaos en Iraq


Les autorités iraniennes préfèrent l’écrasement des contestations populaires en Iraq, comme elles ont fait contre les manifestants en Iran en nov 2019

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Médias iraniens: des réseaux saoudiens et émiratis sont à l’origine du chaos en Iraq

Al-Qods Al-Arabi – 16 déc 2019

Bagdad : L’agence iranienne semi-officielle “Tasnim”, a accusé lundi les réseaux saoudiens et émiratis d’être à l’origine de “mesures organisées” visant à stimuler le “mécontentement public” et à semer le “chaos” en Iraq.
Elle a déclaré, dans un rapport d’hier, que “alors que le nombre de manifestants pacifiques dans les rues irakiennes diminue de jour en jour, des mouvements se développent ciblant l’arrêt de travail des ministères et des secteurs des services, ce qui finira par exacerber le mécontentement populaire et conduire à une crise généralisée”.

Elle a ajouté que «les procédures de fermeture forcée des centres commerciaux et économiques et des centres de services, la fermeture des écoles, des universités, poussant des étudiants dans les rues, et la fermeture des routes stratégiques qui conduisent aux artères économiques, comme le port d’Umm Qasr dans le sud de l’Iraq , ont considérablement augmenté ces derniers jours», généralement par des «procédures rganisérd et ciblées, visant à accroître la pression économique et à empêcher les activités des centres commerciaux et des services afin de stimuler le mécontentement du public et d’intensifier les manifestations et de semer le chaos ».

Elle a noté que «les réseaux saoudiens et émiratis travaillent à attiser les troubles en Iraq et incitent les manifestants et les infiltrés à intensifier leurs mouvements, en particulier dans les centres économiques sensibles tels que le port d’Umm Al-Qasr l’atère de l’économie irakienne, car ces réseaux continuent de diffuser des informations incorrectes dans le but de continuer à aggraver la situation en Iraq, à créer une atmosphère d’anxiété et un sentiment d’insécurité parmi les citoyens irakiens.

Elle poursuit: «Les tentatives d’encourager les étudiants à faire grève représentent un autre développement inquiétant en Iraq, alors que les étudiants des universités de Kufa, Karbala et des centres d’enseignement privés ont fait grève dans les rues, en plus de la fermeture forcée des centres, les institutions commerciales, économiques et de services en Iraq sont devenues des pratiques courantes, avec une menace de collage et installation de panneaux de menace sur les centres et bureaux de services publics.

Elle a souligné que «le mot (par ordre du peuple) est précisément le terme trompeur utilisé par les sponsors de ces mouvements douteux pour insister sur le fait qu’ils ferment des centres de services afin de servir la population, tout en empêchant les services des agences gouvernementales et des institutions publiques et en empêchant les employés de se rendre sur leur lieu de travail et en les menaçant que sinon ce serait un coup dur pour l’économie irakienne, qui souffre en fait de problèmes structurels généralisés ».

 

Drapeau Iranien brulé lors des manifestation en Irak 2019Manifestants irakiens brulant le drapeau iranien nov 2019

وسائل إعلام إيرانية: شبكات سعودية وإماراتية وراء نشر الفوضى في العراق

16 – ديسمبر – 2019

بغداد ـ «القدس العربي»: اتهمت وكالة «تسنيم» الإيرانية شبه الرسمية، أمس الإثنين، شبكات سعودية وإماراتية بالوقوف وراء «إجراءات منظمة» تهدف إلى تحفيز «السخط العام» ونشر «الفوضى» في العراق.
وقالت، في تقرير لها أمس، إن «في الوقت الذي يتناقص فيه عدد المتظاهرين السلميين في الشوارع العراقية يوماً بعد يوم، تتوسع الحركات المستهدفة لوقف عمل الوزارات والقطاعات الخدمية، مما سيؤدي في النهاية إلى تفاقم السخط الشعبي وإلى أزمة واسعة النطاق».
وأضافت أن «إجراءات الإغلاق القسري للمراكز التجارية والاقتصادية والمراكز الخدمية، وإغلاق المدارس والجامعات، وجرّ الطلاب الى الشوارع، وإغلاق الطرق الاستراتيجية التي تؤدي إلى الشرايين الاقتصادية، مثل ميناء أم قصر في جنوب العراق، قد ازادت كثيراً في الأيام الأخيرة»، عادة إياها «إجراءات منظمة وهادفة، تهدف إلى زيادة الضغوط الاقتصادية ومنع نشاطات المراكز التجارية والخدمات من أجل تحفيز السخط العام وتكثيف الاحتجاجات ونشر الفوضى».
ونوهت إلى أن «الشبكات السعودية والإماراتية تعمل على تأجيج الاضطرابات في العراق وتحريض المتظاهرين والمتسللين على تكثيف تحركاتهم، خاصة في المراكز الاقتصادية الحساسة مثل ميناء أم القصر باعتباره عنق الاقتصاد العراقي، حيث تواصل هذه الشبكات بث أخبار غير صحيحة بهدف استمرار تأزيم الأوضاع في العراق، لخلق جو من القلق والشعور بانعدام الأمن بين المواطنين العراقيين».
وتابعت: «تمثل المحاولات الرامية إلى تشجيع الطلاب على الإضراب تطوراً آخر مثيراً للقلق في العراق، حيث قام الطلاب من جامعات الكوفة وكربلاء ومراكز التعليم الخاصة بإضراب في الشوارع، بالإضافة إلى أن الإغلاق القسري للمراكز والمؤسسات التجارية والاقتصادية والخدمية في العراق أصبح ممارسات شائعة، مع تهديد ولصق وتركيب لافتات تهديد على مراكز ومكاتب الخدمة العامة».
وأشارت إلى أن «كلمة (بأمر الشعب) هي على وجه التحديد المصطلح المضلل المستخدم من قبل رعاة هذه الحركات المشكوك فيها للحث على الإدعاء أنهم يغلقون مراكز الخدمة من أجل خدمة الشعب، مع منع خدمات الوكالات الحكومية والمؤسسات العامة ومنع الموظفين من الذهاب إلى أماكن عملهم وتهديدهم إذا لم يفعلوا ذلك يشكل ضربة للاقتصاد العراقي، الذي يعاني في الواقع من مشاكل هيكلية وواسعة».

Le printemps syrien peut-il être restauré ?


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إرحل، Dégage,

Le printemps syrien peut-il être restauré ?

Anwar Badr – 11/12/2019

Près de neuf ans après le début du printemps arabe ne 2011, ses résultats au sens arithmétique semblent décevants dans bien des cas. À l’exception de la Tunisie, qui a connu une transition démocratique relative, elle continue de trébucher pour résoudre les problèmes de développement social, économique et politique hérités et interdépendants, alors que l’expérience de l’Égypte n’était pas bonne lorsque les Frères musulmans sont arrivés au pouvoir en premier, s’en est suivi du coup d’État de Sissi et le retour des militaires pour détruire toute possibilité ou tout horizon de réforme.

Tandis que la pire intransigeance du changement semble être en Libye et au Yémen notamment en particulier en Syrie, car le changement dans ces pays est devenu soumis aux équations internationales et régionales qui régissent la région, en particulier après que la nature du conflit est passée d’une révolution populaire appelant à la réforme, aux libertés et à la démocratie, à des guerres civiles entre un régime et des forces autoritaires ou des groupes qui ne sont pas moins sous-développés, violents et terroristes. Ce sont des pouvoirs gérés par des partis internationaux et régionaux qui se sont engagés dans des guerres d’intérêts pour régler des comptes les uns avec les autres au détriment de ces pays et de leurs peuples ensemble.

Malgré tout ce pessimisme, nous pouvons dire que le printemps arabe a sonné l’alarme pour ces régimes et d’autres, qui ont gouverné le peuple de manière tyrannique, pendant des décennies, au cours desquelles ils ont réussi à gaspiller de vastes richesses sans faire aucun développement ou développement dans les mécanismes d’exercice du pouvoir et de respect des droits de l’homme, au point que la misère de ces régimes l’ont rendu incapable de comprendre les implications de cet avertissement, se contentant du côté négatif du message, de l’aspect du pouvoir et de sa capacité à freiner les révolutions et à entraver la victoire du peuple.

Sous cet angle, on peut comprendre les motivations du président soudanais Omar al-Bachir à augmenter le prix du pain à trois reprises, dans un pays qui souffre de crises économiques entrelacées entre les sanctions externes, des hausses des prix et des taux de chômage chez les jeunes en particulier, parallèlement à la dévaluation de la monnaie et à la détérioration du niveau de vie, c’est donc la “paille qui a brisé le dos du troupeau “, alors que les masses sont descendues dans la rue le 19/12/2018, annonçant le début de leur révolte contre le système, qui a déclenché la deuxième vague des révolutions du « printemps arabe », qui s’est d’abord déplacée en Algérie puis au Liban puis en Iraq.

La transition politique au Soudan a été un signe important qui évolue toujours positivement, avec une certaine réserve et la crainte que les militaires et les islamistes soient prêts à répéter l’expérience du coup d’État contre la légitimité, même si leurs vents sont devenus moins forts, tandis que l’establishment militaire en Algérie, qui a contribué à l’exclusion d’une grande partie des symboles du régime ne veut pas encore renoncer à ses privilèges, alors nous le voyons combattre pour la tenue d’élections que les Algériens refusent, affirmant leur refus de “répéter le scénario égyptien” pour le retour des militaires au pouvoir, et leur slogan le plus important est « Yetnahaou Gaa/ Qu’ils s’écartent tous ».

Ce simple slogan s’est transformé en un code que les gens peuvent traduire chacun selon leur dialecte, donc nous avons entendu dans les rues du Liban « Kollone Ya’ni Kollone/Tous, c’est à dire Tous », et les rues d’Iraq ont fait écho au slogan « Challe’ Galle’/Arrache, déracine », bien que malgré la multiplicité des dialectes, la demande semble être la même pour tous les manifestants, qui ont retraduit le premier slogan du printemps arabe «Le peuple veut la chute du régime », ce qui veut dire le régime avec tout son système matériel et politique, ses entités partisanes, ses articulations sociales, et ses charges idéologiques et intellectuelles, qui ont fragmenté la société en sectes, ethnies et régions, de sorte qu’il faut maintenant renverser ces systèmes comme une introduction pour restaurer l’identité nationale et reproduire les systèmes démocratiques qui respecte les intérêts de leurs peuples et sauvegarde sa libertés.

Les régimes dans la région arabe en général sont des régimes de despotisme corrompu, avec des nuances ou des différences relatives au sens politique d’un système à l’autre, et cela explique l’unité de la volonté populaire de renverser ces systèmes très similaires en termes de structures juridiques et législatives sur lesquels ils sont basés, et en termes de relations de production et de domination de l’économie de service et du clientélisme en particulier, en termes de performance et de comportement face à tout danger qui pourrait menacer sa continuité, de sorte que la plupart d’entre eux, comme en Iraq et en Syrie, n’ont pas hésité à distribuer les richesses et les installations vitales du pays sous forme de subventions et de cadeaux à leurs partisans en échange du maintien du siège de son autorité délabrée, et de même au Liban, mais cela se fait à travers « Hezbollah » comme médiateur et un bras militaire de l’Iran dans la région.

