Plus de 90 civils tués au nord et nord-est de la Syrie en octobre depuis le début de l’offensive turque


 

Plus de 90 civils tués au nord et nord-est de la Syrie en octobre depuis le début de l’offensive turque

© UNICEF/Masoud Hasan
Deux enfants attendent de collecter de l’eau apportée par l’UNICEF à Tall Tamr, dans le nord-est de la Syrie.
8 novembre 2019

Depuis le 9 octobre dernier, date marquant le début du lancement de l’offensive militaire turque dans le nord-est de la Syrie, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) indique avoir vérifié la mort de 92 civils.

« A la date du 5 novembre, nous avons pu vérifier des incidents qui auraient entraîné la mort d’au moins 92 civils dans le nord et le nord-est de la Syrie », a déclaré Rupert Colville, porte-parole du HCDH lors d’un point de presse ce vendredi à Genève.

Selon les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet, ces chiffres témoignent du lourd tribut que continuent de payer les civils dans les hostilités en cours en Syrie.

Des dizaines de personnes ont été tuées et blessées dans les situations largement distinctes qui se produisent simultanément dans le nord-est et le nord-ouest de la Syrie, pour diverses causes, notamment des frappes aériennes et des frappes militaires au sol, et de plus en plus à la suite de ce qui semble être une utilisation sans discrimination d’engins explosifs improvisés dans les zones habitées, notamment sur les marchés locaux.

Et sur les 92 civils tués, 49 ont été victimes de frappes aériennes, de frappes au sol, de tirs de tireurs isolés et d’exécutions perpétrées par des groupes armés affiliés à la Turquie, mais aussi par des groupes armés kurdes.

En outre, au cours de la même période, le Haut-Commissariat a vérifié la mort de 31 autres civils tués par des engins explosifs improvisés, ou restes explosifs de guerre, dans la zone géographique de l’offensive militaire turque, c’est-à-dire à Al-Hassakeh, Ar-Raqqa et dans une partie du gouvernorat d’Alep.

Recrudescence des frappes aériennes au sud et à l’ouest d’Idlib

Les services de la Haut-Commissaire Bachelet ont également enregistré le meurtre de 12 autres civils au cours de la même période à la suite d’attaques à l’aide d’engins explosifs improvisés ou de frappes au sol par des groupes armés kurdes et d’autres auteurs non identifiés, dans des zones ne relevant pas de l’opération militaire turque, telles que Afrin, Jarablus, al-Bab et Azaz.

Par ailleurs, alors qu’une grande partie de l’attention internationale se porte sur le nord-est de la Syrie, le Haut-Commissariat note un regain de tension au nord-ouest de la Syrie après l’accalmie des hostilités dans le gouvernorat d’Idlib en octobre.

« Il y a eu récemment une recrudescence des frappes aériennes et des frappes terrestres, principalement au sud et à l’ouest d’Idlib, et d’autres attaques contre des installations médicales ont encore eu lieu », a ajouté M. Colville.

Quatre installations distinctes auraient été touchées les 4 et 6 novembre, portant le total à plus de 60 installations sanitaires endommagées depuis le 29 avril. Le dernier épisode en date a été le mercredi dernier quand l’hôpital de Kafr Nobol a été frappé. Selon l’ONU, le même site avait déjà été frappé et endommagé à plusieurs reprises en mai et juillet.

Lors de la réunion du Groupe de travail humanitaire jeudi à Genève, la Conseillère humanitaire de Geir Pedersen, Najat Rochdi et des hauts responsables humanitaires onusiens basés sur le terrain ont alerté sur cette question de la protection des civils et de l’accès humanitaire.

« La sécurité et la protection de centaines de milliers de civils touchés par la récente escalade des hostilités dans le nord-est de la Syrie demeurent une grave préoccupation », a dit aux médias Jenifer Fenton, porte-parole du Bureau de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie.

S’agissant du mouvement des populations, sur plus de 200.000 personnes qui ont fui les combats ces dernières semaines, près de 100.000 n’ont pas encore pu rentrer chez elles. Ces déplacés internes vivent dans des camps improvisés et des abris collectifs.

Selon l’ONU, ces récents déplacements aggravent une situation déjà catastrophique dans laquelle quelque 710.000 personnes étaient déjà déplacées et environ 1,8 million de personnes ont encore besoin d’une aide humanitaire.

S’agissant de la réponse humanitaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) assure avoir déjà fourni de la nourriture à plus de 300.000 déplacés internes et aux familles d’accueil.

Le manque de fonds menace l’assistance aux enfants syriens

De son côté, l’UNICEF rappelle qu’à huit semaines de la fin de l’année, ses opérations d’urgence en Syrie sont financées à moitié. Sur les 295 millions de dollars requis en 2019, l’agence onusienne n’a reçu que 138 millions de dollars.

Or ce manque de financement représente aujourd’hui l’obstacle le plus sérieux pour atteindre les enfants qui ont besoin d’aide de toute urgence. « Sans financement supplémentaire, l’intervention de l’UNICEF dans le nord-est pourrait se trouver compromise », a mis en garde, Marixie Mercado, porte-parole de l’UNICEF.

Dans ces conditions, l’agence onusienne ne sera pas en mesure d’apporter des soins spécialisés à 1.700 enfants qui en ont besoin après avoir vécu des expériences extrêmement brutales, notamment les enfants qui ont été associés à des groupes armés ou qui ont vécu dans des zones contrôlées par eux.

