« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ? – “لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟


Pas-d'immunité---Israël---Iran

« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ?

Abdel Wahhab Badrakhan – 29 août 2019

Partout où une volonté internationale se développera, il doit y avoir un instrument d’action. Est-ce le cas pour Israël (l’instrument), comme c’est le cas aujourd’hui, dans les arènes syrienne, irakienne et libanaise, ainsi que pour Gaza et peut-être bientôt au Yémen? Sans les accords russes et l’entente américano-russes, Israël n’aurait pas pu frapper en Syrie à tout moment. Sans la couverture américaine, il n’aurait pas frappé le Hachd Chaabi/Mobilisation populaire en Irak, il n’aurait pas violé la trêve au Liban, et n’aurait pas mené trois guerres à Gaza, mettant toujours la guerre à son ordre du jour. Si les informations sont vraies, il mènerait des frappes au Yémen. Le but dans tous ces endroits est l’Iran et ses milices. C’est un objectif déclaré par les Américains et les Israéliens, par la Russie de manière non tacite en Syrie et semi-déclarée en Irak. concerté sur le Liban et Gaza. Il n’y a pas encore d’accord sur le Yémen, c’est-à-dire s’il a déjà un « mandat » ou il agit comme s’il était « mandaté ».

Au cours des deux dernières semaines, le Premier ministre israélien a réitéré l’expression « aucune immunité pour l’Iran » nul part, et après une série d’attaques impliquant la chute de deux drones, dont l’un a explosé sur la forteresse du (Hezbollah /parti de dieu) dans la banlieue sud de Beyrouth, la position du secrétaire général Hassan Nasrallah a été réduite à « aucune sécurité pour Israël », car le « parti » va riposter et peut-être rendre l’appareille en envoyant des drones de reconnaissance sur le nord d’Israël, comme ceux qui ont été abattus à l’époque, mais on suppose que l’Iran a développé ces armes afin de les rendre offensives… Cette équation « immunité » versus « sécurité » est mise en avant par l’Iran et tente d’en créer un cadre institutionnel. L’idée d’une réunion des gouvernements irakien, syrien, libanais avec ses « factions de la résistance » est en cours de discussion afin de discuter d’un mécanisme commun limitant les excès israéliens. A part Damas qui n’a pas de choix et se noie dans son implication iranienne, il n’est pas certain que Bagdad et Beyrouth soient vraiment intéressés par une telle réunion. L’Iran vise premièrement à contrôler les réponses à Israël afin de ne pas nuire à l’administration de la crise avec les États-Unis, ensuite à traiter le problème des attaques israéliennes comme si cela n’avait rien à voir avec la crise américano-iranienne, et enfin à montrer qu’il gérait ses sphères d’influence comme s’il était atténué de toute pression.

La seule différence entre ces sites est la Syrie, où l’Iran renforce son influence avec des forces qui ne sont pas du même tissu social ou sectaire, mais proviennent de diverses régions du pays où ils sont plantées, naturalisées et installés dans les propriétés des « propriétaires » expulsés de force de leurs maisons et dans les propriétés des « absents » qui sont devenus des réfugiés partout dans le monde, tout cela en alliance avec un régime qui sait que la Russie l’a « sauvé », mais c’est Israël qui a garanti jusqu’à présent sa survie et l’utilise comme les autres. L’Iran ne mesure pas le niveau de son enracinement dont il l’espère en Syrie avec la force des frappes israéliennes sur ses camps, mais avec les structures qu’il a établies pour s’implanter dans le pays, notamment : (et) en premier lieu, la pénétration de ses services militaires et de renseignement dans les structures officielles du pays, ainsi que la nécessité du régime dans la « formule Astana » pour influencer le consensus militaire et politique. Deuxièmement, le degré de sa pénétration dans la société civile, (sociale et religieux) au sein de la souche sociale profonde de la Syrie, profitant de la misère et de l’exacerbation de la population par la guerre. Troisièmement, il faut parier que le jeu international, aussi hostile soit-il, doit faire face aux « réalités » qui ont émergé sur le terrain.

Ce qui soutien ce pari du jeu international l’Iran le partage maintenant avec d’autres joueurs – la Russie, la Turquie, les États-Unis et Israël. Tout le monde prétend travailler pour le rétablissement de la paix et de la stabilité, mais ils ont contribué à des degrés divers au déclenchement de la guerre et à son embrasement. L’Iran dispose d’une monnaie d’échange unique dans les scénarios de cessation de ces guerres, à condition de négocier avec lui et de reconnaître ses intérêts, il a arrangé sa situation de manière qu’il serait difficile de le dépasser dans aucun des quatre pays (Syrie, Irak, Yémen et Liban), où il a confisqué « l’État », infiltré ses forces militaires et de sécurité et établi ses milices en tant qu’armées parallèles, ou abolir complètement « l’Etat » comme au Yémen. Au minimum, l’Iran en Irak a officiellement accepté le « partage du pouvoir » avec les États-Unis et a profité de la période de retrait des États-Unis pour s’emparer des éléments constitutifs de l’État et favoriser toutes les milices du Hachd Chaabi. Cette formule est pratiquement appliquée au Liban, où le Hezbollah adhère au programme iranien en marginalisant l’État et son armée, ainsi que le gouvernement auquel il participe. Au minimum, l’Iran a réservé une participation à toute solution politique par l’intermédiaire des Houthis au Yémen et aspire au minimum à dominer le nord du fait de la tendance des Sudistes à faire sécession, et était non loin des séparatistes sous l’ancien régime.

