Syrie : l’ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le nord-ouest


Syrie : l’ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le nord-ouest

© UNICEF/Baker Kasem
Un enfant marche dans la neige dans un camp de fortune pour familles déplacées dans le nord-ouest de la Syrie.
18 février 2020

Alarmé par la détérioration rapide de la situation humanitaire dans le nord-ouest de la Syrie et les souffrances des civils, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé mardi à un cessez-le-feu immédiat.

« Le Secrétaire général appelle à un cessez-le-feu immédiat. Le droit international humanitaire doit être respecté. Il n’y a pas de solution militaire. La seule voie vers la stabilité est une solution politique crédible et inclusive facilitée par les Nations Unies, conformément à la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Le droit international humanitaire doit être respecté. Il n’y a pas de solution militaire –  le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres

Le chef de l’ONU a noté que l’offensive actuelle a déplacé près de 900.000 civils depuis le 1er décembre 2019, souvent à plusieurs reprises, des centaines de personnes ont été tuées au cours de la même période, et les hostilités approchent maintenant des zones densément peuplées.

Plus tôt dans la journée, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a aussi exprimé son « horreur » face aux violences et l’ampleur de la crise humanitaire dans le nord-ouest syrien. Elle a réclamé la mise en place de « couloirs humanitaires » pour permettre aux civils de fuir les combats.

La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a déclaré qu’il était cruel et incroyable que des civils, principalement des femmes et des enfants, vivant sous des morceaux de bâche plastique et dans des conditions de gel, soient bombardés.

Selon Mme Bachelet, des familles entières, dont certaines ont fui d’un coin à l’autre de la Syrie au cours de la dernière décennie, « constatent tragiquement que les bombes font partie de leur vie quotidienne ».

« Comment peut-on justifier le lancement d’attaques aussi aveugles et inhumaines? » a lancé Bachelet, dans un communiqué rendu public ce mardi à Genève.

« Aucun abri n’est plus sûr. Et comme l’offensive du gouvernement se poursuit et que les gens se retrouvent de force dans des zones de plus en plus petites, je crains que d’autres personnes soient tuées », a-t-elle relevé.

Des couloirs humanitaires

Michelle Bachelet a appelé le gouvernement syrien et ses alliés ainsi que les groupes rebelles, « à autoriser les couloirs humanitaires » et à faciliter le « passage des civils en toute sécurité ».

« La protection des civils est primordiale, et le mépris flagrant pour la vie et la sécurité des civils va à l’encontre des obligations que toutes les parties doivent respecter en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme », a mis en garde Mme Bachelet.

Le gouvernement syrien, soutenu par ses alliés, a lancé récemment une grande offensive militaire pour reprendre des zones clés à Idlib et Alep. Du 1er au 16 février, le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a ainsi enregistré des incidents au cours desquels au moins 100 civils, dont 18 femmes et 35 enfants, ont été tués et de nombreux autres civils blessés à la suite des frappes aériennes et terrestres menées par les forces gouvernementales et leurs alliés. En outre, sept civils, dont deux femmes et trois enfants, ont été tués à la suite des frappes terrestres des groupes armés non étatiques.

La protection des civils est primordiale – Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l’homme

Depuis le 1er janvier de cette année, le Haut-Commissariat a enregistré la mort de 298 civils à Idlib et Alep. Environ 93% de ces décès ont été causés par le gouvernement syrien et ses alliés. De son côté, l’UNICEF indique depuis le début de l’année, 28 enfants ont été tués et 49 blessés dans la région. En outre, 10 installations médicales et 19 centres d’enseignement ont été directement touchés ou affectés par des frappes.

Face à un tel drame, la Haut-Commissaire a appelé d’urgence toutes les parties au conflit syrien, y compris les acteurs étatiques et non étatiques, à mieux protéger civils.

« Les civils qui fuient les combats sont entassés dans des zones sans abri sûr dont la taille diminue d’heure en heure. Et pourtant, ils sont bombardés. Ils n’ont tout simplement nulle part où aller », a-t-elle fait valoir, tout en ajoutant qu’il y avait un risque élevé que les civils ne puissent plus passer d’Idlib à d’autres zones en Syrie.

OIT/M. Creuset
La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.

Offensive dans le nord-ouest syrien : 900.000 déplacés depuis décembre (ONU)

Le conflit dans le nord-ouest de la Syrie a provoqué la fuite de 900.000 personnes depuis le début de l’offensive de Damas en décembre 2019. Ce qui représente, selon l’ONU, le plus grand déplacement de personnes depuis le début du conflit en 2011. Selon les estimations onusiennes, environ 80 % des déplacés sont des femmes et des enfants.

A cet égard, l’UNICEF précise que depuis le 1er décembre 2019, plus de 500.000 enfants ont été déplacés par la violence intense qui sévit dans le nord-ouest de la Syrie. Des dizaines de milliers d’enfants et leurs familles vivent désormais sous des tentes et en plein air, dans un climat très froid et sous la pluie.

Par ailleurs, ces mouvements de populations et les hostilités ont perturbé les programmes réguliers de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « ce qui augmente considérablement le risque d’apparition de maladies », a averti Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS.

