Des manifestations de masse dans le nord de la Syrie condamnent les crimes du régime et des Russes et appellent à …


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Des manifestations de masse dans le nord de la Syrie condamnent les crimes du régime et des Russes et appellent à l’arrêt des combats

6 septembre 2019 – Hiba Mohammad

DAMAS, (Al-Qods Al-Arabi) – Des manifestations massives ont eu lieu vendredi près du passage Bab Al-Hawa, dans la campagne d’Idleb, après des appels intensifs en faveur de la dissolution de HTS et de la dénonciation des attaques du régime russe et syrien sur les villes d’Idleb et de Hama. La Turquie et le Conseil de sécurité des Nations Unies assument leurs responsabilités envers les civils.
Selon un mouvement décrit par les chefs de l’opposition armée syrienne, c’est une prise de conscience populaire du sérieux du maintien du contrôle du HTS, qui constitue Jabhat Al-Nosra, sa colonne vertébrale, surtout après les récents combats, où le rôle de l’organisation dans l’affaiblissement des forces révolutionnaires en faveur du régime Assad est devenu évident.

Alerte de sécurité stricte
Les habitants de la plupart des villes et villages des campagnes nord et ouest d’Idleb ont participé aux manifestations, dont les points de déploiement ont été répartis sur la ville d’Idleb, les villes de Sarmada, Kelly, Benech, Maaret Al-Nouman et Jéricho, tandis que le HTS a procédé à la fermeture des routes dans la région menant vers le passage de Bab Al-Hawa. Des sources locales ont apporté à notre journal que le la zone a été témoin d’une alerte de sécurité accrue par les combattants de « Hayat Tahrir Al-Cham », qui ont déployé et bloqué les routes menant à la frontière avec le territoire turc.
La militante syrienne Aicha Sabri a déclaré à Al-Qods Al-Arabi que les préparatifs des manifestations populaires au passage de Bab Al-Hawa étaient programmées il y a quelques semaines afin de lancer un message pacifique similaire au moment où notre révolution a commencé, dont le contenu : soit que la communauté internationale suspendait la campagne de bombardement systématique menée par le régime d’Assad et son allié russe, avec l’acheminement de l’aide aux personnes déplacées, ou nous sortirons d’Idleb par des moyens illégaux pour obtenir les droits de l’homme les plus élémentaires, soulignant que « la manifestation d’aujourd’hui a eu un impact positif et a permis d’atteindre un objectif quelconque, et que les manifestants ne se sont pas souciés de l’interdiction du HTS à Sarmada et ont poursuivi leur marche» .

Un chef de l’opposition appelle à une opération militaire contre «Al-Nosra»
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les zones frontalières sont en alertes depuis vendredi matin, où le HTS et à une autre faction ont déployé les barrières de contrôles de sécurité sur les routes menant à Bab Al-Hawa dans le cadre de mesures de sécurité strictes visant à prévenir les problèmes lors des manifestations, après que des activistes eurent appelé à exprimer leurs exigences, à cause de la situation des résidents d’Idleb que ce soit au niveau de la destructions ou du déplacement de la population, tandis que le HTS a déployé ses barrages routiers à Sarmada et autour de la ville de Dana. Des contrôles de sécurité ont également été déployés autour des camps de Karama et d’Atma, au nord d’Idleb, à la frontière turque, ainsi que la majorité des route on été fermées temporairement dans à Atma, Sarmada et Babasga qui mènent toutes à Bab Al-Hawa, à à l’exception d’une route menant à l’hôpital dédiée au passage des ambulances. Des dizaines de personnes se sont rassemblées sur la place Bab Al-Hawa, dans la banlieue nord de Sarmada, portant le drapeau de la révolution syrienne alors que la sécurité des factions s’intensifiait.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la protection du passage frontalier contre la fermeture et le manque à gagner, empêchant les manifestants d’avancer vers la bande frontalière et empêchant les heurts survenus lors des manifestations de vendredi dernier, qui ont abouti à l’assaut des manifestants et des gardes-frontières turcs à l’aide de gaz lacrymogène. Des sources fiables ont confirmé que l’alerte de sécurité continuait Hier tard, ailleurs, d’autres manifestations ont également été observées à Idleb, Jéricho et dans plusieurs villes et villages du nord de la campagne d’Idleb, condamnant les opérations militaires des Russes et du régime dans la région et le déplacement de sa population sous le silence turc.
Le chef de l’opposition syrienne près d’Ankara, Nidal Sejri, a déclaré qu’il ne faisait aucun doute que l’incubateur populaire de la révolution syrienne commençait à prendre conscience du sérieux du contrôle continu de la « Nosra », en particulier après que les récents combats eurent révélé le rôle de l’organisation dans l’affaiblissement des forces révolutionnaires et islamiques en faveur du régime Assad, il a également empêché les forces de l’armée nationale de soutenir les factions révolutionnaires dans les campagnes de Hama et a mis en place des obstacles qui permettraient aux forces du régime de contrôler les zones libérées sans subir de lourdes pertes. Il a ajouté: « Nous assistons donc à un mouvement populaire contre l’organisation, et nous considérons que ces mouvements affaibliraient l’influence de l’autorité sur d’Idleb et donneraient aux factions militaires la possibilité de prendre des mesures pour arrêter la main mise de l’organisation sur la région et réorganiser la maison interne ».

Prétexte russe
« Nous reconnaissons que l’occupation russe utilise le groupe comme prétexte pour frapper les forces révolutionnaires afin de contrôler toute la région libérée, mais nous réalisons également que l’organisation est devenue un fardeau pour la révolution syrienne et le peuple », a-t-il déclaré. En réalité, notre position de l’organisation Al-Nosra ne s’appuyait pas au départ sur son classement sur la liste internationale des organisations terroristes, car elle n’a mené aucune opération hors des frontières syriennes, mais nous nous basons toujours sur ses opérations criminelles contre le peuple syrien et contre les factions révolutionnaires et islamiques au service d’Assad et de ses alliés », a-t-il ajouté. Il est devenu difficile de résoudre pacifiquement l’organisation de Jabhat Al-Nosra, Il est temps « de mettre en œuvre une opération militaire qui pourrait éradiquer ce cancer malin qui s’est propagé dans le corps de la révolution syrienne, mais il est malheureux de dire que jusqu’à présent, nous ne savons pas s’il existe un État influent en Syrie qui pourrait repousser à mettre fin à Jabhat Al-Nosra d’une manière réelle et efficace, la présence de cette organisation est devenue un intérêt pour toute partie voulant rester, en Syrie, en tant qu’occupant ».

Pas de négociations avec les Russes
L’agence de presse Iba’ affiliée au HTS a publié les déclarations d’un commandant armée du front Al-Nosra, Dr Abu Houssein, lors d’une rencontre avec un certain nombre de médias et d’activistes près du passage de Bab Al-Hawa à la frontière avec la Turquie au nord d’Idleb. Il a souligné que la nouvelle qui parle des négociations avec les russes en vue de la dissolution du « HTS » pacifiquement est absolument fausse, affirmant que «l’ennemi mène une guerre psychologique contre les Moujahidines et le peuple, à travers la diffusion de fausses rumeurs visant à déstabiliser la ligne interne et à faire tomber les symboles, l’ennemi vise aujourd’hui à reproduire son expérience avec Jaych Al-Islam, à la Ghouta orientale et à Daraa, où l’effondrement psychologique et moral a provoqué l’effondrement militaire des fronts, on ne peut faire confiance aux promesses de l’ennemi.
« Une des raisons de la chute des zones récentes est l’adoption de nouvelles méthodes par l’ennemi dans son agression, et les Moujahidines travaillent pour créer des solutions pour faire face à ces défis. Les factions se préparent maintenant pour une bataille à long terme, et les zones qui sont récemment tombées sont un dû et les factions cherchent collectivement à les récupérer et à les libérer ».