En Syrie, les calculs sont devenus plus compliqués pour l’Iran en raison de la présence russe et de la pression américaine, ainsi que de l’entrée d’Israël sur la ligne. Téhéran a estimé qu’un changement dans la nature de la guerre au profit du régime lui permettrait de consacrer une partie de ses capacités militaires et logistiques à menacer Israël, non dans le but de « libérer la Palestine » comme le dit la propagande, mais plutôt de reconnaître l’influence iranienne sur les conditions de négociation ou, au pire, d’accepter un fait iranien en Syrie. Bien que l’évolution de la situation ait été dans la direction attendue par l’Iran, les premiers accords de coordination entre la Russie et l’Israël ont bloqué les plans iraniens concernant le front du Golan. Au fil du temps, les rôles ont changé et les positions iraniennes ont été menacées par l’Israël. La Russie s’est engagée alors à conduire les Iraniens à une quarantaine de kilomètres de la frontière. Selon des accords qui incluaient également la partie américaine, l’Iran est tenu de retirer ses milices de Syrie comme condition préalable à la participation des pays occidentaux à l’activation des formules proposées par la Russie pour mettre fin à la guerre et activer la solution politique et les plans de reconstruction.

S’il n’est pas possible d’obliger l’Iran à retirer ses milices d’Irak, du Liban ou même du Yémen, parce que ses dirigeants et ses membres font partie de la société locale et lui sont loyaux et non envers leur pays, le statu quo ne peut être maintenu, y compris la domination ou l’abolition de l’État et la marginalisation des armées nationales et d’autres institutions. Même si un changement de cette réalité est nécessaire de toute urgence, il ne va certainement pas se produire avec ces attaques israéliennes, il vise à faire pression sur l’Iran et, le territoire iranien n’étant pas attaqué dans un avenir prévisible, Téhéran n’envisage pas de modifier son approche ou son comportement, mais encourage ses milices à préserver ses acquis quoi qu’il arrive, et les milices dans l’intérêt du militantisme à l’appui de l’Iran dans son projet d’atteindre ses objectifs, ils assureront, au moins, leur avenir politique.

(…)

“لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟

عبدالوهاب بدرخان | منذ يوم في 29 أغسطس 2019

حيثما تتبلور إرادة دولية لا بدّ من أداة عمل لها. هل هذه حال إسرائيل الأداة، كما تتمثّل اليوم بالتحرك في الساحات السورية والعراقية واللبنانية، فضلاً عن غزة، وربما قريباً في اليمن؟ لولا موافقة روسية وتوافق أميركي – روسي لما استطاعت أن تضرب في سورية حين تشاء وأين تشاء. ولولا الغطاء الأميركي لما أقدمت على ضرب معسكرات الحشد الشعبي في العراق، ولما خرقت الهدنة في لبنان، ولما شنّت ثلاثة حروب على غزّة واضعةً الحرب دائماً على جدول أعمالها. وإذا صحّت المعلومات فإنها قد تقوم بضربات نوعية في اليمن. ذاك أن الهدف في كل هذه المواقع هو إيران وميليشياتها. وهو هدف أميركي – إسرائيلي معلن، وروسي غير معلن، في سورية. شبه معلن في العراق. مُتّفق عليه بالنسبة الى لبنان وغزّة. وغير مُتّفق عليه بعد في ما يخصّ اليمن. أي أن ثمة “تكليفاً” لإسرائيل أو أنها تتصرّف كأنها مكلّفة.

في الأسبوعين الأخيرين كرّر رئيس الوزراء الإسرائيلي عبارة “لا حصانة لإيران” في أي مكان، وبعد سلسلة هجمات تخللها سقوط طائرتين مسيرتين إحداهما انفجرت فوق معقل “حزب الله” في الضاحية الجنوبية لبيروت أمكن اختزال موقف الأمين العام حسن نصرالله بـ “لا أمان لإسرائيل” لأن “الحزب” سيردّ، وربما يردّ بالمثل إذ سبق له أنه أرسل طائرات مسيّرة استطلاعية فوق شمال إسرائيل وقد أُسقطَت في حينه، لكن يُفترض أن إيران طوّرت هذا السلاح ليصبح أيضاً هجومياً. هذه المعادلة، “الحصانة” مقابل “الأمان” أو الأمن تطرحها إيران وتحاول إيجاد إطار مؤسسي لها، إذ يجري تداول فكرة اجتماع لحكومات العراق وسورية ولبنان و”فصائل المقاومة” فيها للبحث في آلية مشتركة تحدّ من التجاوزات الإسرائيلية. وعدا دمشق غير المخيّرة والغارقة في تورّطها الإيراني، ليس مؤكّداً أن بغداد وبيروت مهتمتان فعلاً باجتماع كهذا. إذ تهدف إيران أولاً الى ضبط الردود على اسرائيل لئلّا تؤثّر سلباً على ادارتها أزمتها مع الولايات المتحدة، وثانياً الى معالجة مسألة الهجمات الإسرائيلية كأن لا علاقة لها بالتأزم الأميركي – الإيراني، وثالثاً الى إظهار أنها تدير مناطق نفوذها كما لو أنها متخفّفة من أي ضغوط.

