Détenu.e.s : Tous, c’est à dire tous… كلن يعني كلن


كلن يعني كلن - المعتقلون

Campagne de Damas: l’hostilité contre le régime s’intensifie

Al-Modon 13/12/2019

Vendredi, des assaillants inconnus ont attaqué un poste de contrôle des « Forces de renseignements de l’armée de l’Air » dans la ville de Kanaker, à la Ghouta Ouest de Damas, selon notre correspondant Ahmed al-Chami.

Des Calligraphies anti-régime et des slogans appelant à la libération des détenus ont été diffusés sur les murs de Kanaker après l’arrêt des tirs. Des slogans accusent les «comités de réconciliation» de trahison. Une manifestation anti-régime a été organisée à Kanaker il y a quelques jours, où les manifestants avaient scandé des slogants contre le régime et l’Iran appelant à la libération des détenus.

Dans la ville voisine de Zakia, des slogans ont étaient tagués sur les murs appelant à la libération des détenus et exigeant la sortie de l’Iran et de ses milices, inscrits au nom des «Brigades de Qassiyoun». les Brigades/Saraya n’ont publié, cependant, aucune des photos sur son groupe privé sur Telegram.

Les villes de la Ghouta orientale et occidentale assistent à une augmentation des actions anti-régime, telles que la rédaction de slogans et même des attaques directes contre les points de contrôle des forces du régime.

La ville de Douma a été témoin d’une alerte de l’état à la sécurité aux points de contrôle environnants, au milieu de raids sur certaines maisons à la périphérie de la ville, sur fond de coups de feu avec des armes moyennes et des mitrailleuses au point de contrôle de Badran de la “Sécurité d’État”, connu sous le nom de barrière du « rond point médical”.

Une source médiatique de Douma a déclaré que les tirs qui avaient eu lieu dans la ville avaient été effectués par la “sécurité de l’Etat” pour légiférer sur la campagne d’arrestations qu’il avait entamée, en compagnie de la “police militaire” il y a plus de 10 jours, et s’étaient arrêtés après l’intervention de la partie russe. Les opposants ont déchiré une photo du chef du régime et des slogans antigouvernementaux ont été écrits sur les murs de l’école Techrine, fermée jusqu’à nouvel ordre, sur ordre de la “Sécurité de l’Etat”.

La source a ajouté que la police militaire avait récemment arrêté un grand nombre de personnes à Douma, aux points de contrôle ou lors de raids quotidiens. Les milices du régime imposent des redevances à ceux qui partent et reviennent à Douma.

À Kafr Batna, un engin explosif a explosé près d’un poste de contrôle du régime dans le centre-ville, suivi d’une campagne d’arrestations massives, centrée sur la conduite des jeunes pour le service militaire. Saraya Qassiyoun a adopté l’opération dans Telegram.

Les slogans anti-régime se sont répandus à Jdaydet Artouz, Beit Jenn, Deir Maker et Al-Dannajah, dans la campagne occidentale de Damas, appelant à la libération des détenus et à la sortie de l’occupation iranienne des territoires syriens, et condamnant le travail des «  comités de réconciliation » les décrivant comme des « gents extérieurs ». Ces villes ont connu un état d’alerte dans les rangs des forces du régime, dans le but d’arrêter de jeunes hommes pour le service militaire.

À Zabadani, des slogans anti-régime se sont répandus, également, dans ses voies détruites, il y a deux mois, et le régime a lancé une campagne d’arrestation massive à ce moment-là. Quelques jours après l’arrestation des jeunes, certains d’entre eux ont été répartis pour servir dans les forces du régime. Après l’incident, un membre des “comités populaires” de la ville a été mystérieusement tué et un certain nombre des “comités” se sont enfuis au Liban sous la protection du “Hezbollah”.

Il a été révélé plus tard que ceux qui ont écrit les slogans à Zabadani sont des éléments volontaires des forces du régime, dans le but de rester dans la ville, afin de ne pas les transférer à Idleb pour lutter contre l’opposition.

Le régime ne peut être accusé d’être derrière toutes les actions contre lui, car la congestion publique due à la détérioration des conditions économiques et de sécurité a atteint son paroxysme. Cependant, on peut dire que le régime ne manque pas l’occasion d’investir un événement de sécurité pour mettre en œuvre des campagnes d’arrestation et de recrutement, et l’arrestation de toute personne qui s’y oppose, connue pour être liée à l’opposition auparavant, et davantage de restrictions sur les civils.

