Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb


5e sommet sur la Syrie depuis 2017

 

Syrie: Ankara, Moscou et Téhéran cherchent à éviter le pire à Idleb

AFP- 16 septembre 019

POOL/AFP / Pavel Golovkin De gauche à droite, le président iranien Hassan Rohani,
ses homologues turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine avant un sommet à Ankara le 16 septembre 2019

 

La Turquie, la Russie et l’Iran, principaux acteurs internationaux dans le conflit en Syrie, se sont engagés lundi à éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans le bastion rebelle d’Idleb et d’y protéger la population civile.

Ces promesses ont figuré dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’un sommet à Ankara qui a réuni les présidents turc Recep Tayyip Erdogan, russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rohani.

Dans le texte, les trois dirigeants ont souligné “la nécessité de faire respecter le calme sur le terrain avec la pleine mise en oeuvre de tous les accords relatifs à Idleb”, notamment celui conclu il y a un an par Ankara et Moscou et qui avait permis d’éviter une vaste offensive qui semblait imminente des forces du régime appuyées par la Russie.

Les trois dirigeants se sont en outre dits “alarmés par le risque d’une nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans la région d’Idleb en raison de l’escalade continue” et se sont mis d’accord pour “prendre des mesures concrètes afin de réduire les violations”.

Ils ont en outre exprimé leur “sérieuse préoccupation” face à la “présence accrue” du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda et “réitéré leur détermination” à l’éliminer à terme.

– “Rencontre productive” –

Ils ont aussi convenu “de prendre des mesures concrètes, sur la base des précédents accords, pour assurer la protection de la population civile”.

Il s’agit du cinquième sommet sur la Syrie depuis 2017 entre M. Erdogan, dont le pays soutient l’opposition syrienne, et MM. Poutine et Rohani, garants du régime de Damas.

“La rencontre a été très productive et s’est soldée d’un succès”, s’est félicité M. Poutine qui avait souligné en ouverture la nécessité de poursuivre “une lutte sans compromis contre les terroristes en Syrie”.

Au moment où la victoire de Bachar al-Assad semble de plus en plus acquise, la priorité pour Ankara est de se prémunir d’un nouvel afflux massif de réfugiés en provenance d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Malgré des appels à un cessez-le-feu durable, cette zone, où vivent environ 3 millions de personnes, est sous le coup d’une offensive du régime syrien.

Ankara y dispose, en vertu d’un accord conclu l’année dernière avec Moscou, de douze postes d’observation dont l’un est désormais encerclé par les troupes de Damas.

Des frappes sporadiques se poursuivent à Idleb, malgré un fragile cessez-le-feu décrété le 31 août, à l’issue de quatre mois de bombardements du régime et de l’allié russe qui ont tué, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 960 civils.

AFP/Archives / Jim WATSON Le président iranien Hassan Rohani lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2018 à New York

 

Le sommet a eu lieu alors que la Turquie et les Etats-Unis s’efforcent de créer une zone tampon à l’est de l’Euphrate qui séparerait la frontière turque des zones syriennes contrôlées par une milice kurde, appuyée par Washington mais considérée comme “terroriste” par Ankara.

– Comité constitutionnel –

L’un des objectifs de cette “zone de sécurité” pour Ankara est de pouvoir y renvoyer une partie des plus de 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

M. Erdogan a affirmé lundi que la Turquie mettrait unilatéralement une telle zone en place en cas de désaccord avec Washington.

Le communiqué final a aussi fait part d’une avancée majeure sur la création d’un comité chargé de la rédaction de la constitution pour l’après-guerre en Syrie avec un accord sur la composition de ses membres. Ce comité constitutionnel doit se mettre au travail prochainement à Genève.

Syrian Presidency Telegram Page/AFP / – Le président syrien Bachar el-Assad (d) et l’envoyé spécial du président russe, Alexander Lavrentiev (g), le 15 septembre 2019 à Damas

 

Le régime Assad a reconquis environ 60% du territoire syrien avec l’appui militaire de Moscou, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Outre le secteur d’Idleb, les vastes régions aux mains des forces kurdes lui échappent dans l’est du pays.

Le sommet d’Ankara survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les Etats-Unis, qui ont imputé à Téhéran la responsabilité d’une attaque de drones menée samedi contre des installations pétrolières saoudiennes, revendiquée par des rebelles yéménites.

Les Etats-Unis ont déclaré lundi qu’ils allaient “défendre l’ordre international” qui est “sapé par l’Iran” après cette attaque, qui a entraîné une réduction de moitié de la production pétrolière de l’Arabie et provoqué une forte hausse des cours de l’or noir.

Moscou a pour sa part appelé à “ne pas tirer de conclusions hâtives” de cette attaque.

Putsch de « Achda’ » sur « Tahir Al-Cham » : un Émirat privé et corrompu !!- انقلاب “أشداء” على “تحرير الشام”: إمارة خاصة وفاسدة


Affrontement-des-sauvages-FR

Affrontement des sauvages 2019

Putsch de « Achda’ » sur « Tarhir Al-Cham » : un Émirat privé et corrompu !!

mardi 10/09/2019 – Almodon

L’Administrateur général de « l’Armée d’Omar » du « HTS », appelée « Abou Al-Abed Achda’ », a publié un clip vidéo destiné aux dirigeants de la « Hay’at » intitulé « afin d’empêcher le navire de couler », accusant les dirigeants de corruption financière, administrative et militaire, de mensonge et duperie, de voler l’argent des pauvres, de domination, les accusant d’être responsables des pertes sur le terrain en faveur des milices du régime russe depuis le début de l’opération militaire en mai.

Les déclarations d’Achda’  ont embarrassé les dirigeants de la Hay’at et ont suscité un mécontentement généralisé parmi les partisans et les proches des dirigeants, qui l’ont accusé de mentir et d’hypocrisie, et de travailler contre le jihad, « de dénuder les Moujahidines » et de « débauches de la rivalité ». Mais ses commentaires surprenants ont été très bien accueillis par les combattants de son armée « Jaych Omar » et par les combattants de l’organisation en général. Cela ressemblait davantage à un putsch contre les dirigeants et à une sympathie envers les anciens cheikhs et transfuges de former un contre-front visant à renverser les dirigeants, dirigé par son chef, « Abou Mohammed al-Jolani ».

Abou-Al-Abed Ashdah
Abou al-Abed Achda’, a quitté « Ahrar al-Cham » fin 2016, avec plus de 100 combattants de son bataillon « Mujahidines Achda’ », la plupart d’entre eux originaires d’Alep. Après la perte des quartiers orientaux d’Alep, le bataillon a rejoint les rangs de la « Hay’at Tahrir Al-Cham », a pris le commandement du bloc militaire d’Alep et est ensuite devenu le commandant administratif de l’armée d’Omar. Achda’ est connu pour son soutien aux politiques de la «’Hay’at » et aux guerres contre les factions de l’opposition et à leur élimination. Il est toujours proche de l’Egyptien « Abu al-Yaqzane » renvoyé de la «’Hay’at » il y a quelques mois.

 

La «’Hay’at » est soumise
Achda’ a déclaré que son adhésion à la «’Hay’at » avait pour but de contribuer à l’établissement d’une « entité sunnite forte » dont la décision interne n’était pas liée à l’étranger ni aux accords internationaux. Il a déclaré: « Trois ans après sa création, la «’Hay’at » ne pouvait rester en dehors des accords internationaux, bien qu’elle en ait tous les ingrédients ».

Il a ajouté que «  la «’Hay’at » n’est plus un projet d’une nation, d’un groupe ou d’un mouvement jihadiste, mais la tyrannie des peuples et en a fait un terrain d’expériences, qui est sous une forme ou une autre obéissante aux accords et aux accords internationaux, et ne pourrait pas gérer, par exemple, la bataille à l’est du chemin de fer et empêcher sa chute ».

 

Emirat privé
Achda’ a déclaré que “la L’Administrateur général de « l’Armée d’Omar » du « HTS », appelée « Abou Al-Abed Achda’ », a publié un clip vidéo destiné aux dirigeants de la « Hay’at » intitulé « afin d’empêcher le navire de couler », accusant les dirigeants de corruption financière, administrative et militaire, de mensonge et duperie, de voler l’argent des pauvres, de domination, les accusant d’être responsables des pertes sur le terrain en faveur des milices du régime russe depuis le début de l’opération militaire en mai.

Les déclarations d’Achda’  ont embarrassé les dirigeants de la Hay’at et ont suscité un mécontentement généralisé parmi les partisans et les proches des dirigeants, qui l’ont accusé de mentir et d’hypocrisie, et de travailler contre le jihad, « de dénuder les Moujahidines » et de « débauches de la rivalité ». Mais ses commentaires surprenants ont été très bien accueillis par les combattants de son armée « Jaych Omar » et par les combattants de l’organisation en général. Cela ressemblait davantage à un putsch contre les dirigeants et à une sympathie envers les anciens cheikhs et transfuges de former un contre-front visant à renverser les dirigeants, dirigé par son chef, « Abou Mohammed al-Jolani ».

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انقلاب "أشداء" على "تحرير الشام": إمارة خاصة وفاسدة! (انترنت)

نشر الإداري العام لـ”جيش عمر” التابع لـ”هيئة تحرير الشام” الملقب بـ”أبو العبد أشداء”، مقطعاً مصوراً موجهاً لقيادة “الهيئة” بعنوان “كي لا تغرق السفينة”، متهماً القيادة بالفساد المالي والإداري والعسكري، والكذب والخداع وسرقة أموال الفقراء والتسلط على رقابهم، وحملها مسؤولية الخسائر الميدانية لصالح مليشيات النظام الروسية منذ بداية العملية العسكرية في أيار/مايو.

تصريحات أشداء أحرجت قادة “الهيئة”، وأثارت استياءً واسعاً بين أنصار وشرعيين مقربين من القيادة، واتهموه بالكذب و”الإرجاف” والنفاق، والعمل ضد الجهاد، و”كشف عورات المجاهدين”، و”الفجور بالخصومة”. لكن تصريحاته المفاجئة لاقت ترحيباً واسعاً من المقاتلين التابعين لـ”جيش عمر” الذي يقوده، ومقاتلي “الهيئة” عموماً، وبدت أشبه بانقلاب على القيادة واستعطافاً لمشايخ ومنشقين سابقين عنها لتشكيل جبهة مضادة تهدف إلى إسقاط القادة، وعلى رأسهم قائدها “أبو محمد الجولاني”.

أبو العبد أشداء

أبو العبد أشداء، انشق عن “أحرار الشام” نهاية العام 2016، ومعه أكثر من 100 مقاتل في كتيبته “مجاهدو أشداء”، غالبيتهم من حلب. وانضمت الكتيبة بعد خسارة أحياء حلب الشرقية إلى صفوف “الهيئة”، وتولى أشداء قيادة الكتلة العسكرية لحلب المدينة، ومن ثم اصبح قائداً ادارياً لـ”جيش عمر”. وعرف أشداء بتأييده لسياسات “الهيئة” وحروبها ضد فصائل المعارضة والقضاء عليها، وما يزال مقرباً من المصري “أبو اليقظان” المفصول عن “الهيئة” قبل أشهر.

الهيئة خاضعة
قال أشداء، إن انضمامه إلى صفوف “الهيئة”، كان بهدف المساهمة في إقامة “كيان سنّي قوي” قراره داخلي غير مرتبط بالخارج وبالتفاهمات الدولية. وقال: “الهيئة بعد ثلاث سنوات من إنشائها لم تستطع أن تكون خارج التفاهمات الدولية رغم امتلاكها كامل المقومات لذلك”.

وأضاف أن “الهيئة لم تعد مشروع أمة ولا جماعة ولا تيار جهادي، بل استبد بها أشخاص وحولوها لحقل تجارب، وهي منصاعة بشكل أو آخر للتفاهمات والاتفاقات الدولية، ولم تستطع مثلاً إدارة المعركة شرقي سكة الحديد، ومنع سقوطها”.

إمارة خاصة
قال أشداء إن “الهيئة تحولت إلى إمارة خاصة يتحكم فيها أصدقاء وأقارب وأصهار القادة، ويتم وضعهم في أهم المفاصل الشرعية والأمنية والاقتصادية، ويتم تهميش أصحاب الكفاءات والخبرات، وفي حال توفر الولاء المطلق في شخص يتم تسليمه أكثر من منصب، أمير المعابر هو ذاته شرعي وأمير للحدود، ويمكن أن يكون محاضراً في جامعة ادلب”. وأضاف أن “سياسة الهيئة تسببت في طرد الكوادر، وانشقاق المئات من القادة والمقاتلين، وتسببت في إضعاف الحاضنة الشعبية”، وأن “الشورى في الهيئة شكلية، والحكومة والمجالس التابعة لها صوريّة، وكل من يعارض رأي القيادة يتم تهميشه”.

قيادة سطحية
قال أشداء إن قيادة “الهيئة ما تزال تنظر بطريقة سطحية تجاه المعركة، ولم يتم تفعيل العمليات خلف خطوط العدو، ولا الردع الصاروخي، ولم تهتم بفتح المعارك على محاور أخرى، ولم تحصن خطوط رباطها، ولم ترفد الجبهات بالأموال اللازمة ما دفع العناصر الى الاعتماد على الهبات والصدقات”. وقال إن “قيادة الهيئة كانت تعلم قبل شهرين من الحملة العسكرية على قلعة المضيق في أيار/مايو، ومع ذلك لم تستنفر قواتها، ولم تتخذ إجراءات تحصين ولم تنشئ خطوطاً دفاعية”.

وأضاف أن “عناصر الهيئة لا يتقاضون رواتبهم القليلة بانتظام برغم توفر المال لدى القيادة، وعندما تتم المطالبة من قبل قادة التشكيلات بزيادة الدعم تتذرع القيادة بأنها صرفت الأموال في قطاعات أخرى، وهي أكاذيب تم كشفها في أكثر من حادثة، وأن سياسة التجويع التي اتبعتها الهيئة أثرت بشكل كبير على معنويات وأداء المقاتلين وتسببت في الخسارة الميدانية”.

وقال أشداء، إن “دخل الهيئة الشهري من الأموال يكفي لكل مقاتليها ومقاتلي الفصائل الأخرى التي يجب عليها أن تتكفل بهم لأنها المسيطرة وفي يدها كل المعابر والموارد”، وأضاف: “يكفي المال الشهري أيضاً للإنفاق على مختلف القطاعات الخدمية المدنية”.

“الهيئة” استولت على أكثر من 10 مليون دولار، وأكثر من 1100 آلية ومستودعات كبيرة من الأسلحة والأغذية والأدوية من “حركة الزنكي”، وحصلت على 100 مليون دولار عندما أعلن عن تأسيسها. وكل تلك الأموال يتحكم فيها قادة “الهيئة”، ويكنزونها بدلاً من صرفها على العناصر وعمليات الدفاع العسكري.

وقال أشداء، إن قيادة “الهيئة”، باتت تركز على جمع الضرائب والزكاة والسيطرة على الممتلكات العامة، واحتكار التجارات ومصادرة كثير من دخل المنظمات، والتهريب وتجارة الدخان، وغيرها من الأنشطة الاقتصادية غير المشروعة، بالإضافة إلى فرض مبالغ مالية على المرضى والمرافقين لهم في معبر باب الهوى تصل أحياناً إلى 2500 دولار للشخص، واحتكرت بيع المحروقات واستيرادها وتكريرها وبيعها، واحتكرت تجارة الحبوب والمحاصيل الزراعية وأجبرت الفلاحين على بيع محاصيلهم لها بأسعار زهيدة، ومن ثم باعتها للنظام بأسعار مضاعفة.

وقال إن لـ”الهيئة” مخبرين وكتبة تقارير يتجسسون على القادة والمقاتلين فيها، “لمعرفة ولائهم للقيادة”، وعلى أساس التقارير الأمنية “تمنح العطايا والمناصب أو تحجب ويفصل المغضوب عليهم”.

Syrie: les forces prorégime progressent vers une ville clé à Idleb


Syrie: les forces prorégime progressent vers une ville clé à Idleb

Combattants rebelles devant le débris d'un avion du régime abattu le 14 aout 2019
 AFP / Omar HAJ KADOUR Des combattants rebelles montrent les débris d’un avion du régime syrien abattu, près de Khan Cheikhoun, le 14 août 2019

Les forces du régime syrien ont repris jeudi plusieurs villages à Idleb, une province du nord de la Syrie dominée par des jihadistes, et se rapprochent de la ville clé de Khan Cheikhoun qu’elles veulent encercler, selon une ONG.

La majeure partie de la province d’Idleb ainsi que des segments de celles voisines d’Alep, Hama et Lattaquié échappent toujours au contrôle du président syrien Bachar al-Assad, huit ans après le début de la guerre.

Cette zone, dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda) mais qui abrite aussi quelques groupes rebelles, est la cible depuis fin avril de bombardements quasi quotidiens du régime et de son allié russe.

Depuis plusieurs jours, les forces prorégime ont avancé aux dépens des jihadistes et des rebelles.

Elles se trouvent désormais à trois kilomètres au nord-ouest de la ville stratégique de Khan Cheikhoun après avoir pris le contrôle jeudi de cinq villages environnants, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Idleb-Ultime Grand bastion de l'Opposition

AFP / Sophie RAMIS Idleb, l’ultime grand bastion jihadiste

Khan Cheikhoun se trouve sur l’autoroute qui traverse Idleb et relie la capitale Damas à la métropole d’Alep (nord), toutes deux sous contrôle gouvernemental.

“L’objectif est d’encercler Khan Cheikhoun et d’atteindre l’autoroute”, a affirmé à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Les combats sont toutefois acharnés. Mercredi, un avion de l’armée syrienne qui survolait une zone à l’est de Khan Cheikhoun a ainsi été abattu par les jihadistes et son pilote capturé, une première depuis le début de l’escalade militaire dans la région, selon l’OSDH. HTS a revendiqué l’attaque.

Jeudi, le groupe jihadiste a publié sur son site une vidéo montrant un homme, présenté comme le pilote, qui affirme s’appeler Mohammad Ahmad Sleiman et être lieutenant de l’armée de l’air syrienne.

– “L’horreur” –

Depuis la nuit de mercredi à jeudi, les combats ont tué 24 jihadistes et rebelles et 20 combattants prorégime.

Plus de 1.300 combattants jihadistes et rebelles et plus de 1.150 membres des forces prorégime sont morts dans les affrontements depuis fin avril, selon l’OSDH.

Du côté des civils, aucun mort n’a été déploré jeudi.

AFP / Muhammad HAJ KADOUR Une famille de Syriens aynt fui Khan Cheikhoun, le 14 août 2019

La veille, neuf civils avaient été tués dans des raids russes et syriens sur plusieurs localités et villages du sud d’Idleb, notamment à Maaret Hourma et ses environs.

Un secouriste des Casques blancs ainsi qu’un conducteur d’ambulance et un infirmier de l’ONG Syrian American Medical Society (SAMS) y ont péri dans des frappes russes, suscitant la réprobation de l’ONU.

“L’attaque de mercredi révèle à nouveau l’horreur (…) à Idleb et dans le nord de Hama, où trois millions de civils restent piégés et où les travailleurs humanitaires (…) continuent de sacrifier leurs vies pour sauver les autres”, a déploré dans un communiqué Mark Cutts un des responsables de l’ONU pour la coordination humanitaire en Syrie.

La province d’Idleb abrite de nombreux personnes ayant fui leur foyer dans d’autres régions de Syrie en raison des combats ou de la reprise par le régime de zones rebelles.

Depuis le début de l’escalade militaire, plus de 820 civils ont péri dans les bombardements, d’après l’OSDH. Et plus de 400.000 personnes ont été déplacées, selon l’ONU qui dit craindre une “catastrophe” humanitaire.

La région d’Idleb a fait l’objet d’un accord sur une “zone démilitarisée” conclu en septembre 2018 par Ankara, parrain des rebelles, et Moscou. Mais celui-ci n’a été que partiellement appliqué, les jihadistes ayant refusé de se retirer.

Déclenchée en 2011 après la répression meurtrière par le régime de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370.000 morts et jeté sur les routes de l’exil des millions de personnes.

التغييرات المحتملة في قيادتها لن تكسبها الشرعية والقبول بها كجزء من المعارضة


Syrie-Laïque-1

Hassan Soufan dirigeant de “Hau’at Tahrir aCham” ?

حسن صوفان زعيماً لـ”تحرير الشام”؟

المدن – عرب وعالم | الإثنين 05/08/2019

عاد اسم القائد السابق لـ”أحرار الشام” حسن صوفان، للتداول في أوساط المعارضة المسلحة كقائد محتمل لغرفة عمليات عسكرية موحدة تجمع الفصائل، وربما قائداً لفصيل إسلامي، بحسب مراسل “المدن” خالد الخطيب.

وعودة صوفان المفترضة إلى القيادة تأتي بعد فترة قصيرة من إعلان استقالته من مجلس قيادة “الجبهة الوطنية للتحرير”، ومن صفوف “أحرار الشام”، في 31 أيار/مايو. وبدا قراره حينها احتجاجاً بعد فشل مساعيه لجمع الفصائل و”هيئة تحرير الشام”، في جيش موحد. وكان صوفان قد ظهر غاضباً في اجتماع لقادة الفصائل مع قائد “تحرير الشام” أبو محمد الجولاني، في 27 أيار/مايو، أي قبل أربعة أيام من إعلانه للاستقالة.

Né à Lattakia en 1979, Sofan a étudié les sciences la Chari’a (lois islamiques) à l’Université Roi Abdulaziz en Arabie Saoudite. Il était prisonnier à Saidnaya jusqu’en 2016, date à laquelle il a été libéré dans le cadre d’un accord d’échange entre Ahrar al-Cham et les forces du régime.

وصوفان من مواليد اللاذقية عام 1979، وقد درس العلوم الشرعية في جامعة “الملك عبد العزيز” في المملكة العربية السعودية. وكان سجيناً في صيدنايا حتى العام 2016 عندما خرج بموجب صفقة تبادل بين “أحرار الشام” وقوات النظام.

مصادر عسكرية معارضة، أكدت لـ”المدن”، أن استقالة صوفان من “الجبهة الوطنية” و”أحرار الشام”، كانت تمهيداً لتوليه منصباً آخر. وتأخير الإعلان عن التغييرات هو بسبب الانشغال بالمعارك العنيفة مع مليشيات النظام الروسية شمالي حماة وجنوبي ادلب. وأشارت المصادر إلى أن المعلومات قليلة، ولا يعرف بعد الدور الذي سيتولاه صوفان، لكن المؤكد أنه نجح في مساعيه للتقريب والتوافق بين الفصائل و”تحرير الشام”.

تسريبات المعارضة تشير إلى إمكانية تولي صوفان قيادة غرفة عمليات “الفتح المبين”، بعد اجراء تعديلات عليها، بحيث تحقق الفصائل ضمنها اندماجاً جزئياً، ويصبح التنسيق أكبر بين مكوناتها، ويصبح لها ناطق عسكري وممثلون سياسيون ومفاوضون.

كما أن صوفان مرشح أيضاً لقيادة “تحرير الشام” خلفاً للجولاني. وقد يجمع الرجل بين الموقعين، باعتباره يحظى بقبول مختلف الفصائل المعارضة والإسلامية. وهناك احتمال ثالث؛ اندماج “الهيئة” في تشكيل عسكري باسم جديد بقيادة صوفان.

مصدر عسكري معارض، أكد لـ”المدن”، أن أي منصب قد يشغله صوفان في المرحلة المقبلة يمكن اعتباره جزءاً من تكتيك “تحرير الشام”، ويصب في مساعي التحول الى كيان مقبول داخلياً وخارجياً. وبحسب المصدر، إن رفض غالبية الفصائل للتقارب مع “الهيئة” متعلق في جزء كبير منه بوجود أبو محمد الجولاني. وجود صوفان قد يُسهل دمج الفصائل في غرفة عمليات، أو جيش موحد، ويسرع توافقها وتقاربها، وتوسيع “حكومة الإنقاذ” مثلاً. وبحسب المصدر، فإن الجولاني لا يريد أن يكون في الواجهة في مرحلة التحولات الكبيرة، ومشاركة “الهيئة” المفترضة في تطبيق بنود اتفاق سوتشي.

ولم تنفِ الفصائل في “الجبهة الوطنية” بشكل رسمي، المعلومات المتداولة حول صوفان، في حين تجاهلتها “الهيئة” رسمياً على الرغم من أن أنصارها هم أول من روج في مواقع التواصل الاجتماعي للمعلومات المتداولة.

أنصار “الهيئة” استغلوا الفرصة لإبداء اعجابهم بالشيخ صوفان، وشهدوا له بالصلاح والعمل الدؤوب لأجل اجتماع كلمة المعارضة المسلحة؟ وقال الشرعي في “الهيئة” مظهر الويس، في موقع “تلغرام”: “البعض يغيظهم التقارب الفصائلي وتوحيد الجهود وأراد مشاركة النظام أحزانه، فبدأوا ببث الإشاعات تعبيراً عن إفلاسهم، ومنها أنهم أخذوا يطرحون روايات مفبركة”.

إلا أن مناهضي “الهيئة” قالوا إن التغييرات المحتملة في قيادتها لن تكسبها الشرعية والقبول بها كجزء من المعارضة، وانتقدوا صوفان لأنه يمد طوق النجاة للجولاني وتنظيمه بحسب تعبيرهم.

Depuis un mois Idleb et Hama brulent : la résistance avec la chair des vivants – شهرعلى حرق إدلب وحماة: مقاومة باللحم الحيّ


Depuis un mois Idleb et Hama brulent : la résistance avec la chair des vivants

Ahmed Hamza – 30 mai 2019

Un mois s’est écoulé depuis le début de l’escalade militaire massive des forces du régime et de la Russie dans le nord-ouest de la Syrie, qui a débuté avant la 12e tournée d’Astana (25-26 avril), mais son intensité s’est augmenté (de manière sans précédent depuis l’accord de Sotchi signé en septembre entre les Turcs et les Russes). Après la fin de ce cycle et l’échec des pourparlers sur la question du « Comité constitutionnel » et du processus politique en général. Après la fin des pourparlers, auxquels ont assisté des représentants des trois pays garants (Turquie, Russie et Iran), les deux délégations, de l’opposition syrienne et du régime d’Assad, les Nations Unies représentées par son envoyé spécial en Syrie, Geer Pedersen, dans la capitale kazakh de Nursultan, les avions de guerre russes ont intensifié leurs raids, qui se sont alternés avec l’artillerie d’Assad en bombardant le nord de Hama et le sud d’Idleb. La campagne militaire, qui s’est développée le 6 mai avec des bombardements aériens, des tirs d’artillerie et des missiles, les barils à l’explosifs se sont apparus à nouveau, transformant la situation en une marche stérile qui a été marquée par des succès et des échecs des forces d’attaques dans les deux zones principales de la bataille: le nord-ouest de Hama, au sud d’Idleb, la campagne de Lattakia du nord près de la colline de Kabana, qui constitue une entrée et une ligne de défense de la plaine d’al-Ghab et de la campagne occidentale d’Idleb. Qu’est-ce qui s’est développé et qu’est ce qui a changé depuis environ un mois à ce jour, avec le début des massacres et des batailles dans les régions du nord-ouest de la Syrie?

D’après les données militaires sur le terrain, le différend entre la Turquie et la Russie sur l’évolution de la situation à Idleb a émergé le lendemain de la réunion « d’Astana 12 », parallèlement à l’intensification des raids aériens de la Russie et du régime à Idleb et à Hama; le 27 avril, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que son pays continuerait à « combattre le terrorisme à Idleb », ajoutant : « Je n’exclue pas une opération militaire globale » affirmant que ce ne serait pas d’une « manière rapide… les civils devraient être pris en considération ».

Alors que la déclaration russe s’est accompagné par l’intensification du régime et de ses alliés des bombardements, qui ont touché de nombreuses villes et villages d’Idleb et de Hama, les factions du « Front de libération nationale » et de « l’Armée nationale » ont répondu par une déclaration commune selon laquelle « les déclarations répétées de la Russie annoncées d’un temps à un autre d’envahir les zones libérées, n’auront que de l’insistance de notre part pour défendre notre terre et notre peuple », ajoutant « le président russe, aurait dû, en parlant des voies politiques et en désirant apparaître comme s’il était à la recherche de solutions à travers les conférences d’Astana et d’autres, d’ordonner aux forces aériennes russes l’arrêt de commettre d’horribles massacres ».

En réponse à Poutine, les faction soutenues par la Turquie ont répondu par un communiqué commun, ajoutant que « Les attaques à la bombe et le massacre de femmes et d’enfants innocents, la démolition de mosquées et de maisons sur les têtes de leurs habitants, l’utilisation d’armes interdites internationalement, des bombes à fragmentation aux armes au phosphore et d’armes chimiques et l’utilisation des formes les plus extrêmes de criminalité, de génocide et de terrorisme d’État, pratiqués par la Fédération de Russie, n’est pas une indication de victoire ni une preuve de décision.

Dans le même temps, le porte-parole de la délégation de l’opposition à Astana, Ayman al-’Assimi, a exclu le lancement d’une offensive à grande échelle à Idleb et dans ses environs au cours des quatre prochains mois, évoquant un consensus lors de récentes réunions dans la capitale kazakhe sur la conduite de patrouilles communes russo-turques dans la région « désarmées », convenus dans les termes de «  Sotchi » entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le russe Vladimir Poutine. Cependant, de nombreuses factions militaires de la « zone démilitarisée », y compris « Jaych al-’Izza/l’Armée de la dignité », la faction d’opposition la plus en vue, ont publié des positions rejetant le passage de l’armée russe dans leurs zones de leur présence, ce qui indiquait clairement le manque de consensus ou d’entente sur les patrouilles, et donc n’ont jamais eu lieu.

Dans ce qui est apparu avec l’escalade des bombardements et l’intensité des raids aériens, il a exhorté les factions dont les zones d’influence recevant les frappes comme une arme de dissuasion, et selon des analystes et des experts, le refus d’appliquer le autres termes de « Sotchi », y compris les patrouilles communes et l’ouverture de routes internationales, le silence d’Ankara sur l’escalade militaire sans précédent depuis septembre 2018, semblait frappante. De nombreuses analyses ont été menées pour savoir si ce silence était censé faire pression sur les factions pour appliquer les conditions de Sotchi ou s’il était temporaire jusqu’à ce que soient définis les paramètres et les objectifs de la campagne de la Russie, ainsi que la position de Washington, dont l’envoyé en Syrie, James Jeffrey, lors de sa visite à Ankara au début du mois, le ministre de la défense turc Khulosi Akkar, deux jours plus tard, a déclaré : « Nous voyons une certaine flexibilité dans la position de Washington sur la zone de sécurité (à l’est de la Syrie), nous nous félicitons donc de leur approche », .

Mais le silence turc a pris fin après l’offensive terrestre des forces du régime et de la Russie, au nord-ouest de Hama, de Tall al-Othman, puis Kafrnabouda, pour apparaître, avec le flot de déclarations turques plus tard, et les données militaires sur le terrain, l’ampleur du différend entre Moscou et Ankara sur l’évolution de la situation Idleb.

Le vendredi 10 mai, alors que les forces du régime s’étendent de Kafrnabouda à la forteresse de Madhiq et aux villages environnants, le ministre turc de la Défense, Khulosi Akkar, a déclaré que « le régime syrien tente d’étendre la zone de contrôle dans le sud d’Idleb, contrairement à l’accord d’Astana » et qu’il doit « cesser son offensive. et retirer ses éléments jusqu’aux frontières convenues à Astana ».

Au cours des jours suivants, des conversations téléphoniques ont eu lieu entre Akkar et son homologue russe, Sergei Schweigu, afin de discuter de l’évolution de la situation à Idleb. Ils ont officiellement annoncé qu’ils envisageaient de prendre des mesures pour mettre en œuvre les accords d’Astana et de Sotchi. Dans le même temps, Poutine et Erdogan ont convenu, par téléphone, le 13 mai, un groupe de travail mixte, qui s’est réuni les 16 et 17 mai, lors des premières réunions à Ankara, la capitale turque, suivi d’une discussion sur une « trêve » de trois jours à Idleb et Hama, non annoncée officiellement.

Cependant, parallèlement à ces entretiens et réunions et aux déclarations diplomatiques sur la poursuite de la coopération pour mettre en œuvre les accords communs sur Idleb et ses environs, l’armée turque a renforcé ses postes d’observation dans le nord-ouest de la Syrie, notamment près du mont Shahchabo, au nord-ouest de Hama, avec l’arrivée de renforts de factions du « bouclier de l’Euphrate » au nord de Hama et l’émergence d’armes qualitatives, telles que les missiles anti-blindée « Tao » avec les factions de « l’Armée Syrienne Libre », ce qui a confirmé l’impossibilité de parvenir à un accord entre les parties.

Le mardi 21 mai, Akkar a confirmé qu’il existait des « désaccords avec la Russie qui n’ont pas fait l’objet d’un accord », affirmant que la Turquie « ne ferait pas un pas en arrière » et qu’il n’y aura pas de retrait de son armée des « points de contrôle à Idleb. En même temps, elle (la Turquie) fera son possible pour maintenir l’accord de Sotchi », soulignant que « Ankara cherche à traiter le dossier d’Idleb de manière qui n’entraînerait pas la résiliation de l’accord avec la Russie ».

Légère modification du plan de contrôle

 

Sur le terrain, et malgré la poursuite des affrontement devenus moins intensif au cours des deux derniers jours, il est possible de résumer le résultat des trois dernières semaines de batailles entre les forces du régime et la Russie, d’une part, et les factions de « l’Armée libre » et de la « Hay’at Tahrir al Cham », de l’autre, étaient des batailles de d’attaques et d’esquives, de progrès et de régression entre les deux parties, le régime soutenu par la Russie, a pu grignoter des zones échappant à son contrôle, et cherchant toujours à renforcer son influence.

(…)

Une catastrophe humanitaire

Alors que l’escalade sanglante se poursuit, les avions de combat et les hélicoptères quittent à peine le ciel de la plupart des régions d’Idleb. Les dernières statistiques publiées par la « Défense civile syrienne » documentent la mort de plus de 225 civils lors des bombardements du régime et de la Russie contre Hama et Idleb depuis le 25 avril, faisant de centaines supplémentaires de blessés.

Jeudi dernier, l’ONU a annoncé qu’elle avait documenté le déplacement de 210 000 civils dans le nord de Hama au cours des deux premières semaines de mai, selon le secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, qui a déclaré lors d’une conférence de presse à New York: « Nous avons été informés du déplacement d’environ 210 000 personnes à cause de la violence, entre le premier et le seize de ce mois (mai) ». Il a souligné que le total « porte le nombre de personnes déplacées du nord de Hama et du sud d’Idleb, depuis le 1er avril, à 240 000 hommes, femmes et enfants ».

« Les combats de ces dernières semaines ont tué 160 civils et entraîné le déplacement d’au moins de 270 000 personnes », a déclaré mardi l’assistance du chef à l’ONU pour les affaires humanitaires, Ursula Mueller, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle a souligné le ciblage de 22 hôpitaux, centres de santé et 25 écoles à Idleb, soulignant que certains d’entre eux avaient été ciblés plus d’une fois ces dernières semaines, ainsi que le ciblage des marchés.

Un rapport du groupe de « coordinateurs de la réponse syrienne » a déclaré plus tôt ce mois-ci que des avions russes ont systématiquement bombardé des dizaines d’écoles et d’hôpitaux à Hama et à Idleb et ses campagnes privant de dizaines de milliers de civils de traitements, citant ainsi 44 écoles et équipements scolaires qui avaient été bombardés par les forces du régime et de la Russie , du 5 janvier au 7 mai.

Dans le dernier rapport du « Réseau syrien des droits de l’homme », publié ce mercredi, il a été enregistré 29 incidents contre des installations médicales de la province d’Idleb et des zones environnantes, et confirmant qu’au moins quatre membres du personnel médical avaient été tués depuis l’escalade militaire du régime et de la Russie dans la région le 26 et 25 avril dernier. Le réseau a appelé à la formation d’une alliance en dehors du Conseil de sécurité « qui a échoué de protéger les civils », afin de protéger les hôpitaux du nord-ouest de la Syrie.

شهر على حرق إدلب وحماة: مقاومة باللحم الحيّ

أحمد حمزة – 30 مايو 2019

شهر كامل مرّ على التصعيد العسكري الواسع النطاق لقوات النظام وروسيا في شمال غربي سورية، والذي بدأ قبل جولة “أستانة 12” (25 – 26 إبريل/ نيسان الماضي)، لكن حدّته تصاعدت (بشكل غير مسبوق منذ اتفاق سوتشي الموقّع بين الأتراك والروس في سبتمبر/ أيلول الماضي)، عقب نهاية هذه الجولة، والفشل الذي شهدته المحادثات حيال مسألة “اللجنة الدستورية” والعملية السياسية عموماً. فعقب نهاية المباحثات التي حضرها ممثلون عن الدول الثلاث الضامنة (تركيا، روسيا وإيران)، ووفدي المعارضة السورية ونظام الأسد، والأمم المتحدة ممثلة بمبعوثها الخاص إلى سورية، غير بيدرسون، في العاصمة الكازاخية نور سلطان، كثّفت الطائرات الحربية الروسية غاراتها العنيفة، وتناوبت مع طائرات ومدفعية الأسد على قصف ريفي حماة الشمالي وإدلب الجنوبي. وقد ظهرت البراميل المتفجّرة مجدداً، لتزيد دموية الحملة العسكرية، التي تطوّرت في 6 مايو/ أيار الحالي من القصف الجوي والمدفعي والصاروخي، لزحفٍ بري، شهد حلقات من النجاح والفشل للقوات المهاجمة في محوري القتال الأساسيين: ريف حماة الشمالي الغربي نحو جنوبي إدلب، وريف اللاذقية الشمالي عند تلة “كبانة”، التي تشكّل مدخلاً وخط دفاع لسهل الغاب وريف إدلب الغربي. فماذا تبيّن وتغيّر منذ نحو شهر إلى الآن، خلال المجازر والمعارك التي تشهدها مناطق شمال غرب سورية؟
“خفض التصعيد” يتلاشى بخلاف الضامنين
بعد “أستانة 12” بيوم واحد، وبالتزامن مع تكثيف غارات الطيران الحربي لروسيا والنظام في إدلب وحماة، قال الرئيس الروسي فلاديمير بوتين، في 27 إبريل، من بكين، إنّ بلاده ستواصل “محاربة الإرهاب في إدلب”، مضيفاً “لا أستبعد عملية عسكرية شاملة”، لكنه زعم أنها لن تكون “بشكل سريع… يجب أخذ المدنيين بالاعتبار”.
وبينما جاء التصريح الروسي مع تكثيف النظام وحلفائه القصف العنيف، والذي طاول بلدات وقرى كثيرة في إدلب وحماة، ردّت فصائل “الجبهة الوطنية للتحرير”، و”الجيش الوطني”، ببيان مشترك، جاء فيه أنّ “التصريحات المتكررة التي تطلقها روسيا بين الحين والآخر لاجتياح المناطق المحررة، لن تلقى منّا إلا مزيداً من الإصرار على الدفاع عن أرضنا والذود عن شعبنا”، مضيفةً  “كان حرياً بالرئيس الروسي، وهو يتحدث عن المسارات السياسية ويحرص على الظهور بمظهر الباحث عن حلول من خلال مؤتمرات أستانة وغيرها، أن يوعز لسلاح الجو الروسي بوقف ارتكابه للمجازر المروعة”.
البيان المشترك، رداً على بوتين، من هذه الفصائل المدعومة تركياً، قال أيضاً إنّ “قصف الآمنين وقتل الأبرياء من النساء والأطفال، وهدم المساجد والبيوت فوق رؤوس أصحابها، واستخدام الأسلحة المحرمة دولياً، من عنقودي وفوسفور وكيميائي، واستعمال أقصى صور الإجرام والإبادة وإرهاب الدولة، الذي تمارسه روسيا الاتحادية، ليس مؤشراً على الانتصار ولا دليلاً على الحسم”.
بالتزامن مع ذلك، كان المتحدث الإعلامي باسم وفد المعارضة لأستانة، أيمن العاسمي، يستبعد شنّ روسيا والنظام هجوماً واسعاً في إدلب ومحيطها، خلال الأشهر الأربعة المقبلة، متحدثاً عن توافقٍ في الاجتماعات الأخيرة بالعاصمة الكازاخية، حول تسيير دوريات روسية – تركية مشتركة في المنطقة “منزوعة السلاح”، المتفق عليها ضمن بنود “سوتشي” بين الرئيسين التركي رجب طيب أردوغان والروسي فلاديمير بوتين. لكن بعد ذلك صدرت عن فصائل عسكرية عديدة، موجودة في المنطقة “منزوعة السلاح”، بينها “جيش العزة”، أبرز فصائل المعارضة، مواقف رافضة لمرور العسكريين الروس ضمن مناطق وجودها، وهو ما شكل إشارة واضحة بشأن عدم وجود توافق أو تفاهم حول الدوريات، التي لم تُسيّر إلى الآن.
وفي ما بدا مع تصاعد القصف حينها، وكثافة غارات الطيران الحربي، أنه ضغط على الفصائل التي تتلقى مناطق نفوذها الضربات لثنيها، وفق محللين وخبراء، عن رفض تطبيق باقي بنود “سوتشي”، بما في ذلك الدوريات المشتركة وفتح الطرقات الدولية، فإنّ صمت أنقرة بداية على التصعيد العسكري غير المسبوق منذ سبتمبر/ أيلول 2018، بدا لافتاً. وتعدّدت التحليلات حول ما إذا كان هذا الصمت تغاضياً، للضغط على الفصائل المعرقلة لتطبيق بنود “سوتشي”، أو أنه كان مؤقتاً ريثما تتبلور معالم حجم حملة روسيا والنظام وأهدافها، وكذلك بانتظار موقف واشنطن، التي زار مبعوثها لسورية، جيمس جيفري، أنقرة، مطلع هذا الشهر، ليصرّح وزير الدفاع التركي خلوصي آكار بعدها بيومين قائلاً: “نرى بعضاً من المرونة في موقف واشنطن بشأن المنطقة الآمنة (شرق سورية)، وبالتالي نرحب باقترابهم من وجهة نظرنا”.
لكنّ الصمت التركي انتهى بعد بدء هجوم قوات النظام وروسيا برياً، في شمال غربي حماة، بداية من تل العثمان، ثمّ كفرنبودة، ليظهر تباعاً، مع تدفّق التصريحات التركية لاحقاً، وما تبين من معطيات عسكرية في الميدان، حجم الخلاف بين موسكو وأنقرة حول التطورات في إدلب.
فيوم الجمعة 10 مايو، وبينما تمدّد زحف قوات النظام من كفرنبودة لقلعة المضيق، وقرى بمحيطها، قال وزير الدفاع التركي خلوصي آكار إنّ “النظام السوري يحاول توسيع منطقة السيطرة في جنوب إدلب، بما يتعارض مع اتفاق أستانة”، وأنّ عليه “وقف هجومه، وإعادة عناصره إلى الحدود المتفق عليها في أستانة”.
وخلال الأيام القليلة التالية، جرت محادثات هاتفية بين آكار ونظيره الروسي سيرغي شويغو، لبحث التطورات في إدلب، ورشح عنها رسمياً أنها بحثت في اتخاذ الإجراءات اللازمة لتطبيق تفاهمات أستانة وسوتشي. وبالتزامن، اتفق بوتين وأردوغان، خلال اتصال هاتفي، يوم الثالث عشر من الشهر الحالي، على مجموعة عمل مشتركة، التقت يومي 16 و17 مايو، في أول اجتماعاتها بالعاصمة التركية أنقرة، ليعقب ذلك الحديث عن “هدنة” لثلاثة أيام في إدلب وحماة، رغم عدم إعلانها رسمياً.
لكن بالتزامن مع هذه المحادثات والاجتماعات، وما رشح عنها من تصريحات دبلوماسية حول بحث مواصلة التعاون لتطبيق التفاهمات المشتركة حول إدلب ومحيطها، فإنّ الجيش التركي عزّز نقاط مراقبة له في شمال غربي سورية، خصوصاً قرب جبل شحشبو، شمال غرب حماة، مع وصول تعزيزات من فصائل بـ”درع الفرات” إلى شمالي حماة، وظهور أسلحة نوعية كصواريخ “تاو” المضادة للدروع مع فصائل “الجيش السوري الحرّ”، ما أكد تعثّر التوصل لتفاهم بين الطرفين.
ويوم الثلاثاء في 21 مايو، أكّد آكار وجود “خلافات مع روسيا لم يتم التوافق عليها”، متحدثاً عن أنّ تركيا “لن تتراجع خطوة واحدة”، وأنه لا انسحاب لجيش بلاده “من نقاط المراقبة في إدلب، وفي الوقت نفسه ستعمل (تركيا) جاهدة من أجل الحفاظ على اتفاق سوتشي”، مؤكداً أنّ “أنقرة تسعى للمضي قدماً في ملف إدلب بطريقة لا تفضي إلى إنهاء الاتفاق مع روسيا”.
تغيّر ضئيل بخارطة السيطرة
ميدانياً، ورغم استمرار المواجهات التي تراجعت وتيرتها، خلال اليومين الماضيين، فإنه يمكن تلخيص حصيلة الأسابيع الثلاثة الماضية من المعارك بين قوات النظام وروسيا من جهة، مع فصائل “الجيش الحر” و”هيئة تحرير الشام” (النصرة سابقاً) من جهة أخرى، بأنها معارك كرّ وفرّ، شهدت تقدّماً وتراجعاً للطرفين، مع تمكّن النظام بدعم روسي، من قضم مساحات كانت خارج سيطرته، وما زال يعمل على تحصين نفوذه فيها.
ورغم أنّ القوات المُهاجمة توقّف تقدمها فعلياً منذ ما بعد منتصف هذا الشهر، عند قرية الحويز، شمال قلعة المضيق، وانكفأت خلال الأسبوعين الأخيرين من الهجوم للدفاع عمّا أحرزته من تقدّم، فإنّها ومع توقّف محاولات التمدد براً، واصل سلاحها الجوي قصف مناطق واسعة، سواء بمحيط جبهات القتال، شمالي حماة وجنوبي إدلب، أو بعيداً عنها، وصولاً لشرق إدلب وغربها؛ حتى طاول القصف، أول من أمس الثلاثاء، ريف حلب الجنوبي الغربي. في المقابل، فإنّ الفصائل التي بدت مرتبكة في الأيام الأولى للهجوم البري، خصوصاً أنه جاء بعد تمهيدٍ ناري جوي كثيف استمر أياماً عدة، ظهرت لاحقاً أنها تجاوزت الضربات والهجمات البرية الأولى، وحسّنت مواقعها الدفاعية، رغم أنها كانت تخسر في الأسبوع الثاني من هذا الشهر، مزيداً من المناطق التي كانت تُسيطر عليها.
وخسرت هذه الفصائل بعد تلّ عثمان وقرية الجنابرة، كفرنبودة، ثمّ مدينة قلعة المضيق، وقرى الكركات، الشريعة، التوينة، باب الطاقة، الحمرا، التوبة، المستريحة، الشيخ إدريس، والحويز. ورغم أنّها شنّت هجوماً معاكساً، يوم الثلاثاء في 21 مايو، استعادت فيه السيطرة على كفرنبودة، وتل الهواش وقرية الحميرات، إلا أنها خسرت كفرنبودة مجدداً، الأحد الماضي، بهجوم لقوات النظام، سبقه تمهيد جوي.
أسلحة وتعزيزات
وظهرت خلال المعارك التي دارت في هذه المناطق بريف حماة الشمالي الغربي، معطيات عسكرية عدة، عكست خلافات طرفي “سوتشي”، أبرزها الصواريخ المضادة للدروع، التي استخدمتها فصائل من “الجيش السوري الحر”، وأعاقت زحف قوات النظام، وحدّت من قدرة تحرك مدرعات قواته في منطقة المعارك، التي تُعتبر بيئة مناسبة لاستخدام صواريخ “تاو” و”كونكورس”، بسبب طبيعتها وما تحويه من سهول ومرتفعات. كما ظهر في مقاطع الفيديو التي بثتها مختلف الفصائل المقاتلة هناك، على الإنترنت، منصات لإطلاق صواريخ “الغراد”، وعربات مدرعة، استخدمتها الفصائل لصدّ هجوم قوات النظام، إضافة إلى وصول تعزيزاتٍ عسكرية لشمالي حماة، من فصائل في “الجيش الحر”، كان نشاطها قد انحصر ضمن مناطق “درع الفرات” بريف حلب الشمالي الشرقي، لكنها دفعت في الأسبوعين الأخيرين، بتعزيزات عسكرية لمؤازرة الفصائل بريف حماة الشمالي.
ومنذ ثلاثة أيام، وتحديداً مساء الأحد الماضي، تداول ناشطون سوريون على الإنترنت، صورة أظهرت اجتماعاً لقيادات في أكبر الفصائل العسكرية بإدلب ومحيطها. وفيما بدا أنهم أرادوا توجيه رسالة حول تنسيقهم المشترك، ووحدة موقفهم من هجوم النظام وروسيا الحالي، فإنّ الاجتماع الذي ضمّ خصوماً تحاربوا مراراً، من قيادات في “الجيش الحر”، وقادة فصائل عسكرية أخرى من جهة، وزعيم “هيئة تحرير الشام”، أبو محمد الجولاني من جهة أخرى، أظهر مدى تحسّب هذه الفصائل لخطورة الحملة العسكرية الحالية، على مناطق سيطرتهم.
وأول من أمس، الثلاثاء، وخلال جلسة لمجلس الأمن في نيويورك، مخصصة لبحث الوضع الإنساني في سورية، قال مندوب النظام بشار الجعفري، تعليقاً على صورة اجتماع قادة فصائل في إدلب، إنّ بعض الموجودين في الاجتماع حضروا جولات من مسار “أستانة”، وهم حسب قوله “ملزمون بعدم القتال إلى جانب النصرة ضدّ الدولة السورية وحلفائها، وملزمون باحترام تفاهمات أستانة، ومن بينها إنشاء منطقة منخفضة التصعيد في إدلب”.
ريف اللاذقية وتقارير “الكيميائي”
بالتزامن مع تطورات المعارك بريف حماة الشمالي الغربي، شهدت جبهة كبانة بريف اللاذقية الشمالي الشرقي، المتاخم لريف إدلب الغربي، خلال الأسابيع الثلاثة الماضية، عمليات قصف وغارات، مع محاولات قوات النظام بقيادة قوات من الفرقة الرابعة، تحقيق خرق ميداني هناك، يُمهد لها فتح طريقٍ نحو سهل الغاب بريف حماة الشمالي الغربي، وجسر الشغور بريف إدلب الغربي.
لكنّ مساعي قوات النظام هذه ما زالت تصطدم بصعوبة التضاريس الجغرافية، وخصوصيتها في تلك الجبهات. ويمنح ارتفاع تلة كبانة، الجهة المسيطرة عليها، أفضلية ميدانية، لذا تحاول قوات النظام الاستحواذ عليها، من خلال تكثيف القصف الجوي والصاروخي، الذي لم يمنحها تقدماً على حساب الفصائل المُسيطرة على تلك الجبهة، وأبرزها حالياً “الحزب الإسلامي التركستاني” و”هيئة تحرير الشام”.
وشهدت هذه الجبهة منذ أسبوع، تطوراً في ما يتعلّق بملف استخدام الأسلحة الكيميائية في سورية، حيث كانت وكالة “إباء” التابعة لـ”الهيئة”، قد ذكرت، الأحد في 19 مايو، أنّ قوات النظام استخدمت في قصفها هناك غازات سامة. وقبل نحو أسبوع، حذّرت الولايات المتحدة الأميركية النظام السوري من استخدام الغازات السامة مجدداً في معاركه بشمال غربي البلاد، قائلةً إنّها تحقق في معلومات حول هجوم جديد بهذه الأسلحة المحرمة دولياً. وقالت المتحدثة باسم الخارجية في واشنطن، مورغان أورتاغوس: “للأسف، ما زلنا نرى علامات على أنّ نظام الأسد قد يجدّد استخدامه للأسلحة الكيميائية، بما في ذلك هجوم مزعوم بالكلور في شمال غرب سورية صباح 19 مايو”.
وجاء موقف باريس أيضاً، أول من أمس، متماهياً مع التحذير الأميركي بهذا الشأن. وأشار وزير الخارجية الفرنسي جان إيف لو دريان، إلى أنّ لدى بلاده “مؤشرات” على استخدام “المواد الكيميائية في هجمات القوات الحكومية السورية”، مضيفاً أثناء حديثه أمام لجنة الشؤون الخارجية في الجمعية الوطنية الفرنسية: “نملك مؤشراً على استخدام سلاح كيميائي في منطقة إدلب، لكن لم يتم التحقّق من ذلك بعد”.
كارثة إنسانية كاملة
وبينما تستمرّ حملة التصعيد الدامية، لا تكاد الطائرات الحربية والمروحية تغادر سماء معظم مناطق إدلب. وتوثّق آخر الإحصائيات التي نشرها “الدفاع المدني السوري”، مقتل أكثر من 225 مدنياً في قصف النظام وروسيا لحماة وإدلب، منذ يوم 25 إبريل الماضي، ويضاف إليهم مئات المصابين
كذلك، أعلنت الأمم المتحدة، الخميس الماضي، أنّها وثّقت نزوح 210 آلاف مدني في شمالي حماة، خلال أول أسبوعين فقط من شهر مايو الحالي، وذلك على لسان المتحدث باسم الأمين العام للأمم المتحدة، ستيفان دوجاريك، الذي قال في مؤتمر صحافي، في نيويورك: “تم إبلاغنا بنزوح نحو 210 آلاف شخص بسبب العنف، بين الأول والسادس عشر من هذا الشهر (مايو)”. وأشار إلى أنّ الحصيلة “ترفع العدد الإجمالي للنازحين من شمال حماة وجنوب إدلب، منذ الأول من إبريل، إلى 240 ألفاً من الرجال والنساء والأطفال”.
من جهتها، قالت مساعدة الأمين العام للأمم المتحدة للشؤون الإنسانية، أورسولا مولر، أول من أمس الثلاثاء، أمام مجلس الأمن الدولي: “لقد أدت المعارك في الأسابيع الأخيرة إلى مقتل 160 مدنياً، ونزوح 270 ألف شخص على الأقل”. ولفتت إلى استهداف 22 مستشفى ومركزاً صحياً و25 مدرسة في إدلب، موضحةً أنّ بعضها استهدف أكثر من مرة خلال الأسابيع الأخيرة، ناهيك عن استهداف الأسواق.
وكان تقرير لفريق “منسقو استجابة سورية”، قد قال في وقت سابق هذا الشهر، إنّ الطيران الروسي قصف بشكل ممنهج عشرات المدراس والمستشفيات في حماة وإدلب، وحرم عشرات آلاف المدنيين من العلاج، متحدثاً عن أنّ 44 مدرسة ومنشأة تعليمية تعرضت للقصف من قبل قوات النظام وروسيا في إدلب وريفها، منذ تاريخ 5 يناير/ كانون الثاني الماضي وحتى 7 مايو.
وفي أحدث تقرير لـ”الشبكة السورية لحقوق الإنسان”، صدر أمس الأربعاء، فإنه تم تسجيل 29 حادثة اعتداء وقعت على منشآت طبية في محافظة إدلب ومحيطها، مؤكدة مقتل ما لا يقل عن أربعة من الكوادر الطبية منذ التصعيد العسكري للنظام وروسيا على المنطقة في 26 من إبريل الماضي. ودعت الشبكة إلى تشكيل تحالف من خارج مجلس الأمن “الذي فشل في حماية المدنيين”، لحماية المستشفيات في شمال غربي سورية.

Raids incessants du régime sur des secteurs jihadistes, 27 civils tués


Par AFP ,

Au moins 27 civils dont onze enfants ont été tués mardi par des bombardements du régime syrien contre des territoires aux mains des jihadistes dans les provinces d’Idleb et d’Alep, des secteurs pilonnés sans cesse depuis un mois, selon une ONG.

Rien que depuis dimanche, les frappes du régime et de l’allié russe ainsi que les tirs d’artillerie sur ces régions du nord-ouest du pays en guerre ont tué une cinquantaine de civils dont de nombreux enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Et les bilans meurtriers se succèdent quasi-quotidiennement, alors que plusieurs hôpitaux ou écoles ont été mis hors-service par les bombardements.

La grande partie de la province d’Idleb, ainsi que des secteurs des provinces voisines de Hama, d’Alep et de Lattaquié sont tenus par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d’Al-Qaïda). Les prorégime contrôlent une partie du sud-est et de l’est d’Idleb, ainsi que la grande majorité des trois autres provinces.

Le régime de Bachar al-Assad n’a pas annoncé une offensive à proprement parler contre HTS, mais il a intensifié les bombardements contre les secteurs jihadistes et livré des combats au sol depuis fin avril, parvenant à reprendre plusieurs secteurs dans le sud de la province d’Idleb et dans le nord de Hama.

Mardi, au moins 27 civils dont onze enfants ont été tués dans les raids dans Idleb et Alep, selon l’OSDH. Dans la localité de Kafr Halab, dans l’ouest de la province d’Alep, onze civils ont péri sur une rue commerçante.

Celle-ci était bondée au moment de la frappe, selon un correspondant de l’AFP sur place. Des morceaux de chair gisaient au sol. Des voitures et des commerces ont été entièrement détruits, les rideaux de fer des devantures tordus au milieu des décombres calcinés.

Risque d’arrêt de l’aide

Des habitants ont enterré les victimes dans le cimetière de la localité, les hommes transportant les corps et récitant les prières avant l’inhumation.

Au milieu des champs, des champignons de fumée grise s’élèvent dans le ciel après les bombardements du régime.

Depuis fin avril, plus de 250 civils dont une cinquantaine d’enfants ont péri dans les bombardements, selon l’OSDH.

Devant le Conseil de sécurité, la responsable au département des Affaires humanitaires de l’ONU, Ursula Mueller, a affirmé mardi que quelque 270.000 personnes avaient été déplacées par les violences à Idleb depuis fin avril. Et des agences d’aide ont suspendu leur travail dans certains secteurs.

Selon elle, durant cette période, 22 hôpitaux et cliniques ont été touchés par les frappes ou les tirs d’artillerie. Une poursuite des opérations militaires pourrait provoquer l’arrêt total du travail des organisations d’aide, a-t-elle averti.

Mardi, dans le sud de la province d’Idleb, un hôpital de la localité de Kafranbel a été touché par des tirs d’artillerie, selon l’ONU.

“L’hôpital est totalement hors-service. Ses équipements, ses appareils” sont endommagés, a dit à l’AFP son directeur administratif, Majed al-Akraa. “Les générateurs ont pris feu, les bureaux” aussi.

“Attaque chimique ?”

La province d’Idleb est le dernier grand bastion jihadiste en Syrie qui échappe quasi-totalement au contrôle du régime.

Elle fait l’objet depuis septembre 2018 d’un accord entre Moscou et Ankara qui soutient certains groupes rebelles, sur une “zone démilitarisée” censée séparer les territoires insurgés des zones gouvernementales.

Partiellement appliqué en raison du refus des jihadistes de se retirer de la future zone tampon, cet accord avait permis d’éviter une offensive d’envergure du régime. Mais celui-ci a continué de mener des raids par intermittence avant de les intensifier à partir de fin avril.

Soutenu par la Russie mais aussi l’Iran et le Hezbollah libanais, le pouvoir syrien a multiplié les victoires face aux rebelles et aux jihadistes ces deux dernières années, jusqu’à reprendre le contrôle de près des deux-tiers du territoire.

Mardi, la France a dit, sans autres précisions, disposer d’un “indice sur l’usage de l’arme chimique dans la zone d’Idleb” mais sans “vérification” pour l’instant. Le 22 mai, les Etats-Unis avaient fait état aussi d'”indications” selon lesquelles le régime Assad aurait mené une “attaque” au chlore le 19 mai dans le nord-ouest de la Syrie, menaçant de représailles.

Le pouvoir syrien a démenti à chaque fois toute responsabilité dans des attaques chimiques qui lui ont été attribuées pendant le conflit.

Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre qui s’est complexifiée au fil des ans avec l’implication de multiples acteurs, a fait plus de 370.000 morts, selon l’OSDH, et poussé à la fuite des millions de personnes.

28/05/2019 21:59:49 –          Kafr Halab (Syrie) (AFP) –          © 2019 AFP

Syrie: 23 civils tués dans des frappes du régime sur l’ultime grand bastion jihadiste


Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-septembre-2017

Des raids aériens du régime syrien ont tué mercredi 23 civils, dont une dizaine sur un marché très fréquenté, dans le dernier bastion jihadiste du nord-ouest de la Syrie, selon une ONG.

La province d’Idleb et des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié, dominés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d’Al-Qaïda), sont le théâtre depuis fin avril d’affrontements meurtriers entre jihadistes et forces loyales au président syrien Bachar al-Assad, soutenues par Moscou.

Depuis mardi soir, des combats intenses entre les deux camps autour de la ville de Kafr Nabuda ont tué 87 combattants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), à savoir 51 soldats et 36 jihadistes.

En outre, 23 civils sont morts dans des raids aériens du régime menés dans la nuit, dont 12 sur un marché bondé dans la ville de Maaret al-Noomane, a indiqué l’Observatoire.

Selon des témoins sur place, de nombreux habitants se trouvaient à une heure tardive dans le souk après la rupture du jeûne du ramadan quand le bombardement a eu lieu.

Les façades de bâtiments adjacents ont été soufflées par l’explosion et les stands du marché pulvérisés, a constaté un correspondant de l’AFP mercredi.

“Beaucoup de magasins ont été détruits et le sol était jonché de morceaux de corps et de cadavres”, a déclaré à l’AFP Khaled Ahmad, propriétaire d’une échoppe dans le secteur visé.

“Les habitants ont toujours peur”, a-t-il ajouté. Au moins 18 personnes ont également été blessés, et “plusieurs sont dans une situation critique”.

Les 11 autres civils tués l’ont été lors de bombardements aériens du régime dans diverses zones du bastion jihadiste. Cinq d’entre eux sont morts lors d’une frappe visant la ville de Saraqeb.

– Accord russo-turc menacé –

Casques blancs évacuent des blessés après des frappes aériennes sur la ville de Maaret al-Noomane 22 mai 2019
 AFP / Abdulaziz KETAZ Des Casques blancs évacuent des blessés après des frappes aériennes sur la ville de Maaret al-Noomane, dans le dernier bastion jihadiste du nord-ouest de la Syrie, dans la nuit du 21 au 22 mai 2019

Idleb et ses environs ont fait l’objet en septembre 2018 d’un accord entre Moscou et Ankara sur une “zone démilitarisée” devant séparer les territoires aux mains des rebelles et jihadistes des zones gouvernementales attenantes.

Cet accord, partiellement appliqué, avait permis d’éviter une offensive d’envergure de l’armée syrienne.

Mais le régime et la Russie ont intensifié leurs frappes depuis la fin avril. Leurs forces se sont emparées de plusieurs villes dans le sud de la province d’Idleb et le nord de celle de Hama.

Mais HTS a contre-attaqué dans le nord de la province de Hama. D’après l’OSDH, le groupe jihadiste est parvenu à prendre la majeure partie de la ville de Kafr Nabuda, que les forces du régime avaient reconquise le 8 mai.

Les médias d’Etat ont eux affirmé que le régime avait repoussé l’assaut.

“Des unités de l’armée ont riposté à l’attaque menée par les terroristes” dans le nord de Hama et le sud d’Idleb, “tuant et blessant des dizaines” de combattants, a affirmé l’agence de presse officielle syrienne Sana.

Mardi, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a accusé le régime syrien de menacer l’accord russo-turc de cessez-le-feu à Idleb et ses environs.

“Le régime fait tout ce qui est en son pouvoir pour briser le statu quo, notamment en utilisant des barils d’explosifs, (et en menant) une offensive terrestre et aérienne”, a déclaré M. Akar.

– “Pires craintes” –

Les appels à un arrêt des hostilités se succèdent pour éviter un bain de sang.

Carte Syrie - Maaret al-Nooman
 AFP / Carte de localisation de Maaret Al-Noomane où des civils ont été tués mercredi dans des frappes aériennes contre le dernier bastion jihadiste en Syrie

Vendredi, l’ONU a sonné l’alarme sur le risque d’une “catastrophe humanitaire” à Idleb.

Depuis fin avril, au moins 200 civils ont été tués, selon l’OSDH, tandis que plus de 200.000 personnes ont fui les combats, d’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Selon l’Ocha, les frappes russes et syriennes ont déjà visé 20 centres médicaux– dont 19 sont depuis hors service– ainsi que 17 écoles et trois camps de déplacés.

La région abrite plus de trois millions de personnes vivant dans des conditions particulièrement difficiles.

“Malgré nos avertissements répétés, nos pires craintes se réalisent”, a regretté le porte-parole de l’Ocha, David Swanson.

Le pouvoir syrien, appuyé par ses alliés indéfectibles, Moscou et Téhéran, a multiplié ces dernières années les victoires jusqu’à asseoir son contrôle sur près de 60% du pays.

Mardi, les Etats-Unis ont fait état d'”indications” selon lesquelles Damas aurait mené une nouvelle “attaque” chimique deux jours plus tôt dans le bastion jihadiste, menaçant de représailles.

Le lendemain, l’OSDH a affirmé ne détenir “aucune preuve” d’une attaque présumée au chlore.

Parallèlement, l’otage italien Alessandro Sandrini a été libéré en Syrie après plus de deux ans de captivité, ont annoncé le gouvernement italien et un représentant des autorités locales d’Idleb.

La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts.

 

370 000 morts !!! Le compteur des victimes s’est arrêté depuis plus de 4 ans, lorsque l’ONU a annoncé l’arrêt total de recenser le nombre de morts en Syrie

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