Aucun intérêt de torturer les détenu.e.s d’opinion !!! الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين


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يتهم قطر بفبركة شهادات المعتقلين

الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية - 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية – 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

نفى رئيس النظام السوري، بشار الأسد، في مقابلة مع صحيفة “PARIS MATCH” الفرنسية، وجود أي تعذيب في المعتقلات التابعة للنظام السوري.

واتهم الأسد دولة قطر بـ”تمويل معظم الشهادات” التي أدلى بها معتقلون سابقون لوسائل إعلام عربية وعالمية منذ عام 2011، تاريخ انطلاق الثورة السورية.

واعتبر الأسد أنه “منطقيًا لا يملك أي مصلحة” في ارتكاب هذا النوع من الجرائم، متسائلًا عن الفائدة من التعذيب بالأساس.

وحول الاتهامات بالتعذيب الموجهة إلى النظام السوري، قال إنها “مجرد مزاعم سياسية”، معتبرًا أن هذه الشهادات لم يتم التحقق منها، والشهود الذين أدلوا بشهادتهم كانوا مخفيين، وأن هذه التقارير والشهادات تحتاج إلى “عمليات تدقيق ومسوحات مهنية”.

وقال الأسد إنه في حال تم التأكد من التقارير وكان واثقًا من صحتها، فستتم معاقبة مرتكبي هذه الجرائم، بحسب تعبيره.

وأصدرت “رابطة معتقلي ومفقودي صيدنايا” تقريرًا، في أيلول الماضي، شرحت من خلاله بشكل مفصل آليات التعذيب داخل سجن صيدنايا.

ووثقت الرابطة ما يزيد على 20 وسيلة تعذيب جسدية من بينها الضرب بالعصي والصعق الكهربائي و“بساط الريح” و”الشبح” و”الدولاب” وغيرها، وهو ما تعرض له 100% من المعتقلين بحسب شهادة الناجين منهم.

تضاف هذه الأساليب إلى 24 وسيلة للتعذيب النفسي الذي تعرض له 97.8% من المعتقلين، وثماني وسائل للتعذيب الجنسي تحدث عنها نحو 29.7%، في ظل الحساسية المرافقة لهذا النوع من الانتهاك، بحسب التقرير.

وفيما يخص التعذيب الجنسي، قال الأسد إن “هناك فرقًا بين السياسة المعلنة والخطأ الفردي”، ورد على سؤال الصحيفة بقوله إنه “ليس على علم بوجود هذا النوع من التعذيب في المعتقلات السورية”.

وأشار الأسد إلى أن هذا النوع من التعذيب “ليس موجودًا” لأن الاغتصاب والتحرش الجنسي ليست أمورًا شائعة في المجتمع السوري، على حد تعبيره، معتبرًا أنه في حال وجدت “فهي حالات فردية ويعاقب عليها القانون”.

ووفق “الشبكة السورية لحقوق الإنسان”، اختفى آلاف المواطنين السوريين منذ انطلاق الثورة السورية قسريًا، منهم 83 ألفًا على يد قوات النظام السوري، وأكثر من عشرة آلاف على يد تنظيمات “إسلامية متشددة”، وأكثر من 1800 شخص على يد “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد).

الأسد يقول إنه لم يطلق التنظيمات المتشددة من السجون

في رده على سؤال الصحيفة حول إطلاقه عددًا من السجناء السياسيين (الذين شكلوا فيما بعد نواة لعدة فصائل مسلحة اتهمت بالتطرف)، وأنه أدخل “السم الجهادي إلى المعارضة”، قال الأسد إن “العفو العام” يعتبر قاعدة قانونية عامة في سوريا، ويشمل كل الأشخاص الموجودين في السجون، نافيًا أن تكون هناك فئة في سوريا “تدعى المتطرفين”.

خرجوا من سجن صيدنايا إلى قيادة فصائل المعارضة

واعتبر أنه لم يطلق سراحهم في عام 2011 ليسهموا في إنشاء هذه الفصائل، بل تم إطلاق سراحهم بسبب إنهائهم لفترة العقوبة.

الذين خرجوا من السجون “قاموا بشيطنة أنفسهم”، وأطلقوا النار على المدنيين وقوات الشرطة، بحسب وصف الأسد، معتبرًا أن هذه هي الحقيقة حول إطلاق سراح السجناء.

وأطلق الأسد في شهر حزيران من عام 2011، سراح عدد من السجناء المحكومين بتهم تتعلق بالنشاطات الدينية، وكانوا نواة لتأسيس عدة فصائل عسكرية، منهم زهران علوش مؤسس “جيش الإسلام”، وقتل في غارة روسية في 25 من كانون الأول عام 2015، وحسان عبود، مؤسس حركة “أحرار الشام الإسلامية”، وقتل بظروف غامضة في 9 من أيلول 2014.

 

Bachar el-Assad : “Français ou étrangers, les terroristes seront soumis à la loi syrienne”

Paris Match | Publié le 28/11/2019 à 06h00 |Mis à jour le 28/11/2019 à 12h14

De notre envoyé spécial à Damas, Régis Le Sommier

Après l'interview dans les jardins de l'ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match.

Après l’interview dans les jardins de l’ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match. DR

Après neuf ans de guerre civile, le président syrien Bachar el-Assad, soutenu par la Russie et l’Iran, est le seul maître à bord. Voici l’intégralité de l’interview accordée à Paris Match.

Paris Match. Notre dernière interview remonte à cinq ans, presque jour pour jour. C’était en novembre 2014, votre gouvernement ne contrôlait plus qu’un tiers du pays. Aujourd’hui vos armées sont de retour à la frontière turque. Avez-vous le sentiment d’avoir gagné la guerre ?
Bachar el-Assad. Je voudrais être très précis sur ce point. Qu’elle soit gagnée ou perdue, ce n’est pas « ma » guerre, la guerre d’un président cherchant à conserver son poste, selon la version occidentale. C’est une guerre nationale, celle des Syriens contre les terroristes. Il est vrai que depuis, comme vous l’avez dit, nous avons beaucoup avancé ; mais ça ne veut pas dire que nous avons gagné. Nous vaincrons lorsqu’il n’y aura plus de terrorisme. Or, le terrorisme est toujours là dans des régions du Nord. Ce qui est plus regrettable encore, c’est qu’il bénéficie toujours de soutiens de la part de la Turquie et des pays occidentaux, les États-Unis, la Grande Bretagne, et notamment la France. Il est donc encore tôt pour parler de victoire.

Vous pensez honnêtement que la France soutient les terroristes ?
Evidemment. Ils ont envoyé des armes par le passé. Je ne sais pas s’il y a eu un vrai changement à ce sujet au cours des derniers mois ou de la dernière année.Nous ne disposons pas de données actuellement. Mais regardons les choses dans leur contexte général. Lorsque les forces françaises viennent en Syrie sans y être invitées par le gouvernement légitime, c’est de l’occupation. Il n’y a pas une grande différence entre le soutien au terrorisme et le déploiement de forces militaire dans le but d’occuper un pays.

“Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales”

Les Français sont venus en appui des Kurdes qui combattaient Daech, c’était le sens de leur mission…
Vous pensez franchement que nous pouvons envoyer des forces syriennes en France combattre le terrorisme en France sans y être invités par le gouvernement français ? Le droit international régit le comportement des États dans le monde, pas les intentions. Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales. Bien sûr, je suppose que, dans ce cas précis, les intentions sont bonnes, mais nous n’y croyons pas vraiment. Le gouvernement syrien aussi combattait Daech. Pourquoi ne pas l’avoir soutenu ? Pourquoi les gouvernements français combattent-ils Daech, alors qu’ils soutiennent Al Nosra ? Les deux sont des terroristes !

Vous faites référence à l’époque du gouvernement Hollande et aux livraisons d’armes aux rebelles syriens. Ce gouvernement souhaitait votre élimination. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait dit à l’époque que vous ne « mériter[iez] pas d’être sur terre ». Qu’en est-il avec Emmanuel Macron ? Avez-vous constaté un changement dans les positions de la France ?
Dans la forme, oui. Mais tant que l’occupation se poursuit, c’est une forme de terrorisme. Reconnaissez cette vérité. Il faut qu’il y ait un changement dans le contenu, pas seulement dans la forme. Les déclarations ne nous intéressent pas, c’est sur le terrain que les choses doivent changer.