L’UNICEF ne pourra pas venir en aide à 170.000 personnes à risque grâce à la sensibilisation aux dangers des mines. Le manque de fonds pourrait aussi empêcher les organismes humanitaires de vacciner de façon systématique 55.000 enfants, mais aussi de consulter près de 140.000 femmes et enfants en matière de santé et de nutrition.

Plus globalement, le Plan global d’intervention humanitaire (PIH) pour la Syrie de 3,3 milliards de dollars n’est actuellement financé qu’à moitié, soit près de 1,7 milliard de dollars.

Le total des fonds humanitaires alloués à la crise en Syrie – à la fois dans le cadre des projets du Plan et en dehors de celui-ci – s’élève à 4,7 milliards de dollars.

« Alors qu’il reste huit semaines avant la fin de l’année 2019, les humanitaires exhortent les donateurs à envisager d’augmenter leur financement avec toutes les ressources qui pourraient encore être disponibles cette année », a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Photo UNIFEED
Des membres du Comité constitutionnel syrien réuni à Genève.

Le Comité constitutionnel se réunira à nouveau le 25 novembre à Genève

Par ailleurs, le Comité constitutionnel syrien se réunira pour une nouvelle série de discussions le 25 novembre prochain à Genève, a annoncé vendredi l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen.

« Les deux coprésidents ont décidé de se réunir à nouveau à Genève dans 14 jours, de sorte que les prochaines discussions débuteront le 25 novembre », a-t-il déclaré à la presse lors d’un point de presse à Genève.

Le médiateur de l’ONU a ajouté que le prochain cycle de discussions serait un défi mais si les travaux se tiennent « dans le même esprit des discussions de cette semaine », il espère que les différentes parties continuerons à progresser.

Dans l’ensemble, le diplomate norvégien de l’ONU s’est félicité de la tenue du 1er cycle des négociations sur le Comité. Il a déclaré que les premiers pourparlers sur la Constitution ont « été bien meilleurs » que beaucoup ne l’auraient imaginé. « Je pense que les choses se sont déroulées mieux ce à quoi la plupart des gens s’attendaient », a-t-il ajouté.

Il a précisé que les discussions ont porté sur les questions de souveraineté, d’intégrité territoriale, de l’état de droit et de la séparation des pouvoirs et de la lutte contre le terrorisme.

Même s’il admet que les discussions étaient parfois « difficiles et pénibles », M. Pedersen a indiqué que les délégués du gouvernement, de l’opposition et de la société civile ont abordé ces travaux du Comité avec professionnalisme.

« Je pense que nous avons eu des discussions très substantielles et très bonnes », a dit le Médiateur de l’ONU au sujet des travaux du groupe restreint de 45 membres. « Si vous aviez été dans la salle, vous auriez été surpris de voir de nombreuses questions sur lesquelles les 45 sont déjà d’accord ».

Une façon pour l’Envoyé spécial de l’ONU de saluer ce « très bon début », non sans rappeler que le Comité « n’est pas en soi une solution au conflit syrien ». Il a réitéré ses espoirs que le comité puisse « ouvrir la voie à un processus politique plus large » en Syrie, après huit ans et demi de guerre.

La délégation du régime scande en faveur de “l’armée” à Genève .. Et Pedersen suspend la réunion


Prosternation - Assad

La délégation du régime scande en faveur de “l’armée” à Genève .. Et Pedersen suspend la réunion

al-Modon – 31/10/2019

La délégation du régime glorifie les exploits de “l’armée gouvernementale” à Genève .. Et Pedersen suspend la réunion


Des sources de la “commission constitutionnelle” ont indiqué que la séance de jeudi avait été suspendue pendant environ une heure à la suite de provocations de la délégation du régime syrien à l’intérieur de la salle, ce qui a poussé l’envoyé international, Pedersen à demander la suspension de la réunion pour une courte durée.


Les sources ont ajouté que la délégation du régime a commencé à faire entendre sa voix avec des mots louant le rôle de “l’armée arabe syrienne” dans “l’élimination du terrorisme et des groupes armés”, tandis que la délégation de l’opposition a rejeté ce comportement provocateur, surtout que l’armée, qui glorifiée par la délégation du régime, est la même que celle qui a détruit la Syrie et tué et déplacé son peuple. Une fois la session suspendue pendant environ une heure, une nouvelle session a commencé.

وفد النظام يهتف لـ”الجيش” في جنيف.. وبيدرسن يعلق الجلسة

المدن –  31/10/2019
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وفد النظام يهتف لـ”الجيش” في جنيف.. وبيدرسن يعلق الجلسة (انترنت)
قالت مصادر في “اللجنة الدستورية”، لـ”المدن”، إن جلسة الخميس، قد تم تعليقها لنحو ساعة، نتيجة قيام وفد لائحة النظام السوري باستفزازات داخل القاعة، ما دفع المبعوث الدولي غير بيدرسن إلى طلب استراحة قصير

وأضافت مصادر “المدن” من داخل القاعة أن وفد النظام بدأ يرفع أصواته بكلمات تُشيد بدور “الجيش العربي السوري” في “القضاء على الإرهاب والمجموعات المسلحة”، فيما رفض وفد المعارضة هذا السلوك الاستفزازي، خاصة أن الجيش الذي يتغنى به وفد النظام هو نفسه الذي دمر سوريا وقتل وشرد أهلها. وبعد تعليق عمل الجلسة لنحو ساعة تقريباً، بدأت جلسة جديدة.