Et si l’hégémonie russe dans les dossiers politiques liés à la région vise à soutenir les régimes face aux protestations du peuple, en tant que cadre pour rétablir l’équilibre de la guerre froide face à l’administration américaine, avec un danger turc qui manifeste une ambition de restaurer l’Empire ottoman, le plus grand danger réside maintenant dans la stratégie de colonisation expansionniste de l’Iran dans la région. À travers le processus d’expansion du chiisme qui ronge le corps islamique épuisé par la modernité et le postmodernisme qui ont envahi l’ère, conduira nécessairement à la fragmentation des peuples et à alimenter davantage de contradictions en leur sein, l’Iran insistant pour jouer le rôle de centre dans ses relations avec les pays aux alentours ou de la marge, ceux qui sont tombé dans ses filets, comme l’Iraq, la Syrie et le Liban, en plus du malheureux Yémen.

Par conséquent, l’importance du rétablissement par ces peuples de leur décision patriotique, en particulier au Liban et en Iraq, en levant le drapeau national et en rejetant tous les drapeaux et affiliations partisans, sectaires imposés par les élites dirigeantes pour perpétuer les mécanismes de leur contrôle par le biais de quotas et de consensus qui sont en dehors des intérêts des peuples et de leurs pays, est mis en évidence dans le cadre d’une relation suspecte entre Le centre / l’Iran et les partis / ces régimes arabes qui gravitent dans l’astronomie iranienne, mais la chose la plus importante, je pense, est venue du soulèvement iranien lui-même, qui est la continuation d’une série de soulèvements populaires, a augmenté en ampleur et en profondeur maintenant la crise économique qui est devenue suffocante pour tout le monde en Iran, où le taux de chômage des jeunes s’approche de 40%, environ entre 25 et 30 millions de personnes en Iran vivent en dessous du seuil de pauvreté.

La question n’est pas liée aux sanctions américaines sur leur importance. La majeure partie de la crise économique en Iran, qui est le plus grand État pétrolier de la région, est due à la corruption de l’autorité des mollahs, qui dépensent des milliards de revenus du pays dans son projet d’expansion pour soutenir les systèmes de marge qu’il considère comme l’arc de résistance. Pour soutenir cet arc, l’Iran dépense également des milliards pour le projet nucléaire et le développement de missiles à longue portée, dans l’illusion qu’il deviendra un jour une superpuissance, ignorant les leçons de l’ancienne Union soviétique qui s’est effondrée et qui était le deuxième pays nucléaire du monde, au milieu d’une course aux armements avant d’atteindre la fin de la “guerre des étoiles! ”
Quel est le centre qui affame son peuple pour devenir un état nucléaire? Quel est ce centre qui cherche à diriger le monde 1400 ans en arrière ? Je crois que les peuples qui ont brûlé les images de l’ayatollah Khomeiny et de Khamenei et de leurs partisans, qui se sont élevés dans les gouvernorats du sud de l’Iraq avant son nord, et qui ont entouré et brûlé le consulat et le siège partisan de l’Iran à Nadjaf et à Karbala, ceux qui ont grandi à Nabatiyeh, Tyr et dans d’autres villes et villages du Liban ne croyaient plus aux clés du paradis que les mollahs de Téhéran distribuent, autant que ces peuples recherchent les clés de la vie et les nécessités d’une vie décente qui leur ont été volées au nom de l’infaillible Wilayat al-Faqih.

La chute de ce centre n’est peut-être pas imminente, mais il tombera sûrement parce qu’il va à l’encontre du sens de l’histoire et de la vie. Une fois qu’il tombera, tous les régimes qui tournent encore sur son orbite s’effondreront, et il peut s’effondrer avant cela en raison de son incapacité flagrante à empêcher son effondrement économique, politique et moral.

هل يمكن استعادة الربيع السوري؟

بعد مرور ما يقرب من تسع سنوات على انطلاقة الربيع العربي بداية عام 2011، تبدو نتائجه بالمعنى الحسابي مخيبة لآمال كثيرين بهذا القدر أو ذاك، فباستثناء تونس التي حظيت بانتقال ديمقراطي نسبي، لم يزل متعثرا في حلّ مشكلات التنمية الاجتماعية والاقتصادية والسياسية المتوارثة والمترابطة، فإن تجربة مصر لم تكن جيدة مع وصول الإخوان المسلمين إلى السلطة أولاً، ليأتي لاحقا انقلاب السيسي وعودة العسكر لتدمير أية إمكانية أو أفق للإصلاح.

فيما يبدو الاستعصاء الأسوأ للتغيير في كل من ليبيا واليمن وبشكل خاص في سوريا، إذ بات التغيير في هذه الدول رهن المعادلات الدولية والإقليمية التي تحكم المنطقة، بخاصة بعدما جرى تغيير طبيعة الصراع من ثورة شعبية تطالب بالإصلاح والحريات والديمقراطية، إلى حروب أهلية بين نظام مستبد وقوى أو مجموعات لا تقل عنه تخلفا وعنفا وإرهابا، وهي قوى تدار من قبل أطراف دولية وإقليمية تخوض حروب مصالح وتصفية حسابات في ما بينها على حساب تلك البلدان وشعوبها معا.

رغم كل هذا التشاؤم نستطيع القول إن الربيع العربي شكل جرس إنذار لتلك الأنظمة وغيرها، التي حكمت شعوبها بشكل مستبد، لعقود من الزمن، نجحت خلالها بتبديد ثروات طائلة من دون أن تصنع أي تنمية أو تطوير في آليات ممارسة السلطة واحترام حقوق الانسان، لدرجة أن بؤس هذه الأنظمة جعلها عاجزة عن فهم دلالات هذا الإنذار، مكتفية بالجانب السلبي من الرسالة، الجانب المتعلق بقوة السلطة وقدرتها على كبح جماح الثورات وإعاقة انتصار الشعوب.

من هذه الزاوية يمكن فهم دوافع الرئيس السوداني عمر البشير لرفع سعر الخبز ثلاثة أضعاف، في بلد يعاني أزمات اقتصادية متداخلة بين العقوبات الخارجية وارتفاع في الأسعار ونسب البطالة بين الشباب بشكل خاص، بالتوازي مع انخفاض قيمة العملة وتدهور مستوى المعيشة، فكانت “القشة التي قصمت ظهر البعير”، حيث نزلت الجماهير إلى الشارع في 19/12/ 2018، معلنة بدء ثورتها ضد النظام، والتي شكلت شرارة لانطلاق الموجة الثانية من ثورات الربيع العربي، التي انتقلت بداية إلى الجزائر ولاحقا إلى لبنان ومن ثم العراق.

الانتقال السياسي في السودان شكل علامة مهمة ما زالت تتطور بشكل إيجابي، مع بقاء درجة من التحفظ والخوف من استعداد العسكر والإسلاميين لتكرار تجربة الانقلاب على الشرعية، مع أن رياحهم باتت أقل قوة، فيما المؤسسة العسكرية في الجزائر، والتي ساهمت بإقصاء جزء كبير من رموز النظام السابق، لا ترغب في أن تتخلى عن امتيازاتها بعد، لذلك نراها تقاتل على إجراء انتخابات يرفضها الجزائريون، مؤكدين رفضهم “تكرار السيناريو المصري” لعودة العسكر إلى السلطة، وشعارهم الأهم “يتنحاو قاع” أي فليتنحّوا جميعهم.

هذا الشعار البسيط تحول إلى شيفرة أو كود يمكن للشعوب ترجمته كل وفق لهجته، فسمعنا في شوارع لبنان “كلن يعني كلن”، ورددت شوارع العراق شعار “شلعْ قلعْ”، فرغم تعدد اللهجات يبدو المطلب واحد لكل المتظاهرين، اللذين أعادوا ترجمة الشعار الأول للربيع العربي “الشعب يريد اسقاط النظام”، والمقصود النظام بكل منظومته المادية والسياسية وكياناته الحزبية ومفاصله الاجتماعية وحمولته الأيديولوجية والفكرية أيضا، والتي فتّتت المجتمع إلى طوائف ومذاهب وإثنيات ومناطق، بحيث إن المطلوب الآن إسقاط هذه الأنظمة كمقدمة لاستعادة الهوية الوطنية وإعادة إنتاج أنظمة ديمقراطية تحترم مصالح شعوبها وتصون حرياتهم.

فالأنظمة في المنطقة العربية عموما هي أنظمة استبداد فاسدة، مع تلاوين أو فوارق نسبية بالمعنى السياسي بين نظام وآخر، وهذا يفسر وحدة الإرادة الشعبية في إسقاط هذه الأنظمة المتشابهة كثيرا من حيث البنى والنظم القانونية والتشريعية التي تستند إليها، ومن حيث علاقات الإنتاج وهيمنة الاقتصاد الريعي الزبائني بشكل خاص، ومن حيث أدائها وسلوكها تجاه أي خطر يمكن أن يهدد استمراريتها، حتى أن أغلبها كما في العراق وسوريا لم تتوان عن توزيع ثروات البلاد ومرافقها الحيوية كمنح وهبات لداعميها مقابل الاحتفاظ بكرسي سلطتها المتداعية، والأمر ذاته في لبنان، إنما يتم بتعقيدات أكثر عبر “حزب الله” كوسيط وذراع عسكري لإيران في المنطقة.

وإن كانت الهيمنة الروسية في ملفات السياسة المتعلقة بالمنطقة، تهدف لدعم الأنظمة في مواجهة احتجاجات الشعوب، كإطار لاستعادة توازنات الحرب الباردة في مواجهة الإدارة الأمريكية، مع خطر تركي يتجلى بالطموح لاستعادة الإمبراطورية العثمانية، إلا أن الخطر الأكبر يكمن الآن في الاستراتيجية التوسعية الاستيطانية لإيران في المنطقة عبر عملية تشييع تنخر الجسد الإسلامي الذي أنهكته الحداثة وما بعد الحداثة التي غزت العصر، ما سيؤدي بالضرورة إلى تفتيت الشعوب وتغذية المزيد من التناقضات داخلها، مع إصرار إيران على لعب دور المركز في علاقتها مع دول المحيط أو الهامش التي سقطت في شباكها، كالعراق وسوريا ولبنان، إضافة لليمن غير السعيد.

لذلك تبرز أهمية استعادة تلك الشعوب لقرارها الوطني، وبشكل خاص في لبنان والعراق من خلال رفع العلم الوطني، ورفض كل الأعلام والانتماءات الحزبية والطائفية والمذهبية الضيقة التي فرضتها النخب الحاكمة لتأبيد آليات سيطرتها عبر المحاصصة والتوافقات التي تتم خارج مصلحة الشعوب وبلدانها، في إطار علاقة مشبوهة بين المركز/ إيران، والأطراف/ تلك الأنظمة العربية التي تدور في الفلك الإيراني، لكن الأهم باعتقادي جاء من انتفاضة الإيرانيين أنفسهم، والتي هي استمرار لسلسلة من الانتفاضات الشعبية، زاد من اتساعها وعمقها الآن الأزمة الاقتصادية التي غدت تخنق الجميع في إيران، بعدما قاربت نسب البطالة 40% من الشباب، بحيث يراوح ما بين 25 إل 30 مليون شخص في إيران يعيشون تحت خط الفقر.