Comment espérez-vous qu’elles changent ?
Il faut tout simplement revenir au droit international, rien qu’à cela. Nous ne demandons rien au gouvernement français. Nous ne lui demandons même pas un soutien de quelque ordre que ce soit politique, économique ou sécuritaire. Nous n’en avons pas besoin. Nous pouvons gérer nos propres affaires. Mais nous voulons qu’il revienne à un ordre mondial qui n’est plus respecté, car c’est le chaos qui règne. Qu’ils soutiennent ou non le président ne m’intéresse pas. Dire qu’il est bon ou mauvais ne m’intéresse pas non plus. C’est une question purement syrienne. Mais qu’ils cessent de soutenir tout ce qui est susceptible de répandre davantage le sang, de multiplier les tueries et d’accroître la souffrance en Syrie.

“Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne”

La France fait face à un délicat problème avec ses djihadistes partis combattre en Syrie. En détenez-vous dans vos prisons ?
La nationalité importe peu. Il faut solliciter les services compétents qui disposent des statistiques. Mais de toute manière, s’il y en a, ils seront soumis à la loi syrienne.

Vous savez forcément s’il y a des Français dans vos prisons !
Je n’ai pas de chiffres. Pour ce qui nous concerne, un terroriste c’est un terroriste. Qu’il soit français ou syrien, le résultat est le même.

Vous avez, pour le moment, un accord militaire avec les Kurdes des YPG. Si vous concluez un accord politique, le gouvernement syrien reprendra le territoire du Nord et notamment ses prisons. Que ferez-vous, dès lors, des quelque 400 djihadistes français que les kurdes détiennent ?
Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne. Celle-ci est très claire. Ils seront donc traduits en justice devant des tribunaux spécialisés en matière de terrorisme.

Vous n’envisagerez pas, par exemple, de les renvoyer en Europe, comme le fait le président turc Recep Tayyip Erdogan ?
Erdogan tente de faire chanter l’Europe. Quelqu’un qui se respecte ne parle pas de cette manière. Il y a des institutions et des lois. Renvoyer vers un autre pays les terroristes, ou toute personne qui a été jugée et condamnée, est soumis à des accords bilatéraux entre les États. Quant au fait de faire sortir de prison quelqu’un que vous savez être un terroriste, et de le renvoyer chez lui pour qu’il tue des civils, c’est immoral.

“Pour la majorité du peuple, la question de mon exil ne se posait pas”

Après huit ans de guerre, vous allez vers une victoire… mais sur des décombres. La moitié des Syriens sont déplacés ou en exil, 400 000 personnes ont perdu la vie. Reconnaissez-vous que sans l’aide des Russes et des Iraniens, vous auriez perdu ?
Cette guerre est dure. Nous ne sommes pas une grande puissance, mais nous faisions face aux pays les plus riches du monde. Il est tout à fait certain que le soutien de nos amis a limité les dégâts et nous a aidés à récupérer des territoires. Quant à savoir si sans ce soutien, la Syrie serait allée vers la partition, ou vers une défaite totale… Il est parfois difficile de prévoir le résultat d’un match de tennis avec uniquement deux joueurs. Là vous parlez de dizaines de joueurs et de centaines de milliers de combattants.

Est-ce qu’au cours de cette guerre, à un moment, vous avez envisagé de perdre et de vous exiler ?
A vrai dire, je n’y ai pas pensé, pour la simple raison que ce choix ne se posait même pas. Seuls les responsables occidentaux l’ont proposé. Cela ne me concernait pas. Pour moi, il n’en était pas question. Je ne peux envisager à cette option que si elle émane du peuple syrien. Et quand je dis « le peuple syrien », j’entends par là la majorité, et non une minorité terroriste, ou une minorité fabriquée politiquement dans les services de renseignement étrangers, ou encore une minorité de personnes qui ont manifesté parce que le Qatar les a payées pour le faire. Pour la majorité du peuple, la question ne se posait pas. C’est pourquoi j’ai résisté et je suis resté.

Mais en 2013, Al Nosra est arrivé jusqu’à la place des Abbasides à Damas, à quelques kilomètres de votre résidence.
C’est tout à fait vrai. La ville de Damas est restée encerclée pendant des années, parfois quasi totalement, parfois partiellement. Les obus nous tombaient dessus quotidiennement. C’était une raison de plus pour moi pour rester, défendre mon pays, et ne pas fuir. J’assume mes responsabilités constitutionnelles. Je défends mon peuple et mon pays.

“Ces six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger”

La reconstruction doit commencer. On estime son coût à 300 milliards de dollars, certains disent 400… Quel est votre plan pour sortir vos compatriotes du marasme, en tenant compte des sanctions terribles qui visent à vous affaiblir, mais qui en réalité touchent les plus pauvres ?
Absolument ! Mais malgré ces sanctions, plutôt que de s’affaiblir, l’industrie s’est développée, par exemple dans le domaine pharmaceutique. Quant à la reconstruction, vous pouvez aller par exemple à Alep qui a été largement détruite par les terroristes. Vous constaterez une grande différence. Car l’État procède à la reconstruction, ainsi que les citoyens.

La livre syrienne est au plus bas. Il va falloir des investissements, des partenaires étrangers. Est-ce que la Chine, l’Inde et la Russie répondent présents ?
Durant les six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger pour investir en Syrie. Cet investissement restera lent dans les conditions actuelles, à cause des sanctions, bien entendu. Mais on peut les contourner, et nous avons commencé, en coordination avec ces entreprises, à trouver les moyens pour nous en sortir. Elles vont prochainement investir en Syrie. Je suis réaliste cependant, ça ne veut pas dire que le processus de reconstruction sera rapide.

Vous l’estimez à combien d’années ?
Cela dépendra du temps que les sanctions dureront, et aussi du retour de nos citoyens. Ils sont en train de revenir en ce moment, mais progressivement. Il m’est donc difficile de donner une réponse précise à ce sujet. Mais c’est un processus qui prendra évidemment des années.

“La plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat”

Combien de Syriens sont rentrés ?
Plus d’un million en moins de deux ans. Et les choses s’accélèrent à présent, notamment après la libération de Damas, de la région sud et de sa périphérie. Bien sûr, le retour des Syriens dépend aussi de la réhabilitation de l’infrastructure, comme de l’électricité, des écoles et des hôpitaux. Malheureusement, les sanctions et le blocus pèsent lourdement sur ces secteurs. Dans le même temps, les occidentaux exercent une forte pression sur les réfugiés pour qu’ils ne rentrent pas dans leur pays. C’est un enjeu « humanitaire » qu’ils brandissent comme une carte pour atteindre leurs objectifs politiques.

Certains de ces réfugiés sont partis parce qu’ils vous étaient opposés, qu’ils ont subi des horreurs pendant la guerre, parfois de la part de votre armée. Allez- vous décréter une amnistie ? La réconciliation est-elle encore possible ?
D’abord la plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat et non le contraire. Preuve en est l’élection présidentielle de 2014, auxquelles ils ont participé, et dans laquelle ils ont voté pour le président. La majorité a émigré à cause de la guerre et de ses séquelles économiques. Donc pour ce qui est du retour, il n’y a aucun problème. Certains reviennent tout naturellement, sans qu’une amnistie ne soit nécessaire. D’autres sont des opposants, mais, il n’y a aucun problème, et nous dialoguons constamment avec eux. Quant à l’amnistie, nous l’avons décrétée à plusieurs reprises, la dernière il y a moins d’un an, car certains craignaient de revenir de peur d’être arrêtés. Seuls ceux qui ont porté des armes seront arrêtés. Et malgré cela, ils seront graciés.

