Des manifestations de masse dans le nord de la Syrie condamnent les crimes du régime et des Russes et appellent à …


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Des manifestations de masse dans le nord de la Syrie condamnent les crimes du régime et des Russes et appellent à l’arrêt des combats

6 septembre 2019 – Hiba Mohammad

DAMAS, (Al-Qods Al-Arabi) – Des manifestations massives ont eu lieu vendredi près du passage Bab Al-Hawa, dans la campagne d’Idleb, après des appels intensifs en faveur de la dissolution de HTS et de la dénonciation des attaques du régime russe et syrien sur les villes d’Idleb et de Hama. La Turquie et le Conseil de sécurité des Nations Unies assument leurs responsabilités envers les civils.
Selon un mouvement décrit par les chefs de l’opposition armée syrienne, c’est une prise de conscience populaire du sérieux du maintien du contrôle du HTS, qui constitue Jabhat Al-Nosra, sa colonne vertébrale, surtout après les récents combats, où le rôle de l’organisation dans l’affaiblissement des forces révolutionnaires en faveur du régime Assad est devenu évident.

Alerte de sécurité stricte
Les habitants de la plupart des villes et villages des campagnes nord et ouest d’Idleb ont participé aux manifestations, dont les points de déploiement ont été répartis sur la ville d’Idleb, les villes de Sarmada, Kelly, Benech, Maaret Al-Nouman et Jéricho, tandis que le HTS a procédé à la fermeture des routes dans la région menant vers le passage de Bab Al-Hawa. Des sources locales ont apporté à notre journal que le la zone a été témoin d’une alerte de sécurité accrue par les combattants de « Hayat Tahrir Al-Cham », qui ont déployé et bloqué les routes menant à la frontière avec le territoire turc.
La militante syrienne Aicha Sabri a déclaré à Al-Qods Al-Arabi que les préparatifs des manifestations populaires au passage de Bab Al-Hawa étaient programmées il y a quelques semaines afin de lancer un message pacifique similaire au moment où notre révolution a commencé, dont le contenu : soit que la communauté internationale suspendait la campagne de bombardement systématique menée par le régime d’Assad et son allié russe, avec l’acheminement de l’aide aux personnes déplacées, ou nous sortirons d’Idleb par des moyens illégaux pour obtenir les droits de l’homme les plus élémentaires, soulignant que « la manifestation d’aujourd’hui a eu un impact positif et a permis d’atteindre un objectif quelconque, et que les manifestants ne se sont pas souciés de l’interdiction du HTS à Sarmada et ont poursuivi leur marche» .

Un chef de l’opposition appelle à une opération militaire contre «Al-Nosra»
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les zones frontalières sont en alertes depuis vendredi matin, où le HTS et à une autre faction ont déployé les barrières de contrôles de sécurité sur les routes menant à Bab Al-Hawa dans le cadre de mesures de sécurité strictes visant à prévenir les problèmes lors des manifestations, après que des activistes eurent appelé à exprimer leurs exigences, à cause de la situation des résidents d’Idleb que ce soit au niveau de la destructions ou du déplacement de la population, tandis que le HTS a déployé ses barrages routiers à Sarmada et autour de la ville de Dana. Des contrôles de sécurité ont également été déployés autour des camps de Karama et d’Atma, au nord d’Idleb, à la frontière turque, ainsi que la majorité des route on été fermées temporairement dans à Atma, Sarmada et Babasga qui mènent toutes à Bab Al-Hawa, à à l’exception d’une route menant à l’hôpital dédiée au passage des ambulances. Des dizaines de personnes se sont rassemblées sur la place Bab Al-Hawa, dans la banlieue nord de Sarmada, portant le drapeau de la révolution syrienne alors que la sécurité des factions s’intensifiait.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la protection du passage frontalier contre la fermeture et le manque à gagner, empêchant les manifestants d’avancer vers la bande frontalière et empêchant les heurts survenus lors des manifestations de vendredi dernier, qui ont abouti à l’assaut des manifestants et des gardes-frontières turcs à l’aide de gaz lacrymogène. Des sources fiables ont confirmé que l’alerte de sécurité continuait Hier tard, ailleurs, d’autres manifestations ont également été observées à Idleb, Jéricho et dans plusieurs villes et villages du nord de la campagne d’Idleb, condamnant les opérations militaires des Russes et du régime dans la région et le déplacement de sa population sous le silence turc.
Le chef de l’opposition syrienne près d’Ankara, Nidal Sejri, a déclaré qu’il ne faisait aucun doute que l’incubateur populaire de la révolution syrienne commençait à prendre conscience du sérieux du contrôle continu de la « Nosra », en particulier après que les récents combats eurent révélé le rôle de l’organisation dans l’affaiblissement des forces révolutionnaires et islamiques en faveur du régime Assad, il a également empêché les forces de l’armée nationale de soutenir les factions révolutionnaires dans les campagnes de Hama et a mis en place des obstacles qui permettraient aux forces du régime de contrôler les zones libérées sans subir de lourdes pertes. Il a ajouté: « Nous assistons donc à un mouvement populaire contre l’organisation, et nous considérons que ces mouvements affaibliraient l’influence de l’autorité sur d’Idleb et donneraient aux factions militaires la possibilité de prendre des mesures pour arrêter la main mise de l’organisation sur la région et réorganiser la maison interne ».

Prétexte russe
« Nous reconnaissons que l’occupation russe utilise le groupe comme prétexte pour frapper les forces révolutionnaires afin de contrôler toute la région libérée, mais nous réalisons également que l’organisation est devenue un fardeau pour la révolution syrienne et le peuple », a-t-il déclaré. En réalité, notre position de l’organisation Al-Nosra ne s’appuyait pas au départ sur son classement sur la liste internationale des organisations terroristes, car elle n’a mené aucune opération hors des frontières syriennes, mais nous nous basons toujours sur ses opérations criminelles contre le peuple syrien et contre les factions révolutionnaires et islamiques au service d’Assad et de ses alliés », a-t-il ajouté. Il est devenu difficile de résoudre pacifiquement l’organisation de Jabhat Al-Nosra, Il est temps « de mettre en œuvre une opération militaire qui pourrait éradiquer ce cancer malin qui s’est propagé dans le corps de la révolution syrienne, mais il est malheureux de dire que jusqu’à présent, nous ne savons pas s’il existe un État influent en Syrie qui pourrait repousser à mettre fin à Jabhat Al-Nosra d’une manière réelle et efficace, la présence de cette organisation est devenue un intérêt pour toute partie voulant rester, en Syrie, en tant qu’occupant ».

