Tahrir Al-Cham se transforme en garde-frontière … pour plaire à la Turquie


تحرير الشام تتحول إلى حرس حدود..لإرضاء تركيا

Ahmed Murad Samedi 14/03/2020

Le siège de Hay’at Tahrir al-Cham a resserré son emprise sur la sécurité dans ses zones de contrôle près de la bande frontalière avec la Turquie, a retiré ses barrières de sécurité, son quartier général militaire et ses centres de formation du secteur sud à Idleb, et a été remplacé par des forces de l’armée nationale soutenue par la Turquie sur les fronts de bataille.

« Tahrir Al-Cham » a renforcé ses barrières de sécurité au passage à niveau «’Azzawiya » dans la campagne occidentale d’Alep, qui relie les zones contrôlées par la Hayat à l’ouest d’Alep et l’armée nationale à Afrin, en passant par la zone frontalière avec la Turquie dans la ville d’Atama, jusqu’à la ville de Badama dans la campagne occidentale d’Idleb.

Des convois militaires de « Hayat Tahrir Al-Cham » ont fait une descente dans la ville de Sarmada, qui est l’artère économique des zones libérées dans le nord de la Syrie et son centre commercial près du point de passage de Bab al-Hawa. De jeunes hommes ont été arrêtés à cause d’un combat qui a eu lieu près d’un poste de contrôle à l’entrée de la ville.

Une source de Sarmada a déclaré à Al-Modon qu’environ 3 000 membres de « Hayat Tahrir Al-Cham » ont fait une descente dans la ville, encerclant ses entrées principales et arrêtant le mouvement commercial.
La source a ajouté : «Des affrontements ont eu lieu avec des civils dans l’un des quartiers de la ville. Les habitants ont pris le contrôle d’un point de contrôle de « Hayat Tahrir Al-Cham » à l’entrée de la ville, mais les « forces de sécurité et la sécurité des civils » ont obligé les résidents à se soumettre à l’autorité, après avoir menacé de prendre d’assaut la ville entière qui s’est transformée en ville à la suite de vagues de déplacement répétées, où la population compte près de 225 mille personnes ».

« Hayat Tahrir Al-Cham » cherche à assurer son contrôle continu dans les zones frontalières, à la fois sécuritaires et militaires, après avoir perdu son siège le plus important à Jabal al-Zawiya, la campagne sud d’Idleb et Saraqeb, ainsi que la perte de centres de formation pour ses combattants dans les zones montagneuses qu’elle contrôlait, mais elle contrôle toujours les grandes villes du nord-ouest d’Idleb comme Salqin Harem, Kafr Takharim et Jesr Al-Choughour.

Une source militaire à Tahrir Al-Cham a révélé à Al-Modon, la tentative des dirigeants de gagner le consentement de la Turquie en arrêtant le mouvement de contrebande et en combattant les passeurs, et en resserrant la sécurité sur la frontière syro-turque.

La source a ajouté qu ‘”une circulaire a été publiée par les dirigeants de la Hayat pour renforcer les barrières de sécurité le long de la frontière avec la Turquie et dans les méthodes utilisées pour faire passer des personnes dans la campagne occidentale d’Idleb, assurant ainsi la continuité et la protection des intérêts de la Turquie en empêchant les civils fuyant les bombardements des forces du régime d’entrée sur les territoires turcs, en échange du maintien de son autorité, en attendant de Trouver une solution qui satisfasse ses dirigeants, en particulier avec l’entrée des forces de l’armée nationale qui constituent une menace pour Hayat Tahrir al-Cham, et comprend des combattants des factions avec qui ils partagent l’hostilité ».

Au cours de la récente campagne du régime, le siège de la « Hayat Tahrir Al-Cham » a perdu des ressources économiques dans le sud d’Idleb et l’ouest d’Alep. Le régime a contrôlé des zones estimées à environ deux mille kilomètres carrés, qui étaient administrativement soumises au “gouvernement du salut”, qui est la branche civile et exécutive des zones “libérées”.

La « Hayat Tahrir Al-Cham » compense ses pertes économiques en contrôlant les ressources des zones libérées restantes. Elle contrôle le commerce du carburant via la société Watad et impose ses conditions au travail des organisations civiles de secours.
Elle contrôle également le secteur des bureaux de change et de transfert dans la ville de Sarmada et la ville frontalière de Dana, et y protège le commerce en échange de sommes financières obtenues auprès des commerçants. De plus, la société de «sauvetage» du ministère des Communications du gouvernement du Salut a pris le contrôle du secteur des communications et des réseaux Internet dans les zones libérées et a mis à l’arrêté les réseaux Internet existants ne lui appartenant pas. La « Hayat » contrôle également le passage frontalier de Bab Al-Hawa avec la Turquie et la circulation des marchandises en son sein ainsi qu’un monopole sur la fourniture de matières premières par le biais de marchands qui lui sont affiliés, et contrôle le passage de Ghazawiya avec la région d’Afrin.

Les pertes de Tahrir al-Cham au niveau de son acceptation populaire ne sont pas moins que leurs pertes économiques après avoir échoué à repousser les forces du régime, tandis qu’elle a dirigé ses ses troupes pour combattre les factions de l’opposition et prendre d’assaut les villes de la campagne d’Idleb avec des chars et des armes lourdes auparavant.

Pour coïncider avec la visite de la délégation américaine à la frontière syro-turque, la « Hayat Tahrir Al-Cham » a convoqué, par le biais de militants civils qui lui sont affiliés, une réunion au “passage de Bab Al-Hawa” qui comprend des activités civiles, des organisations de défense des droits de l’homme, des dirigeants locaux et la “Commission politique du gouvernorat d’Idleb”, pour rencontrer une délégation internationale afin de communiquer la voix des Syriens bloqués à la frontière syrienne, fuyant les bombardements. Cependant, la réunion a été organisée pour rencontrer le chef de la « Hayat Tahrir Al-Cham » Abu Muhammad al-Jolani, avec les acteurs civils, demandant d’améliorer l’image de « Hayat Tahrir Al-Cham » devant les civils en échange de services dans les zones encore sous son contrôle.

Le chef de la « Hayat politique à Idleb », Atef Zreik, a nié à “Al-Modon”, leur connaissance préalable de la présence d’al-Jolani, confirmant que l’un des membres de la Hayat était présent à la réunion internationale pour trouver une solution aux civils coincés à Idleb.

« La réunion était une tromperie de la Tahrir Al-Cham », a déclaré Zureik.

Zureik a confirmé que la plus grande faction militaire d’Idleb essaye de contrôler le travail civil en son sein après avoir contrôlé toutes les ressources de la province, mais ses efforts ne réussiront pas, d’autant plus que la plupart des militants qui ont assisté à la réunion étaient indépendants.

Parallèlement à l’annonce par la Turquie et la Russie de parvenir à un accord sur la route internationale M4, sur les médias sociaux des information sont diffusés dans les zones libérées, où la « Hayat Tahrir Al-Cham » fusionnerait avec « l’Armée nationale », pour former une force combattante qui garantit la confrontation des forces du régime en cas de violation du cessez-le-feu dans la zone de désescalade. Cependant, de nombreuses questions se posent quant à la capacité de la Hayat à s’intégrer à celles qu’elle combattait autrefois.