Le carnage dans le nord-ouest de la Syrie continue de faire un terrible bilan pour les enfants – Henrietta Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF

Un centre de vaccination sur trois dans le nord-ouest est temporairement ou définitivement fermé en raison des hostilités et des zones qui ont été désertées. Pourtant, l’OMS prévoit une campagne de vaccination contre la polio le mois prochain, afin de tenir la polio à distance de la Syrie.

De plus, l’agence onusienne basée à Genève note qu’à la date de ce mardi 18 février, 74 établissements de santé ont suspendu leurs services à Idleb et Alep depuis le 1er décembre 2019, ce qui a directement réduit l’accès des civils aux soins de santé. Les dernières attaques ont eu lieu hier lundi après-midi, sur deux hôpitaux distincts à Daret Azza dans le gouvernorat d’Alep. Elles portent à 6 le nombre total d’attaques des infrastructures sanitaires cette année. Des raids dans le nord-ouest du pays qui ont fait une dizaine de morts et une trentaine de blessés.

Plus globalement, « le carnage dans le nord-ouest de la Syrie continue de faire un terrible bilan pour les enfants », a déclaré dans un communiqué Henrietta Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF.

De son côté, Mme Bachelet s’est « alarmée » de « l’échec de la diplomatie » face à la crise syrienne, estimant qu’elle « devrait faire passer la protection des civils avant toute victoire politique ou militaire ».

« Je condamne dans les termes les plus fermes l’impunité persistante pour les violations du droit international humanitaire commises par les différentes parties au conflit », a conclu la cheffe des droits de l’homme de l’ONU.

Genève accueillera la première réunion des “détenus et disparus” en Syrie le mois prochain


Libération-des-détenus-dans-prisons-du-régime

Genève accueillera la première réunion des “détenus et disparus” en Syrie le mois prochain

Shaam Network – 30/1/2020

Khawla Matar, Secrétaire générale adjointe de l’Envoyé spécial des Nations Unies en Syrie, a révélé que le groupe de travail sur la libération des détenus et des disparus arbitraires en Syrie se réunira en février prochain à Genève.

Elle a déclaré: “Je suis heureuse d’informer officiellement le Conseil de sécurité qu’un groupe de travail au sein duquel la Russie, l’Iran, la Turquie et les Nations Unies se réuniront pour la première fois, pour discuter de la libération des personnes détenues et enlevées en Syrie, ainsi que du transfert des corps et de l’identification des personnes disparues, à Genève plus tard en février”.

Elle a indiqué que l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, Geer Pedersen, s’efforcerait de résoudre les contradictions entre les parties syriennes, et elle espérait qu’il aurait l’occasion de tenir une réunion de la Commission constitutionnelle dans un proche avenir.

Le chef du comité de négociation syrien, Nasr Al-Hariri, a précédemment souligné que les mesures de confiance et le dossier des détenus étaient un “dossier au-dessus de négociation” qui, à son avis, représente un véritable test du sérieux de toutes les parties concernant la question d’une solution politique en Syrie.

Il a ajouté: «Par conséquent, si cette intention existe, il devrait immédiatement commencer à activer ce dossier et libérer ces détenus qui sont absents dans les prisons du régime depuis plusieurs années, et c’est ce que toutes les résolutions du Conseil de sécurité ont stipulé dans le cadre du traitement de ce dossier.

Amnesty International a documenté dans le rapport de «l’abattoir humain» publié en février 2017, des exécutions massives, de diverses manières, perpétrées par le régime syrien contre 13000 détenus de la prison de Saidnaya, dont la majorité étaient des civils de l’opposition, entre 2011 et 2015.
Elle a expliqué que les exécutions avaient lieu chaque semaine, ou peut-être deux fois par semaine, en secret, au cours desquelles des groupes de quelque 50 personnes étaient parfois sortis de leurs cellules et pendus à mort. Elle a également confirmé que les pratiques antérieures équivalant à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité se poursuivaient « probablement dans les prisons à l’intérieur de la Syrie ».

جنيف تستضيف أول اجتماع عن “المعتقلين والمفقودين” في سوريا الشهر المقبل

Shaam Network –  30/1/2020

كشفت نائبة المبعوث الخاص للأمين العام للأمم المتحدة إلى سوريا، خولة مطر، أن مجموعة العمل المعنية بالإفراج عن المحتجزين والمختطفين في سوريا ستجتمع في فبراير المقبل في جنيف.

وقالت: “يسرني أن أبلغ مجلس الأمن رسميا أن مجموعة عمل تشارك فيها روسيا وإيران وتركيا والأمم المتحدة ستجتمع للمرة الأولى، لمناقشة الإفراج عن الأشخاص المحتجزين والمختطفين في سوريا، وكذلك بشأن نقل الجثث وتحديد هوية الأشخاص المفقودين، في جنيف في وقت لاحق من شهر فبراير”.