La première réunion du Comité constitutionnel syrien est un franc succès de la médiation (Guterres)


La première réunion du Comité constitutionnel syrien est un franc succès 🙂 de la médiation (Guterres)

ONU – 21 oct 2019

Photo UNIFEED
Des membres du Comité constitutionnel syrien réuni à Genève.
31 octobre 2019

A la 6e Conférence d’Istanbul sur la médiation, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a demandé à la communauté internationale de « faire tout ce qui est en (son) pouvoir pour mettre fin au cycle insensé de destruction et de reconstruction dans le monde », citant la tragédie en Syrie qui dure depuis huit ans et où les civils paient le prix fort.

« Il n’y a pas d’illustration plus claire de l’importance des solutions politiques au conflit », a déclaré le chef de l’ONU ce jeudi dans la capitale turque en référence à la Syrie.

Face à un tel drame, la première réunion du Comité constitutionnel syrien qui a entamé mercredi ses travaux à Genève, est perçue comme « un jalon, une base pour le progrès et, en soi, un franc succès de la médiation », a-t-il ajouté. M. Guterres espère que ce sera le premier pas vers une solution politique qui mettra fin à ce chapitre tragique de la vie du peuple syrien.

Autres lueurs d’espoir sur le front de la résolution des conflits, c’est sur le continent africain que la médiation et le dialogue donnent « des résultats positifs ». C’est le cas au Soudan, au Soudan du Sud, en Éthiopie et en Érythrée, à Madagascar et en République centrafricaine où « une réduction des conflits et des souffrances humaines est due en partie aux efforts des médiateurs ».

Résurgence du populisme et marginalisation des minorités

Toutefois ces signaux positifs sont parfois remis en cause par « un contexte géopolitique complexe et changeant des conflits », qui a de graves implications pour la médiation.  Une façon pour le patron de l’ONU de se préoccuper une nouvelle fois « des divisions au sein de la communauté internationale » qui contribuent à l’imprévisibilité et à l’insécurité.

Or selon lui, les médiateurs ont toujours compté sur la volonté politique des gouvernements ainsi que des groupes armés et parties au conflit. « Mais maintenant, ils doivent aussi œuvrer pour l’alignement des puissances extérieures, car les conflits d’aujourd’hui sont susceptibles d’avoir une implication régionale et internationale », a regretté M. Guterres.

En outre dans de nombreux pays et régions, les nationalistes et les extrémistes exploitent les divisions entre les peuples, ce qui accroît le risque de confrontation violente. « Même dans certaines sociétés pacifiques, les dirigeants alimentent les tensions sans se soucier des conséquences », s’est inquiété le chef de l’ONU. Il a dénoncé « la résurgence du populisme et la marginalisation des minorités », contribuant ainsi à l’isolement et à la radicalisation. Ce qui rend « les gens vulnérables au recrutement par des extrémistes et des terroristes ».

Photo ONU/Emrah Gruel
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à la 6ème Conférence d’Istanbul sur la médiation.

Le défi des nouvelles technologies

L’autre défi pour la médiation concerne la façon avec laquelle les nouvelles technologies affectent la nature des conflits et les efforts de médiation. Si les plates-formes de médias sociaux peuvent améliorer l’inclusion des femmes ou des jeunes, le discours haineux en ligne est devenu « un problème omniprésent ».

« Le contenu numérique peut être manipulé pour créer des récits empoisonnés. Des campagnes de désinformation et d’intelligence artificielle peuvent être déployées contre les efforts d’inclusion en ligne », a souligné le Secrétaire général, non sans rappeler que les cyber-armes sont déjà utilisées pour amplifier les opérations militaires conventionnelles. A cet égard, le chef de l’ONU a mis en avant le kit d’outils numériques des Nations Unies pour les médiateurs qui a été conçu pour soutenir l’utilisation sûre des nouvelles technologies dans les efforts de médiation, avec des recommandations concrètes et des études de cas.

Plus largement, l’ONU entend continuer à se mobiliser face aux défis au Yémen, en Libye, au Sahel, dans la Corne de l’Afrique et ailleurs. Pour les Nations Unies, la médiation ne peut pas attendre une impasse militaire ou une demande d’aide. C’est cette stratégie qui a permis de nouer des contacts alors que le conflit faisait déjà rage au Cambodge ou dans certains pays d’Amérique centrale.

Actuellement, l’ONU appuie le dialogue entre le gouvernement national de Papouasie-Nouvelle-Guinée et le gouvernement autonome de Bougainville sur l’avenir politique de Bougainville – en utilisant la médiation comme outil de prévention.

Dans le même temps, les opérations de maintien de la paix et les missions politiques spéciales de l’ONU mènent des activités essentielles de prévention et de règlement des conflits. Les bons offices du Secrétaire général et ceux de ses envoyés s’emploient à aider les parties à régler pacifiquement leurs différends, comme ces pourparlers allant de l’Afghanistan au Soudan du Sud et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée à la Syrie.

Le développement durable, un outil efficace pour prévenir les conflits

« Sauver le monde du fléau de la guerre est notre première priorité » –  António Guterres 

Mais toutes ces initiatives ne seraient durables qu’en s’attaquant « à la fois aux causes profondes et aux conséquences des conflits, en particulier au niveau local ». Une façon aussi de souligner que le développement durable est une fin en soi, mais c’est aussi l’un des outils les plus efficaces dont dispose la communauté internationale « pour prévenir et réduire les conflits, et pour construire un avenir meilleur avec de nouvelles opportunités ».