تحرير الشام تتحول إلى حرس حدود..لإرضاء تركيا

أحمد مراد | السبت 14/03/2020

تحرير الشام تتحول إلى حرس حدود..لإرضاء تركيا © Getty
شددت “هيئة تحرير الشام” قبضتها الأمنية في مناطق سيطرتها قرب الشريط الحدودي مع تركيا، وسحبت حواجزها الأمنية ومقراتها العسكرية ومراكز التدريب من القطاع الجنوبي في إدلب، وحلت مكانها قوات تابعة للجيش الوطني المدعوم من تركيا على جبهات القتال.

وعززت “تحرير الشام” حواجزها الأمنية من معبر “العزّاوية” في ريف حلب الغربي، الواصل بين مناطق سيطرة الهيئة غرب حلب والجيش الوطني في عفرين، مروراً بالمنطقة الحدودية مع تركيا في بلدة أطمة، وصولاُ إلى بلدة بداما بريف إدلب الغربي.

وداهمت أرتال عسكرية تابعة ل”هيئة تحرير الشام” مدينة سرمدا، وهي شريان الاقتصاد للمناطق المحررة في الشمال السوري ومركزه التجاري قرب معبر باب الهوى. واعتقلت شبان على خلفية شجار جرى قرب إحدى نقاط التفتيش عند مدخل البلدة.

وقال مصدر من أهالي سرمدا ل”المدن”، إن قرابة 3000 عنصراً من هيئة تحرير الشام داهموا البلدة وطوقوا مداخلها الرئيسية وأوقفوا الحركة التجارية.

وأضاف المصدر “جرت اشتباكات مع المدنيين في أحد أحياء المدينة. وسيطر الأهالي على حاجز للهيئة عند مدخل المدينة، لكن القوة الأمنية وسلامة المدنيين فرض على الأهالي الرضوخ للهيئة، بعد أن هددت باقتحام البلدة التي تحولت إلى مدينة نتيجة موجات النزوح المتكررة، ليصل عدد سكانها قرابة 225 ألف شخص”.

وتسعى “تحرير الشام” لضمان استمرار تحكمها في المناطق الحدودية أمنياً وعسكرياً، بعد خسارة أهم مقراتها في جبل الزاوية وريف إدلب الجنوبي وسراقب، وفقدان مراكز تدريب مقاتليها في المناطق الجبلية الوعرة التي كانت تسيطر عليها، لكنها ما تزال تسيطر على كبرى مدن شمال غرب إدلب كسلقين وحارم وكفرتخاريم وجسر الشغور.

وكشف مصدر عسكري في “تحرير الشام” ل”المدن”، عن محاولة قيادات الهيئة كسب رضا تركيا بوقف حركة التهريب ومكافحة المهربين، وتشديد القبضة الأمنية على الحدود السورية التركية.

وأضاف المصدر أنه “صدر تعميم من قيادة الهيئة بتعزيز الحواجز الأمنية على طول الشريط الحدودي مع تركيا وفي الطرق المستخدمة لتهريب البشر في ريف إدلب الغربي، وبذلك تضمن الهيئة استمرارها وحماية مصالح تركيا بعدم دخول الهاربين من قصف قوات النظام إلى أراضيها، مقابل الحفاظ على الهيئة
حتى إيجاد حل يرضي قيادتها، خاصة مع دخول قوات الجيش الوطني التي تشكل تهديداً لتحرير الشام، وتضم مقاتلين من فصائل تشاطرها العداء”.

وخلال حملة النظام الأخيرة، فقدت “هيئة تحرير الشام” موارد اقتصادية جنوب إدلب وغرب حلب. إذ سيطر النظام على مناطق تقدر مساحتها بنحو بألفي كيلو متر مربع كانت تخضع إدارياً ل”حكومة الإنقاذ”، وهي ذراع “الهيئة” المدني والتنفيذي في المناطق المحررة.

وتعمل “هيئة تحرير الشام” على تعويض خسائرها الاقتصادية في المدن والبلدات بالسيطرة على مقومات موارد ما تبقى من المناطق المحررة. وهي تتحكم بتجارة المحروقات عبر شركة “وتد”، وتفرض شروطها على عمل المنظمات الإغاثية.

كما تسيطر على قطاع الصرافة ومكاتب التحويل في مدينة سرمدا وبلدة الدانا الحدوديتين، وتحمي التجارة فيهما مقابل مبالغ مادية تحصل عليها من التجار، كذلك سيطرت شركة “الإنقاذ” التابعة لوزارة الاتصالات في حكومة الإنقاذ على قطاع الاتصالات وشبكات الانترنت في المناطق المحررة، وأوقفت عمل شبكات الانترنت غير التابعة لها. كما تسيطر “الهيئة” على معبر باب الهوى الحدودي مع تركيا وحركة البضائع فيه واحتكار توريد المواد الأساسية عبر تجار محسوبين عليها، وتسيطر على معبر الغزاوية مع منطقة عفرين.

ولا تقل خسائر تحرير الشام على مستوى القبول الشعبي عن خسائرها الاقتصادية بعد تخاذلها في صد قوات النظام، في حين سيّرت أرتالها لقتال فصائل المعارضة واقتحام بلدات ريف إدلب بالدبابات والسلاح الثقيل في وقت سابق.

وتزامنا مع زيارة الوفد الأمريكي للحدود السورية التركية، دعت “الهيئة” عبر ناشطين مدنيين محسوبين عليها إلى اجتماع في “معبر باب الهوى” يضم فعاليات مدنية ومنظمات حقوقية وقادة محليين و”الهيئة السياسية في محافظة إدلب”، للقاء يجمعهم بوفد أممي لإيصال صوت السوريين العالقين على الحدود السورية والفارين من القصف. لكن الاجتماع كان مرتباً للقاء قائد “هيئة تحرير الشام” أبو محمد الجولاني بالفعاليات المدنية، وطلبه تحسين صورة “تحرير الشام” أمام المدنيين مقابل تقديم خدمات في المناطق التي ما زالت تحت سيطرتها.

ونفى رئيس “الهيئة السياسية في إدلب” عاطف زريق ل”المدن”، علمهم المسبق بحضور الجولاني، مؤكداً حضور أحد أعضاء الهيئة للقاء دولي لإيجاد حل للمدنيين العالقين في إدلب.

وقال زريق، “الاجتماع كان خديعة من قيادة تحرير الشام، وتفاجأ الحضور بعد اكتمال العدد بحضور الجولاني إلى قاعة الاجتماع والحديث عن أهمية دور تحرير الشام في المرحلة الراهنة والمستقبل”.

وأكد زريق أن الفصيل العسكري الأكبر في إدلب يحاول السيطرة على العمل المدني فيها بعد سيطرته على كافة موارد المحافظة، لكن محاولاته لن تنجح خاصة أن معظم الناشطين ممن حضروا الاجتماع كانوا من المستقلين.