وأشارت إلى أن المبعوث الخاص للأمين العام للأمم المتحدة إلى سوريا، غير بيدرسن، سيعمل على حل التناقضات بين الأطراف السورية، وأعربت عن أملها في أن تتاح له الفرصة لعقد اجتماع للجنة الدستورية في المستقبل القريب.

وسبق أن أكد رئيس هيئة التفاوض السورية “نصر الحريري” أن إجراءات بناء الثقة وملف المعتقلين هو «ملف فوق تفاوضي»، وهو برأيه، يمثل اختباراً حقيقياً لمدى جدية كل الأطراف بموضوع الحل السياسي في سوريا.

وأضاف: «بالتالي، إذا كانت هذه النية موجودة، ينبغي فوراً، البدء بتفعيل هذا الملف والإفراج عن هؤلاء المعتقلين المغيبين في سجون النظام منذ سنوات عدة، وهذا ما نصت عليه كل قرارات مجلس الأمن في إطار معالجة هذا الملف».

وكانت «منظمة العفو الدولية» وثقت في تقرير «المسلخ البشري» المنشور في شباط/فبراير من عام 2017، إعدامات جماعية بطرق مختلفة نفذها النظام السوري بحق 13 ألف معتقل في سجن «صيدنايا»، أغلبيتهم من المدنيين المعارضين، بين عامي 2011 و2015.
وأوضحت أن الإعدامات جرت أسبوعياً أو ربما مرتين في الأسبوع، بشكل سري، واقتيدت خلالها مجموعات تضم أحياناً 50 شخصاً، إلى خارج زنزاناتهم، وشنقوا حتى الموت كما أكدت أن الممارسات السابقة التي ترقى إلى جرائم حرب وجرائم ضد الإنسانية، لا زالت «مستمرة على الأرجح في السجون داخل سوريا».

* ARTICLES SUR LES PRISONS DE LA MORT DU RÉGIME SYRIEN ET LES EXECUTIONS ARBITRAIRES DES DETENU.E.S :

مخابرات النظام تعتقل نحو 170 شخصاً غالبيتهم من مقاتلي فصائل الغوطة والعاصمة

Des centaines de milliers de détenus syriens … Comment la Russie cherche-t-elle à effacer leur cause?- مئات آلاف المعتقلين السوريين… كيف تسعى روسيا إلى طمس قضيتهم؟

Commission d’enquête de l’ONU : “les listes de la mort”

Syrie : l’Etat doit rendre des comptes sur le sort des personnes détenues et disparues (Commission d’enquête)

Les services de renseignement du régime procèdent à de nouvelles arrestations

Grève de la faim des détenus de la prison de Hama: mourir de faim pour empêcher les exécutions prononcées par le régime

Torture in Syria: Investigations in Austria – التعذيب في سوريا: التحقيقات في النمسا، خطوة أولى

L’armée syrienne accusée de viols “systématiques”, selon une enquête de l’ONU

le régime de Bachar al-Assad publie des listes de détenus morts dans ses prisons

Damas recrache ses listes de suppliciés

Témoignages de survivants… Méthodes de tortures dans les prisons du régime syrien

547 personnes tuées sous la torture en Syrie au mois de juillet, dont 542 victimes par le régime – التعذيب في سجون النظام الأسدي في سوريا

Un millier de victimes sous la torture ou exécutées : Assad cherche a enterrer le dossier des détenus

Hundreds Died in Syrian Custody, Government Acknowledges الموت في السجون السورية/ la mort des détenus dans les prison du régime syrien

Des juristes syriens appellent la Communauté Internationale à révéler le sort des détenus dans les prisons d’Assad

الموت تحت التعذيب في سجون النظام – Syria’s Torture Machine – La mort sous la Torture dans les prisons du régime al-Assad

Pétition: Libération des femmes victimes de viol dans les prisons du régime syrien

Where are They ? أين المعتقلون

La Syrie accusée d’avoir brûlé ses prisonniers dans un “crématorium”

Syria: 13,000 secretly hanged in Saydnaya military prison – Abattoir humain : pendaisons et extermination de masse à la prison de Saydnaya

Statistiques: أ75.000 آلف مختفٍ قسرياً في سوريا disparitions forcées en Syrie

près de 18 000 morts dans les geôles du régime, selon Amnesty – ٠«منظمة العفو» توثق «روايات مرعبة» في سجون الحكومة السورية

Près de 60 mille détenu-e-s mort-e-s sous la torture dans les prisons du régime en Syrie

Enquête ouverte en France visant le régime Assad pour “crimes contre l’humanité”

Plus de 90 civils tués au nord et nord-est de la Syrie en octobre depuis le début de l’offensive turque


 

Plus de 90 civils tués au nord et nord-est de la Syrie en octobre depuis le début de l’offensive turque

© UNICEF/Masoud Hasan
Deux enfants attendent de collecter de l’eau apportée par l’UNICEF à Tall Tamr, dans le nord-est de la Syrie.
8 novembre 2019

Depuis le 9 octobre dernier, date marquant le début du lancement de l’offensive militaire turque dans le nord-est de la Syrie, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) indique avoir vérifié la mort de 92 civils.