الفارق الوحيد بين هذه المواقع هو سورية حيث تبني إيران نفوذها بقوى ليست من النسيج الاجتماعي أو الطائفي، بل تأتي بها من أصقاع شتّى وتزرعها وتجنّسها وتملّكها أملاك “الحاضرين” الذين يُطردون عنوةً من بيوتهم وأملاك “الغائبين” الذين صاروا لاجئين في أصقاع شتّى، وتستند في كل ذلك الى تحالف مع نظام يعرف أن روسيا “أنقذته” لكن إسرائيل هي التي ضمنت بقاءه حتى الآن وتستخدمه إسوة بالآخرين. ولا تقيس إيران مستوى تجذّرها الذي تأمله في سورية بقوّة الضربات الإسرائيلية لمعسكراتها بل بما أسسته من بنى لوجودها، ومنها: أولاً، تغلغلها العسكري والاستخباراتي وحاجة النظام إليها في “صيغة استانا” للتأثير في التوافقات العسكرية والسياسية. ثانياً، اختراقها المدني والاجتماعي والتشييعي للعمق السوري، مستغلّةً حالات العوز والبؤس التي فاقمتها الحرب. وثالثاً، مراهنتها على أن اللعبة الدولية، مهما كانت معادية لها، لا بدّ أن تتعامل مع “الحقائق” التي استجدّت على الأرض.

ما يدعم هذه المراهنة على اللعبة الدولية أن إيران باتت تتشاركها مع اللاعبين الآخرين، روسيا وتركيا والولايات المتحدة وإسرائيل. الجميع يدّعي العمل على استعادة السلام والاستقرار لكنهم ساهموا بدرجات متفاوتة في اشعال الحروب وتسعيرها، وتنفرد ايران بكونها تملك أوراقاً للمساومة في سيناريوات إنهاء تلك الحروب شرط التفاوض معها والاعتراف بمصالحها، وقد رتّبت أوضاعها بحيث يصعب تجاوزها في أيٍّ من البلدان الأربعة (سورية والعراق واليمن ولبنان) حيث صادرت “الدولة” واخترقت قواها العسكرية والأمنية وأنشأت ميليشيات كجيوش موازية، أو عمدت الى إلغاء “الدولة” كلياً كما في اليمن. في الحدّ الأدنى أظهرت إيران في العراق قبولاً شكلياً لـ “تقاسم” النفوذ مع الولايات المتحدة، واستغلّت فترة الانسحاب الاميركي للاستحواذ على مفاصل الدولة وترجيح كفّة ميليشيات “الحشد الشعبي”. هذه المعادلة تُطبّق عملياً في لبنان حيث يلتزم “حزب الله” الأجندة الإيرانية، مهمّشاً الدولة وجيشها، فضلاً عن الحكومة التي يشارك فيها. في الحدّ الأدنى أيضاً حجزت إيران حصّةً لها في أي حلّ سياسي عبر الحوثيين في اليمن، وفي الحدّ الأدنى تطمح الى هيمنة على الشمال في ضوء توجّه الجنوبيين الى الانفصال، وهي لم تكن بعيدة عن الانفصاليين خلال عهد النظام السابق.

أما في سورية فصارت الحسابات أكثر تعقيداً بالنسبة الى إيران، بسبب الوجود الروسي والضغوط الأميركية، كذلك مع دخول إسرائيل على الخط. كانت طهران تعتبر أن التغيير في طبيعة الحرب لمصلحة النظام سيتيح لها تخصيص جانب من إمكاناتها العسكرية واللوجستية لتهديد إسرائيل، ليس بهدف “تحرير فلسطين” كما تقول الدعاية، بل لاستدراج اميركا وإسرائيل الى الاعتراف بالنفوذ الإيراني وفقاً لشروط تفاوضية أو في أسوأ الأحوال القبول بأمر واقع إيراني في سورية. وعلى رغم أن التطوّرات ذهبت في الاتجاه الذي توقعته إيران إلا أن تفاهمات تنسيق مبكرة بين روسيا وإسرائيل قطعت الطريق على الخطط الإيرانية في شأن جبهة الجولان. ومع الوقت انقلبت الأدوار فأصبحت المواقع الإيرانية تحت التهديد الإسرائيلي، بل التزمت روسيا إبعاد الإيرانيين الى أربعين كيلومتراً أو أكثر عن الحدود. وبحسب تفاهمات شملت الجانب الأميركي أيضاً صار مطلوباً أن تُقدِم إيران على سحب ميليشياتها من سورية كشرط لا بدّ منه لمشاركة الدول الغربية في تفعيل الصيغ التي تطرحها روسيا لإنهاء الحرب وتحريك الحل السياسي وخطط إعادة الإعمار.

