Des documents révèlent la domination iranienne sur l’Iraq et ses dirigeants, de Maliki à Abadi, à Abdel-Mahdi et les autres


 

بشار-الأسد-نوري-المالكي

18/11/2019

Le New York Times et le site Intercept ont révélé les télégrammes secrets iraniens qui montrent le rôle de l’Iran en Iraq.

L’équipe de journalistes du journal et du site, Tim Arango, James Reizen, Farnaz Fasaihi, Ronen Bergman et Morteza Hussein, ont mis au jour des centaines de rapports de renseignement mettant en lumière la guerre d’influence secrète dans la région et la bataille au sein même de la sécurité iranienne.

Les correspondants ont évoqué les récents événements irakiens et la visite à la mi-octobre du général Qasim Soleimani, commandant de la Force al-Qods, à Bagdad, au milieux du mois d’octobre dernier, alors que l’agitation dans la capitale irakienne contre la corruption et le Premier ministre Adel Abdel-Mahdi, ainsi que l’influence iranienne sur la politique irakienne, ceci à l’ombre d’une large masse sécuritaire et une capitale assiégée.

Qasimi n’est pas un visiteur étranger à la ville et sa présence a révélé les grandes griefs des manifestants: il est venu persuader son allié au Parlement irakien d’aider le Premier ministre à rester en poste. Ce n’est pas la première fois que Téhéran envoie Qasemi réparer les dégâts, ce qui s’inscrit dans les tentatives de l’Iran de maintenir l’Irak en tant qu’État satellite.

Les documents révèlent la campagne acharnée de l’Iran pour s’inclure dans la politique irakienne et le rôle de Qasem Soleimani.

Intercept a obtenu en premier les documents, et les a partagé avec le New York Times, révélant des années d’influence iranienne en Irak et le dur travail des espions iraniens pour soutenir les dirigeants irakiens et payer les agents irakiens travaillant avec les États-Unis pour changer leurs positions et pénétrer sous tous les aspects de la vie politique, économique et religieuse dans le pays.

Anonyme

Un inconnu a envoyé sur le site les archives de 700 pages, qui ont été traduites du farsi en anglais. Les télégrammes iraniens ressemblent à des opérations d’espionnage, comme s’ils étaient extraits d’un roman d’espionnage. Des réunions ont été organisées dans des ruelles sombres, des centres commerciaux ou des sorties de pêche et des fêtes d’anniversaire. À l’aéroport de Bagdad, des espions prennent des photos de soldats américains et surveillent les combats de la coalition internationale. Les espions conduisaient leurs voitures de manière sinueuse pour éviter la censure. Les cadeaux sont accordés à des sources de sécurité, notamment des pistaches, de l’eau de cologne et du safran.

Les archives contiennent des rapports sur les montants dépensés par le ministère irakien du Renseignement, dont une facture de 8,5 € destinée à l’achat d’un cadeau pour un commandant de l’armée kurde.

Une relation privilégiée

Selon un télégramme des archives iraniennes, Adel Abdel-Mahdi aurait travaillé avec les services de renseignement iraniens lorsqu’il était en exil sous le régime de Saddam Hussein et entretenait une “relation spéciale avec la République islamique d’Iran” lorsqu’il était ministre du Pétrole en 2014. Ce message ne donne pas de détails sur la nature de la relation, a déclaré un responsable. Une ancienne “relation spéciale” américaine signifie beaucoup de choses et ne signifie pas qu’il était un agent des services de renseignement iraniens. Aucun Iraquien n’a accédé au poste de Premier ministre sans la bénédiction de l’Iran, et lorsqu’il a été élu à ce poste en 2018, Abdel-Mahdi était perçu comme une personne acceptée par l’Iran et les États-Unis.

Les documents divulgués donnent une image surprenante de ce qui se passe au sein du régime iranien. Il détaille la manière dont l’Iraq est tombé sous domination iranienne depuis la chute de Saddam Hussein en 2003. L’invasion américaine a fait de l’Iraq la passerelle qui a étendu l’influence iranienne du Golfe à la Méditerranée.

Bien que les documents de sécurité iraniens confirment ce que l’on sait sur le rôle de Téhéran en Irak, ils détaillent la manière dont l’Amérique et l’Iran ont transformé le pays en arène pour leurs opérations d’espionnage. Il fournit des détails inconnus sur la politique intérieure iranienne, où les camps et factions sont confrontés aux mêmes défis que les forces d’occupation américaines. Mais les documents iraniens divulgués confirment que Téhéran a, dans tous les mouvements, dépassé Washington dans le jeu de l’influence.

(…)

وثائق تكشف هيمنة إيران على العراق وقادته من المالكي إلى العبادي وعبد المهدي والبقية

١٨/١١/٢٠١٩

كشفت صحيفة “نيويورك تايمز” وموقع “إنترسيبت” عن البرقيات الإيرانية السرية التي تظهر الدور الإيراني في العراق.

وفي تقرير أعده فريق من مراسلي الصحيفة والموقع، تيم أرانغو، جيمس ريزن، فرناز فصيحي، رونين بيرغمان، ومرتضى حسين، كشفوا فيه عن مئات من التقارير الاستخبارية التي تلقي ضوء عن الحرب السرية للتأثير في المنطقة والمعركة داخل المؤسسة الأمنية الإيرانية نفسها.

وأشار فيه المراسلون للأحداث العراقية الأخيرة وزيارة الجنرال قاسم سليماني، قائد فيلق القدس، إلى بغداد منتصف شهر تشرين الأول (أكتوبر) وسط اضطرابات شهدتها العاصمة العراقية ضد الفساد وعادل عبد المهدي، رئيس الوزراء، والتأثير الإيراني على السياسة العراقية، كل هذا في ظل حشود أمنية واسعة وعاصمة تحت الحصار.

وقاسمي ليس زائرا غريبا على المدينة ووجوده كشف عن المظلومية الكبرى للمحتجين: لأنه جاء من أجل إقناع حليف له في البرلمان العراقي لمساعدة رئيس الوزراء البقاء في منصبه. وهذه ليست المرة الأولى التي ترسل فيها طهران قاسمي لإصلاح الأضرار وهي جزء من محاولات إيران الحفاظ على العراق كدولة تابعة.

وعليه فالوثائق تكشف عن الحملة الشرسة التي قامت بها إيران لتضمين نفسها في السياسة العراقية ودور قاسم سليماني.

وحصل موقع “إنترسيبت” على الوثائق أولا، وشارك فيها صحيفة “نيويورك تايمز”، حيث تكشف عن سنوات من التأثير الإيراني في العراق والعمل الدؤوب الذي قام به الجواسيس الإيرانيون لدعم القادة العراقيين ودفع المال للعملاء العراقيين الذين يعملون مع أمريكا لتغيير مواقعهم واختراق كل ملمح من ملامح الحياة السياسية والاقتصادية والدينية في البلد.

مجهول

وأرسل شخص مجهول الأرشيف المكون من 700 صفحة إلى الموقع حيث تمت ترجمته من الفارسية إلى الإنكليزية. وتشبه البرقيات الإيرانية عمليات تجسس وكأنها مأخوذة من رواية تجسسية. فقد تم ترتيب اللقاءات في الأزقة المظلمة ومراكز التسوق أو رحلات صيد وحفلات أعياد ميلاد. وفي مطار بغداد ينتشر الجواسيس الذين يلتقطون الصور للجنود الأمريكيين ويراقبون القتال الذي تشترك فيه قوات التحالف الدولي. فيما يقود الجواسيس سياراتهم بطرق متعرجة لتجنب الرقابة. ويتم إغداق الهدايا على المصادر الأمنية، منها هدايا الفستق الحلبي، عطر الكولون والزعفران.

ويحتوي الأرشيف عن تقارير تتعلق بالمبالغ التي تم إنفاقها من وزارة الاستخبارات العراقية، واحد منها فاتورة بقيمة 8.5 يورو من أجل شراء هدية لقائد عسكري كردي.

علاقة خاصة
وبحسب برقية من الأرشيف الإيراني فقد عمل عادل عبد المهدي مع المخابرات الإيرانية عندما كان في المنفى أثناء حكم صدام حسين، وكان على “علاقة خاصة مع الجمهورية الإسلامية الإيرانية” عندما كان وزيرا للنفط عام 2014. ولا تقدم البرقية تفاصيل عن طبيعة العلاقة، وكما يقول مسؤول أمريكي سابق فـ”العلاقة الخاصة” تعني الكثير من الأشياء ولا تعني أنه كان عميلا للمخابرات الإيرانية. ولم يصل أي عراقي لمنصب رئاسة الوزراء بدون مباركة من إيران، وعندما تم انتخاب عبد المهدي للمنصب عام 2018 نظر إليه كشخص تم التوافق عليه ومقبول من إيران وأمريكا.

وتعطي الوثائق المسربة صورة مثيرة للدهشة عما يجري داخل النظام الإيراني. فهي تفصل الطريقة التي وقع فيها العراق تحت الهيمنة الإيرانية منذ سقوط صدام حسين عام 2003. فقد أدى الغزو الأمريكي لجعل العراق البوابة التي وسعت التأثير الإيراني من الخليج إلى البحر المتوسط.

ومع أن الوثائق الأمنية الإيرانية تؤكد ما يعرف عن دور طهران في العراق، إلا أنها تفصل الطريقة التي حولت فيها أمريكا وإيران البلد لساحة عملياتهما التجسسية. وهي تقدم تفاصيل لم تعرف من قبل عن السياسة الداخلية الإيرانية، حيث تواجه المعسكرات والفصائل نفس التحديات التي واجهت القوات الأمريكية المحتلة. ولكن الوثائق الإيرانية المسربة تؤكد أن طهران تفوقت وفي كل حركة على واشنطن في لعبة التأثير.

The Guardian: l’Occident a laissé l’Irak une terre à conquérir à l’Iran


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Le journal britannique Guardian s’est attaqué à l’Occident, en particulier aux Etats-Unis et à l’Angleterre, affirmant qu’ils avaient laissé l’Irak une terre à conquérir à l’Iran, qui contrôle désormais les vies en Irak, en particulier après le départ de la plupart des troupes américaines en 2011.

Elle a ajouté que l’Occident manifestait une indifférence vis-à-vis des manifestations en Irak, qui exigent des réformes politiques et luttent contre la corruption et la démocratie, malgré l’assassinat de plus de 250 personnes et des milliers d’autres blessés.

La détermination de l’Iran à soutenir le gouvernement impopulaire irakien ne présage rien de bon pour la démocratie au Moyen-Orient.

Elle a ajouté que, bien que les responsables iraniens aient affirmé ne pas avoir l’ambition de restaurer l’empire persan au Moyen-Orient et que contrairement aux États-Unis, il n’est pas une puissance impériale, cela ne semble pas être le cas pour de nombreux observateurs.

Au Liban, l’Iran entretient des liens financiers et militaires étroits avec le Hezbollah, qui a été au centre des manifestations de rue en colère la semaine dernière.

Il n’est pas facile non plus de croire que l’Iran soit un pays ami travaillant pour aider ses voisins, avec son soutien à l’insurrection houthie au Yémen, où le bilan des morts en quatre ans atteint 100 000 personnes.

Le contrôle des Gardes de la révolution sur les institutions de l’Etat iranien et ses relations étroites avec le guide suprême Ali Khamenei et les principaux dirigeants du brigadier général des gardiens de la révolution Qasem Soleimani, qui dirige la corps Al-Qods, la main exécutante de la garde hors d’Iran.

(…)
La responsabilité de l’Occident
Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, nombreux sont ceux qui pensent que la page de l’Irak a été tournée, mais ce n’est pas le cas. Les pays occidentaux qui ont agi cruellement et illégalement d’imposer un changement de régime à l’Irak, et donc de contrôler et de gérer ses affaires, ont la responsabilité constante de contribuer à son intégrité démocratique et sa libération du terrorisme et sa viabilité économique et sociale.

Cette responsabilité concerne principalement le peuple irakien, qui réclame avec force un nouveau départ. Quelque 250 personnes ont été tuées et des milliers d’autres blessées, les manifestants insistant sur la démocratie juste promise en 2003.
Le Guardian a déclaré qu’un tel massacre, s’il se produisait à Hong Kong ou à Barcelone, les cris auraient assourdi les oreilles, et s’est demandé: Où est cette revendication d’un grand intérêt pour l’Irak?

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الغارديان: الغرب ترك العراق لقمة سائغة لإيران

متظاهرون في بغداد يغلقون الطرق ويشعلون إطارات السيارات (رويترز)
متظاهرون في بغداد يغلقون الطرق ويشعلون إطارات السيارات (رويترز)

هاجمت صحيفة الغارديان البريطانية الغرب، وتحديدا الولايات المتحدة وبريطانيا، وقالت إنهم تركوا العراق لقمة سائغة لإيران، التي باتت تسيطر بشكل كبير على مفاصل الأمور في العراق، خاصة بعد خروج معظم القوات الأميركية منه عام 2011.

وأضافت أن الغرب أبدى عدم مبالاة للاحتجاجات في العراق، التي تطالب بإصلاحات سياسية ومحاربة الفساد وتحقيق الديمقراطية، رغم مقتل أكثر من 250 شخصا وإصابة آلاف آخرين.

وتقول الصحيفة إن تصميم إيران على دعم حكومة العراق غير الشعبية لا يبشر بالخير للديمقراطية في الشرق الأوسط.

وأضافت أنه رغم تأكيد المسؤولين الإيرانيين أنه ليست لهم مطامع لإعادة الإمبراطورية الفارسية في الشرق الأوسط، وإنها عكس الولايات المتحدة ليست قوة إمبريالية، فإن الأمر لا يبدو كذلك بالنسبة للعديد من المراقبين.

ففي لبنان -حسب الصحيفة- لإيران صلات مالية وعسكرية وثيقة بحزب الله، الذي كان محور الاحتجاجات الغاضبة في الشارع الأسبوع الماضي.

وأضافت الصحيفة أنه ليس من السهل أيضا تصديق كون إيران دولة صديقة تعمل من أجل مساعدة الجيران، مع دعمها حركة التمرد الحوثي في اليمن، حيث بلغ عدد القتلى في أربع سنوات في الحرب مئة ألف شخص.

وأكدت سيطرة الحرس الثوري على مؤسسات الدولة الإيرانية، وعلاقته الوطيدة بالقائد الأعلى الإيراني علي خامنئي، وأن من أبرز قادة الحرس الثوري اللواء قاسم سليماني الذي يقود فيلق القدس؛ يد الحرس خارج إيران.

سليماني في بغداد
وترى الصحيفة أن ظهور سليماني في بغداد الأسبوع الماضي لم يكن غريبا، بعد أن طالبت مظاهرات حاشدة في بغداد ومدن عراقية أخرى بالإطاحة بالحكومة التي يرأسها عادل عبد المهدي، والتي تعزو الفضل لطهران في وصوله للمنصب.

وكان التفسير الرسمي الإيراني لزيارة سليماني لبغداد، هو أن أمن العراق مهم بالنسبة لإيران، وقال مسؤول إيراني (طلب عدم الكشف عن هويته) “إن سليماني يزور العراق ودولا إقليمية أخرى بانتظام، خاصة عندما يطلب حلفاؤنا المساعدة”.

وقالت الصحيفة إن سليماني في الواقع جاء للتقريع في أعقاب تهديدات زعماء الشيعة الرئيسيين بالتخلي عن عبد المهدي.

وبدا للصحيفة أن سليماني نجح في إصلاح بعض الأمور، مستدلة على ذلك بتراجع طرح استقالة عبد المهدي، وهو ما رأت أنه لا يبشر بالخير، حيث خرجت بعد يومين من تدخله في بغداد أكبر مظاهرة مناهضة للحكومة حتى الآن.

النخبة الحاكمة
وقالت الصحيفة إن المتظاهرين طالبوا هذه المرة بالتخلص بصورة جذرية من النخبة الحاكمة في العراق، بغض النظر عن الولاءات الطائفية والعرقية، وبوضع حد للتأثير الإيراني.

وهذا التحدي الذي تطرحه المظاهرات لم يسبق له مثيل في مرحلة ما بعد سقوط الرئيس الراحل صدام حسين، وأنه لا يطرح مشكلة لطهران فحسب، بل هو مشكلة وجودية لنظام تقاسم السلطة الثلاثي (شيعة وسنة وأكراد) الهش في العراق، الذي تم تأليفه بعد الغزو الأميركي عام 2003، كما ترى الصحيفة.

ويأتي هذا التحدي –حسب الصحيفة- بعد أن فشل قادة العراق في توفير الضروريات الأساسية، مثل المياه النظيفة والكهرباء، وفي وقت يفتقر فيه شباب العراق إلى الفرص والوظائف، وأصبح السياسيون، سواء كانوا من العرب السنة أو الشيعة أو الأكراد ينظر إليهم على نطاق واسع باعتبارهم فاسدين وغير أكفاء.

وعلقت الصحيفة بأن مثل هذه الإخفاقات المستمرة يصعب تبريرها في بلد يمثل ثاني أكبر منتج للنفط في منظمة أوبك، ولديه 12% من احتياطي النفط العالمي، وإن كان العراق ما زال في مرحلة التعافي من الاحتلال الأميركي ومحاربة تنظيم الدولة الإسلامية.

مسؤولية الغرب
ومع أن كثيرين في الولايات المتحدة وبريطانيا يرون أن صفحة العراق قد طويت، فإن الأمر ليس كذلك، إذ إن الدول الغربية التي تصرفت بقسوة وبشكل غير قانوني لفرض تغيير النظام على العراق، ومن ثم السيطرة على شؤونه وإدارتها، تتحمل مسؤولية مستمرة للمساعدة في ضمان سلامته الديمقراطية، وتحريره من الإرهاب، وقابليته الاقتصادية والاجتماعية للحياة.

وقالت الصحيفة إن هذه المسؤولية تمتد في المقام الأول إلى الشعب العراقي الذي يطالب بصوت عال ببداية جديدة، حيث قتل نحو 250 شخصا وجرح الآلاف بسبب إصرار المتظاهرين على نيل الديمقراطية العادلة التي وعدوا بها عام 2003.

وعلقت غارديان بأن مثل هذه المذبحة لو حدثت في هونغ كونغ أو برشلونة لأصمت الضجة الآذان، وتساءلت: أين هذا الادعاء بالاهتمام الكبير من العراق؟

المصدر : غارديان

Khamenei accuse des manifestants Irakiens et Libanais et menace


 

Non-à-lingérence-iranienne-dans-le-monde-arabe

Khamenai accuse des manifestants Irakiens et Libanais et menace

Téhéran (Reuters) – Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a accusé mercredi les Etats-Unis et l’Arabie saoudite d’alimenter les troubles au Liban et en Irak, affirmant que Téhéran était au courant de la situation dans ces pays, car il devait contrecarrer une ingérence étrangère similaire dans son pays.

Il a été transcrit sur son site internet : “Les services de renseignement américains et occidentaux provoquent des troubles, avec le soutien financier de pays réactionnaires de la région”, son intervention devant des diplômés des collèges militaires.

خامنئي يتهم متظاهري العراق ولبنان ويهدد

اتهم الزعيم الأعلى الإيراني أية الله علي خامنئي يوم الأربعاء الولايات المتحدة والسعودية بإذكاء الاضطرابات في لبنان والعراق قائلا إن طهران تدرك الوضع في هاتين الدولتين لأنها اضطرت لإحباط تدخلات أجنبية مشابهة في الداخل.

ونقل عنه موقعه الالكتروني قوله لخريجين من الكليات العسكرية ”أجهزة المخابرات الأمريكية والغربية، تثير الاضطرابات، بدعم مالي من دول رجعية في المنطقة“.

Drapeau brulé…Iran dehors… en Syrie et en Iraq -إحراق العلم الإيراني في العراق وسوريا


 

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Drapeau Iranien brulé lors des manifestation en Irak 2019

Mort à l'Iran - الموت لإيران- Deir Ezzor 20 sept 2019

Les-tantacules-des-milices-iraniennes-au-Moyen-Orient

Le “Printemps” populaire arabe et le “jeu des nations” – «الربيع» الشعبى العربى و«لعبة الأمم»


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Le “printemps” populaire arabe et le “jeu des nations”

Samir Aïta – 21 avril 2019

(…)
Les pays qui subissent des chocs majeurs dans leur contrat social sont soumis à des ingérences extérieures qui jouent de leurs contradictions internes et transforment leurs « révolutions » en « conspirations ». Ces interventions prennent la forme médiatique, financière, sécuritaire et « diplomatique ». Dans les luttes des intérêts sous l’ombre du «jeu des nations», il peut pousser les identités secondaires sectaires ou doctrinales à lever le plafond de leurs revendications, loin du consensus social capable de conserver l’unité de l’entité. Des ingérences qui testent la conscience sociale, la culture populaire et les organisations politiques, leurs incrustation, solidité et l’adhésion de tous afin de préserver l’entité unifiée et de la présenter comme étant prioritaires à leurs propres intérêts, quelle que soit leur raison. Il est clair que l’immunité de l’entité restera plus grande tant que les revendications et manifestations restent pacifiques sans diffusion de sang, qui pourrait transformer le trajectoire en vengeance tribale.

D’autre part, les expériences récentes de l’Algérie et du Soudan ont montré que le changement, même s’il est l’expression d’un désir populaire écrasant, ne peut avoir lieu que par la mise en place d’institutions majeures dans l’État, en particulier l’armée, avec ce changement. Le grand défi dans les affrontements entre les soulèvements populaires, l’autorité politique et l’armée est qu’ils ne sont pas menés de manière isolée par les ingérences extérieures et le «jeu des nations». Quelles que soient la légitimité et la validité des revendications populaires, les forces extérieures en quête d’influence manipuleront leurs orientations médiatiques et par le biais des médias sociaux. Mais va essayer de le pousser vers les armes et la guerre civile, comme cela s’est passé en Syrie, au Yémen et en Libye. Ces interventions visent également à pénétrer dans l’armée militaire et à y trouver de solides alliés, pour mener à bien leurs projets loin de ce qui peut être accepté par le peuple. Cela était évident dans les années cinquante du siècle dernier à travers la série de coups d’État dans les pays arabes.
Par conséquent, toute tentative de changement populaire contre la tyrannie est menacée par une répression sanglante, ainsi que par l’exclusivité de l’armée sur le pouvoir politique ou même par la mise en place d’un système démocratique, dont l’essence est la corruption de l’argent politique, interne à travers le contrôle des ressources ou externe. C’est également un bon test pour la conscience sociale, la culture populaire et les organisations politiques concernant l’étendue, la substance et la profondeur de leur engagement envers les institutions de l’État et leur impact sur celles-ci.

En fait, il n’y a pas de solution magique pour relever ces défis avec l’éclosion d’un « tsunami de jeunes » dans les pays arabes et le caractère unique des pouvoirs politiques qui gouvernent depuis des décennies sans se préoccuper ni de créer une entité ni d’établir une profondeur et une flexibilité pour les institutions étatiques et qui ne pousse pas le pays vers un développement économique à la hauteur des aspirations de sa population. Les voies du « jeu des nations » sont bien conscientes des faiblesses qui constituent une opportunité d’imposer une « colonisation » de type moderne. Les défis résident dans le fait que la revendication de liberté et de dignité va approfondir les différences internes et arabes, de diviser les pays, de fragmenter la région et liquider la cause palestinienne, probablement sous une nouvelle tyrannie.
(…)

«الربيع» الشعبى العربى و«لعبة الأمم»

نشر فى : الأحد 21 أبريل 2019- سمير العيطة

(…)

فالدول التى تشهد هزّات كبرى فى عقدها الاجتماعيّ تضحى عُرضةً لتدخّلاتٍ خارجيّة تلعب على تناقضاتها الداخليّة، وتحوّل «ثوراتها» إلى «مؤامرات». تأتى هذه التدخّلات بحلّة إعلاميّة وماليّة وأمنيّة و«دبلوماسيّة». ويُمكن لها، ولتصارع المصالح فى ظلّ «لعبة الأمم»، أن تدفع بهويّات فرعيّة، مذهبيّة أو عقائديّة، إلى رفع سقف مطالباتها بعيدا عن توافقٍ اجتماعيّ يُبقى على وحدة الكيان. تدخّلات تمتحن الوعى الاجتماعيّ والثقافة الشعبيّة والتنظيمات السياسيّة فى مدى عمق صلابة تمسّك الجميع بالحفاظ على الكيان الموحّد وتقديمه على المصالح أو المظالم الفئويّة مهما كانت محقّة. وواضحٌ أنّ مناعة الكيان تبقى أكبر طالما ظّلت المطالبات والتظاهرات سلميّة لم تُرَق فى سبيلها وحولها دماء تتحوّل إلى موضوع ثأرٍ قبليّ موروث.

من ناحية أخرى، تشهد تجربتا الجزائر والسودان الأخيرتان أنّ التغيير، حتّى لو كان تعبيرا عن رغبة شعبيّة جارفة، لا يُمكن أن يحدث سوى من خلال وقوف مؤسّسات رئيسيّة فى الدولة، وخاصّة الجيش، مع هذا التغيير. والتحدّى الكبير فى المواجهات بين الانتفاضات الشعبيّة والسلطة السياسيّة ومؤسسّة الجيش أنّها لا تجرى بمعزل عن التدخّلات الخارجيّة و«لعبة الأمم». إذ مهما كانت مشروعيّة وصدق المطالبات الشعبيّة فإنّ القوى الخارجيّة التى تبحث عن النفوذ ستقوم بالتلاعب فى توجهاتها إعلاميّا وعبر وسائل التواصل الاجتماعيّ. بل ستحاول دفعها نحو السلاح والحرب الأهليّة، كما حدث فى سوريا واليمن وليبيا. كما أنّ هذه التدخّلات تسعى دوما لاختراق المؤسسة العسكريّة، وإيجاد حلفاء أقوياء لها ضمنها، لتمرير مشاريعها البعيدة عموما عمّا يُمكن أن تقبله الشعوب. كان ذلك جليّا فى خمسينيات القرن الماضى من خلال مسلسلات الانقلابات التى شهدتها البلدان العربيّة.
بالتالى تواجه أيّة محاولة تغيير شعبيّة ضدّ الاستبداد مخاطر القمع الدمويّ كما مخاطر تفرّد الجيش بالسلطة السياسيّة أو حتّى الدفع نحو نمط نظام غلافه ديمقراطيّ وجوهره فساد المال السياسيّ، الداخليّ عبر السيطرة على الموارد أو الخارجيّ. هذا أيضا امتحانٌ كبير للوعى الاجتماعيّ والثقافة الشعبيّة والتنظيمات السياسيّة فيما يخصّ مدى وجوهر وعمق صلابة تمسّكهم بمؤسسات الدولة وتأثيرهم عليها.

وفى الحقيقة، لا يوجد حلّ سحريّ لمواجهة هذه التحديات مع تفجّر «التسونامى الشبابى» فى البلدان العربيّة وتفرّد سلطات سياسيّة بالحكم لعقودٍ طويلة دون أن تأبه لا بخلق منعة للكيان ولا بتأسيس عمق ومرونة لمؤسسّات الدولة ولا بدفع بلادها نحو تنمية اقتصادية تلبّى طموحات أهلها. إنّ القائمين على مسارات «لعبة الأمم» يعرفون جيدّا مواطن الضعف التى تشكّل فرصةً لفرض «استعمارٍ» من نوعٍ حديث. تحديات تكمُن فى أن تذهب المطالبة بالحريّة والكرامة إلى تعميق الخلافات الداخليّة والعربيّة وتقسيم الدول وشرذمة المنطقة وتصفية القضية الفلسطينيّة، على الأغلب فى ظلّ استبدادٍ جديد.

المقال كاملا

 

Iran soutient les Criminels


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La criminalité de l’Iran envers les populations de la région continue,

en soutenant et imposant des criminels de guerre et des assassins

Comme le Criminel Nouri al-Maliki en Iranq

et le boucher Bachar al-Assad en Syrie

Non-à-l'ingérence-iranienne-au-moyen-orient

 

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al-Assad: La Russie ne dicte pas les décisions – الأسد: روسيا لا تملي علينا قرارات


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al-Assad: La Russie ne dicte pas les décisions

BEYROUTH (Reuters) le 11 Juin 2018

Le président syrien Bachar al-Assad a nié que la Ruussie, son allié militaire, ait dicté les décisions. “Naturellement, il y a des divergences d’opinions parmi les alliés”, a-t-il déclaré.

Ceci est venu en réponse à la question posée à al-Assad dans une interview menée par le journal (Mail on Sunday) britannique et publiée par l’agence de presse syrienne dans son intégralité, si Moscou contrôle désormais les mouvements diplomatiques et militaires syriens.

Il a ajouté: “Leurs politiques, leurs comportements et leurs valeurs n’atteignent pas l’ingérence, ils ne le font pas, nous avons de bonnes relations avec la Russie depuis près de sept décennies, au cours de cette période, et durant toutes nos relations jamais ils n’ont intervenu ou ont essayé de nous dicter ou nous imposer quoi que ce soit, même lorsqu’il  existe des différences. “

Il a ajouté: «Il est naturel qu’il existe des différences entre les différentes parties, tant au sein de notre gouvernement ou avec les autres gouvernements, entre la Russie et la Syrie ou l’Iran et la Syrie, ou l’Iran et la Russie, ou au sein de ces gouvernements c’est normal, mais en fin de compte, la seule décision sur ce qui se passe en Syrie et ce qui va se passer est une décision syrienne ».

Il a déclaré dans l’interview qu’il s’attend à ce que la guerre dans son pays se termine dans “moins d’un an” et a réitéré que son objectif est de libérer “chaque centimètre de la Syrie”.
“L’intervention de puissances étrangères telles que la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la France prolonge le conflit et ralentit une solution dans les zones contrôlées par les terroristes dans le sud-ouest de la Syrie… (…)

الأسد: روسيا لا تملي علينا قرارات

بيروت – رويترز – |

نفى الرئيس السوري بشار الأسد أن تكون روسيا، حليفته العسكرية، تملي عليه القرارات. وقال إن «من الطبيعي أن توجد اختلافات في وجهات النظر بين الحلفاء».

جاء ذلك في معرض رد الأسد على سؤال طرح في لقاء أجرته صحيفة (ميل أون صنداي) البريطانية ونشرته وكالة الأنباء السورية كاملاً، عما إذا كانت موسكو تتحكم الآن في تحركات سورية الديبلوماسية والعسكرية.

ووفقاً لنص الحديث الذي أجري باللغة الإنكليزية وبثته الوكالة السورية (سانا)، قال الأسد: «سياستهم (الروس) وسلوكهم وقيمهم لا تقضي بالتدخل أو الإملاء، إنهم لا يفعلون ذلك، لدينا علاقات جيدة مع روسيا منذ نحو سبعة عقود، وعلى مدى هذه الفترة، وفي كل علاقاتنا لم يحدث أن تدخلوا أو حاولوا أن يملوا علينا شيئاً، حتى لو كانت هناك اختلافات».

وأضاف: «من الطبيعي أن تكون هناك اختلافات بين مختلف الأطراف، سواء داخل حكومتنا أو بين الحكومات الأخرى، بين روسيا وسورية، أو سورية وإيران، أو إيران وروسيا، وداخل هذه الحكومات، هذا طبيعي جداً، لكن في المحصلة، فإن القرار الوحيد حول ما يحدث في سورية وما سيحدث هو قرار سوري».

وكان الدعم الإيراني والروسي حاسماً لجهود الأسد في الحرب، لكن اختلاف أهداف الحلفاء في سورية أصبح أكثر وضوحاً في الفترة الأخيرة، مع ضغط إسرائيل على روسيا لضمان ألا تمد إيران وحلفاؤها نفوذهم العسكري في البلاد.

وكان نشرُ قوات روسية قرب الحدود السورية مع لبنان تسبب في احتكاكات مع قوات موالية لإيران، في ما بدا من المرات النادرة التي تتصرف فيها روسيا من دون تنسيق مع حلفاء الأسد المدعومين من إيران.

وينظر البعض لدعوات روسيا في الفترة الأخيرة الى كل القوات غير السورية بمغادرة جنوب البلاد، باعتبارها تستهدف إيران إلى جانب قوات أميركية متمركزة في التنف على الحدود السورية – العراقية.

وقال الأسد في الحديث إنه يتوقع أن تنتهي الحرب الدائرة في بلاده في «أقل من سنة»، وأكد مجدداً أن هدفه هو تحرير «كل شبر من سورية».

وقال إن «تدخل قوى أجنبية مثل بريطانيا والولايات المتحدة وفرنسا يطيل أمد الصراع ويبطئ التوصل إلى حل في المناطق التي تسيطر عليها المعارضة في جنوب غربي سورية».

وتتطلع دمشق الآن إلى المناطق التي تسيطر عليها المعارضة في جنوب غربي البلاد على الحدود مع الأردن وإسرائيل.

وقال الأسد: «كنا على وشك التوصل إلى مصالحة في جنوب سورية قبل أسبوعين فقط، لكن الغرب تدخل وطلب إلى الإرهابيين عدم المضي في هذا المسار كي يطيل أمد الصراع في سورية».

وتريد الولايات المتحدة الحفاظ على «منطقة خفض التصعيد» التي جرى الاتفاق عليها العام الماضي مع روسيا والأردن والتي أدت إلى احتواء القتال في هذه المنطقة. ويريد الأسد إعادة المنطقة إلى سيطرة الدولة.

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