ولا يتعلق الأمر بالعقوبات الأمريكية على أهميتها، بل يعود الجزء الأكبر من الأزمة الاقتصادية في إيران وهي أكبر دولة نفطية في المنطقة، إلى فساد سلطة الملالي التي تنفق المليارات من مداخيل البلد على مشروعها التوسعي لدعم أنظمة الهامش التي تعتبرها قوس الممانعة، ولدعم هذا القوس فإن إيران تنفق المليارات أيضا على المشروع النووي وعلى تطوير الصواريخ بعيدة المدى، في وهم أنها ستصبح دولة عظمى في يوم ما، متجاهلة دروس الاتحاد السوفيتي السابق الذي انهار وهو ثاني دولة نووية في العالم، وكان يخوض غمار سباق التسلح قبل أن يصل إلى شوط النهاية في “حرب النجوم”!

فأي مركز يجوع شعبه ليصبح دولة نووية؟ وأي مركز هذا الذي يسعى إلى قيادة العالم 1400 سنة إلى الوراء؟ أعتقد أن الشعوب التي أحرقت صور آية الله الخميني وخامنئي وأتباعهما، والتي انتفضت في المحافظات الجنوبية للعراق قبل شماله، والتي حاصرت وأحرقت القنصلية والمقار الحزبية التابعة لإيران في النجف وكربلاء، وهي ذاتها التي انتفضت في النبطية وصور وسواها من مدن وبلدات لبنان لم تعد تؤمن بمفاتيح الجنة التي يوزعها ملالي طهران، بقدر ما تبحث هذه الشعوب عن مفاتيح الحياة ولوازم العيش الكريم التي سرقت منها باسم ولاية الفقيه المعصوم.

ربما لا يكون سقوط هذا المركز وشيكا، لكنه بالتأكيد سيسقط لأنه يسير بعكس اتجاه التاريخ والحياة، وفور سقوطه ستنهار كل الأنظمة التي ما زالت تدور في فلكه، وربما تتهاوى قبل ذلك لعجزه الفاضح عن منع انهيارها اقتصاديا وسياسيا وأخلاقيا.

En mémoire des dizaines de milliers de victimes mortes au nom de la liberté au Moyen-Orient : en Iraq, en Syrie, en Palestine,…


via En mémoire des dizaines de milliers de victimes mortes dans les prisons du régime syrien

En-mémoire-de-nos-frères-et-soeurs-mort.e.s-pour-la-liberté

Noms des victimes pour la liberté en Iraq ) 2019

L’effondrement de la livre syrienne .. et les possibilités d’une explosion !!… تهاوي الليرة السورية


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L’effondrement de la livre syrienne .. et les possibilités d’une explosion

ِEnab Baladi
01/12/2019 – Oussama Aghi

Le «pot du régime» serait-il sauvé de la casse, ou le flot d’eau est abondant et passe à chaque fois sous le pont de la capacité du régime à continuer? et la capacité de ses loyalistes et fidèles parviendrait-elle à perdurer ?

Ce refus qui nie la réalité continue, et les besoins ont joué jusqu’à présent sur l’efficacité des facteurs nationaux, régionaux et internationaux, et probablement  les facteurs économiques les plus acceptables sont les plus efficaces en la matière, mais cette efficacité a commencé à décliner et à enregistrer une vitesse de chute record avec le taux de change de la livre syrienne par rapport au dollar américain, plus de 800 LS par dollar.

La résistance de l’incubateur (loyaliste) est liée à la satisfaction de ses besoins principaux, bien que minimaux. Ces besoins sont la nourriture et le mazout pour se réchauffer en hiver, ainsi que des besoins, dont les consommateurs ont besoin pour vivre au quotidien. Mais l’absence d’une partie importante de ces besoins, aucun slogan et  allégeance ne pourront combler cet absence.

Le faible taux de change de la livre syrienne dépend de nombreux facteurs que le régime syrien ne peut monopoliser ni contrôler. Le régime, qui rêvait et a accepté l’aide venant des Russes pour mettre la main sur les puits de pétrole dans l’est du pays, a été confronté au fait que des forces américaines sont restées dans cette région. L’administration de la Maison Blanche a déclaré qu’elle resterait pour les garder et empêcher que les forces du régime et d’autres en bénéficient, à l’exception de son allié, les Forces démocratiques syriennes (FDS).

Parmi les facteurs qui ont influencé la dépréciation de la livre syrienne étaient les hommes d’affaires pro-régime, qui sont devenus les seigneurs de la guerre, n’ont pas hésité de retirer leurs fortunes des banques syriennes et ont acheté des dollars au marché noir. Il existe également des facteurs internes liés à la gestion de l’économie syrienne, dont l’incapacité de la Banque centrale de Syrie à s’immiscer dans le taux de change de la livre. Cette non-intervention a permis aux seigneurs de la guerre économique (commerçants et hommes d’affaires loyaux) de spéculer sur le prix de la livre, prix chèrement payé par la couche au revenu faible, moyen et populaire, des loyalistes au régime.

Il est possible, que les événements régionaux explosifs au Liban et en Iraq, deux pays voisins de la Syrie et des alliés politiques de son régime, ont également joué un rôle sur la valeur de la livre syrienne. Les deux régimes sont préoccupés par les soulèvements de leurs peuples, qui ressemblent à la révolution syrienne, et cherchent à rompre avec la tyrannie et la subordination au régime de Téhéran.

Les sanctions économiques imposées par les États-Unis au régime syrien, conjuguées à des changements dans les réalités interne et régionale, étouffent la situation économique interne dans les zones contrôlées par le régime syrien; l’étranglement de la situation économique signifie simplement étouffer la vie de l’incubateur (loyaliste) du régime et étouffer peu à peu son économie, plaçant ainsi cet incubateur devant les faits de leur existence sans équivoque. Comment tenir, alors, un incubateur vivant la faim et le froid ? Ce sont essentiellement des familles de soldats du régime qui luttent pour sa survie en tant que régime autoritaire et sectoriel.
La détérioration continue du taux de change de la livre syrienne signifie l’explosion de la situation de l’incubateur, qui ressemble actuellement à un tas de paille sèche inflammable à la première étincelle de colère. L’incubateur va-t-il se mettre en colère et se révolter pour sa survie ? Ou va-t-il entrer dans le stade de la faim et du froid avec la conviction qu’il n’y a aucune valeur pour sa vie sans ce régime ? Où des centaines de milliers ont été tuées pour défendre le régime.

La question indispensable: dans le contexte des développements politiques et non politiques dans la région et de ses conditions internes, le régime syrien, peut-il surmonter la crise de la chute de sa livre? De quels moyens dispose-t-il pour surmonter cette grave impasse dans sa structure politique?

Nous ne pensons pas que le régime syrien puisse apporter une solution magique. L’économie est paralysée et les batailles à Idleb sont essentiellement dans un objectif économique plus qu’une victoire militaire décisive. Les batailles, ici, se poursuivent pour ouvrir les routes du commerce syrien intérieures et vers l’étranger. Nous entendons l’ouverture des routes (M4 et M5).

Le rétablissement de la valeur de la livre syrienne est principalement lié à la nécessité de mettre fin au conflit armé dans le pays et à la nécessité de parvenir à un accord politique conformément à la résolution 2254 des Nations Unies. L’absence d’un tel accord augmentera la misère des loyalistes, accroîtra sa congestion et la possibilité de son explosion, une explosion qui découle de la conviction croissante que le régime est dans l’incapacité à se réformer, dans l’incapacité à se reproduire et que le fait de demander de l’aide militaire aux russes et aux iraniens pour le protéger, contre les revendications populaires, afin de continuer de subsister tout en leur garantissant leurs intérêts économiques dans ce pays, porte atteinte à la souveraineté de la Syrie, à son indépendance nationale et aux droits de son peuple. Les loyalistes ont commencé, alors, à réaliser le danger pour leur existence.

La préoccupation du régime iranien face au soulèvement massif dans le pays et au déclenchement de manifestations au Liban et en Irak contribue à accélérer l’effondrement économique du régime syrien. Les Russes, qui ont œuvré pour protéger le régime par leur intervention militaire contre la révolution syrienne, commencent à découvrir l’amère vérité selon laquelle ils ne seront pas en mesure de le réhabiliter dans sa forme politique actuelle, ou de la manière dont la Russie adopte la résolution 2254 des Nations unies, ils ne sont pas prêts à le soutenir sur le plan économique tant qu’ils se trouvent dans une position inconfortable, d’autant plus que les sanctions occidentales assiègent leur économie.

L’incubateur du régime attend-il un hiver rigoureux comme jamais auparavant? Va-t-il supporter sa douleur avec sa faim, qui commence à les dépasser, à frapper aux portes de leurs maisons ainsi que les ventre de leurs enfants. Les prochains jours apporteront la vraie réponse à ce qui va se passer.

تهاوي الليرة السورية.. احتمالات الانفجار

 Enab Baladi
01/12/2019 – أسامة آغي

هل تسلم “جرة النظام” كل مرة من الكسر، أم أن مياهًا كثيرة مرت تحت جسر قدرة النظام على استمراره، وعلى قدرة حاضنته على التحمل؟ فهذا الاستمرار في إنكار الواقع واحتياجاته لعبت عوامل داخلية وإقليمية ودولية في فعاليته حتى اللحظة، ولعل العوامل الاقتصادية المقبولة، هي الأكثر فعالية في هذا الأمر، ولكن هذه الفعالية، بدأت بالتراجع وبسرعة قياسية، فقد بلغ سعر صرف الليرة السورية مقابل الدولار الأمريكي، ما يزيد على 800 ليرة سورية مقابل الدولار الواحد.

صمود الحاضنة يتعلق بتلبية حاجاتها الرئيسة ولو بالحد الأدنى، وهذه الحاجات هي لقمة العيش، وزيت التدفئة الشتوي، وبقية الحاجات الاستهلاكية ذات الطابع اليومي. ولكن غياب جزء مهم من هذه الحاجات، لن تستطيع الشعارات والولاءات أن تسد غيابه، فالجائع أو الباحث عن الخبز، وما يقيم أوده، يعرف أن للجوع والحاجات قوانين، لا يمكن الاحتيال عليها طويلًا.

إن تدني سعر صرف الليرة السورية تقف خلفه عوامل كثيرة، لا يستطيع النظام السوري أن يضع يده عليها، أو يستطيع التحكم بها كلها. فالنظام الذي حلم أن يضع يده بمساعدة الروس على آبار النفط في المنطقة الشرقية من البلاد، واجهته حقيقة بقاء القوات الأمريكية في تلك المنطقة، هذه القوات أعلنت إدارة البيت الأبيض أنها باقية لحراستها، ومنع قوات النظام وغيرها من الاستفادة منها، باستثناء حليفتها قوات سوريا الديمقراطية (قسد).

ومن العوامل التي أثرت على تدني قيمة الليرة أن “رجال الأعمال” الموالين للنظام، والذين شغلوا مركز أمراء حرب، سحبوا ودائعهم المالية من البنوك السورية، وعملوا على شراء الدولارات من السوق السوداء. وكذلك هناك عوامل داخلية، تتعلق بطريقة إدارة الاقتصاد السوري، منها امتناع مصرف سوريا المركزي عن التدخل في أسعار صرف الليرة، عدم التدخل هذا سمح لأمراء الحرب الاقتصاديين (التجار ورجال الأعمال الموالون) بالمضاربة على سعر الليرة، وهو ما ستدفع ثمنه حاضنة النظام، التي تنتمي إلى الشريحة الواسعة تاريخيًا من السوريين من ذوي الدخل المحدود.