إذا لم يكن ممكناً إلزام إيران بسحب ميليشياتها من العراق ولبنان أو حتى اليمن، لأن قادتها وأفرادها من أبناء المجتمع وموالون لها لا لبلدهم، فإن الوضع القائم لا يمكن أن يستمر، بما فيه من هيمنة على الدولة أو إلغاءٍ لها، ومن تهميش للجيوش الوطنية ولسائر المؤسسات، ومن تعميم لسياسة الترهيب وتجاوز القوانين… ومع أن تغيير هذا الواقع مطلوبٌ بإلحاح إلا أنه بالتأكيد لن يتمّ بهذه الهجمات الإسرائيلية فهي موجّهة للضغط على إيران، وبما أن الأراضي الإيرانية نفسها غير معرّضة لهجمات في المدى المنظور فإن طهران لا تفكّر بتغيير نهجها أو سلوكها، بل تشجّع ميليشياتها على التمسك بمكتسباتها مهما كلّفها ذلك، وللميليشيات مصلحة في التشدّد دعماً لإيران في مشروعها فإذا استطاعت تحقيق أهدافها يضمن أتباعها على الأقل مستقبلهم السياسي.

لكن هذا المستقبل السياسي مع بقاء السلاح في أيديهم لا يعني أنهم سينخرطون في مشاريع استعادة الاستقرار. فقبل الهجمات الإسرائيلية، وبمعزل عنها، كان ولا يزال واضحاً أن المجتمع العراقي يحمّل الميليشيات مسؤولية شيوع عقلية الفساد في السياسة والأمن وادارة الدولة وعدم التقدّم في تعزيزها، وتبعات عدم توفير الخدمات والشروع في تنمية باتت لازمة وضرورية في كل القطاعات. كان لافتاً في بيان اجتماع الرؤساء الثلاثة مع قادة “الحشد” أنه ندّد بالاعتداءات على المعسكرات ودعا الى “احترام مرجعية الدولة”، فهذا هو مفتاح كل الحلول… ثمة تشابه بين الحالين في العراق ولبنان، مع فارق الوجود الأميركي وأمر حكومي لـ “الحشد” بالتحاق فصائله بالقوات المسلحة التي تنامت مكانتها. أما في لبنان فيستند نفوذ “حزب الله” الى ترسانته العسكرية التي يجيّرها لمقاومة العدو الإسرائيلي، لكنه يستخدمها كوطأة دائمة على الوضع الداخلي ترهيباً لخصومه السياسيين وتعطيلاً للدولة والحكومة، وبما أن العقوبات على ايران أنقصت موارده فإنه يعيش عقلية اقتصاد العقوبات ولا ينسجم مع سعي الحكومة الى اجراء إصلاحات اقتصادية ومالية تسهيلاً للاستثمارات الخارجية في المشروع التنموي المسمّى “سيدر”. ومع أن الدول لا تزال تؤكّد تعهداتها إلا أن تحكّم “حزب الله” بقرار السلم والحرب يعني أن الاستثمارات قد لا تأتي أو تأتي بصعوبة شديدة.

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La peur, un avant goût de ce que le peuple syrien subit depuis des années


Syrie: les alliés de Damas se préparent à des frappes américaines

mediaLes drapeaux syrien et du Hezbollah flottent sur un véhicule militaire dans la région dite du Qalamoun occidental, en Syrie, le 28 août 2017.REUTERS/Omar Sanadiki

L’armée syrienne est ses alliés ont évacué des aéroports et des bases militaires dans le pays, de même que les bâtiments du ministère de la Défense et de l’état-major à Damas, en prévision de possibles frappes américaines.

Avec notre correspondant à Beyrouth,Paul Khalifeh

En prévision de frappes américaines, le Hezbollah a redéployé ces dernières 48 heures ses troupes qui opèrent dans ce pays depuis 2013 aux côtés de l’armée syrienne, ont indiqué à RFI des sources libanaises en Syrie.

Le Hezbollah disposerait dans le pays de 5 000 à 8 000 combattants. Ils sont présents autour de Damas, y compris dans la Ghouta orientale, à Alep, à Kuneitra, près du Golan occupé par Israël, et dans la province orientale de Deir Ezzor. Le parti chiite a évacué ses bases et procédé à une vaste opération de camouflage de ses pièces d’artillerie et des lance-roquettes multitubes, selon les mêmes sources.

Le Hezbollah et les Gardiens de la Révolution iranienne ont également évacué leurs positions dans les aérodromes militaires d’al-Chaayrate et de T4, dans la province centrale de Homs, où ils déployaient une escadrille de drones. Ce dernier aéroport avait été pris pour cible le 9 avril par des tirs de missiles qui ont tué plusieurs soldats iraniens. Damas et Moscou ont accusé Israëld’être à l’origine de ce raid.

Le Hezbollah a participé à la plupart des grandes batailles en Syrie ces quatre dernières années. Il aurait perdu dans ce pays quelque 2 000 combattants en plus de 5 000 blessés.

 

Syrie : «Tiens-toi prête, Russie, les missiles arrivent», prévient Trump

‪Scénarios de guerres en parallèle à la « stratégie de Trump » contre l’Iran


La-veuve-noire

Vendredi 19 octobre 2017,

Abdelwahab Badrakhan

Il y a une guerre ou de petites guerres dont les causes et les files se tissent dans l’atmosphère de la région arabe, qui pourraient-être la traduction réelle de « tempête » mentionnée par le président américain avant de dévoiler sa nouvelle stratégie pour faire face à l’Iran. Il est possible que les motivations de Donald Trump «America First» ne soient pas concomitantes avec les besoins de la région, mais ils convergent sous une forme ou une autre, et si les risques et les menaces ont des degrés, il ne fait aucun doute que l’Iran soit aujourd’hui le plus élevé et le plus sévère. Lorsque la crise nucléaire a éclaté, Téhéran a mis en service sa bombe des milices sectaires alors qu’elle travaillait pour achever sa bombe nucléaire. En réalité il aurait dû traiter avec ces deux bombes ensemble à égalité, comme étant des menaces essentielles. Mais Barack Obama a choisi de répondre à la menace nucléaire urgente et reporter le danger des milices sectaires, réel et interactif, contribuant ainsi à sa couverture, pour obtenir le «pire accord» Américain, mais l’Iran l’a déclaré comme « meilleure accord » qui cache une acceptation des ses crimes sectaires, comme en témoigne la levée des sanctions, qui ne la prive aucunement de sa bombe nucléaire.