وبالتزامن مع إعلان تركيا وروسيا التوصل لاتفاق حول الطريق الدولي M4، تنتشر على وسائل التواصل الاجتماعي أنباء عن تشكيلات عسكرية في المناطق المحررة تنصهر بموجبها “هيئة تحرير الشام” مع “الجيش الوطني”، لتكوين قوة قتالية تضمن التصدي لقوات النظام في حال خرقها وقف إطلاق النار في منطقة خفض التصعيد. لكن أسئلة عديدة تطرح حول قدرة الهيئة على الاندماج مع من حاربتهم سابقاً.

Polémique sur la possibilité de dissoudre « Hayat Tahrir al-Cham » à Idleb, malgré le démenti de ce dernier


Deux-visage-Al-Jolani---Al-Assad-assassins-2019

Polémique sur la possibilité de dissoudre « Hayat Tahrir al-Cham » à Idleb, malgré le démenti de ce dernier

Arabe 21 – Yaman Nama, Sultan Al King
Lundi 17 février 2020

Un leader proche du siège de « Hayat Tahrir al-Cham » a assuré à “Arabi 21” qu’il y avait des délibérations au sein de la commission pour se résoudre

Des sources proches du Siège de « Hayat Tahrir al-Cham » ont démenti les informations faisant état de l’intention de la commission d’annoncer sa dissolution, conformément aux pressions locales et régionales, dans le but de retirer les prétextes utilisés par la Russie pour justifier ses attaques contre Idleb.

Le responsable de la communication avec les médias au siège de « Hayat Tahrir al-Cham », Taqi al-Din Omar, a décrit, lors d’une interview exclusive avec «Arabi 21», les nouvelles qui ont circulé comme des rumeurs sans fondement, tandis que le leader proche du corps, connu sous le nom de «Abu Khaled Salim», a confirmé qu’il y avait des discussions au sein de Tahrir al-Cham pour se résoudre, mais cela n’a pas pris forme, et la direction refuse toujours de se résoudre, que sous conditions, parmi lesquelles la formation d’une entité inclusive pour la révolution dans laquelle tout le monde fusionne et maintient les zones « libérées ».

Le chef Abu Khaled Salim a déclaré dans une interview à «Arabi 21» que «Tahrir al-Cham a prouvé son échec militaire et organisationnel, ce que personne ne s’attendait à ce que les gens les plus agressifs lui fassent face, de sorte que la Turquie lui a demandé de se dissoudre et de s’intégrer aux factions révolutionnaires, mais il y a toujours un fort courant à l’intérieur de la commission qui rejette la solution et exige une nouvelle structure ».

Salim a déclaré que « Hayat Tahrir al-Cham annoncera sa position dans les heures ou les jours à venir, après les réunions qu’elle va tenir au sein de sa structure et avec les autres factions ».

Les médias syriens avaient cité des sources anonymes au siège de « Hayat Tahrir al-Cham » confirmant que ce dernier se dirigeait vers sa dissolution, notant qu’il y avait une tendance turque à mettre fin à la commission, pour aider Ankara au niveau international dans son escalade contre le régime.

Cela survient après les défaites militaires majeures subies par les factions de l’opposition, en particulier la « Hayat Tahrir al-Cham », qui était le plus gros poids dans le nord de la Syrie.

Le leader proche des jihadistes, Al-Assif Abdul Rahman, a déclaré à que la possibilité pour « Hayat Tahrir al-Cham » d’annoncer une solution pour elle-même est très probable, mais il est très peu probable en ce moment où Idleb est exposé à une offensive violemmente par la Russie et le régime.

Il a ajouté que l’annonce de la solution de « Hayat Tahrir al-Cham » ne signifiait pas sortir et laisser les armes, mais plutôt entrer dans un nouveau projet, ou fusionner avec une faction déjà existante, en référence au “Front de libération nationale”, la formation soutenue par la Turquie.

Alors que les cercles politiques considèrent que la Turquie ne commencera à mettre fin au dossier de « Hayat Tahrir al-Cham » que si elle obtient des garanties internationales pour empêcher de nouvelles attaques contre Idleb, sous prétexte de la présence de factions “terroristes” en son sein.

Sur cette question, le journaliste et chercheur Khalil Meqdad estime que Tahrir al-Cham n’a pas aujourd’hui d’autres options, car elle semble obligée de se résoudre elle-même, et toutes les indications en sont indicatives, par conséquent, quelles que soient les tentatives de manœuvre auxquelles les défis doivent faire face, la question demeure: qu’est-ce que la commission a préparé pour ce scénario?

Meqdad a déclaré dans une interview à notre correspondant : “Tahrir al-Cham lors de la dernière bataille est apparu à son plus faible, et n’a pas fourni ce qui a été annoncé, car il est classé sur la liste du terrorisme, et la Turquie lui a demandé de se dissoudre”.

Dans le même contexte, le chef de file croit en “Tahrir Al-Cham”, dit “Abi Sulaiman Al-Badia”, que le monde ne soutiendra pas la révolution si la libération d’Al-Cham elle-même vient ou si elle reste, tout le monde sait que Daraa et Rastan n’avaient pas le corps, et tous les pays du monde bénis La victoire du régime et de la Russie est là, et il en va de même pour le Nord.

La Badia a déclaré dans une interview à «Arabi 21»: «La Turquie ne mènera pas une bataille avec le régime, et cela n’est pas dû à la présence de Tahrir al-Cham, car c’est un pays avec ses comptes, et l’organisation est une faction meurtrière qui a fait de grands sacrifices avec d’autres factions, et elle n’a pas fait ces sacrifices pour se dissoudre, revenir à sa maison, et quitter sa famille; il se battra jusqu’au dernier moment ».

Il souligne que “la commission a mené avec les autres factions les batailles récentes, qui sont plus importantes que la répulsion et les motivations, car elle a fourni tout ce qu’elle pouvait, mais la Russie et l’Iran soutiennent le régime, et ils possèdent ce que les factions n’ont pas, donc l’équilibre des forces est en faveur du régime à tous égards ».

Il affirme que “Tahrir al-Cham ne laissera pas tomber la révolution, et continuera à se battre pour elle. Elle est prête à se dissoudre si les factions constituent une entité globale qui défend la révolution”.

À son tour, le média, Ahmed Hassan, a estimé que “la question de la dissolution de la commission est soulevée lors des réunions qui se déroulent actuellement au sujet d’Idleb, car la Turquie ne communique pas directement avec la commission, mais par l’intermédiaire de médiateurs d’Ahrar al-Sham”.

Le militant a révélé dans une interview, qu ‘”il y a un désaccord au sein de la commission concernant la plupart des mouvements maintenant, car le mécanisme de coordination actuel avec l’armée nationale et l’engagement aux résultats des réunions turques avec les factions constituent un désaccord au sein de la commission entre la direction militaire et le groupe de campagne ouest d’Alep de la commission, mais Jusqu’à présent, le groupe de Golani est resté discipliné par les décisions de factions.