Pas de négociations avec les Russes
L’agence de presse Iba’ affiliée au HTS a publié les déclarations d’un commandant armée du front Al-Nosra, Dr Abu Houssein, lors d’une rencontre avec un certain nombre de médias et d’activistes près du passage de Bab Al-Hawa à la frontière avec la Turquie au nord d’Idleb. Il a souligné que la nouvelle qui parle des négociations avec les russes en vue de la dissolution du « HTS » pacifiquement est absolument fausse, affirmant que «l’ennemi mène une guerre psychologique contre les Moujahidines et le peuple, à travers la diffusion de fausses rumeurs visant à déstabiliser la ligne interne et à faire tomber les symboles, l’ennemi vise aujourd’hui à reproduire son expérience avec Jaych Al-Islam, à la Ghouta orientale et à Daraa, où l’effondrement psychologique et moral a provoqué l’effondrement militaire des fronts, on ne peut faire confiance aux promesses de l’ennemi.
« Une des raisons de la chute des zones récentes est l’adoption de nouvelles méthodes par l’ennemi dans son agression, et les Moujahidines travaillent pour créer des solutions pour faire face à ces défis. Les factions se préparent maintenant pour une bataille à long terme, et les zones qui sont récemment tombées sont un dû et les factions cherchent collectivement à les récupérer et à les libérer ».

مظاهرات حاشدة شمال سوريا تندد بجرائم النظام والروس وتدعو لوقف المعارك

6 – سبتمبر – 2019 – هبة محمد

دمشق – «القدس العربي» : خرجت مظاهرات شعبية نظمها ناشطو الحراك الثوري عند معبر باب الهوى في ريف ادلب شمال غربي سوريا، الجمعة، بعد دعوات مكثفة، للمطالبة بحل هيئة تحرير الشام والتنديد بهجمات النظام الروسي والسوري على مدن وبلدات في إدلب وحماة، ومطالبة الضامن التركي ومجلس الأمن الدولي بتحمل مسؤولياتهم حيال المدنيين.
وفي خطوة وصفتها قيادات من المعارضة السورية المسلحة، بأنها إدارك شعبي لخطورة استمرار سيطرة تنظيم هيئة تحرير الشام التي تشكل جبهة النصرة، عموده الفقري، وخصوصاً بعد المعارك الأخيرة، حيث اتضح للجميع دور التنظيم في إضعاف القوى الثورية لصالح نظام الأسد.

استنفار أمني مشدد
وشارك أهالي معظم مدن وبلدات ريف إدلب الشمالي والغربي بالمظاهرات، التي توزعت نقاط انتشارها على مدينة إدلب، وبلدات سرمدا، وكللي، وبنش، ومعرة النعمان، وأريحا»، فيما أغلقت «هيئة تحرير الشام» في المحافظة الطرق المؤدية إلى معبر باب الهوى، وقالت مصادر محلية لـ «القدس العربي» ان المنطقة شهدت استنفاراً أمنياً مشدداً من قبل مقاتلي «تحرير الشام»، الذين انتشروا واغلقوا الطرق المؤدية إلى المعبر الحدودي مع الأراضي التركية.
الناشطة السورية، عائشة صبري قالت لـ»القدس العربي» ان الإعداد للمظاهرات الشعبية في معبر باب الهوى، قد أنجز قبل أسابيع، وذلك «بهدف إيصال رسالة سلمية كما بدأت ثورتنا بسلمية، ومفادها إمّا أن يوقف المجتمع الدولي حملة القصف الممنهجة من قبل نظام الأسد وحليفه الروسي ويتم إدخال المساعدات للمهجرين، أو أننا سنخرج من ادلب عبر الطرق غير الشرعية لنيل أبسط حقوق الإنسان» لافتة إلى أنَّ «مظاهرة اليوم كان لها تأثير إيجابي وحققت نوعًا ما الهدف المرجو منها، ولم يأبه المتظاهرون لمنع هيئة تحرير الشام لهم في سرمدا وتابعوا مسيرهم».

قيادي معارض يدعو للقيام بعملية عسكرية ضد «النصرة»
وقال المرصد السوري لحقوق الانسان إن المناطق الحدودية شهدت استنفاراً أمنياً منذ صباح الجمعة حيث انتشرت الحواجز الأمنية لهيئة تحرير الشام وفصيل آخر على الطرقات المؤدية إلى باب الهوى في إطار الإجراءات الأمنية المشددة لمنع حدوث مشاكل خلال المظاهرات، بعد دعوات من الناشطين للتعبير عن متطلباتهم في ظل الحالة التي وصل إليها سكان إدلب من دمار وتهجير، في حين نشرت «هيئة تحرير الشام» حواجزها على الطرقات في سرمدا ومحيط الدانا وانتشرت أيضاً حواجز أمنية في محيط مخيمات الكرامة وأطمة شمال إدلب على الحدود مع تركيا، كما قطعت معظم الطرق المؤدية إلى معبر باب الهوى الحدودي حيث تم إغلاق الطرقات بشكل مؤقت في أطمة، سرمدا، وبابسقا التي تؤدي جميعها إلى المعبر، كما أغلقت جميع الطرق المؤدية إلى مشفى باب الهوى باستثناء طريق واحد خصص لمرور سيارات الإسعاف. ووثق تجمهر العشرات في ساحة باب الهوى على الأطراف الشمالية لبلدة سرمدا حاملين راية الثورة السورية وسط تشديد أمني مكثف من الفصائل.
ويأتي ذلك الإجراء في إطار حماية المعبر من الإغلاق وفقدان دخله، ومنع المتظاهرين من التقدم باتجاه الشريط الحدودي ومنع الحوادث التي شهدتها مظاهرات الجمعة الماضية هناك، والتي انتهت باقتحام المتظاهرين للمعبر وقيام حرس الحدود التركي باستخدام الغازات المسيلة للدموع، وأكدت مصادر موثوقة أن الاستنفار الأمني مستمر حتى ساعات متأخرة من أمس، كما تم رصد مظاهرات أخرى في مدينة إدلب ومدينة أريحا وبلدات وقرى عدة بالقطاع الشمالي من الريف الإدلبي، وذلك تنديداً بالعمليات العسكرية للروس والنظام في المنطقة وتهجير أهلها في ظل الصمت التركي، حسب المصدر.
القيادي في المعارضة السورية، والمقرب من أنقرة، نضال سيجري قال لـ «القدس العربي» انه لا شك أن الحاضنة الشعبية للثورة السورية بدأت تدرك خطورة استمرار سيطرة تنظيم جبهة «النصرة»، وخصوصاً بعد المعارك الأخيرة وقد اتضح للجميع دور التنظيم في إضعاف القوى الثورية والإسلامية لصالح نظام الأسد، وايضا ما قامت به من منع لقوات الجيش الوطني من مؤازرة الفصائل الثورية في ريف حماة، ووضع عراقيل من شأنها تمكين قوات النظام من السيطرة على المناطق المحررة دون أن تتعرض قواته إلى خسائر فادحة. مضيفاً «لذلك بتنا نشهد تحركاً شعبياً ضد التنظيم، ونعتبر أن هذه التحركات الشعبية من شأنها إضعاف نفوذ الهيئة في ادلب، وفرصة للفصائل العسكرية لاتخاذ إجراءات من شأنها كف يد التنظيم عن المنطقة، وإعادة ترتيب البيت الداخلي».