« A la date du 5 novembre, nous avons pu vérifier des incidents qui auraient entraîné la mort d’au moins 92 civils dans le nord et le nord-est de la Syrie », a déclaré Rupert Colville, porte-parole du HCDH lors d’un point de presse ce vendredi à Genève.

Selon les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet, ces chiffres témoignent du lourd tribut que continuent de payer les civils dans les hostilités en cours en Syrie.

Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées dans les situations largement distinctes qui se produisent simultanément dans le nord-est et le nord-ouest de la Syrie, pour diverses causes, notamment des frappes aériennes et des frappes militaires au sol, et de plus en plus à la suite de ce qui semble être une utilisation sans discrimination d’engins explosifs improvisés dans les zones habitées, notamment sur les marchés locaux.

Et sur les 92 civils tués, 49 ont été victimes de frappes aériennes, de frappes au sol, de tirs de tireurs isolés et d’exécutions perpétrées par des groupes armés affiliés à la Turquie, mais aussi par des groupes armés kurdes.

En outre, au cours de la même période, le Haut-Commissariat a vérifié la mort de 31 autres civils tués par des engins explosifs improvisés, ou restes explosifs de guerre, dans la zone géographique de l’offensive militaire turque, c’est-à-dire à Al-Hassakeh, Ar-Raqqa et dans une partie du gouvernorat d’Alep.

Recrudescence des frappes aériennes au sud et à l’ouest d’Idlib

Les services de la Haut-Commissaire Bachelet ont également enregistré le meurtre de 12 autres civils au cours de la même période à la suite d’attaques à l’aide d’engins explosifs improvisés ou de frappes au sol par des groupes armés kurdes et d’autres auteurs non identifiés, dans des zones ne relevant pas de l’opération militaire turque, telles que Afrin, Jarablus, al-Bab et Azaz.

Par ailleurs, alors qu’une grande partie de l’attention internationale se porte sur le nord-est de la Syrie, le Haut-Commissariat note un regain de tension au nord-ouest de la Syrie après l’accalmie des hostilités dans le gouvernorat d’Idlib en octobre.

« Il y a eu récemment une recrudescence des frappes aériennes et des frappes terrestres, principalement au sud et à l’ouest d’Idlib, et d’autres attaques contre des installations médicales ont encore eu lieu », a ajouté M. Colville.

Quatre installations distinctes auraient été touchées les 4 et 6 novembre, portant le total à plus de 60 installations sanitaires endommagées depuis le 29 avril. Le dernier épisode en date a été le mercredi dernier quand l’hôpital de Kafr Nobol a été frappé. Selon l’ONU, le même site avait déjà été frappé et endommagé à plusieurs reprises en mai et juillet.

Lors de la réunion du Groupe de travail humanitaire jeudi à Genève, la Conseillère humanitaire de Geir Pedersen, Najat Rochdi et des hauts responsables humanitaires onusiens basés sur le terrain ont alerté sur cette question de la protection des civils et de l’accès humanitaire.

« La sécurité et la protection de centaines de milliers de civils touchés par la récente escalade des hostilités dans le nord-est de la Syrie demeurent une grave préoccupation », a dit aux médias Jenifer Fenton, porte-parole du Bureau de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie.

S’agissant du mouvement des populations, sur plus de 200.000 personnes qui ont fui les combats ces dernières semaines, près de 100.000 n’ont pas encore pu rentrer chez elles. Ces déplacés internes vivent dans des camps improvisés et des abris collectifs.

Selon l’ONU, ces récents déplacements aggravent une situation déjà catastrophique dans laquelle quelque 710.000 personnes étaient déjà déplacées et environ 1,8 million de personnes ont encore besoin d’une aide humanitaire.

S’agissant de la réponse humanitaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) assure avoir déjà fourni de la nourriture à plus de 300.000 déplacés internes et aux familles d’accueil.

Le manque de fonds menace l’assistance aux enfants syriens

De son côté, l’UNICEF rappelle qu’à huit semaines de la fin de l’année, ses opérations d’urgence en Syrie sont financées à moitié. Sur les 295 millions de dollars requis en 2019, l’agence onusienne n’a reçu que 138 millions de dollars.

Or ce manque de financement représente aujourd’hui l’obstacle le plus sérieux pour atteindre les enfants qui ont besoin d’aide de toute urgence. « Sans financement supplémentaire, l’intervention de l’UNICEF dans le nord-est pourrait se trouver compromise », a mis en garde, Marixie Mercado, porte-parole de l’UNICEF.

Dans ces conditions, l’agence onusienne ne sera pas en mesure d’apporter des soins spécialisés à 1.700 enfants qui en ont besoin après avoir vécu des expériences extrêmement brutales, notamment les enfants qui ont été associés à des groupes armés ou qui ont vécu dans des zones contrôlées par eux.

L’UNICEF ne pourra pas venir en aide à 170.000 personnes à risque grâce à la sensibilisation aux dangers des mines. Le manque de fonds pourrait aussi empêcher les organismes humanitaires de vacciner de façon systématique 55.000 enfants, mais aussi de consulter près de 140.000 femmes et enfants en matière de santé et de nutrition.