Hassan dit que « l’une des propositions présentées à la commission est de se dissoudre par décision du Conseil de la Choura, puis d’ouvrir la porte à la participation volontaire individuelle de ses éléments au sein des autres formations de l’armée nationale, ou de quitter l’action militaire de manière permanente, proposition qui ne reçoit pas l’approbation de la plupart des éléments et des dirigeants de l’autorité maintenant, ce dernier insiste sur des solutions qui maintiennent la force et la cohésion de la commission en changeant de nom ou en rejoignant une forme d’armée nationale, mais la commission considère qu’il s’agit d’un projet reporté qui attend actuellement la clarté du rôle turc. “

Selon les médias, “pour la même raison également, la commission a refusé de drainer sa force militaire face au régime dans des zones géographiquement exposées, car elle serait vaine et détruirait ses forces, et ne dissuaderait pas le régime en raison de la supériorité de l’aviation”.

 Il a souligné que « les transformations au sein de la commission ont eu lieu il y a quelque temps et avant le processus d’Idleb, où les éléments étrangers ont été retirés de l’autorité et ils sont moins de 1000 membres, dont certains sont partis de leur plein gré en raison du différend avec les instructions de l’autorité envers les factions, et d’autres sont sortis en raison des restrictions que subissent les dirigeants de l’autorité locale ».

 

جدل حول إمكانية حل “تحرير الشام” بإدلب رغم نفي الأخيرة

عربي21- يمان نعمة، سلطان الكنج
الإثنين، 17 فبراير 2020

أكد قيادي مقرب من هيئة تحرير الشام لـ”عربي21″ أن هناك مداولات داخل الهيئة لحل نفسها- جيتي

نفت مصادر من هيئة تحرير الشام، ما تردد من أنباء حول اعتزام الهيئة الإعلان عن حل نفسها، امتثالا للضغوط المحلية والإقليمية، وذلك بهدف سحب الذرائع التي تستخدمها روسيا لتبرير هجماتها على إدلب.

ووصف مسؤول التواصل الإعلامي في “هيئة تحرير الشام” تقي الدين عمر، خلال حديث خاص لـ”عربي21″ ما تم تداوله من أنباء بأنها إشاعات لا أساس لها من الصحة، فيما أكد القيادي المقرب من الهيئة الملقب بـ”أبو خالد سليم”، أن هناك مداولات داخل تحرير الشام لحل نفسها، لكن ذلك لم يتبلور لموقف، فما زالت القيادة رافضة لحل نفسها إلا بشروط، منها تشكيل كيان جامع للثورة يندمج فيه الجميع، ويحافظ على المناطق “المحررة”.

وقال القيادي أبو خالد سليم في حديث لـ”عربي21″ إن “تحرير الشام أثبتت فشلها عسكريا وتنظيميا، وهو أمر لم يكن أحد يتوقعه حتى أشد الناس عدواة لها، لذا طلبت تركيا منها حل نفسها والاندماج مع الفصائل الثورية، لكن ما يزال هناك تيار قوي داخل الهيئة يرفض الحل، ويطالب بوضع هيكلية جديدة لها”.

وأوضح سليم أن “تحرير الشام ستعلن موقفها في الساعات أو الأيام القادمة، بعد الاجتماعات التي تعقدها داخل هيكلها ومع بقية الفصائل”.

وكانت وسائل إعلام سورية، نقلت عن مصادر مجهولة في هيئة “تحرير الشام” تأكيدها أن الأخيرة تتجه نحو حل نفسها، مشيرة إلى وجود توجه تركي لإنهاء الهيئة، لمساعدة أنقرة دوليا في تصعيدها ضد النظام.

ويأتي ذلك بعد الهزائم العسكرية الكبيرة التي منيت بها فصائل المعارضة، لاسيما “تحرير الشام”، التي كانت تشكل الثقل الأكبر في الشمال السوري.

القيادي المقرب من الجهاديين، الأسيف عبد الرحمن، قال لـ”عربي21″ إن احتمالية إعلان “تحرير الشام” عن حل نفسها، واردة بقوة، لكن من المستبعد اتخاذها وإدلب تتعرض لهجوم شرس من قبل روسيا والنظام.

وأضاف أن الإعلان عن حل “تحرير الشام” لا يعني الخروج وترك السلاح، وإنما الدخول في مشروع جديد، أو الذوبان مع فصيل موجود سابقا، في إشارة منه إلى “الجبهة الوطنية للتحرير”، التشكيل المدعوم تركيا.

فيما اعتبرت أوساط سياسية، أن تركيا لن تبدأ بإنهاء ملف “تحرير الشام” ما لم تحصل على ضمانات دولية بمنع أي هجمات جديدة على إدلب، تحت ذريعة وجود فصائل “إرهابية” فيها.

وحول هذا الموضوع، يرى الصحفي والباحث خليل مقداد، أن تحرير الشام اليوم لا تملك خيارات أخرى، فهي تبدو مرغمة على حل نفسها، وكل المؤشرات تدل على ذلك، فمهما حاولت المناورة لا بد أن تواجهها تحديات، لكن يبقى السؤال ماذا أعدت الهيئة لهذا السيناريو؟

ويقول مقداد في حديث لـ”عربي21″: “تحرير الشام في المعركة الأخيرة ظهرت بأضعف حالاتها، ولم تقدم ما كانت تعلنه، فهي مصنفة على قائمة الإرهاب، وتركيا طلبت منها حل نفسها”.

وفي السياق ذاته، يرى القيادي الميداني في “تحرير الشام” الملقب بـ”أبي سليمان البادية”، أن العالم لن يقف مع الثورة إن حلت تحرير الشام نفسها أو في حال بقيت، فالجميع يعلم أن درعا والرستن لم يكن فيهما الهيئة، وجميع دول العالم باركت نصر النظام وروسيا هناك، والأمر نفسه ينطبق على الشمال.

ويقول البادية في حديث لـ”عربي21″: “تركيا لن تخوض معركة مع النظام، وهذا ليس سببه وجود تحرير الشام، فهي دولة لها حساباتها، والهيئة فصيل قاتل وقد قدم تضحيات كبيرة مع غيره من الفصائل، ولم يقدم تلك التضحيات لكي يحل نفسه ويرجع إلى بيته ويترك أهله، وسيقاتل حتى آخر لحظة”.

ويشير إلى أن “الهيئة خاضت مع الفصائل الأخرى المعارك الأخيرة، وهي أبرز من صد ودافع، كما قدمت كل ما تستطيع، لكن روسيا وإيران تدعمان النظام، وتمتلكان ما لا تمتلكه الفصائل، فميزان القوى لصالح النظام من كل النواحي”.

ويؤكد أن “تحرير الشام لن تخذل الثورة، وستبقى تحارب من أجلها، وهي مستعدة لحل نفسها إن شكلت الفصائل كيانا شاملا يدافع عن الثورة”.

بدوره، اعتبر الإعلامي أحمد حسن، أن “‏موضوع حل الهيئة مطروح ضمن الاجتماعات التي تجري حاليا بخصوص إدلب، فتركيا لا تتواصل مع الهيئة مباشرة بل عبر وسطاء من أحرار الشام”.