مظاهرات حاشدة شمال سوريا تندد بجرائم النظام والروس وتدعو لوقف المعارك

6 – سبتمبر – 2019 – هبة محمد

دمشق – «القدس العربي» : خرجت مظاهرات شعبية نظمها ناشطو الحراك الثوري عند معبر باب الهوى في ريف ادلب شمال غربي سوريا، الجمعة، بعد دعوات مكثفة، للمطالبة بحل هيئة تحرير الشام والتنديد بهجمات النظام الروسي والسوري على مدن وبلدات في إدلب وحماة، ومطالبة الضامن التركي ومجلس الأمن الدولي بتحمل مسؤولياتهم حيال المدنيين.
وفي خطوة وصفتها قيادات من المعارضة السورية المسلحة، بأنها إدارك شعبي لخطورة استمرار سيطرة تنظيم هيئة تحرير الشام التي تشكل جبهة النصرة، عموده الفقري، وخصوصاً بعد المعارك الأخيرة، حيث اتضح للجميع دور التنظيم في إضعاف القوى الثورية لصالح نظام الأسد.

استنفار أمني مشدد
وشارك أهالي معظم مدن وبلدات ريف إدلب الشمالي والغربي بالمظاهرات، التي توزعت نقاط انتشارها على مدينة إدلب، وبلدات سرمدا، وكللي، وبنش، ومعرة النعمان، وأريحا»، فيما أغلقت «هيئة تحرير الشام» في المحافظة الطرق المؤدية إلى معبر باب الهوى، وقالت مصادر محلية لـ «القدس العربي» ان المنطقة شهدت استنفاراً أمنياً مشدداً من قبل مقاتلي «تحرير الشام»، الذين انتشروا واغلقوا الطرق المؤدية إلى المعبر الحدودي مع الأراضي التركية.
الناشطة السورية، عائشة صبري قالت لـ»القدس العربي» ان الإعداد للمظاهرات الشعبية في معبر باب الهوى، قد أنجز قبل أسابيع، وذلك «بهدف إيصال رسالة سلمية كما بدأت ثورتنا بسلمية، ومفادها إمّا أن يوقف المجتمع الدولي حملة القصف الممنهجة من قبل نظام الأسد وحليفه الروسي ويتم إدخال المساعدات للمهجرين، أو أننا سنخرج من ادلب عبر الطرق غير الشرعية لنيل أبسط حقوق الإنسان» لافتة إلى أنَّ «مظاهرة اليوم كان لها تأثير إيجابي وحققت نوعًا ما الهدف المرجو منها، ولم يأبه المتظاهرون لمنع هيئة تحرير الشام لهم في سرمدا وتابعوا مسيرهم».

قيادي معارض يدعو للقيام بعملية عسكرية ضد «النصرة»
وقال المرصد السوري لحقوق الانسان إن المناطق الحدودية شهدت استنفاراً أمنياً منذ صباح الجمعة حيث انتشرت الحواجز الأمنية لهيئة تحرير الشام وفصيل آخر على الطرقات المؤدية إلى باب الهوى في إطار الإجراءات الأمنية المشددة لمنع حدوث مشاكل خلال المظاهرات، بعد دعوات من الناشطين للتعبير عن متطلباتهم في ظل الحالة التي وصل إليها سكان إدلب من دمار وتهجير، في حين نشرت «هيئة تحرير الشام» حواجزها على الطرقات في سرمدا ومحيط الدانا وانتشرت أيضاً حواجز أمنية في محيط مخيمات الكرامة وأطمة شمال إدلب على الحدود مع تركيا، كما قطعت معظم الطرق المؤدية إلى معبر باب الهوى الحدودي حيث تم إغلاق الطرقات بشكل مؤقت في أطمة، سرمدا، وبابسقا التي تؤدي جميعها إلى المعبر، كما أغلقت جميع الطرق المؤدية إلى مشفى باب الهوى باستثناء طريق واحد خصص لمرور سيارات الإسعاف. ووثق تجمهر العشرات في ساحة باب الهوى على الأطراف الشمالية لبلدة سرمدا حاملين راية الثورة السورية وسط تشديد أمني مكثف من الفصائل.
ويأتي ذلك الإجراء في إطار حماية المعبر من الإغلاق وفقدان دخله، ومنع المتظاهرين من التقدم باتجاه الشريط الحدودي ومنع الحوادث التي شهدتها مظاهرات الجمعة الماضية هناك، والتي انتهت باقتحام المتظاهرين للمعبر وقيام حرس الحدود التركي باستخدام الغازات المسيلة للدموع، وأكدت مصادر موثوقة أن الاستنفار الأمني مستمر حتى ساعات متأخرة من أمس، كما تم رصد مظاهرات أخرى في مدينة إدلب ومدينة أريحا وبلدات وقرى عدة بالقطاع الشمالي من الريف الإدلبي، وذلك تنديداً بالعمليات العسكرية للروس والنظام في المنطقة وتهجير أهلها في ظل الصمت التركي، حسب المصدر.
القيادي في المعارضة السورية، والمقرب من أنقرة، نضال سيجري قال لـ «القدس العربي» انه لا شك أن الحاضنة الشعبية للثورة السورية بدأت تدرك خطورة استمرار سيطرة تنظيم جبهة «النصرة»، وخصوصاً بعد المعارك الأخيرة وقد اتضح للجميع دور التنظيم في إضعاف القوى الثورية والإسلامية لصالح نظام الأسد، وايضا ما قامت به من منع لقوات الجيش الوطني من مؤازرة الفصائل الثورية في ريف حماة، ووضع عراقيل من شأنها تمكين قوات النظام من السيطرة على المناطق المحررة دون أن تتعرض قواته إلى خسائر فادحة. مضيفاً «لذلك بتنا نشهد تحركاً شعبياً ضد التنظيم، ونعتبر أن هذه التحركات الشعبية من شأنها إضعاف نفوذ الهيئة في ادلب، وفرصة للفصائل العسكرية لاتخاذ إجراءات من شأنها كف يد التنظيم عن المنطقة، وإعادة ترتيب البيت الداخلي».

ذريعة روسية
وأضاف سيجري «ندرك أن الاحتلال الروسي يتخذ من التنظيم ذريعة لضرب القوى الثورية، بهدف السيطرة على كامل المنطقة المحررة، ولكن ندرك أيضاً بأن التنظيم قد بات عبئاً على الثورة والشعب السوري، والحقيقة ان موقفنا من تنظيم جبهة النصرة بداية لم يكن يستند على تصنيفات لوائح الإرهاب الدولية، فالتنظيم لم يقم بأي عملية خارج الحدود السورية، إنما كنا ومازالنا نستند على ما قام به التنظيم من عمليات إجرامية بحق الشعب السوري والفصائل الثورية والإسلامية خدمة للأسد وحلفائه»، واعتبر انه بات من الصعب حل تنظيم جبهة النصرة بشكل سلمي، وعليه «قد آن الأوان لتنفيذ عملية عسكرية من شأنها استئصال هذا السرطان الخبيث الذي انتشر داخل جسم الثورة السورية، ولكن من المؤسف أن نقول بأنه وحتى هذه اللحظة لا نعلم إن كانت هناك دولة ما متنفذة في الشأن السوري تدفع باتجاه إنهاء النصرة بشكل فعلي وحقيقي، هذا التنظيم بات وجوده مصلحة لكل جهة تريد البقاء بصفة احتلال».

لا مفاوضات مع الروس
ونفت «هيئة تحرير الشام» مفاوضة الجانب الروسي لبحث سبل حلها بالطرق السلمية، ونشرت وكالة إباء التابعة «للهيئة» تصريحات لقائد عسكري بالجبهة يدعى «الدكتور أبو حسين» خلال اجتماع مع عدد من الإعلاميين والنشطاء قرب معبر باب الهوى على الحدود مع تركيا شمال إدلب. وأكد أن الأخبار التي تتحدث عن مفاوضات لحل «هيئة تحرير الشام» نفسها لا صحة لها إطلاقاً، قائلاً «العدو يخوض حرباً نفسية ضد المجاهدين وأهل المحرر

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Frappes hystériques russes contre Idleb


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نحو 1200 ضربة برية وجوية استهدفت منطقة “بوتين – أردوغان” خلال اليوم…و69 عنصراً ومقاتلاً من الفصائل والجهاديين وقوات النظام قتلوا وقضوا خلال معارك جنوب إدلب

Environ 1450 frappes aériennes et terrestres menées par les forces du régime dans la région de désescalade “Poutine-Erdogan”…


Environ 1450 frappes aériennes et terrestres menées par les forces du régime dans la région de désescalade “Poutine-Erdogan”… 

75 membres et combattants de factions, jihadistes et forces du régime ont été tués au cours des combats qui ont eu lieu aujourd’hui.

11 août 2019 – OSDH

Les avions de guerre et les hélicoptères du régime, accompagnés d’avions russes, continuent de bombarder et de cibler la zone de «désescalade» au cours des dernières heures de la journée. (…)

Alors que le nombre de raids effectués par les avions de guerre du régime dans les campagnes du sud et du sud-est d’Idleb, dans le secteur nord de la campagne de Hama, outre l’axe Kabana dans la montagne des Kurdes, il a également porté à 50 le nombre de frappes russes ciblant des zones situées au sud d’Idleb et dans la plaine d’Al-Ghab. Le nombre d’obus et de missiles a augmenté pour atteindre 90 barils explosifs, ciblant des zones situées au sud et à l’est de la campagne d’Idleb, la campagne du nord et du nord-ouest de Hama, tandis que le nombre de missiles lancées a atteint 1200 obus largués par des hélicoptères dans la campagne au sud et à l’est d’Idleb, au nord et nord-ouest de la campagne de Hama, en plus de la montagne de la côte, et la campagne sud d’Alep.
(…)

Depuis le début de l’accord russo-turc, l’Observatoire syrien a documenté la mort de (3867) personnes dans les zones de trêve russo-turque lors de la mise en œuvre de l’accord Poutine-Erdogan, parmi lesquels (1257) dont 329 enfant et 239 femmes, suite aux bombardement des forces du régimes et les loyalistes, tandis que les bombardement de l’aviation militaires ont causé la mort de (1326) suite à divers bombardement dans la région de désescalade, dont 796 combattants jihadistes, et (1284) de comabattants du régimes et armés Fidèles qui lui sont fidèles.
(…)

نحو 1450 ضربة جوية وبرية نفذتها قوات النظام على منطقة “بوتين – أردوغان”…و75 عنصراً ومقاتلاً من الفصائل والجهاديين وقوات النظام قتلوا وقضوا خلال المعارك التي دارت اليوم

11 أغسطس,2019

 

plus de 770 frappes aériennes et terrestres menées par des avions de combat du régime syrien et son allié russe


Hélicoptère de - مروحيات

Environ 5 hélicoptères se relient pour cibler les zones situées au sud d’Idleb… et  et du «garant» russe dans la zone de « désescalade »

9 août 2019 – OSDH

نحو 5 طائرات مروحية تتناوب على استهداف مناطق جنوب إدلب…وأكثر من 770 ضربة برية وجوية نفذتها مقاتلات النظام السوري و”الضامن” الروسي على منطقة “خفض التصعيد”

L’ONU dénonce !!!


 

Syrie : l’ONU dénonce une nouvelle vague de violences dans la région d’Idlib après l’effondrement de la trêve

PAM
Des immeubles endommagés dans la ville d’Idlib, en Syrie (archive – septembre 2018)
8 août 2019

 

Une haute responsable des Nations Unies a regretté profondément jeudi l’effondrement de la trêve qui avait été annoncée lundi dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, et la nouvelle vague de violences qui menace la vie de millions de civils.

« Lors de la pause dans les combats, de nombreux civils sont rentrés chez eux et se trouvent actuellement dans des zones où les attaques violentes ont repris, les exposant à de grands risques », a déclaré Najat Rochdi, Conseillère humanitaire principale auprès de l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, dans une déclaration à la presse.

Plus de 500 civils innocents ont été tués et des centaines d’autres blessés depuis le début de l’intensification des combats à la fin d’avril. Le nombre de personnes déplacées a également augmenté à un rythme alarmant, quelque 400.000 hommes, femmes et enfants ayant été forcés de fuir, nombre d’entre eux à plusieurs reprises.

La très grande majorité des personnes se sont réfugiées dans des zones densément peuplées. 30.000 autres personnes ont été déplacées dans des zones contrôlées par le gouvernement. « Les bombardements dans les quartiers contrôlés par le gouvernement syrien doivent également cesser », a dit Mme Rochdi.

Les attaques aériennes et les tirs d’artillerie ont causé des dégâts considérables à des dizaines d’établissements de santé, d’écoles, de marchés, de points d’eau et à d’autres infrastructures civiles.

Lire aussi | Syrie : le chef de l’humanitaire de l’ONU dénonce l’inaction du Conseil de sécurité face au carnage à Idlib

L’ONU a officiellement demandé aux parties impliquées dans le système de désescalade de fournir des informations sur les incidents survenus au nord-ouest de la Syrie cette année. « La Turquie a répondu à certaines demandes. Nous attendons toujours des nouvelles de la Fédération de Russie », a souligné la responsable onusienne.

Elle a rappelé que les parties au conflit sont juridiquement tenues de respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et les auteurs de violations du droit international humanitaire doivent rendre des comptes.

Mme Rochdi a par ailleurs pris note des discussions visant à établir une « zone de sécurité » dans le nord-est de la Syrie. « Les acteurs humanitaires sont de plus en plus préoccupés par les déclarations suggérant une éventuelle intervention militaire qui aurait de graves conséquences humanitaires dans une région qui a déjà connu des années d’activité militaire, de déplacements, de sécheresses et d’inondations », a-t-elle dit.

Promotion russe: des «Couloirs humanitaires» … La Russie encourage la sortie des réfugiés d’Idleb


Enfants réfugiés dans la nature région d'idleb- Syrie 2019-.jpg

Des «Couloirs humanitaires» … La Russie encourage la sortie des réfugiés d’Idleb

1er juillet 2019

Le « centre de réconciliation » russe en Syrie a déclaré avoir distribué de l’aide à des réfugiés qui auraient quitté la région de « réduction de l’escalade » d’Idleb et auraient été reçus par un centre d’accueil pour réfugiés dans la région de Tartous.

Cette nouvelle s’inscrit dans le cadre d’une campagne médiatique en faveur de la sortie des réfugiés, lancée par la Russie depuis son annonce en mai de l’ouverture du régime syrien à ce qu’il a qualifié de « couloirs humanitaires ».
La Russie a adopté les mêmes mécanismes et a lancé des campagnes d’information similaires avant les opérations militaires de grande envergure dans lesquelles elle soutenait le régime syrien et aboutissait à la restauration du contrôle de plusieurs zones et à la sortie de millions de civils par ces couloirs, seule option permettant d’échapper à une mort certaine sous des tirs violents.

En dépit de la complexité de la situation à Idleb, de l’incapacité du régime syrien et de ses partisans à faire de réels progrès, et du fait que la Turquie est présente dans la région, dont certains considèrent qu’elle a contribué à geler une vaste opération militaire dans laquelle le régime menaçait de reprendre le contrôle d’Idleb, il parait que Moscou et Damas, semblent se préparer à toutes les possibilités, y compris à des contextes qui pourraient, sous certaines conditions favorables, lancer le processus, d’autant plus qu’elles ne le cachent pas, d’autant plus que Moscou a toujours insisté sur la nécessité pour le régime syrien de reprendre le contrôle de tout le territoire du pays.

