Syrie: “Le régime veut changer l’équilibre démographique du pays”


Syrie: “Le régime veut changer l’équilibre démographique du pays”

 Propos recueillis par Catherine Gouëset, le 12/05/2017

La guerre se poursuit en Syrie, malgré des négociations en cours à Astana sous l’égide du Kremlin. Témoignage de Brita Hagi Hassan, l’ancien “maire d’Alep-Est”.

“Le martyre des Syriens continue pendant que le monde regarde ailleurs”. C’est le cri lancé par Brita Hagi Hassan. Il a dirigé entre 2015 et 2016 le Conseil local d’Alep-Est, formé après que la rébellion en a chassé les forces du régime, en 2013. Cet ingénieur de 40 ans, natif de la capitale économique de la Syrie, a assisté au siège et aux innombrables bombardements imposés aux quartiers les plus peuplés d’Alep par le régime de Bachar el-Assad avant que ces quartiers soient vidés de leur population. 

Parti de la ville en juillet 2016 pour aller demander de l’aide aux pays européens, il n’a pas pu y retourner, en raison du siège imposé par l’armée du régime. Il vit désormais dans l’arrière-pays d’Alep. Contacté par L’Express, il témoigne des difficultés de millions de Syriens vivant dans les zones tenues par les rebelles, en particulier dans les gouvernorats d’Alep et d’Idleb dans le nord du pays, soumises depuis des mois à des frappes aériennes. 

Quelle est la situation dans les régions d’Idleb et d’Alep, tenues par les rebelles, où a trouvé refuge la population évacuée d’Alep-Est?

Le déplacement de populations ne s’est pas limité à la ville d’Alep. Il touche aussi les habitants de nombreuses régions de Syrie. Les conditions de vie des civils, installés dans des camps, pour la plupart, sont extrêmement difficiles. Les besoins vitaux les plus élémentaires ne sont pas assurés: beaucoup n’ont accès qu’à une eau insalubre. Et l’afflux de déplacés, en provenance des zones assiégées du reste de la Syrie se poursuit en direction de cette région, surpeuplée par rapport à ses capacités d’accueil.

La situation est aussi très dégradée en raison des bombardements continus depuis des mois. La plupart des hôpitaux et des centres de protection civile ont été détruits. Seuls fonctionnent encore ceux qui se trouvent sur la frontière syro-turque, ce qui est très insuffisant.

Le rapport de force entre groupes djihadistes et forces rebelles affecte-t-il les conditions de vie de la population dans ces régions?

Nous sommes contre Al-Qaïda et contre l’extrémisme. Daech et Al-Qaïda sont des fabrications du régime. C’est lui qui a sorti les djihadistes de ses prisons, lui qui les a laissés entrer en Syrie afin de donner à cette révolution, qui réclamait liberté et dignité, la couleur noire du terrorisme, dont personne ne veut en Syrie. À ce jour, l’armée libre [ASL] est la seule à les avoir combattus. C’est elle qui les a chassés d’Alep et de dizaines de villages et, récemment, de la périphérie de Damas. Elle demeure la seule capable de les chasser de toute la Syrie.

Le régime, lui, surfe sur le confessionnalisme et contribue à alimenter le terrorisme. Au lieu de combattre Daech ou Al-Nosra, il tue les civils, femmes et enfants compris, détruit les infrastructures vitales, à commencer par les centres de santé ou de protection civile.

Pensez-vous que l’accord de “désescalade” conclu à Astana sous l’égide de la Russie puisse offrir une voie de sortie de la guerre?

L’objectif affiché des discussions à Astana est la création de zones prétendument “sûres”. Rien de tel ne s’est produit jusqu’à présent. Bombardements, migrations forcées, sièges de villes et de quartiers entiers, affamés, se poursuivent.

LIRE AUSSI >> Des villes vidées de leur population après des années de siège

Le véritable objectif du régime d’Assad est clair: il s’agit de changer l’équilibre démographique du pays. La poursuite méthodique de déplacements de populations en est la preuve [De larges pans de population issues des villes ou quartiers hostiles au régime -en majorité sunnites, alors que le clan au pouvoir est alaouite, sont forcés de quitter ces zones, afin de permettre au régime de reprendre la main sur la “Syrie utile”]

Les frappes aériennes ont-elles diminué depuis l’annonce d’un accord sur des zones de “désescalade” par la Russie?

La diminution récente des bombardements dans le nord de la Syrie a été de pair avec leur augmentation dans les autres régions, aux alentours de Hama notamment, et la poursuite des déplacements de populations.

L’accord d’Astana, comme les précédents cessez-le-feu, est mort-né. Nous ne croyons pas à sa mise en application alors que nous avons demandé sans relâche un cessez-le-feu et l’arrêt des combats qui détruisent hommes, maisons et même la végétation.

Ces combats ont détruit 70% de la Syrie, coûté la vie à 600 000 Syriens et abouti au déplacement de 12 millions de personnes. Comment attendre la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu, quand ceux qui sont désignés comme les garants – l’Iran et la Russie – sont les principaux responsables de ces crimes ?

Depuis qu’ont commencé les négociations à Astana, le feuilleton de la déportation des milliers de Syriens s’est poursuivi: Daraya, près de Damas, lors du sommet Astana 1, Le quartier de Waer à Homspendant Astana 2; Astana 3 pour Madaya et  Zabadani et Astana 4 pour Barzé et Qaboun. Et le feuilleton continue, sous les yeux insensibles du monde entier.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-le-regime-veut-changer-l-equilibre-demographique-du-pays_1907561.html#mWO5CdyHIe2kaYgD.01
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La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles


Certaines “destructions massives” dans des zones d’habitation pourraient “constituer des crimes de guerre”

La-Russie-refuse-de-reconnaitre-les-pertes-civiles-23-12-2015

Du 30.09 au 22.12.2015, les frappes menées par la Russie en Syrie ont fait 2132 morts, dont près d’un tiers 710 victimes civiles: 161 enfants de moins de 18 ans et 104 femmes.

La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles

23 décembre 2015, 18:48 UTC

Les frappes aériennes russes en Syrie ont tué des centaines de civils et causé des destructions massives dans des zones d’habitation, frappant des maisons, une mosquée et un marché très fréquenté, ainsi que des centres médicaux, dans le cadre d’attaques bafouant le droit international humanitaire, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 23 décembre.

Intitulé ‘Civilian objects were not damaged’: Russia’s statements on its attacks in Syria unmasked, ce document met en lumière le lourd tribut que paient les civils lors des frappes russes présumées à travers le pays. Il analyse six attaques perpétrées à Homs, Idlib et Alep entre septembre et novembre 2015, qui ont tué au moins 200 civils et une dizaine de combattants. Il présente des éléments qui laissent à penser que les autorités russes ont menti pour couvrir les dommages causés par les frappes aériennes sur des biens civils – une mosquée et un hôpital de campagne. Il expose également des éléments indiquant l’utilisation par la Russie de bombes à sous-munitions interdites et de bombes non guidées dans des zones d’habitation à forte densité de population.

« Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre, a déclaré Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre.
Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International

« Il est crucial que les violations présumées fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et impartiales. »

Les autorités russes affirment que leurs forces armées ne frappent que des objectifs « terroristes ». Après des attaques ayant selon certaines informations tué des civils, elles ont répondu par le démenti ou par le silence.

Amnesty International a interrogé des témoins et des victimes, et examiné des vidéos et des images des lieux après les attaques, avec l’aide d’experts en armement. Elle a pu identifier ces attaques comme étant des frappes aériennes russes présumées, en croisant les informations précises relatives à chaque attaque avec les déclarations du ministère russe de la Défense annonçant la frappe de cibles « terroristes », ou avec des informations sur la nature des attaques dans les déclarations de témoins.

D’après ses recherches, aucune cible militaire ni aucun combattant ne se trouvait dans l’environnement immédiat. Ces raids ont pu porter atteinte au droit international humanitaire et certains pourraient même constituer des crimes de guerre.

Dans l’une des attaques les plus meurtrières recensées dans le rapport, trois missiles ont été tirés sur un marché très fréquenté dans le centre d’Ariha, dans le gouvernorat d’Idlib, tuant 49 civils. Selon des témoins, en quelques secondes le marché du dimanche s’est transformé en scène de carnage.

« Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés », a déclaré Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local.

Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés.
Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local

Il a vu une femme en pleurs, assise à côté d’une rangée de 40 cadavres alignés. Elle avait perdu son mari et trois enfants. « Ses enfants étaient dans des sacs, littéralement. Je n’arrive pas à m’en remettre », a-t-il déclaré.

Lors d’une autre frappe russe présumée, au moins 46 civils, dont 32 enfants et 11 femmes qui s’étaient mis à l’abri dans le sous-sol d’un immeuble, ont été tués le 15 octobre à al Ghantu, dans le gouvernorat d’Homs. Des images vidéos des lieux après l’attaque ne montrent aucune preuve d’une présence militaire. D’après les experts en armement qui ont analysé ces images, la nature de la destruction pointe du doigt l’utilisation possible d’explosifs contenant un mélange air-combustible (connus sous le nom de « bombes incendiaires »), type d’armes aux effets particulièrement non discriminants lorsqu’elles sont utilisées à proximité de civils.

Dans une autre attaque, cinq civils ont été tués et une dizaine de maisons détruites lorsqu’un missile de croisière à lanceur naval, probablement russe, a frappé des immeubles résidentiels à Darat Izza, dans le gouvernorat d’Alep, le 7 octobre.

« C’était très différent des autres frappes aériennes… Le sol s’est mis à trembler, on aurait dit un tremblement de terre… C’était la pire destruction que j’ai jamais vue… Une mère et ses deux enfants ont été tués dans une maison, et un jeune couple dans une autre. Le couple était marié depuis une semaine », a déclaré un témoin du quartier, qui a confirmé que la zone touchée était résidentielle et qu’aucune base militaire d’aucun groupe armé n’était installée aux alentours.

Les frappes aériennes russes auraient également touché des hôpitaux. Les centres médicaux bénéficient d’une protection spéciale au titre du droit international humanitaire, et les attaquer peut constituer un crime de guerre. D’après un témoin de la frappe à quelques mètres de l’hôpital de campagne de Sermin, à Idlib, les missiles auraient été largués par un avion très sophistiqué, qu’ils n’ont pas vu ni entendu arriver.

La réaction des autorités russes après l’attaque contre la mosquée d’Omar Bin al Khattab, dans le centre de Jisr al Shughour, dans le gouvernorat d’Idlib, le 1er octobre, fait s’interroger sur les méthodes qu’elles sont prêtes à déployer pour saper toute critique de leurs opérations. Lorsque des informations et des photos de la mosquée détruite ont été divulguées, les autorités russes ont parlé de « canular » et diffusé une image satellite dans le but de prouver que la mosquée était toujours intacte. Cependant, la mosquée présentée sur l’image n’était pas celle détruite lors de l’attaque.

« En faisant passer l’image satellite d’une mosquée intacte pour une autre qui avait été détruite, les autorités russes ont réalisé un tour de passe-passe en vue d’esquiver les reproches et la surveillance de leurs agissements en Syrie.  Cela fait douter de leur volonté d’enquêter en toute bonne foi sur des violations présumées. Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire », a déclaré Philip Luther.

Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire.
Philip Luther

Depuis qu’un avion de chasse russe a été abattu par l’aviation turque le 24 novembre, le ministère russe de la Défense a encore restreint les informations sur sa campagne en Syrie.

Par ailleurs, Amnesty International a recueilli des éléments de preuve, dont des photos et des vidéos, qui laissent à penser que les Russes ont utilisé des bombes non guidées dans des zones civiles à forte densité de population, ainsi que des armes à sous-munitions prohibées par le droit international.

Parce qu’elles sont non discriminantes par nature, les armes à sous-munitions ne doivent être employées en aucune circonstance. Chacune disperse une multitude de petites bombes sur une zone de la taille d’un terrain de football. En raison du nombre élevé de bombes qui n’explosent pas, la menace pour les civils perdure pendant des années après leur utilisation initiale. L’usage répété de bombes non guidées à proximité de zones fortement peuplées de civils bafouerait l’interdiction des attaques menées sans discrimination.

« La Russie doit en finir avec les attaques menées sans discrimination et autres attaques illégales. Elle doit cesser toute utilisation d’armes à sous-munitions et cesser de larguer des bombes non guidées sur des zones civiles », a déclaré Philip Luther.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/12/syria-russias-shameful-failure-to-acknowledge-civilian-killings/
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Bombardement de la Ghouta décembre 2015

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raid russe sur la ville d’Idleb dim 20 12 2015

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أطفال ونساء ورجال يسقطون صرعى قصف الطيران الروسي لإدلب 441

مجزرة ارتكبها الطيران الروسي ضد أطفال ونساء ورجال سقطوا صرعى جراء قصف الطيران الروسي على إدلب- Des enfants, des femmes et des hommes tués suite à un raid de l’aviation russe sur Idleb (le 20.12.2015)

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Drapeau de la révolution syrienne 2015

Crimes de guerre : Bachar Al-Assad à la CPI / جرائم حرب: بشار الأسد إلى المحكمة الجنائية


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Crimes-de-guerre-Bachar-Al-Assad-à-la-CPI-2015*

24 أكتوبر، 2015

ورد في بنود الحل الروسي للأزمة السورية التي تم إقرارها في فيينا

من أصل  البنود الــ 9
إثنان يقضيان بمايلي

البند الرابع
4- يتعهد الرئيس الروسي فلاديمير بوتين شخصيا بعدم ترشح الرئيس السوري بشار الأسد لهذه الانتخابات، لكن هذا لا يمنع ترشح مقربين منه أو شخصيات أخرى من النظام لهذه الانتخابات.

8- تحتفظ روسيا بقواعدها العسكرية داخل سوريا، بموجب قرار يصدر عن مجلس الأمن.

البند التاسع

9- اشترط الروس الإبقاء على بعض بنود الاتفاق سرية، ومن ضمنها مسألة مشاركة الأسد في الانتخابات خوفاً من فقدانه السيطرة على الجيش والقوى المسلحة الأخرى.

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Bombardement hystérique, et attaques au “Napalm” contre les civils


La Ghouta de Damas… alerte médicale et la défense civile lance un SOS…

L’équipe de la défense civile syrienne du Rif de Damas a lancéو mardi soir, un appel de détresse à tous les influents dans le monde, pour un arrêt immédiat, à ce qu’elle a qualifié de « bombardement hystérique » dont subi « Daria » et diverses zones de la Ghouta.

L’équipe a signalé que la ville était exposée aux lancement de barils et cylindres explosifs contenant du « napalm » une matière inflammable interdit à l’échelle internationale.

En outre, la défense civile a souligné que “Daria” était, mardi, la cible de plus de 30 cylindres contenant le « Napalm », de 22 barils explosifs, de 8 roquettes, de plus de 40 cylindres explosifs et bombardement à l’artillerie.

L’équipe a déclaré que les récents bombardements ont causé d’énormes incendies, qui se sont largement répandues dans 15 points entre bâtiments, domiciles et entrepôts. Les groupes de défense civile ont annoncé leur incapacité à répondre à tous les appels de sauvetage et d’incendies, malgré la mobilisation de toutes les équipes et le travail à plein potentiel.

à quand l'insouciance de la communauté international face aux crimes de guerre du régime de BacharAl-Assad contre les civils ?

à quand l’insouciance de la communauté internationale face aux crimes de guerre du régime, de l’armée et du gouvernement de BacharAl-Assad contre les civils ?

غوطة دمشق.. استنفار طبي والدفاع المدني يستغيث
ريف دمشق – لبنى سالم
١٢ آب/أغسطس 2015

توجّه فريق الدفاع المدني السوري في ريف دمشق مساء أمس الثلاثاء، بنداء استغاثة إلى جميع الأطراف المؤثرة في العالم، لوقف فوري لما وصفه بالقصف الهستيري الذي تتعرض له “داريا” ومناطق متعددة من غوطة دمشق.
وأشار الفريق إلى أن المدينة تعرضت لوابل من البراميل المتفجرة والأسطوانات التي تحتوي مادة النابالم القابلة للاشتعال والمحرمة دولياً.
كما لفت الدفاع المدني إلى أن داريا تعرضت يوم أمس الثلاثاء إلى أكثر من 30 اسطوانة تحتوي على النابالم الحارق و22 برميلاً متفجراً و8 صواريخ وأكثر من 40 اسطوانة متفجرة وقذائف مدفعية.
إلى ذلك، ذكر أن القصف الأخير تسبب بحرائق ضخمة انتشرت على نطاق واسع، ونشبت في 15 نقطة بين منزل وبناء ومستودع، وأعلنت فرق الدفاع المدني عجزها عن الاستجابة لجميع حالات الإنقاذ والحرائق بالرغم من استنفار جميع طواقمها والعمل بكامل إمكانياتها.
وفي هذا السياق، أكدت مصادر إعلامية من داخل المدينة، أن حريقاً اندلع في مستودع للأخشاب لفترة طويلة، رغم الجهود الحثيثة للدفاع المدني التي عجزت عن إطفائه.
وقال المتحدث باسم الدفاع المدني، محمود آدم “عناصر من الفريق تعرضوا لإصابات، تراوحت بين الطفيفة والخطرة، وتم بتر الأطراف اليسرى لأحد العناصر، وكنا قد فقدنا عنصرين في اليوم السابق، وهما محمد حمود ورياض الضمان، اللذان قضيا خلال تأديتهم لواجبهم الإنساني في بلدة حرستا، حيث استهدفتهم غارة جوية خلال بحثهم عن مصابين وناجين من غارة سابقة”.
بدورها أعلنت النقاط والمكاتب الطبية في غوطة دمشق صباح اليوم، أنها استقبلت أعداداً كبيرة من الإصابات، وقال المكتب الطبي في مدينة دوما التي تتعرض منذ صباح اليوم لقصف مكثف، إنه استقبل خلال ساعات أكثر من 100 إصابة، بعد استهداف أسواق المدينة، وأن الطواقم الطبية فيه تستنفر جميع إمكانياتها وطواقمها لإسعاف الجرحى وإجراء العمليات.
كما أعلن فريق الهلال الأحمر السوري في دوما، أن طواقم الإسعاف استجابت لنداءات المدنيين، بعد سقوط عدد كبير من الجرحى في المدينة صباح اليوم، وقامت بنقل ما يزيد عن 50 جريحاً وأجلت العوائل من مكان الكارثة.
هذا واستقبل مركز دوما الإسعافي، ما يزيد عن 25 جريحاً، أكثر من 10 منهم بحالة حرجة، بينهم حالات تعرضت لحروق وإصابات بالغة، مشيراً إلى أن فريقه في دوما ما يزال مستنفراً حتى الآن.
يُذكر أنّ هناك نقصاً حاداً في المستلزمات والمواد الطبية، وانقطاعاً متكرراً في الكهرباء في مشافي غوطة دمشق، بسبب الحصار، ما يضطر الكادر الطبي لاستعمال طرق بدائية لإسعاف الجرحى وإجراء العمليات.

http://www.alaraby.co.uk/society/2015/8/12/غوطة-دمشق-استنفار-طبي-والدفاع-المدني-يستغيث

Bombardement hystérique des civils à la Ghouta aout 2015

Bombardement hystérique des civils à la Ghouta aout 2015

Bombardement des civils à Daria - Ghouta 12 aout 2015

Bombardement des civils à Daria – Ghouta 12 aout 2015

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الغوطة الشرقية: دوما تُباد – Les forces du gouvernement cherchent à exterminer Douma la résistante


Douma exterminée Syrie fév 2015

Les forces du gouvernement cherchent à exterminer Douma la Résistante – Syrie février 2015

 تنسيقية دوما: مظاهرة بمدينة دوما بجمعة دوما تباد… أنشودة سوف نبقى هنا ٢٠١٥/٢/١٣ 

الغوطة الشرقية: دوما تُباد

أمين كامل | الأربعاء 11/02/2015
لا تعتبر أعداد الضحايا نهائية، بسبب تعذر اخراج الجثث من تحت الأنقاض.
استهدفت قوات النظام السوري مدينة دوما بالغوطة الشرقية، بأكثر من مئة غارة جوية، و500 صاروخ وقذيفة، خلال الأيام الأربعة الماضية. واستهدف القصف الأماكن الحيوية داخل المدينة، وتسبب بوقوع أكثر من 175 قتيلاً، وأكثر من ألف جريح، أغلبهم من النساء والأطفال.

ورداً على غارات لطيران النظام الحربي، في 1 شباط/فبراير، استهدفت السوق الشعبي في مدينة حمورية بالغوطة الشرقية، ووقوع مجزرة خلفت 67 قتيلاً، أعلن “جيش الإسلام”، أكبر قوى المعارضة المسلحة في الغوطة، استهداف المراكز الأمنيّة في العاصمة دمشق بالصواريخ. في 2 شباط/فبراير، بدأ النظام استهداف دوما، في قصف عنيف أوقع 20 قتيلاً و50 جريحاً.

وبلغت ذروة القصف في 5 شباط/فبراير، حيث استهدفت المدينة بأكثر من 40 غارة جويّة، ومئتي قذيفة وصاروخ، سقطت على الأحياء السكنيّة والمدارس، ما تسبب في مقتل 45 شخصاً، وإصابة 200 بجروح. وأطلق ناشطون هاشتاغ #دوما_تباد في مواقع التواصل الاجتماعي، الذي انتشر بسرعة كبيرة، وعكس حالة عالمية من التضامن مع المدينة.

وعلى الرغم من إعلان زعيم جيش الإسلام زهران علوش، عن وقف قصف دمشق، الجمعة 6 شباط، وتهديده بإعادة استهداف المراكز الأمنيّة في العاصمة إن تابع النظام استهداف المدنيين في الغوطة، إلا أن النظام واصل قصف دوما، وبلغ عدد القتلى، ليل الخميس-الجمعة، تسعين قتيلاً وأكثر من 300 جريح. وقتل ليل السبت-الأحد 30 شخصاً، وسقط 100 جريح.

الإثنين 9 شباط، استهدفت قوات النظام النقاط الطبيّة في المدينة، بأربعة براميل متفجرة مزودة بمظلات، ألقتهم الطائرات الحربيّة، وعاودت قصف الأسواق الشعبيّة براجمات الصواريخ، ما تسبب في مقتل 37 شخصاً وجرح المئات.

ولا تعتبر أعداد الضحايا السابقة نهائية، بسبب تعذر اخراج الجثث من تحت الأنقاض، والنقص في الكوادر المختصة والمعدات اللازمة لعمليات الإخلاء. مقتل عدد كبير من الجرحى، يعود أيضاً، إلى ضعف الإمكانيات الطبيّة.

وقال مدير مكتب التواصل بمنظمة شريان الطبيّة، وعضو المكتب الطبي في مدينة دوما، د.عدنان لـ”المدن”: “استطعنا توثيق أكثر من 1000 جريح خلال 8 أيام، وأكثر من 175 قتيلاً معظمهم أطفال ونساء وشيوخ. وتتراوح الإصابات ما بين البسيطة إلى عالية الخطورة؛ وتشمل إصابات دماغية وإصابات الأوعية والصدرية والقلبية والبطن والأطراف”. د.عدنان أكد إجراء ما يقارب 300 عمل جراحي، وتوثيق 100 إعاقة دائمة أو مؤقتة، حيث استقبلت نقطة الإسعاف، يوميّاً، ما يقارب 150 جريح. وفي نقطة العناية المشددة تم قبول أكثر من مئة مصاب خلال هذه الأيام، وهم بحالة فائقة الخطورة، قتل منهم 19 شخصاً، وحالة بعضهم سيئة جداً.

واستهدفت قوات النظام المشافي الميدانية، ونقاط العمليات والإسعاف المركزي، بصواريخ شديدة الإنفجار، ما أدى إلى إخراجها من العمل، ومقتل اثنين من الكادر الطبي. د.عدنان أشار إلى ظروف العمل شديدة الصعوبة، في ظل العدد الهائل من الإصابات، حيث يتم إسعاف 150 مصاباً في مركز طبي لا تتجاوز مساحته 300 متر مربع، مع شحٍّ شديد بالموارد الطبيّة.

البنيّة التحتيّة لدوما، تضررت بشكل كبير جداً، خلال الحملة الأخيرة، وفقدت أكثر من 200 عائلة لمساكنها. ويستمر هجوم النظام على المدينة في محاولة لإبادتها وتهجير أهلها، ويستمر أهلها بالصمود، رافعين شعار #ناجون_حتى_إشعار_آخر.

http://www.almodon.com/arabworld/1038dc47-0f78-4ae1-9ec9-4528027eee05#sthash.Tcr3o2P3.dpuf

Al Assad, Al Jolani, les visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

Al Assad, Al Jolani, َAl Baghdadi les visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

Villes assiégées… par les forces gouvernementaux


محمد ثمانية أشهر - بسبب الحصار الخانق على الغوطة -نحن والألوية والجيوش والمنظمات والهيئات الإغاثية والمسلمون والعالم أجمع جميعنا مسؤولون  جسرين -الغوطة الشرقية ٢٠١٤ Mohamad - 8 mois, Jesrin - Ghouta Est - Syrie 2014

محمد ثمانية أشهر – بسبب الحصار الخانق على الغوطة -نحن والألوية والجيوش والمنظمات والهيئات الإغاثية والمسلمون والعالم أجمع جميعنا مسؤولون جسرين -الغوطة الشرقية ٢٠١٤ Mohamad – 8 mois, Jesrin – Ghouta Est – Syrie 2014

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أصر المعلم على أن مستقبل الأسد ليس مطروحا للنقاش. وقال موجها كلامه إلى كيري: لا أحد في العالم له الحق في إضفاء الشرعية أو !عزلها أو منحها لرئيس أو حكومة أو دستور أو قانون أو أي شيء في سوريا إلا السوريون أنفسهم!!!٠٠٠

تُرى ما الذي يمنع وليد المعلم من رؤية إجرام سيده الجزّار  بشار الأسد بحق الشعب السوري ؟ وعن أي شرعية أو قانون في سوريا يتحدث والرئيث الوريث فصّل الشرعية والدستور والقانون  على مقاس دكتاتوريته، لا خدمة للشعب ولا لحفظ حقوق المواطنين ولا من أجل كسر قيود العبودية ؟  

هل هو الخوف من العقاب ؟

ترى، هل يستطيع وليد المعلم النوم بضمير مرتاح كل مساء بعد رؤية  الدماء السورية التي تسيل أنهارا بسبب مجازر سيده ؟ 

هل يمكن للعبيد أن تتحرر يوما من أغلال أسيادها ؟

آن للشعب السوري أن يتحرر من عنجهية نظام جبان، أن يخلع عن كاهله أعباء التخلف و الانتكاس والقهر والكبت والقمع وصولا إلى حياة ديمقراطية حرة و كريمة

 

أوضح صبرا أن «الذين ذهبوا إلى (جنيف2) من المجلس الوطني ستجري مساءلتهم بسبب مخالفتهم قرار المجلس»، مشددا على أن «أكثرية أعضاء المجلس صوتوا ضد المشاركة في مؤتمر (جنيف2)». وأكد أن «قرارا بهذه الأهمية لا بد أن يتخذ بإجماع أغلبية الأعضاء

وفد النظام لا يملك الصلاحيات اللازمة للمفاوضات لأن الأوامر لا تأتي من (الرئيس السوري) بشار الأسد بل من إيران

 

قصف بالغازات الكيماوية السامة على بلدات ريف دمشق… Attaque au gaz chimique contre la population syrienne 21.08.2013 – Rif de Damas


Syrie: Des centaines de personnes ont été tuées, mercredi 21 août 2013, lors d’une vaste offensive de l’armée syrienne à l’est de Damas (Zamalka, Erbin, Douma, Moadamiyet al Cham, Jobar, …). Selon des opposants, le régime a utilisé des armes chimique. Des sources syriennes ont avancé le nombre de 1300 victimes.

Syrie: massacre à l'arme chimique

Syrie: massacre à l’arme chimique

أعلن نشطاء سوريون أن قوات الرئيس السوري بشار الأسد شن هجوما بغاز الأعصاب مما أسفر عن  هلاك المئات من الأطفال والمدنيين العزّل، يوم الأربعاء ٢١ آب ٢٠١٣، فيما إذا تأكد سيكون أسوأ هجوم يشنّه النظام ضد المدنيين منذ عامين من الصراع السوري، إذ تشير الأنباء إلى استخدام الغازات السامة (الكيماوية)٠٠٠.

 

مئات القتلى (بعض المصادر قدْرت عدد الضحايا بـ  ١٣٠٠ شخص) جراء قصف بالمواد الكيماويه السامة من قبل قوات

النظام السوري على بلدات ريف دمشق (الغوطة الشرقية والغربية) زملكا، جوبر، عربين، دوما، معضمية الشام، سقبا ٠٠٠

Massacre à l'arme chimique suite à l'offenssive de régime contre la population de la Ghouta orientale et occidentale - Banlieu de Damas- 21-08-2013

Massacre à l’arme chimique suite à l’offenssive de régime contre la population de la Ghouta orientale et occidentale – Banlieu de Damas- 21-08-2013

Massacre à l'arme chimique -Rif De Damas 21 08 2013

Massacre à l'arme chimique - Erbin - 3-21-8-2013 Irbeen

Massacre à l’arme chimique – Erbin – 3-21-8-2013 Irbeen

Massacre à l'arme chimique Kafar Batna- Rif de Damas - 21 aout 2013

Massacre à l’arme chimique Kafar Batna- Rif de Damas – 21 aout 2013

معضمية الشام إنتشار جثث الشهداء والإصابات في شوارع

المدنية نتيجة قصفها بالأسلحة الكيماوية  21 08 2013

Vidéo: Moadamiyet al-Cham, les corps des victimes dans les rues de la ville, suite à l’offensive du régime syrien à l’arme chimique, contre la population dans le RIF de Damas, à l’aube du 21 août 2013

Massacre à l'arme chimique -Rif De Damas  - 2-21 08 2013

Massacre à l’arme chimique -Erbin, Rif De Damas – 2-21 08 2013

مجزرة بالسلاح الكيميائي قرب دمشق- مئات الشهداء جراء استخدام قوات النظام غز الأعصاب ضدهم في منطقة الغوطة، في ريف دمشق ٢١ ٨ ٢٠١٣

مجزرة بالسلاح الكيميائي قرب دمشق- مئات الشهداء جراء استخدام قوات النظام غز الأعصاب ضدهم في منطقة الغوطة، (دوما) في ريف دمشق ٢١ ٨ ٢٠١٣

Massacre à l'arme chimique par les forces du régime contre la population syrienne - Rif Damas 21 aout 2013

Massacre à l’arme chimique par les forces du régime contre la population syrienne – Rif Damas 21 aout 2013

Massacre à l'arme chimique suite à l'offenssive de régime contre la population de la Ghouta orientale et occidentale - Rif de Damas 21-08-2013

Massacre à l’arme chimique suite à l’offenssive de régime contre la population de la Ghouta orientale et occidentale – Rif de Damas 21-08-2013

L’agence de presse officielle SANA a fermement démenti les accusations“d’utilisation d’armes chimiques dans la Ghouta”. L’armée syrienne a parlé“d’allégations nulles et non avenues et totalement infondées”.

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