وكشف الناشط في حديث لـ”عربي21″‏، أن “هناك خلافا داخل الهيئة بخصوص معظم التحركات حاليا، حيث أن آلية التنسيق الحالية مع الجيش الوطني والالتزام بنتائج الاجتماعات التركية مع الفصائل تشكل خلافا داخل الهيئة بين القيادة العسكرية ومجموعة ريف حلب الغربي من الهيئة، لكن حتى الآن مجموعة الجولاني منضبطة بقرارات الفصائل”.

ويقول حسن إنه “‏من المقترحات المطروحة على الهيئة حل نفسها بقرار من مجلس الشورى، ثم فتح باب المشاركة الطوعية الفردية لعناصرها ضمن باقي التشكيلات من الجيش الوطني، أو ترك العمل العسكري نهائيا، وهو مقترح لا يحظى بموافقة من معظم عناصر وقيادات الهيئة حاليا، ‏فالأخيرة تصر على حلول تحافظ على قوة الهيئة وتماسكها مع تغيير الاسم أو الانضمام إلى تشكيل من تشكيلات الجيش الوطني، لكن تعتبر الهيئة هذا مشروعا مؤجلا حاليا بانتظار وضوح الدور التركي”.

وبحسب الإعلامي، فإنه “لنفس السبب أيضا، رفضت الهيئة استنزاف قوتها العسكرية حاليا في مواجهة النظام في المناطق المكشوفة جغرافيا، لأنها ستكون بلا جدوى وتدمر قوتها، ولن تردع النظام بسبب تفوق الطيران”.

وبيّن أن “التحولات داخل الهيئة تجري منذ فترة وقبل عملية إدلب، حيث تم إخراج العناصر الأجنبية من الهيئة وهم أقل من 1000 عنصر، بعضهم خرج برغبته بسبب الخلاف مع توجهات الهيئة تجاه الفصائل، وبعضهم خرج بسبب التضييق الذي تعرض له من قيادات الهيئة المحلية”.

« Le régime détruit tout »


Les bombardements auxquels le territoire d’idleb est soumis, à des degrés divers, depuis l’automne 2018, se sont intensifiés au mois de décembre 2019. Ce déluge de bombes et d’obus a jeté 800 000 personnes sur les routes selon l’ONU, soit plus d’un habitant sur quatre de la poche rebelle, contrôlée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham. La cadence de l’exode s’est accélérée ces deux dernières semaines, en raison de l’avancée des troupes loyalistes, qui ont récupéré le contrôle de l’autoroute M5, un axe stratégique, reliant Damas à Alep.

« Il n’y a pas de mots pour décrire ce que l’on vit, témoigne Souhaïb Assoufi, un jeune père de famille, joint par WhatsApp dans la ville d’Idlib. J’ai été obligé de fuir la répression du régime à déjà quatre reprises depuis 2011. Je me prépare pour mon cinquième déplacement forcé. Ce sera le plus dur. On manque d’argent, de médicaments et de nourriture. J’en suis à rêver de trouver une place dans une tente. »

« Le régime détruit tout »

L’hiver glacial qui s’est abattu sur la province d’Idlib, avec un thermomètre descendant jusqu’à – 11 °C, de la neige par endroits et de violentes bourrasques de vent, ajoute au calvaire des Syriens. Pour se réchauffer, les rescapés de la guerre font flamber tout ce qui leur tombe sous la main, pneus, habits ou sacs plastique. Des gestes désespérés qui ont coûté la vie à quatre membres d’une même famille, lundi, dans un camp des environs de Killi, au nord d’Idlib. Selon une source sur place, le père, son épouse et leurs deux enfants sont morts par suffocation, dans leur sommeil, après avoir brûlé des morceaux de charbon sous leur tente.

(…)

« Le régime détruit tout ce qui peut nous aider à continuer à vivre, s’insurge Nagib Bakour, un responsable des casques blancs, l’organisation de secouristes qui opèrent dans les secteurs tenus par la rébellion. Nous essayons autant que nous pouvons de soutenir la population, mais nous avons le sentiment que le monde entier nous a abandonnés. »

Un responsable humanitaire occidental, désireux de conserver l’anonymat, confirme le diagnostic. « Tout ce que la société syrienne avait réussi à maintenir, ces dernières années, en matière d’éducation ou de santé est en train de s’effondrer. C’est la panique, le sauve-qui-peut général. Il n’est même plus possible de distribuer de l’aide sur le terrain, car nos référents locaux ont disparu et ce serait l’émeute. On approche du point de rupture des mécanismes de résilience de la population. »

L’escalade meurtrière entre soldats turcs et syriens se poursuit à Idlib


Le Monde – Par Marie Jégo Publié hier à 11h21, mis à jour à 09h40

Un char des forces gouvernementales syriennes se déploie le long de l’autoroute M5  Damas-Alep, le 10 février.
Un char des forces gouvernementales syriennes se déploie le long de l’autoroute M5  Damas-Alep, le 10 février. AFP

 

En quelques jours, la Turquie a perdu douze de ses hommes dans la dernière enclave rebelle. 

Les forces loyales à Bachar Al-Assad et l’armée turque se sont affrontées une nouvelle fois lundi 10 février à Idlib. Des dizaines de soldats syriens et cinq soldats turcs ont été tués lors de violents combats dans la dernière redoute de la rébellion au nord-ouest de la Syrie. En quelques jours, la Turquie a perdu à Idlib douze « martyrs », à savoir les soldats tués au combat, selon la terminologie officielle. Il y a une semaine, des affrontements similaires avaient eu lieu pour le contrôle de Saraqeb, une ville du sud de la province, et surtout pour la prise de l’autoroute M5 qui relie Damas à Alep. Deux kilomètres seulement de cette autoroute cruciale échappent encore aux forces du régime.

La bataille fait rage sur une bande de terre vouée jadis à devenir une zone « démilitarisée », selon les termes de l’accord de Sotchi, signé en septembre 2018 entre les présidents russe, Vladimir Poutine, le meilleur allié de Bachar Al-Assad, et turc, Recep Tayyip Erdogan, le protecteur de la rébellion. Faisant d’Idlib une « zone de désescalade », l’accord donnait à la Turquie douze postes militaires d’observation en contrepartie de son engagement à désarmer les djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), dominants dans la province, et à rendre à Damas le contrôle des autoroutes M5 et M4, ce qui n’a jamais été réalisé.

Postes encerclés

La prise de Saraqeb par le régime syrien, il y a quelques jours, a mis le feu aux poudres. La Turquie y a vu une agression dans la mesure où l’avancée du régime a rendu inopérants cinq des postes militaires turcs, qui se sont retrouvés encerclés. Plus belliqueux que jamais, le président turc Recep Tayyip Erdogan a ordonné un nouveau déploiement militaire à Idlib. Un millier de chars, de véhicules blindés, de lance-roquettes multiples, ainsi qu’une centaine de membres des forces spéciales y ont été acheminés depuis les régions turques méridionales du Hatay et de Gaziantep.