Plus globalement, le Plan global d’intervention humanitaire (PIH) pour la Syrie de 3,3 milliards de dollars n’est actuellement financé qu’à moitié, soit près de 1,7 milliard de dollars.

Le total des fonds humanitaires alloués à la crise en Syrie – à la fois dans le cadre des projets du Plan et en dehors de celui-ci – s’élève à 4,7 milliards de dollars.

« Alors qu’il reste huit semaines avant la fin de l’année 2019, les humanitaires exhortent les donateurs à envisager d’augmenter leur financement avec toutes les ressources qui pourraient encore être disponibles cette année », a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Photo UNIFEED
Des membres du Comité constitutionnel syrien réuni à Genève.

Le Comité constitutionnel se réunira à nouveau le 25 novembre à Genève

Par ailleurs, le Comité constitutionnel syrien se réunira pour une nouvelle série de discussions le 25 novembre prochain à Genève, a annoncé vendredi l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen.

« Les deux coprésidents ont décidé de se réunir à nouveau à Genève dans 14 jours, de sorte que les prochaines discussions débuteront le 25 novembre », a-t-il déclaré à la presse lors d’un point de presse à Genève.

Le médiateur de l’ONU a ajouté que le prochain cycle de discussions serait un défi mais si les travaux se tiennent « dans le même esprit des discussions de cette semaine », il espère que les différentes parties continuerons à progresser.

Dans l’ensemble, le diplomate norvégien de l’ONU s’est félicité de la tenue du 1er cycle des négociations sur le Comité. Il a déclaré que les premiers pourparlers sur la Constitution ont « été bien meilleurs » que beaucoup ne l’auraient imaginé. « Je pense que les choses se sont déroulées mieux ce à quoi la plupart des gens s’attendaient », a-t-il ajouté.

Il a précisé que les discussions ont porté sur les questions de souveraineté, d’intégrité territoriale, de l’état de droit et de la séparation des pouvoirs et de la lutte contre le terrorisme.

Même s’il admet que les discussions étaient parfois « difficiles et pénibles », M. Pedersen a indiqué que les délégués du gouvernement, de l’opposition et de la société civile ont abordé ces travaux du Comité avec professionnalisme.

« Je pense que nous avons eu des discussions très substantielles et très bonnes », a dit le Médiateur de l’ONU au sujet des travaux du groupe restreint de 45 membres. « Si vous aviez été dans la salle, vous auriez été surpris de voir de nombreuses questions sur lesquelles les 45 sont déjà d’accord ».

Une façon pour l’Envoyé spécial de l’ONU de saluer ce « très bon début », non sans rappeler que le Comité « n’est pas en soi une solution au conflit syrien ». Il a réitéré ses espoirs que le comité puisse « ouvrir la voie à un processus politique plus large » en Syrie, après huit ans et demi de guerre.

La délégation du régime scande en faveur de “l’armée” à Genève .. Et Pedersen suspend la réunion


Prosternation - Assad

La délégation du régime scande en faveur de “l’armée” à Genève .. Et Pedersen suspend la réunion

al-Modon – 31/10/2019

La délégation du régime glorifie les exploits de “l’armée gouvernementale” à Genève .. Et Pedersen suspend la réunion


Des sources de la “commission constitutionnelle” ont indiqué que la séance de jeudi avait été suspendue pendant environ une heure à la suite de provocations de la délégation du régime syrien à l’intérieur de la salle, ce qui a poussé l’envoyé international, Pedersen à demander la suspension de la réunion pour une courte durée.


Les sources ont ajouté que la délégation du régime a commencé à faire entendre sa voix avec des mots louant le rôle de “l’armée arabe syrienne” dans “l’élimination du terrorisme et des groupes armés”, tandis que la délégation de l’opposition a rejeté ce comportement provocateur, surtout que l’armée, qui glorifiée par la délégation du régime, est la même que celle qui a détruit la Syrie et tué et déplacé son peuple. Une fois la session suspendue pendant environ une heure, une nouvelle session a commencé.

وفد النظام يهتف لـ”الجيش” في جنيف.. وبيدرسن يعلق الجلسة

المدن –  31/10/2019
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وفد النظام يهتف لـ”الجيش” في جنيف.. وبيدرسن يعلق الجلسة (انترنت)
قالت مصادر في “اللجنة الدستورية”، لـ”المدن”، إن جلسة الخميس، قد تم تعليقها لنحو ساعة، نتيجة قيام وفد لائحة النظام السوري باستفزازات داخل القاعة، ما دفع المبعوث الدولي غير بيدرسن إلى طلب استراحة قصير

وأضافت مصادر “المدن” من داخل القاعة أن وفد النظام بدأ يرفع أصواته بكلمات تُشيد بدور “الجيش العربي السوري” في “القضاء على الإرهاب والمجموعات المسلحة”، فيما رفض وفد المعارضة هذا السلوك الاستفزازي، خاصة أن الجيش الذي يتغنى به وفد النظام هو نفسه الذي دمر سوريا وقتل وشرد أهلها. وبعد تعليق عمل الجلسة لنحو ساعة تقريباً، بدأت جلسة جديدة.