 

Libération-des-détenus-dans-prisons-du-régime

ريف دمشق: الاحتقان ضد النظام يتصاعد

المدن – عرب وعالم | الجمعة 13/12/2019

هاجم مجهولون، الجمعة، حاجزاً لـ”المخابرات الجوية” في بلدة كناكر، في غوطة دمشق الغربية، بحسب مراسل “المدن” أحمد الشامي.

وانتشرت كتابات وشعارات مناهضة للنظام ومطالبة بإطلاق سراح المعتقلين، على الجدران في كناكر، بعد توقف اطلاق النار. واتهمت الشعارات “لجان المصالحة” بالخيانة. وكانت كناكر قد شهدت مظاهرة مناهضة للنظام قبل أيام هتفت ضد النظام وإيران وطالبت بإطلاق سراح المعتقلين.

وفي زاكية المجاورة، انتشرت على الجدران شعارات تنادي بإطلاق سراح المعتقلين، ومطالبة بخروج إيران ومليشياتها، مُذيّلة باسم “سرايا قاسيون”. ولم تنشر “السرايا” أياً من الصور ضمن مجموعتها الخاصة في “تلغرام”.

وتشهد مدن الغوطتين الشرقية والغربية، أعمالاً متزايدة مناوئة للنظام، ككتابة الشعارات، وحتى تنفيذ الهجمات المباشرة على حواجز قوات النظام.

فقد شهدت مدينة دوما حالة استنفار أمني على الحواجز المحيطة بها، وسط مداهمات على بعض المنازل في أطراف المدينة، على خلفية إطلاق نار بأسلحة متوسطة ورشاشة على حاجز دوار بدران التابع لـ”أمن الدولة”، المعروف بحاجز “الدوار الطبي”.

ورجح مصدر اعلامي من دوما، لـ”المدن”، ان يكون إطلاق النار الذي حصل في المدينة من تدبير “أمن الدولة”، لتشريع حملة الاعتقالات التي باشرها برفقة “الشرطة العسكرية” قبل أكثر من 10 أيام، وتوقفت بعد تدخل الجانب الروسي. ومزّق معارضون صورة لرئيس النظام، وكتبت شعارات مناوئة له على جدران مدرسة تشرين، التي أغلقت حتى اشعار آخر، بأمر من “أمن الدولة”.

وأضاف مصدر “المدن”، أن الشرطة العسكرية اعتقلت عدداً كبيراً من أبناء دوما مؤخراً، على الحواجز أو في مداهمات يومية. وتفرض مليشيات النظام أتاوات على المغادرين من دوما والعائدين اليها.

وفي كفر بطنا، انفجرت عبوة ناسفة بالقرب من أحد حواجز النظام وسط المدينة، وأعقبتها حملة اعتقالات واسعة، ركزت على سوق الشبان للخدمة العسكرية. وتبنت “سرايا قاسيون” العملية في “تلغرام”.

الشعارات المناوئة للنظام انتشرت في جديدة عرطوز وبيت جن ودير ماكر والدناجة، في ريف دمشق الغربي، مطالبة بإطلاق سراح المعتقلين وخروج الاحتلال الإيراني من الأراضي السورية، ومنددة بعمل “لجان المصالحة” واصفة إياهم “بعملاء الخارج”. وشهدت تلك البلدات حالة استنفار في صفوف قوات النظام، بهدف اعتقال الشبان من أجل الخدمة العسكرية.

وفي الزبداني، انتشرت شعارات مناوئة للنظام في حاراتها المدمرة، قبل شهرين، ونفذ النظام حينها حملة اعتقالات واسعة. وبعد أيام من إيقاف الشبان، فرز قسم منهم للخدمة في صفوف قوات النظام. وبعد الحادثة قُتِلَ أحد عناصر “اللجان الشعبية” في المدينة بطريقة غامضة، وهرب عدد من عناصر “اللجان” إلى لبنان بحماية “حزب الله”.

وتبين في ما بعد أن من كتب الشعارات في الزبداني هم عناصر متطوعون في قوات النظام، بهدف البقاء في المدينة، وعدم نقلهم الى ادلب للقتال ضد المعارضة.