L’armée turque et ses alliés rebelles syriens ont alors lancé une contre-offensive sur Saraqeb depuis les positions gagnées récemment au nord de la ville, notamment depuis Taftanaz une base aérienne devenue la nouvelle place forte d’Ankara dans la zone. Quelques heures plus tard, les loyalistes ont riposté en tirant sur la base à l’artillerie lourde, faisant cinq morts et cinq blessés côté turc. Peu après, la Turquie s’est vengée, attaquant plusieurs positions syriennes, avec, à la clé, la destruction de « trois chars syriens, deux unités d’artillerie, un hélicoptère militaire » et la « neutralisation » de centaines de soldats prorégime selon un bilan vanté lundi par le ministère turc de la défense.

Entre Poutine et Erdogan, les canaux de communication semblent grippés. Il n’est plus question d’entretiens téléphoniques, les deux dirigeants s’évitent.

Pendant que soldats turcs et forces loyales syriennes s’affrontaient au sud d’Idlib, des pourparlers russo-turcs se tenaient à Ankara. Menées samedi et lundi entre des diplomates, des militaires et des représentants des services de sécurité russes et turcs, les discussions n’ont rien donné. Signe du malaise, la Russie a rechigné lundi à ouvrir l’espace aérien qu’elle contrôle au-dessus d’Idlib aux hélicoptères turcs chargés de ramener les cinq soldats blessés. Selon l’analyste militaire turc Metin Gurcan, leur évacuation a dû se faire par la route.

Autre rebuffade, l’ambassadeur de Russie a Damas, Alexandre Efimov, a expliqué lundi que le poste turc de Taftanaz était « une source de provocations » et que l’attaque menée par les forces du régime était justifiée. Les diplomates russes ont rappelé pour leur part que Taftanaz, établi récemment par les Turcs au nord de Saraqeb, ne faisait pas partie des postes militaires turcs d’observation mentionnés dans l’accord de Sotchi, lequel est désormais en état de mort clinique.

Accords inapplicables

Négociés entre des acteurs régionaux aux intérêts divergents – Moscou soutient Bachar qu’Ankara veut voir partir –, les accords d’Astana et de Sotchi se sont avérés inapplicables. Leur ambition initiale était de geler les fronts dans la province d’Idlib et aux alentours. Mais à la fin du mois d’avril 2019, le statu quo s’est effondré.

L’ambiguïté de la relation entre la Turquie et la Russie, à la fois « garantes » du processus « de désescalade » et protagonistes majeurs du conflit est apparue au grand jour. Les tensions n’ont jamais été aussi fortes depuis le rabibochage spectaculaire opéré en 2016 après la destruction, un an plus tôt, d’un avion de guerre russe par des jets de chasse turcs.

Entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, les canaux de communication semblent grippés. Il n’est plus question d’entretiens téléphoniques, les deux dirigeants s’évitent. Même chose pour les ministres des affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Mevlüt Cavusoglu, tout comme pour les ministres de la défense, Sergueï Chouïgou et Hulusi Akar, peu enclins à communiquer alors que le torchon brûle à Idlib.

Le maître du Kremlin n’a guère apprécié la démonstration de force de M. Erdogan, pressé de lancer sa contre-offensive sur Saraqeb avant la tenue des pourparlers à Ankara. Une façon d’obliger son « ami » Poutine à choisir entre Bachar Al-Assad et lui-même, l’allié incontournable, grand acheteur de gaz russe et de missiles antiaériens S-400.

Vladimir Poutine a choisi. La Russie soutient sans réserve la campagne du gouvernement syrien pour reprendre la région et écraser la rébellion, indifférente à la catastrophe humanitaire qui s’annonce. Selon l’ONU, les violences à Idlib ont déplacé 700 000 personnes depuis le début du mois de décembre.

 

Syrie: les tensions montent à Idleb entre Damas et Ankara, l’exode de civils continue…


AFP-10 fév 2020

AFP / Omar HAJ KADOUR Un combattant rebelle syrien tire une roquette dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 10 février 2020

Les tensions sont encore montées d’un cran lundi entre Ankara et Damas, de nouveaux affrontements meurtriers ayant opposé leurs soldats à Idleb, région de Syrie frontalière de la Turquie où l’armée syrienne avance pour reprendre l’ultime fief rebelle dominé par les jihadistes.

Depuis début décembre, les violences dans cette région du nord-ouest de la Syrie ont déplacé quelque 700.000 personnes selon l’ONU.

Lundi soir, Ankara, qui soutient certains groupes rebelles et dispose de troupes dans la région, a annoncé avoir “neutralisé” plus de 100 soldats du régime syrien, en réponse à la mort de cinq soldats turcs tués plus tôt dans la journée.

Ces affrontements interviennent dans un contexte de tensions inédites entre les deux pays, une semaine jour pour jour après des combats ayant fait une vingtaine de morts dans les deux camps à Idleb.

Ankara redoute que l’offensive de Damas, soutenu par Moscou, dans la région ne déclenche une nouvelle vague migratoire vers la Turquie, où plus de 3,5 millions de Syriens ont déjà trouvé refuge depuis 2011.

Une délégation russe se trouvait à Ankara pour faire baisser ces tensions. Les responsables turcs ont appelé Moscou à “assumer ses responsabilités” en tant qu’Etat garant de l’accord de cessez-le-feu parrainé par les deux pays et conclu à Sotchi en 2018, a rapporté l’agence turque Anadolu.

“D’après nos sources, 101 membres du régime ont été neutralisés, trois chars et deux canons ont été détruits et un hélicoptère a été touché”, selon un communiqué du ministère turc de la Défense lundi soir.

Il n’était pas possible de vérifier ces chiffres de manière indépendante dans l’immédiat. Côté syrien, ni les médias d’Etat ni l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) n’ont fait état de victimes dans les rangs des forces gouvernementales.

AFP / Omar HAJ KADOUR Des soldats turcs dans le village de Qaminas, au sud-est d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 10 février 2020

Plus tôt, cinq soldats turcs avaient été tués et cinq blessés dans un bombardement du régime de Damas sur des positions turques dans la province d’Idleb.

De son côté, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) avait rapporté des tirs de roquettes du régime sur l’aéroport militaire de Taftanaz, évoquant “des morts et des blessés” parmi les troupes turques.

– “Villes entières vidées” –

La semaine dernière, huit militaires turcs avaient déjà été tués dans un bombardement du régime Assad dans la région, où les forces de Damas encerclent trois des 12 postes d’observation tenus par les soldats turcs.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a d’ailleurs posé un ultimatum à Damas, lui demandant d’éloigner ses troupes des postes d’observation militaires turcs d’ici fin février.

Ankara a dépêché ces derniers jours des renforts et des blindés pour les déployer sur de nouvelles positions militaires. Lundi, un correspondant de l’AFP a pu voir des soldats turcs dans le secteur de Qaminas, au sud de la ville d’Idleb.

AFP / Abdulaziz KETAZ Des secouristes de la défense civile, connue sous le nom de Casques blancs, récupèrent une jeune fille des décombres d’un immeuble touché par des frappes aériennes sur la ville syrienne d’Abine Semaan, dans la campagne occidentale d’Alep, le 10 février 2020

Selon Fabrice Balanche, spécialiste du conflit syrien, les renforts turcs visent à entraver toute future progression de Damas. Ankara “se méfie de la Syrie et de la Russie qui pourraient avoir envie de pousser leur avantage sur le terrain et imposer une reconquête plus large que prévue”.

