جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي – Le Boucher des Yezidis .. Al-Mawla al-Salbi Khalifah d’Al-Baghdadi


Le Boucher des Yezidis .. Al-Mawla al-Salbi Khalifah d’Al-Baghdadi

Le journal britannique “The Guardian” a cité des sources officielles du renseignement confirmant que Amir Muhammad AbdEl-Rahman al-Mawla al-Salbi avait assumé la succession de l’Etat islamique pour succéder à Abu Bakr al-Baghdadi, tué par les Etats-Unis.

Les sources ont indiqué qu’al-Mawla était l’un des fondateurs de l’organisation « Daech », et qu’il avait dirigé les massacres commis contre les Yézidis en Iraq en 2014. Abu Ibrahim al-Hachemi al-Qorachi a été nommé et il n’est pas connu des services de renseignement ou des experts des groupes extrémistes.

جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي

المدن – عرب وعالم | الثلاثاء 21/01/2020

جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي القرشي خليفة البغدادي: تركماني عراقي (The Guardian)

نقلت صحيفة “الغارديان” البريطانية عن مصادر استخباراتية رسمية تأكيدها تولي أمير محمد عبد الرحمن المولى الصلبي خلافة تنظيم “داعش” خلفا لأبو بكر البغدادي، الذي قتلته الولايات المتحدة.

وقالت المصادر إن المولى هو من المؤسسين لتنظيم “داعش”، وقاد المجازر التي ارتكبت بحق الإيزيديين بالعراق في العام 2014. وقد سمي أبو إبراهيم الهاشمي القرشي وهو ليس معروفا لدى أجهزة الاستخبارات أو لدى الخبراء بشؤون الجماعات المتطرفة.

وكان التنظيم أعلن -بُعيد مقتل البغدادي في غارة أميركية في سوريا نهاية تشرين الأول/أكتوبر- اختيار “خليفة جديد للمسلمين” هو الهاشمي القرشي، لكن هذا الاسم لم يعنِ شيئا لكثيرين من الخبراء في شؤون الجماعات “الجهادية”، لدرجة أن بعضهم شكّك حتى في إمكانية أن يكون شخصية وهمية، في حين قال عنه مسؤول أميركي رفيع المستوى إنه “مجهول تماما”.

لكن مصادر الغارديان قالت إن الزعيم الجديد ل”داعش” كان قيادياً رفيعاً في التنظيم، و”أحد منظريه العقائديين”.

وبحسب المصدر، فإن المولى الصلبي ينحدر من الأقلية التركمانية في العراق، مما يجعله واحداً من القادة غير العرب القلائل في التنظيم. والمولى، الذي تخرج من جامعة الموصل، كانت له اليد الطولى في “حملة الاضطهاد” التي شنها تنظيم “داعش” ضد الأقلية الإيزيدية في العراق عام 2014.

ووفق “الغارديان”، يعد المولى الصلبي أحد أكثر الأيديولوجيين نفوذا في صفوف “داعش”. ولد في بلدة تلعفر، وهو معروف أيضاً باسم “الحجي عبدالله”، أو باسم “عبدالله قردش”، رغم أن الاستخبارات العراقية تقول إن المدعو عبدالله قردش وهو قيادي في “داعش” قتل قبل عامين.

وأشارت “الغارديان” إلى أنه ليس لدى مسؤولي الاستخبارات سوى القليل من المعرفة حول مكان وجود الصلبي، لكنهم يشيرون إلى أنه من غير المرجح أن يكون قد لحق البغدادي إلى محافظة إدلب، إذ كان يفضل البقاء في مجموعة صغيرة من البلدات غرب مدينة الموصل العراقية.

ولفتت الصحيفة إلى أن عملية البحث عن الصلبي امتدت إلى تركيا، حيث يقطن شقيقه عادل الصلبي، وهو معروف بتمثيله لحزب سياسي يدعى “الجبهة التركمانية العراقية”، ويعتقد أن زعيم “داعش” الجديد حافظ على صلاته مع أخيه لغاية تعيينه قائداً.

من جهتها، رصدت الولايات المتحدة في أغسطس/آب 2019 مكافأة مالية تصل قيمتها إلى خمسة ملايين دولار مقابل أي معلومة تقودها إلى المولى، الذي كان لا يزال حينها قيادياً في التنظيم الجهادي، لكنه مع ذلك كان “خليفة محتملا للبغدادي”.

وبحسب موقع “المكافآت من أجل العدالة” التابع للحكومة الأميركية، فإن المولى كان “باحثاً دينياً في المنظمة السابقة لتنظيم الدولة، وهي منظمة القاعدة في العراق، وارتفع بثبات في الصفوف ليتولى دوراً قيادياً كبيراً في التنظيم”.

وأضاف الموقع أنه بصفته “واحداً من أكبر الأيديولوجيين في تنظيم الدولة، ساعد حجي عبد الله على قيادة وتبرير اختطاف وذبح وتهريب الأقلية الدينية الإيزيدية في شمال غرب العراق، ويعتقد أنه يشرف على بعض العمليات الإرهابية العالمية للجماعة”.

«Aucun pays arabe n’est aujourd’hui à l’abri d’une contestation»


 

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«Aucun pays arabe n’est aujourd’hui à l’abri d’une contestation»

INTERVIEW avec l’écrivain et philosophe palestinien Azmi Bishara
Par Hala Kodmani — 7 janvier 2020 à 19:36

Palestinien d’Israël, l’analyste politique Azmi Bishara voit les fronts de révolte en Irak, au Liban ou en Algérie comme des répliques du printemps arabe de 2011. Il est persuadé qu’il y en aura d’autres, jusqu’à la démocratisation complète de la région.

«Aucun pays arabe n’est aujourd’hui à l’abri d’une contestation»
Ecrivain et philosophe palestinien, Azmi Bishara, 63 ans, est une figure de la pensée politique arabe actuelle. Directeur du Centre arabe de recherche à Doha, il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles, notamment sur les aspirations démocratiques depuis le printemps arabe. Palestinien d’Israël, il a été député à la Knesset de 1996 à 2007, avant d’être exilé par les autorités israéliennes.

Quel effet peut avoir l’escalade entre les Etats-Unis et l’Iran sur les révoltes en Irak ?

Avant même l’assassinat de Soleimani [puissant général iranien chargé des opérations extérieures au sein des Gardiens de la révolution tué vendredi, ndlr], l’Iran avait lancé la confrontation par procuration avec les Etats-Unis en Irak, à travers les milices du Hachd, dans le cadre de sa stratégie pour briser le blocus qui l’empêche d’exporter son pétrole. Mais dans son escalade lancée en Irak, l’Iran cherchait également à faire dévier la protestation contre son influence sur place vers un conflit contre la présence américaine. Le mouvement de révolte irakien accusait les milices pro-iraniennes, ainsi que les services de sécurité du gouvernement, d’être responsables de la mort de centaines de manifestants. Il est clair que l’assassinat relègue la révolte au second plan. La demande de retrait des forces américaines d’Irak s’est faite sous pression de Téhéran. Mais la réaction encourageante du mouvement de protestation a été le rejet des tutelles américaine et iranienne.

La vague protestataire dans plusieurs pays arabes en 2019 est-elle compromise ?

L’événement fondamental dans le monde arabe s’est produit en 2011. Les graines de la liberté ont alors été semées et le mur de la peur est tombé. Malgré les crimes commis contre les civils et tandis que les régimes ont cru s’imposer, la contagion contestataire a repris chez les peuples. Cette seconde vague est porteuse d’espoir pour nous, démocrates arabes, parce qu’il s’agit d’une réaction plus rapide que prévu à la défaite en Syrie. On pensait que celle-ci avait entraîné un traumatisme au Moyen-Orient et une peur de toute nouvelle révolte qui mènerait à une guerre communautaire. A l’inverse de ce qu’avaient prévu les pessimistes, c’est justement dans les pays qui ont un régime communautaire que la révolution a éclaté. Ce qui s’est produit ces dernières semaines en Irak, au Liban et peu avant au Soudan et en Algérie n’est que la suite du printemps arabe de 2011. Je prévois d’ailleurs d’autres vagues à venir, semblables à ce qui s’est produit en Europe entre 1789 et 1848 et qui a conduit à asseoir la démocratie à la fin du XIXe siècle. Nous sommes au début d’un processus de transition qui va probablement s’étaler sur cinquante ans.

Le rejet du communautarisme est donc un moteur de la mobilisation en Irak et au Liban…

L’accumulation de la corruption, de la répression et de la tyrannie de la part des régimes a conduit au déclenchement de la révolte. Les révolutions ont éclaté et c’est une source d’optimisme, même si cela ne va vraisemblablement pas aboutir à un changement de régime rapide, notamment au Liban et en Irak. Car dans ces deux pays, il n’y a pas de pouvoir central fort avec un président qu’on peut renverser, mais aussi parce qu’ils sont dotés d’une certaine pluralité politique et d’un régime parlementaire. Il ne s’agit pas de dictatures mais de régimes, certes corrompus et conservateurs, mais avec une démocratie communautaire, fondée sur la répartition des pouvoirs. Le problème, c’est que l’Etat est défaillant : les politiques sont occupés à se partager les postes et les richesses plutôt qu’à assurer les services à la population. On remarque au Liban et en Irak que la revendication première est : «on veut un Etat», une identité nationale et non communautaire.

Ces révoltes sont-elles débarrassées de l’influence religieuse ?

Le point très important tant pour l’Irak, le Soudan, l’Algérie ou le Liban, c’est l’absence du courant islamiste dans les mouvements actuels. Celui-ci traverse une crise profonde après ses tentatives de récupérer et d’étouffer les révolutions de 2011. Ainsi l’expérience des Frères musulmans en Egypte a été avortée par le coup d’Etat militaire avant que leur échec ne soit patent et qu’ils ne soient sanctionnés dans les urnes. En Irak, où la colère gronde, ce sont des partis islamistes qui gouvernent. L’islamisme n’est pas réservé aux sunnites, ce sont des formations chiites qui y sont au pouvoir. Il reste que le visage des révolutions actuelles est complètement civil, revendiquant la citoyenneté, des élections, l’anticommunautarisme et la transparence. Clairement un programme démocratique.

Mais pour l’instant, on est dans la pure protestation, on ne voit pas de programme émerger…

Il est difficile d’attendre des révolutions populaires spontanées qu’elles présentent un véritable programme. Cela ne s’est jamais produit. Une révolution spontanée demande une chute d’un régime global. C’est pourquoi on l’appelle soulèvement ou «Hirak» révolutionnaire. Il finira par produire des représentants. La spontanéité est une force face à un régime répressif parce qu’il ne peut viser un groupe en particulier pour le faire taire ou disparaître. Mais au bout d’un ou deux ans, la spontanéité devient une faiblesse et il faudrait non pas un, mais plusieurs courants politiques qui émergent et puissent se présenter à des élections. Pour cela, un changement de la loi électorale, surtout au Liban et en Irak, est nécessaire pour mettre fin au communautarisme.

Et dans le cas de l’Algérie ?

En Algérie, on voit une volonté aussi bien de la part du régime que du peuple de tirer les leçons du passé et d’éviter de retomber dans des années noires. C’est devenu un élément constitutif de l’identité nationale, tout comme la guerre civile a forgé l’identité libanaise. Il en sera de même en Syrie, où ce qui s’est passé depuis 2011 fondera l’identité nationale. Le rejet de la violence par les Algériens est fondamental. Bouteflika, malgré l’usure et le pourrissement de son pouvoir, avait accompli une démarche importante en soumettant l’armée au corps politique et non l’inverse. Alors que ce sont les militaires qui l’ont amené au pouvoir, il a réussi à les marginaliser. Mais dans le même temps, il a lâché la bride aux hommes d’affaires, y compris les plus corrompus. Aujourd’hui, l’armée se retrouve en position de force. Reste à savoir si elle veut céder le pouvoir aux civils ou le garder. A en croire son discours, elle a cherché à combler le vide constitutionnel en organisant des élections parce qu’elle ne veut pas gouverner. Mais on ne peut pas être sûr de sa sincérité. En tout cas, le peuple algérien n’en est pas convaincu. D’autant que l’armée n’a pris aucune initiative pour rassurer la population sur ses intentions ni proposé d’ouvrir le dialogue.

Et le Hirak algérien n’a pas de direction…

Si le Hirak avait une direction ou des représentants, il aurait pu présenter un candidat à l’élection présidentielle, dont le programme aurait été d’organiser la transition. La seule solution est d’évoluer vers une représentation. Je persiste à croire toutefois que l’Algérie a de grandes chances de réussir. D’abord parce qu’il y a consensus sur l’Etat, ensuite parce que c’est un pays riche qui peut supporter une période de transition (contrairement à la Tunisie et l’Egypte), et enfin grâce au niveau d’éducation des Algériens, notamment des diplômés de l’enseignement supérieur. Il est certain que les conditions dans le pays sont réunies et si l’Algérie se met sur les rails de la démocratie, ce serait un encouragement pour l’ensemble du monde arabe.

Les démocraties européennes sont-elles embarrassées face à la contestation des régimes arabes ?

Pour certains pays européens, avec les révolutions, c’est le spectre de l’islamisme qui plane car par le passé les élections libres, à commencer en Algérie en 1990, ont bénéficié aux mouvements islamistes. En Egypte, on ne savait pas ce qu’allait donner le président Morsi, issu des rangs des Frères musulmans. Mais ces derniers n’ont pas joué la violence. Et si des erreurs ont été commises, on savait que l’Egypte n’allait pour autant pas être transformée en émirat islamiste. Mais certains pays occidentaux ont joué un rôle négatif en soutenant le coup de force d’Al-Sissi et en le légitimant. La France en particulier l’a appuyé en pensant pouvoir l’influencer, mais cela n’a pas servi à grand-chose puisque son régime s’est tellement renforcé qu’il a pu envoyer balader Macron qui lui demandait de respecter les droits de l’homme. La leçon, c’est que le soutien donné à un dictateur brutal conduit celui-ci à se rebeller en s’émancipant. Il faut ajouter qu’il y a un problème de crédibilité des Européens lorsqu’ils soutiennent les dictateurs face aux peuples.

Quel aboutissement prochain aux révoltes arabes ?

Des révoltes contre la tyrannie éclatent et d’autres vont encore surgir. Je crois qu’aucun pays arabe n’est aujourd’hui à l’abri d’une contestation. Les régimes actuels sont constitués comme des sultanats, avec un président autour duquel gravite une cour ou un clan soudé. La démocratie n’est pas un système politique idéal en soi, mais elle est l’alternative à la tyrannie. Le problème, c’est que les oppositions n’ont pas réussi à construire les bases de cette démocratie ni à s’unir, notamment en Egypte, dans un front commun entre islamistes et laïcs face à la dictature. On a même vu des laïcs préférer la dictature militaire aux islamistes.
Il faudrait que ces derniers renoncent à imposer aux gens leur façon de s’habiller, de manger ou de se comporter. Le respect des libertés individuelles doit figurer en haut des programmes de gouvernement islamistes. Ils peuvent recommander ce qu’ils veulent mais pas imposer leurs lois à la tête de l’Etat. Il est temps que cette question soit réglée. Certains courants islamistes ont d’ailleurs commencé à revoir leur attitude sur ces sujets. En somme, il faut s’entendre d’abord sur la nécessité de la démocratie, puis se différencier et voir qui en prend la tête. Autrement dit, décidons comment gouverner avant de savoir qui doit gouverner.
Hala Kodmani

En mémoire des dizaines de milliers de victimes mortes au nom de la liberté au Moyen-Orient : en Iraq, en Syrie, en Palestine,…


via En mémoire des dizaines de milliers de victimes mortes dans les prisons du régime syrien

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Noms des victimes pour la liberté en Iraq ) 2019

Une première victoire pour le peuple Irakien…


 

 

Irak: le Premier ministre annonce qu’il va démissionner

AFP – 29 nov 2019

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Un chauffeur de tuk tuk derrière son parebrise détruit par les violences à Bagdad le 29 novembre 2019

Le Premier ministre irakien a annoncé vendredi qu’il allait démissionner comme l’a réclamé le grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique dans le pays, sans pour autant faire cesser les violences qui ont de nouveau fait 21 morts en une journée.

Adel Abdel Mahdi, un indépendant sans base partisane ni populaire de 77 ans, a cédé vendredi, après deux mois de contestation contre le pouvoir et son parrain iranien et plus de 420 morts à Bagdad et dans le Sud chiite.

Peu avant, le plus haut dignitaire chiite du pays avait appelé le Parlement à retirer sa confiance au gouvernement pour éviter le “chaos” et plus de morts, rejoignant les manifestants qui réclament depuis le 1er octobre “la chute du régime”.

L’agitation politique qu’il a aussitôt suscité n’a toutefois pas pu arrêter la spirale des violences qui se poursuit dans le Sud, où le chaos menace depuis que des combattants tribaux se sont montrés armés pour protéger les manifestants à Nassiriya et alors que des hommes en civil ont ouvert le feu sur la foule à Najaf.

Vendredi, la police a encore tué 15 manifestants à Nassiriya, à feu et à sang depuis jeudi, un à Bagdad et cinq autres sont morts à Najaf où des hommes en civil ont tiré sur les manifestants devant le siège d’un parti, ont rapporté témoins et médecins.

– “Intolérable” –

AFP / Les manifestations anti-gouvernementales dans le sud de l’Irak

Le sud de l’Irak s’était embrasé jeudi avec une répression menée par des commandants militaires dépêchés par Bagdad peu après l’incendie au cri de “Iran dehors” du consulat iranien dans la ville sainte chiite de Najaf. Le haut-gradé envoyé à Nassiriya a toutefois été limogé jeudi après la mort de 28 manifestants en quelques heures sous les tirs nourris des forces de l’ordre.

Au total jeudi, 46 manifestants ont été tués et près d’un millier blessés, selon les médecins. Un chiffre “intolérable”, selon l’ONU.

Ce déchaînement de violence a transformé les défilés du Sud, longtemps festifs, en processions funéraires vendredi et même, fait inédit, poussé la province sunnite de Salaheddine à déclarer trois jours de deuil.

Les provinces sunnites, reprises aux jihadistes il y a deux ans, ne manifestent pas. Si leurs habitants se plaignent des mêmes maux que dans le Sud, ils redoutent d’être taxés de nostalgiques de Saddam Hussein ou de jihadistes, des accusations déjà portées contre les manifestants par leurs détracteurs.

Sur Tahrir, épicentre de la contestation à Bagdad, l’annonce de M. Abdel Mahdi a créé un répit joyeux. Les manifestants ont abandonné les pierres qu’ils jetaient sur les policiers pour danser après l’annonce par M. Abdel Mahdi de son intention de démissionner, a rapporté un photographe de l’AFP.

“Nous ne quitterons pas Tahrir tant que tous les corrompus ne seront pas partis”, a lancé l’un d’eux à l’AFP.

“C’est une étape majeure, même si elle a tardé et que nous avons vécu des journées très sanglantes”, renchérit Ali Hussein, étudiant de 20 ans qui manifeste à Nassiriya, alors que près de 420 Irakiens sont morts depuis le 1er octobre et des milliers d’autres blessés, dont beaucoup resteront handicapés, selon un bilan compilé par l’AFP de sources médicales et policières.

– “Que tous les partis dégagent” –

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Un blessé lors d’une manifestation à Bagdad le 29 novembre 2019

“Notre problème, ce n’est pas le Premier ministre, on veut que tous les partis dégagent!”, tempère un autre protestataire à Diwaniya, dénonçant les services publics déliquescents, la corruption et le chômage entre autres maux.

Car dans le pays, l’un des plus riches en pétrole du monde, un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et les infrastructures sont délabrées alors qu’en 16 ans, l’équivalent de deux fois le PIB s’est évaporé dans les poches de politiciens et d’entrepreneurs véreux.

Déjà, les députés d’opposition, de l’ex-Premier ministre Haider al-Abadi et du turbulent Moqtada Sadr –le premier bloc au Parlement– se sont dit prêts à retirer leur confiance au cabinet.

Quant aux paramilitaires pro-Iran du Hachd al-Chaabi, 2e bloc au Parlement qui jusqu’ici soutenait fortement le gouvernement, ils semblaient se plier aux directives du grand ayatollah et appelaient aux “changements nécessaires dans l’intérêt de l’Irak”.

Le Parlement doit se réunir dimanche alors que, jamais, depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, un Premier ministre n’a quitté son poste avant la fin de son mandat.

Il faudra ensuite “mettre en place les réformes exigées par le peuple”, a prévenu vendredi Washington.

Car dans la rue, les manifestants veulent plus: la fin du système politique post-Saddam Hussein conçu par les Américains et désormais sous la mainmise de l’Iran, qui a pris l’avantage face aux Etats-Unis.

La désobéissance civile continue de bloquer écoles et administrations alors que les manifestations n’ont pas jusqu’ici touché le talon d’Achille du pouvoir, le pétrole, unique ressource en devises du pays qui représente 90% des recettes d’un gouvernement surendetté.

العراق.. سقوط 21 قتيلاً وزهاء 400 مصاب في تظاهرات اليوم -Le sud de l’Irak à feu et à sang, 31 manifestants tués


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Le sud de l’Irak à feu et à sang, 31 manifestants tués

AFP – 28 nov 2019

AFP / Haidar HAMDANI Des Irakiens portent le cercueil d’une personne tuée dans des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, à Najaf (sud) le 28 novembre 2019

L’Irak a vécu jeudi l’une de ses journées les plus sanglantes en deux mois de contestation contre le pouvoir avec la mort de 31 manifestants dans la répression principalement dans le Sud, où des bâtiments officiels dont le consulat d’Iran ont été attaqués.