Le comportement interne de l’Iran n’a pas changé, mais à l’étranger il a déchaîné les brides tactiques de vandalismes et de destructions des communautés, car son prochain objectif visait à arracher la reconnaissance politique de son influence, tout en profitant de deux nouveaux outils: l’organisation «Daech» et la guerre américaine déclarée contre l’organisation. Bien que l’administration Obama, avec tous ses organes, était consciente de la relation profonde entre l’Iran et le régime syrien avec les groupes terroristes, refuse d’affronter les deux simultanément. La séparation de la « Stratégie Trump » de celle de la « stratégie d’Obama » est claire, car il positionne le rôle de l’Iran dans le soutien au terrorisme et la déstabilisation de la région en parallèle au problème de l’accord nucléaire et les dangers, qui étaient définis superficiellement et timidement par Obama, ressortent le dossier noir de l’Iran – République islamique-, et sa contribution à la mise à mort de centaines de soldats américains tout au long des trois dernieres décennies, aussi la violence sectaire en Iraq et l’embrasement de la guerre civile en Syrie et au Yémen, outre sa menace pour ses voisins, pour le commerce international et la liberté de navigation… dans le sens où «l’esprit» de l’accord (nucléaire) était nécessaire pour faire face à toutes ces questions, y compris limiter le développement des missiles balistiques, ce qui était une question de débat et de désaccord lors des négociations de Vienne.

Tout cela construit un «problème» qui existe déjà et nécessite un traitement sérieux nottamenent la stabilité de la région arabe et la lutte contre le terrorisme sont de véritables objectifs pour les puissances internationales, en particulier pour les États-Unis. La «question» est également devenue en réalité: comme l’a montré la « stratégie Trump » ne dispose pas d’éléments de négociation, que les États-Unis veulent réduire l’influence des Iraniens et que l’Iran le cherche une reconnaissance de son influence. D’autres facteurs, tels que la crise nord-coréenne, le conflit froid entre les Amériques, la Russie et la Chine, ainsi que la réticence européenne, excluent la pression (ou le compromis) pour une solution négociée. Ces partis sont sortis en profitant de l’accord nucléaire ou attendent des gains gelés par les restrictions des Etats-Unis; même les Européens qui méprisent le régime iranien et sont au courant des résultats désastreux de son expansion régionale ne semblent pas en faveur de l’annulation de cet accord ou être soumis aux normes de Washington. Mais la « stratégie Trump » peut les forcer à clarifier, tôt ou tard, leurs positions «avec» ou «contre». Et ce n’est pas une coïncidence que deux personnes concernées à l’époque (Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU, et Mohamed El-Baradei, Directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique) mentionnent que l’atmosphère actuelle est similaire à celle qui régnait avant l’Invasion et l’occupation de l’Iraq. Cela est peut être vrai, mais ce ne sera pas une invasion ou une occupation cette fois-ci, quant au théâtre choisi, il est décidé par Israël, ce sera en Syrie et au Liban, et est toléré par les Américains (et les Russes?) Avec des répercussions qui peuvent s’étendre à l’Iraq.

L’importance de cette stratégie, en ce qu’elle est la première qui est claire de l’époque de Trump. Elle est la conséquence d’un consensus entre les différentes ailes de l’administration, et était saluée par des personnalités distinctes au Congrès (John McCain et Paul Ryan). Les explications les plus importantes sont venues des parties contribuantes à sa formulation, en particulier le ministre des Affaires étrangères Rex Tillerson, qui a dit que « la fin du jeu (avec l’Iran), mais c’est un jeu à long terme », en insistant sur le traitement avec toutes les menaces iraniennes et non sur l’accord nucléaire uniquement, concluant que Washington cherche à « changer » le régime iranien en soutenant les forces de l’opposition. Le Pentagone, quant à lui, il a annoncé qu’il effectue un examen exhaustif des activités et des plans soutenant la nouvelle stratégie, le conseiller à la sécurité nationale Herbert McMaster complète en disant que Trump « n’autorisera pas que l’accord soit une couverture à un gouvernement épouvantable pour le développement d’une arme nucléaire … et nous savons du comportement iranien dans la région et envers l’accord qu’ils ont franchi les lignes tracées maintes fois ». Quant à la déléguée des États-Unis auprès des Nations Unies Nikki Haley, elle a de nouveau souligné « ne pas permettre à l’Iran de devenir la prochaine Corée du Nord », bien que les critiques envers l’administration Trump-poniste prétextant que la déstabilisation de l’accord avec l’Iran pourrait saper les perspectives d’une solution pacifique à la crise avec la Corée du Nord.