Vladimir Ladev, un représentant du Centre Hmeimim, a déclaré hier que des aides ont été distribuées par le « Centre pour les réfugiés » russe aux réfugiés arrivés d’Idleb et ont été emmenés dans un camp près de Tartous. Il a souligné qu’ils avaient reçu des « paniers de produits alimentaires » contenant tous les principaux produits alimentaires et n’avait pas manqué d’insister sur le fait que « l’aide ne provient pas seulement de la partie russe, mais également fournie par le gouvernement syrien ». Il n’a pas précisé quand et comment ils sont sortis de la province, mais il ressort clairement de ses déclarations que le nombre de personnes ne dépasse pas 400 personnes et indique qu’environ 20 familles vivent actuellement dans le camp, le nombre de chacune allant de 10 à 20 personnes.

La campagne en faveur de la sortie d’Idleb a débuté depuis l’annonce, fin mai, de l’ouverture de deux « corridors humanitaires » à la frontière de la zone de réduction de tensions d’Idleb. Viktor Kubcichin, directeur du centre de réconciliation à Hmeimim, a déclaré alors que « les autorités syriennes ont achevé les préparatifs en vue de l’opération du passage de Souran dans le gouvernorat de Hama et du corridor d’Abou al-Douhour dans le gouvernorat d’Idleb ».

À Idleb, quelque 3 millions de réfugiés syriens venus de villes et de régions syriennes sont arrivés dans la province après avoir rejeté les « réconciliations » et les « accords de règlement » conclus avec le régime. Ils risquent donc de refuser de quitter la province. Moscou semble être consciente de ce fait, elle ne s’attend donc pas à un nombre élevé d’émigrés et promeut par le biais de ses médias que « le nombre de réfugiés qui devraient quitter la région est compris entre 40 et 80 000 ».

La campagne s’est poursuivie en juin. Les agences de presse officielles russes portaient des déclarations de responsables du régime concernant des réfugiés venus d’Idleb et reçus dans des camps spéciaux. Le 13 juin, l’agence de presse RIA Novosti a cité le directeur du district de Harjala dans la région rurale de Damas qui aurait déclaré qu’un camp de réfugiés dans la région avait accueilli 1 500 réfugiés qui étaient sortis de la zone d’escalade à Idleb. Cependant, contrairement à ce qui s’est passé lors de l’exode des réfugiés des zones précédentes, il n’existait pas de caméras pour surveiller le processus de sortie «d’un grand nombre» de la région, et l’agence n’a pas clarifié les choses, ni le porte-parole en ce qui concerne le moment et la date de leur sortie. Ainsi, dans un intervalle de quatre à six jours entre la première diffusion de la nouvelle et le mois dernier, les médias russes ont commencé de parler de réfugiés qui avaient quitté Idleb et avaient été emmenés dans des camps spéciaux, parfois dans un camp situé près de Tartous, et près de Lattaquié ainsi que dans des camps dans la campagne de Damas.
En outre, les factions d’Idleb n’ont fait aucune déclaration confirmant le départ des citoyens de ce pays vers les zones de contrôle du régime.

Source: Al-Charq Al-Awsat

 

٠«الممرات الإنسانية»… روسيا تروج لخروج اللاجئين من إدلب

1er juillet 2019

قال «مركز المصالحات» الروسي في سوريا إنه وزع مساعدات على لاجئين زعم أنهم خرجوا من منطقة خفض التصعيد في إدلب، واستقبلهم مركز إيواء اللاجئين في محافظة طرطوس (مناطق سيطرة النظام). يأتي هذا الخبر في إطار حملة إعلامية تروج لخروج اللاجئين، أطلقتها روسيا منذ إعلانها في مايو (أيار) الماضي عن فتح قوات النظام السوري ما وصفتها بأنها «ممرات إنسانية» هناك. وكانت روسيا اعتمدت الآليات ذاتها وأطلقت حملات إعلامية مماثلة قبل العمليات العسكرية الواسعة التي قدمت فيها الدعم للنظام السوري، وانتهت باستعادة السيطرة على مناطق عدة وخروج ملايين المدنيين عبر تلك الممرات، التي شكلت خياراً وحيداً للنجاة من موت مؤكد تحت القصف العنيف.

ورغم تعقيدات الوضع في إدلب، وفشل النظام السوري وداعميه في تحقيق تقدم فعلي فيها، ومع وجود تركيا في المنطقة بوصفها عاملاً يرى البعض أنه ساهم في تجميد عملية عسكرية واسعة هدد النظام بشنها لاستعادة السيطرة على إدلب، فإنه يبدو أن موسكو ودمشق تستعدان لجميع الاحتمالات، بما في ذلك توفر ظروف مناسبة في أي لحظة لإطلاق تلك العملية، سيما أنهما لا تخفيان ذلك، وتؤكد موسكو دوماً على ضرورة استعادة النظام السوري السيطرة على جميع الأراضي في البلاد.

ضمن تلك الحملة، أعلن فلاديمير لادييف، ممثل «مركز حميميم»، في تصريحات، أمس، عن مساعدات قدمها المركز الروسي للاجئين قال إنهم وصلوا من محافظة إدلب وتم نقلهم إلى مخيم بالقرب من طرطوس. وأشار إلى أنهم حصلوا على «سلات غذائية» تضم جميع المواد الغذائية الرئيسية، ولم يفته التأكيد على أن «المساعدات لا تصل من الجانب الروسي فقط، بل وتقدمها كذلك الحكومة السورية». ولم يوضح متى وكيف خرج هؤلاء من المحافظة، لكن يتضح من تصريحاته أن عددهم لا يزيد على 400 شخص، وقال إن نحو 20 أسرة تعيش حالياً في المخيم؛ عدد أفراد كل واحدة منها يتراوح بين 10 أشخاص و20 شخصاً.

حملة الترويج للخروج من إدلب بدأت منذ الإعلان في نهاية مايو الماضي عن فتح «ممرين إنسانيين» على حدود منطقة خفض التصعيد في إدلب. حينها، كانت روسيا هي التي أعلنت عن تلك الخطوة، على لسان فيكتور كوبتشيشين، مدير «مركز المصالحات» في حميميم، الذي قال إن «السلطات السورية أنهت التحضيرات لبدء عمل ممر صوران في محافظة حماة، وممر أبو الظهور في محافظة إدلب، وذلك بهدف ضمان خروج طوعي دون عقبات للمدنيين من منطقة خفض التصعيد في إدلب».
ويوجد في إدلب حاليا نحو 3 ملايين لاجئ وصلوا إلى المحافظة من مدن ومناطق سورية، بعد أن رفضوا «المصالحات» و«اتفاقيات التسوية» مع النظام، لذلك يرجح رفضهم الخروج من المحافظة. ويبدو أن موسكو تدرك هذه الحقيقة لذلك فلا تتوقع خروج أعداد كبيرة، وتروج عبر وسائل إعلامها أن «عدد اللاجئين المتوقع خروجهم من المنطقة يتراوح بين 40 و80 ألفاً».

واستمرت الحملة خلال شهر يونيو (حزيران) الماضي. وأخذت وكالات الأنباء الرسمية الروسية تنقل تصريحات مسؤولين من النظام، عن لاجئين خرجوا من إدلب وتم استقبالهم في مخيمات خاصة. ففي 13 يونيو (حزيران) الماضي، نقلت وكالة «ريا نوفوستي» عن مدير ناحية حرجلة في ريف دمشق، قوله إن مخيماً للاجئين في الناحية استقبل 1500 لاجئ خرجوا من منطقة خفض التصعيد في إدلب. إلا إنه، وعلى غير ما جرى خلال عمليات خروج اللاجئين من مناطق سابقة، لم تكن هناك كاميرات ترصد عملية خروج «هذا العدد الكبير» من المنطقة، ولم توضح الوكالة ولا المتحدث من ناحية حرجلة، متى وكيف خرج هؤلاء. ومن ثم، وبفاصل من 4 إلى 6 أيام بين الخبر والآخر طيلة الشهر الماضي، أخذت وسائل الإعلام الروسية تتحدث عن لاجئين خرجوا من إدلب وتم نقلهم إلى مخيمات خاصة، تارة إلى مخيم بالقرب من طرطوس، وتارة بالقرب من اللاذقية، فضلاً عن مخيمات أخرى في ريف دمشق.
إلى ذلك، لم تصدر أي تصريحات من جانب الفصائل في إدلب تؤكد خروج مواطنين من هناك باتجاه مناطق سيطرة النظام.