“Les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part”

L’année dernière au moment de la chute de la Ghouta, j’ai pu assister au départ des rebelles pour Idlib. Les officiers syriens leur disaient : « Baissez les armes. N’allez pas à Idlib. Vous allez vous faire tuer. » Eux répondaient : « Vous allez nous incorporer dans l’armée, donc on ne veut pas aller avec vous. » Ils avaient peur de votre armée. Que leur dites-vous ? Pourquoi cette peur ?
Parlons des faits. Certains de ceux qui sont allés à Idlib nous ont laissés leurs familles. Et nous, en tant qu’Etat, nous prenons soin de ces familles. Ça veut dire qu’ils n’ont pas peur de nous, sinon, comment auraient-ils laisser leurs familles derrière eux ? Par ailleurs, certaines de ces personnes armées sont allés à Idlib. Puis ils ont demandé à revenir, et nous leur en avons donné la permission. Ils ont été amnistiés. Pendant sept ans, lorsqu’ils étaient isolés de l’Etat, on a raconté à la plupart d’entre eux que l’armée allait les tuer. Mais depuis qu’elle est entrée dans la Ghouta, la vie a repris son cours. Les gens mènent une existence normale. Il faut aussi savoir que certains ont pris les armes non pas parce qu’ils étaient extrémistes, mais parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de combattre du côté des terroristes, ou d’être tués par eux. Maintenant ils reviennent progressivement à nous, parce qu’ils ont été rassurés.

L’Iran, votre allié, est aujourd’hui en proie à un soulèvement de grande ampleur. Le Liban et l’Irak également. Les manifestants réclament la dignité et l’arrêt de l’accaparement des richesses par un petit nombre. N’était-ce pas finalement ce que réclamaient aussi les manifestants syriens en 2011 ?
Arrêtons-nous un instant sur les slogans de dignité, de liberté qu’ils ont scandés. Ils peuvent être de beaux masques qui cachent cependant la laideur. Je vous donne des exemples : Bush a tué un million et demi d’Irakiens derrière le grand slogan de la démocratie. Sarkozy a contribué au meurtre des centaines de milliers de libyens, en se cachant derrière celui de la liberté pour le peuple libyen. Aujourd’hui la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis violent le droit international sous prétexte de vouloir soutenir les Kurdes, or les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part. En 2011, en Syrie, on entendait ces mêmes slogans sur la dignité, la liberté. Ces mêmes slogans ont été utilisés pour tuer des policiers et des civils, saboter les propriétés publiques. Il ne faut donc pas nous fier aux slogans, mais à la réalité des faits sur le terrain.

“Ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire”

Au début en 2011, il y avait un soulèvement populaire authentique, avec de réelles revendications. Ça n’était pas Al Qaïda. Pourquoi avoir utilisé la force ?
Parlons des chiffres d’abord. La plus grande manifestation qui a eu lieu en Syrie réunissait 170 000 personnes. Supposons que ce chiffre ne soit pas exact. Multiplions-le jusqu’à atteindre un million de manifestants. Le peuple syrien compte plus de 23 millions d’habitants. Ces chiffres ne sont donc pas significatifs. Ils ne révèlent rien. Du point de vue quantitatif, il ne s’agissait pas d’un soulèvement populaire. De toute manière, on ne saurait parler d’un soulèvement populaire lorsque les fonds pour pousser les gens à manifester proviennent du Qatar. Enfin, ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire. Preuve en est que, malgré tout le soutien qu’il lui a apporté, l’Occident n’a pu maintenir au pouvoir le Shah d’Iran. Donc le terme « soulèvement populaire » est faux, ou disons irréaliste.

Au début de la guerre, en juin 2011, vous avez fait libérer un certain nombre de détenus de la prison de Sednaya. On vous accuse d’avoir voulu introduire le poison djihadiste dans l’opposition. Pourquoi avez-vous fait ça ?
En Syrie, l’amnistie des prisonniers est une règle générale appliquée depuis avant la guerre. Lorsqu’une amnistie est décrétée, on précise les catégories de personnes qu’elle ne concerne pas, les espions, les trafiquants de drogue, et autres. Dans notre loi, il n’y a pas de catégorie qui s’intitule « les radicaux ». L’amnistie doit donc couvrir tout le monde. Il y a aussi d’autres cas de détenus qui sont sortis de prison, précisément en 2011, parce qu’ils avaient purgé leurs peines, et non parce qu’ils étaient amnistiés. Pourquoi faire libérer les intégristes et les terroristes ? Pour qu’ils tuent nos soldats et les civils ? Selon la version occidentale, je l’ai fait pour diaboliser les manifestations pacifiques. En réalité, ils se sont diabolisés eux-mêmes lorsqu’ils ont diffusé sur internet des vidéos les montrant en train d’exécuter des civils en les égorgeant, en les fusillant, et en fusillant des policiers dès les premiers jours. Voilà la vérité sur cette libération de prisonniers.

“Le viol et le harcèlement sexuel ne sont pas fréquent dans notre société”

Il existe en Syrie des centres carcéraux comme la prison de Sednaya. Des documentaires, notamment celui de ma confrère Manon Loizeau, « Le cri étouffé », montrent que des viols systématiques y ont été pratiqués. Reconnaissez-vous l’existence de ces traitements ?
Il y a une différence entre une politique revendiquée et des fautes individuelles. S’il y en a eu, nous n’en sommes pas au courant. Ce genre de pratiques, comme le viol et le harcèlement sexuel, n’est pas fréquent dans notre société. De tels actes, s’ils existent, sont condamnés et punis par la loi. Ce sont des cas isolés et individuels. Mais si une telle politique existe n’importe où dans le monde nous la condamnons, parce qu’elle est immorale, et parce qu’elle va à l’encontre de la stabilité. On ne peut pas espérer de rapports sereins entre les citoyens s’il y a torture, meurtre, ou toutes sortes d’agression.

Précisément, ces documentaires sont basés sur des témoignages de victimes syriennes qui disent que dans la société, elles ont honte. Donc elles n’en parlent pas. Mais elles attestent que ça leur est arrivé.
Le récit est une chose, les documents en sont une autre. Tout ce qui est proposé, ce sont des récits, des images non vérifiés. Ces témoins étaient cachés. Dans la plupart des cas, c’est le Qatar qui a financé ces rapports. Pour les reconnaître comme valables, on a besoin de vérifications et d’enquêtes professionnelles. En toute logique, nous n’avons aucun intérêt à ce que ce genre de crime soit commis. Mettons l’éthique de côté, moi je parle de l’intérêt pur et simple. Quel résultat peut-on obtenir de la torture ? La vengeance ? Si vous allez dans les régions qui étaient contrôlées par l’opposition, vous verrez exactement le contraire. Nous ne sommes pas assez schizophrènes pour torturer les gens ici, tout en étant indulgents là-bas. Ce ne sont que des allégations politiques.

J’insiste. Ce ne sont pas des témoins produits par le Qatar. Ce sont des gens rencontrés dans des camps de réfugiés, souvent en Turquie ou en Jordanie, qui ont témoigné devant une journaliste digne de confiance, qui n’est pas téléguidée et n’a pas un agenda politique.
Qu’est-ce que la « confiance » vient faire là-dedans ? Il y a des mécanismes. Il y a des informations bien vérifiées. Qui a vérifié l’exactitude de ces récits ? Qui a vérifié l’identité de ces témoins et s’ils ont bien subi ce genre de choses ? Je serai disposé à en discuter avec vous le jour où je disposerais de faits. Si cela s’avère exact, ceux qui ont commis de tels actes seront jugés par la loi syrienne.

“Daech a été fabriqué par les Américains”

Donald Trump a cité la Syrie dans ses remerciements au moment de la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi. Avez-vous donné une information aux Américains ? Saviez-vous où il était ?
Cela me fait toujours rire quand on me pose cette question. Le plus important, c’est de savoir si Abou Bakr al-Baghdadi a vraiment été tué, et si cette belle comédie présentée par les Américains a vraiment eu lieu.

Mais Daech a reconnu sa mort !
Oui bien sûr, mais Daech a été fabriqué par les Américains. Il fait partie de cette comédie. Baghdadi a appris à jouer son rôle lorsqu’il était dans les prisons américaines en Irak. C’est pourquoi je dis que c’est une vaste comédie. Est-ce que ça a vraiment eu lieu ? Je ne sais pas. Ça ne veut pas dire qu’il n’a pas été tué mais, s’il l’a été, ce n’est pas parce qu’il était terroriste. Ils étaient capables de frapper Daech lorsque Daech volait le pétrole syrien et l’envoyait vers l’Irak, mais ils ne l’ont pas fait. Et lorsque Daech a attaqué l’armée syrienne à Deir Ez-Zor, les Américains ont frappé l’armée syrienne. Pas Daech. Par conséquent, nous n’avons pas collaboré avec les Américains en quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas collaborer dans la lutte contre le terrorisme avec ceux qui soutiennent le terrorisme.