Il est clair que la confrontation avec l’Iran est au cœur de la stratégie de Trump et qu’elle pourrait mener à une guerre dont on parlait ces derniers temps. Les services israéliens ont récemment intensifié leurs contacts avec Washington et Moscou, et ont soulevé des idées sur la présence iranienne en Syrie, ils ont défini les lignes rouges qu’il est interdit de dépasser. Il est à signaler que l’accord nucléaire n’est plus la priorité actuelle d’Israël, mais la réduction de l’influence iranienne. Un autre indicateur, la série de réunions tenues récemment à Washington, avec la participation des politiciens et des militaires américains et israéliens et d’autres, en présence des responsables de grandes institutions financières, discutant les axes et les options possibles faces à l’expansion iranienne. Bien que la classification des gardiens de la révolution (pasdaram) en tant que groupe terroriste semble être nécessaire, et formellement adoptée par le président américain, ce qui l’oblige de lui déclarer la guerre comme les autres organisations terroristes, ce qui signifie une guerre étendue que les Amériques n’en veulent pas pour des raisons internes et externes. Quant à la guerre contre le Hezbollah et d’autres milices iraniennes au Liban et en Syrie, en tant qu’outils pour les « gardes » iraniennes, Israël pourrait en prendre l’initiative avec l’approbation implicite des Etats-Unis. Il est à noter que l’appréciation des positions a penché jusqu’au dire que la Russie n’aurait aucune objection, à l’«opportunité» qui s’y présente pour limiter la présence iranienne en Syrie, et qu’elle aurait plus tard un rôle pour la gestion du cessez-le-feu.

Dans tous les cas, si ces attentes seraient vraies, la guerre, cependant, ne sera pas imminente, car elle est liée à la première phase de «post Daech» en Iraq et en Syrie, puis par l’installation des « zones de désescalade » en Syrie, et aussi l’éclaircissement du conflit sur la question kurde. Se sont des étapes que l’Iran cherche à exploiter pour renforcer son influence. Il ne fait aucun doute que les frappes israéliennes continues sur les sites iraniens en Syrie font partie du scénario qui se déroulent sous les yeux des Russes. Le potentiel de confrontation militaire pourrait être voulue aussi par l’Iran, tant qu’elle serait d’abord en dehors de son territoire, et deuxièmement, lui assurerait la perpétuité des conflits, tant qu’il n’obtiendrait pas la reconnaissance attendue, chose qui ne cesse s’éloigner. Par conséquent, le climat de confrontation pourrait le rendre plus agressif dans toute la région arabe.

Traduit de l’arabe:  سيناريوات حربية بموازاة «إستراتيجية ترامب» ضد إيران

عبد الوهاب بدرخان – الحياة ١٩ اكتوبر/تشرين الأول ٢٠١٧

 

Fillon : veut faire perdurer le chaos en Syrie


M. Fillon, en sa qualité d’homme politique n’hésite pas, à semer des polémiques, en balançant des propositions indignes d’un politicien. Erreur monumentale de la part d’un ancien premier ministre français…

Un petit rappel s’avère nécessaire, afin qu’il puisse disposer des informations concernant le vrai rôle de l’état de l’Iran islamique et des milices de Hezbollah, qu’il veut soutenir, pour combattre l’organisation extrémiste de l’EI “Daech”, qui sont, pour mémoire, sur le sol syrien depuis plus de 4 ans, mais pour soutenir le tyran Bachar Al Assad et non pas pour affronter “Daech”.

http://www.lepoint.fr/video/contre-daech-fillon-veut-soutenir-le-hezbollah-25-11-2015-1984604_738.php

L’armée syrienne, ses milices et ses alliés étrangers

mediaUn combattant de l’armée syrienne libre dans la ville de Beit Jiin à l’ouest de Damas, le 30 septembre.REUTERS/Alaa Al-Faqir

La Russie, qui a mené ce mercredi 30 septembre ses premières frappes aériennes en Syrie, est la dernière venue sur un champ de bataille où s’affrontent des combattants venus de dizaines de pays, en plus des membres de la Coalition internationale conduite par les Etats-Unis. Les médias braquent les projecteurs sur les jihadistes étrangers, mais ils évoquent beaucoup moins les forces étrangères qui soutiennent le régime. Pourtant, ils sont des milliers, venus de plusieurs pays, et actifs sur les fronts les plus difficiles.

De notre correspondant à Beyrouth,

L’Armée arabe syrienne (AAS) comptait au début du conflit, en mars 2011, près de 350 000 hommes, en grande partie des conscrits. En raison des pertes, des défections et des insoumissions, les effectifs sont tombés, aujourd’hui, à 125 000 hommes. En mars dernier, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) proche de l’opposition, avançait le bilan de 46 138 morts dans les rangs de l’armée, et 30 662 morts du côté des miliciens pro-régime. Actuellement, le nombre de militaires syriens tués au combat a dépassé les 55 000 et celui des miliciens approche des 40 000 victimes. En outre, des dizaines de milliers de soldats ont, soit déserté, soit rejoint les rangs des groupes rebelles armés.

Pour tenter de trouver un remède à la baisse chronique d’effectifs, qui se faisait cruellement sentir sur tous les fronts, le gouvernement syrien a pris une série de mesures : campagne médiatique appelant les jeunes à s’enrôler, amnistie présidentielle pour les insoumis et les déserteurs et augmentation de la solde pour les militaires au front.

En parallèle, et avec l’aide des 1 700 instructeurs russes et de centaines de conseillers iraniens, le régime a regroupé ses « comités populaires » et autres milices dans le cadre d’une armée supplétive dotée d’un état-major autonome, appelé l’Armée de défense nationale (ADN). Ce corps, dirigé par le général Mohammad Hawash, formé essentiellement de volontaires, compterait entre 80 000 et 100 000 hommes.

Le régime peut compter aussi sur de nombreuses autres unités combattantes, plus ou moins efficaces. Il y a d’abord les « Brigades du Baas », formées de membres du parti au pouvoir. Il s’agit en majorité de sunnites qui ont fui les régions passées sous contrôle des rebelles ou du groupe Etat islamique (EI), et dont le sort est étroitement lié à celui du régime. Ces brigades, dirigées par le secrétaire général adjoint du Baas, Hilal Hilal, compteraient quelque 10 000 combattants. Elles sont actives à Alep, dans la périphérie de Damas et dans la ville de Daraa, dans le Sud syrien.

Dans la ville de Deir Ezzor, à l’Est, l’armée syrienne est secondée par des unités tribales composées de membres des tribus sunnites des Chouheitat et des Bou Saraya, dont des centaines de membres ont été massacrés par l’EI. Dans cette ville, une milice arménienne de quelques dizaines de membres se bat également aux côtés de l’armée régulière.

Dans le désert de Homs, au centre, l’armée est épaulée dans la guerre contre l’EI par les « Aigles du désert », une unité comptant près de 6 000 combattants tribaux, qui ont une connaissance parfaite du terrain.

Un autre corps militaire, appelé « Kadesh », regroupe cinq à six mille miliciens directement rattachés à l’état-major de la Garde républicaine, l’unité d’élite de l’armée, dirigée par le général Maher al-Assad, le frère du président syrien. Il s’agit principalement d’anciens rebelles et déserteurs qui ont rejoint le régime après avoir bénéficié d’une amnistie dans le cadre de processus de « réconciliation ».

L’apport décisif du Hezbollah

Toutes ces forces réunies n’ont cependant pas suffi à empêcher la progression de l’EI, du Front al-Nosra (la branche syrienne d’al-Qaïda), et des autres groupes rebelles. Un apport externe était nécessaire et c’est le Hezbollah libanais qui, le premier, s’est massivement impliqué sur le terrain syrien. Au vu des fronts dont il a la charge, les experts estiment à 8 000 le nombre de combattants du parti chiite libanais engagés en Syrie.

Leur contribution décisive a permis de remporter des batailles importantes comme celles de Qousseir (contre les groupes de combattants anti-régime), au printemps 2013, et du Qalamoun, en 2014. Ils sont essentiellement déployés dans la région frontalière entre la Syrie et le Liban, mais aussi dans la province de Quneitra, limitrophe du Golan occupé par Israël, et dans les localités chiites de Foua et Kefraya, encerclées par les rebelles à Idleb (Nord), et de Nobol et Zahraa à Alep (Nord).

Au printemps dernier, des sources de sécurité syrienne ont révélé que 7 000 à 10 000 soldats de la brigade al-Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la révolution iranienne (n’ont jamais combattu Daech), ont été déployés autour de Damas pour protéger la capitale après la prise de la cité antique de Palmyre par l’EI et de la province d’Idleb, par le Front al-Nosra.

Le régime syrien peut aussi compter sur les 3 000 hommes des « Brigades Aboul Fadl al-Abbas », composées de chiites irakiens. Ces unités sont essentiellement chargées de la protection du mausolée de Sitt Zeinab, la sœur de l’imam Hussein, le petit-fils du prophète Mohammad, vénérée par les chiites, situé au sud de Damas (n’ont jamais combattu Daech). Avant la prise par l’EI de Mossoul et la proclamation du califat, en juin-juillet 2014, ces brigades déployaient en Syrie quelque 10 000 hommes. Mais à la suite de la montée en puissance de l’organisation terroriste en Irak, une grande partie d’entre eux est rentrée au pays pour livrer sa propre bataille.

Des Afghans et des Palestiniens

Moins connus sont les « fatimides afghans », des volontaires de la minorité chiite afghane des Hazaras, recrutés surtout en Iran. Au nombre de 3 000, ils se battent sur les fronts du Nord et du Sud syriens (contre les groupes de combattants anti-régime). La presse iranienne fait parfois état de funérailles de ces combattants « tombés en martyrs en Syrie » et enterrés en Iran.

Parmi les alliés étrangers du régime syrien figurent plusieurs milliers de combattants palestiniens. Ils appartiennent soit à l’Armée de libération palestinienne (ALP), un contingent relevant de l’armée syrienne et exclusivement composée de réfugiés palestiniens de Syrie ou de leur descendance, soit à des organisations palestiniennes proches de Damas, comme le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) d’Ahmad Jibril. Ils sont surtout déployés dans le camp de Yarmouk, au sud de Damas, face à l’EI et au Front al-Nosra.