Depuis le début du mouvement de contestation qui réclame le renouvellement du système et de la classe dirigeante jugée corrompue, plus de 380 personnes en grande majorité des manifestants ont été tuées et quelque 15.000 blessées selon un bilan de sources médicales et policières compilé par l’AFP.

Dès les premières heures de jeudi, la violence s’est déchaînée à Nassiriya où officiellement 25 manifestants ont été tués en quelques heures sous les tirs nourris des forces de l’ordre dirigées par un commandant militaire dépêché par Bagdad avant d’être rappelé dans le chaos.

Auparavant, tard mercredi soir, le mouvement qui conspue le pouvoir et son parrain iranien a franchi un nouveau palier avec l’incendie du consulat iranien dans la ville sainte chiite de Najaf, au sud de Bagdad.

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Des manifestants irakiens s’opposent aux forces de sécurité dans la rue Rachid, au centre de la capitale Bagdad, le 28 novembre 2019

A Nassiriya, dont est originaire le Premier ministre Adel Abdel Mahdi, les médecins disent être débordés par l’arrivée de plus de 250 blessés, quasiment tous touchés par balles dans la ville, où des renforts de la police étaient arrivés.

Ils affirment avoir mené plus 80 opérations, dans des hôpitaux bondés, où les blessés doivent attendre pour être pris en charge.

Mais malgré “l’usage excessif de la force” dénoncé par la Commission gouvernementale irakienne des droits humains, les manifestants à Nassiriya ne se replient pas.

Ils ont incendié un QG de la police et encerclé le commandement militaire de la province où se trouvent les ruines de la ville antique d’Ur. Ils ont aussi formé par milliers un cortège funéraire aux “martyrs” dans le centre-ville, faisant voler en éclats le couvre-feu que les autorités voulaient imposer.

– “Scènes de guerre” –

“Nous resterons jusqu’à la chute du régime”, ont-ils crié, alors que des dizaines de combattants tribaux en armes se sont déployés sur l’autoroute venant de Bagdad, déterminés ont-ils dit, à empêcher l’arrivée de plus de renforts.

Evoquant des “scènes de guerre” à Nassiriya, Amnesty International a appelé la communauté internationale à intervenir car “le bain de sang doit cesser”.

AFP / Haidar HAMDANI Des manifestants brûlent le consulat iranien à Najaf, au sud de Bagdad, le 27 novembre 2019

Plus au nord, à Najaf, des affrontements ont opposé en soirée des manifestants et des hommes armés habillés en civil qui tiraient sur eux, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Dans cette même ville, des centaines de protestataires ont brûlé puis investi le consulat iranien aux cris de “Iran dehors!” et “victoire à l’Irak!”.

Bagdad a dénoncé des personnes “étrangères aux manifestations” d’avoir incendié le consulat. Téhéran a réclamé “une action décisive”.

Quatre manifestants ont été tués à Najaf, selon la commission gouvernementale des droits humains, qui a fait état de deux manifestants morts dans des affrontements avec les forces de l’ordre à Bagdad.

A Kerbala, l’autre ville sainte chiite au sud de la capitale irakienne, des affrontements ont opposé manifestants aux forces de l’ordre dont 19 membres ont été blessés en soirée par un tir de grenade, selon une source de sécurité.

AFP / Irak : manifestations anti-gouvvernement

Pour les manifestants, le système politique conçu par les Américains qui ont renversé Saddam Hussein en 2003 est à bout de souffle dans un des pays les plus riches en pétrole du monde mais aussi l’un des plus corrompus.

Et surtout, le pouvoir est sous la mainmise de l’Iran, qui a pris l’avantage face aux Etats-Unis, et de son puissant émissaire, le général Qassem Soleimani. Ce dernier est parvenu à réunir les partis irakiens pour resserrer les rangs autour de M. Abdel Mahdi, un temps sur la sellette.

– L’or noir –

AFP / Haidar HAMDANI Le consulat iranien en cendres dans la ville irakienne Najaf (sud), le 28 novembre 2019

Le mouvement de contestation est inédit depuis des décennies en Irak, pays où aujourd’hui un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté et où, officiellement, 410 milliards d’euros ont été détournés ces 16 dernières années, soit deux fois le PIB.

Revenant à la charge, le turbulent leader chiite irakien Moqtada Sadr a prévenu que si le gouvernement ne démissionnait pas, “ce serait le début de la fin de l’Irak”.

Ailleurs dans le Sud, comme depuis des semaines maintenant, les écoles sont fermées, de même que de nombreuses administrations.

Et les routes sont coupées par des manifestants qui tentent de toucher le gouvernement à son talon d’Achille, l’or noir.

Jusqu’ici toutefois, ils n’ont atteint ni la production ni la distribution de pétrole, unique ressource en devise du pays et qui représente 90% des recettes d’un gouvernement surendetté.

 

Consulat iranien incendié en Irak: l’Iran réclame des mesures à Bagdad

AFP- 28 nov 2019

AFP / Haidar HAMDANI Le consulat iranien incendié, le 28 novembre 2019 à Najaf, en Irak

L’Iran a demandé jeudi à l’Irak de prendre des mesures “décisives” contre les “agresseurs” à l’origine d’un incendie la veille de son consulat dans la ville sainte chiite de Najaf, dans le sud de l’Irak.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Abbas Moussavi, cité par l’agence de presse officielle Irna, a condamné l’attaque et “a exigé une action décisive, efficace et responsable contre les agents destructeurs et les agresseurs”.

AFP / Haidar HAMDANI Le consulat iranien incendié, le 28 novembre 2019 à Najaf, en Irak

“L’Iran a officiellement fait part de son dégoût à l’ambassadeur d’Irak à Téhéran”, selon le porte-parole.

Des manifestants irakiens ont incendié mercredi soir le consulat d’Iran à Najaf, dans la foulée d’un mouvement de contestation rejetant le pouvoir irakien et son parrain Téhéran, et qui a fait au moins 350 morts en deux mois.

Des centaines de jeunes ont crié “Iran dehors” et “victoire à l’Irak” à l’intérieur même du complexe diplomatique, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Le consulat d’Iran dans l’autre ville sainte du pays, Kerbala, avait déjà concentré la colère des manifestants au début du mois, mais là, les forces de sécurité irakiennes avaient répliqué, faisant quatre morts.

العراق: 25 قتيلاً باحتجاجات ذي قار والصدر يطالب عبدالمهدي بالاستقالة

بغداد ـ براء الشمري – 28 نوفمبر 2019

ارتفع عدد ضحايا احتجاجات محافظة ذي قار العراقية، اليوم الخميس، إلى 25 قتيلاً وأكثر من 230 جريحاً، وذلك بحسب مصادر طبية عراقية، أكدت لـ”العربي الجديد”، أن عددا من الجرحى فارق الحياة نتيجة لجروح خطيرة أصيبوا بها في وقت سابق، اليوم.

وبيّنت المصادر ذاتها، أن مستشفيات مدينة الناصرية (مركز محافظة ذي قار) غير قادرة على معالجة الأعداد الكبيرة من الضحايا الأمر الذي يتطلب تدخلاً حكومياً عاجلاً، مرجحة حدوث وفيات جديدة خلال الساعات المقبلة بسبب الإصابات الحرجة لبعض المصابين، نتيجة طلقات نارية في الرأس والصدر.

وقال ناشطون، لـ”العربي الجديد”، إنّ ساحة الحبوبي غصت، مساء الخميس، بآلاف المتظاهرين الغاضبين بسبب المجزرة، التي ارتكبتها قوات الأمن، والتي أطلقت الرصاص الحي على المتظاهرين العزل، مبينين أن انضمام عشائر وذوي القتلى إلى التظاهرات زاد من حدتها.

ويصر المحتجون في ذي قار على إجراء محاكمة فورية للقصاص من قتلة المتظاهرين كشرط لا بد من تطبيقه قبل العودة إلى منازلهم.

وردد المتظاهرون هتافات مناهضة للحكم العسكري، الذي يسير عليه رئيس الوزراء عادل عبد المهدي لقمع التظاهرات، مطالبين المرجعية الدينية في النجف بموقف واضح من قتل المتظاهرين.

في المقابل، قرر رئيس الوزراء سحب يد رئيس خلية الأزمة في ذي قار، الفريق جميل الشمري، بحسب ما نقله التلفزيون الرسمي العراقي.

وكان محافظ ذي قار، عادل الدخيلي، قد هدد، في وقت سابق الخميس، بالتخلي عن منصبه إذا لم يتم إبعاد الشمري عن محافظة ذي قار، كما طالب زعماء قبائل ومحتجون بإبعاده ومحاكمته لتسببه بمجزرة قتل فيها العشرات وجرح المئات خلال احتجاجات الناصرية، اليوم الخميس.

من جهته، نأى قائد شرطة ذي قار، محمد القريشي، بنفسه عن التورط بقتل المتظاهرين متهماً قوة لم يسمها بإطلاق النار على المحتجين.

وقال القريشي، في بيان “ما حدث هو احتكاك بين القوات الأمنية القادمة من خارج المحافظة والمتظاهرين، علماً أننا لم نصدر أية توجيهات بإطلاق النار ولم نأمر بالصدام مع المتظاهرين من أهلنا في ذي قار”.

وعلى خلفية أحداث ذي قار، دعا زعيم “التيار الصدري”، مقتدى الصدر، في بيان، الحكومة، إلى الاستقالة حقناً للدماء، مؤكداً أن “عدم استقالتها يعني بداية النهاية للعراق الذي قد يتحول إلى سورية ثانية”.

وقال الصدر إنه “ينأى بنفسه عن الفتنة العمياء بين الحكومة الفاسدة، ومتظاهرين لم يلتزموا السلمية بعد يأسهم”، موضحاً أن “مهلة العام التي سبق أن منحها لعبد المهدي لم تنفع ولن تنفع”.

وتابع “لن أشاركهم في حكم ولا انتخابات مهما حييت، ولن أركب موجة التظاهرات، لأنني لم أدع إليها ولم أنهَ عنها”، مضيفاً “إنني اليوم قلق مما يصدر من بعض بل من غالبية شيعة الحكم كما يصدر من غيرهم، وإنني هنا أعلن براءتي منهم”.

ودعا المتظاهرون إلى المطالبة باستقالة كتلة “سائرون” التابعة للتيار الصدري من البرلمان إذا كانوا يرونها غير نافعة لهم.

وتوافد الآلاف إلى ساحات التظاهر في محافظة النجف التي شهدت، الخميس، إصابة أكثر من 80 متظاهراً خلال استخدام قوات مكافحة الشغب القوة لتفريق الاحتجاجات، التي تركزت في ساحتي ثورة العشرين والصدرين بالنجف.

وقطع المتظاهرون الطريق الرئيس الرابط بين مدينتي النجف والكوفة، وأحرقوا إطارات السيارات، بالتزامن مع وصول اللواء علي الهاشمي إلى المحافظة لقيادة العمليات العسكرية بأمر من رئيس الوزراء القائد العام للقوات المسلحة عادل عبد المهدي، وهو أمر أثار مخاوف المحتجين الذين يخشون من تكرار مجزرة الناصرية في النجف.

من جهة أخرى، هاجم السفير الإيراني في بغداد، ايرج مسجدي، التظاهرات العراقية، متهماً من وصفهم بـ”المندسين وعملاء الخارج” بإحراق القنصلية الإيرانية في النجف بهدف تخريب أواصر العلاقة بين إيران والعراق.

ونقلت وسائل إعلام إيرانية عن مسجدي قوله “لقد شهدنا مثل هذه الأعمال في إيران حيث أقدم الأشرار والمخربون على أعمال شبيهة بالتي شهدتها مدينة النجف”.

وفي كربلاء لا يزال آلاف المتظاهرين يحتشدون في ساحة التربية بالتزامن مع وصول قوة خاصة من بغداد يقودها ضباط كبار انضمت إلى قوات الشغب وشرطة المدينة في محاولة لإنهاء الاحتجاج باستخدام القوة.

ومع حلول الظلام شهدت مدينة السماوة (مركز محافظة المثنى) حملة شنتها قوات عراقية لتفريق التظاهرات وفض اعتصام السماوة، وقالت مصادر محلية لـ”العربي الجديد”، إن الأمن اعتقل متظاهرين ولاحق آخرين في أحياء السماوة التي تشهد عمليات كر وفر من المتظاهرين وقوات الأمن.

وكما جرت العادة كل أسبوع توافد آلاف العراقيين إلى ساحة التحرير وساحات الخلاني والطيران والوثبة القريبة من أجل قضاء ليلهم في مناطق الاحتجاج بانتظار خطبة المرجع الديني علي السيستاني التي يتوقع المحتجون أنها ستكون حاسمة، كونها تتزامن مع تصعيد غير مسبوق لعمليات القمع الحكومي.

S’attaquer aux racines du jihadisme


La bataille contre le djihadisme reste un combat de longue haleine, autant politique et culturel que militaire.

La mort d’Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat islamique (EI), tué dimanche 27 octobre dans la région d’Idlib, en Syrie, lors d’un raid des forces spéciales américaines, est, comme celle en 2011 d’Oussama Ben Laden, le dirigeant d’Al-Qaida, à Abbottabad, au Pakistan, un jalon important dans la lutte antidjihadiste. Dans la guerre contre des mouvements entretenant le culte du chef, il ne faut pas sous-estimer l’impact psychologique et organisationnel de cette mort, mais elle ne sera pas suffisante pour venir à bout de l’hydre terroriste.

Au départ, Abou Bakr Al-Baghdadi a embrassé la lutte armée dans une logique de guerre classique, pour résister à l’invasion et à l’occupation de son pays par l’armée américaine et ses alliés. La naissance de l’EI restera le symbole que le monde, et particulièrement le Moyen-Orient, n’a pas fini de payer le prix de la réponse désastreuse apportée par l’administration Bush aux attaques du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis. Au lieu de laisser les services secrets se concentrer sur la lutte clandestine contre Al-Qaida, la militarisation d’une guerre tous azimuts a fortement contribué au développement du mouvement djihadiste.

Al-Baghdadi est devenu le chef d’une organisation qui a basculé dans le terrorisme en deux temps. Premièrement, avec des attaques contre les civils irakiens, pour la plupart musulmans, davantage ciblés que les forces d’occupation. Ce schéma sanglant sera répliqué en Syrie. Le sommet de cette folie meurtrière sera atteint avec la tentative d’extermination génocidaire des yézidis. Deuxièmement, à partir de l’intervention militaire occidentale, en 2014, avec une internationalisation du combat de l’EI, la plus spectaculaire attaque ayant été l’infiltration en Occident du commando qui a frappé Paris en novembre 2015.

Dans l’ivresse de ses victoires et soucieux d’aller plus loin que Ben Laden, Al-Baghdadi s’est autoproclamé « calife Ibrahim ». Même si les théologiens du monde du djihad n’ont jamais vraiment pris au sérieux l’imam de Samarra, la création du « califat » fut une caisse de résonance qui a attiré des dizaines de milliers de jeunes islamistes vers la « guerre sainte ».

La question posée aujourd’hui consiste à savoir si l’élimination d’Al-Baghdadi et de son numéro deux lors du même assaut sonne le glas du mouvement djihadiste. L’EI irako-syrien est certes redevenu une organisation clandestine, à la suite de la perte des territoires du « califat », mais sa capacité de nuisance demeure. Son internationalisation est même en essor, avec l’apparition de nouvelles bases et la perpétration d’attentats partout dans le monde. Pire, les raisons de ses succès initiaux sont toujours là, à commencer, au-delà de politiques étrangères occidentales contestables, par l’existence de régimes sectaires et corrompus dans la région, et d’un régime outrageusement criminel à Damas.

La lutte contre le djihadisme ne se réglera pas par la mort d’un homme. Non seulement Al-Qaida ou l’organisation Etat islamique survivent à la disparition de leur chef, mais le djihadisme continue d’attirer des partisans. Cette guerre est autant politique, culturelle que militaire. S’il est important de remporter une bataille symbolique, il ne faut jamais perdre de vue qu’il s’agit d’un combat de longue haleine, qui sera peut-être l’affaire de plusieurs générations. Or, depuis la déclaration de guerre initiale de Ben Laden, la lutte a davantage tendance à s’intensifier qu’à s’atténuer. S’il est légitime de tuer les guerriers du djihad, il n’est pas interdit, au-delà de la mort d’Al-Baghdadi, de réfléchir au fait qu’il faudra bien un jour établir un plan de bataille contre les racines du djihadisme.

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Visages du terrorisme contre les populations en Syrie

Les troupes américaines poursuivent leur retrait du nord de la Syrie vers l’Irak voisin


 

Retirés de Syrie, des soldats américains ont rejoint une base en Irak

AFP – 21 octobre 2019

AFP / SAFIN HAMED Des véhicules militaires américains arrivent dans la ville de Bardarach, dans la province kurde irakienne de Dohouk, le 21 octobre 2019

Des dizaines de blindés américains avec à leur bord des soldats sont arrivés lundi dans une base américaine du nord-ouest de l’Irak, après être entrés sur le territoire depuis la Syrie, par le Kurdistan irakien, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les troupes américaines sont d’abord passées sur le pont du poste-frontière de Fichkhabour, aux confins des territoires irakien, syrien et turc avant de traverser la province kurde de Dohouk et de rejoindre une base américaine près de Mossoul (nord-ouest).

Le 13 octobre, les Etats-Unis avaient annoncé le retrait de quelque 1.000 militaires américains déployés dans le nord et l’est de la Syrie en guerre, cinq jours après le début d’une offensive turque dans ce secteur contre une milice kurde, les Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme “terroriste” par Ankara.

C’est un premier retrait, le 7 octobre, de soldats américains des abords de la frontière turque dans le nord de la Syrie, après une annonce du président américain Donald Trump en ce sens, qui avait ouvert la voie à l’offensive de la Turquie contre les combattants kurdes.

L’offensive d’Ankara est suspendue depuis jeudi par une trêve négociée par Washington, qui expirera mardi à 19H00 GMT.

Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères sont passés par la ville syrienne de Tal Tamr (est), a constaté un correspondant de l’AFP.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ce convoi s’était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, plus à l’ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville clé de Minbej et d’une autre située aussi près de Kobané, près de la frontière turque.

Les Etats-Unis ont actuellement 5.200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

 

Les troupes américaines poursuivent leur retrait du nord de la Syrie vers l’Irak voisin

Au départ de ce convoi des forces américaines, les Kurdes de Syrie ont manifesté leur mécontentement en brandissant des pancartes accusant le président Donald Trump de les avoir trahis.

 

Le Monde avec AFP, AP et Reuters Publié aujourd’hui à 15h31

 

Des véhicules blindés américains arrivent dans la ville de Bardarash, dans le Kurdistan irakien, lundi 21 octobre.
Des véhicules blindés américains arrivent dans la ville de Bardarash, dans le Kurdistan irakien, lundi 21 octobre. SAFIN HAMED / AFP

Un convoi de l’armée américaine d’une centaine de véhicules jusqu’ici stationnés en Syrie a pénétré, lundi 21 octobre, dans le nord de l’Irak par le poste-frontière de Sahela, dans la province de Dohouk, selon des journalistes de l’Agence France-presse sur place. Un responsable des services de sécurité du Kurdistan irakien a confirmé que les troupes américaines étaient arrivées dans le territoire autonome.

Au départ de ce convoi, les Kurdes de Syrie ont manifesté leur mécontentement en brandissant des pancartes remerciant les soldats américains mais accusant le président Donald Trump de les avoir trahis. D’autres ont lancé des projectiles sur les véhicules américains. L’annonce du retrait des troupes américaines du nord de la Syrie a ouvert la voie à une offensive turque dans la région, contre les alliés kurdes de la coalition internationale de lutte contre l’Etat islamique. Les forces kurdes des Unités de protection du peuple sont considérées comme des terroristes par Ankara.

« Des moments déchirants alors que les forces américaines ont ordre de quitter le nord de la Syrie, laissant derrière elles des Kurdes, des Arabes, des syriaques et des yézidis sans défense », commente Mutlu Civiroglu, un expert des affaires kurdes.

« Lorsque les troupes américaines sont arrivées pour la première fois dans le nord de la Syrie, les Kurdes les ont accueillies comme des héros avec des fleurs et des ululations. Aujourd’hui, des Kurdes de Syrie terrifiés lancent des tomates et des pierres sur les forces américaines qui s’en vont », écrit Jenan Moussa, journaliste de la chaîne de télévision Al Aan TV, à Dubaï.

Cessez-le-feu temporaire

Carte de situation de l’offensive turque en Syrie, au mercredi 9 octobre.
Carte de situation de l’offensive turque en Syrie, au mercredi 9 octobre. Infographie Le Monde

Jeudi, un accord de cessez-le-feu temporaire a été annoncé par la Turquie et les Etats-Unis, prévoyant la suspension pour cent vingt heures (jusqu’à mardi 21 heures, heure de Paris) de l’offensive pour permettre un retrait des combattants kurdes de zones frontalières du nord syrien.

Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères sont passés par la ville syrienne de Tell Tamer, au nord du pays, à près de 200 km à l’ouest de la frontière avec l’Irak. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, le convoi s’était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, à environ 200 km plus à l’ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville-clé de Manbij et d’une autre située aussi près de Kobané, près de la frontière turque.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Un accord de cessez-le-feu temporaire en trompe-l’œil en Syrie

Poursuite de la lutte contre l’EI depuis l’Irak

Le secrétaire américain à la défense, Mark Esper, affirme discuter d’une option qui consisterait à maintenir une petite force militaire américaine dans le nord-est de la Syrie pour sécuriser les champs de pétrole et poursuivre la lutte contre les militants du groupe Etat islamique. Mais l’essentiel des quelque 1 000 soldats américains déployés dans le nord de la Syrie devrait rejoindre l’ouest de l’Irak au cours des prochaines semaines pour continuer de lutter contre les combattants de l’EI.

Les Etats-Unis ont actuellement 5 200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antidjihadistes emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

Les inexactitudes autour de la “question kurde en Syrie” – مغالطات “القضية الكردية في سورية”٠٠٠


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Les inexactitudes autour de la “question kurde en Syrie”

Mohannad Alkati – 21 octobre 2019

Depuis l’invasion de l’Irak en 2003 notamment, le discours kurde en Syrie s’oriente à traiter de la question de la présence kurde en Syrie et de son avenir en tant que «problème kurde en Syrie». Il s’agit d’une description qui supporte plusieurs erreurs politiques, historiques et géographiques. D’un point de vue politique, l’enjeu est généralement une terre et un peuple, un peuple vivant sur leur terre, qui a été soumis à une certaine circonstance historique, représentée par une invasion ou une occupation qui a entraîné son expulsion et son déplacement, et les nouveaux envahisseurs prennent le contrôle des peuples autochtones privés de leurs droits souverains, réprimer toute tentative militante de gagner leur liberté, en conséquence, le peuple reste en lutte jusqu’à ce que les facteurs externes et d’urgence qui ont contribué à l’émergence de sa cause aient disparu. Cette description s’applique à la cause palestinienne, par exemple, et ne s’applique en aucune manière à la réalité kurde en Syrie, pas en termes d’existence de persécution ethnique contre les Kurdes en Syrie, car tout le peuple syrien était opprimé, ainsi que pour plusieurs raisons et facteurs, cela ne peut pas faire de la situation des Kurdes en Syrie un problème politique distinct de celui du peuple syrien.

En ce qui concerne le facteur historique, la Syrie, avec ses frontières actuelles ou historiques (Bilad al-Sham), ne faisait pas partie des terres traditionnelles des groupes kurdes de l’histoire. Des sources historiques ont unanimement déclaré que les zones historiques kurdes sont situées dans le territoire appelé Baladians médiéval (région montagneuse) et situées dans les montagnes iraniennes dans la zone située entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. Mais la nature de la construction de l’État islamique et diverses autres circonstances ont contribué au mouvement des peuples musulmans tout au long de leur vie. La présence kurde en Mésopotamie a commencé depuis la période abbasside, les Kurdes ont également servi dans les divisions des armées islamiques, leur présence au Levant et en Egypte a augmenté pendant les périodes d’Illuminati et d’Ayyubidisme. Ils font désormais partie de la culture des communautés dans lesquelles ils se sont installés et ont complètement perdu leurs caractéristiques nationales: on peut les appeler «Kurdes de l’intérieur» dans la langue du chercheur syrien Jamal Barout et ils diffèrent des «Kurdes des faubourgs» qui se propagent dans le nord de la Syrie, par exemple. Ceux-ci ont commencé leur présence sous forme de tribus nomades depuis le XVIIIe siècle dans ces régions. Ils sont devenus arabisants à la suite de l’influence du milieu arabe dans cette région. La présence kurde dans le nord de la Syrie s’est renforcée au début du XXe siècle dans le contexte des germes du conflit national opposant les Turcs et les Kurdes. cela a contribué à alimenter la région avec des éléments kurdes qui ont contribué à renforcer la conscience nationale kurde parmi les Kurdes syriens. L’activité de l’exil national kurde en Syrie s’est poursuivie depuis l’ère française et a augmenté avec l’émergence du mouvement du mollah Mustafa Barzani en Irak. Elle est devenue le premier mouvement kurde en Syrie en 1957 à développer l’émergence de mouvements kurdes sous la présidence de Hafez al-Assad en Syrie à 12 partis et à ce jour où l’arène kurde en Syrietémoigne la présence de plus de 70 noms de partis et courants divisés en deux blocs principaux: l’un affilié à Massoud Barzani dans le nord de l’Irak (représenté par le Conseil national kurde en Syrie CNKS) et le second appartenant au système du PKK, qui a formé les unités de protection du peuple YPG, son aile militaire en Syrie, ces unités constituaient le principal nerf des Forces démocratiques syriennes (FDS) créées par les États-Unis en octobre 2015 lors de la déclaration de guerre contre l’Etat islamique (Daech) dans la ville de Raqqa.

Malgré les changements démographiques dans la région nord de la Syrie à l’époque du mandat français, du fait de la politique ethnique menée par la France, le facteur démographique reste le défi le plus important auquel sont confrontés les Kurdes de Syrie dans leurs revendications de nature nationale, car rien n’est appelé en Syrie une zone kurde, Selon la répartition démographique nationale en Syrie, nous montrons ici les différences les plus importantes entre eux et les Kurdes d’Irak, qui constituent une majorité écrasante dans les régions du nord de l’Irak.

Al-Hassakah constitue la plus grande communauté kurde en Syrie. Malgré cela, ils ne constituent la majorité de la population que dans quatre régions frontalières avec la Turquie: Amuda, Darbasiyah, Malikiyah et Jawadiyeh, sur 12 districts de la province, et la proportion de Kurdes dans cette province, entre 26% et 28%, et à l’est d’Euphrates.

Parmi les trois provinces principales (Deir Ez-Zor – Al-Raqqa – Al-Hassakah), les Kurdes représentent environ 12% – 15% de la population totale de l’est de l’Euphrate, ce qui explique pourquoi les Arabes constituent la plus grande partie des éléments du FDS.

Les Kurdes constituent également la majorité de la population dans deux zones de la campagne d’Alep, Efrin et Ain al-Arab.
Un petit nombre de Kurdes se trouvent à Alep, ainsi que dans un quartier de Damas
La population kurde totale en Syrie représente moins de 6% de la population totale (voir: Étude de géographie humaine pour les Kurdes de Syrie, World Institute for Studies, 6 juillet 2016).

(…)

Ainsi, des phrases telles que la question kurde en Syrie sont devenues le peuple kurde qui vit sur son territoire historique, une partie essentielle du discours et de la littérature de tous les partis kurdes, car toute définition différente des Kurdes en tant que “partie du peuple syrien” ne servira pas les revendications de “question kurde en Syrie”. Ils justifient les exigences des Kurdes en matière de respect de la vie privée dans la constitution, ou du “droit à l’autodétermination” indépendamment du peuple syrien.

Le meilleur accord avec la question des Kurdes syriens et toutes les questions spécifiques liées au reste des minorités (religieuses, ethniques ou sectaires) est qu’il s’agit de questions et de problèmes qui doivent être examinés et précisés dans le cadre d’une question syrienne plus vaste et globale, dans le cadre des intérêts de tous les Syriens, et pour préserver leur avenir et leur unité. La Syrie ne fait pas exception parmi les pays dotés de minorités religieuses, sectaires ou linguistiques. Par conséquent, il faudrait remédier à cette réalité en intensifiant les efforts pour promouvoir les possibilités d’intégration sociale de toutes les composantes syriennes. Il ne vise pas à intégrer la fusion ni à abolir par la force les formes de différenciation qui doivent également être établies, et à les respecter dans le cadre des libertés publiques qui doivent être garanties à tous par la Constitution, telles que la liberté de conviction, le droit d’apprendre la langue maternelle et d’autres droits garantissant le sentiment de sécurité, la stabilité et la participation effective de toutes les minorités à la société. La majorité a également une grande responsabilité en donnant aux minorités des points de vue positifs et optimistes, en les rassurant et en les encourageant à mettre en pratique leur culture et à préserver leurs convictions et leur vie privée, exemptes d’application et de pratique réelle sur le terrain.

 

مغالطات “القضية الكردية في سورية”٠٠٠

تتّجه السردية الكردية في سورية، ومنذ غزو العراق سنة 2003 تحديداً، نحو تناول موضوع الوجود الكردي في سورية ومستقبله بوصفه “قضية كرديّة في سورية”، وهذا وصف يحتمل عدة مغالطات سياسية وتاريخية وجغرافية، إذ إن القضيّة، من المنظور السياسي، تكون عادة قضية أرض وشعب، أي شعب يعيش على أرضه، تعرّض لظرف تاريخي معين، تمثل بغزو أو احتلال، أدى إلى تهجيره وتشريده، وبات الغزاة الجدد يفرضون سيطرتهم وسيادتهم على السكان الأصليين الذين يتم حرمانهم من حقوقهم السيادية، ويقمعون أي محاولاتٍ نضاليةٍ لنيل حريتهم، وبالتالي يبقى الشعب في حالة نضال إلى أن تزول عوامل التغيير الخارجية والطارئة التي ساهمت في نشوء قضيته. ينطبق هذا الوصف على القضية الفلسطينية مثلاً، ولا ينطبق، بأي شكل، على الواقع الكردي في سورية، لا من حيث وجود اضطهاد عرقي ضد الأكراد في سورية، إذ إن جميع أبناء الشعب السوري كانوا مضطهدين، وكذلك لعدة أسباب وعوامل لا يمكن أن تجعل من وضع الأكراد في سورية يشكّل قضية سياسية منفصلة عن قضية الشعب السوري٠

بشأن العامل التاريخي، لم تكن سورية بحدودها الحالية، أو التاريخية (بلاد الشام)، تشكّل أي جزء من الأراضي التقليدية للجماعات الكردية في التاريخ، فقد أجمعت المصادر التاريخية على أن مناطق الأكراد التاريخية تقع ضمن الإقليم الذي أطلق عليه البلدانيون في القرون الوسطى (إقليم الجبال)، ويقع في جبال إيران في المنطقة المحصورة بين إيران وأذربيجان، ولكن طبيعة بناء الدولة الإسلامية، وظروفاً أخرى مختلفة، ساهمت في تنقلات الشعوب الإسلامية في كل أرجائها، وقد بدأ الوجود الكردي في منطقة ما بين النهرين منذ العصر العباسي، كما خدم الأكراد ضمن فرق الجيوش الإسلامية، وازداد وجودهم في بلاد الشام ومصر في الحقبتين، النورانية والأيوبيّة. وبات هؤلاء جزءاً من ثقافة المجتمعات التي انتقلوا إليها، وفقدوا خصائصهم القومية بشكل كامل، ويمكن تسميتهم “أكراد الدواخل” بلُغةِ الباحث السوري جمال باروت، وهم يختلفون عن “أكراد الأطراف” الذين ينتشرون في الشمال السوري مثلاً، وهؤلاء بدأ وجودهم على شكل قبائل رحّل منذ القرن الثامن عشر في هذه المناطق، استعربوا نتيجة التأثر بالمحيط العربي هناك. وتعزز الوجود الكردي في شمال سورية، في بدايات القرن العشرين، على خلفية بذور الصراع القومي بين الأتراك والأكراد، ما ساهم في تغذية المنطقة بعناصر كردية ساهمت في تعزيز الوعي القومي الكردي لدى الأكراد السوريين. واستمر نشاط أكراد المنفى القومي في سورية منذ العهد الفرنسي، وازدادت وتيرته مع ظهور حركة الملا مصطفى البرزاني في العراق، وظهرت بوادر أول حركة كردية في سورية سنة 1957، ليتطوّر نشوء الحركات الكردية في حقبة رئاسة حافظ الأسد في سورية إلى 12 حزباً، وصولاً إلى يومنا هذا الذي تشهد فيه الساحة الكردية في سورية ما يزيد عن 70 مسمّى لحزب وتيار، تنقسم بمجموعها إلى كتلتين رئيسيتين : واحدة تتبع مسعود البرزاني في شمال العراق (ممثلة بالمجلس الوطني الكردي في سورية، والثانية تتبع منظومة حزب العمال الكردستاني، والتي شكلت وحدات حماية الشعب الكردية جناحها العسكري في سورية، ومثلت هذه الوحدات العصب الرئيسية لقوات سورية الديمقراطية (قسد) التي أوجدتها الولايات المتحدة الأميركية في أكتوبر/ تشرين الأول 2015، مع إعلان الحرب على تنظيم الدولة الإسلامية (داعش) في مدينة الرقة٠

وبشأن العامل الديموغرافي والجغرافي، كانت الديموغرافيا القومية من أبرز محدّدات التقسيم التي اعتمدتها الدول الكبرى في أثناء تقسيمها الدولة العثمانية. وكانت جميع التقارير العسكرية البريطانية والفرنسية تركز، بشكل رئيسي، على التقسيمات اللغوية والإثنية والطائفية في دراستها المجتمع العثماني، وقد تضمنت اتفاقية سيفر 1920، وفق هذا المنظور، وصفاً للمناطق ذات الغالبية الكردية وفق المواد 62، 63، 64 التي عالجت موضوع كردستان. وبحسب تلك المواد، كانت المناطق ذات الغالبية الكردية المرشحة لتكون منطقة حكم ذاتي للأكراد ضمن نطاق حدود تركيا الحالية، وجزء منها في المناطق الجبلية في العراق شمال الخط الأفقي الذي يمر من العمادية. ولا يقع أي جزء من هذه المناطق في سورية، بل على العكس، كانت الحدود السورية تضم، وفق اتفاقية سيفر نفسها، ماردين وأورفا وعينتاب وكيليكيا والإسكندرونة بوصفها أراضي سورية، وسكانها ناطقين بالعربية، والمناطق الكردية تقع إلى الشمال من هذه المناطق٠

على الرغم من التبدّلات الديموغرافية التي شهدتها منطقة الشمال السوري في الحقبة الفرنسية، نتيجة السياسة الإثنية التي كان الفرنسيون يتبعونها، فإن العامل الديموغرافي لا يزال يشكّل أبرز تحدٍّ يواجه الأكراد السوريين في مطالبهم ذات الطابع القومي، إذ لا يوجد في سورية ما يمكن تسميتها مناطق كردية، وفق التوزع الديموغرافي القومي في سورية، وهنا تبرز تجليات أهم الفروق بينهم وبين أكراد العراق الذين يشكلون أغلبية ساحقة في مناطق الشمال العراقي٠

تشكل محافظة الحسكة أكبر تجمع للأكراد في سورية. وعلى الرغم من ذلك، فإنهم يشكلون أغلبية سكانية في أربع نواحٍ حدودية مع تركيا فقط: عامودا، الدرباسية، المالكية، الجوادية، من أصل 12 ناحية في المحافظة، وتبلغ نسبة الأكراد في هذه المحافظة نحو 26% – 28%، وعلى مستوى منطقة شرق الفرات التي تضم ثلاث محافظات رئيسية (دير الزور – الرقة – الحسكة)، يشكل الأكراد نحو 12% – 15% من مجموع سكان شرق الفرات، وهذا يفسر لماذا يشكّل العرب النسبة الكبرى من عناصر قسد فعلياً٠

كذلك يشكّل الأكراد غالبيةً سكانية في منطقتين تتبعان ريف حلب، هما عفرين وعين العرب، ويتوزع عدد قليل من الأكراد في مدينة حلب، وكذلك في أحد أحياء العاصمة دمشق ويشكل مجموع الأكراد في سورية ما نسبته أقل من 6% من مجموع السكان (يُنظر: دراسة الجغرافية البشرية لأكراد سورية، معهد العالم للدراسات 06 يوليو/ تموز 2016)٠

شكل المؤتمر العاشر للحزب الديمقراطي الكردي في سورية (البارتي)، سنة 2007، نقلة نوعية في الخطاب الكردي، فقد جاء في المادة الخامسة من مقرّرات المؤتمر: “البارتي ينطلق في نضاله من واقع وجود شعب كوردي في سورية يعيش على أرضه التاريخية، وهي بذلك تكون قضية (أرض وشعب)، وأنه يشكل القومية الثانية في البلاد بنسبة 15%”. وطرح حزب الاتحاد الديمقراطي التابع لحزب العمال الكردستاني، كذلك في نظامه الداخلي سنة 2012، ما سماها “القضية الكردية في سورية”، وجاء بحسب نظامه الداخلي: “يعلن الحزب، في نظامه الداخلي، أن قائده وقائد الشعب الكردي هو عبد الله أوجلان (زعيم حزب العمال الكردستاني). ويعلن الحزب أنَّ هدفه هو حل ما سماها (القضية الكردية في غرب كردستان)، وهو يلتزم بهذه التسمية إلى جانب تسمية (روجافا)، للتعبير عن مناطق أو إقليم كردي في سورية”٠

لم يسلم ائتلاف قوى الثورة والمعارضة السورية أيضاً من الوقوع في مطب المصطلحات، إذ نصّ الاتفاق الموقع بينه وبين المجلس الوطني الكردي، من بين شروط لانضمام الأخير لصفوف المعارضة سنة 2013، على بند جاء فيه: “يعمل الائتلاف على إقامة فعاليات وأنشطة تساهم في التعريف بالقضية الكردية في سورية والمعاناة التي مرّ بها المواطنون الكرد على مدى عقود من الحرمان والتهميش!”٠

وبالتالي، باتت عبارات، مثل القضية الكردية في سورية الشعب الكردي الذي يعيش على أرضه التاريخية، جزءاً أساسياً من خطاب جميع الأحزاب الكردية وأدبياتها، إذ إن أي تعريف مغاير للأكراد بوصفهم “جزءاً من الشعب السوري” لن يخدم مزاعم “قضية كردية في سورية”، والتي تبرّر مطالب الأكراد أن تكون لهم خصوصية في الدستور، أو “حق تقرير المصير” بمعزل عن الشعب السوري٠ 

أفضل تعامل مع مسألة أكراد سورية، وكل المواضيع ذات الخصوصية التي تتعلق بباقي الأقليات (دينية أو إثنية أو طائفية)، هو أنها مسائل وإشكالات يجب مناقشتها وبلورتها بوصفها جزءاً من قضيةٍ سورية أعم وأشمل، وذلك ضمن إطار يحقق مصلحة جميع السوريين، والحفاظ على مستقبلهم ووحدتهم، فسورية ليست استثناءً من بين الدول التي تضم أقلياتٍ دينية، طائفية أو لغوية. وبالتالي، ينبغي التعامل مع هذه الحقيقة عبر تكثيف الجهود لتشجيع فرص الاندماج المجتمعي بين كل المكونات السورية. وليس المقصود هنا بالاندماج الصهر، أو الإلغاء القسري لأشكال التمايز التي يجب إقرارها أيضاً، واحترامها في إطار الحريات العامة التي يجب أن يكفلها الدستور للجميع، كحرية الاعتقاد وحق تعلم اللغة الأم وغيرهما من الحقوق التي تضمن لجميع الأقليات الشعور بالأمان والاستقرار والمشاركة الفعلية في المجتمع. كذلك تقع على عاتق الأغلبية مسؤولية كبيرة في تغليب النظرة الإيجابية المتفائلة إزاء الأقليات وطمأنتها وتشجيعها على ممارسة ثقافتها، والحفاظ على معتقداتها وخصوصيتها، أما السلطة فتقع عليها مسؤولية كبيرة في سن كل القوانين وإشاعة كل المفاهيم، لترسيخ مبادئ المواطنة، بدلاً من إشاعة شعاراتٍ عن اللحمة الوطنية، خالية من التطبيق والممارسة الفعلية على أرض الواقع٠

Des dizaines de camions chargés d’aide logistique et militaire pénètrent dans les zones de contrôle des “FDS”


اتهامات-لـ-«قسد»-بانتهاك-«خطة-العمل»-

Malgré la décision américaine de se retirer … Des dizaines de camions chargés d’aide logistique et militaire pénètrent dans les zones de contrôle des “FDS” … et des avions turcs survolant le triangle frontalier entre la Syrie et l’Irak

OSDH-7 octobre 2019

رغم القرار الأمريكي بالانسحاب…عشرات الشاحنات المحملة بالمساعدات اللوجستية والعسكرية تدخل مناطق سيطرة “قسد”…والطائرات التركية تحلق فوق المثلث الحدودي مع سوريا والعراق

Irak : la rue s’embrase contre la corruption, au moins 28 morts


Actualités

Journée de violence en Irak, 30 morts en trois jours de manifestations

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Un homme marche près de barricades érigées par des manifestants à Bagdad le 3 octobre 2019 où se déroulent des rassemblements contre la corruption et le chômage

L’Irak a vécu jeudi sa journée la plus sanglante depuis le début mardi de manifestations au cours desquelles 30 personnes ont été tuées avec des affrontements d’une violence inédite entre protestataires et forces de sécurité.

Parti de Bagdad, le mouvement réclamant des emplois pour la jeunesse et le départ des dirigeants “corrompus” a désormais gagné la quasi-totalité du sud du pays et franchi un nouveau pallier dans la violence, avec des dizaines de blessés par balles dans diverses villes du pays, dont la capitale, deuxième plus peuplée du monde arabe.

Si la contestation est le premier test populaire pour le gouvernement d’Adel Abdel Mahdi, qui doit souffler sa première bougie à la fin du mois, la journée de vendredi sera un important test politique pour le chef de gouvernement, avec le sermon du grand ayatollah Ali Sistani.

Plus haute autorité religieuse pour la grande majorité des chiites d’Irak, il passe pour avoir son mot à dire, notamment pour nommer et démettre les Premiers ministres. Son prêche pourrait éventuellement donner un signal aux manifestants sur la suite du mouvement.

M. Abdel Mahdi ne s’est exprimé jusqu’ici que par communiqué, saluant “la retenue des forces armées” et annonçant le couvre-feu à Bagdad, tandis que son bureau affirmait avoir rencontré des “représentants des manifestants”.

