التطرّف الإيراني – l’Iran islamiste intégriste


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Qui arrêtera les crimes des pays garants du « désescalade » ?


La-veuve-noire

Qui arrêtera les crimes des pays garants du « désescalade » ?
Mahmoud Al Rimawi
30 septembre 2017

Le Coordonnateur général du Haut-Commissariat syrien pour les négociations a demandé dans un tweet il y a quelques jours: « Quiconque arrêtera les crimes des garants pour réduire l’escalade militaire, les crimes que la communauté internationale voit avec un silence suspect ». Les crimes dont parle Riad Hijab sont les raids aériens récemment menés par les russes contre le Rif d’Idlib et d’Hama. En préparation pour trancher la situation dans la ville d’Idlib (selon eux). Les avions russes ont déjà ciblé cette ville catastrophée en se concentrant de cibler d’abord les civils. Les Russes ont toujours pris une tracé bien définie en Syrie selon laquelle la présence des civils n’est pas nécessaire, en particulier dans les villes dominées par les sunnites. Jamais les Russes n’avaient manifesté de volonté d’épargner aux civils le fléau du conflit. Au contraire, les russes ont systématiquement ciblé les civils, les considérant comme un objectif « militaire » facile, produisant des résultats militaires et politiques utiles.
Au cours des deux dernières années, les « russes » ont ciblé notamment les centres médicaux des cliniques et des hôpitaux. Au cours de la semaine dernière ils ont ciblé quatre cliniques et un service d’ambulance à Idlib. Le ciblage de ces centres médicaux, ainsi que les centres de défense civile, dans un pays dévasté comme la Syrie est considéré comme une réussite remarquable pour le grand état membre permanent du Conseil de sécurité!
Même les milices sectaires sont réticentes à mener ce ciblage systématique et honteux des centres médicaux et de secours qui souffrent déjà d’une pénurie d’équipement et de difficultés et de l’insécurité pour effectuer leur travail, ainsi que du manque de personnel médical et de l’augmentation du nombre de patients et de blessés. Cependant, le côté russe n’hésite pas à doubler la tragédie d’un peuple affligé et à le voir comme une victoire.
C’est ce qui pousse Riyad Hijab, le politicien syrien le plus en vue, à poser la question de manière ironique quant à la façon dont le premier garant de baisse de la tension et la manière dont il exécute son travail, qui consiste à commettre des crimes à sang froid contre des civils d’abord, puis contre des installations civiles et contre l’opposition modérée. Les Russes avec leur allié les iraniens adoptent depuis les consultations d’Astana, la soi-disant « baisse de tension », une politique consistant à forcer l’opposition syrienne à s’engager dans un cessez-le-feu, en contrepartie, doubler la tension des soi-disant garants.
Grâce au comportement russe en Syrie et à l’alignement du grand état avec les milices iraniennes « Il est utile que l’opposition syrienne adhère au principe de l’expansion des tutels internationaux ». d’Où il est difficile de recenser le nombre de victimes civiles qui tombent quotidiennement et de limiter les dommages causés aux installations civiles. Alors que les secours deviennent difficile pour mille raisons, face à la satisfaction de la Russie qui répand la dévastation et la destruction, car, plus la portée des bombardements aveugles est plus large, ça améliorerait, selon Moscou, les chances de solutions.

En se référant au silence international suspect sur les crimes des pays garants, Riad Hijab souligne que la troisième partie garant, la Turquie, a émis, cette fois-ci, ses contestations contre les bombardements continus des russes contre les civils et l’opposition modérée dans Idlib et ses environs et a critiqué la méthode Russe et sa manière pour alléger les tensions dans cette région. Le côté turc a déjà été incité à rejoindre la piste russe et iranienne à Astana, un trajet visant, entre autres, à détourner la Turquie de l’équation syrienne. Par conséquent, le déploiement des troupes turques aux côtés des forces russes dans Idlib semble douteux. Tout le comportement russe, et encore moins iranien, indique le désir de Moscou à se dégager de l’accord récent sur Idlib. Moscou négociera avec la Turquie (par exemple, sur la situation des Kurdes) pour essayer de sortir la Turquie de l’équation, tout en augmentant le soutien politique et diplomatique pour la présence des milices iraniennes, libanaises et iraniennes en Syrie. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait des déclarations en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, dans lesquelles il a signalé les efforts de la Russie visant à maintenir la présence de milices iraniennes et lutter contre tout autre groupe armé en Syrie. Ces objectifs sont bien compris par Ankara et n’ont rien à voir avec la solution politique, ou le processus de Genève, ou la résolution 2254 du Conseil de sécurité ou encore les droits des Syriens. Elles sont plutôt liées à la dynamique de l’alliance russo-iranienne, dans l’attente qu’Ankara réagit selon ce concept et que la question kurde ne soit pas sa préoccupation qui prédomine le reste des dossiers liés à la présence de la Turquie régionale.
Il y en a ceux qui cherchent à exagérer la question kurde, à d’autres fins, en mélangeant des documents et triant de nouvelles équations et alignements dans la région. Téhéran et Moscou sont uniques pour déterminer le sort de la Syrie et des Syriens à travers la poursuite de la politique de dragage et de terre brûlée avec la plus grande fraude politique sur les solutions et qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise syrienne! C’est la fraude la plus flagrante de l’axe irano-russe, qui ne se concentre que sur une solution militaire réservée aux êtres humains, à la pierre et aux arbres, tout en éliminant toute solution politique, en particulier le parcours de Genève, avec sa renommée de référence et ses résolutions internationales liées à la crise syrienne. Au début de ce mois-ci, le président français, Emmanuel Macaron, a appelé l’Assemblée générale des Nations Unies à former un groupe de contact sur la Syrie, incluant notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, en disant que le chemin d’Astana n’est pas suffisant. Moscou a montré un mépris pour cette proposition vitale, qui pourrait conduire à stopper l’exclusivité Russe dans le dossier syrien. Le comportement militaire russe en Syrie peut être mis à nouveau sous le feu des projecteurs, notamment en ce qui concerne le ciblage permanent des installations civiles, des centres médicaux et des centres de défense civile. Ce qui compromettrait les solutions politiques et les retarderaient dans la mesure du possible, une stratégie adoptée par Moscou, depuis son intervention militaire directe en Syrie, il y a deux ans. Depuis sa procédure tordue d’Astana, qui n’utilise jamais le terme de « cessez-le-feu ». Il est utile que l’opposition syrienne adhère au principe de l’expansion de protections internationaux, d’autant plus que la politique américaine est devenue un mélange de recul et de confusion face à la crise.

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/9/29/من-يوقف-جرائم-ضامني-خفض-التصعيد-1

 

من يوقف جرائم ضامني “خفض التصعيد”؟
محمود الريماوي
30 سبتمبر 2017

تساءل المنسق العام للهيئة العليا للمفاوضات السورية، في تغريدةٍ له قبل أيام: “من يوقف جرائم ضامني خفض التصعيد، جرائم يشاهدها المجتمع الدولي بصمت مريب”. الجرائم التي يتحدث عنها رياض حجاب هي التي نشط في اقترافها الطيران الروسي ضد ريفي إدلب وحماة، في الآونة الأخيرة. وذلك استعداداً لحسم وضع مدينة إدلب. وقد سبق للطيران الروسي أن استهدف هذه المدينة المنكوبة بالتركيز على استهداف المدنيين أولاً، ولطالما سلك الروس في سورية مسلكاً مفاده بأنه لا لزوم لوجود المدنيين، وخصوصاً في المدن ذات الكثافة الإسلامية السنية. ولم يحدث مرة أن أبدى الروس أي استعداد من أي نوع لتجنيب المدنيين ويلات الصراع. وعلى العكس من ذلك، دأب الطرف الروسي على استهداف المدنيين باعتبارهم هدفاً “عسكرياً” سهلاً، يحقّق نتائج مفيدة عسكرياً وسياسياً.
وإلى المدنيين، فقد تخصّص “الأصدقاء الروس”، على مدى العامين الماضيين، في استهداف المراكز الطبية من عيادات ومشافٍ. وخلال الأسبوع الماضي، أخرجوا أربع عيادات ومشافٍ من الخدمة في إدلب.. ولا شك أن استهداف هذه المراكز الطبية، جنباً الى جنب مع مراكز الدفاع المدني، في بلد منكوب مثل سورية، يمثل إنجازات باهرة للدولة الكبرى العضو الدائم في مجلس الأمن! فحتى المليشيات الطائفية تتورّع عن القيام بهذا الاستهداف المنهجي والمشين لمراكز الطبابة والإغاثة، والتي تعاني، في الأصل، من نقصٍ في معداتها، ومن صعوبةٍ في أداء عملها، نتيجة المخاطر الأمنية، ونقص الكادر الطبي، وزيادة أعداد المرضى والمصابين. ومع ذلك، لا يتوانى الطرف الروسي عن مضاعفة المأساة لشعب منكوب، ويرى في ذلك انتصاراً له. وهو ما يجعل رياض حجاب، وهو أبرز السياسيين السوريين، يتساءل متهكماً عن الطريقة التي يعتمدها الضامن الأول لتخفيف التوتر، لأداء عمله، والتي تتمثل بارتكاب الجرائم بدم بارد ضد المدنيين أولاً، ثم ضد المرافق المدنية ثانياً، وضد المعارضة المعتدلة ثالثاً. ويعتمد الروس، منذ شقّوا هم وحلفاؤهم الإيرانيون، مسار أستانة لما يسمى تخفيف التوتر، سياسةً عمادها دفع المعارضة إلى التزام وقف إطلاق النار في مقابل مضاعفة التوتر من الضامنين المزعومين.
بفضل السلوك الروسي في سورية، واصطفاف الدولة الكبرى إلى جانب مليشيات إيران، فإنه « من المفيد أن تتمسّك المعارضة السورية بمبدأ توسيع الرعاية الدولية » يصعب متابعة أعداد الضحايا من المدنيين الذين يسقطون يومياً، وحصر الأضرار المتلاحقة بالمرافق المدنية. فيما تتعسّر أعمال الإغاثة لألف سبب، وسط ارتياح روسي لنشر الخراب والدمار، فكلما اتسع نطاق القصف العشوائي رأت موسكو ذلك يحسّن فرص الحلول.

وإذ أشار حجاب إلى الصمت الدولي المريب عن جرائم الضامنين، فإن الطرف الثالث بين الضامنين، وهو الطرف التركي، رفع صوته هذه المرة محتجاً ضد القصف الروسي المتوالي على المدنيين، وعلى المعارضة المعتدلة في إدلب ومحيطها، ومحتجاً على الطريقة الروسية بتخفيف التوتر في هذه المنطقة. لقد سبق أن تم استدراج الطرف التركي للانضمام إلى المسار الروسي والإيراني في أستانة، وهو مسار يستهدف، بين ما يستهدفه، إخراج تركيا من المعادلة السورية. ولهذا، يبدو نشر قوات تركية إلى جانب قوات روسية في إدلب أمراً تحِفّ به الشكوك، إذ يدل كل السلوك الروسي، ناهيك عن الإيراني، على رغبة موسكو بالتحلل من الاتفاق الأخير حول إدلب. ولا بد أن موسكو سوف تقوم بمساوماتٍ مع أنقرة (حول الموقف من الأكراد مثلاً) لتحقيق هذا الغرض، وذلك في إطار السعي إلى إخراج تركيا من المعادلة، مع زيادة الدعم السياسي والدبلوماسي لوجود مليشيات إيران العراقية واللبنانية والإيرانية في سورية. وسبق أن أدلى وزير الخارجية الروسي، سيرجي لافروف، بتصريحات على هامش اجتماعات الجمعية العامة في الأمم المتحدة، أفاد فيها بالسعي الروسي إلى الحفاظ على وجود مليشيات إيران، ومحاربة كل جماعة مسلحة أخرى في سورية. وهي أهدافٌ تدركها أنقرة جيداً، ولا علاقة لها بالحل السياسي، أو مسار جنيف، أو قرار مجلس الأمن 2254، أو بحقوق الشعب السوري، بل هي أهداف ذات علاقة بديناميات واقع التحالف الروسي الإيراني المكين، وبانتظار أن تعمل أنقرة بمقتضى هذا الإدراك، وأن لا يستغرقها الموضوع الكردي بصورة كلّية، ويصرفها عن الانشغال ببقية الملفات المتعلقة بحضور تركيا الإقليمي.
وهناك من يسعى إلى التهويل بالموضوع الكردي، من أجل أغراض أخرى، تتمثل بخلط الأوراق وفرز معادلات واصطفافات جديدة في المنطقة. وتنفرد طهران وموسكو خلال ذلك بتقرير مصير سورية والسوريين عبر مواصلة سياسة التجريف والأرض المحروقة مع أكبر قدر من التدليس السياسي حول الحلول، وحول أنه لا حل عسكرياً للأزمة السورية! وهي عبارة التدليس الأثيرة للمحور الإيراني الروسي الذي لا ينكبّ سوى على الحل العسكري الذي يستهدف البشر والحجر والشجر، مع قطع الطريق على كل حل سياسي، وبالذات مسار جنيف، بمرجعيته المعروفة وبالقرارات الدولية ذات الصلة بالأزمة السورية.
في وقت سابق من سبتمبر/ أيلول الجاري، دعا الرئيس الفرنسي، إيمانويل ماكرون، أمام الجمعية العامة للأمم المتحدة، إلى تشكيل مجموعة اتصال حول سورية، تضم خصوصاً الدول الخمس دائمة العضوية في مجلس الأمن، قائلاً، في هذا الصدد، إن مسار أستانة لا يكفي. وقد أبدت موسكو تجاهلاً لهذا الاقتراح الحيوي الذي قد يؤدي الأخذ به إلى وقف انفرادها بالملف السوري، وقد يضع السلوك العسكري الروسي في سورية مجدّداً تحت الأضواء، وخصوصاً لجهة استهدافه الدائم المدنيين والمرافق المدنية والمراكز الطبية ومراكز الدفاع المدني. ولما يؤدي إليه من تقويض الحلول السياسية وتأخيرها إلى أبعد مدى ممكن، وهي الاستراتيجية التي اعتمدتها موسكو، منذ تدخلها العسكري المباشر في سورية في مثل هذه الأيام قبل عامين. ومنذ اشتقاقها مسار أستانة الملتوي الذي لا يستخدم أبداً عبارة وقف إطلاق النار. ومن المفيد أن تتمسّك المعارضة السورية بمبدأ توسيع الرعاية الدولية، خصوصاً مع جنوح السياسة الأميركية إلى مزيج من الانكفاء والاضطراب حيال الأزمة.

Instinct maternel… pour ne pas perdre ses enfants


Tout faire pour protéger ses enfants

Une mère syrienne s’attachant à ses enfants pour ne pas les perdre dans leur tragique déplacement vers l’inconnu… 2017

ام سورية تقيد نفسها بطفليها للحفاظ عليهم في هجرتها نحو المجهول 
عندما يصبح حلم الأم السورية النجاة بأطفالها

Une mère syrienne attachant ses enfants pour ne pas les perdre dans leur parcours tragique... 2017

Mossoul aujourd’hui – الموصل اليوم


Mossoul aujourd’hui

Guerre humainement inqualifiable, sous l’étendard de la guerre contre le “terrorisme”, les civils en Irak subissent des humiliations dans leurs corps et leurs âmes.

الموصل اليوم

 

Mossoul aujourd'hui 13 juillet 2017

تعجز الكلمات عن وصف مدى الهمجية والإذلال اليومي الذي يتعرض له المدنيون في العراق وفي سوريا نتيجة الحرب على الإرهاب

إرهاب الدول والتغول الديني ضد المواطنين العزّل

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Syrie : Raqqa et Deraa


Plus de cinq millions de réfugiés syriens


 

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2017

Plus de cinq millions de réfugiés syriens
Publié le 30/03/2017

Plus de cinq millions de Syriens, soit environ un quart de la population, sont devenus des réfugiés, a annoncé jeudi l’ONU, alors que des ONG exhortent de nouveau la communauté internationale à accroître son aide.

“C’est une étape importante”, a résumé la porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) en commentant ce nombre record de réfugiés.

“Alors que le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants ayant fui six années de guerre en Syrie a franchi la barre des 5 millions, la communauté internationale doit faire davantage pour les aider”, a lancé le HCR.

La guerre en Syrie a déclenché la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale, avec plus de 320.000 morts en six ans et des millions de déplacés. Le pays comptait 22 millions d’habitants avant la guerre.

Malgré une baisse d’intensité des combats dans plusieurs régions, “la situation n’est pas encore assez sûre pour que les gens puissent retourner chez eux. Nous voyons encore chaque jour des gens être déracinés”, a souligné à l’AFP Alun McDonald, le porte-parole régional de Save the Children.

Il a regretté que la communauté internationale, incapable de régler le conflit, a failli à augmenter son aide au fur et à mesure que la crise humanitaire s’aggravait, fermant au contraire de plus en plus les frontières, notamment en Europe.

Près de trois millions de Syriens sont réfugiés en Turquie, le pays voisin le plus affecté, selon le HCR. Moins de 10% d’entre eux ont été accueillis dans des camps, tandis qu’une majorité vit dans les villes, dont plus de 500.000 à Istanbul.

Plus d’un million ont fui au Liban et 657.000 en Jordanie, mais les autorités d’Amman évaluent leur nombre à 1,3 million. Ils sont par ailleurs plus de 233.000 en Irak, plus de 120.000 en Egypte et près de 30.000 dans les pays d’Afrique du Nord, selon le HCR.

Les enfants affectés

Dans un communiqué conjoint avec des organisations syriennes, l’organisation Oxfam a appelé jeudi à apporter plus d’aide aux pays voisins de la Syrie.

Sa directrice exécutive, Winnie Byanyima, a appelé “les pays riches à afficher leur soutien aux voisins de la Syrie qui ont accueilli ces réfugiés et à relocaliser au moins 10% des réfugiés syriens les plus vulnérables d’ici la fin 2017”.

“Il s’agit d’une crise qui dure et les financements ne suivent pas”, a déploré la porte-parole d’Oxfam à Beyrouth, Joëlle Bassoul, à l’AFP. “Avec moins de ressources, nous devons aider maintenant plus de personnes”.

Les ONG et l’ONU mettent également régulièrement en garde contre les conséquences à long terme de la crise, tout particulièrement sur les enfants.

“Un million d’enfants réfugiés syriens ne sont pas scolarisés (…) et ils sont ceux qui devront contribuer à reconstruire la Syrie pour la prochaine génération”, a indiqué M. McDonald, de Save The Children.

Outre ces cinq millions de réfugiés, des millions d’autres Syriens sont déplacés dans leur propre pays.

La plupart ont été obligés de fuir les combats entre les différents acteurs en conflit, et d’autres ont été déplacés à l’issue d’accords en rebelles et régime. Plus de 30.000 personnes doivent ainsi être évacuées dans les prochains jours de quatre localités assiégées.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie s’est progressivement complexifiée avec l’implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.

Aucune solution n’est en vue pour le conflit malgré plusieurs rounds de négociations indirectes entre régime et opposition sous l’égide de l’ONU, dont l’un est en cours actuellement à Genève.

© 2017 AFP
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/30/2546947-syrie-barre-5-millions-refugies-ete-franchie.html

أكثر من ٥ ملايين لاجيء

أكدت المفوضية العليا لشؤون اللاجئين التابعة للأمم المتحدة، أمس الخميس، أن عدد اللاجئين السوريين في تركيا ولبنان والاردن والعراق ومصر تجاوز خمسة ملايين للمرة الأولى، منذ اندلاع الثورة السورية في مارس/آذار ٢٠١١. وأشارت بيانات جمعتها المفوضية والحكومة التركية إلى أن «إجمالي أحدث عدد للاجئين بلغ ٥ ملايين و ٨ آلاف و ٤٧٣، منهم ٤ ملايين و ٨٨ ألفا و ٥٣١ يعيشون في خيام». كما نزح داخليا حوالي ٦،٣ مليون شخص آخرين، بحسب تقديرات الوكالة نفسها. وحثت المفوضية الدول المعنية لتكثيف جهودها للوفاء بوعود توطين نحو ٥٠٠ ألف سوري٠

 

Statistiques-mars-2017

Plus de 1.000 combattantes arabes ont rejoint les FDS


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Une combattante arabe syrienne contre l’EI près de Raqa, en Syrie, le 6 février 2017- Photo DELIL SOULEIMAN. AFP

Près de Raqa, des combattantes arabes défient l’EI et les traditions

Elles combattent la plus redoutable organisation jihadiste au monde, mais en suivant l’exemple de leur consœurs kurdes, les centaines de guerrières arabes en Syrie doivent également braver le courroux de leur famille et le poids des traditions.
A 20 km de Raqa (nord), “capitale” du groupe ultraradical Etat islamique (EI) qu’une alliance arabo-kurde veut conquérir, Batoul, 21 ans, défend sa cause avec ferveur, derrière des digues de sable.
“J’ai bravé mon clan, mon père, ma mère. Maintenant je brave l’ennemi”, affirme la jeune femme portant un gilet à munitions et au cou, un foulard fleuri de couleur bordeaux.
“Mes parents m’ont dit +tu abandonnes les armes ou te renies+”, raconte-t-elle. Depuis, ils ne lui ont plus adressé la parole.
A la différence des combattantes kurdes qui, à l’instar des hommes, portent depuis longtemps les armes, l’engagement militaire des femmes arabes en Syrie sort de l’ordinaire et est mal vu par leur entourage familial.
Batoul, issue des Al-Charabyé, l’un des clans conservateurs les plus connus du nord-est syrien, se décrit comme une rebelle.
“Je portais le voile et mon père nous obligeait à prier devant lui, je refusais cela”, dit-elle, la tête nue.
Elle se trouve avec ses compagnes d’armes en plein désert, près du village d’Al-Torchane aux mains de l’EI dans le nord-est de la province de Raqa en majorité tenue par les jihadistes. 
– «Libérer la femme» –
“J’ai rejoint les YPJ pour libérer la patrie mais aussi libérer la femme de l’esclavage. Il ne faut plus qu’on reste cloîtrée entre quatre murs”, ajoute Batoul, en référence aux “Unités de protection de la femme”, l’équivalent féminin des forces kurdes masculines des YPG.
Combattants arabes et kurdes sont alliés sous la bannière des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui luttent contre l’EI depuis fin 2015 avec le soutien de la coalition internationale dirigée par Washington.
Depuis les positions des combattantes arabes, on voit une épaisse fumée se dégager d’Al-Torchane, cible des raids des avions de la coalition et des tirs d’obus. 
Batoul a rejoint les YPJ il y a deux ans mais c’est son premier combat contre l’EI, dans le cadre de l’offensive lancée par les FDS en novembre. 
“La première fois que j’ai tenu une arme, j’ai eu terriblement peur”, reconnaît-elle. “Désormais, mon arme fait partie de moi-même. Elle me libère et me protège”.
Elle s’exprime en arabe mais ses propos sont entrecoupés de mots en kurde qu’elle a appris en côtoyant ses sœurs d’armes.
Les Kurdes en Syrie se targuent de mettre en avant l’égalité entre hommes et femmes, notamment en zone de combat.
D’après la porte-parole de l’offensive, la kurde Jihan Cheikh Ahmad, le nombre de combattantes arabes ayant rejoint les FDS s’élève actuellement à plus de 1.000. Les victoires remportées contre l’EI les ont encouragées à se rallier aux FDS.
– ‘Mêmes droits’ –
Près du front, sous une tente, six jeunes femmes blaguent et échangent des confidences en sirotant du thé.
“Mon but est de libérer la femme de l’oppression de Daech (acronyme en arabe de l’EI) mais aussi de l’oppression de la société”, affirme Hevi Dilirin, souriante, vêtue d’une veste treillis et de baskets gris et blancs.
“Chez nous, les femmes n’ont pas leur mot à dire. Elles doivent avoir les mêmes droits que les hommes”, martèle la jeune femme qui a adopté un nom de guerre kurde après avoir rejoint les YPJ en 2015.
Sa sœur d’armes Doza Jiyan, 21 ans, les cheveux bruns attachés en arrière, assure que la majorité des familles arabes acceptent “difficilement” qu’une femme participe aux combats.
“Dans notre société syrienne, on trouve bizarre qu’une femme prenne les armes”, affirme la combattante aux sourcils épais, originaire de la ville Ras al-Aïn (nord-est).
“L’EI n’est plus invincible, (les jihadistes) ne se battent plus qu’à bord de motos et se contentent de miner les villages”, ajoute-t-elle, en discutant avec ses compagnons masculins de la situation sur le terrain. 
Cette tactique ralentit l’avancée des FDS qui se trouvent depuis un mois à 20 km de la ville de Raqa.
Doza Jiyan est confiante que les mentalités sur les femmes au combat changeront avec les futurs succès face aux jihadistes. “Je suis très heureuse ici”, dit-elle, avec le sourire.

(11-02-2017 – Afp)

http://www.liberation.fr/planete/2017/02/10/pres-de-raqa-des-combattantes-arabes-defient-l-ei-et-les-traditions_1547655
combattantes-arabes-syriennes-contre-l-ei-pres-de-raqa-en-syrie-le-6-fevrier-2017
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