Des efforts qui doivent être conjugués en coordination avec les organisations régionales, de groupes de la société civile et d’autres acteurs impliqués dans la médiation. Dans le cadre de ces partenariats stratégiques, l’ONU a mis en avant l’exemplarité de sa coopération avec l’Union africaine qui a permis d’appuyer des approches communes, quand les missions de maintien de la paix s’efforcent de rapprocher les parties aux niveaux national et local.

Dans cette approche qu’entend mettre en avant l’ONU, c’est la place de la société civile dans ses efforts de médiation, notamment pour remédier aux lenteurs notées dans la participation des femmes aux processus de paix formels. De plus, le Secrétaire général estime que près de 600 millions de jeunes dans les États touchés par des conflits peuvent apporter une contribution essentielle à la médiation et à la consolidation de la paix.

D’autant que l’une des nombreuses tragédies de la guerre est qu’elle empêche pendant des générations les individus, les communautés et les sociétés d’aller au bout de leurs possibilités. Et si les Nations Unies ont été créées il y a près de 75 ans « pour sauver le monde du fléau de la guerre », la Conférence d’Istanbul est aussi l’occasion de promouvoir cet objectif de paix qualifié « de première priorité et de travail le plus important ».

Des efforts visant à arrêter deux membres du « comité constitutionnel » pour crimes de guerre


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Justice

Des efforts visant à arrêter deux membres de la délégation du régime syrien auprès de la « Commission constitutionnelle » pour crimes de guerre

Adnan Ahmed – 30 octobre 2019

L’avocat de l’opposition syrienne Anwar al-Bunni a révélé la présence de deux officiers des services de renseignements du régime syrien dans le cadre de la délégation du régime à la « Commission constitutionnelle », qui a commencé ses travaux à Genève ce mercredi.

« Ces deux officiers ont pratiqué des arrestations arbitraires, de la torture et des disparitions forcées », a déclaré al-Bunni, qui dirige le Centre syrien d’études et de recherches juridiques, dans un article publié sur sa page Facebook, appelant ceux qui ont été victimes à témoigner pour pouvoir les poursuivre et les arrêter alors qu’ils se trouvaient en Europe.

Al-Bunni a ajouté que « Mawed Nasser et Suleiman Abou Fayyad étaient des responsables des branches de sécurité syrienne, où Nasser était un interrogateur de la branche interne du département des renseignements généraux, et Abou Fayyad était un interrogateur de la branche militaire de Sweida pour des renseignements militaires, Ils ont pratiqué la détention arbitraire, la torture et les disparitions forcées et peuvent être arrêtés pendant leur séjour en Europe ».

Al-Bunni a appelé toute personne qui avait été arrêtée et torturée par l’un d’entre eux, ou qui possédait des documents ou des informations sur leur commission, à le lui envoyer de quelque manière que ce soit, afin qu’un dossier puisse être présenté pour son procès.

Dans une déclaration à notre correspondant, Al-Bunni a expliqué que « nous allons commencer par documenter les témoignages, puis par les traduire, en nous appuyant sur les avocats locaux dans le pays et à préparer le dossier, puis à le soumettre au procureur ». confirmant qu’ils ont « pratiqué des crimes de touyures et de disparitions forcées » confirmant que « ces crimes ne sont pas soumis à des délais de prescription », a-t-il déclaré, ajoutant que « ils peuvent être poursuivis et arrêtés dans tout pays liés par les conventions contre la torture ».

 

جهود لتوقيف عضوين بوفد النظام السوري لـ”اللجنة الدستورية” بسبب ارتكابهما جرائم الحرب

عدنان أحمد – 30 أكتوبر 2019

كشف المحامي السوري المعارض أنور البني عن وجود ضابطين في مخابرات النظام السوري ضمن وفد النظام لـ”اللجنة الدستورية” التي بدأت أعمالها في جنيف، اليوم الأربعاء٠

وقال البني، وهو رئيس “المركز السوري للدراسات والأبحاث القانونية”، في منشور على صفحته في “فيسبوك”، إنّ “هذين الضابطين مارسا الاعتقال التعسفي والتعذيب والإخفاء القسري”، داعياً كل من تعرّض للأذى من جانبهما إلى تقديم شهادته بهدف الادعاء عليهما واعتقالهما خلال وجودهما في أوروبا٠

وأضاف البني أنّ “موعد ناصر وسليمان أبو فياض، كانا مسؤولين في الأفرع الأمنية السورية، حيث كان ناصر محققاً في الفرع الداخلي بإدارة المخابرات العامة، وأبو فياض كان محققاً في فرع السويداء للمخابرات العسكرية،
ومارسا الاعتقال التعسفي والتعذيب والإخفاء القسري، ويمكن العمل على اعتقالهما خلال وجودهما في أوروبا”.

ودعا البني كل من تعرّض للاعتقال والتعذيب على يدي أي منهما، أو يملك وثائق أو معلومات عن ارتكابهما لتلك الجرائم، لإرسالها إليه بأي طريقة كانت، حتى يتم تقديم ملف لمحاكمتهما٠

وفي تصريح لـ”العربي الجديد”، أوضح البني أنه “سوف نبدأ بتوثيق الشهادات أولاً ومن ثم ترجمتها والاعتماد على محامين محليين بالبلد وتجهيز الملف ومن ثم تقديمه للمدعي العام”، مؤكداً أنّهما “ارتكبا جرائم تعذيب وإخفاء قسري وهي جرائم لا تسقط بالتقادم”، مبيّناً أنّه “يمكن ملاحقتهما وتوقيفهما في أي دولة يصلان إليها ملتزمة باتفاقيات منع التعذيب”٠

Des retraits successifs des membres du Comité Constitutionnel !!!


On nous annonce la tenue de la 1ère réunion du Comité constitutionnel syrien, ce jour, à Genève sous l’égide des Nations unies…

Trois formations constituent le Comité, réparties d’une manière équitable : 50 représentants du gouvernement syrien du régime de Bachar Al-Assad, 50 de l’opposition et 50 de la société civil.

Or, des personnes de la société civile ont annoncé successivement leurs retraits du Comité pour des raisons diverses…

Que signifient ces retraits ? Ont-ils été remplacés ?
Pourquoi ces retraits sont passés sous silence ?

Des retraits successifs des membres du Comité Constitutionnel…

Il y a trois semaines.

JesrPress a appris de sources privées qu’un groupe de membres du Comité constitutionnel syrien, qui a été inclus dans la liste de la société civile, est sur le point de se retirer du comité et a confirmé le retrait de deux membres jusqu’à présent.

Selon des sources de presse, le militant des droits de l’homme Mazen Darwish, membre du comité figurant sur la liste de la société civile, s’est excusé de ne pas pouvoir poursuivre les travaux de la Commission constitutionnelle, ce qui en fait le troisième membre de la liste qui annonce son retrait après Hadia Qaoukji et Bahjat Hajjar.

Il est prévu que le nombre de retraits de la liste de la société civile, qui comprend cinquante membres, atteindra sept personnes, en raison des craintes pour leurs proches résidant dans les zones contrôlées par le régime, malgré les assurances données par l’ONU et les garanties fournies par l’envoyé international en Syrie, Ger Pedersen, aux membres de la Commission.

Les autorités du régime ont arrêté mardi matin un membre du Comité constitutionnel pour l’opposition du Comité de coordination nationale, alors qu’il se rendait aux réunions du Comité en Arabie saoudite, avant d’être libéré le soir même.

السيدة لمى قنوت تعتذر عن المشاركة في اللجنة الدستورية لهذه الأسباب

اعتذرت السيدة لمى قنوت، خريجة جامعة دمشق للفنون الجميلة، عن المشاركة في اللجنة الدستورية، بعد تلقيها دعوة من مكتب مبعوث الأمم المتحدة لسورية بتاريخ 24/10/2019 للمشاركة في اللجنة الدستورية ضمن مجموعة المجتمع المدني٠

وأيضاًَ

انسحابات متوالية لأعضاء اللجنة الدستورية

علمت “جسر” من مصادر خاصة أن مجموعة من أعضاء اللجنة الدستورية السورية التي أدرجت في قائمة المجتمع المدني في طريقها للإنسحاب من اللجنة، وتأكد انسحاب عضوين فيها حتى الآن.

وكانت مصادر صحفية قد تحدثت عن أن الناشط الحقوقي مازن درويش، العضو في اللجنة عن قائمة المجتمع المدني، قدم اعتذاراً عن عدم المتابعة في أعمال اللجنة الدستورية، ليكون بذلك العضو الثالث عن القائمة الذي يعلن انسحابه بعد كل من هادية قاوقجي وبهجت حجار.

ومن المتوقع أن يبلغ عدد المنسحبين عن قائمة المجتمع المدني التي تضم خمسين عضواً، سبعة أعضاء، وذلك بسبب خشيتهم على ذويهم المقيمين في مناطق سيطرة النظام، على الرغم من تطمينات الأمم المتحدة والضمانات التي قدمها المبعوث الدولي إلى سوريا غير بيدرسن لأعضاء اللجنة.

وكانت سلطات النظام قد اعتقلت صباح أمس الثلاثاء أحد أعضاء اللجنة الدستورية عن هيئة التنسيق الوطني المعارضة، خلال توجهه لحضور اجتماعات اللجنة في السعودية، قبل أن تفرج عنه في مساء اليوم ذاته.

 

Début des travaux sur la Constitution prévu mercredi à Genève


 

Destructions syrie

Ça sera une première sur le chemin de la paix en Syrie. Le Comité constitutionnel syrien, chargé de rédiger une nouvelle Constitution, doit se réunir mercredi à Genève sous les auspices des Nations Unies.

Le premier face à face entre délégations syriennes, d’une durée d’une heure, est prévu à midi au Palais des Nations.

Les 150 délégués doivent se retrouver aux côtés de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen. Le diplomate norvégien lancera officiellement les discussions avec les deux co-présidents du Comité constitutionnel, l’opposant Hadi al Bahra d’un côté et l’envoyé de Damas Ahmad Kuzbari de l’autre.

Selon les services de Geir Pedersen, les délégations syriennes sont déjà à Genève. Le médiateur de l’ONU avait prévu de s’entretenir mardi avec les deux co-présidents du comité. Par la suite, il devait avoir, séparément, une réunion préparatoire avec chacun des groupes, notamment la délégation gouvernementale, celle de l’opposition, mais aussi les représentants de la société civile.

Sortir de la tragédie du conflit syrien

A New York, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est félicité de l’opportunité unique offerte par ce Comité constitutionnel.