La première réunion du Comité constitutionnel syrien est un franc succès de la médiation (Guterres)


La première réunion du Comité constitutionnel syrien est un franc succès 🙂 de la médiation (Guterres)

ONU – 21 oct 2019

Photo UNIFEED
Des membres du Comité constitutionnel syrien réuni à Genève.
31 octobre 2019

A la 6e Conférence d’Istanbul sur la médiation, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a demandé à la communauté internationale de « faire tout ce qui est en (son) pouvoir pour mettre fin au cycle insensé de destruction et de reconstruction dans le monde », citant la tragédie en Syrie qui dure depuis huit ans et où les civils paient le prix fort.

« Il n’y a pas d’illustration plus claire de l’importance des solutions politiques au conflit », a déclaré le chef de l’ONU ce jeudi dans la capitale turque en référence à la Syrie.

Face à un tel drame, la première réunion du Comité constitutionnel syrien qui a entamé mercredi ses travaux à Genève, est perçue comme « un jalon, une base pour le progrès et, en soi, un franc succès de la médiation », a-t-il ajouté. M. Guterres espère que ce sera le premier pas vers une solution politique qui mettra fin à ce chapitre tragique de la vie du peuple syrien.

Autres lueurs d’espoir sur le front de la résolution des conflits, c’est sur le continent africain que la médiation et le dialogue donnent « des résultats positifs ». C’est le cas au Soudan, au Soudan du Sud, en Éthiopie et en Érythrée, à Madagascar et en République centrafricaine où « une réduction des conflits et des souffrances humaines est due en partie aux efforts des médiateurs ».

Résurgence du populisme et marginalisation des minorités

Toutefois ces signaux positifs sont parfois remis en cause par « un contexte géopolitique complexe et changeant des conflits », qui a de graves implications pour la médiation.  Une façon pour le patron de l’ONU de se préoccuper une nouvelle fois « des divisions au sein de la communauté internationale » qui contribuent à l’imprévisibilité et à l’insécurité.

Or selon lui, les médiateurs ont toujours compté sur la volonté politique des gouvernements ainsi que des groupes armés et parties au conflit. « Mais maintenant, ils doivent aussi œuvrer pour l’alignement des puissances extérieures, car les conflits d’aujourd’hui sont susceptibles d’avoir une implication régionale et internationale », a regretté M. Guterres.

En outre dans de nombreux pays et régions, les nationalistes et les extrémistes exploitent les divisions entre les peuples, ce qui accroît le risque de confrontation violente. « Même dans certaines sociétés pacifiques, les dirigeants alimentent les tensions sans se soucier des conséquences », s’est inquiété le chef de l’ONU. Il a dénoncé « la résurgence du populisme et la marginalisation des minorités », contribuant ainsi à l’isolement et à la radicalisation. Ce qui rend « les gens vulnérables au recrutement par des extrémistes et des terroristes ».

Photo ONU/Emrah Gruel
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à la 6ème Conférence d’Istanbul sur la médiation.

Le défi des nouvelles technologies

L’autre défi pour la médiation concerne la façon avec laquelle les nouvelles technologies affectent la nature des conflits et les efforts de médiation. Si les plates-formes de médias sociaux peuvent améliorer l’inclusion des femmes ou des jeunes, le discours haineux en ligne est devenu « un problème omniprésent ».

« Le contenu numérique peut être manipulé pour créer des récits empoisonnés. Des campagnes de désinformation et d’intelligence artificielle peuvent être déployées contre les efforts d’inclusion en ligne », a souligné le Secrétaire général, non sans rappeler que les cyber-armes sont déjà utilisées pour amplifier les opérations militaires conventionnelles. A cet égard, le chef de l’ONU a mis en avant le kit d’outils numériques des Nations Unies pour les médiateurs qui a été conçu pour soutenir l’utilisation sûre des nouvelles technologies dans les efforts de médiation, avec des recommandations concrètes et des études de cas.

Plus largement, l’ONU entend continuer à se mobiliser face aux défis au Yémen, en Libye, au Sahel, dans la Corne de l’Afrique et ailleurs. Pour les Nations Unies, la médiation ne peut pas attendre une impasse militaire ou une demande d’aide. C’est cette stratégie qui a permis de nouer des contacts alors que le conflit faisait déjà rage au Cambodge ou dans certains pays d’Amérique centrale.

Actuellement, l’ONU appuie le dialogue entre le gouvernement national de Papouasie-Nouvelle-Guinée et le gouvernement autonome de Bougainville sur l’avenir politique de Bougainville – en utilisant la médiation comme outil de prévention.

Dans le même temps, les opérations de maintien de la paix et les missions politiques spéciales de l’ONU mènent des activités essentielles de prévention et de règlement des conflits. Les bons offices du Secrétaire général et ceux de ses envoyés s’emploient à aider les parties à régler pacifiquement leurs différends, comme ces pourparlers allant de l’Afghanistan au Soudan du Sud et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée à la Syrie.