Un peu plus de la moitié de la province d’Idleb et des secteurs attenants des régions voisines d’Alep, Hama et Lattaquié, sont toujours dominés par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda).

Cette région de trois millions d’habitants abrite aussi d’autres groupuscules jihadistes et des groupes rebelles affaiblis.

Depuis début décembre, les violences y ont déplacé 689.000 personnes, a indiqué lundi à l’AFP David Swanson, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha).

“Des villes entières ont été vidées alors qu’un nombre croissant de civils fuient vers le nord”, souvent vers la frontière turque, a souligné M. Swanson.

– L’autoroute M5 –

Cette escalade de la tension entre Ankara et Damas survient alors que d’intenses bombardements menés par le régime et la Russie ont tué lundi 16 civils, dont 8 enfants, selon l’OSDH.

Ce bilan inclut neuf civils, dont six enfants, tués dans la nuit de dimanche à lundi dans des raids russes sur le village d’Abine Semaan, dans l’ouest d’Alep.

L’offensive du régime sur Idleb a tué plus de 350 civils depuis mi-décembre, selon l’OSDH.

Depuis dimanche, les frappes syriennes et russes se sont concentrées sur un secteur jouxtant l’ultime tronçon de la M5, autoroute stratégique qui relie la grande ville d’Alep, dans le nord, à la capitale Damas et au sud du pays.

Seuls deux kilomètres de l’autoroute traversant l’ouest de la province d’Alep échappent toujours aux forces du régime. Elles ont repris l’intégralité du tronçon traversant la province d’Idleb.

AFP / – Les forces de Damas se déploient près d’une autoroute Damas-Alep dans le sud de la province d’Alep, le 10 février 2020

Le front d’Idleb représente la dernière grande bataille stratégique du régime, qui contrôle actuellement plus de 70% du territoire national.

Le conflit en Syrie a fait plus de 380.000 morts depuis 2011 et jeté sur la route de l’exil plus de la moitié de la population d’avant-guerre.

Un leader dans “Tahrir al-Cham” : Nous avons laissé entrer “Al-Zinki” et nous laisserons “l’Armée nationale” entrer à Idleb


Hay'at-Tahrir-Al-Cham-Jolani-2019

Un leader dans “Tahrir al-Cham” pour “Al-Quds Al-Arabi”: Nous avons laissé entrer “Al-Zinki” et nous laisserons “l’Armée nationale” entrer à Idleb

6 février 2020

Antakya – «Al-Quds Al-Arabi»: à la lumière des progrès et du contrôle du régime sur Maarat al-Noumane et son siège de la ville de Saraqeb et de vastes zones dans la campagne d’Idleb et d’Alep, les opposants ont appelé Hayat Tahrir Al-Cham pour libérer les dirigeants et les membres de l’armée libre, et ils l’ont également appelé à autoriser l’armée libre des régions du Bouclier de l’Euphrate à combattre dans leurs régions dans la campagne occidentale d’Alep, en particulier la faction « Al-Zinki” qui a été chassée dans les régions du Bouclier de l’Euphrate l’année dernière.

Taqi al-Din Omar, un responsable du bureau des relations avec les médias à Tahrir al-Cham, estime que la raison du manque de constance des factions et de l’avancement du régime est due à l’ouverture du régime par cinq axes en même temps, et en raison de l’utilisation du grand arsenal militaire et de la forte densité de feu dans ses progrès, un certain nombre de zones devraient donc baisser. Il a nié que Hayat Tahrir al-Cham ait empêché “l’armée nationale” d’entrer à Idleb.

Il dit à “Al-Quds Al-Arabi”: “L’entrée de nombreux combattants des régions septentrionales d’Idleb se poursuit au cours de la dernière période. Quant à Al-Zinki, il y a des combattants qui sont entrés et sont maintenant sur les fronts d’Idleb, et il y a d’autres groupes avec qui nous sommes en coordination, qui entreront, si Dieu le veut, dans la période à venir.” Soulignant qu’il n’y a pas de détenus de l’Armée libre à la commission: “Il s’agit également d’une rumeur propagée par certains milieux pour couvrir leur échec et leur incapacité à remplir leur devoir face à notre révolution bénie”.

D’autre part, le militant politique proche de Tahrir al-Cham Khaled al-Omar a confirmé que des dizaines de jeunes hommes du nord de la campagne d’Alep, y compris ceux des quartiers d’Idleb et d’Alep, pénètrent dans la campagne occidentale d’Alep et la campagne d’Idleb sur une base hebdomadaire, «par exemple, des groupes qui n’appartiennent à aucun des Les habitants d’Alep sont entrés aujourd’hui en soutien à leurs familles dans la campagne occidentale d’Alep.

Al-Omar dit: “Il est entré dans des groupes à Idleb engagés dans les rangs d’Al-Zinki et d’autres factions. Nous savons que leur entrée se fera en coordination avec le Front national et le siège de la libération d’Al-Sham/HTS et qu’aucune personne n’a été interdite d’entrer dans la bataille. Al-Hamzat est considéré comme l’une des factions les plus acharnées contre la Hayat Tahrir Al-Cham s’est vu en convoi sur la route d’Ariha. Nous avons également entendu la participation de l’un des plus importants tireurs anti-blindés de la faction Al-Zinki, et il a détruit deux chars à HTS au cours des combats internes de l’année dernière. Il se bat maintenant avec les factions de la campagne occidentale d’Alep, car nous savons qu’il existe d’autres groupes qui Coordonne pour participer à la bataille. “

Au sein de cet axe, le journaliste Ihab Al-Bakour estime qu’il n’est pas possible de dire que les groupes qui se tenaient pour défendre Maarat al-Noumane sont des factions, mais plutôt des groupes de révolutionnaires appartenant aux factions et non-affiliés qui ont affronté l’armée. Le journaliste ajoute: «Il ne fait aucun doute que la faute de la chute des territoires retombe principalement et avant tout sur Hayat Tahrir Al-Cham, car elle est l’articulateur dominant de toutes les articulations de la vie et des militaires en particulier, mais ici, il faut dire que les factions n’ont pas fortifiées Maarat Al-Noumane parce qu’elle fait partie de l’accord de la Turquie et de la Russie pour l’ouverture des routes internationales »

Le chef de l’armée libre, Qais Omran, a estimé que Tahrir al-Cham était la raison de l’avancement du régime, car il combattait les factions qui étaient contre le régime et ne défendait pas vraiment Idleb. Il a déclaré à “Al-Quds Al-Arabi” que “Tahrir al-Cham a empêché l’armée nationale d’entrer massivement, et elle a également fixé des conditions pour l’entrée de ces factions, telles qu’elles en ont stipulé un certain nombre et qu’elles n’auraient pas de quartier général, et un certain groupe d’obstacles qui indiquent leur réticence à l’entrée de l’armée libre dans la bataille.”

Dans ce contexte, le journaliste Sultan Al-Atrash considère que le blâme pour les progrès du régime incombe aux factions car il s’agit d’un problème purement militaire, et malgré tout cela, le peuple a lancé des campagnes de soutien matériel et a même participé aux opérations de bris, mais le manque d’expérience militaire et l’absence du chef prévu ont désorganisé le travail.

Il déclare: “La méthode du régime militaire est devenue connue, et nous l’avons déjà vue à Khan Cheikhoun et dans toutes les régions qui sont tombées depuis des mois. Cependant, il est étrange que les chefs de faction n’aient pris aucune mesure de précaution contre cette affaire, ce qui confirme leur implication dans la mise en œuvre des clauses de” Sotchi “, et l’une de ses clauses les plus importantes est la création d’une région démilitarisé et la livraison des autoroutes, et une preuve claire qu’ils sont partenaires dans cet accord, car nous n’avons trouvé aucune résistance significative aux grandes factions en nombre et en équipement.

 

قيادي في «تحرير الشام» لـ «القدس العربي»: أدخلنا «الزنكي» وسندخل «الجيش الوطني» إلى إدلب

6/2/2020

أنطاكيا – «القدس العربي»: في ظل تقدم النظام وسيطرته على معرة النعمان وحصاره لمدينة سراقب ومناطق واسعة في ريفي إدلب وحلب، دعا معارضون دعوة لـ «هيئة تحرير الشام» إلى الإفراج عن قادة وعناصر من الجيش الحر، كما دعوها إلى السماح لفصائل الجيش الحر من مناطق درع الفرات إلى القتال في مناطقهم في ريف حلب الغربي، لاسيما فصيل «الزنكي» الذي اخرج إلى مناطق درع الفرات العام الفائت .

ويرى تقي الدين عمر المسؤول في مكتب العلاقات الإعلامية بتحرير الشام أن السبب في عدم صمود الفصائل وتقدم النظام، يعود إلى فتح النظام خمسة محاور في آن واحد، وبسبب استخدام الترسانة العسكرية الكبيرة، والكثافة النارية الكبيرة في تقدمه، لذا من المتوقع سقوط عدد من المناطق، نافياً ان تكون تحرير الشام قد منعت «الجيش الوطني» من الدخول إلى إدلب .
ويقول لـ «القدس العربي»: «لا يزال دخول العديد من المقاتلين من مناطق الشمال إدلب مستمراً خلال الفترة الماضية، أما بخصوص الزنكي، فهناك مقاتلون دخلوا وهم الآن على جبهات إدلب، وهناك مجموعات أخرى نسقت معنا، ستدخل بإذن الله في الفترة القادمة». مؤكداً انه لا يوجد معتقلون من الجيش الحر لدى الهيئة: «هذه أيضاً من الإشاعات التي تروجها بعض الجهات لتغطي عن خذلانها وتقاعسها عن تأدية الواجب أمام ثورتنا المباركة».

من جهة اخرى يؤكد الناشط السياسي المقرب من تحرير الشام خالد العمر أن عشرات الشبان من أبناء مناطق ريف حلب الشمالي ومنهم من أبناء مناطق إدلب وحلب المدينة يدخلون إلى منطقة ريف حلب الغربي وأرياف إدلب بشكل أسبوعي، «وعلى سبيل المثال دخلت اليوم مجموعات لا تنتمي لأحد من أبناء حلب فزعة لأهلهم في ريف حلب الغربي».
ويقول العمر «دخل إلى ادلب مجموعات كانت تعمل في صفوف الزنكي وغيره من الفصائل، نعلم منهم أن دخولهم يكون بتنسيق مع الجبهة الوطنية وهيئة تحرير الشام، ولم يرفض دخول أحد يريد القتال، شاهدنا منذ فترة سابقة مجموعات تنتمي لفصيل الحمزات وكانت بأرتال على اوستراد اريحا، وتعتبر الحمزات من أشد الفصائل عداء لتحرير الشام، كما بلغنا مشاركة أحد أبرز رماة مضاد الدروع في فصيل الزنكي، وهو قد دمر لهيئة تحرير الشام دبابتين خلال القتال الداخلي في العام المنصرم، يقاتل الآن مع الفصائل في ريف حلب الغربي، كما نعلم أن هناك مجموعات اخرى تنسق للمشاركة في المعركة، وتعمل تحرير الشام على إدخالهم».
وضمن هذا المحور يرى الصحافي ايهاب البكور أنه لا يمكن القول عن المجموعات التي وقفت للدفاع عن معرة النعمان بأنها فصائل، وإنما مجموعات من الثوار المنتمين للفصائل وغيرالمنتمين، هم الذين واجهوا الجيش، ويضيف الصحافي: «لا شك ان اللوم في سقوط المناطق يقع على هيئة تحرير الشام في المرتبة الأولى كونها الفيصل المسيطر على مفاصل الحياة كافة وعلى الصعيد العسكري على وجه الخصوص، لكن هنا يجب القول بأن الفصائل لم تحصن المعرة لإدراكها أن المعرة داخلة ضمن إتفاق تركيا وروسيا بشأن فتح الطرق الدولية»

ويعتبر القيادي بالجيش الحر قيس عمران ان تحرير الشام هي السبب في تقدم النظام كونها حاربت الفصائل التي تقاتل النظام ولم تقم بالدفاع عن إدلب بالشكل الحقيقي. وقال في تصريح لـ «القدس العربي» «منعت تحرير الشام الجيش الوطني من الدخول بشكل كثيف، كما انها وضعت شروطا لدخول تلك الفصائل من قبيل انها اشترطت عدداً معيناً وان لا يكون لهم مقرات، وجملة من العوائق تنم عن عدم رغبتها بدخول الجيش الحر إلى المعركة «.
في هذا السياق يعتبر الصحافي سلطان الاطرش ان اللوم في تقدم النظام يقع على الفصائل لأنها مسألة عسكرية بحتة، وعلى الرغم من كل هذا افتعل الاهالي حملات دعم مادية بل وشاركوا في عمليات التدشيم ولكن قلة الخبرة العسكرية وغياب القائد المخطط جعل العمل غير منظم.

ويقول «أسلوب النظام عسكرياً بات معروفاً وقد شاهدناه سابقاً في خان شيخون وفي كل المناطق التي سقطت منذ اشهر، ولكن الغريب أن قادة الفصائل لم يتخذوا أي إجراءات احترازية ضد هذا الامر والذي يؤكد ضلوعهم في تطبيق بنود «سوتشي»، والذي من اهم بنوده خلق منطقة منزوعة السلاح وتسليم الاوتسترادات، ودليل واضح على كونهم شريكاً في هذه الاتفاقية حيث لم نجد اي مقاومة تذكر لفصائل ضخمة بالاعداد والعتاد.

Syrie: le régime en passe de conquérir une ville stratégique du nord-ouest


Syrie: le régime en passe de conquérir une ville stratégique du nord-ouest

Actualité International Le Point

Modifié le – Publié le | AFP
Syrie: le régime en passe de conquérir une ville stratégique du nord-ouest
Syrie: le régime en passe de conquérir une ville stratégique du nord-ouest © AFP / Omar HAJ KADOUR
%d bloggers like this: