Syrian troops deliberately shoot elderly women


The Telegraph

Exclusive: Syrian troops deliberately shoot elderly women

Bashar al-Assad’s Syrian government forces have been captured identifying and then shooting elderly women, in recordings leaked to The Telegraph.

 

Syrie : le HCR appelle à mettre en sécurité les civils pris au piège par les combats dans la région d’Idleb


Le 7 février 2020, une fille porte un enfant plus jeune alors que des enfants et leurs familles fuient le sud d’Idlib et l’ouest d’Alep vers la partie nord d’Idlib et d’Alep en Syrie.
20 février 2020

Face à l’aggravation dramatique de la situation dans la province d’Idlib en Syrie, où près d’un million de personnes sont en grave danger, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a demandé jeudi une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité.

Plus de 900.000 personnes auraient déjà fui leurs foyers ou leurs abris à Idlib ces derniers mois. La plupart se trouvent désormais dans les gouvernorats d’Idlib et d’Alep au nord de la Syrie – ce qui aggrave encore la situation humanitaire déjà désastreuse, et ce dans des conditions hivernales difficiles.

« Nous devons faire cesser les combats, et il faut pouvoir accéder à la sécurité afin de préserver les vies », a déclaré le Haut-Commissaire. « Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les parties au conflit à respecter les règles relatives à la guerre. Chaque jour qui passe, cet appel se fait plus urgent. Des milliers d’innocents n’ont pas à supporter les effets de profondes divisions au sein de la communauté internationale, dont l’incapacité à régler cette crise va durablement ternir notre conscience collective internationale ».

« Comme par le passé, dans les moments de crise, je lance également un appel aux pays voisins, y compris la Turquie, pour qu’ils étendent les admissions, afin que les personnes en grand danger puissent trouver refuge – même si les capacités et le soutien du grand public y sont déjà mis à rude épreuve », a ajouté Filippo Grandi. « Pour ces pays, qui accueillent déjà 5,6 millions de réfugiés, dont 3,6 millions se trouvent en Turquie, le soutien international doit être pérennisé et intensifié ».

Plus de quatre millions de civils se trouveraient actuellement dans le nord-ouest de la Syrie. Plus de la moitié d’entre eux sont des déplacés internes. Beaucoup se trouvent en situation de déplacement depuis des années et ont été forcés de fuir à plusieurs reprises. Environ 80% des nouveaux déplacés sont des femmes et des enfants. De nombreuses personnes âgées sont également en danger.

Les besoins en matière d’abris sont critiques

Les Nations Unies ainsi que d’autres partenaires en Syrie et ailleurs travaillent depuis des semaines pour venir en aide aux personnes déplacées dans la région d’Idlib. Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur des déplacements de populations, les besoins en matière d’abris sont critiques. Les conditions hivernales difficiles – la neige, les inondations, les températures négatives et la hausse des prix des combustibles – s’ajoutent encore aux difficultés et aux souffrances.

Les organisations humanitaires tentent de venir en aide à ces personnes par tous les moyens possibles, notamment par le biais d’envois transfrontaliers d’abris et de kits d’aide d’urgence depuis la Turquie. Les partenaires locaux sur le terrain font leur possible pour continuer à assurer un soutien psychosocial et une aide juridique ainsi qu’à fournir de l’assistance, et aider les personnes vulnérables à accéder aux services essentiels – mais beaucoup sont eux-mêmes pris dans la tourmente.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) cherche à aider près de 275.000 personnes pour leur distribuer des articles de première nécessité ainsi que 84.000 autres à l’intérieur d’Idlib pour leur fournir des abris. Le HCR a également prépositionné des stocks de matériel de secours dans la région, afin de répondre aux besoins immédiats de 2,1 millions de personnes, dont des tentes pour 400.000 personnes.

Le 7 février 2020, une fille porte un enfant plus jeune alors que des enfants et leurs familles fuient le sud d’Idlib et l’ouest d’Alep vers la partie nord d’Idlib et d’Alep en Syrie.
20 février 2020

Face à l’aggravation dramatique de la situation dans la province d’Idlib en Syrie, où près d’un million de personnes sont en grave danger, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a demandé jeudi une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité.

Plus de 900.000 personnes auraient déjà fui leurs foyers ou leurs abris à Idlib ces derniers mois. La plupart se trouvent désormais dans les gouvernorats d’Idlib et d’Alep au nord de la Syrie – ce qui aggrave encore la situation humanitaire déjà désastreuse, et ce dans des conditions hivernales difficiles.

« Nous devons faire cesser les combats, et il faut pouvoir accéder à la sécurité afin de préserver les vies », a déclaré le Haut-Commissaire. « Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les parties au conflit à respecter les règles relatives à la guerre. Chaque jour qui passe, cet appel se fait plus urgent. Des milliers d’innocents n’ont pas à supporter les effets de profondes divisions au sein de la communauté internationale, dont l’incapacité à régler cette crise va durablement ternir notre conscience collective internationale ».

« Comme par le passé, dans les moments de crise, je lance également un appel aux pays voisins, y compris la Turquie, pour qu’ils étendent les admissions, afin que les personnes en grand danger puissent trouver refuge – même si les capacités et le soutien du grand public y sont déjà mis à rude épreuve », a ajouté Filippo Grandi. « Pour ces pays, qui accueillent déjà 5,6 millions de réfugiés, dont 3,6 millions se trouvent en Turquie, le soutien international doit être pérennisé et intensifié ».

Plus de quatre millions de civils se trouveraient actuellement dans le nord-ouest de la Syrie. Plus de la moitié d’entre eux sont des déplacés internes. Beaucoup se trouvent en situation de déplacement depuis des années et ont été forcés de fuir à plusieurs reprises. Environ 80% des nouveaux déplacés sont des femmes et des enfants. De nombreuses personnes âgées sont également en danger.

Les besoins en matière d’abris sont critiques

Les Nations Unies ainsi que d’autres partenaires en Syrie et ailleurs travaillent depuis des semaines pour venir en aide aux personnes déplacées dans la région d’Idlib. Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur des déplacements de populations, les besoins en matière d’abris sont critiques. Les conditions hivernales difficiles – la neige, les inondations, les températures négatives et la hausse des prix des combustibles – s’ajoutent encore aux difficultés et aux souffrances.

Les organisations humanitaires tentent de venir en aide à ces personnes par tous les moyens possibles, notamment par le biais d’envois transfrontaliers d’abris et de kits d’aide d’urgence depuis la Turquie. Les partenaires locaux sur le terrain font leur possible pour continuer à assurer un soutien psychosocial et une aide juridique ainsi qu’à fournir de l’assistance, et aider les personnes vulnérables à accéder aux services essentiels – mais beaucoup sont eux-mêmes pris dans la tourmente.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) cherche à aider près de 275.000 personnes pour leur distribuer des articles de première nécessité ainsi que 84.000 autres à l’intérieur d’Idlib pour leur fournir des abris. Le HCR a également prépositionné des stocks de matériel de secours dans la région, afin de répondre aux besoins immédiats de 2,1 millions de personnes, dont des tentes pour 400.000 personnes.

Syrie : l’ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le nord-ouest


Syrie : l’ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le nord-ouest

© UNICEF/Baker Kasem
Un enfant marche dans la neige dans un camp de fortune pour familles déplacées dans le nord-ouest de la Syrie.
18 février 2020

Alarmé par la détérioration rapide de la situation humanitaire dans le nord-ouest de la Syrie et les souffrances des civils, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé mardi à un cessez-le-feu immédiat.

« Le Secrétaire général appelle à un cessez-le-feu immédiat. Le droit international humanitaire doit être respecté. Il n’y a pas de solution militaire. La seule voie vers la stabilité est une solution politique crédible et inclusive facilitée par les Nations Unies, conformément à la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Le droit international humanitaire doit être respecté. Il n’y a pas de solution militaire –  le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres

Le chef de l’ONU a noté que l’offensive actuelle a déplacé près de 900.000 civils depuis le 1er décembre 2019, souvent à plusieurs reprises, des centaines de personnes ont été tuées au cours de la même période, et les hostilités approchent maintenant des zones densément peuplées.

Plus tôt dans la journée, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a aussi exprimé son « horreur » face aux violences et l’ampleur de la crise humanitaire dans le nord-ouest syrien. Elle a réclamé la mise en place de « couloirs humanitaires » pour permettre aux civils de fuir les combats.

La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a déclaré qu’il était cruel et incroyable que des civils, principalement des femmes et des enfants, vivant sous des morceaux de bâche plastique et dans des conditions de gel, soient bombardés.

Selon Mme Bachelet, des familles entières, dont certaines ont fui d’un coin à l’autre de la Syrie au cours de la dernière décennie, « constatent tragiquement que les bombes font partie de leur vie quotidienne ».

« Comment peut-on justifier le lancement d’attaques aussi aveugles et inhumaines? » a lancé Bachelet, dans un communiqué rendu public ce mardi à Genève.

« Aucun abri n’est plus sûr. Et comme l’offensive du gouvernement se poursuit et que les gens se retrouvent de force dans des zones de plus en plus petites, je crains que d’autres personnes soient tuées », a-t-elle relevé.

Des couloirs humanitaires

Michelle Bachelet a appelé le gouvernement syrien et ses alliés ainsi que les groupes rebelles, « à autoriser les couloirs humanitaires » et à faciliter le « passage des civils en toute sécurité ».

« La protection des civils est primordiale, et le mépris flagrant pour la vie et la sécurité des civils va à l’encontre des obligations que toutes les parties doivent respecter en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme », a mis en garde Mme Bachelet.

Le gouvernement syrien, soutenu par ses alliés, a lancé récemment une grande offensive militaire pour reprendre des zones clés à Idlib et Alep. Du 1er au 16 février, le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a ainsi enregistré des incidents au cours desquels au moins 100 civils, dont 18 femmes et 35 enfants, ont été tués et de nombreux autres civils blessés à la suite des frappes aériennes et terrestres menées par les forces gouvernementales et leurs alliés. En outre, sept civils, dont deux femmes et trois enfants, ont été tués à la suite des frappes terrestres des groupes armés non étatiques.

La protection des civils est primordiale – Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l’homme

Depuis le 1er janvier de cette année, le Haut-Commissariat a enregistré la mort de 298 civils à Idlib et Alep. Environ 93% de ces décès ont été causés par le gouvernement syrien et ses alliés. De son côté, l’UNICEF indique depuis le début de l’année, 28 enfants ont été tués et 49 blessés dans la région. En outre, 10 installations médicales et 19 centres d’enseignement ont été directement touchés ou affectés par des frappes.

Face à un tel drame, la Haut-Commissaire a appelé d’urgence toutes les parties au conflit syrien, y compris les acteurs étatiques et non étatiques, à mieux protéger civils.

« Les civils qui fuient les combats sont entassés dans des zones sans abri sûr dont la taille diminue d’heure en heure. Et pourtant, ils sont bombardés. Ils n’ont tout simplement nulle part où aller », a-t-elle fait valoir, tout en ajoutant qu’il y avait un risque élevé que les civils ne puissent plus passer d’Idlib à d’autres zones en Syrie.

OIT/M. Creuset
La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.

Offensive dans le nord-ouest syrien : 900.000 déplacés depuis décembre (ONU)

Le conflit dans le nord-ouest de la Syrie a provoqué la fuite de 900.000 personnes depuis le début de l’offensive de Damas en décembre 2019. Ce qui représente, selon l’ONU, le plus grand déplacement de personnes depuis le début du conflit en 2011. Selon les estimations onusiennes, environ 80 % des déplacés sont des femmes et des enfants.

A cet égard, l’UNICEF précise que depuis le 1er décembre 2019, plus de 500.000 enfants ont été déplacés par la violence intense qui sévit dans le nord-ouest de la Syrie. Des dizaines de milliers d’enfants et leurs familles vivent désormais sous des tentes et en plein air, dans un climat très froid et sous la pluie.

Par ailleurs, ces mouvements de populations et les hostilités ont perturbé les programmes réguliers de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « ce qui augmente considérablement le risque d’apparition de maladies », a averti Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS.

Le carnage dans le nord-ouest de la Syrie continue de faire un terrible bilan pour les enfants – Henrietta Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF

Un centre de vaccination sur trois dans le nord-ouest est temporairement ou définitivement fermé en raison des hostilités et des zones qui ont été désertées. Pourtant, l’OMS prévoit une campagne de vaccination contre la polio le mois prochain, afin de tenir la polio à distance de la Syrie.

De plus, l’agence onusienne basée à Genève note qu’à la date de ce mardi 18 février, 74 établissements de santé ont suspendu leurs services à Idleb et Alep depuis le 1er décembre 2019, ce qui a directement réduit l’accès des civils aux soins de santé. Les dernières attaques ont eu lieu hier lundi après-midi, sur deux hôpitaux distincts à Daret Azza dans le gouvernorat d’Alep. Elles portent à 6 le nombre total d’attaques des infrastructures sanitaires cette année. Des raids dans le nord-ouest du pays qui ont fait une dizaine de morts et une trentaine de blessés.

Plus globalement, « le carnage dans le nord-ouest de la Syrie continue de faire un terrible bilan pour les enfants », a déclaré dans un communiqué Henrietta Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF.

De son côté, Mme Bachelet s’est « alarmée » de « l’échec de la diplomatie » face à la crise syrienne, estimant qu’elle « devrait faire passer la protection des civils avant toute victoire politique ou militaire ».

« Je condamne dans les termes les plus fermes l’impunité persistante pour les violations du droit international humanitaire commises par les différentes parties au conflit », a conclu la cheffe des droits de l’homme de l’ONU.

Syrian father teaches daughter to cope with bombs through laughter – أب سوري يخفف وطأة الحرب في البلاد على طفلته الصغيرة، ويدربها على الضحك


Pour protéger sa fille du traumatisme de la guerre…un père syrien apprend à sa fille de rire

une vidéo partagée par des militants sur les réseaux sociaux montre un père syrien du nom de Muhammad Abdullah interrogeant sa fille de 3 ans, Silva, sur la prochaine voix: “C’est un avion ou un obus?”, Et la jeune fille a répondu: “Un obus … sa voix me fait rire.”

Syrian father teaches daughter to cope with bombs through laughter

18 févr. 2020
In video posted on social media, Abdullah Mohammad and his daughter Salwa, three, can be heard laughing at the sound of shelling in Syria. Mohammad, who moved his family from Idlib to Sarmada district, has tried to insulate his daughter from trauma by telling her the noise of bombs is part of a game. In September 2018, Turkey and Russia agreed to turn Idlib into a de-escalation zone in which acts of aggression are prohibited, but since then more than 1,800 civilians have been killed in attacks by the Assad regime and Russian forces

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Abdullah Mohammad et sa fille Salwa, trois ans, peuvent être entendus en riant au son des bombardements en Syrie. Mohammad, qui a déplacé sa famille d’Idlib dans le district de Sarmada, a tenté d’isoler sa fille des traumatismes en lui disant que le bruit des bombes faisait partie d’un jeu. En septembre 2018, la Turquie et la Russie ont convenu de faire d’Idlib une zone de désescalade dans laquelle les actes d’agression sont interdits, mais depuis lors, plus de 1800 civils ont été tués dans les attaques du régime Assad et des forces russes

 

بيروت: «الشرق الأوسط أونلاين»

حاول أب سوري أن يخفف وطأة الحرب في البلاد على طفلته الصغيرة، بأن يدربها على الضحك عند سماع صوت القذائف.

وأظهر فيديو تداوله نشطاء عبر مواقع التواصل الاجتماعي أبا سوريّاً يُدعى محمد عبد الله يسأل ابنته سيلفا، والبالغة من العمر 4 أعوام، عن الصوت القادم إليهما «هذه طائرة أم قذيفة؟»، لترد الفتاة الصغيرة «قذيفة… صوتها يجعلني أضحك».

Syrie : le conflit à Idlib perturbe les distributions de nourriture du PAM dans le nord-ouest du pays


 

Syrie : le conflit à Idlib perturbe les distributions de nourriture du PAM dans le nord-ouest du pays

OCHA
Des enfants jouent dans un camp pour personnes déplacées dans le sud d’Idlib, en Syrie.
14 février 2020

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) continue de fournir une aide alimentaire d’urgence aux personnes qui en ont désespérément besoin dans le nord-ouest de la Syrie, malgré l’escalade des hostilités qui a provoqué cette semaine une interruption de 24 heures des distributions de vivres.

« Nous sommes profondément préoccupés par le sort de milliers de familles qui ont dû quitter leur maison par des températures hivernales glaciales en quête de sécurité dans des camps déjà surpeuplés », a déclaré Muhannad Hadi, le directeur régional du PAM pour le Moyen-Orient, l’Asie centrale et l’Europe de l’Est.