Le développement durable, un outil efficace pour prévenir les conflits

« Sauver le monde du fléau de la guerre est notre première priorité » –  António Guterres 

Mais toutes ces initiatives ne seraient durables qu’en s’attaquant « à la fois aux causes profondes et aux conséquences des conflits, en particulier au niveau local ». Une façon aussi de souligner que le développement durable est une fin en soi, mais c’est aussi l’un des outils les plus efficaces dont dispose la communauté internationale « pour prévenir et réduire les conflits, et pour construire un avenir meilleur avec de nouvelles opportunités ».

Des efforts qui doivent être conjugués en coordination avec les organisations régionales, de groupes de la société civile et d’autres acteurs impliqués dans la médiation. Dans le cadre de ces partenariats stratégiques, l’ONU a mis en avant l’exemplarité de sa coopération avec l’Union africaine qui a permis d’appuyer des approches communes, quand les missions de maintien de la paix s’efforcent de rapprocher les parties aux niveaux national et local.

Dans cette approche qu’entend mettre en avant l’ONU, c’est la place de la société civile dans ses efforts de médiation, notamment pour remédier aux lenteurs notées dans la participation des femmes aux processus de paix formels. De plus, le Secrétaire général estime que près de 600 millions de jeunes dans les États touchés par des conflits peuvent apporter une contribution essentielle à la médiation et à la consolidation de la paix.

D’autant que l’une des nombreuses tragédies de la guerre est qu’elle empêche pendant des générations les individus, les communautés et les sociétés d’aller au bout de leurs possibilités. Et si les Nations Unies ont été créées il y a près de 75 ans « pour sauver le monde du fléau de la guerre », la Conférence d’Istanbul est aussi l’occasion de promouvoir cet objectif de paix qualifié « de première priorité et de travail le plus important ».

Des efforts visant à arrêter deux membres du « comité constitutionnel » pour crimes de guerre


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Justice

Des efforts visant à arrêter deux membres de la délégation du régime syrien auprès de la « Commission constitutionnelle » pour crimes de guerre

Adnan Ahmed – 30 octobre 2019

L’avocat de l’opposition syrienne Anwar al-Bunni a révélé la présence de deux officiers des services de renseignements du régime syrien dans le cadre de la délégation du régime à la « Commission constitutionnelle », qui a commencé ses travaux à Genève ce mercredi.

« Ces deux officiers ont pratiqué des arrestations arbitraires, de la torture et des disparitions forcées », a déclaré al-Bunni, qui dirige le Centre syrien d’études et de recherches juridiques, dans un article publié sur sa page Facebook, appelant ceux qui ont été victimes à témoigner pour pouvoir les poursuivre et les arrêter alors qu’ils se trouvaient en Europe.

Al-Bunni a ajouté que « Mawed Nasser et Suleiman Abou Fayyad étaient des responsables des branches de sécurité syrienne, où Nasser était un interrogateur de la branche interne du département des renseignements généraux, et Abou Fayyad était un interrogateur de la branche militaire de Sweida pour des renseignements militaires, Ils ont pratiqué la détention arbitraire, la torture et les disparitions forcées et peuvent être arrêtés pendant leur séjour en Europe ».

Al-Bunni a appelé toute personne qui avait été arrêtée et torturée par l’un d’entre eux, ou qui possédait des documents ou des informations sur leur commission, à le lui envoyer de quelque manière que ce soit, afin qu’un dossier puisse être présenté pour son procès.

Dans une déclaration à notre correspondant, Al-Bunni a expliqué que « nous allons commencer par documenter les témoignages, puis par les traduire, en nous appuyant sur les avocats locaux dans le pays et à préparer le dossier, puis à le soumettre au procureur ». confirmant qu’ils ont « pratiqué des crimes de touyures et de disparitions forcées » confirmant que « ces crimes ne sont pas soumis à des délais de prescription », a-t-il déclaré, ajoutant que « ils peuvent être poursuivis et arrêtés dans tout pays liés par les conventions contre la torture ».

 

جهود لتوقيف عضوين بوفد النظام السوري لـ”اللجنة الدستورية” بسبب ارتكابهما جرائم الحرب

عدنان أحمد – 30 أكتوبر 2019

كشف المحامي السوري المعارض أنور البني عن وجود ضابطين في مخابرات النظام السوري ضمن وفد النظام لـ”اللجنة الدستورية” التي بدأت أعمالها في جنيف، اليوم الأربعاء٠

وقال البني، وهو رئيس “المركز السوري للدراسات والأبحاث القانونية”، في منشور على صفحته في “فيسبوك”، إنّ “هذين الضابطين مارسا الاعتقال التعسفي والتعذيب والإخفاء القسري”، داعياً كل من تعرّض للأذى من جانبهما إلى تقديم شهادته بهدف الادعاء عليهما واعتقالهما خلال وجودهما في أوروبا٠

وأضاف البني أنّ “موعد ناصر وسليمان أبو فياض، كانا مسؤولين في الأفرع الأمنية السورية، حيث كان ناصر محققاً في الفرع الداخلي بإدارة المخابرات العامة، وأبو فياض كان محققاً في فرع السويداء للمخابرات العسكرية،
ومارسا الاعتقال التعسفي والتعذيب والإخفاء القسري، ويمكن العمل على اعتقالهما خلال وجودهما في أوروبا”.