« Pour la première fois, le gouvernement de la République arabe syrienne et la Commission syrienne de négociations, de l’opposition, ainsi que la société civile, vont s’asseoir ensemble et faire le premier pas sur la voie politique pour sortir de la tragédie du conflit syrien. Je suis heureux que la représentation des femmes au sein du comité soit très proche de 30% – l’ONU n’a cessé de fixer ce seuil minimum », a dit M. Guterres dans une déclaration publiée mardi.

Le chef de l’ONU a souhaité que les parties « travaillent ensemble de bonne foi en vue de trouver une solution conforme à la résolution 2254 (2015), qui réponde aux aspirations légitimes de tous les Syriens et repose sur un engagement fort en faveur de la souveraineté, de l’indépendance, de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays ».

« Le lancement et les travaux du Comité constitutionnel doivent s’accompagner d’actions concrètes visant à renforcer la confiance. Un engagement significatif au sein du Comité constitutionnel, accompagné d’une cessation des hostilités dans tout le pays, offrira à mon Envoyé spécial un environnement lui permettant de s’acquitter efficacement de son mandat, qui est de faciliter un processus politique plus large », a-t-il ajouté.

Geir Pedersen rencontre les ministres des Affaires étrangères russe, iranien et turc

A la veille de la réunion du Comité constitutionnel, Geir Pedersen s’est entretenu ce mardi avec les ministres des Affaires étrangères russe, turc et iranien à Genève.

L’émissaire de l’ONU a exprimé lundi l’espoir que la réunion cette semaine sur les bords du Lac Léman ouvre la voie à un processus politique pour ce pays ravagé par plus de huit ans de guerre.

« Je crois vraiment que le lancement du Comité constitutionnel doit être un signe d’espoir pour le peuple syrien qui a tant souffert », a déclaré lundi M. Pedersen aux journalistes.

Le Comité constitutionnel de 150 membres est réparti de façon équitable entre des représentants du pouvoir syrien, de l’opposition et de la société civile. Après la cérémonie de lancement officiel du comité prévue pour durer deux jours, un groupe réduit de 45 personnes représentant les trois composantes commencera à travailler sur la Constitution.

M. Pedersen a précisé qu’aucune date n’avait été fixée pour la fin des discussions, mais a insisté sur le fait que les parties avaient convenu de « travailler rapidement et sans relâche ».

Sommet arabo-européen: 3 dossiers controversés réduisent l’enthousiasme


union-européenne

Sommet arabo-européen: 3 dossiers controversés réduisent l’enthousiasme

BRUXELLES – Labib Fahmy – 6 février 2019

Le sommet UE-arabe prévu pour les 24 et 25 février en Égypte ne semble pas être facile. La réunion ministérielle entre l’Union européenne et les ministres arabes des Affaires étrangères tenue lundi à Bruxelles dans le but de fixer l’ordre du jour du sommet s’est terminée sans déclaration commune. Entre la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mugherini, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abou El-Gheit, lors d’une conférence de presse commune à l’issue de la réunion. Lorsque Mugherini a expliqué la raison pour laquelle il n’avait pas abouti à un accord, Abou El-Gheit l’a interrompu en disant qu’il y avait plus de complications du côté européen que du côté arabe, pour la réponse de Mughireni, “je dirai le contraire.”

La réunion de Bruxelles s’est concentrée sur un certain nombre de questions régionales liées aux défis mondiaux auxquels l’Europe et le monde arabe sont confrontés. Il a évoqué la question du dialogue politique et de la coopération entre les deux parties dans divers dossiers, allant du processus de paix au Moyen-Orient, en Syrie, au Yémen, en Libye et en Iraq, à la lutte contre le terrorisme, les migrations et à l’objectif commun de recherche de solutions durables pour la paix et la stabilité.

Les participants ont exprimé le souhait de renforcer le partenariat entre l’Europe et le monde arabe afin de consolider la paix et la stabilité, d’assurer la sécurité, de promouvoir le développement économique, social et technologique et de continuer à promouvoir le pluralisme et le système fondé sur des règles. Les deux parties ont confirmé un accord sur “95% des points”, selon la déclaration de Mugherini. Tandis que Aboul El-Gheit a déclaré que “les travaux restants seront terminés par des experts de haut niveau pour parvenir à une déclaration finale concertée” pour le premier sommet arabo-européen.
Mais il existe de réelles craintes que les cinq pour cent restants  bouleversent la date du sommet ou son maintien mais à un niveau de représentation basse. Dans ce contexte, l’agence “Reuters” a déclaré, qu’à trois semaines de la date préliminaire du sommet, les dirigeants de l’Union européenne n’ont pas encore confirmé leur participation. “Il est très difficile d’organiser ce sommet et de trouver une date, car personne ne le veut vraiment”, a-t-elle déclaré d’après un responsable anonyme de l’UE. “Pour l’UE, tout est une question d’immigration, mais il y a beaucoup de questions sensibles que les gens ne veulent pas aborder”, a-t-il déclaré.

L’agence a noté qu’après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en octobre, les responsables européens qui aident à la préparation du sommet affirment qu’ils se concentrent principalement sur la réduction de l’embarras. “L’idée était de leur accorder un traitement préférentiel, de commencer à les traiter davantage et de savoir ce que nous pouvions faire en matière d’immigration”, a déclaré un diplomate européen à l’agence. “Mais nous sommes dans une position inappropriée car certains chefs de la (Ligue arabe) ne sont pas préférés chez nous.

Des sources européennes ont déclaré à Reuters qu’il était difficile pour certains dirigeants européens d’assister à un événement avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, contre lequel des groupes de défense des droits de l’homme les ont été accusés lors d’une réunion du G20 en novembre. En plus de la réticence face à la présence du prince héritier saoudien, le président soudanais Omar Al-Bachir est également une personne indésirable pour certains Européens, selon “Reuters”. “Nous ne traitons pas directement avec lui, nous traitons avec le Soudan”, a déclaré un responsable de l’UE à l’agence. “Ils peuvent envoyer quelqu’un d’autre”. Les pays européens sont également prudents quant à l’accélération de la normalisation de certains pays arabes avec le régime de Bachar al-Assad.

Loin des différences, Abou El-Gheit et Mughireni ont insisté sur les constantes arabes et européennes face aux problèmes urgents. Abou El-Gheit a confirmé lors d’une conférence de presse lundi que “la solution politique reste le seul moyen de sortir de la crise syrienne qui a longtemps durée”, ajoutant que “la solution politique selon la Déclaration de Genève 1 et la résolution 2254 du Conseil de sécurité consiste à préserver l’unité, la souveraineté et l’indépendance de la Syrie, ce qui rétablira la stabilité dans ce pays “.
“Nous sommes d’accord avec le fait que la solution politique négociée, sous les auspices des Nations unies, est celle qui peut apporter la paix en Syrie, ce qui est pour nous une condition préalable claire à la reconstruction et à la normalisation des relations avec Damas”, a-t-elle déclaré. Une position européenne a récemment fait écho à une tentative européenne visant à freiner la normalisation arabe avec le régime d’Assad et à persuader les Arabes de ne rien offrir pour la reconstruction de la Syrie avant que le régime ne soit convaincu de s’engager dans une solution politique. Dans ce contexte, Abou El-Gheit a souligné que “le retour de la Syrie dans la Ligue arabe nécessite un consensus arabe qui n’existe toujours pas”.

Le communiqué final de la réunion ministérielle euro-arabe ne fait que mentionner la nécessité d’œuvrer pour une solution politique du conflit syrien sous les auspices des Nations Unies. “Je pense que nous voulons tous voir la paix en Syrie à nouveau, et pour cette raison, j’espère que nous nous joindrons nos efforts tous lors de la troisième conférence de Bruxelles sur la Syrie, que nous organiserons dans cette même salle du 12 au 14 mars, où nous soutiendrons la médiation des Nations Unies.” Pour la réconciliation au sein de la Syrie, nous soutiendrons également les pays de la région qui accueillent de nombreux réfugiés syriens”.
L’Europe et les pays arabes ont développé des relations avancées sur la base d’un mémorandum d’accord signé en 2015. L’Union européenne et la Ligue des États arabes collaborent également avec un certain nombre de dossiers des Nations Unies tels que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique et de non-prolifération des armes nucléaires.

Les menaces croissantes et les défis communs créés par le terrorisme international et l’extrémisme auxquels l’Europe et le monde arabe eux-mêmes sont confrontés ont été un point essentiel qui a amené les deux parties à souligner que leur lutte contre le terrorisme était essentielle. L’Union européenne et la Ligue des États arabes sont attachées à la lutte mondiale contre le terrorisme dans le cadre de leurs activités communes visant à appuyer les efforts de la coalition mondiale contre “Da’ech”.
Il a également appelé l’UE à “reconnaître l’État de Palestine sur la base des lignes de démarcations du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale”, soulignant que “la Ligue arabe valorise le rôle de l’Europe, en particulier dans le domaine de l’aide humanitaire et économique au peuple palestinien”. L’UNRWA et d’autres “, comptant sur le rôle politique grandissant de l’Europe à l’avenir pour combler un dangereux vide dans le processus de paix”.

لا تبدو طريق القمة الأوروبية العربية المقررة في 24 و25 فبراير/ شباط الحالي في مصر ممهدة، فالاجتماع الوزاري بين الاتحاد الأوروبي ووزراء خارجية دول عربية الذي عُقد الإثنين في بروكسل، بهدف وضع جدول أعمال للقمة، انتهى من دون التوصل إلى بيان مشترك، وظهر الخلاف بوضوح بين الممثلة العليا للشؤون الخارجية والسياسة الأمنية في الاتحاد الأوروبي فيديريكا موغيريني، والأمين العام للجامعة العربية أحمد أبو الغيط، خلال المؤتمر الصحافي المشترك في ختام الاجتماع. وعندما كانت موغيريني تشرح سبب عدم التوصل إلى اتفاق، قاطعها أبو الغيط قائلاً إن ثمة تعقيدات على الجانب الأوروبي أكثر من الجانب العربي، لترد موغيريني “سوف أقول عكس ذلك”٠

وركّز اجتماع بروكسل على عدد من القضايا الإقليمية التي تخص التحديات العالمية التي تواجه أوروبا والعالم العربي. وتطرق إلى مسألة الحوار السياسي والتعاون بين الطرفين في ملفات عديدة، من العملية السلمية في الشرق الأوسط وسورية واليمن وليبيا والعراق، إلى محاربة الإرهاب والهجرة، والهدف المشترك في البحث عن حلول دائمة من أجل تحقيق السلام والاستقرار٠

وعبّر المشاركون عن رغبتهم في تعزيز الشراكة بين أوروبا والعالم العربي لتوطيد السلام والاستقرار، وضمان الأمن، وتعزيز التنمية الاقتصادية والاجتماعية والتكنولوجية، ومواصلة تعزيز التعددية والنظام القائم على القواعد. وأكد الطرفان وجود اتفاق على “95 في المائة من النقاط”، كما قالت موغيريني. فيما أوضح أبو الغيط أن “العمل المتبقي سينهيه كبار الخبراء للتوصل إلى بيان ختامي متفق عليه” لأول قمة أوروبية عربية.
لكن توجد مخاوف حقيقية من أن تؤدي الخمسة في المائة المتبقية إلى إطاحة موعد القمة أو إلى عقدها بمستوى منخفض. وفي هذا السياق، ذكرت وكالة “رويترز” أنه قبل ثلاثة أسابيع فقط على الموعد المبدئي للقمة، لم يؤكد قادة الاتحاد الأوروبي بعد مشاركتهم فيها. ونقلت عن مسؤول في الاتحاد الأوروبي، لم تكشف هويته، قوله “من الصعب للغاية تنظيم هذه القمة وإيجاد موعد، إذ لا يريد أحد ذلك حقاً”. وأضاف “بالنسبة للاتحاد الأوروبي، الأمر كله يتعلق بالهجرة، ولكن هناك الكثير من المواضيع الحساسة التي لا يفضل الناس تناولها”٠

وأشارت الوكالة إلى أنه بعد مقتل الصحافي السعودي جمال خاشقجي في القنصلية السعودية في إسطنبول في أكتوبر/ تشرين الأول الماضي، بات المسؤولون الأوروبيون الذين يساعدون في الإعداد للقمة يقولون إنهم يركزون الآن بشكل أساسي على الحدّ من الحرج. وقال أحد الدبلوماسيين الأوروبيين للوكالة “كانت الفكرة هي منحهم (الجيران العرب) معاملة تفضيلية والبدء في التعامل معهم بشكل أكبر، ومعرفة ما يمكننا فعله بشأن الهجرة… لكننا الآن في وضع غير مناسب، لأن بعض قادة (الجامعة العربية) ليسوا مفضلين لدينا”٠

وتحدثت مصادر أوروبية لـ”رويترز” عن أن حضور حدثٍ مع ولي العهد السعودي محمد بن سلمان، أمر صعب بالنسبة لبعض الزعماء الأوروبيين، الذين اتهمتهم جماعات معنية بحقوق الإنسان سابقاً بالتعامل معه في اجتماع لدول مجموعة العشرين في نوفمبر/ تشرين الثاني. وإلى جانب عدم الرغبة في حضور ولي العهد السعودي، فإن الرئيس السوداني عمر البشير أيضاً شخص غير مرغوب فيه لبعض الأوروبيين، بحسب “رويترز”. وقال مسؤول من الاتحاد الأوروبي للوكالة “لا نتعامل معه بشكل مباشر، لكننا نتعامل مع السودان… بإمكانهم إرسال شخص آخر”. كذلك تتحفّظ الدول الأوروبية على تسرع بعض الدول العربية في التطبيع مع نظام بشار الأسد٠

وبعيداً عن الخلافات، كان أبو الغيط وموغيريني يؤكدان على الثوابت العربية والأوروبية تجاه القضايا الملحّة. وأكد أبو الغيط في المؤتمر الصحافي يوم الإثنين أن “الحل السياسي ما زال هو المخرج الوحيد من الأزمة السورية التي طال أمدها”، مضيفاً “الحل السياسي وفق بيان جنيف 1، وقرار مجلس الأمن 2254، هو الكفيل بالحفاظ على وحدة وسيادة واستقلال سورية، وهو ما سيعيد الاستقرار إلى هذا البلد”.
أما موغيريني، فأوضحت “أننا نتفق مع الرأي القائل بأن الحل السياسي المتفاوض عليه، تحت رعاية الأمم المتحدة، هو الذي يمكن أن يحقق السلام في سورية. وهذا بالنسبة لنا هو الشرط المسبق الواضح لإعادة البناء وتطبيع العلاقات مع دمشق”. موقف أوروبي تردد صداه في الآونة الأخيرة بخصوص محاولة أوروبية للجم التطبيع العربي مع نظام الأسد وإقناع العرب بعدم تقديم أي شيء لإعادة إعمار سورية قبل اقتناع النظام بالانخراط في الحل السياسي. وفي هذا السياق، أكد أبو الغيط أن “عودة سورية إلى الجامعة العربية تحتاج إلى توافق عربي ما زال غير موجود”٠

ويشير البيان الختامي للقاء الوزاري الأوروبي العربي فقط إلى ضرورة العمل من أجل حل سياسي للصراع السوري تحت رعاية الأمم المتحدة. وأضافت موغيريني “أعتقد أننا جميعاً نريد أن نرى السلام في سورية مرة أخرى. ولهذا السبب، آمل أن نوحد جهودنا جميعنا خلال مؤتمر بروكسل الثالث حول سورية الذي سنستضيفه في هذه الغرفة ذاتها من 12 إلى 14 مارس/ آذار، حيث سنعمل على دعم وساطة الأمم المتحدة من أجل المصالحة داخل سورية، ولكننا سنعمل أيضاً على دعم بلدان المنطقة التي تستضيف الكثير من اللاجئين من سورية”٠

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