ولا يمكن اتهام النظام بالوقوف خلف كل الاعمال المناوئة لهُ، إذ أن حالة الاحتقان الشعبي نتيجة تردي الأوضاع الأمنية والاقتصادية، قد وصلت الى ذروتها. لكن يمكن القول إن النظام لا يفوت الفرصة لاستثمار أي حدث أمني لتنفيذ حملات اعتقال وتجنيد، واعتقال كل شخص معارض لهُ عرف بارتباطه بالمعارضة سابقاً، والتضييق أكثر على المدنيين.

Les forces du régime empêchent les habitants de Daraya de rentrer chez eux près du sanctuaire « chiite »


 

Enfants

Malek Al-Haddad – 19 septembre 2019
Smart – Campagne de Damas

Les forces du régime syrien ont empêché les habitants de la ville de Daraya (à 7 km au sud-ouest de la capitale Damas) de rentrer chez eux près du sanctuaire de Sayida Sakina.

Une source a déclaré mercredi à « Smart » que la liste des noms de personnes autorisées par le régime à rentrer chez eux à Daraya n’incluait que les noms des résidents dont les maisons étaient situées à la périphérie de la ville, tandis que ceux résidant dans le centre de rentraient chez eux, ils sont autorisés de rentrer pour un seul jour.

La source a indiqué que les « forces du régime » empêchent les gens de rentrer dans les quartiers qui sont situés à proximité du sanctuaire de « Sayida Sakina » entouré par des éléments des milices iraniennes, qui achètent des terres et des maisons entourant le maqam en échange d’acquérir le plus grand nombre de biens possible pour établir sa présence dans la région.

Au début de 2019, la « quatrième division », positionnée aux entrées de la ville de Daraya, permettait aux résidents d’entrer uniquement à titre de visite et à pied, où ils empêchaient l’entrée de voitures, de motos et de vélos.

Des sources locales ont déclaré à Smart que les forces du régime avaient autorisé, en mai 2019, un certain nombre d’habitants de Daraya à rentrer chez eux, selon des listes de noms à déterminer par le conseil municipal sous la supervision d’éléments de la « Quatrième division » des forces du régime, des cartes leur ont été délivrées pour entrer dans la ville et pour s’y loger.

Les forces du régime syrien ont pris le contrôle de la ville de Daraya à la fin du mois d’août 2016, après que les autorités civiles et militaires soient parvenues à un accord avec les forces du régime, selon lequel les combattants et les civils de l’ASL quitteraient pour aller au nord de la Syrie. En août 2018, le régime syrien a autorisé les résidents de la ville de Daraya à y entrer pendant quelques heures seulement.

قوات النظام تمنع أهالي داريا من العودة إلى منازلهم قرب مقام “شيعي”

تحرير مالك الحداد – 19 سبتمبر، 2019 – سمارت – ريف دمشق

منعت قوات النظام السوري أهالي مدينة داريا (7 كم جنوب غرب العاصمة دمشق)، من العودة إلى منازلهم الواقعة قرب مقام السيدة “سكينة”.

وقال مصدر خاص من المدينة لـ”سمارت” الأربعاء، إن قوائم أسماء الأشخاص الذين يسمح لهم النظام بالعودة إلى منازلهم في مدينة داريا، تضمنت فقط أسماء السكان الذين تقع منازلهم على أطراف المدينة، بينما يمنع الأهالي القاطنون في مركز ها من العودة إلى بيوتهم ويسمح فقط الزيارة لمدة يوم واحد.

وأوضح المصدر، أن الأحياء التي تمنع “قوات النظام” العودة إليها تقع بالقرب من مقام “السيدة سكينة” المحاط بعناصر من الميليشيات الإيرانية، التي تشتري الأراضي والمنازل المحيطة بالمقام مقابل استملاك أكبر قدر ممكن من العقارات حوله لتثبيت وجودها في المنطقة.

وفي مطلع عام 2019 سمحت “الفرقة الرابعة” المتواجدة على مداخل مدينة داريا للأهالي بالدخول كزيارة فقط، وسيرا على الأقدام حيث تمنع دخول السيارات والدراجات النارية والهوائية.

وأشارت مصادر محلية لـ”سمارت” إلى أن قوات النظام سمحت في شهر أيار 2019 لعدد من أهالي داريا بالعودة إلى منازلهم، وفق قوائم أسماء يحددها مجلس البلدية تحت إشراف عناصر من “الفرقة الرابعة” التابعة لقوات النظام، ويتم منحهم بطاقات تخوّلهم الدخول إلى المدينة والسكن فيها.