ودعا البني كل من تعرّض للاعتقال والتعذيب على يدي أي منهما، أو يملك وثائق أو معلومات عن ارتكابهما لتلك الجرائم، لإرسالها إليه بأي طريقة كانت، حتى يتم تقديم ملف لمحاكمتهما٠

وفي تصريح لـ”العربي الجديد”، أوضح البني أنه “سوف نبدأ بتوثيق الشهادات أولاً ومن ثم ترجمتها والاعتماد على محامين محليين بالبلد وتجهيز الملف ومن ثم تقديمه للمدعي العام”، مؤكداً أنّهما “ارتكبا جرائم تعذيب وإخفاء قسري وهي جرائم لا تسقط بالتقادم”، مبيّناً أنّه “يمكن ملاحقتهما وتوقيفهما في أي دولة يصلان إليها ملتزمة باتفاقيات منع التعذيب”٠

Des retraits successifs des membres du Comité Constitutionnel !!!


On nous annonce la tenue de la 1ère réunion du Comité constitutionnel syrien, ce jour, à Genève sous l’égide des Nations unies…

Trois formations constituent le Comité, réparties d’une manière équitable : 50 représentants du gouvernement syrien du régime de Bachar Al-Assad, 50 de l’opposition et 50 de la société civil.

Or, des personnes de la société civile ont annoncé successivement leurs retraits du Comité pour des raisons diverses…

Que signifient ces retraits ? Ont-ils été remplacés ?
Pourquoi ces retraits sont passés sous silence ?

Des retraits successifs des membres du Comité Constitutionnel…

Il y a trois semaines.

JesrPress a appris de sources privées qu’un groupe de membres du Comité constitutionnel syrien, qui a été inclus dans la liste de la société civile, est sur le point de se retirer du comité et a confirmé le retrait de deux membres jusqu’à présent.

Selon des sources de presse, le militant des droits de l’homme Mazen Darwish, membre du comité figurant sur la liste de la société civile, s’est excusé de ne pas pouvoir poursuivre les travaux de la Commission constitutionnelle, ce qui en fait le troisième membre de la liste qui annonce son retrait après Hadia Qaoukji et Bahjat Hajjar.

Il est prévu que le nombre de retraits de la liste de la société civile, qui comprend cinquante membres, atteindra sept personnes, en raison des craintes pour leurs proches résidant dans les zones contrôlées par le régime, malgré les assurances données par l’ONU et les garanties fournies par l’envoyé international en Syrie, Ger Pedersen, aux membres de la Commission.

Les autorités du régime ont arrêté mardi matin un membre du Comité constitutionnel pour l’opposition du Comité de coordination nationale, alors qu’il se rendait aux réunions du Comité en Arabie saoudite, avant d’être libéré le soir même.

السيدة لمى قنوت تعتذر عن المشاركة في اللجنة الدستورية لهذه الأسباب

اعتذرت السيدة لمى قنوت، خريجة جامعة دمشق للفنون الجميلة، عن المشاركة في اللجنة الدستورية، بعد تلقيها دعوة من مكتب مبعوث الأمم المتحدة لسورية بتاريخ 24/10/2019 للمشاركة في اللجنة الدستورية ضمن مجموعة المجتمع المدني٠

وأيضاًَ

انسحابات متوالية لأعضاء اللجنة الدستورية

علمت “جسر” من مصادر خاصة أن مجموعة من أعضاء اللجنة الدستورية السورية التي أدرجت في قائمة المجتمع المدني في طريقها للإنسحاب من اللجنة، وتأكد انسحاب عضوين فيها حتى الآن.

وكانت مصادر صحفية قد تحدثت عن أن الناشط الحقوقي مازن درويش، العضو في اللجنة عن قائمة المجتمع المدني، قدم اعتذاراً عن عدم المتابعة في أعمال اللجنة الدستورية، ليكون بذلك العضو الثالث عن القائمة الذي يعلن انسحابه بعد كل من هادية قاوقجي وبهجت حجار.

ومن المتوقع أن يبلغ عدد المنسحبين عن قائمة المجتمع المدني التي تضم خمسين عضواً، سبعة أعضاء، وذلك بسبب خشيتهم على ذويهم المقيمين في مناطق سيطرة النظام، على الرغم من تطمينات الأمم المتحدة والضمانات التي قدمها المبعوث الدولي إلى سوريا غير بيدرسن لأعضاء اللجنة.

وكانت سلطات النظام قد اعتقلت صباح أمس الثلاثاء أحد أعضاء اللجنة الدستورية عن هيئة التنسيق الوطني المعارضة، خلال توجهه لحضور اجتماعات اللجنة في السعودية، قبل أن تفرج عنه في مساء اليوم ذاته.

 

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