ولعل الأحداث الإقليمية المتفجرة في لبنان والعراق، وهما بلدان جاران لسوريا، وحليفان سياسيًا لنظامها، لعبت هي الأخرى بوضع الليرة السورية، فالنظامان مشغولان بانتفاضتي شعبيهما اللتين تشابهان ثورة السوريين، التي تريد الانفكاك عن الاستبداد والتبعية لنظام طهران.

إن العقوبات الاقتصادية الأمريكية على النظام السوري، وبالتضافر مع تغيرات معطيات الواقع الداخلي والإقليمي، تعمل جميعها على خنق الوضع الاقتصادي الداخلي في المناطق التي يسيطر عليها النظام، خنق الوضع الاقتصادي يعني ببساطة اختناق حاضنة النظام معيشيًا، واختناق اقتصاده شيئًا فشيئًا، ما يضع هذه الحاضنة أمام حقائق وجودها الحياتي بصورة لا لبس فيها، فكيف تصمد حاضنة تعيش الجوع والبرد؟ وهي أساسًا في غالبها عائلات جنود النظام، الذين يقاتلون لبقائه، بصيغته كنظام مستبد وفئوي.

إن استمرار تدهور سعر صرف الليرة السورية، يعني انزلاق النظام باتجاه تفجر الأوضاع في حاضنته، هذه الحاضنة تشبه قشًا يابسًا قابلًا للاشتعال عند أول شرارة غضب في الحاضنة. فهل ستغضب الحاضنة وتثور من أجل لقمة بقائها على قيد الحياة؟ أم أنها ستدخل مرحلة جوعها وبردها بقناعة منها أن لا قيمة لحياتها دون هذا النظام؟ الذي راح ضحية بقائه مئات آلاف القتلى من أبناء هذه الحاضنة، ومن أبناء الشعب السوري عمومًا.

والسؤال الذي لا غنى عنه: هل يستطيع النظام السوري في سياق التطورات السياسية وغير السياسية في المنطقة، وفي أوضاعه الداخلية، أن يتجاوز أزمة ليرته المتهاوية؟ وما الوسائل المتاحة أمامه والتي يمكنها أن تساعده على تجاوز هذا المأزق الخطير الذي تعيشه بنيته السياسية؟

لا نعتقد أن حلًا سحريًا يستطيع النظام السوري اجتراحه، فاقتصاده مشلول، والمعارك الدائرة في إدلب هي أساسًا ذات غاية اقتصادية أكثر من كونها بهدف انتصار عسكري حاسم، المعارك تدور من أجل فتح شرياني التجارة السورية داخليًا ودوليًا، ونقصد فتح الطريقين (M4 وM5).

إن استعادة التعافي لقيمة الليرة السورية، يرتبط أساسًا بضرورة وقف الصراع المسلح في البلاد، وضرورة التوصل لاتفاق سياسي وفق القرار الدولي رقم 2254، وعدم حصول ذلك الاتفاق سيزيد من بؤس حاضنة النظام، وسيزيد من احتقانها وقابلية انفجارها، وهو انفجار يأتي نتيجة تراكم القناعة بعجز النظام بصيغته الاستبدادية غير القابلة للإصلاح، وعدم قدرته على إعادة انتاج نفسه، وأن استقواءه بالروس والإيرانيين ضد مطالب شعبه مكلف له ولكل حاضنته، فالذي لم يقدمه النظام لشعبه، يضطر تحت قوة الحضور العسكري الروسي والإيراني اللذين يحميانه ويعملان على استمرار بقائه ضمانًا لتحقيق مصالحهما في هذه البلاد، والتي تمس سيادة سوريا واستقلالها الوطني وحقوق شعبها بثرواته، وهو أمر بدأت الحاضنة تعي خطورته على وجودها.

إن انشغال النظام الإيراني بالانتفاضة الكبيرة داخل البلاد، واشتعال الاحتجاجات في لبنان والعراق، هي عوامل مساعدة على سرعة انهيار النظام السوري اقتصاديًا، فالروس الذين عملوا على حماية هذا النظام عبر تدخلهم العسكري ضد الثورة السورية، بدؤوا يكتشفون حقيقة مرة، وهي أنهم لن يستطيعوا تسويق النظام بصيغته ورموزه الحاليين في أي تسوية سياسية، أو مقاربة روسية للقرار الدولي 2254. وهم ليسوا في وارد دعمه اقتصاديًا وهم في وضع ليس مريحًا، لا سيما أن العقوبات الغربية تحاصر اقتصادهم.

هل تنتظر حاضنة النظام شتاءً قارسًا لم تعش مثله من قبل؟ وهل ستتحمل أوجاعه مع جوعها، الذي بدأ يطل برأسه عليها، ويقرع أبواب بيوتها وبطون أطفالها. الأيام المقبلة ستحمل الجواب الحقيقي لما سيحدث.

Une première victoire pour le peuple Irakien…


 

 

Irak: le Premier ministre annonce qu’il va démissionner

AFP – 29 nov 2019

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Un chauffeur de tuk tuk derrière son parebrise détruit par les violences à Bagdad le 29 novembre 2019

Le Premier ministre irakien a annoncé vendredi qu’il allait démissionner comme l’a réclamé le grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique dans le pays, sans pour autant faire cesser les violences qui ont de nouveau fait 21 morts en une journée.

Adel Abdel Mahdi, un indépendant sans base partisane ni populaire de 77 ans, a cédé vendredi, après deux mois de contestation contre le pouvoir et son parrain iranien et plus de 420 morts à Bagdad et dans le Sud chiite.

Peu avant, le plus haut dignitaire chiite du pays avait appelé le Parlement à retirer sa confiance au gouvernement pour éviter le “chaos” et plus de morts, rejoignant les manifestants qui réclament depuis le 1er octobre “la chute du régime”.

L’agitation politique qu’il a aussitôt suscité n’a toutefois pas pu arrêter la spirale des violences qui se poursuit dans le Sud, où le chaos menace depuis que des combattants tribaux se sont montrés armés pour protéger les manifestants à Nassiriya et alors que des hommes en civil ont ouvert le feu sur la foule à Najaf.

Vendredi, la police a encore tué 15 manifestants à Nassiriya, à feu et à sang depuis jeudi, un à Bagdad et cinq autres sont morts à Najaf où des hommes en civil ont tiré sur les manifestants devant le siège d’un parti, ont rapporté témoins et médecins.

– “Intolérable” –

AFP / Les manifestations anti-gouvernementales dans le sud de l’Irak

Le sud de l’Irak s’était embrasé jeudi avec une répression menée par des commandants militaires dépêchés par Bagdad peu après l’incendie au cri de “Iran dehors” du consulat iranien dans la ville sainte chiite de Najaf. Le haut-gradé envoyé à Nassiriya a toutefois été limogé jeudi après la mort de 28 manifestants en quelques heures sous les tirs nourris des forces de l’ordre.

Au total jeudi, 46 manifestants ont été tués et près d’un millier blessés, selon les médecins. Un chiffre “intolérable”, selon l’ONU.

Ce déchaînement de violence a transformé les défilés du Sud, longtemps festifs, en processions funéraires vendredi et même, fait inédit, poussé la province sunnite de Salaheddine à déclarer trois jours de deuil.

Les provinces sunnites, reprises aux jihadistes il y a deux ans, ne manifestent pas. Si leurs habitants se plaignent des mêmes maux que dans le Sud, ils redoutent d’être taxés de nostalgiques de Saddam Hussein ou de jihadistes, des accusations déjà portées contre les manifestants par leurs détracteurs.

Sur Tahrir, épicentre de la contestation à Bagdad, l’annonce de M. Abdel Mahdi a créé un répit joyeux. Les manifestants ont abandonné les pierres qu’ils jetaient sur les policiers pour danser après l’annonce par M. Abdel Mahdi de son intention de démissionner, a rapporté un photographe de l’AFP.

“Nous ne quitterons pas Tahrir tant que tous les corrompus ne seront pas partis”, a lancé l’un d’eux à l’AFP.

“C’est une étape majeure, même si elle a tardé et que nous avons vécu des journées très sanglantes”, renchérit Ali Hussein, étudiant de 20 ans qui manifeste à Nassiriya, alors que près de 420 Irakiens sont morts depuis le 1er octobre et des milliers d’autres blessés, dont beaucoup resteront handicapés, selon un bilan compilé par l’AFP de sources médicales et policières.

– “Que tous les partis dégagent” –

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Un blessé lors d’une manifestation à Bagdad le 29 novembre 2019

“Notre problème, ce n’est pas le Premier ministre, on veut que tous les partis dégagent!”, tempère un autre protestataire à Diwaniya, dénonçant les services publics déliquescents, la corruption et le chômage entre autres maux.

Car dans le pays, l’un des plus riches en pétrole du monde, un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et les infrastructures sont délabrées alors qu’en 16 ans, l’équivalent de deux fois le PIB s’est évaporé dans les poches de politiciens et d’entrepreneurs véreux.

Déjà, les députés d’opposition, de l’ex-Premier ministre Haider al-Abadi et du turbulent Moqtada Sadr –le premier bloc au Parlement– se sont dit prêts à retirer leur confiance au cabinet.

Quant aux paramilitaires pro-Iran du Hachd al-Chaabi, 2e bloc au Parlement qui jusqu’ici soutenait fortement le gouvernement, ils semblaient se plier aux directives du grand ayatollah et appelaient aux “changements nécessaires dans l’intérêt de l’Irak”.

Le Parlement doit se réunir dimanche alors que, jamais, depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, un Premier ministre n’a quitté son poste avant la fin de son mandat.

Il faudra ensuite “mettre en place les réformes exigées par le peuple”, a prévenu vendredi Washington.

Car dans la rue, les manifestants veulent plus: la fin du système politique post-Saddam Hussein conçu par les Américains et désormais sous la mainmise de l’Iran, qui a pris l’avantage face aux Etats-Unis.

La désobéissance civile continue de bloquer écoles et administrations alors que les manifestations n’ont pas jusqu’ici touché le talon d’Achille du pouvoir, le pétrole, unique ressource en devises du pays qui représente 90% des recettes d’un gouvernement surendetté.

العراق.. سقوط 21 قتيلاً وزهاء 400 مصاب في تظاهرات اليوم -Le sud de l’Irak à feu et à sang, 31 manifestants tués


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Le sud de l’Irak à feu et à sang, 31 manifestants tués

AFP – 28 nov 2019

AFP / Haidar HAMDANI Des Irakiens portent le cercueil d’une personne tuée dans des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, à Najaf (sud) le 28 novembre 2019

L’Irak a vécu jeudi l’une de ses journées les plus sanglantes en deux mois de contestation contre le pouvoir avec la mort de 31 manifestants dans la répression principalement dans le Sud, où des bâtiments officiels dont le consulat d’Iran ont été attaqués.

Depuis le début du mouvement de contestation qui réclame le renouvellement du système et de la classe dirigeante jugée corrompue, plus de 380 personnes en grande majorité des manifestants ont été tuées et quelque 15.000 blessées selon un bilan de sources médicales et policières compilé par l’AFP.

Dès les premières heures de jeudi, la violence s’est déchaînée à Nassiriya où officiellement 25 manifestants ont été tués en quelques heures sous les tirs nourris des forces de l’ordre dirigées par un commandant militaire dépêché par Bagdad avant d’être rappelé dans le chaos.

Auparavant, tard mercredi soir, le mouvement qui conspue le pouvoir et son parrain iranien a franchi un nouveau palier avec l’incendie du consulat iranien dans la ville sainte chiite de Najaf, au sud de Bagdad.

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Des manifestants irakiens s’opposent aux forces de sécurité dans la rue Rachid, au centre de la capitale Bagdad, le 28 novembre 2019

A Nassiriya, dont est originaire le Premier ministre Adel Abdel Mahdi, les médecins disent être débordés par l’arrivée de plus de 250 blessés, quasiment tous touchés par balles dans la ville, où des renforts de la police étaient arrivés.

Ils affirment avoir mené plus 80 opérations, dans des hôpitaux bondés, où les blessés doivent attendre pour être pris en charge.

Mais malgré “l’usage excessif de la force” dénoncé par la Commission gouvernementale irakienne des droits humains, les manifestants à Nassiriya ne se replient pas.

Ils ont incendié un QG de la police et encerclé le commandement militaire de la province où se trouvent les ruines de la ville antique d’Ur. Ils ont aussi formé par milliers un cortège funéraire aux “martyrs” dans le centre-ville, faisant voler en éclats le couvre-feu que les autorités voulaient imposer.

– “Scènes de guerre” –

“Nous resterons jusqu’à la chute du régime”, ont-ils crié, alors que des dizaines de combattants tribaux en armes se sont déployés sur l’autoroute venant de Bagdad, déterminés ont-ils dit, à empêcher l’arrivée de plus de renforts.

Evoquant des “scènes de guerre” à Nassiriya, Amnesty International a appelé la communauté internationale à intervenir car “le bain de sang doit cesser”.

AFP / Haidar HAMDANI Des manifestants brûlent le consulat iranien à Najaf, au sud de Bagdad, le 27 novembre 2019

Plus au nord, à Najaf, des affrontements ont opposé en soirée des manifestants et des hommes armés habillés en civil qui tiraient sur eux, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Dans cette même ville, des centaines de protestataires ont brûlé puis investi le consulat iranien aux cris de “Iran dehors!” et “victoire à l’Irak!”.

Bagdad a dénoncé des personnes “étrangères aux manifestations” d’avoir incendié le consulat. Téhéran a réclamé “une action décisive”.

Quatre manifestants ont été tués à Najaf, selon la commission gouvernementale des droits humains, qui a fait état de deux manifestants morts dans des affrontements avec les forces de l’ordre à Bagdad.

A Kerbala, l’autre ville sainte chiite au sud de la capitale irakienne, des affrontements ont opposé manifestants aux forces de l’ordre dont 19 membres ont été blessés en soirée par un tir de grenade, selon une source de sécurité.

AFP / Irak : manifestations anti-gouvvernement

Pour les manifestants, le système politique conçu par les Américains qui ont renversé Saddam Hussein en 2003 est à bout de souffle dans un des pays les plus riches en pétrole du monde mais aussi l’un des plus corrompus.

Et surtout, le pouvoir est sous la mainmise de l’Iran, qui a pris l’avantage face aux Etats-Unis, et de son puissant émissaire, le général Qassem Soleimani. Ce dernier est parvenu à réunir les partis irakiens pour resserrer les rangs autour de M. Abdel Mahdi, un temps sur la sellette.

– L’or noir –

AFP / Haidar HAMDANI Le consulat iranien en cendres dans la ville irakienne Najaf (sud), le 28 novembre 2019

Le mouvement de contestation est inédit depuis des décennies en Irak, pays où aujourd’hui un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et où, officiellement, 410 milliards d’euros ont été détournés ces 16 dernières années, soit deux fois le PIB.

Revenant à la charge, le turbulent leader chiite irakien Moqtada Sadr a prévenu que si le gouvernement ne démissionnait pas, “ce serait le début de la fin de l’Irak”.

Ailleurs dans le Sud, comme depuis des semaines maintenant, les écoles sont fermées, de même que de nombreuses administrations.

Et les routes sont coupées par des manifestants qui tentent de toucher le gouvernement à son talon d’Achille, l’or noir.

Jusqu’ici toutefois, ils n’ont atteint ni la production ni la distribution de pétrole, unique ressource en devise du pays et qui représente 90% des recettes d’un gouvernement surendetté.

 

Consulat iranien incendié en Irak: l’Iran réclame des mesures à Bagdad

AFP- 28 nov 2019

AFP / Haidar HAMDANI Le consulat iranien incendié, le 28 novembre 2019 à Najaf, en Irak

L’Iran a demandé jeudi à l’Irak de prendre des mesures “décisives” contre les “agresseurs” à l’origine d’un incendie la veille de son consulat dans la ville sainte chiite de Najaf, dans le sud de l’Irak.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Abbas Moussavi, cité par l’agence de presse officielle Irna, a condamné l’attaque et “a exigé une action décisive, efficace et responsable contre les agents destructeurs et les agresseurs”.

AFP / Haidar HAMDANI Le consulat iranien incendié, le 28 novembre 2019 à Najaf, en Irak

“L’Iran a officiellement fait part de son dégoût à l’ambassadeur d’Irak à Téhéran”, selon le porte-parole.

Des manifestants irakiens ont incendié mercredi soir le consulat d’Iran à Najaf, dans la foulée d’un mouvement de contestation rejetant le pouvoir irakien et son parrain Téhéran, et qui a fait au moins 350 morts en deux mois.

Des centaines de jeunes ont crié “Iran dehors” et “victoire à l’Irak” à l’intérieur même du complexe diplomatique, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Le consulat d’Iran dans l’autre ville sainte du pays, Kerbala, avait déjà concentré la colère des manifestants au début du mois, mais là, les forces de sécurité irakiennes avaient répliqué, faisant quatre morts.

العراق: 25 قتيلاً باحتجاجات ذي قار والصدر يطالب عبدالمهدي بالاستقالة

بغداد ـ براء الشمري – 28 نوفمبر 2019

ارتفع عدد ضحايا احتجاجات محافظة ذي قار العراقية، اليوم الخميس، إلى 25 قتيلاً وأكثر من 230 جريحاً، وذلك بحسب مصادر طبية عراقية، أكدت لـ”العربي الجديد”، أن عددا من الجرحى فارق الحياة نتيجة لجروح خطيرة أصيبوا بها في وقت سابق، اليوم.

وبيّنت المصادر ذاتها، أن مستشفيات مدينة الناصرية (مركز محافظة ذي قار) غير قادرة على معالجة الأعداد الكبيرة من الضحايا الأمر الذي يتطلب تدخلاً حكومياً عاجلاً، مرجحة حدوث وفيات جديدة خلال الساعات المقبلة بسبب الإصابات الحرجة لبعض المصابين، نتيجة طلقات نارية في الرأس والصدر.

وقال ناشطون، لـ”العربي الجديد”، إنّ ساحة الحبوبي غصت، مساء الخميس، بآلاف المتظاهرين الغاضبين بسبب المجزرة، التي ارتكبتها قوات الأمن، والتي أطلقت الرصاص الحي على المتظاهرين العزل، مبينين أن انضمام عشائر وذوي القتلى إلى التظاهرات زاد من حدتها.

ويصر المحتجون في ذي قار على إجراء محاكمة فورية للقصاص من قتلة المتظاهرين كشرط لا بد من تطبيقه قبل العودة إلى منازلهم.

وردد المتظاهرون هتافات مناهضة للحكم العسكري، الذي يسير عليه رئيس الوزراء عادل عبد المهدي لقمع التظاهرات، مطالبين المرجعية الدينية في النجف بموقف واضح من قتل المتظاهرين.

في المقابل، قرر رئيس الوزراء سحب يد رئيس خلية الأزمة في ذي قار، الفريق جميل الشمري، بحسب ما نقله التلفزيون الرسمي العراقي.

وكان محافظ ذي قار، عادل الدخيلي، قد هدد، في وقت سابق الخميس، بالتخلي عن منصبه إذا لم يتم إبعاد الشمري عن محافظة ذي قار، كما طالب زعماء قبائل ومحتجون بإبعاده ومحاكمته لتسببه بمجزرة قتل فيها العشرات وجرح المئات خلال احتجاجات الناصرية، اليوم الخميس.

من جهته، نأى قائد شرطة ذي قار، محمد القريشي، بنفسه عن التورط بقتل المتظاهرين متهماً قوة لم يسمها بإطلاق النار على المحتجين.

وقال القريشي، في بيان “ما حدث هو احتكاك بين القوات الأمنية القادمة من خارج المحافظة والمتظاهرين، علماً أننا لم نصدر أية توجيهات بإطلاق النار ولم نأمر بالصدام مع المتظاهرين من أهلنا في ذي قار”.

وعلى خلفية أحداث ذي قار، دعا زعيم “التيار الصدري”، مقتدى الصدر، في بيان، الحكومة، إلى الاستقالة حقناً للدماء، مؤكداً أن “عدم استقالتها يعني بداية النهاية للعراق الذي قد يتحول إلى سورية ثانية”.

وقال الصدر إنه “ينأى بنفسه عن الفتنة العمياء بين الحكومة الفاسدة، ومتظاهرين لم يلتزموا السلمية بعد يأسهم”، موضحاً أن “مهلة العام التي سبق أن منحها لعبد المهدي لم تنفع ولن تنفع”.

وتابع “لن أشاركهم في حكم ولا انتخابات مهما حييت، ولن أركب موجة التظاهرات، لأنني لم أدع إليها ولم أنهَ عنها”، مضيفاً “إنني اليوم قلق مما يصدر من بعض بل من غالبية شيعة الحكم كما يصدر من غيرهم، وإنني هنا أعلن براءتي منهم”.

ودعا المتظاهرون إلى المطالبة باستقالة كتلة “سائرون” التابعة للتيار الصدري من البرلمان إذا كانوا يرونها غير نافعة لهم.

وتوافد الآلاف إلى ساحات التظاهر في محافظة النجف التي شهدت، الخميس، إصابة أكثر من 80 متظاهراً خلال استخدام قوات مكافحة الشغب القوة لتفريق الاحتجاجات، التي تركزت في ساحتي ثورة العشرين والصدرين بالنجف.

وقطع المتظاهرون الطريق الرئيس الرابط بين مدينتي النجف والكوفة، وأحرقوا إطارات السيارات، بالتزامن مع وصول اللواء علي الهاشمي إلى المحافظة لقيادة العمليات العسكرية بأمر من رئيس الوزراء القائد العام للقوات المسلحة عادل عبد المهدي، وهو أمر أثار مخاوف المحتجين الذين يخشون من تكرار مجزرة الناصرية في النجف.

من جهة أخرى، هاجم السفير الإيراني في بغداد، ايرج مسجدي، التظاهرات العراقية، متهماً من وصفهم بـ”المندسين وعملاء الخارج” بإحراق القنصلية الإيرانية في النجف بهدف تخريب أواصر العلاقة بين إيران والعراق.

ونقلت وسائل إعلام إيرانية عن مسجدي قوله “لقد شهدنا مثل هذه الأعمال في إيران حيث أقدم الأشرار والمخربون على أعمال شبيهة بالتي شهدتها مدينة النجف”.

وفي كربلاء لا يزال آلاف المتظاهرين يحتشدون في ساحة التربية بالتزامن مع وصول قوة خاصة من بغداد يقودها ضباط كبار انضمت إلى قوات الشغب وشرطة المدينة في محاولة لإنهاء الاحتجاج باستخدام القوة.

ومع حلول الظلام شهدت مدينة السماوة (مركز محافظة المثنى) حملة شنتها قوات عراقية لتفريق التظاهرات وفض اعتصام السماوة، وقالت مصادر محلية لـ”العربي الجديد”، إن الأمن اعتقل متظاهرين ولاحق آخرين في أحياء السماوة التي تشهد عمليات كر وفر من المتظاهرين وقوات الأمن.

وكما جرت العادة كل أسبوع توافد آلاف العراقيين إلى ساحة التحرير وساحات الخلاني والطيران والوثبة القريبة من أجل قضاء ليلهم في مناطق الاحتجاج بانتظار خطبة المرجع الديني علي السيستاني التي يتوقع المحتجون أنها ستكون حاسمة، كونها تتزامن مع تصعيد غير مسبوق لعمليات القمع الحكومي.

Le saut de la liberté – ما أَجْمَلَكْ


Saut-vers-la-liberté---ما-أجملك-

ما أَجْمَلَكْ

قَفٌزَةُ الحُريّة… وَحٌدُها تُحْيِيكَ وتُحيي البَلَدْ

سجّلَها التاريخُ اليَوم لَكْ

 ما أَجْمَلَكْ

Quelle beauté / Un seul saut vers la liberté / Tu écris l’histoire de la Victoire/
Suprême beauté

 

Des documents révèlent la domination iranienne sur l’Iraq et ses dirigeants, de Maliki à Abadi, à Abdel-Mahdi et les autres


 

بشار-الأسد-نوري-المالكي

18/11/2019

Le New York Times et le site Intercept ont révélé les télégrammes secrets iraniens qui montrent le rôle de l’Iran en Iraq.

L’équipe de journalistes du journal et du site, Tim Arango, James Reizen, Farnaz Fasaihi, Ronen Bergman et Morteza Hussein, ont mis au jour des centaines de rapports de renseignement mettant en lumière la guerre d’influence secrète dans la région et la bataille au sein même de la sécurité iranienne.

Les correspondants ont évoqué les récents événements irakiens et la visite à la mi-octobre du général Qasim Soleimani, commandant de la Force al-Qods, à Bagdad, au milieux du mois d’octobre dernier, alors que l’agitation dans la capitale irakienne contre la corruption et le Premier ministre Adel Abdel-Mahdi, ainsi que l’influence iranienne sur la politique irakienne, ceci à l’ombre d’une large masse sécuritaire et une capitale assiégée.

Qasimi n’est pas un visiteur étranger à la ville et sa présence a révélé les grandes griefs des manifestants: il est venu persuader son allié au Parlement irakien d’aider le Premier ministre à rester en poste. Ce n’est pas la première fois que Téhéran envoie Qasemi réparer les dégâts, ce qui s’inscrit dans les tentatives de l’Iran de maintenir l’Irak en tant qu’État satellite.

Les documents révèlent la campagne acharnée de l’Iran pour s’inclure dans la politique irakienne et le rôle de Qasem Soleimani.

Intercept a obtenu en premier les documents, et les a partagé avec le New York Times, révélant des années d’influence iranienne en Irak et le dur travail des espions iraniens pour soutenir les dirigeants irakiens et payer les agents irakiens travaillant avec les États-Unis pour changer leurs positions et pénétrer sous tous les aspects de la vie politique, économique et religieuse dans le pays.

Anonyme

Un inconnu a envoyé sur le site les archives de 700 pages, qui ont été traduites du farsi en anglais. Les télégrammes iraniens ressemblent à des opérations d’espionnage, comme s’ils étaient extraits d’un roman d’espionnage. Des réunions ont été organisées dans des ruelles sombres, des centres commerciaux ou des sorties de pêche et des fêtes d’anniversaire. À l’aéroport de Bagdad, des espions prennent des photos de soldats américains et surveillent les combats de la coalition internationale. Les espions conduisaient leurs voitures de manière sinueuse pour éviter la censure. Les cadeaux sont accordés à des sources de sécurité, notamment des pistaches, de l’eau de cologne et du safran.

Les archives contiennent des rapports sur les montants dépensés par le ministère irakien du Renseignement, dont une facture de 8,5 € destinée à l’achat d’un cadeau pour un commandant de l’armée kurde.

Une relation privilégiée

Selon un télégramme des archives iraniennes, Adel Abdel-Mahdi aurait travaillé avec les services de renseignement iraniens lorsqu’il était en exil sous le régime de Saddam Hussein et entretenait une “relation spéciale avec la République islamique d’Iran” lorsqu’il était ministre du Pétrole en 2014. Ce message ne donne pas de détails sur la nature de la relation, a déclaré un responsable. Une ancienne “relation spéciale” américaine signifie beaucoup de choses et ne signifie pas qu’il était un agent des services de renseignement iraniens. Aucun Iraquien n’a accédé au poste de Premier ministre sans la bénédiction de l’Iran, et lorsqu’il a été élu à ce poste en 2018, Abdel-Mahdi était perçu comme une personne acceptée par l’Iran et les États-Unis.

Les documents divulgués donnent une image surprenante de ce qui se passe au sein du régime iranien. Il détaille la manière dont l’Iraq est tombé sous domination iranienne depuis la chute de Saddam Hussein en 2003. L’invasion américaine a fait de l’Iraq la passerelle qui a étendu l’influence iranienne du Golfe à la Méditerranée.

Bien que les documents de sécurité iraniens confirment ce que l’on sait sur le rôle de Téhéran en Irak, ils détaillent la manière dont l’Amérique et l’Iran ont transformé le pays en arène pour leurs opérations d’espionnage. Il fournit des détails inconnus sur la politique intérieure iranienne, où les camps et factions sont confrontés aux mêmes défis que les forces d’occupation américaines. Mais les documents iraniens divulgués confirment que Téhéran a, dans tous les mouvements, dépassé Washington dans le jeu de l’influence.

(…)

وثائق تكشف هيمنة إيران على العراق وقادته من المالكي إلى العبادي وعبد المهدي والبقية

١٨/١١/٢٠١٩

كشفت صحيفة “نيويورك تايمز” وموقع “إنترسيبت” عن البرقيات الإيرانية السرية التي تظهر الدور الإيراني في العراق.

وفي تقرير أعده فريق من مراسلي الصحيفة والموقع، تيم أرانغو، جيمس ريزن، فرناز فصيحي، رونين بيرغمان، ومرتضى حسين، كشفوا فيه عن مئات من التقارير الاستخبارية التي تلقي ضوء عن الحرب السرية للتأثير في المنطقة والمعركة داخل المؤسسة الأمنية الإيرانية نفسها.

وأشار فيه المراسلون للأحداث العراقية الأخيرة وزيارة الجنرال قاسم سليماني، قائد فيلق القدس، إلى بغداد منتصف شهر تشرين الأول (أكتوبر) وسط اضطرابات شهدتها العاصمة العراقية ضد الفساد وعادل عبد المهدي، رئيس الوزراء، والتأثير الإيراني على السياسة العراقية، كل هذا في ظل حشود أمنية واسعة وعاصمة تحت الحصار.

وقاسمي ليس زائرا غريبا على المدينة ووجوده كشف عن المظلومية الكبرى للمحتجين: لأنه جاء من أجل إقناع حليف له في البرلمان العراقي لمساعدة رئيس الوزراء البقاء في منصبه. وهذه ليست المرة الأولى التي ترسل فيها طهران قاسمي لإصلاح الأضرار وهي جزء من محاولات إيران الحفاظ على العراق كدولة تابعة.

وعليه فالوثائق تكشف عن الحملة الشرسة التي قامت بها إيران لتضمين نفسها في السياسة العراقية ودور قاسم سليماني.

وحصل موقع “إنترسيبت” على الوثائق أولا، وشارك فيها صحيفة “نيويورك تايمز”، حيث تكشف عن سنوات من التأثير الإيراني في العراق والعمل الدؤوب الذي قام به الجواسيس الإيرانيون لدعم القادة العراقيين ودفع المال للعملاء العراقيين الذين يعملون مع أمريكا لتغيير مواقعهم واختراق كل ملمح من ملامح الحياة السياسية والاقتصادية والدينية في البلد.

مجهول

وأرسل شخص مجهول الأرشيف المكون من 700 صفحة إلى الموقع حيث تمت ترجمته من الفارسية إلى الإنكليزية. وتشبه البرقيات الإيرانية عمليات تجسس وكأنها مأخوذة من رواية تجسسية. فقد تم ترتيب اللقاءات في الأزقة المظلمة ومراكز التسوق أو رحلات صيد وحفلات أعياد ميلاد. وفي مطار بغداد ينتشر الجواسيس الذين يلتقطون الصور للجنود الأمريكيين ويراقبون القتال الذي تشترك فيه قوات التحالف الدولي. فيما يقود الجواسيس سياراتهم بطرق متعرجة لتجنب الرقابة. ويتم إغداق الهدايا على المصادر الأمنية، منها هدايا الفستق الحلبي، عطر الكولون والزعفران.

ويحتوي الأرشيف عن تقارير تتعلق بالمبالغ التي تم إنفاقها من وزارة الاستخبارات العراقية، واحد منها فاتورة بقيمة 8.5 يورو من أجل شراء هدية لقائد عسكري كردي.

علاقة خاصة
وبحسب برقية من الأرشيف الإيراني فقد عمل عادل عبد المهدي مع المخابرات الإيرانية عندما كان في المنفى أثناء حكم صدام حسين، وكان على “علاقة خاصة مع الجمهورية الإسلامية الإيرانية” عندما كان وزيرا للنفط عام 2014. ولا تقدم البرقية تفاصيل عن طبيعة العلاقة، وكما يقول مسؤول أمريكي سابق فـ”العلاقة الخاصة” تعني الكثير من الأشياء ولا تعني أنه كان عميلا للمخابرات الإيرانية. ولم يصل أي عراقي لمنصب رئاسة الوزراء بدون مباركة من إيران، وعندما تم انتخاب عبد المهدي للمنصب عام 2018 نظر إليه كشخص تم التوافق عليه ومقبول من إيران وأمريكا.

وتعطي الوثائق المسربة صورة مثيرة للدهشة عما يجري داخل النظام الإيراني. فهي تفصل الطريقة التي وقع فيها العراق تحت الهيمنة الإيرانية منذ سقوط صدام حسين عام 2003. فقد أدى الغزو الأمريكي لجعل العراق البوابة التي وسعت التأثير الإيراني من الخليج إلى البحر المتوسط.

ومع أن الوثائق الأمنية الإيرانية تؤكد ما يعرف عن دور طهران في العراق، إلا أنها تفصل الطريقة التي حولت فيها أمريكا وإيران البلد لساحة عملياتهما التجسسية. وهي تقدم تفاصيل لم تعرف من قبل عن السياسة الداخلية الإيرانية، حيث تواجه المعسكرات والفصائل نفس التحديات التي واجهت القوات الأمريكية المحتلة. ولكن الوثائق الإيرانية المسربة تؤكد أن طهران تفوقت وفي كل حركة على واشنطن في لعبة التأثير.

Non à l’ingérence iranienne dans les pays du Moyen-Orient


Vive la résistance du peuple iranien face au pouvoir sectaire et libéral

Syrie-Libre-...-Iran-dehors

 

 

Les-tantacules-des-milices-iraniennes-au-Moyen-Orient

Non-à-l'ingérence-iranienne-au-moyen-orient

Assad: les manifestations au Liban et en Irak ne ressemblent pas à ce qui s’est passé en Syrie


Le président, qui a tué près d’un million de Syriens, causant avec sa guerre de millions de blessés et d’invalides, le déplacement plusieurs millions de Syriens, et plusieurs millions de réfugiés, parle de PATRIOTISME !!!

من قتل قرابة المليون من الشعب سوري والملايين من الجرحى والمعاقين، وهجّر عدة ملايين من السوريين داخل سوريا وخارجها، يتحدث عن الوطنية !!!٠

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2018

 

Assad: les manifestations au Liban et en Irak ne ressemblent pas à ce qui s’est passé en Syrie

Vendredi 15 novembre 2019 11:28

Le président syrien Bachar al-Assad a souligné que “les manifestations au Liban et en Irak ne ressemblent pas à ce qui s’est passé en Syrie”.
Dans une interview accordée à « Russia 24 » et à l’agence russe Sigodnia, Assad a déclaré en réponse à une question de savoir si “les manifestations au Liban, en Irak et en Jordanie le mois dernier rappellent le début des événements en Syrie”. « Ce qui s’est passé en Syrie au début, de l’argent a été versé à des groupes de personnes, et une petite partie de la population pour participer aux manifestations parce qu’ils avaient pour objectif de changer quelque chose dans la situation générale ».

Il a souligné que “les tirs et les assassinats ont commencé dès les premiers jours des manifestations, ce qui signifie qu’ils n’étaient pas spontanés, car l’argent était présent et l’arme préparée et ne pouvaient donc pas être comparées entre ce qui s’était passé en Syrie et la situation d’autres pays”.

Il a souligné que “si les manifestations dans les pays voisins sont spontanées et sincères et expriment un désir patriotique d’améliorer les conditions politiques, économiques et autres du pays, elles doivent rester nationales. Parce que l’intervention d’autres pays dans toute chose dans le monde, tels que l’Amérique et l’Occident, notamment la Grande-Bretagne et la France, profitent de cette situation pour jouer un rôle et prendre les choses d’une manière qui serve leurs intérêts ».

Il a souligné qu ‘”il est plus important de garder les choses dans le cadre patriotique parce qu’elles auront des résultats positifs et parce qu’elles reflètent la volonté du peuple, mais lorsque le facteur étranger entre, ce sera contre l’intérêt de la patrie et c’est ce que nous avons essayé en Syrie”.

الأسد: التظاهرات في لبنان والعراق لا تشبه ما حصل في سوريا

الجمعة ١٥ تشرين الثاني ٢٠١٩   11:28سياسة

أكد الرئيس السوري ​بشار الأسد​ أن “​التظاهرات​ ​لبنان​ و​العراق​، لا تشبه ما حصل في ​سوريا​”٠
وفي مقابلة أجراها مع “قناة ​روسيا​ 24″ و”وكالة روسيا سيغودنيا”، أوضح الأسد ردا على سؤال حول ما إذا كانت “التظاهرات في لبنان والعراق و​الأردن​ الشهر الماضي تذكر ببداية الأحداث في سوريا”، اوضح الأسد أن “ما حصل في سوريا، هو أنه في بداية الأمر كان هناك أموال تدفع لمجموعات من الأشخاص لكي تخرج في مسيرات، وكان هناك جزء بسيط من الناس الذي خرج مع التظاهرات لأن لديه أهدافا في تغيير ما في الحالة العامة”.
ولفت الى أنه “بدأ ​إطلاق النار​ والقتل منذ الأيام الأولى من التظاهرات، مما يعنى أنها لم تكن عفوية، حيث أن الأموال كانت موجودة و​السلاح​ كان محضرا، وبالتالي ليس بالإمكان التشبيه بين ما حصل في سوريا وحالة الدول الأخرى”٠
وشدد على أنه “إذا كانت التظاهرات التي خرجت في الدول المجاورة عفوية وصادقة وتعبر عن رغبة وطنية بتحسين الأوضاع السياسية والاقتصادية وغيرها في البلاد، فلا بد أن تبقى وطنية، لأن الدول الأخرى التي تتدخل في كل شيء في ​العالم​ ك​أميركا​ ودول الغرب لا سيما ​بريطانيا​ و​فرنسا​، لا بد أن تستغل هذه الحالة من أجل لعب دور وأخذ الأمور باتجاه يخدم مصالحها”٠
وأكد أن “الأهم أن تبقى الأمور في الإطار الوطني لأنها ستكون لها نتائج إيجابية ولأنها تعبر عن الشعب، لكن عندما يدخل العامل الأجنبي، فستكون ضد مصلحة الوطن وهذا ما جربناه في سوريا”٠

Dignité populaire … Droits


 

VIVE LA LUTE DES PEUPLES

 

 

The Guardian: l’Occident a laissé l’Irak une terre à conquérir à l’Iran


Khamenaï-Hors-de-Syrie-2

Le journal britannique Guardian s’est attaqué à l’Occident, en particulier aux Etats-Unis et à l’Angleterre, affirmant qu’ils avaient laissé l’Irak une terre à conquérir à l’Iran, qui contrôle désormais les vies en Irak, en particulier après le départ de la plupart des troupes américaines en 2011.

Elle a ajouté que l’Occident manifestait une indifférence vis-à-vis des manifestations en Irak, qui exigent des réformes politiques et luttent contre la corruption et la démocratie, malgré l’assassinat de plus de 250 personnes et des milliers d’autres blessés.

La détermination de l’Iran à soutenir le gouvernement impopulaire irakien ne présage rien de bon pour la démocratie au Moyen-Orient.

Elle a ajouté que, bien que les responsables iraniens aient affirmé ne pas avoir l’ambition de restaurer l’empire persan au Moyen-Orient et que contrairement aux États-Unis, il n’est pas une puissance impériale, cela ne semble pas être le cas pour de nombreux observateurs.

Au Liban, l’Iran entretient des liens financiers et militaires étroits avec le Hezbollah, qui a été au centre des manifestations de rue en colère la semaine dernière.

Il n’est pas facile non plus de croire que l’Iran soit un pays ami travaillant pour aider ses voisins, avec son soutien à l’insurrection houthie au Yémen, où le bilan des morts en quatre ans atteint 100 000 personnes.

Le contrôle des Gardes de la révolution sur les institutions de l’Etat iranien et ses relations étroites avec le guide suprême Ali Khamenei et les principaux dirigeants du brigadier général des gardiens de la révolution Qasem Soleimani, qui dirige la corps Al-Qods, la main exécutante de la garde hors d’Iran.

(…)
La responsabilité de l’Occident
Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, nombreux sont ceux qui pensent que la page de l’Irak a été tournée, mais ce n’est pas le cas. Les pays occidentaux qui ont agi cruellement et illégalement d’imposer un changement de régime à l’Irak, et donc de contrôler et de gérer ses affaires, ont la responsabilité constante de contribuer à son intégrité démocratique et sa libération du terrorisme et sa viabilité économique et sociale.

Cette responsabilité concerne principalement le peuple irakien, qui réclame avec force un nouveau départ. Quelque 250 personnes ont été tuées et des milliers d’autres blessées, les manifestants insistant sur la démocratie juste promise en 2003.
Le Guardian a déclaré qu’un tel massacre, s’il se produisait à Hong Kong ou à Barcelone, les cris auraient assourdi les oreilles, et s’est demandé: Où est cette revendication d’un grand intérêt pour l’Irak?

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الغارديان: الغرب ترك العراق لقمة سائغة لإيران

متظاهرون في بغداد يغلقون الطرق ويشعلون إطارات السيارات (رويترز)
متظاهرون في بغداد يغلقون الطرق ويشعلون إطارات السيارات (رويترز)

هاجمت صحيفة الغارديان البريطانية الغرب، وتحديدا الولايات المتحدة وبريطانيا، وقالت إنهم تركوا العراق لقمة سائغة لإيران، التي باتت تسيطر بشكل كبير على مفاصل الأمور في العراق، خاصة بعد خروج معظم القوات الأميركية منه عام 2011.

وأضافت أن الغرب أبدى عدم مبالاة للاحتجاجات في العراق، التي تطالب بإصلاحات سياسية ومحاربة الفساد وتحقيق الديمقراطية، رغم مقتل أكثر من 250 شخصا وإصابة آلاف آخرين.

وتقول الصحيفة إن تصميم إيران على دعم حكومة العراق غير الشعبية لا يبشر بالخير للديمقراطية في الشرق الأوسط.

وأضافت أنه رغم تأكيد المسؤولين الإيرانيين أنه ليست لهم مطامع لإعادة الإمبراطورية الفارسية في الشرق الأوسط، وإنها عكس الولايات المتحدة ليست قوة إمبريالية، فإن الأمر لا يبدو كذلك بالنسبة للعديد من المراقبين.

ففي لبنان -حسب الصحيفة- لإيران صلات مالية وعسكرية وثيقة بحزب الله، الذي كان محور الاحتجاجات الغاضبة في الشارع الأسبوع الماضي.

وأضافت الصحيفة أنه ليس من السهل أيضا تصديق كون إيران دولة صديقة تعمل من أجل مساعدة الجيران، مع دعمها حركة التمرد الحوثي في اليمن، حيث بلغ عدد القتلى في أربع سنوات في الحرب مئة ألف شخص.

وأكدت سيطرة الحرس الثوري على مؤسسات الدولة الإيرانية، وعلاقته الوطيدة بالقائد الأعلى الإيراني علي خامنئي، وأن من أبرز قادة الحرس الثوري اللواء قاسم سليماني الذي يقود فيلق القدس؛ يد الحرس خارج إيران.

سليماني في بغداد
وترى الصحيفة أن ظهور سليماني في بغداد الأسبوع الماضي لم يكن غريبا، بعد أن طالبت مظاهرات حاشدة في بغداد ومدن عراقية أخرى بالإطاحة بالحكومة التي يرأسها عادل عبد المهدي، والتي تعزو الفضل لطهران في وصوله للمنصب.

وكان التفسير الرسمي الإيراني لزيارة سليماني لبغداد، هو أن أمن العراق مهم بالنسبة لإيران، وقال مسؤول إيراني (طلب عدم الكشف عن هويته) “إن سليماني يزور العراق ودولا إقليمية أخرى بانتظام، خاصة عندما يطلب حلفاؤنا المساعدة”.

وقالت الصحيفة إن سليماني في الواقع جاء للتقريع في أعقاب تهديدات زعماء الشيعة الرئيسيين بالتخلي عن عبد المهدي.

وبدا للصحيفة أن سليماني نجح في إصلاح بعض الأمور، مستدلة على ذلك بتراجع طرح استقالة عبد المهدي، وهو ما رأت أنه لا يبشر بالخير، حيث خرجت بعد يومين من تدخله في بغداد أكبر مظاهرة مناهضة للحكومة حتى الآن.

النخبة الحاكمة
وقالت الصحيفة إن المتظاهرين طالبوا هذه المرة بالتخلص بصورة جذرية من النخبة الحاكمة في العراق، بغض النظر عن الولاءات الطائفية والعرقية، وبوضع حد للتأثير الإيراني.

وهذا التحدي الذي تطرحه المظاهرات لم يسبق له مثيل في مرحلة ما بعد سقوط الرئيس الراحل صدام حسين، وأنه لا يطرح مشكلة لطهران فحسب، بل هو مشكلة وجودية لنظام تقاسم السلطة الثلاثي (شيعة وسنة وأكراد) الهش في العراق، الذي تم تأليفه بعد الغزو الأميركي عام 2003، كما ترى الصحيفة.

ويأتي هذا التحدي –حسب الصحيفة- بعد أن فشل قادة العراق في توفير الضروريات الأساسية، مثل المياه النظيفة والكهرباء، وفي وقت يفتقر فيه شباب العراق إلى الفرص والوظائف، وأصبح السياسيون، سواء كانوا من العرب السنة أو الشيعة أو الأكراد ينظر إليهم على نطاق واسع باعتبارهم فاسدين وغير أكفاء.

وعلقت الصحيفة بأن مثل هذه الإخفاقات المستمرة يصعب تبريرها في بلد يمثل ثاني أكبر منتج للنفط في منظمة أوبك، ولديه 12% من احتياطي النفط العالمي، وإن كان العراق ما زال في مرحلة التعافي من الاحتلال الأميركي ومحاربة تنظيم الدولة الإسلامية.

مسؤولية الغرب
ومع أن كثيرين في الولايات المتحدة وبريطانيا يرون أن صفحة العراق قد طويت، فإن الأمر ليس كذلك، إذ إن الدول الغربية التي تصرفت بقسوة وبشكل غير قانوني لفرض تغيير النظام على العراق، ومن ثم السيطرة على شؤونه وإدارتها، تتحمل مسؤولية مستمرة للمساعدة في ضمان سلامته الديمقراطية، وتحريره من الإرهاب، وقابليته الاقتصادية والاجتماعية للحياة.

وقالت الصحيفة إن هذه المسؤولية تمتد في المقام الأول إلى الشعب العراقي الذي يطالب بصوت عال ببداية جديدة، حيث قتل نحو 250 شخصا وجرح الآلاف بسبب إصرار المتظاهرين على نيل الديمقراطية العادلة التي وعدوا بها عام 2003.

وعلقت غارديان بأن مثل هذه المذبحة لو حدثت في هونغ كونغ أو برشلونة لأصمت الضجة الآذان، وتساءلت: أين هذا الادعاء بالاهتمام الكبير من العراق؟

المصدر : غارديان

« Daech » annonce le décès de Baghdadi et nomme un nouveau chef


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« Daech » annonce le décès de Baghdadi et nomme un nouveau successeur

Enab Baladi – 31/10/2019

« Daech » (EI) a annoncé l’assassinat de son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, et la nomination d’un nouveau « Khalifa » pour le groupe, quelques jours après que l’administration américaine a annoncé l’assassinat d’Al-Baghdadi et de sa famille dans la campagne d’Idlib, dans le nord de la Syrie.

Dans une version audio publiée par la Fondation du groupe (Al-Furqan) sur Telegram, le nouveau porte-parole de l’organisation, Abou Hamza al-Qurashi, a déploré le chef de l’État islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, et le porte-parole de l’organisation, Abou Hassan al-Mouhajer.

Le porte-parole a ajouté aujourd’hui, jeudi 31 octobre, que Baghdadi et al-Mouhajer avaient été tués ces derniers jours.

Il a également annoncé la nomination d’Aboubrahim al-Hachémi al-Qourachi, dirigeant de l’organisation de l’« Etat » et « Khalifa » de Baghdadi, à l’initiative du conseil de la choura de l’organisation et « conformément à la sounna du Prophète et au commandement de Baghdadi », comme il l’a indiqué.

Cette déclaration intervient deux jours après que le président américain Donald Trump a annoncé l’assassinat d’Al Baghdadi et de sa famille lors d’une opération aérienne dans la campagne d’Idleb, dans le nord de la Syrie.

تنظيم “الدولة الإسلامية” يعلن مقتل البغدادي ويعيّن زعيمًا جديدًا له

عنب بلدي 31/10/2019
سوريا, عنب بلدي أونلاين

أعلن تنظيم “الدولة الإسلامية” مقتل زعيمه أبو بكر البغدادي، وتعيين “خليفة” جديد للتنظيم، وذلك بعد أيام على إعلان الإدارة الأمريكية مقتل البغدادي وعائلته بريف إدلب شمالي سوريا.

وفي إصدار صوتي نشرته مؤسسة “الفرقان” التابعة للتنظيم على “تلغرام”، اطلعت عليه عنب بلدي، نعى المتحدث الجديد باسم التنظيم، أبو حمزة القرشي، زعيم تنظيم “الدولة”، أبو بكر البغدادي، والمتحدث باسم التنظيم، أبو حسن المهاجر.

وأضاف المتحدث اليوم، الخميس 31 من تشرين الأول، أن البغدادي والمهاجر، قتلا خلال الأيام الماضية.

كما أعلن القرشي تنصيب أبو إبراهيم الهاشمي القرشي، زعيمًا لتنظيم “الدولة” و”خليفة” للبغدادي، وذلك بمبادرة من مجلس الشورى التابع للتنظيم، و”عملًا بالسنة النبوية وبوصية البغدادي”، بحسب تعبيره.

إعلان التنظيم مقتل زعيمه والمتحدث الرسمي له، جاء بعد يومين على إعلان الرئيس الأمريكي، دونالد ترامب، مقتل البغدادي وعائلته بعملية إنزال جوي بريف إدلب شمالي سوريا.

 

L’EI confirme la mort de son chef al-Baghdadi et annonce un successeur

AFP-31 oct 2019

AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives / – Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo publiée par le media Al Furqan le 29 avril 2019

L’organisation ultraradicale Etat islamique (EI) a confirmé jeudi la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, cinq jours après l’annonce de son décès par Donald Trump dans une opération américaine en Syrie, et nommé son successeur en menaçant les Etats-Unis de représailles.

“Ô musulmans, Ô moujahidines, soldats de l’EI (…), nous pleurons le commandeur des croyants Abou Bakr al-Baghdadi”, déclare Abou Hamza Al-Qourachi, présenté comme le nouveau porte-parole de l’organisation extrémiste, dans un message audio posté sur l’application Telegram.

Le groupe jihadiste a également confirmé la mort, dans un autre raid, de son ancien porte-parole, Abou al-Hassan al-Mouhajir, bras droit d’Abou Bakr al-Baghdadi.

L’EI a ajouté que le “Majlis al-choura (l’assemblée consultative en arabe, NDLR)” avait prêté allégeance à Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi en tant que “commandeur des croyants” et nouveau “calife des musulmans”.

Ce nom avait rarement été mentionné parmi les potentiels successeurs de Baghdadi, dont la mort a été rapportée à de multiples reprises ces dernières années.

– “Juge de l’EI” –

“Nous ne savons pas grand-chose de lui, sauf qu’il est le principal juge de l’EI et qu’il dirige l’Autorité de la charia (loi islamique)”, a indiqué à l’AFP Hicham al-Hachemi, un expert irakien de l’EI.

US Department of Defense/AFP / HO Cette image diffusée par le Pentagone montre le complexe en Syrie où se cachait Abou Bakr al-Baghdadi avant et après sa destruction par les forces américaines.

C’est le président américain Donald Trump qui avait annoncé dimanche, depuis la Maison Blanche, la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d’attentats sanglants.

Mercredi, le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l’on voit notamment une dizaine de soldats approcher, dans la nuit de samedi à dimanche, de l’enceinte du complexe où était caché le chef jihadiste dans le village de Baricha, dans le nord-ouest de la Syrie.

Acculé par les forces américaines, le chef de l’EI s’est fait exploser avec sa “veste” chargée d’explosifs alors qu’il s’était réfugié dans un tunnel creusé pour sa protection. “Il est mort comme un chien”, a affirmé Donald Trump.

Dans son enregistrement audio d’une durée de sept minutes, le nouveau porte-parole de l’organisation jihadiste a appelé à venger cette mort, en menaçant spécifiquement les Etats-Unis de représailles et en qualifiant son président de “vieil homme insensé”.

“Ne te réjouis pas Amérique (…)”, est-il dit. “Il est venu celui qui te fera oublier les horreurs” d’Abou Bakr al-Baghdadi et “les coupes amères (…) dont le goût te paraîtra doux”, a ajouté l’organisation en référence à son nouveau chef.

AFP / Janis LATVELS Abou Bakr al-Baghdadi

Depuis qu’il s’était autoproclamé, en 2014, “calife” d’un territoire qui a compté jusqu’à sept millions d’habitants, à cheval entre l’Irak et la Syrie, Abou Bakr al-Baghdadi était devenu l’homme le plus recherché au monde.

Sa mort a été annoncée plusieurs fois, mais toutes les tentatives pour éliminer cet Irakien de 48 ans avaient jusqu’à présent échoué, tant l’imam vivait dans l’ombre.

– “On s’attend à tout” –

Son successeur hérite d’un mouvement jihadiste qui a dû, après la chute de son “califat” en mars et d’autres défaites militaires, se dissoudre en une multitude de cellules clandestines en Syrie et en Irak, avec des communications difficiles dans des pays en plein chaos.

Le nouveau chef jihadiste pourrait être amené à commander quelque 14.000 combattants dispersés en Syrie et en Irak et se rapprocher du chef actuel d’Al-Qaïda, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, a affirmé mercredi Russ Travers, directeur par intérim du National Counterterrorism Center, l’organisme qui supervise la lutte antiterroriste aux Etats-Unis.

Dans le message audio diffusé jeudi, le porte-parole de l’EI a par ailleurs fait référence à l’appel de l’ex-chef du groupe jihadiste en faveur de la libération des détenus de l’EI dans des prisons et des camps contrôlés par les forces kurdes.

Celles-ci affirment détenir environ 12.000 jihadistes présumés de l’EI, dont plus de 2.000 étrangers en provenance de plus de 50 pays.

Les forces kurdes en Syrie, partenaires de Washington durant les années de lutte contre l’EI, ont dit craindre des représailles du groupe après la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi.

US Department of Defense/AFP / Jose ROMERO Image du Pentagone diffusée le 30 octobre 2019 montrant la fumée provoquée par la destruction, par les forces américaines, du complexe syrien où se terrait le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi.

“On s’attend à tout, y compris des attaques contre les prisons”, a déclaré Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), en référence aux centres tenus par les Kurdes qui abritent des milliers de jihadistes.

Le corps du chef de l’EI a été immergé en mer, selon un responsable du Pentagone, une décision visant à éviter qu’une éventuelle tombe ne devienne un lieu de pèlerinage.

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