وسيطرت قوات النظام السوري على مدينة داريا في نهاية آب 2016، بعد توصل الهيئات المدنية والعسكرية لاتفاقية مع قوات النظام، تقضي بخروج مقاتلي الجيش الحر والمدنيين منها إلى الشمال السوري. وفي شهر آب 2018 سمح النظام السوري لأهالي مدينة داريا بالدخول إليها لساعات قليلة فقط.

مخابرات النظام تعتقل نحو 170 شخصاً غالبيتهم من مقاتلي فصائل الغوطة والعاصمة


Syrie-syria-Methodes-de-torture-

Par dénonciation d’anciens combattants … Les forces de renseignement du régime arrêtent environ 170 personnes, la plupart étaient des combattants des factions de la Ghouta, de la capitale dans les abris de la campagne de l’est de Damas

بوشاية من مقاتلين سابقين… مخابرات النظام تعتقل نحو 170 شخصاً غالبيتهم من مقاتلي فصائل الغوطة والعاصمة من مراكز إيواء في ريف دمشق الشرقي

محافظة ريف دمشق – المرصد السوري لحقوق الإنسان:: شهد شهر تشرين الثاني / نوفمبر الفائت من العام الجاري 2018، حملة أمنية كبيرة لأجهزة النظام الأمنية، والمخابرات التابعة لها في ريف دمشق الشرقي، تمثَّلت هذه الحملة باعتقال العشرات من المقاتلين السابقين لدى الفصائل، من مراكز إيواء في مدينة عدرا، شرق العاصمة دمشق، وفي التفاصيل التي حصل عليها المرصد السوري حول هذه الحملة الأمنية الشهر الفائت، فإن مخابرات النظام السوري، أقدمت على اعتقال نحو 170 شاب ورجل من مراكز إيواء في مدينة عدرا، وذلك بمساعدة من مقاتلين سابقين للفصائل، ممن أجروا “مصالحات وتسويات”، الذين أخبروا مخابرات النظام بوجود العشرات من المقاتلين الذين قاتلوا النظام، إبان سيطرة الفصائل على الغوطة الشرقية، وتمكنوا من الفرار عبر المعابر التي تم فتحها آنذاك من قبل قوات النظام برعاية روسية.

المرصد السوري علم من مصادر موثوقة أنه جرى اقتياد الـ 170 شخصاً، في بداية الأمر، إلى الأفرع الأمنية كالمخابرات الجوية في حرستا والأمن العسكري، وتم تعذيبهم والتحقيق معهم، حول أماكن المقابر الجماعية لعناصر قوات النظام، وأماكن الأسلحة المخبأة والمدفونة في مدن وبلدات غوطة دمشق الشرقية، فيما عمدت قوات النظام بعد التحقيق معهم إلى اقتياد العشرات منهم ممن وصفتهم بأنهم “لم يتورطوا بأعمال إرهابية” وفق النظام السوري، إلى ثكنة الدريج العسكرية الواقعة شمال العاصمة، لينخرطوا في صفوف جيش النظام والمسلحين الموالين لها، فيما أبقت على العشرات منهم قيد الاعتقال، وجرى زجهم في المعتقلات الأمنية بعد أن “ثبت تورطهم بقضايا وأعمال إرهابية” وفق توصيف مخابرات النظام.