المصدر: الشرق الأوسط

Depuis un mois Idleb et Hama brulent : la résistance avec la chair des vivants – شهرعلى حرق إدلب وحماة: مقاومة باللحم الحيّ


Depuis un mois Idleb et Hama brulent : la résistance avec la chair des vivants

Ahmed Hamza – 30 mai 2019

Un mois s’est écoulé depuis le début de l’escalade militaire massive des forces du régime et de la Russie dans le nord-ouest de la Syrie, qui a débuté avant la 12e tournée d’Astana (25-26 avril), mais son intensité s’est augmenté (de manière sans précédent depuis l’accord de Sotchi signé en septembre entre les Turcs et les Russes). Après la fin de ce cycle et l’échec des pourparlers sur la question du « Comité constitutionnel » et du processus politique en général. Après la fin des pourparlers, auxquels ont assisté des représentants des trois pays garants (Turquie, Russie et Iran), les deux délégations, de l’opposition syrienne et du régime d’Assad, les Nations Unies représentées par son envoyé spécial en Syrie, Geer Pedersen, dans la capitale kazakh de Nursultan, les avions de guerre russes ont intensifié leurs raids, qui se sont alternés avec l’artillerie d’Assad en bombardant le nord de Hama et le sud d’Idleb. La campagne militaire, qui s’est développée le 6 mai avec des bombardements aériens, des tirs d’artillerie et des missiles, les barils à l’explosifs se sont apparus à nouveau, transformant la situation en une marche stérile qui a été marquée par des succès et des échecs des forces d’attaques dans les deux zones principales de la bataille: le nord-ouest de Hama, au sud d’Idleb, la campagne de Lattakia du nord près de la colline de Kabana, qui constitue une entrée et une ligne de défense de la plaine d’al-Ghab et de la campagne occidentale d’Idleb. Qu’est-ce qui s’est développé et qu’est ce qui a changé depuis environ un mois à ce jour, avec le début des massacres et des batailles dans les régions du nord-ouest de la Syrie?

D’après les données militaires sur le terrain, le différend entre la Turquie et la Russie sur l’évolution de la situation à Idleb a émergé le lendemain de la réunion « d’Astana 12 », parallèlement à l’intensification des raids aériens de la Russie et du régime à Idleb et à Hama; le 27 avril, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que son pays continuerait à « combattre le terrorisme à Idleb », ajoutant : « Je n’exclue pas une opération militaire globale » affirmant que ce ne serait pas d’une « manière rapide… les civils devraient être pris en considération ».

Alors que la déclaration russe s’est accompagné par l’intensification du régime et de ses alliés des bombardements, qui ont touché de nombreuses villes et villages d’Idleb et de Hama, les factions du « Front de libération nationale » et de « l’Armée nationale » ont répondu par une déclaration commune selon laquelle « les déclarations répétées de la Russie annoncées d’un temps à un autre d’envahir les zones libérées, n’auront que de l’insistance de notre part pour défendre notre terre et notre peuple », ajoutant « le président russe, aurait dû, en parlant des voies politiques et en désirant apparaître comme s’il était à la recherche de solutions à travers les conférences d’Astana et d’autres, d’ordonner aux forces aériennes russes l’arrêt de commettre d’horribles massacres ».

En réponse à Poutine, les faction soutenues par la Turquie ont répondu par un communiqué commun, ajoutant que « Les attaques à la bombe et le massacre de femmes et d’enfants innocents, la démolition de mosquées et de maisons sur les têtes de leurs habitants, l’utilisation d’armes interdites internationalement, des bombes à fragmentation aux armes au phosphore et d’armes chimiques et l’utilisation des formes les plus extrêmes de criminalité, de génocide et de terrorisme d’État, pratiqués par la Fédération de Russie, n’est pas une indication de victoire ni une preuve de décision.

Dans le même temps, le porte-parole de la délégation de l’opposition à Astana, Ayman al-’Assimi, a exclu le lancement d’une offensive à grande échelle à Idleb et dans ses environs au cours des quatre prochains mois, évoquant un consensus lors de récentes réunions dans la capitale kazakhe sur la conduite de patrouilles communes russo-turques dans la région « désarmées », convenus dans les termes de «  Sotchi » entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le russe Vladimir Poutine. Cependant, de nombreuses factions militaires de la « zone démilitarisée », y compris « Jaych al-’Izza/l’Armée de la dignité », la faction d’opposition la plus en vue, ont publié des positions rejetant le passage de l’armée russe dans leurs zones de leur présence, ce qui indiquait clairement le manque de consensus ou d’entente sur les patrouilles, et donc n’ont jamais eu lieu.

Dans ce qui est apparu avec l’escalade des bombardements et l’intensité des raids aériens, il a exhorté les factions dont les zones d’influence recevant les frappes comme une arme de dissuasion, et selon des analystes et des experts, le refus d’appliquer le autres termes de « Sotchi », y compris les patrouilles communes et l’ouverture de routes internationales, le silence d’Ankara sur l’escalade militaire sans précédent depuis septembre 2018, semblait frappante. De nombreuses analyses ont été menées pour savoir si ce silence était censé faire pression sur les factions pour appliquer les conditions de Sotchi ou s’il était temporaire jusqu’à ce que soient définis les paramètres et les objectifs de la campagne de la Russie, ainsi que la position de Washington, dont l’envoyé en Syrie, James Jeffrey, lors de sa visite à Ankara au début du mois, le ministre de la défense turc Khulosi Akkar, deux jours plus tard, a déclaré : « Nous voyons une certaine flexibilité dans la position de Washington sur la zone de sécurité (à l’est de la Syrie), nous nous félicitons donc de leur approche », .

Mais le silence turc a pris fin après l’offensive terrestre des forces du régime et de la Russie, au nord-ouest de Hama, de Tall al-Othman, puis Kafrnabouda, pour apparaître, avec le flot de déclarations turques plus tard, et les données militaires sur le terrain, l’ampleur du différend entre Moscou et Ankara sur l’évolution de la situation Idleb.

Le vendredi 10 mai, alors que les forces du régime s’étendent de Kafrnabouda à la forteresse de Madhiq et aux villages environnants, le ministre turc de la Défense, Khulosi Akkar, a déclaré que « le régime syrien tente d’étendre la zone de contrôle dans le sud d’Idleb, contrairement à l’accord d’Astana » et qu’il doit « cesser son offensive. et retirer ses éléments jusqu’aux frontières convenues à Astana ».

Au cours des jours suivants, des conversations téléphoniques ont eu lieu entre Akkar et son homologue russe, Sergei Schweigu, afin de discuter de l’évolution de la situation à Idleb. Ils ont officiellement annoncé qu’ils envisageaient de prendre des mesures pour mettre en œuvre les accords d’Astana et de Sotchi. Dans le même temps, Poutine et Erdogan ont convenu, par téléphone, le 13 mai, un groupe de travail mixte, qui s’est réuni les 16 et 17 mai, lors des premières réunions à Ankara, la capitale turque, suivi d’une discussion sur une « trêve » de trois jours à Idleb et Hama, non annoncée officiellement.

Cependant, parallèlement à ces entretiens et réunions et aux déclarations diplomatiques sur la poursuite de la coopération pour mettre en œuvre les accords communs sur Idleb et ses environs, l’armée turque a renforcé ses postes d’observation dans le nord-ouest de la Syrie, notamment près du mont Shahchabo, au nord-ouest de Hama, avec l’arrivée de renforts de factions du « bouclier de l’Euphrate » au nord de Hama et l’émergence d’armes qualitatives, telles que les missiles anti-blindée « Tao » avec les factions de « l’Armée Syrienne Libre », ce qui a confirmé l’impossibilité de parvenir à un accord entre les parties.

Le mardi 21 mai, Akkar a confirmé qu’il existait des « désaccords avec la Russie qui n’ont pas fait l’objet d’un accord », affirmant que la Turquie « ne ferait pas un pas en arrière » et qu’il n’y aura pas de retrait de son armée des « points de contrôle à Idleb. En même temps, elle (la Turquie) fera son possible pour maintenir l’accord de Sotchi », soulignant que « Ankara cherche à traiter le dossier d’Idleb de manière qui n’entraînerait pas la résiliation de l’accord avec la Russie ».

Légère modification du plan de contrôle

 

Sur le terrain, et malgré la poursuite des affrontement devenus moins intensif au cours des deux derniers jours, il est possible de résumer le résultat des trois dernières semaines de batailles entre les forces du régime et la Russie, d’une part, et les factions de « l’Armée libre » et de la « Hay’at Tahrir al Cham », de l’autre, étaient des batailles de d’attaques et d’esquives, de progrès et de régression entre les deux parties, le régime soutenu par la Russie, a pu grignoter des zones échappant à son contrôle, et cherchant toujours à renforcer son influence.

(…)

Une catastrophe humanitaire

Alors que l’escalade sanglante se poursuit, les avions de combat et les hélicoptères quittent à peine le ciel de la plupart des régions d’Idleb. Les dernières statistiques publiées par la « Défense civile syrienne » documentent la mort de plus de 225 civils lors des bombardements du régime et de la Russie contre Hama et Idleb depuis le 25 avril, faisant de centaines supplémentaires de blessés.

Jeudi dernier, l’ONU a annoncé qu’elle avait documenté le déplacement de 210 000 civils dans le nord de Hama au cours des deux premières semaines de mai, selon le secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, qui a déclaré lors d’une conférence de presse à New York: « Nous avons été informés du déplacement d’environ 210 000 personnes à cause de la violence, entre le premier et le seize de ce mois (mai) ». Il a souligné que le total « porte le nombre de personnes déplacées du nord de Hama et du sud d’Idleb, depuis le 1er avril, à 240 000 hommes, femmes et enfants ».

« Les combats de ces dernières semaines ont tué 160 civils et entraîné le déplacement d’au moins de 270 000 personnes », a déclaré mardi l’assistance du chef à l’ONU pour les affaires humanitaires, Ursula Mueller, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle a souligné le ciblage de 22 hôpitaux, centres de santé et 25 écoles à Idleb, soulignant que certains d’entre eux avaient été ciblés plus d’une fois ces dernières semaines, ainsi que le ciblage des marchés.

Un rapport du groupe de « coordinateurs de la réponse syrienne » a déclaré plus tôt ce mois-ci que des avions russes ont systématiquement bombardé des dizaines d’écoles et d’hôpitaux à Hama et à Idleb et ses campagnes privant de dizaines de milliers de civils de traitements, citant ainsi 44 écoles et équipements scolaires qui avaient été bombardés par les forces du régime et de la Russie , du 5 janvier au 7 mai.

Dans le dernier rapport du « Réseau syrien des droits de l’homme », publié ce mercredi, il a été enregistré 29 incidents contre des installations médicales de la province d’Idleb et des zones environnantes, et confirmant qu’au moins quatre membres du personnel médical avaient été tués depuis l’escalade militaire du régime et de la Russie dans la région le 26 et 25 avril dernier. Le réseau a appelé à la formation d’une alliance en dehors du Conseil de sécurité « qui a échoué de protéger les civils », afin de protéger les hôpitaux du nord-ouest de la Syrie.

شهر على حرق إدلب وحماة: مقاومة باللحم الحيّ

أحمد حمزة – 30 مايو 2019

شهر كامل مرّ على التصعيد العسكري الواسع النطاق لقوات النظام وروسيا في شمال غربي سورية، والذي بدأ قبل جولة “أستانة 12” (25 – 26 إبريل/ نيسان الماضي)، لكن حدّته تصاعدت (بشكل غير مسبوق منذ اتفاق سوتشي الموقّع بين الأتراك والروس في سبتمبر/ أيلول الماضي)، عقب نهاية هذه الجولة، والفشل الذي شهدته المحادثات حيال مسألة “اللجنة الدستورية” والعملية السياسية عموماً. فعقب نهاية المباحثات التي حضرها ممثلون عن الدول الثلاث الضامنة (تركيا، روسيا وإيران)، ووفدي المعارضة السورية ونظام الأسد، والأمم المتحدة ممثلة بمبعوثها الخاص إلى سورية، غير بيدرسون، في العاصمة الكازاخية نور سلطان، كثّفت الطائرات الحربية الروسية غاراتها العنيفة، وتناوبت مع طائرات ومدفعية الأسد على قصف ريفي حماة الشمالي وإدلب الجنوبي. وقد ظهرت البراميل المتفجّرة مجدداً، لتزيد دموية الحملة العسكرية، التي تطوّرت في 6 مايو/ أيار الحالي من القصف الجوي والمدفعي والصاروخي، لزحفٍ بري، شهد حلقات من النجاح والفشل للقوات المهاجمة في محوري القتال الأساسيين: ريف حماة الشمالي الغربي نحو جنوبي إدلب، وريف اللاذقية الشمالي عند تلة “كبانة”، التي تشكّل مدخلاً وخط دفاع لسهل الغاب وريف إدلب الغربي. فماذا تبيّن وتغيّر منذ نحو شهر إلى الآن، خلال المجازر والمعارك التي تشهدها مناطق شمال غرب سورية؟
“خفض التصعيد” يتلاشى بخلاف الضامنين
بعد “أستانة 12” بيوم واحد، وبالتزامن مع تكثيف غارات الطيران الحربي لروسيا والنظام في إدلب وحماة، قال الرئيس الروسي فلاديمير بوتين، في 27 إبريل، من بكين، إنّ بلاده ستواصل “محاربة الإرهاب في إدلب”، مضيفاً “لا أستبعد عملية عسكرية شاملة”، لكنه زعم أنها لن تكون “بشكل سريع… يجب أخذ المدنيين بالاعتبار”.
وبينما جاء التصريح الروسي مع تكثيف النظام وحلفائه القصف العنيف، والذي طاول بلدات وقرى كثيرة في إدلب وحماة، ردّت فصائل “الجبهة الوطنية للتحرير”، و”الجيش الوطني”، ببيان مشترك، جاء فيه أنّ “التصريحات المتكررة التي تطلقها روسيا بين الحين والآخر لاجتياح المناطق المحررة، لن تلقى منّا إلا مزيداً من الإصرار على الدفاع عن أرضنا والذود عن شعبنا”، مضيفةً  “كان حرياً بالرئيس الروسي، وهو يتحدث عن المسارات السياسية ويحرص على الظهور بمظهر الباحث عن حلول من خلال مؤتمرات أستانة وغيرها، أن يوعز لسلاح الجو الروسي بوقف ارتكابه للمجازر المروعة”.
البيان المشترك، رداً على بوتين، من هذه الفصائل المدعومة تركياً، قال أيضاً إنّ “قصف الآمنين وقتل الأبرياء من النساء والأطفال، وهدم المساجد والبيوت فوق رؤوس أصحابها، واستخدام الأسلحة المحرمة دولياً، من عنقودي وفوسفور وكيميائي، واستعمال أقصى صور الإجرام والإبادة وإرهاب الدولة، الذي تمارسه روسيا الاتحادية، ليس مؤشراً على الانتصار ولا دليلاً على الحسم”.
بالتزامن مع ذلك، كان المتحدث الإعلامي باسم وفد المعارضة لأستانة، أيمن العاسمي، يستبعد شنّ روسيا والنظام هجوماً واسعاً في إدلب ومحيطها، خلال الأشهر الأربعة المقبلة، متحدثاً عن توافقٍ في الاجتماعات الأخيرة بالعاصمة الكازاخية، حول تسيير دوريات روسية – تركية مشتركة في المنطقة “منزوعة السلاح”، المتفق عليها ضمن بنود “سوتشي” بين الرئيسين التركي رجب طيب أردوغان والروسي فلاديمير بوتين. لكن بعد ذلك صدرت عن فصائل عسكرية عديدة، موجودة في المنطقة “منزوعة السلاح”، بينها “جيش العزة”، أبرز فصائل المعارضة، مواقف رافضة لمرور العسكريين الروس ضمن مناطق وجودها، وهو ما شكل إشارة واضحة بشأن عدم وجود توافق أو تفاهم حول الدوريات، التي لم تُسيّر إلى الآن.
وفي ما بدا مع تصاعد القصف حينها، وكثافة غارات الطيران الحربي، أنه ضغط على الفصائل التي تتلقى مناطق نفوذها الضربات لثنيها، وفق محللين وخبراء، عن رفض تطبيق باقي بنود “سوتشي”، بما في ذلك الدوريات المشتركة وفتح الطرقات الدولية، فإنّ صمت أنقرة بداية على التصعيد العسكري غير المسبوق منذ سبتمبر/ أيلول 2018، بدا لافتاً. وتعدّدت التحليلات حول ما إذا كان هذا الصمت تغاضياً، للضغط على الفصائل المعرقلة لتطبيق بنود “سوتشي”، أو أنه كان مؤقتاً ريثما تتبلور معالم حجم حملة روسيا والنظام وأهدافها، وكذلك بانتظار موقف واشنطن، التي زار مبعوثها لسورية، جيمس جيفري، أنقرة، مطلع هذا الشهر، ليصرّح وزير الدفاع التركي خلوصي آكار بعدها بيومين قائلاً: “نرى بعضاً من المرونة في موقف واشنطن بشأن المنطقة الآمنة (شرق سورية)، وبالتالي نرحب باقترابهم من وجهة نظرنا”.
لكنّ الصمت التركي انتهى بعد بدء هجوم قوات النظام وروسيا برياً، في شمال غربي حماة، بداية من تل العثمان، ثمّ كفرنبودة، ليظهر تباعاً، مع تدفّق التصريحات التركية لاحقاً، وما تبين من معطيات عسكرية في الميدان، حجم الخلاف بين موسكو وأنقرة حول التطورات في إدلب.
فيوم الجمعة 10 مايو، وبينما تمدّد زحف قوات النظام من كفرنبودة لقلعة المضيق، وقرى بمحيطها، قال وزير الدفاع التركي خلوصي آكار إنّ “النظام السوري يحاول توسيع منطقة السيطرة في جنوب إدلب، بما يتعارض مع اتفاق أستانة”، وأنّ عليه “وقف هجومه، وإعادة عناصره إلى الحدود المتفق عليها في أستانة”.
وخلال الأيام القليلة التالية، جرت محادثات هاتفية بين آكار ونظيره الروسي سيرغي شويغو، لبحث التطورات في إدلب، ورشح عنها رسمياً أنها بحثت في اتخاذ الإجراءات اللازمة لتطبيق تفاهمات أستانة وسوتشي. وبالتزامن، اتفق بوتين وأردوغان، خلال اتصال هاتفي، يوم الثالث عشر من الشهر الحالي، على مجموعة عمل مشتركة، التقت يومي 16 و17 مايو، في أول اجتماعاتها بالعاصمة التركية أنقرة، ليعقب ذلك الحديث عن “هدنة” لثلاثة أيام في إدلب وحماة، رغم عدم إعلانها رسمياً.
لكن بالتزامن مع هذه المحادثات والاجتماعات، وما رشح عنها من تصريحات دبلوماسية حول بحث مواصلة التعاون لتطبيق التفاهمات المشتركة حول إدلب ومحيطها، فإنّ الجيش التركي عزّز نقاط مراقبة له في شمال غربي سورية، خصوصاً قرب جبل شحشبو، شمال غرب حماة، مع وصول تعزيزات من فصائل بـ”درع الفرات” إلى شمالي حماة، وظهور أسلحة نوعية كصواريخ “تاو” المضادة للدروع مع فصائل “الجيش السوري الحرّ”، ما أكد تعثّر التوصل لتفاهم بين الطرفين.
ويوم الثلاثاء في 21 مايو، أكّد آكار وجود “خلافات مع روسيا لم يتم التوافق عليها”، متحدثاً عن أنّ تركيا “لن تتراجع خطوة واحدة”، وأنه لا انسحاب لجيش بلاده “من نقاط المراقبة في إدلب، وفي الوقت نفسه ستعمل (تركيا) جاهدة من أجل الحفاظ على اتفاق سوتشي”، مؤكداً أنّ “أنقرة تسعى للمضي قدماً في ملف إدلب بطريقة لا تفضي إلى إنهاء الاتفاق مع روسيا”.
تغيّر ضئيل بخارطة السيطرة
ميدانياً، ورغم استمرار المواجهات التي تراجعت وتيرتها، خلال اليومين الماضيين، فإنه يمكن تلخيص حصيلة الأسابيع الثلاثة الماضية من المعارك بين قوات النظام وروسيا من جهة، مع فصائل “الجيش الحر” و”هيئة تحرير الشام” (النصرة سابقاً) من جهة أخرى، بأنها معارك كرّ وفرّ، شهدت تقدّماً وتراجعاً للطرفين، مع تمكّن النظام بدعم روسي، من قضم مساحات كانت خارج سيطرته، وما زال يعمل على تحصين نفوذه فيها.
ورغم أنّ القوات المُهاجمة توقّف تقدمها فعلياً منذ ما بعد منتصف هذا الشهر، عند قرية الحويز، شمال قلعة المضيق، وانكفأت خلال الأسبوعين الأخيرين من الهجوم للدفاع عمّا أحرزته من تقدّم، فإنّها ومع توقّف محاولات التمدد براً، واصل سلاحها الجوي قصف مناطق واسعة، سواء بمحيط جبهات القتال، شمالي حماة وجنوبي إدلب، أو بعيداً عنها، وصولاً لشرق إدلب وغربها؛ حتى طاول القصف، أول من أمس الثلاثاء، ريف حلب الجنوبي الغربي. في المقابل، فإنّ الفصائل التي بدت مرتبكة في الأيام الأولى للهجوم البري، خصوصاً أنه جاء بعد تمهيدٍ ناري جوي كثيف استمر أياماً عدة، ظهرت لاحقاً أنها تجاوزت الضربات والهجمات البرية الأولى، وحسّنت مواقعها الدفاعية، رغم أنها كانت تخسر في الأسبوع الثاني من هذا الشهر، مزيداً من المناطق التي كانت تُسيطر عليها.
وخسرت هذه الفصائل بعد تلّ عثمان وقرية الجنابرة، كفرنبودة، ثمّ مدينة قلعة المضيق، وقرى الكركات، الشريعة، التوينة، باب الطاقة، الحمرا، التوبة، المستريحة، الشيخ إدريس، والحويز. ورغم أنّها شنّت هجوماً معاكساً، يوم الثلاثاء في 21 مايو، استعادت فيه السيطرة على كفرنبودة، وتل الهواش وقرية الحميرات، إلا أنها خسرت كفرنبودة مجدداً، الأحد الماضي، بهجوم لقوات النظام، سبقه تمهيد جوي.
أسلحة وتعزيزات
وظهرت خلال المعارك التي دارت في هذه المناطق بريف حماة الشمالي الغربي، معطيات عسكرية عدة، عكست خلافات طرفي “سوتشي”، أبرزها الصواريخ المضادة للدروع، التي استخدمتها فصائل من “الجيش السوري الحر”، وأعاقت زحف قوات النظام، وحدّت من قدرة تحرك مدرعات قواته في منطقة المعارك، التي تُعتبر بيئة مناسبة لاستخدام صواريخ “تاو” و”كونكورس”، بسبب طبيعتها وما تحويه من سهول ومرتفعات. كما ظهر في مقاطع الفيديو التي بثتها مختلف الفصائل المقاتلة هناك، على الإنترنت، منصات لإطلاق صواريخ “الغراد”، وعربات مدرعة، استخدمتها الفصائل لصدّ هجوم قوات النظام، إضافة إلى وصول تعزيزاتٍ عسكرية لشمالي حماة، من فصائل في “الجيش الحر”، كان نشاطها قد انحصر ضمن مناطق “درع الفرات” بريف حلب الشمالي الشرقي، لكنها دفعت في الأسبوعين الأخيرين، بتعزيزات عسكرية لمؤازرة الفصائل بريف حماة الشمالي.
ومنذ ثلاثة أيام، وتحديداً مساء الأحد الماضي، تداول ناشطون سوريون على الإنترنت، صورة أظهرت اجتماعاً لقيادات في أكبر الفصائل العسكرية بإدلب ومحيطها. وفيما بدا أنهم أرادوا توجيه رسالة حول تنسيقهم المشترك، ووحدة موقفهم من هجوم النظام وروسيا الحالي، فإنّ الاجتماع الذي ضمّ خصوماً تحاربوا مراراً، من قيادات في “الجيش الحر”، وقادة فصائل عسكرية أخرى من جهة، وزعيم “هيئة تحرير الشام”، أبو محمد الجولاني من جهة أخرى، أظهر مدى تحسّب هذه الفصائل لخطورة الحملة العسكرية الحالية، على مناطق سيطرتهم.
وأول من أمس، الثلاثاء، وخلال جلسة لمجلس الأمن في نيويورك، مخصصة لبحث الوضع الإنساني في سورية، قال مندوب النظام بشار الجعفري، تعليقاً على صورة اجتماع قادة فصائل في إدلب، إنّ بعض الموجودين في الاجتماع حضروا جولات من مسار “أستانة”، وهم حسب قوله “ملزمون بعدم القتال إلى جانب النصرة ضدّ الدولة السورية وحلفائها، وملزمون باحترام تفاهمات أستانة، ومن بينها إنشاء منطقة منخفضة التصعيد في إدلب”.
ريف اللاذقية وتقارير “الكيميائي”
بالتزامن مع تطورات المعارك بريف حماة الشمالي الغربي، شهدت جبهة كبانة بريف اللاذقية الشمالي الشرقي، المتاخم لريف إدلب الغربي، خلال الأسابيع الثلاثة الماضية، عمليات قصف وغارات، مع محاولات قوات النظام بقيادة قوات من الفرقة الرابعة، تحقيق خرق ميداني هناك، يُمهد لها فتح طريقٍ نحو سهل الغاب بريف حماة الشمالي الغربي، وجسر الشغور بريف إدلب الغربي.
لكنّ مساعي قوات النظام هذه ما زالت تصطدم بصعوبة التضاريس الجغرافية، وخصوصيتها في تلك الجبهات. ويمنح ارتفاع تلة كبانة، الجهة المسيطرة عليها، أفضلية ميدانية، لذا تحاول قوات النظام الاستحواذ عليها، من خلال تكثيف القصف الجوي والصاروخي، الذي لم يمنحها تقدماً على حساب الفصائل المُسيطرة على تلك الجبهة، وأبرزها حالياً “الحزب الإسلامي التركستاني” و”هيئة تحرير الشام”.
وشهدت هذه الجبهة منذ أسبوع، تطوراً في ما يتعلّق بملف استخدام الأسلحة الكيميائية في سورية، حيث كانت وكالة “إباء” التابعة لـ”الهيئة”، قد ذكرت، الأحد في 19 مايو، أنّ قوات النظام استخدمت في قصفها هناك غازات سامة. وقبل نحو أسبوع، حذّرت الولايات المتحدة الأميركية النظام السوري من استخدام الغازات السامة مجدداً في معاركه بشمال غربي البلاد، قائلةً إنّها تحقق في معلومات حول هجوم جديد بهذه الأسلحة المحرمة دولياً. وقالت المتحدثة باسم الخارجية في واشنطن، مورغان أورتاغوس: “للأسف، ما زلنا نرى علامات على أنّ نظام الأسد قد يجدّد استخدامه للأسلحة الكيميائية، بما في ذلك هجوم مزعوم بالكلور في شمال غرب سورية صباح 19 مايو”.
وجاء موقف باريس أيضاً، أول من أمس، متماهياً مع التحذير الأميركي بهذا الشأن. وأشار وزير الخارجية الفرنسي جان إيف لو دريان، إلى أنّ لدى بلاده “مؤشرات” على استخدام “المواد الكيميائية في هجمات القوات الحكومية السورية”، مضيفاً أثناء حديثه أمام لجنة الشؤون الخارجية في الجمعية الوطنية الفرنسية: “نملك مؤشراً على استخدام سلاح كيميائي في منطقة إدلب، لكن لم يتم التحقّق من ذلك بعد”.
كارثة إنسانية كاملة
وبينما تستمرّ حملة التصعيد الدامية، لا تكاد الطائرات الحربية والمروحية تغادر سماء معظم مناطق إدلب. وتوثّق آخر الإحصائيات التي نشرها “الدفاع المدني السوري”، مقتل أكثر من 225 مدنياً في قصف النظام وروسيا لحماة وإدلب، منذ يوم 25 إبريل الماضي، ويضاف إليهم مئات المصابين
كذلك، أعلنت الأمم المتحدة، الخميس الماضي، أنّها وثّقت نزوح 210 آلاف مدني في شمالي حماة، خلال أول أسبوعين فقط من شهر مايو الحالي، وذلك على لسان المتحدث باسم الأمين العام للأمم المتحدة، ستيفان دوجاريك، الذي قال في مؤتمر صحافي، في نيويورك: “تم إبلاغنا بنزوح نحو 210 آلاف شخص بسبب العنف، بين الأول والسادس عشر من هذا الشهر (مايو)”. وأشار إلى أنّ الحصيلة “ترفع العدد الإجمالي للنازحين من شمال حماة وجنوب إدلب، منذ الأول من إبريل، إلى 240 ألفاً من الرجال والنساء والأطفال”.
من جهتها، قالت مساعدة الأمين العام للأمم المتحدة للشؤون الإنسانية، أورسولا مولر، أول من أمس الثلاثاء، أمام مجلس الأمن الدولي: “لقد أدت المعارك في الأسابيع الأخيرة إلى مقتل 160 مدنياً، ونزوح 270 ألف شخص على الأقل”. ولفتت إلى استهداف 22 مستشفى ومركزاً صحياً و25 مدرسة في إدلب، موضحةً أنّ بعضها استهدف أكثر من مرة خلال الأسابيع الأخيرة، ناهيك عن استهداف الأسواق.
وكان تقرير لفريق “منسقو استجابة سورية”، قد قال في وقت سابق هذا الشهر، إنّ الطيران الروسي قصف بشكل ممنهج عشرات المدراس والمستشفيات في حماة وإدلب، وحرم عشرات آلاف المدنيين من العلاج، متحدثاً عن أنّ 44 مدرسة ومنشأة تعليمية تعرضت للقصف من قبل قوات النظام وروسيا في إدلب وريفها، منذ تاريخ 5 يناير/ كانون الثاني الماضي وحتى 7 مايو.
وفي أحدث تقرير لـ”الشبكة السورية لحقوق الإنسان”، صدر أمس الأربعاء، فإنه تم تسجيل 29 حادثة اعتداء وقعت على منشآت طبية في محافظة إدلب ومحيطها، مؤكدة مقتل ما لا يقل عن أربعة من الكوادر الطبية منذ التصعيد العسكري للنظام وروسيا على المنطقة في 26 من إبريل الماضي. ودعت الشبكة إلى تشكيل تحالف من خارج مجلس الأمن “الذي فشل في حماية المدنيين”، لحماية المستشفيات في شمال غربي سورية.

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