Pourquoi vous a-t-il remercié alors ?
C’est une de ses blagues…

Lors de notre dernier entretien, vous m’aviez certifié n’avoir jamais utilisé d’armes chimiques, notamment dans la Ghouta en 2013. Depuis, il y a eu Khan Cheikhoun, il y a eu Douma. Que répondez-vous face à l’accumulation de preuves sur l’usage par vos armées d’armes chimiques ?
Non, non, il n’y a pas une seule preuve jusqu’à présent. Utiliser une telle arme aurait fait des centaines, voire des milliers de victimes. Quant à l’accumulation, elle est due au fait que l’armée syrienne avançait, et réalisait des victoires contre les terroristes. Il fallait absolument trouver un prétexte pour la frapper, et c’est bien ce qui s’est passé. Ce récit était utilisé dans deux cas : quand nous avions beaucoup progressé et qu’il fallait qu’on nous arrête. On s’en servait alors comme une menace contre nous. Il était aussi utilisé lorsque nous préparions une grande opération. Il menaçait avant que l’opération ne soit lancée. D’autre part, nous avançons, pourquoi aurions-nous besoin d’armes chimiques ? Telle est la question ? Le point le plus important est que là où nous entrons, il y a des civils, et leur vie reprend son cours normal. Comment ont-ils pu y rester si nous avions fait usage d’armes chimiques ? Sur ce sujet, les mensonges dans les médias occidentaux et la politique occidentale sont sans limites.

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Les observateurs assurent: impossible d’attaquer Idleb et d’y pénétrer


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Les observateurs assurent: impossible d’attaquer Idleb et d’y pénétrer

2 septembre 2019 – Hiba Mohammad

DAMAS, Al-Qods Al-Arabi -Le nord de la Syrie était l’arène, samedi, d’une manifestation populaire en colère réclamant la dissolution de Tahrir al-Cham, dirigée par Jabhat al-Nosra, et dénonçant les massacres commis par les régimes syrien et russe dans la zone de « réduction de désescalade », parallèlement, la Turquie avait évoqué l’application de l’accord d’Idleb au sens littéral, considérant que c’est une région avec certaines frontières, où la sécurité doit être assurée, avec la garantie de la Turquie et de la Russie, il semble aux observateurs qu’il s’agit de la solution la plus efficace pour Idleb puisque les Russes tiennent la partie turque pour responsable de la réduction des risques et du coût des combats dans la région, en particulier avec l’impossibilité de démanteler Tahrir al-Cham.
En l’absence d’une vision claire du futur d’Idleb, difficile à pénétrer, des experts et observateurs s’accordent sur le fait que la solution finale à la dernière région restante sous contrôle de l’opposition, n’aurait lieu que des années plus tard au moyen d’une solution militaire décisive, le ramenant sous le contrôle du régime syrien, précédé de nombreuses manœuvres visant à affaiblir les diverses factions, avec des opérations d’isolement et rongement systématiques, tout comme ce qui s’est passé dans la ville stratégique de Khan Cheikhoun et dans d’autres.

Une position turque remarquable
Ankara a souligné dans les propos du porte-parole présidentiel turc Ibrahim Qalan la nécessité d’une cessation immédiate des attaques du régime syrien sous prétexte de la présence d’éléments terroristes, sous l’orientation de Russes et d’Iraniens, révélant la tenue d’un sommet tripartite sur la Syrie entre les dirigeants turcs, russes et iraniens, dans la capitale Ankara le 16 septembre en cours. Qalan a déclaré que le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont discuté de la question d’Idleb lors de leur rencontre en Russie la semaine dernière. Il a également souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la solution politique en Syrie, sans délai, ainsi que la mise en place des mesures nécessaires pour mettre en place un comité constitutionnel et un gouvernement de transition et s’orienter vers des élections pour compléter les traces d’Astana et de Genève.

Dans le nord, des manifestations populaires, rassemblant environ 500 personnes, ont eu lieu dans la ville de Saraqeb, au sud-est d’Idle, où des manifestants ont dénoncé les massacres russes et scandé des slogans appelant à la chute du « gouvernement du salut/formé par Al-Nosra » et du chef du HTS, dans un calme relatif noté part l’Observatoire Syrien des droits de l’homme «Après un bombardement de roquettes et d’artillerie, des zones de Kafranbel, Jerjanaz, Hass, Hayesh Deir Al-Gharbi, Deir Al-Charqi et Maaret Harma, dans le sud et le sud-est d’Idleb, ainsi qu’à Deir Sonbol, Chahranaz, Cora, Meydane Ghazal dans la campagne de Hama au Nord et nord-ouest, en plus les force du régime on piloné avec l’artillerie lourde les région de Kinda, Marend dans la campagne de Jesr Al-Choughour ouest, parallèlement avec des bombardement visant les axes de Kabbana et Khadra dans la campagne nord de Lattakié ».

Démantèlement de la « Nosra »
Avec le retour de HTS sur le devant de la scène et son rattachement à l’avenir d’Idleb, les observateurs estiment que la question de la dissolution de Jabhat al-Nosra, voire de son démantèlement pacifique sans combat, est extrêmement difficile, notamment après de nombreuses demandes de civils et des factions de l’opposition syrienne, surnommées modérées. Considérant que c’est un fardeau pour la révolution. À la lumière de ces manifestations, le chercheur spécialisé dans les affaires de groupes extrémistes, Hassan Abu Haniyeh, a déclaré que la commission avait été exposée à de nombreuses demandes, dont les plus importantes sont les demandes régionales et internationales. Mais toutes ces tentatives ont clairement échoué. “Nous n’oublions pas l’accord d’Astana entre la Russie et la Turquie qui prévoyait son démantèlement, ainsi que l’accord de Sotchi qui prévoyait le démantèlement de HTS par Ankara »
L’expert a prédit qu’Idleb poserait un dilemme pour le régime syrien et un dilemme pour les Russes, car l’alliance du régime syrien, Moscou et Téhéran tentent de reconcquérir Idleb avec le moins de pertes possible et au prix le plus bas, d’une manière ou d’une autre par le biais des Turcs. Cela s’applique facilement, d’autant plus qu’Idleb est devenu un grand rassemblement non seulement de Jabhat Al-Nosra, mais également d’autres djihadistes et mouvements qualifiés de terroristes ou d’extrémistes parmi les Syriens et d’autres factions modérées. Au final, c’est le point de vue du régime syrien et russe pour toutes les factions de l’opposition, qu’ils considèrent comme des mouvement terroristes, une tactique qui ne fonctionnera pas ».

Pour renforcer la vision de Haniyeh, les forces spéciales russes ont tenté d’infiltrer jeudi soir dans la région située au sud de la région de « réduction de désescalade » au nord-ouest de la Syrie, alors qu’elles prétendaient annoncer une trêve dans la région, a annoncé l’agence de presse Anatolie. Mohammed Rashid a expliqué que les forces spéciales russes avaient tenté de s’infiltrer dans la région d’Al-Qassabiya, à l’ouest de la ville de Khan Cheikhoun, au sud de la province d’Idleb.
Il a ajouté que les forces spéciales russes, qui avaient déjà participé à l’infiltration du régime syrien dans la campagne de Hama, ont tenté hier soir de procéder à cette infiltration de manière autonome, soulignant que la méthode employée par les forces russes lors de l’attaque commence par des drones armés, puis des bombes de protection, puis des snipers et l’utilisation d’armes à guidage thermique.
À la lumière de ce qui précède, Mohamed Sarmini, expert en relations internationales, lit dans le traitement du dossier Idleb par la Russie, que la dernière insiste toujours sur le recours à l’option militaire dans la zone tampon pour assurer la sécurité de ses troupes et sa présence militaire en Syrie, tout en adhérant à son approche pour rétablir l’ordre dans le contrôle de toute la province d’Idleb et ses environs, dépassant les accords signés avec la Turquie à Astana et à Sotchi.

L’exemple de Grozny

(…)

مراقبون يؤكدون لـ «القدس العربي» استحالة الهجوم على إدلب والتوغل فيها

2 septembre – 2019 – هبة محمد

دمشق – «القدس العربي» : شهد الشمال السوري أمس، مظاهرة شعبية غاضبة طالبت بحل هيئة تحرير الشام التي تقودها «جبهة النصرة» ونددت بالمجازر التي ارتكبها النظام السوري والروسي ضمن المنطقة الداخلة في نظام «خفض التصعيد»، وذلك في وقت توعدت فيه تركيا بتطبيق اتفاق إدلب حرفياً، على اعتبار أنها منطقة ذات حدود معينة، ينبغي تحقيق الأمن فيها، بضمانة تركيا وروسيا، فيما يبدو لمراقبين ان ذلك هو الحل الاجدى حيال ادلب، كون الروس يحملون الجانب التركي مسؤولية تقليل المخاطر وكلفة المعركة في المنطقة، لاسيما مع استحالة تفكيك هيئة تحرير الشام.
ومع غياب رؤية واضحة حول مستقبل ادلب، التي يصعب اقتحامها أو التوغل فيها، يجمع خبراء ومراقبون ان الحل النهائي للمنطقة المتبقية للمعارضة، سيكون بعد سنوات عبر حل عسكري حاسم، يعيدها إلى سيطرة النظام السوري، على ان يسبق ذلك مناورات عديدة لاضعاف الفصائل على اختلاف مشاربها، وعمليات عزل وقضم، ممنهجة أسوة بما جرى في مدينة خان شيخون الاستراتيجية وغيرها.

موقف تركي لافت

وفي موقف تركي لافت شددت أنقرة على لسان المتحدث باسم الرئاسة التركية إبراهيم قالن، على ضرورة الوقف الفوري لهجمات النظام السوري بحجة وجود عناصر إرهابية، وذلك بتوجيه روسي وايراني له، كاشفة عن قمة ثلاثية حول سوريا ستعقد بين زعماء تركيا وروسيا وإيران، بالعاصمة أنقرة، 16 أيلول/سبتمبر الجاري، حيث لفت قالن إلى ان الرئيس التركي رجب طيب اردوغان ونظيره الروسي فلاديمير بوتين، بحثا خلال لقائهما في روسيا الأسبوع المنصرم، ملف ادلب بشكل مستفيض. كما أكد على ضرورة الاسراع في تطبيق مسار الحل السياسي في سوريا، بدون تلكؤ، وتنفيذ خطوات انشاء لجنة دستورية وحكومة انتقالية والتوجه إلى انتخابات، استكمالاً لمساري أستانة وجنيف.

شمالاً، خرجت مظاهرات شعبية، ضمت ما يقارب 500 شخص في مدينة سراقب جنوب شرقي إدلب، حيث ندد المتظاهرون بالمجازر الروسية، ورددوا شعارات نادت بإسقاط حكومة الإنقاذ التابعة للنصرة وزعيم «هيئة تحرير الشام» وذلك وسط حالة من الهدوء النسبي وثقه المرصد السوري لحقوق الإنسان «بعد قصف صاروخي ومدفعي تعرضت له أمس مناطق في كل من كفرنبل وجرجناز وحاس وحيش بابولين وكفرسجنة والتح والديرالغربي والديرالشرقي ومعرة حرمة بريف إدلب الجنوبي والجنوبي الشرقي، وديرسنبل و شهرناز و كورة وميدان غزال بريف حماة الشمالي والشمالي الغربي، بالإضافة لذلك قصفت قوات النظام بالمدفعية الثقيلة مناطق في كل من الكندة ومرعند بريف جسر الشغور الغربي بالتزامن مع قصف استهدف محاور كبانة والخضرا بريف اللاذقية الشمالي».

تفكيك «النصرة»

ومع عودة هيئة تحرير الشام إلى الواجهة من جديد، وربطها بمستقبل ادلب، يعتقد مراقبون ان موضوع حل جبهة النصرة، او حتى تفكيكها سلمياً بدون قتال هو أمر في غاية الصعوبة، لا سما بعد مطالبات عدة، من المدنيين وفصائل المعارضة السورية والتي تلقب بالمعتدلة، على اعتبارها عبئاً يثقل كاهل الثورة. وعلى ضوء هذه المظاهرات يقول الباحث المتخصص في شؤون الجماعات المتطرفة حسن أبو هنية، ان الهيئة تعرضت لمطالبات كثيرة سابقاً، أهمها المطالب الاقليمية والدولية، «ولا ننسى اتفاقية استانة بين روسيا وتركيا التي كانت تنص على تفكيكها وكذلك اتفاقية سوتشي التي أعطت مهمة تفكيك هيئة تحرير الشام والنصرة لأنقرة» لكن كل هذه المحاولات كانت باعتقاد المتحدث فاشلة كما هو واضح.
وتوقع الخبير لـ»القدس العربي» ان تشكل ادلب معضلة للنظام السوري ومعضلة للروس، اذ يحاول حلف النظام السوري وموسكو وطهران الاستيلاء على ادلب بأقل الخسائر الممكنة وأقل التكاليف بشكل أو بآخر من خلال الأتراك، ، مستدركاً «في الوقت نفسه اثبتت الوقائع انه من غير الممكن تطبيق ذلك بسهولة خصوصاً ان ادلب اصبحت تجمعاً كبيراً ليس فقط للنصرة بل لبقية الجهاديين والحركات المصنفة كإرهابية او متطرفة من السوريين وغيرها من الفصائل المعتدلة، وفي النهاية هذه هي نظرة النظام السوري والروسي لكل فصائل المعارضة باعتبارها حركات إرهابية فهذا تكتيك لا ينفع».
ويبدو ان اقتحام ادلب أمرٌ صعبٌ للغاية، رغم ان النظام والروس يقولون انهم سيدخلون ادلب بالنهاية وهي تحاول ان تقلل التكلفة، لكن من المعلوم حسب رؤية أبو هنية ان «الكلف عالية، بما فيها الكلفة الانسانية والمادية والحرب ذاتها»، وبالتالي ان الأفضل هو اعادة وضع اتفاقية سوتشي واستانا لان الروس بمعنى ديناميكي تحاول تحميل الجانب التركي تقليل المخاطر» معتبرا انه حتى الان لا يوجد افق واضح لمستقبل المنطقة مع صعوبة تفكيك هيئة تحرير الشام قائلاً «مهما كانت هناك وسائل فبالنهاية سيكون الحل بالحسم عسكري ولكنه بعيد، وتبقى الان المناوشات والضغوطات واحياناً المناكفات الدولية حول المنطقة، فكلما اقتربت تركيا من امريكا تتوتر العلاقات بين تركيا وروسيا، واذا اقتربت تركيا من الروس تتوتر العلاقات مع واشنطن».
لا يوجد شيء واضح، حسب المتحدث، لكن الواضح الذي يجمع عليه الكثيرون ان ادلب مقبلة خلال السنوات المقبلة على معركة فاصلة وصفها الخبير بالجماعات الجهادية «بأنها كبرى بعد محاولات اضعاف ومناوشات وقضم، وذلك بشكل ممنهج كما حصل في خان شيخون وغيرها من المناطق».
وتعزيزاً لرؤية المتحدث، حاولت قوات خاصة روسية، ليل الخميس الجمعة، التسلل إلى جنوبي منطقة «خفض التصعيد» شمال غربي سوريا، بالرغم من ادعائها اعلان هدنة في المنطقة، في تصريح للأناضول، أوضح مدير المكتب الإعلامي لـ»جيش النصر» (أحد فصائل المعارضة السورية)، محمد رشيد، أن قوات خاصة روسية حاولت التسلل إلى منطقة القصابية الواقعة غربي مدينة خان شيخون جنوبي محافظة إدلب.
وأضاف أن القوات الخاصة الروسية التي شاركت سابقاً في عمليات تسلل النظام السوري إلى ريف حماة، حاولت الليلة الماضية تنفيذ عملية التسلل بمفردها، لافتاً إلى أن أسلوب القوات الروسية في الهجوم يبدأ عبر طائرات بدون طيار مسلحة، ثم إطلاق قنابل مضيئة، وعقب ذلك تلجأ إلى قناصين واستخدام أسلحة موجهة حرارياً.
وعلى ضوء ما تقدم، قرأ الخبير في العلاقات الدولية محمد سرميني تعاطي روسيا مع ملف إدلب، بان روسيا ما تزال تصرّ على استخدام خيار الحسم العسكري في المنطقة العازلة لضمان أمن قواتها ووجودها العسكري في سوريا، وكذلك ما زالت تتمسّك بمقاربتها القائمة على استعادة النظام للسيطرة على كامل محافظة إدلب ومحيطها، متجاوزة التفاهمات التي تم توقيعها مع تركيا في أستانة وسوتشي.

نموذج غروزني

وقال لـ»القدس العربي» إن تمسك روسيا بالتفاهمات السياسية مع تركيا نابع من الرغبة بالحفاظ على العلاقات الثنائية التي تتعدى الملف السوري لكنها لا ترغب في منحها فرصة تعزيز دورها الإقليمي بالمنطقة، وهذا ما يُفسر سعيها الحثيث إلى الاستجابة بالحد الأدنى لمصالح تركيا وتأطير تواجدها عبر إعادة التنسيق مع النظام. معتبراً ان استمرار روسيا في هذا السياسة ربّما يعزز من عدم ثقة تركيا في التعاون الوثيق معها، ويساهم في رفع مستوى تدخلها للحفاظ على مصالحها الأمنية والسياسية، وبذل جهد أكبر لتحقيق توافق مع الولايات المتحدة لتعزيز قدرتها على التحرّك.
فروسيا من وجهة نظره تحاول تطبيق نموذج غروزني في سوريا لاستعادة السيطرة على جميع المناطق التي خسرها النظام، وجرى ذلك في حلب والآن في إدلب، من استخدام سياسة الأرض المحروقة وإحداث كارثة إنسانية لبث الذعر بين الأهالي من أجل التأثير على قراراتهم السياسية، وللضغط على تركيا والمعارضة، كما إنّ سياسة روسيا في التعاطي مع ملف إدلب ربما تعيد نموذج أفغانستان والمصير الذي لاقته هناك. وسيعزز خيار الحسم العسكري من رغبة الأهالي والمعارضة في الانتقام ويخلق ثغرات أمنية في المناطق التي يستعيد النظام السيطرة عليها، وبرز هذا الأمر في بقية مناطق خفض التصعيد لا سيما جنوب البلاد حسب المتحدث.

Les FDS enterrent 300 corps, combattants de Daech, femmes et enfants, dans une fausse commune… et des nouvelles d’exécutions de blessés


 

Baghouz 2019

Les FDS enterrent 300 corps, combattants de Daech, femmes et enfants, dans une fausse commune… et des nouvelles d’exécutions de blessés

سوريا: قوات «قسد» تدفن 300 جثة في حفرة جمعت مقاتلي «الدولة» والنساء وأطفال… وأنباء عن إعدام جرحى التنظيم

وائل عصام – 2019 آذار25

أنطاكيا – دير الزور – «القدس العربي»: قال ناشطون وعناصر عربية من قوات سوريا الديمقراطية «قسد» لـ»القدس العربي»، إن قوات الأخيرة قامت بدفن نحو 300 جثة من عناصر تنظيم الدولة الإسلامية إضافة إلى مدنيين من ضحايا القصف في الباغوز معظمهم من النساء والأطفال، بشكل جماعي، في حفرة قرب تلّة «الجهفة «، وإنها منعت الصحافيين من الدخول عقب القصف مباشرة، لإخفاء ما وصفوها بـ»المجزرة « في الباغوز، فيما نجا تسعة أطفال نقلوا لمخيم الهول. وأكدت مصادر من المجلس العسكري أن قوات كردية خاصة أعدمت عدداً من مقاتلي التنظيم الجرحى بعد القصف.

إعلان النصر على تنظيم «الدولة» جاء بعد معارك ضارية بين الطرفين دامت لأشهر وتخللتها عدة توقفات (هدن)، خرجت خلالها أعداد كبيرة من عوائل ومقاتلي التنظيم، وبقيت أعداد أخرى رفضت الاستسلام وفضلت القتال حتى النهاية، وسببت الأرق لـ»التحالف الدولي» وقوات «قسد» التي أعلنت لأكثر من مرة أنها قاب قوسين أو أدنى من القضاء على تنظيم «الدولة» في الباغوز، لكن شراسة التنظيم في الأمتار القليلة التي بقيت تحت سيطرته الأسبوع الماضي، أدت الى رد التحالف القاسي بشن هجوم مروع.
في مساء الإثنين 18 آذار/ مارس الحالي طلبت قوات قسد وبإملاءات من ضباط من التحالف الدولي، استسلاماً كاملاً لكل من بقي في المخيم وخروجهم خلال 48 ساعة وإلا فسيكون مصيرهم الموت، الأوامر جاءت بعد اجتماع لقيادات من التحالف في حقل العمر النفطي، وبعد وصول عناصر من قوات البيشمركة قادمين من كردستان العراق.
وبالفعل تم التواصل مع قيادات التنظيم داخل المخيم (بواسطة الهواتف اللاسلكية)، وفي محادثة جرت بين قيادي كردي من قسد اسمه (دمهات) وقيادي في التنظيم اسمه (أبو الحسن)، طالب دمهات باستسلام مقاتلي التنظيم وأمهلهم 48 ساعة للخروج وإلا سيكون الرد مختلفاً هذه المرة (حسبما قال)، ليرد أبو الحسن عليه بجملة واحدة: «ستدخلون ولكن على أشلائنا، و(الدولة) باقية رغم أنوفكم»… الرد في المحادثة كان غير متوقع، وانتظرت قوات قسد ليلة كاملة، عسى ان يخرج أحد، ولكن لم يخرج أي شخص.
وفي عصر الثلاثاء 19 من الشهر الحالي تفاجأ عناصر قسد ومن كان معهم من عناصر التحالف بهجوم كبير للعشرات من مقاتلي التنظيم من داخل المخيم، وشاركت في الهجوم النساء اللواتي كن في صفوف التنظيم، لتدور اشتباكات عنيفة راح ضحيتها (30) عنصرا من قوات قسد إضافة لعشرات الجرحى، وكان من بين القتلى حسب شهادات عناصر من «قسد»، جنود من التحالف، وبالتزامن مع هذا الهجوم للتنظيم شنت خلاياه المنتشرة في أرياف ديرالزور هجمات عدة طالت نقاطا لقسد هناك. ويبدو أن الهجمات داخل المخيم وخارجه كان مخططا لها مسبقا بين العناصر الموجودين في المخيم وخارجه، لكن هجمات خلايا التنظيم خارج المخيم كانت محدودة ولم تؤدِ الغرض المطلوب منها.

رد التحالف لم يتأخر كثيراً، فشن أكثر من 30 غارة لطيران التحالف الدولي تناوبت على تنفيذها 6 طائرات، طالت مخيم الباغوز ليلة الثلاثاء 19 من آذار/مارس وأدت لـ»حراثة» المخيم بالكامل، وتم دفن من فيه.
ويروي الناشط الميداني البارز زين العابدين العكيدي، تفاصيل عملية القصف العنيفة التي أدت لمقتل المئات، ويقول «المخيم كان في الحقيقة عبارة عن سلسلة من الأنفاق التي كان عناصر التنظيم يتحصنون فيها، وتم حفر هذه الأنفاق خلال فترة الهدنة بين الطرفين في الشهرين الماضيين. حدة القصف أجبرت 115 شخصاً من بينهم حوالى 80 من مقاتلي داعش أغلبهم من المصابين على الاستسلام، ومن بينهم كذلك نساء وأطفال، توقف بعدها القصف لبرهة، أملاً باستسلام من تبقى، لكن حين لم يخرج أحد تابعت طائرات التحالف قصفها مجددا لمدة 3 ساعات متواصلة، وبحلول منتصف ليلة الثلاثاء 19 آذار الحالي هدأت نيران القصف وساد الصمت في المخيم، باختصار لم يعد هناك أحد على قيد الحياة».

في فجر الأربعاء 20 آذار/ مارس، دخلت وحدات خاصة تابعة لـ»قسد» غالبيتها من المكون الكردي ومعهم عدد قليل من العناصر العرب ترافقهم وحدة مقاتلة من عناصر التحالف الدولي إلى أرض المخيم لتمشيطه. وحسب شهادات حصلت عليها «القدس العربي» من بعض عناصر «قسد» من العرب، من الذين دخلوا إلى لمخيم، فإن ما حصل داخله كان عبارة عن مجزرة لمن تبقى هناك (من مقاتلين ونساء وأطفال وشيوخ) أدت لمقتل 315 شخصاً، غالبيتهم من المقاتلين إضافة إلى ضحايا مدنيين بينهم عدد كبير من النساء والأطفال ولم ينج أحد عدا 9 أطفال فقط أخرجهم عناصر التحالف، ومنعت عناصر «قسد» والتحالف الصحافة من الدخول في اليوم التالي للمجزرة.
ويتابع الناشط العكيدي حديثه الخاص لـ»القدس العربي» راوياً ما وقع في الساعات الأخيرة «في عصر يوم الأربعاء 20 آذار/ مارس قامت «قسد» بدفن جميع الجثث التي كانت داخل المخيم في مقبرة جماعية، حيث تم تكديس الجثث عبر جرافات (تركسات) وتجميعها داخل حفرة كبيرة ودفنها، ومكان الحفرة قرب تلة «الجهفة» وهي عبارة عن هضبه أشبه بجبل صغير داخل الباغوز كانت تطل على المخيم».

من تم دفنهم في ذلك القبر الجماعي كانوا عناصر من قوات تنظيم الدولة ونساء واطفالاً وشيوخاً، تعرضوا لحروق شديدة نتيجة القنابل التي ألقيت على المخيم، وغالبية الجثث بدون أية ملامح، وأثار القصف على أرضية المخيم حولته لأكوام من الرمال، وقد يكون التحالف قد تعمد استخدام أنواع من القنابل التي تتسبب بهدم الأنفاق، كون المخيم كان عبارة عن سلسلة أنفاق ضخمه تحت الأرض.
ويضيف العكيدي «في يومي الخميس والجمعة 21 و22 من آذار الحالي بدأت قسد عمليات تمشيط المنطقة المحيطة بالمخيم واشتبكت مع عدد من عناصر داعش الذين تمكنوا من النجاة من مجزرة الباغوز والذين تمكنوا من الهرب نحو أحد الكهوف الموجودة في تله الباغوز، وقد دامت الاشتباكات لساعات متأخرة من ليلة الجمعة 22 مارس، وفي الــ 23 من الشهر نفسه أعلنت «قسد» عن نهاية المعارك ضد التنظيم وانتهائه هناك، وهذا الأمر لا ينفي احتمالية بقاء عدد قليل من العناصر متخفين داخل الكهوف أو الأنفاق.
وللمفارقة وبعيد نصف ساعة من مؤتمر «النصر» الذي أعلنت «قسد» من خلاله عن انتهاء التنظيم، قامت خلايا التنظيم المنتشرة في أرياف ديرالزور بعمليات استهداف لعناصر من قسد أدت إلى مقتل 7 عناصر في بلدتي «ذيبان» و «جديد عكيدات».
ويحذر مراقبون من أن مرحلة قادمة تنتظر قسد في دير الزور وتحد جديد اسمه «خلايا التنظيم النائمة» هناك، بل ربما الأخطر هي «الحاضنة الشعبية النائمة» التي تعاطفت مع مجزرة الباغوز.

وكان الائتلاف السوري قد أدان استهداف المدنيين في منطقة الباغوز في ريف دير الزور، مطالبا بتوفير الحماية اللازمة للمدنيين وخاصة الأطفال والنساء، وتأمين احتياجاتهم والرعاية الطبية والإغاثية التي يحتاجونها. وفي بيان وصلت إلى «القدس العربي» نسخة منه، عبر الائتلاف عن قلقه الشديد حيال مصير المدنيين في منطقة الباغوز في ريف دير الزور، في ظل مخاوف حقيقية تجاه أوضاع النساء والأطفال على وجه الخصوص.

عضو الائتلاف السوري عبد المجيد بركات قال في حديث لـ»القدس العربي»: الصمت الإعلامي عن «مجزرة الباغوز» يرجع للتمويل الأمريكي للمؤسسات الإعلامية.

المعارض بركات اتهم «قسد» المدعومة من التحالف بارتكاب «مجازر غير مسبوقة « في بلدة الباغوز، مؤكداً أن الحصيلة الأولية لعدد القتلى فاقت الـ2000 قتيل خلال أقل من أسبوع.
وقال «إن التقارير والشرائط المصورة، تؤكد ارتكاب قوات سوريا الديمقراطية مجازر مروعة ضد المدنيين في بلدة الباغوز، في ظل صمت مطبق من وسائل الإعلام». وعزا بركات ذلك الصمت إلى التمويل الذي تتلقاه غالبية وسائل الإعلام التي تعمل في مناطق سيطرة «قسد» من قبل الولايات المتحدة التي تقود التحالف. (رأي القدس ص 23)

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Raqqa: 28 corps, dont des femmes et des enfants, récupérés en deux jours – الرقة: مقابر جماعية


 

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Raqqa: 28 corps, dont des femmes et des enfants, récupérés en deux jours

3.03.2019

L’équipe d’Intervention Initiale a retrouvé, depuis hier, 28 corps, dans différentes parties de la ville de Raqqa.

Par ailleurs, l’équipe a pu retirer 18 corps enterrés dans le cimetière du bâtiment de la « Recherche Agricole » situé au village de FeKheikha, au sud de Raqqa, dont les corps de quatre enfants et de trois femmes, tous non identifiés.

L’équipe a  retrouvé aussi dans le district d’Al-Iddekhar, au nord-ouest du centre ville de Raqqa, huit autres corps dans les décombres des bâtiments détruits, y compris le corps d’une femme identifiée alors que les sept autres sont restés non identifiés.

« L’équipe a pu aussi retirer deux corps, celui d’un homme et d’une femme, dans les décombres d’un bâtiment détruit dans le quartier de Haret al-Haramiya, à l’ouest du centre-ville ».

Tous les corps ont été rassemblés dans les cimetières de la ville dans la région de Tal al-Bay’ah, au nord-est de Raqqa, où ils ont été documentés et numérotés par le service de police scientifique du Conseil civil de Raqqa, puis enterrés.

Le 22 janvier, l’équipe d’Intervention Initiale a découvert une fosse commune dans le bâtiment de “Recherche Agricole” dans le village de FeKheikha, au sud de Raqqa, où les estimations ont annoncé que ce cimetière pourrait-être le plus grand jamais découvert à ce jour, avec plus de 3 500 corps enterrés.

الرقة: انتشال ٢٨ جثة بينها نساء وأطفال خلال يومين

20 000 extrémistes de Daech sont toujours en Iraq et en SYrie


Il est évident de réclamer les sources de ces infos diffusées par l’ONU, et les méthodes utilisées avant de nous balancer les statistiques anarchiquement, à travers les revues et bulletins d’infos. S’agit-il d’une propagande pour justifier la présence militaire dans ces deux pays… la lutte contre le terrorisme est-elle devenue la boite à pandore … pour continuer la guerre sainte de l’ONU contre les peuples en quête de liberté ?

من البديهي المطالبة بمعرفة مصدر معلوماتهم، ومن أين يستقون أرقامهم، لينشروها علينا عبر الصحف اليومية باستخلاصات وتقارير يجب تصديقها دون إثبات أو تحقيق

كأني بسوريا والعراق منزل مغلق٫ يعج في أركانه ٣٠ ألف عنصر من داعش٫ لتتمكن هيئة الأمم المتحدة من من حصرهم وإصدار أرقامها وتقاريرها المسمومة علينا

تبا لهم

Plus de 20 000 soldats de Daech toujours en Irak et en Syrie

Par LEXPRESS.fr avec AFP

من20 إلى 30 ألف جهادي لا يزالون في العراق وسوريا (تقرير أممي)

ا ف ب/AFP/ارشيف / دليل سليمان علم تنظيم الدولة الإسلامية

ذكر تقرير اصدرته الأمم المتحدة الإثنين أن ما بين 20 و30 ألفا من مقاتلي تنظيم الدولة الإسلامية لا يزالون في العراق وسوريا رغم هزيمة التنظيم وتوقف تدفق الأجانب للانضمام إلى صفوفه.

وقدر التقرير أن ما بين ثلاثة وأربعة آلاف من جهاديي التنظيم هم في ليبيا بينما يتم نقل عدد من العناصر الفاعلين في التنظيم إلى أفغانستان.

وافاد مراقبو العقوبات في الأمم المتحدة أن عدد أعضاء التنظيم في العراق وسوريا هو “ما بين 20 و30 ألف فرد موزعين بالتساوي تقريباً بين البلدين”.

وأضاف التقرير أن “من بين هؤلاء عدة آلاف من المقاتلين الإرهابيين الأجانب”.

ويقدم فريق مراقبة العقوبات تقارير مستقلة كل ستة أشهر إلى مجلس الأمن الدولي حول تنظيم الدولة الإسلامية وتنظيم القاعدة المدرجين على قائمة الأمم المتحدة للمنظمات الإرهابية.

وسبق ان سيطر تنظيم الدولة الإسلامية على مناطق شاسعة من العراق وسوريا، إلا أنه تم إخراجه العام الماضي من الموصل والرقة اللتين كانتا قاعدتين للتنظيم ومناطق اخرى.

وبحلول كانون الثاني/يناير 2018 أصبح التنظيم محصوراً في جيوب صغيرة في سوريا رغم أن التقرير قال أن التنظيم “أظهر صموداً أكبر” في شرق سوريا.

وجاء في التقرير ايضا أن تنظيم الدولة الإسلامية “لا يزال قادراً على شن هجمات داخل الأراضي السورية. ولا يسيطر بشكل كامل على أي اراض في العراق، ولكنه لا يزال ناشطاً من خلال خلايا نائمة” من العملاء المختبئين في الصحراء وغيرها من المناطق.

وابدت دول اعضاء في مجلس الامن مخاوف من ظهور خلايا جديدة للتنظيم في مخيم الركبان المكتظ للنازحين في جنوب سوريا على الحدود مع الأردن حيث تعيش عائلات مقاتلي التنظيم حالياً.

وأشار التقرير إلى أن مغادرة المقاتلين الأجانب للتنظيم “لا يزال أقل من المتوقع” ولم تظهر أي ساحة أخرى كمقصد مفضل للمقاتلين الأجانب “رغم أن أعداداً كبيرة توجهت إلى أفغانستان”.

وما يقدر بنحو 3500-4500 من مقاتلي تنظيم الدولة الإسلامية موجودون في أفغانستان، بحسب التقرير الذي قال أن هذه الأعداد تتزايد.

وأضاف التقرير أن تدفق المقاتلين الأجانب للانضمام إلى التنظيم المتطرف “توقف”.

كما أن تمويل التنظيم بدأ يجف اذ قدرت إحدى الدول الأعضاء أن إجمالي احتياطه المالي “انخفض إلى مئات ملايين” الدولارات. ولا تزال بعض عائدات النفط في شمال شرق سوريا تتدفق على التنظيم. ويبلغ عدد عناصر التنظيم في اليمن ما بين 250 و500 عنصر مقارنة مع 6 إلى 7 آلاف عنصر في تنظيم القاعدة.

وفي منطقة الساحل ينشط “تنظيم الدولة الإسلامية في الصحراء الكبرى” على الحدود بين مالي والنيجر، إلا أن وجوده يبقى اقل من وجود جماعة نصرة الإسلام والمسلمين المرتبطة بتنظيم القاعدة.

وحركة الشباب المرتبطة بتنظيم القاعدة هي المهيمنة في الصومال إلا أن التقرير قال أن تنظيم الدولة الإسلامية “لديه نوايا استراتيجية بالتوسع في وسط وجنوب الصومال”. وقد يختار عدد من مقاتلي التنظيم التوجه إلى بونتلاند، بحسب التقرير.

Rabat refuse le retour de 200 femmes marocaines qui vivent des conditions difficiles dans un camp en Syrie


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Rabat refuse le retour de 200 femmes marocaines qui vivent des conditions difficiles dans un camp en Syrie

Des sources juridiques ont déclaré que les autorités marocaines ont refusé les retour de plus de 200 femmes marocaines qui avaient rejoint avec leurs enfants leurs époux combattants dans des groupes extrémistes, et vivent actuellement des condition difficiles à l’intérieur des camps au nord de la Syrie.

L’Observatoire des droits de l’homme du nord a confirmé que les autorités marocaines avaient informé les “Forces syriennes démocratiques ” leur refus de renvoyer au Maroc plus de 200 femmes et enfants, actuellement bloqués dans des camps dans le nord de la Syrie. Il a dit que «les autorités marocaines ont informé sa position aux forces démocratiques kurdes de Syrie, où les femmes et les enfants se trouvent dans des camps en Syrie suite à l’assassinat ou la fuite de leurs maris, qui étaient pour la plupart des combattants dans l’organisation de «l’Etat» et d’autres organisations extrémistes.»
L’Observatoire des droits de l’homme du nord a demandé précédemment au gouvernement marocain de ramener dans leur pays les enfants et les femmes après avoir réceptionné des appels de détresse d’eux et de leurs proches au Maroc. Il ajoute que certaines femmes qui ont rejoint leurs maris qui combattaient aux côtés des groupes terroristes, notamment l’organisation de «l’État», ont exprimé leurs regrets et qu’elles sont prêtes à subir un procès équitable, à condition que leur soient accompagné avec leurs enfants pour leur rapatriement dans leur pays, sans les laisser à leur sort inconnu.
Le porte-parole du gouvernement Mustapha al-Khaliji a déclaré qu’il écrirai au ministère responsable des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de l’immigration sur le sujet pour obtenir des informations plus précises.

الرباط ترفض عودة 200 امرأة مغربية يعشن ظروفا صعبة داخل مخيمات في سوريا

أفادت مصادر حقوقية أن السلطات المغربية رفضت عودة أكثر من 200 امرأة مغربية كنّ قد التحقن رفقة أطفالهن بأزواجهن المقاتلين إلى جانب جماعات إرهابية، ويعشن الآن ظروفاً صعبة داخل مخيمات في شمال سوريا.
وأكد مرصد الشمال لحقوق الإنسان أن السلطات المغربية أبلغت «قوات سوريا الديمقراطية» رفضها إعادة أكثر من 200 امرأة وطفل، عالقين الآن في مخيمات في شمال سوريا، إلى المغرب. وقال إن «السلطات المغربية أبلغت موقفها هذا إلى قوات سوريا الديمقراطية الكردية، التي توجد تلك النساء والأطفال في مخيماتها في سوريا بعد مقتل أو فرار أزواجهن الذين كانوا في معظمهم من مقاتلي تنظيم «الدولة» وتنظيمات متطرفة أخرى».
وطلب مرصد الشمال لحقوق الإنسان، في وقت سابق، من الحكومة المغربية العمل على إعادة الأطفال والنساء الموجودين في مخيمات شمال سوريا إلى بلدهم بعد توصله بنداءات استغاثة منهم ومن ذويهم في المغرب. ويقول إن بعض النساء اللواتي التحقن بأزواجهن الذين كانوا يقاتلون إلى جانب جماعات إرهابية وعلى رأسها تنظيم «الدولة»، عبرن عن ندمهن على السفر إلى سوريا، وأنهن مستعدات للخضوع لمحاكمة عادلة، شريطة إعادتهن رفقة أبنائهن إلى بلدهن وعدم تركهن لمصير مجهول.
وقال الناطق الرسمي باسم الحكومة مصطفى الخلفي، إنه سيراسل الوزارة المكلفة بالمغاربة المقيمين في الخارج وشؤون الهجرة، بخصوص هذا الموضوع للحصول على معلومات أدق.

Dictateur restitué en Syrie !!


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