ونشر المرصد السوري في أواخر آب الفائت من العام الجاري 2018، أنه حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، في غوطة دمشق الشرقية، عن قيام قوات النظام مجدداً باستدعاء مسؤول مقبرة عربين مجدداً إلى أحد أفرعه الأمنية، وحقق معه من جديد، حول كامل المعلومات عن مجزرة الكيماوي التي جرت في الـ 21 من العام 2013 بغوطتي العاصمة دمشق، كما جرى التحقيق معه حول مدافن بقية الشهداء من ضحايا مجزرة الكيماوي، وعن تفاصيل ما جرى ليلة القصف بالكيماوي، حيث تواصلت عمليات الاعتقال حينها من قبل مخابرات النظام، للأشخاص المتهمين بمعرفة معلومات تفصيلية عن الهجوم الكيميائي على الغوطة، أو ممن يملكون المعلومات الدقيقة، عن ليلة القصف وما جرى خلالها، حيث نشر المرصد السوري في الـ 20 من شهر آب / أغسطس الجاري، أنه حصل على معلومات عن مواصلة قوات النظام بالتزامن مع حلول الذكرى السنوية الخامسة لمجزرة الكيماوي في غوطتي العاصمة دمشق، عمليات طمسها للأدلة والحقائق التي تثبت تنفيذها للمجزرة، وفي التفاصيل التي حصل عليها المرصد السوري لحقوق الإنسان فإن قوات النظام منذ تثبيت سيطرتها على غوطة دمشق الشرقية، والانتهاء من عمليات التمشيط والتعفيش والمداهمة والاعتقال، تعمل على ملف مجزرة الكيماوي، إذ أكدت المصادر الموثوقة للمرصد السوري أن سلطات النظام استدعت العشرات ممن كانوا متواجدين خلال المجزرة وبعدها، حيث استدعي كل من وثق وصوَّر وشارك في تكفين الشهداء ودفنهم، وكل من شارك في علاج المصابين، وجرى التحقيق بشكل مفصل عبر سؤالهم عن كامل حيثيات المجزرة وتفاصيلها، ومن ثم تعدى الأمر لحد قيام سلطات النظام باستدعاء المسؤولين عن مقابر زملكا وعين ترما وعربين، ليجري الاستدلال منهم على مكان مقابر ضحايا مجزرة الاسلحة الكيميائية في العاصمة دمشق، كما أن لمصادر الموثوقة أكدت للمرصد السوري أنها رصد تعمد النظام للدخول إلى المقابر، والبدء بعمليات نبش القبور، وانتشال الرفات ونقلها إلى مناطق أخرى مجهولة إلى الآن، في تصرفات واضحة من النظام يعمد من خلالها إلى طمس معالم الجريمة البشعة التي نفذها، والتي راح ضحيتها المئات من المدنيين، حيث جرى توثيق مئات المدنيين في كل من غوطتي دمشق الشرقية والغربية، جرى توثيق أكثر من 500 منهم، بينهم 80 طفلاً دون سن الثامنة عشر، ونحو 140 مواطنة فوق سن الـ 18.

Les services de renseignement du régime procèdent à de nouvelles arrestations


Général---arrestations

Les services de renseignement du régime procèdent à de nouvelles arrestations, dans la capitale syrienne à Damas et dans diverses zones soumises à la “réconciliation”

مخابرات النظام تنفذ المزيد من الاعتقالات في العاصمة دمشق والجنوب السوري ومناطق مختلفة خاضعة لـ “المصالحة” غير آبهة بـ “الضمانات الروسية”٠

28 novembre 2018

Le régime syrien et ses services de sécurité continuent de procéder à des perquisitions et à des arrestations dans les zones qui ont connu des « réconciliations et des règlements » qui ont conduit au contrôle des forces du régime et de leurs alliés. L’Observatoire syrien des droits de l’homme OSDH continue de surveiller les arrestations arbitraires effectuées par les forces du régime, insouciantes des « garanties » russes présentées à ceux qui ont refusé le déplacement et ont accepté de régulariser leur situation en acceptant la réconciliation. Dans le sud de la Syrie, plus précisément dans la province de Daraa, les services de sécurité ont arrêté trois citoyens, dont un femme, qui ont été emmenés dans les locaux du régime. A Damas également, un homme originaires du village d’Inkhel ‹campagne de Daraa », malgré la « carte de régularisation » qu’il possède, comme c’est le cas pour la plupart des personnes arrêtées, tout en poursuivant les raids et les arrestations dans les régions de l’est et de l’ouest de Damas.

L’OSDH a publié samedi 24 novembre, que les zones de « réconciliations et de régularisation » de la province de Damas, de la Ghouta orientale et occidentale, de l’est et de l’ouest, ainsi qu’au nord de Homs et de Hama du sud, ainsi qu’à Daraa, Quneitra et Kalamoun, témoignent des raids et des arrestations renouvelés par le régime de sécurité et les services de renseignements qui y sont affiliés, des arrestations arbitraires qui sont presque quotidiennement perpétrées contre les habitants des zones susmentionnées, ceux qui ont refusé de s’installer au nord de la Syrie et ont procédé à des « réconciliations et des régularisation » pour rester dans leurs régions; suit aux fausses garanties de la part de la Russie. Où l’OSDH a surveillé de nouvelles arrestations dans la Ghouta de l’est de Damas sous des accusations et prétextes tels que « contacts avec des parents dans le nord de la Syrie » et d’autres accusations fabriquées par les renseignements syriens pour insulter le peuple syrien, ce qui porte ainsi le nombre de personnes arrêtées à plus de 400 civils, entre le début du mois de septembre de cette année et le 24 novembre 18.