Le PAM et ses partenaires sont confrontés à « des conditions de plus en plus difficiles » dans le nord-ouest de la Syrie. « Les organismes humanitaires ont été contraints mardi d’arrêter temporairement les distributions », a déclaré Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève lors d’un point de presse vendredi. Selon l’agence onusienne humanitaire, la récente recrudescence des hostilités a perturbé le mouvement des camions acheminant de l’aide vers la région depuis la Turquie.

Des rations alimentaires fournies aux déplacés

Face à cette situation, le PAM a prépositionné de la nourriture dans le nord-ouest de la Syrie pour répondre aux besoins croissants des populations vulnérables. Le l’agence onusienne et ses partenaires ont lancé en décembre une opération de réponse immédiate pour fournir des vivres à toutes les personnes déplacées.

Depuis le début de cette année, l’agence onusienne a fourni des rations alimentaires d’urgence prêtes à consommer à plus de 300.000 personnes déplacées. Cette nourriture peut être consommée sans cuisson et est légère à transporter. En outre, les partenaires du PAM ont distribué une aide alimentaire mensuelle à près de 900.000 personnes.

Selon le PAM, les civils continuent de payer un lourd tribut dans ce conflit syrien. Les bombardements intensifs de la ville d’Atareb ces deux derniers jours ont provoqué d’importants déplacements de population. A ce jour, les frappes aériennes et les affrontements armés dans le nord-ouest de la Syrie ont déplacé plus de 800.000 personnes depuis décembre 2019 – dont 80 % sont des femmes et des enfants.

Les familles déplacées se dirigent en direction du nord, vers des camps déjà surpeuplés près de la frontière entre la Syrie et la Turquie. Plus de 140.000 personnes ont été déplacées cette semaine. De nombreuses familles ont été forcées de fuir à pied en plein hiver, avec des températures nocturnes atteignant parfois -10 degrés Celsius. Au cours des neuf dernières années de conflit, les populations du nord-ouest de la Syrie ont déjà été déplacées à plusieurs reprises et dépendent fortement de l’aide humanitaire.

« Le régime détruit tout »


Les bombardements auxquels le territoire d’idleb est soumis, à des degrés divers, depuis l’automne 2018, se sont intensifiés au mois de décembre 2019. Ce déluge de bombes et d’obus a jeté 800 000 personnes sur les routes selon l’ONU, soit plus d’un habitant sur quatre de la poche rebelle, contrôlée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham. La cadence de l’exode s’est accélérée ces deux dernières semaines, en raison de l’avancée des troupes loyalistes, qui ont récupéré le contrôle de l’autoroute M5, un axe stratégique, reliant Damas à Alep.

« Il n’y a pas de mots pour décrire ce que l’on vit, témoigne Souhaïb Assoufi, un jeune père de famille, joint par WhatsApp dans la ville d’Idlib. J’ai été obligé de fuir la répression du régime à déjà quatre reprises depuis 2011. Je me prépare pour mon cinquième déplacement forcé. Ce sera le plus dur. On manque d’argent, de médicaments et de nourriture. J’en suis à rêver de trouver une place dans une tente. »

« Le régime détruit tout »

L’hiver glacial qui s’est abattu sur la province d’Idlib, avec un thermomètre descendant jusqu’à – 11 °C, de la neige par endroits et de violentes bourrasques de vent, ajoute au calvaire des Syriens. Pour se réchauffer, les rescapés de la guerre font flamber tout ce qui leur tombe sous la main, pneus, habits ou sacs plastique. Des gestes désespérés qui ont coûté la vie à quatre membres d’une même famille, lundi, dans un camp des environs de Killi, au nord d’Idlib. Selon une source sur place, le père, son épouse et leurs deux enfants sont morts par suffocation, dans leur sommeil, après avoir brûlé des morceaux de charbon sous leur tente.