ذريعة روسية
وأضاف سيجري «ندرك أن الاحتلال الروسي يتخذ من التنظيم ذريعة لضرب القوى الثورية، بهدف السيطرة على كامل المنطقة المحررة، ولكن ندرك أيضاً بأن التنظيم قد بات عبئاً على الثورة والشعب السوري، والحقيقة ان موقفنا من تنظيم جبهة النصرة بداية لم يكن يستند على تصنيفات لوائح الإرهاب الدولية، فالتنظيم لم يقم بأي عملية خارج الحدود السورية، إنما كنا ومازالنا نستند على ما قام به التنظيم من عمليات إجرامية بحق الشعب السوري والفصائل الثورية والإسلامية خدمة للأسد وحلفائه»، واعتبر انه بات من الصعب حل تنظيم جبهة النصرة بشكل سلمي، وعليه «قد آن الأوان لتنفيذ عملية عسكرية من شأنها استئصال هذا السرطان الخبيث الذي انتشر داخل جسم الثورة السورية، ولكن من المؤسف أن نقول بأنه وحتى هذه اللحظة لا نعلم إن كانت هناك دولة ما متنفذة في الشأن السوري تدفع باتجاه إنهاء النصرة بشكل فعلي وحقيقي، هذا التنظيم بات وجوده مصلحة لكل جهة تريد البقاء بصفة احتلال».

لا مفاوضات مع الروس
ونفت «هيئة تحرير الشام» مفاوضة الجانب الروسي لبحث سبل حلها بالطرق السلمية، ونشرت وكالة إباء التابعة «للهيئة» تصريحات لقائد عسكري بالجبهة يدعى «الدكتور أبو حسين» خلال اجتماع مع عدد من الإعلاميين والنشطاء قرب معبر باب الهوى على الحدود مع تركيا شمال إدلب. وأكد أن الأخبار التي تتحدث عن مفاوضات لحل «هيئة تحرير الشام» نفسها لا صحة لها إطلاقاً، قائلاً «العدو يخوض حرباً نفسية ضد المجاهدين وأهل المحرر

Les observateurs assurent: impossible d’attaquer Idleb et d’y pénétrer


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Les observateurs assurent: impossible d’attaquer Idleb et d’y pénétrer

2 septembre 2019 – Hiba Mohammad

DAMAS, Al-Qods Al-Arabi -Le nord de la Syrie était l’arène, samedi, d’une manifestation populaire en colère réclamant la dissolution de Tahrir al-Cham, dirigée par Jabhat al-Nosra, et dénonçant les massacres commis par les régimes syrien et russe dans la zone de « réduction de désescalade », parallèlement, la Turquie avait évoqué l’application de l’accord d’Idleb au sens littéral, considérant que c’est une région avec certaines frontières, où la sécurité doit être assurée, avec la garantie de la Turquie et de la Russie, il semble aux observateurs qu’il s’agit de la solution la plus efficace pour Idleb puisque les Russes tiennent la partie turque pour responsable de la réduction des risques et du coût des combats dans la région, en particulier avec l’impossibilité de démanteler Tahrir al-Cham.
En l’absence d’une vision claire du futur d’Idleb, difficile à pénétrer, des experts et observateurs s’accordent sur le fait que la solution finale à la dernière région restante sous contrôle de l’opposition, n’aurait lieu que des années plus tard au moyen d’une solution militaire décisive, le ramenant sous le contrôle du régime syrien, précédé de nombreuses manœuvres visant à affaiblir les diverses factions, avec des opérations d’isolement et rongement systématiques, tout comme ce qui s’est passé dans la ville stratégique de Khan Cheikhoun et dans d’autres.

Une position turque remarquable
Ankara a souligné dans les propos du porte-parole présidentiel turc Ibrahim Qalan la nécessité d’une cessation immédiate des attaques du régime syrien sous prétexte de la présence d’éléments terroristes, sous l’orientation de Russes et d’Iraniens, révélant la tenue d’un sommet tripartite sur la Syrie entre les dirigeants turcs, russes et iraniens, dans la capitale Ankara le 16 septembre en cours. Qalan a déclaré que le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont discuté de la question d’Idleb lors de leur rencontre en Russie la semaine dernière. Il a également souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la solution politique en Syrie, sans délai, ainsi que la mise en place des mesures nécessaires pour mettre en place un comité constitutionnel et un gouvernement de transition et s’orienter vers des élections pour compléter les traces d’Astana et de Genève.

Dans le nord, des manifestations populaires, rassemblant environ 500 personnes, ont eu lieu dans la ville de Saraqeb, au sud-est d’Idle, où des manifestants ont dénoncé les massacres russes et scandé des slogans appelant à la chute du « gouvernement du salut/formé par Al-Nosra » et du chef du HTS, dans un calme relatif noté part l’Observatoire Syrien des droits de l’homme «Après un bombardement de roquettes et d’artillerie, des zones de Kafranbel, Jerjanaz, Hass, Hayesh Deir Al-Gharbi, Deir Al-Charqi et Maaret Harma, dans le sud et le sud-est d’Idleb, ainsi qu’à Deir Sonbol, Chahranaz, Cora, Meydane Ghazal dans la campagne de Hama au Nord et nord-ouest, en plus les force du régime on piloné avec l’artillerie lourde les région de Kinda, Marend dans la campagne de Jesr Al-Choughour ouest, parallèlement avec des bombardement visant les axes de Kabbana et Khadra dans la campagne nord de Lattakié ».

Démantèlement de la « Nosra »
Avec le retour de HTS sur le devant de la scène et son rattachement à l’avenir d’Idleb, les observateurs estiment que la question de la dissolution de Jabhat al-Nosra, voire de son démantèlement pacifique sans combat, est extrêmement difficile, notamment après de nombreuses demandes de civils et des factions de l’opposition syrienne, surnommées modérées. Considérant que c’est un fardeau pour la révolution. À la lumière de ces manifestations, le chercheur spécialisé dans les affaires de groupes extrémistes, Hassan Abu Haniyeh, a déclaré que la commission avait été exposée à de nombreuses demandes, dont les plus importantes sont les demandes régionales et internationales. Mais toutes ces tentatives ont clairement échoué. “Nous n’oublions pas l’accord d’Astana entre la Russie et la Turquie qui prévoyait son démantèlement, ainsi que l’accord de Sotchi qui prévoyait le démantèlement de HTS par Ankara »
L’expert a prédit qu’Idleb poserait un dilemme pour le régime syrien et un dilemme pour les Russes, car l’alliance du régime syrien, Moscou et Téhéran tentent de reconcquérir Idleb avec le moins de pertes possible et au prix le plus bas, d’une manière ou d’une autre par le biais des Turcs. Cela s’applique facilement, d’autant plus qu’Idleb est devenu un grand rassemblement non seulement de Jabhat Al-Nosra, mais également d’autres djihadistes et mouvements qualifiés de terroristes ou d’extrémistes parmi les Syriens et d’autres factions modérées. Au final, c’est le point de vue du régime syrien et russe pour toutes les factions de l’opposition, qu’ils considèrent comme des mouvement terroristes, une tactique qui ne fonctionnera pas ».

Pour renforcer la vision de Haniyeh, les forces spéciales russes ont tenté d’infiltrer jeudi soir dans la région située au sud de la région de « réduction de désescalade » au nord-ouest de la Syrie, alors qu’elles prétendaient annoncer une trêve dans la région, a annoncé l’agence de presse Anatolie. Mohammed Rashid a expliqué que les forces spéciales russes avaient tenté de s’infiltrer dans la région d’Al-Qassabiya, à l’ouest de la ville de Khan Cheikhoun, au sud de la province d’Idleb.
Il a ajouté que les forces spéciales russes, qui avaient déjà participé à l’infiltration du régime syrien dans la campagne de Hama, ont tenté hier soir de procéder à cette infiltration de manière autonome, soulignant que la méthode employée par les forces russes lors de l’attaque commence par des drones armés, puis des bombes de protection, puis des snipers et l’utilisation d’armes à guidage thermique.
À la lumière de ce qui précède, Mohamed Sarmini, expert en relations internationales, lit dans le traitement du dossier Idleb par la Russie, que la dernière insiste toujours sur le recours à l’option militaire dans la zone tampon pour assurer la sécurité de ses troupes et sa présence militaire en Syrie, tout en adhérant à son approche pour rétablir l’ordre dans le contrôle de toute la province d’Idleb et ses environs, dépassant les accords signés avec la Turquie à Astana et à Sotchi.

L’exemple de Grozny

(…)

مراقبون يؤكدون لـ «القدس العربي» استحالة الهجوم على إدلب والتوغل فيها

2 septembre – 2019 – هبة محمد

دمشق – «القدس العربي» : شهد الشمال السوري أمس، مظاهرة شعبية غاضبة طالبت بحل هيئة تحرير الشام التي تقودها «جبهة النصرة» ونددت بالمجازر التي ارتكبها النظام السوري والروسي ضمن المنطقة الداخلة في نظام «خفض التصعيد»، وذلك في وقت توعدت فيه تركيا بتطبيق اتفاق إدلب حرفياً، على اعتبار أنها منطقة ذات حدود معينة، ينبغي تحقيق الأمن فيها، بضمانة تركيا وروسيا، فيما يبدو لمراقبين ان ذلك هو الحل الاجدى حيال ادلب، كون الروس يحملون الجانب التركي مسؤولية تقليل المخاطر وكلفة المعركة في المنطقة، لاسيما مع استحالة تفكيك هيئة تحرير الشام.
ومع غياب رؤية واضحة حول مستقبل ادلب، التي يصعب اقتحامها أو التوغل فيها، يجمع خبراء ومراقبون ان الحل النهائي للمنطقة المتبقية للمعارضة، سيكون بعد سنوات عبر حل عسكري حاسم، يعيدها إلى سيطرة النظام السوري، على ان يسبق ذلك مناورات عديدة لاضعاف الفصائل على اختلاف مشاربها، وعمليات عزل وقضم، ممنهجة أسوة بما جرى في مدينة خان شيخون الاستراتيجية وغيرها.

موقف تركي لافت

وفي موقف تركي لافت شددت أنقرة على لسان المتحدث باسم الرئاسة التركية إبراهيم قالن، على ضرورة الوقف الفوري لهجمات النظام السوري بحجة وجود عناصر إرهابية، وذلك بتوجيه روسي وايراني له، كاشفة عن قمة ثلاثية حول سوريا ستعقد بين زعماء تركيا وروسيا وإيران، بالعاصمة أنقرة، 16 أيلول/سبتمبر الجاري، حيث لفت قالن إلى ان الرئيس التركي رجب طيب اردوغان ونظيره الروسي فلاديمير بوتين، بحثا خلال لقائهما في روسيا الأسبوع المنصرم، ملف ادلب بشكل مستفيض. كما أكد على ضرورة الاسراع في تطبيق مسار الحل السياسي في سوريا، بدون تلكؤ، وتنفيذ خطوات انشاء لجنة دستورية وحكومة انتقالية والتوجه إلى انتخابات، استكمالاً لمساري أستانة وجنيف.

شمالاً، خرجت مظاهرات شعبية، ضمت ما يقارب 500 شخص في مدينة سراقب جنوب شرقي إدلب، حيث ندد المتظاهرون بالمجازر الروسية، ورددوا شعارات نادت بإسقاط حكومة الإنقاذ التابعة للنصرة وزعيم «هيئة تحرير الشام» وذلك وسط حالة من الهدوء النسبي وثقه المرصد السوري لحقوق الإنسان «بعد قصف صاروخي ومدفعي تعرضت له أمس مناطق في كل من كفرنبل وجرجناز وحاس وحيش بابولين وكفرسجنة والتح والديرالغربي والديرالشرقي ومعرة حرمة بريف إدلب الجنوبي والجنوبي الشرقي، وديرسنبل و شهرناز و كورة وميدان غزال بريف حماة الشمالي والشمالي الغربي، بالإضافة لذلك قصفت قوات النظام بالمدفعية الثقيلة مناطق في كل من الكندة ومرعند بريف جسر الشغور الغربي بالتزامن مع قصف استهدف محاور كبانة والخضرا بريف اللاذقية الشمالي».

تفكيك «النصرة»

ومع عودة هيئة تحرير الشام إلى الواجهة من جديد، وربطها بمستقبل ادلب، يعتقد مراقبون ان موضوع حل جبهة النصرة، او حتى تفكيكها سلمياً بدون قتال هو أمر في غاية الصعوبة، لا سما بعد مطالبات عدة، من المدنيين وفصائل المعارضة السورية والتي تلقب بالمعتدلة، على اعتبارها عبئاً يثقل كاهل الثورة. وعلى ضوء هذه المظاهرات يقول الباحث المتخصص في شؤون الجماعات المتطرفة حسن أبو هنية، ان الهيئة تعرضت لمطالبات كثيرة سابقاً، أهمها المطالب الاقليمية والدولية، «ولا ننسى اتفاقية استانة بين روسيا وتركيا التي كانت تنص على تفكيكها وكذلك اتفاقية سوتشي التي أعطت مهمة تفكيك هيئة تحرير الشام والنصرة لأنقرة» لكن كل هذه المحاولات كانت باعتقاد المتحدث فاشلة كما هو واضح.
وتوقع الخبير لـ»القدس العربي» ان تشكل ادلب معضلة للنظام السوري ومعضلة للروس، اذ يحاول حلف النظام السوري وموسكو وطهران الاستيلاء على ادلب بأقل الخسائر الممكنة وأقل التكاليف بشكل أو بآخر من خلال الأتراك، ، مستدركاً «في الوقت نفسه اثبتت الوقائع انه من غير الممكن تطبيق ذلك بسهولة خصوصاً ان ادلب اصبحت تجمعاً كبيراً ليس فقط للنصرة بل لبقية الجهاديين والحركات المصنفة كإرهابية او متطرفة من السوريين وغيرها من الفصائل المعتدلة، وفي النهاية هذه هي نظرة النظام السوري والروسي لكل فصائل المعارضة باعتبارها حركات إرهابية فهذا تكتيك لا ينفع».
ويبدو ان اقتحام ادلب أمرٌ صعبٌ للغاية، رغم ان النظام والروس يقولون انهم سيدخلون ادلب بالنهاية وهي تحاول ان تقلل التكلفة، لكن من المعلوم حسب رؤية أبو هنية ان «الكلف عالية، بما فيها الكلفة الانسانية والمادية والحرب ذاتها»، وبالتالي ان الأفضل هو اعادة وضع اتفاقية سوتشي واستانا لان الروس بمعنى ديناميكي تحاول تحميل الجانب التركي تقليل المخاطر» معتبرا انه حتى الان لا يوجد افق واضح لمستقبل المنطقة مع صعوبة تفكيك هيئة تحرير الشام قائلاً «مهما كانت هناك وسائل فبالنهاية سيكون الحل بالحسم عسكري ولكنه بعيد، وتبقى الان المناوشات والضغوطات واحياناً المناكفات الدولية حول المنطقة، فكلما اقتربت تركيا من امريكا تتوتر العلاقات بين تركيا وروسيا، واذا اقتربت تركيا من الروس تتوتر العلاقات مع واشنطن».
لا يوجد شيء واضح، حسب المتحدث، لكن الواضح الذي يجمع عليه الكثيرون ان ادلب مقبلة خلال السنوات المقبلة على معركة فاصلة وصفها الخبير بالجماعات الجهادية «بأنها كبرى بعد محاولات اضعاف ومناوشات وقضم، وذلك بشكل ممنهج كما حصل في خان شيخون وغيرها من المناطق».
وتعزيزاً لرؤية المتحدث، حاولت قوات خاصة روسية، ليل الخميس الجمعة، التسلل إلى جنوبي منطقة «خفض التصعيد» شمال غربي سوريا، بالرغم من ادعائها اعلان هدنة في المنطقة، في تصريح للأناضول، أوضح مدير المكتب الإعلامي لـ»جيش النصر» (أحد فصائل المعارضة السورية)، محمد رشيد، أن قوات خاصة روسية حاولت التسلل إلى منطقة القصابية الواقعة غربي مدينة خان شيخون جنوبي محافظة إدلب.
وأضاف أن القوات الخاصة الروسية التي شاركت سابقاً في عمليات تسلل النظام السوري إلى ريف حماة، حاولت الليلة الماضية تنفيذ عملية التسلل بمفردها، لافتاً إلى أن أسلوب القوات الروسية في الهجوم يبدأ عبر طائرات بدون طيار مسلحة، ثم إطلاق قنابل مضيئة، وعقب ذلك تلجأ إلى قناصين واستخدام أسلحة موجهة حرارياً.
وعلى ضوء ما تقدم، قرأ الخبير في العلاقات الدولية محمد سرميني تعاطي روسيا مع ملف إدلب، بان روسيا ما تزال تصرّ على استخدام خيار الحسم العسكري في المنطقة العازلة لضمان أمن قواتها ووجودها العسكري في سوريا، وكذلك ما زالت تتمسّك بمقاربتها القائمة على استعادة النظام للسيطرة على كامل محافظة إدلب ومحيطها، متجاوزة التفاهمات التي تم توقيعها مع تركيا في أستانة وسوتشي.

نموذج غروزني

وقال لـ»القدس العربي» إن تمسك روسيا بالتفاهمات السياسية مع تركيا نابع من الرغبة بالحفاظ على العلاقات الثنائية التي تتعدى الملف السوري لكنها لا ترغب في منحها فرصة تعزيز دورها الإقليمي بالمنطقة، وهذا ما يُفسر سعيها الحثيث إلى الاستجابة بالحد الأدنى لمصالح تركيا وتأطير تواجدها عبر إعادة التنسيق مع النظام. معتبراً ان استمرار روسيا في هذا السياسة ربّما يعزز من عدم ثقة تركيا في التعاون الوثيق معها، ويساهم في رفع مستوى تدخلها للحفاظ على مصالحها الأمنية والسياسية، وبذل جهد أكبر لتحقيق توافق مع الولايات المتحدة لتعزيز قدرتها على التحرّك.
فروسيا من وجهة نظره تحاول تطبيق نموذج غروزني في سوريا لاستعادة السيطرة على جميع المناطق التي خسرها النظام، وجرى ذلك في حلب والآن في إدلب، من استخدام سياسة الأرض المحروقة وإحداث كارثة إنسانية لبث الذعر بين الأهالي من أجل التأثير على قراراتهم السياسية، وللضغط على تركيا والمعارضة، كما إنّ سياسة روسيا في التعاطي مع ملف إدلب ربما تعيد نموذج أفغانستان والمصير الذي لاقته هناك. وسيعزز خيار الحسم العسكري من رغبة الأهالي والمعارضة في الانتقام ويخلق ثغرات أمنية في المناطق التي يستعيد النظام السيطرة عليها، وبرز هذا الأمر في بقية مناطق خفض التصعيد لا سيما جنوب البلاد حسب المتحدث.

Rencontre entre les dirigeants du premier rang du régime syrien et l’opposition qui représente la province de Daraa


District sud de Daraa après l'arrêt des combats 2019

Rencontre entre les dirigeants du premier rang du régime syrien et l’opposition qui représente la province de Daraa

4 avril 2019 – Hiba Mohammad

Une réunion sur la sécurité et la logistique, la plus importante du genre depuis le début de la révolution syrienne, a eu lieu à Damas, à laquelle ont assisté les dirigeants du premier rang du régime syrien, et des personnalités représentant l’opposition syrienne à Daraa, qui s’est réconciliée avec le régime auparavant, sous les auspices de Moscou.

Selon des informations parvenues à Al Qods Al Arabi, la réunion aurait eu lieu dans le bâtiment de la sécurité nationale à Damas, à laquelle ont assisté de hauts responsables du régime syrien, dirigés par le chef du Service de la sécurité nationale, le général Ali Mamlouk, en plus du ministre de la Défense, le général Ali Ayoub de l’armée syrienne  et chef du Premier Corps de l’armée syrienne, ainsi que  la participation d’un certain nombre d’officiers ayant des rangs élevés dans l’armée et la sécurité.

Au niveau de la délégation de la province de Daraa, l’ancien dirigeant de l’Armée libre syrienne, Mahmoud al-Bardan, qui occupait une position de leader dans « l’armée révolutionnaire », ainsi que l’ancien porte-parole Abou Bakr al-Hassan, Musab al-Bardan, l’ingénieur Yarub Abu Saifan, et l’avocat Adnan al-Masalma, l’un des coordinateurs les plus éminents du dernier mouvement populaire de la province.
Sous les auspices de la Russie … Ali Mamlouk et le ministre de la Défense dirigeaint la délégation d’Assad. « La réunion a eu lieu après d’intenses efforts russes pour discuter de nombreux problèmes et développements  à Daraa, alors que Moscou tente de créer un climat de confiance entre le régime syrien et le peuple de Daraa », a déclaré le collectif d’Ahrar Houran, membre de la délégation de l’opposition. Surtout après la montée de colère dans la province à travers le mouvement pacifique contre Assad, ou des actions militaires qui ont commencé à s’intensifier contre les positions du régime.

Les questions de l’opposition

Selon des informations transversales, le major général Ali Mamlouk s’est chargé de répondre aux questions et aux demandes de l’opposition syrienne, à l’exception d’une question militaire, concernant le retrait de l’armée syrienne des villes et des villages. Le ministre de la Défense nationale, Ayoub, a déclaré: « Nous examinerons la possibilité de retirer l’armée et les barrières de sécurité et militaires des villes et villages ». La source a indiqué que la réunion visait notamment à mettre en œuvre les revendications, qui sont à l’origine des conditions de la convention de régularisation (réconciliation), notamment la libération des détenus arrêtés depuis le début des événements en Syrie, la levée des recherches contre des civils, le retour des médecins, des ingénieurs et des avocats à leurs syndicats et le retour des employés à leur travail. Outre le retrait de l’armée et des barrières des villes, villages, marchés et des lieux civils, il a été abordé la question des étudiants et du report de leur service militaire, aussi, résoudre le problème des militaires dissident qui ont repris leur service militaire, selon les conditions précédemment convenues. La source, qui a préféré garder son anonymat, a déclaré: « lors de la réunion, nous avons informé les hauts responsables du régime syrien, que la confiance entre le régime et le peuple ne reviendrait que par la mise en oeuvre et l’application des revendications ».

Pour sa part, le porte-parole d’Ahrar-Hurran, Abu Mahmoud al Hourani, a déclaré à Al-Quds Al-Arabi que la Russie a joué un rôle important dans la tenue de la réunion entre le régime et l’opposition et qu’elle déployait tous ses efforts pour gagner une base populaire dans le sud, qui la protégera de l’expansion iranienne dans la province, surtout, avec l’apparition de différences entre les alliés et les tentatives de chaque partie de saisir des fichiers locaux pour faire pression sur l’autre allié. Le gouvernorat de Daraa a été témoin de plusieurs visites de hauts responsables du régime syrien depuis le contrôle de ses forces dans le sud syrien. Ils ont promis de faire sortir les détenus des prisons et de résoudre le problème des dissidents, sans toutefois les appliquer.

Selon les indicateurs, l’échange de visites officielles entre les dignitaires et les hommes de la région méridionale, d’une part, et les représentants des régimes russes et syriens, versent dans le cadre de tentatives visant à contenir l’ébullition populaire suite à un accord dont le régime n’a pas appliqué aucune de ses dispositions, et a placé l’opposition dans une situation embarrassante, hormis la transformation de la totalité de la région en une arène où les forces internationales font combat, où la Russie et l’Iran soutiennent leurs positions et consolident leurs acquis dans la zone frontalière.
Au milieu des événements avancés au sud, le « Cinquième Corps » (forces locales fabriquées par la Russie), a mené des campagnes militaires face aux soldats des services de renseignements du régime syrien, dirigés par les renseignements aériens et de la sécurité d’État « proches de l’Iran », où un groupe d’éléments du Cinquième Corps accompagnés de soldats de l’armée russe, ont battu sévèrement et ont insulté les éléments d’une barrière de sécurité, dans la région «Alloujat» dans la campagne nord de Daraa, au sud de la Syrie. L’opposant syrien Abd al-Hayy al-Ahmad, un natif de  Daraa, a conclu lors de son entretien avec notre correspondant, que la géographie placée sous le contrôle du « Cinquième Corps » bénéficie du soutien de la Russie et d’une certaine abstention de l’expansion iranienne dans les régions, où domine le « Quatrième corps » dirigé par Maher al-Assad, ainsi que Hezbollah libanais.

اجتماع بين قيادات الصف الأول للنظام السوري والمعارضة الممثلة لمحافظة درعا في دمشق

4 avril 2019 – Hiba Mohammad

دمشق – «القدس العربي» : شهدت العاصمة السورية – دمشق، مؤخراً، اجتماعاً أمنياً ولوجستياً هو الأوسع من نوعه منذ انطلاقة الثورة السورية، فقد حضرت اللقاء قيادات الصف الأول للنظام السوري وفي الطرف المقابل شخصيات مثلت المعارضة السورية في درعا جنوبي البلاد، وأخرى كانت قد أبرمت مصالحات معه في أوقات سابقة، وذلك برعاية موسكو.
ووفق المعلومات التي اطلعت عليها «القدس العربي» فقد عقد الاجتماع في مبنى مكتب الأمن الوطني في دمشق، وحضره كبار ضباط النظام السوري، وترأس وفده، رئيس فرع الأمن القومي، اللواء علي مملوك، بالإضافة إلى وزير الدفاع، العماد علي أيوب، وقائد الفيلق الأول في الجيش السوري، ومشاركة عدد آخر من الضباط أصحاب الرتب العسكرية والأمنية العالية.
أما على صعيد وفد محافظة درعا، فقد شارك في الاجتماع، كل من القيادي السابق في الجيش السوري الحر محمود البردان، والذي كان يشغل منصباً قيادياً في «جيش الثورة»، وكذلك الناطق السابق للتشكيل أبو بكر الحسن، ومصعب البردان، والمهندس يعرب أبو سعيفان بالإضافة إلى أحد أبرز منسقي الحراك الشعبي الأخير في المحافظة، المحامي عدنان المسالمة.

برعاية روسية… وعلي مملوك ووزير الدفاع يترأسان وفد الأسد

ونقل تجمع أحرار حوران المختص بشؤون محافظة درعا عن أحد أعضاء وفد المعارضة الذين شاركوا في اللقاء، قوله: الاجتماع جاء بعد جهود روسية مكثفة لمناقشة العديد من القضايا والتطورات التي تمر بها درعا، في حين أن موسكو تحاول بناء حالة من الثقة بين النظام السوري وأهالي درعا، خاصة بعد صعود المحافظة مجدداً عبر الحراك السلمي المناهض للأسد، أو الأعمال العسكرية التي بدأت تتصاعد ضد مواقع النظام فيها.

أسئلة المعارضة

ووفق المعلومات المتقاطعة، فقد تولى اللواء علي مملوك مهمة الإجابة على اسئلة المعارضة السورية ومطالبهم، باستنثاء حالة واحدة، وهي عسكرية، وهي مسألة انسحاب جيش النظام السوري من المدن والقرى، فقد تولى وزير الدفاع أيوب الإجابة على ذلك، بالقول: «سوف ندرس إمكانية سحب الجيش والحواجز الأمنية والعسكرية من القرى والمدن». وأفاد المصدر بأنّ محور الاجتماع تركز على تنفيذ مطالب هي بالأساس من بنود اتفاق التسوية وكان أبرزها، إطلاق سراح المعتقلين الذين اعتقلوا منذ اندلاع الأحداث، ورفع المطالبات الأمنية عن المدنيين، وعودة الأطباء والمهندسين والمحامين إلى نقاباتهم، وعودة الموظفين إلى وظائفهم. بالإضافة إلى انسحاب الجيش والحواجز من البلدات والقرى والمدن والأماكن المدنية والأسواق، ومعالجة مسألة الطلاب والتأجيل للخدمة العسكرية، وحل مشكلة العسكريين المنشقين الذين استأنفوا خدمتهم العسكرية، وفق البنود التي تم الاتفاق عليها سابقًا. وقال المصدر الذي فضل حجب اسمه: «لقد أبلغنا كبار مسؤولي النظام السوري خلال الاجتماع، بأن الثقة بين النظام والشعب لن تعود إلا من خلال تطبيق وتنفيذ المطالب».
من جانبه، قال المتحدث الإعلامي باسم تجمع أحرار حوران أبو محمود الحوراني، لـ «القدس العربي» ان روسيا لعبت دوراً هاماً في عقد الاجتماع بين النظام والمعارضة، فهي تصب كل جهودها لكسب ابناء الجنوب للحصول على قاعدة شعبية تقيها شر التمدد الإيراني في المحافظة، خاصة مع ظهور الخلافات بين الحليفين إلى العلن، ومحاولة كل طرف الإمساك بملفات محلية للضغط على الحليف الآخر. وكانت محافظة درعا شهدت زيارات عدة من قيادات رفيعة المستوى في النظام السوري منذ سيطرة قواته على الجنوب السوري، وقدموا وعودًا بإخراج المعتقلين والمعتقلات من السجون، وحل مشكلة المنشقين، ولكنهم لم ينفذوا أياً منها.
وحسب المؤشرات فإن تبادل الزيارات الرسمية، بين وجهاء ورجالات المنطقة الجنوبية من جهة وممثلي النظامين الروسي والسوري، تصب في إطار محاولات احتواء الغليان الشعبي، بعد صفقة لم تلزم النظام بتنفيذ أي من بنودها، ووضع المعارضة في موضع محرج، علاوة على تحويل المنطقة برمتها إلى ساحة تتصارع فيها القوى الدولية، اذ تعمل كل من روسيا وإيران على دعم مواقفها وترسيخ مكتسباتها لصونها في هذه المنطقة الحدودية.
وفي خضم الاحداث المتقدمة جنوباً، نفذ الفيلق الخامس «القوة المحلية المصنوعة روسياً» حملات عسكرية اشتبكت خلالها مع جنود من مخابرات النظام السوري، وعلى رأسهم الاستخبارات الجوية وأمن الدولة «المقربون من إيران»، حيث انهالت مجموعة من عناصر الفيلق برفقة جنود من الجيش الروسي، بالضرب المبرح والإهانات على عناصر حاجز أمني في منطقة «اللجاة» بريف درعا الشمالي جنوبي سوريا. واستنتج المعارض السوري عبد الحي الأحمد من أهالي درعا خلال حديثه مع «القدس العربي» ان الجغرافيا الخاضعة لسيطرة الفيلق الخامس تتمتع بدعم روسي، وبتحجيم نوعي للتوسع الإيراني، أما المناطق ذات التحكم الإيراني، فتشهد حركة تجنيد واسعة لصالح الفرقة الرابعة التي يقودها ماهر الأسد، وكذلك لصالح حزب الله اللبناني.

تجاذب روسي إيراني

وخلال الأشهر الثمانية الماضية، انعكس الصراع وأطماع النفوذ بين الحليفين الروسي والإيراني على الأرض في محافظة درعا، والانتقام من المدنيين واستخدامهم كأدوات بين المتصارعين، فتارة تطفو الاغتيالات على الواجهة، وفي أخرى تزداد الاعتقالات. وأضاف الأحمد، ومؤخراً دخل الصراع دائرة جديدة، مع الانتقال إلى ساحة الاعتداء على الحواجز الأمنية والعسكرية، ومحاولة كل طرف فرض كلمته بالقوة على الحليف الطامع بمكتسبات الحليف الآخر.
ارتفاع حالة الاحتقان الشعبي في مناطق عدة في درعا جراء استمرار النظام بسياساته الخاصة بانتهاك حقوق الإنسان، واساءة الحواجز التابعة له والمدعومة إيرانياً للأهالي، إضافة للاعتقالات المستمرة بحق شخصيات عسكرية درعاوية من بيوتها وأمام مرأى من عشيرتها، أحداث وتطورات رأى فيها الباحث السياسي السوري عبد الرحمن عبارة أسباباً جوهرية لتدخل الفيلق الخامس المدعوم روسيا وضربه بعض الحواجز التابعة لمخابرات النظام السوري، وذلك كرد فعل على تلك الانتهاكات، ومحاولة لوقفها أو للحدّ منها.
كما اعتبر الباحث «عبارة»، سكوت روسيا على قيام الفيلق الخامس التابع لها بضرب حواجز للنظام المدعومة إيرانياً للمرة الثانية في غضون أسبوع في درعا، قد يأتي ضمناً بعد موافقة روسيّة، الأمر الذي قد تترجمه إيران على أنه رسالة مباشرة لها، ويجب الرد عليه في الزمان والمكان المناسبين عبر وكلاء لها في المنطقة الجنوبية أو في مكان آخر في سوريا. واستبعد أن يكون ما قام به الفيلق الخامس من ضرب حاجز أو أكثر لمخابرات النظام السوري في درعا عملاً يندرج تحت مسمى المقاومة الثورية، فالعقيدة القتالية لمنتسبي الفيلق الخامس التابع لروسيا والمتماهي مع فكرة المصالحة الشعبية مع النظام السوري مختلفة عن عقيدة الفصائل السورية المنبثقة عن الثورة السورية والتي تهدف إلى اسقاط النظام السوري بكل رموزه وأركانه.

البحث عن مكاسب

الفيلق الخامس هو في الأصل منتج روسي، واستمرار دعم روسيا للفيلق ليس بهدف إحلال السلم والأمن في مناطق حوران، بل لديه مهمة رئيسية تتمثل في ابقاء المنطقة الجنوبية ضمن توازنات معينة، تخدم المصالح الروسية أولاً، ولا تسمح لإيران والميليشيات التابعة لها بالكلمة الفصل في المنطقة الجنوبية ثانياً.
الباحث السياسي قال لـ «القدس العربي»: بعد أن ساد الهدوء على كل الجبهات السابقة، فمن الطبيعي أن يلتفت شركاء النظام السوري في الحرب إلى جني المكاسب على الأرض في مرحلة السلم، وهذا ما يعكس إصرار كل من موسكو وطهران على الإسراع في تأسيس ميليشيات عسكرية تتبع لكل منهما، في العديد من المناطق مثل دير الزور وحلب وريف حماه وحمص ودمشق والمنطقة الجنوبية.
فتقاطع المصالح بين روسيا وإيران في سوريا لا زال هو العامل الأكثر وضوحاً في العلاقة بينهما، لكن هذا الوضوح لا ينفي وجود تباينات قد تؤدي إلى صدامات سياسية وعسكرية غير مباشرة في العديد من الملفات، وعلى رأسها ملف إعادة الإعمار، والمنطقة الجنوبية، وحقول الغاز والموانئ البحرية.

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