 

Syrie: Crimes de guerre contre l’humain l’infrastructure et la nature… pour la mémoire


Jusqu’à quand l’impunité du régime Syrien

Les forces du régime tuent un médecin qui a quitté la Ghouta orientale sous les auspices de la Russie – معتز حتيتاني


Les forces du régime tuent un médecin qui a quitté la Ghouta orientale sous les auspices de la Russie


Ahmed Ibrahim

Les forces du régime syrien ont tué le médecin, général, Mu’taz Htitani, après son arrestation dans un refuge dans lequel les habitants de la Ghouta orientale ont été transférés sous les auspices de la Russie en mars dernier.

Des sources locales ont déclaré à Al-Arab Al-Jadid que la famille Hitani avait retiré son corps auprès des forces du régime et qu’il avait des traces de torture sur le corps.

Htitani a quitté la Ghouta orientale pendant la campagne militaire, accompagné par de nombreux travailleurs des organisations médicales, éducatives et de secours.

La Coalition nationale pour les forces révolutionnaires et l’opposition syrienne ont souligné “l’absence de toute sécurité en Syrie avec le régime d’Assad, les services de renseignement, de sécurité et les milices terroristes iraniennes qui ont commis les crimes les plus graves contre les civils pendant plus de sept ans”.

Récemment, la Ghouta orientale a été le théâtre d’arrestations massives de jeunes  dans le but de les conduire, principalement, au service militaire, en plus d’ouvrir d’autres enquêtes contre d’anciens employés des institutions de la révolution.

قتلت قوات النظام السوري العميد الطبيب معتز حتيتاني، بعد اعتقاله في أحد مراكز الإيواء التي خرج إليها أهالي الغوطة الشرقية، برعاية روسية في مارس/آذار الماضي.

وقالت مصادر محلية، لـ”العربي الجديد”، إن عائلة حتيتاني تسلمت جثته من قوات النظام، وعليه آثار تعذيب.

وكان حتيتاني غادر الغوطة الشرقية إبان الحملة العسكرية عليها، برفقة العديد من العاملين في المنظمات الطبية والتعليمية والإغاثية.

وكان الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية أكد على “عدم وجود أي بيئة آمنة في سورية بوجود نظام الأسد وأجهزة المخابرات والأمن، والمليشيات الإيرانية الإرهابية، التي ارتكبت أفظع الجرائم بحق المدنيين على مدى أكثر من سبعة أعوام”.

وشهدت الغوطة الشرقية، في الفترة الأخيرة، عمليات اعتقال واسعة بحق سكان معظمهم من الشباب بهدف اقتيادهم إلى الخدمة العسكرية، إضافة إلى فتح تحقيقات أخرى بحق العاملين السابقين في مؤسسات الثورة.

La France dans le piège russe en Syrie


Opération humanitaire conjointe entre Moscou et Paris pour la Syrie juillet 2018                          ©AFP

La France dans le piège russe en Syrie

C’est aux autorités russes que la France confie désormais l’acheminement de son aide humanitaire en Syrie.

Poutine sur la base de Hmeimim en décembre 2017

Emmanuel Macron n’a apparemment pas eu un simple entretien de courtoisie avec Vladimir Poutine, le 15 juillet au Kremlin, quelques heures avant la victoire française à la coupe du monde de football. Les deux présidents se sont en effet accordés sur la première mise en oeuvre d’un plan d’action commune en Syrie, envisagé dès leur sommet du 24 mai dernier à Saint-Pétersbourg. Un communiqué franco-russe, diffusé par l’Elysée le 20 juillet, a officialisé ce tournant majeur de la politique française en Syrie, maladroitement justifié par des considérations « humanitaires ».