Il existe enfin une milice relevant du Parti syrien national social (PSNS), qui est une formation libanaise historiquement bien implantée en Syrie et qui dispose de députés dans les Parlements des deux pays. Ce parti laïc défend l’idéologie d’une Grande Syrie, regroupant les territoires actuels de Syrie, d’Irak, de Jordanie, de Palestine, du Liban et de Chypre. Les 5 000 combattants de ce parti appartiennent aux différentes communautés religieuses et sont Syriens en majorité. Mais plusieurs Libanais qui combattaient dans leurs rangs dans les régions de Lattaquié (Ouest), de Homs (centre) et de Soueida (sud) ont été tués et enterrés au Liban.

Ces faits prouvent que la guerre syrienne attire des combattants étrangers aussi bien dans le camp des jihadistes que dans celui du régime syrien. Cela illustre la complexité de cette crise, qui ressemble plus à un conflit mondial qu’à une guerre régionale, surtout depuis que les deux plus grandes puissances militaires de la planète, les Etats-Unis et la Russie s’y sont directement impliquées.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20151001-syrie-armee-milices-allies-etrangers-russie-etats-unis-etat-islamique

 

ذنب الكلب أعوج ولو وضعته في قالب – La queue du chien…


أبواق النظام الأسدي الحزب لاتية والمالكيين
ما أصغرهم بدفاعهم عن تدخلاتهم الطائفية المخزية في سوريا
يستصغرون العقول والعقل من غبائهم براء
الطامة الكبرى أن فلسطين أصبحت ورقة مضاربات في بورصة مؤامراتهم الإقليمية للدفاع عن النظام الأسدي ولنشر فكر ولاية الفقيه الإيرانية

يقول المثل : ذنب الكلب أعوج ولو وضعته في قالب
فهل يعتقدون أن أذنابهم ستستقيم عندما يكذبون أكثر

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لائحة أبواق النظام الأسدي الفاشي:

يحيى صليبي

Syrie Démocratique


*

Le cheikh koweitien Shafi Al Ajami, salafiste extrémiste (Assassin) demande aux assassins d’Al Nosra de lui réserver une dizaine de combattants de Hezbollah afin qu’il puisse se régaler en les égorgeant de ses propres mains.

Le terroriste Koweitien Shafi Al-Ajmi a annoncé lors d’une manifestation organisée devant l’ambassade du Liban au Koweït que c’est bien le groupe terroriste en Syrie (en référence à Jabhat Al Nosra) qui a égorgé l’enfant syrien dans le village d’Al Hatlah, près de Deir Ezzor, en représailles à son père, parce qu’il est chiite … 

Selon des sources syriennes, le groupe de Shafi Al-Ajmi, a reçu un avis consultatif de Yusuf al-Qaradawi, qui leur permettrait de prendre d’assaut le village d’Al Hatlah,  près de Deir Ezzor, où il a compilé les enfants et le Cheikh du village, avant d’égorger l’enfant (de cinq ans) devant les regards de son père et de tuer et bruler tous les jeunes du village 

L’enfant abattu apparait dans l’image regardant ses assassin, avec un oeil fixant son assassin sans comprendre la raison de son acte barbare. A ce moment, les autorités koweïtiennes n’ont pas arrêté cet assassin qui a reconnu, même s’est vanté devant les caméras de télévision de l’abattage de l’enfant et qui a menacé d’envoyer 12 mille criminels et assassins des pays du Golfe pour l’abattage des Syriens.

http://www.youtube.com/watch?v=l_C-Yhqbj50

عرب تايمز – خاص

اعلن الارهابي الكويتي شافي العجمي خلال مظاهرة نظمها امام السفارة اللبنانية في الكويت ان جماعته الارهابية في سوريا ( في اشارة الى تنظيم النصرة ) هي التي ذبحت الطفل السوري في قرية حطلة قرب دير الزور انتقاما من ابيه  لانه شيعي … ووفقا لمصادر سورية فان جماعة شافي العجمي التي حصلت على فتوى من يوسف القرضاوي اقتحمت بلدة حطلة قرب دير الزور وقامت بتجميع ابناء البلدة من الطائفة الشيعية بما في ذلك شيخ البلده ثم قامت بذبح الطفل ( عمره خمس سنوات ) امام ابيه قبل ان تقوم بقتل جميع شبان القرية وحرقها

ويظهر الطفل المذبوح في الصورة وهو يحملق في قاتله دون ان يفهم سببا لذبحه … ولم تقم السلطات الكويتية باعتقال المجرم الذي اعترف بل وتفاخر بذبح الطفل امام عدسات التلفزيون مهددا ومتوعدا بارسال 12 الف مجرم من دول الخليج لذبح السوريين

 

*

ستولد من جديد


سوريا تُدمّر

وشعبها الأبيّ يُنكل

على أيدي النظام الأسدي

والشبيحة

والعصابات المسلحة

وحزب الله

والتكفيريين

والخونة المتخاذلين

الذين يقايضون ترابها في سوق النخاسة

 

الإنسان يموت

وحدها سوريا ستولد من جديد

من رمادها ستولد من جديد

من عرق أجيالها ستولد من جديد

وستلعن الأجيال على مدى التاريخ

وحوش أسدية دمروها

برابرة أباحوها وأحرقوها

طغاة ومتطرفون  

عذبوها

أثكلوها

قبل أن يبيحوها 

 

سيموت القتلة والنخاسون

ويبقى اسمها

وشعبها

وتراثها

وقمحها

شامخا تحت الشمس

يعيد الحياة لروابيها

 

La Syrie est à ceux qui la construit

La Syrie est à ceux qui la construit

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