Les autorités, qui dénoncent des “saboteurs” et proposent aux protestataires d’appeler un numéro vert pour faire part de leurs revendications, semblent avoir choisi la fermeté, une décision critiquée jeudi par Amnesty Internatiobnal.

L’organisation a exhorté Bagdad à “ordonner immédiatement aux forces de sécurité de cesser d’utiliser une force, notamment létale, excessive” et à rétablir la connexion, internet étant toujours coupé dans une grande partie du pays et les réseaux sociaux inaccessibles.

En soirée, les affrontements se sont poursuivis dans plusieurs villes du sud de l’Irak, ainsi qu’à Bagdad où les blindés des forces spéciales sont entrés en action pour repousser la foule, les forces de l’ordre tirant sur le sol des balles qui ricochaient sur les manifestants, aussitôt transportés à bord de touk-touk par des camarades, a constaté un photographe de l’AFP.

Sans entamer la détermination d’Ali, diplômé chômeur de 22 ans qui prévient: “on continuera jusqu’à la chute du régime”. “Je veux travailler, je veux pouvoir me marier, je n’ai en poche que 250 dinars”, soit moins de 20 centimes d’euros, lance-t-il à l’AFP. Alors, dit-il, que “les dirigeants brassent des millions” dans le douzième pays le plus corrompu au monde, selon Transparency International.

Abou Jaafar, retraité aux cheveux blancs, observait lui les affrontements, affirmant être venu “en soutien aux jeunes”. “Pourquoi les policiers tirent-ils sur des Irakiens comme eux? Eux aussi souffrent comme nous, ils devraient nous aider et nous protéger”, s’emporte-t-il.

Fait inédit en Irak, le mouvement est né sur les réseaux sociaux d’appels qu’aucun parti politique ou leader religieux n’a revendiqués.

Endeuillée par 30 morts –28 manifestants et deux policiers–, dont 18 dans la seule province méridionale de Zi Qar, la contestation a tourné jeudi à la bataille rangée à Bagdad sur des axes menant à la place Tahrir, rendez-vous emblématique des contestataires.

Manifestants d’un côté et policiers antiémeutes et militaires de l’autre se repoussaient par vagues dans la cité de neuf millions d’habitants, placée sous couvre-feu et où les fonctionnaires –la majorité des travailleurs du pays– ont été appelés à rester chez eux, a constaté un photographe de l’AFP.

AFP / Jonathan WALTER Carte de Bagdad localisant les quartiers où de nouvelles manifestations contre la corruption et le chômage ont été dispersées mercredi

Pour faire reculer plusieurs milliers de protestataires arrivés à bord de camions en brandissant des drapeaux, les forces de sécurité tiraient à balles réelles, à bord de blindés.

Sur la place al-Tayyaran dans le centre de Bagdad, les manifestants s’en sont pris à ces véhicules, en incendiant deux, a rapporté un photographe de l’AFP.

– Récupération politique? –

Si les manifestants disent redouter la répression, ils dénoncent un ennemi plus dangereux: la récupération politique.

AFP / AHMAD AL-RUBAYE Des Irakiens courent pour échapper aux gaz lacrymogène tirés par la police antiémeutes à Bagdad le 3 octobre 2019 où se déroulent des manifestations contre la corruption et le chômage

Ils assurent ne pas avoir de leader et uniquement réclamer des services publics fonctionnels après des décennies de pénurie d’électricité et d’eau potable, des emplois pour les 25% de jeunes au chômage, et la fin de la corruption qui a englouti en 16 ans plus de 410 milliards d’euros.

Mais un appel du très versatile leader chiite Moqtada Sadr –qui a rejoint la coalition gouvernementale mais menace régulièrement de la faire éclater– pourrait changer la donne.

Il a demandé mercredi soir à ses très nombreux partisans, qui avaient déjà paralysé le pays en 2016 avec des manifestations à Bagdad, d’organiser des “sit-ins pacifiques”. S’ils le font effectivement et décident de passer la nuit sur les places de Bagdad et du sud irakien, le bras de fer va se durcir.

Tandis que Bagdad s’embrase et que manifestations et violences touchent les provinces de Najaf, Missane, Zi Qar, Wassit, Diwaniya, Babylone et jusqu’à Bassora, le calme prévaut au nord et à l’ouest de Bagdad, régions principalement sunnites et ravagées par la guerre contre l’EI, ainsi qu’au Kurdistan autonome.

Bagdad cristallise les violences car les protestataires cherchent à prendre la place Tahrir, séparée de l’ultrasensible Zone verte –où siègent les principales institutions du pays et l’ambassade américaine,– uniquement par un pont, al-Joumhouriya, bouclé par les forces de l’ordre.

Irak - La rue s'embrase contre la corruption octobre 2019Irak : la rue s’embrase contre la corruption, au moins 28 morts

Par Hala Kodmani

Ce jeudi, des jeunes Irakiens ont manifesté une nouvelle fois dans plusieurs ville du pays contre l’inaction du gouvernement. On dénombre 28 morts et 700 blessés depuis mardi.

Comment l’Iran contrôle t-il la région ? – كيف تتحكّم إيران بالمنطقة؟


Pouvons-nous considérer les citoyens arabes qui combattent sous la bannière iranienne, dans les rangs des milices pro-iraniennes
pour le compte des mollahs
comme traîtres à leur patrie et à leur identité arabe ?

Non-à-l'ingérence-iranienne-dans-les-pays-arabes

Non-à-l’ingérence-iranienne-dans-les-pays-arabes

Comment l’Iran contrôle t-il la région ?

كيف تتحكّم إيران بالمنطقة؟

غازي دحمان  – 28 سبتمبر 2019

باتت إيران المتحكّم الفعل بالمسارات في الشرق الأوسط. هذه الحقيقة، وإن يصعب الإقرار بها، إلا أن فائدتها تكمن بوصفها معطىً يجب الانطلاق منه لمعرفة كيفية التعامل مع هذا الأمر الواقع، والذي بات أحد مهدّدات الأمن العربي في المرحلة المقبلة. 

تتحكم إيران بمخرجات السياسة في المنطقة، سواء بالنسبة إلى العواصم التي تسيطر عليها، أو حتى بالنسبة إلى خصومها، وحتى سياسات القوى الدولية الكبرى، فجميع سياسات هذه الأطراف تصدّر كرد فعل على السياسات الإيرانية، وهي في الغالب ذات طابع دفاعي، فقد فرضت إيران نمطاً سياسياً، بات يسري على مستوى الإقليم، في التعامل مع بؤر الصراع، سورية والعراق ولبنان واليمن، يقوم على مبدأ المحاصصة الجغرافية والمناطقية، وحتى على صعيد الكتل الاجتماعية، هذه لكم وتلك لي، وبذلك استطاعت شرعنة وجودها من جهة، ودفعت الآخرين إلى الانخراط في لعبةٍ قامت هي بتفصيل مقاساتها، والدليل ما هو حاصل في سورية ولبنان.
ولعل المفارقة في الأمر أن طاقة إيران على اللعب والمناورة، بالإضافة إلى حجم النفوذ الذي باتت تستحوذ عليه، لا يتناسبان مع قدراتها التكنولوجية والعسكرية، ولا حتى الاقتصادية، مقارنة باللاعبين الآخرين، إقليميين ودوليين. لذا لن يفيد الركون لقياس قوّة التأثير الإيراني حسب المعيار الكلاسيكي الذي يعطي العناصر السابقة، التكنولوجيا والقوة العسكرية والاقتصادية، القيمة الأكبر في احتساب قوّة الدولة، لن يفيد كثيراً في تحليل قوّة إيران، وفهم أبعاد تأثيراتها الحقيقية في المنطقة٠

وثمّة عوامل مختلفة ساهمت في صناعة التأثير الإيراني الذي تحوّل مع الزمن إلى مشكلة، ليس فقط بالنسبة للأطراف الإقليمية، بل من الواضح أن القوى الكبرى أيضا لم تعد تملك خيارات سهلة لمواجهة هذا التأثير. أولا، الاستفادة من الفراغ: بنت إيران نفوذها في بيئاتٍ تعاني من فراغ سياسي، نتيجة أزمات عصفت بها، وقد عرفت كيف تستفيد من هذه الأوضاع وتوظفها لصالحها. ولطالما طرحت إيران نفسها ضمن هذه البيئات بوصفها قوّة استقرار، هدفها الأساسي الحفاظ على كيان الدولة، ولكن بطريقتها الخاصة، وعبر هندساتٍ عسكرية واجتماعية، استطاعت من خلالها تفكيك البنى القديمة، وإعادة تركيبها بمنهجية جديدة.
ثانيا، استثمار الحروب الهجينة: تميزت القوّة الصلبة لإيران بمرونتها وقدرتها على التكيف، بل إنها فرضت نمطا من القوّة، على مساحة الإقليم، صار من الصعب كسره في إطار الحروب الكلاسيكية وركائزها العسكرية. وقد دمجت إيران في قوتها العنصر المليشياوي “الوكيل” سهل الحركة ومنخفض التكاليف، بالإضافة إلى استخدام التقنيات الحديثة، وكان جديدها الطائرات المسيّرة التي يبدو أنها ستكون العنصر الأكثر فعالية في الجيل الحديث من الحروب٠

ثالثا، الاستفادة من طاقة الصراع الهوياتي في المنطقة: حيث تركز إيران على البيئات الشيعية، والتي طالما اعتبرت نفسها ضحية مظالم منذ مئات السنوات، وأنها تواجه فرصة تاريخية لتغيير معادلات السلطة والحكم في المنطقة، لذا هي على استعداد لتحمل تبعات هذا الأمر ودفع أثمانه، في مواجهة بيئاتٍ مستنزفة، بفعل صراعات سلطوية داخلية، أو بفعل تراجع تأثير البعد الهوياتي في اجتماعها، أو حتى نتيجة نكوصها إلى هويات صغرى متعدّدة.
رابعا، اللعب على الصراعات الدولية: تعرف إيران كيف تجعل بعض الأطراف الدولية تقف في صفها في مواجهة خصومها، وقد نجحت سياساتها في جعل روسيا والصين حلفاء لها في مواجهة عداء أميركا، وتموضعت ضمن هذه العلاقة بوصفها قوّة ممانعة دولية في مواجهة التفرد الأميركي٠

ويحسب لصانع القرار الإيراني قدرته على التقاط توجهات البيئة الدولية ودراسة مواضع الضعف والقوّة فيها، فقد اكتشفت إيران باكراً أن إدارة الرئيس الأميركي السابق، باراك أوباما، تلهث وراء الحصول على اتفاق نووي، ولو بتأجيل المشروع النووي الإيراني بضع سنوات، في مقابل غض الطرف عن سياسات إيران الإقليمية. كما التقطت نقطة الضعف الأساسية في سياسات إدارة دونالد ترامب الخارجية، وهي مكافحة الانجرار إلى حروبٍ خارجية، وتراجع أهمية الشرق الأوسط بالنسبة لهذه الإدارة، ما أتاح لها الفرصة لتوسيع رقعة نفوذها وتثبيتها٠

تعاملت إيران في صراعاتها مع أميركا، الطرف الأكثر فعالية في المنطقة، عبر أسلوبين: العمل من خلال وكلائها في المنطقة، فلا تتبنى أي عمل بشكل مباشر، ما يضعف الخيارات العسكرية للأطراف الأخرى، والأمثلة كثيرة، منها الهجوم أخيرا على منشآت لشركة أرامكو في السعودية، والذي تبنّاه الحوثيون، وضرب المنطقة الخضراء في بغداد، والطائرات المسيّرة التي يطلقها حزب الله باتجاه الأراضي الفلسطينية المحتلة. اللسع هو الأسلوب الثاني في تكتيكات الصراع الإيراني، حيث تعمد طهران إلى القيام بعملياتٍ يجري، في الغالب، تصنيفها في إطار السلوك الاستفزازي الذي لا يستدعي الرد بإشعال نزاع واسع، في وقتٍ ترفع هذه العمليات من قوّة الردع الإيرانية وتكسبها زخماً معنوياً هائلاً٠

كيف يمكن احتواء تأثيرات القوّة الإيرانية؟ لا بد من الاعتراف بأن العرب يواجهون مأزقاً مركباً في المواجهة مع إيران، فبالإضافة إلى السيطرة المطلقة لإيران على الجناح الشرقي للعالم العربي (العراق وسورية)، فإن العرب أنفسهم يفتقرون لموقف واضح وموحد للتعامل مع الخطر الإيراني، في وقتٍ تقوم به إيران بتغيير الوقائع والمعطيات لصالحها بشكل يومي وسريع. ولا يبدو أن ثمة رهانا ممكنا للخروج من المأزق الحالي، في ظل الذهنية السلطوية العربية الراهنة، كما أن الرهان على القوة الخارجية لردع إيران يثبت، يوماً بعد آخر، أنه ليس سوى وصفة ناجعة لتحقيق خسائر متزايدة لصالح إيران٠

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L’activité de « l’organisation de l’État » est en augmentation… – نشاط «تنظيم الدولة» في تزايد… تكيفٌ مع الواقع وتجاوزٌ للسقوط


L’activité de « l’organisation de l’Etat » est en augmentation… adaptation à la réalité et dépassement de la chute

26/9/2019 – Heba Mohamad

Damas – «Al-Qods Al-Arabi»: Les avertissements internationaux officiels, y compris les médias, parlent de l’activité croissante de l’État islamique dans de nombreux pays, notamment en Irak et en Syrie, après le grand effondrement qui a conduit à la neutralisation du contrôle géographique. Le chef du groupe, Abu Bakr al-Baghdadi, a récemment expliqué à ses cellules qu’il était nécessaire de délier les milliers de ses combattants et leurs familles incarcérées dans des camps syro-irakiens, tandis que les experts jihadistes estiment que les facteurs qui ont conduit à la première naissance de l’organisation perdurent, ce qui renforcera à nouveau son retour sur la scène, en raison de l’absence de solutions politiques satisfaisantes pour les peuples de la région, du chevauchement des intérêts internationaux régionaux, du dynamisme du sectarisme et de l’absence de stabilité politique et économique.
Dans ce contexte, des sources de presse américaines et britanniques ont révélé que l’État islamique se déplaçait en Syrie et en Irak dans le cadre de ses efforts pour délier les milliers de prisonniers de ses membres et leurs familles détenues dans le camp d’Al-Houl dans la province d’Al-Hasakah, dans le nord-est de la Syrie.
(…)
 « Lors des premier et deuxième invasions, il est évident que des opérations ont été menées dans plus de 11 pays », a déclaré Abou Haniya à Al Qods Al Arabi. Par conséquent, on peut conclure que la nouvelle structure de l’organisation de l’État islamique est devenue claire en consacrant une « guerre de guérilla », en échange de l’abandon du contrôle spatial, ce qui peut être conclu en disant: l’organisation de l’Etat a mis fin à la phase de fragmentation qui l’a frappée après les combats contre lui à la fin de 2018. Et au-delà ».
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نشاط «تنظيم الدولة» في تزايد… تكيفٌ مع الواقع وتجاوزٌ للسقوط

26/9/2019  – هبة محمد

دمشق – «القدس العربي» : عادت التحذيرات الدولية الرسمية منها، والإعلامية إلى الحديث عن نشاط تنظيم «الدولة الإسلامية» المتزايد في العديد من الدول، خاصة في العراق وسوريا، بعد مرحلة الانهيار الكبير التي أفضت إلى تحييده عن السيطرة الجغرافية، وتشير المصادر إلى تنفيذ خلاياه للتعليمات التي أطلقها مؤخراً زعيم التنظيم «أبو بكر البغدادي» حول ضرورة فك أسر الآلاف من مقاتليه وعائلاتهم المحتجزين في المخيمات السورية – العراقية، في حين أن خبراء بالشؤون الجهادية يعتقدون أن العوامل التي أدت إلى ولادة التنظيم الأولى لا تزال قائمة، وهو ما سيعزز عودته إلى الساحة مجدداً، جراء غياب الحلول السياسية المرضية لشعوب المنطقة، وتداخل المصالح الدولية الإقليمية فيها، وطفو الطائفية، وغياب حالة الاستقرار السياسي والاقتصادي.

وفي هذا الإطار، كشفت مصادر أمريكية، وأخرى صحافية بريطانية، عن تحركات يقوم بها تنظيم «الدولة» في سوريا والعراق، ضمن مساعيه لفك أسر الآلاف من عناصره وعائلاتهم المحتجزين في مخيم «الهول» في محافظة الحسكة السورية شمال شرقي سوريا.

تحركات «الدولة»

تحركات تنظيم «الدولة» الأخيرة لفك أسر مقاتليه، تأتي بعد التسجيل الأخير للبغدادي، الذي طالب من خلاله بتنفيذ هجمات لتحرير سجناء التنظيم، وفي الآونة الأخيرة، كان قد أكد منسق مكافحة الإرهاب في الخارجية الأمريكية ناثان سيلز، وجود محاولات حقيقية من قبل خلايا التنظيم لإحداث خروقات لمراكز الاحتجاز، بهدف إطلاق سراح عناصر التنظيم الأسرى وعائلاتهم.
ووفق مصادر محلية سورية، فقد تضاعفت في الأسابيع الأخيرة هجمات التنظيم، سواء تلك التي تستهدف قوات سوريا الديمقراطية، المدعومة من التحالف الدولي في سوريا، أو المنفذة ضد الجيش الروسي وقوات النظام السوري وكان آخرها هجوم التنظيم في السوريداء جنوباً، فيما يبدو أن التنظيم يعتمد على سلاح الحرب الخفية، والخلايا النائمة لتنفيذ الأهداف، دون التوجه إلى السيطرة المكانية.

عودة «الدولة»

وكانت قد توالت التقارير، سواء الدولية منها، أو حتى الاستخباراتية الأمريكية والأوروبية، وصولاً إلى مراكز الدراسات والأبحاث، حول رصد كبير لعودة نشاط مجموعات تنظيم «الدولة»، سواء في العراق، أو سوريا.
الخبير في شؤون الجماعات الجهادية حسن أبو هنية، يرى أن حجم الهجمات التي تنفذها مجموعات تنظيم «الدولة» منذ عام 2018، وحتى العام الحالي، تعد مؤشراً قوياً على تنامي نشاط لحضور التنظيم في الميدان، ومنذ ظهور أبو بكر البغدادي في شهر نيسان/أبريل الماضي، ووصولاً إلى الظهور الأخير له، الذي جاء تحت عنوان «وقل اعملوا»، شاهدنا ارتفاع وتيرة العمليات بعد معركة «الباغوز» شرق سوريا، حيث أطلق التنظيم «غزوة الثأر لأهل الشام»، وهذه الحملة نفذت في بلدان عدة، وكذلك غزوتي «الاستنزاف الأولى والثانية» للتنظيم.
ويقول أبو هنية لـ»القدس العربي»: «في الغزوتين الأولى والثانية، الملاحظ هو تنفيذ عمليات في أكثر من 11 دولة، وأيضاً لوحظ تنفيذ الهجمات بشكل منسق، ومختلف عن المراحل السابقة، ومن هنا يمكن الاستنتاج، أن الهيكل التنظيم الجديد لتنظيم الدولة، قد اصبح واضحاً بتكريس «حرب العصابات»، مقابل التخلي عن السيطرة المكانية، وهذا يمكن استخلاصه بالقول: تنظيم الدولة انتهى من مرحلة التشتت التي عصفت به بعد المعارك التي نفذت ضده في أواخر عام 2018 وما بعدها.»
أما فيما يخص توجه التنظيم نحو عمليات فك أسر عناصره، ليست جديدة من حيث المبدأ، فهو نفذ العديد من الهجمات عندما كان العراق وسوريا تحت هيكلية واحدة له، واليوم تستمر هذه الهجمات بعد الفصل بين الولايتين.
ويبقى جوهر القضية، هو هل يمتلك تنظيم الدولة تلك القدرة لتكرار ما فعله في سجن «أبو غريب» في العراق مثلاً؟ وهنا يمكن الحديث عن أن التنظيم سيحاول – حسب الخبير – شن العديد من هذه الهجمات لفك أسر عناصر وعائلاتهم، ولكن كل ذلك مرهون بالتطورات الميدانية على الأرض، سواء في العراق أو في سوريا.
إذا توجهنا نحو الشمال السوري وإدلب تحديداً، فالأمور لا تزال غير واضحة، فعلى سبيل المثال، إذا ما تم تنفيذ حملة عسكرية على إدلب، ستصبح الأمور فوضوية أكثر، وكذلك الخلافات بين الولايات المتحدة وتركيا حول المنطقة الآمنة، وقضية علاقة الأكراد بالنظام السوري بعد إعلان «اللجنة الدستورية».
وهنا يقول أبو هنية: «الأحداث غير مستقرة، وبالتالي قد يعود التمرد بطريقة أو أخرى، ولا شك أن التنظيم قد أعاد تنظيم صفوفه الداخلية، وهذا ما يمكن تعليله من خلال هجماته المتكررة في دير الزور، وفي بادية الصحراء، حيث نكل فعلياً بالجيش الروسي وقوات النظام السوري هناك».
وهذا ما يمكن وصفه، بأن التنظيم قد نجح في تجاوز محناته السابقة، ودخل مرحلة «الصمود»، وإعادة الهيكلة من جديد، والانتقال إلى تنفيذ هجمات مميتة، وهناك نلاحظ اعتماد مجموعاته على الخلايا وعمليات القنص والاغتيال والأسلحة الكاتمة للصوت، والعبوات الناسفة، والكمائن المحددة.
ويضيف المصدر: وفي المجمل، هناك تنامٍ للتنظيم فعلاً في سوريا والعراق، والأهم من ذلك، هو محافظته على قدراته التجنيدية في البلدين، أي أنه يتكيف مع التغيرات، ويعتمد على اللامركزية، كما أن التنظيم يبدو ليس على عجلة من أمره في الظهور، وهو حالياً يعتمد على استثمار المتناقضات الداخلية والإقليمية.

L’iran ne se limite pas à ses frontières « géographiques », selon un chef religieux


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L’iran ne se limite pas à ses frontières « géographiques », selon un chef religieux

20/09/2019-L’Orient le Jour

« Le Hachd al-Chaabi en Irak, le Hezbollah au Liban, Ansarullah au Yémen, les Forces de la défense nationale en Syrie, le Jihad islamique et le Hamas en Palestine, sont tous l’Iran », lance l’ayatollah ultraconservateur Ahmad Alamolhoda.
OLJ/AFP

Guerre au Proche et Moyen-Orient…


 

Embrassement-au-Proche-et-Moyen-Orient

« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ? – “لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟

« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ? – “لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟


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« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ?

Abdel Wahhab Badrakhan – 29 août 2019

Partout où une volonté internationale se développera, il doit y avoir un instrument d’action. Est-ce le cas pour Israël (l’instrument), comme c’est le cas aujourd’hui, dans les arènes syrienne, irakienne et libanaise, ainsi que pour Gaza et peut-être bientôt au Yémen? Sans les accords russes et l’entente américano-russes, Israël n’aurait pas pu frapper en Syrie à tout moment. Sans la couverture américaine, il n’aurait pas frappé le Hachd Chaabi/Mobilisation populaire en Irak, il n’aurait pas violé la trêve au Liban, et n’aurait pas mené trois guerres à Gaza, mettant toujours la guerre à son ordre du jour. Si les informations sont vraies, il mènerait des frappes au Yémen. Le but dans tous ces endroits est l’Iran et ses milices. C’est un objectif déclaré par les Américains et les Israéliens, par la Russie de manière non tacite en Syrie et semi-déclarée en Irak. concerté sur le Liban et Gaza. Il n’y a pas encore d’accord sur le Yémen, c’est-à-dire s’il a déjà un « mandat » ou il agit comme s’il était « mandaté ».

Au cours des deux dernières semaines, le Premier ministre israélien a réitéré l’expression « aucune immunité pour l’Iran » nul part, et après une série d’attaques impliquant la chute de deux drones, dont l’un a explosé sur la forteresse du (Hezbollah /parti de dieu) dans la banlieue sud de Beyrouth, la position du secrétaire général Hassan Nasrallah a été réduite à « aucune sécurité pour Israël », car le « parti » va riposter et peut-être rendre l’appareille en envoyant des drones de reconnaissance sur le nord d’Israël, comme ceux qui ont été abattus à l’époque, mais on suppose que l’Iran a développé ces armes afin de les rendre offensives… Cette équation « immunité » versus « sécurité » est mise en avant par l’Iran et tente d’en créer un cadre institutionnel. L’idée d’une réunion des gouvernements irakien, syrien, libanais avec ses « factions de la résistance » est en cours de discussion afin de discuter d’un mécanisme commun limitant les excès israéliens. A part Damas qui n’a pas de choix et se noie dans son implication iranienne, il n’est pas certain que Bagdad et Beyrouth soient vraiment intéressés par une telle réunion. L’Iran vise premièrement à contrôler les réponses à Israël afin de ne pas nuire à l’administration de la crise avec les États-Unis, ensuite à traiter le problème des attaques israéliennes comme si cela n’avait rien à voir avec la crise américano-iranienne, et enfin à montrer qu’il gérait ses sphères d’influence comme s’il était atténué de toute pression.

La seule différence entre ces sites est la Syrie, où l’Iran renforce son influence avec des forces qui ne sont pas du même tissu social ou sectaire, mais proviennent de diverses régions du pays où ils sont plantées, naturalisées et installés dans les propriétés des « propriétaires » expulsés de force de leurs maisons et dans les propriétés des « absents » qui sont devenus des réfugiés partout dans le monde, tout cela en alliance avec un régime qui sait que la Russie l’a « sauvé », mais c’est Israël qui a garanti jusqu’à présent sa survie et l’utilise comme les autres. L’Iran ne mesure pas le niveau de son enracinement dont il l’espère en Syrie avec la force des frappes israéliennes sur ses camps, mais avec les structures qu’il a établies pour s’implanter dans le pays, notamment : (et) en premier lieu, la pénétration de ses services militaires et de renseignement dans les structures officielles du pays, ainsi que la nécessité du régime dans la « formule Astana » pour influencer le consensus militaire et politique. Deuxièmement, le degré de sa pénétration dans la société civile, (sociale et religieux) au sein de la souche sociale profonde de la Syrie, profitant de la misère et de l’exacerbation de la population par la guerre. Troisièmement, il faut parier que le jeu international, aussi hostile soit-il, doit faire face aux « réalités » qui ont émergé sur le terrain.

Ce qui soutien ce pari du jeu international l’Iran le partage maintenant avec d’autres joueurs – la Russie, la Turquie, les États-Unis et Israël. Tout le monde prétend travailler pour le rétablissement de la paix et de la stabilité, mais ils ont contribué à des degrés divers au déclenchement de la guerre et à son embrasement. L’Iran dispose d’une monnaie d’échange unique dans les scénarios de cessation de ces guerres, à condition de négocier avec lui et de reconnaître ses intérêts, il a arrangé sa situation de manière qu’il serait difficile de le dépasser dans aucun des quatre pays (Syrie, Irak, Yémen et Liban), où il a confisqué « l’État », infiltré ses forces militaires et de sécurité et établi ses milices en tant qu’armées parallèles, ou abolir complètement « l’Etat » comme au Yémen. Au minimum, l’Iran en Irak a officiellement accepté le « partage du pouvoir » avec les États-Unis et a profité de la période de retrait des États-Unis pour s’emparer des éléments constitutifs de l’État et favoriser toutes les milices du Hachd Chaabi. Cette formule est pratiquement appliquée au Liban, où le Hezbollah adhère au programme iranien en marginalisant l’État et son armée, ainsi que le gouvernement auquel il participe. Au minimum, l’Iran a réservé une participation à toute solution politique par l’intermédiaire des Houthis au Yémen et aspire au minimum à dominer le nord du fait de la tendance des Sudistes à faire sécession, et était non loin des séparatistes sous l’ancien régime.

En Syrie, les calculs sont devenus plus compliqués pour l’Iran en raison de la présence russe et de la pression américaine, ainsi que de l’entrée d’Israël sur la ligne. Téhéran a estimé qu’un changement dans la nature de la guerre au profit du régime lui permettrait de consacrer une partie de ses capacités militaires et logistiques à menacer Israël, non dans le but de « libérer la Palestine » comme le dit la propagande, mais plutôt de reconnaître l’influence iranienne sur les conditions de négociation ou, au pire, d’accepter un fait iranien en Syrie. Bien que l’évolution de la situation ait été dans la direction attendue par l’Iran, les premiers accords de coordination entre la Russie et l’Israël ont bloqué les plans iraniens concernant le front du Golan. Au fil du temps, les rôles ont changé et les positions iraniennes ont été menacées par l’Israël. La Russie s’est engagée alors à conduire les Iraniens à une quarantaine de kilomètres de la frontière. Selon des accords qui incluaient également la partie américaine, l’Iran est tenu de retirer ses milices de Syrie comme condition préalable à la participation des pays occidentaux à l’activation des formules proposées par la Russie pour mettre fin à la guerre et activer la solution politique et les plans de reconstruction.

S’il n’est pas possible d’obliger l’Iran à retirer ses milices d’Irak, du Liban ou même du Yémen, parce que ses dirigeants et ses membres font partie de la société locale et lui sont loyaux et non envers leur pays, le statu quo ne peut être maintenu, y compris la domination ou l’abolition de l’État et la marginalisation des armées nationales et d’autres institutions. Même si un changement de cette réalité est nécessaire de toute urgence, il ne va certainement pas se produire avec ces attaques israéliennes, il vise à faire pression sur l’Iran et, le territoire iranien n’étant pas attaqué dans un avenir prévisible, Téhéran n’envisage pas de modifier son approche ou son comportement, mais encourage ses milices à préserver ses acquis quoi qu’il arrive, et les milices dans l’intérêt du militantisme à l’appui de l’Iran dans son projet d’atteindre ses objectifs, ils assureront, au moins, leur avenir politique.

(…)

“لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟

عبدالوهاب بدرخان | منذ يوم في 29 أغسطس 2019

حيثما تتبلور إرادة دولية لا بدّ من أداة عمل لها. هل هذه حال إسرائيل الأداة، كما تتمثّل اليوم بالتحرك في الساحات السورية والعراقية واللبنانية، فضلاً عن غزة، وربما قريباً في اليمن؟ لولا موافقة روسية وتوافق أميركي – روسي لما استطاعت أن تضرب في سورية حين تشاء وأين تشاء. ولولا الغطاء الأميركي لما أقدمت على ضرب معسكرات الحشد الشعبي في العراق، ولما خرقت الهدنة في لبنان، ولما شنّت ثلاثة حروب على غزّة واضعةً الحرب دائماً على جدول أعمالها. وإذا صحّت المعلومات فإنها قد تقوم بضربات نوعية في اليمن. ذاك أن الهدف في كل هذه المواقع هو إيران وميليشياتها. وهو هدف أميركي – إسرائيلي معلن، وروسي غير معلن، في سورية. شبه معلن في العراق. مُتّفق عليه بالنسبة الى لبنان وغزّة. وغير مُتّفق عليه بعد في ما يخصّ اليمن. أي أن ثمة “تكليفاً” لإسرائيل أو أنها تتصرّف كأنها مكلّفة.

في الأسبوعين الأخيرين كرّر رئيس الوزراء الإسرائيلي عبارة “لا حصانة لإيران” في أي مكان، وبعد سلسلة هجمات تخللها سقوط طائرتين مسيرتين إحداهما انفجرت فوق معقل “حزب الله” في الضاحية الجنوبية لبيروت أمكن اختزال موقف الأمين العام حسن نصرالله بـ “لا أمان لإسرائيل” لأن “الحزب” سيردّ، وربما يردّ بالمثل إذ سبق له أنه أرسل طائرات مسيّرة استطلاعية فوق شمال إسرائيل وقد أُسقطَت في حينه، لكن يُفترض أن إيران طوّرت هذا السلاح ليصبح أيضاً هجومياً. هذه المعادلة، “الحصانة” مقابل “الأمان” أو الأمن تطرحها إيران وتحاول إيجاد إطار مؤسسي لها، إذ يجري تداول فكرة اجتماع لحكومات العراق وسورية ولبنان و”فصائل المقاومة” فيها للبحث في آلية مشتركة تحدّ من التجاوزات الإسرائيلية. وعدا دمشق غير المخيّرة والغارقة في تورّطها الإيراني، ليس مؤكّداً أن بغداد وبيروت مهتمتان فعلاً باجتماع كهذا. إذ تهدف إيران أولاً الى ضبط الردود على اسرائيل لئلّا تؤثّر سلباً على ادارتها أزمتها مع الولايات المتحدة، وثانياً الى معالجة مسألة الهجمات الإسرائيلية كأن لا علاقة لها بالتأزم الأميركي – الإيراني، وثالثاً الى إظهار أنها تدير مناطق نفوذها كما لو أنها متخفّفة من أي ضغوط.

الفارق الوحيد بين هذه المواقع هو سورية حيث تبني إيران نفوذها بقوى ليست من النسيج الاجتماعي أو الطائفي، بل تأتي بها من أصقاع شتّى وتزرعها وتجنّسها وتملّكها أملاك “الحاضرين” الذين يُطردون عنوةً من بيوتهم وأملاك “الغائبين” الذين صاروا لاجئين في أصقاع شتّى، وتستند في كل ذلك الى تحالف مع نظام يعرف أن روسيا “أنقذته” لكن إسرائيل هي التي ضمنت بقاءه حتى الآن وتستخدمه إسوة بالآخرين. ولا تقيس إيران مستوى تجذّرها الذي تأمله في سورية بقوّة الضربات الإسرائيلية لمعسكراتها بل بما أسسته من بنى لوجودها، ومنها: أولاً، تغلغلها العسكري والاستخباراتي وحاجة النظام إليها في “صيغة استانا” للتأثير في التوافقات العسكرية والسياسية. ثانياً، اختراقها المدني والاجتماعي والتشييعي للعمق السوري، مستغلّةً حالات العوز والبؤس التي فاقمتها الحرب. وثالثاً، مراهنتها على أن اللعبة الدولية، مهما كانت معادية لها، لا بدّ أن تتعامل مع “الحقائق” التي استجدّت على الأرض.

ما يدعم هذه المراهنة على اللعبة الدولية أن إيران باتت تتشاركها مع اللاعبين الآخرين، روسيا وتركيا والولايات المتحدة وإسرائيل. الجميع يدّعي العمل على استعادة السلام والاستقرار لكنهم ساهموا بدرجات متفاوتة في اشعال الحروب وتسعيرها، وتنفرد ايران بكونها تملك أوراقاً للمساومة في سيناريوات إنهاء تلك الحروب شرط التفاوض معها والاعتراف بمصالحها، وقد رتّبت أوضاعها بحيث يصعب تجاوزها في أيٍّ من البلدان الأربعة (سورية والعراق واليمن ولبنان) حيث صادرت “الدولة” واخترقت قواها العسكرية والأمنية وأنشأت ميليشيات كجيوش موازية، أو عمدت الى إلغاء “الدولة” كلياً كما في اليمن. في الحدّ الأدنى أظهرت إيران في العراق قبولاً شكلياً لـ “تقاسم” النفوذ مع الولايات المتحدة، واستغلّت فترة الانسحاب الاميركي للاستحواذ على مفاصل الدولة وترجيح كفّة ميليشيات “الحشد الشعبي”. هذه المعادلة تُطبّق عملياً في لبنان حيث يلتزم “حزب الله” الأجندة الإيرانية، مهمّشاً الدولة وجيشها، فضلاً عن الحكومة التي يشارك فيها. في الحدّ الأدنى أيضاً حجزت إيران حصّةً لها في أي حلّ سياسي عبر الحوثيين في اليمن، وفي الحدّ الأدنى تطمح الى هيمنة على الشمال في ضوء توجّه الجنوبيين الى الانفصال، وهي لم تكن بعيدة عن الانفصاليين خلال عهد النظام السابق.

أما في سورية فصارت الحسابات أكثر تعقيداً بالنسبة الى إيران، بسبب الوجود الروسي والضغوط الأميركية، كذلك مع دخول إسرائيل على الخط. كانت طهران تعتبر أن التغيير في طبيعة الحرب لمصلحة النظام سيتيح لها تخصيص جانب من إمكاناتها العسكرية واللوجستية لتهديد إسرائيل، ليس بهدف “تحرير فلسطين” كما تقول الدعاية، بل لاستدراج اميركا وإسرائيل الى الاعتراف بالنفوذ الإيراني وفقاً لشروط تفاوضية أو في أسوأ الأحوال القبول بأمر واقع إيراني في سورية. وعلى رغم أن التطوّرات ذهبت في الاتجاه الذي توقعته إيران إلا أن تفاهمات تنسيق مبكرة بين روسيا وإسرائيل قطعت الطريق على الخطط الإيرانية في شأن جبهة الجولان. ومع الوقت انقلبت الأدوار فأصبحت المواقع الإيرانية تحت التهديد الإسرائيلي، بل التزمت روسيا إبعاد الإيرانيين الى أربعين كيلومتراً أو أكثر عن الحدود. وبحسب تفاهمات شملت الجانب الأميركي أيضاً صار مطلوباً أن تُقدِم إيران على سحب ميليشياتها من سورية كشرط لا بدّ منه لمشاركة الدول الغربية في تفعيل الصيغ التي تطرحها روسيا لإنهاء الحرب وتحريك الحل السياسي وخطط إعادة الإعمار.

إذا لم يكن ممكناً إلزام إيران بسحب ميليشياتها من العراق ولبنان أو حتى اليمن، لأن قادتها وأفرادها من أبناء المجتمع وموالون لها لا لبلدهم، فإن الوضع القائم لا يمكن أن يستمر، بما فيه من هيمنة على الدولة أو إلغاءٍ لها، ومن تهميش للجيوش الوطنية ولسائر المؤسسات، ومن تعميم لسياسة الترهيب وتجاوز القوانين… ومع أن تغيير هذا الواقع مطلوبٌ بإلحاح إلا أنه بالتأكيد لن يتمّ بهذه الهجمات الإسرائيلية فهي موجّهة للضغط على إيران، وبما أن الأراضي الإيرانية نفسها غير معرّضة لهجمات في المدى المنظور فإن طهران لا تفكّر بتغيير نهجها أو سلوكها، بل تشجّع ميليشياتها على التمسك بمكتسباتها مهما كلّفها ذلك، وللميليشيات مصلحة في التشدّد دعماً لإيران في مشروعها فإذا استطاعت تحقيق أهدافها يضمن أتباعها على الأقل مستقبلهم السياسي.

لكن هذا المستقبل السياسي مع بقاء السلاح في أيديهم لا يعني أنهم سينخرطون في مشاريع استعادة الاستقرار. فقبل الهجمات الإسرائيلية، وبمعزل عنها، كان ولا يزال واضحاً أن المجتمع العراقي يحمّل الميليشيات مسؤولية شيوع عقلية الفساد في السياسة والأمن وادارة الدولة وعدم التقدّم في تعزيزها، وتبعات عدم توفير الخدمات والشروع في تنمية باتت لازمة وضرورية في كل القطاعات. كان لافتاً في بيان اجتماع الرؤساء الثلاثة مع قادة “الحشد” أنه ندّد بالاعتداءات على المعسكرات ودعا الى “احترام مرجعية الدولة”، فهذا هو مفتاح كل الحلول… ثمة تشابه بين الحالين في العراق ولبنان، مع فارق الوجود الأميركي وأمر حكومي لـ “الحشد” بالتحاق فصائله بالقوات المسلحة التي تنامت مكانتها. أما في لبنان فيستند نفوذ “حزب الله” الى ترسانته العسكرية التي يجيّرها لمقاومة العدو الإسرائيلي، لكنه يستخدمها كوطأة دائمة على الوضع الداخلي ترهيباً لخصومه السياسيين وتعطيلاً للدولة والحكومة، وبما أن العقوبات على ايران أنقصت موارده فإنه يعيش عقلية اقتصاد العقوبات ولا ينسجم مع سعي الحكومة الى اجراء إصلاحات اقتصادية ومالية تسهيلاً للاستثمارات الخارجية في المشروع التنموي المسمّى “سيدر”. ومع أن الدول لا تزال تؤكّد تعهداتها إلا أن تحكّم “حزب الله” بقرار السلم والحرب يعني أن الاستثمارات قد لا تأتي أو تأتي بصعوبة شديدة.

Les messages de l’escalade israélienne contre la présence iranienne en Syrie


Les messages de l’escalade israélienne contre la présence iranienne en Syrie

Jérusalem occupée – Nidal Mohammad Watadd – 26 août 2019

Samedi soir, le raid israélien sur des sites de la Force Al-Qods iranienne dans le village syrien d’Aqraba, qu’Israël a publiquement reconnu par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le porte-parole de l’armée israélienne Ronen Melins, a rappelé une série de raids similaires menés par Israël à l’intérieur de la Syrie, le 18 mai l’année dernière, en représailles du bombardement des hauteurs du Golan par les milices iraniennes en réponse au ciblage par Israël des sites militaires iraniens en Syrie.

Cette confrontation directe entre l’Iran et Israël sur le sol syrien a été la première confrontation militaire déclarée, qu’aucune des deux parties n’a tenté de nier ou de dissimuler derrière les expressions de parties inconnues. Comme dans le cas du raid d’Aqraba, Israël, la puissance occupante a affirmé, le 8 mai l’an dernier, que l’attaque contre des lanceurs de missiles iraniens en Syrie visait à déjouer une opération planifiée contre Israël.

Cependant, la précipitation d’Israël hier soir pour faire connaître son raid sur Aqraba porte plusieurs messages aux différentes parties, commençant par la Russie (selon l’analyste militaire israélien de Channel 10, Ronnie Daniel) en passant par l’Iran et le « Hezbollah » et se terminant par l’électeur israélien. Le message le plus important de ce raid concerne probablement les États-Unis, qui, selon des rapports israéliens, ont exprimé leur opposition et leur mécontentement face aux raids lancés par Israël en juillet dernier sur les positions de la « Hachd Chaabi/mobilisation populaire » en Irak, et cherchaient à se soustraire à toute responsabilité le soir même, puis ils ont cherché à exposer publiquement la responsabilité d’Israël à cet égard, par le biais de fuites de responsables des renseignements américains sur les détails du raid effectué dans le New York Times vendredi dernier. Le raid sur Aqraba, après une série de déclarations de Netanyahu la semaine dernière, qu’il n’y avait « aucune immunité pour l’Iran », apparemment en réponse à la position américaine contre des raids continus en Irak et cherchant à les arrêter afin de ne pas nuire aux intérêts américains en Irak et dans le Golfe, en particulier en raison des bonnes relations entre l’administration Trump et le gouvernement actuel irakien.

En ce qui concerne les lettres adressées à Moscou, selon Daniel, Israël a tenté de suggérer à la Russie de respecter les accords conclus l’année dernière sur la réduction des tensions dans le sud, lesquels comportaient, selon divers rapports, un engagement de la Russie d’éloigner les forces iraniennes de la frontière israélienne à 40 km. Cependant, les estimations de Daniel pourraient ne pas reposer sur des informations fiables, d’autant plus que Netanyahu est au plus fort de la campagne électorale, ne veut créer aucune tension dans les relations étroites entre Israël et la Russie, compte tenu en particulier de la poursuite de la coordination sécuritaire entre les deux parties depuis les accords en décembre 2015, qui donne à Israël la liberté de circulation en Syrie. En revanche, le fait de prendre pour cible la Force d’Al-Qods d’Iran envoie à l’Iran un message clair selon lequel toute tentative de lancement de drones pour pénétrer dans l’espace aérien israélien ne sera pas acceptée et obtiendra une réponse immédiate, bien qu’il n’existe aucune preuve de ce que la puissance occupante d’Israël prétend contrecarrer un plan Iranien à frapper des cibles israéliennes.

Ce qui est remarquable dans l’escalade récente, c’est le silence israélien appliqué à ce qui s’est passé dans les banlieues de Beyrouth après le crash de deux drones. Il semble que ce silence provienne de la réticence israélienne à embarrasser le « Hezbollah » et à le pousser à réagir, car le reconnaître viole les lignes rouges que le parti a maintes fois déclarées et qu’il ne se taira pas s’il prend pour cible le territoire libanais, contrairement à la question d’attaquer et viser les convois d’armes par Israël sur le territoire syrien. Peut-être est-il utile dans ce contexte de mentionner ce que l’analyste militaire a déclaré au journal « Haaretz » Amos Harel, lorsqu’il a déclaré que dans les circonstances actuelles, un intérêt commun pourrait exister entre les deux camps, Israël et le Hezbollah, de ne pas intensifier la confrontation et le transfert d’hostilités sur le territoire et l’espace aérien libanais.

Le raid israélien sur les positions de la Force Al-Qods dans le village syrien d’Aqraba ramène le centre de gravité de l’activité israélienne contre l’Iran sur le territoire syrien, dans le cadre de ce que Israël appelle la «bataille entre deux guerres», et permettra à Netanyahu d’exercer un exutoire aux élections du 17 septembre, qui pourrait reprendre l’image d’un dirigeant qui ne tolère rien lorsque l’affaire touche à la sécurité d’Israël. Cela s’est manifesté dans la hâte du ministre israélien des Affaires étrangères du gouvernement Netanyahu, Yisrael Katz, d’insister sur le fait que le raid d’hier soir s’inscrivait dans la politique de sécurité de Netanyahu, ce qui prouve la capacité de prendre la décision nécessaire et d’obtenir l’approbation des instances politiques et de sécurité du gouvernement, lorsqu’il s’agit de la sécurité israélienne et menaces sa sécurité que l’Iran pourrait posé quant à sa position militaire en Syrie.
(…)
L’escalade israélienne contre l’Iran, parallèlement aux démarches susmentionnées envers la bande de Gaza et l’Autorité palestinienne, donne à Netanyahou un papier ondulant contre ses opposants, et devant l’électeur israélien, d’autant plus qu’il a annoncé plus d’une fois ces dernières semaines qu’il se préparait à une bataille à grande échelle dans la bande de Gaza pour résoudre le combat contre le Hamas. Mais il préfère se calmer le plus longtemps possible, se consacrer aux problèmes de sécurité et aux menaces sur d’autres fronts, en évoquant clairement la question du positionnement de l’Iran en Syrie. Cependant, l’annonce et la manifestation contre la Force Al-Qods d’Iran sur le territoire syrien seraient à l’origine d’une réaction iranienne similaire à celle de mai 2018, ce qui explique le souci de la puissance occupante d’annoncer la levée du statut d’alerte de l’armée de l’air et le déploiement de systèmes du « bouclier de fer/Iron Dom » dans différentes régions du Golan en prévision d’une réponse iranienne. Mais il semble que le démenti iranien, du moins pour le moment, soit officieux, comme l’a déclaré l’ancien général des Gardiens de la révolution, le général Mohsen Rezaei: « C’est un mensonge et ce n’est pas vrai. Israël et les États-Unis n’ont pas le pouvoir d’attaquer divers centres et de conseil (militaires) iraniens, qui n’ont pas été touchés », ce qui indiquerait le refus de Téhéran à suivre un escalade, du moins pour le moment.

رسائل التصعيد الإسرائيلي ضد الوجود الإيراني في سورية

القدس المحتلة ــ نضال محمد وتد – 26 أغسطس 2019

هل تضخم واشنطن والحشد خطر داعش – Washington et le Hachd exagèrent-ils le danger de Daech ?


Guerre-Sainte - عقلية داعش وأخواتها

Daech l’extrémiste – عقلية داعش وأخواتها

Washington et le Hachd exagèrent-ils le danger de Daech ?

Bagdad, Aktham Saifuddin – Ninive, Mohammed Ali – 21 août 2019

Rien ne regroupe les arguments des responsables américains et des factions du « Hach Chaabi/Mobilisation populaire » autres que de chercher à amplifier la menace de l’Etat islamique en Irak et la possibilité de son retour ou de sa réorganisation. Les avertissements des États-Unis et de la milice « Hachd » semblent similaires à cet égard, bien que la réalité sécuritaire irakienne suggère le contraire. Depuis le début du mois d’août, le pays n’a pas été témoin d’attaques terroristes importantes au niveau de la sécurité publique. Ainsi, à Bagdad et dans la province d’Al-Anbar, il n’y a pas eu d’attaque. Dans les gouvernorats de Kirkouk, Ninive et Salah al-Din, quelques-uns d’entre eux ont été commis, la plupart par des engins explosifs improvisés ou des assassinats visant des collaborateurs des forces de sécurité irakiennes issus de tribus arabes à la périphérie des villes.

À Bagdad, des responsables et des observateurs irakiens ont fait savoir que plusieurs parties internes et externes étaient intéressées à maintenir la carte de l’organisation terroriste active en Irak et à ne pas la brûler complètement ou à la transformer en une menace secondaire plutôt qu’en une menace principale.

Au cours des deux dernières semaines, les responsables et dirigeants armés de la « Mobilisation populaire », principalement auprès de factions liées à l’Iran, ont mis en garde contre ce qu’il appelle « le retour de l’Etat islamique » pour lancer des attaques qualitatives et majeures allant jusqu’au contrôle de villes irakiennes, selon le dernier communiqué du député Hassan Salem, un dirigeant des milices de «’Assaeb Ahl Al-Haq », dirigée par Qais al-Khazali. « Une force de 2 500 à 3 000 combattants de l’Etat islamique formés et équipés des dernières armes et équipements se préparent à l’attaque. Ils se trouvent dans la vallée de Houran, dans l’ouest de l’Irak », a déclaré Salem, portant la responsabilité au gouvernement irakien de « n’avoir pas pris ses responsabilités de décision appropriée face à cette menace ». Le chef du Hachd, Ali al-Bayati, a déclaré à son tour que l’État islamique attend des occasions de se redresser pour mener des attaques, et que le discours sur la fin de ses effectifs n’est pas vrai.

En réponse à ces déclarations, de nombreux responsables américains n’ont cessé de mettre en garde contre le danger persistant de l’organisation. Un rapport du Pentagone publié le 7 août a déclaré que l’Etat islamique avait renforcé ses capacités armées en Irak et a retrouvé sa capacité à lancer des opérations à long terme ou à mener plusieurs opérations simultanément.

Bien que les autorités irakiennes démentent ces informations et déclarations par le biais des déclarations du ministère de la Défense et du Service de la lutte contre le terrorisme, la dramatisation du danger de l’organisation porte ses fruits, en particulier dans les zones libérées de l’Irak, au nord et à l’ouest du pays.

Le Commandement des opérations irakiennes conjointes a réagi aux avertissements sur le danger du retour de « l’Etat islamique » et de son rassemblement en grand nombre dans le désert d’Al-Anbar, le qualifiant de « faux ». Le porte-parole de la cellule des médias de sécurité irakiens, le général Yahya Rasoul, a déclaré que les informations qui circulent sont « “imprécises et incorrectes, dont le but est de semer la confusion dans l’opinion publique et du citoyen irakien ». Il a souligné que « les forces irakiennes s’efforcent de soumettre toutes les villes à un suivi minutieux des opérations aériennes et terrestres ».
(…)

هل تضخم واشنطن و”الحشد” خطر “داعش”؟

بغداد، أكثم سيف الدين – نينوى، محمد علي – 21 أغسطس 2019

 

Fausse trêve, réconciliations trompeuses et solutions tronquées


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Fausse trêve, réconciliations trompeuses et solutions tronquées

Abdel Wahhab Badrakhan 14 août 2019

Du Yémen à la Libye, de la Syrie au Liban et à l’Irak … les sociétés civiles assistent à la détermination des “forces de facto” d’instaurer les divisions à la place de facteurs de coexistence, on les voit même se rendre plutôt à l’hostilité « nationale »-« fraternelles » qui ne cesse de s’installer, non pas parce qu’elles succombent à des inimitiés «nationales» – «fraternelles» qui persistent, et non pas parce qu’elles les embrassent véritablement, mais parce que la férocité et la brutalité de la population du pays et leur dégradation des valeurs morales et humaines ont transformé la patrie en plusieurs pays séparés par des fronts, des tranchées et des lignes de contact. Les sociétés ont été abandonnées dans leur paix d’origine, obligées d’oublier ce qu’elles les rassemblaient, obligée de s’aligner et de se ranger, non par conviction de leur sécurité, mais à la recherche d’un temps-mort pour ne penser qu’à ce qui l’aideraient à survivre, à fuir, à migrer, même dans les « barques de la mort », et à s’éloigner enfin d’un pays devenu un foyer de divers types de criminalité, de banditisme et de corruption. Les anciens dirigeants, comme à Damas, maîtrisaient la règle du diviser pour régner et chantaient une fausse « stabilité » et étaient remplacés par des dirigeants extérieurs qui souhaitaient maintenir la ségrégation aussi dominante que possible.

 

(…)

هدنات كاذبة ومصالحات خادعة وحلول مبتورة

عبدالوهاب بدرخان |

من اليمن الى ليبيا، ومن سورية الى لبنان والعراق… تشهد المجتمعات إصراراً من قوى الأمر الواقع على تغليب الانقسامات على عوامل التعايش، بل تراها تستسلم لعداوات “وطنية” – “أخوية” لا تنفكّ تستحكم، لا لأنها تعتنقها فعلاً بل لأن شراسة أبناء البلد ووحشيتهم وتحلّلهم من أي قيم أخلاقية وانسانية صيّرت البلد بلداناً تفرّق بينها جبهات وخنادق وخطوط تماس. خُذلت المجتمعات في مسالمتها الأصيلة، أُجبرت عنوةً على نسيان ما كان يجمعها، وأًرغمت على الاستكانة والاصطفاف لا اقتناعاً بأنهما يضمنان أي سلامة وإنما بحثاً عن وقت مستقطع فقط لتفكّر في ما يعينها على البقاء، وفي التدبّر للفرار، للهجرة ولو في “قوارب الموت”، وللانعتاق أخيراً من وطن أصبح مرتعاً لصنوفٍ شتّى من الإجرام واللصوصية والفساد، ولم يعد له أي معنى: فلا أمن ولا أمان ولا احترام لأبسط الحقوق. كان الحكّام السابقون، أو حتى الآفلون كما في دمشق، يتقنون قاعدة “فرّق تسد” ويتغنون بـ “الاستقرار” المغشوش، وحلّ محلّهم حكّامٌ خارجيون يهمهم أن تبقى التفرقة ليسودوا قدر ما يستطيعون.
لا يوحي المشهد العربي بغير الخوف والاضطراب والإحباط. هذا واضحٌ في البلدان المذكورة، بالإضافة الى فلسطين، حيث بات الجميع أسرى حروب يعتقدون أنهم مسيطرون على مجرياتها ويريدون لها أن تدوم طالما أن اليقين مفقود بالنسبة الى مستقبل لا يفكّرون له معاً ولا يتخيلون العمل على بنائه معاً. المستقبل شأن الآخرين، المتدخّلين الخارجيين، لا شأن الذين تجندوا في خدمة أجنداتهم. يشهد على ذلك مسلسل الهدنات الهشّة والمصالحات الخادعة والحلول المبتورة أو المعطّلة… لكن حتى في الجانب الآخر من المشهد، في البلدان المستقرّة أو شبه المستقرّة، يبدو الاصطياف هذه السنة نوعاً غيرَ اعتياديٍ من الهروب من واقع قلق ومتوتّر، أكثر من كونه طقساً موسمياً وتقليدياً… وفي الجانبين تخوض القوى الإقليمية، إسرائيل وإيران وتركيا، بدعمٍ من القوى الدولية أو باختلاف معها، نزاعات لاقتطاع بعضٍ من الجغرافية العربية هنا أو للظفر بهيمنة هناك ونفوذ هنالك. ثمة تحذيرات من عودة لتنظيمي “داعش” و”القاعدة” اللذين لم يذهبا بعيداً في أي حال لأن المستثمرين فيهما لا يزالون هنا ويسعون الى التمدّد.

كان واضحاً، عشية عيد الأضحى، أن الأطراف الليبية عانت صعوبات شديدة في الموافقة على “هدنة إنسانية”، على رغم أن حروبها غير مؤهّلة لتغيير يمكن أن يأتي بأي سلام لليبيين. لكن أحداً لا يهتم بالشعب الليبي. فالأهم عند طرفي الصراع أن تبقى هناك مصادر للسلاح، ولأنهما باتا يتموّلان أساساً بموارد النفط فإن هذه الحرب يمكن أن تدوم الى ما لا نهاية. فلا أحد يتصور اتفاقاً سياسياً منصفاً ودائماً وممكن التطبيق إذا كان الإسلاميون طرفاً فيه، فمثلهم مثل الاستبداديين غير المتدينين ليس في تراثهم شيء اسمه الاعتراف بحجمهم السياسي أو شيء اسمه قبول الآخر والتشارك معه. ولا أحد يتصور أيضاً حلّاً يقوم على تقسيم البلاد، فهذا كان هاجساً أو حتى حلماً تاريخياً لبعض الأطراف ولم يعد ممكناً، لأن خط حقول النفط الذي يشطر البلاد الى نصفَين هو شريان الحياة للشعب الواحد.

غداة الثورة سيطرت الميليشيات على الأرض، مستغلّة مساهمتها في إسقاط النظام السابق وتشرذم جيشه، وبعدما خسرت في الانتخابات الأولى راحت ترهب أعضاء المجلس المنبثق منها لاستقطابهم، وحين خسرت في الانتخابات الثانية كان حكم “الإخوان” سقط في مصر فأُريد للسيطرة على طرابلس أن تكون بمثابة تعويض وثأر لـ “الجماعة” ولكل من يتوارى تحت عباءتها. وعندما اتفقت الدول المعنيّة على إنزال “حكومة الوفاق” في طرابلس لم يكن وفاقياً فيها سوى رئيسها، الذي ما كان له أن يمكث في مدينته لو لم يخضع لهيمنة مصراتة ولو لم يتعايش مع ميليشيات كانت عندئذ تموّل بشرط تبنيها التوجّه الإخواني، ولأنه معترف به دولياً فقد شكّل تغطيةً كان الإسلاميون يبحثون عنها لإدامة سيطرتهم – مع بعض التنازلات الشكلية، لكن ليس الى حدّ نبذ الجماعات الإرهابية في بنغازي ودرنة، والأكيد ليس الى حدّ التصالح مع “الجيش الوطني” الذي صيغ اتفاق الصخيرات بنية اقصائه مع قائده.

عندما يكون هناك وجود كثيف لقوى الأمر الواقع ولجماعات مدججة بالسلاح، ولا وجود لـ “دولة”، ويُعَوَّل على الأمم المتحدة كي تستنبط حلولاً تجمع من يريدون أن يتقاتلوا لا أن يجتمعوا، لا يمكن المبعوثين الأمميين سوى أن يتعاملوا مع الموجودين على الأرض، بل ان الدول الكبرى تشجعهم على ذلك تلبيةً لمصالحها استثماراً في الفوضى أو مجاملةً غير مجانية لحلفاء. وفي بلدان تشهد صراعات داخلية (“أهلية”) تشير شهادات المبعوثين الى ذهولهم ازاء استهتار بالمعاناة الإنسانية يتخطى بحدّته حالات مشابهة بين بلدان متحاربة. هناك وقائع بالغة الإيلام حصلت في سورية أيام الحصارات، وفي العراق ضد مدنيين لا علاقة لهم بـ “داعش” بل فارّين منه، وتحصل في اليمن حيث ينهب الحوثيون المساعدات الغذائية ليتربّحوا من الاتجار بها. لا يبالي “أمراء الحرب” ومقاتلو الميليشيات و”شبيحة” الأنظمة بحجم الأثر الذي يتركه انتهاك الكرامات في نفوس من يفترض أنهم مواطنوهم.

صحيح أن الهدنة شكلية في ليبيا إلا أن مجلس الأمن يدعم المبعوث الأممي لجعلها مرحلة أولى في خطة استعادة العملية السياسية من موتها المحقق. الأصحّ أن “هدنة إدلب” كانت كذبة روسية – أسدية في سورية فلم يراهن أحدٌ على نجاحها أو استمرارها. وعدا أن تركيا تبحث فقط عن مصالحها فإن ما تلعبه في إدلب يراوح منذ عام بين تمكين جماعة إرهابية مرتبطة بـ “القاعدة” مثل “هيئة تحرير الشام” وبين تمكين الروس ونظام الأسد من إدّعاء مشروعية تدمير المستشفيات والمخابز والمدارس لاستعادة المنطقة، ليس باسم “المصالحات” هذه المرّة بل بـ “سيناريو غروزني” لسيطرة عسكرية بحتة إذ أن معظم المقاتلين في إدلب هم ممن رفضوا مصالحة النظام ولم تُظهر “مصالحات” درعا والغوطة وسواهما أنهم كانوا مخطئين، فهي مجرد خدعة حرب ساهم الروس في “ضمانها”. وإذا أعادت روسيا إدلب الى كنف نظام الأسد فإن أحداً لن ينتزع حلّاً سياسياً منها أو منه.

حيثما تصطدم “العملية السياسية” بعقبات يكون الاستعصاء اسلامياً – إخوانياً كما في ليبيا أو إيرانياً كما في اليمن والعراق أو روسياً – أسديّاً كما في سورية، بل كما في لبنان أخيراً حيث دعم “حزب الله” حلفاءه في إحياء مناخ الحرب الأهلية. ثمة تشابهٌ بين الاستعصاءات في أنها تفسد أي “مصالحة” ما لم تكن السيطرة الكاملة لها. لذلك لا يزال المسار الدستوري عالقاً في ليبيا، ومنحرفاً في العراق مع أن هناك انتخابات وبرلماناً بحكم الأمر الواقع ويتكفّل المهندسون الايرانيون للتحالفات بترتيب الإغفال “الرسمي” وضمان ألا يعمل أي مكوِّن على إنجاز التعديلات الدستورية المطلوبة (للتصالح مع السُنّة)، وفي اليمن لا يمكن هذا المسار أن ينهض من الموت السريري الذي فرضه عليه الحوثيون، فبينهم وبين العقلية الدستورية سنوات ضوئية. أما في لبنان فيستند “حزب الله” الى هيمنته على الحكم ليشجّع على العبث بالدستور والتلاعب بصيغة الحكم والتوازنات بين الطوائف، سعياً الى نسف هذا الدستور واستبداله بآخر يعترف بسلاحه غير الشرعي… كل هذه الحالات تنطوي عملياً على دعوات ضمنية أو حتى علنية الى تدخّلات خارجية، كما لو أنها الدواء الشافي.

Rapport du Pentagone: Voici comment Trump a contribué à donner une nouvelle vie à Daech (ISIS)


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Rapport du Pentagone: Voici comment Trump a contribué à donner une nouvelle vie à Daech (ISIS)

9 août 2019

Un rapport du Pentagone a blâmé le président Donald Trump pour le redéploiement des militants de l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

Le rapport trimestriel, présenté au Congrès américain, indiquait que la décision de Trump de retirer les troupes américaines de la Syrie et de négliger le travail diplomatique avec le gouvernement de Bagdad avait aidé Daech à se regrouper sans le vouloir dans les deux pays.

« L’Etat islamique a poursuivi sa transformation de force de propriétaires terriens en une insurrection en Syrie et a intensifié son insurrection en Irak », indique le rapport, bien que Trump ait déclaré au Wall Street Journal que « l’organisation a été vaincue et le califat s’est effondré ».

Des responsables et des experts politiques et militaires ont à plusieurs reprises averti qu’un retrait américain rapide de la Syrie permettrait à l’EI de se regrouper après les terribles défaites militaire et économique de la coalition dirigée par les États-Unis.

Le rapport du Pentagone indiquait explicitement que la réduction des forces américaines en Syrie, annoncée par Trump à la fin de l’année dernière, avait contribué à l’instabilité dans la région.

Selon le rapport, le retrait qui a conduit à la démission du secrétaire à la Défense Jim Matisse a laissé les partenaires américains dans un dilemme sans la formation ou le soutien dont ils avaient besoin pour faire face à l’Etat islamique En Irak, les forces de sécurité n’avaient pas l’équipement nécessaire pour combattre l’organisation terroriste pendant de longues périodes.

Selon le Pentagone, l’EI, compte entre 14 à 18 000 intégristes, procède actuellement à des assassinats et à des attentats-suicides, a tendu des embuscades et guidé l’incendie des cultures en Syrie et en Irak, contrairement à leurs activités antérieures dans les deux pays qui avaient débuté en 2014 dans le but de saisir des terres et de gagner de nouveaux espaces.

Le rapport a averti que l’État islamique avait retrouvé une source de revenus en faisant chanter des civils dans les deux pays: enlèvements contre rançon et gagner de l’argent grâce à des contrats de reconstruction, un moyen décentralisé de collecter des fonds, contrairement au système détaillé de taxation et de revenus utilisé par l’État islamique pendant son contrôle de territoire, il est difficile de suivre les revenus actuellement.

Le camp d’Al-Houl, qui abrite des milliers de personnes déplacées à al-Hasakah, dans le nord-est de la Syrie, est un lieu idéal pour recruter de nouveaux membres au sein de l’Etat islamique, où les forces gouvernementales ne semblent pas en mesure de protéger la région des insurgés. La propagande de l’Etat islamique a ouvert la porte aux activités de l’Etat islamique.

Selon Brett McGurk, ancien envoyé spécial du président de la Coalition internationale contre l’Etat islamique, qui a servi sous les présidents George W. Bush, Barack Obama et Trump, la décision de l’administration de concentrer son attention sur l’Iran a réduit sa capacité à contrer efficacement l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

McGurk a démissionné après que Trump eut annoncé le retrait de ses troupes de Syrie. Dans un article publié en janvier, il avait averti que « la politique du président dans la région donnerait une nouvelle vie à Daech et aux autres ennemis des États-Unis », et que cette décision « accélérerait le chaos et créerait un environnement propice à la montée d’extrémistes”. Le rapport du Pentagone a confirmé que cela se passait sur le terrain.

Les États-Unis n’ont plus qu’environ 1 000 soldats en Syrie, dans le cadre de diverses missions, dont la plus importante consiste à réduire l’influence de l’EI, à soutenir les forces locales qui le combattent, et lutte contre l’influence iranienne et à surveiller les mouvements des forces gouvernementales syriennes.

Selon le rapport, la décision de retirer du personnel non affecté aux secours a également réduit l’influence diplomatique américaine dans le pays et, selon le département d’État, réduit la capacité des organisations humanitaires à fournir un soutien aux personnes dans le besoin.

Source: Sky News Arabia

تقرير للبنتاغون: هكذا ساهم ترامب بمنح حياة جديدة لداعش

حمّل تقرير صادر عن وزارة الدفاع الأميركية (بنتاغون)، الرئيس دونالد ترامب، مسؤولية إعادة انتشار مسلحي تنظيم “داعش” في مناطق عدة من سوريا والعراق.

واعتبر التقرير الربع سنوي للبنتاغون، الذي عرض على الكونغرس الأميركي، أن قرار ترامب بسحب قوات أميركية من سوريا، فضلا عن إهمال العمل الدبلوماسي مع حكومة بغداد، ساعدا “داعش” دون قصد على تنظيم صفوفه مرة أخرى في البلدين.

وأوضح التقرير أن “تنظيم داعش واصل تحوله من قوة مالكة للأراضي إلى تمرد في سوريا، وكثف تمرده في العراق”، رغم أن ترامب قال لصحيفة “وول ستريت جورنال” إن “التنظيم هُزم والخلافة انهارت”.

وكان مسؤولون وخبراء سياسيون وعسكريون، حذروا مرارا من أن الانسحاب الأميركي السريع من سوريا سيمكن “داعش” من إعادة تنظيم صفوفه، بعد تلقيه هزائم عسكرية واقتصادية ساحقة من قبل التحالف الذي تقوده الولايات المتحدة.

كما ذكر تقرير البنتاغون بشكل صريح، أن تخفيض عدد القوات الأميركية في سوريا، الذي أعلنه ترامب في نهاية العام الماضي، ساهم في خلق حالة من عدم الاستقرار في المنطقة.

وحسب التقرير، ترك الانسحاب الذي أدى إلى استقالة وزير الدفاع جيم ماتيس، شركاء الولايات المتحدة السوريين في مأزق، دون تدريب أو دعم كانوا يحتاجون إليه لمواجهة “داعش”، وفي العراق تفتقر قوات الأمن إلى التجهيزات اللازمة لمحاربة التنظيم الإرهابي لفترات طويلة.

ويقدر البنتاغون أن تنظيم “داعش” يضم ما بين 14 و18 ألف مسلح، ينفذون الآن عمليات اغتيال وهجمات انتحارية، وينصبون الكمائن ويدبرون حرق المحاصيل في سوريا والعراق، بخلاف نشاطهم السابق في البلدين الذي بدأ عام 2014 بهدف الاستيلاء على الأراضي وكسب مساحات جديدة.

وحذر التقرير من أن “داعش” وجد مصدرا للعائدات مرة أخرى، عن طريق ابتزاز المدنيين في البلدين، وعمليات الاختطاف للحصول على فدية، وجني الأموال من عقود إعادة البناء، وهذه الطريقة اللامركزية لجمع المال، على عكس نظام الضرائب والإيرادات المفصل الذي استخدمه “داعش” خلال فترة قوته، تجعل من الصعب تتبع الدخل.

ويرى التقرير أن مخيم الهول الذي يضم آلاف من النازحين في الحسكة شمال شرقي سوريا، يعد مكانا مثاليا لتجنيد أعضاء جدد في “داعش”، حيث لا تبدو القوات الحكومية قادرة على حماية المنطقة من المسلحين، كما أن قلة الدعم الأميركي للحفاظ على ظروف آمنة أو مواجهة دعاية “داعش” فتح الباب أمام أنشطة التنظيم.

ووفقا لبريت ماكغورك، المبعوث الرئاسي الخاص السابق للتحالف الدولي ضد “داعش” الذي خدم في عهد الرؤساء جورج بوش الابن وباراك أوباما وترامب، فإن قرار إدارة الأخير بتركيز اهتمامها على إيران قلل من قدرتها على مواجهة “داعش” بشكل فعال في سوريا والعراق.

واستقال ماكغورك من منصبه بعد أن أعلن ترامب سحب قواته من سوريا، وفي مقال نشره في يناير، حذر من أن “سياسات الرئيس في المنطقة ستوفر حياة جديدة لداعش وغيرهم من أعداء الولايات المتحدة”، وأن القرار “سيعجل بالفوضى ويخلق بيئة لعلو نجم المتطرفين”، وهو ما أكد تقرير البنتاغون إنه يحدث على الأرض.

وبات لدى الولايات المتحدة نحو ألف جندي فقط في سوريا، في مهام مختلفة أهمها كبح نفوذ “داعش” ودعم القوات المحلية التي تقاتله، فضلا عن مواجهة النفوذ الإيراني ومراقبة تحركات القوات الحكومية السورية.

كما أدى قرار سحب الموظفين غير الطارئين من العراق، حسب التقرير، إلى تقليل النفوذ الدبلوماسي الأميركي هناك، ووفقا لوزارة الخارجية، قلل ذلك من قدرة المنظمات الإنسانية على تقديم الدعم للمحتاجين.

Abu Ali al-Qaisi: des commerçants irakiens nous ont importé des cartes électroniques pour faire exploser des bombes et des voitures piégées …


Militay-Situation-in-Syria--YPG--1-novembre-2017

Abu Ali al-Qaisi: des commerçants irakiens nous ont importé des cartes électroniques pour faire exploser des bombes et des voitures piégées … Notre organisation communique avec ses détenus et s’occupe de leurs avocats (défenses)

Lundi 5 août 2019

(…)

La razzia de Ramadan

« Nous sommes entrés dans les territoires irakiens avec l’aides des passeurs, en accord avec les forces démocratiques de la Syrie (FDS) qui assiégeaient « Baghouz », où nous étions retranchés en Syrie, en échange d’argent. Nous avons été introduits clandestinement dans le désert urbain de Nineveh, où la Direction générale de l’État Islamique du Sud s’est rendue avec plusieurs combattants (dans le désert), et nous avons formé des groupes de réceptions là-bas, basée sur mes ordres, puis je me suis déplacé dans ces accueils de réceptions, j’ai rencontré plusieurs Walis et les combattants ont été armés ».

(…)

 

أبو علي القيسي: تجار عراقيون استوردوا لنا خرائط الكترونية لتفجير ‏العبوات والسيارات المفخخة… وتنظيمنا يتواصل مع معتقليه ويتكفل بالمحامين

منذ 11 ساعة

La haine enseignée aux enfants


 

Israël-Colons-Yémen-Houthis-Syrie-Radicuax

Les tentacules de l’Iran au Moyen-Orient – الأذرع الإيرانية في الشرق الأوسط


 

Les-tantacules-des-milices-iraniennes-au-Moyen-Orient

Les tentacules de l’Iran implantés au Moyen-Orient

A travers ses milices armées implantées dans plusieurs pays arabes,
l’Iran déchire le tissu social au Moyen-Orient
Tels que le Hezbollah au Liban
les Hachd Chaabi en Irak
les diverses milices en Syrie
Et les milices Houthies au Yémen

Le mouvement pro-iranien Al-Noujaba’: 2 000 sont présents aux côtés de la 4e division des forces du régime syrien – حركة النجباء، حلفاء إيران في سوريا


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L’escalade américaine contre les alliés de l’Iran en Irak sape les efforts d’apaisement

Baghdad, Zeid Salem et Mohammad Ali – 7 mars 2019

Le mouvement « Al Noujaba’ » compte actuellement environ 12 000 combattants, dont 2 000 sont présents aux côtés de la quatrième division des forces du régime syrien et dans un camp situé près de Homs, tandis que les autres sont déployés en Irak sur des bases situées à l’ouest, au nord et à proximité de Bagdad. Ses membres sont impliqués dans des crimes et des abus à grande échelle commis en Syrie, tels que al-Qousayr, Daraya, la campagne d’Alep et Deir Ez-Zour, ainsi qu’en Irak dans les villes de Fallujah, Saqlawiyah, Qa’im, Mossoul, Baiji, Hawaija et Dhouloui’ya.

تصعيد أميركي ضد حلفاء إيران في العراق ينسف جهود التهدئة

بغداد ــ زيد سالم، محمد علي – 7 مارس 2019

وتأسست مليشيا النجباء عام 2013 من خليط من مقاتلين سابقين في مليشيا المهدي بزعامة مقتدى الصدر، ومليشيا العصائب بزعامة قيس الخزعلي. وباشرت أول نشاط لها في سورية إلى جانب نظام الأسد، ببضع مئات من المقاتلين، قبل أن تبدأ حملة سحب مقاتلين من فصائل مسلحة أخرى، مثل بدر والعصائب، وفتح باب التطوع لسكان في بلدات المسيب بمحافظة بابل (مسقط رأس زعيمها أكرم الكعبي)، ومدينة الصدر والكوفة والأحياء الفقيرة في البصرة، مثل المدينة وشط العرب. وعُدّ العميد السابق بالحرس الثوري الإيراني حميد تقوي، الذي لقي مصرعه قرب تكريت في معارك ضد تنظيم “داعش” نهاية عام 2014، بمثابة “المشرف” أو “الأب الروحي للمليشيا”.

ولحركة النجباء حالياً نحو 12 ألف مقاتل، منهم ألفا مقاتل موجودون إلى جانب الفرقة الرابعة في قوات النظام السوري وفي معسكر قرب حمص، بينما يتوزع الآخرون في العراق على قواعد في غرب البلاد وشمالها وقرب بغداد، ولها أعضاء متورطون بجرائم وانتهاكات واسعة في سورية، مثل القصير وداريا وريف حلب ودير الزور، وفي العراق ببلدات الفلوجة والصقلاوية والقائم والموصل وبيجي والحويجة والضلوعية.

Le retrait des États-Unis modifie les équations dans la région –


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Le retrait des États-Unis modifie les équations dans la région

Abdul Wahab Badrakhan le 17 janvier 2019

Les responsables arabes qui ont reçu le secrétaire d’État américain ont dû oublier leurs peurs et leurs soupçons pour s’occuper des vieilles-nouvelles idées qu’il avait proposées. Mais la réalité à laquelle ils sont confrontés contredit en grande partie le tableau présenté par Mike Pompeo: tout le monde est d’accord avec lui pour lutter contre le terrorisme et ne le sont plus lorsque Washington s’abstient d’identifier les commanditaires de groupes terroristes. Tous sauf l’Irak manifestent leur solidarité avec les États-Unis dans leur mobilisation contre l’Iran, mais ils ne constituent pas la même approche du danger iranien ni une volonté égale de contribuer à y faire face. Alors que tout le monde est d’accord pour construire un processus politique en tant que solution au conflit au Yémen, mais le suivi de la position américaine qui se caché derrière la position britannique montre que Washington n’inclut pas le Yémen au cœur de sa stratégie anti-iranienne. Tout le monde se félicite de « l’unité de position » et en particulier du maintien de la « cohésion » du Conseil de coopération du Golfe, mais ils sont convaincus que Washington a surmonté la gestion de la crise du Golfe.

(…)

Le retrait va changer beaucoup, le plus important, c’est de ne pas transformer la recette du chaos qui viendrait s’ajoutent au chaos existant, laissant la région aux prises de la Russie, de l’Iran, d’Israël et de la Turquie pour collecter leurs intérêts et leur influence. Chacun de ces pays a déjà prouvé ce qu’il pouvait, et aucun d’entre eux n’est intéressé par la paix et la stabilité tant attendues par les Syriens, les Iraquiens, les Yéménites, les Palestiniens et les Libanais. Alors que ces pays se préparent à une phase de conflit entre eux, cependant, ils vont se heurter à  l’« héritage d’erreurs » des Américains, en particulier s’il laisse le terrorisme « sans appel », laissant l’Irak sous le coup d’une solution laissée à la merci de l’hégémonie des mollahs et des milices et tel qu’on a laissé les syrien de l’intérieur et de la diaspora victimes du régime criminel et tel qu’on a laissé les Palestiniens au remercie des gouvernements dont les membres se démènent pour être plus sauvages les uns plus que les autres. S’il est vrai que quiconque contrôle la Syrie et l’Irak contrôle la carte du Moyen-Orient, il est certain que celui qui abandonne la Syrie à ce moment historique de son épreuve a peut-être combattu « Daech » », sans savoir d’où cet organisation venait et qui l’avait créée, protégée et bénéficié de son terrorisme, ou il le savait et et malgré cela il est décidé de laisser la Syrie à « Daech » et à ceux qui veulent que le terrorisme continue d’être un outil d’influence, et cela s’applique spécifiquement aux régimes syrien et iranien.

(…)

À l’exception de l’exclusion publique du sort du chef du régime syrien, la Russie n’a rejeté aucun des objectifs américains, mais a toujours cherché à négocier “tout ou rien” (la politique de défense de la Syrie, de l’Ukraine et de l’OTAN …), et son emploi lié à la crise syrienne à un accord global, ne lui a jamais été proposé. Avec le retrait des Etats-Unis, les chances de négociation vont diminuer et la Russie aura du mal à trouver une solution politique avec ses partenaires du processus Astana, sans avoir à faire de concessions aux Américains et aux Européens qui n’ont pas répondu à son insistance pour activer le dossier de reconstruction. Malgré les importants intérêts réalisés par Moscou avec les Arabes dans le contexte de la crise, Moscou maintient son alliance avec l’Iran et parie fortement sur une alliance avec la Turquie en échange d’une sphère d’influence en Syrie. Le maintien d’un certain degré de coordination avec Israël pour frapper l’Iran semble être une invitation permanente des États-Unis à ouvrir le marché aux compromis.

(…)

Moscou avait donné son accord de principe à la « zone de sécurité » et son désir de piéger définitivement la Turquie la poussant vers l’axe Russe, et l’éloigner davantage avec Washington sur cette « région », la Turquie a donc préféré ne pas risquer ses relations avec l’OTAN. La franchise entre Vladimir Poutine et Erdogan sera difficile, car les comptes du premier peuvent changer tant que Erdogan essaye de jouer avec lui et Trump en même temps. Idleb sera à nouveau l’essai du rapprochement des deux présidents, d’autant plus que Ankara a laissé «l’organisation Hay’at Tahrir al-Cham / l’ancien Front Nosra» pour étendre son contrôle et s’étendre. C’est la première fois qu’Al-Qaëda est en mesure d’imposer son autorité sur un territoire de la géographie syrienne égal à la taille du Liban, tant que les Turcs le permettent, il leur appartient de changer la situation.

 

الانسحاب الاميركي يغيّر المعادلات في المنطقة

عبدالوهاب بدرخان |

كان على المسؤولين العرب الذين استقبلوا وزير الخارجية الأميركي أن يتناسوا مخاوفهم وشكوكهم ليتعاملوا مع الأفكار القديمة – الجديدة التي جاء بها. غير أن الواقع أمامهم يناقض الى حدّ كبير الصورة التي عرضها مايك بومبيو، فالكلّ يتفق معه على محاربة الإرهاب ولا يتفق معه حين تمتنع واشنطن عن تحديد الدول الراعية للمجموعات الإرهابية. وقد يبدي الجميع، باستثناء العراق، تضامناً مع الولايات المتحدة في التعبئة التي تجريها ضد ايران، إلا أنهم ليسوا على مقاربة واحدة للخطر الإيراني أو على استعداد متساوٍ للمساهمة في مواجهته. وإذ يوافق الجميع على بناء عملية سياسية كحلٍّ لصراع في اليمن إلا أن متابعة الموقف الأميركي المتخفّي وراء الموقف البريطاني تظهر أن واشنطن لا تدرج اليمن في صلب استراتيجيتها المضادة لإيران. كما أن الجميع يرحّب بـ «وحدة الموقف» وبالأخصّ الحفاظ على «تماسك» مجلس التعاون الخليجي لكنهم متيقّنون بأن واشنطن غلّبت إدارة الأزمة الخليجية على حلّها.

يضاف الى كلّ ذلك أن أميركا بادرت الى تغيير المعادلة في سورية، مهما ادّعت العكس، ولا تزال سياسة باراك اوباما هي نفسها سياسة دونالد ترامب، مع تنقيحات طفيفة وسيّئة، فكلاهما صمّم على محاربة الإرهاب، وكلاهما أراد ويريد الانسحاب ليس فقط من سورية بل من المنطقة بعد توزيع الأدوار على اللاعبين الدوليين والاقليميين فيها. وقد أوحت جولتا وزير الخارجية ومستشار الأمن القومي بأن الإدارة الأميركية في صدد تصحيح قرار ترامب لكن مع التأكيد والإصرار على تنفيذه وعلى أن الانسحاب «لن يغيّر شيئاً» وأن ما يُشاع في شأنه هو «من صنع الاعلام» (الأميركي المعادي لترامب)!.. لكن بومبيو نبّه، وبمعزل عن ذلك الاعلام، الى أن «الفوضى» هي ما يملأ أي فراغ تخلفه اميركا، وهذا صحيح. فهو لم يقدّم أي حصيلة لمراجعة تجربتَي أفغانستان والعراق حيث أخفقت الأهداف (إنهاض الدولة وبناء نظام ديموقراطي)، ولا أي حصيلة لاستراتيجية دعم الاحتلال الإسرائيلي في فلسطين حيث أفشل التواطؤ الأميركي – الإسرائيلي، وليس العرب، كل مشاريع السلام.

بلى هناك الكثير الذي سيغيّره الانسحاب والمهم ألّا يتحول وصفة فوضى تضاف الى الفوضى الحاصلة، فيترك المنطقة لاجتهادات روسيا وايران وإسرائيل وتركيا في تحصيل مصالحها ونفوذها. كلٌّ من هذه الدول برهنت سابقاً ما تستطيعه وليست بينها واحدة يمكن أن تكون معنيّة بسلام واستقرار يتطلع إليه السوريون والعراقيون أو اليمنيون والفلسطينيون واللبنانيون. وفيما تستعد هذه الدول لمرحلة صراعات في ما بينها فإنها كيفما استدارت ستصطدم بـ «إرث الأخطاء» الأميركي، خصوصاً إذا تُرك إرهاب «داعش» من دون حسم كما تُرك العراق تحت رحمة هيمنة الملالي وميليشياتهم وكما يُترك سوريو الداخل والشتات ضحايا لنظام اجرامي وكما يُترك الفلسطينيون لمشيئة حكومات يتبارى أعضاؤها على مَن يكون أكثر توحّشاً. وإذا صحّ أن مَن يتحكّم بسورية والعراق يتحكّم بخريطة الشرق الأوسط، فمن المؤكّد أن مَن يتخلّى عن سورية في هذه اللحظة التاريخية من محنتها قد يكون حارب «داعش» ولم يعرف من أين أتى هذا التنظيم ومَن أنشأه وسمّنه واستفاد من ارهابه أو أنه يعرف ومع ذلك فهو مصمّم على ترك سورية لـ «داعش» ولمن يريد للإرهاب أن يستمر فيها كأداة لنفوذه، وهذ ما ينطبق تحديداً على النظامَين السوري والايراني.

تستعدّ روسيا لادارة اللعبة الجديدة وخيوطها، لكن اميركا التي لا تريد مساومات لم تبدِ تعجّلاً للتفاوض معها على ما بعد الانسحاب. كانت كل مشاريع المساومة في شأن سورية قد فشلت، والأسباب معروفة لكن يجدر التذكير بأهمّها وهو أن لا مصالح حيوية تسعى اميركا اليها في سورية. ولذلك فقد تقلّبت منذ التدخّل الروسي في صياغة أهدافها المعلنة، من ضمان «أمن إسرائيل» الى اخراج ايران وتقليص نفوذها وصولاً الى حماية «الحلفاء» الأكراد ولو تطلّب ذلك «ضرب الاقتصاد التركي»، مع الاشارة أحياناً الى أنها مهتمّة بـ «حل سياسي» للأزمة السورية. ليس فقط أن أمن إسرائيل لم يكن مهدّداً، ولا أن التخريب الإيراني توقف بل تعمل طهران حالياً على استثمار نتائجه، ولا أن التحالف الأميركي مع تركيا لم يبدُ فاعلاً أو مفيداً وايجابياً بالنسبة الى سورية والسوريين، بل ان اختلالاته المتواصلة والتقلّبات في واشنطن نفسها (في عهد الادارتَين، السابقة والحالية) انعكست سلباً بإحباطها أي دور عربي أو أوروبي ممكن في سورية.

باستثناء الاستبعاد العلني للبحث في مصير رئيس النظام السوري لم ترفض روسيا أيّاً من الأهداف الأميركية لكنها سعت دائماً الى مساومة على «كل شيء أو لا شيء» (سورية وأوكرانيا والسياسة الدفاعية الأطلسية…)، وربطت توظيفها الأزمة السورية بصفقة شاملة لم تُعرض عليها أبداً. ومع الانسحاب الأميركي تتراجع حظوظ المساومات ولن تجد روسيا صعوبة في طبخ حل سياسي مع شريكيها في مسار استانا، من دون أن تكون مضطرّة لأي تنازلات للاميركيين والأوروبيين الذين لم يستجبوا إلحاحها على تفعيل ملف إعادة الإعمار. وعلى رغم مكاسب كبيرة حقّقتها موسكو مع العرب في سياق الأزمة فإنها تتمسّك بتحالفها مع ايران وتراهن بقوة على تحالف مع تركيا لقاء رقعة نفوذ في سورية. أما محافظتها على درجة معينة من التنسيق مع إسرائيل لضرب ايران فتبدو بمثابة دعوة دائمة الى الولايات المتحدة لفتح البازار للمساومة.

مع ذلك لن يطول الوقت قبل أن يحصل اتصال اميركي – روسي لمناقشة الانسحاب، لأن ما بعده مرتبط بموسكو. لن تكون هناك مساومة ولا صفقة، بل احتكام الى الوقائع على الأرض واضحة. لن تفرض واشنطن شروطاً بل ستعرض سياستها وتترك لموسكو حسم خياراتها في ضوء المستقبل الذي تتصوّره لدورها في سورية: 1) اميركا ستمضي في استراتيجية احتواء ايران وبإمكان روسيا أن تتكيّف معها باحتواء النفوذ الإيراني في سورية إذا أرادت فعلاً انهاء الصراع وصون مصالحها، وبالتزامن ستواصل اميركا من العراق ضرب مواقع «داعش» ومحاولات الميليشيات الموالية لإيران للسيطرة على الحدود مع سورية، وستواصل أيضاً حماية قاعدة التنف جنوباً لمنع الإيرانيين من تهديد الأردن واسرائيل. 2) اميركا ستمضي في الانسحاب ولا تمانع عودة شمال شرقي سورية الى النظام السوري لكن بإشراف روسي مباشر، سواء لضمان حماية الأكراد أو لدعم استمرارهم في محاربة «داعش». 3) اميركا لا تعارض، وكذلك روسيا، انشاء «منطقة آمنة» لإرضاء تركيا شرط عدم احتكاكها بالأكراد ووضع حدٍّ لطموحاتها وأطماعها. 5) اميركا ستستمر على مواقفها من الحل السياسي في سورية وإنْ لم تتدخّل، فإذا استبعدت روسيا أي انتقال سياسي وتمسّكت ببشار الأسد ونظامه فعلى عاتقها المسؤولية والنتائج، لكن اميركا لن تبارك أي دستور عبثي أو انتخابات مزوّرة ولن تساهم في تمويل إعادة الإعمار أو تمنح ضمانات لمشاريعه.

ليس واضحاً كيف يمكن أن تُطبَّق هذه السياسة الأميركية واقعياً «من دون أن تغيّر شيئاً» ولا كيف ستتفاعل روسيا معها فهي لا تخفي تعجّلها، عبر الكرملين وعبر تزكية الخلاف الأميركي – التركي، حصول الانسحاب من سورية ومن دون أن يخلف وقائع على الأرض أو وجوداً رمزياً مزعجاً.

كانت موسكو وافقت مبدئياً على «المنطقة الآمنة» وأرادتها طُعماً يجتذب تركيا نهائياً الى المحور الروسي – الإيراني ويبعدها أكثر فأكثر عن اميركا، لكن أنقرة فضّلت التوافق مع واشنطن على تلك «المنطقة» وبالتالي فضّلت ألّا تجازف بالعلاقة مع الأطلسي. ستكون المصارحة صعبة بيت فلاديمير بوتين ورجب طيب اردوغان، فحسابات الأول قد تتغيّر طالما أن اردوغان يحاول اللعب معه ومع ترامب في آن. إدلب ستكون مجدّداً محك التقارب بين الرئيسين، خصوصاً أن أنقرة تركت «هيئة تحرير الشام/ جبهة النصرة سابقاً» تمدّ سيطرتها وتتوسّع. هذه هي المرة الأولى التي يتوصّل فيها تنظيم «القاعدة»، منذ نشوئه، الى فرض سلطته على رقعة من الجغرافية السورية تساوي مساحة لبنان، وما دام الأتراك سمحوا بذلك فإن تغيير هذا الأمر الواقع يقع على عاتقهم.

* كاتب وصحافي لبناني.

Le report du processus de l’Est de l’Euphrate par Erdogan ouvre la porte à des solutions pacifiques


Le report du processus de l’Est de l’Euphrate par Erdogan ouvre la porte à des solutions pacifiques

Samedi 22 décembre 2018
Heba Mohamed

DAMAS, (SANA) – Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a annoncé mardi que son pays allait lancer une opération militaire au nord de la Syrie dans la zone à l’est de l’Euphrate, qu’il allait prendre son temps avant de lancer une opération militaire attendue dans la zone à l’est du fleuve l’Euphrate au nord de la Syrie, suite à la dernière décision américaine, afin d’ouvrir une porte aux solutions politiques qui pousserait les unités de protection populaire kurde, qui conduit l’alliance des Forces de la Syrie Démocratique « FDS » à chercher une issue politique qui lui permettraient d’évitées le scénario militaire, qui est vraisemblable favori au scénario politique, compte tenu de la complexité de la situation à cause de la présence de nombreux partis et de l’intransigeance de la direction du parti des travailleurs du Kurdistan, qui dirige les mouvements armés kurdes, ainsi que du ton menaçant d’Ankara qui veux mettre fin à l’influence du parti des Travailleurs kurdes en Syrie. En même temps, selon l’agence de presse Reuters, un responsable de l’Elysée a indiqué que des responsables de la présidence française avaient rencontré hier à Paris des représentants des forces de la Syrie Démocratique à domination kurdes, qui leur ont assuré du soutien de la France. Le responsable de l’Elysée a dit « que des conseillers ont transmis un message de soutien et de solidarité et leur ont expliqué les pourparlers que la France a menés avec les autorités américaines afin de poursuivre la guerre contre Daech (Etat islamique) ».
(…)
La manœuvre turque pourrait conduire à un compromis, aboutissant à une solution pacifique selon laquelle les forces de la Syrie Démocratique « FDS » se retireraient de la frontière pour être remplacées par d’autres forces. Cependant, le chercheur kurde Radef Mustafa, dirigeant de l’Association indépendante syro-kurde, a déclaré à Al-Quds Al-Arabi qu’il était difficile de prédire ce qui se passerait. « Je pense que la Turquie a déjà réglé ses options pour intervenir dans les régions de l’est de l’Euphrate, notamment à Tall Abyadh et Ras Al-Ain, si ce n’est pacifiquement, ce serait par le biais d’une opération militaire rapprochée. La Turquie est également déterminée à mettre fin à l’influence du parti des Travailleurs kurdes de Syrie, et tout ceci est indicateur d’une guerre retardée mais qui va venir » a-t-il déclaré.

Scénarios de solution
Mustafa a parlé à «Al-Quds Al-Arabi» de nouveaux scénarios permettant l’entrée des forces « peshmerga » et des forces des tribus « al-Sanadid » et de Ahmad Al-Jarba, qui a effectué une visite rapide en Turquie, qui s’est également rendu dans la région du Kurdistan d’Irak et même dans les zones d’autogestion des milices « PYD », dans les zones est de l’Euphrates, ajoutant que des forces de l’armée libre pourraient être amenées à la frontière turque pour éloigner les « FDS » d’une profondeur de 10 à 30 km, soulignant que tous ces scénarios font encore l’objet d’un débat et qu’aucun accord n’a encore été convenu.
Le porte-parole a évoqué une série de négociations entre les parties américaine et turque, à la lumière d’autres accords, selon lesquelles les dirigeants de PYD veulent conclure un accord avec le régime syrien, où les deux parties se sont rencontrées à l’aéroport de Qamechli pour discuter du mécanisme de transfert des champs pétroliers et des champs contrôlés par les unité des FDS au régime pour assurer leur protection de l’attaque de l’armée turque.
Des sources locales ont indiqué qu’une délégation des forces syriennes de Peshmerga du « Conseil national kurde », liée à l’Alliance nationale syrienne, est entrée hier pour mener des négociations avec les forces démocratiques syriennes (FDS) dans le nord-est de la Syrie.
Le journaliste des Peshmerga, Miniar Bunajaq Agha a déclaré que la délégation était entrée en compagnie des forces de « l’Alliance internationale contre l’organisation de l’État islamique » pour négocier avec les « FDS » afin de pénétrer dans les zones sous leur contrôle « afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans la région, en plus de la participation à l’administration des tribus Arabes, pour tenter de persuader la Turquie d’abandonner sa décision de lancer une opération militaire à l’est de l’Euphrate ».

Options limitées
« Ils ne parviendront pas à un accord en raison de l’intransigeance des FDS (…) et de leurs réticences à accepter un partenariat d’une force kurde significative et opposée au gouvernement du régime syrien », a déclaré Aga à l’agence locale Smart, avec « en plus des ingérences des forces étrangères et régionales parmi lesquelles le régime syrien, dans les décisions finales”.
Le journaliste des Peshmerga a déclaré qu’ils étaient prêts à entrer dans les plus brefs délais et chercheraient à maintenir la sécurité et la stabilité dans la région et à résoudre les différends avec les « factions militaires de l’opposition » en référence à l’Armée syrienne libre. Concernant le rôle de la coalition internationale dans les négociations en cours entre les parties, Aga a souligné que la coalition internationale cherchait à régler la situation en Syrie, en particulier les différends entre les partis kurdes.
Agha a déclaré qu’il y a trois jours, une délégation de la direction des Peshmergas a tenté d’entrer dans les zones sous le contrôle des FDS pour mener des négociations, mais les forces Aasayich de « l’administration autonome » kurde les en ont empêché.
Les options des forces démocratiques de la Syrie semblent limitées, soit de céder à la pression et aux compromis en faveur de la Turquie avec comme intermédiaire la coalition et les États-Unis, soit d’aller vers le régime syrien et de faciliter son contrôle et son entrée dans certaines régions.

 

تأجيل اردوغان لعملية شرقي الفرات يشرع الأبواب أمام الحلول السلمية

السبت , 22 ديسمبر , 2018
هبة محمد

دمشق – «القدس العربي»: يفتح إعلان الرئيس التركي، رجب طيب اردوغان، التريث في إطلاق بلاده العملية العسكرية المرتقبة شرق نهر الفرات شمالي سوريا، على خلفية الموقف الأمريكي الأخير، الباب امام تسوية جديدة تدفع وحدات الحماية الكردية التي تقود تحالف قوات سوريا الديمقراطية «قسد» للبحث عن مخرج وفق حلول سياسية تجنبها السيناريو العسكري الذي يعتبر المرجح أمام السيناريو السياسي في ظل تعقيدات الوضع وتشابكه ووجود العديد من الاطراف وتعنت قيادات العمال الكردستاني التي تدير الحركات الكردية المسلحة، وما يقابل ذلك من نبرة أنقرة الجادة في إنهاء نفوذ حزب العمال الكردستاني في سوريا. تزامناً وحسب وكالة رويترز قال مسؤول بقصر الإليزيه إن مسؤولين بالرئاسة الفرنسية اجتمعوا مع ممثلين لقوات سوريا الديمقراطية التي يهيمن عليها الأكراد في باريس أمس وأكدوا لهم دعم فرنسا. وقال مسؤول الإليزيه «نقل المستشارون رسالة دعم وتضامن وشرحوا لهم المحادثات التي أجرتها فرنسا مع السلطات الأمريكية لمواصلة الحرب ضد داعش (الدولة الإسلامية)».

وقال الرئيس التركي في كلمة ألقاها أمس الجمعة في مدينة إسطنبول، خلال حفل لتوزيع جوائز لكبار المصدّرين الأتراك «مكالمتي الهاتفية مع (الرئيس الأمريكي دونالد) ترامب، واتصالات أجهزتنا الدبلوماسية والأمنية، فضلاً عن التصريحات الأمريكية الأخيرة دفعتنا إلى التريث لفترة، لكنها بالتأكيد لن تكون فترة مفتوحة».
وأكّد اردوغان أن بلاده ليست لديها أطماع في الأراضي السورية ولكن موقفها واضح تجاه الهجمات الإرهابية التي تستهدف تركيا من تلك الأراضي، لافتاً حسب وكالة الاناضول التركية إلى المستجدات الأخيرة التي دفعت تركيا إلى التريث لفترة فيما يتعلق بإطلاق العملية العسكرية ضد تنظيم «ي ب ك/ بي كا كا» شمال شرقي سوريا مؤكدًا ان أولويات بلاده هي ضمان أمن المنطقة، و»الخطوات التي نخطوها سواء مع روسيا أو إيران هدفها تحقيق الأمن».

لماذا يتريث التركي؟
ويعتبر مراقبون ان التأجيل التركي للمعركة المرتقبة شرقي الفرات يندرج في إطار المفاوضات وفتح المجال امام الأطراف المعنية لإدارة التحولات الطارئة ضمن الآليات السياسية وممارسة ضغط على وحدات الحماية الكردية من أجل تقديم تنازلات لصالح تركيا، وامام هذه المواقف المفاجئة اعتقد الباحث السياسي الكردي رديف مصطفى القيادي في رابطة المستقلين السوريين الكرد ان اعلان الرئيس التركي تريث بلاده في اطلاق معركة – كانت وشيكة – ينصب ضمن عملية التفاهمات التي بدأت بالأساس بين تركيا والولايات المتحدة فضلاً عن وجود العديد من الاطراف الاخرى مشيراً إلى تشابك المصالح الاقليمية والدولية المتعددة والمعقدة الموجودة شرقي الفرات.
وربما تفضي المناورة التركية إلى حلول وسطى، ينتج عنها حل سلمي تنسحب بموجبها قوات «قسد» من الشريط الحدودي لتحل محلها قوات أخرى، لكن الباحث الكردي قال لـ»القدس العربي» إنه من الصعوبة التكهن بما يجري في ظل الاحداث والقرارات المفاجئة من الأطراف، مرجحاً الخيار العسكري وقال «اعتقد بأن تركيا حسمت خياراتها فعلاً في التدخل في مناطق شرقي الفرات وخاصة تل أبيض ورأس العين إن لم يكن سلماً فبواسطة عملية عسكرية قريبة، كما أن تركيا تبدو جادة في موضوع إنهاء نفوذ حزب العمال الكردستاني في سوريا وكل هذه مؤشرات بأن الحرب قد تؤجل لكنها قادمة».

سيناريوهات الحل
وتحدث مصطفى لـ»القدس العربي» عن سيناريوهات جديدة تسمح بإدخال قوات من البيشمركه وقوات من العشائر التابعة للصناديد وأحمد الجربا الذي كان في زيارة خاطفة إلى تركيا كما زار إقليم كردستان العراق وحتى مناطق الإدارة الذاتية التابعة لميليشيا «ب ي د»، إلى مناطق شرقي الفرات، مضيفاً انه قد يتم ادخال قوات من الجيش الحر إلى الشريط الحدودي مع تركيا وبالتالي إبعاد «قسد» بعمق يتراوح بين 10 كم إلى 30 كم مشيراً إلى ان جميع هذه السيناريوهات لم تزل محل نقاش ولم يتم الاتفاق على أحد منها بعد.
وأشار المتحدث إلى مجموعة من المفاوضات التي تتم بين الجانبين الأمريكي والتركي، في ظل تفاهمات أخرى تسعى عبرها قيادات «ب ي د» لإبرام اتفاق مع النظام السوري حيث اجتمع الطرفان في مطار القامشلي لبحث آلية تسليم مناطق وحقول نفط تسيطر عليها قوات قسد للنظام مقابل ضمان حمايتهم من هجوم الجيش التركي.
وقالت مصادر محلية ان وفداً من قوات «البيشمركه السورية» التابعة لـ «المجلس الوطني الكردي» المرتبط بـ «الائتلاف الوطني السوري» دخلت امس لإجراء مفاوضات مع «قوات سوريا الديمقراطية» (قسد) شمالي شرقي سوريا.
وأوضح الإعلامي في «البيشمركه» منيار بونجق آغا، إن الوفد دخل برفقة قوات «التحالف الدولي ضد تنظيم الدولة» للتفاوض مع «قسد» بهدف دخولهم إلى المناطق الخاضعة لسيطرتها، وذلك «للحفاظ على الأمن والاستقرار في المنطقة، إضافة للمشاركة في إدارتها إلى جانب العشائر العربية، في محاولة لإقناع تركيا بالعدول عن قرارها شن عملية عسكرية شرق نهر الفرات».

خيارات محدود
ورجح «آغا» لوكالة سمارت المحلية أنهم «لن يتوصلوا لاتفاق بسبب تعنت قسد (…) وعدم قبولها شراكة قوة كردية هادفة ومعارضة لحكومة النظام السوري»، إضافة إلى «تدخل قوى خارجية وإقليمية بينها النظام السوري في قراراتها النهائية».
وأضاف الإعلامي في «البيشمركه» أنهم مستعدون للدخول في أسرع وقت ممكن، وسيسعون للحفاظ على أمن واستقرار المنطقة، وحل الخلافات مع «الفصائل العسكرية المعارضة»، في إشارة للجيش السوري الحر. وحول دور التحالف الدولي في المفاوضات الجارية بين الطرفين، أشار «آغا» إلى أن التحالف الدولي يسعى لتسوية الأوضاع في سوريا، وخاصة الخلافات بين الأطراف الكردية.
وأردف «آغا» أنه منذ ثلاثة أيام حاول وفد من قيادة «البيشمركه» الدخول إلى المناطق الخاضعة لـ «قسد» لإجراء مفاوضات معها، إلا أن «قوات الأسايش» التابعة لـ «الإدارة الذاتية» الكردية منعتهم من ذلك.
وتبدو خيارات قوات سوريا الديمقراطية محدودة، فإما أن ترضخ للضغط وتقدم تنازلات لصالح تركيا بوساطة من التحالف وأمريكا أو أنها سوف تميل باتجاه النظام السوري وتسهل سيطرته ودخوله لبعض المناطق.
و قال هشام اسكيف وهو مسؤول سياسي لدى الجيش الوطني ان تأجيل عملية شرق الفرات تعود إلى تعقيد المشهد واضاف «بداية نحن كجيش وطني ابدينا كامل الاستعداد للدخول مع الحليف التركي لدحر عصابات حزب «ب ك ك» و»ب ي د» ولكننا مدركون أن العملية معقدة وهي تضعنا في مواجهة الولايات المتحدة التي دعمت قسد ونحن بطبيعة الحال لا نريد ان نكون على حالة عداء مع امريكا نحن اصحاب قضية عادلة ومن مصلحتنا أن يكون لنا حلفاء وليس أعداء».
بالنسبة لتصريح الرئيس اردوغان عن تأجيل العملية فهو مرده حسب المحلل اسكيف «أن العملية معقدة نظراً لوجود الولايات المتحدة الحليفة لتركيا بحلف الناتو والحليفة لنا في الكثير من القضايا، لا يمكن الجزم بوجود صفقة لصالح طرف معادٍ للثورة وهنا أشير للنظام وروسيا فكل المؤشرات تدل على توجه امريكي – تركي لتلافي الاصطدام وكثيرون يعتقدون ان هناك صفقة روسية – امريكية وهو وارد لكن استبعده ونميل نظراً للمؤشرات الكثيرة لتفهم امريكا لحليفها التركي وفتح المجال امام وحدة الصف من شعبنا الكردي لكي يكرد هؤلاء الانفصاليين خارج سوريا وهم قلة ولا يمثلون اهلنا الكرد حكماً».
وقال المرصد السوري لحقوق الانسان ان اجتماعاً جرى بين قيادة القوات الفرنسية شرق الفرات وقيادة «قسد» في منطقة عيسى شمال الرقة، حيث تعهد الفرنسيون لقسد «بتزويدهم بالسلاح والذخيرة حتى إنهاء «تنظيم الدولة بشكل كامل» ونقل عن مصادر لدى قسد «سوف نعمل مع الإدارة الفرنسية للضغط على أمريكا للتراجع عن قرار الانسحاب، وعندما نتحدث عن شرق الفرات فإن هناك آلاف العناصر من التنظيم والخلايا التابعة له لا يزالون متواجدين في تلك المنطقة.

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