(…)

« Le régime détruit tout ce qui peut nous aider à continuer à vivre, s’insurge Nagib Bakour, un responsable des casques blancs, l’organisation de secouristes qui opèrent dans les secteurs tenus par la rébellion. Nous essayons autant que nous pouvons de soutenir la population, mais nous avons le sentiment que le monde entier nous a abandonnés. »

Un responsable humanitaire occidental, désireux de conserver l’anonymat, confirme le diagnostic. « Tout ce que la société syrienne avait réussi à maintenir, ces dernières années, en matière d’éducation ou de santé est en train de s’effondrer. C’est la panique, le sauve-qui-peut général. Il n’est même plus possible de distribuer de l’aide sur le terrain, car nos référents locaux ont disparu et ce serait l’émeute. On approche du point de rupture des mécanismes de résilience de la population. »

La panique pousse les déplacés internes à «des étendues glaciales»


14/02/2020
Idleb: Firas Karam

Hier, des personnes déplacées marchent dans la neige dans un camp de fortune installé dans la région d’Afrin, dans le nord de la Syrie (Reuters)

La panique des raids russes et syriens et l’avancement des forces du régime dans le nord-ouest de la Syrie ont poussé des centaines de milliers de personnes déplacées vers des camps installés en plein air et dans la prairie au milieu des gelées près de la frontière turque.

Le « al-Sharq al-Awsat » a accompagné la récente vague de déplacements de population de la campagne du sud-est d’Idleb et de l’ouest d’Alep, et s’est entretenu avec certains d’entre eux dans leurs lieux d’urgence de camps aléatoires où tous les éléments de la vie manquaient, qui s’étendaient le long des frontières.

Abu Munther a raconté après son déplacement de Saraqeb, à l’est d’Idleb: «Nous avons marché avec les gémissements et les cris de nos enfants, de nos femmes et le bruit des avions de guerre, et sous le couvert de l’obscurité. Le voyage a été éclipsé par la peur et l’étonnement, et j’ai pris ma famille et mes petits-enfants vers l’inconnu pour échapper à la mort ». Il a ajouté: «Cette nuit a été la nuit la plus difficile et la plus dure de ma vie, où j’ai marché avec les membres de ma famille à pied, portant un de mes petits-enfants avec une inquiétude que les montagnes du monde ne peuvent pas supporter. Notre seule préoccupation et des centaines de familles de notre ville était de s’éloigner des bâtiments de la ville, qui sont devenus une cible directe de tous les types d’armes.

D’un autre côté, les Nations Unies ont annoncé hier que l’attaque, du régime syrien soutenue par la Russie, contre le dernier grand bastion des factions de l’opposition dans le nord-ouest de la Syrie, a poussé plus de 800 000 personnes à se déplacer depuis décembre dernier, ajoutant que 60% des déplacés sont des enfants.

 

 

الهلع يدفع بنازحي إدلب إلى «براري الصقيع»

«الشرق الأوسط» تواكب هروب السوريين من الغارات والمعارك
  2020/2/14
نازحون يسيرون وسط الثلوج في مخيم مؤقت أقيم بمنطقة عفرين شمال سوريا أمس (رويترز)
إدلب: فراس كرم
دفع الهلع من الغارات الروسية والسورية وتقدم قوات النظام في شمال غربي سوريا، بمئات الآلاف من النازحين إلى مخيمات أُقيمت في العراء والبراري وسط الصقيع قرب الحدود التركية.

ورافقت «الشرق الأوسط» موجة النزوح الأخيرة لأهالي ريفي إدلب الجنوبي الشرقي وحلب الغربي، وتحدثت إلى بعضهم في أماكن إقامتهم الطارئة بمخيمات عشوائية تنعدم فيها كل مقومات الحياة، امتدت على طول الحدود.

وروى أبو منذر بعد نزوحه من سراقب، شرق إدلب: «سرنا مع نحيب وصراخ أطفالنا ونسائنا وصوت انقضاض الطائرات الحربية، تحت جنح الظلام. طغى على الرحلة الخوف والذهول، أخذت أسرتي وأحفادي إلى المجهول هرباً من الموت». وأضاف: «تلك الليلة كانت أقسى وأصعب ليلة مرت بحياتي، حيث سرت حينها وأفراد أسرتي مشياً على الأقدام أحمل أحد أحفادي إلى جانب همٍّ لا تحمله جبال العالم. همنا الوحيد ومئات الأسر من مدينتنا حينها هو الابتعاد عن أبنية المدينة التي باتت هدفاً مباشراً لكل أنواع الأسلحة».

من جهة أخرى، أعلنت الأمم المتحدة أمس، أن هجوم النظام المدعوم من روسيا على آخر معقل رئيسي لفصائل المعارضة في شمال غربي سوريا دفع أكثر من 800 ألف شخص إلى النزوح منذ ديسمبر (كانون الأول). وقالت إن 60% من النازحين أطفال.

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