UNE CAUTION DE L’ELYSEE AUX BOMBARDEMENTS RUSSES

Le communiqué du 20 juillet précise que « la France et la Russie mettront en oeuvre dans les prochains jours un projet humanitaire conjoint pour répondre aux besoins des populations civiles qui demeurent très importants dans la Ghouta orientale ». Dès le 21 juillet, c’est cette fois le ministère russe de la Défense qui confirme qu’un de ses gros porteurs a acheminé 44 tonnes d’aide française depuis l’aéroport de Châteauroux jusqu’à la base russe de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie. Rappelons que Hmeimim est, depuis le début de l’intervention directe de la Russie en Syrie, en septembre 2015, la base de départ des raids systématiquement menés contre les infrastructures civiles des zones insurgées, écoles, hôpitaux et voies de communications. Ces bombardements avaient jusqu’alors été condamnés catégoriquement par la France pour leur violation flagrante du droit international.

La France, en accordant ainsi un crédit « humanitaire » à la base de Hmeimim, ne fait pas que blanchir le corps expéditionnaire russe des crimes de guerre perpétrés en Syrie. Elle se met aussi dans la main de ce même corps expéditionnaire pour distribuer, au nom des deux présidents Poutine et Macron, une aide pourtant exclusivement française à l’attention des populations civiles. Les autorités russes précisent en effet que les « médicaments, tentes, vêtements, équipement médical et produits de première nécessité » acheminés depuis Châteauroux, via Hmeimim, arriveront dans les hôpitaux syriens sous la responsabilité du « Centre russe pour la réconciliation des parties au conflit ». La « réconciliation » est l’équivalent dans le lexique du Kremlin de la « pacification » chère autrefois aux armées coloniales, mais le résultat n’en est pas moins ravageur.

UN RENONCEMENT D’AUTANT PLUS SCANDALEUX QU’IL EST INUTILE

La Ghouta orientale, bastion révolutionnaire dans la banlieue de Damas, n’a été reconquise en avril 2018 par le régime Assad, avec le soutien déterminant de l’armée russe, qu’après un siège effroyable où au moins 1600 civils ont trouvé la mort. Des violences aussi systématiques, facilitées par le blocage de Moscou au Conseil de sécurité de l’ONU, avaient suscité, le 8 avril, cette déclaration d’une virulence exceptionnelle de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères: « je condamne avec la plus grande fermeté la poursuite par le régime syrien du siège de la ville de Douma en Ghouta orientale, et les bombardements qui ont fait un grand nombre de victimes parmi les civils au cours des dernières 24h, en violation flagrante du droit international humanitaire ». L’utilisation d’armes chimiques par le régime Assad dans la même Ghouta orientale avait d’ailleurs entraîné, le 14 avril, un raid de représailles coordonné entre la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Trois mois plus tard, la France choisit néanmoins d’abdiquer son autonomie d’action en Syrie au profit de cette Russie qui a contribué de manière implacable au siège de la Ghouta orientale et a récusé toutes les accusation d’emploi d’arme chimique par le régime Assad. On chercherait en vain la cohérence d’une politique qui poursuit parallèlement son engagement dans le nord-est du pays au sein de la coalition anti-Daech, dont les deux piliers sont le contrôle de la chaîne de commandement par les Etats-Unis et le déni de souveraineté du régime Assad sur cette partie du territoire syrien. Ce n’est pas en s’en remettant à Moscou ici, après s’en être remis là à Washington, que Paris retrouvera une certaine visibilité en Syrie, et encore moins la capacité de peser sur le règlement d’un conflit appelé à se prolonger encore longtemps.

Les partisans d’une soi-disant « realpolitik » se féliciteront sans doute de la prise en compte par Paris de la nouvelle donne en Syrie, très favorable à Assad du fait du soutien inconditionnel du Kremlin. Les tenants d’un authentique réalisme ne pourront, eux, que regretter que la France dilapide son crédit en Syrie pour y légitimer l’offensive de la Russie, incapable d’y transformer ses avantages militaires en processus de paix. Quant aux quelque 50.000 exilés de la Ghouta orientale, expulsés de leurs foyers par Poutine et Assad, ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

 

A man walks with his bicycle at a damaged site in the besieged town of Douma A man walks with his bicycle at a damaged site in the besieged town of Douma, Eastern Ghouta, in Damascus- SyA man walks with his bicycle at a damaged site in the besieged town of Douma A man walks with his bicycle at a damaged site in the besieged town of Douma, Eastern Ghouta, in Damascus- Syria March 30, 2018.

Lors d’un voyage de Poutine à la base militaire russe de Hmeimim en Syrie, un officier russe empêche Bachar al-Assad de se mettre à coté du président Russe…

%d bloggers like this: